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Aux alentours de Godric's Hollow
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Evan
Personnel de Poudlard
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Evan, Dim 10 Avr 2016 - 2:52



 


 
Sombre avec moi dans l'obscurité.
 


Elena a mon LA pour le reste du rp

~ Certaines secondes sont faites pour vivre éternellement. Il y a des moments dans la vie ou, un regard, un sourire, une phrase, entre en scène d'une telle façon que, ce qu'il y a autour se retient d'agir, s'endort dans un silence qui éclipse tout bruit, fait du murmure une parole trop bruyante, et seul compte alors l'Instant. Et là, l'Instant, c'était quand il avait tourné autour d'elle, offrant à ses yeux cette vue qui écartait de loin les plus beaux paysages, qui symbolisait un fragment d'éternité, devenant peinture à l'encre indélébile pour immortaliser cette rencontre qui posait ses esquisses de chef-d'œuvre.

« Si vous aviez besoin de m'observer... Il n'était pas utile de m'entraver. À l'avenir, si vous en avez le besoin, je me déshabillerais volontiers, cela nous évitera un quelconque malentendu. Elena, enchantée... Je vois que vous êtes venus avec de la compagnie... C'est plutôt... Intéressant... Animaux de compagnie ? ».

~ Elle avait parlé, d'une voix au timbre délicat qui chantait tel les oiseaux s'extasiant du retour du Printemps espéré, s'était approchée, apporta en étoile un léger sourire qui suffit à habiller son regard. Il ne décrochait pas son regard du sien, il ne le voulait pas. Ses paroles résonnaient en boucle dans son esprit, comme de celles qui font qu'une rencontre d'un soir peut écrire l'aube d'une vie. Elle lui avait répondu tout aussi franchement qu'il avait parlé, et cela lui avait procuré un sentiment des plus étranges. Il aimait cela, car rares étaient les personnes agissant avec autant de simplicité. L'idée qu'ils aient des desseins communs s'amplifia davantage dans son esprit. Il pensa sa réponse, bien que d'habitude il sortait tout ce qui lui passait par la tête, ne cherchant pas à séparer l'orage de l'accalmie, là il se voulait prudent. Ou, plutôt, il se voulait honnête.

- Ravi de te rencontrer Elena... Peut-être la fin de cette soirée apportera-t-elle l'aube exquise que tu as peinte en mon esprit... Même si pour le moment, mes amis sont mon exutoire...

~ Sa première phrase avait été simple, fruit évident de son ravissement qui devait être mesurable rien que par le grand sourire qu'il lui avait offert. Sa seconde était un sous-entendu direct en relation avec sa deuxième à elle. Après tout, il ne perdait pas sa nature franche pour autant. Et quitte à poser d'autres éléments de décors, tant est puissent-ils être condamnés à ne jamais prendre vie, autant y aller à cœur joie, car il était comme cela dorénavant, sa philosophie étant de vivre sans regrets, il assumait tout ce qu'il faisait ou disait.

~ Il n'avait pas répondu aux derniers mots de la belle, se contentant de suivre son regard enchanteur qui scrutait ses amis moldus. Elle n'avait aucunement peur de lui, elle semblait également avoir envie de leur faire mal, et cela la rendait irrésistiblement attirante à ses yeux. Alors il observa, chacun de ses gestes, de ses battements de cils, écoutant ses mots comme phare de ses actes, avec beaucoup d'attention. Il essayait de ne rien louper de ce qu'elle pouvait dire ou faire, accrochant à ses souvenirs chaque chose qu'il pourrait retenir de cette soirée.

~ Il la regarda le contourner, elle s'approcha des moldus. De Josette plus précisément car le grand-père était toujours un sac sans vie. Elle lui coupa la parole, d'un sortilège sans le moindre soupçon de peur, lancé avec une froideur qu'il perçut dans tout son corps. Il vit sa baguette qui se transforma en un poignard noir comme le ciel au-dessus d'eux, comme si elle était une plume de corbeau aiguisée pour fendre la chair plutôt que le fond de l'air.

« Il ne faudrait pas qu'elle réveille les morts... »

~ Un nouveau sourire naquit sur son visage alors qu'il continuait de l'observer. Elle jouait avec les mots comme lui, et dégageait une profondeur qui se faisait un met des plus savoureux. Il aimait cela et attendait la suite. Il la regarda s'approcher de Josette, il ne l'empêcherait pas de faire quoi que ce soit, et il but en même temps le nectar de paroles qui émanait d'elle, pendant qu'elle jouait de sa lame sur la gorge de la mamie.

« Oui... Je me suis libéré de quelques... Entraves... J'ai un compte à régler avec mon... Moldu de père. C'est lui sous ma cape là-bas. »  Il suivit son mouvement de tête, appréciant le fait qu'elle parle de ce qu'elle faisait. Au moins, cela clarifiait son questionnement sur sa venue dans le cimetière « Je compte rendre visite à celle qui lui servait de substitut quand ma mère est morte. Les repas de famille c'est toujours amusant n'est-ce pas ... Nécromancien alors ? C'est intéressant... Cette branche de magie m'attire depuis que je suis sorcière... Personnellement, si je devais me définir... Je dirais " apprentie " empoisonneuse. Je cherche encore de bonne cible. »

- Très intéressante ta vie... Ce n'est pas ironique ! précisa-t-il comme pour éviter qu'un feu inutile ne s'allume. Puis il poursuivit dans la voie de la franchise, jugeant que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Vois-tu, j'ai épousé la magie noire il y a fort longtemps déjà... Elle permet certaines choses que beaucoup considèrent comme immorales, uniquement parce qu'ils n'en maitrisent pas les subtilités ! Tu me penses nécromancien ? En partie... Il y a très peu de choses que je n'ai pas côtoyé dans l'univers de la magie noire... Personnellement, elle me rend vivant. C'est un sentiment étrange, mais tellement jouissif ! Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne change pas le monde sans s'en donner la peine ! Tu te dis apprentie, je pourrais être Maître. Je l'ai déjà fait, à de nombreuses reprises... Je peux être un guide, une épaule, ou même tout ce que tu voudras faire de moi... Du moment que tu es franche avec moi, nous ne pourrons que nous entendre ! Et je serais ravi que de pouvoir t'aider sur ce chemin, où sur tout autre que tu voudrais arpenter avec moi...

~ C'était dit, comme à son habitude, d'un naturel et d'une franchise dont il avait le secret. La discussion avait tourné en deux sous entendus différents. Mais elle avait su le toucher par sa franchise, sa simplicité, et elle lui rappelait beaucoup d'élèves qu'il avait orientés vers la magie noire. Raphaëlle, Mia, Lizzie... Longue commençait à être la liste. Sans le vouloir réellement, juste avec sa franchise et son invraisemblable capacité à parler de tout ouvertement, il avait plusieurs fois tisser des liens autour de la magie noire. Là était une belle occasion d'en entrevoir un nouveau. Puis elle n'avait pas la moindre once de peur qui l'habillait, non, il en était persuadé, elle était comme lui dans le fond. Et il aimait cela.

« Pauvre petite chose. »

~ Le regard de la belle était partie se concentrer de nouveau sur Josette, qu'elle poignarda d'un geste habile et sûr dans le ventre, non loin du cœur. Un coup mesuré et à la fois froid, respirant l'assurance et la détermination. Intérieurement, Evan jubilait de cette scène. Extérieurement, il ne put réprimer un sourire qui naquit à cette vision. Elle revint vers lui.

« J'ai bien peur d'avoir endommagé votre jouet. ».

- Hum... C'est autant le tien que le mien maintenant ma chère... Dit-il en approchant son regard suffisamment du sien pour que leur souffle s'entrecroisent, dictant au temps qu'il se taise un instant, que ce qui se déroulait sous son manteau exigeait une minute de silence. Il resta de longues secondes sans ciller, puis reprit, sans augmenter la faible distance qui les séparait, comme lui sculptant un baiser avec ses mots qu'il ne déposait pas pour autant sur ses lèvres qui appelaient à l'envie incontrôlée. Il continua à lui décrire sa définition étroite entre la vie et la magie noire, le tout toujours décoré d'une pointe de sous entendu dont il avait percé les secrets il y a bien longtemps déjà... Il n'y a qu'une faible barrière entre ce que nous sommes, et ce que nous pouvons devenir... J'aime l'aisance de tes gestes, qui mélangent grâce et ce qu'il faut de froideur pour que je vois en toi un outil exquis de la magie. Je me pose une question cependant... dit-il en se permettant de faire glisser l'index de sa main droite du haut de la joue gauche de la belle jusqu'à la commissure de ses lèvres. Jusqu'où es-tu prête à aller dans l'exploration de la magie ? Sa phrase s'était estompée en même temps que son geste, qu'il avait terminé en tirant délicatement la lèvre inférieure de la belle pour entrevoir un instant l'intérieur de sa bouche dont la beauté lui était encore à définir.

