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Aux alentours de Godric's Hollow
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Amalia Always
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Amalia Always, Sam 31 Aoû 2013, 00:38


Amalia Always ♥

CRÉDIT - CSS


« Ouch ! » échappai-je soudainement, brisant ainsi le silence imposant du lieu dans lequel je me trouvais. Il faisait déjà nuit et, par moment, il fallait faire un effort considérable pour ne pas glisser et se cogner la tête sur le sol mouillé. Malgré qu’elle soit pleine, la lune ne m’aidait pas trop car quelques nuages la cachaient à moitié par moment. Je ne savais pas trop dire où j’étais, je savais seulement que je me trouvais aux alentours de Godric’s Hollow, un petit village semi-magique dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ce qui m’avait arraché ce petit cri – si on peut appeler ça comme ça – fût une épine qui venait subitement de s’enfoncer dans mon index gauche, maintenant décoré d’une petite goutte de sang qui coulait jusqu’à la paume de ma main. J’approchai cette dernière de mon visage pour mieux observer l’ampleur des dégâts : rien de bien grave, ça piquait juste un peu mais je réussis à retirer l’épine facilement. Tout en mettant mon doigt quelque peu endolori dans ma bouche pour lécher le sang, j’observai la cause de ma blessure – bien sûr, c’est exagéré. J’avais mis la main dans un buisson qui apparemment n’avait pas aimé la présence de celle-ci et avait donc décidé de m’attaquer en me lançant des épines. Oui, je sais, c’est ridicule de penser qu’un buisson peut se défendre et même passer à l’offensive, mais c’était une façon de parler, évidemment.

En vérité, si tout cela était arrivé, c’est parce que j’essayais de ne pas me faire repérer depuis au moins une bonne dizaine de minute. Parce que : oui, je suivais – encore – quelqu’un ! D’autant plus que ce n’était pas n’importe qui mais Bella Wood, la préfète de ma maison. Ce n’était pas la première fois que je la suivais en douce mais cette fois-ci la situation était quelque peu différente et particulière. A la base, j’étais simplement venue rendre visite à une amie qui habitait à Godric’s Hollow, nous avons passés la journée ensemble à manger des gâteaux et à regarder des séries complètement cucu mais, je dois avouer que ça faisait un bien fou. Parfois, j’avais l’impression d’être une sorte d’épicurienne dans l’âme, comme s’il m’en fallait peu pour être heureuse – je vous interdit de chanter ce à quoi je pense. Au final, quand la nuit tomba je décidai de laisser mon amie pour retourner de là où je venais, lorsque j’entr’aperçus une magnifique chevelure rousse qui m’était assez familière. Vous l’avez compris, je parle bien évidemment de notre chère préfète et qui était également l’une des colocataires qui partageaient ma chambre.

Tout dans son attitude laissait voir qu’elle n’était pas bien ; elle marchait sans vraiment regarder où elle allait, comme si ses pensées occupaient trop son esprit et qu’elles lui cachaient la vue. De plus, elle se dirigeait vers la sortie du village, je ne sais où exactement et il faisait nuit, il pouvait aussi bien lui arriver une merveilleuse rencontre comme la pire des bricoles. Poussée par un sentiment de curiosité et protecteur, je décidai de la suivre discrètement en espérant la voir aller mieux. Et c’est ainsi que je finis par me retrouver au milieu des buissons, à moitié accroupie et avec le doigt dans la bouche. « Faîtes qu’il n’y ait pas de vilain photographe cachait près de moi, je ne peux pas être plus ridicule que dans cette vilaine position caca » pensais-je, le visage déconfit. J’observais en cachette Bella qui était soutenue par un arbre et je commençais à m’inquiéter de plus en plus, si bien que j’étais décidée à aller la voir.

Je sortis alors de ma cachette et m’approchai de la jolie rousse.
« Hey, Bella. Tu te sens bien ? » Eus je envie de dire, mais la seule chose qui franchit le seuil de mes lèvres était complètement incompréhensible à cause de mon doigt que j’avais encore gardé dans la bouche. Je le retirai et m’apprêtai à répéter la même chose lorsque mon sourire disparut soudainement pour laisser place à de la panique mélangée à de la peur. Maintenant plus près d’elle, je pouvais bien voir que Bella n’allait pas du tout bien – et c’était peu de le dire – car, les symptômes qu’elle laissait apparaître traduisaient sans aucun doute une crise de panique. Je le reconnus aux sueurs, souffle court et à l’hyperventilation que subissait mon amie mais je ne savais pas qu’est-ce qui pouvait bien la mettre dans cet état. Peu importait, je me précipitai vers elle et l’attrapai par les épaules pour l’aider à revenir à la réalité, avec moi et ne pas s’effondrer, tomber dans le gouffre qu’elle s’était créée.

- Bella ! criais-je plusieurs fois, Bella, calme toi, je suis là, c’est moi, Amalia ! Tu me reconnais ?

J’essayais de ne pas crier trop fort pour ne pas la faire paniquer encore plus que ce qu’elle était, mais moi aussi, j’avais peur. Peur pour elle car dans cette situation je ne savais pas réellement comment réagir et tout ce que je voulais, c’était qu’elle aille mieux. Qu’elle ouvre de nouveau les yeux et me fasse un beau sourire jusqu’aux oreilles, qu’elle rit et me dise que c’était une blague, qu’elle m’avait eu et que j’avais « réussi le test » qu’elle m’avait mijoté.  Je sentis son corps s’effondrer et eus du mal à la retenir tant son poids devenait lourd. Elle tomba dans l’herbe humide mais je réussis à amortir sa chute même si pour cela je dus tomber avec elle et sentir ma cheville se tordre. Tant pis, la douleur n’était rien comparé à la peur que j’avais de ne plus voir ses yeux se rouvrir. Les miens, eux, étaient pleins de larmes qui ruisselaient telle une averse sur mes joues. D’ailleurs, il avait commencé à pleuvoir mais le chêne près de nous nous abriter un peu, malgré quelques gouttes qui nous tombaient dessus de temps à autre.

Quelque chose au fond de moi me soufflait à chaque fois de prendre soin de Bella, de ne pas la laisser tomber et de ne pas avoir honte de m’inquiéter pour elle car c’était naturelle. Il est vrai qu’en y repensant, son doux visage me rappelait quelqu’un – sans trop savoir réellement qui – et me ramenait des années en arrière, quand tout était encore parfait et que les gens qui comptaient le plus pour moi étaient encore de ce monde. Peut-être qu’elle et moi nous étions connues dans une vie antérieure et nous connaîtrons dans une postérieure car, nos destins sont liés. J’avais soudainement ressentie sa douleur de plein fouet, quelque chose la faisait souffrir et la bouffer de l’intérieur, mais quoi ?! Elle entrouvrit la bouche afin de laisser y passer quelque chose, un mot, un soupir ou voir un cri si elle en avait la force. Mais cela ressemblait plus à une prière, un souhait voir,  une supplication…


- A l’aide, laissa-t-elle échapper doucement.
- Bella ! Ne t’en fais pas, tu n’as plus rien à craindre, tout va bien maintenant… peinais-je à articuler. Et, dans un élan de compréhension, comme si sa douleur était maintenant partagée, j’ajoutais d’une voix maternelle, tu n’es pas seule, tu ne le serras jamais et tu es forte. Plus que ce que tu crois et de toute façon, je suis là. Respire un bon coup, lentement et essaye de garder les yeux ouverts. Tout en gardant sa tête appuyait sur mes genoux, je ramenai mon petit sac à bandoulière vers moi et en sortis une bouteille d’eau fraîche. J’en versai un peu dans mes mains et lui en étala un peu sur son front brulant. Puis, j’approchai la bouteille vers sa bouche. Bois, ça va te faire du bien…
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Pandora Forester, Mer 04 Sep 2013, 14:03


Je serais si bien installée, là, dans l'herbe verte et fraiche, sentant le doux parfum de la nature, si ma tête ne servait pas de champ de bataille pour ce qui s'avérait être la Troisième guerre mondiale. Mon esprit était complètement détraqué. Je savais que j'étais consciente, mais j'avais l'impression que j'étais en train de rêver -le terme exact serait plutôt cauchemardé. Je voyais des images floues qui soudain devenaient nettes, je sentais qu'on me secouait comme un pantin pour me tirer de cette affreuse torpeur et je devinais clairement que je respirais surement comme une asthmatique. Sauf que j'en étais pas une, et que cela m'inquiétait un peu, que l'air passe aussi mal dans ma gorge. L'odeur que je peinais à sentir était une senteur féminine, sans l'ombre d'un doute. C'était doux et fruité, et, dans l'état que j'étais, tout ce que je pouvais réussir à comprendre c'était que j'aimais bien ce parfum. D'ailleurs, il m'était grandement familier ; et j'étais sure de l'avoir déjà sentis quelque part. Où ? Je n'en sais rien, mais d'avoir connu cette fragrance, j'en étais certaine. Je tentai de parler, pour dire à celui ou celle qui essayait de me réveiller qu'elle pouvait arrêter de me balloter dans tous les sens. J'ouvris la bouche pour m'efforcer de faire une phrase mais aucun son ne s'échappa d'entre mes lèvres, la voix restant bloquée dans ma gorge. Je fis une grimace de mécontentement. J'étais dans l'incapacité totale de maîtriser mon corps ainsi que mes faits et gestes : je détestais ça. Je haïssais quand la situation m'échappait.

