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Promenade dans le village de Godric's Hollow
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Dim 13 Mar 2011 - 23:40

Une bouffée qui devait être d’oxygène, et qui se révélait être de carbone, de goudron et de tabac. Une grande bouffée de ce mélange enflammant les cordes vocales, la trachée et le larynx, suivie d’une véritable bouffée d’air soi-disant pur pour que le tout pénètre bien en profondeur dans les poumons, en provoquant une sensation de brûlure atroce. Une brûlure qui fait atrocement souffrir, mais qui provoque un bien fou, et une libération… Le mal, qui fait du bien. Le pire étai encore d’avoir envie d’y revenir ! Peut-être était-ce à cause du goût atroce qu’elle laissait dans la bouche ? L’impression qu’à chaque nouvelle bouffée, il allait disparaître, alors que pourquoi l’odeur et le goût s’imprégnait dans chaque partie de votre bouche, en passant par le palais, les joues, la langue, la glotte, les gencives, et j’en passe. Alors pourquoi fumer ?

Bonne question… Dans le cas présent, Will fumait pour oublier sa lâcheté. Seulement sa lâcheté ? Il y avait pourtant autre chose… Il voulait oublier… Oublier sa solitude présente et passée. Oublier qu’il n’était plus rien pour personne à présent. Petit, il avait au moins une place : celle de martyr. A Poudlard, il avait pris la place de celui dont on se moquait, simplement. Mais ici, dehors, quelle place avait-il ? Il trouvait une place insignifiante dans le cœur des femmes, une place qui lui était spécialement réservée mais qu’il ne conservait qu’une nuit. Une place qu’il perdait dès lors qu’il ne les revoyait plus, pour la simple et bonne raison que rien n’était éternel… Lui qui choisissait de ne s’engager avec personne n’avait finalement pas de place. Et qu’en bien même il en trouverait une, ne serait-ce pas la place de la roue de secours ?

Haussant les épaules à cette réflexion étrange, il se contenta de regarder la demoiselle, qui n’avait pas l’air d’avoir froid aux yeux. Elle aurait pu partir en courant en entendant cette voix derrière elle, mais elle avait plutôt décidé de descendre les marches et de lui répondre, en le regardant. Certes, elle n’avait pas l’air de le prendre pour un ami, vu le regard de dédain qu’elle lui lançait et la hargne qu’elle laissait transparaître, mais elle ne semblait pas farouche… Peut-être avait-il une chance. Il fut tout de même déçu par sa réponse. Pas de gifle, pas d’insulte… Elle ne se sentait pas outrée ? Avait-elle l’habitude de se faire traiter ainsi ? Néanmoins, une partie de sa phrase retint son attention. Le bar ? Il leva la tête et fut capable de distinguer, à la lumière de la lune, le mot Rieur. Rieur ? A godric’s Hollow ? Mais, ne se trouvait-il pas devant le Sanglier Rieur ? Un sourire illumina alors son visage, tandis qu’elle proférait ses dernières paroles.

Il ne comprit pas pourquoi, mais elle se détourna immédiatement après, et commença à marcher dans la rue. Ben… Attends, j’ai pas fini ! Mais reste ici voyons ! Je le pensais ce que je disais tout à l’heure, t’as vraiment un joli derrière ! Et il put le contempler pendant un petit moment, alors qu’elle s’en allait et que la lune éclairait ses courbes délicieuses… De plus, sa manière de tenir son tissu qui allait s’envoler resserrait l’étreinte sur ses courbes, et lui donnait envie de la suivre. Il ne s’en priva pas ! Il n’allait tout de même pas se priver de la petite chance qu’il pouvait avoir avec elle ! Et peut-être fallait-il qu’il pousse le bouchon un peu plus loin pour la faire s’énerver. Il avait appris que c’était dans les moments de colère que les femmes se contrôlaient moins… Moins elles se contrôlent, plus il a de chance de passer la nuit en leur compagnie, et plus la nuit s’annonce torride, sexy, et pleine de bleus au réveil. Mais ce qu’il était bon de ne pas toujours avoir le dessus ! Du sexe, et des rebondissements, voilà ce qu’il souhaitait par-dessus tout.

Pendant un instant, une idée étrange lui passa par la tête. Et si elle se sentait menacée par cet inconnu qui la suivait dans la rue à une heure tardive, et donc les intentions n’étaient pas vraiment bonnes ? Noooon ! Voyons, il n’était pas un violeur ! Il ne faisait les choses qu’avec un consentement mutuel, ou en tout cas, une once de consentement… Ayant commencé à la suivre un peu tard, il allongea ses foulées pour pouvoir se rapprocher d’elle. Il était à environ quatre mètres derrière elle, et c’est à ce moment précis qu’il décida de recommencer à lui parler. Provoquer, faire sortir de ses gonds… Quitte à se prendre simplement une gifle, un coup de pied ou un sortilège bien placé, tant qu’il s’amusait !


« Hey la miss ! Tes courbes sont alléchantes, accorde moi quelques minutes ! Rooh allez c’est bon, je vais pas te faire de mal, je suis sûr que tu ne sais même pas ce que tu rates ! Je pourrais te faire passer la meilleure nuit de toute ta vie ! »

Il leva les yeux au ciel et soupira… Ca n’avait visiblement pas l’air de marcher. Il fallait dire qu’elle travaillait tout de même au Sanglier Rieur. D’après ce qu’il entendait de Rebekka, les clients du bar n’étaient pas toujours très gentils avec les serveuses, parfois vulgaires… Peut-être s’était-elle constitué une façade en béton armé, qu’il ne pourrait percer qu’en passant à la grosse artillerie. Oui, mais de la grosse artillerie, il n’en avait pas tant que ça, et le peu de munition qu’il possédait ne devait pas être gâché inutilement. La cause de cette jeune femme était-elle inutile ou méritait-elle que l’on s’intéresse un peu à son cas ? Hum… Ca vaut le coup d’essayer…

« Aller quoi ! Même pas une remarque !? Rien ? Ca te fait rien ce que je te dis ? Hey j’aime bien les rousses moi t’sais ! Les brunes aussi, je sais pas trop ce que c’est ta couleur de cheveux à toi… »

Une chose était sûre, elle n’était pas blonde… Malheureusement, cette dernière tentative était, elle aussi, vouée à l’échec. Comment attirer son attention autrement hum ? Peut-être que, s’il arrivait à la stopper il pourrait… Non voyons, pas de contact physique dès maintenant, c’était beaucoup trop tôt. D’abord, il fallait qu’elle le regarde !

Tandis que sa cigarette de récupération se consumait inutilement entre ses doigts, et qu’il perdait la petite dose de tabac à laquelle il avait le droit, alors qu’il devrait plutôt en profiter puisqu’il n’en aurait pas de nouvelle pendant au moins deux semaines, il accéléra encore le pas, de manière à se retrouver juste derrière elle. Le cœur battant la chamade, on pouvait voir les cendres devenir incandescentes à chaque nouvelle dose d’oxygène rapide qui arrivait dessus cause de ses pas virulents. Il arriva enfin à proximité de la demoiselle, et hésita, pendant une petite seconde. Et s’il lui mettait plutôt une main aux fesses !? Ah mais non ! Retire cette idée tout de suite de ta tête ou tu finiras seul ce soir !

Plutôt que de faire un geste aussi grossier que celui-ci, il déposa sa main libre, donc la gauche, sur son épaule. Ce contact n’était pas ferme, il était même plutôt doux, et contrastait avec les paroles qu’il venait tout juste de prononcer. Pourquoi tant de douceur après des mots si peu subtiles ? La contradiction de son esprit pouvait se voir ici… Le voici, Will dans toute sa splendeur, cherchant la provocation et pourtant si doux avec les femmes qui méritaient d’être traitées ainsi. Cette caresse qu’il venait de faire sur son épaule se referma un peu. Il ne souhaitait pas lui faire mal, mais simplement la faire s’arrêter, se retourner, et qu’à la vue de son visage angélique, elle tombe sous son charme. C’était toujours ainsi, aucune femme ne résistait à ses beaux yeux ! Et celles qui avaient osé lui donner une gifle ? Elles avaient simplement besoin de lunettes ! Telle était la logique de notre blondinet. Lorsqu’enfin elle se stoppa, il dit avec un sourire, en riant même un peu :


« Hey, aies pas peur ! Entre serveur on devrait plutôt s’entraider non ? Je bosse à l’Auberge des Deux Mondes, à Londres… »

Il porta la cigarette à sa bouche, aspira profondément, tandis que sa main droite, devenue libre, farfouillait dans une poche de son pantalon… Lorsqu’elle ressortit de ce gouffre, elle tenait un petit bout de papier, légèrement plié sur les bords, qu’elle tendit à la demoiselle. Puis, elle reprit sa cigarette et la jeta d’un geste presque habituel, puisqu’il n’y avait plus le moindre tabac à l’intérieur après cette dernière bouffée. Inspirant un peu de l’air frais du dehors, qui ajoutait une brûlure supplémentaire au fond de sa gorge, il poursuivit, avant de lui souffler toute la fumée bleutée à la figure :

« V’là ma carte ! Mais t’sais, avec les jolies filles, je peux faire autre chose que servir… »

Il accompagna ces paroles presque mystérieuses d’un sourire légèrement – mais alors très légèrement – innocent. Sa main droite vint, d’un geste doux et calculé, caresser la joue de la demoiselle. Un geste qui, s’il n’était pas accepté, serait certainement refusé avec dégoût, et provoquerait une réaction virulente de la jeune femme. Il y a parfois des choses bien plus efficaces que les mots pour parvenir à ses fins…
Calypso Otaway
Calypso Otaway
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Aucune année renseignée

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage



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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Jeu 17 Mar 2011 - 15:24

Elle ne savait pas comment elle tenait encore debout. Elle ne s'était pourtant pas droguée avec une quelconque substance (du moins illicite, oui le café ne comptait pas n'est ce pas ? ). Elle ne savait pas surtout, quelle était cette force qui lui permettait de sourire encore, de faire bonne figure, alors qu'à l'intérieur, elle était un peu comme morte. La fatigue, physique et morale qui pesait sur elle, les derniers évènements qui s'étaient passés dans sa vie auraient pu en décourager plus d'un. Était-ce ses amis, le travail ou encore le temps qu'elle s'appliquait à toujours essayer de faire quelque chose qui l'aidait à tenir encore ?Elle aurait aimer hurler, pleurer, crier ou encore s'acharner sur quelqu'un, et pourtant, elle souriait. Oui, elle était là, à sourire comme une enfant, qui plus est dans une situation qui ne s'y prêtait pas!
Pourtant quelque chose avait changé, certaines choses ne seraient plus jamais comme avant. La jeune femme sentait encore le poids de la lettre qu'elle avait reçue au début de la semaine, qui pesait dans son sac, mais ce n'était rien, ce n'était pas bien grave, elle s'en remettrait, comme on se remet de tout. Ou pas...

Elle était épuisée, mais pourtant, elle continuait à vivre comme si de rien n'était, tous les jours, chaque heure, chaque minute, chaque seconde. Enfin presque.
Elle avait réussi à rester calme, à prendre sur elle même, à être patiente. Et sa patiente ce soir était soumise à rude épreuve! Elle avait était clémente une fois, mais il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Certes elle ne voulait pas sombrer de nouveau dans des pensées négatives, faire comme si de rien n'était, c'était bien plus facile, mais là... là elle se demandait si ce soir, elle n'allait pas replonger. Non, elle ne devait pas penser, elle se l'était interdit jusqu'à maintenant. Ce n'est pas comme si sa vie n'était pas agréable, elle avait une maison magnifique, des supers amis, un travail génial. Quoi demander de plus ? Certes on peut toujours demander plus, mais il fallait parfois savoir se contenter de ce qu'on avait!

Mais là tout de suite, maintenant, ce n'était pas le moment de penser à quoi que ce soit qui puisse la blesser, car là, tout de suite maintenant, elle avait d'autres chats à fouetter (oui pardonnez l'expression), et quel chat!
Un gros chat, qui était quelque peu collant et qui se permettait un peu trop de libertés. Un chat qui méritait certainement qu'on le plonge dans un grand bac d'eau glacé pour qu'il calme un peu ses ardeurs de fauve en chaleur... Et Céleste était sur le point de lui fournir le bac, et de l'aide pour qu'il y plonge!
Quand elle s'était retournée pour se diriger vers la maison de Mélina, après avoir gentiment (trop gentiment peut être ?) signalé à son (pas aimable du tout) interlocuteur qu'il ferai mieux de dégager, elle avait souhaité très fort qu'il l'écoute, et qu'il parte effectivement sans broncher. Elle avait pensé à ce moment là, qu'une solution diplomatique valait mieux qu'engager des hostilités, ne sachant pas comme cet énergumène allait pouvoir réagir. Sauf que visiblement il ne comprenait pas vraiment les choses, où il les comprenait dans le sens qu'il voulait...
Qu'est ce qu'elle pouvait être naïve parfois.

Pourtant Céleste était bien placée pour le savoir, les choses n'allaient pas toujours dans le sens que l'on désirait. Elle avait souhaité qu'il s'en aille, il en avait décidé autrement.
“La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres...” Grotesque!
A vrai dire, au début, quand elle avait entendu des pas derrière elle, la jeune femme avait ressentit une légère peur, un léger sursaut. Il fallait avouer qu'un homme qui vous suivait dans une rue déserte en pleine nuit alors qu'il vient de vous lancer le regard le plus pervers du monde (accompagnée de la délicate et délicieuse réplique qui allait avec), ce n'était pas pour vous rassurer. Et en l'état, elle ne l'était pas vraiment.
Et cette saleté de vent qui ne cessait pas! Elle se maudit de ne pas s'être habillé avec un pantalon qui lui arrivait jusqu'aux chevilles aujourd'hui. Ça lui apprendra de vouloir se vêtir coquètement lorsqu'elle allait travailler... Oui la prochaine fois elle opterait pour un sac à patate tient, au moins peut être qu'elle pourrait travailler un jour tranquille sans qu'on la prenne pour une “poupée”.
La jeune femme accéléra donc le pas, pensant ainsi pouvoir... pouvoir quoi ? Le semer? Lui faire comprendre qu'il devait cesser ? Le résultat n'était pas très efficace.

Pire, il s'avéra entraîner le résultat contraire à celui qu'elle recherchait. Il se rapprocha encore, et se mit à lui parler. Céleste fit de grands yeux ronds, et cette fois, de la crainte elle passa à l'agacement. Non mais il se fichait d'elle ? Voilà qu'il recommençait... Et pas très modeste en plus de ça... il se croyait être un tombeur ? Il pensait qu'il pouvait dans un claquement de doigts se faire toutes les filles qu'il désirait et qu'elles seraient en extase devant lui ?
Certainement pas avec elle! Il pouvait toujours rêver et juste pour avoir osé sous-entendre ce genre de choses, il méritait une bonne leçon. Aucune délicatesse, aucun savoir vivre. Décidément les hommes étaient tous décevant, de plus en plus décevant. Mais elle serra les dents, et continua à avancer sans plus de cérémonies.

Et il s'enfonçait... il en devenait presque ridicule, pourtant, un léger sourire naquit sur ses lèvres, qu'elle réprima aussitôt. Non ce n'était pas très drôle. Pourtant, il le devenait presque avec ses pitoyables tentatives. Finalement, peut être n'était il pas un tombeur du tout ?
Oui peut être que finalement, il était juste maladroit. Très maladroit alors... et ce n'était pas avec ce genre de phrase qu'il allait faire unanimité auprès des donzelles.
En tous cas, il semblait être dans son état normal, ni drogué, ni alcoolisé, de ces gens là, elle en avait l'habitude à présent. Non lui, il dégageait autre chose... il paraissait presque... presque désespéré ? Ou était ce une feinte ?
Quoi qu'il en soit c'était pire, il n'avait aucune excuse!

Mais peu importe les intentions du jeune homme, peu importe ses paroles vulgaires ou peu subtiles. Il fit quelque chose qui ne plu pas à Céleste, mais alors pas du tout. Il pouvait bien parler tant qu'il le voulait, cela lui était bien égal, les paroles ne lui faisaient plus rien, elle avait apprit à faire avec, mais surtout, elle s'était un peu endurcie, elle avait apprit à ne plus se fier aux paroles. C'était difficile de dire cela, mais elle avait l'impression de contenir une fureur, une rage à l'intérieur d'elle même, qu'il était difficile à contenir. De plus en plus difficile...
Elle sentit les pas se faire plus proches puis un geste fit basculer la situation. Son sourire disparut instantanément de ses lèvres.
Il avait osé la toucher, et l'obligea presque à se retourner. Bien sûr, son geste n'était pas bien grave en soit, il n'avait fait que poser sa main sur son épaules, mais la jeune femme accumulant ses affronts depuis tout à l'heure ne réussit pas à se retenir cette fois.