~ Sans attendre sa réponse, il continua. En même temps qu'il tournait autour d'elle, sa main droite remonta le long du bras droit d'Elena jusque sur son épaule, l'invitant à le suivre vers les deux moldus. Josette crachait du sang, offrant à la neige un triste visage qu'elle ne méritait pas. Le mage lança un nouveau regard à la belle, tout en pointant le cadavre du grand-père de sa baguette, qu'il fixa ensuite. Il parla d'une voix pleine d'assurance.

- Mortuis Resurgunt Oboediunt Me !

~ Le sortilège noir alla frapper le cadavre du papy et épousa tout son corps, comme une robe embrasserait une mariée avec une aura de perfection. Après quelques secondes ou le sort sembla agir, Evan put faire se redresser le grand-père sur ses jambes, totalement sous son contrôle. La grand-mère, bien qu'agonisante et continuant de cracher une partie d'elle, avait les larmes aux yeux de revoir son mari.

- Bon, j'hésite... dit-il à la belle près de lui. Ou je te laisse le réduire en poussière de la façon que tu souhaites, ou je trouvais marrante l'idée de le faire taper Josette... Je ne sais pas... Comme pour répondre lui-même à sa question, il fit un mouvement de baguette qui fit tomber le grand-père à genoux. En fait, montre-moi ce que tu sais faire, surprends moi...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Invité, Dim 1 Mai 2016 - 1:55





Sombre avec moi dans l'obscurité.
PV Evan


Alors qu'elle venait d'y expliquer sa venue et en quelque sorte qui elle était, le mage noir fit de même. « Très intéressante ta vie... Ce n'est pas ironique ! » Craignait-il qu'elle prenne à mal le commentaire ? Surement. Mais cela n'était pas du genre de la sorcière. « Vois-tu, j'ai épousé la magie noire il y a fort longtemps déjà... Elle permet certaines choses que beaucoup considèrent comme immorales, uniquement parce qu'ils n'en maîtrisent pas les subtilités ! » La jeune femme rigola intérieurement, l'homme avait raison. « Tu me penses nécromancien . En partie... Il y a très peu de choses que je n'ai pas côtoyées dans l'univers de la magie noire... Personnellement, elle me rend vivant. C'est un sentiment étrange, mais tellement jouissif ! » Une nouvelle fois, l'aigle ne put qu'acquiescer en entendant cela. « Je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne change pas le monde sans s'en donner la peine ! Tu te dis apprentie, je pourrais être maître. » Voilà qui était intéressant. « Je l'ai déjà fait, à de nombreuses reprises... Je peux être un guide, une épaule, ou même tout ce que tu voudras faire de moi. » Hum... « Du moment que tu es franche avec moi, nous ne pourrons que nous entendre ! Et je serais ravi que de pouvoir t'aider sur ce chemin, où sur tout autre que tu voudrais arpenter avec moi... » Le professeur était bien bavard pour parler ainsi avec une jeune inconnue. M'enfin, de toute façon, il était clair que si elle en venait à refuser, elle ne resterait pas entière très longtemps. Puis de toute façon, qui irait refuser une telle offre ? Sûrement pas elle.

La vieille se vidait de son sang, le Serpent n'avait pas l'air de s'en soucier. Il approcha son visage de la belle. « Hum... C'est autant le tien que le mien maintenant ma chère... » Que de délectables mots... D'un mouvement de poignet, elle informula le contresort pour retrouver sa baguette en main et observa le mage dans les yeux. « Il n'y a qu'une faible barrière entre ce que nous sommes, et ce que nous pouvons devenir... J'aime l'aisance de tes gestes, qui mélangent grâce et ce qu'il faut de froideur pour que je vois en toi un outil exquis de la magie. Je me pose une question cependant... » Il fit glisser l'index de sa main droite sur la joue de l'aigle jusqu'à s'arrêter à la commissure de ses lèvres. « Jusqu'où es-tu prête à aller dans l'exploration de la magie ? » Le vert et argent profita de sa fin de phrase pour laisser glisser sa main, l'index tirant légèrement sur la lèvre de la demoiselle. La bleue et bronze ne parlait pas, attendant un quelconque signale pour pouvoir répliquer, se mordant délicatement la lèvre inférieure, Evan quant à lui ne resta pas sur place, il tourna autour d'elle, laissant une de ses mains remonter jusqu'à l'épaule de l'aigle, lui procurant un doux frisson. Il l'invitait à le suivre, elle s'exécuta jusqu'à être devant le mort et la presque morte. « #Mortuis Resurgunt Oboediunt Me !»

Le sortilège frappa le cadavre, enveloppant le vieil homme. Cela était beau aux yeux de la blonde, même si pour elle, utiliser cela sur un vulgaire déchet n'était pas réellement intéressant. Elle connaissait le sortilège pour l'avoir lu dans des livres après de nombreuses recherches, mais ne l'avait jamais utilisé. Ainsi, c'était par le biais d'un regard d'élève qu'Elena observa chacun des mouvements que pouvait faire le ténébreux. Le grand-père en vint à se mettre debout, sous le contrôle total du Serpentard. « Bon, j'hésite... Ou je te laisse le réduire en poussière de la façon que tu souhaites, ou je trouvais marrante l'idée de le faire taper Josette... Je ne sais pas... » D'un mouvement de baguette, le papy tomba à genoux. « En fait, montre-moi ce que tu sais faire, surprends-moi... » Tout sourire sur les lèvres, l'aigle s'avança vers la grand-mère.

« #Episkey » La blessure se mit à moins saigner, mais cela s'arrêtait là. Elle avait eu la main trop lourde. « Ah... Trop faible. J'ai bien peur que mamie ne survive guère longtemps. » Elle recula et vint se placer devant l'homme qui avait l'air de vouloir la tester. « Pour répondre à la question... » Elle glissa sa baguette sur le torse du sorcier. « Je n'ai aucune honte à dire, que je suis prête aller jusqu'au bout... » La baguette s'arrêta sur le bas de l'abdomen. « Et peu importe ce que je dois dire ou faire... » Elle continua à la faire descendre. « Pour cela. » Sans un regard, un large sourire cependant bien présent, elle se retourna dessinant un mouvement dans l'air avec sa baguette avant de la pointer vers les jambes de la vieille, annonçant d'une voix froide et mélodieuse. « #Exteo Stattiga » Trois flèches vinrent se loger dans les jambes de mamie muette. La peur et l'horreur étaient des plus visibles sur son visage. Elle devait être entre la mort, l'évanouissement et l'envie de hurler car contrairement à son défunt compagnon, elle restait consciente, en vie, prête à en subir davantage. Dommage pour elle. L'aigle contempla quelques secondes le sang qui s'écoulait. C'était agréable et captivant. « #Sectumsempra » De multiples blessures apparurent sur la vieille femme, déversant à toute allure le sang qu'il lui restait. La mort commençait à venir à elle... « #Numen Arma » Elle avait prononcé le sortilège comme pour annoncer une mise à mort, la baguette reprit la forme d'un poignard.

« Si cela ne te dérange pas, je vais en... Non, la finir. » Sans attendre d'autorisation, elle glissa sa main droite sous la gorge de la mourante, la relevant quelque peut contre une des pierres tombales présentes comme appuis. « Bien le bonjour à mon père. » Un délectable sourire accompagna ses yeux bleus dans ceux de Josette, tandit qu'elle vint enfoncer le poignard dans le cœur de celle-ci. Elle lâcha le corps qu'une fois qu'elle fut certaine qu'il n'y avait plus de vie dans l'enveloppe moldu présente devant elle. L'odeur du sang était présente autant à ses pieds que sur elle. Le débardeur était plus rouge que blanc, quelques gouttes perlaient sur son visage... Le sang... Sa première victime. Elle observa le mage noir. « En effet, comme tu l'as toi-même dit... Cela est... Hummm... Jouissif... » Elle avait prononcé les trois derniers mots tout en s'approchant d'Evan. « Pour ce qui est de la proposition... » Elle rangea sa baguette. « Si tu veux bien être mon maître... Je serais ton élève... » Sans chercher à se nettoyer les mains, elle posa une d'elles sur le visage du mage. « Pour ce qui est de ma franchise... » Un petit sourire malicieux vint se placer sur ses lèvres. « Je n'irais pas par quatre chemins. » Elle rapprocha son corps du sien. « Si tu veux goûter, sers-toi... Tant que tu le peux... » Elle en avait presque oublié le vieux monsieur. « Mais il faudrait peut-être en finir avec le gibier... »


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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Evan, Dim 1 Mai 2016 - 9:10





Sombre avec moi dans l'obscurité.



