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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Couloir du 7ème étage
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Lizzie Bennet
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Lizzie Bennet, Mer 1 Juil - 7:23


PV Rurik Mkrovsk

Sept n’est censé porter chance qu’aux conventionnels, et pourtant, c’était sans doute l’étage que préférait la préfète de Poufsouffle. Il y avait la Salle Va-et-Vient, meilleur repère pour les amants de la débauche, pis la Salle Commune des Gryffons, que les première année lui tenaient grande ouverte ou presque chaque fois que lui prenait l’envie d’emplettes gratis. Bref, un lieu réservé aux expériences positives que la jeune femme regagnait ce soir-là dans l’idée de duper Parker. Qu’il était bien gentil, il lui faisait des réduc’s, mais elle n’avait aucune preuve de la confiance qu’elle pouvait avoir en lui. Pis de fait, non, elle ne la « sentait » pas, l’affaire bouquinage à deux ; non, mieux valait tenter une fois en solo. Pis si ça marchait, elle lui filait sa cape au premier c*n venu, lui embrouillait l’esprit jusqu’à lui faire croire qu’il était le voleur, et basta, le lionceau aurait un cobaye, sa cape, et aucune idée de sa responsabilité dans l’histoire. Si c’était pas le cas, un passant écoperait sa frustration, un peu comme le gamin dont elle avait volé le boursouflet pour le confier par hibou à Lestrange -avant de se résigner et tester de combien la morve de dragon accélérait-elle l’incinération, quelques minutes avant. 14 secondes, si ça vous intéresse, par rapport à l’eau de feu dérobée à un cracheur moldu il y avait de cela quelques mois. Bennet se laissait affreusement distraire par ces petits mioches en pagaille, alors que là n’était pas l’objet de sa venue dans cette aile du château. Inspirant, elle passa une première fois devant la salle vendeuse de rêves, une seconde, et ne vit que la mauvaise porte se refermer sur elle.

Pour la faire courte, la rebelle s’était pris un russe lancé à la vitesse d’un Tourbillon de Flammes qui l’avait désarmée et propulsée dans une salle adjacente avant d’en clore l’ouverture de deux coups de baguettes assez peu prometteurs. Si malgré sa manie de coller des étiquettes sur les gens elle n’aimait pas les Clichy, il venait, pour la seconde fois, confirmer le côté rustre du Nord. Et autant, la dernière fois, elle avait peu apprécié que la cloison les sépare, autant ce soir-là la Poufsouffle aurait largement préféré se trouver de l’autre côté.
- Bien, nous voilà seuls, Miss Bennet... Déjà le Miss la mettait en rogne, c’était Ms ou rien. On était plus au XXe bord*l ! La blairelle grogna. Ensuite, être seule avec un homme était d’ordinaire ô combien plus érotique ; sa présence, elle s’en serait bien passée. Là, quelque chose dans les muscles tendus de l’enseignant, dans la fureur palpitant en ses pupilles, faisait plus flipper qu’autre chose. Non qu’elle soit du genre à craindre qui que ce soit, d’habitude observer la rage la divertissait assez, mais là elle doutait fort de pouvoir se limiter à un rôle d’observation, et ce pressentiment lui faisait un peu appréhender ce qui allait suivre. Fulminant, elle desserra les lèvres pour lui cracher son mépris à la face ; elle lui avait rien fait, qu’est-ce qu’il avait à s’exciter comme ça ? Une droite cueillit ses pensées, la faisant valdinguer sans douceur pour la forme. Un malade le Mkrovsk, moins médicomage que patient. Se contorsionnant aussi discrètement que possible, elle récupéra Laguz, sa seconde baguette, coincée dans sa poche arrière, et la dissimula dans sa manche.
- Et j’entends bien vous faire payer votre insolence... à ma manière. Là, elle tiqua. Si c’était ça, et seulement ça, il perdait l’esprit. Elle avait le droit de ne pas aimer les chatons, non ? Pas de quoi passer en mode regard de tueur, qu’il aille revendiquer ses zoophiles passions ailleurs.

Que ne pouvait-il échanger sa place avec Quinn, la délicieuse enseignante qui vous filait des cadeaux made in BAMN ! Dire qu’elle avait cru que Fudge était n°1 sur la liste du personnel à gicler hors des enceintes du château ! Un « va crever de la manière que tu veux » siffla entre les dents de la Seafordienne, et eut pour courtoise réponse un nouveau coup auquel elle se refusa de donner la satisfaction d’un cri de douleur. T’façon il était -ego quand tu nous tiens !- hors de question de passer par l’aide de qui que ce soit pour sortir de cette salle, mais c’était noté, on oubliait la communication verbale. Les bras du tatoué restaient insuffisamment marqués, et la brunette, aussi courbée que sa cible, comme le souffle coupé, informula un Réparifagex ; son père lui avait longtemps fait travailler sa respiration pour calmer la tumultueuse gamine, mais cela suffirait-il à tromper la vigilance du russe ? Songeant que son seul avantage était l’effet de surprise, elle n’attendit pas de s’assurer de l’efficacité de son jeu d’actrice et s’élança, une main agrippée à sa hanche, moins féline sans doute qu’elle ne l’aurait souhaité. Un mètre à parcourir. C’était rien. C’était tout. L’arrondi de la ceinture coula entre ses doigts pour permettre au poignard de se matérialiser quelques secondes avant que sa lame entre en contact avec la gorge du russe. Il n’y avait, pour elle, qu’une issue à cette rencontre.
- Tu vas la fermer et me laisser partir
, intima-t-elle d’un regard où se battaient en duel l’assurance et la haine. Elle était un lait trop longtemps laissé sur un feu sans surveillance. La brindille lui servant de main ne tremblait pas, quoiqu'elle ait un peu l'air d'une enfant avec un hochet face au mastodonte. (Un hochet cool, je dis pas le contraire Ash, mais un hochet quand même.)
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Invité, Mer 1 Juil - 9:26



En fait, il se félicitait tout seul pour cette idée assez peu conventionnelle, bien qu'assez peu originale au vu de son apparence, mais eh ! Il fallait bien nourrir les stéréotypes afin de pouvoir gagner un effet de surprise lorsque le besoin se faisait sentir : passer pour une grosse brute épaisse aux yeux de certains ne le dérangeait pas, bien au contraire, au moins on le laissait tranquille. Les personnes dignes d'intérêt savaient voir au delà de ça... et cela ne faisait qu'un faible effectif dans ce château.

Un coup de poing, un p'tit coup de pied... En fait, si on mettait de côté le fait qu'il s'agissait d'un colosse, ce n'était pas grand chose. La petite avait l'air d'être un peu plus robuste qu'elle n'en avait l'air. S'il avait su, il y aurait mis toute sa force... Avec le risque de la tuer sur le coup, mais ça, c'étaient les risques du métier, non ?

- Va crever de la manière que tu veux.

Ouh, que c'était mignon... Le problème c'est que cette réplique n'était absolument pas insultante : Rurik n'avait pas besoin de l'approbation d'une adolescente pour ce genre de décisions... Il survivait aux conflits entre mafieux, aux affrontements mettant en scène la police et les pires criminels de Russie, à tour de rôle en tant que membre de la mafia ou en tant que policier et il se battait également contre des mangemorts... Oui, il demeurait libre de choisir comment il souhaitait s'en aller... Ce qui pour l'instant n'était pas prévu.

Vu qu'elle ne se relevait pas, il soupira légèrement. Bon, il n'avait pas toute la journée, non plus (même si ça lui plairait bien de la cogner pendant des heures et des heures). Il se rapprocha et fut assez satisfait de la voir bouger... peut-être un peu trop vite à son goût, d'ailleurs au vu de sa posture, quelque chose n'allait pas : cette gamine était armée ! Baguette secondaire, arme blanche ? Il s'avérait en fait qu'il s'agissait des deux... Il se retrouva bien vite avec un couteau sous la gorge...

...Sérieusement ?

- Tu vas la fermer et me laisser partir.

Classique, peu original... Bon aller, des points bonus parce que ça collait bien au contexte. Le problème, c'était qu'elle avait l'air ridicule... Franchement, elle n'était pas très grande, pas très épaisse, ce qui rendait sa menace plutôt comique. Bon certes, le professeur n'était pas invulnérable aux lames, et se faire égorger par une gamine n'était pas non plus la meilleure des fins... Dans cette situation, le sorcier avait naturellement pointé sa baguette sur lui-même, informulant un Duro.

