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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Les Cuisines de Poudlard
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Élius Askin
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Lun 15 Jan - 0:46

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L'âtre et mon front crépitent en chœur, l'un aussi sec que l'autre est moite. Ton visage semble se mouvoir, morcelé par ma vision engourdie. Attends, il bouge vraiment en fait, et tout ton corps, qui explose soudain et me repousse. Est-ce que tu cries ? Surpris par ton mouvement, je chancelle en arrière, puis, mes jambes retrouvent leur stabilité, entre toi et le feu. Si j'suis cinglé ? Saisissant le col de mon t-shirt entre le pouce et l'index, je le remonte, ressuie depuis mes tempes brûlantes jusqu'à mon menton grisé. J'ai chaud. Pendant tout ce temps, j'avais le bras tendu, machinalement armé. Et toi, t'es là, confiant, dans ton corridor de tables, à m'dire de me calmer. Mais tu comprends pas, j'crois, ce qui bouillonne en moi. T'y piges rien, c'est ça ? Alors, j'écarte les épaules ; inconscience, pure provocation ou jeu ? Tu sais quoi, en réalité tu me fais marrer... À agiter ta baguette là, comme si ta sale potion allait suffire. Buste penché, les mains sur les genoux, j'en suis maintenant persuadé. Mon regard fixe la dalle floue et ma voix s’adoucit. C'est toi qu'est taré. Mes mèches dodelinent de droite à gauche, au rythme d'une expression désabusée. Un bruit m'interpelle. J'vois ma baguette qui a roulée dans ta direction. Toujours incliné, je relève juste mes yeux quand j'entends tes dernières paroles. Ça m'arrache un p'tit ricanement ; quelle ironie quand on y pense ! Justement ! À quel moment t'as pensé que ça pouvait fonctionner ? Nan, mais t'es sérieux ? Secoué par mes épaules, mon cou bascule à nouveau vers le sol tandis que d'un rire décharné, je libère encore un peu d'amertume.


Une braise, sans doute échappée des flammes, atterrit entre mes pieds. Son image tournoyante se dédouble sous mes iris. J'en ai le tournis de focaliser sur la luciole dansante. Et surtout, j'ai pas eu c'que j'suis venu chercher encore. Sans prévenir, j'avance vers toi en ramassant ma baguette au passage. #Repulso ! Droit sur la pile d'assiettes disposée sur la table. La porcelaine bien rangée glisse vers le bord et se brise en mille morceaux contre la pierre ; entrainant un parfait désordre qui étire mes lèvres, tandis que je lance déjà le prochain sort, toujours en m'approchant : #Expelliarmus ! Sans surprise, le bâton voltige plus loin sous un meuble. Tu vas faire quoi ? Ramper peut être ? Si t'as le temps d'y penser, parce que j't'entraine d'une main plaquée sur ton torse. Le pas rapide, j'te fais reculer. File-moi le remède, et oublie-moi, qu'on en finisse ! Mes pupilles restent accrochées à tes traits, tandis que je vocifère, jusqu'à la collision avec le mur du fond de la pièce. Mon coude se plie sous le choc et je trébuche contre toi. Nos joues se frôlent à peine, mais c'est déjà trop. Cramponné à ta chemise, j'ai l'impression d'avoir transporté la cheminée dans ma cage thoracique. Abandonnant mon front contre le tien, je sens mon cœur s'emballer dans ma poitrine ardente. Les fourmillements que je ressens quand nos jambes sont entremêlées ; tu vois c'est ça, c'est pas normal. Pas loin de ta bouche, je souffle tout bas :


— Enlève-moi ça...


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Artemis Wildsmith
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Mar 16 Jan - 23:17

Vas-y pas qu’il allait clamser dans les cuisines. L’inquiétude qui s’empare d’Arty interdit le roulement d’yeux. Puis le retour à la normale les lui fait cligner, il venait de le traiter de taré. Tout allait pour mieux. Puis il plisse le nez, l’interrogation s’y glisse doucement. Il est perdu. Que quoi pouvait fonctionner exactement ? Eux ? Non, ce n’était probablement pas ça, puisque ça n’existait pas. Encore. Son rire le fait frissonner, le Blaireautin n’était pas tout à fait certain que l’autre touchait encore à la réalité. Il l’observe vaciller, s’avancer, un peu trop. Non tu sais quoi, reste là-bas va, t’étais bien. Très bien, bouge pas, te fatigue pas. Il en aurait presque peur. A raison, comme l’illustrent à cet instant présent les plaintes bouleversées de la vaisselle envolée. Il sursaute et lève les bras au ciel pour les secouer au-dessus de sa tête, bouche grande ouverte. What the f*ck. C’était de pire en pire. Impossible de raisonner le garçon, autant peigner une girafe appelée Nicole. Mais le Vert & Argent ne s’arrête pas là, jamais, pas vraiment, il s’élance vers un Arty désemparément stupéfait. Yeux écarquillés. Il tente un geste de recule : ne me mange pas.

C’était le signal, ça, l’approche filante dans laquelle il est emporté. Mais bien évidemment, il le loupe. Carrément, le signal lui passe à côté, au-dessus, tournicote et va se planquer sous le même meuble qui abritait maintenant l’Odette expulsée. C’est qu’elle devait avoir besoin de compagnie la petite. Petit cri étouffé de panique, décidément, vraiment, à un moment donné, il allait devoir travailler sur ses réflexes. Se faire ainsi désarmer par un plus petit-grand que lui, la honte. Il mettrait ça sur le dos de l’empathie pour les assiettes brisées sur les dalles. Après tout, les pauvres, victimes collatérales de la colère alcoolisée du Serpentard. Pourtant, par la suite, il aurait pu s’échapper, il aurait dû se glisser en mode chat ninja bien entraîné sous le bras d’Élius pour prendre la fuite. Contre la porte, à la manière des dessins animés, on aurait pu distinguer la marque de son corps encastré. Mais c’est surtout qu’il délire complètement avec ses idées de remède, ses yeux heurtant ceux du Poufsouffle, toujours dans le flou. Il a beau remuer précipitamment la tête de gauche à droite, aucune idée lumineuse ne le sauve, aucun traducteur de la folie passagère de l’autre.

Puis le mur. Décidément, à force d’être collé de la sorte il développerait une carapace de tortue ninja. Mais le vacillement de la situation le prend trop dans le creux de l’estomac pour qu’il pense à ses héros. Un torrent ardent qui lui rappelle brutalement ce qu’il ressentait pour Askin, tout olibrius sans sottise qu’il était, puis bon le fait que ce dernier s’accroche ainsi n’aidait pas tellement. Ou vraiment, au choix. Il n’a aucune idée de quel type de crise il s’agissait ici, mais juste, le garder là. Le Serpentard avait parlé de l’oublier, impossible, pas maintenant alors qu’ils étaient si dangereusement proches. Il y pense quand même, l’autre avait une drôle de façon de s’y prendre pour se faire oublier. Arty semble absorber, partager la fièvre du Serpentin par le contact des fronts, des jambes. Et là, comme lumineusement étincelant, le seul chemin qu’il se voyait prendre, les émotions palpitaient trop, de partout. « Mec, j’vois pas d’quoi tu parles, mais. » Ça reste en suspens, contrairement à sa main qui vient se faufiler jusqu’à la nuque d’Élius, caresser la racine des cheveux tandis qu’il vient mêler ses lèvres aux siennes. Peu importait les effluves d'alcool, au contraire, il en reste en surface, la langue d'ailleurs s'y fourvoie. Un temps durant, son corps aussi, se rapproche, se colle tout contre l’autre, les bassins notamment. Ça en vient même à piquer la pointe de la chevelure endiablée, trop de temps depuis la dernière fois. Finalement, il va s’égarer près de l’oreille du Vert & Argent. Au mieux « j’veux bien t’prendre un peu de chaleur là », qu’enlever d’autre de toute façon ? La bouche flâne alors délicatement sur l’oreille pour descendre dans le cou, tenter d’extorquer par les baisers l’animosité du jeune homme.