Un discours inquiet et avenant se fit entendre par-dessus un bourdonnement très agaçant que mes tympans s'évertuaient à supporter. Par je ne sais quel miracle, je parvins à détacher et à comprendre le sens de chaque mot.

-Bella ! cria plusieurs fois la voix, Bella, calme toi, je suis là, c’est moi, Amalia ! Tu me reconnais .Bella ! Ne t’en fais pas, tu n’as plus rien à craindre, tout va bien maintenant… tu n’es pas seule, tu ne le serras jamais et tu es forte. Plus que ce que tu crois et de toute façon, je suis là. Respire un bon coup, lentement et essaye de garder les yeux ouverts. Bois, ça va te faire du bien…

Accompagnant un mouvement à ses dernières paroles que mon cerveau décryptait avec du recul et du retard, quelque chose de frais et de liquide entra en contact avec mon front. « De l'eau », me dis-je, encore martyrisée par les souvenirs et les scènes fulgurantes de ma vie qui refaisaient surface. Ma température sembla soudainement chuter, même si je n'en avais pas la preuve -peut-être était-ce juste une impression. Dans tous les cas, j'eus moins froid et une douce chaleur m'envahit entièrement. Je voulais sourire, mais je n'y arrivais toujours pas. En ayant marre de cette situation qui m'empêchait de bouger à mon aise, je fis un effort surhumain pour ouvrir les yeux et me relever. D'un seul coup, je me redressai, commençant à me sortir de ma torpeur. Ce que je vis en premier lieu quand mes paupières se soulevèrent, ce fut ce qui devait être une bouteille d'eau, si je ne me trompai pas. Mes réflexes prenant le dessus, je la pris dans mes mains d'un geste brusque et la portai à mes lèvres. Le liquide vital glacé traversa mon gosier pour me rafraîchir tout l'oesophage. Je finis là entièrement la gourde, jusqu'à la dernière goutte, sans même prendre une pause pour respirer. Quand j'ôtai le goulot de ma bouche, j'aspirai de l'air en grande quantité, mes poumons en manquant horriblement. Malgré ma situation, je sentis une présence juste à côté de moi. J'étais bien trop dans les vapes pour regarder dans sa direction pour le moment, alors je me contentais de mettre ma paume sur mon sternum pour me forcer à calmer ma respiration haletante.

Quelques minutes plus tard, dans le plus grand des silences, je pris la parole pour celui ou celle qui m'avait tirée de cette crise abominable.

-Merci, murmurai-je en posant les yeux sur mon sauveur.

Et là, je faillis m'étrangler. Mon souffle, qui était revenu à au normal à présent, manqua de refaire des siennes. Mais qu'est-ce qu'elle faisait ici ?! Comme si elle était atteinte d'une maladie grave, je reculai, toujours les fesses dans l'herbe, subitement. Mon dos toucha le tronc d'un arbre et je la scrutai, terrifiée. Elle m'avait vu faire cette crise, elle m'avait entendu dire n'importe quoi dans mon sommeil. Elle qui m'avait connu insolente, narquoise et moqueuse avait vu ma vraie nature, fragile et vulnérable, et ça, je ne pouvais pas l'accepter.

-Mais qu'est-ce que tu fais ici !? Dis-je en haussant la voix faiblement.


Dernière édition par Bella Wood le Ven 06 Sep 2013, 12:55, édité 2 fois
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Amalia Always, Jeu 05 Sep 2013, 19:21


J'arrivais à peine à cligner des yeux par peur de rater n'importe quel détail si je m’exécutais. Ils restaient grand ouverts, se contentant de fixer mon amie, si bien qu'ils me faisaient presque mal. Bella aussi semblait avoir du mal à bouger mais elle réussit toutefois à ouvrir les siens - ce qui avait dû être plus difficile pour elle qu'il n'y parait. Mais ce qui fut encore plus surprenant venant de sa part, fut le fait qu'elle se redressa d'un coup, comme si elle venait de se réveiller d'un terrible cauchemar. Je me retins d'échapper un petit cri de surprise et me résolus à l'observer sans dire mots. A vrai dire, même si j'avais voulu prononcer quelque chose, rien ne serait sorti de ma bouche, ne sachant pas quoi dire. «  Est-ce qu'elle se sentait mieux ? » était la principale question - parmi tant d'autre - qui traversa enfin mon esprit. L'attitude de Bella contrastait de plus en plus avec celle qu'elle avait précédemment : elle se saisit fermement et précipitamment de la bouteille d'eau encore à côté d'elle et la bus cul sec sans même reprendre son souffle avant de l'avoir fini. L’ascenseur émotionnel était surement aussi fort pour elle que pour moi, étant donné la différence d’attitude et de ressentiments que nous avions eu en moins de 10 minutes. Après avoir fini de boire, Bella respira bruyamment comme si elle venait de faire la plus longue apnée de sa vie – après tout, elle venait de faire une hyperventilation, ce qui n’était pas rien. Elle essaya de se calmer en posant sa main sur son sternum et ainsi contrôler un peu plus sa respiration. Pas une seule fois durant tout ce temps elle n’avait posé son regard sur moi car elle devait surement être perdue dans ses pensées ou pire, elle n’avait tout simplement pas remarqué ma présence… Au bout d’un certain moment – ce qui me parut durer une éternité – le silence s’imposa et la préfète se daigna enfin me regarder :

-Merci, dit-elle d’une voix basse.

Là encore, sa réaction fut des plus inattendues lorsqu'elle me regarda. Elle recula jusqu’à se coller le plus possible au chêne derrière elle, tout ça en un éclair, si bien qu’elle me fit sursauter et poser ma main sur mon cœur pour l’empêcher de battre plus vite – sinon il allait surement exploser au prochain coup de la sorte. Décidément, Bella était VRAIMENT préoccupée car elle était devenue presque aussi tendue que durant sa crise précédente. J’espérais au fond de moi qu’elle m’avait pris pour quelqu’un  qu’elle n’appréciait pas forcement, ce qui pouvait dans ce cas expliquer sa réaction si brutale et inexplicable. Pourtant sa dernière remarque imposa un doute et, - malgré moi -, je fus légèrement blessée dans mon égo :


- Mais qu'est-ce que tu fais ici !? Dis-elle en haussant un peu la voix.

Mon expression changea de nouveau et je ne pus offrir qu’un visage déconfit et quelque peu incompréhensif face à cette question – idiote, il faut l’admettre. « Oh, de rien » avais-je envie de lui dire. Toutefois, je me ravisai lorsque je compris qu’elle n’était pas en colère contre moi mais plutôt honteuse face à son comportement si inhabituel. Pourtant, elle n’avait pas à l’être et ce, quelques soit les raisons qui l’avaient mises ainsi. Lorsque cette nouvelle notion fut intégrée, je ne pus m’empêcher de lever les yeux au ciel tout en soufflant –plus fort que ce à quoi je m’attendais.


- Je t’ai vu dans les parages et comme tu ne me semblais pas très bien je t’ai suivi, lui expliquais-je en haussant légèrement les épaules de temps à autre pour accentuer mes dires. Finalement, j’ai bien fait sinon… je ne veux même pas imaginer ce qui aurait put t’arriver par la suite, ajoutais-je en repensant à elle il y a peine quelques minutes, lorsqu’elle criait et n’arrivait plus à tenir debout. Même si ce que j’allais lui dire aller peut-être la gêner, je ne m’arrêtais quand même pas dans mon élan, j’ai vraiment été inquiète pour toi, je crois que je n’ai pas eu peur comme ça pour quelqu’un depuis longtemps… Je ne la regardais pas directement, mes yeux hésitaient entre se poser sur elle ou sur le sol si bien qu’ils faisaient des allés et retours toutes les demi-secondes. Je laissai un ange passer et pensai enfin à l’impression que j’avais eu auparavant : est-ce qu’on se connaissait d’avant Poudlard ? C’était une question au quelle j’avais besoin d’une réponse. Hésitante, je dis d’une voix basse et en la regardant finalement dans les yeux, Dis-moi… est-ce qu’on ne s’est pas déjà vues ? Je veux dire… il y a longtemps, quand nous étions encore enfants ?

