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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres :: Hôpital Ste-Mangouste
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[Ste-Mangouste] Les chambres
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Azénor P. Benbow
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azénor P. Benbow, le  Mar 29 Mai - 17:35


Morgan a l'air grognon. Enfin je ne l'en blâme pas, puisque de toute façon, il ne s'est pas retrouvé là par hasard. Pfouu, je n'aimerais pas vraiment être à sa place, dans un lit d'hôpital, souffrant le martyr. Ou pas le martyr d'ailleurs, juste souffrant. Il grogne, se dandine, puis se relève finalement, dérangé par la lumière du jour. L'obscurité ne me dérange pas un poil, d'un coup de doigts magiques -ouais c'est ultra stylé d'être manumage- je pousse les rideaux de sorte à retrouver une pénombre agréable dans la pièce.
J'arbore des yeux ronds quand Morgan me prend pour sa mère, léger rire. Eh non. Essaie encore. Et puis très vite, Morgan perd son calme, encore une fois Azénor, il n'est pas là pour rien, bien sûr qu'il s'est passé quelque chose! Je me lève brusquement, et n'hésite pas à poser une main protectrice sur lui alors qu'il se débat pour essayer de se détacher de ses liens invisibles. -Un philtre de paix. Il me faut un philtre de paix ! Argggh ! Le pauvre souffre, ça se voit, enfin je veux dire y'a pas besoin d'être legilimens pour comprendre qu'il est en train de se choper un sacré mal de tête. Je tire les rideaux davantage d'un geste de main, j'espère que cela lui fera un tant soit peu de bien.
Je repose ma main sur son épaule un peu chaude, j'adopte un ton doux et rassurant; Eh eh, détend-toi. Ca va s'arranger. Si tu me disais ce qu'il s'est passé? Je me doute bien que les medicomages ont déjà fait ce qu'il y a faire dans ce genre de situation, ça a l'air d'être en rapport avec his shadow self, enfin, son côté lupin quoi. Mmmmh, pas bon. On m'a toujours dit de me méfier de ce genre de personne, mais je veux dire, ils ont pas choisit! On peut pas juste les renier. Et puis Morgan est mon ami, il n'a rien demandé de tout ça. Alors je fais de mon mieux pour l'apaiser. Quelques sourires chaleureux; puis j'attends aussi des explications.
Morgan Delaube
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Morgan Delaube, le  Jeu 31 Mai - 2:05

L.A. d'Azénor

Le Blaireau finit par se rallonger. Ca ne soulageait pas forcément sa migraine, mais il était déjà plus calme. Comment, comment lui faire comprendre ce dont il avait besoin ? Il fixait le plafond. Il y avait bien une solution. Un éclair de conscience le prit. Il se releva d'un coup, fixant Azénor.

-Regarde par toi-même. Elle ne semblait pas très partante. Mais l'ancien Jaune et Noir ne savait pas combien de temps il tiendrait. Il lui lança un regard sûr. Fais-le. La voilà qui sort sa baguette et qui lance le sortilège. Morgan eut un spasme mais réussit à se concentrer suffisamment pour lui montrer ce dont il avait besoin.

Un Morgan sans cicatrice se tenait là. Il prit la main d'Azénor. Une musique résonnait dans l'espace noir qui les entourait. Puis une lumière s'éclaira, un souvenir qui remontait. C'était Noa, plus heureux que jamais. Ils jouaient dans le jardin, quand ils habitaient encore en France. L'avatar de Morgan eut une moue mélancolique, puis le décor changea. Il prit l'aspect d'une église. Un cercueil trônait au milieu avec au dessus une photo du cadet Delaube, Noa Gabriel Aaron Ézéckiel Delaube, décédé de ce que le Blaireau pense sérieusement être la main d'un Mangemort. L'avatar déboucha une fiole et la bue.
Le décor changea une nouvelle fois et l'effroi prit le benjamin Delaube. Face à lui, Pot-De-Fleur qui lui lançait de l'acide au visage. Tout s'écroula tandis que Morgan s'écroulait. Apparu ensuite le visage de Rachel, elle qui était venue s'occuper de Morgan après son attaque. On pouvait lire l'horreur dans ses yeux. L'avatar but une nouvelle fiole et le décor changea encore. L'air frais empli l'espace tandis qu'une forêt se dressait. Au sol, une louveteau, totalement immobile. Elle était morte. Un autre gigotait juste à côté, plus vivace que jamais. Vins ensuite moultes souvenirs de fioles débouchées et bues. Et pour finir, le fatidique soir.
La Forêt interdite apparut. Un sombral était là et la main de Morgan lui caressait le museau. Puis une ombre noire se jeta dessus et dévora la créature sous les yeux du benjamin Delaube avant de se jeter sur lui.

-Aide moi, Azénor. dit l'avatar, les yeux plein de larmes. La musique se tut. Une lueur rouge apparut dans son regard tandis qu'il se transformait peu à peu en loup-garou dans un concert de hurlement.
Azénor fut éjectée de la tête de Morgan qui se mit à convulser sur le lit, maudissant la lumière trop forte, les odeurs qui le prenait au nez ou encore ses foutues migraines. Il n'eut pas le temps de se demander si elle avait compris ce qu'il avait voulu lui dire. Pour l'instant, il voulait juste qu'on lui coupe tous les sens, qu'on lui arrache les yeux, qu'on lui coupe le nez. Il voulait retourner dans ce monde sans rêve qu'était l'inconscience et ne se réveiller que quand tout irait mieux. Malheureusement, le Loup n'était pas d'accord et sa vengeance n'était toujours pas accomplie. Le nouveau coup que Morgan lui avait infligé en invitant quelqu'un à être témoin de ses maux ne lui avait pas plu du tout. Il était loin d'être sorti d'affaire, le pauvre Blaireau.
Azénor P. Benbow
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azénor P. Benbow, le  Ven 1 Juin - 6:45

