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[Ste-Mangouste] Les chambres
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Ebenezer Lestrange
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ebenezer Lestrange, Lun 18 Avr 2016 - 23:36


Il avait l'air un peu perdu dans sa tenue de médicomage stagiaire, un peu au large aussi. Il n'avait jamais aimé les uniformes, celui de Poudlard l'avait traumatisé d'ailleurs et il avait pensé naïvement qu'il n'en aurait plus jamais à porter. Peine perdue visiblement. Il avait l'air un peu perdu donc, juste l'air, car Ebenezer savait très bien ce qu'il faisait. Deux ans qu'il étudiait la médicomagie comme un gentilgarçon, sans même faire de vaguelettes pour pas qu'on se penche trop sur son cas et son absence d'ASPICs. Il avait réussi finalement à se fondre dans la masse, passant pour le mec timide plutôt que pour l'asocial fini, il avait joué au bon élève et avait réussi. Là, il effleurait sa réussite du bout des doigts. Un stage à Ste Mangouste, enfin.

Il avait repris ses mauvaises habitudes au grand jour. Un stagiaire ne s'occupait pas des trucs intéressants, normal, alors il se divertissait de son côté. On l'avait affecté aux trépassés du lendemain, à ceux qui retenaient leur dernier soupir en inspirant à fond et en ne lâchant rien. Le brun les regardait de haut, mi-moquer, mi-fasciné et jouait à l'apprenti sorcier. Il abrégeait les souffrances, de temps en temps, pour tester de nouvelles substances sur cobayes humains, des fois il observait juste et sur d'autres, il expérimentait. Combien de temps et quelle doses quotidiennes fallait-il pour habituer un octogénaire à l'arsenic ? Il ne sut pas la réponse, son joujou avait clamsé avant.

Personne ne lui avait dit quoi que ce soit. Il était en stage depuis trois mois et il espaçait ses victimes déjà à demi-mortes. Il faisait un peu moins gaffe qu'avant. Une infirmière avait été surprise de constater qu'un patient avait eu droit à une très forte dose de kiwicots et se mettait à tanguer dans les couloirs en délirant. Le médicomage en herbe avait par la suite ajouté le kiwicot dans la liste des substances trompe-douleurs. Et il avançait comme ça, pas à pas, par petites doses. Il découvrait des trucs cool, des trucs moins cool. Il bossait pas mal, pratiquait la culture de cernes à très haut niveau vu qu'il alternait stage et service à la TS mais il trouvait ça cool.

Il avait l'air un peu perdu Ebenezer quand il entra dans la chambre des deux petits vieux dont il essayait d'allonger la vie à grand recours d'excitants jusqu'à faire disjoncter la machine. Un peu perdu et tout innocent. Pas comme la blonde qui souriait assise à côté du monsieur. Il y avait un truc qui clochait et il ne mit pas le doigt dessus immédiatement, se contentant de fixer la femme avec un intérêt assez limité. Puis il eut le déclic et il arrêta de dévisager. Il la connaissait. C'était la vendeuse de bonbon de Waddi. Il s'approcha du lit pour checker le patient en entamant le baratin d'usage aux familles.

- Vous le connaissez ? Il n'a pas beaucoup de visite d'habitude. Ses petits enfants sont venus une fois... Sinon, il va mieux ces temps-ci, il remange bien mêm...

Main sur le poignet du vieux pour vérifier vite fait le rythme cardiaque. Rien. Bras encore chaud. La blonde souriait quand il était entré. Elle souriait à côté d'un cadavre frais qui n'avait jamais de visite ou presque. Il fit comme si de rien n'était ou presque. Un de ses cobayes était mort et la vendeuse de bonbons semblait dans le coup.

- Vous étiez proche de lui ?

Regard soupçonneux, baguette qui se laisse couler le long de la manche jusque dans sa main.
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Elena Denger
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Elena Denger, Dim 1 Mai 2016 - 21:29





Ce qu'une fiole peut laisser entrevoir
Reste bien loin de la vérité...

Pv Ebenezer Lestrange


Le vieil homme ne mit pas longtemps à rendre l'âme, à dépérir sous les yeux attentifs de la douce Serdaigle qui en savoura chaque instant. Depuis sa rencontre nocturne dans le cimetière de Godric's Hollow avec un mage noir, l'aigle se délectait de chaque instant passé à observer la mort dans les yeux de ses victimes. Elle se préparait depuis tellement longtemps à faire des entrées et mises en scène théâtrales qu'elle commençait à s'impatienter. La France l'appelait. Mais avant cela, elle devait reprendre contact avec l'homme. Son maître.

Une personne fit son entrée dans la chambre, quelqu'un qu'elle n'avait pas prévu dans le programme de la journée... Elle tourna le regard vers l'intrus, infirmier, médecin... Imposteur ? Elle n'en savait rien, mais put très facilement identifier le jeune homme. « Hum... Alors, comme ça nous avons troqué le tablier de serveur pour celui de l'infirmière... » Elle laissa un sourire amusé prendre part sur ses lèvres. Le garçon la connaissait, du moins, il la connaissait d'avant. Il ne savait pas réellement qui était en face d'elle, la bleue et bronze avait bien changé. Fort heureusement pour elle.

Le jeune homme s'approcha du vieillard. « Vous le connaissez ? Il n'a pas beaucoup de visite d'habitude. Ses petits-enfants sont venus une fois... Sinon, il va mieux ces temps-ci, il remange bien mêm... » Il avait la main sur le poignet du papy, très certainement pour vérifier le pouls de celui-ci. Sa phrase était restée en suspens, il avait sûrement remarqué le manque de vie présente sur le cadavre. L'ex-Serdaigle garda son sourire sur les lèvres, attendant une réaction. « Vous étiez proche de lui ? » Se levant pour faire face, elle empocha sa baguette par protection, sait-on jamais si le jeune poulain se décide à défendre les faibles. « Hum... J'étais en effet proche de lui lors de sa mort. Mais rien de plus. » Elle hésita quelques secondes à demander si elle avait brisé un des jouets du jeune étudiant, mais elle garda cela pour elle, préférant attendre de savoir réellement ce qu'il en pensait. « Tu le connaissais peut-être. » Elle reposa ses yeux sur le corps sans vie, un sourire espiègle au coin des lèvres et lâcha d'une voix désintéressée. « Le dosage m'a l'air parfait. Intéressant. »

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Ebenezer Lestrange
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 29 Mai 2016 - 22:34


Outre que Denger avait un problème avec les uniformes vu que la première chose qu'elle avait mentionnée était la tenue du brun, elle ne savait pas, ou ne voulait pas, paraître innocente et Ebenezer était bien content de ne pas avoir oublié sa baguette dans les entrailles d'un quelconque ex-patient. Elle souriait l'autre tarée, en lui demandant si lui connaissait le vieux trépassé. Elle souriait, elle était blonde et elle tuait des gens. Il trouvait ça limite sexy en réalité. Un peu dans le genre Boccini. Ou pas. Il n'en savait rien, puis Valentina était bonne surtout à enfermer. Reconcentration. Il resserra ses doigts sur le manche de la baguette, regard au corps sans vie.

- Nan.

Il ne fréquentait pas les gens âgés. C'était trop éphémère pour en valoir la peine ces machins-là. Ils nous apprenaient des trucs cool, on détournait les yeux et ils étaient déjà partis. Totalement inutile, sauf pour faire mumuse quand ça bougeait encore. Et là, le monsieur ne bougeait plus, merci à la vendeuse de bonbons, adieu le jouet. Restait la vieille dame d'à côté, qui tenait plus du légume que de l'autre humain. La blonde lui avait laissé le cobaye défectueux.

- Le dosage m'a l'air parfait. Intéressant.

En plus elle la ramenait. Ebenezer vit rouge, enfin à sa façon, se contentant de lancer un regard froid à la sorcière. Il la catégorisa dans la case un peu débile à tendance bien brave. L'intérêt du poison était d'être discret et là, elle restait plantée dans la chambre à s'envoyer indirectement des fleurs. Ça n'avait limite pas de sens. Il aurait été doté d'un minimum de sens moral ou du devoir, il aurait appelé ses supérieurs et les aurors, qu'elles se fassent baiser par les détraqueurs. Même pour se venger de la perte de son rat de laboratoire, il aurait pu la dénoncer. Sauf qu'il aimait pas trop les aurors et les représentants de l'autorité, que la justice état réservée aux faibles et qu'il avait surtout une bonne occasion pour jouer au sale gosse arrogant.

- Bof, je dirai plutôt que c'est parfaitement suspicieux. C'était quoi ?

Il avait posé sa question de la même façon qu'il aurait demandé "ça a quel goût ?", chose qu'il avait hésité à dire par ailleurs. En plus de tuer les chats, la curiosité allait s'attaquer aux Ebenezer et il l'aurait bien cherché.