EDIT : Surtout ne postez pas après mon message, Bella va y répondre bientôt.
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Pandora Forester
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Pandora Forester, Dim 29 Sep 2013, 11:45


Je devais avoir l'air bien belle comme ça, regardant Amalia avec des yeux de merlan frit, une expression déconfite sur le visage. Honteuse, j'essayai de me caler encore plus contre le tronc d'arbre, si bien que j'allais à un moment passer au travers. Je clignai des yeux, mes pupilles grises la fixant intensément. Dans l'ombre, mon amie semblait irréaliste. Ses longs cheveux châtains ondulés tombaient en cascade sur ses épaules, ses iris marrons brillaient d'une étrange lueur et son apparence ressemblait à celle d'un ange, sa peau plus claire que d'habitude luisant dans la pénombre. Nous restâmes quelques minutes sans parler et à regarder l'autre. Au fût et à mesure des secondes, mon corps se détendit et je finis tous simplement par m'adosser au bois au lieu de carrément tenter de m'incruster dedans. Ma respiration se fit moins haletante et elle devint lente et régulière. J'étais à présent totalement sorti de ma torpeur et de mon état d'angoisse de tout à l'heure. J'étais parfaitement consciente et mes idées se remettaient en place. J'arrivais maintenant à penser clairement et à analyser la situation calmement. Je soufflais un coup. Amalia m'avait l'air un peu vexée par ce que je venais de lui dire. J'eus alors quelques remords. J'espérais qu'elle ne pensait pas que j'avais dit ça pour lui dire de dégager ou dans le but de la blesser. Elle devait sans doute bien savoir quel était mon caractère impulsif et agressif. Après tout, elle résidait dans le même dortoir que le mien et elle faisait partie de mon cercle social.

Devant mon visage dorénavant coupable, elle prit la parole :

- Je t’ai vu dans les parages et comme tu ne me semblais pas très bien je t’ai suivi, m'expliqua-t-elle en haussant légèrement les épaules de temps à autre pour accentuer ses dires. Finalement, j’ai bien fait sinon… je ne veux même pas imaginer ce qui aurait put t’arriver par la suite, ajouta-t-elle. J’ai vraiment été inquiète pour toi, je crois que je n’ai pas eu peur comme ça pour quelqu’un depuis longtemps…

Je lui adressai un sourire contrit. J'avais dû surement rougir jusqu'aux oreilles et heureusement que je n'étais pas éclairée par les rayons de la lune. De cette façon, mon interlocutrice ne pouvait donc pas voir que le rouge m'était monté aux joues. On ne me disait jamais ça en temps normal. Personne ne prenait vraiment soin de moi ni ne se préoccupait de mon état. Sauf bien sûr Liam, mon petit frère, mais il n'avouait jamais qu'il essayait de se me préserver du monde extérieur. Il n'avait que deux ans de moins que moi, mais il était bien plus grand en taille et il était musclé et robuste pour son âge. Il était trop protecteur, surtout quand je fréquentais des garçons. Bien sûr, lui et moi étions les souverains de la connerie, mais à chaque bêtise qui allait mal tourner, il me disait de me tirer et qu'il réglerait le problème tout seul. Le pire, c'était quand j'étais malade. Il jouait au type qui s'en fichait que sa sœur ait la grippe, mais il ne pouvait pas s'empêcher de venir me voir toutes les dix minutes pour voir si j'allais bien. En général, il prétextait un truc du genre : « T'inquiète frangine, je viens te voir juste pour le plaisir de t'observer alors que tu as choppé la crève ! ». Ou alors quand je partais en voyage. Il m'appelait tous les jours avec son téléphone -logique- et il me disait : « Non ! Tu ne manques pas ! Je t'appelle juste pour te dire que sans toi, c'est l'éclate, que je suis allé dans ta chambre et que j'ai foutu le bordel ! Ne reviens jamais ! Bye ! ». Je prenais alors ça pour une belle déclaration d'amour fraternel.

Et là, Amalia venait de me dire qu'elle se faisait du souci pour moi, explicitement. Je n'avais tellement pas l'habitude que cela me parut faux, alors qu'on ne pouvait pas trouver une personne plus sincère que mon amie. Évidemment, elle mentait parfois, et je devais dire qu'elle s'en sortait à merveille, mais aujourd'hui, j'avais décidé qu'elle disait vrai. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais la refermais immédiatement. Que pouvais-je bien lui dire ? « Merci » ? Trop simple et pas assez reconnaissant pour ce qu'elle avait fait à mon goût. « Tu es sérieuse ? » Non, trop stupide. Heureusement que la Serdaigle me devança en me posant une question qui me prit un peu au dépourvu :

Dis-moi… est-ce qu’on ne s’est pas déjà vues ? Je veux dire… il y a longtemps, quand nous étions encore enfants ? me demanda-t-elle hésitante, d'une voix basse et en me regardant droit dans le yeux, sans ciller.

Je battis plusieurs fois des paupières.

Dans ce qu'elle avait dit, il y avait quand même quelque chose de vrai. Je ressentais la même chose qu'elle. Elle me rappelait quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Quelqu'un ayant appartenu à une ancienne époque et qui refaisait surface.

-Je... Je ne sais pas. Tu crois que nous nous connaissions petites ?

Pour moi, la réponse était "Oui", même si cela semblait totalement dingue. C'était surement moi qui me faisait des films.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Amalia Always, Dim 06 Oct 2013, 19:54


Je n'arrivais pas à bien voir les traits de son visage car elle s'était recroquevillée contre l'arbre et que les rayons de la lune ne pouvaient plus l'atteindre. Pourtant, je pus percevoir un sourire de sa part, ce qui me surprit agréablement. On ne pouvait pas vraiment dire qu'il était commun de voir Bella Wood sourire à tout va et à n'importe qui et, à ce moment-là, je me sentais alors presque privilégiée. Maintenant, c'était sûr et certain : nous nous connaissions et ce, depuis longtemps déjà. Sinon, ce simple sourire ne m'aurait pas parut si commun et ne m'aurait pas réchauffé le cœur à ce point-là.... J'essayais de remonter dans mes plus vieux souvenirs, même si cela impliquait que je devais remonter jusqu'à la mort de ma famille. Des centaines d'images parcoururent alors mon esprit en quelques secondes, rappelant ainsi chaque épisodes de ma vie d'avant. Je décidai alors de me concentrer sur ceux que j'avais eus lors de notre emménagement dans la périphérie de Londres. Là, je me rappelais du petit quartier si agréable et qui ne me fit regretter l'Irlande que quelques temps. La famille du côté de mon père habitait dans le coin, nous étions toujours ensemble, avec mes cousins, mes cousines, oncles, tantes, grands-parents etc... Pour ce qui était de la famille du côté de ma mère, elle était un peu plus éparpillée; un peu en Irlande, un peu en Écosse, un peu à Londres... Je me revoyais jouer à la corde à sauter avec des enfants moldus de l'école dans laquelle j'allais, rieuse et innocente.

Soudain, un visage familier apparut. C'était un souvenir et pourtant, il n'était que très peu endommagé alors je pus mieux étudier ce visage. Une petite fille aux yeux d'un gris mystérieux et aux cheveux mi châtain, mi roux, me fixait avec un petit sourire moqueur et malicieux. Elle me tira la langue et partit en courant. Je l'entendais rire et crier « Tu ne me rattraperas pas, Amy !». Elle me connaissait.... et moi aussi du coup mais... qui cela pouvait-il bien être ? Je n'étais même pas sûre de quand datait ce souvenir ni où il avait été "prit". La petite fille devait avoir aux alentours de 7-8 ans et portait une robe blanche, simple mais très jolie. Je ne pouvais évidemment pas me voir mais je pus remarquer que j'étais habillée de la même robe qu'elle et qu'un petit chapeau de paille décoré ma tête. Je la vis partir se cacher dans une forêt verte et magnifiquement lumineuse, rien de sombre comme l'on pouvait voir dans certains films. Son rire raisonnait et je mis bien 30 secondes avant de me décider à lui courir après, si bien que je la perdis de vue. Une fois dans la forêt, je ne m'arrêtais plus et ne me fiais qu'à ce que j'entendais car je ne la voyais plus. « Sors de là ! » criais-je mais elle ne prit pas la peine de me répondre. Maintenant haletante, je m’étais arrêtée pour me reposer contre un arbre et reprendre mon souffle, assez irrégulier pour le coup. Le bras droit appuyé sur l'arbre, je relevais la tête et ressentis un peu de colère mais surtout de la peur : «S'il te plaît, ça ne me fait plus rire ! ..... BELLAAA !»