« Et si tu la fermait et me laissait finir ? » grogna-t-il.

D'un mouvement brusque, il fondit une fois de plus sur la gamine, le couteau raclant vainement sur la peau de sa gorge, devenue aussi dure que la roche, formant comme une large tâche sombre aux endroits où le sortilège s'était répandu. Ce n'était pas la première fois qu'il utilisait ce sortilège pour se défendre de ce genre d'attaques, à croire que c'était devenu une mode de vouloir lui trancher la gorge, lui arracher l'oreille à coup de dents et autres frivolités menaçant l'intégrité des éléments de sa tête... Déjà qu'il était du genre à faire peur aux gens dans la rue, alors une oreille en moins ou d'affreuses cicatrices en travers de la gorge, il valait mieux éviter.

De son énorme bras, il plaqua la jeune fille contre le mur, et s'attela tout naturellement à lui enlever son couteau, lui donnant également un coup pour lui faire lâcher sa seconde baguette : elle n'avait pas d'arme avant, elle s'était donc débrouillée pour la faire apparaître d'une manière ou d'une autre. Il avait connu un sorcier qui cachait de nombreux matériaux dans ses poches, dans les replis de ses vêtements, etc, afin de pouvoir matérialiser un gros poignard bien tranchant en cas de problèmes.

« Bien tenté, mais non... On m'a déjà fait le coup à de nombreuses reprises... » lui susurra-t-il à l'oreille.

La douleur causée par la plaque aussi dure que le roc au niveau de sa gorge ne faisait que l'enrager davantage... Se lancer soi-même un Duro était toujours une mauvaise chose, sauf quand on était médicomage et que l'on avait pris l'habitude de se soigner des effets de ce sortilège. Passant lentement sa baguette le long de la surface rocailleuse, il rendit rapidement son aspect normal à sa gorge. D'un coup de pied, il fit valser les armes de la jeunette à l'autre bout de la pièce.

« Où en étais-je ? Ah oui... »

Avec une brutalité et une violence sans limites, il abattit son poing dans le ventre de la jeune fille, sentant au passage quelques côtes se briser au vu de la manière dont il avait placé son coup... Ah, ce petit craquement, c'était tellement jouissif... D'un autre coup, il lui fit goûter avec vigueur le mur, puis le sol. Elle était dans un sale état, il ne s'était pas retenu, et quand il se laissait aller comme ça... la mort survenait bien vite...

...Que nenni, il ne pouvait pas la tuer, voyons ! Elle méritait de vivre plus longtemps, de souffrir, de connaître la peur...

« Il y a quelques avantages à être médicomage, tu sais... »

Pointant sa baguette sur elle, il entreprit de la guérir des blessures qu'il lui avait infligé : néanmoins, pour la forme, il ignora toutes les précautions pour empêcher le patient de souffrir. Réparation osseuse, guérison des coups, il connaissait tout ceci, il savait parfaitement infliger les blessures, mais aussi comment les guérir, en quelques minutes, la jeune Bennet se retrouva toute neuve... Cependant, la douleur et l'impact de la guérison subite et sans douceur la laisseraient assez vidée...

Mais il n'avait pas terminé...

« Oh, tu peux faire ta petite chieuse envers les autres professeurs, que feront-ils ? T'enlever des points ? Te coller en retenue ? Je sais pertinemment que tout ceci ne te dérange pas, et que tu prends ton pied à les faire chier, à accaparer le personnel pour ta punition, même lorsqu'ils pensent avoir gagné tu les emmerde bien profondément. Sauf que ça ne marche pas pour moi, les points sont là pour tenir les petits élèves modèles, les lécheurs de culs, les illuminés qui pensent que gagner la Coupe des Quatre Maisons est l'objectif ultime de leur année. »

De sa main libre, il l'attrapa par la gorge, serrant tout juste pour la faire suffoquer sans qu'elle ne perde connaissance (chose qu'il avait mis de nombreuses années à apprendre, au début il ne faisait pas attention et broyait le cou de ses victimes sans le faire exprès).

« On ne joue pas à ça avec moi... Je me suis occupé de cas bien plus coriaces que toi, alors ne t'avise surtout pas à me prendre pour un con, à jouer ta maline... Poudlard est un endroit complètement merdique pour préparer les gens à la vie réelle, tu ne sais absolument pas à quoi tu t'exposes en agissant de la sorte. »

Se relevant tout en la portant par la gorge, toujours en modérant sa prise pour éviter qu'elle ne lui claque entre les doigts, il rajouta :

« Peut-être qu'un aperçu t'ouvrira les yeux... Et puis au pire... L'école ne manque pas d'élèves, une de plus ou une de moins, qu'est-ce que cela changera ? Ce cher directeur moisi ne pourra que se réjouir de la disparition d'un mauvais élément. »

Personnellement, former l'élite ne l'intéressait pas, c'était en option. L'important était de faire comprendre aux élèves que la vie à Poudlard n'était qu'une série de mensonges, d'illusions, et qu'une fois sortis de l'enseignement, ils se feraient dévorer par le monde réel. Ici, ils se prenaient tous pour de petits monarques sans craindre quoi que ce soit...

La portant toujours par la gorge sans éprouver le moindre problème, son bras davantage alimenté par son adrénaline et sa rage que par ses muscles (même si en fait, ils jouaient beaucoup...), il l'écrasa une nouvelle fois contre le mur, grognant légèrement. Allait-elle lui faire le plaisir de réagir ? De se débattre ? De répliquer ? Oh oui, il n'attendait que ça... Qu'elle lui crache son venin, qu'elle l'insulte de tous les noms... Cela n'effacerait pas le fait qu'il avait raison.

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Lizzie Bennet
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Lizzie Bennet, Ven 3 Juil - 7:11


Alors qu’elle le croyait fait comme un rat, Mkrovsk accéléra son périple vers le trépas en changeant la gorge qu’elle lorgnait avec hargne en pierre sombre. Y avait un truc qui lui échappait avec ce type... Quand elle lui disait de crever comme il le souhaitait, c’était pas nécessairement un ordre à suivre docilement, juste un sursaut de haine adolescente. En fait c’était trop louche comme affaire, et d’ailleurs, il eut tôt fait de lui faire comprendre que là n’était pas son intention.
- Et si tu la fermais et me laissais finir ?
Même si la perplexité de la jeune femme avait été moins intense, il se serait libéré de la prise sans difficulté aucune. Dépourvu de prise à laquelle s’accrocher, le poignard glissa dans le vide, et la préfète perdit l’équilibre ; ce qui lui sembla être une centaine de kilos prise de plein fouet suffit largement à l’écraser contre le mur. Etait-ce une main ou une patte contre laquelle elle agita vainement sa lame deux secondes tout au plus, avant d’être désarmée ? Adieu Kaunan, adieu poignard ; ne restait que Laguz, cachée dans sa poche arrière, difficile d’accès étant donné la vigueur avec laquelle elle épousait le mur.

Le bruit métallique de l’arme lui échappant fut suivi d’un second plus léger. Même pas. Comment avait-il réussi à la dénicher de là ? Il était peut-être temps d’admettre que le rat, c’était elle. Mais lui, était-il vraiment un enseignant à vocation curative ?
Bien tenté, mais non... On m'a déjà fait le coup à de nombreuses reprises...
Ouais, c’est bien ce qu’elle pensait, c’était pas un prof normal. T’façon comment il faisait pour lui parler avec cette plaque rocheuse en guise de pomme d’Adam ? Fin après... Le personnel de Poudlard avait écrasé certains Aurors lors de la Coupe d’Angleterre, et elle commençait un peu à se demander où était la norme enseignante. Ah, si ! Il lui arrivait de préférer avoir une gorge humaine pour parler. Il était hum-
- Où en étais-je ? Ah oui...
En fait non, à choisir, il n’y avait pas de soucis, qu’il ne lui offre pour spectacle que cette gorge immonde, qu’il lui décerne le silence de son débat interne sur le degré de puissance professorale ne suffisant étrangement jamais quand des masqués décidaient de l’embrocher sur un lustre, qu’il la laisse, tout court. Elle était plus très sûre de savoir si ses pieds touchaient le sol ou si elle n’était déjà qu’une marionnette pendue par ses fils, empêtrée entre les étaux servant de bras au russe. Les siens devaient, par contre, toucher terre puisqu’ils éloignèrent en un sinistre roulement ses voies de secours.