Elle se retourna effectivement, se reculant pour que sa main ne puisse plus atteindre son épaule, puis avec une moue de dégout elle l'observa un moment. Tout chez lui était répugnant. De sa cigarette à deux noises à son sourire faussement innocent. Certes, il fallait admettre qu'au delà de cela, il pouvait avoir un certain charme. Enfin il aurait pu l'avoir s'il s'était comporté d'une autre manière.
Mais ce n'était pas là la question !
Puis Céleste fronça les sourcils. Qu'est ce qu'il était en train de lui chanter encore ? Il était serveur, lui ? Qui aurait bien pu embaucher un mec pareil ? Peut être travaillait il dans un bordel ? Cela expliquerait son comportement. Mais ne le justifierai en rien. Bon l'auberge des deux mondes, oui elle connaissait, mais c'était facile de prétendre travailler quelque part. Elle aussi pouvait se venter de détenir un superbe yacht sur le bord de la mer Méditerranée. Cela ne voulait pas dire que c'était vrai. Mais il ne s'était pas arrêté là ! Au non ! Continuons donc les choses grotesques !

Il lui tendit une carte, sans manquer de lui souffler toute sa fumée toxique et dégueulasse au visage. Les yeux de Céleste jetèrent des éclairs à ce moment, et elle aurait tellement aimé que la foudre le frappe à ce moment et le fasse s'évaporer. Cela calmerait le sang qui venait lui battre les tempes, tellement elle était énervée.
La jeune femme ne prit même pas la peine de regarder la carte, elle la plaqua violemment contre le torse du jeune homme avec sa main, et restant là en le fusillant du regard elle lâcha d'un ton, tout ce qui avait de moins chaleureux.

“Non mais tu te fous de moi ? On t'as jamais apprit les bonnes manières ou quoi ? Je demande déjà preuve que tu saches servir une quelconque personne correctement, ce qui m'étonnerai beaucoup, alors pour le reste, permet moi d'en douter!!!”

Il choisit bien son moment pour continuer ses bêtises, et comme si de rien n'était, comme si Céleste n'avait pas parlé, n'en faisant qu'à sa tête, comme si Céleste allait le laisser faire ce qu'il voulait, il vint lui caresser la joue.
Les yeux de l'ex Serdaigle s'écarquillèrent. Et elle resta un moment bouche bée.
Son geste était pourtant simple et doux, mais c'était justement cela le problème. Il était venu lui rappeler des choses qu'elle avait simplement envie d'oublier. Qu'elle ne voulait pas se rappeler, des souvenirs qu'elle aurait aimé détruire parce que cela lui faisait encore un peu de peine.
Elle avait été mené en bateau...
Cela n'allait pas recommencer, elle ne se laisserai plus faire, jamais!
Le feu lui monta alors aux joues, cette fois c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Non mais pour qui il la prenait elle ?

Est ce qu'elle semblait être une fille facile ? Une fille avec qui on pouvait jouer puis la laisser traîner comme un vulgaire animal ? Est ce qu'elle avait l'air de vouloir être soumise, où alors même avait elle l'air de vouloir être courtisée? Non Monsieur! Rien de tout cela! Elle en avait marre des hommes, elle en avait déjà trop vu aujourd'hui dans des états lamentables qui plus est, elle en avait marre qu'on la prenne pour une chose.
N'existait il pas quelqu'un qui quelque part dans ce monde savait parler aux femmes ? Et prendre soin d'elles ? En tout cas ce n'était pas celui là.
Elle ne contrôlait plus ses sentiments, tremblante et les lèvres pincées, le coup parti. Elle ne voulait pas s'abaisser à ça, mais c'était ainsi. C'était trop tard.
Sa main droite se leva et aussi rapide que l'éclair alla rencontrer la joue du jeune homme. Pour une caresse terrible et brûlante. L'impact retentit dans la nuit sombre et déserte, se répercutant en échos sur les mur. Ses doigts restèrent imprimés sur la peau du jeune homme. Elle avait frappé aussi fort qu'elle le pouvait, elle avait tellement besoin de faire sortir toute cette rage de son corps...
Céleste laissa retomber sa main le long de son corps, et ses doigts allèrent frôler sa baguette dans sa poche. Sa main s'y referma immédiatement, et elle la sortit, la pointant sans ménagement sur cet affreux individu.

“Je crois que tu as besoin que quelqu'un t'apprennes qu'une femme n'est pas un jouet! Alors je ne vais pas te le dire deux fois. Dégages de là. Sinon je n'hésiterai pas...”

Non, elle n'avait plus peur, elle était juste furieuse, dans une colère noir et cela l'aveuglait. Elle avait depuis une semaine envie de se défouler et de frapper sur quelqu'un. La situation allait peut être se présenter à elle. Pourtant elle lui avait laissé une dernière chose. Elle n'aurait peut être pas du, elle aurait du l'envoyer dans les pommes sans même crier gare. Mais elle était trop gentille, cela la perdrait un jour. A moins que cela l'avait d'ores et déjà perdu ?
La baguette pointée en direction du torse de l'ingrat, le regard noir de fureur mais sombres et tristes, elle ne bougea pas d'un centimètre, le fixant d'un visage impérieux et de marbre.
Ses cheveux s'assombrir néanmoins délicatement, et prirent une teinte brune. Au moins il n'avait plus à se demander quelle était effectivement sa couleur de cheveux. Qu'il lui donne une seule raison de le faire exploser, elle le ferait...
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Jeu 17 Mar 2011 - 22:54

A mesure que sa respiration s’accélérait, du fait de la démarche de plus en plus rapide qu’il s’imposait, l’air frais d’une nuit de mois de mars pénétrait dans ses poumons et achevait le travail commencé par la cigarette. Une brûlure de plus en plus vive s’immisçait en lui et parcourait toutes les branches de l’arbre enfoui dans ses poumons. Et étrangement, c’était la meilleure manière qu’il avait trouvé pour se sentir vivant… La douleur provoquée par cet air si frais qui pénétrait dans chaque bronche et bronchiole du poumon lui procurait la sensation de respirer pleinement la santé… Physique tout du moins, sa santé mentale étant toujours plutôt ambiguë.

Les mots qu’il prononçait ne semblaient pas l’atteindre, et il était bientôt sur le point de renoncer. A quoi bon essayer d’attirer l’attention d’une femme, de la faire réagir, de la faire sortir de ses gonds pour lui montrer qu’elle était caractérielle si elle ne l’était pas ? Il ne pouvait pas forcer les femmes qu’il essayait d’aborder d’être son style… De plus, sa technique était tellement rustique et écoeurante que certaines devaient bien se douter qu’il le faisait uniquement pour les provoquer. Les faire sortir de leurs gonds et trouver un prétexte pour continuer de discute avec elle. Créer une relation unique, intime et violente à la fois. Il ne cherchait pas l’amour, il cherchait à s’attirer les foudres de toutes ses femmes pour que le moment privilégié qu’il obtenait avec quelques unes soit unique. C’était cette méthode qui faisait la beauté du moment… C’était d’ailleurs grâce à une Auror qu’il l’avait découvert. En l’abordant de manière peu délicate, il avait appris à savourer un moment de passion et de violence unique. Non, il ne cherchait pas l’amour, il cherchait à se faire repousser, pour mieux y retourner.

Sa vision était pourtant simple : elle consistait à se demander l’intérêt qu’il y avait à aller dans la facilité. Bien sûr, lui qui était perpétuellement en manque de contact physique féminin, aurait pu décider d’aller voir une foule de femmes se pressant sur les trottoirs de Londres à la nuit tombée. Mais quel intérêt y avait-il à aller les voir, et à payer pour avoir un rapport qu’il pourrait obtenir à force de quelques paroles ? Alors oui, la recherche était souvent fastidieuse, et encore plus souvent infructueuse, mais les rares fois où elle donnait lieu à des suites, elles avaient toujours valu le coup… Et il espérait bien que, si suite il y avait ce soir, elle ne dérogerait pas à la règle.

Alors qu’il venait tout juste de lui tendre sa carte, la demoiselle la saisit et la plaqua violemment contre son torse. Mais quelle honte ! Traiter aussi vulgairement le petit morceau de papier qui lui servirait à retrouver le meilleur coup qu’elle allait avoir ! Elle ne devait réellement pas connaître la valeur de ce morceau de papier pour ainsi décider de son destin. Le pauvre… Will l’entendait hurler sa douleur et son malheur. Il sentait la peur qu’il avait malgré le confort qu’il ressentait de se retrouver sur le torse chaud et sensuel de son maître. Le petit bout de papier était au bord des larmes, tandis que la demoiselle ne relâchait pas la pression. N’entendait-elle pas les sanglots qu’il proférait ? N’avait-elle donc aucune pitié pour ce petit morceau de papier qui se pliait aux exigences de la femme dominante et surtout, qui se pliait contre le torse dur et surtout pas très musclé de Will… Mais finalement, ce n’était pas ce petit bout de papier qui l’importait le plus. Non, le plus important étaient bien les paroles qui accompagnaient ce geste plutôt violent, qui lui permettait aussi de le repousser. Lui prouver qu’il savait servir correctement ? Une lumière de satisfaction passa dans ses yeux, une lueur malicieuse, et un sourire malin… Vous avez donc besoin d’une preuve, mademoiselle ? Très bien, c’est toi qui l’aura voulu… Il changea alors de ton, se tint parfaitement droit et prit un visage sérieux.


« Une preuve ? Très bien mademoiselle, si vous avez besoin d’une preuve, j’en conclus que vous souhaitez me revoir, à l’œuvre. Puis-je vous inviter à prendre un verre ? Je n’ai malheureusement pas de demeure en ces lieux, ni même nulle part ailleurs, capables de satisfaire votre demande de preuve. Laissez-moi vous servir un verre dans les règles de l’art… »

Il affichait une expression sereine, malgré le ton presque hautain qu’il employait en lui répondant. Le provoquer sur le terrain du service était peut-être la meilleure chose qu’elle avait faite cependant… Car au moins, elle se révoltait, et elle commençait par conséquent à réellement l’intéresser, mais en plus, elle lui permettait d’envisager une suite à ce rendez-vous, et c’était réellement la meilleure chose qui puisse se passer. Peut-être que si elle se trouvait en plein possession de ses moyens, cette demoiselle n’aurait pas été aussi prompte à lui laisser une opportunité pareille. C’était bien pour cela qu’il les provoquait : la provocation ne laissait aucune place à la réflexion, et invitait les occasions… Il ne restait plus qu’à les saisir.

En parlant d’occasion à saisir, elle décida d’en prendre une. Même si la main qui appuyait sa carte contre son torse les maintenant à distance, il n’y en avait pas assez pour qu’il ne soit pas à portée de sa main. Se rendant certainement compte de cela, elle avait dû décider de faire un test. Par là, elle souhaitait certainement mesurer la distance entre son bras et la tête de notre cher dragueur. Il fallait dire que, si cette expérience n’était qu’approximative, elle mettait les moyens pour avoir des repères précis. Faisant partir son bras à toute vitesse, elle put bientôt constater que la distance entre leurs deux membres n’était pas assez grande pour que sa main passe sans heurter la joue du jeune homme. Et elle le fit avec force ! C’est ainsi qu’il se retrouva avec la trace cuisante de ses doigts sur la tronche…

Il ne s’était vraiment pas attendu à cela… Il s’attendait à tout, mais étant donné qu’elle avait été un peu lente à réagir la première fois, il ne compris pas la raison pour laquelle sa tête se tourna si rapidement sur le côté, tout en basculant vers l’arrière, et la raison de cette vive douleur à la joue. Il ne comprit pas non plus la raison pour laquelle sa mâchoire avait si rapidement bougé et émit ce crac sonore si douloureux. Fort heureusement, elle avait pris la sage décision de se remettre en place aussitôt, dans un deuxième craquement sonore. Redressant la tête, il ouvrit de grands yeux comme pour savoir s’il était bien réveillé, porta sa main à sa joue où il avait l’impression qu’on avait laissé couler la cire chaude d’une bougie, et ouvrit plusieurs fois la bouche pour s’assurer de la bonne disposition de sa mâchoire. Secouant la tête de gauche à droite, pour s’assurer de ne pas avoir reçu de dommages au niveau du cou, il la regarda étrangement, alors même qu’elle était en train de lui parler.

Il reprenait tout juste ses esprits et n’avait toujours pas compris qu’il venait de se recevoir une gifle monumentale, qu’elle lui parlait déjà de bonnes manières ! De quoi ? Comment ça les femmes ne sont pas un jouet ? C’est le nouveau décret qui vient de sortir ? Purée mais ch’uis pas au courant moi, c’est quoi cette histoire !? Mais alors, plus le droit de jouer ? Plus le droit de s’amuser ? Plus le droit de rigoler en leur compagnie ? Car oui, ça lui arrivait aussi ce genre de choses… Si les femmes ne sont pas des jouets, reconnaissez au moins qu’elles jouent bien leur jeu…

Au moment même où elle sortit sa baguette, il comprit qu’il s’était pris une bonne gifle dans la tête, et que la douleur qui lui cuisait la joue était simplement due à cela. Hum… Une gifle… Un énorme sourire apparut sur son visage, lui crispant d’ailleurs le côté qui avait été sévèrement touché. Ainsi, elle était sortie de ses gonds… Ceci expliquait la baguette pointée sur le torse. De quoi ? Baguette ? Torse ? Oulaaah mais le jeu commençait à lui plaire ! A son tour, il sortit sa baguette, se recula de trois pas, et se mit à avancer, baguette tendue vers l’avant, puis à reculer, tel un escrimeur expérimenté. Le sourire aux lèvres, il prenait sa menace pour une simple plaisanterie.


« En garde mademoiselle ! Attention, attention… Hop ! Manqué… Z’êtes plus rapide que ce que je pensais… »

Entamant un jeu de jambe impressionnant pour aller d’avant en arrière et essayer de l’impressionner, il se força finalement à s’incliner. Faisant mine d’être essoufflé après un combat acharné qui n’avait même pas eu lieu, il écarta les bras en signe d’impuissance et se rapprocha d’elle, après avoir rangé sa baguette…

« Vous êtes une adversaire de taille, je dois reconnaître ma défaite… Sachez tout de même qu’il m’est incapable de frapper une demoiselle… » Il déposa sa paume sur le poignet de la main qui tenait la baguette de la demoiselle, et referma doucement son étreinte. « Aller, baisse ça, on joue pas avec les armes, tu pourrais blesser quelqu’un, ça peut être dangereux »

Son ton et son air moralisateur collaient parfaitement avec l’impression qu’il donnait. Serrant sn poignet avec force, il voulait l’obliger à baisser son arme… Malheureusement, il fallait croire que l’entraînement physique qu’il s’efforçait de suivre n’était pas des plus efficaces. Il devrait certainement beaucoup plus travailler sa poigne et la force de ses bras car il fut incapable de la faire bouger… Une autre solution s’offrait à lui néanmoins, mais ce n’était pas la meilleure de toutes… En revanche, elle se révélait être la plus excitante… Humm, peut-être que…

Ne réfléchissant plus une minute, il mit en action ce qu’il envisageait. Plutôt que d’essayer de lui faire baisser le bras, il le lui tordit, d’abord dans un sens pour la faire flancher, puis dans l’autre, de sorte à ce qu’il arrive directement dans son dos à elle. Le suivant, il se plaça derrière elle et prit directement l’autre bras avec sa main libre, pour le ramener derrière, à la manière d’un prisonnier. Tenant un moment un poignet dans chaque main, il se pencha sur son cou et y déposa deux ou trois doux baisers, avant d’aller lui murmurer à l’oreille :


« J’aimerais beaucoup te menotter, là, dans cette position… J’adore utiliser les menottes… »

Alors qu’il disait cela, il prit ses deux poignets dans une seule main et laissa l’autre aller chercher sa baguette… Ainsi, elle aurait plus de facilités à se dégager, et il pourrait riposter en cas d’attaque.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Ven 18 Mar 2011 - 21:42

Il faisait beau ce soir. Du moins à présent. Si la lune est les étoiles que la jeune femme espérait voir, n'était pas au rendez vous pendant une bonne partie de la soirée, à présent, elles s'étaient rattrapées. Plus aucun nuage n'obscurcissait le ciel, rien que des myriades de petits points lumineux au loin. La lune quand à elle venait baigner la rue déserte, ou presque, de ses rayons doux et chaleureux. S'allonger dans l'herbe, et passer la nuit à regarder le ciel, voilà qui aurait pu être une idéale fin de soirée pour la jeune femme. Elle aurait préféré faire cela plutôt que rentrer chez elle et tenter en vain de s'endormir. Elle cherchait depuis une semaine tous les moyens possible pour ne pas retourner chez elle, afin de ne pas penser. Le ciel, les étoiles et la lune donnaient une impression de sérénité à une scène pourtant qui était loin de l'être. Car oui, ce soir, cette scène que la lune éclairait, c'était la sienne, oui, ce soir elle en avait trouvé un prétexte pour ne pas rentrer chez elle, et celui-là il était légitime. Elle allait tout simplement pouvoir se défouler un peu sur lui. Sur cet homme qui la mettait hors d'elle, et en même temps qui était si déstabilisant...