~ Le mage observait Elena avec une attention de celles qui couvaient un corps comme le ferait un drap de soie sur l'être aimée. Chacun de ses gestes, ils les photographiait, prenant dans sa tête l'image à la fois de sa gestuelle, de sa technique, comme de ses traits qui tutoyaient l'excellence des tableaux de grands-maîtres. Le cimetière entier, d'ailleurs, était un tableau, où ils étaient les petits personnages qui en écrivait la splendeur pour que le temps garde cette fresque en mémoire. Son regard sur elle semblait arrêter l'écoulement du temps, comme si tout ce qui était alentours était une immense horloge. Mais que le fait d'embrasser avec une passion rare la belle inconnue de ses pupilles désireuses, faisait que tout ce qui était autour semblait dérisoire, qu'au fond, les aiguilles qui faisaient tourner les secondes étaient Elena et lui, et que celles-ci voulaient s'éterniser pour le Serpent comme pour l'Aigle.

~ Elle alla près de la mamie qui vivait ses dernières minutes et qui semblait déjà avoir rendu les armes, après avoir rendu les larmes. Elle lança un premier sort qui ne stoppa qu'en partie les blessures de la vieille. « Ah... Trop faible. J'ai bien peur que mamie ne survive guère longtemps. » « Montre moi » pensa-t-il pour lui-même, sentant que la belle blonde allait bientôt être le juge qui appliquerait la sentence, et cette pensée était des plus savoureuses et lui donnait un frisson d'excitation. Elle revînt vers lui, le croisement de ses yeux augmentant son rythme cardiaque, comme s'il était réglé sur les battements du sien et que les deux étaient une même marche dans l'Instant.

« Pour répondre à la question... » Le mage buvait ses mots comme un nectar divin et observait ses gestes au ralenti, les repassant dans sa tête juste après qu'ils soient nés, comme voulant que ce film ne disparaisse jamais, mais qu'il soit un perpétuel recommencement tant ce qu'il dégageait était envoûtant. La baguette de la belle vînt jouer sur son torse, apportant dans sa descente un nouveau frisson dans le corps du Serpentard jusqu'à lui glacer l'échine. Un frisson qui prenait sa source dans un océan de désirs qui semblaient de plus en plus palpables. « Je n'ai aucune honte à dire, que je suis prête aller jusqu'au bout... » Elle stoppa sa baguette, lui expirant plus longuement qu'à l'accoutumée, caressant ses lèvres qui se faisaient trésor de ses yeux ambitieux d'en découvrir la saveur et l'ardeur qu'elles pouvaient avoir. Dessin qui se faisait encore rêve, dessin dont il imaginait la sève...

« Et peu importe ce que je dois dire ou faire... » Le mage esquissa un sourire complice à la belle, alors qu'elle fit descendre sa baguette au plus bas, là où naissait l'évidence de leur complicité. « Pour cela. » Et voilà que c'était au tour du mage de se mordre la lèvre, la belle semblait enclin à jouer avec lui jusqu'au bout, au milieu de ce champ de magie noire qu'ils écrivaient. Elle lui tourna le dos et lui resta un instant dans ses pensées les plus délicieuses, dont il na tarderait plus longtemps à en écrire toutes les nuances de saveurs. La symbiose de leur sourire sembla être le fil déclencheur dans l'esprit du mage que bientôt allait prendre fin la récréation, et qu'alors avec elle il s'adonnerait à la création... Dont, déjà, il se plaisait à entrevoir les notes de cette fable qui serait de la Passion une éclatante représentation...

~ La belle faisait de nouveau face à la mamie, et d'un coup de poignet qui laissait rêveur, vînt offrir aux jambes de la vieilles trois flèches magnifiquement plantées dans sa chair. Étrangement, Josette sembla bien encaisser le coup, ou peut-être seulement était-elle dans un état proche du catatonique qui la laissait paralyser de toutes émotions entre son mari mort et ensuite devenu pantin. Comme en communion avec Elena, il observa également le sang qui s'écoulait de la vieille, fleuve rougeoyant qui n'avait pour seule embarcation, que le rythme cardiaque de la mamie qui s'atténuait, la Mort attendant au bout comme quai de son périple de souffrances. La neige se trouvait maculée en grande partie de sang près de la vieille qui ne regardait plus ce qu'était devenu son mari, qui ressemblait davantage à un zombie.

« #Sectumsempra » Un nouveau frisson parcourut le corps du mage. Ce sort était parmi ses préférés, et l'entendre prononcé par la belle, lui offrait un doux ressentiment. Les nombreuses plaies qui s'étaient formées sur le corps de la vieille, offrait une fin de scène émouvante dans sa beauté sous l'emprise de la magie. La mise à mort théâtrale qu'écrivait la blonde enchantait le mage, et il était pris d'une double excitation, entre celle venant de la magie d'Elena, et son désir pour elle qui ne faisait que s'accentuer, jusqu'à atteindre lentement un point de non retour, dont tout son corps lui dictait des murmures qui se faisaient de plus en plus audibles, l'appelant vers elle comme un écho étourdissant laissant impuissant.

~ Alors que mamie commençait à être dans une belle marre de sang qui tuait l'éclat de la neige, la belle redonna à sa baguette l'apparence d'un poignard. « Si cela ne te dérange pas, je vais en... Non, la finir. » Le mage se contenta d'un geste furtif de la main qui l'invitait à poursuivre son œuvre jouissive, dont il se voulait mécène par les émotions qui le traversait, et, dont il ne doutait pas un seul instant, émotions qu'elle ressentait également. Elle avança, puis plaqua Josette contre la pierre tombale la plus proche. Il observait, ses gestes harmonieux qui écrivaient la magie dans tout ce qu'il trouvait qu'elle avait de Beau. Le regard de la belle se fit le Juge, et le poignard dans sa main le Marteau, qui appliqua la sentence. Droit dans le cœur, plus aucune chance, plus d'échappatoire, avant de laisser choir, la vieille vers l'errance... Des giclées de sang, qui se faisaient spectatrices et oratrices, parsemèrent aussi bien de la neige le blanc, que celui qui habillait la belle séductrice.

« En effet, comme tu l'as toi-même dit... Cela est... Hummm... Jouissif... » Elle s'était retourné vers lui, et il comprit dans ses mots, qu'elle venait certainement de donner la mort pour la première fois. Quelques tâches de sang enflammaient également son visage, et, sans savoir pourquoi, il la trouvait ainsi terriblement attirante. Entre ce qu'elle venait de faire et son apparence qui oscillait entre le sublime et le charmant, le cœur du mage jubilait, emporté sur un nuage vers un pays dont elle avait toutes les clés, un pays qu'il se voyait désirer avec ferveur. Elle revînt vers lui, leurs yeux ne se quittaient plus, comme se promettant d'unir leurs couleurs pour écrire les flots où la Raison s'emmêle à la Déraison jusqu'à y perdre pieds.

« Pour ce qui est de la proposition...  Si tu veux bien être mon maître... Je serais ton élève... » Elle avait rangé sa baguette, elle était près de lui, elle tendit sa main jusque sur son visage, et, au-delà de la douceur et du frisson que ce geste apporta au mage, le sang qu'elle déposa sur sa joue avec ne fit qu'amplifier le rythme de son cœur. Il était passé d'emballé à une cadence frénétique. « Pour ce qui est de ma franchise... » Il était pendu à ses lèvres, suspendu à son sourire et à ses mots. « Je n'irais pas par quatre chemins. » Leur deux corps se rapprochèrent, et irrémédiablement, une chaleur qui le consumait déjà, celle née des Désirs, fit un bond également, l'enveloppant dans tout son épiderme. « Si tu veux gouter, sers-toi... Tant que tu le peux... » Effervescence totale dans le cerveau et les sens du Serpent. De ses désirs elle était l'essence. Et la goûter, depuis de longues minutes déjà il cherchait à entrevoir la douceur de ses lèvres et l'odeur enivrante de sa peau, dont leur proximité nouvelle, lui donnait déjà un aperçu qui tutoyait le divin. « Mais il faudrait peut-être en finir avec le gibier... » Elle avait raison. Un instant, il quitta ses yeux d'ange, leva sa baguette vers le grand-père sous sa volonté. Un « #Diffindo » plus tard, la tête de l'homme dit au revoir au reste de son corps, et les deux morceaux s'étalèrent dans la neige comme clap de fin. Mais déjà sonnait un nouveau rideau pour une nouvelle pièce, comme d'un échiquier où ils seraient les deux seuls pions, ils étaient Reine et Roi, dans le château de l'Harmonie, à l'aube de s'unir...

