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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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[Hall d'entrée] Au pied du grand escalier
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Aria Morrison
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Aria Morrison, Lun 24 Juil 2017, 15:01


LA de Castielle


Je regarde le garçon qui vient de passer devant moi. Il ouvre une porte, rentre et la referme. Aussitôt Castielle s’exclame que ça doit surement être ma salle et oui, effectivement, je le pense moi aussi. Enfin, je l’espère en tout cas !

Sans m’en dire plus, la jeune fille s’avance jusqu’à la porte, l’ouvre en regardant à l’intérieur et la referme. Je me sens stressée. C’est la bonne salle ou non ? Je la regarde attendant de connaître le verdict lorsque je la vois inspirer profondément et ouvrir la bouche pour parler. Et voilà, je sens qu’elle va me dire que ce n’est pas la bonne salle et je vais arriver en retard à mon cours. Elle commence à parler et me dit finalement que c’est bien le bon endroit et me souhaite un bon cours. J’ouvre grands les yeux de surprise. Je me sens tellement soulagée que ce soit bon, que l’on ait enfin réussi à trouver cette salle… enfin qu’elle ait réussi à la trouver parce que franchement, je n’ai pas fait grand-chose.

Contente, je la serre dans ses bras et m’exclame : « Merci beaucoup Castielle ». Je me dirige ensuite vers la porte. Avant de l’ouvrir, je lui dis : « j’espère quand même que tu ne vas pas te perdre pour le retour. Au pire, tu reviens ici et on cherche la sortie ensemble. » Je lui avais adressé un petit clin d’œil en prononçant la dernière phrase.

J’ouvre ensuite la porte, lui fait un petit signe de la main et rentre dans la pièce, refermant la porte derrière moi.


Merci beaucoup Castielle Smile
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Castielle Colt
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Castielle Colt, Lun 24 Juil 2017, 16:44


Un câlin ! Castielle n'en espérait pas tant ! Elle rend volontiers son étreinte à la petite Gryffondor.
Et dire qu'elle avait comme projet de passer la journée en compagnie de tableaux, maintenant elle était même arrivée à repenser joyeusement à la Serpentard mal lunée !

Aria la remerciant chaleureusement le cœur de Castielle devient un peu moins lourd. Finalement ça s'est bien passé. Malgré tout ce qu'elle a pu faire de travers, c'est un happy end.
« J’espère quand même que tu ne vas pas te perdre pour le retour. Au pire, tu reviens ici et on cherche la sortie ensemble. »
Dans sa tête la petite voix d'habitude sarcastique ne l'était plus du tout : *Aawh c'est gentil !*

Avec un grand sourire Castielle agita la main pour dire au revoir. Elle était presque tentée d'attendre là pendant une heure et ensuite prétendre qu'elle s'était perdue. Mais elle s'abstint.
*J'espère tellement qu'on se reverra !*
Le château était grand et accueillait des centaines d'élèves, mais bizarrement Castielle était persuadée que recroiser Aria ne serait pas bien difficile. Elle était confiante. 

La porte de la classe s'était refermée derrière la Gryffondor depuis quelques minutes déjà, il était temps de partir. Castielle tourna les talons, toujours le sourire aux lèvres, se laissant porter par d'agréables pensées.

La première heure de son premier jour dans cette nouvelle école se passa surprenamment bien ~




[Fin du RP]
Merci à toi Aria !  :kiss:
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Elhiya Ellis
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Elhiya Ellis, Dim 13 Aoû 2017, 05:27



Mauvaise Une en première page
Pv  Zélie Hepbrun•  LA Mutuel



Courir entre les intercours pour ne pas être en retard était devenue une désagréable habitude pour la blondinette qui regrettait de ne pouvoir transplaner directement d’une salle à l’autre pour gagner du temps. Mais voilà, après être partie en retard de son dernier cours car elle discutait avec une camarade de classe, Elhiya s’avérait forcément obligée de se presser pour rejoindre le cours de potion qui n’allait pas tarder à débuter sans elle.

Se frayant tant bien que mal un chemin au milieu des élèves qui trainaient encore et toujours au milieu des couloirs, la blonde pestait silencieusement contre tout le monde sans vraiment regarder qui elle croisait. Pas le temps pour ça en même temps, alors que son cousin, une amie ou même son petit-ami finissent par se trouver sur le trajet, elle ne les aurait même pas aperçus. Il fallait dire que, lunettes vissées sur le nez, cheveux penchés en rideau doré sur le grimoire de cours pour réviser à la va-vite, le champ de vision de la Verte était relativement étriqué.

Ce ne fut sans grande surprise qu’elle finit par entrechoquer l’épaule de quelqu’un, échappant contenu de son sac et ouvrage en tout genre sur le sol. Premier réflexe : râler sans regarder à qui elle pouvait s’adresser tout en s’accroupissant pour ramasser ses affaires


« Bordel, tu peux pas regarder où tu vas ? »

Rapide coup d’œil froid à l’élève qui avait perdu également son matériel scolaire, une légère grimace ourla les lèvres de la blondinette quand son regard croisa celui de la Rouge des toilettes puantes de Mimi Geignarde. Elle soupira et haussa les yeux au ciel. Pas de temps à perdre avec celle-ci, même si lui montrer que son maléfice avait été bien retiré lui démangeait le bout des doigts. Mais les couloirs se vidaient petit à petit, rappelant à son esprit que son prochain cours allait commencer sans elle.

Elle ramassa à toute hâte tous les ouvrages mentionnant « 7ème année », laissant à la Rouge & Or le soin de récupérer les siens. Elhiya remarqua uniquement grâce à ses manuels scolaires que la brunette était plus jeune qu’elle d’une année, de visu elle n’aurait pas cru. Mais ça n’avait que peu d’importance, la blonde n’avait pas envie de copiner en lui demandant comment se passait ses Buses et fourra toutes ses affaires dans son sac, hésitant uniquement en voyant deux couvertures totalement identiques : le journal intime qu’elle partageait avec son amie d’enfance moldu Lucy.

Nouveau regard d’incompréhension à la Rouge et Or, qu’est ce qu’elle faisait avec un bouquin d’origine non sorcière elle aussi ? Surtout la même version en plus ? Le cuir rougeâtre avait été travaillé avec des coutures de lanière de la même matière, le fermoir en acier vieilli comportait une petite chainette tenue par une libellule de métal. Les ornements représentaient un hibou, un papillon, une espèce de sceau, donnant des airs faussement magiques au petit cahier. Lucy l’avait choisi car elle trouvait que ça faisait un peu grimoire et que du coup l’idée lui plaisait bien.