Inopinément, reprendre son souffle, le crâne posé contre le mur de pierre froid. Une pause. Un regard déviant vers les assiettes, en miettes, par terre. L’ampleur saugrenuesque des derniers instants le frappe alors en pleine figure. Ses yeux s’aventurent sur le décor culinaire. De ses doigts délicieusement ancrés dans le torse, il repousse légèrement le garçon avant de se redresser : « Attends, t’as pas vu mes boursouflets là ? » Parce que clairement c’était le moment opportun. « J’t’assure, s’il leur est arrivé quelque chose, un bout d’assiette spatial – comprendre volant - j’te. » Il s’arrête les yeux aggripés aux autres, mordille sa lèvre, signe avant-coureur d’une faiblesse grandissante. Qu’est-ce qu’il lui ferait de toute façon.
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Ven 19 Jan - 15:05

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Les pensées se mélangent, de grandes boucles croisées, mouvements lancinants. Ça tourne, ça tourne, ça tourne, de l'autre côté de mes paupières closes. Ça tourne et ne me laisse que quatre sens engourdis. Éthérés par l'alcool. Enveloppant mes narines, ta respiration tiède entraine directement le creux de mon ventre dans une danse effrénée. Déglutition. Ta voix effleure mon tympan, doucement, presque fébrilement. Et ça tape, ça tape, tape fort à l'intérieur. Déglutition encore, quand viennent simultanément le toucher et le goût. Je sens mon poing aux jointures blanches, agrippé à ta chemise, comprimé entre nos deux cœurs battants. Il cède, s’aplatit, devient caresse sur ton torse. La chaleur. Celle de nos fronts collés, et les frissons jusqu'aux bouts de mes pieds quand tes doigts pianotent ma nuque désarmée. Ça bascule derrière mon front, inévitablement, les bouches se rencontrent, se dégustent. Et ma main qui redescend, harponne ton bassin, l'attire tout contre le mien. Intimité électrique, j'en mords ta lèvre de l'effet que tu me fais. Te dévore comme le feu qui lèche l'âtre des cuisines. Mais c'est la gueule entrouverte, regard finalement incliné vers un plafond flou, que je récupère mon souffle, ou plutôt que je le perds. Qu'il s’accélère ; contraint à la torture de tes mots, de tes gestes. Tu m'rends dingue Arty, comme c'est pas permis. Enfin, ou déjà, je ne sais plus, ça s'arrête. Alors je pose mes iris nébuleuses sur ton visage, ne comprends pas ce qu'il s'y passe. Y'a le reflet du feu dans tes yeux clairs perdus plus loin. À quoi tu penses ? Pourquoi j'me préoccupe de ça ? J'étais ici pourquoi au fait ? ..Ah oui bien sûr. Exactement pour ça. Mes doigts libèrent ta taille en même temps que tu me repousse en arrière.


De trois pas je vacille, ne comprends pas c'que tu dis. Y'a des boursouflets ici ? Et puis, on s'en tape non, en fait ? La rupture du contact me ramène à ma première préoccupation. La potion. Joignant ma baguette à mon coup d’œil incertain, je balaye la pièce en scandant plusieurs #accio remède qui restent sans réponse. Sourcils froncés tandis que je déambule contre les murs en scrutant les étagères. On y voit rien à la seule lueur de la cheminée et quelques torches en veille. Je décide de m'aider à coup de grands gestes, débarrasser l'inutile, trouver des flacons. Mes iris claires s'attardent sur une bouteille sombre dont je renifle le goulot avant de la projeter violemment contre la dalle. Dégueul*sse ! Obsédé, je tripote, retourne et scrute tout ce qui se trouve à ma portée. Sans succès. Visiblement, va falloir jouer aux elfes de maison. Enfin pas moi. Toi, Arty ; puisque t'es si malin. Je réfléchis pas longtemps et attrape un chaudron que je manque de faire tomber. Désormais bien serré contre mon ventre, j'y déverse à renfort de grands mouvements circulaires tout ce qui se trouve sur le meuble. Paprika, coriandre, sel de mer ; vanille, poudre d'amande, huile de colza ; le garde manger y passe. Une bonne moitié s'écrase au sol, rependant partout des parfums de curry, poivre, menthe et autres saveurs culinaires que je n'identifie même pas. Mes baskets glissent sur la dalle souillée, je me retourne, déterminé. Après une dizaines d'enjambées périlleuses, le chaudron s'échoue sur une table non loin de toi et je le rejoins. Assis en tailleur sur ton désigné plan de travail, je ne peux retenir un éternuement avant d'annoncer en pointant le butin amassé :


— Allez là, au travail. Fabrique-moi le remède. Sans lâcher tes pupilles, en tout cas du mieux que je peux, j'attends que tu commences. Et finalement, dans un soupir, je rabat ma mèche de cheveux en arrière : j'ai soif. À nouveau armé, je pointe un recoin inexploré en prononçant un premier #accio Whisky pur feu ; ils ont toujours ça au château, partout. D'ailleurs le trophée sort aussitôt de sa cachette pour traverser la salle et s'éclater dans un grand bruit complètement à l'opposé. Je rigole un peu avant de recommencer. On y était presque. La bouteille atterrit sur la table sans que je ne puisse l'intercepter, elle poursuit sa glissade jusqu'à la chute dans un parfait splaf ! Éclat de rire qui explose à son tour, comble les fissures de la vieille Poudlard. Une dernière fois, je récite la formule et célèbre ma victoire d'un baiser sur l'objet désiré. Le bouchon aussi s'envole et dans mon œsophage coule une longue gorgée brûlante. Babines mouillées, bouteille d'une main, baguette de l'autre. Je rythme mon attente, bras remuant, à la façon d'un chef d'orchestre, les yeux fermés. Équilibre précaire, buste qui chancelle, impossible de résister, je me laisse tomber, couché.


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Mar 23 Jan - 22:49

Mais. Et ses boursouflets ? Devant l’agitation surprenante du Serpentard, les yeux d’Arty vrillent. L’autre s’en fichait de ses boursouflets perdus. Complètement. Voire de leur baiser, même pas il avait demandé à recommencer. Le tournage de dos, ça lui fait toujours le même effet, une pointe de susceptibilité dans l’estomac. Sa baguette volète pour trouver un soi-disant-quelque-chose d’important. Le Blaireautin le suit du regard, totalement abandonné au doute qui l’assaille. Qu’est-ce qu'il était en train de faire exactement ? Il lève les yeux au ciel, pincement exaspéré, alors que le verre heurte le sol. Les bourrés violents, non merci, les bourrés câlins, pourquoi pas. Ses mains s’emparent de ses mèches tourbillonnantes, voici qu’Élius s’inventait magicien des grands chemins avec des ingrédients abracadabrantesques, « Qu’est-ce que ? » devant la maladresse alcoolique du jeune homme. Le chaudron avait l’air gigantesque, quoi que trop petit pour toutes les idées que le Vert & Argent voulait faire entrer à l’intérieur. Un dernier secouage de tête, non non non non, devant l’incompréhension surchargée. C’est qu’il en avait presque aussi oublié ses boursouflets.
Il remue alors, l’air gonflant ses joues déçues d’enfants, il n’aurait pas d’autre baiser, pas pour l’instant.

Son regard se promène sur les dalles des cuisines avant d’être interpellé. Est-ce qu’il était en train de lui donner des ordres là ? « Heu t’as cru ? Fabrique le toi-même ton remède. » Un peu dur. Ajoutez un wesh à cette phrase fameuse. Haussement d’épaules pour se concentrer sur sa mission de l’instant. En plus, quel remède ? C’était pas avec gloubi-boulga qu’il avait commencé qu’il soignerait quoi que ce soit, comme par magie. Poudlard d’accord, mais il y avait des limites. Il se rend compte brusquement, il commence à s’énerver sérieusement. L’autre là, complètement déphasé, leurs lèvres rencontrées et si soudainement oubliées, et ses boursouflets. Ne pas le regarder faire l'idiot, surtout. Il perd patience. Grogne lorsqu’il entend d’autres bouteilles éclater autour et pas loin. Le trio de créatures poilues allait prendre peur, et puis bordel il n’était pas nounou. Chacun son job. Il s'incline pour scruter les rainures de la pierre, comme si.
Oh. Juste là. « Héhé, found you ! » Ils s’étaient regroupés, chaleur boursouflette, une sorte de protection nécessaire face à cette vaisselle et ces bouteilles brisées. Il se saisit des boules de poils, sur les épaules et la tête, en se dirigeant vers l’autre affalé sur la table, une bouteille de whisky pur feu à la main. Pas sautillant légèrement, évitant çà et là les bribes de verre. Il soupire.