~ Le mage laissa sa baguette tomber dans la neige, celle-ci n'était plus utile. Il dévora des yeux Elena de haut en bas, excité à la fois par la mort qu'ils avaient tous les deux donner, et par sa beauté dont il se voulait esclave et à la fois explorateur dans les contrées qu'il n'avait encore vues. Elle était une Terre de délices qu'il voulait explorer, embrasser, emporter dans une valse sans fin ou seul l'abandon à l'autre serait l'exutoire, la récompense... Il prit la main droite de la belle dans sa main gauche, joignant un instant ses doigts aux siens, avant de lever sa main à elle, la remettant sur sa joue comme pour respirer à nouveau cette sensation enchantée qu'elle lui avait donné. Peu importait le sang. De sa main droite à lui, il caressa la joue gauche d'Elena, pendant que son regard ne cessait à jouer entre les yeux azur de la belle, ce ciel exquis qu'il arpentait en y laissant une partie de son cœur, et ses lèvres, qui étaient un murmure qui l'appelait de plus en plus. Il se voulait joueur en retardant lui-même l'échéance, comme si laisser ne serait-ce qu'une seconde de plus s'écouler, accentuerait davantage leur désir commun de l'autre.

~ Sa main droite avait écarté un peu de sang. Il l'enleva, et, sous l'envolée de son cœur, qui avait décrété que de leur bal la première danse allait être donnée, il la plaça dans le dos de la belle, l'invitant tout contre lui, tout en joignant avec ardeur, ses lèvres à la tentation qu'était les siennes qui alors se faisait Vie. Premiers pas, cette envie. D'abord, un baiser timide, qui se voulait première note, puis crescendo, un autre armé de fougue, plus prononcé, qui écrivit le début de leur Passion. Avant que leurs deux langues ne se rencontrent, et se présentent pour une union qui donnait au Goût un étalage particulièrement alléchant et ensorcelant.

~ Sous cette chaleur communicative et entrainante, le mage l'entraina, près de la pierre tombale, qui se ferait local, où la grand-mère avait trouvé sa fin. Là serait leur début. Rompant ce plaisir indescriptible qu'était le ballet de leurs baisers, aidé par la belle qui comprit son message d'un regard entendu, il enleva son débardeur tâché de sang et le jeta au sol. Quelques perles de sang d'ailleurs, se faisaient invitée sur le haut du corps de la belle. Lui se débarrassa de sa cape qui n'avait plus aucun intérêt, et son tee-shirt noir qu'il jeta au sol sans se soucier d'où il atterrissait. Plus aucun de leurs vêtements n'avaient de l'intérêt dans la suite de la soirée.

~ Le mage revînt alors à l'assaut des lèvres d'Elena, comme un chevalier remonterait dans un navire qui le ramènerait chez lui et à la définition de l'Exquis. Il passa ses mains dans le dos de la blonde, les descendant rapidement jusque sur ses fesses, puis sous ses cuisses, avant de la soulever. Faisant ainsi, elle put l'épouser de ses jambes autour de son bassin, et, délicatement, il avança et la déposa sur le haut de la stèle. Là, il reprit son chant de baisers, jouant avec sa langue comme avec une amie familière, qui serait guidée par un plaisir qui ne cesserait de se renouveler, si bien que des heures auraient pu s'écouler ainsi sans qu'il ne soit lasser de cette symphonie. Puis, portant sa main droite dans le creux des reins de la belle, il fit cambrer son corps en arrière. Il partit alors avec sa bouche, à l'abordage de son cou, dont il marqua de l'empreinte de ses lèvres le trajet jusqu'au haut de son corps, l’humidifiant de temps à autre de sa langue, tout en y laissant avec son expiration des soupirs sur ce chemin éclatant.

~ Continuant son sentier de baisers, sa langue s'imprégnant de la saveur de la peau d'Elena jusqu'à en immortaliser le goût en Somptueux, il descendit lentement, savourant chaque fois que ses lèvres embrassait sa peau, jusque sur sa poitrine dont il se fit également le conquérant. Du bout des lèvres d'abord, jusqu'à des mordillements modérés pour susciter davantage de désir en elle et l'aube d'un nouveau plaisir, le mage écrivait de sa bouche un poème, dont elle était la naissance de chaque vers, avec pour seule rime un ravissement partagé.

~ Sa main gauche jouant à palper l'objet de ses désirs, il la fit se redresser de sa main droite, avant de coller son corps au sien, comme pour mettre en accord leur deux peaux en fusion. Et, entre la chaleur et le sang, entre l'évasion dans ses yeux qui se faisaient un voyage merveilleux, entre la découverte de sa peau et de ses lèvres qui étaient deux cloches l'invitant à se damner à elle, il vînt lui mordiller l'oreille à la limite de l'excès. Léchant son lobe comme pour y sculpter un autre visage à son désir à elle, un paysage de soupirs, il baisa ensuite sa joue, puis furtivement ses lèvres, mordant celle inférieure au passage, avant de se stopper un instant, repensant aux mots qu'elle lui avait dit plus tôt, y répondant.

« Je veux tout goûter de toi... »

~ Il lâcha un soupir, dévisageant la belle comme l'époux sa femme, avec dans ses yeux la flamme, qui était née de cette communion entre magie noire et partie de charme, qu'ils avaient écrite à deux avant de déposer leurs armes... Et là, seul subsistait en lui, l'envie de s'unir à elle, au milieu de cette nuit, en découvrir la moindre parcelle. Et, sous le regard silencieux des étoiles, tisser jusqu'à être son plaisir, de l'amour la toile...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Invité, Mer 4 Mai 2016 - 10:18





Sombre avec moi dans l'obscurité.
PV Evan


En entendant sa dernière phrase, le mage se retourna, quittant du regard la blonde qui quant à elle, à regret observa les gestes de l'homme. Il lança un #Diffindo, le vieillard vint reposer sans tête auprès de la vieille femme qu'avait tuée la demoiselle. Nick Quasi-Sans-Tête lui-même aurait été jaloux, une tête tranchée d'une façon si nette et brutale... C'était triste, elle aurait souhaité le voir brûler. Mais, autre chose l’intéressait plus encore...

Evan avait l'air de vouloir la même chose, il laissa tomber sa baguette dans la neige teintée de rouge, ses yeux de nouveau dans ceux de l'aigle. Elle sentait la tentation monter en elle, prendre une vie lui avait redonné de l'énergie, une montée d’adrénaline... Une montée de désir... Elle huma l'air, mélange de sang et de fraîcheur... L'homme lui attrapa sa main droite et la porta sur sa joue. La jeune femme pouvait sentir la chaleur qui s'en émanait, sentir la douceur du geste... De son autre main, il vint caresser la joue de la demoiselle, elle le regarda droit dans les yeux, elle le laissa faire, elle le laissa jouer... Il vint trouver ses lèvres, elle vint à la rencontre des siennes... Scellant leur union pour la nuit...

Tandis qu'ils s'enlaçaient, qu'ils se complaisaient dans de fougueux baisers, l'aigle passa ses mains sous le tee-shirt du mage, caressant sa peau, effleurant les moindres parcelles de son dos, de son torse, laissant le Vert et Argent la déplacer à son bon vouloir. Le Serpent fit mouvoir leurs deux corps vers la pierre tombale où gisait Josette, après quelques échanges de regards désireux, avides... Impatients... Il comprit et enleva le débardeur de la douce avant de retirer sa propre cape et tee-shirt de son côté pour laisser la fraîcheur épouser leurs bustes.

Evan revint poser ses lèvres sur celle de la douce, laissant glisser ses mains dans son dos, lui apportant des frissons des plus plaisants... Elles descendirent jusqu'à pouvoir soulever la blonde et la transporter jusqu'à une stèle tandis que l'aigle vint l'encercler en mettant ses jambes autour de son bassin. Il la déposa, avant de se remettre à jouer avec la Bleue et Bronze. Ses mains glissaient dans le dos du mentor, l’effleurant, le griffant alors qu'il se délectait du corps de celle-ci. Fermant les yeux, la tête relevé vers le ciel, elle laissa ses sens voguer, l'emportant jusqu'à la porte du désir, du plaisir... Soirée réjouissante, nuit qui s'annonçait jouissive... Elle était affamée, impatiente...