Il semblerait d'ailleurs, qu'elle allait devoir faire attention à tous ses faits et gestes, car la moindre parole que vous direz pourra être retenue contre vous mademoiselle! En tant qu'auror (enfin presque) elle aurait du savoir cela. Et lui, ne se pria pas pour le lui rappeler. Pourtant elle ne se souvenait pas avoir dit une quelconque parole lui permettant de croire qu'elle aurait voulu le revoir. Elle en fut d'ailleurs grandement étonnée. Il avait prit au mot sa demande de preuve, alors que celle ci était somme toute ironique et sans arrière pensée. Mais il ne rechignait pas à se vendre celui-là, et c'était le moins que l'on puisse dire. Et puis, qu'est ce que cela voulait dire qu'il n'avait pas de chez lui ? Qu'est ce que cela pouvait bien sous entendre surtout ? Céleste leva les yeux aux ciels. Il n'en perdait vraiment pas une!
Tout prétexte était bon pour se rapprocher, et se faire remarquer. Mais au moins cette fois, la proposition était décente et mieux placée. Quoi que... Peut être que s'il avait commencé par ça...
Non impossible! D'ailleurs c'était trop tard, la fureur pouvait se lire dans son regard, et un petit sourire mauvais et sarcastique apparut sur son jolie minois.

“Vous revoir ? Moi ? Plutôt finir sous le joug de la baguette d'un mangemort!!!”

Oui, elle n'avait plus peur. C'était étrange, il était bien plus grand qu'elle, et surtout paraissait plus vieux, mais elle n'avait pas peur. Elle avait une sorte d'impression au fond d'elle même, qu'il ne pouvait pas être si dangereux que cela. Sinon, il serait déjà passé à l'attaque. Non ?
D'ailleurs, elle se dit elle même, qu'elle aurait également dû passer à l'attaque. L'idée de lui laisser une seconde chance était saugrenue, cela l'avait effleurée, mais elle n'avait pas hésité pourtant. Elle le lui avait donné. Mais il ne l'avait pas saisi. Et cela n'allait pas se terminer aussi rapidement et facilement qu'elle le pensait pourtant au début. Voir qu'elle avait sortit sa baguette, et entendre ce qu'il avait entendu aurait du le résoudre à abandonner non ? Après tout elle n'avait pas fait dans la dentelle et n'avait pas mâché ses mots.
Surtout, ses menaces n'étaient pas des menaces en l'air, destinées simplement à lui faire peur. Elle pensait vraiment ce qu'elle disait. Pourtant...

Que faisait il à présent ? Céleste avait toujours sa baguette levée, la pointant irrémédiablement et sans sentiments vers l'homme qui paraissait pourtant serein. Son visage était de marbre, et il ne changea pas d'un seul pouce quand son “adversaire” dégaina sa baguette lui aussi et se mit à...
A quoi au juste ? La menacer ? La provoquer ? Non Céleste trouvait que cela ressemblait plutôt à une danse. Oui il danser. Et pas de la plus belle manière qui soit. Elle le regarda un moment faire, néanmoins aux aguets d'un quelconque mouvement suspect de sa baguette, puis une petite moue de suspicion apparut sur ses lèvres.
Cet homme était était fou c'était certain ... Cela ne pouvait en être autrement. Et pire que tout, il n'avait pas l'air de prendre Céleste au sérieux. Il jouait comme s'il... comme s'il allait attaquer et mettait en garde une enfant.
C'était fou mais il avait le don de la mettre hors d'elle. Sa fureur décupla. Et la pression de ses doigts sur sa baguette se fit plus dense. Quel sort pouvait elle bien lui jeter ?
Quelque chose pour le repousser plus loin, ou quelque chose qui le ferait vraiment souffrir ? Un petit regard sadique se posa alors sur lui pendant qu'elle optait pour la seconde solution.

Mais tout d'un coup il cessa ses simagrées. Il venait de ranger sa baguette et revenait vers elle. Qu'allait il inventer encore?
Céleste ne put réprimer un immense soupire d'exaspération. Elle était si épuisée. Elle voulait qu'on la laisse tranquille. Si lui se rendait, elle, ne baissa pas sa garde. Et peu importait ses grands discours. La jeune femme pointa sa baguette sur le jeune homme ouvrit la bouche et s'apprêtait à lui lancer un sort, quand son mouvement de baguette fut arrêté par une emprise sur son poignet. Encore une fois il avait osé créer le contact. Et encore une fois, il lui parlait comme à une enfant, et elle n'aimait pas cela, mais alors pas du tout. Paraissait elle si fragile que ça ? Pourtant à bien y réfléchir, elle ne pensait pas l'être.

“Ne me sous estime pas, saches que je sais très bien me servir de ma baguette !”

Après tout elle était une excellente élève lorsqu'elle était à Poudlard, et si elle allait entrer dans le rang des aurors, c'était qu'elle avait du potentiel. On le lui avait dit, elle n'avait pas à douter de ses capacités. Alors il n'avait qu'à se méfier et faire attention à ses fesses s'il ne voulait pas finir à Sainte-Mangouste ce soir!
Mais à bien y regarder, pour le moment, c'était plutôt l'ancienne Serdaigle qui était dans une fâcheuse posture.
Outre la pression sur son poignet dont elle aurait pu se défaire facilement, il s'était mis à tordre son poignet avec force, dans un sens, puis dans un autre, et elle sentit le jeune homme se glisser dans son dos, alors que son bras cédait sous la force et sa baguette s'échappa de ses mains et alla rouler quelques centimètres plus loin. Bien, maintenant peut être qu'il fallait qu'elle cesse d'agir de manière impulsive, et qu'elle réfléchisse un peu à la situation. Bon, elle était désarmée, mais le bon côté des chose c'est que lui non plus ne la menaçait pas de sa baguette. Mais dans la position où elle était pour le moment, il était difficile de se dégager. Et ce n'était pas parce qu'il n'avait pas de baguette, qu'il était sans ressources...

D'ailleurs, profitant de cet instant de faiblesse, il s'approcha d'elle, trop prêt, beaucoup trop prêt à son goût et déposa des baisers dans son cou. Céleste ne sut pas si c'était la bourrasque de vent violente qui s'était levé à ce moment là, ou s'il s'agissait d'autre chose, quoi qu'il en soit, elle fut parcourut d'un incontrôlable frisson, en même temps qu'un sentiment d'horreur s'emparait d'elle. Elle se demanda alors, si elle n'avait pas un peu sous estimé l'individu qui se trouvait derrière elle, et qui, elle ne le devinait que trop bien se délectait certainement de ce retournement de situation. Elle n'avait pas fait assez attention sur ce coup là, il allait falloir qu'elle se rattrape. Mais il fallait se calmer, et se poser. Réfléchir. Pourtant ce n'était pas facile, alors que les battements de son cœurs s'étaient mis à accélérer. Adrénaline ? Légère peur ? Tension ? Ou autre...
Quoi qu'il en soit, il fallait qu'elle réfléchisse, et qu'elle agisse. Et vite! Avant qu'il ne prenne une autre liberté qui la mettrait encore plus mal à l'aise voir plus...
D'ailleurs, elle pouvait sentir son souffle chaud dans son cou et dans ses cheveux, même la chaleur qui se dégageait de lui, tellement il était prêt d'elle. Mais l'odeur de tabac froid qu'il dégageait était insupportable.
Ce qu'il lui glissa à l'oreille ne lui plut pas davantage, c'était osé, c'était déplacé, c'était finalement tout simplement à son image. Elle ne répondit pas, non pas tout de suite, il fallait qu'elle trouve comment se sortir de là avant.

Puis l'occasion lui fut donnée lorsqu'il saisit d'une seule main ses deux poignets. Que comptait il faire avec son autre main? Elle ne savait pas et ne voulait pas le savoir! Plusieurs solutions vinrent à l'esprit de la jeune femme, et aucune ne lui parut acceptable, et comme traversé par une décharge électrique, elle se dégagea de sa poigne, s'éloigna de lui et récupéra sa baguette au passage. Elle se tourna, se mettant face à lui et lui jetant le pire regard de dégoût qu'elle pouvait lui jeter.
Mais en croisant son regard, alors qu'elle allait crier victoire, alors qu'elle était sur le point d'attaquer et de libérer sa rage, elle croisa son regard, et elle stoppa net. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle se sentit tout d'un coup ridicule. Elle venait tout simplement de se rendre compte que finalement, ce n'était qu'un jeu. Oui, tout cela n'était qu'un simple jeu. Et elle s'était laissé avoir. Encore une fois elle ne s'était pas méfiée.
Serrant les dents, la jeune femme pointa de nouveau sa baguette sur lui. Elle aurait put tout simplement en arrêter là, mettre un terme à tout ce cinéma, partir et ne pas se retourner. Et pourtant, elle se rendit compte à sa grande surprise qu'elle n'en avait pas envie. Elle avait juste envie d'une chose: lui faire mal. Finalement peut être que ce soir, elle aussi allait jouer un peu.
Sourire mesquin à l'appui, elle murmura:

“Tu aimes peut être utiliser les menottes, mais je ne suis pas certaine que tu t'en sois beaucoup servi dans ta vie... a vrai dire, je ne doute plus de tes capacités, je suis à présent certaine que tu n'es pas capable de grand chose”.

Elle avait appuyé sur le mot “certaine”. Elle était étonnée elle même de ses propres paroles, et pourtant un sourire sadique sur le visage, elle était heureuse de pouvoir elle aussi le provoquer. Il avait envie de s'amuser ce soir ? Ça tombait bien, elle en avait finalement aussi envie.
Puis, un petit sourire apparut sur son visage, et elle pencha légèrement sa tête de côté. C'était fou, la colère avait laissé place à autre chose. Elle n'arrivait pas à mettre le doigts dessus, mais elle avait juste l'impression de n'avoir plus rien à perdre.
Baguette toujours pointée sur lui elle se rapprocha lentement du jeune homme soutenant son regard. Non, elle n'était pas fragile, elle avait décidé de ne plus l'être tout simplement, et cette soirée pourrait certainement l'aider à se le prouver, autant qu'à le lui prouver à lui. Elle continuait à approcher, se mordillant la lèvre inférieur, ne lésinant pas pour sur son déhanché. Puis alors qu'elle estima qu'elle était à une distance raisonnable, elle lança un sort informulé.
“Incarcerem” et subitement, des cordes sortirent de nulle part et vinrent s'enrouler autour du corps du jeune homme. D'un coup de baguette, elle fit en sorte que les cordes se resserrent autour de son corps et l'empêche de bouger un quelconque membre. Il était prisonnier, il était SON prisonnier. Céleste afficha un sourire innocent et presque triomphale et fit mine de réfléchir.
Puis elle se rapprocha encore un peu de lui, allant presque coller son corps au sien. Elle n'avait pas peur qu'il la touche, puisqu'il ne le pouvait pas. Elle alla donc lui susurrer à l'oreille.

“Ce n'est pas aussi excitant que des menottes, mais personnellement, j'aime bien”


La jeune femme s'éloigna de lui, se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir faire de lui. Maintenant qu'il était dans une position inconfortable, c'était bien plus drôle. Elle resta là à l'observer un moment, faisant glisser sa baguette entre ses doigts en se demandant ce qu'elle allait bien pouvoir faire de lui.
Elle pointa de nouveau sa baguette sur lui d'un geste théâtrale, à vrai dire elle n'avait pas vraiment idée de ce qu'elle allait faire, elle voulait juste lui faire peur, elle voulait juste lui montrer que là tout de suite c'était elle qui menait la danse. Mais son sourire disparut tout d'un coup aussi vite qu'il était apparu.
Elle venait de remarquer, qu'il avait encore sa baguette à la main. Il était ligoté certes, mais pas désarmé. Oups, une grave et grossière erreur qu'elle allait certainement payer cher. Peut-être même très cher...
Attention à ce que la petite souris qui se rit du chat ne se brûle pas les moustache en jouant avec le feu...
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Lun 21 Mar 2011 - 18:06

Ce que cela pouvait être amusant de jouer… Là, dans son dos, si près d’elle, il s’amusait. Sentir le corps tant apprécié d’une demoiselle en détresse contre le sien était si excitant… Et cela l’était d’autant plus qu’elle ne souhaitait visiblement pas s’offrir à lui. La résistance dont elle avait fait preuve quelques minutes auparavant était toujours là. Si ses poignes de fer ne l’avaient pas empêchée de partir, elle serait déjà loin de lui. C’était justement cette perspective qui le faisait tant apprécier la situation. C’était pour cette raison qu’il jubilait intérieurement… Il avait le dessus, et il avait pu remarquer un tempérament de feu, qui venait tout juste de se découvrir, mais qui lui laissait croire que la nuit ne serait pas de tout repos, qu’en bien même il réussirait à passer la nuit en sa compagnie. Ce sont toujours les plus difficiles à avoir qui sont les plus excitantes par la suite… D’après vous, pourquoi prenait-il la peine de les énerver autant ? Il fallait qu’elles aient du caractère, et surtout qu’elles se décident à entrer dans son jeu, pour qu’enfin il ait une chance de parvenir à ses fins.

Alors qu’il s’armait de sa baguette, elle saisit l’occasion pour se dégager. Dommage… Il avait pensé qu’il lui ferait tout de même plus d’effet que cela et qu’elle décide de ne plus quitter ses bras. Après tout, ça lui était déjà arrivé tellement de fois, et ces nuits avaient tout de même été mouvementées. Mais non, celle-ci venait de partir, et avait récupéré sa baguette dès qu’elle l’avait pu. Il n’était pas certain qu’elle sache qu’il jouait, aussi pour lui faire comprendre, décida-t-il d’afficher un petit sourire moqueur. Non, il n’avait pas peur. Il ne pouvait pas avoir peur puisqu’il ne s’agissait que d’un jeu. Dans un jeu, tous les risques deviennent minimes, on peut mourir une fois et revivre directement. La vie elle-même était un grand jeu ! Tout du moins, c’est ainsi qu’il la voyait… Il oubliait certainement le fait qu’ici, elle n’était pas éternelle…

Il sortit de ces réflexions d’une complexité absolue pour admirer la démarche de la jeune femme. Ce sourire moqueur et mesquin qu’il affichait se transforma en un sourire appréciateur, beaucoup plus pervers. La démarche sensuelle, le regard provocateur et la baguette menaçante formaient un cocktail de saveur qu’il semblait apprécier. Elle avait enfin compris son jeu, elle venait tout juste d’entrer dedans et cela se révélait bien plus drôle que lorsqu’il s’amusait tout seul. Cette démarche lui donnait directement envie de lui sauter dessus, mais il fut bientôt rattrapé par sa conscience. Ils jouaient à un jeu dangereux, mais pour l’instant les règles étaient fixées et il ne pouvait pas se permettre d’être aussi rapide : c’était signer son arrêt de mort. Aussitôt qu’elle connaitrait ses faiblesses, elle pourrait les exploiter sans limite et lui faire payer son impatience. Mais plus qu’une bataille liée aux gestes, la demoiselle souhaitait se lancer dans une joute verbale. Elle était donc certaine qu’il ne savait pas faire grand-chose ? Un sourire se dessina sur son visage tandis qu’il haussait un sourcil…


« Si tu ne me laisse pas te montrer de quoi je suis capable, tu ne sauras pas si ce que tu penses est avéré… J’ai bien plus de ressources que tu ne le crois… »

Mais cette petite phrase, si innocente soit-elle, devait bien révéler son vice caché. Il dut avoir peur qu’elle ne comprenne pas ce qu’il souhaitait dire par là. Un sourire plus vicieux sur les lèvres, il se contenta de faire quelques mouvements de bassin. Quelque chose de simple mais qui se révélait bien trop explicite pour qu’elle ne comprenne pas le sous-entendu qu’il y avait là-dessous…

Seulement, si lui ne manquait pas de ressources, elle non plus visiblement. Tout en continuant à approché et la baguette toujours tendue en avant, alors qu’il pensait que toutes les menaces qu’elles proféraient n’étaient que de vaines paroles, des cordes jaillirent de sa baguette et vinrent l’entourer, le saucissonner et le compacter en un filet bien dodu. A cette distance de toute manière, il lui aurait été incapable d’éviter le sortilège, même en étant méfiant. Le plus difficile dans ce saucissonnage impeccable fut de garder sa baguette en main. Les phalanges blanchies par l’effort qu’il faisait pour ne pas la laisser tomber, les ongles lui rentrant dans la paume, il fut soulagé lorsque la pression des cordes se stabilisa et qu’il put continuer à tenir sa baguette de manière correcte. Malgré tout, elle se trouvait le long de son corps et ne pouvait être, dans cette position, d’aucune utilité si elle décidait de lui lancer un nouveau sortilège…

Mais la demoiselle avait visiblement décidé de le torturer d’une autre manière. Elle se rapprocha de lui, si près qu’il pouvait presque sentir de nouveau la chaleur de son corps. Le sourire qu’elle arborait laissait penser qu’elle avait gagné, mais surtout, les paroles qu’elle lui glissa l’oreille lui firent un effet monstrueux. Se mordillant la lèvre inférieure, il se contenta de hocher la tête, se demandant si se laisser tomber en avant pour pouvoir la toucher serait une bonne solution. A bien y réfléchir, il ne valait mieux pas se laisser tomber dans les bras d’une inconnue visiblement peu enclin à le serrer dans ses bras, malgré ce qu’elle lui laissait croire.