« Il te manque du liquide, c’trop sec. » Son coup d’œil à l’intérieur du chaudron lui allume le cerveau. Pupilles malicieuses vers le jeune homme couché juste à côté. Après tout.
D’un bond maîtrisé, le voici de nouveau sur la table, à genoux devant le chaudron beaucoup trop grand. Il se penche adroitement au-dessus du Serpenteau, sans le quitter des yeux, s’attarder sur le toucher qui dure et qui fait tout gambader à l'intérieur, notamment le coeur, avant de s’emparer de sa bouteille. « J’t’emprunte ça » d’un sourire qui s’étire. Verser le tout dans le récipient, extrêmement content le Arty, absolument fier de sa future bêtise. Il mélange en secouant du mieux qu’il peut le chaudron, précieusement, parce qu’évidemment, il ne s’agit pas de faire tomber les fameux Huey, Dewey et Louie bien calés.
Ça ressemble à rien, il évite d’ailleurs de regarder le contenu, ça pourrait lui faire lever le cœur. « Aloooors, maintenant je laisse un peu poser. C’t’important. Ou pas, enfin, il fait semblant. D’une main joyeuse, il prend le mignon qui résidait entre ses cheveux. La première étape du remède, très cher : le contact avec les Boursouflets. Je te présente donc, Louie. Tout tremblant, qu’il dépose délicatement sur le front du Serpentard. Bouge pas, sinon tu vas tout faire capoter. Main s’assurant que la créature ne gigote pas non plus. Ensuite, voici Huey. Qui prend sa place sur le haut du torse du garçon. Le Blaireautin se retient de pouffer, c’est que l’opération était laborieuse. Enfiiiin, the last but not least, Duey ! » Tel un trophée sur le ventre.

Il s’éclaircit la gorge, ses yeux roulent du chaudron jusqu’à Élius, inversement, plusieurs fois. Il fallait maintenant trouver un moyen de lui faire boire le répugnant remède. Sa moue réfléchit, vite, quelque chose. « En fait, le poil de Boursouflet est réputé pour aspirer le mal des sorciers. Si si j’t’assure, comme les sangsues, tu sais ! » Il hoche la tête consciencieusement, il y croirait presque lui-même à sa propre histoire. Alors, oui, vous vous posez la question, évidemment que le pouvoir du poil de la gentille créature peut traverser les vêtements. Mais c’est un détail. Sa tête, valsante, vient alors surplomber le visage du Vert & Argent, iris rivées. Ça le chatouille de partout, de ne pas se ruer sur les lèvres humides, là. « Alors, tu sens du changement ? La deuxième étape t’attend. » Bizarrement, plus de trace d’énervement, juste de nouveau, le jeu. Quant à la culpabilité de tenter de se jouer d’un adolescent éméché ? Carrément absente.
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Jeu 25 Jan - 1:06

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Sous la Grande Salle, le chaos. Sur le chaos, un radeau. Naufragé noyé dans l'alcool, je gis, et mes jambes, comme deux pendus, se balancent dans le vide. Mes idées voguant au plafond sont, elles, pleines de révélations. Écume ballottée dans lesquelles mes iris sont embourbées. Ça en éclabousse ma bouche engourdie qui tressaille devant les assauts de mon cerveau. Parfois une bulle se dessine et éclate dans l'air lourd des cuisines. Bras pointé en direction du ciel. Hé, tu crois qu'les elfes pourraient m'projeter jusqu'là-haut ? Libérés, les mots retombent, fine pluie postillonnée sur mon front moite. Comme la bouffe. J'ai faim. Par réflexe mes doigts serrent un peu plus fort la bouteille de Whisky. Ce mélange d'épices, ça sent "presque" la pizza. La mandarine au chocolat, aussi, quand la table remue à côté. Ma tête se tourne vers une soudaine chaleur, sur ma main agrippée au goulot collant. Capturés par la douceur de ton geste, deux yeux égarés remontent jusqu'à ton sourire ravageur. Qui disparait. Trop tard ; dans un glouglou d'adieu, le liquide pleure son désespoir, et moi, j'me marre.


À peine le temps d'à moitié fermer mes paupières alourdies par l'alcool, qu'arrive la suite du programme. Genre, en gros plan. Louie ? Mon nez se retrousse au contact des affreuses petites pattes du boursouflet. Les sourcils froncés, je sens l'animal s'agiter. Nanmeh attends ! Accrochant mes pupilles inquiètes à ton expression assurée, j'vois une deuxième boule de poils approcher. Kestufé ? Ça tremble sur mon torse, réveille ma peau qui frissonne. Mais suspendu à ta démonstration, je reste immobile. Sage, et même un peu souriant, spectateur docile. Sans compter le sursaut incontrôlable qui anime mon ventre à l'atterrissage du dernier. Qui ? Peu importe, ça frétille de partout, macule de sensations mon corps réceptif. Difficile de t'écouter en vérité, tellement j'ai envie de rigoler. Ça chatouille ! Poings serrés et jambes battant la lumière tamisée, je résiste à tout envoyer valser. Enfant de spectacle, j'en ai déjà vu des numéros, mais toi, Arty, tu fais toujours dans l'originalité. T'embrouilles tant qu'j'ai oublié pourquoi on est là.


C'est pas ton visage qui va m'aider. Nos regards harponnés, y'a quelque chose, de plus massif que des griffes de boursouflet, labourant mon buste entier. T'as dis quoi ? Parce que, babines entrouvertes, j'tapais un fixe sur ta constellation de grains de beauté. Plus loin, un bocal tombe, vestige d'une fouille mouvementée, termine sa chute dans un bruit d'éclats qui déchaîne les animaux terrifiés. Aiïiïe ! Aux pattes turbulentes, s'ajoutent quatre mains galopantes et trois plaintes stridentes. Tout est flou, volatil et empreint de maladresse. L'un s'échappe de lui-même, je crois, vers la dalle ; grand saut plus ou moins maîtrisé. Je me redresse et tu récupères le deuxième, je le sais, à ton exclamation victorieuse. Mais ça continue de piétiner sous mon t-shirt, se faufile derrière, devant, se dérobe à mes bras contorsionnés. Pas moyen d'attraper le tortionnaire. Tin, vazyyy ! Incapable d'me calmer, j'tire sur le dos du vêtement par dessus ma tête pour l'en extirper. Soupir de soulagement, une fois la folle course de l'animal stoppée. Assis au bord de la table, essoufflé, le dos voûté, j'tiens entre mes doigts le t-shirt qui abrite la dernière bête, tremblante mais bien vivante. Doucement, mes mollets reprennent leur balancier, danse rassurante de l'enfant perdu. Les coudes posés sur mes cuisses, j'ajoute en observant la boule apeurée :


— J'crois qu'ça a foiré. Nan parce que je devais pas bouger, c'est ça ? J'sais plus c'qu'on faisait, en fait. Tu sais Arty, dans mon cabaret, les boursouflets sont en liberté. Petits doudous des coulisses pour les filles, matière à papouiller. Enfin, quand je ne suis pas là. On rentre seulement de vacances et j'en suis déjà anémié. J'veux un câlin. Un dernier coup d’œil à la bestiole avant de me pencher, la délivrer au sol. Sans faire exprès, j'lâche le T-shirt avec, mouvements pâteux. Dans un soupir j'étire ma colonne, secoue ma mèche et tends un bras vers toi. À tâtons, cramponner ton pantalon. Baboum. Viens. Tirer, ramener ton corps tout près. Baboum. D'une deuxième main en arrière, chercher ton autre jambe, les faire venir de chaque côté de ma taille. Sentir dans mon dos ton cœur qui tape en rythme avec le mien. Les yeux fixés sur le mur d'une pièce qui n'existe plus, resserrer tes bras autour de moi. Baboum_baboum_baboum. Mordre ma lèvre et abattre mes paupières devant la vague de sensations. Suspendre le temps. Juste, rester là. Jusqu'au chant d'un boursouflet inspiré. Ah, oui, c'est vrai. Une pointe de regret s'écoule le long de ma voix capiteuse :


— C'était quoi, la deuxième étape ?