Elhiya l’entendait encore s’émerveiller en lui montrant la chouette de la couverture, « Regarde on dirait la tienne ! c’est marrant non ?  Tu vois que c’est un truc de sorcier d’avoir un hibou de compagnie !» La blonde avait acquiescé d’un signe de tête amusé, sachant parfaitement que cette idée de journal en commun était une très mauvaise idée. Elle ne pourrait jamais noter réellement ce qu’elle faisait à Poudlard et se verrai obligée à chaque noircissement de ligne de se faire évasive. Et pourtant, cette semaine encore, elle avait récupéré le carnet de note, incapable de refuser quoi que ce soit à son amie d’enfance.

Voyant un élève courir en direction de la salle de classe, Elhiya attrapa le journal qui était le plus proche d’elle et le glissa dans ses affaires. Il n’y avait pas de raison pour que celui qui avait atterrit derrière la brunette soit le sien, en plus, elle avait remarqué que la chainette ne retenait plus l’ouvrage bien fermé, or, de mémoire elle avait bien mis le loquet ce matin. D’un simple signe de tête à la Rouge & Or, la blonde se redressa et fila en cours.

Le reste de la journée avait été semblable à toutes les autres journées, et ce n’était pas mécontente que la blonde avait jeté son sac sur son lit pour s’étaler dessus. Il fallait qu’elle remplisse le journal de Lucy, se concentrant uniquement sur l’ennui général des cours, l’agacement du chahut dans son dortoir et des bêtises de Muffin qui avait mis son lit en vrac ? Elle récupéra le petit journal, retira le loquet avec soin, et chercha la dernière page vierge, quand ses yeux remarquèrent enfin une écriture qui lui était inconnue. L’encre n’était ni mauve, ni turquoise, il n’y avait pas de petit autocollant lapin un peu partout, et les quelques lignes qu’elle avait lues ne lui disait strictement rien. Ce n’était pas son journal ! Mais bel et bien celui de la rouge….

Il fallait qu’elle lui rende et vite. Lire les histoires privées des autres ne se faisait pas, pourtant, quelques mots attiraient inexorablement son attention...
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Zélie Hepburn
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Zélie Hepburn, Dim 13 Aoû 2017, 20:13



I have lost myself again
- pv Elhiya -

__________________________


Ce monde... Tu le supportes de moins en moins. Il vient de sonner et la classe de métamorphose est déjà presque vide, il reste quelques élèves toujours endormis que les autres n'ont pas eu la gentillesse de réveiller, le professeur et toi. Tu laisses enfin tranquille le banc que tu t'es amusée à sculpter durant tout le cours. Quand tu t'ennuies, tu ne peux compter que sur ta plume et le bois de ta table. Toi, tu ne t'es pas levée quand tout le monde s'est précipité vers la porte de sortie, vers la fin du supplice. Ton supplice, c'est les cris, c'est la foule qui t'attrape et te pousse violemment contre la porte, qui te garde prise au piège, c'est cet air irrespirable qui flotte dans les couloirs quand tous ces jeunes pleins d'hormones sortent de leur classe en courant. Non, toi tu préfères attendre, quitte à risquer d'arriver en retard, au moins tu auras toute la place pour courir.

Quand la vague de gamins hystériques s'adoucie enfin, tu te décides à ranger tes bouquins de métamorphose que tu n'as pas touché de l'heure et tu t'en vas, en courant, parce que tu es en retard, et peu importe si deux ou trois premières se retrouvent au sol, il faudra de toute façon qu'ils s'habituent à être maltraités lors de l'inter-cours, t'es loin d'être la seule à courir rejoindre ta classe et tu ne le seras sûrement jamais.

P'is bien entendu, c'est la collision. Faut dire qu'avec ta maladresse et ton regard vissé à tes baskets, il est difficile d'éviter cette Serpentard qui a apparement autre chose à faire que de regarder où elle met les pieds.

    «Bordel, tu peux pas regarder où tu vas ?»


Tes membres se raidissent parce que tu reconnais cette voix, cette voix aiguë, cette voix d'hystérique. Tu lèves la tête et tu grimaces. Parmi les centaines d'élèves passant par ce couloir, il avait fallu que tu croise le chemin de cette élève-là, cette blondasse impatiente et psychopathe qui n'était de ce monde que pour faire de ta vie un enfer. Tu ne supportes pas voir cette face de Serpent plus longtemps alors tu détournes ton regard vers le contenu de ton sac éparpillé sur les dalles du couloir. Bordel... La Verte et Argent a déjà ramassé ses affaires. Mer**, elle a fait vite ! Elle se relève sans même t'adresser un mot (étonnant) et s'éloigne à grandes enjambées. Toi, tu restes plantée là, toujours sous le choc. P'tetre qu'il faudrait songer à te bouger, nan ? J'en sais rien hein. C'est une idée comme une autre. Une mouche finit par te piquer et tu te hâtes de récupérer tes affaires. Le couloir est vide maintenant.

Tu es arrivée en retard.

Te voilà dans ton dortoir. C'est en fin de journée que tu te dépêches de quitter ta classe et c'est en fin de journée que les autres prennent leur temps. Toi, tu ne veux pas discuter des dernières heures que tu viens de subir, écouter les nouveaux potins ou retrouver tes amis. Toi, tu veux retrouver ton lit. Tes camarades ne sont pas là, tu es seule. Tant mieux, t'es pas d'humeur d'toute façon. Tu t'affales sur ton matelas en grognant. Quelle journée... Mauvaise ? C'est le cas de le dire. Outre le fait d'avoir eu un contact physique beaucoup trop proche avec la fille que tu détestes le plus, le destin a décidé de te mener la vie dure. Tu repenses à toutes ces merdes qui t'ont poursuivi durant la journée, une liste aussi longue que celle des défauts de l'aut' Serpy.