LA machin


Nous ne sommes pas si proches , avec Morgan. Bien que nous partageons une grosse partie de notre vie, la plus secrète; mais nos boulots respectifs nous empêchent bien entendu de passer le plus clair de notre temps pour l'Ordre du Phénix. Nous ne nous croisons pas tous les jours, et nous parlons plus affaire et stratégie quand nous nous voyons. Mais son père n'a pas du me contacté par hasard. Delaube a bien du, à un moment, lui dire que j'étais la personne à prévenir, la personne de confiance. C'est une lourde responsabilité quand on y pense. On responsabilité qui m'enchante hein. Mais je ne dois pas le décevoir, et être à la hauteur de ses espérances.
Finalement Morgan se rallonge. Bon début. Et puis une idée lui vient, je comprends tout de suite. Je le fixe avec des yeux ronds, je ne sais pas si c'est une très bonne idée. Fais-le. Je regarde aux alentours -oui parce que c'est pas très légal toute cette affaire de légilimancie chez moi, disons que le Ministère n'est pas au courant- je sors ma baguette et souffle un bon coup.
Main dans la main nous voilà dans son esprit, il me guide en douceur et moi je vois, je regarde et je comprends.
Je remarque quelqu'un comme étant un proche du blaireau, souvenir mélancolique pour Delaube, quelques secondes plus tard nous nous trouvons devant ce que je comprends être la tombe de son frère. Le décor s'envole une nouvelle fois pour laisser place à la trafique scène de sa défiguration. J'en avais entendu parler, pourtant jamais vue. Quelques fioles rythme ses souvenirs. Je comprends entre les lignes. Il y a Rachel qui est là pour l'aider. Je sens la souffrance et la terreur dans son regard. L'arrivée d'Hugo dans sa vie, sa soeur qui restera immobile à jamais. Et on finit avec une scène atroce d'un sombral dévoré. C'est trop de souffrance pour un seul homme. -Aide moi, Azénor. Et l'horreur apparaît, son pire côté fait surface et Morgan commence sa transformation, changeant la lueur de ses yeux en un regard terrifiant. Tout se passe très vite, je me fais éjectée de sa mémoire, et me retrouve dans nos temps présents; pour trouver un Morgan agonisant sur son lit d'hôpital.

Je panique intérieurement, ne laisse rien percevoir sur mon visage. Rien ne sert de l'inquiéter d'avantage. Une idée me vient, mais elle est risquée. J'aurais besoin de toute mon énergie, et de rester concentrée. Je n'ai pas envie d'attiser la férocité de la bête encore une fois. Mais je ne vois pas d'autre solution. Morgan souffre, il n'en peut plus. J'attrape sa main, la serre comme je peux. Tu n'es pas tout seul. Je suis là; on est tous là. Ca va s'arranger je te le promets. De ma baguette déjà sortie, je le pointe au niveau du coeur. Je souffle un bon coup, priant pour que ce soit une bonne idée. #Legilimens.
Et nous revoilà dans sa tête, sauf que cette fois-ci, c'est moi qui mène la danse. Il faut une concentration maximale pour réussir à se balader dans une certaine partie de la mémoire. Les sourcils froncés je cherche les souvenir que nous partageons, je me concentre sur les éclats de rire, sur quelques sourires. En différents flashs, en fumée de décor saccadés et en tourbillon de pensées, je nous fait revivre quelques souvenir apaisants. Cette fameuse fois, où nous étions tous au Quartier Général, sans raison particulière, simplement pour passer un bon moment. Nous avions ri toute la soirée, et leurs éclats peuvent encore s'entendre ici, résonnant au ralenti sous quelques notes de musique apaisante. Le décor de la salle à manger du QG s'efface en douceur pour construire celui de la cuisine, première rencontre avec Hugo, une Mered inquiète certes, une Azénor attendrie. Des sourires sur des visages qui redonnent de l'espoir. Parce que c'est ce que l'on est. Au fur et à mesure de violon, des percutions qui s'accélèrent, les images changent et nous vivons notre rencontre. Mon premier entraînement dans la salle numéro une; cela remonte à quelques années. J'y passe vite pour finalement recréer le souvenir de notre supercherie. Nos rires lorsque nous nous sommes déguisés en un couple de personnes bien trop âgées pour se procurer un set d'armoires à disparaître. Je termine sur une enlaçade, notre équipe, notre bel Ordre du Phénix. Un exemplaire de l'Etincelle qui traîne sur la table, un beau discours. Notre confiance, notre amour pour les uns et les autres. La douceur de nos idéologies, des poings serrés sur nos envies.

Et en un souffle, nous revenons à Sainte Mangouste, décor moins attendrissant, main toujours agrippée à la sienne. Pas un mot de ma part, j'espère l'avoir aidé, tant bien que mal.

Morgan Delaube
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Morgan Delaube, le  Jeu 7 Juin - 16:19

Les yeux révulsés, le Blaireau se cambre sur le lit. Le douleur et la tourmente le reprennent. Des "et si" qui se propagent dans sa tête comme un lâche un sac de farine face au vent. Ca vous revient en pleine tronche et on se demande pourquoi on a fait ça avant de s'en vouloir. Et pourtant avec un bon coup d'éponge on nettoie tout. Et le coup d'éponge, il fallut que ça soit Azénor qui le passe.

Tous ces souvenirs qui remontaient. Cette espoir, cette joie innocente, tous les rires. Ca lui réchauffait le coeur. Le loup retournait dans sa cage tandis que Morgan en sortait, meurtri mais fier. A force de s'accrocher à ce qui n'allait pas, il avait oublié de retenir ce qui compte. La majeure partie de sa famille était toujours là. Ses amis étaient en pleine forme. Hugo ne cessait de grandir et de l'étonner. Son commerce marchait bien, la plupart du temps. Alors pourquoi s'être laissé chuter ? Parce que c'était plus simple. C'était la solution de facilité. Les choses n'allaient pas s'arranger en un claquement, mais maintenant qu'il avait compris d'où venait le problème, il allait pouvoir y travailler. Et comme Azénor le prouvait, il n'était pas seul.