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Ven 2 Fév - 18:23

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Reviens ici petit scrogneugneu ! C’est-à-dire à peu près les pensées d’Arty alors qu’il s’était brusquement relevé et que ses doigts s’enroulent autour du poil tout doux du Boursouflet fuyard. Il tremblote tellement qu’il a envie de le serrer contre son cœur, il paraît que la chaleur torsale, ça calme et guérit. Selon les dires d’une série télévisée moldue extrêmement connue d’il y a une centaine d’années. Mais tout ce qu’il peut faire c’est passer son doigt sur le minuscule nez de la bestiole apeurée tandis qu’il jette des grains de rires dans les cuisines, le dandinement d’Élius sous les pattes d’un autre intrus poilu oblige. Il tente tant bien que mal d’ignorer que l’autre vient de se défaire de son tee-shirt, de faire taire les pétillements crépitant dans son ventre à cet instant. Il dodeline de la tête lorsque l’annonce parvient à ses oreilles. Effectivement, la première étape venait de tomber à la renverse chatouilleuse. Le Blaireautin hausse les épaules, peu lui importait en réalité. Dans sa tête là, il était déjà passé à autre chose. Notamment aux parcelles de peau découverte. Difficile de faire autrement d’ailleurs, tandis que l’autre réclamait désormais un câlin. Ça le fait sourire, avant d’obéir - et au passage de déposer le Boursouflet sur le bois de la table - et d’entourer de ses jambes, de ses bras le Vert & Argent. Le fait qu’il réclame sa présence, là, sa proximité, ça lui électrise les neurones. Plus rien d’autre que son torse cramponné à son dos. Le cœur tambourine. A croire qu’il voudrait traverser les différentes couches d’épiderme pour aller rejoindre l’autre. En mode romantique ici.

Il pose son front dans la nuque du Serpentard. Laisse vaciller quelques instants son souffle sur le haut de sa colonne. Sa voix et sa question le réveillent. La deuxième étape de quoi. « On s’en fiche. » Complètement. Il n’allait plus se lancer maintenant dans une procédure faussement médicamenteuse pour un mal dévorant inconnu. Parce que pour cela il faudrait résister à l’appel du corps, à la tentation qui se trouvait entre ses doigts. Impossible. Comme une seconde différente qui claque au-dessus des autres, marquant le moment de départ, il s’agrippe doucement au ventre d’Élius. Les lèvres s’aventurent alors dans la nuque, délicatement, y dépose des pointes d’étincelles, glissent vers l’épaule pour à peine s’attarder sur la marque de la griffure. Le bout des doigts s’échappe afin d’aller se dérober dans les cheveux du jeune homme, accompagnant des baisers plus insistants qui remontent furtivement vers le cou, puis l’oreille. Le Poufsouffle ne pilote plus rien, absolument guidé par la fureur qui se dégage de sa poitrine, besoin d’assouvir cette flammèche pulseuse. Pour cela, laisser ses dents flâner sur le lobe d’oreille semblait être un bon début. Il s’interrompt un instant, le temps que sa voix effleure le tympan du Serpenteau. « Tu veux toujours passer à la deuxième étape ? » d’une intonation rieuse parce qu’évidemment il trouvait sa propre proposition ridicule.

Cela avait la vertu de reposer le cœur avant qu’il ne s’emballe totalement et en devienne douloureux. Mais pas que. Il se devait de calmer la déflagration des entrailles, ne pas trop s’avancer, prendre son temps. C’est là que le renversement de situation lui secoue brutalement le front. Alors qu’Élius avait débarqué accompagné d’une violence rageuse contre lui, les voici l’un contre l’autre. D’un clignement d’yeux il bouscule cette incompréhension, sûrement l’alcool. Puis clairement, il n’était plus question de lui faire boire le liquide répugnant qu’il avait concocté dans l’idée de s’amuser. Il avait maintenant un tout autre dessein afin de se distraire. Bien qu’il se leurre lui-même avec cette perspective. Comme s’il était juste question de se divertir, c’était bien plus, il le savait. Son corps frémissant, ainsi que ses lèvres actualisant encore le souvenir de la peau de l’autre lui disaient tout le contraire. Loin d’être de l’amusement.
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Lun 5 Fév - 22:21

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Dans la pénombre des cuisines, un tableau éclaboussé d'alcool, épices et verre brisé. Ici, improvisation d'un Caravage aigre-doux tapissé d'une innocence toute relative. Au sol, la dalle maculée de reflets crépitants, et sur une table, deux enfants enlacés. Partout, la chaleur accapare, étouffe. Ça tourne encore et toujours derrière mon front basculé. Chavire sous mes paupières abattues. Le temps se fragmente en un millier de morceaux à mesure que tes lèvres tamponnent ma peau frissonnante. Par ma bouche entrouverte s'échappe l'expiration tiède d'un désir à vif. J'en creuse mon ventre, le contracte involontairement, d'y sentir tes mains agrippées. L'appétit se propage jusqu'à mes doigts fermement plaqués sur tes cuisses. D'un mouvement, tu remues mes cheveux et toutes mes pensées. Esclave de ton étreinte invasive, je souffle sous la torture de tes dents à mon oreille. Arty... Tout est tellement embrouillé, t'as pas idée. Ta voix frôle mon tympan et, la mâchoire brusquement serrée, je ne sais plus à quoi je dois résister. Juste, me laisse glisser. Mes pieds touchent terre et mes yeux s'ouvrent sur la noirceur d'une scène tourmentée. Je pivote face à toi.


Tire sur tes jambes pour te rapprocher. Lacère ton visage d'ange à coup de pupilles dilatées. T'es qui Arty pour t'emparer comme ça de mon esprit ? Ça tape, se démène à l'intérieur de mon buste dévoré. Mais la latence a assez duré. Toutes mes retenues sont fissurées. Cramponné à ton bassin, j'anéantis les derniers centimètres, plonge sur tes lèvres venimeuses. Autant de passion que d'aversion dans ce baiser. Mon emprise remonte le long de ton corps, j'pourrais tout aussi bien te repousser. Et j'le fais peut être, un peu, en même temps que j'te sers contre moi. Les contradictions ne cessent de s'enchainer. Paumes ancrées de chaque côté de ta tête, j'me donne l'impression de contrôler. Bouffe tes babines, gosse affamé. La respiration se fait ardente, hachée par ma langue avide de rencontrer la tienne et ton museau entier. Nos bassins collés me rendent complétement fou, les mains descendent, libèrent tes joues et saisissent ta chemise pour la déboutonner. Mais les gestes sont imprécis, embourbés, perturbés par la fureur. Sans jamais détacher nos bouches, je m'acharne sur le tissu qui fini par s'ouvrir, expropriant au passage quelques boutons. Et mes caresses immédiatement capturent ton torse battant. Puis sans prévenir, la fièvre se transforme en animosité.


Parce que c'est vrai put*in Arty pourquoi ce sourire ? Tu t'amuses, c'est ça ? Tu te fous de moi ? Impossible pourtant d'arrêter de t'embrasser, même quand je grimpe sur la table pour davantage te dominer. Les doigts empoignent tes cheveux, emportent en arrière ton masque insupportable. Sur toi j'tombe, m'affale sans le vouloir, avant de me redresser sur un bras. Mon regard se perd dans tes traits flous, j'suis essoufflé. Du bout de l'index, je sillonne tes commissures attirantes, voyage jusqu'à ton menton que j'attrape pour le tourner. Entre douceur et rage je ne choisirai pas. Tu m'auras entier. Mes narines effleurent ton cou, s’imprègnent du parfum de nos peaux mêlées. Si j'appuie si fort sur ton visage, c'est que j'ai peur de ne plus maitriser. Sombrer à contre sens le long de ton artère, chuter aux creux de ta clavicule, mordre ton épaule puis, à nouveau, tout envoyer péter. Tentative numéro trente de récupération de contenance, je secoue mes mèches désordonnées. Attention, retiens-moi, dans deux secondes, je m'en vais. Première basket à la mer et mes iris déjà envolées.