Le professeur fit une pause qui interpella la demoiselle charmée, torture que cela était. « Je veux tout goûter de toi... » Les mots résonnèrent comme des caresses, attrapant sa baguette présente à sa ceinture toujours sous la forme d'un poignard, l'aigle se leva, repoussant l'homme contre une autre pierre tombale. Elle passa la lame de son couteau le long du bras gauche du Serpentard, observant au passage la marque. « Beaucoup de surprises... » Elle continua, découvrant de nombreuses cicatrices avant d'arriver au niveau du pantalon du ténébreux. L'observant malicieusement, l'aigle fit un mouvement de poignet pour faire sauter le bouton qui se perdit dans la neige.

Elle déposa le poignard sur le côté et vint à l'oreille du mage noir. « Aide moi donc... À charmer la lune, à hurler pour elle... Et pour toi... » La jeune femme l'invita à le suivre vers un coin de neige non souillé par le sang moldu. « Montre moi qui tu es... » Elle se posa contre une dalle, l'attirant à elle. « Je suis à toi... » La sorcière attrapa son visage avec ses deux mains pour lui voler un baiser avant de glisser ses deux mains sur sa nuque l'attirant ainsi à elle, glissant ses jambes autour des siennes, il était à elle, elle était à lui. Pour une nuit, pour une vie.


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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Evan, Ven 6 Mai 2016 - 8:19



   


   
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Pv Elena

   



~ La nuit et sa froideur, ses pantoufles de neige, ses nuages grisâtres sous son emprise, la lune qui de temps à autre apportait son visage rayonnant, sondait... Elle était spectatrice, bien lovée au premier rang pour apercevoir les moindres détails, les moindres notes, de cette partition, de cette condamnation... Et bien que ses paroles se faisaient silence, subjuguée sous cette mélopée, elle devait apprécier de voir les deux êtres se donnant, s'adonnant, à ce jeu qui était fondement, d'un appareillage de désirs mutuels...

~ Les griffures et effleurements qu'elle laissait de ses mains dans son dos, étaient des fragrances insensées... Et chaque contact avec sa peau lui intimait de davantage l'encenser... De baisers comme de caresses, la condamner à l'ivresse, s'en abreuver jusqu'à plus soif et sentir l'eau expié du corps, de la sueur dans l'accord, leur plaisir partagé se faisant décor... Il se voulait ivre d'elle et qu'elle se nourrisse de lui, jusqu'à ce qu'ils soient éreintés, sur ce chemin qu'ils allaient emprunter...

~ L'aigle ressortit son poignard, jouant de son regard, enflammé par la malice, il se faisait son vice. Et vice versa, elle était, dans son entièreté, le synonyme parfait de la tentation ! Et il n'y avait plus besoin de faire attention. Il ressentait le moindre de ses gestes, de ceux qui suffisent à faire battre le cœur à tout rompre, de ceux qu'on aimerait que jamais ils ne se rompt...  Elle le repoussa, contre une autre pierre que la Mort avait forgé, contre un nouveau désir qui viendrait les voir se lier jusqu'à s'engorger...

~ La lame faisant frissonner son bras en le descendant telle la goutte d'eau qui va jusqu'au bas d'une feuille, elle vit la marque. « Beaucoup de surprises... » Rien dans ses yeux ne disait que cela l'inquiétait, et leur symbiose s'affichait un peu plus avec évidence. La nuit était à eux, et ils Étaient dans la nuit... Alors que la lame s'était arrêté au bon endroit, un regard échangé, que la séduction avait changé, puis elle fit sauter le bouton de son pantalon, barrière qui gardait l'Abandon.

~  A nouveau, elle se rapprocha de lui, il souhaitait l'attirer, mais elle vînt de sa voix lui tirer, une flèche d'une mélodieuse envie. « Aide moi donc... À charmer la lune, à hurler pour elle... Et pour toi... » Cette invitation le fit se mordre la lèvre, sentant davantage l'excitation qui montait en lui, comme un regard s'extasierait d'un coucher de soleil. En la suivant, il leva les yeux un instant au ciel comme pour parler à la lune, sentant son côté bestial qui se faisait entreprenant, voulant répondre favorablement à la demande d'Elena...

~ S'il devait la faire hurler, ça ne serait que sous les vagues d'un plaisir dans lequel il se trouverait également, et qu'il pourrait renouveler jusqu'à ce que la nuit s'épuise. Jusqu'à ce que la lune en ait marre de ce spectacle jouissif, où jusqu'à ce qu'elle ne lui demande d'arrêter...  Il ne l'espérait pas. Il la suivit jusqu'à une autre pierre tombale où elle se posa, non loin, là où le sang des deux vieux n'avait pas entaché la pureté de la neige. « Montre moi qui tu es... »

~ Aimerait-elle tout découvrir ? Là était la bonne question. Il avait déjà tué avec elle, elle avait vue sa marque sans en avoir peur. Non, il était persuadé que rien de ce qu'il pourrait lui dire ou offrir ne la ferait reculer ou partir. « Je suis à toi... » Elle l'attira de nouveau à lui. Enfin. Une minute, deux peut-être, qui s'étaient évadées alors que leurs corps et lèvres n'étaient plus liés, avaient été à la limite du supplice, son cœur s'affolant en se demandant un instant si cette sérénade était finie. Bien heureusement que non, elle n'était qu'à son prélude.

~ Le contact renoué, les corps secoués, il se délecta de l'attrait, des mains douce de la belle qui l'emmenait de nouveau vers elle, pour un baiser furtif qui déplia ses ailes. Mais, pour remplacer ce récit gouteux qu'était le chemin de la langue de la bleue, il sentit ses mains qui s'emparèrent de son cou, et il redevint esclave de ses jambes qui étaient un fabuleux étau, dont il se voulait prisonnier jusqu'au bout de la nuit.

~ Les battements n'étaient plus mesurables, mais irréguliers, son cœur et son corps la réclamait, elle et sa beauté que même la lune acclamait. Il se faisait arbre et elle était le feuillage, et se dessinait la suite du paysage, là ou la frontière avait été levée. Les baisers reprirent, et chacun d'eux se voulait être une prière, un vœu, d'abandon total à l'autre et de désir encore plus profond jusqu'à trouver la parole de l'Extase. Il la fit s'asseoir sur la pierre, lui se penchant sur elle, main droite la tenant dans le bas de son dos, main gauche caressant avec ardeur sa jambe droite, la remontant en retournant en arrière de temps à autre, jusqu'à s'arrêter au bouton du pantalon de la bleue. Tout en mordillant ses lèvres des siennes, chant d'une onctueuse sirène, il fut ouvert, et, après une joute passionnée avec la langue de la belle, s'en suivit une descente langoureuse. Descente où il humidifia de nouveau son cou et le haut de son corps, par à-coup, par accord...

~ Dernier stop. Il se recula, dans un soupir qui exprimait toute l'étendue de son désir, Elle. Une caresse de sa main droite de haut en bas sur la joue gauche de la belle, puis il rompit l'écrin qu'étaient ses jambes. Il ôta d'un geste lent, sans que ses yeux ne quittent un instant, l'azur voluptueux de son regard, les bottes d'Elena. Puis, remontant en caresses ses jambes encore prisonnières, par ce vêtement devenu futile, il la fit descendre un instant de la pierre, pour retirer avec elle cet objet devenu inutile. Il retira le sien, l'envoyant dans la neige rejoindre celui la belle, et, délaissant ce qu'ils leur restaient de tissu, ils se retrouvèrent comme Adam et Êve dans la tenue, et la lune observait toujours l'évidence de l'issue...

~ Ses yeux touchèrent le paroxysme du désir, la contemplant l'espace de quelques secondes, de tout son corps parfait qui s'offrait à lui. Il vînt d'un pas rapide se coller à elle, ses deux mains soulevant de nouveau la belle, tandis que leurs lèvres récitaient un nouveau poème ou Subtilité et Ardeur faisaient un savoureux mélange. Sous la flamme passionnée qui régissait leurs baisers, les caresses se faisaient plus appuyées et désireuses. Elle s'enroula autour de lui tel le serpent qui ne formait qu'un avec l'arbre, lui se faisant branche, ses mains sur ses hanches, pour dicter les premiers soupirs de la cadence du plaisir.

~ Le rythme sur lequel ils étaient tous les deux réglés, comme les deux aiguilles d'une horloge qui se chevauchaient harmonieusement, fut d'abord lent et aimant, découvrant. Puis, après plusieurs salves de mordillements, entre ses lèvres onctueuses, et le lobe de son oreille qui annonçait Soupirs, il porta de nouveaux baisers à sa peau velouteuse, tandis que la cadence prenait un plus rapide cheminement... Un cheminement qui se voulait conducteur à l'extase, happant leur souffle, entre des murmures inaudibles et des petits cris qui se faisaient échos de leur désir...