Après, c’était toujours mieux que l’occupation de ses poings achoppant sur ses côtes dans un sourd craquement d’os. Impuissante, elle ferma les yeux, serrant les dents pour freiner le gémissement qui courrait au bord de ses lèvres. Merlin, qu’est-ce qu’elle avait fait. Stupide chat. Rester consciente lui semblait être la Russian Roulette à la sorcière. Comptez les coups comme d’autre les moutons ; imprimer la douleur comme les parchemins la plume. Il en était où, là ? Deux à son entrée, un contre ses côtes. *Jamais deux sans trois, c’est plié.* Ah non, qu’il n’accélère pas, elle avait déjà perdu le compte. Et était, soyons clairs, incapable de déterminer quelle surface lui barrait la sortie hors des griffes du Cerbère. Attendez, il avait trois tête depuis quand ? Etait-il possible qu’il bouge trop vite pour qu’elle stabilise l’image de son emplacement ? Pis dans quelle position était-elle, de toute façon ? Elle sentait que son buste l’élançait violemment, mais le reste se mourrait dans la confusion.

Comme s’il entendait sa muette prière, il s’arrêta alors de cogner. Elle inspira un grand coup et ses poumons semblèrent enflammer ses côtes plus que les calmer ; ses yeux s’ouvrirent, comme interloqués de découvrir l’existence d’une si traitresse brûlure. Tentant de relever la tête sans que le moindre mouvement ne soit perceptible, elle frémit de colère en voyant la silhouette se rapprocher une fois de plus. Un monstre. Elle avait envie de lui exploser les orbites.
- Il y a quelques avantages à être médicomage, tu sais...
Le bout de bois pointé sur elle lâcha ses maléfices et cette fois, le gémissement fut impossible à garder pour elle. Lorsqu’il franchit la barrière de ses dents qui inconsciemment déchiquetaient ses lèvres, son corps se cambra puis retomba, comme inanimé. Elle ne reconnaissait pas les sensations que cela lui procurait, et donc les sorts affiliés, mais se rassurait de voir qu’étant capable de s’en poser la question, elle n’était pas encore vaincue. Quand la voix du sadique reprit, elle se redressa maladroitement, portant la main à son ventre. Ses côtes étaient intactes. Avait-il joué avec son esprit, lui faisant croire sans la toucher qu’il lui brisait allègrement les os ? Ce ne serait peut-être pas la première fois. Quelqu’un s’était bien amusé à lui faire miroiter une improbable journée sans qu’elle ne garde d’autre trace qu’un prénom ; les trous noirs se faisaient presque habituels. Sénile à 17 ans, voilà ce qu’ils allaient faire d’elle... Puis des mots entendus sans être écoutés lui revinrent. « Avantages à être médicomage. » Pire qu’un Fudge. Au lieu de faire mumuse avec son pantin et le laisser croupir quelques heures, quelques jours, avant qu’une âme esseulée la conduise à Ste Mangouste, voilà qu’il ré-initialisait son corps et non ses forces. Elle était un être vivant, pas un jeu gonflable, à quoi pensait-il ?

Oh que diable, elle aurait pas dû se poser la question, voilà qu’il virait bavard. Non, elle n’accaparait pas le personnel de façon volontaire, il se mettait en travers de ses expérimentations et pire, de son ennui, c’était très différent. Encore heureux qu’eux n’appliquent qu’à moitié le règlement de Kholov, où les deux visions de l’ordre qu’avaient les russes auraient laissé Delab danser sur sa tombe depuis quelques semaines déjà. Pis en parlant d’illuminé... Il mettait dans le même panier petits élèves modèles, lécheurs de culs, et ceux dont l’unique objectif était la Coupe des Quatre Maisons. Si la « cyka », la « petite chieuse » n’entrait dans le lot, à quoi pouvaient bien ressembler les élèves qu’il appréciait ? Pourquoi était-il enseignant s’il haïssait autant les gosses qu’elle ? Kholov était malade de laisser autant de timbrés au sein de l’école, les murs allaient compter un nombre croissant de fantômes et s’empreindre de motifs tracés au sang séché qu’il aurait rien vu venir.

L’autre russe se pencha sur elle et ce ne fut non son sang mais son souffle qui ne fit qu’un tour. S’il comptait se défaire d’elle par strangulation... Elle voulut lui vomir sa haine mais n’émit qu’un râle entrecoupé quand il la souleva, lui contant combien lui était différent, plus expérimenté et prêt à lui ôter sa naïveté. Elle ne parvenait à parler. Les sons quittant sa gorge étaient inintelligibles ; elle suffoquait. Son regard, encadré par ses paupières dansant affolées, lançait des éclairs grimaçants, entre rage et désespoir. Ce n’était pas elle. Elle le laissa chanter sa puissance, incapable d’en interrompre le cours ; il ne faisait qu’alimenter l’ouragan intérieur qu’était sa frustration. Elle ne s’était jamais sentie si dépossédée, de ses armes comme son honneur, si éprouvée, si faible. Elle le haïssait d’en être le responsable, et cette violence lui enserrant les entrailles l’armait de l’assurance que la partie ne prenait pas fin. Non, elle ne le laisserait pas terminer. Il refusait le jeu tout en laissant planer une menace de mort, mais la rapidité avec laquelle les places s’étaient inversées quelques minutes avant lui laissait croire que tout n’était pas fini.

De l’air, il lui fallait de l’air, et dans une sorte de glapissement elle vit le mur dur et froid contre lequel son dos fut projeté comme une bénédiction. Il ne serait pas celui qui distribuerait les cartes. Il grogna et elle fit de même, se rappelant dans un instant de lucidité que si sa gorge était prise -rendant le coup de boule un peu compliqué- et ses bras faiblards -ou du moins insuffisamment musclés pour avoir la moindre chance contre ceux du médicomage-, ses jambes demeuraient relativement exploitables.
- Tu me -elle haleta, la moindre tentative lui coûtait et il lui semblait gaspiller son souffle quoique les mots pulsent sur ses lèvres. Le premier battement de jambe, de l’ordre de la caresse plus qu’autre chose, s’abattit dans le vide et le second, plus furieux, plus violent quoique ça ne veuille pas dire grand chose, sur l’entrejambe de Mkrovsk. Dans un même effort, elle plaça tout son poids sur son côté gauche, espérant le déséquilibrer assez pour se libérer.
- Dégoûtes. La fin de sa phrase ressemblait à un râle plus qu’à un mot ; le balancement de son poids ne semblait suffire à desserrer la prise que Mkrovsk avait sur son cou. Pour libérer sa gorge, elle planta ses dents dans la main épaisse et rugueuse, s’y reprenant, à la recherche du goût métallique tapi en la chair.

Ne tenant pas à ce que la seconde soit jalouse, elle tendit ses doigts longs, crochus et faibles pour la priver de la baguette du sorcier. Un #Alohomora, et tout serait fini. Elle quitterait la salle, elle serait libre. Et lui un homme mort quand Kholov saurait. Peu importaient les autres potentielles victimes, elle ne voulait juste plus partager le château avec un fou furieux ; il ignorait où elle vivait, où elle travaillait, et finalement, Poudlard était l’unique endroit où sa présence la mettait en danger. Remarque, non elle ne pouvait s’en arrêter là. Fuir, hors de question ! Kholov pourrait le virer mais jamais lui faire payer ses actes. Le SOS Fibula Loquor-esque  était tout aussi impensable. C’était son tour de tâter et la peur et sa haine, et la tranche de son autre main vint d’un coup sec narguer la gorge qu’elle espérait encore sensible. « T'es qu'un monstre. » Plissant les yeux, trop faible pour informuler, elle tenta un #Lashlabask suivi d’un #Terorim -sans se poser la question de l’éventualité que la baguette de l’homme ne prenne pas la peine de lui sauver la mise.
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Invité, Mar 7 Juil - 19:07



Ce qui était amusant, c'était de voir qu'en plus de la peur ou de la panique, il voyait surtout cette étincelle de rage dans le regard de la jeunette. Elle n'était pas très différente de lui... son principal défaut était qu'elle demeurait incapable de jouer un rôle... Elle était beaucoup trop expressive. Et ce genre de chose, ça ne menait pas très loin. Si elle voulait être une réelle emmerdeuse, elle avait encore beaucoup à apprendre. Par contre, Poudlard n'était pas le meilleur endroit pour ça... C'état tellement nul et puéril...

...Mais autant jouer encore un peu.