Malheureusement pour lui, ce rapprochement fut bien trop court et elle s’en alla bientôt. La suivant du regard, il ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire bête en admirant sa démarche. Il avait plutôt bien choisi sa cible aujourd’hui et en était fier. Il restait encore à se sortir de cette position inconfortable et réussir à la séduire… Première phase tout d’abord, se libérer de la corde. Pour ça, rien de plus simple, il avait sa baguette en main. Regardant la position de sa baguette, il essaya de plier le bras… En vain. Bon… Le seul mouvement qu’il pouvait faire était du poignet. Il commença alors par faire quelques mouvements pour connaître l’étendue de la surface qu’il pouvait couvrir, ainsi que pour assouplir son poignet. Puis, il tenta de faire un mouvement impossible, qu’il ne réussit bien sûr pas, et décida de prendre un peu d’élan. A la une, à la deux, à la trois… Bon ben, à la quatre, à la cinq… Ah ça y est ! Au bout de la sixième fois, sa baguette se retrouvait en contact avec la corde. Son poignet se retrouvant dans une position très inconfortable, il prononça le sortilège Diffindo à toute vitesse et la corde céda. Il avait souhaité que sa baguette soit en contact direct avec la code pour ne pas que sa elle chemise n’en prenne un coup.

En effet, lors de diverses rencontres, il avait réussi à trouver bon nombre de chemises. Parfois, les boutons se trouvaient enlevés à l’aide d’un sortilège, d’autres, des morceaux de verres s’étaient amusés à la lui entailler, mais surtout, il ne comptait plus le nombre de fois où des demoiselles, sous le charme du jeune homme, lui avaient arraché sans pitié, pour le plus grand malheur de la défunte chemise. Sur sa peau, bon nombre de ses compagnes préférées avaient connu leu dernier souffle, et il se trouve que l’hôpital pour chemise n’était pas donné… Alors désormais, il faisait extrêmement attention à ses différentes chemises et souhaitaient ne plus en perdre une seule par sa faute, ce qui, il fallait bien le dire, était plutôt difficile étant donné qu’il ne contrôlait absolument pas sa maladresse habituelle.

Pendant quelques secondes, il fut satisfait de cette liberté retrouvée. Les cordes lui avait enserré le corps avec force, et il se demandait même s’il ne possédait pas quelques marques de lacération. Une grimace tordit alors son visage lorsqu’il passa sa main sous ses poumons. Oui, là, il y avait une brûlure… Très bien, elle voulait jouer l’emprisonnement ? On allait jouer l’emprisonnement ! La rue n’était pas très bien éclairée, et il ne put distinguer qu’une ombre à la place de son corps. Dommage… la lune n’était pas assez bien placée pour pouvoir l’éclairer convenablement, et lui offrir la vision de son corps de rêve. A l’aveuglette, il tendit sa baguette devant lui…


« Metalo Scencio ! »

Aussitôt, un filet de métal sortit de sa baguette et illumina le ciel. Il ne sut pas pour quelle raison, mais il avait affreusement mal visé, et son sortilège atterrit bien loin de sa cible initiale… Il n’était décidément pas en forme… Malgré tut, l’éclair de lumière grise qui avait accompagné la sortie de son filet lui avait permis d’éclairer un peu plus la scène, et un sourire apparut sur son visage… Désormais, il savait ce qu’il fallait viser, et il savait même ce qu’il allait faire ! Baguette toujours en avant, il décida de lancer son prochain sortilège en informulé. La surprise serait plus grande… Un petit Racidis Perfidum bien lancé et voilà que de nombreuses racines sortaient de terre. Tout d’abord, il avait créé un mur de racines derrière elle, pour éviter qu’elle ne parte plus loin. Oh non, il ne comptait pas les faire agir de manière agressive… Celles-ci ne faisaient que gesticuler pour l’empêcher de passer. En revanche, il avait fait pousser deux ou trois racines à ses côté, et celles-ci, armées de toute petites épines, allèrent attaquer ses jambes. Oh non, elles n’allaient pas les enlacer et les empêcher de bouger ! Quel intérêt y aurait-il à la laisser si loin ? Non, ces petites racines vinrent juste lui picoter les pieds, histoire de l’embêter un peu. Un petit coup à droite, l’autre à gauche… Et si jamais elle décide de les défoncer à l’aide d’un bon coup de pied, gare aux épines !

Pendant un moment, il s’amusa à les faires bouger et pousser de plus en plus, pour que ses chevilles ne soient pas les seules à avoir droit à ce petit supplice. Il s’étendait donc jusqu’aux cuisses. Seulement, ce petit jeu devenait lassant… Il n’y avait pas de piment, seulement des racines et des épines, pas de quoi déplacer des foules… Aussi, pour changer un peu de style, décida-t-il de lancer un Accio informulé. Sur qui ? Mais sur elle bien sûr ! Il souhaitait qu’elle soit près de lui, son corps pressé contre le sien, ses lèvres effleurant les siennes, prêts à lui donner un baiser ultime renforcé la délicieuse odeur de tabac froid qui lui vaudrait très certainement de se faire repousser de façon digne. Mais l’heure n’était pas encore au baiser, l’heure était à la négociation…


« Emmène-moi au Sanglier Rieur, que je te prouve ma valeur… »
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Dim 27 Mar 2011 - 11:30

Elle était statique. Oui c'était bien le mot. Plus aucun de ses muscles ne voulaient bouger, jusqu'à son regard marron glacé qui était fixé sur cette homme enserré dans des cordes tel un rôti doré et tendre sortant du four et qui vous faisait vous lécher les babines. A vrai dire plus qu'un état de choc émotionnel ou frontal, son regard, elle n'arrivait tout simplement pas à le détourner. Comme quand on regardait quelque chose qui était sur le point de disparaître, et que si on détournait les yeux une seule seconde, on pouvait perdre toute la beauté du moment. Elle ne savait pas si c'était la menace directe de la baguette qu'elle avait aperçu quelques secondes auparavant ou l'étrangeté de la scène, quoi qu'il en soit, quand un rayon de lune était venu éclairer son visage, son corps, la jolie serveuse avait finalement prit conscience que ce soir elle avait face à elle un appétissant prédateur ,ou alors ne serait il pas plutôt la proie ?

Certes, ce n'était pas elle qui était ligotée et qui ne pouvait plus faire un mouvement, mais elle savait au plus profond d'elle que la situation allait tourner, comme le vent venait subitement de le faire à l'instant, rabattant ses cheveux dans son cou et sur ses épaules.
Il allait sans aucun doute réussir à se libérer, et il n'allait pas passer cette affront. Il ne s'était passé qu'à peine une minute entre le moment ou ses yeux s'étaient posés sur la baguette et le moment où ses même yeux avaient vue la corde tomber à terre par morceau. Elle tenait toujours fermement sa baguette, prête à se protéger. Elle savait qu'elle était potentiellement en danger à présent, mais elle ne se laisserait pas faire. Pourtant, au lieu d'avoir peur, elle sentit monter en elle une sorte d'excitation mêlée à une adrénaline tout aussi troublante.

Elle se mordit délicatement la lèvre inférieure tout en se demandant si elle n'était pas tout simplement devenue folle. Oui, c'était certain, tout les évènements de ces derniers jours avaient dû la rendre fragile psychologiquement. La voilà qui s'amusait avec un parfait et grossier inconnu, en plein milieu d'une rue déserte et que ça... lui plaisait ?
Elle ne savait plus trop quoi penser, mais puisqu'elle était prise de folie (espérons le passagère) autant jouer jusqu'au bout non ?
Elle aurait déjà du mettre cet homme chaos, ou l'avoir fait tellement souffrir qu'il gémirait de douleur à ses pieds la suppliant d'arrêter. Pourtant, elle rester là à attendre comme une parfaite idiote, à ce qu'il arrive à se défaire de ses liens sans même réagir et se défendre.

Peut être qu'au fond d'elle même, elle avait envie qu'il la prenne et qu'il la plaque contre le mur là en plein milieu de la rue? La jeune femme secoua la tête prise de cette vision déplacée. Il fallait qu'elle cesse de penser et de ce déconcentrer. Sinon, elle allait réellement finir contre le mur...
D'ailleurs en un éclair, quelque chose sortit de la baguette du bel inconnu et la rata de peu. A vrai dire non. La chose en question avait atterrit à plusieurs centimètres d'elle. Soit il avait un problème de vue, soit il ne savait pas très bien se servir de sa baguette. Dans les deux cas, ce serait un net avantage pour la demoiselle. Pourtant elle se dit qu'il ne fallait pas se fier à cette piètre prestation, ce n'était peut être tout simplement qu'un piège pour qu'elle baisse sa garde ? Elle s'aperçut en tournant la tête qu'il s'agissait d'un filet. Il ne manquait donc pas d'imagination...

Un bon point pour lui, mais il faudrait bien plus qu'un simple filet pour pouvoir se jouer de la Céleste demoiselle, et alors qu'il pointait de nouveau sa baguette sur elle, elle recula à petit pas. Il avait utilisé un sort informulé, elle en était convaincu, mais rien ne s'était produit jusqu'à présent. La rouquine commença à être intriguée, sa bouche s'ouvrit légèrement et, alors qu'elle ne s'y attendait pas le moins du monde, son dos heurta quelque chose de dur et semblait il de mouvant. Son cœur se mit alors à battre dans sa poitrine à une vitesse un peu plus supérieur à la moyenne, et étouffant un petit cri, elle se retourna pour se trouver face à face à... Des racines?

Une lueur de panique passa un instant dans son regard avant qu'elle ne se ressaisisse et fasse de nouveau face à son “agresseur” qui n'en avait visiblement pas terminé avec elle. A peine le temps de dire ouf et la jeune femme se retrouva cernée par des racines épineuses qui semblaient vouloir la faire danser et se recroqueviller sur elle même. Elle se maudit pour la seconde fois de la soirée d'avoir mit une robe aujourd'hui et alors qu'elle tentait d'échapper aux racines de gauche, elle se rapprocha un peu trop de celles qui se trouvaient sur sa droite, et l'une des racines vint s'accrocher à sa cuisse, et érafla sa peau, laissant sur son passage une entaille qui se mit bientôt à se remplir de rouge vif.
Une goutte de sang chaud coula alors doucement le long de sa cuisse, alors que la jeune femme serrait les dents. Ce n'était rien, juste une égratignure qui ne lui faisait pas mal, à peine sentait elle un léger picotement, mais Céleste le coeur battant, les dents serrés, était folle de rage. Il avait réussi à l'atteindre, il avait réussit à la piéger, et il aimait visiblement cela. Elle en revanche un peu moins.

Il était beau, joueur et diabolique. Elle, le regard plein de dégoût et pourtant plein d'envie, les lèvres tremblante de colère, de rage et de désir, cette étrange sensation de vouloir lui faire du mal, beaucoup de mal, respirait aussi une sensualité et un caractère à toute épreuve.
Elle n'aimait pas perdre. Elle aimait au contraire avoir le dessus. Et lui, il la frustrait. Encore plus ce soir là que cela faisait un moment qu'elle n'avait pas eu à faire à un homme, encore plus ce soir qu'elle voulait se venger et où elle avait pourtant l'horrible sensation de se faire encore une fois piéger. Pourtant, au lieu de se ruer sur lui et de l'assumer à coup d'expulso, elle restait là à le contempler. Il fallait qu'elle reprenne ses esprits! Il avait certes marqué un point, mais il était loin d'avoir gagné la bataille!

La jeune femme ne put néanmoins pas s'empêcher de pousser un petit cri de surprise au vue de ce qui se passa par la suite. Trop occupée à tenter de repousser les répugnantes racines, elle ne se rendit pas compte que le marionnettiste s'était lassé de son jeu, et qu'il s'était décidé à passer à la vitesse supérieure. La jeune femme eut une drôle de sensation, comme si elle était aspiré. Puis elle sentit son corps se déplacer seul et en moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire, celui-ci se retrouva coller à celui du jeune homme, à sa complète merci. Elle n'eut le temps que de mettre ses deux mains en avant sur le torse du grossier individu pour freiner un peu le choc de son corps qui s'écrasait contre le sien, de s'empêcher d'être totalement dans ses bras sans défense.
Mais ce n'était qu'un leurre, car elle savait bien qu'à présent, elle était en grand danger.

Céleste, ses yeux ambrés plongés dans ceux couleur émeraude de l'homme, se sentait bel et bien prise au piège. L'entourait il de ses bras ? Ou était elle libre de ses mouvement et donc de s'en aller? Elle n'aurait su le dire à l'instant.
Qu'il s'agisse de l'une ou l'autre des possibilités, elle était bien incapable de bouger. Son regard c'était perdu dans les yeux de celui qui la faisait face, et la chaleur de son corps l'enveloppait telle une brume. Quand à son odeur, celle là même qu'elle trouvait détestable quelques instant auparavant, elle s'avérait être finalement délicatement attirante et suave. Mélange de bestialité et de douceur. Son corps collé au sien fut parcourut d'un frisson qui fit monter en elle un désir lancinant. Elle se rendit soudain compte que ses lèvres étaient bien trop près des siennes. Son coeur se mit à battre plus fort et son souffle se fit plus court. Elle devait réussir à sortir de cette étreinte, elle ne le laisserait pas gagner ce coup là... Mais allait il la laisser s'éloigner?

C'est sa demande qui fit revenir la jolie rousse à la réalité. Elle devait rompre le contact visuel si elle voulait s'en sortir un jour. L'endroit où se trouvait la plaie sur sa cuisse commençait à la brûler en peu, mais elle s'en rendait à peine compte, tant tout son corps avait l'air d'être en flamme et de se consumer peu à peu. Son cerveau avait l'air d'avoir jeté l'éponge, ne permettant pas à un seul de ses muscles de bouger. Son odeur et la chaleur de son corps ne facilitaient en rien les choses. Ses lèvres étaient si proches, et la tentation si forte que si elle s'était écouté, elle aurait peut être déjà cédée.
Mais ce n'était pas drôle de s'arrêter en si bon chemin, le jeu ne faisait que commencer. Elle baissa le regard sur son sac et tapota la petite poche où se trouvait la clé du Sanglier Rieur. Le contact était rompu et un petit sourire provocateur apparut à la commissure de ses lèvres. Elle se mordit la lèvre inférieure avant de tenter fébrilement de s'éloigner de lui. Maintenant qu'elle avait retrouvé ses esprits, ce n'était pas le moment de replonger dans cette sorte de transe. Elle se mit d'abord à lui rire au nez, puis elle lança sur un ton amusé et faussement sévère.

“Au Sanglier? Tu voudrais que je t'amène là bas? Ah! Pour cela il faudrait que j'ai envie qu'il s'y passe quelque chose, hors, ce n'est pas le cas. D'ailleurs, je t'ai déjà dit que je ne croyais pas en tes capacités”.

Elle se rapprocha de lui, collant totalement son corps au sien, s'appuyant même sur lui pour exagérer le contact, puis remonta ses mains pour enlacer son cou, comme si elle allait danser avec lui avant de lui susurrer à l'oreille.

“Ton petit mouvement de bassin de tout à l'heure n'était pas très convainquant. J'espère que tu as mieux que ça...”

Elle s'éloigna de lui, sans oublier au passage d'effleurer son oreille de ses lèvres, très subtilement mais pas assez pour qu'il ne s'en rende pas compte. Cette fois-ci, cela suffisait bien. Ce fut un agréable moment certes, mais cela suffisait maintenant. Elle voulait voir ce qu'il valait vraiment et elle voulait le voir la supplier de pouvoir la toucher et elle voulait qu'il n'en puisse plus de la désirer. En d'autres termes, elle voulait renverser cette situation où elle était la proie et lui le prédateur. Elle voulait se mettre à chasser elle aussi, et ce soir, elle était semblait il affamée.
Céleste s'aida de ses mains et frappa de toutes ses forces le jeune homme à la poitrine afin de se dégager de lui, de s'éloigner de son influence, et sans perdre de temps, brandit sa baguette sur son torse, penchant légèrement la tête de côté et passant sa langue sur ses lèvres délicatement.

“Alors qu'est ce que je vais bien pouvoir faire de toi...”

Le sourire et l'air aguicheur qu'elle avait prit auparavant disparut instantanément, laissant place à un masque de neutralité où l'on pouvait tout de même déceler une petite pointe de cruauté. Elle fit quelques petits mouvements de baguettes et s'écria:

“Everte Statis!”

Il ne lui suffisait plus que d'attendre quelques secondes pour connaître la suite des évènements, elle se mit néanmoins en position de défense. Au cas où, on ne sait jamais...
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Mer 30 Mar 2011 - 19:11

L’inconscience… Elle permet beaucoup l’inconscience ! Elle empêche de voir le danger, et elle fait faire beaucoup de choses risquées. L’inconscience… C’est l’état de la personne agissant sans comprendre la portée de ses actes. L’inconscience… Elle frappe beaucoup plus de personnes qu’on ne le pense ! En général, lorsqu’un inconnu vous aborde dans la rue et vous suit, votre esprit prend conscience du danger qui guette. Peut-être Will ne faisait-il pas assez peur pour qu’elle décide de fuir… Peut-être était-elle tout simplement folle ou inconsciente. Quoi qu’il en soit, les actes de la demoiselle avaient une portée bien plus grande qu’elle ne pouvait le croire. Chaque pas, chaque mot, chaque seconde passée auprès d’elle sonnait comme une déclaration enflammée à ses yeux. Elle le voulait, et elle souhaitait surtout que ce ne soit pas facile pour lui… Elle le voulait, mais elle ne souhaitait pas s’offrir à lui. Elle le voulait, et elle avait surtout envie de le tester, quitte à partir alors qu’il commençait à lui faire bien plus d’effet qu’elle ne l’avait prévu.