Mais pour l'instant l'ancien Jaune et Noir avait besoin de repos. Il ferma les yeux, apaisé. Son esprit vagabonda vers un monde meilleur et il finit par s'endormir. Les rêves était le seul royaume où il avait tout pouvoir. Il pouvait être n'importe qui et faire n'importe quoi. En ce moment il y passait le plus clair de son temps, alors un peu plus ou un peu moins... Quelle différence. Un ronflement trahit son endormissement. C'est du bon boulot qu'avait fait la directrice adjointe de Poudlard.
Fin du RP pour moi, merci Azé :3
Azénor P. Benbow
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azénor P. Benbow, le  Ven 22 Juin - 13:00

rp pv ft. Ian Benbow en vert beurk
suite d'ici


La paniiiiiique, alors que je suis toujours à la maison de campagne en train de me vider de je ne sais quelle substance qui me dégoûte hein il faut dire les choses. Puis Ian qui arrive, parce que je l'ai appelé. Bon, faut dire, c'est vrai que je suis pas très tendre avec lui en ce moment, mais j'ai une excuse! Puis toute façon, le calvaire s'éteindra bien assez tôt. D'ici quelques heures, il paraît. Puis finalement mon mec reprend des poils de la bête, et il me sort un "ta gueule" mo-nu-men-tal. Euh pardon? J'suis qui enfaite? Me voilà sciée, les yeux ronds. Incapable de l'ouvrir pendant une seconde. Et entre deux pics de douleur dans le ventre, je lui lance un tu te fous de moi là?
Enfin bref, affaire classée, oh il en avait marre de se faire marcher sur les pieds? Bah écoute il savait bien que ça allait pas être facile pas vrai? Toute cela étant, monsieur n'a pas le permis de transplanage, bien-sur que non, alors c'est son elfe qui nous emmène, non sans une certaine appréhension de ma part. D'un signe de tête je fais signe à Lawson qu'on peut y aller. Dans un élan de survie, ou je ne sais pas trop quoi je retire ma respiration. Et quand on arrive devant l'entrée de l'hôpital, je vomis tout ce que j'ai dans le ventre. ENFIN PAS TOUT VOUS IMAGINEZ!

Des super gens trop cool nous prennent ne charge rapidement et tout va finalement très vite. Des medicomages arrivent et sortent leur matos ou je ne sais pas trop quoi, m'enfin je me retrouve en moins de deux couchée les jambes en l'air écartées. Pas du tout la position la plus inconfortablement gênante, hein. M'enfin dans cette mini cacophonie installée dans ma tête j'arrive à sourire timidement. C'est vrai quoi, j'attends ce moment depuis tellement longtemps.

Y'en a deux trois derrière l'espèce de drap qui recouvre mes jambes, Ian lui est à mes côtés, ils disent tous des trucs mais je comprends pas mot, ça déchire juste sa raaaaaaace aïe aïe aïe. Je souffle je transpire, oh c'est l'angoisse là je vais pas vous mentir. J'attrape la main de Ian dans un élan de survie, parce que qu'au final malgré mes sauts d'humeur, il est toujours là. Juste présent, quoi qu'il arrive.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Ian Benbow, le  Ven 22 Juin - 13:37

Les yeux qui se ferment, puis s'ouvrent et de mon jardin je passe à l'hôpital Sainte-Mangouste. Changement de décor. Il y a beaucoup de bruit autour de nous, le brouhaha quotidien que l'on retrouve dans une salle d'attente, et pourtant toute l'attention se porte sur nous. D'abord je me demande pourquoi, puis je remarque le vomis sur mes chaussures. Un dernier doigt d'honneur que me fait Azénor. Avec dégoût, je m'écarte de ma compagne, dégagé du chemin par les médicomages, prêt à prendre soin d'elle. De mon côté, je commence à réfléchir à nouveau correctement.

La peur et la surprise se font remplacer par l'impatience, mais aussi l'inquiétude. On le sait, un accouchement c'est dangereux. Aussi bien pour la mère que  pour l'enfant. Et à côté, on a le papa, qui ne ressent aucune douleur physique, mais qui passe son temps à s'inquiéter pour les deux personnes les plus importantes de sa nouvelle vie. M'enfin, soyons franc, j'ai de loin la place la plus confortable. Ce n'est pas le papa qui se retrouve à pousser comme un crevard sur une table, à souffrir comme jamais auparavant.

Très rapidement après notre arrivée, je me retrouve à faire les cents pas dans un couloir. Je fais des aller et retours dans le couloir, en attendant d'obtenir la permission d'entrée dans la salle d'accouchement. Je suis touché par des dizaines de sentiments différents. Je suis heureux, mais stressé. Impatient, mais réticent. En bref, je ne sais  plus dans quel monde je vis. Moi qui, d'habitude, suis un maître en matière de self control, je peux dire qu'aujourd'hui, c'est tout l'inverse. Si quelqu'un décide de m'attaquer l'esprit aujourd'hui, nul doute que ma maîtrise de l'Occlumancie ne me sera d'aucune aide, je suis aussi vulnérable qu'un étudiant à Poudlard.

Une porte s'ouvre, et je réagis, comme à chaque ouverture de porte depuis dix minutes. Et, encore une fois, ce n'est pas pour venir me chercher. C'est un médicomage qui me passe à côté sans même m'adresser un regard. Je souffle. Ma nervosité ne fait que grandir. Je me sens de moins en moins en confiance, de plus en plus au bord du gouffre. Une petite séance de torture me ferait le plus grand bien ! Qui plus est quand on sait que j'ai tout arrêté depuis qu'Azénor est enceinte. Rhaaa. Ce petit médecin. Je peux bien lui lancer quelques doloris ? Juste de quoi me soulager un peu ! Je me tourne.

- Monsieur Benbow ! Vous pouvez rejoindre votre femme..

Rhaaan. Juste quand j'allais m'amuser un peu. À nouveau, je me tourne, faisant face au médicomage. Je me suis dans la salle, il me montre comment procéder pour éviter de contaminer la pièce avec mes bactéries. Je suis ses ordres, sans déroger à une seule règle, on rigole pas avec la sécurité de mon enfant. Et d'Azé aussi, hein. Toujours derrière l'homme, je rejoins enfin Azénor. Mon regard se pose d'abord sur la personne entre ses jambes, celle censée l'accoucher. Et à ma grande surprise, c'est un homme. Il se tourne vers moi, je lui lance un regard noir, qui veut dire attention. Du genre, si tu fais le chaud je te retrouverai mon gars. Je suis pas là pour rigoler. Je suis sorti de ma bataille de coq par la main d'Azénor qui se saisit de la mienne. Un cri de douleur plus tard, c'est qu'elle à de la force, je lui adresse quelques mots doux.

- Ça va aller mon coeur ! Tout va bien se passer, je suis avec toi. Ça sera bientôt terminé..