« Et je suis à toi... »

~ Des mots lâchés en perdition, entre deux espacements de leurs lèvres, entre l'humidité régnante dans leur atmosphère. Il était tout à elle, elle était à lui, et il étaient Un, pour la nuit, et au-delà...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Invité, Dim 29 Mai 2016 - 20:31





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Il fit bouger ses doigts sur le corps de la belle, l'embrassant, la dénuant... Elle se laissa faire attendant, se délectant des minutes qui passèrent... Jusqu'à ce que vienne le moment divin où les deux mages rapprochèrent leur corps pour ne faire plus qu'un, ensemble sous la lune qui les observait silencieusement....

[Censured !]

La douce avait parlé aux étoiles, elle les observait maintenant, se rhabillant lentement, observant le professeur de temps en temps... Elle souriait, c'était plaisant. Elle chantonna doucement, au rythme du vent... Réparant les vêtements abîmés, elle déposa ceux du mage près de lui avant de finir d'ajuster ce qu'elle avait sur le dos. « Je reviens d'ici quelques instants très cher ami... » Elle s'élança, dansant paisiblement jusqu'à sa cape, jusqu'aux ossements. D'un coup de baguette, elle rangeant l'ensemble dans son sac enchanté, la cape avec, elle n'allait guère être utile, la fraîcheur même si présente ne saurait refroidir la peau de la douce enflammée.

Quelques instants après, quelques pas suivant, elle valsa, chantonnant toujours, ses cheveux volant allègrement... Elle s'approcha de l'homme, passant ses doigts sur son visage, s'arrêtant de fredonner. « Quelle douce rencontre au clair de lune... Peut-être nous reverrons nous une prochaine fois lorsqu'elle sera pleine ? Cela doit être quelque chose d'entendre les loups dans la nuit... Et les accompagnés... » Volupté, douce et déesse d'une nuit... Elle s'était enivré de plaisir, délectant chaque instant, jouissance fébrile, excitation prenante....

Il commençait à se faire tard, ou bien tôt... Elle n'en savait rien mais se doutait qu'il allait bientôt falloir pour elle rentrer. Il y avait les ossements à nettoyer, entreposer, utiliser... Tant de chose à faire, si peut de temps pour le faire... Car elle était certes libre, mais la boutique ne tournait pas par magie et quelques obligations patronales demandaient sa présence... Tristesse. Abandon d'une nuit, abonnement pour la vie... Elle souhaitait pouvoir danser avec le Serpent durant plus d'heure qu'une journée proposait... Dommage, ravage intérieur, tourment du moment...

« Je me dois de partir... Evan... » Elle avait prononcé son prénom d'une voix suave, comme une invitation. « C'était une nuit onctueuse, subtilement agrémenté de dureté et de délicatesse... » Elle souriait, se mordant la lèvre inférieure. « Je te ferais parvenir une lettre... Pour que tu es mon adresse... » Elle l'embrassa une dernière fois fougueusement, avant de commencer à partir vers l'extérieur du cimetière. L'aigle s'arrêta quelques instants, peut-être souhaiterait-il lui parler avant qu'ils ne se séparent ? Peut-être refusa-t-il l'invitation future...


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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Evan, Mar 28 Juin 2016 - 3:32





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~ Mais que peut bien valoir le monde ? S'il n'a rien à nous offrir où nous donner à se battre ? Les rencontres qu'il nous offrait, dans les jours qui se faisaient surprises, vêtus de la robe Exquise du Bonheur, ralentissait l'écoulement des heures. Et, dans ce théâtre de délices, cimetière à leurs lèvres qui s'enlisent, dans les contours de l'Autre, se faisant Apôtre, Evan lui jouait une parole de tendresse, sur son corps qui se faisait sa fièvre et l'autel sur lequel, son coeur dictait la messe...

~ Notes immortelles s'enfuirent, en même temps que doucement douceur de l'aube chassait la nuit... Les deux amants, dans ce décor de corps et de sang. D'effusions, d'émotions de la fusion, de leurs épidermes chantant un même refrain, quand l'extase enlève de l'être le frein. Quand les reins, ordonnés, à l'autre s'adonnant, cherchaient dans les Soupirs l'adresse où s'abonner, pour donner de ses désirs les coordonnées, vers le Paradis et l'Enfer, là où Tout faire, se posait en seule réalité, qui les feraient se damner...

[...]

~ Communion avait été totale, parfois proche de la bestialité, décrivant le paysage, Ô doux rivage, d'une nouvelle réalité. Lui magicien, s'était fait musicien, jouant de somptueuses notes, de ses doigts sur le piano qu'elle était. Laissant dans sa fièvre les senteurs d'un été, sous la chaleur du plaisir, les fragments encore vivace du plus beau livre à lire. Partition, non récréation, mais Création, des rives de l'imagination, de la communion, loin d'une église, dans leur union qui s'était faite sous le vent et ses légères brises...

Un plus Un...

Côte à côte...

~ Réveil se faisait doucement, sous quelques oiseaux entonnant, à quelques encablures de leur position, une mélodie qui se donnait potion. Les yeux du mage s'ouvrirent, et il entendit, autre que le murmure du vent sur les tombes que le temps prit, cette mélodieuse voix qui appartenait à sa satyre.

~ Les étoiles couvaient encore le ciel, même si la plus belle d'entre elles, était à ses côtés. Il écoutait, sa voix, arpentant en même temps la voie, de ses yeux, contours de son visage qui définissait le Merveilleux... Le cœur volait, voyant là loin les revers de l'esseulé, il lui sourit, porte ouverte comme souvenir de ce que la nuit avait nourri...

L'Ombre était Éclaircie

Et Clair était la Pénombre

Et si, l’Éclair était le seul nombre ?


[...]

~ Le mage se redressa, tendant ses yeux sur ses lèvres qu'il se voyait de nouveau goûter, non comme un simple goûter, et dont il se souvenait de leur ardente passion, elles qui avaient écrit tant d'action. Ses yeux naviguaient entre les étoiles qui ne s'étaient pas encore éclipsés, et les yeux de la belle qui était la seule étoile qu'il ne voulait pas voir s'éclipser. Il la scrutait, d'un regard tel l'homme couvant ce qui lui était le plus précieux, met délicieux, qui se faisait empreinte contre laquelle il ne pouvait pas lutter.

~ Elle répara ses affaires qu'elle déposa près de lui. Le mage ne pouvait retenir un nouveau sourire. Elle aurait pu regretter, elle aurait pu partir. Elle aurait pu le dénoncer. Non, elle était réellement comme lui, une âme que la magie noire englobait dans le fond, et leur nuit se faisait un flambeau sur le reste de leur existence à tous les deux. Un étendard, un symbole, que rien ne semblait dorénavant pouvoir ternir.

« Je reviens d'ici quelques instants très cher ami... »

~ Ses yeux ne la quittèrent pas, restant sur ce navire, gravant de nouveau ses courbes divines sous lesquelles il chavire, suivant le moindre de ses pas, pour être sûr de ne pas la voir disparaître. Elle alla jusqu'à la tombe de son paternel, y récupéra les ossements, et sa cape qui trainait sur le sol non loin. Elle revînt.

~ La caresse de ses doigts sur son visage s'offrait comme la plus délicieuse qu'il pouvait recevoir. Elle était une parole silencieuse, une confirmation.

« Quelle douce rencontre au clair de lune... Peut-être nous reverrons nous une prochaine fois lorsqu'elle sera pleine ? Cela doit être quelque chose d'entendre les loups dans la nuit... Et les accompagnés... »

~ Il mélangea quelques secondes furtives ses doigts aux siens. Comme réponse. Comme un accord. Comme une promesse. Une promesse sans retour possible, qui détruirait toutes les barrières de l'impossible...

« Je me dois de partir... Evan... C'était une nuit onctueuse, subtilement agrémenté de dureté et de délicatesse... Je te ferais parvenir une lettre... Pour que tu es mon adresse... »

~ Elle lui offrit un baiser, un dernier cadeau, avant de se lever, de lui tourner le dos, se dirigeant vers l'entrée du cimetière. Pincement au cœur car il symbolisait la fin de leur Terre. Non, il ne pouvait se résigner à la regarder partir sans rien dire. Elle était ce qu'il y avait de plus beau à lire. Aussi se leva-t-il promptement, pour la rattraper. Il ne voulait laisser à sa vue cette grille de fer la happer, alors que lui voulait pour toujours la draper, éternellement. Il arrêta son bras droit sans sa marche de sa main droite, passa sa main gauche autour de sa taille, la retourna face à lui.