- Puis c'était pas drôle votre machin, genre il meurt toute suite, aucun suspens, aucun faux espoir a donné ou de symptomes visibles pour brouiller les pistes. C'est tout simplement ennuyeux et plat, je vous souhaite même pas de mourir comme ça.

Alors que la vieille à côté, qui, alors qu'il parlait, avait eu droit à une nouvelle injection de caféine agrémentée de sang de troll, aurait une mort digne de ce nom, avec un cœur poussiéreux explosif et compagnie. Pour maquiller le tout, Ebenezer allait miser sur les effets secondaires de la potion prescrite par le médicomage en chef et tout passerait crème. Il n'aurait qu'à garder un air pro, le même que celui qu'il arborait maintenant, le même qu'il avait quand il servait des bières à la TS.
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Elena Denger
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Elena Denger, Mar 21 Juin 2016 - 21:30





Ce qu'une fiole peut laisser entrevoir
Reste bien loin de la vérité...

Pv Ebenezer Lestrange


Le jeune homme ne semblait pas connaître le vieux, c'était presque une bonne nouvelle, même si en même temps, cela l'importait peu. Ce qui l'importait elle, c'était d'avoir un poison efficace en main, elle allait maintenant pouvoir le tester pour faire des dérivés, des plus ou moins puissant... Juste de quoi enquiquiner certaines personnes, juste de quoi faire souffrir d'autres jouets... Il allait juste lui falloir prévoir quelques plantes supplémentaires. Mais le garçon lui semblait dubitatif. « Bof, je dirai plutôt que c'est parfaitement suspicieux. C'était quoi ? » Ah, il était curieux, c'était toujours ça. Mais elle n'eut pas le temps d'y répondre directement...

« Puis ce n'était pas drôle votre machin, genre il meurt toute suite, aucun suspens, aucun faux espoir à donner ou des symptômes visibles pour brouiller les postes. C'est tout simplement ennuyeux et plat, je vous souhaite même pas de mourir comme ça. » Tseu. Garnement. Elle, ça l'amusait, puis ce n'était qu'un essai. « C'est du poison de raison de couleuvre, avec l’apparence d'une potion d'actée en épi. Un simple poison. » Haussement d'épaules, elle lui tourna le dos, regardant une dernière fois le vieux monsieur présent sous ses yeux. Soupire, ce n'était maintenant qu'un déchet. « Je cherchais à savoir si j'étais parvenu à faire le poison correctement et voir ses capacités en action. J'aime bien le fait de laisser une lueur d'espoir, tu as peut-être des idées ? » Aller, quel est ton propre savoir, que sais-tu faire...

Baguette toujours là, elle fit quelques mouvement avec ses hanches, déplaçant son corps. Elle se demandait maintenant quoi faire, elle n'allait pas tuer une nouvelle personne, cela n'avait rien d'amusant ou d'enseignant de tuer une épave de plus par le même moyen. Qui sait si elle allait être en mesure d'apporter des modifications qu'elle jugerait satisfaisante pour le poison en suivant... Hum. Et toi garçon, quelles sont tes solutions, tes amusements...


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Ebenezer Lestrange
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ebenezer Lestrange, Dim 26 Juin 2016 - 19:51


Air vaguement intéressé pendant qu'elle lui disait la composition de la tambouille ingérée par le cadavre. Rien de transcendant mais efficace. Diablement efficace vu la pâleur du vieux. Il n'avait jamais réellement entendu parler de la venimosité de la couleuvre mais soit. Il vérifierait plus tard si la vendeuse de bonbons ne lui avait pas raconté des craques voire il ne vérifierait pas parce qu'il en avait un peu rien à foutre. Il avait ses recettes, il avait Bennet à la BAMN et toute une flopée de contacts autres et peu recommandables.

- Je cherchais à savoir si j'étais parvenu à faire le poison correctement et voir ses capacités en action. J'aime bien le fait de laisser une lueur d'espoir, tu as peut-être des idées ?

Démarche expérimentale. Il aimait ça, il faillit même lui refiler la dame derrière lui pour que la blonde puisse avoir un deuxième essai. Car, règle numéro un du bidouilleur en herbe, on ne conclut rien quand on ne teste qu'une fois. Sauf que c'était son cobaye, que Denger avait d'ailleurs piqué un de ses co-sujets et qu'il devrait même recommencer l'expérience pour pouvoir comparer. Il se cassait la tête à faire l'interne poli et dévoué, ses patients étaient détournés. Vague envie d'exploser la tête de la sorcière sur le lino immaculé de la chambre. Le rouge aurait fait joli sur le trop blanc des lieux. Elle bougeait maintenant, baguette en main. Ça ne l'impressionnait pas tellement.

Il se demandait pourquoi la sorcière était là. Parce que dans son esprit, il l'avait classifiée vaguement fréquentable, à très petite dose. Le seul bon point pour elle était que c'était une cliente plutôt régulière... La seule à avoir testé le service de livraison de l'auberge. Presque collector la sorcière quoi. Une amoureuse des aigles vu qu'elle était pratiquement à tous les machins de vieux et nouveaux bleus. Lui aussi y était, mais juste parce qu'il s'ennuyait alors qu'elle avait l'air d'y participer avec joie et bonne humeur. Beurk. Et cette même blonde tuait des gens, au calme, l'air parfaitement sûr d'elle et les yeux ne montrant pas la moindre consommation de produits illicites. Il les avait d'ailleurs regardé attentivement.

- Vous allez bien ?

Parce qu'il comprenait pas trop ce changement. Dans l'absolu, il s'en fichait, c'était juste bizarre. Elle devenait plus intéressante qu'auparavant, plus empêcheuse de tourner en rond aussi vu ce qu'elle traficotait. Fallait lui répondre en plus, limite lui procurer d'autres jouets pour qu'il puisse garder les siens. Il se comportait peut-être un peu comme un gamin dans une garderie avec son armada de machins à lui/ Mais il gardait une certaine légitimité, c'était son territoire. Il pouvait l'empoisonner tant qu'à faire. Lui proposer un café tout sourire et y verser de la mort au rat, plus courante que du venin de couleuvre et que les mensonges pathétiques, du moins ce qu'il croyait en être.

Bruit de pas dans le couloir, démarche plus pesante que la sienne ou même que celle de la sorcière. Fallait se casser, et vite. Ou alors jouer la comédie à fond. Ça pouvait être drôle. Très drôle. Et si l'autre entrait dans le jeu, ils s'en sortiraient tranquillement. Parce qu'elle l'avait un peu impliqué quand même. Il s'approcha de la sorcière, changea de masque, se racla la gorge. Main posée sur l'épaule de la blonde au moment où la porte s'ouvrait.

- ... vraiment désolé pour votre oncle. Pour une fois qu'il avait de la visite en plus. Je suis sûr qu'il est mort heureux...

Et il la tira vers les couloirs en continuant à réciter les banalités d'usage. Ni vu ni connu, décès constaté par le médicomage lambda qui avait fait son entrée. Il n'avait plus son terrain par contre. Changement de coin. Allons voir les fous. Il pourrait y laisser la demoiselle en plus.

- Sinon, droguer plutôt que tuer, c'est sympa des fois...
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Ellana Lyan
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ellana Lyan, Ven 18 Aoû 2017 - 21:34


Never Forget

Pv Em ♥
j'ai son LA
Univers

Son corps frêle dans mes bras, je marche, je cours, tente de la soutenir alors même que j'ai l’impression de pouvoir voir la vie s’échapper en flot de rouge par l'arrière de sa tête qui est venue cogner contre le sol bien trop fort malgré le sortilège que j'ai tenté pour arrêter sa chute, pas assez puissante, pas assez forte comme me crie mes bras douloureux sous l'effort
je ne suis pas la bonne personne, tout est ma faute, jamais je n'aurais du la laisser monter, pourquoi donc est-elle tombée ?
pourquoi ? les battements de mon cœur accélèrent alors que les siens ralentissent, j'ai peur, trop de questions qui se bousculent dans ma tête, non, je ne veux pas la perdre de cette manière, je m'en voudrais sans doute à vie, chaque seconde compte et j'ai l’impression de les voir défiler beaucoup trop vite
je la serre avec cette horrible peur de la lâcher comme de la briser __ pourquoi semble t-elle donc si fragile ?
aux portes de la mort, je ne la laisserais pas finir en enfer, ce n'est pas juste, encore un effort petit oisillon, même si le véritable repaire du malin se cache dans la vie, je veux te donner des ailes, d'abord, que tu puisses monter au paradis, ne fini pas maintenant je t'en supplie, je ne pourrais pas survivre avec le poids de cette culpabilité sur les épaules, pardonne moi de cet égoïsme
.
..
s'il te plais
...