Car oui, il en était certain, elle ne pensait pas qu’il lui ferait un effet quelconque, et c’était certainement pour cette raison qu’elle commençait à jouer avec lui. Une personne qu’il arrivait à toucher directement s’offrait généralement du premier coup à lui. Cette fois, c’était différent… Peut-être avait-elle quelques problèmes dans sa vie sentimentale qui lui faisaient tout de même prendre quelques distances avec cet inconnu si près d’elle. Et pourtant… Et pourtant elle allait bientôt succomber à son charme, comme chaque demoiselle qui passait dans ses bras. Il suffisait qu’elle le regarde, comme d’habitude. D’ailleurs, il ne comprenait pas qu’elle ne soit pas déjà à ses pieds. Peut-être avait-elle un tempérament rebelle qui l’empêchait de comprendre qu’elle était face à l’homme le plus attirant de sa vie.

Peu importe, maintenant qu’elle se trouvait dans ses bras, elle verrait bien qu’elle ne pourrait pas résister au beau jeune homme. Mais visiblement, elle ne l’avait toujours pas vu… Puisque lorsqu’il l’attira à lui, elle plaça ses mains devant elle, comme pour le repousser complètement. Mais elle ne pouvait pas résister à son sortilège d’attraction. Viens à moi joli trésor, viens dans mes bras, goûte à la chaleur de mon corps dont tu ne pourras plus te défaire… Ses mains atterrirent bientôt sur son torse, le repoussant quelque peu, mais ne l’empêchant pas de se décoller d’elle puisqu’il avait pris soin de l’entourer de ses bras, comme un ours en peluche que l’on venait tout juste d’avoir. Cet ours en peluche que l’on prend dans ses bras une fois, et dont on se lasse dès que l’on en a un nouveau. Pourtant, certains enfants développent une attirance pour un seul ours parfois, délaissant tous les autres… Dommage qu’il ne soit plus un enfant !

Les yeux plantés dans les siens, il avait les lèvres prêtes à l’embrasser. Elles étaient si proche… Beaucoup trop proches d’ailleurs ! Certes, elle se jouait de lui, mais lui aussi, il avait bien le droit de jouer un peu ! Puisque toutes les filles étaient à ses pieds, il fallait bien qu’il les fasse languir un peu avant de leur sauter dessus comme un fauve ! Et celle-ci ne ferait pas exception à la règle… Le plus drôle était encore de jouer… Quel intérêt y avait-il à révéler ses faiblesses, si ce n’était de finir soumis à des possibles coups de fouets ? Malheureusement, les jeunes femmes qu’il accostait dans la rue ne portaient généralement aucun fouet sur elles… Et puis à bien y réfléchir, le fouet, ça doit faire mal !

Bientôt, il ne capta plus aucun regard. Elle avait baissé les yeux… Comment !? Elle avait réussi à baisser les yeux !? Pourquoi son charme naturel n’agissait pas !? Chaque femme qu’il avait rencontrée fondait devant ses yeux si envoûtants, et elles étaient ensuite réduites à obéir à ses volontés, et surtout à ses petits caprices, ceux qu’il faisait pour jouer. Celle-ci était… Différente. Voici un peu d’action, et tant mieux ! Un peu de haine, un peu de dégoût, pour passer une nuit torride au creux des bras de la belle. Un petit sourire apparut sur ses lèvres avant qu’elle ne se mordille la lèvre. Ah… Mais pourquoi mords-tu à l’hameçon !? Tu ne devrais pas ! Je croyais que tu étais différente et tu me déçois beaucoup !

Heureusement, ce qu’il croyait être une preuve de faiblesse n’en était pas. Elle reprenait le jeu… Cette façon de se mordiller la lèvre avait le don de l’émoustiller quelque peu et elle avait donc raison d’essayer de l’amadouer ainsi. Mais alors qu’il commençait à apprécier cette petite moue, elle se mit à lui rire au nez, comme une parfaite petite insolente, en lui répétant quelques phrases. Il serait temps de te renouveler ma belle ou je risque de m’impatienter… Il n’est pas bon de répéter trop de fois une chose qui n’est pas avérée ou je vais commencer à croire que tu ne sais pas dire grand-chose d’autre. Manquerais-tu de répartie ?

En tout cas, si elle manquait de répartie, elle ne manquait pas d’audace. Elle alla même jusqu’à se coller à lui pour éveiller ses sens. Alors qu’il souhaitait qu’elle ne soit plus en mesure de se détacher de son corps, voilà que c’était lui qui était incapable de se défaire de cette chair envoûtante. Le plus incroyable était qu’elle ne s’arrêtait pas là. Passant ses mains autour de son cou, lui laissant croire pendant une petite minute qu’elle allait l’embrasser, elle dirigea ses lèvres à son oreille et lui susurra un petit quelque chose…


« Ton petit mouvement de bassin de tout à l'heure n'était pas très convaincant. J'espère que tu as mieux que ça... »

Il poussa alors un long soupir, qui en disait long sur ses impressions. Voilà qui était lassant… Il était réellement tombé sur une demoiselle qui maquait de répartie. Et même si l’audace rattrapait quelque peu ces paroles manquant d’originalité, elle ne lui faisait plus vraiment d’effet. Aussi ne ressentit-il rien de très flagrant lorsque ses lèvres effleurèrent son oreille. Peut-être que si elle se taisait ou changeait le disque, il serait plus réceptif à ses petits gestes attentionnés et terriblement sensuels. Et c’est justement parce qu’il se désolait du peu de répartie de la demoiselle qu’il sentit à peine ses mains se poser sur son torse, avant de frapper violemment pour le repousser. Cela eut de l’effet ! Il recula de quelques pas et la demoiselle fut libérée de son emprise. Cela eut aussi le don de le réveiller, et sur un ton taquin, il lui rétorqua :

« Tu es sûre que c’est moi qui n’arrive pas à te convaincre ? J’ai plutôt l’impression que c’est toi qui ne veux rien faire… Serais-je en face de quelqu’un de totalement chaste ? Tu as pourtant l’air de savoir ce que tu fais, et surtout ce que tu veux, quand tu viens te coller à moi… »

Mais elle prit bientôt un air complètement aguicheur. Aaaaaah !! Alors ses paroles avaient eu de l’effet ! De plus, la baguette brandie sur son torse lui donnait un charme fou… Un sourire appréciateur fendit le visage du jeune homme, attendant la sentence avec hâte. Qu’allait-elle lui faire subir ? Elle avait bien le droit de se venger après tout ! Et elle savait user de parole cette fois, en le faisant languir… Le suspens, il n’y a que ça de vrai ! Mais, malheureusement pour lui, elle perdit cet air qui voulait dire « viens par là mon mignon » pour afficher un visage désespérément neutre. Avait-elle besoin de tant de concentration pour lancer un sortilège ?

A cette distance, il savait qu’il était incapable d’éviter n’importe quel sortilège. Qu’elle lance donc un Avada et c’en serait terminé de lui… Mais elle opta pour une solution légèrement moins radicale, et surtout un peu plus humiliante. Un Everte Statis qu’il se prit de plein fouet, le faisant reculer de quelques mètres encore. L’effet du sortilège fut immédiat : tous ses membres devinrent lourds, comme si on y avait placé des aimants attirés par le sol. Quelques fractions de secondes plus tard, il se retrouvait affalé sur le sol, dans une position étrange, et il lui fallut un peu de temps pour pouvoir se remettre du sortilège. Heureusement, son effet dans les différentes parties de son corps n’était que bref, ce qui laissait l’occasion de se relever. Mais une chute aussi brutale laissait souvent quelques marques, quelques vertiges tout au plus, et empêchait en général de se relever directement.

C’est bien pour cette raison qu’il dut attendre un peu avant de se tenir de nouveau debout… Malgré tout, il réussit à se remettre sur pied à peine quelques minutes après sa chute, et le voilà qui était de nouveau d’attaque. Lui qui était plutôt habitué à se relever rapidement et à en subir les conséquences après lors de nombreux vertiges, avait plutôt pris le parti de rester à terre, vulnérable, mais d’être paré à l’attaque dès qu’il serait debout. Et puis d’ailleurs, être à terre n’empêchait pas de se servir de sa baguette. Aussi avait-il pris le soin de prendre une position défensive, histoire de parer son prochain coup. Puisqu’il avait reculé de quelques mètres alors qu’il chutait, il était un peu plus en mesure de se défendre.

Appuyant ensuite sur ses mains, il remonta sur ses pieds en un éclair et la menaça de sa baguette, un petit sourire sadique sur les lèvres. Ah elle voulait jouer de cette manière ? C’était donc ça qu’elle voulait ? Le faire tomber, le soumettre à elle, faire de lui une lavette, une taffiole devant se mettre à genoux pour la supplier de lui accorder son pardon ? Très bien… Elle voulait être dominante, elle allait être servie…

Rangeant sa baguette dans sa manche, le jeune homme abandonna toute idée de combat avec cette demoiselle. Non, il n’avait pas peur d’elle. Certes, il s’était pris un bon sortilège en pleine poitrine, qui d’ailleurs lui donnait un peu de mal à respirer quand il y repensait bien, mais il savait pertinemment qu’il pouvait avoir le dessus sur elle. Non, il avait simplement abandonné l’idée parce qu’elle trouvait cela beaucoup trop facile. Et puis, cela les mettait plus ou moins au même niveau et l’idée n’était pas de lui laisser l’occasion de partir. Elle voulait jouer ? Il allait lui donner l’occasion de s’amuser, de le repousser tant qu’elle le souhaitait, mais pas de sortilège ! Il avait en effet déjà eu l’occasion de jouer à ce genre de jeu et il s’avère que la demoiselle, en face de lui, lui avait simplement lancé un Petrificus Totalus et était partie en courant… Depuis il se méfiait un peu des jeux de sortilèges durant trop longtemps.

Bref, tout ça pour dire qu’il ne comptait plus l’attaquer… Une fois qu’il eut rangé sa baguette, il s’inclina en une gracieuse courbette. Elle voulait dominer ? La voici avec un serviteur à ses ordres ! Un sourire cordial s’afficha sur son visage, tandis qu’il s’efforçait de remonter et de se faire passer pour son serviteur particulier. Il s’approcha de deux pas, laissant cette même distance entre eux deux… Que voulait-elle entendre ? Bah… S’il n’essayait pas il ne pourrait pas savoir !


« Tu as gagné ! Je suis à tes ordres, ça te va comme ça ? »

Moui… Pas très convaincant… Mais en même temps, il n’allait pas paraître heureux de l’être ! Elle devait se douter qu’il avait un bel égo et que se retrouver ainsi asservi ne devrait pas lui plaire. Néanmoins, tout cela sonnait faux, et avant qu’elle ne découvre la supercherie, il se décida à passer à la vitesse supérieure. Il allait pouvoir appliquer son plan ! Il lui fallait simplement une Destination, qu’il venait de trouver, un peu de Détermination, qui consistait à se dire que s’il restait là, elle allait découvrir ce qu’il mijotait et qu’il valait mieux partir très vite, et juste une décision.

Et POP. Emporté par un tourbillon de noir et de blanc, il se sentit complètement compressé, comme si quelqu’un décidait de le passer à l’intérieur d’une paille. Alors c’était ça que les cocktails qu’il préparait à l’Auberge ressentaient lorsqu’ils devaient passer dans la paille, avant d’atterrir dans le lieu humide et étrange que constitue la bouche d’un client ? Cela devait être étrange d’être un cocktail et se sentir ainsi aspiré dans une paille avant de mourir sur les papilles d’un assoiffé… Mais Will, lui, n’allait pas mourir, et il le savait très bien… Enfin sauf s’il continuait à se déconcentrer et qu’il manquait sa destination, auquel cas il rôderait dans les limbes pour le reste de sa vie.

Et POP. Il venait d’arriver à destination… Le voici qui se trouvait juste derrière la belle demoiselle. Faisant fît des habituelles nausées accompagnant des déséquilibres désagréables, le jeune homme approcha simplement ses lèvres de son oreille, tout en enserrant délicatement un de ses poignets. Qu’allait-il faire au juste ? Il comptait sur le contact avec sa main pour lui faire reprendre pied au plus vite et surtout ne pas tomber. Il avait coutume de s’appuyer sur un mur juste après avoir transplané. Cette fois, il ne pouvait rien faire… Simplement s’aider de la main de cette femme. Tentant, pendant quelques secondes, d’oublier la sensation qu’il allait rendre tout ses repas de la semaine, il murmura à son oreille :


« Nous pouvons bien nous passer de preuves… »

A ces mots, il prit une nouvelle fois la décision de changer d’endroit. Gardant sa main sur son poignet, il ressentit exactement les mêmes sensations que précédemment et ne manqua toujours pas la sortie. Accompagné de la charmante damoiselle, il atterrit de nouveau dans la même ruelle dans un POP sonore, mais à une vingtaine de mètres de l’endroit initial. A quelques centimètres d’eux se trouvait un banc. Et c’est là que son plan pu véritablement se dérouler.

Il se décala d’un pas sur le côté et tira en même temps sur la main de sa compagne pour qu’elle soit forcée de s’asseoir sur le banc. Immédiatement après, et toujours en essayant d’oublier les désagréables effets secondaires du transplanage, il prit place sur ses genoux, à califourchon sur elle, tout en n’appuyant pas totalement son poids pour qu’elle soit en mesure de le repousser, de se lever, ou simplement pour ne pas l’écraser complètement. Voilà une situation qui changeait de l’ordinaire…

Il approcha alors ses lèvres des siennes, sentant le déséquilibre disparaître, l’envie de vomir étant un peu moins présente, et il les effleura simplement avant de se reculer pour planter ses yeux dans les siens.


« Dis moi, c’est quoi ton petit nom ? Tu ne voudrais tout de même pas que je t’appelle "Ma Jolie" toute la soirée hmm ? »
Calypso Otaway
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage



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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Ven 1 Avr 2011 - 16:41

Le plaisir pouvait se lire sur le visage de la jeune femme. Voir cet ingrat personnage se vautrer lamentablement par terre sous l'effet de son sort était délicieusement... Jouissif. Le fait d'avoir le dessus lui avait toujours fait grandement plaisir, mais là encore plus qu'il ne devait pas apprécier du tout. Pourvoir le frustrer était quelque chose d'agréable.
Mais ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était qu'on lui tienne tête. Elle savait que quelqu'un qui arrivait à lui tenir tête et à ne pas passer tous ses caprices pouvait se révéler bien plus intéressant que n'importe qu'elle homme qui se plierait à chacune de ses volontés.
Le regard flamboyant, elle se délectait de le voir difficilement se remettre de son sort, mais elle n'enchaîna pas. Elle aurait pu l'achever, profiter qu'il soit à terre pour agir et en finir avec cette situation. Mais elle n'en fit rien. Tout simplement parce que ce n'était plus drôle de l'attaquer s'il ne ripostait pas. Le danger qui avait fait monter son adrénaline quelques secondes plus tôt s'était évanouit, et elle commençait à trouver la situation monotone. Et ensuite, parce qu'une part d'elle même ne voulait pas en finir de cette situation...

Céleste en le provoquant avec ses mots, voulait provoquer sa colère, et peut être un petit excès de violence qui aurait pu se révéler très excitant, mais elle fut extrêmement déçue de voir que rien ne se passait. Était il si sûr de ses capacités pour ne pas vouloir croire que Céleste était sérieuse dans ses doutes et ses propos ? Ou en valait il vraiment la peine ?
Après tout, il fallait avouer qu'il était loin d'être désagréable à regarder, et cette façon un peu brusque d'aborder les femmes se révélait être une tactique. Elle n'était finalement qu'une proie parmi d'autres rien de plus. Si elle décidait de partir maintenant il n'aurait plus qu'à en trouver une autre. Ce ne serait pas vraiment un problème pour lui. En revanche, elle, finirait sa soirée seule c'était plus que certain. Et peut être qu'au fond, toute cette semaine d'extrême solitude qu'elle venait de passer lui pesait. Et peut être qu'elle avait besoin de se changer un peu les idées. Et finalement, peut être que ce soir était l'occasion rêvé de le faire. Elle n'avait aucune obligation, de toute manière elle ne le connaissait même pas!
Oui c'était certainement cette situation qui l'avait rendu folle. Car folle elle l'était d'être encore là à la portée de cette homme au lieu de s'être déjà enfuit en courant...

Le beau jeune homme s'était enfin relevé, et visiblement, lui aussi en avait assez de jouer de cette façon. Céleste pensa que peut être alors la situation allait devenir un peu plus intéressante à présent?
Mais à son grand étonnement, après avoir rangé sa baguette il lui fit une petite révérence avant de lui annoncer qu'elle avait gagné, et qu'il était à ses ordres. Céleste fit des yeux ronds. Était il sérieux? Se rendait il vraiment ? Comme ça? Sans même rouspéter? La jeune femme fut grandement surprise, et une moue dubitative apparut sur son jolie minois. Décidément il était vraiment étrange. Mais elle se dit que cela ne valait pas la peine de se battre contre quelqu'un qui n'en avait pas envie et était désarmé. Elle rangea donc sagement sa baguette elle aussi. Bon et maintenant quoi ? Ils se faisaient la bise et se disaient bonne nuit?
C'était finalement un bon compromis. Au moins elle ne serait plus tirailler entre les deux côtés de sa conscience et de sa personnalité.