La strangulation était un art tellement magnifique, éphémère et compliqué, surtout pour lui, qui avait tendance à broyer plutôt qu'étouffer. Il ne s'en sortait pas trop mal pour l'instant, comme quoi la pratique permettait de s'améliorer avec le temps. Il décala légèrement son pouce, ne voulant pas être tenté par le fait de le planter violemment dans cette chair qui ne demandait qu'à être torturée.

La gamine se débattait... Un peu inutilement, certes, mais elle n'abandonnait pas, même lorsque le souffle lui manquait, lorsque ses forces s'amenuisaient par manque d'air. Le russe connaissait très bien tout ceci, il l'avait subi à maintes reprises lors de son séjour en prison, lorsqu'il n'avait pas encore atteint le stade de monstre qu'il était aujourd'hui. Il pouvait presque avoir pitié pour elle... presque.

- Tu me...

Oh, la Bennet tentait de parler ? Ses jambes s'agitaient. Avait-elle enfin compris que si elle avait un corps entier, ce n'était pas pour des prunes ? Le premier coup de pied frappa le vide, à côté de la hanche du sorcier.

** Eh... Je suis pas aussi large que ça, tout de même ! ** s'offusqua-t-il silencieusement.

En effet, c'était un monstre inhumain, mais il y avait des limites ! Ou du moins une certaine cohérence à suivre ! C'était à croire que la chiarde n'avait jamais pris de cours d'anatomie et de métabolisme... Un instant... Ah oui, en effet, elle n'en avait jamais pris, car déjà qu'elle se faisait virer en cours de médicomagie, elle ne risquait pas d'aller bien loin.

- ... Dégoûtes


La seconde frappe aurait pu être problématique, si seulement on ne lui avait pas déjà fait le coup tellement de fois qu'il ne comptait plus. Il s'était déjà fait avoir une (bon, peut être deux !) fois, mais à force, il avait l'habitude. Son genou vint parer le pied de la jeunette, mais une idée traversa l'esprit du criminel... Pourquoi ne pas lui donner un minimum d'espoir pour mieux la ramener sur terre avec passion et violence ? (et par passion, il entendait "barbarie")

Des dents vinrent se planter dans sa main, tentant sans doute de lui faire le plus mal possible... La légère douleur ne fit que l'amuser davantage. Suite au coup précédent, il fit semblant de se courber légèrement, reculant un peu, conscient de son entourage. Une petite main s'activait sur sa baguette...

... Il eut comme un blanc lorsqu'elle tenta de lui arracher son arme. À ce moment là, il lui fallut prendre sur lui pour ne pas réagir un peu trop brutalement. C'était une gamine, une enfant, une adolescente stupide... En temps normaux, face à une telle tentative plus ou moins dangereuse pour lui, il aurait probablement chargé droit devant, la réduisant à un tas d'os réduits en poussière, broyés à grands coups contre le mur. Non non, il fallait faire les choses autrement, même si cela était déplaisant, car au final, la tuer ne lui apporterait pas grand chose. Il avait déjà buté des enfants, c'était pas trop son trip... Aucun intérêt. Informulant un sortilège d'attraction, il fit semblant que son énorme paluche ne cède face aux brindilles qui servaient de doigts à la jeunette... oui, c'était comique...

- T'es qu'un monstre.

Était-ce un soufflet qu'il venait de sentir contre sa gorge ? Elle pensait quoi ? Qu'il allait souffrir atrocement parce que sa peau était passée d'un aspect rocheux à sa texture normale ? En fait, il était légèrement engourdi. Mais surtout, sérieusement ! Si elle n'y mettait pas du sien, comment voulait-elle qu'il prenne du plaisir à la voir se débattre ?

Faisant mine d'avoir lâché prise sous l'assaut de la dentition "tueuse" de la gamine, il passa sa main dans son dos. Il était dommage que la période n'était pas à la pleine lune... Il aurait pu lui montrer ce que c'était que de mordre ! À la place, il attrapa la baguette qui venait de traverser la pièce au moment où Lizzie le pointa de sa propre baguette.

- Lashlabask... Terorim !

Déçu, il ne prit pas la peine de parer les sortilèges. Le premier n'eut pour effet que de causer quelques brûlures sur le bras qui la maintenait en place. Comprenait-elle que la douleur n'était pas vraiment la solution contre lui ? Quant au sortilège de la peur... Elle venait toute seule d'aggraver sa situation.

Lorsque le sortilège le toucha de plein fouet, il se crispa et grogna. La peur... Quel sentiment particulier, un démon dont chacun tentait de s'éloigner malgré son éternelle insistance. La peur était une amie à laquelle on ne pouvait pas échapper, elle s'insinuait dans le corps, dans l'esprit. L'occlumens connaissait néanmoins  ces deux domaines, il s'était perdu dans la maîtrise des deux comme pouvaient en témoigner sa carrure et ses talents en légilimancie. La peur était une compétence qu'il convenait de maîtriser comme le reste : la peur faisait battre le cœur bien plus vite, alimentant le cerveau en sang, en oxygène à une vitesse démesurée. À cet instant, certaines choses impensables pouvaient être réalisées, la peur faisait courir plus vite, sauter plus haut, frapper plus fort, demeurer à un tel niveau d'alerte et réfléchir à toute vitesse que cela pouvait presque s'apparenter à ralentir le temps. Céder à la panique, c'était ça la faiblesse habituelle. Pas la sienne, il ne se donnait pas le droit à l'erreur, cela pouvait lui être fatal au quotidien.

Se ressaisissant d'un coup, il désarma la jeunette d'un Expelliarmus tout en la faisant tourner d'un coup d'épaule, la projetant et l'écrasant violemment contre le mur, se rapprochant tout près d'elle, afin de lui chuchoter à l'oreille.

« Tu as trop d'espoirs, ma petite... Tant mieux si je te dégoûte... Qu'est-ce que tu penses accomplir face à un adulte qui s'est mêlé à des choses que tu n'oserais même pas imaginer ? Poudlard ne te mènera nulle part, Poudlard ne fait que t'emplir les yeux de paillettes, te donnant une fausse idée de la magie et du monde. Tu es intelligente, très stupide, mais intelligente tout de même... Il ne te reste que peu de temps avant de quitter l'école. Fais en sorte que cela ne te mène pas trop vite à une mort certaine. Personne n'aura la même retenue que moi une fois dehors. »

De la retenue, hein ? Oui, il se retenait de la tuer, c'est tout ! Rangeant la baguette empruntée à l'arrière de sa ceinture, il attrapa l'arrière du crâne de l'adolescente, comme une énorme griffe bloquant sa proie. Dans un bruit sourd et peu ragoûtant, il lui écrasa à plusieurs reprises le visage contre le mur, lui donnant un peu d'élan à chaque fois pour augmenter la force de l'impact. Il laissa sa rage parler, n'arrivant pas à la soulager, chaque coup était retenu pour ne pas la tuer, et cela lui faisait regretter de ne pas pouvoir passer sa colère convenablement. Néanmoins, la vue du sang "l'apaisa" bien vite. Ses doigts serraient la tête de l'élève de plus en plus fort. Elle ne bougeait plus, elle ne pouvait plus parler, crier, gémir, grogner, elle n'était probablement que douleur, peur, panique, ou quoi que ce soit, il s'en contrefoutait royalement.

Dans un grognement bestial, il l'écarta du mur tâché de sang et l'envoya au sol sans aucun ménagement, plusieurs mètres plus loin, la regardant glisser comme un pantin. Si jeune et déjà salement amochée... une fois de plus... Ça avait été relaxant au final, même s'il lui avait fallu un petit moment pour apprécier ce qu'il faisait.

« Les enfants, beaucoup trop tendres et faibles... » grogna-t-il.

Il espérait qu'elle avait retenu la double leçon, à savoir de ne pas l'emmerder, et d'arrêter d'être une sale emmerdeuse pour pouvoir se consacrer à se préparer à tout ce que la vie allait s'amuser à lui envoyer en pleine poire. Au pire, elle se ferait tuer comme une idiote, mais disons que ce petit instant conseiller d'orientation était une manière de s'excuser de ce qu'il lui avait fait subir. Même si en pratique, il ne regrettait absolument rien et aurait probablement continué s'il n'avait pas décelé une forte probabilité de voir survenir la mort.