Elle commence à crier, tellement fort. Son visage se crispe et le mien aussi, alors que je ne ressens rien. Mon visage est déformé par des grimaces que je ne me pensais pas capable de faire. J'ai envie de vomir, parce qu'un homme c'est faible, mais le médicomage m'a prévenu : "si c'est pour vomir, vous rentrez pas. Soyez fort pour elle". Je ne sais pas où regarder, parce que d'un côté y'a plein de sang et de l'autre y'a Azénor qui crie de douleur. Et au milieu, il y a moi, qui crie avec Azénor parce qu'il ne sait pas quoi faire.
Azénor P. Benbow
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azénor P. Benbow, le  Ven 22 Juin - 14:52


Le temps s'arrête un peu. J'entends rien, je n'ai aucune idée de ce que je fais. C'est l'instinct qui dicte tout. Ça doit être les médocs qu'ils m'ont donné, c'est sur. Je me sens un peu comme ailleurs, où tout ce que je sens c'est une douleur qui vaut tellement la peine. Pour tenir bon, je pense à sa petite tête, fille ou garçon. Je l'imagine avec des tout petits cheveux, des jolis yeux bleus ou verts, comme son papa. Oh please j'espère qu'il n'héritera pas de mes iris à moi, c'est bien trop commun. Mon enfant sera le plus beau des enfants, en toute objectivité, bien-sûr.
Je sens que je cris, que c'est difficile, et que ça dure. Premier enfant, forcément. Mais finalement, soudain, sans que je m'y attende, tout s'arrête. La douleur, le fond sonore, là j'entends des cris, des pleurs de nouveau-né. Mais c'est mon bébééééééé!
C'est un garçon!

Et moi je pleure comme une madeleine. C'est un petit garçon. La gentille assistante me dépose le petit garçon sur moi, je l'entoure de mes bras. Incroyable. Sensation étrange. C'est tout ce à que je m'attendais pourtant, enfin en cent fois décuplé. Le petit ange entrouvre les yeux, mais à peine me l'ont-ils passé qu'ils doivent déjà me l'enlever pour aller le nettoyer. Sourire éternel coincé sur les lèvres de la nouvelle maman. J'en chope une crampe à la mâchoire et dans les joues.

On se retrouve un temps tous les deux avec Ian, dans la chambre. J'ai repris tous mes esprits, je le regarde, lui prend la main. Me remémore ces huit - neuf derniers mois.
Eh, je suis désolée. J'étais pas trop un calvaire? Merci, merci mon amour.

Puis il se baisse à mon chevet pour que je le prenne dans mes bras, On a un p'tit bébééééé hehe.

Quelques minutes passent et les médicomages reviennent, avec la merveilleuse petite créature du soleil dans les bras, tout beau, emmitouflé dans un pyjama bleu clair, petit bonnet sur la tête. Ils donnent l'enfant à la maman gaga, et je n'ai jamais été aussi heureuse.
Le prénom? Vous l'avez choisit?

Je regarde Ian, on s'était mis d'accord. Que ce soit une petite fille ou un petit garçon, on avait notre idée en tête. Je regarde mon amoureux puis mon fils (c chelou quand même de dire mon fils), caresse de mon doigt sa petite joue bouffie, et m'adresse à la dame:

Il s'apelle Cole.
Cara De Lanxorre
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Cara De Lanxorre, le  Dim 1 Juil - 15:04

PV Aza
Son LA pour ce post

    On l’avait placée là, dans une chambre isolée au quatrième étage. Une chambre qui donnait sur la rue, ou du moins c’est ce que suggérait la fenêtre au fond de la pièce, si tant est qu’elle n’avait pas été ensorcelée. Dans son lit, redressée par les coussins dans son dos, la mère de Lanxorre observait sa fille et son mari avec mépris. Comme si c’était eux qui étaient à l’origine de sa présence ici. Cara avait depuis longtemps cessé de lutter contre sa mère, l’évitant le plus possible, et ce n’est que ce matin qu’elle avait été avertie par son père du placement de sa maternelle à Ste-Mangouste. Elle avait dû terminer précipitament son cours, annuler ceux de la journée, et emprunter le réseau de cheminées pour débarquer à l’hopital avant midi. Et tout ça pour quoi ? Pour se retrouver face à cette mère qu’elle regardait froidement, lèvres pincées et lueur de désaprobation dans les yeux.

    Parce qu’elle savait très bien, pourquoi elle était là. Son père n’avait même pas eu besoin de l’expliquer. Car en vérité, la pathologie de la de Lanxorre n’appartenait pas aux blessures magiques. Mais évidemment, il était hors de question pour cette famille d’emmener l’un des leurs se faire soigner dans un hôpital Moldu. Ç’en était presque cocasse, d’ailleurs, que cette Sang-Pur si fidèle à son statut de sorcière soit tombée dans cette addiction si banale, si... non-magique.
    Alors, elle avait été placée là, avec sa solitude comme compagne, et une visite épisodique d’un soignant qui s’assurait qu’elle buvait exclusivement de l’eau. Sevrage qui ne nécessitait aucune prouesse magique, seulement une force intérieure dont la mère de Cara était désespérément dépourvue. Et c’était bien pour ça, qu’elle revenait encore et encore à Ste-Mangouste, empêtrée dans les effluves d’alcool.

    Soudain, Cara ne pu supporter davantage le silence pesant, le poids du regard de sa mère, la passivité de son père. Elle n’avait pas décroché un mot, et sa bouche était pâteuse, son corps lourd. Elle avait constaté l’impuissance de sa mère à se défaire de sa maladie, son impuissance à elle, aussi, qui avait lâchement détourné le regard, il y a longtemps. Alors, elle balbutie quelques mots sur Poudlard, sur la nécessité pour elle de retourner au Château, et tourne les talons sans pouvoir prononcer un au revoir.