Ton meilleur remède contre le blue mood, c'est l'écriture. La plupart du temps, tu écris des lettres, à tes parents, à ta sœur ou au peu de tes amis suffisamment motivés pour écouter tes plaintes. P'is parfois, t'écris dans ce journal. T'aimes pas dire journal intime, alors tu dis journal de bord ou Charlie, mais on sait tous les deux que le concept est le même. C'est ta mère qui te l'a offert. Tu avais onze ans. Tout ce qui arrivait à ta petite sœur te tuait à petit feu et la meilleure solution aux yeux de tes parents était sans doute ce bête ensemble de pages vierges. T'as refusé, au début. Un journal intime c'est pour les gamines... P'is ta curiosité a pris le dessus. Ça peut vraiment m'aider ce machin ? Sans blague ? Il t'a fallu du temps, mais maintenant tu le sais. Ce machin peut t'aider, il te sauve. C'est ton ami, le seul qui ne te fera jamais de mal et qu'est-ce que tu en as besoin parfois, de Charlie. Il t'écoute, il avale ta douleur et tes angoisses. Il te fait prendre conscience de ta vie qui te passe parfois sous le nez sans que tu ne t'en rendes compte. Il est le seul à t'avoir connu nue, complètement nue.

Ivy est fatiguée de toute manière. Charlie à l'air en meilleure forme. Alors tu prends ta plume, ton habituelle encre noire et tu ouvres ton journal. Sauf que ce n'est pas ton journal, l'écriture que tu viens d'apercevoir n'est pas la tienne.. Il te faut quelques secondes pour que l'information atteigne ton cerveau, tu as entre les mains le Charlie de ton ennemie. Tu paniques. L'idée de feuilleter les pages de ce drôle d'individu ne te traverse même pas l'esprit. Tu paniques. Le serpent ne peut pas lire ton journal, il ne peut pas ! Tu paniques. Ton âme, ton être est enfermé dans ces pages. Si quelqu'un venait à les lire... Tu n'oses imaginer ce que tu ressentirais. Tu te calmes. Peut-être que la Serpy ne s'en ait même pas encore rendu compte ? Ou peut-être a-t-elle finalement trouvé suffisamment d'humanité pour ne pas y toucher... ? L'espoir fait vivre. Si seulement elle savait ce que ces lignes représentent pour toi. Si seulement elle savait...

Ton cerveau se déconnecte. Tu laisses le contrôle à l'instinct de survie. Tu retires ta cape à l'insigne des Gryffondors, plonge le journal de la Verte et Argent dans ton sac, enfuies ta baguette dans ta poche arrière et tu dévales les escaliers de ton dortoir. Tu n'as pas une minute à perdre.

Ce château est grand. Beaucoup trop grand. Ce n'est qu'aujourd'hui que tu en prends conscience. Le temps que tu mets pour atteindre la salle commune des Serpentard te semble une éternité. Tu sais où se situe le nid du serpent. En sept années tu as plus d'une fois eu l'occasion de t'y rendre. Plusieurs reptiles discutent devant l'entrée de leur salle commune. Sans réfléchir tu les interpelle.

    « S'il vous plaît, est-ce vous connaissez une Serpentard aux cheveux blonds, elle porte des lunettes, elle a les yeux bleus et elle a seize... non dix-sept ans, je crois...» Une Serpentard lève un sourcil, elle te répond que tu dois sûrement parler d'Elhiya. « S'il te plaît, va la chercher. Maintenant. » Et pourquoi elle ferait ça, elle demande. « Parce que si tu ne vas pas la chercher tout de suite, je te lance le même sort que je lui ai lancé il y a quelques jours et c'est pas beau à voir.» Va te faire foutre.


Tu as peut-être oublié, mais les Serpentards ne sont pas les plus aptes à coopérer surtout lorsque tu les menaces. Et maintenant ? Ta seule chance d'atteindre cette fameuse Elhiya vient de disparaître en fumée, comme ton cœur.

Mais tu ne baisses pas les bras. Le lendemain, tu guettes. Tu guettes Elhiya qui bien entendu ne daigne pas se montrer. Tu louperas tous les cours de ta journée s'il le faut. Ce journal, tu veux le récupérer, tu dois le récupérer. Tu es enracinée au pied du grand escalier. Il est midi. Les élèves défilent un à un, le ventre vide, devant ton regard déseperée. Puis soudain une touffe blonde apparaît comme par magie. Si cette touffe blonde n'avais pas arraché ton âme, tu l'aurais bien embrassé tant tu es soulagée de constater qu'elle n'a pas disparu. Puis la réalité te rattrape.

    « Elhiya ! Tu as quelque chose qui m'appartient, je pense... »

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Elhiya Ellis
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Elhiya Ellis, Mer 16 Aoû 2017, 10:29


Les mots dansaient devant ses yeux, l’intriguant, l’appelant inexorablement, formant une histoire qui lui était inconnue. Mais il ne fallait pas, ça ne se faisait pas, même si ce journal de bord appartenait à une peste de Gryffondor. La brune avait dû y mettre son cœur, son âme, ses doutes et ses peurs au fil des pages noircies, elle ne devait pas lire, elle devait refermer ce manuscrit, ne pas se laisser tenter.  Oui il le fallait, c’était une obligation… Mais ça avait été trop fort, l’écriture arrondie quelque peu penchée, parfois raturée, parfois dénaturée par un sentiment quelconque incontrôlable l’avait captivée, la forçant malgré elle à lire quelques paragraphes. Quelques lignes qui ne la concernaient pas, quelques secrets qui n’était pas pour elle, quelques douleurs enfouies concernant une sœur, un être si cher qui nourrissait souffrances et peines à la brunette. Juste des mots virevoltant au grès de l’humeur maussade ou joyeuse de leur propriétaire, juste des mots….

Non, lire plus était mal avenu, elle ne pouvait pas, les problèmes de la Rouge et Or ne la concernait pas, et si jamais Elhiya avait mis tout son cœur et toute son âme dans la copie que la brune avait en main, elle n’aurait certainement pas voulu qu’elle le lise. Il suffisait d’imaginer l’état dans lequel ça la plongerait de voir quelqu’un dans le nez dans ses affaires les plus intimes pour savoir que la Gryffondor ne serait pas ravie d’apprendre qu’une partie de son histoire avait été portée à la connaissance d’une Serpentard qu’elle n’appréciait pas…. Et même si la brune possédait le carnet de bord que la verte partageait avec son amie d’enfance moldue, les états d’âme des deux gamines progressant dans deux mondes différents ne comportait pas l’intégralité de leur cœur. Elhiya ne pouvait parler de Poudlard dans ce journal, elle était toujours évasive, trahissant uniquement son ennuie, ses doutes, ses angoisses, et dernièrement ses amours. C’était personnel, mais pas autant que ce qu’elle avait pu découvrir dans le journal échangé…

Ce petit livre de cuir pouvait être un incroyable moyen de pression, un outil inestimable de chantage, lui ouvrant la porte à de millions possibilités. Mais refermant le carnet, glissant la chainette du loquet, Elhiya estimait qu’elle n’était pas aussi perfide et mesquine que ce que les bruits de couloirs concernant sa maison voulaient bien raconter. Elle n’avait rien à gagner à lire les pensées intimes de la brune, rien à obtenir en la faisant chanter, rien à conquérir en jouant les pestes sur ce sujet, rien à récolter si ce n’était ses foudres de vengeance méritée. Aussi, le journal atterrit dans son sac, à côté des autres livres de cours, destiné à retrouver sa propriétaire le lendemain.