« Va à Poudlard, Rurik, tu verras, tu seras très bien pour enseigner aux gosses... Pfeuh... »

Récupérant sa propre baguette, le poignard qu'elle avait tenté d'utiliser pour l'égorger, il revint aux côtés de la pauvre poufsouffle. S'il la laissait comme ça, elle risquait de crever d'ici une heure au grand maximum. Il n'y était pas allé de main morte, en fait il s'était visiblement un peu retenu de se retenir... Bon, ce qui était fait était fait, et elle n'était pas encore morte.

C'était donc l'occasion d'utiliser à nouveau ses sortilèges de médicomage... Tout d'abord pour stabiliser l'état de la jeune fille, puis, progressivement, pour la soigner, petit à petit, réparer ce qu'il avait fait. Il ne voulait pas lui donner de preuves pour aller se plaindre à qui que ce soit, tout ce qui resterait, c'était le traumatisme psychique et le souvenir. Pour cela, il utilisa la légilimancie, personne ne parviendrait à extraire la moindre image, le moindre fragment de cet instant. Même le plus doué des légilimens détruirait ce souvenir en tentant de le lire ou l'extraire. Cependant, il resterait enfoui dans la tête de la gamine, pour qu'elle puisse bien se le ressasser sans cesse.

Se redressant, il vacilla un peu, la fatigue commençant à se faire légèrement sentir maintenant que l'adrénaline s'était dissipée. Il s'était vraiment déchaîné... Pour si peu... Peut-être que des vacances en Russie pour étripes quelques personnes lui feraient du bien. L'Ordre se démerderait bien sans lui pendant une semaine. De toute manière, ce n'était pas un autre vol de chevaux ailés qui allait ébranler la société magique. Si ça se trouvait, il ferait un bien meilleur mangemort que tout ça, tiens ! Ce serait amusant, certes, mais il avait atteint la limite des occupations pour sa vie... Les moldus était facilement malléables pour qu'il n'ait pas de soucis avec son job de policier en Russie, il pouvait facilement communiquer avec ses sous-fifres moldus grâce à la technologie, alors bon... Il s'en sortait tout juste.

Prudent à l'extrême par habitude, il fit disparaître toute trace de son passage : le sang sur le mur, les éventuelles traces au sol, le moindre poil ou cheveu qui aurait pu se détacher de lui. Il laissa la jeune fille au sol, sa vie n'était plus en danger, elle se réveillerait probablement dans une dizaine d'heures avec des douleurs partout. Réalisant qu'il avait deux baguettes en trop, il grogna d'un air amusé : il avait complètement oublié la première baguette qu'il avait arraché tout au début... Il aurait pu se passer du sortilège d'attraction. Effaçant ses traces sur tout ceci (habitudes du monde moldu), il envoya baguettes et poignard dans un coin pour qu'elle puisse récupérer ses affaire... Il fallait lui accorder ça, au moins, elle s'était donné quelques moyens... Sauf que ce n'était pas toujours efficace selon à qui on avait affaire.

Vérifiant qu'il n'y avait plus personne dans le couloir, il quitta la salle, la verrouillant de l'extérieur afin que personne ne puisse tomber sur sa victime avant qu'elle ne puisse avoir le temps de récupérer suite à ce choc. Et puis c'était plus amusant de la savoir se réveiller seule, chaque centimètre carré de son corps lui faisant un mal atroce sans avoir la moindre marque.

... Il n'y avait plus qu'à aller se détendre dans son bureau, s'adonner à des activités nulles et banales maintenant qu'il s'était bien défoulé. Ça lui permettrait de rester bien jusqu'aux prochaines vacances !

[Fin du RP]


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Leo Keats Gold
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Leo Keats Gold, Mer 12 Aoû - 15:06


(Etant donné que ce sujet n'est pas utilisé depuis un peu plus d'un mois, je me permets de le récupérer)
(Pv Agrat Bosseli)

Leo s'adossa contre le mur, son sourire en coin typique de quand il préparait un mauvais coup toujours affiché sur ses lèvres. Il attendait patiemment de trouver la victime parfaite pour son tout nouveau tour qu'il venait tout juste de finaliser. Pressé de le tester, il s'était précipité dans les couloirs, la fin des cours allait bientôt sonner, et les couloirs bondés lui offriraient sans doute ce qu'il cherchait.

Il s'était déjà fait une idée du type de personne qui pourraient correspondre à ses envies, une jeune femme maquillée, à l'allure soignée et hautaine, surement une Serdaigle ou une Serpentard, elles avaient tendance à accorder beaucoup d'attention à leur apparence, et il se ferait une joie de les contrarier un peu.

En fait, il avait mis au points un système complexe, qui prenait l'apparence d'une balle de couleur bleue, et qui exploserai au moindre à coup. il l'avait rempli d'eau et d'une multitude de petites araignées, inoffensive bien sûr mais très invasive, elles avaient tendance à se glisser de partout... L'eau était là pour faire couler le maquillage de sa future victime, tandis que les araignées... et bien, elle mettrait un peu de piments...

La sonnerie annonçant la pause de midi retentit, et le couloir fut bientôt remplis d'élèves, Leo salua quelques connaissances au passage, et attendit un peu. Il commençait à désespérer un peu lorsqu'il aperçut au loin une classe de Serpentard sortir d'une salle.

Souriant, il attrapa délicatement la balle que contenait sa poche, veillant à ne pas faire de mouvement brusque pour ne pas la faire exploser, et attrapa sa baguette, il se tenait prêt.
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Agrat Ghilsofi, Mer 12 Aoû - 17:10


Farce Facétieuse
Pv Leo Keats

" Enfin cette foutue sonnerie " pensa Agrat irritée lorsqu'elle entendit celle-ci. Ses oreilles étaient à l’affût depuis cinq bonnes minutes et entendre ce son était une sorte de libération. Rapidement elle rangea son livre, sa plume et ses parchemins dans son sac à main noir et les autres élèves firent de même. Était-ce le fait de ne pas avoir déjeuner, ou l'effet soporifique du cours de ce matin ? Toujours est-il qu'elle était énervée. Déjà à son réveil, une fille de son dortoir lui avait prit la tête pour une histoire de vernis et au final elle s'était retrouvé les ongles cassés. Ensuite, elle était arrivée en retard au premier cours de la matinée, en plus de n'avoir rien avalée. À tout cela s'ajoutait le cruel  manque de sommeil ; sa nuit avait été plus que désastreuse. Enfin bref, vous l'aurez compris, Sophia s'était levée du pied gauche ce matin et il valait mieux ne pas se trouver sur son chemin. À tout moment elle pouvait éclater, c'était une bombe à retardement.  

Hélas, elle fut la dernière à quitter la salle de classe, malgré le fait qu'elle ait été la première à ranger ses affaires, car le professeur avait tenu à lui parler. Comme elle s'en doutait, il lui reprocha son manque de participation et c'est sans surprise qu'il la réprimanda, lui demandant plus de coopération pour la prochaine fois. La Serpentard hocha la tête d'un air faussement désolé qui voulait dire en vérité : « J'en ai rien à foutre, j'ai faim. » A son étonnement, le prof ne s'étendit pas plus sur le sujet et la laissa s'en aller, comme s'il avait lu dans ses pensées.

Ses camarades la devançaient de plusieurs mètres et Sophia entendit son ventre gargouiller. Elle s'imaginait déjà tous les plats succulents qui se trouvaient dans la grande salle, se demandant ce que les elfes avaient bien pût préparer. Accélérant le pas elle aperçut un jeune homme se tenir contre le mur et s'interrogea intérieurement sur ce qu'il était en train de faire. C'était l'heure de manger bon sang ! Qu'est ce qu'il pouvait bien fabriquer tout seul, ici, à cette heure ci ? Tout cela dépassait son entendement et ce qu'elle ressentait en ce moment c'était de l'incompréhension. Elle se retenait de courir simplement par dignité, elle était une aristocrate tout de même. Mais lui ? Qu'est ce qui le retenait d'engloutir tout ce qu'il y avait sur sa table dans la grande salle ? Elle lui lança un regard dédaigneux et froid, blasée par cette dure matinée. Mais ce qu'elle ne savait pas encore, c'était que le pire restait à venir.


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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Leo Keats Gold, Jeu 13 Aoû - 14:29


Leo laissait son regard se promener sur les groupes de Serpentards qui passait devant lui à la recherche de la victime parfaite, malheureusement, aucune des filles qui passaient ne lui convenait, elles étaient trop... Calmes, elles n'avaient pas l'air d'avoir un tempérament trop nerveux.