Je ressortais immédiatement de mon souvenir à partir de ce moment-là, comme si mon cri avait été extérieur et bien réel et qu'il m'avait réveillé, par la même occasion. Cela n'avait duré que quelques secondes, voir une ou deux minutes, tout au plus. Pourtant, j'avais bien eu le sentiment de revivre cette scène alors que je ne m'en rappelais même pas avant ce moment. Qu'est-ce qui avait bien pût la faire réapparaitre d'un coup ? Surement le regard insistant de Bella, qui durait depuis déjà un moment. Je la fixais à mon tour d'un air complètement ahuri : ça y est, j'avais compris. J'avais réussi à faire le lien entre les différents éléments que j'avais à ma disposition et la réponse était plus qu'inattendue...


- Bella... commençais-je d'une voix basse et cassée. Tu, non, nous... nous sommes cousines, déballais-je alors comme on pouvait larguer une cargaison d'au moins 10 tonnes...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Pandora Forester, Sam 12 Oct 2013, 11:53


∆ Future torments us, the Past holds us, that's why the Present escapes us ∆
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Annabella serra doucement la main de sa cousine dans la sienne. Elle ne voulait pas lâcher la petite paume d'Amalia en courant. Leurs pas se faisaient feutrer sur le sol mousseux et leurs rires résonnaient jusqu'à la cime des arbres haute. Le soleil faisait briller leurs cheveux soyeux et leurs belles robes blanches volaient derrière elles. La forêt semblait rassurante, aussi étonnant que cela puisse paraître. Des petites sortes de poussière blanche flottaient dans l'air et les rayons lumineux de l'astre éclairaient les environs tout autour d'elles. Ces deux petites filles, d'à peine six ans environ, gambadaient sans surveillance au beau milieu des chênes et des saules. Mais elles n'avaient pas peur. Il n'y avait pas de quoi. Les oiseaux gazouillaient et rien, rien ne pouvait arriver de mal. En elles régnaient l'insouciance, un désir d'aventure, une envie de découvrir et surtout, la volonté d'essayer leurs nouveaux pouvoirs. Cette chose, cette énergie qui se dégageait d'elles. Tout ça, tous ces sentiments, tous ces états d'esprit faisaient de chacune d'elles quelqu'un d'exceptionnel. Tout était simple. Elles étaient jeunes.

Trop jeunes. Trop jeunes pour haïr quoi que ce soit dans ce bas monde. Alors, elles se contentaient d'aimer.

Annabella s'arrêta près d'un tronc. Au bas de ce dernier se trouvaient quelques marguerites solitaires, blanches et immaculées. Bella sourit de toutes des dents de lait puis s'élança en cueillir une. Délicatement, elle la plaça dans sa main de façon à ce qu'Amalia puisse la voir. Avec un petit sourire en coin, la rousse se concentra. Elle fronça légèrement les sourcils et tira un peu la langue. Peu à peu, les pétales de la fleur commencèrent à se teinter de bleu. Un beau bleu clair, doux et pastel. Annabella rit. Elle avait réussi. Elle jeta un regard à sa cousine, laquelle avait des yeux admiratifs. Elle ne faisait pas aussi bien que la brune, mais elle savait parfois changer la couleur d'un petit objet ou changer sa forme ; Elle n'en avait rien dit à ses parents. C'étaient son secret. Bien sûr, la seule qui pouvait profiter des améliorations de Bella était Amalia. Mais aussi Liam, qui était bien trop petit pour pouvoir comprendre et pouvoir aller tout répéter. Avec un air rieur, la jeune fille tourna le dos à son amie et commença à courir dans les bois.

Ce jour-là, Annabella avait mis ses plus belles tennis. Elles étaient toutes propres et toutes blanches. Les lacets étaient bleus canard, et Bella en était ravie : elle adorait cette couleur. Sa mère, June, lui avait acheté ces jolies baskets pour qu'elle ne mette pas ses Vans usées et trouées à cause de ses chutes en skate. Bien sur, même si sa maman lui avait interdit de courir et de crapahuter avec, sous peine de les abîmer, la petite rouquine ne se gênait pas pour courir et gambader. Elle ne pouvait pas rester en place. Et c'était pire quand sa cousine était avec elle. Elle se sentait pousser des ailes et les deux enfants ne pouvaient pas s'empêcher de jouer. C'est alors qu'elle s'élançait plus profonde dans la forêt ensoleillée, Amalia se mit à la suivre. Leurs éclats de rire résonnaient tout autour d'elles. Elles étaient heureuses.

Tandis que Bella continuait d'enfreindre les ordres de sa mère, elle sauta par-dessus une racine et patatras. Elle se vautra royalement parterre. Sa tête cogna violemment une pierre. Le front entaillé, elle n'eut pas le temps de crier pour signifier qu'elle avait mal, car elle tomba immédiatement dans les pommes. Une ombre menaçante se dessina sur le sol, à côté d'Annabella. Le vent se leva soudainement et se mit à souffler très fort. Le sous-bois devint sombre. Le cri strident d'Amalia s'éleva jusqu'au sommet des arbres. Et puis, plus rien.




Whouaw. Je clignais des yeux rapidement, le petit cri d'Amalia m'ayant fait sursauter. Je me ressaisis rapidement et posa une main sur l'épaule de ma camarade. Elle me regarda d'un air ahuri puis dit soudain :

-Nous sommes cousines.

J'eus un temps de réaction, puis murmurai :

-Amalia, t'as bu ? T'as fumé un truc ? Je sais que tu tiens pas si bien à tout ça alors j'me demande...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Amalia Always, Lun 28 Oct 2013, 14:01


Désolée du retard et de ce petit RP...

- Amalia, t'as bu ? T'as fumé un truc ? Je sais que tu tiens pas si bien à tout ça alors j'me demande...

Oh Mer**, je m'étais peut-être trompée... Après tout, des filles rousses il en existe beaucoup et Bella ressemblait surement à ma cousine - ou du moins, à celle qui me restait dans mes souvenirs. Pourtant, j'avais toujours cette même impression de déjà-vu quand j'étais avec elle. Pourquoi est-ce que j'avais cru la connaître depuis toujours la première fois que je l'avais rencontrée à Poudlard, sinon ? Ce n'était pas possible, je ne pouvais pas me tromper. Ou alors, je ne voulais pas me tromper, tout simplement... Je la fixais avec de grands yeux et la bouche entre-ouverte jusqu'au moment où j'en pris conscience : Je n'avais plus de famille depuis longtemps, après tout, alors je me faisais surement de fausses idées. Je clignais des yeux plusieurs fois en baissant la tête mais je cherchais tout de même encore une explication à tout ceci.

- Tu es sûre que tu ne connaîtrais pas des gens de la famille Always ? Ou alors du côté de ma mère; Mathilda Redbird, ça te dit quelque chose ? Elle était moldue et comme tu es de sang-mêlé comme moi peut-être que... que..

Je continuais. Je continuais d’espérer. Oui car j'estimais que j'avais le droit d'avoir une famille - ou du moins, quelque chose qui pouvait y ressembler de près ou de loin. Ce n'était pas juste : pourquoi moi je ne pouvais pas avoir d'histoires à raconter sur les membres de ma famille à propos de ces 8 dernières années ? Les seuls souvenirs qu'il me restait d'eux dataient de mon enfance et -hélas- c'est une période où il est dur de se rappeler de plusieurs détails... D'autre part, j’espérais vraiment que Bella soit ma cousine car elle était depuis toujours quelqu'un avec qui je m'entendais bien sans pour autant être toujours collée à elle, comme si quelque chose nous reliait - un passé commun, entre autre...
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Pandora Forester, Mer 27 Nov 2013, 14:39





Je pinçai les lèvres suite à la remarque d'Amalia.

- Tu es sûre que tu ne connaîtrais pas des gens de la famille Always ? Ou alors du côté de ma mère; Mathilda Redbird, ça te dit quelque chose ? Elle était moldue et comme tu es de sang-mêlé comme moi peut-être que... que..

Cela ne me disait vraiment rien du tout. J'en avais de la peine pour elle, aussi, je n'osai pas lui dire qu'aucun de ses noms ne me rappelait rien. Avec un regard peiné, je secouai la tête si légèrement de façon à ce qu'Amalia se demande si la réponse était positive ou négative. Je ne voulais pas lui voler la dernière petite lueur d'espoir qui brillait en elle avec peine. Je savais très bien qu'elle n'avait pas de famille, je l'avais su lors d'une longue discussion dans le dortoir des Serdaigles, il y a des années de cela, à une époque qui me semblait tellement loin maintenant. C'était à ce moment-là que nous avions appris à nous connaître, où nous nous sommes révélé certaines choses familiales ou autres. Je lui avais donc cité toutes les conneries que j'avais pu faire, que je comptais faire et celles où je m'étais fait punir, ainsi que la sanction engendrée. Je me souviens que cette soirée s'était très bien passé, à la fin de la journée où Serdaigle avait gagné un match de Quidditch.