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Mar 6 Fév - 12:37

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C’était différent d’avec Mary. C’est la première idée qui s’emmêle dans ses pensées foudroyemment bousculées, idée qu’il a démangément envie de chasser. Mais c’est ce qu’il pense alors que l’autre l’embrasse rageusement, il n’y avait absolument rien de barbe-à-papaesque dans le percutement des lèvres, de tout doux, de mielleux. Au contraire. Il l’avait encadré de ses jambes, avait fait remonté ses mains le long du dos nu du jeune homme, parce que ce n’était pas pour ça qu’il n’appréciait pas chaque miette furieusement étincelante qui s’échappait de leurs baisers. Il avait laissé ses tempes tambouriner au rythme du cœur sous les mains du Serpentard. De toute façon, il ne s’en échapperait pas, jamais. Ça avait bouillonné davantage, surtout dans le haut, là, sous les doigts maladroitement mal avisés qui essayaient de le défaire de sa chemise, triomphalement, des boutons s’étaient fait propulser, mais à peine les avait-il entendu couiner. Parce qu’il est concentré ailleurs, forcément, complètement à sa merci, il aurait juré que d’infinitésimales braises s’échappaient de son torse. Sous le feu ardent des caresses, là, qu’il réclamait encore.

Brièvement, il avait passé sa langue sur ses dents, émettant ce fameux bruit de tiquement. Non, il ne se fiche pas de lui. Oui, il sourit. Parce qu’il y avait là quelque chose de cathartique, comme des explosions qui avaient attendu à l’intérieur, patientes et refoulées, le moment propice pour jaillir. Apparemment, c’était maintenant. Et effectivement, c’est avec un enthousiasme paisible – bien que contradictoire – qu’il épouse le mouvement d’Élius, en réalité, l’embrasement du Vert & Argent le soulageait, tout simplement. Comme si. Meant to be. Quelque chose qui se recollait enfin. Une fusion trop longtemps désirée. Alors de ses mains gambillantes le Blaireautin avait plaqué leurs ventres, pinçant éperdument sa lèvre inférieure tandis que l’autre le maintenait en arrière, le dévorant du regard. C’est la première fois qu’il héberge ainsi la vulnérabilité. Finalement il se retrouve à fixer le décor, les bibelots et ustensiles posés plus loin, autant fermer les yeux. Imprimer sous l’os frontal toutes les sensations qui se dégagent du cou et autres creux, il s’en mordrait les doigts, ne serait-ce que pour étouffer ses jouissants murmures.

Mais les paupières s’ouvrent en même temps que les sourcils se froncent, soudainement. L’autre s’échappe. Non, non, non. Il se redresse vivement, du bout des doigts accroche la ceinture de son pantalon, le rattraper. « Tu restes là. » Pas question qu’il s’en aille. L’autre main s’accapare de son regard, du moins, de sa joue. River les yeux. Bien qu’il n’avait pas pu passer à côté du mouvement accordéonesque du Serpentard depuis le début. Se rapprocher, s’éloigner, continuellement. Mais toujours, back to him, pour le moment. Ainsi, peut-être qu’il devait l’attacher, tout contre lui. Belle entreprise. Ses mains se glissent derrière la nuque du jeune homme, ramène sa bouche, son corps where they supposed to be. De nouveau allongé contre le bois, il capture la lèvre de l’autre de ses dents mordillantes tandis que ses doigts s’en vont, se faufilent, caressants, les côtes, puis dessous, bien en dessous. Ils papillonnent autour du bouton du pantalon, frôlent le bas du ventre, l’aine. Poursuivre ce qu’ils avaient commencé. Il laisse ses caresses se suspendre, un peu. Parce qu’il n’était pas capable, lui, de résister, de mettre fin à l’incandescence qui prenait cette table.
Le bouton saute. Ses doigts, euphoriquement emballés, viennent à explorer l’élastique du sous-vêtement. Il soupire. Il recule son visage, colle l’arrière de la boîte crânienne contre le bois, laisse un instant ses yeux fureter leurs mèches de cheveux sûrement mélangées. Quelques chuckles s’échappent alors d’entre ses dents illuminées, accompagnant l’espièglerie des pupilles. Le fripon. « Avec un sang-de-bourbe ? Vraiment ? » Ça l'amuse. Clairement c'était la minute appropriée pour refaire surgir cette insulte précédemment distribuée. Alors que les doigts avaient rythmé la question, commençant à serpenter sous le tissu du pantalon.
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Dim 11 Fév - 21:18

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Les nœuds s'enroulent, déroulent, se mêlent et serpentent, rampent à l'intérieur du bois. Mille années de service n'ont pas fatigué les tables ensorcelées. Sûrement qu'elles en ont vu passer, des élèves éméchés. Impassibles spectatrices d'histoires répétées. Ce soir pourtant, c'est différent. Les protagonistes sont uniques, impossible à imiter. Dans la pièce flotte une fièvre inégalable ; du jamais vu par le passé. Contre l'essence protégée, cinq doigts agités s'enfuient que tu ramènes jusqu'à toi. Et mon visage indécis, détourné de son évasion, enfermé par tes yeux, capturé par tes lèvres. Balloté d'un côté à l'autre du fil de mes émotions, je ne peux pas résister. Replonger, immédiatement et sans retenue. Abandonner définitivement la tentative numéro trente pour retrouver ton corps brûlant. À nouveau mon ventre se creuse sous tes caresses, mes narines se gavent de ton parfum, mes dents empreignent leur fureur sur ta peau savoureuse. J'ai quelque chose à vous dire : j'l'ai jamais fait avec un garçon. Les occasions se sont pas présentées, puis surtout, on a tendance à oublier ; j'ai seulement quinze ans. Il y a bien eu, des fois, tripotages dissimulés au fond des coulisses du cabaret. Un jeune précepteur, quelques habitués séduisants. Des rencontres furtives. Peu intenses, jamais autant que ton index jouant dans l'élastique de mon boxer. Ensuite, sous mes pupilles dilatées, le renversement, encore.


J'aurai dû le prévoir, anticiper. C'est la rage qui arrive, dévaste l'envie, s'empare de mes tempes battantes. Put*in, je le savais ! Depuis le début, dès les premiers doutes, tout arrêter. Mon buste se redresse et j'arrache ta main sans délicatesse. C'EST ÇA, LE BUT DE TON P'TIT JEU ? La mienne cramponne le bord du chaudron. Au-dessus de toi, je soulève le récipient rempli de ta mixture et toute ma haine. M'HUMILIER ? Le venin se déverse de ma bouche et le liquide contre mon torse. M*rde ! Un dernier effort pour l'incliner du bon côté avant de me rendre compte qu'il est presque vide. Projetant l'objet au sol, je hurle ma colère et retombe, bras tendus de chaque côtés de ta tête. Impossible de regarder plus longtemps ton visage que je tourne, cette fois, sans passion. Je voudrais pouvoir l'écraser. Essoufflé et la mâchoire serrée, je ne parviens cependant pas à te blesser davantage. Râââh ! Le rugissement s'échappe en même temps que moi de la table. Encore un peu alcoolisé, trois ou quatre pas me sont nécessaires pour recouvrer l'équilibre. Et le fil de mes pensées embrouillées. Sans arrêter de fulminer, je cherche ma baguette dans la pièce chaotique. Les enjambées sont hésitantes, mes doigts s'accrochent aux meubles, fouillent la dalle, chassent l'inutile. Tu fais chi*er Arty ! J'étais beaucoup mieux pendant les vacances ; loin de toi et ton foutu philtre d'a - Attends ?


Expression figée. Accroupi, je démêle intérieurement les informations. Sans toi, pas de philtre pendant une vingtaine de jours. Alors pourquoi je n'ai pas cessé de penser à tout ça ? Pourquoi j'ai eu l'impression que tes traits étaient logés en permanence derrière mon front ? Pourquoi j'ai même eu envie de parler de nous à Maman ? C'est quoi ? C'EST QUOI ? Des questions accompagnant mon ascension et ma progression jusqu'à toi. C'est un truc que j'connais pas, c'est ça ? Les poings serrés, je continue de balayer le désordre du regard avant de le planter dans tes iris claires. Insupportable de te voir face à moi, j'en ai le cœur qui tambourine de plus en plus fort de pas comprendre c'que tu m'as fait. Désemparé, je déborde d'un rire sec, brisé, secouant vivement mes épaules nues. C'est un truc de moldu ? Trois secondes suspendues, puis je pivote, reprends mes recherches effrénées. Tenant d'une main mon pantalon mouillé.