Peut-être que faire l’effort de sortir des cachots et se rendre devant la salle commune du 7eme étage aurait était la meilleure des actions à effectuer, mais le nom de la brunette lui était complètement inconnu, tout comme le nom de ses amis. Or, confier le précieux manuscrit à n’importe quelle fille de Gryffondor ne plaisait pas à Elhiya. Ça revenait à offrir sur un plateau une partie cachée de l’âme de la brune sans savoir ce qui se passerait par la suite. Autant s’abstenir et patienter que le jour se lève.  Elle se coucha, laissant la nuit passer tranquillement, attendre demain était la meilleure des solutions, peut-être que les deux filles auraient un cours en commun. Mais la matinée avait filé à toute allure. Ne laissant aucune trace de la propriétaire du petit grimoire. Petit déjeuner englouti, rapide coup d’œil à la table des Rouges pour essayer en vain de repérer la brunette, puis passage en cours, pas plus de chance non plus. Intercours, personne ne qui ressemblait à la jeune sorcière dans les couloirs, puis enfin midi, nouvelle pause déjeuner, avec un peu de chance….

Un rapide passage vers ses dortoirs était nécessaire avant de repartir dans un scrutage minutieux de chaque Rouge & Or féminine qui avait pris place dans la grande salle, ca lui vaudrait très certainement les réprimandes de quelques-unes, mais cela n’avait guère d’importance à ses yeux. Elle voulait lui rendre son bien rapidement, se débarrasser de la curiosité qui l’envahissait dès que son regard se posait se la couverture rosâtre du livre. Mais après avoir parcouru une volée d’escaliers en direction du rez-de-chaussée, la brunette, visée sur le carrelage accrocha rapidement ses prunelles bleues, l’interpellant sans aucune hésitation.
La jeune sorcière avait dû l’attendre, voir la chercher également à en juger par son ton pressant. C’était compréhensible. Après tout, Elhiya possédait une partie d’elle-même. C’était même un miracle qu’elle n’ait pas directement jeté un sortilège d’attraction sur son sac pour fouiller directement dedans. Elhiya se hâta de la rejoindre, lui adressant un sourire en coin en la fixant avant de soupirer doucement.


« Effectivement, échange malencontreux. Tiens le voilà... »

Aucune trace de suffisance ou de mépris dans sa parole. Au contraire, la blonde s’était faite douce, voir un peu gênée pendant qu’elle tendait l’objet contenant les secrets de son interlocutrice. Des secrets qu’elle n’avait que partiellement lus, quelques paragraphes à peine, quelques lignes de trop, elle le savait pertinemment. Lâchant l’ouvrage dans les mains de la brune, Elhiya soupira doucement, lui adressant toujours le même sourire en coin.

« J’ignore ce qu’il en est, ni ce que mes paroles valent à tes yeux, mais je n’ai pas fait l’indiscrète. Je me suis rendu compte de l’erreur en parcourant quelques lignes alors que j’allais le remplir, j’ai vu deux-trois choses. Autant que tu le saches. Mais je n’ai pas parcouru plus que deux paragraphes si ça peut te rassurer »

Elle aurait très bien pu lui assurer qu’elle n’avait rien lu, de toute manière Elhiya aurait mis sa main à couper que la brunette n’en aurait pas cru un seul mot. Donc quitte à devoir être coupable, autant que ce soit pour quelque chose de réel et non des suppositions. Relevant les yeux sur son interlocutrice, elle poursuivit avec la même douceur dans la voix

« Je te l’aurait bien rendu avant, mais je ne connais même pas ton nom, et de toute évidence nous n’avons pas de cours en commun… »

Que dire de plus ? pas grand-chose. L’accident avait eu lieu car aucune des deux n’avaient regardé où elles marchaient, dur de blâmer le coup du sort ou quoi que ce soit. Elhiya en était consciente et ne s’attendait pas à grand-chose de cet échange au pied d’un escalier. La brunette était tout autant impulsive qu’elle, si ce n’était plus, mais Elhiya ne bougea pas pour autant, lui adressant un léger sourire dépourvu de toute animosité
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Zélie Hepburn
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Zélie Hepburn, Ven 18 Aoû 2017, 11:28





Tes yeux semblent lancer des éclairs. Elhiya t'approche sans aucune crainte, elle sourit presque. Se rend-t-elle seulement compte de ce qu'elle détient ? Tu commences à regretter votre petite aventure dans les toilettes, connaissant le genre de Serpent qu'est Elhiya, tu es certaine qu'elle ne louperait pas un moyen de te faire chanter. Vengeance, douce vengeance... Et c'est bien cela qui t'effraie, tu chanteras, quoi qu'il arrive, pour retrouver cette part de toi-même. Elle s'approche, ton envie de sauter à son coup se fait de plus en plus insistante. Elle a parlé à Charlie, tu en es certaine. Minute... Et si cet échange malencontreux n'est pas qu'un de ses coups foireux ? Après tout, Elhiya est capable de tout pour te faire payer. Tu bouillonnes de colère. Non seulement cette Serpy t'a percé le cœur afin de trouver tes plus sombres secrets, mais en plus c'était calculé ? Tu vas l'égorger, tu as déjà planifié où, quand et comment. Dans le hall d'entrée, au pied du grand escalier, maintenant, de tes mains.

    « Effectivement, échange malencontreux. Tiens le voilà...»


Espèce de petite cancrelat répugnante et hypocrite ! Ton grand amour reste pourtant tout à fait calme, peut-être même douce ? Est-ce possible ? Aucun ricanement ne sort de sa bouche de diablesse, aucun doigt ne se lève devant ton visage, aucune malice ne pétille dans ses yeux fatigués. Elle te tend ton journal de bord, sans mépris. Tu lui arraches des mains. Merci ? Même pas en rêve ! Tu n'es pas aussi stupide que tu en as l'air. Il est hors de question que tu baisses ta garde au premier petit geste de sympathie qu'elle montre à ton égard. Son poignard est bien caché, elle le dégainera pour te l'enfoncer dans le dos dès qu'il sera tourné.