Le bâtiment, je reconnais l'enseigne moldue qui se dresse devant moi, le hall, tout est flou, ce monde est fou, je ne sais plus quoi faire, où donner de la tête, les gens se pressent par dizaine et personne ne semble faire attention à moi
le rouge macule mes vêtement tout comme les siens, contre moi sa poitrine se soulève encore mais pour combien de temps ?
s'il vous plait, je... ignorée, la douleur se fait insupportable en moi, pourquoi n'y a t-il personne ici pour me prêter attention, serais-je donc devenue si fantomatique ? monsieur, elle... pas de réponse, pas de regard, mes yeux se remplissent de larmes alors que je mets un genou au sol, incapable de soutenir son poids plus longtemps, bousculant une mèche sur son front ça va allez petit oisillon, on va... tu vas... je vais trouver !

alors mes cordes vocales se déchirent sous le saignement de mes yeux je leur crie qu'elle est blessée, qu'elle se meure alors qu'il n'y a personne, je demande quelqu'un et les voix s'arrêtent, les regards se tournent
un appel immédiatement lancé je vois des hommes et des femmes qui arrivent en tenue de médecin et soudain j'ai peur
que vont-ils lui faire, ils veulent me la voler, ils vont lui faire du mal !
je serre la bleue contre moi persuadée que c'est un piège, le rouge colore mes mains alors que les parles salée continuent de couler laisse la petite, on va s'en occuper maintenant voix calme mais le ton autoritaire n'admet pas de contestation, je l'enserre plus fort non, non, allez vous en, vous allez lui faire mal !
dégage je te dis, tu vas la tuer ! comme une perte de contrôle, les mots me fige, je lâche tout alors qu'une main ferme me repousse, ils emportent mon oisillon ! je me lève prête à leur courir après mais une main ferme me saisit la poignet ça suffit petite ! mon regard entre larme et colère se retourne vers l'homme qui me tient, sans prévenir je lui écrase le pied de toute mes force avant de mordre dans sa main qui me tient

dans un hurlement de douleur de sa part, me voilà qui cours vers l'endroit où ils l'ont emmenée, mais j'ai à peine pu faire deux pas que le guérisseur accompagner d'un autre homme me rattrape mais elle est folle ma parole mon visage déchiré se tourne vers celui qui vient de parler non, non, pas folle, c'est elle, je... pas folle, pas folle ! un regard contredisant parfaitement mes propos qui se tourne vers ceux qui me tiennent
je me débats avec cette énergie que seul l'espoir sait faire vivre mais bientôt je sens une épine me rentrer doucement dans la peau, mes forces m'abandonnent d'un coup tant dis que je glisse sur le sol comme une poupée de chiffon
c'est bon, elle était juste en état de choc, ça devrait la calmer
toute volonté semble m'avoir quitter et je me mets à sangloter comme une enfant en l'appelant par son prénom
mary... mary... ils vont lui faire mal... mary... mary... une main solide attrape mes doigts et je me laisse entrainer dans les couloirs sans trouver la force de protester mary... mary...

Assise sur une chaise dans une attente insupportable je laisse les minutes filer en m'occupant du mouvement répété du balancement de mes pieds tac, tac mary... mary... les secondes semble durer des heures, interminable, je n'en peux plus tac tac ma... une porte s'ouvre et un guérisseur en sort
votre amie va bien, elle ne va pas tarder à se réveiller un sourire compatissant
je lâche un petit rire perdu entre les murs blancs, mon amie ? c'est drôle ça ! je m'apprête à le reprendre en lui disant que nous ne sommes pas aimes mais je me dis que tout compte fait c'est plutôt une mauvaise idée
je n'ai pas envie de risquer qu'ils me mettent dehors, m'apprêtant à me lever, je prend d'abord soin de me laver les mains d'un sortilège (#) avant de suivre le monsieur, je n'ai pas envie de faire peur à mon oisillon même si je sais que sang ou pas elle aura envie de prendre la fuite

un pas, un autre, il m'ouvre une porte et j'entre dans la chambre, couchée comme une princesse entre des draps blancs je m'avance vers le lit de l'autre enfant et lui attrape doucement le poignet avant de le serrer un peu entre mes doigts maladroits Mary ? faut te réveiller maintenant... t'es plus blessée hein ? t'es vivante, je t'ai sauvé tu as vu ? enfin pas vraiment moi mais j'ai eu peur... pause, je baisse le regard ouvre les yeux s'il te plait un ton presque suppliant __ j'ai besoin de toi tu sais...
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Mary Drake
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mary Drake, Dim 27 Aoû 2017 - 12:25


Bon j'ai fais comme j'ai pu c'est paouf sorry

L'histoire s'arrête quand les pages restent en suspend
Qu'une virgule hésite à rester à l'état de point
Quand plus personne ne sait quel sera le fin mot de l'histoire
Tant la frontière entre les deux finals est si faible
Il n'y a plus d'espoir, question de chance
Une chute peut être fatale, peu importe sa nature
Il y a eu cet instant, cet impact
Ces fractions de secondes où une vie triste est passé
Devant un regard enjoué
Où il y avait aussi des bons côtés
Pourquoi avoir fait ça, première question
Viendront des millions, par la suite, pas tout de suite
Pourquoi montrer, quand la grande dame est si proche
Les quelques petites choses
Qui prouvaient qu'il y avait encore une raison
De ne pas sombrer définitivement
Brisée, chagrinée, torturée
Par soi
Des parties qui partent, s'en vont dans le néant
Impossible de les rattraper
Des gestes las
Aucun cris
Puis la douleur
Qui transperce tout
Elle ne dure pas longtemps
Mais ce n'est pas le choc fatal
~ Dommage
Dernières paroles d'un monstre
Qui se mouvait depuis un moment
Il fuit
Cherche une autre proie
Sans pour autant oublier ; laisser une graine
Qui pourra le remplacer
Un soir, peut-être
Juste un au revoir
Encore des foutaises

C'est fou, quand on y pense
Le nombre de fois qu'il y avait cette sensation
D'être une Alice au Pays des Merveilles
Tombée dans le trou du lapin
Des leurres
À présent, on est dans le bon
C'est exactement ça
Ne pas voir la fin du puits
Pouvoir se tourner dans tous les sens
Plongée dans l'obscurité complète
Où est passé la sensation
Ce ventre noué
Lorsqu'on est en train de tomber
Cherchée, demandée, elle n'arrive pas
Bordel de partout
Quelque chose cloche
Ce monde n'est pas le mien
Tout est flou
Tout est rien
Une envie de cette p*tain de lumière
Ils l'avaient vendue
À la télé
Peur peur peur
Et si c'était ça la mort ?
Un noir sombre
Pour l'éternité
Rien de plus
Rien de moins
Folie qui surveille
Crier
Mais plus de corps
Ne pas être là-bas
Juste des pensées
Rien que ça
nullement possible d'improviser
Frissons ?
même pas
Justes inexistants
Et là le regret
Si c'est ça qui attend
Autant rester vivant
Se demander
Qu'est-ce qui a bien pu se passer ?
Se dire que ce n'est pas sa faute
Poser des questions
Placer des bases
Tirer des conclusions
Vraies, fausses, pas d'importance
S'occuper dans le néant

.. . .. . .. . .. . .. . .. . quand tu sens que ça vient, quand tu sais que tu peux y arriver
.. .. .. .. .. .. .. .. .. quand tu reprends tes esprits, sans pour autant ouvrir les yeux
. . . . . . . . . . . . quand je ne sais pas quel choix est le bon
................. quand ton coeur non plus, sentir l'hésitation
.. .. .. .. .. .. quand t'as peur des deux côtés
.. ... . . ... quand le sablier à bientôt fini de s'écouler
.......... quand le choix a été fait
.. .. .. quand j'ai fais le choix plutôt
. . . quand j'ai pleinement conscience d'où je suis
. . quand j'oublie ce qui s'est passé lorsque la mort a failli m'emporter
. quand je sens les gens bouger autour
quand la douleur m'empêche de faire le moindre geste

J'ai mal. La douleur me transperce, ils doivent penser que je suis tombée. Je sais pas ce que font les gens. Aider moi à ne plus souffrir, par pitié. J'essaie de remuer, mais plaquée contre je ne sais quoi, je ne peux même pas esquisser le moindre geste. Je lutte, pourtant, je lutte comme jamais personne ne pourra lutter dans toute une vie. Des millions de certitudes s'ébranlent et je continue à avoir mal bordel. Un cri finit par se détacher, j'hurle à pleins poumons. Je crie comme si je dépendais. J'oublie tout. En fait j'ai déjà oublié. Qui je suis encore ? Lâchez moi. J'ai mal. Laisser moi me tirer une balle. En fait je criais pas. Tout est dans ma tête. À moins que quelqu'un m'aie fait taire. Je sais pas. J'bouge plus.

Creux

Non laissez moi. Non. J'veux pas. NAN. Qu'est-ce qui se passe déjà ? Stella reste avec moi. Mary oublie pas. Tu es Mary. Respire. J'ai mal. Des voix. Partout. Quelque part. J'veux sortir ! Mais suis-je à l'intérieur de quelque chose ? Tout tangue, tourne, je vois les formes se casser, se reconstruire. Des traits psychédéliques dansent devant mes yeux. Avant de disparaître. Je comprends rien. J'ai un mal de crâne affreux. J'ai pas envie de rester là. J'veux sortir. Débattre. Cette fois-ci, je pense faire un geste. Des sons bourdonnent, se précisent, avant de disparaître à nouveau. J'crois que je suis violente. Je donne toute mes forces pour lever un bras. Mes paupières veulent pas. Laissez moi...