Le rouge et or commencer à envisager l'idée de laisser tomber quand son regard croisa celui d'une jeune femme un peu en arrière par rapport aux autres, celle-ci lui lança un regard légèrement hautain. Elle était maquillée, sophistiquée, et par dessus tout, elle paraissait pressée et énervée.Parfait.. pensa le jeune homme.

Il lança discrètement un #Wingardium Leviosa et fit leviter la balle avec toutes les précautions du monde, évitant le moindre à-coup, jusqu'à ce que celle-ci soit bien au dessus de la tête de la jeune femme. Une fois qu'elle fut bien en place, il abaissant brutalement sa baguette vers le bas, et la boule explosa, déversant tout son contenu sur la jeune femme.

Leo dissimula rapidement sa baguette dans sa manche, prenant un air faussement innocent, bien que gardant son éternel sourire en coin qui lui donnait son air si taquin.
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Agrat Ghilsofi, Mar 18 Aoû - 9:40


Agrat avait l'impression d'avoir une bestiole dans le ventre, une bête féroce qui lui déchiquetait les entrailles à coups de crocs et de griffes acérées comme si elle voulait sortir de son estomac. La sensation la tenaillait à chaque instant : la faim. Elle perçut même le rugissement de la créature, son ventre gargouillait, elle se passa la langue sur les lèvres en pensant que jamais elle n'avait autant crié famine. Mais passant devant le garçon qu'elle avait toisé, elle l'oublia pour quelques affreux instants.

Un cri strident retentit sur les murs froids et viellit du château, un cri à vous faire froid dans le dos, un cris d'oû émanait la rage, la colère et la haine. Le bruit fut emplifié par les murs, et dans les oreilles des élèves il sonna comme un signal. Le signal d'alèrte qui voulait dire « il se passe quelque chose ». Elle hurla comme une démente, les mains au niveau de sa poitrine, en signe d'impuissance, la bouche grande ouverte pour respirer, et pour crier bien evidemment, les yeux clos. Elle était trempée, ses cheveux noirs lui collaient au crane, son maquillage avait surement dû couler ; encore heureux qu'elle ne s'était pas beaucoup maquillée ce matin. Elle devait ressembler à une harpie, mais une jolie harpie tout de même. Son hurlement se poursuivit encore quelques secondes, elle le fit durer encore un peu comme pour être sûre que tout le monde l'avait entendu et avait répondu à son appel. Oui, les élèves s'étaient réunis autour de la Serpentard, comme des fidèles se seraient réunis autour de leur maitre. Et ils le savait ; elle allait faire un scandale.

Pour l'instant, elle pensait seulement être mouillée, mais quand elle s'essuya les yeux du revers de la main pour pouvoir les ouvrir, elle vit des minuscules araignées sur son corps. Sa fureur n'en fut que plus grande. La jeune fille n'était pas fan des insectes, mais elle garda son sang froid et se secoua pour qu'elles tombent. Les bestioles n'étaient pas très coriaces. Avec une pichnette elle fit sauter celles qui lui restaient sur les bras ou les vetements. D'ailleurs ses vetements, ils étaient trempés eux aussi. Une plainte de désespoir s'échappa de ses lèvres, le temps qu'elle se change et qu'elle soit présentable, les cours auront sûrement repris sans qu'elle puisse avaler la moindre chose. Et si par malheur, cela arrivait, elle ferait regretter au coupable d'avoir vu le jour. Respirant fort pour se calmer, elle se retint de pleurer de rage. Ses mains étaient tremblante à cause de sa colère, sa lèvre inférieure tremblait, ses sourcils étaient plus froncés que jamais, et ses yeux avaient cette étrange teinte grisée. Qui avait bien pû lui faire ça ? Des ennemis elle en avait, certes, mais aucun n'aurait pu se permettre de lui faire ça. Ils auraient eu bien trop peur. C'était certainement quelqu'un qui ne la conaissait pas. Et ici, il n'y avait qu'une personne inconsciente capable de ce délit. Elle tourna la tête vers le garçon de tout à l'heure, lui qui était adossé au mur. Il n'y avait personne d'autre à part Agrat et lui avant que l'incident ne survienne. Ca ne pouvait être que lui. Et de toute manière elle se fichait royalement de connaître le véritable coupable, en cet instant elle avait seulement besoin d'un défouloir, et il ferait très bien l'affaire. Elle devait se vider de sa colère. Et vite.
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Leo Keats Gold, Mar 18 Aoû - 13:59


Son piège avait fonctionné au delà de toutes ses espérances, la jeune femme se retrouvait désormais trempée des pieds à la tête, des araignées courant le long de ses cheveux et de ses membres. Il y eut un court silence, avant que la Serpentard ne se rende compte de ce qui lui arrivait et ne se mette à hurler d'une voix si stridente que le rouge et Or hésita à lui lancer discrètement un petit Silencio, histoire de préserver ses tympans qui commençaient sérieusement à devenir douloureux et à le lancer affreusement. Malheureusement pour ses oreilles, il n'en eut pas le temps, la horde de Verts et Argent qui l'avait dépassée quelques instants auparavant faisait désormais demi-tour, sûrement intrigué par ce qui avait bien pu arriver à leur camarade à la vue de son allure débraillée. Leo retint un léger rire moqueur et regarda la scène du coin de l’œil, amusé, il ne doutait pas que les Serpentards s'en prendraient bientôt à lui, seul membre d'une autre maison, qui plus est Gryffondor, la maison des farceurs, c'est pourquoi il préféra se délecter de l'image de la jeune femme trempée jusqu'aux os, dont le maquillage qui avait commencé à couler lui donnait l'air pitoyable.

Il étira un peu plus son sourire quand sa jeune victime s'approcha de lui, prête à se défouler et à déverser toute sa haine sur lui. Il aimait particulièrement se prendre la tête avec des Serpentard, il était si facile de les provoquer et de les pousser à bout, c'était là tout son talent... Placé la petite provocation là où on ne l'attends pas.

C'est pourquoi, quand la jeune femme arriva à sa hauteur, il la regarda droit dans les yeux avec un lueur de défi:

"Oui?"

Et ajouta à mi-voix:

" Tu dois avoir froid, trempée comme tu es..."
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Agrat Ghilsofi, Sam 22 Aoû - 11:33


" Tu dois avoir froid, trempée comme tu es... " Mais pour qui il se prenait celui là ? Agrat ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam et il se permettait de faire des remarques pas drôles ? Looool,c'est vraiment la cerise sur le gâteau. Mais il allait regretter très rapidement ses prises de paroles inconscientes. " Tu te crois drôle peut-être ?!" Hurla-t-elle comme une folle, de sa voix hystérique, qui montait encore plus dans les aigus que d'habitude, et en tapant du pied. Elle avança d'un pas décidé vers l'inconnu, la bête dans son estomac rugissait de plus belle et griffait son estomac. Ses longs cheveux d'un noir de jais voletaient derrière elle, ses chaussures à talons écrasèrent plusieurs araignées tandis qu'elle était à quelques centimètres du garçon. Un coup d’œil à son insigne lui indiqua qu'il faisait partit des Gryffons. Bien sûr. C'était évident. Qui d'autre qu'un Gryffondor pouvait faire ça sérieusement ? Ça frisait le ridicule.

En posant sa question, elle n'attendait pas vraiment une réponse, elle tenait juste à rappeler à cet imbécile qu'il devrait revoir son humour parce que là c'était bof bof. Quelques secondes de silence plus tard, elle reprit la parole, toujours hors d'elle : "
 Je te préviens, si tu tentes encore une fois quelque chose sur moi, je ferais regretter à ta mère de t'avoir donné la vie. Pour l'instant je me contenterais de te faire vivre un enfer. Bon courage, imbécile. " Elle avait essayé de parler avec son ton le plus menaçant, et de paraître la plus sérieuse qu'elle pouvait. Bien sûr, elle était sérieuse. Ce tocard n'allait pas s'en tirer comme ça. L'humilier devant sa classe, quel culot ! Elle se promit à elle même de lui faire vivre 10 fois pire de ce qu'elle venait de traverser. Et Agrat n'avait qu'une parole. Pour commencer, et sans que personne ne s'y attende, elle lui fila une gifle phénoménale. Des exclamations de stupeur s'élevèrent de la foule des spectateurs aussi surpris que la victime elle même. Pour ce faire, elle n'avait pas eu recours à la magie, elle n'en avait pas eu besoin pour une fois. Apaisée comme pas possible, elle souffla profondément plusieurs fois puis se mit à rire comme une gamine. " J'espère qu'on s'est compris, imbécile " cracha-t-elle en lui accordant un clin d’œil hypocrite. " A la prochaine ! " son ton se voulait enthousiaste. En effet, elle avait hâte de le recroiser. D'un geste de la main elle fit disperser les Serpentard qui étaient du moins... amusé tandis qu'elle se dirigeait vers son dortoir pour se changer. Ça lui apprendrait à faire des farces facétieuses à n'importe qui.