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Lun 12 Fév - 16:59

Il avait suffi d’une seconde, toute petite, qui armée de son aiguille – ou de son marteau comme vous voulez - avait tout fait voler en éclats, beaucoup, d’un coup, plus de passion. Furieusement. Même pas le temps d’être déçu devant la fin subite du scénario. Il aurait dû s’y attendre en réalité, mais pas vraiment, ça le prend de court, ses mèches s’envolent de surprise. Le Serpentard lui hurle dessus – littéralement - après l’avoir repoussé brusquement. Il avait mal pris le retour à la réalité, comme si ses origines moldues ne pouvaient être ignorées. Comme si c’était vraiment important. Mais il ne peut pas s’attarder sur sa propre susceptibilité. Pas maintenant. Parce que les crises du Vert & Argent aussi étaient impressionnantes, merveilleux spectacle, plutôt comique d’ailleurs. Élius était visiblement de ceux qui aimaient mélanger les genres, la colère drôle. Alors Arty pouffe. C’est vrai que l’autre était bourré. Crème de corps hydratante au whisky pur feu, sûrement aussi purifiante, du coup, cette lotion. Juste, pourvu qu’il ne revienne pas se coller à lui. Il tourne la tête, se laisse être figurant passif de la rage du désiré. En fait, ça le fait rire. Il se redresse en même temps. Le suit des yeux. Il aime bien la scène, la décortique du mieux possible. Oh, c’est que l’autre avait l’air d’avoir subitement capté quelque chose. Oui, il le voit s’illuminer, ou plutôt s’enflammer de nouveau. Excellent. Arty comprend. C’était pour ça qu’il avait l’air si énervé. Il l’accusait de l’empoisonner contre son gré. Il avait envie de lui dire. Que s’il pouvait fabriquer un philtre d’amour ça ne serait pas à lui qui le donnerait. Ou peut-être que si. Il ne sait pas, mais ne pas ouvrir la bouche. Surtout, qu’apparemment il n’avait pas besoin d’un tel artifice pour attiser le Serpenteau. Ainsi, à cet instant, laisser l’autre se consumer tout seul. Il finirait bien par se fatiguer.

Il lève un sourcil d’interrogation tandis que les yeux d’Élius s’accrochent aux siens. Il avait l’air complètement désemparé. Il se demande, brièvement, mais qu’est-ce qu’il se passe dans ta tête bordel pour qu’tu réagisses comme ça. Ah oui, effectivement, c’était forcément quelque chose qu’il ne connaissait pas. Un truc de moldu comme il dit. Peut-être, après tout ils étaient noyés dans le rose nuageux des comédies romantiques, le fameux il faut être à deux pour être heureux. Mais Askin n’en démord pas, décidément, ça devient redondant. Et ça pique le Poufsouffle, en plein milieu. « T’es sérieux ? » Bien sûr, il avait fait une blague, visiblement extrêmement, très mauvaise. Puisqu’elle avait mis fin à l’ardeur pour faire place à la fureur. Parfois, il devrait apprendre à se taire. « Ce serait si humiliant ? » Jamais ses origines ne lui avaient si violemment sauté à la gueule. Enfin, je veux dire, évidemment, d’autres avaient ri, avaient essayé, n’avaient pas compris non plus à quel point il n’était qu’un moldu avec une baguette magique. Mais là, c’était différent. Largement plus blessant. Il lui en ficherait des trucs de moldus dans la figure tiens. D’ailleurs, il s’y voit déjà, au cinéma, par exemple, ce serait cocasse. A cette pensée, ses yeux sourient. Bizarrement, il ne pouvait pas être seulement vexé des insinuations blessantes de l’autre sur son molduisme, ses vieilles idées de sorcier sang-pur l'amusait. Mains rivées sur le bord de la table, jambes battant le vide, il préfère être un véritable spectateur attentif devant l’affairement du jeune homme.

« T’sais Élius, être amoureux c’pas un truc de moldu. Enfin, il croit, après tout, il n’avait jamais étudié les relations amoureuses chez les sorciers, mais il était presque sûr de ne pas avoir tort. Puis pas besoin d’un philtre d’amour, t’es déjà sous mon charme. » Il balance des paillettes de son rire dans les cuisines. Mais c’est parce que ça avait été clair très vite pour lui, lorsqu’il l’avait revu, que son cœur s’était emporté, emballé intensément, qu’il y avait là des sentiments qu’il n’avait pour personne d’autre. « Et oui, j’suis made in moldus. J’peux rien y faire, désolé, va falloir qu’tu travailles sur ta façon arriérée de penser. » Il quitte la table de bois, fait quelques pas en faisant mine de réfléchir profondément. « C’est vraiment ça le problème ? Que j’sois moldu ? ou ? » ou t’as jamais été amoureux de ta vie et tu sais pas comment faire ? C’était sûrement ça, mais il ne termine pas, la psychologie de comptoir ce n’était pas son truc. Et il n’allait certainement pas se lancer dans l’analyse des sentiments du Serpentard, il avait déjà suffisamment à faire avec les siens.

Finalement, il soupire. « Azy trouve moi Odette que j’puisse partir là. » Brutalement une phrase que le Serpentard avait dit précédemment le percute sur le coin de la tête, une roche saillante. Il l'avait dit lui-même. Peut-être que ça ne pouvait pas fonctionner. Après tout, pourquoi s'évertuait-il à se rapprocher d'un mec qui ne pouvait supporter les explosions étincelantes - intérieures, extérieures - avec un né-moldu ?
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Jeu 15 Fév - 0:41





Entre les dalles sillonnent péniblement mes pensées liquéfiées. Embrasées, complètement fondues par les nouvelles informations. Je fouille le sol et mon cerveau, en marmonnant une pâte inaudible. Pad'philtre. Yavépa d'philtre. Alorquoi ? Dans la pénombre, les mouvements sont maladroits, empêtrés. On retrouve par terre tout le déroulé de cette soirée. Depuis les premiers débris d'assiettes, jusqu'au chaudron échoué, en passant par tous les épices, divers objets et alcools répandus. Capharnaüm parfaitement métaphorique de la situation. Émotions décousues. Au dessus de ça, dans un coin de mon œil remuant, toi. Assis sur la table et qui ne me quitte pas du regard. Et même, m'apostrophe, ébréchant le silence réinstallé. J'me redresse. T'essayes de m'embrouiller ? Agacé par ce foutu pantalon qui n'arrête pas de descendre, j'prends la fabuleuse décision de le reboutonner en essayant de t'ignorer. Mes doigts flous ratent plusieurs fois la manœuvre, et ça tourne, ça tourne derrière mon front nébuleux. Enfin, j'y arrive. Balaye la scène en rabattant mes cheveux en arrière. Étire mon dos et reprends les recherches. Y'a peut être, à un moment, une bestiole qui s'échappe en couinant quand j'la déloge. Puis c'est moi qui couine, avant de lever les yeux vers ton allocution, index saignant enfoui dans ma bouche tiède.


Tes mots s'infiltrent, me creusent en arborescence, agrippent mes tripes. À reculons, je heurte un meuble et m'y appuie, t'observe rire. Amouquoi ? Vraiment ? D'où tu sors des expressions comme ça, plus grandes que nous ? C'n'importe quoi. Soudain, mes iris tombent sur ma baguette. Sans attendre, j'me déplace, vais la ramasser, tandis que tu continues à m'parler. De mes convictions arriérées. Tssss..., à croire que t'en as jamais vu, des moldus. T'es pourtant bien placé. Déplacé, d'ailleurs, puisque tu fais quelques pas dans la pièce maculée. T'évades du radeau à ton tour, prends possession de la scène chaotique. Ta chemise - définitivement ouverte - ondule au rythme de tes mouvements. À mon tour de te fixer. Enfin, presque. D'abord, je trouve mon t-shirt, y ressuie le bâton d'ébène et l'enfile, ensuite, j'lance un #Episkey à ma plaie et un #ConsectetuerDryer sur mon pantalon. Mine dégoûtée, je constate que sécher du poisseux ne suffit pas à le laver. J'ai envie d'une douche. Et j'ai faim. Ton soupir me ramène aux cuisines et mes baskets en direction du garde-manger. Un peu de sucre avant de continuer. Ou pour retarder c'qui va arriver. Je sais pas, j'vais bien trouver une pirouette, comme toujours. Jetant mon dévolu sur un bocal rempli de petites meringues, j'en fais croquer une entre mes dents puis, encore une sur le chemin jusqu'à toi.