Ou pas

Les réveilles brutaux ne sont pas très agréables. La voix. Je l'entends. J'ai plus mal. Un geste d'abord. J'sais pas trop ce qu'elle m'a dit. Ouverture des yeux. Qui est-elle ? Pourquoi je ne me souviens pas ? On m'a demandé de pas oublier. Et aussi. Pourquoi est-elle toute grise ? Pourquoi y'a que du noir et du blanc ? Pourquoi elle me parle ? Pourquoi le mot pourquoi ? J'frotte mes yeux, j'essaie de comprendre, j'pense que je suis dans le déni. Allez, ça peut revenir. T'es qui ? C'est sec et froid. Pas mon intention. J'ai du mal à reconnaître les choses, les objets. Un peu comme si j'étais un nouveau né. Soupires. Où sont mes parents ? Qui ils sont aussi. Non, y'a une petite voix qui m'a dit que je n'oublierai pas. J'peux pas. J'ai pas le droit. Après m'être relevée un peu.

Je retombe
Je veux pas
Referme les yeux
ça commence à revenir
J'savais que je pouvais pas oublier
Quelqu'un me l'a dit
Tu retiens, hein Mary ?

Oui
Promis

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Ellana Lyan
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ellana Lyan, Dim 27 Aoû 2017 - 13:19


J'ai écris avec ça

La tête encore un peu bancale comme si mes réaction semblent moins forte que d'habitude je suis plus fatiguée, moins  réactive à ce qui est en train de se passer, le monde avance plus lentement, plus doucement
tout beau, tout doux je profite de cette sensation d'être suspendue je ne sais pas ce que l'on m'a administré mais cela calme la douleur de ma tête et réorganises mes pensées dans un ordre qui me parle bien plus que d'habitude
libérée enfin de cette sensation de basculé sans cesse d'un extrême à l'autre je profite de chaque seconde merveilleuse de cet état second dans lequel j'ai l'impression de flotter, un sourire sur mes lèvres alors que mes yeux posés sur elle la regarde avec beaucoup moins d’appréhension que ce que je n'ai l'habitude de ressentir son poignet se défait de ma main alors qu'elle frotte ses yeux se réveillant d'un rêve ou un monde très lointain ses yeux s'ouvre et mon sourire grandit __ elle est vivante...

les draps blanc lui donne un air encore plus maladif qu'à son habitude faisant ressortir ses cernes ainsi que sa peau translucide mais je n'y porte guère attention, simplement trop heureuse qu'elle soit à mes côtés bien vivante et t'es qui ?
ma tête se penche doucement sur le côté alors que je plisse les yeux, tout cela est bien étrange, veut-elle donc savoir comment je me décrirais de mon pont de vue transformant son interrogation en une question philosophique me demandant une réflexion bien plus poussée ou au contraire... est-il possible qu'elle ne sache réellement pas qui je suis ? je... le temps de lui répondre ne m'est pas accordé car déjà une seconde question fuis de ses lèvres pour venir me percuter sans que je ne m'y attendes mais, je ne sais pas, que... mon sourire s’efface définitivement pour laisser place à une moue triste tu ne te rappelles pas de moi ? elle tente de se lever mais retombe bien vite, oh Mary, qu'est-ce qu'ils t-ont fait ?

Je porte mon regard sur moi tentant de trouver une quelconque différence, le plus infime changement qui pourrait lui faire oublier qui je suis mais pourtant je ne trouve pas le moindre indice pour justifier son comportement, je suis quasiment certaine que même fortement changée elle parviendrait tout de même à se rappeler de moi et cette certitude ne fait que renforcer ma crainte qu'elle ne soit plus capable de se rappeler quoi que ce soit, je voudrais sortir dehors pour demander à un médecin si c'est normal, peut-être un médicament qui lui fait cet effet étrange, je crois les doigts pour que tout cela disparaisse si vite, bien qu'il y ait des choses que je préfère voir mon petit oisillon oublier dans notre histoire je n'ai pas envie de la perdre pour un trou de mémoire bien qu'une part égoïste de moi pense que c'est sans doute une chance serais-je donc prête à lui mentir pour tout recommencer comme je le souhaite ? faire ne sorte que nous soyons amies dans un monde parfait ? ou lui avoue la vérité au risque de me voir chasser dehors ? tant d’interrogation qui se bouscule dans ma tête et je marque un temps d'arrêt, je vais d'abord voir si elle va bien ensuite j'aviserais il en sert à rien de me mettre à paniquer maintenant cela pourrait même se trouver être plutôt mauvais pour elle

je retrouve un sourire et reprend ses doigts entre les miens, ça me fait du bien de la sentir vivante après avoir eu si peur qu'elle ne perde le souffle entre mes bras, même si elle ne se souviens pas de moi l'entendre parler est un immense soulagement que je ne parviens pas à cacher tu ne te souviens de rien... voix enfantine qui sonne plus de résignation que d'interrogation alors que mon regard se perds dans le vide ce n'est pas si grave au fond ça va peut-être revenir tu sais, il faut dire que tu as pris un sacré coup sur la tête tout de même ! j'ai bien cru que j'allais te perdre je parle dans le vide comme plus à moi même qu'à la jeune bleue, c'est étrange mais j'ai l'impression qu'il m'est plus facile d'imaginer qu'elle se trouve dans une sorte de comma plutôt que de me résigner à vraiment avouer qu'elle ne semble plus se souvenir de rien, être dans le déni c'est une position confortable souvent...

Je t'ai ramené ici, j'ai vraiment eu peur que ton petit cœur n'arrête de battre, tu sais, c'est incroyable comme tu as tenu, moi je suis fière de toi mes doigts chassent une mèche de ses cheveux alors que je le regarde comme une petite enfant malade puisqu'au fond c'est un peu ce qu'elle est en ce moment __ ce qu'elle a toujours été
la crainte soudaine qu'un guérisseur me demande de quitter sa chambre me prend soudain à la gorge, je n'ai pas envie d'être dérangée avec elle, j'aimerais pouvoir fermer la porte d'un sortilège mais j'ai peur qu'une quelconque alarme soi mise en place pour m'en empêcher et dans le cas où il y en aurait une ma visite se trouverait encore plus écourtée qu'il est possible qu'elle ne le soit déjà, soudain anxieuse comme si je retrouvait une part de réalité je me penche vers l’oisillon avant de lui murmurer d'une voix rapide dis, tu ne te souviens vraiment pas de qui je suis ? parce que tu peux me le dire hein si c'est une blague... je le dirais à personne tu sais.. visage grave et un peu triste aussi, ça me fait mal de la voir dans cet état sans ne pouvoir rien y faire même si je continue à croire qu'elle va bientôt se relever en rigolant et me disant que tout ça n'est qu'une blague. N'oublie jamais Mary, je t'en prie, n'oublie jamais...
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Mary Drake
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mary Drake, Mer 6 Sep 2017 - 16:59


Inception

La peur foule le ventre, elle le remue, les inconnus, sans doutes connus, les choses qui semblent irréelles alors qu'elles le sont mais j'ai promis de ne pas oublier, à la petite voix, à celle qui se prénomme Stella, je lui ai dis que j'allais me souvenir, peu importe qui elle est, je ne veux pas mentir au seul et unique être que j'ai entendu pendant ce qui a parut être une éternité indéfinie, non je peux pas, c'est juste impossible, ça ne se fait pas. Puis j'ai mal à la tête, mes yeux sont clos, ça continue à tanguer un peu partout, j'essaie de démêler les pinceaux, les fils de laine, les morceaux qui ne sont pas à leur place, les pièces du puzzle éparpillés. On me disait, oui, une vieille voix, elle insistait toujours sur le fait qu'il fallait trier les côtés des autres pièces, pour avoir une bonne base, je l'entends me le dire, pas loin, puis cette image d'un cadre fait, des éléments emboîtés, mais y'a le reste, c'est embrouillés, faut tout tester avec tout, commencer par les éléments importants, les plus voyants, broder un peu, ensuite, remplir etc... Au final, je n'ai placé que les coins, tandis que les chevaux continuent à me marteler un peu partout à coup de sabots. Aïe, j'ai mal moi.