    « J'ignore ce qu'il en est, ni ce que mes paroles valent à tes yeux, mais je n'ai pas fait l'indiscrète. Je me suis rendue compte de l'erreur en parcourant quelques lignes alors que j'allais le remplir, j'ai vu deux-trois choses. Autant que tu le saches. Mais je n'ai pas parcouru plus que deux paragraphes si ça peut te rassurer. »


Te rassurer ? Qu'est-ce qu'elle a bu cette Serpentard ? Te rassurer ? Quelle blague ! Tu es paniquée. Qu'est-ce que cette blondasse a lu au juste ? Deux-trois choses, c'est-à-dire ? D'ailleurs, "deux-trois choses", ce n'est pas assuré. Mentir, c'est si facile quand on a l'habitude. C'est si facile d'avoir l'habitude. Le mensonge est sans doute la plus puissante des drogues.

    « Il t'a fallu deux paragraphes pour comprendre que ce n'était pas ton journal ? Tu te moques de moi, j'espère... Et qu'est-ce que tu as lu au juste ? »


C'est seulement à cet instant que le Charlie de c'te peste qui te fait face décide de passer dire coucou à ta mémoire. Son journal est toujours sagement enfui sous tes livres de cours. Ta bonne conscience te crie de lui rendre, seulement tu écoutes très rarement ta bonne conscience. Tu préfères attendre la réponse de la Serpy. Tu as entre les mains un moyen de pression énorme, en y réfléchissant, ce n'est pas négligeable. Après tout, son journal tu l'as à peine effleuré. Tu n'as pas laissé vagabonder ton regard dans ses pages, dans "deux de ses paragraphes", erreur ?

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Elhiya Ellis
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Elhiya Ellis, Sam 19 Aoû 2017, 09:28


Si la brune avait pu lui jeter un Avada, là, directement au pied des escaliers, devant tout le monde, Elhiya était persuadée qu’elle l’aurait fait sans hésiter. Ça se lisait dans ses yeux. .. Tout ça pour un journal intime qui s’était retrouvé malencontreusement entre ses mains. Ce n’était pas comme si cela avait été volontaire ou même calculé. Qu’est-ce que la vie privée d’une Rouge & Or, avec qui le courant ne passait pas, pouvait bien lui faire ? Cette fille n’était pas le centre du monde ! C’était le dernier de ses soucis, surtout à l’heure actuelle où elle devait sacrifier du temps de pause pour lui rendre ses fichus écrits. Et le comble là-dedans, c’était qu’elle était en train de fulminer allègrement alors que son bien, apparemment le plus précieux, avait atterrit dans ses bras sans aucun encombre.

Par ailleurs, elle aussi possédait quelque chose qui ne lui appartenait pas et qu’elle n’était pas sensé lire. Pourtant, la blonde ne lui pas aboyé dessus, ni même adressé un regard suffisant, pourtant c’était simple a faire. C’était peut-être un tort vu l’accueil qu’elle recevait. Pas un merci, rien du tout. A la limite il lui suffisait de tourner les talons et se barrer directement au lieu de lui poser des questions complétement stupides. Oui elle avait lu deux paragraphes, oui il lui avait fallu plus qu’une demi fraction de seconde pour voir que l’écriture était pas la bonne, et en plus elle avait eu l’honnêteté de lui dire, ce n’était déjà pas mal non ?

Visiblement non. Ca devenait pénible… D’un soupire agacé, Elhiya haussa les yeux au ciel avant de les rebaisser froidement vers son insupportable interlocutrice. D’ailleurs, elle ne connaissait même pas son nom. Elle oui. La Rouge avait réussi à se renseigner dans la matinée ? Surprenant tout de même, mais ca ne lui valait pas plus de compassion


« Je me fais ch*er depuis ce matin à essayer de te retrouver pour te le rendre. Si je voulais le lire j’aurai largement eu le temps de le faire. Je m’en fou royalement de ta vie, de ce que tu caches ou même de qui peut être Caroline. Ouai car c’est basiquement le seul truc que j’ai lu, tes dernières lignes sur un hosto ou je ne sais quoi. J’ai même pas cherché plus loin quand j’ai compris que ce n’était pas les mots de Lucy qui étaient couchés à l’encre noire ! Tu veux pas non plus que je te demandes pardon ? Que je te supplie de me faire un sourire ? Je te rends ton truc c’est déjà pas mal, rend moi le mien maintenant »

Car c’était bien gentil de l’agresser verbalement car ses yeux avaient lu quelques lignes de sa vie intime, mais rien ne disait qu’elle n’avait pas fait de même. Et si c’était le cas, Elhiya se voyait mal mettre de l’huile sur le feu. C’était complètement stérile et inutile d’agir comme deux gamines prêtes à se tirer les cheveux pour un simple échange de livre. Son propre journal comportait bien entendu la vie de sa meilleure amie moldue, ainsi que les grandes lignes de la sienne, mais les seuls choses préjudiciables que la brune pouvait en tirer n’inquiétait pas Elhiya. Que pourrait-elle bien faire comme chantage de toute façon ? menacer de mettre ses sentiments et ressentiments actuels à nu ? De divulguer qu’elle effectuait des recherches sur la magie noire ? qu’elle avait un passé familial terne ? La belle affaire, Elhiya n’était certainement pas la seule élève de Poudlard à être dans ce cas.

D’une main tendue vers la Gryffondor de mauvais poil, exigeant un échange équivalent, Elhiya attendait

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Zélie Hepburn
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Zélie Hepburn, Lun 21 Aoû 2017, 19:03




Tu es mélangée entre le soulagement, la colère et l'incompréhension. Tu as encore du mal à croire que ce journal, cette part de toi-même se soit retrouvée dans les mains d'Elhiya, dans ses mains. Tu es déchirée à l'idée qu'elle ait lu même une phrase de ta vie. La Serpentard soupire et prend un air agacé. Tu bouilles de l'intérieur. Tu la détestes. Tu la détestes tellement.