Pot ouvert coincé sous le bras, j'enfourne une à une les douceurs sucrées en te dévisageant. Parce que c'est vrai quoi, m'en fous qu'tu sois né-moldu, j'sais qu'c'est pas d'ta faute, Marjorie l'est également. Ça m'a pas empêché de jouer avec elle. Les sphères craquantes réveillent mon palais engourdi. Bientôt mes pupilles brillent aussi, sautillent entre tes grains de beauté. J'ajoute en mâchonnant que j'veux juste m'amuser. Déglutition ponctuée par un craquement de bois dans la cheminée. Déjà mes incisives s'emparent d'une nouvelle sucrerie mais je souris, la récupère entre deux doigts et laisse apparaitre une expression plus légère. Tu sais, si tu préfères croire que j'suis sous ton charme, ça me va. Un sourcil levé et j'balance la meringue dans ma bouche aux traits mutins. Ce sera pas difficile, j'suis bon comédien. Tout le reste ? L'excitation de la traque sans doute. Surplombant tes mèches emmêlées, j'en pousse une de ton front avant de continuer à te regarder. D'un geste, j'désigne mes vêtements sales. Faut que j'aille me laver. Et repenser à ça... Amoureux. Si y'a bien une chose que le théâtre m'a appris, c'est que l'amour n'apporte que des ennuis. Secouant la tête de gauche à droite, je dépose le bocal sur une table avant de pointer ma baguette en arrière :


— #Alohomora sur le passage et #AccioOdette dans les airs. Le bâton aux teintes miellées arrive jusqu'à mes doigts tendus alors que j'suis en train de m'éloigner. Me diriger vers l'entrée. Dans le couloir sombre, je m'adosse et t'attends, main présentant l'objet convoité.


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Artemis Wildsmith, le  Mar 20 Fév - 23:22

Il s’en fiche alors qu’il criait à l’humiliation il y a de ça quelques instants ? Clairement, c’était un chemin complètement bosselé qu’avait pris le Poufsouffle ce soir. C’était parti dans tous les sens, et loin d’être terminé. Encore, dorénavant il avançait l’idée du jeu. Il n’avait pas tout à fait tort, cette façon d’aller et venir, constamment, bien qu’alors qu’il lui hurlait dessus précédemment il n’avait pas non plus l’air de se bidonner. Pour l’amusement, on repassera donc. Mais Arty décide de le croire, un peu, pour l’instant, faisant mine de réfléchir en se frottant les paupières fermées. Il n’y comprenait trop rien en réalité. C’était peut-être normalement voulu. Il n’y avait rien à comprendre. Puis c’est qu’il y avait bien des choses plus intéressantes. Des sucreries rondement blanches et pétillantes, par exemple. Il aurait pu, comme ça, furtivement lui voler la meringue qu’il était en train d’engloutir. Mais il est ensuite beaucoup trop occupé à contenir les tremblements dans le bas ventre tandis que les doigts du Serpenteau s’emmêlent à ses mèches de devant. Il allait devoir s’habituer aux pulsations.

Mais l’autre était déjà passé à autre chose, le sauvetage d’Odette. Pas trop tôt. Il s’attend à retrouver la partenaire rapidement en tendant la main dans le vide, non pas qu’elle lui avait manqué mais presque. Fausse alerte. Arty gonfle les joues avant de lever les bras, carrément déboussolé. Puis pris d’une folle envie de lui courir après, le retenir. Pour la baguette, notamment, bien sûr, puis sûrement pour autre chose. Un pas précipité avant un fameux « M*rde, les boursouflets ! » Le voici grandement ralenti, ses yeux s’agitent à la recherche de ses compagnons mignoneusement poilus. A droite à gauche, sous les tables et meubles, pousser la vaisselle cassée du pied. Ne me dites pas qu’il allait partir avec Odette dans les mains. Mazette.
Vite, là.
Ses doigts s’emparent des petites bêtes regroupées par leur instinct de survie câlinant. Ses mains forment un bol tout rond et un peu grand pour accueillir leur chaleur boursouflette – le retour. Ne surtout pas trébucher sur les ruines de la pièce.
Juste avant, les déposer près du bocal de meringues. Il en prend une pour la fourrer dans la bouche. Quand même, l’autre lui avait donné furieusement envie - la savourer alors qu’il sort des cuisines sans oublier les boursouflets. Laisser là le champ de bataille, lui tourner le dos non sans y avoir jeté un tout dernier regard. Ça le fait sourire.

C’était pire que les virages en montagne cette soirée. L’estomac du Blaireautin n’en pouvait plus d’être ainsi retourné, mais peut-être pas si désagréablement que ça. Parce qu’alors qu’il allait se précipiter, agacé, il avise qu’Élius le retient en quelque sorte, taquin, Odette à la main. Impossible qu’il le lui arrache indifféremment avec un salut-bonne-nuit-on-se-capte-plus-tard. Il se poste devant lui, regardant brièvement les alentours déserts & silencieux. Il répartit deux de ses compagnons sur ses épaules avant de déposer Louie sur celle du Vert & Argent. Profiter de la distraction pas discrète pour s’emparer d’Odette, délicatement. Il voulait étirer les secondes là, brusquement, les faire plus longues qu’elles ne l’étaient, prétexte pour ne pas aller se coucher.
Baguette désormais entre les dents, il essaie de reboutonner en vain sa chemise. Pour finalement hausser les épaules. Il rentrerait chez les Blaireaux ainsi vêtu – dévêtu. Odette se glisse alors derrière l’oreille du Poufsouffle tandis qu’il récupère le Louie abandonné pour le percher sur le sommet de son crâne.

Il désigne d’un geste invisible du menton – Louie oblige - le pantalon maculément encrassé d’Élius. Une phosphorescence taquine lui brasille alors le regard, il s’approche doucement de l’appuyé, du coin de sa bouche, cheveux tellement proches que le boursouflet aurait pu changer de nid sans qu’ils ne s’en rendent compte, juste lui glisser. « C’est dommage, j’connais une salle de bains fantastique. Celle des préfets, merveilleuse, non pas qu’il ait vraiment eu le temps d’en profiter mais tout de même. Une prochaine fois, peut-être. » Comme un truc à tester d’urgence, ainsi qu’une allusion qu’il ne pouvait pas laisser encastrée dans ses pensées, besoin de la partager.
Habité par la scène imaginée, sa main vient se loger dans le cou du Serpentard avant que ses lèvres ne dérapent volontairement. Elles télescopent pas tellement violemment celles de l’autre. C’est qu’il fallait mettre un point d’orgue à cette soirée. Consigner toutes les sensations déflagrantes à l’intérieur, puis relâcher relâcher soudainement, s’éloigner de quelques pas. Après tout, il lui avait dit vouloir s'amuser.

Il tournicote précautionneusement, salut poli pour souhaiter la bonne nuit, comme ça, silencieusement. Puis disparaît.


Arty's out. Merci amour
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Élius Askin, le  Mer 28 Fév - 16:46





L'eau brûlante s'écoule en torrent du pommeau, clapote mes clavicules, ruisselle le long de mes jambes, et termine sa course tourbillonnante entre mes pieds. Comme un veau au pis de sa mère, j'lui expose ma gorge déployée, avale goulûment quelques gorgées avant de frotter mon visage avec soin. Ma bouche crépite encore des nombreuses collisions charnelles et alcoolisées. J'ai vu le crépuscule matinal poindre à travers les vitraux du hall d'entrée en revenant des cuisines. C'est que la nuit a été longue. Agitée.


J'ai cru que t'allais jamais en sortir de cette pièce étouffante. Pendant - au moins - une heure, j't'ai attendu dans le couloir. Faisant rouler l'arrière de mon crâne contre le mur irrégulier. La pierre froide a terminé d'anéantir les derniers grains de colère bloquant les rouages. De toute façon, ça ne pouvait être que ça : t'es juste dingue de moi. Comment faire autrement face à mon sourire ravageur ? Les mains dans les poches, mon esprit a continué d'enrober de sucre cette idée réconfortante.


Frottant sur mes cheveux la serviette de coton, j'en suis désormais convaincu. Tu peux bien essayer de m'embarquer dans n'importe quel délire, du moment que je m'amuse. Et finalement, en y pensant, cette soirée a été distrayante. Un déchaînement d'émotions parfaitement orchestré, fabuleusement tumultueux. Magiquement vivant. Y'a peut être de ça qui me plaît chez toi ; tu me fais sentir vivant Arty. Ça te rapproche de la danse, ultime passion.