Je soupirai. Dans le noir et dans le froid de la nuit, une fumée blanche et vaporeuse s'échappa de ma bouche, en même temps que mon souffle discret. Ma peau souffrait de picotements incessants et ma fatigue m'emplissait au fur et à mesure que je restais inactive. Il fallait que je bouge si on ne désirait pas que je m'endorme. Je m'étirai un peu puis baillai. Je m'interrompis dans la démonstration de mon épuisement. Une idée fabuleuse germa dans ma tête. J'écarquillai les yeux, sous l'effet de ma propre surprise. Ma maison. Mon ancienne maison, celle où j'avais grandi. Elle se trouvait là, à Godric's Hollow, abandonnée, mais bien remplie de ses meubles et bien debout. La bibliothèque de mon père ! Je me souvenais qu'il y mettait tous les albums de famille. Auparavant, il ne voulait pas que nous y touchions. Comme si l'histoire de notre arbre généalogique était un secret, quelque chose qu'il ne fallait que l'on sache. Ce serait aussi pour moi l'occasion d'enfin regarder ces livres si mystérieux pour moi.

-Viens, m'esclamai-je en me relevant, me tirant toute seule de ma torpeur et en prennant Amalia par le bras. Sors moi de ces bois, je ne sais plus par ou j'ai atteri ici. Après, il faut que nous allions vérifier quelque chose ! Vite !


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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Antiochus Omega, Jeu 26 Déc 2013, 00:39


Session d’entrainement au combat.



Antiochus cramponné au manche de son balais volant traversait une épaisse couche nuageuse en direction des alentours de Godric’s Hollow. Le vent, corrélé avec la vitesse à laquelle l’homme se déplaçait, plaquait ses cheveux contre l'arrière de son crâne. Sa paire de lunettes de vol lui permettait d’y voir clair. Il se pencha sur son balais et se mit à plonger vers le sol, perdant de plus en plus d’altitude. Il s’extirpa hors des nuages qui recouvraient le ciel anglais et aperçut une grande pleine herbeuse en pente et surplombée par un rocher massif. Il continua sa descente, le rocher devenait de plus en plus imposant. Les pieds en avant, il se posa en douceur au sommet de la pierre . Il posa son balais et passa sa main dans ses cheveux pour les recoiffer, il extirpa ensuite ses lunettes de vol et enleva le grand manteau noir qui l’enveloppait. Il posa tout ses objets pers de son balais magique. L’air était frais et le vent soufflait gentiment, il ne faisait ni trop chaud ni trop froid ce qui était inhabituel pour une journée d’hiver *Cause du «réchauffement climatique» comme le décrivent les moldus* pensa-t-il. La raison pour laquelle il était venu en ce lieu, ce jour-ci, était car l’endroit était propice aux entrainements de combat. Et aujourd’hui, Antiochus voulait tester ses capacités magiques, dépasser ses limites et développer sa capacité à mettre aux points des stratégies. Il s’était couché tôt, avait peu manger au réveil pour augmenter sa résistance et il était parti en début d'après-midi jusque ici, depuis Londres. Il plaça sa main sur la ceinture de son pantalon, et extirpa d’un étuis sa baguette. D’un mouvement de poignet, il fit apparaitre quatre rochers massifs de granit. D’un autre mouvement de poignet, il leur fit prendre la forme de grands soldats de pierre, armés respectivement d’une lance, d’une épée, d’un arc et d’une hache. Il les anima ensuite et leur donna pour unique ordre: Tuez moi.

L’entrainement commença alors. Le premier des géants de pierre s’élança vers lui et tenta de lui briser le crâne avec sa hache qui tombait à toute vitesse sur lui.  

- Aranea Telam Imagonem !

Alors, le mouvement de l’adversaire se figea comme si Antiochus l’avait pétrifié mais il n’en était rien. Il créa l’illusion d’une toile d’araignée solide retenait son bras de s’abattre. Le sorcier en profita pour glisser entre l’espace de ses jambes et lui lança un maléfice explosif. Le torse du soldat vrilla en mille morceaux et retomba au sol en un gros tas de pierres inertes. Le premier ennemi venait de succomber. Il n’y eut pas un moment de répit, une flèche vint transpercer la terre qui se trouvait entre les jambes du sorcier. L’archer de pierre en tira une deuxième:

- Eolo Procéda Maxima !

Une forte bourrasque de vent fut expulsée hors de sa baguette et dévia la trajectoire du projectile d’un demi-mètre, il n’était pas passé loin. Rapidement il dupliqua la flèche plantée dans la terre et la propulsa vers son ennemi. Celle-ci aurait du atteindre sa cible mais elle fut brisée par un autre géant, qui lui appliqua un grand coup de poing. Les adversaires mettaient au point une stratégie d'équipe pour atteindre le but indiqué par leur incantateur.

- Kaleidem Maxima.

Le corps d’Antiochus se dénuda alors de ses couleurs habituelles. Il avait pris les nuances de couleurs du décor environnant. Il était maintenant à peine perceptible par les soldats. Il se faufila jusqu'à l’archer et grimpa le long de sa cheville. Il bougeait, l’escalade n’était pas facile et Antiochus manqua par trois fois de chuter. Il parvint tant bien que mal à atteindre l'épaule du géant, fourrant ses pieds dans les fentes de sa surface.

- Metalo Scencio.

Un grand filet de métal vint s’ enrouler autour de l’archer qui, tentant de se débattre, fut broyé par la pression exercée par ses liens de fer. Il explosa en mille morceaux et Antiochus prit son envol dans les airs en se dotant d’une paire d’ailes blanches. Il vola en cercle autour du lieu de combat et les géants relevèrent la tête, tentant de le saisir.

- Sphaera Ignis !

Une boule de feu fut catapultée en direction du chevalier armé d’une longue épée et sa tête fut réduite en cendres. Il s’écroula alors lourdement sur le sol dans un bruit infernal. Antiochus regagna la terre et ses ailes s’effacèrent. Le dernier adversaire lui faisait face, il s’avança vers Antiochus et s’apprêta à en découdre. Le sorcier leva la main, et lui dit:

- Il suffit soldat. Terminons le combat ici. Place toi en direction de l’horizon et garde une posture noble.

Lorsque ce dernier s’exécuta, Antiochus mit fin à l’enchantement et laissa la statue de pierre sur place, en signe de souvenir.

Fin RP.

 
Edit Liam: Bonjour Antiochus, je viens de remarquer que votre RP ne respecte le Règlement RPG qui indique que seulement trois sortilèges peuvent être utilisés par RP. Je vous demanderai dans ce cas de changer votre post pour qu'il soit en règle. Faites plus attention à l'avenir. Cordialement.
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Ven 17 Jan 2014, 00:08


[RP avec Noah Alniott]

Tout avait commencé au Chaudron Baveur. Z’allez me dire, c’est normal hein, j’y bosse. Alors du coup ça parait logique que ça commence là-bas. Mais en fait c’était surtout que je me sentais fatigué parce que je bossais comme un fou, surtout depuis la soirée du Nouvel An. Je crois que faire la fête, ça commençait à ne plus être de mon âge. Pis c’était ma première soirée depuis que j’étais sorti de l’hosto surtout. Et du coup j’avais vachement de mal à m’en remettre. Pis… Je crois que j’avais franchi un pas à cette soirée… Et que j’aurais pas dû… Me semblait bien que j’avais bu un verre. Et autant ça allait, j’avais pas tellement envie de recommencer, autant j’y pensais souvent et je me disais que c’était pas bien. Le docteur il avait dit que je devrais pas boire, que si je buvais je risquais de moins guérir. De replonger surtout. Et moi j’avais rebu. Et pourtant ça avait été une soirée super. Et même si j’avais eu un costume tout tâché à la fin, je pensais pas que j’avais fait des bêtises.

Bref, du coup je trainais des pieds. Et j’avais surtout l’impression que j’étais pas le seul dans ce cas là. Y avait Noah, je savais pas trop si elle était bien. En tout cas j’avais l’impression qu’elle rigolait plus autant. Elle fumait clope sur clope, et comme ça aussi j’avais arrêté, ça me dérangeait un peu. Moi j’essayais d’avoir un bon mode de vie, et elle je voyais qu’elle allait pas bien. En plus j’avais pas encore tout bien compris de sa vie, mais je crois qu’elle avait un gosse ou un machin comme ça… mais qu’il était pas vraiment à elle. Brrr un petit marmot. Rien qu’en y pensant j’avais froid dans le dos. Alors du coup j’avais dit une fois en m’approchant d’elle, un sourire tout naïf sur les lèvres.