Je fais un effort, un petit, tout doux, qui demande quand même pas mal de volonté, allez Mary, regarde ce visage
C'est fou à quel point mes paupières sont lourdes, je dois les tenir avec mes mains endolories pour pas qu'elles retombent
J'ai mal, mais je tiens bon, et c'est dingue, parce que, autant, quand je suis dans le noir, y'a des formes psychédéliques un peu partout
Autant, là, c'est tout gris, tout terne, comme le visage, devant moi
Satanés souvenirs, stupides blessures, allez quoi, je peux le faire, j'en suis capable
Pourquoi j'ai pas de maman et de papa un peu partout autour, j'aimerais tant les voir, sérieusement, des bras réconfortants
C'est pas ce dont j'ai besoin en ce moment ?
Trop difficile, je me laisse de nouveau aller dans l'abîme sombre, aucune envie de souffrir, peut-être devrais-je me rendormir...
Non, non non non non non la voix de la petite silhouette crie dans mon cerveau
~ Chut, baisse le volume, je t'en prie
Murmure étouffé, j'ai parlé dans ma barbe, un peu, rien qu'un marmonnement
J'ai l'impression d'être sur un tourniquet, couchée, que quelqu'un attrape une barre de fer en s'amusant à me faire tourner
Je danse, dos contre sol, avec cette impression d'être au calme, paisible, et ce relent acide qui monte dans ma gorge
Puis ce son, quand tout semble calme
J'crois rêver, un mirage, encore, une sculpture d'ocre dans le désert qui s'enfuit à la première bribe de vent
Quelqu'un me parle, je le maudis, enfin, la, c'est sans doutes la fille, que j'ai remarqué, celle font je ne me souviens pas
J'ai envie de la chasser, mais pour le moment, elle fait pencher la balance
Nouvel effort
Entendre les mots
Elle ne sait pas
S’interroge
Hé m*rde
T'es pas d'une grande aide ma vieille

Le silence revient, je repars, rebelote comme on dit chez moi. J'ai un chez moi donc. Enfin, j'avais apparemment. Français, j'ai des mots français qui me viennent en tête. Puis Belgique. Pays natal. D'accord. Mais toujours aucune trace de mes parents, c'est ce qui fait le plus mal je crois. Mais c'est pas le moment de faire une crise identitaire inutile, non, pas besoin de ça, puis ça ferait trop mal, réfléchir, une simple pensée demande beaucoup à la base, alors ça, non merci, plus tard si il faut, mais pas tout de suite. Hors de question que je me tape un truc pareil maintenant. Je me sens de moins en moins faible même si le fait d'être perdue persiste. Bientôt je pourrais ouvrir mes yeux plus de quelques secondes, sans risquer de retomber dans le sommeil à chaque clignement, à chaque pause que je fais entre le monde ainsi terne et le noir complet, parfois agrémenté de touches lumineuses. Allez quoi, c'est pas si compliqué, j'y arrivais bien avant, pourquoi je bug encore, c'est pas très chouette. Oh, encore un souvenir. Oublie pas hein, c'est important. Oui, je sais, mais ce que je vois me donne pas envie de revenir, drôle de petite voix.

Mes mains se retrouvent emprisonnées, mais pas envie de les bouger
J'ouvre à nouveaux mes petits yeux, espérant que là, la couleur serait de retour
Mais non, toujours rien, toujours ce gris, ce noir, ce blanc
Ni plus, ni moins
Sauf elle, la fille qui parle, qui raconte des choses sans grands arrêts qui font que je ne comprends pas tout
Un coup sur la tête, c'est possible, d'autant plus que j'ai mal, vraiment
Bon bah si c'est ça, la question c'est comment
Elle m'inspire pas vraiment confiance celle là
Ssssssssssssssss
comme un serpent
j'crois que ça fait tilt dans ma tête
Ou pas en fait
Serait-ce sa faute ?
Tout tourbillonne, je revois des images un peu partout
Non, impossible, elle a l'air de tenir à moi, me demande de ne pas partir, qu'elle ne veut pas me perdre
Mais pourquoi, pourquoi, pourquoi elle veut ça alors que ma première intuition c'est de fuir
Je dégage mes mains violemment
- Je te fais pas confiance
Et j'en suis sûre
Pourtant en continuant
Chasser une mèche
Parler encore et encore
Elle ne s'arrête pas, je me mets à douter
Ainsi, serait-ce moi qui suis dans le faux le plus profond ?
Hum...
Son visage est grave
Puis elle est là, elle attends, elle est elle
Et je sais pas, je me dis que oui
Je pourrais lui faire confiance
Lui accorder une p*tain de chance
Après tout, elle n'a rien fait, vraiment rien, puis je suis une gamine
Mais sa question reste en suspend
Est-ce que je me souviens, au final, de cette tête aux teint clair, aux cheveux fins, aux yeux verts ?
- J'en sais rien

Y'a quelque chose de rauque dans cette voix qui s'échappe et qui essaie de rattraper, de ne pas confondre le vrai du faux. Mes mains se baladent sur le visage, le mot serpent tourne dans ma tête. C'est pas une blague... Est-ce toi qui m'a poussée ? Lourde réalité qui s'impose, non, pas possible. Les doigts contournent, s'emmêlent dans les cheveux. Je me relève difficilement pour sentir son odeur, déposer ma tête au niveau de son cou, faire un bisou sur la joue. J'essaie de faire des gestes qu'on fait avec les proches pour voir si j'ai quelque chose, une poussière qui se déplacerait pour laisser les rayons éclairer un peu. Finalement je retombe mollement sur l'oreiller. Aucun résultat. Je décide de redécouvrir mon visage à mon tour, histoire de savoir. Jusqu'à m'arrêter sur une cicatrice, une bosse légère qui trace, finement. Le visage, le mien, dévasté dans un miroir me revient, tout comme la ruelle, la peur. Vipère, dis-je. Elle, c'est elle. Un hoquet de surprise s'échappe, je veux fuir, mais le reste arrive, la fourmi, la cigale, l'aube et la corde. Les folies, l'idéal, le monde parfait. Non c'est pas toi... Apeurée, je vois qu'elle a contribué à ne pas me laisser dans le repos éternel, qu'elle a tout fait pour que je vive. Le reste revient, fort, lourd, puissant. Maman, papa, Emye. Folie. Couleurs. Stella. Chat. Fantôme de la poupée donc. Pourquoi ne m'as-tu pas laissé mourir ? Plainte qui remonte.

J'voulais cr*ver
J'voulais arrêter
Le vide qui se rapproche
Le vol de l'oiseau
Ce sentiment de béatitude
Un accident
Un chouette incident
Maintenant je vis
Encore
Mince alors
Alors autant poursuivre sur cette voie
Même si je me la destinais pas
- Tant pis... Je vais vivre dans ce cas
Des larmes s'écoulent, provoquant une légère douleur
À croire que chaque chose que je fais m'entraîne dans un mal
Quel qu'il soit
Autant dire que c'est vachement nul
je soupire
- Tu sais qui m'as volé les couleurs ?
Ici, elle a l'air aussi vulnérable que moi
Avec cet air inquiet, y'a cette Ellana qui me ressemble un peu
Perdue dans les dédales de ce monde affreux
Un peu comme un fantôme
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Ellana Lyan, Dim 17 Sep 2017 - 10:14


Lalalaaaaa

Elle n'est plus elle même

cette réalité agit comme un seau d'eau glacé contre ma nuque et une main se plaque violemment contre mes lèvres entrouvertes
un pas pour s'éloigner de quelque peu de la forme fantomatique qui git sur le lit de ce que les guérisseurs ont appelé mon amie
un battement de travers alors que mes yeux se plissent pour tenter de juger s'il s'agit réellement du véritable oisillon
mes mains tremblantes se serrent entre elle alors que fatiguée et les yeux trempés elle parle tantôt à moi tantôt à elle et je ne sais plus que penser, méfiante devant cet oisillon inconnu qui me semble de plus en plus louche

son visage s'approche et mon regard se voile un instant qui es-tu ? tu n'es pas l'enfant que je connais
comme un animal craintif qui essaie de retrouver ses reperds la voilà qui s'approche de moi, un baiser sur la joue que je ne comprends pas que fais-tu ? la tête me tourne alors que le feu me monte au joue __ de gêne ? de colère ?
je recule d'un pas plus loin , les sourcils se froncent et mon regard de glace tente d'emprisonner la folie du sien
sans succès

c'est alors qu'une réalité me prend à la gorge
violemment me coupant le souffle
ce n'est pas mon oisillon

le vide se fait instantanément dans mon cœur qui semble soudain percé d'un trou immense ouvert sur une étendue de vide
les battements sautent de plus en plus fort dans ma poitrine alors que ma respiration se retrouve brusquement coupée
souvenirs alors qui remontent dans ma tête et tourne au ralenti sur mes yeux comme un film en noir et blanc, à toute vitesse je ne sais plus ou donner de la tête

j'ai été serpent toi impure, crochets empoisonnés dans tes ailles sans savoir qui de nous se trouve réellement être la cigale
lac, cape, folie, la douleur de tes cris dans la nuit
le noir, cet espoir quand l'attente de l'aube éclaire des yeux déchirés se fait alliée
tes mains dans les miennes pour un nouveau monde et le doux balancement de la corde traîtresse qui t'as tuée