~ La bouche à demie ouverte, il la contemplait, tel le dessin du Maître, qui se faisait Œuvre et qu'il voulait emporter. Il sculptait une dernière fois chacun de ses traits, de son regard, de ses doigts qui s'aventuraient sur sa joue. Son cœur réclamait de partir avec elle. De laisser tout derrière lui pour déployer ses ailes. Partir avec la belle. Oublier le reste, car le reste n'était au final pas ce qui importait ! Seul comptait ce qui Transportait ! Et Elle le transportait...

« Je...  Elena. Oui... Écris moi... Je veux te revoir... Je ne veux pas que ces souvenirs ne s'arrêtent, qu'ils n'aient été qu'éphémères... Cette nui était... Magique. Je te montrerais tout de moi, et je te guiderais davantage vers la magie noire. Si tu as besoin de quoi que ce soit, je serais là. Alors... J'attends de tes nouvelles... »

~ Un baiser sur sa joue, un autre qui se dirigeait vers la commissure de ses lèvres, un autre qui tutoya les rougeoyantes de la belle. Pas un Adieu, non, Ô Dieux ! Mais bel et bien, une promesse, un simple Au revoir. Le mage attendrait l'adresse, pour continuer de faire vivre du Bonheur l'espoir...

~ Ses mains se détachèrent de la belle, son regard criait au supplice quand elle se retourna. Son cœur clamait l'injustice, et son sourire un instant s'effaça. Mais, le plus important, c'était que ses souvenirs, eux, seraient éternels, porteur, de ce qu'il y avait de plus beau dans la vie. Et cela, malgré son visage fermé, au fond de lui, il jubilait, il souriait. Demain était à écrire, et s'ils se revoyaient, alors la plume de leurs deux vies ne pourrait que conter une histoire exceptionnelle...

~ Elle n'était plus là. Le mage récupéra ses baguettes, et entreprit, avant de partir, de nettoyer les traces du carnage qu'ils avaient fait. Quand ce fut fait, il transplana, vers un endroit loin de tout bruit, un endroit où il pourrait regarder à nouveau ce film qu'avait été leur nuit. En se disant que ce dernier ne pouvait avoir qu'une suite, qui serait encore meilleure que leur premier chapitre...

Hier était Souvenir

Aujourd'hui est Réalité

Demain serait Espoir



~ The End ~
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azénor Philaester, Sam 23 Juil 2016 - 18:39


PV avec Lydie Nouël et l'escargot. >> cap ou pas cap?





Hiver, automne, printemps dans le même temps.
La froideur du vent glace ton être à moitié endormit.
Les feuilles séchées s’envolent, mais les fleurs sont de la partie.
Assises sur votre banc, la pluie le jour, tout est gris.
Le temps, l’après-midi, la journée, la vie, tout est maussade.
Les gens, moldus surement, que des façades.

La pluie plonge les songes à découvert. Pensées sinistres, ennui frappant. Il faut faire quelque chose ! Az’ lève-toi et marche. Agit. Ris. Vis. C’que tu veux, tant il n’y a pas de pause. T’as prévu de pleurer à en rire, pas de pleurer à mourir, d’ennui de maladresse et de peur. Touchée à vif par tes pensées amères, un pas de trop et s’en est fini.
D’un geste brusque le voilà ratatiné. Ce pas de trop. Pauvre petit escargot. Sous le « crouic » de ton pied, la stupeur et le malheur se cachent. Il est mort écrasé. Ta faute ! C’est bouche bée que tu le remarques. Navrée, désolée, accablée. Oui bon n’en fais pas trop. C’est un escargot.
Des larmes coulent sur tes joues fraîches. C’est que de la pluie c’est que des gouttes. Des sanglots s’emparent de tes yeux mi-clos de tristesse. C'est qu'il fait vraiment mauvais - mauvais jour. T’as tué ce petit être sans défense. T’as brisé sa coquille. Il n’avancera plus, ne se cachera plus, ne mangera plus, ne rira plus, ne pleura plus, ne vivra plus. Il est mort pour toujours l’escargot.

Et puis Lydie, qui ne doit pas bien comprendre la situation. Pleurer pour un escargot. Bah ça arrive.

Petit escargot porte sur son dos
(Petit escargot mort)
Sa maisonnette
(Ne possède plus de toit)
Aussitôt qu’il pleut, il est tout heureux
(Il ne pourra plus vivre dehors)
Il sort sa tête
(Il rejoint l’au-delà)

Une minute de silence dérangée par tes pleurs et reniflements.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Lydie Nouël, Dim 24 Juil 2016 - 16:21


Larmes.
Quand la lune haut dans le ciel montait trop haut les marrées salées incontrôlables devenaient.

Encore des larmes.
Pas d'armes ou d'charme d'gendarme ou d'vacarme. Juste un signal d'alarme. Une sirène rouge qui flashait dans son esprit. Un bipbip stridant qui annonçait un danger à venir. C'était plus son instinct, qui lui parlait, ce n'était pas non plus son intuition. Non, là c'était son affection. L'affection lui parlait, c'était comme ça qu'elle le sentait. L'affection envoyait un signal d'alarme à son esprit, à la vue des larmes de son amie.

Des larmes qui creusaient des fossés sur ses joues, suivant le canal de rides et autres marques de vieilesse à venir ou bien à mourir. Car peut-être ne vivrait-elle pas assez longtemps pour voir un jour le résultat de cette lente traversée. Aucune pensée ne pouvait ralentir le voyage de ses larmes. Elles étaient destinées à sortir et humidifierait tout sur leur passage. Non, les pensées ne pouvaient faire cela. La seule chose qui pouvait stoper ses marées salées c'était bien les muscles eux même. Par une respiration qui contrôlerait les muscles du thorax, Azénor pourrait espérer arrêter les poursuites de ces flots. Le corps devait reprendre le contrôle.

Pourtant la reprise du contrôle du corps sur les impulsions ne venait bien que d'un seul et même endroit: la réflexion. Il fallait qu'elle contrôle ses sentiments, apaise sa pitié, passe sous silence sa compassion. Pour cela, il fallait que quelqu'un la réveille, il fallait que son esprit s'accroche à quelque chose de réel, qui la soutire à ce désespoir dans lequel elle s'est volontairement ancrée, par culpabilité.

- Calme toi...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azénor Philaester, Lun 25 Juil 2016 - 5:20



Tears.

Larme d'amour, de joie, de rire, de bonheur, de peur, de pleur. Ne te retiens pas de pleurer, ça évacue la tristesse de ton cœur. Tu sais parfois les pleurs ont la vertu de l'éloquence. C'est si puérile de sangloter pour un pauvre escargot. Mais pouvons-nous vraiment retenir les larmes? Tu voudrais sauver le l'escargot. Mais il déjà loin, il n'est plus. De ce monde cruel il s'est retiré. Il met des jours entiers à se déplacer d'un lieu à un autre pendant que tu as mis une fraction de seconde a lui ôter sa misérable vie. Et puis cet escargot de tout façon, allait mourir. Le futur c'est de mourir. La vie c'est de mourir.
La mort est une surprise que fait l’inconcevable au concevable.

Derrière ce piètre meurtre, se cache une toute autre amertume. Peut-être ne l'as tu pas remarqué. Il suffit de chercher le bonheur pour s'en échapper, comme il suffit de vivre pour le trouver. Arrête de penser, arrête de t'arrêter. Ris et vis. Le futur est or. Il sera meilleur demain.

Ah oui, Lydie est là. Tu la regardes de tes yeux humides, que dis-je de tes yeux inondés.
- Calme toi...
- Mais il est mort Lydie! Reniflements et goût salé.

C'est l'escargot qui fait déborder le vase.

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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Lydie Nouël, Lun 25 Juil 2016 - 5:40


- Mais il est mort Lydie! lâcha Azénor entre deux réniflements.

Alors, la rouquine se pencha sur le cadavre. Une seule tentacule restante, l'autre partie en bouillie. Le bout du corps de l'escargot était intact, il n'y avait, malheureusement, pas grand chose dans cette partie du corps du gastéropode. Il n'y avait rien, pas d'organes vitaux, tout ce qui était vital pour le mollusque avait été détruit. Car c'était sous la coquille du mollusque que ces organes se cachaient. La rouquine l'avait lu dans une encyclopédie. Tout ce cachait à cet endroit précis. Or, la coquille n'était plus une carapace, elle n'était plus que morceaux fins et aiguisés. Il était mort sur le coup, ça elle pouvait le certifier. Immobile dans une mare de sang, de coquille et de morceaux de chair, l'animal n'était tout simplement plus en vie et ne le serait jamais à nouveau.