    « Je me fais chier depuis ce matin à essayer de te retrouver pour te le rendre. Si je voulais le lire, j'aurais largement eu le temps de le faire. »


Tu respires difficilement. Ses paroles ont du mal à atteindre tes oreilles. Tu ne comprends plus, tu ne sais plus quoi penser, tu ne sais plus quoi répondre. Ce peut-il qu'Elhiya, ta pire ennemie, cette fille avec qui tu t'es lancée dans une guerre acharnée, puisse avoir quelconques gestes de sympathie à ton égard ? Ça te semble pourtant tellement invraisemblable... Ses quelques phrases suffisent pour te calmer, un peu. Tu as peut-être réagi plus violemment que tu ne l'espérais mais tu es une maman et Charlie est ton bébé, si quelqu'un ose même poser son regard sur lui, tu te transformes en un monstre prêt à arracher la tête de ce quelqu'un. C'est plus fort que toi.

    « Je m'en fou royalement de ta vie, de ce que tu caches ou même de qui peut être Caroline. Ouai car c'est basiquement le seul truc que j'ai lu, tes dernières lignes sur un hosto ou je ne sais quoi. J'ai même pas cherché plus loin quand j'ai compris que ce n'était pas les mots de Lucy qui étaient couchés à l'encre noire ! »


Le simple nom de Caroline ravive cette flamme de colère qui s'était un peu apaisée. Comment a-t-elle pu ? Comment a-t-elle pu lire la seule chose que tu désirais garder cachée au fond de ton cœur ? Tu aurais pu, pu passer au dessus, la laisser repartir sans rien dire, lui lâcher un discret merci peut-être, mais ce qu'elle vient de t'avouer a anéanti tous espoirs de réconciliation. Tes yeux s'embuent de larmes, des larmes de colère, des larmes de désespoir. Tu luttes pour ne pas flancher, pour rester debout, pour lui lancer son foutu journal à la figure. Tu essayes de lutter alors que celle qui vient de t'assassiner continue de s'enfoncer.

    « Tu veux pas non plus que je te demandes pardon ? Que je te supplie de me faire un sourire ? Je te rends ton truc c'est déjà pas mal, rend moi le mien maintenant. »


Un sourire ? Quelle ironie. Cette Serpentard vient en une phrase de te piétiner le cœur. Tout autour de toi s'effondre. C'est à peine si tu arrives à rester debout. Tes jambes tremblent, ta vue devient floue, tu frissonnes de tous tes membres sans comprendre pourquoi. Elhiya te tend sa main. Pour t'aider à tenir sur tes jambes ? Pour t'empêcher de flancher ? Non. Rien de tout cela. Comment pourrait-elle ? Elle ne sait pas la douleur que tu ressens à cet instant, elle n'a même pas conscience de ce qu'elle vient de t'infliger. Tout ce qu'elle souhaite c'est retrouver son bien qui est toujours enfui dans ton sac. Tu aimerais avoir la force de la gifler, de détruire son journal comme elle a détruit le tien mais tu n'as jamais été aussi faible. Tu te contentes de la regarder de tes yeux sans vie. Tu décolles ton sac de ton épaule et le déposes dans la main de la Verte et Argent. Si elle veut son journal, elle le prendra seule, il est hors de question que tu le fasses. Tu ne le lui rendras pas.

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Elhiya Ellis
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Elhiya Ellis, Mer 23 Aoû 2017, 04:31


il y’avait un truc qui clochait. Dans les toilettes, la brune n’avait pas hésité à lui balancer plusieurs sortilèges à la tête, elle n’avait pas eu une once d’hésitation, pas un seul remord, et très certainement pas un seul regret. C’était normal d’ailleurs, on ne pouvait pas copiner avec la première fille qu’on croisait dans des commodités à la propreté douteuse. Mais là, la Rouge et Or semblait fébrile, à deux doigts de pleurer ou de perdre sa capacité à tenir debout. Elhiya l’avait remarqué succinctement, et lui avait adressé un sourcil dubitatif. Si cette fille jouait la comédie, de un elle était douée, et de deux, la raison de ce cinéma était bien obscure.

Sans un mot, le regard de la brune se terni, la dépossédant étrangement de la fougue et de la hargne qu’elle lui connaissait, ça aussi, ce n’était pas normal. Pour peu, Elhiya pouvait croire que son interlocutrice allait s’éffondrer au sol, juste pour une histoire de journal, qu’elle n’avait pas lu ! c’était un peu exagéré comme réaction. D’un soupire, et posa sa main tendue sur sa hanche, quelques mots adoucis finirent par sortir de la bouche de la blonde. Non pas que l’état de la fille devant elle lui tenait à cœur, mais juste que cette dernière semblant franchement mal


« Hum, ça va aller ? Tu veux t’assoir ? Tu sembles à deux doigts de me claquer dans les pattes, là. »

Se décalant sur le côté, Elle lui laissa libre accès aux escaliers qui longeaient la rambarde, si il fallait qu’elle tourne de l’œil autant que ce ne soit pas de trop haut, car en plus, Elhiya était persuadée qu’on lui rejetterait forcement la faute dessus. Donc… Autant prévoir le coup. D’ailleurs, dans l’optique de ne pas s’attirer plus de problème, elle reposa son attention sur la brune, soupirant de nouveau.

« j’ignore ce qui te mets dans cette état, mais crois-moi, ça n’en vaut pas la peine. Et si c’est pour ton journal, je m’excuse pour ce malencontreux incident. »

Même si elle ignorait qui était Caroline, même si ne pouvait comprendre les raisons de son passage dans un hopital, et même si son affection pour la fille tremblotante devant elle était proche du négatif, Elhiya et toute sa blondeur, pouvait tout de même se douter que c’était une histoire qui tenait a cœur à son interlocutrice. Et que la fille du journal de bord soit en piteux état ou juste hospitalisée pour une pneumonie, il était facile de voir que ça semblait avoir un impact majeur sur la brune. Lui adressant un sourire en coin, un nouveau soupire lui échappa. C’était parfaitement le genre de situation qu’elle détestait. Elle était censé s’en moquer, récupérer son bien et passer son chemin, mais au final, elle n’avait jamais réelement sur être la parfaite petite vipère que son père attendait d’elle. Se rire des autres, de leur malheur, était facile quand ils avaient la répartie acide et la verbe piquante, et qu’on ne pouvait pas se sentir coupable de quoi que ce soit.

Par contre là, la brune semblait déjà à 6 pieds sous terre quand elle lui avait dit que quelques paragraphes s’étaient dévoilés à sa lecture. Donc techniquement, même si elle l’aimait pas, la logique implacable du « je m’en tape de vos soucis » ne pouvait pas etre entièrement appliquée.