Alors qu'elle allait ouvrir la bouche pour lui parler, elle comprit – trop tard - qu'elle avait tiré des conclusions trop hâtives et que sa garde était retombée trop facilement. C'était un piège, et elle venait d'y tomber. Elle avait baissé sa vigilance et c'était exactement ce qu'il voulait. Elle s'était laissé avoir. Et sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit, il transplana et se retrouva dans son dos. Il saisit délicatement son poignet. Céleste ne le repoussa pas. Elle était étonnée et en avait un peu assez de jouer au chat et à la souris. Et si elle se laissait croquer ?...
Un petit sourire apparut sur ses lèvres à cette pensée, et elle se sentit ensuite un peu oppressée lorsque le beau blond transplana de nouveau, emportant la jeune femme dans son sillage. Le trajet fut rapide, et atterrissage un peu rude. Mais soit elle avait l'habitude.

Où voulait il en venir ? Elle eut très vite sa réponse. Une pression sur son bras la fit chavirer sur le banc. Et en moins de secondes qu'il fallait pour le dire elle se retrouva prisonnière de cet homme qui était loin d'avoir fini de lui réserver des surprises.
Alors que quelques instants auparavant elle avait déjà pensé à le quitter et dire au revoir sans plus de cérémonie, à présent le doute s'immisçait de nouveau en elle sournoisement. Finalement, se trouver là dans cette position ne la dérangeait pas. C'était peut être bien ça le pire!
Son coeur s'emballa un peu, encore une fois elle était prisonnière de ses bras. Enfin plutôt de son corps tout entier. Sa chaleur et son odeur l'enveloppait et l'enivrait...
Que pouvait elle faire à présent? S'échapper de son étreinte? La seule façon qu'elle voyait de sortir de là, était de glisser entre ses jambes... Hum l'idée n'était pas déplaisante, mais c'était se risquer à se trouver à sa merci et elle ne pouvait s'y résoudre. En effet, si elle venait à rester bloquer entre ses jambes, qui sait ce qui allait advenir de la demoiselle...
Mais devait elle s'abandonner à lui et le laisser faire ce qu'il voulait de son corps? Certes l'idée pouvait se révéler alléchante par certains côtés mais ce serait trop facile et ce ne serait pas amusant. En tout cas pas pour elle.

Mais le jeune homme ne comptait pas s'en tenir à juste la faire prisonnière. Visiblement, il avait un but en tête ce soir là, et il ne se cachait pas de le faire comprendre à Céleste. Quand ses lèvres effleurèrent les siennes, son corps tout entier se mit à frissonner, et fut envahit d'une chaleur terrible. Le vent pouvait souffler aussi fort qu'il voulait, la jeune femme avait l'impression de se consumer de l'intérieur.
Peut être qu'au fond, il savait comment s'y prendre pour arriver à ses fins. Se rendant alors compte qu'elle était enlisée dans ses filets, son coeur se mit à battre violemment. Si aucun doute n'avait pu être possible sur les intentions du beau jeune homme, le doute sur ses propres intentions n'était plus permis à présent. Une idée était venu se nicher dans son cerveau, et elle ne disparaîtrait pas comme cela. Elle ne voulait pas qu'il gagne, alors ce serait elle qui ferait ce qu'elle voulait de lui ce soir là. Peu importe ce qu'il croirait. Et il regretterai de l'avoir traité de fille chaste...
Elle déglutit néanmoins, sentant une petite pression monter en elle, et tous ses sens s'affolèrent.
Finalement elle prendrait bien un verre, ou deux. Voir même trois pourquoi pas!

Il était alors temps de passer à l'action. C'était à elle d'attaquer et elle ne lésinerai pas sur les moyens! La jeune femme posa ses mains sur les deux jambes du jeune homme, une main sur chacune de ses jambes. Puis elle les fit remonter doucement le long de ses cuisses, faisant courir ses doigts sur son pantalon. Elle jouait avec le feu. En fait à bien y réfléchir, elle avait plongé dedans tête la première. Alors il était à présent trop tard pour sauver son âme.
Elle rapprocha dangereusement ses lèvres des siennes, s'arrêtant à seulement quelques millicentimètres. Prendre possession d'elles, les dévorer et ne plus les quitter. Oui c'était une idée qui ne lui déplaisait pas.
Mais elle se contenta de sentir son souffle, et de frôler ses lèvres comme il l'avait lui même fait quelques instants auparavant, en exerçant tout de même une pression sur ses cuisses. S'il voulait quelque chose d'elle, il allait devoir venir le réclamer. Ou alors il fallait qu'il le mérite.

Elle recula et posa son dos contre le banc, ses yeux se plongeant dans ceux de son bourreau. Alors qu'une de ses mains restait sur sa cuisse, l'autre alla fouiller dans son sac. Quelques secondes plus tard, elle en sortit un trousseau de clé qu'elle balança sous le nez du beau blond, et un petit sourire enjôleur naquit sur ses lèvres.

“ça te dis toujours d'aller faire un tour au Sanglier ? Il me semble que tu as une démonstration de tes talents de serveur à me faire ...”

Elle posa sa main sur son torse et fit pression délicatement, le poussant un peu en arrière pour lui faire signe de la laisser se dégager de là. Elle était complètement perdue là en mauvaise posture, elle avait besoin de retrouver le dessus pour pouvoir avoir les idées claires. Et ce n'était pas dans cette position qu'elle y arriverait, ni en l'ayant si prés de son corps. Un peu de distance pardi que son cerveau se remette à fonctionner correctement!
Et puis surtout, il ne fallait pas qu'il s'aperçoive à quel point elle avait été troublée...
Elle avait pensé au début à ne pas répondre à sa dernière question, mais ou point ou elle en était autant faire un minimum connaissance non ?

“Ma jolie ne me dérange absolument pas. Mais tu peux m'appeler Cél si tu veux...”

Elle se rapprocha de lui dangereusement, le regard étincelant, et glissa deux de ses doigts sous sa ceinture.

“Et toi ? Je t'appelle comment ? Joli coeur ?”


Puis elle se retourna, faisant virevolter ses cheveux flamboyant et le fit venir à sa suite en tirant assez violemment sur la ceinture du jeune homme en direction du Sanglier Rieur qui se trouvait juste en face.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Ven 8 Avr 2011 - 13:28

Au-dessus… Il prenait le dessus, était monté par-dessus et n’avait fait aucun coup en-dessous. Voilà comment résumer la situation actuelle. Il était sur elle, et la provoquait encore et encore, jusqu’à ce qu’elle ait le déclic. Il commençait à désespérer de ne pas le créer chez elle. Etait-il possible qu’il ne lui fasse aucun effet ? Etait-il possible qu’elle soit dotée d’une résistance à son charme naturel et indéniable ? Car il le savait, il en était certain, toutes les femmes étaient à ses pieds ! Il fallait simplement qu’elles sachent qu’il était disponible pour certaines d’entre elles et que leur envie soit réveillée… Parfois, ça marchait plutôt bien, souvent, ça ne fonctionnait pas du tout, mais jamais il n’était resté aussi longtemps à batailler sans provoquer de réel déclic chez sa proie. Le voilà qui allait devoir s’en aller, alors qu’il la désirait réellement de plus en plus.

Mais alors qu’il commençait à songer à s’en aller, il sentit deux mains délicates se poser sur ses jambes et remonter, lui provoquant une vague de chaleur dans tout le corps. Eh bien voilà ! On y vient ! Ne se contentant pas de simples caresses, la demoiselle alla même titiller ses lèvres, les approcher, se faire désirer, sans même prendre la peine de lui offrir les siennes. Le déclic, elle venait de l’avoir, ou tout du moins il espérait qu’elle n’était pas en train de le faire marcher… Parce que voilà quelques révélations qui avaient le mérite d’être claires !

Mais la demoiselle ne s’arrêta pas là ! Oh non loin de là ! Peut-être n’était-elle pas à l’aise dans la rue, peut-être voulait-elle réellement boire un coup aux frais de son lieu de travail, quoi qu’il en soit, elle agita les clés du Sanglier Rieur sous son nez et proposa d’y aller, pour qu’il fasse une démonstration de ses talents de serveur… Eh bien soit, si tu doutes autant et qu’il n’y a aucun autre moyen pour parvenir à mes fins, j’irais, je le ferais, et enfin tu ne douteras plus de mes capacités à faire tomber chaque verre que je tiens dans une main !

Bon Will s’il te plaît, tu me laisses parler ? C’est moi la narratrice, pas toi ! Bien alors… Où en étais-je ? Ah oui… Les clés… Alors elle agita des clés sous son nez, puis… Voilà j’ai retrouvé ma ligne ! Puis, elle posa délicatement une main sur son torse pour le repousser un peu. Aaaah… Eh bien voilà qu’elle prenait les choses en main cette petite ! Et ce n’était pas trop tôt ! Un sourire pervers se dessina sur les lèvres du jeune home… Celui-ci commençait à prendre un peu de plaisir à la voir agir ainsi. En effet, il était plutôt fier de lui de voir qu’il avait réussi à la brancher, et surtout de voir sur quel genre de fille il était tombé. Lui qui détestait les femmes un peu molles, sans caractère, avait réussi à choisir sa proie avec soin : elle était entreprenante, avant du répondant, et il ne pouvait pas nier qu’elle était terriblement attirante… Le hasard fait bien les choses parfois ! Parce qu’il avait tout e même commencé à l’aborder de manière plutôt brusque, mais surtout alors qu’elle était de dos. Et en général, ce n’était pas le meilleur moyen de juger de la beauté de quelqu’un.

Puis, elle s’approcha de lui délicatement et lui délivra un petit surnom… Hum… Cél… Ca sonnait plutôt bien. La dénommée Célia – oui parce que Cél ne pouvait être que le diminutif de Célia – s’approcha ensuite dangereusement de lui, planta ses yeux dans les siens et… s’en suivit un échange de regard flamboyant avant qu’elle lui demande également son nom… Quoi ? Il ne s’était même pas présenté ? La clope entre les lèvres, il n’avait pas sorti, sur un ton suave et calculé « Moi c’est Will… » et une suite d’une débilité profonde ? Ah mince non… J’ai pas décrit ce moment… Bon ben tant pis, le voilà qui était arrivé. Sentant sa respiration s’accélérer du fait de la proximité de leurs corps, le jeune homme se contenta de lui offrir un sourire en coin


« Tu peux m’appeler Will, mais n’importe quel surnom me conviendra »

Il avait susurré cette phrase à son oreille et avait effleuré sa joue de ses lèvres… Voilà qu’il commençait à passer à l’attaque. Mais alors qu’il était persuadé de reprendre le dessus, il se sentit tiré vers l’avant par… Par la ceinture ? Il baissa rapidement la tête et remarqua que sa main avait agrippé le ceinturon du jeune homme. Eh bien elle n’avait pas froid aux yeux ! C’est donc le bassin en avant, de la même démarche que Sid dans l’Âge de Glace, qu’il la suivit jusqu’à l’enseigne du Sanglier Rieur. Le temps qu’elle insère la clé dans la serrure, et voilà qu’il passait déjà une main, voire deux autour de sa taille… Voyons Will attends un peu ! Un peu de retenue !

Ils entrèrent bientôt dans le bar et Will observa la décoration avec attention. C’était plutôt classique mais on pouvait dire que c’était plutôt de bon goût. Des chaises et tables en bois,une décoration sobre et chaleureuse en même temps… vraiment très bien ! Mais ce qui attira son attention fut le bar. Il était magnifique. Mastodonte de plusieurs mètres, avec un marbre poli au-dessus, il était juste somptueux et ce devait être un plaisir de travailler dessus… C’est donc avec un air presque révérencieux qu’il l’effleura du bout du doigt. Il laissa la demoiselle prendre place sur une des grandes chaises de bar et se plaça derrière le comptoir.

C’est là que ça commençait à se compliquer. Il se recula un peu pour avoir une vue d’ensemble et savoir où se plaçaient le tout. S’il n’eut pas de problème à trouver les bouteilles, il dut ouvrir plusieurs placards pour savoir où étaient les verres adéquats. Lorsqu’enfin il réussit à les trouver, il en sortit deux et les posa sur le comptoir… Oui mais maintenant, il fallait aussi des dessous de verres… Raaaah mais c’est pas possible, c’est rangé comme dans une caisse à outils ici ! Il sortit sa baguette, fronça les sourcils et dit, haut et fort, sur un ton sec :


« Accio dessous de verre ! »

Il ne fut pas déçu du résultat ! Un tiroir annexe s’ouvrit et tous les dessous de verres présent – il devait y en avoir entre trente et cinquante – lui sautèrent à la figure et le recouvrirent entièrement. Raaaah mais quelle plaie ! S’affairant à les ramasser rapidement, il en garda tout de même deux pour leurs deux verres. Bien, maintenant que c’était fait, il ne restait plus qu’à servir. Il sortit du comptoir deux bouteilles de Whisky Pur Feu, et de la poche de son pantalon, deux petites pièces d’or.

« Deux gallions ça suffira pour les deux bouteilles ? Si ça suffit, je veux pas de monnaie, je laisse juste deux gallions… »

Il lui fit un clin d’œil accompagné d’un sourire et prit une bouteille dans la main ? Avant de l’ouvrir, il décida de frimer un peu devant elle. Passant la bouteille dessus, dessous, derrière, devant, la faisant un peu tourner sur elle-même à la manière d’un shaker, il voulait simplement l’impressionner. Heureusement qu’il avait ses mitaines avec son sortilège antidérapant ! Car sans cela, il était certain qu’il aurait fait tomber la bouteille au moins cinq fois dans toute sa chorégraphie. A un moment cependant, elle failli glisser de ses mains, et pour cette raison il arrêta de frimer pour ouvrir la bouteille et servir rapidement une bonne dose de whisky dans les deux verres. Si pour le premier, destiné à sa compagne d’un soir, il versa parfaitement sans en mettre une goutte à côté, pour le second, il fut beaucoup plus imparfait et déversa un peu de liquide précieux sur le comptoir. Il haussa les épaules, puisque ne sachant pas où se trouvait de quoi essuyer, il était impuissant face à cette tâche, et se contenta de monter sur le comptoir, en évitant la tâche, pour passer de l’autre côté.

Cette opération ne fut pas bien difficile, bien qu’il faille être certain que les pieds ne renversent aucun verre au passage. Non, le plus difficile était de retomber sur ses pieds à l’arrivée… Heureusement, il n’y avait pas grand-chose entre le sol et le comptoir, et il put aisément se rattraper. Mais pourquoi avait-il fait cela ? Pour la simple et bonne raison qu’il ne comptait pas rester derrière le comptoir très longtemps… Après avoir servi sa cliente, il pensait bien profiter un peu de sa présence. C’est ce pourquoi il s’approcha d’elle avec un petit sourire, prenant son verre dans sa main gauche au passage et glissa le bout de ses doigts droits sur sa cuisse avant d’aller embrasser délicatement son cou.

Certes, ce qu’il faisait était plutôt osé, voire même déplacé, mais qu’importe puisqu’elle lui avait déjà montré à quel point elle avait envie de lui ! Comment ça non ? Si ! Et n’allez pas me faire croire que ce n’était que du vent ! Il remonta ses lèvres vers sa joue, puis les recula de quelques millimètres à peine pour les poster devant sa jolie bouche rosée… Bas, très bas, il murmura sensuellement :


« Dis moi oui… »

Et avant même d’attendre sa réponse, il déposa simplement ses lèvres sur les siennes, pour lui donner un tendre baiser, qu’il ne voulait langoureux que si elle décidait à ce qu’il le devienne. Après tout, il ne savait pas ce qu’elle lui réservait comme surprise, peut-être avait-elle quelques réserves…
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Jeu 14 Avr 2011 - 16:07

La jeune femme sourit lorsque dans un murmure, il lui annonça son prénom. Will... ça lui allait bien. C'était simple, et c'était enjôleur. Un peu à son image. Il est vrai qu'à présent qu'elle s'était trouvé vraiment très près de lui, elle avait pu remarquer la pureté de ses traits et la lueur dans son regard. Cet homme qu'elle avait tout d'abord prit pour un malade mentale, complètement fou et pervers, se révélait finalement être quelqu'un d'intéressant. Certes, pervers il devait l'être un peu. Enfin surement! Sinon ils n'en seraient pas là tous les deux. Mais soit, qui ne l'était pas au fond?
Elle même n'avait elle pas décidé d'entrer dans son jeu? N'avait elle pas voulut s'amuser ce soir? Elle pouvait tenter de justifier par n'importe quels arguments et moyens ses propres agissements ce soir, elle pouvait penser qu'elle avait une bonne raison de le faire. Mais au fond d'elle même, elle savait qu'elle se mentait pour ne pas avoir mauvaise conscience. Oui car au fond d'elle même, elle ressentait un feu immense qui lui envahissait le corps et lui brûlait la peau.