Dernière édition par Agrat Bosselli le Mer 2 Sep - 8:41, édité 1 fois
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Leo Keats Gold, Sam 22 Aoû - 15:20


" Tu te crois drôle peut-être ?!"

Leo ne put s'empêcher de sourire, sa petite provocation à deux balles avait marché du feu de dieu, la jeune femme semblait désormais à deux doigts de basculer dans l'hystérie la plus totale, sa voix montait dans les aiguës, et ses yeux fusillait le Gryffon du regard. Celui-ci n'en sourit que de plus belle, pousser les Serpentards à bout de nerfs était désormais devenu plus qu'un hobby, une véritable passion, voir ces jeunes gens qui s'obstinaient d'ordinaire à rester dans le "paraître" sortirent de leurs coquilles et révéler leur vrai visage n'avait pas de prix.

Sa victime s'approcha de lui tandis que derrière, la horde de serpents qui devait surement constituer sa classe observait la scène d'un air dubitatif, hésitant surement à intervenir, ce dont Leo espérait franchement qu'ils se garderaient, car il pouvait certes gérer une serpy en colère, mais certainement pas une vingtaine...

La brune se campa devant lui et reprit la parole, toujours hors d'elle:

" Je te préviens, si tu tentes encore une fois quelque chose sur moi, je ferais regretter à ta mère de t'avoir donné la vie. Pour l'instant je me contenterais de te faire vivre un enfer. Bon courage, imbécile. "

Leo haussa un sourcil, Faire regretter à sa mère de l'avoir mit au monde? Cela risquait de s’avérer compliqué, voir même plutôt irréalisable, mais le rouge et or se garda bien de faire la remarque, pas de peur d’énerver encore plus la jeune femme, non, mais plutôt parce qu'il n'avait pas envie de s’aventurer sur ce terrain là, encore trop douloureux. Quant à la deuxième menace de la jeune femme, concernant le fait de faire de sa vie un véritable enfer, Leo avait hâte de voir ça, non seulement parce que ce n'était pas une serpy qui allait l’empêcher de mener son train de vie, mais parce que ses amis à lui se ferait une joie de le venger si celle-ci lui faisait une crasse.

Il fut brutalement tiré de ses pensées par un geste qu'il n'avait absolument pas vu venir, la Serpentard, sans que personne ne s'y attende, lui asséna une gifle phénoménale qui sonna à moitié le grand gaillard, qui, rappelons le, faisait tout de même plus d'un mètre quatre vingts...

Des exclamations de stupeur s'élevèrent de part et d'autre, exclamation auxquelles se mêla celle de Leo, qui ne comprit qu'après coup ce qui venait de lui arriver.

" J'espère qu'on s'est compris, imbécile "

Alors que la jeune femme s’éloignait en lui adressant un clin d’œil hypocrite il ne put s’empêcher de murmurer tout en se massant la joue:

-Oh oui...Crois moi... On s'est compris...

La jeune femme lui lança un " " A la prochaine ! " désinvolte avant de tourner au coin du couloir, Leo avait hate de la recroiser, cette fois, il ne la ménagerai pas...

Il ramassa son sac, et devant les regards de certains Serpy qui était restés là, il ne put s’empêcher de leur lancer:

-Quoi? J'allais pas frapper une fille tout de même, un peu de galanterie messieurs...

Sur ce, il s'en alla, se dirigeant vers la Grande salle où l'attendait surement un de ces délicieux repas dont Poudlard avait le secret...



Fin du RP
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Jane Stafford, Sam 5 Sep - 6:06


| PV : Allan Parker |
Fin septembre, fin de journée...

You should never tickle a sleeping dragon

Le soleil prend ses habituelles couleurs rouges qui annoncent la fin de la journée plus efficacement que n'importe quelle horloge, tandis qu'un vent se lève, faisant tournoyer les feuilles déjà mortes. Elles aussi ont pris des couleurs, quittant leur habituel vert pour des teintes rousses, jaunes ou brunes. Sur le Lac Noir, une onde se forme, qui s'efface bien vite : ses eaux sombres ne se laissent pas si facilement troubler...
Le vent se fait plus fort, alors qu'une file d'élèves en uniforme sort des Serres pour rentrer au Château. D'une fenêtre du septième étage, Jane Stafford les observe lutter contre le vent, les pans des robes claquant dans un bruit qu'elle n'imagine que trop bien. D'ici, ils semblent minuscules et indifférenciables : mais ces derniers temps, même de près, tous les élèves se ressemblent, de toute façon. En effet, depuis l'arrivée de Sergeï Kholov, l'uniforme strict est de retour. Bon, ça ne déplaît pas vraiment à la jolie brune, parce que ça fait gagner du temps le matin et que de toute façon, ça ne la change pas beaucoup de ses tenues habituelles... Mais c'est pour le principe. On se croirait revenu à l'époque de la Grande Inquisitrice Ombrage, ou peu s'en faut : elle le sait parce qu'elle connaît presque par cœur l'Histoire de Poudlard : il s'agissait alors du Décret d'éducation numéro 32, mais aujourd'hui, il n'a plus de nom. Ça rend la chose encore plus insidieuse, si l'on y réfléchit bien.
Mais Jane n'y réfléchit pas, pas pour le moment. Elle est trop contente d'être bien au chaud, alors que les autres bataillent contre le vent et le froid de l'automne naissant. Déjà l'automne ! Elle n'a pas vu le temps passer, depuis son retour au Château... Le temps -comme à peu près tout le reste en fait- semble ne pas être régi par les mêmes lois que dans le monde moldu où elle a grandi. Là-bas, tout est plus long, plus logique, plus normal. Pas de sorts pour plier les chaussettes, pas d'apparition suspecte de souris mal transformées en tasse de thé, pas de potion qui bouillonne en émettant une fumée rouge... Sauf la fois où Maman a essayé de préparer un ragoût de piment, se souvient la petite brune. Par le caleçon de Merlin, que ce truc avait été immangeable ! En même temps, quand on confond piment et poivron dans la liste des proportions... Penser aux essais culinaires maternels a le don de la faire sourire, ça ne rate jamais.

C'est donc avec le sourire aux lèvres qu'elle avance dans le couloir du septième étage. D'ordinaire, il est vide, et les grandes fenêtres qui donnent sur le Parc du Château fournissent de la clarté plus longtemps qu'aux autres étages : deux raisons pour lesquelles Jane l'a élu comme endroit de lecture presque parfait. Il n'y manque qu'un banc, mais pour combler ce manque, elle a trouvé une parade. Un vase de taille immense, plus haut qu'elle (même sur la pointe des pieds, elle se sent petite ) se dresse à cet endroit, contre lequel elle vient s'appuyer pour lire les dernières pages de ses manuels ou d'autres livres empruntés à la Bibliothèque. Comme à son habitude, elle se laisse donc couler contre le marbre froid, posant son sac plein à craquer au sol. Elle s'apprête à en sortir sa dernière trouvaille livresque, la réputée Histoire des Préfets Célèbres, mais un mouvement de l'autre côté de la cruche géante la fait tiquer. Pas moyen d'être tranquille ici...

Bien décidée à rester seule, elle entreprend de se plonger dans sa lecture. Mais au bout de trois lignes à peu près, impossible d'ignorer la présence d'un autre élève à ses côtés. Elle se racle bruyamment la gorge : ça n'est sans doute qu'un première année un peu perdu, personne ne vient jamais traîner ici... S'il comprend qu'elle est là, il devrait probablement décamper assez vite.
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Allan Parker
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Allan Parker, Sam 5 Sep - 10:37


Cette journée n'avait pas été des plus agréable pour le jeune sixième année - Bien qu'il aurait dû être en septième. Il avait fait froid du matin à maintenant et cela ne semblait pas changer d'un iota. Allan avait donc passé une très mauvaise journée, les cours étaient barbants, il n'avait pas vue Andy de la journée et ne le verait sûrement pas de la soirée, ils étaient encore un peu en froid à cause de ce qu'avait fait le serpentard, Helena semblait l'éviter - enfin c'est ce qu'il ressentait - puis il avait tenté de lire à la bibliothéque mais celle-ci était devenue soudainement trop bruillante et maintenant, alors qu'il avait trouvé un endroit désert pour enfin lire tranquillement, il était de nouveau dérangé. Mais le pire c'est que la demoiselle pensait très certainement qu'il allait bouger.