« Ca vaut ce que ça vaut, mais si tu veux que j’aille chercher une de tes copines pour qu’elle te ramène à ton dortoir avant que tu crèves au pied des escaliers je veux bien y aller. Car de toute façon, il est inutile que je te propose de discuter de ce qui va pas n’est-ce pas ? »

La compassion et l’empathie envers une fille qui lui avait jeté de la bouse de dragon on la laissant avec un maléfice sur le dos avait des limites quand même
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Zélie Hepburn
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 31 Aoû 2017, 09:54




Tu ne sais pas ce qui est pire : qu'Elhyia te lance des #Atshum Draconis à tout va ou qu'elle te voit dans cet état. Elle te regarde presqu'avec pitié. Tu voudrais crier tant cette situation te rend malade. Tu voudrais crier, tu voudrais vomir cependant rien ne sort. Tu es incapable de dire quoi que ce soit, ton cerveau est bien conscient que si tu ouvres la bouche, tu fonds en larmes et tu n'as aucunement envie de fondre en larmes... devant elle. Tu es déjà suffisamment ridicule que pour te transformer en madeleine. Le comble...

    « Hum, ça va aller ? Tu veux t’assoir ? Tu sembles à deux doigts de me claquer dans les pattes, là. »


Tu la dévisages. Mais c'est qu'elle a l'oeil c'te Serpy... Tu ne veux pas répondre, tu ne veux pas bouger, tu ne veux pas pleurer. Non mais regardes-toi ! Tu es tellement ridicule. Tu peux être sûre que la maison Serpentard aura un nouveau sujet de conversation demain matin : Hepburn, la Gryffondor dépressive et suicidaire, incapable de rester debout. La honte prend petit à petit le pas sur la colère. Elhyia te regarde perplexe, elle n'est pas inquiète pour toi, elle l'est pour elle-même, ce ne serait pas la première fois qu'elle s'en prend plein la poire à cause de toi. Elle se décale te laissant tout l'espace nécessaire pour dégueuler sur le carrelage. C'est tentant mais tu te l'interdis.

    « J’ignore ce qui te mets dans cette état, mais crois-moi, ça n’en vaut pas la peine. Et si c’est pour ton journal, je m’excuse pour ce malencontreux incident. »


Pardon ? Tu écarquilles les yeux, tu n'es absolument pas sûre de ce que tu as entendu. Elle s'excuse ? Toi qui pensais que ce mot lui était inconnu, te voilà sur les fesses. Et comment dois-tu réagir à ça, toi ? Tu en oublies presque son petit ça n’en vaut pas la peine qui t'a fait trembler lorsqu'il est sorti de sa bouche. Qu'est-ce qu'elle en sait ? Croit-elle que tu te serais mis dans un état pareil, que tu te serais ridiculisée devant ta pire ennemie si ça n'en avait pas valu la peine ? Tu n'as même plus la force de la contredire. Elle te sourit à nouveau, nouveau haut de coeur. À croire que n'importe quel serpent peut devenir blaireau, il suffit d'un peu de pitié.

    « Ca vaut ce que ça vaut, mais si tu veux que j’aille chercher une de tes copines pour qu’elle te ramène à ton dortoir avant que tu crèves au pied des escaliers je veux bien y aller. Car de toute façon, il est inutile que je te propose de discuter de ce qui va pas n’est-ce pas ? »


Tu es partagée entre l'envie de pleurer et rire aux éclats. Tu es tellement pathétique que même la personne qui serait prête à t'envoyer en enfer te propose son aide. Tu es tombée bien bas Hepburn... As-tu réellement besoin de son aide d'ailleurs ? Tu voudrais crier que non, ça va aller ! Mais tu sais au profond de toi que c'est un mensonge, mais tu ne veux pas en parler, tu ne veux pas tomber encore plus bas que tu ne l'es déjà (si seulement c'est possible). Alors quoi ? Non, je n'ai pas besoin d'aide, mais oui j'ai besoin d'aide. Allez bordel ! Ressaisis-toi ! Tu déglutis difficilement, tu as l'impression d'avaler de l'acide. Tes idées se remettent un peu en place. OùQuandComment.

    « Caroline est ma soeur. »


Gifle. Gifle. Maintenant. Tout de suite. Mais rien ne vient. Tu as sorti ça sans réfléchir. Parfois il y a un déchirement entre ta bouche et ton cerveau, une coupure, une déconnection. Ta bouche a agi sans rien demander au boss, p'is toi tu retrouves là, pétrifiée et paniquée, à dévoiler ta vie au premier passant venu, à dévoiler ce que tu voulais cacher depuis le début. Tu es compliqué, tu ne te comprends pas toi-même alors tu continues à parler.

    « Elle est malade. Elle est partie de la maison quand j'étais petite et j'ai rien fait pour l'arrêter... »


Tout déboule. Ça ne s'arrête plus. Une larme commence à rouler sur ta joue, tu la chasses sèchement de ta main frêle et tremblotante. Tu ne comprends pas ce qui a bien pu se passer pour que tu en arrives à ce stade, tu n'as pas tellement envie d'y réfléchir.

    « Maintenant, elle veut se suicider et je ne peux rien faire pour l'arrêter. Je ne pourrais jamais rien faire... »

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Elhiya Ellis
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Elhiya Ellis, Lun 04 Sep 2017, 09:15


Un mot, une reponse à une question non posée, un regard dubitatif sur la brune qui semblait avoir retrouvé la voit, mais qui ne se défaisait pas de son manteau de fragilité. Elle allait tomber, ou s'évanouir, ou tout simplement continuer à parler, dévoilant les trefonds de son âme devant ce marches d'escaliers. offrant quelques secret à une parfaite inconnue avec qui elle n'avait échangé que des fluides de dragon.

Sourcil arqué, mine fermée et incompréhension totale. Pourquoi parler? Pourquoi s'ouvrir et déballer ce bagage privée que la Rouge semblait trainer depuis un moment si la mémoire des dates était fiable. Une oreille, parfois il en fallait pour soulager l'ame blessée, mais cette oreille n'était pas disponible pour tout le monde. Il fallait la trouver, la chérir et non la voler à la première blonde qui passait par là. Mais pourtant, les mots fusaient.

Caroline, c'était donc bien le sujet principal du soucis. C'était la sœur de cette Gryffondor, son double, son reflet, sa confidente ou bien plus, Elhiya ne pouvait le savoir, les liens familiaux lui étaient relativement inconnus. Pourtant, chaque mouvement de lèvres semblait affaiblir un peu plus son interlocutrice de fortune. Un remord, ou un regret, une trace de culpabilité enfantine, un poids que la brune portait depuis trop longtemps et qui demandait à s'exprimer. Une simple moue contrite avait fleurie sur son visage.