Il était inutile de pleurer la mort d'un tel être. Son âme l'avait quitté. Il fallait garder sa pitié pour les vivants, par pour ceux qui se sont échappés. Alors, Lydie prit doucement la main de son amie, la regarda avant de lui sourire doucement. La brune n'était habituellement pas aussi sensible, la pitié pour les animaux, c'était plutôt le job de la rouquine. Celle-ci tenta donc une blague, à ses risques et périls.

- Chez moi, on les mange.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azénor Philaester, Lun 25 Juil 2016 - 6:12



L'escargot n'est plus. C'est un fait. Une affirmation. Le genre de truc que tu peux certifier. Pas comme cet oiseau qui chante, à gorge déployée. Tu ne peux pas dire s'il est heureux, s'il a faim, s'il cherche des petits, si nanani si nanana. L'eau est toujours bleue, enfin c'est ce que la société a décidé, avec un peu de reflet du ciel, sinon j'aimerais bien voir un verre d'eau autre que transparent. La terre est toujours marron. L'herbe assoiffée est toujours jaunâtre pendant que l'herbe nourrit est toujours verte. Le ciel toujours aussi haut. La vie continue.

Tant pis pour lui aussi. Il n'avait qu'à pas se retrouver dans ton chemin. Tu fais le deuil de ce petit être insignifiant, sans importance, sans vie. T'as déjà écrasé des fourmis presque par plaisir. Même tué des araignées volontairement. Exploser des moustiques. Maintenant t'as croustiller un escargot.

Lydie te prend la main, te sourit, tu lui sourie en retour. Tu l'aimes bien Lydie, tu l'aimes beaucoup même. Elle a toujours le bon mot.
- Chez moi, on les mange. Tu sèches tes larmes pleine de tristesse factice et éclate d'un petit rire timide et perçant. Pour rien au monde tu l'a changerais ta Lydie. Jamais
- Ah, c'est donc ça, je comprends mieux tes dysfonctionnements aha. C'est quand même dégueux.

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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Lydie Nouël, Lun 25 Juil 2016 - 6:34


Soudainement, à l'image du cadavre d'escargot, Lydie repensa à un camarade de son école primaire, moldue.
C'était le bagareur, le costaud qu'on venait pas chercher. Il avait cette tendance à détruire ce qui le passionnait, ce qui attisait la curiosité de la rouquine. Il adorait les insecte, racontait passer des week-ends à la chasse à la menthe religieuse. Détestait la religion, chassait les religieuses. Lorsqu'il appercevait un papillon qu'il jugeait extrêmement rare et magnifique dans la cour de récrée, son objectif principal était de le capturer. Il ne pouvait apprécier avec ses yeux la beauté des insectes qui le passionnait, il voulait toucher. Il voulait parfois même les piquer à l'aide d'aiguilles afin de les examiner. Dans de rares situation extrêmes, ils allaient jusqu'à la dissection. Le reste du temps, brûler les fourmis qui l'impressionnait était son passe-temps favoris.

Il aimait donc tuer les insectes, pourtant il les adorait, c'était indéniable. Ce comportement à longtemps intrigué Lydie sans qu'elle ne sache expliquer pourquoi. Pourquoi il l'intriguait? Pourquoi un tel comportement? Elle n'avait toujours pas de réponse à ces questions.

Le garçon ne s'arrêtait pas à détruire la vie des êtres qui le passionnaient, car il aimait également la nature. Il aimait la nature, connaissait chaque nom de plante, d'arbres ou de fleurs, et pourtant, pourtant, il volait les allumettes dans la cuisine, et s'amusait à bruler des fleurs. Pourtant, il laissait ses déchets dans la nature qu'il chérissait. Pourtant, lorsque, par chance, il croisait le chemin d'un chevreuil, il avait envie de courir après l'animal dans le but de le terrifier.

Pourquoi elle pensait à lui à ce moment là? Toujours pas de réponses. Tout ce que Lydie savait, c'est que l'épisode de l'escargot était passé, Azénor s'était calmée. Lydie fit une légère pression sur les doigts de la brune qu'elle tenait encore dans sa main.

- Ça va mieux?
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azénor Philaester, Lun 25 Juil 2016 - 6:45



La vie c'est lourd. A porter, à supporter, à vaincre, à prendre, à vivre. On se tue à agir, à penser, à rêver, à oublier, à arrêter, à mourir. Je veux que tu te laisses emporter par tes désirs. Chasse tes peurs et tes craintes tant qu'il en est encore le temps. Tant que le temps. Le temps. T’en a tant qui tuent le temps. Tant et tant qui le perdent ou le passent. Toi, vis le temps. L'instant. Le présent. Surgit de ton passé. Vis maintenant. Rêve ton futur.

Au lieu de t’apitoyer sur ton sort. Sur le sort de l'escargot. Sur la vie ôtée d'un insecte sans importance. Noie-toi dans l'importance. Baigne toi dans la rivière de l'indifférence. Respire l'être. Souris. Personne n'aiment pas les femmes tristes.
Les insectes ne sont pas dotés de conscience. Ils agissent c'est tout. Ils ne réfléchissent pas. Ils ne pensent pas donc ne sont pas. Un élément qui décor la nature voilà tout. Un point qui bouge pour te divertir. Insignifiant. Tu te fou éperdument des insectes.

Mais l'escargot.

Lydie. Pousse ta main de son doigt. Ça va mieux t'inquiètes.
- Ça va mieux? T'en étais sure.
- Toujours mieux.




Dernière édition par Azénor Philaester le Ven 29 Juil 2016 - 8:22, édité 1 fois
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Lydie Nouël, Lun 25 Juil 2016 - 6:47


- Toujours mieux.

Bon, elle allait mieux. Elles allaient mieux et pourtant elles ne faisaient qu'y penser. Lydie se souvenait parfaitement que, à chaque cadavre animal qu'elle voyait, s'ensuivait des longs débats et monologues internes qu'elle ne pouvait se retenir d'effectuer. Car la mort animal déclanchait sa philosophie. Car, même si elle n'avait rien dit, elle y était sensible.

Depuis lorsqu'elle fréquentait ce garçon, elle en appris énormément sur la nature. Il lui donna le goût de la nature. Elle s'était juste décider à l'appliquer différement. Elle apprit avec lui le nom de ces plantes arbres et fleurs. Ils ne s'arrêtaient pas aux plants de la région et se documentaient dans des livres documenaires sur la flore exotique. Il tenta de lui inculquer sa passion pour les insectes, mais Lydie ne fût pas aussi réceptive. Non, elle n'arriva pas à retenir le nom de tous les papillions, des différentes variétés d'araignées. Ces bestioles ne la terrifiaient pas, jamais elle n'avait poussé d'hurlement à la venue d'une guêpe curieuse. Non, ils ne lui faisaient aucunement peur. Mais ils ne l'interessaient pas, non plus.

En fait, les deux amis aimaient partir à la chasse. Il ne suivait pas les mêmes animaux et Lydie revenait chaque fois bredouille. Lui, chassait les petites bêtes, elle, recherchait les traces des grosses dans la boue. Espérant tomber né à né avec un renard, un cerf ou même un loup. Elle se contentait de contempler. Evoluait dans un respect parfait. Elle les respectait, ils la respecteraient. Elle savait que, un jour, le karma frapperait son camarade.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Azénor Philaester, Lun 25 Juil 2016 - 6:56



Un courant d'air.

Le vent. La pluie. Les gouttes. Pureté et innocence de la pluie et son complice le vent. Le courant d'air. Un peu frais. Ca t'fait pas d'mal. C'est léger. Comme la brise du matin. Légèrement mouillé. Comme quand tu respires l'atmosphère pluviale. C'est léger. A trois les arbres se penchent dangereusement à la droite. Une. Feuille. Deux. Fruits. Trois. Envolés. Tu regardes leurs chemins respectifs. La feuille virevolte, a pour seul maître mot l'indifférence. Le fruit tombe vite. Par terre. Dans l'herbe. Il sera mangé.

T'es dénouée de sens.

Lydie dans ses songes. Tu la vois penser. Elle aime ce qu'elle pense. Elle aime à qui elle pense. Elle est belle à penser. Ses cheveux roux qui voltigent à leurs grès. Ses yeux noisettes se ferment à chaque seconde. Ou presque. Mais que pense-t-elle.



FIN DU RP
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