    La porte se referme doucement sur elle. Elle reste plantée devant sa liberté recouvrée, incertaine de l’endroit où aller. Parce que ses cours sont annulés désormais, de quoi aurait-elle l’air en retournant à Poudlard si tôt ? Alors, elle avance dans les couloirs, emprunte des escaliers, tête haute et air pressé comme si elle savait exactement où aller. L’hôpital est calme, bien loin de l’effervescence que l’on pourrait supposer. Elle jette un œil dans les chambres occupées, pour se distraire des pathologies magiques et oublier celle, honteuse, de sa mère. Et alors qu’elle allait se détourner de son voyeurisme malsain, elle aperçoit une silhouette connue qui avance vers elle. Son corps se raidit, picotements dans son dos comme pour lui rappeler qu’elle avait été marquée par l’autre moitié du duo maudit. Et cette altercation avait développé en elle un syndrome de persécution, si bien qu’elle était persuadée que l’un ou l’autre la guettait, la traquait, déterminé à lui nuire. C’était avant le Manoir, avant le petit marché avec O’Toole, avant cette victoire qui allait effacer le sentiment de peur. Mais là, face à Azaël, elle reste pétrifiée un instant, avant de se faire violence pour continuer sa route. Leurs regards se croisent, elle lui donne juste un hochement de tête, salut discret, prouver qu’elle l’a reconnu, se rappelle de lui – comment l’oublier, en même temps ? Et puis, accélérer le pas, tourner à l’angle d’un couloir, pousser la porte d’une chambre vide.

    C’était ridicule. Pourquoi l’aurait-il suivi jusque ici ? Il devait bien y avoir une explication logique. A quoi joue-t-elle, le cœur battant, dos contre le mur, derrière le battant de la porte entrouverte, cachée de la sorte ? Non, personne ne rentrerait dans cette pièce, puisque personne ne la poursuivait.
Azaël Peverell
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azaël Peverell, le  Mar 3 Juil - 20:20

C'est bizarre, comme les choses se font. Tu ne te serais jamais attendu à ça. Tu te baladais tranquillement dans les couloirs, avec une canette de jus de citrouille pour la ramener à Arty aux urgences sorcières, et voilà que tu croises de Lanxorre. Ouais, la prof d'enchantements. L'une des profs qui a le plus morflé avec vos conneries à Arty et toi. Rien que de penser à toutes ces fois où vous avez pu vous foutre d'elle te fait étirer un léger sourire tandis qu'elle te salue d'un vague hochement de tête. Mais tu ne peux t'empêcher de remarquer qu'elle accélère ensuite le pas.

Tu te retournes pour la voir passer l'angle du couloir, un sourcil arqué. Elle a donc un si mauvais souvenir de toi ? Finalement, ton sourire s'élargit davantage encore. Arty peut bien attendre un peu, là, t'as un amusement à disposition. Une proie visiblement déjà en fuite. T'as comme envie de la faire sortir de son terrier. Un besoin de provoquer, de montrer ce dont tu es capable. Et puis de t'amuser aussi. Parce qu'il n'y a rien de plus amusant que de voir tes interlocuteurs perdre peu à peu leur calme en face de toi. D'autant plus que de Lanxorre a prouvé à maintes reprises qu'elle n'avait strictement aucune autorité.

Pas une seule seconde tu l'imagines avoir une quelconque emprise sur toi. Et c'est bel et bien pour ça que tu finis par faire demi-tour. Pour emprunter l'exact même couloir qu'elle. Et te voilà parti à sa recherche. Pas pour bien longtemps. T'as cru voir une silhouette. Ou une ombre discrète, furtive. Tu t'approches de la porte qui est entrouverte. La pousse légèrement en observant la chambre du seuil. Elle a l'air vide. Le lit est fait, prêt à accueillir le prochain patient qui se montrera. Mais tu entres quand même. Juste pour vérifier. Après tout, cette ombre, tu ne l'as pas rêvée.

Au milieu de la pièce, tu scrutes la chambre d'un tour sur toi même. Et ton regard se porte sur la silhouette appuyée derrière le battant de la porte. Silhouette reconnue en moins d'une seconde. Là, tu vas vraiment pouvoir t'amuser. Grand sourire de tête à claques sur les lèvres, tu t'approches d'elle, l'air de rien.

- Bien le bonjour Miss de Lanxorre. Quelle surprise de vous voir ici, vous ne voulez pas discuter un peu avec un ancien élève ? Ce serait pourtant bien plaisant... Mais vous aviez l'air pressée de venir dans cette chambre vide...

Le ton moqueur employé ne laisse pas place au doute. Tu te fous ouvertement de sa tronche. Reste à voir si tu vas pouvoir t'amuser un peu de sa réaction.
Cara De Lanxorre
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Cara De Lanxorre, le  Jeu 2 Aoû - 23:45


    Le souffle s’apaise et les pensées s’éclaircissent. Et puisque le cœur et le corps ont cessé de s’emballer, elle est bien obligée de réaliser l’absurdité de la situation. C’est un cache-cache à sens unique, et elle est la gamine que les parents oublient. Parce que personne ne la cherche, et encore moins un étudiant qu’elle n’a connu que sporadiquement.

    Elle amorce un mouvement, se décolle légèrement du mur. Une seconde de plus et elle avait de nouveau franchi la porte de la chambre, en sens inverse. Fini la traque, les pensées effervescentes. Une seconde de plus, et rien de ce qui va suivre n’aurait existé. Mais hé, c’est pas comme ça qu’on écrit un rp.

    Son geste s’arrête, avorté par les bruits du couloir. Souffle court quand l’ombre inconnue s’allonge, flaque obscure qui s’étire dans la pièce, précède son propriétaire. Slenderman de contrastes, les bras distendus, jambes qui s’étalent de l’entrée au milieu de la chambre. Et puis, l'homologue de chair s’avance. Les pas sont lents, assez pour que Cara voie ses chances de fuite se réduire en même temps que l’ombre du Serpentard. Et évidemment, il finit par se retourner. L’aperçoit, l’idiote, dans cette situation grotesque. Et évidemment, qu’il saisit l’occasion de se foutre d’elle. Tout le monde l’aurait fait. Mais Cara, elle a déjà ce désagréable sentiment de honte qui lui enserre l’estomac. Alors, le sourire goguenard d’Azaël, c’est l’étincelle, la flamme qui réchauffe les sentiments contradictoires, fait bouillonner la rage. Se mordre la langue pour contenir les mots, les formules magiques, aussi. Mâchoire contractée, regard glacé. « Pourquoi vous me suivez ? » Parce qu’il a beau l’avoir trouvée là, sa présence dans la pièce prouve ce dont Cara avait voulu se convaincre. « Vous m’espionnez ? » Sinon, pourquoi ? Ça ne pouvait pas être un hasard, si elle croisait les deux membres du duo, dans des circonstances semblables, à quelques semaines d’intervalle. Est-ce qu’ils s’étaient passés le mot pour la tourmenter, lui lancer quelques sorts quand elle avait le dos tourné ?