Mary, Mary,
inconnue
folie, folie
je ne te reconnais plus

voulant fuir au plus loin, le plus vite possible
quand les bienfaits du liquide se dissipent de mes veines
la douleur remonte en flèche
mes yeux aveuglés sont incapables de la reconnaître

elle a perdu sa flamme et soudain mon être entier la hais au plus haut point, je veux lui arracher ce masque faire ressortir la réelle serdaigle de son corps abîmé mais comment ? tu n'es pas Mary et en un cris rends la moi ! tout de suite ! est-ce donc uniquement dans ma tête qu'il manque cette étincelle dans le regard de la malade, ou plutôt celui de l'usurpatrice
mensonge, qu'as-tu donc fait de mon oisillon fou ?

la rage serre mes points et mon regard devient noir, mes mains attrapent son visage pour laisser mes yeux se plonger dans les siens, il manque quelque chose, oui, j'en était sur ! sa faiblesse me saute au yeux et je sais qu'elle est incapable de se défendre
l'envie de lui faire mal, de l’élimer pour que la véritable Mary puisse reprendre sa place me tord l'estomac mais je n'ose pas
pas ici, pas comme ça trop d'ennuis qui attendent au détour d'un couloir

les quatre murs blancs devenus soudains oppressants me donne d'un coup l'impression d'être surveillée et je me recule précipitamment qu'as-tu fais de la véritable Mary ? un murmure du bout des lèvres dans la peur que l'on me surveille ou m'entendes je me contre fiche de tes couleurs, rends moi seulement mon... amie ? rends moi la véritable Mary, elle avait des couleurs dans les yeux, elle... le regard s'éteint un instant
elle comptait pour moi paroles étranglées au fond de la gorge comme si elles n'avaient pas voulu sortir

les yeux piquent en une envie de laisser les larmes couler
mais je ne permets pas, fermant le regard replié sur les paupières
mes lèvres tremblent et je ne comprends plus
qu'a t-il donc bien pu se passer ?
soudain un battement de cœur de travers
pour que se fasse la lumière ~

je me souviendrais plus tard d'avoir crié, me rendrais compte alors que je ne pouvais pas y échapper
mes yeux auront pleurés et mon cœur l’immense impression de se retrouver déchiré
assise alors sur une chaise devant cette porte que je n'oserais plus franchir, une nouvelle quantité de liquide dans le bras injectée pour tenter de calmer les tremblements de mon cœur
et sur les lèvres et dans la tête... comme un refrain de cette réalité que je n'aurais pas encore été résignée à acceptée

elle est morte.

[Fin du RP pour mwa, merci beaucoup plus que beaucoup ♥]
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Mary Drake
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mary Drake, Mar 19 Sep 2017 - 20:53


Pidoum

Enfoncée dans mon lit je me sens esseulée même si j'ai une simple compagnie
Les paroles sont parties et pourtant je reste démunie
Sans que les mots soient présents je fuis les réalités
Alors que les souvenirs reviennent jamais je ne me suis sentie aussi désœuvrée
Je crois que la peur que ça recommence revient
Je crois que les couleurs disparues me hantent
Une minute que je m'en suis rendue compte
Et déjà elles s'infiltrent dans mes cauchemars, les futurs
Ceux qui préviennent qu'ils seront là lorsque mes yeux se fermeront
Que le marchand de sable frappe à ma porte
Il verra que je ne lui ouvrirai pas
Insomnies
Je vous en prie
Ne reprenez pas
Les paroles sont vaines je le sais j'ai compris le principe
Il ne sert à rien de chuiner quand on connait le poids lourds des fatalités
Je sais ce qui ne se réalisera jamais, je connais les chansons
Les mélodies sont comme un clown qui vient apporter un ballon
Elles sont là pour nous endormir,
Puis dès que sonne la note finale
Elles poignardent dans notre dos
Autant dire que c'est Ça
Frissons haine peur dégoût
Je tombe j'ai mal au crâne
Jusqu'à ce que l'autre parte
et fasse peur
Pire qu'un sale tueur

Elle dit que je ne suis pas moi et pourtant je le suis j'en suis certaine non il y a un problème je peux pas accepter non Ellana je suis moi tu m'as sauvé je pensais que
T'as dit qu'on était peut-être amies je veux y croire tu ne m'as pas laisser mourir
Ses yeux se plongent dans les miens ils sont noirs ma tête tangue j'ai mal, mal au coeur et mal de peur la mer tourne non je ne suis pas sur l'eau le bateau coule
Si elle a raison je je je
Les poings serré elle est en colère non mais j'ai rien fait
Je veux fuir cherche une porte je suis trop faible je peux pas faire ça
Non en fait je suis obligée de rester assise à la voir s'énerver
Dans le noir de ses yeux je me perds
On dirait ce que j'avais pris pour le paradis
Un véritable enfer plutôt, oui

La fille en fureur me répète encore une fois. Et si elle avait raison ? Si je n'étais pas moi ? Si quelqu'un nous avait remplacée, qu'il y a une fausse et une vraie Mary. Je fais quoi si je suis la fausse ? Si on m'a programmée pour penser que je suis la vraie ? C'est un peu trop compliqué là. Remettez les choses en place s'il vous plaît, histoire que je m'y retrouve (merci). J'essaie de parler, de défendre une opinion, mais en fait c'est que du barbouillis, on comprend rien, j'arrive pas à en placer une, puis l'autre elle me fait un peu peur là. Je veux fuir y'a bien une porte quelque part mais en fait je sais pas me lever. Nul. Je suis fichue. J'le savais. Bon bah euh tant pis. Je suis fausse. Fausse. Un vulgaire clown, pas de version originale. Elle a raison je suis... Un robot peut-être ? Une pale copie de la vraie Mary ? À moins que je me sois effacé les souvenirs et qu'en fait je l'ai enfermée quelque part ? Mais qui suis-je alors ?
Non
c'est
pas
possible
non
je
suis
la
vraie
Mary
Stella elle a dit
de pas oublier
peut-être que c'est ça
qui ne doit
pas
s'en
aller
J'en sais rien je veux pas savoir je veux non mais que que que

La tête qui tourneuh tourneuh tourneuh
Je suis pas totalement rétablie
Et elle

Elle m'épuise
M'affaibli

Comptait
Du passé
Je fus ?
Je suis
J'étais
non
mais

Emportée dans un tourbillon je ne la vois pas s'en aller
Seule dans un cocon seule j'essaie de trouver
Elle avait l'air de connaître la vraie Mary
La couleur dans les yeux
C'est elle qui là
Et vu que je suis pas morte moi
Je...
Je dois retrouver la vraie Mary
Et lui arracher les yeux
Puis la laisser mourir pour de bons
Soyons clairs, les couleurs
C'est bien le plus important
Qu'être aveugle de coeur


[Fin du rp ♥]
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Mered Adand
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mered Adand, Lun 13 Nov 2017 - 18:47


rp avec Kat
LA mutuel accordé dans tous le rp + LA d'Aria pour ce poste


Blessées


La fête des morts ne les autorisait pas à revenir à la vie, on les avait aidés à se relever. Qui ? Comment ? Je l’ignorais mais j’étais certaine qu’une puissante magie noire se cachant derrière ce mystère. La soirée avait failli tourner au cauchemar et j’aurai pu rejoindre le camp des zombies sans l’intervention de ma petite sœur. Je m’en sortais pas si mal avec cette simple brûlure à la main et la perte de ma baguette aussi. La fin de soirée se passerait à Sainte-Mangouste.

Prise en charge dès mon arrivée, le personnel fut réactif néanmoins dubitatif quant à notre annonce de ce qu’il se tramait dehors. J’aurai aimé me tromper mais les victimes suivantes ne se firent pas attendre longtemps… Rapidement, l’hôpital s’organisait pour accueillir les blessés. Je fus placée dans une chambre pour ne pas encombrer le hall d’entrée. Soignée et bandée, il me fallait du repos désormais. L’infirmière ne m’était plus d’aucune utilité et ne put restée à mes côtés, il y avait plus urgent. Il ne restait qu’Aria et je voyais sur sa tête son inquiétude même si elle n’avait rien dit.

« Aria, je vais bien. Dans quelques jours, ma main sera de nouveau opérationnelle. Tu devrais aller aider le personnel, une paire de bras ne leur fera pas de mal je pense. Je ne vais pas m’envoler. », tentais-je de la rassurer en affichant un sourire forcé tant la douleur était présente.

Assez convaincante, la rouge et or m’obéit. Désormais seule allongée dans mon lit, j’essayais de me détendre. Pourquoi ma baguette m’avait fait un coup pareil ? On s’entendait bien elle et moi depuis six ans. Ah je ressentais encore le feu pénétrer ma chair, faut dire que j’avais mis la gomme. Les dégâts étaient là même si la nurse avait été claire, je retrouverai l’usage de ma main comme si rien n’avait été. Vérité ou acte pour ne pas me voir paniquer ? Le temps me le dira.