Alors mes lèvres se sont étirées quand tu es apparu devant moi. Pour la dixième, vingtième, centième fois depuis mon arrivée, j'ai eu envie de t'attraper, confondre nos mèches frontales. Au lieu de ça, j'ai joué mon rôle de kidnappeur de baguette, immobile. Presque-pas-distrait par le - Brrr ; toujours horrible de sentir leurs petites griffes piétiner votre peau ! ...et j'ai échoué. Enfin, pas vraiment. Me restait la vue de tes pans de chemise volants pour me réconforter. Ou plutôt, ce qu'il y a dessous.


Sous mes mains subsiste à peine le souvenir de ton torse tiède tandis que je recouvre le mien d'un t-shirt. Dormir une ou deux heures, quatre si j'loupe ma séance d'assouplissements. J'peux pas m'empêcher d'avoir hâte d'être demain. Croiser ta route dans les couloirs de Poudlard ; et voir c'qui s'y passe. Parcouru d'un frisson, j'm'enfile jusqu'au cou sous la couette gelée. Y colle Camille, au creux de mon ventre, recroquevillée.


Y'a eu cette suspension, apnée de clôture, quand t'as habilement soufflé ta provocation dans mon oreille. Juste à l'endroit qui frissonne de partout, redescend vers l'estomac et plus bas. Puis tu t'es évaporé, j'avais presque encore les yeux fermés, la bouche en cœur et les mains ouvertes sur tes hanches disparues. Réajustant mes vêtements, j'ai pas traîné longtemps à côté du passage. Déjà, les premiers elfes commençaient à fouler la dalle austère.




Fin du RP, merci à Arty amour


Dernière édition par Élius Askin le Lun 26 Mar - 19:47, édité 1 fois
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Invité, le  Mer 14 Mar - 15:14

La gourmandise est un vilain pêché
PV avec Time Alyster, Aewera Drabyssae et Artemis Lhow, ils ont mon LA.

Fin des cours, ma main gauche agrippe la bretelle de mon sac qui se balance dans mon dos au rythme de mes pas. Longue journée ponctuée de potions, plantes et sortilèges, j'en ai marre. C'est une de ces journées qui paraissent interminables, où à peine lever on veut déjà se recoucher.
Je passe dans le hall d'entrée et descend les quelques marches qui mènent vers la salle commune de ma maison. Je tapote les tonneaux de vinaigre et arrive enfin dans la chaleureuse salle. Je me sens chez moi ici, je laisse mes soucis au pied des tonneaux et mon sac à mes pieds pour venir m'écraser sur un des fauteuils moelleux. Les yeux fermés, je me laisse aller un instant aux rêveries, je me sens déconnectée, j'aime tellement cette sensation de laisser aller, où mes pensées peuvent vagabonder tranquillement. Mais c'est une autre sensation qui me ramène à la réalité, mon ventre gargouillant légèrement, je crois qu'il est l'heure du goûter ! Je m'étire quelques secondes, grimaçant légèrement de quitter mon petit confort. Je me lève, attrape mon sac d'une main et file en direction des dortoirs, il doit bien me rester quelques cookies d'une de mes escapades avec Elhi tout de même ? Mais rien à l'horizon, pas l'ombre d'une pépite de chocolat à l'horizon... Expression de déception sur mon visage et soupire qui en dit long. Bon sang c'est pas possible d'épuiser mes réserves aussi vite ! Je suis sûre que l'une des filles du dortoirs a trouvé ma cachette et vient piocher dans mon garde-manger.
Second gargouillement, je me décide, va falloir que je fasse le plein, et vite ! Je vide mon sac sur le lit et repasse à travers les tonneaux. Voilà en quoi Poufsouffle est la meilleure maison et de loin, les cuisines sont juste à côté. Je tend l'oreille un instant, personne à l'horizon on dirait ! Je chatouille doucement la poire du tableau, ouvrant ainsi les portes du paradis. Je connais les étagères par coeur, et il me faut à peine quelques secondes pour me retrouver devant celle des cookies, j'en attrape quelques uns que je glisse dans mon sac, puis déambule un peu entre les tables, attrapant au passage une pomme que je croque à pleine dent. Je chipe aussi quelques friandises et du chocolat. Je m'assois ensuite sur une des tables, profitant du calme des cuisines pour finir ma pomme tranquillement.
Time Alyster
Time Alyster
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Sixième année

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Re: Les Cuisines de Poudlard
Time Alyster, le  Mer 14 Mar - 19:44

Il devait être 17h, et c'était la fin des cours !
La journée fut assez pénible comme cela, une demis-journée de métamorphose, quelle horreur ! Défense contre les forces du mal, en voilà une bonne idée ! Pourquoi pas une demis journée de DCLFDM ? Et l'autre demis-journée de potion tiens, ce serait la journée parfaite !
Il se dirigeait vers la bibliothèque lorsqu'il se rappela qu'il devait s’entraîner pour réaliser le Patronus.
Il avait tenté 2 fois mais en vain.
Trouver un souvenir heureux était extrêmement dur, pour Time. De plus, il ne pouvait s'aider que des livres.... ce qui impliquait le geste n'était peut être même pas le bon, et en attendant, il avait l'air d'un bel idiot à faire tourner une baguette dans le vide !

Il fit donc demis-tours, descendit au plus bas et tourna à l'intersection de gauche pour aller vers sa salle commune.
Il arriva devant les cachots, raté.
Demis-tours, il prend à droite, puis tout droit, une petite monté avant d'arriver au niveau de.... des escaliers !?
Demis-tours.
Gauche, droite, devant, demis-tours trois quarts, encore tout droit et bienvenu aux niveau de la salle commune des Serpenta... Des Poufsouffles. Des Blaireaux. Comment un tel sens de l'orientation était possible ?
Il refit demis-tours, arriva devant la porte-tableau,
STOP
Il éternua, et se cogna au tableau.
Time se frotta la tête, pris la porte-tableau et arriva dans la salle commu...
Zut, les cuisines.
Time regarda à droite, à gauche, personne, il pris une pomme,il l'avait mérité après tout, lorsqu'il tomba nez à nez avec une Poufsouffle à peine plus âgée que lui.

-Heeeu, salut c'est pas ce que tu crois ! En fait, je me suis juste perdu et je suis tombé ici


Dernière édition par Time Alyster le Sam 28 Avr - 22:28, édité 1 fois
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Re: Les Cuisines de Poudlard
Invité, le  Jeu 15 Mar - 12:24

Pomme juteuse qui m'éclabousse légèrement sur le menton, j'essuie les petites gouttes sucrées en un simple coup de pouce. J'allais croquer à nouveau dans le fruit, quand j'entend des bruits de pas résonner dans la vaste pièce. Je me lève d'un bon pour me réfugier entre les étagères. Une part de moi me dit de rester cacher là, l'autre d'aller voir qui est mon mystérieux visiteur. Je m'avance un peu puis m'arrête. J'écoute. Et je comprend. Lui aussi bouge et.... Il se rapproche ! Impact dans 3, 2, 1.... Et je me retrouve nez à nez avec un Serpentard qui semble aussi surpris que moi de croiser quelqu'un ici. Il me parle et j'ai envie de rire, quelle excuse bateau va t il me sortir ?

Je toise du regard un instant le gamin face à moi. Je pense qu'on a le même âge ou presque. Cheveux blonds drôlement coiffés qui lui cachent une partie du visage. Et surtout une pomme à la main. J'éclate de rire.

Tu t'es retrouver complètement par hasard à chatouiller une poire sur un tableau et je te croise dans les cuisines avec une pomme à la main ? Je lui agite sous le nez ma propre pomme déjà bien entamée. Menteur ! Tu fais juste comme les 3/4 des personnes de ce château, tu viens finir une journée de m*rde avec un peu plus de joie !

Je m'assois sur la table la plus proche, balançant mes jambes tranquillement et lui rend ma main droite.

- Marjorie Lunas, Poufsouffle, 5ème année, experte en "je me perds aussi en cuisine", les cookies sont sur l'étagère juste derrière toi. Et tu es ?

Je lui avais sorti ma réplique dans un grand sourire, avant de croquer à nouveau dans ma pomme sucrée.
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