Poufsouffle refoulée, fermer les yeux était si facile quand l'être en face de soit vous agressait ou vous donnait la réplique d'un échange piquant et acide. Mais une larme solitaire avait commencée à rouler sur la joue albâtre de la fille. Chassée négligemment d'un coup de main de la part de sa propriétaire, abandonnée loin de ses comparses, ce n'était pas comme cela que la douleur fonctionnait pourtant... aucun mot n'était nécessaire, surtout face à un aveu douloureux...

La fatalité était un fardeau que chacun décidait ou non d'épauler en son sein. Cette Rouge avait visiblement décider d'en épouser chaque contour, chaque idée, se laissant embarquer sur des rives de son affliction, arracha un soupire compatissant à la blonde. D'un retournement de sac rapide, la serpentard extirpa de son sac de cours un paquet de mouchoir. Ce n'était rien en soin, un simple geste, une preuve tangible de trêve, un début de sollicitude provoqué par le désarroi de la fille devant elle.


"Tiens, tu devrais pas les contenir"

Ho, n'importe qui de son entourage la connaissant avant cette glorieuse et joyeuse dernière année scolaire se serait moquée de l'entendre suggérer qu'il était mauvais de refouler les émotions. Miss je refuse de me laisser atteindre par quoi que ce soit, mademoiselle je me contre fiche du monde en prendrait un coup. grace au ciel, à Merlin ou juste à l'heure du déjeuner deja bien entamé, personne qui ne la connaissait avait mis un pied dans le coin, et tant mieux. Son coté maternel pouvait essayer de prendre le dessus tranquillement sans une raillerie bien sentit. Et d'un sourire en coin, offrant le mouchoir en papier à celle qui s'était annoncé comme ennemie, Elhiya inclina doucement la tête, douce, attentive, différente de son masque de vipère

"Les larmes, je parle d'elle. Les mots... eux, il faut plutôt essayer de les manier avec soin... un peu comme le principe d'abandon.. Si tu pars que tout est perdu d'avance, bien sur que tu ne pourras rien faire..."

Ne rien pouvoir faire revenait à tenter de rebrousser chemin, à décider qu'on ne contrôlait pas ce qui se passait au tour de main, qu'on était simple spectateur et non acteur de sa propre vie, et que notre propre inconsistance n'avait aucun impact sur les être qui nous était cher. Pas besoin d'avoir passer 6ans dans une école de sorcellerie que ce genre de discours n'était que de la poudre aux yeux pour essayer de se dédouaner...

"Tu es une jeune sorcière, tu as du répondant, tu as largement ce qu'il faut entre tes mains pour arrêter ce rouage macabre si tu le désires..."

Son ton s'était fait plus direct, comme une gifle verbale pour la sortir de sa transe. Peut importait réellement ce qui en découlerait, la brune pleurerait peut etre, la giflerait surement pour son manque de tact, mais ca n'avait que peu d'importance. Les escaliers n'étaient pas le lieux valable pour ce genre de confidence et l’apitoiement. La blonde n'était pas la bonne oreille compatissante qu'il fallait à cette Rouge si elle voulait se faire câliner ou plaindre, sa méthode était plus de provoquer les choses que les attendre. Parfois l'electrochoc pouvait fonctionner
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Re: [Hall d'entrée] Au pied du grand escalier

Message par : Zélie Hepburn, Sam 23 Sep 2017, 09:12




Excuse moi pour ce retard !


C'est drôle... Tu te sens vide, soulagée, en colère. Tu as laissé échapper les mots qui te retournaient l'estomac depuis des années. Tu as laissé échapper ces mots devant Elhiya Ellis. Elhiya Ellis, cette Serpentard que tu as recouverte de boue quelques jours plus tôt. Elhiya Ellis qui a lu ton journal intime. Elhiya Ellis que tu détestais. Elhiya Ellis qui te détestait. Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ?

    « Tiens, tu devrais pas les contenir. »


Tu relèves la tête, elle pèse une tonne. Tu vois flou, alors quand ta psy te tend un mouchoir en papier, tu ne réagis pas. Tu ne sais même pas que c'est un mouchoir en papier. Tu restes bloquée, tu clignes des yeux, puis tu saisis le mouchoir qu'elle te tend. Tu lui lances un regard doux, presque amical. Pause. On fait une pause. La guerre reprendra après mes larmes tu veux ?

    « Les larmes, je parle d'elle. Les mots... eux, il faut plutôt essayer de les manier avec soin... un peu comme le principe d'abandon.. Si tu pars que tout est perdu d'avance, bien sur que tu ne pourras rien faire... »


Tu ne l'écoutes pas vraiment, tu l'entends. Bizarre. Tu es plutôt du genre à placer tes mains sur tes oreilles en criant jenet'écoutepasjenetécoutepas, mais sa voix est douce, elle caresse tes oreilles et réchauffe ton coeur. Tu ne comprends pas ce qu'elle te raconte, tu ne l'écoutes pas elle, tu écoutes sa voix. C'est dommage, c'était peut-être un bon conseil...

    « Tu es une jeune sorcière, tu as du répondant, tu as largement ce qu'il faut entre tes mains pour arrêter ce rouage macabre si tu le désires... »


Clac ! C'est dur, c'est sec. Elle te gronde presque. Elle a retourné son masque si rapidement, tu n'étais pas prête. Pourquoi est-ce qu'elle te gronde ? Parce que tu pleures. dans les escaliers. à attendre qu'on vienne te câliner ? Qu'est-ce qu'elle te raconte ? Il n'y a aucun moyen d'arrêter quoi que ce soit... Ta tête tourne, tu essayes d'avaler ses paroles. Rouage macabre... ? Qu'entend-t-elle par là ? Tes larmes, ta douleur, ta culpabilité ?

    « C'est si facile à dire... »


Tu aimerais lui crier Tu sais ce que ça fait, de te sentir inutile, de subir ta vie ? Hein ? Tu sais ce que ça fait ? mais tu n'es pas vraiment d'humeur à commencer une discussion mélodramatique sur la dureté de la vie. T'es à Poudlard Mer** ! pas dans un cercle de dépressifs anonymes alors ressaisis-toi !

    « Ma vie n'est qu'une énorme blague ! Il fallait que je décide de fondre en larmes devant toi... Toi. C'est comme si je creusais ma propre tombe. Ironique. Mais merci pour ton...aide.»
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