Il se passait quoi encore ? Impossible de se reposer dans un vacarme pareil ! Oh, j’avais gagné une voisine de chambre, une tête brune amochée au bras. J’avais rien de grave par rapport à elle. Le bal des estropié.es  continuait de plus belle… Comme je ne pouvais pas décompresser dans cette ambiance, j’entrepris de comprendre ce qu’il était arrivé à cette fille.

« Hello, sale blessure que tu as là, tu ne souffres pas trop ? », stupide question, j’avais dû me cramer une poignée de neurone dans l’incident. « Tu as vu ce qu’il se passe dans les rues ? Tu t’es battue contre des Inferis toi aussi ? », lui demandais-je intéressée.

Peut-être qu’elle était ici à cause d’un accident en non rapport avec cette présence de mort-vivants dans Londres. Le truc évident c’était son état pitoyable. Logique sinon elle ne serait pas ici. Personne ne venait faire un séjour à l’hôpital par amour des lieux. Fatiguée mais un brin lucide la Mered.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Katerina Bennett, Jeu 16 Nov 2017 - 20:40


After party
~ pv Mered Adand ~
~ suite de ici ~


Le monde était d'un blanc immaculé, presque aveuglant. Et si flou pourtant. Les murs défilaient à toute allure, rendant impossible de fixer le regard. Les sons étaient comme brouillés, telle la fréquence d'une radio ayant du mal à tenir. Certains étaient forts, d'autres un peu moins. Fronçant le front et les yeux, Katerina ne parvenait pas à se situer et cela rendait nerveuse, presque paniquée. L'endroit n'avait rien à voir avec la dernière chose dont elle se souvenait... D'ailleurs, elle n'arrivait plus à focaliser ses souvenirs tant ses sens étaient en émoi. Son cœur battait beaucoup trop vite et elle avait l'impression d'avoir de la fièvre. Tous ses membres étaient en coton et elle devait faire un effort surhumain pour rester accrochée au peu d'énergie qui semblait lui rester. Hélas, elle sombra bientôt à nouveau dans l'inconscience.

La métisse battit des cils pour chasser le voile de brume qui l'empêchait de voir correctement. Un plafond nu et des visages, tout de blanc et de gravité vêtus. Kat mit plusieurs secondes à émerger et à reprendre conscience de ses sens. Ses oreilles bourdonnèrent encore un instant avant qu'elle ne pût enfin comprendre ce que signifiaient les bruits qui sortaient de la bouche de ces visages inconnus. Ils étaient rassurants, contrairement à l'agitation qui semblait régner ailleurs. La lionne tourna la tête pour observer son environnement et constata qu'elle se trouvait dans une chambre sobre, presque froide. Elle connaissait ce genre de lieu. Un hôpital. Je suis à Sainte-Mangouste. Les visages appartenaient ainsi aux Médicomages qui l'avaient prise en charge. Mais où étaient les autres ?

— Reposez-vous, Miss, fit un visage. Lorsque tout se sera calmé, vous pourrez tous prendre des nouvelles les uns des autres. Mais pour l'heure, il faut dormir.

Ne parvenant pas à protester, la brunette se contenta de hocher la tête. Les Médicomages, au nombre de trois, marquèrent leur assentiment et quittèrent la pièce. Dehors, il semblait y avoir la panique générale. Puis les souvenirs heurtèrent Kat de plein fouet. Halloween, Toussaint, Londres, pagaille, Inferi, Mangemort, combats. Elle leva son bras droit et grimaça en le sentant engourdi. Un bandage le recouvrait de l'épaule au coude, signifiant qu'une blessure se trouvait dans cette zone. Le barreau... Tout lui revenait progressivement. Elle n'avait pas eu de chance en tombant sous l'assaut d'un mort-vivant mais l'Auror dépêché sur les lieux l'avait soigné comme un chef, avec le concours de cette sorcière brune. Mais les Médicomages avaient jugé bon de placer son bras en écharpe ; si les soins avaient été très bien exécutés, ils avaient jugé bon de la mettre au repos.

— Hello, sale blessure que tu as là, tu ne souffres pas trop ? Une voix lui parvint depuis l'autre côté de la chambre. Tu as vu ce qu’il se passe dans les rues ? Tu t’es battue contre des Inferis toi aussi ?

Reportant son attention sur le moment présent, ce qui était difficile compte tenu d'un coup reçu à la tête dans la foulée, Katerina tourna la tête vers le lit voisin et distingua sa voisine de chambre. Sa main était bandée, signe qu'elle avait été blessée à cet endroit. Et si elle avait parlé d'Inferi, c'était qu'elle aussi s'était retrouvée face à eux. En pensant à l'agitation qui régnait dans les couloirs de l'hôpital, la métisse imaginait bien que les victimes devaient être nombreuses. Certains devaient même ne pas être dans un très bel état... La jeune fille ferma les yeux, espérant dissiper les images de cadavres ensanglantés qui venaient à elle. L'horreur était terminée mais les souvenirs ne la quitteraient pas. Probablement jamais.

— Oui... dit Kat d'une voix faible. J'étais... en première loge. Je les ai combattus. J'étais avec un Auror et d'autres gens, sur le pont de Big Ben puis dans le métro... Elle déglutit, la bouche sèche. Un Inferius s'est jeté sur moi et j'ai reçu un débris dans le bras. Mais l'Auror m'a soignée avant que nous n'arrivions ici...

La lionne s'installa dans son lit et s'assit aussi confortablement que possible. Son bras droit était engourdi mais tout le reste de son corps l'était également. Avec la blessure qu'elle avait reçue, une bonne partie de son fluide vital s'était écoulé. Katerina se sentait vidée et était surprise d'être capable de rester éveillée. Bon, elle s'était évanouie à plusieurs reprises depuis sa prise en charge par les médecins mais elle aurait cru dormir toute une vie avant d'être attaque. Peut-être attendait-elle quelque chose ? Sa mère ? Oui, Ellen allait certainement débarquer bientôt, puisqu'elles s'étaient données rendez-vous ici.

— Toi aussi tu les as affrontés ? demanda la brunette en désignant sa main bandée.

Elle se demandait bien quelle sorte de blessure l'autre fille avait reçue. Une morsure ?

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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mered Adand, Dim 19 Nov 2017 - 0:53


Il y avait un joli ramdam dans l’hôpital. C’est que les victimes des zombies arrivèrent plus vite que le personnel ne pouvait s’en charger et bien plus nombreuses que la capacité des chambres. J’entendais des cris de douleurs depuis le couloir. Moi en soi, j’étais entière ou presque. Mon couchage pouvait servir un blessé plus grave. J’entrepris de me lever voir ce qu’il en était plus précisément quand ma voisine ouvrit sa bouche. Assise sur le bord de mon matelas, j’observai la métisse bien trop jeune pour être ici et pourtant.

Mes craintes furent confirmées par ses paroles. Elle aussi avait été attaquée par les Inferi. Fort heureusement pour elle, un Auror l’avait aidé et elle était vivante. Elle avait évoqué Big Ben et le métro, lieux différents de mon affrontement avec ces horribles créatures. Tout Londres devait être menacé ! Il se préparait une nouvelle guerre des sorciers ou quoi ?! J’étais pas apte à combattre, enfin plus. Maudite baguette, tu avais mal choisi ton moment.

« Oui, du moins j’ai essayé… », annonçais-je doucement, les yeux rivés sur mes bandages.

« Je passais la soirée avec ma mère chez des amis à elle qui habitent proche de la Tamise. Puis tu sais ce que c’est ce genre de repas entouré d’adultes, ça devient vite ennuyeux. Alors j’ai décidé de prendre l’air et j’ai découvert… », je déglutis, « …l’horreur. »

Je revivais la scène. Ces moldus apeurés mais  non par des gens déguisés. Ils fuyaient la Mort en personne et j’en vis certain.es se faire rattraper dans leur évasion… Le sang repeignait le bitume et le rouge me monta dans les veines. Surtout qu’Aria était en danger. J’ignorais encore la raison de sa présence néanmoins sans elle, je serai probablement à la morgue à l’heure actuelle.

« J’ai tenté de les défendre ! », lui lançais-je en la fixant. « Mais au premier Incendio lancé, ma baguette s’est embrasée et m’a brûlé la main… Par miracle ma sœur de cœur était là et elle  m’a sorti d’une situation critique. Par la suite un Auror nous a fabriqué un portoloin de fortune pour rejoindre Sainte-Mangouste pour nous permettre de nous mettre en sécurité. Voilà tu sais tout de ma présence ici. »

Je me dressai sur mes jambes et je sentais ma tête tournée. Ma main valide se posa sur les barreaux du lit m’empêchant de chuter. Je vais rester tranquille je crois bien. Au final, mon état était plus piteux que ce que je m’imaginais. Posée sur la tranche du sommier, je relançai la conversation avec cette fille. Je n’avais que ça à faire de toute façon.