« Dis… t’penses pas qu’on devrait s’prendre des vacances ? Genre juste un week-end, un truc tranquillou pour se relaxer. Pour se parler un peu… Pour s’amuser. Comme avant ! Mais juste tous les deux ! Perso j’en ai b’soin et toi aussi… Mais… J’sais pas si la patronne dira oui… »

Je l’avais regardée avec un grand sourire vu que c’était elle la patronne, et comme elle était gentille, bah elle avait dit oui ! Et nous v’là, là, maintenant…

« Sac à dos, check. Brosse à dents, check. Sac de couchage, check. Eau, check. Bouffe… euh… Je savais chasser le lapin si y a besoin. Quand j’étais dans la rue. Je bouffais des lapins. Mais au cas où, un peu quand même. Y a pas toujours des lapins. Brosse à dents, check. Ah non je l’ai déjà dit… Bah dentifrice alors ! Et la tente ! Ah oui y a ça surtout ! »

Voilà… Je préparais ma liste. Parce qu’on partait pour un camping. Et ça, ça risquait d’être cool ! Aaaaah nan j’allais oublier les chamallows ! Ca c’était obligé pour un camping ! Bref bref, une fois qu’on avait tout de prêt, je me rapprochais de Noah et je lui faisais un signe de tête, tout sourire. J’avais repris du poil de la bête rien qu’à l’idée de partir avec elle. Un week-end juste entre potes et ça allait le fait niquel ! Bon par contre… fallait y aller. Et pour ça, Noah elle allait transplaner. Avec moi. J’avais pas trop confiance… je l’avais déjà fait pour m’entraîner pour un permis que j’avais finalement jamais passé, mais comme c’était magique j’avais un peu peur. Roh pis Mer** t’façon… Fallait bien, c’était les vacances !

Alors après avoir transplané et surmonter l’envie de gerber qui m’était monté, j’avais regardé. P*tain ce que c’était paumé comme trou ! C’était presque aussi paumé que Myass ! C’était génial ! On pouvait faire du camping tranquille ici ! J’en sautillais de joie ! Je balançais mon sac par terre direct et je prenais Noah dans mes bras, comme pour la remercier de ce qu’elle venait de faire.

« Trop cooool ! Merciiii ! Bon alors… Moi j’propose qu’on monte la tente d’abord, pis qu’on fasse un feu. Comme ça après on sera tranquiiiille jusqu’au bout de la nuit chérie ! »
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Noah Alniott, Ven 17 Jan 2014, 19:33


« Dis… t’penses pas qu’on devrait s’prendre des vacances ? Genre juste un week-end, un truc tranquillou pour se relaxer. Pour se parler un peu… Pour s’amuser. Comme avant ! Mais juste tous les deux ! Perso j’en ai b’soin et toi aussi… Mais… J’sais pas si la patronne dira oui… »

Noah dévisagea Hugh, en recrachant la fumée de cigarette sur le côté. Hugh venait de la tirer de ses pensées nébuleuses et lui arracha un sourire. Il plaisantait, comme d'habitude. Hugh plaisantait tout le temps, Noah aussi aimait bien rire, ils formaient un beau duo de serveurs du coup, ils rendaient le travail plus sympa. Mais finalement routine, soucis, et fatigue s'accumulaient et même leur petites blagues devenaient plus rares. Mais comme Hugh restait bloqué avec un sourire béat, Noah comprit dans la seconde qu'il était tout à fait sérieux. Et elle dit oui de suite. Parce qu'elle aimait beaucoup ce gars, pour sa connerie, ses faiblesses, cet air d'imbécile heureux qu'il avait... Il était pas simple contrairement à ce qu'on pouvait croire par cette description. Non, il était au contraire plus compliqué que la plupart des sorciers que Noah connaissait. Et elle aimait se compliquer la vie un maximum, histoire d'être sure de pas s'ennuyer. Haha.

Quelques jours plus tard, après avoir organisé un minimum le voyage, c'est à dire le lieu où ils iraient et ce dont ils avaient besoin pour survivre, les deux amis se retrouvèrent dans leur trou paumé, comme Noah les aimait tant. Les trous ça la connaissait. 

« Trop cooool ! Merciiii ! Bon alors… Moi j’propose qu’on monte la tente d’abord, pis qu’on fasse un feu. Comme ça après on sera tranquiiiille jusqu’au bout de la nuit chérie ! »

Il prit Noah dans ses bras, et commença une petite danse en roulant son petit c*l. Noah rigola, le rejoint un instant dans sa danse déchainée, en tournant sur elle même et en hurlant. Après elle avait la tête qui tournait et cette sensation de vertige qu'elle aimait bien. 
Même si Hugh était réticent à la magie, Noah ne s'embêta pas à monter la tante à la main. Elle n'était pas maso, et elle avait hâte de bouffer. 

Un petit quart d'heure plus tard, la tante était installée, les sacs rangés dedans, un feu magique se dressait à côté d'eux, c'était un début de soirée hivernal plutôt doux. Noah était apaisée ici. Loin de l'Ordre du phénix qui piétinait avec ses missions, loin de sa vie sentimentale qui ressemblait à celle de Hollande au pire fiasco du monde. C'était calme, elle pouvait fumer tranquillement en serrant Hugh contre elle, elle pouvait regarder un paysage tranquille, sans connar*s pour venir lui gâcher la vue et ... Oh. Une vache! 

-Hugh! Hugh y'a une puta*n de vache à trois mètres de nous. Si elle bouffe nos chamalows j'la bute! 

Noah se leva, la vache tapa du sabot.

-P'tain c'est une connasse en plus, caractère de Mer**, elle s'énerve direct, j'lui ait rien fait! 
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Sam 18 Jan 2014, 19:05


Noah se lâchait et ça faisait plaisir à voir. A peine je l’avais prise dans mes bras que j’avais commencé à me déhancher un peu à l’arrache et elle m’avait suivie. Du coup, on étai deux glandus perdus au milieu d’une plaine qu’étaient en train de se taper le cul l’un contre l’autre sans musique. Mais c’était rigolo ! Enfin c’était rigolo jusqu’à ce que je sorte la tente, qu’on arrête de danser et que, alors que j’étais en train de me demander où tout ça allait pouvoir se mettre – et pas dans mon c*l – Noah avait sorti sa baguette et en un coup de main la tente était prête. Moi je la regardais avec de grands yeux et je m’essuyais les mains sur mon pantalon. Elle venait d’utiliser de la magie. Je faisais une grimace. Je savais pas si c’était très bien… Est-ce que j’allais pouvoir dormir dans la tente ou pas ?

Bon pis tant pis t’façon, c’était monté c’était monté… La magie j’avais été obligée de l’utiliser pendant mes années à Poudlard, et parfois même après, il allait falloir que j’arrête de considérer ça comme une malédiction. Je bossais dans un bar magique, on préparait des cocktails magiques… Et j’étais même allé dans un hôpital magique ! Voilà ! Au bout d’un moment je pouvais bien desserrer les poings, ça allait pas me tuer quelques formules magiques… Pis l’avantage c’est qu’on s’était installé vachement vite. Le feu était prêt, magique lui aussi, les sacs étaient dans la tente, nous on était allongés tranquilles en train de se réchauffer les pieds auprès des flammes, l’un contre l’autre, et on rigolait comme des timbrés. Jusqu’à ce que…

-Hugh! Hugh y'a une puta*n de vache à trois mètres de nous. Si elle bouffe nos chamalows j'la bute!

Noah se leva vite alors que j’avais à peine tourné la tête… Pour ouvrir des yeux ronds. A trois mètres à peine, y a un gros machin à quatre pattes qui ruminait de l’herbe. D’un coup, la vache tapa du sabot, genre comme si elle allait charger, et moi je rampai sur le sol en direction des jambes de Noah pour pas me faire remarquer. Je la contournai et je me relevai doucement pour pas lui faire peur à la grosse bête.

-P'tain c'est une connasse en plus, caractère de Mer**, elle s'énerve direct, j'lui ait rien fait!

« Euh… Vas-t-en toi là ! Ouais toi ! Le truc qui mâche un chewing-gum ! Allez ! Go ! On y va ! » J’avais un peu la frousse quand même parce que c’était gros ce machin pis ça me regardait avec son air d’autoroute là… Alors j’y mettais un peu plus de conviction, tout en restant bien derrière Noah. « Mais allez barre toi sale truc ! Grosse vache va ! Pas toi Noah hein… T’es pas une vache toi… Vas-y casse toi ! Oui c’est bien ! Continue ! »

La vache s’était un peu déplacée sur le côté et s’était même retournée. Elle était toujours au même niveau quasiment, c'est-à-dire à trois mètres de nous, mais elle nous montrait son c*l. Ch’avais pas si c’était mieux que sa bouche remarque, mais là elle se réchauffait les fesses au feu… Jusqu’à ce que… Mais bordel ! C’est qu’elle était en train de déféquer ! Bordel mais c’était liquide et… Beurk… Je crois que j’allais vomir ! J’avais tellement envie que ça s’arrête que j’étais prêt à boucher ça, mais je pouvais pas le faire à la main, c’était trop crado ! Alors du coup, je m’approchais doucement du feu, au cas où elle m’entendais, pis je prenais un morceau qui brûlait que d’un côté. Bordel c’était chaud !