C'était étrange de ressentir toutes ces sensations d'un coup, explosion d'un feu d'artifice dans un ciel qui paraissait si sombre pour elle un moment auparavant. Un feu d'artifice qui venait colorer et donner un peu d'espoir à son cœur et surtout à son esprit. Alors même quand on se trouvait dans la pénombre, on pouvait trouver de la lumière pour s'en sortir? Alors même qu'on était perdu aux fins fonds de l'abîme, il y avait toujours quelque chose ou quelqu'un pour vous guider vers la sortie?
Elle avait l'impression que la lune était enfin venu éclairer sa nuit. Certes, ce ne serait que pour un court moment, mais parfois un seul moment suffit pour tout changer. Et c'est ce qu'elle cherchait. Elle voulait se changer les idées, elle voulait oublier ses soucis. Pourquoi ce soir? Pourquoi avec lui? Le hasard certainement. On disait qu'il fait bien les choses!

Un petit sourire naquit sur ses lèvres alors qu'elle glissait la clé dans la serrure de la porte, et qu'elle tournait délicatement la poignet. Elle avait lâché la ceinture du jeune homme afin de pouvoir utiliser ses deux mains correctement, mais elle se doutait bien qu'il n'aurait pas besoin de lui faire les yeux doux pour qu'il ne la suive à l'intérieur. Quoi que cela aurait peut être un peu flatté son égo. Elle trouvait cela vraiment amusant qu'il soit si sûr de lui. Ce genre d'hommes, Céleste aimait les frustrer. Mais elle savait aussi que parfois, qu'en allant trop loin elle pouvait perdre de belles possibilités. Il fallait qu'elle sache avoir un équilibre ce soir.
Mais au fond, il n'avait rien à envier aux plus beaux sorciers de la société. Si ce n'était un peu de politesse et de retenue peut être?
A peine la porte ouverte, il était déjà avide de contact, et ses bras qui se glissaient autour de ses reins lui fit ressentir une délicieuse sensation de chaleur et de douceur. Elle ne broncha pas, mais ne releva pas non plus. Se donner à lui, là tout de suite serait bien trop facile. Un peu de patiente monsieur le chat...

Alors qu'ils entraient dans le bar, et que d'un coup de baguette Céleste alluma quelques lumières (pas trop non plus, juste de quoi ne pas se casser la figure), elle eut l'impression que la situation était différente. Elle avait bien prit soin de refermer la porte derrière elle, et le doux air qui faisait à l'intérieur de l'établissement lui donna beaucoup de réconfort. Alors qu'elle était une proie facile là dehors, ici, elle était comme chez elle et la situation paraissait un peu plus normale. Elle posa ses yeux sur Will qui lui aussi avait l'air d'apprécier l'endroit. Il fallait avouer que le Sanglier était un peu traditionnel, mais si bien entretenu, et si chaleureux. La première fois qu'elle y était entré, elle s'était immédiatement sentie comme chez elle. Et cela avait toujours été le cas les fois suivantes, et encore ce soir. A présent, elle n'avait plus de doutes. Plus vraiment. Elle avait l'impression cette fois-ci de prendre le dessus. Est ce que s'était elle qui tirait les rennes à présent?
La jeune femme retira son sac, et le laissa tomber par terre à côté du bar, avant de se hisser sur une des chaises hautes, et de poser ses coudes sur le comptoir, le visage dans les mains, elle observait son... invité?

Sans même attendre plus longtemps, celui-ci se glissa derrière le bar et entreprit de leur servir un verre. Un premier verre tout du moins...
Elle le regarda faire avec curiosité, il semblait à l'aise derrière un bar. Il réussit à trouver les verres, mais dû utiliser un accio pour les dessous de verres. A sa bêtises, Céleste ne put s'empêcher d'éclater de rire, d'un rire franc et sincère. Un rire qu'elle avait l'impression de ne plus avoir eut depuis un moment. Un rire qui vous faisait du bien, et vous redonnait envie de repartir de plus belle. Il avait réussi ce tour de force. Lui, cet inconnu à la belle gueule. Il avait réussi à la mettre de bonne humeur. Même ceux qu'elle aimait n'avait pas pu y arriver.
Finalement peut être qu'il avait raison. Il avait dit être un bon serveur, et il ne se débrouillait pas trop mal. Alors peut être... oui peut être qu'il ne mentait pas sur le reste ? Une petite lueur intéressée apparut dans ses yeux à cette pensée.

Avant toute chose, il se mit à faire un petit numéro de jongleur très risqué, en faisant virevolter la bouteille en haut, en bas. Devant et derrière. La jeune femme avait le sourire aux lèvres.
Céleste ne pu s'empêcher de penser que comme ça, l'air sérieux et appliqué, il était réellement très beau. Une fois qu'il eut fini, la jeune femme applaudit telle une groupie tout en riant comme une enfant.
Il leur servit deux verres de Whisky Pur Feu en réussissant à en mettre partout sous le regard sévère de Céleste. Non mais il pouvait faire un peu attention? Qui c'est qui allait nettoyer après hein?elle fronça les sourcils mais ne dit rien. Ce n'était pas le moment de le gronder alors qu'il faisait des efforts pour la “satisfaire”. Elle récupéra tout simplement son verre. D'habitude, elle buvait des alcools moins fort, mais une fois n'est pas coutume, et elle avait l'impression d'un avoir grand besoin ce soir. Elle fut néanmoins étonnée lorsqu'il glissa deux gallions vers elle. Elle les récupéra délicatement, en frôlant sa main au passage et les rangea dans un coin du bar.
Elle lui dit alors d'un air faussement impressionné mais d'une voix sensuelle.

“Wouah... tu es vraiment doué dis moi... mais tu sais... il me semble que c'est moi qui aurait dû te payer pour tes services, pas le contraire. Après tout, ce n'est pas moi qui suis derrière le bar ce soir. Ça fait du bien d'ailleurs de se faire servir parfois.”

Elle leva son verre et un petit sourire taquin au coin des lèvres, elle murmura:

“A la notre alors!”

Avant de poser délicatement ses lèvres sur le bord du verre et d'en boire une petite gorgée. Le liquide ambré lui brûla la gorge, mais cela lui fit beaucoup de bien. Elle ferma les yeux quelques secondes pour apprécier le goût brut et puissant de l'alcool. Quand elle les rouvrit, le jeune homme venait de passer par dessus le comptoir et se rapprocher d'elle dangereusement l'air déterminé. La jeune femme ne s'y attendait pas, pas aussi soudainement et elle déglutit.
Son radar se mit en marche, à la recherche d'un potentiel danger. Bientôt, une alerte se déclencha. Attention mayde, mayde, mayde!!! Un missile fonce droit sur vous. Attaque imminente! A couvert! Repliez vous!

Trop tard! Des doigts délicats glissèrent le long de sa cuisse et une explosion de désir monta en elle. Ses lèvres se rapprochant de son cou affolèrent son cœur. Touché, coulé ? Non pas encore, elle se battrait jusqu'à la mort pour sa patrie...
Céleste déposa son verre sur le comptoir, car il menaçait de tomber et de se briser en milles morceaux, ce qui aurait certes gâché ce beau moment.
Les lèvres remontèrent le long de son cou vers sa joue et le souffle de la jeune femme s'accéléra. Ce rapprochement inattendu allait lui faire perdre le nord, elle avait déjà perdu le contrôle. Jusqu'à quand pourrait elle tenir le cap?
Lorsqu'un murmure se glissa à son oreille, elle fut prise d'un frisson. Puis, soudain, toute raison fut perdu... Adieux monde cruel. J'ai était loyale et j'ai combattu jusqu'au bout, mais là je ne peux plus lutter, je me rends! Je me donne à vous! Faites de moi ce que vous voulez.
Mais alors que la seconde guerre mondiale était en train de se dérouler dans la tête de la jeune femme...

Les lèvres du jeune homme se posèrent sur les siennes, chaudes, tendres, délicieuses. Elle pensait qu'il serait plus violent dans ses gestes, pourtant il avait l'air de vouloir être certain de ce qu'elle voulait. La jeune femme était surprise, mais ses instincts à elle ne tardèrent pas à se réveiller. Ses lèvres s'entrouvrirent légèrement, et elle prit ses lèvres d'assaut. Doucement tout d'abord, de manière tendre et délicate, puis de plus en plus langoureusement. Sa main alla se poser sur sa joue, et son baiser devint presque furieux. Ardent, brûlant, plein de désir. Il fallait qu'elle s'arrête pour reprendre son souffle, mais elle n'en avait pas envie.
Sa main descendit lentement de sa joue, pour aller se nicher dans son cou. Suivant le chemin du cuir de son collier, elle glissa ses doigts à l'intérieur de sa chemise, allant à la recherche de sa peau, de son torse. Plus près, elle le voulait encore plus près. Elle même commençait à avoir de plus en plus chaud et cette main sur sa cuisse n'arrangeait rien.

Mais une petite voix dans sa tête vint calmer le fauve qui était en elle prêt à bondir sur sa proie. Du calme, calmes toi. Pas trop vite. Prends ton temps. Doucement... STOP!
Faisant de gros efforts pour obéir à cette voix, la jeune femme recula lentement son visage de celui du jeune homme et plongea ses yeux flamboyants dans ses yeux verts tout en reprenant son souffle.
Puis elle glissa ses lèvres jusqu'à son cou, remonta doucement vers son oreille avant de lui susurrer un “oui” sensuel et pour l'occasion totalement sous-entendu.
Elle savait depuis le début ce qu'il voulait, et elle savait à présent ce qu'elle voulait aussi. Alors finalement, elle avait fini par céder. Mais ce n'était pas vraiment lui qui gagnait, puisqu'elle l'avait décidé ainsi. Ils étaient tout les deux gagnants dans cette guerre affaire.
Elle lui sourit et lui murmura à l'oreille.

“Maintenant qu'on a un peu fait connaissance, peut être que je pourrai juger de... tes autres capacités?”

Et alors que ses lèvres allaient à la rencontre de sa peau, ses mains cherchaient le chemin à travers la multitude de boutons de sa chemise qu'elle entreprit de défaire un à un. Mais elle prenait son temps. Après tout, ce serait complètement fou certes, mais elle pouvait se tromper sur ses intentions! Et si son but était tout simplement de boire un verre ce soir? Oui le bar étant fermé, il lui fallait trouver une excuse pour avoir accès aux bouteilles Han
Cette idée la faisant sourire, elle remonta ses lèvres jusque son oreille. Elle était passé de la proie à la prédatrice en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, et si le jeune homme était troublé par son attitude, elle n'en serait pas étonnée.
Mais à présent elle n'écoutait plus sa tête, mais ses sens. Et ils étaient tous en alertes, prêts à contre-attaquer à là moindre occasion qui se présenterai...
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Mer 20 Avr 2011 - 23:05

Un contact, pur et simple… Un petit contact de rien du tout entre deux morceaux de chair. Un petit contact qui, pourtant pouvait vouloir dire beaucoup de choses. Des lèvres qui se rapprochent, qui se touchent pour pouvoir s’unir et former l’union parfaite entre deux êtres. Un baiser, pur et simple… Un petit baiser de rien du tout entre deux morceaux de chair. Un petit baiser qui, pourtant, pouvait vouloir dire beaucoup de choses. Ces lèvres qui s’entrouvrent et se referme, encore et encore, de plus en plus furieusement, de plus en plus ardemment. Une passion, pure et simple… Une petite passion naissante entre deux corps. Une petite passion qui, pourtant, en grandissant, pouvait vous faire faire beaucoup de choses.

Heureux qui comme Will a réussi un coup habile : se faire une serveuse et ainsi la rendre heureuse. Mais attention voyons, tout ne t’es pas donné, un forfait, un abandon, tout est si vite arrivé ! Tandis que tu prends ses lèvres, elle s’occupe de ta chemise, bientôt elle l’enlève et elle a la main mise sur ce que tu as fait, et après tout : bien fait ! Pourquoi laisser réagir quand avec ce beau sourire, tu peux la faire tomber et en profiter ? Il est parfois difficile de traiter avec un imbécile, qui plus est quand il est borné et indiscipliné.

La demoiselle profita de ce moment où le blondinet était persuadé qu’elle lui sautait dessus et que cela était irréversible, pour le repousser quelque peu. A ce moment précis, son visage exprimait une émotion étrange en une drôle de grimace. De la surprise, de l’étonnement, de l’agacement, et surtout du contentement ! Car oui, plus qu’un coup facile presque habituel où il lui suffisait de quelques caresses pour contenter sa proie du soir, cette demoiselle semblait vouloir reprendre un peu la main. Mais fais, fais ! Je t’en prie !

Son regard émeraude plongé dans le sien, il ne pouvait s’empêcher de sourire. Ce baiser ne laissait aucun doute sur ce qu’il avait réussi à faire, et sur la suite de la nuit ! Néanmoins ce recul soudain le faisait douter : avait-elle des limites ? Souhaitait-elle simplement reprendre le dessus ou lui poser des barrières ? Pour le moment, dans son quatre cent mètres haies, il s’en était bien tiré, mais si on lui donnait de nouveaux obstacles, il mettrait plus de temps à terminer la course ! Ma foi… Il n’était pourtant pas contre de nouvelles barrières, qu’il saurait, comme toutes les autres, sauter ou faire tomber. Aucune ne lui avait résisté jusqu’à présent et il comptait bien continuer ainsi !

Mais puisqu’elle souhaitait reprendre la main, autant la laisser faire quelques instants. Ainsi, il lui permit de s’approcher de lui sans rien faire… Ben oui faut quand même savoir profiter des bonnes choses hein ! Et pour une bonne chose, voilà qu’elle commençait à s’attaquer à son cou… Lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec la peau de celui-ci, son rythme cardiaque s’accéléra brusquement et il ferma les yeux, s’efforçant de calmer sa respiration… Non pas maintenant… Pas déjà ici… Une énorme vague de sensations déferla en lui, et sa tête bascula malgré lui en arrière. Incapable de rester les pieds sur terre, il se contenta de subir ces doux baisers dans ce qui se révélait être son endroit préféré… Il n’était pas habitué à ce qu’on y touche, il était d’ailleurs souvent surpris qu’on le fasse, mais bon Dieu ce que cela pouvait être bon !

C’est lorsqu’il entendit une délicieuse voix lui susurrer un petit oui plein de sous-entendus qu’il refit surface, et surtout qu’il se rendit compte de la manière dont il avait réagi. Non ! Il ne devait pas se laisser impressionner par cette femme ! Secouant très légèrement la tête, pour reprendre correctement ses esprits, il remonta une main très indiscrète sur sa cuisse, de sorte à ce qu’elle passe juste sous sa robe et qu’il la fasse tressaillir. Le but ? Simple la faire sursauter un peu, lui montrer qu’elle ne prendrait pas entièrement le pas sur lui, qu’il était certain de ce qu’il souhaitait… Et ce qu’il voulait, c’était elle.

Visiblement, elle aussi savait ce qu’elle souhaitait… Et elle avait bien l’intention de le faire aller plus vite. Ce qu’elle lui susurra à l’oreille le fit sourire… Ca y est, il avait réussi à faire tomber cette image d’incapable, et désormais elle en demandait plus ! Voilà qui était un joli coup Will ! Sa main se fit alors un peu plus pressante sur sa cuisse, remontant doucement sa robe mais se heurtant au fait qu’elle était coincée entre ses jolies fesses et la chaise de bar. Tant pis, il se devrait de jouer à l’explorateur aveugle…

Il sentit ses fins doigts suivre le cuir de son collier avant d’arriver aux boutons de sa chemise et de les retirer un à un. Un sourire fendit son visage tandis qu’il se délectait de ses caresses. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas eu droit à un peu de tendresse féminine, et il se délectait de ce nouveau contact, de ces quelques caresses. Elle n’était décidément pas farouche, mais tant mieux, car il n’avait pas envie de devoir décoincer cette dame. Pendant ce temps, il remonta doucement sa deuxième main vers sa poitrine… Mais avant d’y accéder, il prenait soin de faire trainer ses doigts sur chaque parcelle de son corps qu’il pouvait toucher. Les lèvres de la demoiselle glissaient non loin de son oreille, et par peur de voir de nouveau son cou utilisé pour lui faire perdre pied, il tourna légèrement la tête pour les rejoindre et l’embrasser avec envie.

Mais bientôt elle retourna mordiller son oreille, ce qui lui laissa le champ libre pour dévorer sauvagement son cou. Le cou étant son point sensible, presque son point faible, il était persuadé que chaque demoiselle qu’il avait entre les mains ressentait le même plaisir au passage de ses lèvres sur la peau de leur cou… N’était-ce pas logique après tout ? S’il ressentait quelque chose, tout le monde devait ressentir comme lui ! C’était tout du moins ce qu’il pensait…

Après avoir doucement profité de ses courbes, il garda toujours une main sur sa cuisse et l’autre se referma sur sa main. Se reculant brusquement d’un mètre, il l’entraîna contre lui, la forçant ainsi à se lever de son siège. Il haussa les sourcils, un sourire sur les lèvres et prit la main qui était sur sa cuisse pour prendre la bouteille de Whisky entamée qui traînait sur le comptoir. Il porta la bouteille, toujours ouverte, à ses lèvres, et but deux grandes gorgées du liquide jaune lui brûlant la gorge. Ce que cela pouvait être bon ! Dès qu’il baissa la bouteille, il lui fit un clin d’œil et vint déposer ses lèvres sur les siennes, tandis qu’une goûte de Whisky était toujours présente. Il lui offrit alors un petit baiser tout d’abord, puis le fit devenir langoureux et fougueux. Il lâcha sa main et décida de la déposer sur ses fesses pour coller son bassin au sien.