    Les spéculations s’assemblent et la rage froide se répand dans le corps, dans l’esprit. D’un mouvement, la professeure quitte définitivement le mur qu’elle épousait. D’une main, chercher sa baguette dans une poche, de l’autre, claquer la porte dans un bruit retentissant. Le claquement semble rester suspendu dans la pièce désormais plongée dans la pénombre, plus que les sens pour se guider. Baguette pointée dans le noir, là où devrait se trouver Azaël, et le Legglutten informulé. Bruissements puis bruit sourd, et la voix glaciale, de la professeure « Répondez ».
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azaël Peverell, le  Sam 4 Aoû - 10:51

Alors d'accord, tu l'a suivie jusqu'ici uniquement pour se foutre de sa gueule, ce qui n'est probablement pas le truc le plus sympa qui soit. Mais quand même, vu le regard qu'elle te lance, t'as un peu l'impression qu'elle prend les choses un peu trop au sérieux là. D'ailleurs, elle délire complètement. Comme si ça se voyait pas que tu l'avais suivi juste pour t'amuser un peu à ses dépends. Mais de là à l'espionner, sérieusement ? Comme si t'en avais quelque chose à faire d'elle ou de sa triste vie. Elle n'a toujours représenté à tes yeux qu'un simple divertissement. Quelqu'un qui s'emporte facilement, qui cède aux provocations. Et ça, toi, t'adores. C'est comme si t'avais une certaine emprise sur elle en pouvant décider aussi rapidement qu'un claquement de doigt de la mettre dans une colère noire.

Alors tu te contentes de hausser les épaules pour toute réponse en lui offrant un regard blasé. Non mais franchement, comment peut-elle penser que sa misérable vie de professeur de Poudlard t'intéresse suffisamment pour que tu l'espionnes ? T'as pas de temps à perdre pour des conneries pareilles. De toute manière, t'es là uniquement pour faire ch*er le monde, et c'est bien ce que t'as l'intention de faire. Parce que t'as pas envie de changer une nouvelle fois tes plans. Le jus de citrouille dans ta main va devoir patienter avant de trouver son destinataire. Tu vas rester un peu avec de Lanxorre. Lui rappeler à quel point tu sais te montrer insupportable.

Mais de Lanxorre semble voir les choses autrement. Voilà bientôt qu'elle ferme la porte de la chambre, vous laissant dans l'obscurité. Elle semble se méfier réellement de toi. Tu n'as pourtant pas franchement l'intention de faire quoi que ce soit d'irréversible, tout ça, c'est juste un jeu pour toi. Mais le jeu ne te plaît pas des masses quand tu te rends compte que tes pieds sont collés au sol de la chambre. Impossible de t'en défaire. Ta main libre par à la recherche de ta baguette dans ta poche tandis que ta voix s'élève pour répondre à de Lanxorre.

- Faut pas vous croire si importante, Miss. Personne n'aurait envie de vous espionner, votre vie minable ne regarde que vous.

Ta baguette se dirige vers tes pieds et tu informules un #Finite Incantatem. Qui fonctionne parfaitement. Te voilà décollé du sol, et tu préfères amplement ça. Ta baguette tourne entre tes doigts. Un air interrogateur prend place sur ton visage, qu'elle ne peut voir dans la pénombre. Puis, un nouveau sourire qui se dessine, et que ta voix laisse transparaître.

- C'est pas très gentil de jeter des sorts comme ça sur un ancien élève qui veut simplement avoir de vos nouvelles. J'me demande si une plainte pourrait vous empêcher d'enseigner... Faut que j'me renseigne. J'connais quelques Aurors, ça tombe bien.

Sourire de plus en plus goguenard, de plus en plus provocateur. T'as envie de la pousser à bout. Dans ses retranchements. Tu te sentiras vachement mieux après. Comme un genre de soulagement. Le malheur des uns fait le bonheur des autres paraît-il.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Cara De Lanxorre, le  Dim 2 Sep - 23:28


    Les yeux sont écarquillés, à essayer d’accrocher quelque chose d'autre que l’obscurité oppressante. Elle pourrait tendre les bras, tâtonner jusqu’à resserrer ses doigts autour des épaules d’Azaël. Elle aurait l’air d’une somnambule – ou une zombie, peut-être. Mais a-t-elle besoin de cela, pour savoir où diable le garçon se trouve, alors que le voilà qui ouvre sa grande bouche pour vomir son flot de provocations. « Ma vie minable ? » mots expulsés d’une moue dédaigneuse. Alors oui, elle avait des petits problèmes, du genre des conquêtes un peu trop jeunes pour que ce soit légal, mais enfin, elle était tout de même professeure à Poudlard, issue d’une noble famille de Sang-Pur. Alors, De Lanxorre a tout sauf l’impression de mener une vie minable, et ne voit dans l’énième attaque du Serpentard que la preuve qu’elle cherchait – le garçon a décidé de la prendre en grippe, quoi qu’il en dise.

    Le flot de paroles, incessant. Et elle le mime dans le noir,, la bouche tordue par le poids de la moquerie ; c’est pas très gentil de jeter des sorts comme ça, bla bla bla, tête qui dodeline, exagérément, de gauche à droite. Et la colère retombe un peu. Certes, le gamin l’a suivie, il a de toute évidence une fascination, une obsession pour elle – pas le premier. Est-ce qu’il mérite pour autant l’attention que Cara lui donne à ce moment, enfermée ainsi dans une pièce avec lui ? Probablement pas. La professeure allait ranger la baguette qu’elle faisait tourner entre ses doigts, quand Azaël l’évoque. Lui. Le Poufsouffle inconsistant, inintéressant, l’apprenti Auror dénué de tout talent.