J’avais vachement peur de la vache, et en plus ça puait à mort, mais comme je supportais pas de voir ce qu’elle était en train de faire à deux mètres de notre tente, je prenais mon courage à deux mains – et le baton surtout – pis je le brandissais vers elle. Elle avait l’air d’avoir quasi fini mais je m’en foutais ! Bam d’un grand coup, je lui collais le bout de bois enflammé dans la source de nos problèmes et la vache partit comme une folle en courant et en meuglant jusqu’à se prendre un arbre de l’autre côté du champ ! Ahah ! Victoire ! je levais les bras dans les airs et je sautais partout avant de m’en rendre compte d’un truc…

« Tain Noah ! Au secours ! J’en ai sur la main et… Et j’ai marché dedaaaaans ! »

Je m’empêchais de respirer, si bien que je devenais tout rouge parce que ça puait à mort et que l’odeur allait pas partir. L’allait falloir que je me lave… Je savais pas encore comment mais ça c’était sur. Sauf si on pouvait faire partir l’odeur à la magie ! Mais en attendant, y avait quand même mon estomac qui gargouillait…

« Dis… On peut la manger la vache ? Ca fera des gros steacks par contre… »
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Noah Alniott, Lun 20 Jan 2014, 16:36


Hugh face à cette vache était sans doute le sorcier le plus convainquant du monde pour la faire fuir. Il avait rampé jusqu'aux jambes de Noah en mode missionnaire qui se veut discret mais qui ne l'ait absolument pas, et à présent il demandait presque poliment à la vache de s'en aller, tout en restant bien "caché" derrière Noah. Sauf que Noah mesure 1m60, et on se cache difficilement derrière elle. 

 « Mais allez barre toi sale truc ! Grosse vache va ! Pas toi Noah hein… T’es pas une vache toi… Vas-y casse toi ! Oui c’est bien ! Continue !»

-T'insinues que j'suis grosse Hugh? Redis ça et j'demande à la vache de t'utiliser comme chewing-gum! 

Murmura Noah à l'intention de son camarade qui se bouchait le nez. Cela attira l'attention de Noah sur cette odeur qui embaumait l'air à présent. C'était la vache évidemment, et sa bouse immonde, pire que celle d'un troll, à côté d'eux, limite sur leur pieds! C'était d'une insolence! Et là, Hugh fut l'homme de la situation : Il frappa la vache là où ça fait mal, et avec un morceau de bois tiré du feu. C'était une sodomie douloureusement enflammée, parfumée de bouse et agrémentée de beuglements. 

-Put*in. 

Lacha Noah en regardant la bête partir à toute vitesse dans le bois d'à côté. L'expression avoir le feu aux fesses prenait ici tout son sens, Noah était les bras ballants et la regardait prendre vie, abasourdie par ce geste de Hugh. 

« Tain Noah ! Au secours ! J’en ai sur la main et… Et j’ai marché dedaaaaans ! »

Hugh devenait tout rouge car il ne respirait plus, mais un gargouillement dans son ventre lui rappela qu'il fallait pas s'évanouir de suite. 

« Dis… On peut la manger la vache ? Ca fera des gros steacks par contre… »

- Ah... Oui mais nan, c'est délicat de manger une vache sodomisée ... Ca a très mauvais goût... On va plutôt manger ce qu'on avait prévu hein, et laissons cette pauvre vache tranquille !

L'idée de devoir couper la vache en morceaux, et d'avoir du sang sur les mains donnait la nausée à Noah. Elle préférait encore faire un indigestion de chamallows que de manger une vache fraichement abattue, avec un anus cramé et des boyaux à retirer. 

-Bon tu permet que je te nettoie? Y'a un sort qui devrait marcher pour remplacer les douches inexistantes ici! 

Noah avait sa baguette dans la main, prête à jeter un Recurvite sur Hugh, si il était d'accord. Mais si il ne l'était pas, elle l'empêcherait de dormir dans sa tante tente, et de l'approcher à plus de trois mètres, il puait trop! En attendant sa réponse, elle fit disparaitre la bouse immonde et presque liquide qui "trônait" à leur pieds...
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Hugh Dey
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Lun 20 Jan 2014, 21:23


-T'insinues que j'suis grosse Hugh? Redis ça et j'demande à la vache de t'utiliser comme chewing-gum!

« Mais que dalle Noah ! Comme t’es pas une vache, t’es encore moins une grosse vache ! Tu vois ? Réfléchiiiiis un peu ! »

Je lui disais ça en lui tapotant un peu le front, comme pour lui faire comprendre que ça devait rentrer là-dedans. Puis je partais à la chasse à la vache. Et donc comme je disais ça avait plutôt bien marché puisqu’en fait la vache était partie. Même si je me retrouvais dans la m*rde presque jusqu’au cou. Et ça Noah, je crois qu’elle s’en fichait un peu. Peut-être que c’était pour me faire payer cet affront que je venais de lui faire. Pace qu’elle venait pas me débarrasser tout de suite de toute ma crotte… Non non, elle préférait répondre à l’autre question avant, VOYONS c’était tellement plus intéressant !

- Ah... Oui mais nan, c'est délicat de manger une vache sodomisée ... Ca a très mauvais goût... On va plutôt manger ce qu'on avait prévu hein, et laissons cette pauvre vache tranquille !

Je boudais un peu. Tant pis. Moi j’avais souvent mangé du lapin, mais j’avais jamais eu l’occasion de faire de la vache. Faut dire que celle là elle était bien grasse. J’étais pas bien sûr que sa viande soit tip top. Mais bon… Tant pis. Puisqu’elle voulait pas j’allais pas la ramener ici. En plus elle était allée se terrer trop loin de nous Bref, je retroussais un peu ma lèvre pour faire comme les enfants boudeurs, mais j’avais toujours autant de mal à respirer parce que ça chlinguait mais un truc de malade quoi. En plus j’étais vraiment dedans, pas moyen d’y échapper !

-Bon tu permet que je te nettoie? Y'a un sort qui devrait marcher pour remplacer les douches inexistantes ici!

Un SORT ? Mais euuuuh pourquoi qu’on devait toujours en passer par la magie ici hein ? Je fermais les yeux, pis en les rouvrant, je me rendais compte que j’avais plus rien à mes pieds. Ah ouais… C’était de la magie mais ça avait le mérite d’être efficace au moins ! Ca puait vachement moins. Mais j’avais vachement plus froid aussi. Bah ouais parce que bon quand même… Autant de matière fraîchement sortie d’un corps à température bien chaude, c’était pas très rafraîchissant. Fin bref, j’écartais mais main le plus loin possible de moi, je fermais les yeux pis je disais, en serrant les dents :

« Vas-y… Je veux pas voir… mais vas-y ! »

Ma main allait bientôt être plus légère, je le savais. J’avais hâte que ça se fasse. Parce que dès que ça allait être bon, on allait pouvoir jouer avec Noah ! Mais avant, je commençais à me demander où que ça allait toute cette bouse. Est-ce que la baguette la récupérait à l’intérieur ? Genre, tout était stocké avec le poil de licorne ou la plume de sphinx ou le machin comme ça ? Parce que du coup c’était vachement crado quand même… Fallait pas faire ce sort de nettoyage super souvent ! Moi pour ça je préférais la technologie moldue. L’aspirateur, je balai… Ouais c’était mieux. Pis je savais ce que je faisais aussi.

Bref, du coup une fois que c’était fini, je me mettais à sortir des trucs de mon sac. De quoi bouffeeeer ! On avait des trucs trooop top ! Des patates, dans de l’alu. Euh… et voilà. Et des bananes avec du chocolat. Y avait pas de viande mais je m’en foutais moi t’façon. J’avais pas besoin d’avoir un supeeer grand repas. Surtout qu’on avait des pics les chamallows après. Alors je m’asseyais sans oublier d’adresser un sourire de remerciement à Noah et je commençais à foutre tout ça dans le feu parce que mine de rien, je crevais la dalle.