Le françait grogna et soupira un bon coup, il n'était vraiment pas de bonne humeur et il n'avait pas l'occasion de vider son sac. Le Parker passa une main rapide dans ses courts cheveux blonds et inspira calmement afin de se donner contenance ne voulant pas trop parraître acide.

- Tu espères quoi en te raclant la gorge ? Si c'est de me voir partir alors tu peux epsèrer longtemps car je ne bougerais pas. De plus, il me sembles que j'étais là avant toi.

Allan avait vraiment tout tenté pour que sa voix ne soit pas si froide mais elle était toujours aussi glaciale. Il ne leva pas son regard afin de voir la réaction de la jeune fille. Comment avait-il sut que c'était une fille ? Il l'avait vu venir et dés ce moment, il avait su que sa journée pourrie allait continué. Son regard resta donc ancré sur son livre, il était de couleur vert sombre et le titre était d'un vert emeraude, l'écriture du titre était fine et calligraphique, les pages étaient légèrement jaunie démontrant de son anciennetée. C'était un livre qui parlait du moyen d'élevé un serpent. Bien que le serpy lit ce livre, il avait tout de même décidé d'aller à la boutique d'animaux magiques pour être sûr.
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Jane Stafford
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Jane Stafford, Mer 9 Sep - 10:44


| PV : Allan Parker |
Fin septembre, fin de journée...

You should never tickle a sleeping dragon

Alors que la journée se déroulait plutôt bien jusque-là, Jane pressent que ça ne va pas continuer. Pourtant, c'était bien parti... Après une longue journée de cours, elle a retrouvé son recoin habituel, celui où elle aime à venir lire quelques pages (ou quelques chapitres, lorsque la lecture est passionnante au point qu'elle ne voie plus le temps passer ) avant de retrouver la Salle Commune des Serdaigles. Seulement, si d'ordinaire elle peut y rester seule, aujourd'hui ce n'est pas le cas. Une autre personne se trouve tout près, une personne dont la présence, si elle est silencieuse, n'en reste pas moins envahissante. Alors Jane tousse. Ça peut paraître surprenant, dit comme ça, mais le plan est le suivant : faire sentir sa présence à l'intrus, et au passage le faire partir... Le tout avec tact et délicatesse.
Cependant une voix d'homme, de jeune homme plutôt -le genre qui n'a pas tout à fait fini de muer- s'élève de l'autre côté du vase de marbre. Raté, ça n'est pas un première année... Et il ne semble pas près de ficher le camp.


Tu espères quoi en te raclant la gorge ? Si c'est de me voir partir alors tu peux espérer longtemps car je ne bougerai pas. De plus, il me semble que j'étais là avant toi.

Ouh, et Monsieur est agréable, en plus... Faussement étonnée, Jane se contente de répondre :

On n'a même plus le droit de tousser ? Je savais que le nouveau règlement était sévère, mais j'ignorais qu'il l'était à ce point.

"J'étais là avant toi"... On dirait un gamin de l'école élémentaire. Non mais vraiment, pour qui il se prend, pour le roi du Château ? Et même si elle sait pertinemment qu'elle est en train de faire preuve d'une mauvaise foi incroyable (après tout, il a raison, il est arrivé avant elle... mais elle déteste avoir tort), la jolie brune reste à sa place, les poings crispés sur la reliure de l'Histoire des Préfets Célèbres. Alors comme ça, Monsieur veut qu'elle parte ? Hors de question qu'elle lui fasse ce plaisir.

De plus, il me semble que j'étais là avant toi, répète-t-elle, sur un ton geignard qui saura sans nul doute exaspérer l'ennemi.

À défaut d'être originale, cette technique marche toujours, Jane le sait sans jamais avoir eu de frère ni de sœur : pas besoin de manuel de psychologie pour taper sur le système de quelqu'un. Reste à savoir ce que l'autre type va lui répondre. Une petite joute verbale, de temps à autre, ça détend toujours...
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Invité, Sam 17 Oct - 7:52


Pas de réponse depuis plus d'un mois, je prends.
MP si problèmes, naturellement.
PV Gilraen Felagund
❝ Influence ❞



La cadence lente et étudiée de ses pas résonne dans le couloir désert. Ses cheveux blonds se balancent dans son dos, elle a les yeux mobiles, ne s'accrochant sur rien de particulier. Sa veste noire d'uniforme pend sur son avant-bras. Dehors, il fait une chaleur cuisante - l'été n'est pas tout à fait fini, bien qu'on soit en octobre. Bientôt, les premières vacances de l'année scolaire permettront à certains élèves de rentrer chez eux, de retrouver leurs familles. Dylan Scott savoure avec délice son heure de pause. Il lui reste quarante-cinq bonnes minutes avant de devoir retourner s'asseoir sur une chaise branlante dans une salle de classe surchargée. Elle a eut envie, au début, d'aller piquer un somme dans le dortoir, mais, en haut de la tour des Lions, la chaleur est pire que tout. La plupart de ses camarades de classe sont dehors, à l'ombre d'un arbre ou dans l'obscurité rafraîchissante d'un recoin sombre. Elle n'est même pas parvenue à les rejoindre. Ces temps-ci, elle a besoin d'autre chose que du bruit engendré par les Gryffondor. "Autre chose", du genre, du calme. Royal, son fidèle chat, a grandi, et n'a plus autant besoin de se cacher dans ses draps. Nevosa doit être dans la Volière, en train de traumatiser une petite boule de plumes. Dylan, elle, traîne dans les couloirs sans but ni pensées, mettant juste un pied devant l'autre.

Elle s'ennuie ferme, la princesse scandinave. Elle voudrait croiser quelqu'un, retrouver cette influence qu'elle peut avoir sur les gens, la délicieuse constatation qu'elle les tient dans le creux de sa main de porcelaine. Elle a un sourire un peu mauvais, s'arrête brusquement. Elle doit être quelque part au 7e étage. Elle ne vient presque jamais par là - où en tout cas, quand elle y vient, ce couloir est bondé, bourré à craquer d'adolescents plus ou moins pressés qui jouent des coudes discrètement. Elle s'adosse au mur. C'est sa dernière année. Dans moins de dix mois, elle quittera définitivement ces vieux murs qu'elle chérit tant. Elle ne s'allongera plus jamais dans les couvertures rouges et râpeuses du dortoir, elle ne passera plus de nuits blanches, allongée sur un manuel de Potions. Une nostalgie ridicule car trop en avance l'envahit ; elle la rejette d'un geste anodin immédiatement, passe une main dans sa chevelure d'un blond pur pour s'assurer qu'elle est toujours présentable, sort même un miroir. Être en pause, d'accord, mais abandonner un instant son image, plutôt mourir.
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Léarose Wolfe
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Léarose Wolfe, Sam 2 Jan - 16:01


(Aucun post depuis plus d'un mois, MP s'il y a un problème naturellement)

Une rencontre mouvementée
RP PV avec Lucie Delvif


Je sortait de la bibliothèque tout comme une autre jeune fille. Après quelques heures dans le silence interminable et les études incompréhensibles, j'avais besoin de ma dose de social. Je voulais me rendre à la grande salle pour déguster un bon chocolat chaud, ma boisson favorite. Je la regarda attentivement. Une rouge et or selon son uniforme et elle devait avoir a peu près la même âge que moi a voir son visage. Elle remarqua que je la regardais. Je lui souris naturellement et lui dit :

- Bonjour, je m'appelle Léarose Wolfe et je suis en première année à Serdaigle. J'allais prendre un chocolat chaud dans la grande salle, t'aimerais venir avec moi?

Comme on marchais déjà dans la même direction, nous nous entamâmes dans les escaliers pour descendre. C'est alors qu'a ma grande surprise, il changea de direction. Je doit dire que c'était ma première fois et maintenant je ne savais plus quel chemin prendre pour aller a la grande salle.
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Re: Couloir du 7ème étage

Message par : Contenu sponsorisé


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 Couloir du 7ème étage

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