    C’est comme si la simple mention indirecte d’Arty animait Cara d’une rage froide. La cicatrice dans son dos semble se réveiller, la démanger – ou est-ce juste son esprit échaudé qui fourmille de souvenirs picotants ? Les doigts se resserrent sur le manche de la baguette tandis que déjà, défilent les sorts les plus à même de retranscrire la hargne vengeresse. Oh, pas de précipitation, laisser les secondes s’évaporer dans l’atmosphère lourde. Lever la baguette, doucement, viser les bras, les épaules, à l’aveuglette. Espérer être assez près de l’adolescent, qu’il n’ait pas fait de pas de côté, car ce serait trop bête de le rater, ne pas le transpercer. Et informuler Exteo Stattiga.
Azaël Peverell
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azaël Peverell, le  Lun 3 Sep - 18:21

De Lanxorre ne semble pas avoir envie de répondre. Tu te dis que c'est parce qu'elle n'a rien à rétorquer à ta petite provocation. T'es carrément déçu, tu pensais t'amuser un peu à des dépends, et elle semble totalement amorphe. Tu regrettes un peu d'être ainsi dans le noir et de ne pas pouvoir profiter de sa tronche quand elle a entendu ce que t'avais à dire. Quoi que, t'as pas franchement terminé. Et vu son manque flagrant de réaction, te voilà qui prend une inspiration, prêt à lui servir un tout nouveau discours sur à quel point elle est pathétique étant donné la vie qu'elle mène mais tu n'en as pas le temps.

Un son étrange se fait entendre droit devant toi. Comme des flèches qui sifflent dans les airs. Les yeux écarquillés, tu lèves ta baguette pour te défendre, mais ainsi à bout portant, tu n'en as pas le temps. Tu sens l'une des flèches se ficher dans ton poignet, te faisant lâcher ta baguette au passage dans un cri de douleur. Une deuxième dans l'épaule. Et si elles te transpercent parfaitement, cela n'empêche pas les pointes de se ficher dans le mur derrière toi. La dernière flèche t'as simplement égratigné la joue, passant à quelques millimètres à peine de te tuer purement et simplement.

Tu sens les traits enfoncés dans la chaire, les tissus, les muscles. Tu penses d'abord à les retirer, mais le moindre mouvement, même le plus infime, te fait souffrir le martyr. Tu ne peux tout simplement pas bouger, fixé au mur, totalement désarmé.

- pu*ain mais c'est quoi votre problème à la fin ? J'vous ai rien fait, m*rde ! Z'êtes complètement cinglée !

Tu lui hurles littéralement dessus, empli de colère, de douleur, et d'impuissance. Tu sens le sang chaud s'écouler de tes plaies, glisser le long de ta peau, imbibé le tissu de tes vêtements. Tu essaies une nouvelle fois d'ôter l'un des traits avec ta main libre, mais la douleur dans ton épaule t'irradie aussitôt, te faisant fermer les yeux quelques secondes dans un grognement sourd. Si seulement tu pouvais récupérer ta baguette, ou ne serait-ce que te transformer pour lui sauter à la gorge. Mais ce foutu bout de bois se trouve quelque part sur le sol, et dans l'obscurité ambiante, tu n'arrives même pas à estimer une potentielle position.

- Retirez-moi ces trucs-là !

Il n'y a pas grand chose à faire à part si de Lanxorre décide de te libérer. Et t'espères grandement qu'elle ne va pas prendre son temps pour ça, parce que t'as moyennement envie de te vider de ton sang ici.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Cara De Lanxorre, le  Sam 13 Oct - 12:37


    Démultiplié dans le noir, le son des chairs déchirées. Elle ne sait pas vraiment ce qui lui a pris, Cara, et le bras tendu s'affaisse, comme vidé de l'énergie haineuse. Les cris déformés de douleur la gifflent, et la bouche s'entrourve dans une justification muette. Car que peut-elle dire ? Qu'elle regrette ? Elle ne sait pas, n'en est pas certaine. Et la peine suinte de l'obscurité, de ton souffle agité. Elle est pétrifiée, la professeure, attend la riposte. Les secondes tombent, mais tu n'attaques pas. A peine lui hurles-tu dessus, ordre suppliant, bordé de souffrance. Elle en frissone, Cara, un mélange de terreur et d'excitation, cocktail étrange et rarement ressenti. Elle a besoin de temps, pour démêler les émotions qui la traversent. Pour appréhender cette euphorie qui nait en elle, comme une douce sensation de toute-puissance.

    Elle s'approche, les bras tendus, manque de trébucher sur le morceau de bois qu'elle sent rouler sous son pied. L'ejecter au loin, bruit cliquetant de ta baguette qui s'éloigne. Enfin, ses doigts touchent la surface de ton corps. Elle s'attend à être repoussée, elle qui connaît tes limites, celles à ne pas dépasser. Pourtant, rien n'entrave la course de ses mains sur le buste, mains qui se séparent en tatonnant jusqu'aux épaules.
    Comme une fouille, dans le noir, les doigts glissent, cherchent la blessure. Et elle comprend, s'arrête. Sa main se serre autour de la flèche, hésite, renonce. Elle la laisse fichée ainsi dans ton épaule, continue son exploration. Les mains dévalent les bras, et la grimace, quand les doigts se serrent autour du poignet. Poisseux de sang chaud, à en recouvrir la paume de Cara, sans doute. Le bout des doigts contre la peau fine, trouver l'origine des maux. Et là encore, ne rien faire. S'écarter.

    Elle s'en mord la lèvre, à s'imaginer la scène en pleine lumière. Crucifié, ensanglanté, l'image la transcende. Le coeur s'emballe, les idées deviennent bouillonnement. Elle ne sait plus où sont ses limites, elle est ivre de puissance, droguée de la domination gagnée. Elle se sent hors du réel, en transe. Elle a comme l'intime conviction que ce moment ne peut exister, cessera quand elle sortira de la pièce. Et là, dans le ventre, l'envie de faire mal. Bruler, déchirer, t'entendre encore hurler. Elle veut que la chair craque, que le corps s'ecartelle. Lancer le sort, Levicorpus murmuré, serrer les dents et attendre le choc de la Magie sur le corps prisonnier.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Azaël Peverell, le  Dim 14 Oct - 13:23

Malgré la douleur lancinante qui irradie ton épaule et ton poignet, malgré le bruit de ton sang qui bât dans tes temps au rythme bien trop rapide de ton coeur, tu entends les pas de de Lanxorre qui s'approchent de toi. Sûrement pour te retirer les flèches, pas vrai ? T'arrives toujours pas à passer outre la douleur. Et le sang semble s'écouler de ton poignet bien trop rapidement. Elle a sûrement touché l'artère. La seule chose qui empêche le sang de gicler, c'est probablement la flèche elle-même, paradoxalement. Tu entends le filet de liquide qui tombe au sol dans un bruit désagréable de fuite d'eau. Ploc. Ploc. Ploc. Un truc à te rendre cinglé, surtout que tu n'y vois toujours rien.