« Dis Noah… Comment qu’on fait pour savoir si une fille elle s’intéresse à nous ? Nan parce que moi apparemment j’ai souvent cru qu’elles s’intéressaient et en fait non… Alors je me dis, est-ce que y a un truc particulier genre… est-ce qu’elle veut jouer un peu ? Ou alors non !Non pas le jeu ! Parce que moi je veux jouer avec toi mais ça veut pas dire que je m’intéresse, si !? Fin pas que je m’intéresse pas hein ! Geeeenre un Shi-Fu-Mi ! Ceui qui perd, il se brûle les doigts pour récupérer les patates ! »
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Noah Alniott, Jeu 23 Jan 2014, 22:27


« Vas-y… Je veux pas voir… mais vas-y ! »

Noah lança rapidement afin d'abréger ses souffrances un #récurvite sur Hugh et la crasse se dissipa en moins d'une seconde, laissant le sorcier tout propre, et sans odeur nauséabonde. Les deux amis se mirent ensuite "à table". Patates, bananes-chocolats, chamalows. C'était ça la vie. Ca sentait bon quand ça cuisait, il faisait chaud près du feu, le soleil se couchait, Hugh allait mieux que des années plus tôt, Noah allait... Allait bien à cet instant. Le portrait parfait des deux amis. C'est bien sur pour ça que Hugh se mit à déballer un flot de paroles que Noah tenta de comprendre et d'analyser du mieux qu'elle put. 

« Dis Noah… Comment qu’on fait pour savoir si une fille elle s’intéresse à nous ? Nan parce que moi apparemment j’ai souvent cru qu’elles s’intéressaient et en fait non… Alors je me dis, est-ce que y a un truc particulier genre… est-ce qu’elle veut jouer un peu ? Ou alors non !Non pas le jeu ! Parce que moi je veux jouer avec toi mais ça veut pas dire que je m’intéresse, si !? Fin pas que je m’intéresse pas hein ! Geeeenre un Shi-Fu-Mi ! Ceui qui perd, il se brûle les doigts pour récupérer les patates ! »

-Je ... Je suis nulle pour parler de ça Hughie, ma vie sentimentale c'est le chaos. Mais je suppose qu'une fille s'intéresse à toi si elle essaie d'être tactile avec toi, ou qu'elle veut souvent te voir ... Ou ... Rah je sais pas, j'suis pire qu'un troll en amour moi! 

Noah avait aussi très peur que Hugh interprète mal ses paroles, ne comprenne pas le fond de sa pensée qui n'était déjà pas très claire, et rechute dans ses méfaits passés. Du coup elle décida de ne rien dire de plus, et de jouer au petit jeu de Hugh sans protester et se questionner plus longtemps sur le sens de ses questions. 
Evidemment, lorsque Hugh fit ciseaux, Noah fit papier, et évidemment, elle faillit transformer ses doigts en petits knackis grillés;

-Tiens ouvres ta bouche et manges! Sinon je te connais tu vas te bruler et je vais encore devoir utiliser ma magie, ça va t'énerver!  

Noah tenait la baguette tiède entre son pouce et son index, proposant la patate chaude à Hugh... Elle frôlait avec sa main le menton de son serveur au cas où la patate tombait, de façon à pouvoir la rattraper. Fallait pas gâcher, parce qu'ils n'auraient pas de trop pour se le diner. La patate s'affaissa mollement sur son pic, Noah éclata de rire, et fourra la patate dans la bouche de Hugh pour ne pas qu'elle tombe dans sa paume et ne la brule au quinzième degré. Elle ne remarquait pas qu'un gros nuage noir s'approchait d'eux lentement mais surement. 
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Re: Aux alentours de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Ven 24 Jan 2014, 16:49



-Je ... Je suis nulle pour parler de ça Hughie, ma vie sentimentale c'est le chaos. Mais je suppose qu'une fille s'intéresse à toi si elle essaie d'être tactile avec toi, ou qu'elle veut souvent te voir ... Ou ... Rah je sais pas, j'suis pire qu'un troll en amour moi!

Pire qu’un troll ? Ah ouais du coup ça devait franchement pas être facile… Est-ce qu’un troll ça tombait amoureux en plus ? je savais pas… Je savais que ça pouvait faire des bébés. Du coup ça pouvait au moins… Ah. Beurk. Dégueu. Stop… Et sinon est-ce que c’était comme les géants ? Ca pouvait se reproduire avec un humain ? Parce que genre, j’imaginais, si ma petite sœur qu’avait décidé de devenir sœur dans un couvent, bah elle rencontrait, un troll, est-ce qu’elle… AH MAIS c’était dégoûtant ça ! Non non non ! Je laisserais pas un troll faire ça !

J’étais en train de me tendre de partout, j’avais même les poings serrés et j’avais envie de frapper un troll qu’était vachement nul en amour. Mais en fait en regardant de chaque côté de là où on n’était, je voyais que y avait pas de troll alors ça allait vachement mieux. Non y avait que Noah, et Noah je l’aimais bien. Noah elle était gentille avec moi. Elle m’avait offert un job pis je sentais qu’y avait un truc vous savez ? Que je pouvais tout dire, ou que si je faisais une c*nnerie elle allait s’en foutre totalement. En fait je crois qu’on était vraiment des amis. Et a me faisait tout bizarre parce que j’avais pas eu d’amis moi avant. Sauf Guilli mais Guilli c’était pas pareil puisque c’était un lutin.

-Tiens ouvres ta bouche et manges! Sinon je te connais tu vas te bruler et je vais encore devoir utiliser ma magie, ça va t'énerver!

Noah bah elle était pas très forte parce que du coup elle avait perdu et c’était à elle de chercher les patates dans le feu. Pas de chaaaaance ! Alors comme elle gentille, elle la prenait, elle enlevait l’alu qu’était hyper chaud et elle me la foutait dans la bouche. Moi j’avais qu’à ouvrir et c’est ce que je faisais. Du coup la patate tombait dans ma bouche, et là c’était le drame. Je soufflais fort et je pouvais pas fermer la bouche parce que c’était juste troooop trop chaud. Alors je bougeais la langue mais dès lors qu’elle touchait mes joues ou quoi je me brulais quand même. Finalement jessayais de croquer un peu, et je m’en foutais partout et ça brulait partout. Bon bah peut-être que si je parlais ça changerai quelque chose.

« ‘est ‘on ‘ais ‘est ‘aud »

Finalement je me forçais à croquer un peu plus et quand je mâchais vite, bah c’était toujours aussi chaud mais au moins je pouvais avaler. Alors j’avalais, et je sentais toute la patate filer dans ma gorge. Goooosh à boire ! J’ouvrais de grands yeux et je regardais si y avait pas de l’eau quelque part. je prenais une bouteille que Noah avait sortie et direct je la mettais à ma bouche et je buvais deux ou trois gorgées en plissant les yeux. Ca apaisait ! J’avais tout brûlé alors je sentais pas trop ce que je buvais mais en la reposant je disais en faisant une petite moue perplexe :

« Mais euh… C’est pas de l’eau ça… »

Je haussais les épaules et je regardais l’étiquette. Hy-Dro-Mel. Ah… Bon bah c’était de l’hydromel. C’était de l’alcool ça voulait dire. Euh… Trop tard ? Oui… Trop tard. Je tendais la bouteille à Noah parce qu’elle aussi je pensais qu’elle allait pas tarder à se brûler et qu’il fallait qu’elle boive. Je continuais à manger un peu, dans le désordre un peu de patates, des bananes et des chamallows et c’était trop bon. De temps en temps je sentais des gouttes sur mon crâne mais je me disais que tant que c’était pas un pigeon qui déféquait ça m’allait très bien.

On sortait tout du feu au fur et à mesure et comme j’avais oublié de prendre de l’eau, j’étais obligé de boire de l’hydromel… Mais c’était pas grave. Au début je me sentais coupable parce que je voulais pas trop que le docteur le sache. Mais il le saurait pas. Pis je faisais ce que je voulais. J’avais trente ans quand même ! On avait encore des trucs bien chauds qui sortaient du feu quand en fait je m’apercevais que je recevais des gouttes d’eau vachement plus souvent. Je levais la tête et je voyais même pas d’étoile. Que du noir et de l’eau. De l’eau qui tombait fort. Vite. Beaucoup.

« Vite ! On prend tout et on file sous la tente ! »

Le temps de tout prendre et de rentrer dans la tente je crois qu’on était quand même hyper mouillé tellement ça s’était mis à pleuvoir vite d’un coup. Il nous restait encore un peu de banane et de chamallows qu’on avait eu le temps de faire griller mais c’était mouillé… je savais pas trop si ça allait être bon. Pis du coup je buvais encore une gorgée d’hydromel et je me mettais à rire comme un imbécile.

« N’a pas d’chance hein ? N’est coincé ici… Fin c’pas grave… »

Je retirais mon pull et mon T-shirt parce qu’ils étaient trempés et je les envoyais dans la tronche de Noah en rigolant. Mais faisait froid dans la tente… Du coup je pouvais pas rester juste comme ça et je me foutais un bout de couverture sur les épaules. Voilà c’était mieux. Elle aussi elle devait avoir froid ! Du coup je lui tendais un bout avec un grand sourire.
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