« Les Inferi ne sont que des marionnettes manipulées. As-tu pu apercevoir un de leur maitre ? A tous les coups, les Mangemorts se cachent derrière ça ! Ya qu’eux pour faire des trucs pareils… »

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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Katerina Bennett, Jeu 23 Nov 2017 - 15:28


After party
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Grimaçant sous la douleur de l'engourdissement, la jeune fille serra les dents et laissa les secondes s'étirer avant que les sensations ne reviennent doucement dans son bras. Elle avait l'impression que mille fourmis dansaient dans sa chair et dans tout son membre, alors qu'un étau le comprimait d'un autre côté. C'était un désagréable mélange qui devait normalement s'atténuer avec ce que les Médicomages lui avaient donné. Kat espérait que l'effet ne tarderait pas venir car elle avait une furieuse envie de se gratter le bras et de déchirer ses bandages. Bien évidemment, ce n'était pas une très bonne idée. Aussi força-t-elle sa volonté à l'éviter. Elle essaya de se positionner contre les coussins de son lit du mieux qu'elle pût mais son corps était si faible qu'elle avait du mal à trouver une position confortable.

— Oui, du moins j’ai essayé… répondit l'autre fille en baissant la tête vers sa main bandée. Je passais la soirée avec ma mère chez des amis à elle qui habitent proche de la Tamise. Puis tu sais ce que c’est ce genre de repas entouré d’adultes, ça devient vite ennuyeux. Alors j’ai décidé de prendre l’air et j’ai découvert… Elle déglutit avant de conclure. ...l’horreur.

Le regard de la métisse se fit flou, revivant ses propres souvenirs. Elle revoyait très nettement la foule s'éparpiller aux alentours de London Eye, fuyant les choses qui semaient la terreur. Sa mère et elle-même n'avaient pas hésité une seconde à faire de même, courant pour mettre le plus de distance possible entre elles et ces choses. Hélas, la boucherie les avait retrouvées sur le pont et Katerina n'avait plus eu le choix. C'était se défendre et protéger sa mère, quitte à y laisser la peau, ou mourir. Le choix pouvait paraître très simple quand on y réfléchissait mais en vérité, l'adolescente était sûre que bon nombre de gens aurait capitulé sans se battre. Et elle pouvait parfaitement les comprendre car elle aurait pu être comme cette partie de la population si elle n'avait pas pensé à sauver Ellen.

Clignant des yeux, Kat regarda la rouquine et ne pouvait que comprendre ce qu'elle ressentait. Elle avait vécu une soirée banale et s'attendait simplement à s'aérer l'esprit et à se balader, comme tout ce monde présent ce soir à Londres. Sauf que l'horreur, comme elle avait si bien dit, avait décidé de se joindre à la fête. La métisse savait qu'elle devait revivre également ces quelques instants. Comment aurait-elle pu s'en débarrasser, de toute façon ? Sa main avait été blessée et elle garderait peut-être un souvenir qui lui rappellerait sans cesse ces événements sans nom.

— J’ai tenté de les défendre ! Mais au premier Incendio lancé, ma baguette s’est embrasée et m’a brûlé la main… raconta sa voisine de chambre. Par miracle ma sœur de cœur était là et elle m’a sorti d’une situation critique. Par la suite un Auror nous a fabriqué un portoloin de fortune pour rejoindre Sainte-Mangouste pour nous permettre de nous mettre en sécurité. Voilà tu sais tout de ma présence ici.

Ainsi donc, la jeune fille avait été blessée par un retournement de sort contre elle-même. Katerina grimaça à nouveau, mais cette fois-ci en imaginant ce qu'elle avait dû ressentir lorsque les flammes avaient touché sa main. La brune n'avait jamais été brûlée, ou en tout cas pas de cette façon, et elle n'osait imaginer ce que cela faisait. De plus, la rousse avait tenté de combattre ces monstres et comme son sort n'avait pas fonctionné, elle aurait pu être dans de sales draps si quelqu'un n'était pas intervenu, comme elle l'avait expliqué. Une sœur de cœur... qui se trouvait sur les lieux, par le plus grand des hasards. Heureusement que le destin en avait décidé ainsi. Il avait même posé un Auror dans la foulée, lui permettant de...

Kat écarquilla les yeux.

— Les Inferi ne sont que des marionnettes manipulées. As-tu pu apercevoir un de leur maitre ? A tous les coups, les Mangemorts se cachent derrière ça ! Y a qu’eux pour faire des trucs pareils…

Les mots que prononçait l'autre fille glissaient sur Katerina, qui revivait tout à coup son combat sur le pont enjambant la Tamise, Big Ben les surplombant d'un côté et le London Eye sur l'autre rive, silencieux. Elle avait réussi à arrêter un des Inferi à l'aide d'un sortilège avant qu'une autre sorcière ne lui vienne en aide et en mette un autre hors d'état de nuire. Dans le même temps, la jeune fille avait envoyé un Patronus chez les Aurors, espérant qu'elles ne succomberaient pas le temps qu'ils interviennent. Heureusement, elles avaient pu compter sur leur bonne étoile car un des représentants de ces forces de l'ordre était arrivé peu après, accompagné d'une autre jeune fille.

La scène était floue dans la tête de la métisse. L'Auror avait stoppé un Inferius et l'autre sorcière brune avait aidé à mettre une note finale. Sauf que l'horreur de la situation avait fait perdre pied à Katerina et elle avait été absente quelques instants, sa mère essayant de la réconforter. Mais elle avait vu ensuite à travers ses larmes taries. Les deux nouveaux arrivants plus une autre fille qui semblait mal en point, la main brûlée, avant qu'une première secousse ne les avertisse d'autres combats plus loin. La brune revit l'Auror tendre un objet aux deux filles avant que celles-ci ne disparaissent. L'objet en question était son badge d'Auror.

La fille à la main brûlée, c'était la rouquine !

— Mais... Tu étais là ! dit Katerina en se redressant. Je t'ai vue... J'étais sur le pont, avec ma mère et une autre sorcière. Il restait... un Inferius et c'est vous qui vous en êtes occupées... pendant que je perdais pied. Je vous ai vues disparaître.

La brune retomba sur ses coussins, trop faible pour plus de zèle. Elle fixa sa voisine de chambre, désormais sûre d'elle. Oui, c'était bien elle qu'elle avait vue avec la main blessée. Et voilà qu'elles se retrouvaient dans la même chambre, à Sainte-Mangouste. Mais où était sa camarade, sa sœur de cœur comme elle l'avait appelée ?

— En tout cas, je ne sais pas si j'en ai vu un ou non... fit Katerina faiblement, revoyant le combat dans la bouche du métro.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres

Message par : Mered Adand, Mar 28 Nov 2017 - 21:40


Avais-je bien entendu ? Tu étais là… Oui j’étais là enfin ici, peu importait, j’étais dehors quoi et désolée Miss mais je n’avais reçu aucun coup à la tête, ma mémoire ne me faisait pas défaut, toi t’étais pas là. Comment ça du pont ? Les ténèbres étaient tellement présentes avec mon envie de protéger Aria que je n’avais pas prêté une quelconque attention à l’environnement. Ma prio du moment était de débarrasser ma petite sœur du monstre. Monumental raté, les rôles s’étaient inversés, la Lionne avait sauvé l’Aigle. Très bien, t'étais donc dans les parages. Le monde est petit n'est-ce pas ? Plutôt Londres dans notre cas.

« Tu as donc vu Aria, c’est elle qui a détruit l’Inferius. Sans elle, je serais probablement dans un état plus grave voire à la morgue… Elle n’a rien de son côté. Si tu t’étonnes de ne pas la voir c’est parce que je l’ai envoyé aider le personnel, une paire de bras ne leur sera pas de trop ce soir. Elle m’a montré le courage des Gryffondor, je lui dois la vie. Jamais je ne l’oublierai. »

J’avais failli à ma mission. Ma baguette en avait fait qu’à sa tête et j’aurai pu perdre la rouge et or. Sa vie était plus précieuse que la mienne, je m’en serai énormément voulu. Lâcheuse d’arme ! Avais-je tant changé pour qu’elle se mette à me désobéir de la sorte ? C’est vrai que la petite fille de onze n’existait plus. De là à me sentir métamorphoser il y avait de la marge. Ollivander’s répondrait à mes interrogations. J’irai en sortant de l’hôpital, je ne peux pas rester comme ça.

« J’en ai pas vu non plus mais j’ai mettrai ma main à couper ! », répliquais-je à ses mots.

« Hey au fait, comment tu as rejoint Sainte-Mangouste ? Vue l’état de ton bras et le bazar dans les rues je doute que tu aies fait le trajet seule depuis le pont si ? Ça va être embêtant pour reprendre les cours. Si tu veux j’irai te les récupérer pour toi. T’es en quelle année ? »

Penser à l’école dans un moment pareil. Trop sérieuse la Mered hein. Allez savoir pourquoi, je pensais à mon devoir de potion à rendre lundi. J’avais une bonne excuse pour pas le faire ! Cependant aucune pour ne pas assister à la leçon, sauf si mon état nécessitait quelques jours de convalescence.
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