Tu l'entends qui pousse ta baguette au loin. Le bois roule sur le sol. T'as cette étrange impression que tous les sons se sont amplifiés. Et t'essaies de te concentrer dessus pour penser à autre chose que les flèches qui te maintiennent contre ce mur. Mais le ploc ploc de ton sang t'y fait revenir bien rapidement. Chaque respiration te fait bouger, même si c'est infime. Et chaque fois la douleur est plus forte encore. Bientôt, tu sens les mains de de Lanxorre sur ton torse. Tu te raidis instinctivement, et tu fermes les yeux en serrant les mâchoires pour ne pas laisser passer le moindre son. Tu ne veux pas exposer la moindre faiblesse devant elle, elle n'en serait que trop contente.

Tu la sens qui saisit le trait dans ton épaule. Et tu t'apprêtes à sentir la douleur lorsqu'elle l'enlève. Mais rien. Elle continue son exploration. Elle trouve bientôt la seconde blessure, celle qui t'inquiète le plus. Ton poignet. Bizarrement, tu n'as pas si mal lorsqu'elle y touche. Comme si cette partie était plus ou moins anesthésiée. Mais une nouvelle fois, rien ne vient. Tu essaies alors d'avancer légèrement ton poignet, en espérant le désembrocher toi-même. Mais une douleur fulgurante te rappelle que non, tu n'es pas anesthésié le moins du monde. De Lanxorre recule alors. Sans rien faire. Tu ne comprends pas ce qu'elle te veut, ni même pourquoi elle fait ça. T'as jamais été super sympa avec elle, mais de là à te crucifier, y'a comme un problème de proportionnalité des actions...

Et soudain, un murmure. Ton corps est soulevé pour te pendre à un pied. La flèche fiché dans ton épaule se brise directement sous le mouvement instauré. Celle à ton poignet te déchire la chair longuement, t'arrachant un cri de douleur plus puissant que tous les précédents. Les muscles sont lacérés, la perforation agrandie, et finalement la flèche se détache du mur, restant en plein milieu de ton poignet tandis que ton hurlement d'agonie se mue peu à peu en un sanglot désespéré. La tête en bas, t'as beau avoir deux douleurs à deux endroits distincts, c'est comme si ton corps n'en ressentait qu'une bien trop grande pour lui.

La respiration saccadée, tu essaies tant bien que mal de trouver une solution pour te sortir de là, mais rien ne vient. T'as trop mal, tu te sens de plus en plus faible, et le sang ne semble pas s'arrêter de couler. Toujours le même son. Et des larmes dévalent sur ton visage, coulant sur ton front pour se perdre dans tes cheveux. Tu ne parviens pas à t'en empêcher. La douleur est trop forte, tu ne contrôles plus rien. La seule chose qui tourne en boucle dans ton esprit à cet instant précis, c'est que tu n'as pas envie de mourir. Pas maintenant. Pas déjà. Pas après tout ce que t'as subi dans ta vie. Tu refuses d'y rester dans une chambre d'hôpital à cause d'une de Lanxorre qui pète un câble. Dire que tu voulais simplement te foutre un peu de sa tronche. T'as légèrement foiré ton coup là.

Tu ne parviens pas à retenir quelques gémissements de douleurs de temps en temps. Tu ne pensais pas que ça pouvait te lancer autant. Et surtout, tu te demandes combien de temps tu as, avant que la perte de sang ne soit trop importante et que tu finisses par y passer. C'est une voix faible et suppliante qui s'adresse à de Lanxorre. La moquerie est finie, bien loin. Tu veux juste que ça s'arrête.

- S'il vous plaît... S'il vous plaît...

T'as vraiment pas envie de crever. Vraiment pas. Faut que ça s'arrête.
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Re: [Ste-Mangouste] Les chambres
Cara De Lanxorre, le  Sam 17 Nov - 17:22

Tu avais dit "à dans un mois", guess what 😇
CW - contenu non adapté à un jeune public.

    Craquement des chairs et grincement de dents. Mordre les lèvres, au sang. Elle le sait, qu’il n’y a plus de retour en arrière possible, et qu’elle a choisi, sciemment, de te faire du mal. Et elle a cessé d’hésiter, de vouloir arrêter. Car elle a compris, que c’est bien le lugubre déchirement de tes chairs qui la fait ainsi frissonner. Submergée d’une adrénaline familière – tant recherchée, via d’autres activités – elle n’a plus qu’à peine conscience de ce qui se joue ici. Fermer les yeux, inutilement, sur la scène et ta douleur, chair de poule – jouissance. Le cœur s’est emballé, et la respiration est hachurée, entrecoupée de tes sanglots étouffés. Elle pourrait en gémir, de te savoir en proie à cette souffrance que tu ne contrôles pas, ça lui échapperait presque, à mêler vos soupirs antinomiques – valse platonique.

    Et tu supplies. Trainée de mots difficilement prononcés, qui pourtant la traversent comme si tu avais crié. Elle ne t’avait jamais vu ainsi, si... vulnérable. Impossible de la réfréner, cette vague frissonnante qui fait tanguer le corps de la professeure, gorgée de ton aveu de faiblesse – orgasmique. En réalité, tu n’es plus que le vecteur d’un plaisir qu’elle meurt d’envie de découvrir. Le pousser, jouir du pouvoir qu’elle a gagné sur toi, te torturer jusqu’à ce que son ventre s’en torde. Et pour que ce soit encore mieux, elle a besoin de te voir. Que ses yeux saturent de ta souffrance, s’en gavent, crise de foie de douleur. Lumos informulé, halo de lumière sur la scène sanglante. La bouche se tord, disgracieusement, d’une délectation mal contenue. Et la voix est tremblante, témoin de l’excitation qui l'ébranle ; « Suppliez encore ».

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