Aussitôt, il commença à se déplacer à travers la pièce dont il n’avait même plus le temps d’admirer le décor, et la fit monter sur la première table qui passait. Non, il ne la fit pas beaucoup glisser : juste assez pour que ses fesses reposent sur le bois, mais pas assez pour éloigner leur bassin l’in de l’autre. Il déposa la bouteille sur la table et commença à bouger sensuellement le bassin contre le sien, juste pour l’émoustiller un peu… Il déplaça ses lèvres dans son cou, dévorant sa peau avec une passion sans limite. Il remonta doucement jusqu’à son oreille pour lui mordiller sensuellement avant de lui susurrer :


« Et toi… Tu sais faire quoi ? »

Il s’éloigna de quelques centimètres et reprit une petite dose d’alcool. C’était fort, ça le brûlait, mais voici un bel échappatoire pour oublier sa faiblesse du début de soirée… Encore une fois il n’avait pas pu entrer chez lui et assassiner les personnes présentes… Encore une fois il avait été lâche et n’avait pas pu accomplir son devoir. Il lui tendit la bouteille avec un sourire et approcha ses lèvres ses siennes. Il passa une main délicate dans ses cheveux et les agrippa fermement, pour l’empêcher de bouger. Tu vas languir un peu avant d’avoir droit à mon corps… Effleurant simplement ses lèvres des siennes, il se délectait de la torture qu’il lui faisait subir… Si seulement il n’avait pas autant envie d’elle, il pourrait le faire durer plus longtemps…
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Calypso Otaway, le  Lun 16 Mai 2011 - 13:37

Finalement les choses s'étaient accélérées. Finalement cette soirée ne s'était pas passée comme elle l'avait pensé. Finalement cette soirée avait tourné comme jamais elle ne l'aurait imaginé. Elle qui était désespérée, elle qui avait perdu gout en les relations, qu'elles soient durables ou de passage, elle se retrouvait embarquée dans un tourbillon de sensations. Et elle avait tout simplement l'impression d'être une autre. Oui, elle n'était plus elle même, elle était loin d'être la petite Céleste qui venait de sortir de l'école. On disait que c'était dans les épreuves que l'on grandissait. C'était peut être vrai. Et il était peut être temps pour elle. Il était temps qu'elle découvre ce qu'était la vrai vie, loin du cocon dans lequel elle avait toujours vécu.

Oui peut être était-il temps qu'elle enlève les œillères qui l'empêchait de voir les choses “en face” et qu'elle se plonge enfin dans la dure réalité de la vie. On ne pouvait pas se bercer que de rêves et d'illusions sans un jour se casser la figure.
Une pression sur sa cuisse la ramena à la réalité, cette dure mais si douce réalité, faisant grimper en elle un feu puissant. Elle fut ramené dans le moment de fougue et de fureur qui lui avait prit quelques instants plus tôt alors que ses doigts réussissaient à passer sous la chemise du jeune homme ne se gênant pas pour découvrir les courbes de son corps.
Mais lui non plus ne se gênait pas pour balader ses mains sous la robe de la jeune femme. Mais sa position à elle était peut être un peu moins pratique.

Mais aucune excuse n'était valable et ne pourrait les empêcher d'arriver à leur fin. A présent il était presque trop tard. Leur lèvres se déchaînaient, se dévoraient, leurs mains se faisaient pressantes. Le cœur de la jeune femme dansait sur de la techno et son souffle était saccadé. C'était un cercle vicieux (c'était le moins que l'on puisse dire) dans lequel ils s'étaient lancés tous les deux. A la différence près que l'un avait de l'expérience en la matière et que l'autre s'aventurait dans des terres inconnues.
Mais celui qui était le mieux au courant de la situation n'était pas forcément celui que vous croyez. Comment ça tout cela n'est pas très clair ? Mais si mais si ! Vous allez comprendre. En effet, si Céleste était au courant de la “super activité” de son compagnon (du moins c'est l'effet qu'il laissait entendre), celui-ci n'était certainement pas au courant que la jeune demoiselle, elle était loin d'être une fille qui passait son temps à rechercher les hommes. Même si parfois on pouvait se poser la question. Elle avait un physique avantageux pour son âge et pouvait paraître plus âgé. Il n'en était pas moins qu'elle était encore une jeune femme “innocente”. Enfin plus pour longtemps...

Alors qu'elle était occupé à s'imprégner de son odeur, laissant ses lèvres glisser dans son cou, puis sur son épaule faisant légèrement glisser sa chemise, elle sentit une pression et fut brusquement tirée en avant. Elle alla s'échouer dans les bras du jeune homme qui l'attirait contre lui. La surprise la fit rester bouche bée et elle n'eut donc pas le réflexe de se dégager ou de s'éloigner. Non elle resta là tout contre lui, les idées un peu embrouillées.
Will prit d'abord le temps de boire une bonne gorgée (voir un peu plus) de Whisky avant de venir assaillir ses lèvres les prenant en otage et lui faisant passer le goût brut que la délicieuse boisson avait laissé sur son passage. La jeune femme réfléchissait à peine à présent, elle lui rendit son baiser faisant confiance à ses instincts. Les mains baladeuses du jeune homme descendaient lentement et bientôt elle fut totalement collé à lui. Mais il n'en resta pas là. Avait il une idée bien précise derrière la tête ?

Elle ne savait pas mais elle le laissa mener la danse pour le moment. Et très vite elle se retrouva les fesses sur une table, ses jambes placées d'un côté et de l'autre du bassin du jeune homme qui avait décidé de passer à la vitesse supérieure. A chacun de ses mouvements, la poitrine de la jeune femme se soulevait dangereusement. Elle le laissa un moment profiter de sa peau, étourdit par ses sournoises attaques. Ses lèvres dans son cou lui donnaient presque le tournis. Mais Céleste n'allait pas se laisser faire aussi facilement. Elle avait son mot à dire elle aussi. Alors prenant bien soin de ne pas s'éloigner de lui, elle alla à la rencontre de ses lèvres. Laissant glisser légèrement sa main de son torse vers son bas ventre. Quand sa question l'arrêta net. Céleste remonta ses deux mains pour aller enlacer le cou du jeune homme et enfouit sa tête se contentant de mordiller son oreille et de frôler son cou du bout de ses lèvres. A vrai dire la jeune femme avait besoin d'un peu de temps pour réfléchir. Que savait elle faire ? La question raisonnait dans sa tête se répercutant en écho dans les endroits les plus sombres.

Eh bien elle savait faire de nombreuses choses ! Elle savait préparer de superbe cocktails, elle savait servir avec prestance. Elle savait être belle et intelligente tout à la fois. Elle savait être un peu peste. Comment ça ce n'était pas le sens de sa question ?
La jeune femme se mordit la lèvre inférieure tout en s'éloignant de lui. Elle avait les yeux brillant de désir et en même temps éteints. Finalement elle ne savait peut être rien faire ?...
Mais cela elle n'allait certainement pas le lui dire. Elle avait toujours su se débrouiller et anticiper, elle saurait encore ce soir. Finalement elle allait se jouer un peu de lui. Mais il ne l'apprendrai jamais. Alors ce n'était pas si grave que cela...

La jeune femme s'empara de la bouteille de whisky qu'on lui tendait, l'arrachant presque violemment des mains du jeune homme puis elle la porta à ses lèvres avant de se délecter du dangereux et si délicieux breuvage. Le liquide lui brûla la gorge et lui réchauffa un peu le coeur.
Mais à peine eut elle déposé la bouteille qu'il saisit ses longs cheveux roux. Dans cette position, il avait totalement le dessus et pouvait ainsi profiter comme il l'entendait de la jeune femme. Et il ne se laissa d'ailleurs pas prier. Quand à Céleste, même si elle trouvait ses baisers délicieux, elle ne voulait pas le laisser gagner aussi facilement. Non elle voulait décider et surtout elle n'avait pas fini de jouer. Elle laissa échapper un petit soupire lorsque les lèvres de Will vinrent effleurer sa peau provoquant en elle un incroyable frisson. Son corps ne supporterait pas se genre de torture très longtemps.
Bien l'heure était grave. Il fallait agir.
Avec ses deux mains, elle alla à la rencontre du cou du jeune homme et exerça une forte pression afin que ses lèvres viennent s'écraser sur les siennes.
Maintenant qu'il était à sa portée, elle pouvait agir. Pour pouvoir se mouvoir comme elle le désirait, Will devait relâcher la pression au niveau de ses cheveux.

Ses mains glissèrent délicatement sur le corps du jeune homme et finirent par atteindre la ceinture de ce dernier qu'elle mit à peine quelques secondes à détacher. Elle glissa ses doigts vers le bouton de son pantalon bien décidé à lui faire perdre la tête lorsqu'une autre idée lui vint.
Elle tira alors de toute ses forces sur la ceinture qui s'échappa des ses anses et se retrouva dans les mains de Céleste. Elle l'enroula un peu autour de sa main, puis elle donna un coup sec de poignet. La ceinture claqua dans l'air avant de venir terminer sa course sur les fesses de Will.
Elle ne savait pas si cela avait été la surprise ou si elle lui avait fait mal, quoi qu'il en soit il avait relâché la pression de ses cheveux et elle était à présent libre. Un immense sourire aux lèvres, elle se rapprocha de Will et l'embrassa avec fougue, terminant son baiser par un délica mordillement de sa lèvre inférieure. Elle lâcha la ceinture qui glissa lentement sur le sol et s'empara de la bouteille de whisky qu'elle vida bien de moitié.
Elle était fière d'elle sur ce coup là...

Serrant la bouteille contre son cœur, elle se leva et se dirigea doucement, d'une démarche langoureuse vers le bar laissant derrière elle un Will peut être surpris. Du moins elle l'espérait. Et peut être même avait il aimé ça. Après tout on pouvait s'attendre à tout avec lui ...
Elle se servit d'une chaise et d'un tabouret comme escalier et se retrouva bien vite debout sur le comptoir du bar, la bouteille de whisky dans sa main en signe de trophée. Elle but encore une gorgée et eut l'impression que cette dernière venait de s'injecter directement dans son cerveau. Alors que rien ne s'y prêtait, alors qu'il n'y avait même pas de musique, la jeune femme commença à bouger de manière sensuel son corps sur le son d'une musique qui ne raisonnait que dans sa tête. Pourtant elle était bien. La bouteille presque vide toujours à la main, elle tournait et bougeait légèrement les reins relevant parfois sa robe. Puis elle croisa le regard de son prédateur et un sourire se dessina sur ses lèvres.

“Approches un peu et tu découvriras ce dont je suis capable...”

La jeune femme continua à danser et à boire jusqu'à ce que la bouteille ne soit vide. Elle la déposa ensuite un peu plus loin. Il faudrait qu'elle pense à nettoyer tout cela après. Elle s'empara de la seconde bouteille qu'elle ouvrit. Mais elle ne la porta pas à ses lèvres. Non elle attendait que Will la rejoigne...
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Jeu 9 Juin 2011 - 0:10

Torturer, offrir juste à moitié avant de retirer le peu que l’on donnait. La voilà dans une position fort contraignante la miss, obligée de subir les attaques incessantes de ses lèvres sur une peau brûlante et désirable. N’était-ce pas plutôt lui qui se torturait à vouloir la faire attendre ? Il s’empêchait ainsi de lui sauter dessus sauvagement, de lui arracher ce tissu lui collant désespérément à la peau et l’empêchant d’entrevoir correctement ses délicieuses courbes. Et cette dose d’alcool, de plus en plus forte, qui commençait à circuler dans son sang, l’empêchant de réfléchir correctement à la manière de la maîtriser et de lui faire subir toutes ses volontés. Car plus que le plaisir de sa compagne de la soirée, il recherchait surtout à se satisfaire. Certes, plus c’est long, plus c’est bon, mais il avait bien l’intention d’arriver à ses fins avec elle, et rapidement, car il ne tiendrait plus longtemps…

Il aurait d’ailleurs d’autant plus de mal à tenir si elle continuait elle aussi d’attaquer. Lui arrachant la bouteille des mains, elle but de longues gorgées de whisky d’une manière aussi sexy que Nicole Kidman avec son Schweppes. Bientôt cependant, elle arrêta pour l’embrasser avec fureur, assaut auquel il ne put résister, même s’il disposait d’une force militaire bien plus grande. C’était comme envoyer une seule et unique bouteille de gaz sur toute une armée, tandis que l’adversaire disposait d’une réserve entière de ces bouteilles, mais l’unique munition lancée touche toute l’armée tellement elle c’était bien visé et l’adversaire ne pouvait plus envoyer ses munitions. Will se retrouvait exactement dans cette position. Il avait le dessus physiquement, tout du moins il le pensait, bien qu’il ne soit réellement pas fort, mais était comme paralysé par ces merveilleuses lèvres qui lui offraient un magnifique baiser.

Bientôt d’ailleurs, toute envie de se faire désirer disparut, puisque des mains apparemment expertes glissaient le long de son torse pour commencer à déboutonner son pantalon. D’abord, elle ouvrit la boucle de sa ceinture, puis s’apprêta à enlever le bouton, mais elle s’arrêta en route et décida de tirer d’un coup sec sur sa ceinture. Ma foi, si elle aimait le travail bien fait… Elle alla même jusqu’à l’enrouler ! Mais voyons, personne ne te demande de plier mes vêtements une fois qu’ils sont enlevés ! Un léger sourire aux lèvres, il comptait lui en faire la remarque, avant que la ceinture ne claque dans l’air et finisse sa course sur le petit postérieur délicat du blondinet.

Une douleur fulgurante traversa alors son popotin et la surprise lui fit lâcher la prise sur ses cheveux pour aller se masser ses petites fesses, pestant contre la ruse de la demoiselle. Il ne remarqua même pas qu’elle avait saisit la bouteille de whisky et qu’elle vidait pratiquement tout le contenu d’une traite. Eh ben, elle devait y toucher à l’alcool derrière son bar pour pouvoir supporter de boire ainsi une boisson aussi difficile à avaler ! Ou peut-être était-ce lui qui n’y touchait pas assez… Quoi qu’il en soit, aussi attirée par la bouteille que Golum avec son anneau, elle la serra tout contre elle et se leva même de la table. Il ne le remarqua que lorsqu’elle fut au milieu de la pièce, et il se demanda comment elle pouvait encore marcher sans tomber, mais il fallait croire que les effets de l’alcool mettaient un peu de temps avant d’aller jusqu’au cerveau… En général il ne buvait pas, il n’avait pas trop conscience du temps qu’il mettait pour être ivre mort. D’autant qu’en général, on n’a pas vraiment conscience de ce qu’on fait, alors avoir conscience du temps qui passe, c’est difficile !

Toujours sans bouger, il se contenta de la regarder monter sur le comptoir, mais ses sens furent affolés en la voyant se dandiner ainsi. Il n’y avait aucune musique, mais elle lui montrait un déhanché tellement sexy qu’il entendait presque sonner quelques notes à ses oreilles. La bouche légèrement entre-ouverte, il pencha la tête de côté, ce qui lui donna un air bête risible, mais son regard pervers et appréciateur en disait long sur ses intentions. Pendant un moment, il hésita même à venir la rejoindre. Et si elle s’arrêtait simplement parce qu’il était trop près d’elle ? Et si elle faisait cela uniquement pour le faire venir et qu’elle partait ensuite, juste pour le faire languir, ou pour se venger de sa domination précédente ?

Sa bouche s’ouvrit de plus en plus en la voyant remonter sa robe, tandis qu’il ne faisait qu’avancer de quelques pas, de peur de la voir s’enfuir en courant. Mais elle décida de tourner la tête et de lui offrir un sourire qu’il n’oublierait sans doute jamais. Plus qu’un clin d’œil et elle pouvait être sûre qu’il allait lui sauter dessus comme un sauvage ! Mais au lieu de cela, elle se contenta d’une parole, une belle parole qui résonna à ses oreilles comme une véritable déclaration d’amour. Venir la rejoindre ? Mais avec plaisir ! Il ne se fit pas prier pour pouvoir y aller !

Tel un véritable prédateur, il se jeta sur sa proie avec vivacité, ne lui laissant pas le temps de s’apercevoir, tout du moins c’était ce qu’il pensait, qu’il avait utilisé exactement la même manière qu’elle pour pouvoir la rejoindre sur le comptoir. Bientôt, il se retrouva juste derrière elle et il n’hésita pas à s’approcher pour se coller encore plus. Qu’elle danse donc un collé-serré avec lui, là, oui comme ça… Savourant le plaisir d’une petite danse en compagnie de la belle demoiselle, il bougeait son bassin au même rythme que le sien, suivant ses gestes avec précautions, hésitant à passer des bras autour de ses hanches pour la sentir un peu plus contre lui…

Mais tenir une position ainsi est difficile, surtout lorsqu’elle vous donne une envie impossible à ignorer, une envie telle que vous êtes obligés de la suivre. Pour la première fois il ne serait pas en mesure de se contrôler avec une femme ? Voyons Will, souffle un peu, voilà comme ça… Et même si c’est difficile, il faudrait penser à te décoller de la miss, ou alors tu risques bien de ne pas terminer la soirée au même endroit que tu l’avais imaginé.

Pour pouvoir mieux se contrôler, le jeune homme décida, à contre cœur, de se détacher un peu, de reculer d’un pas… mais il n’en avait pas fini ! Oh non loin de là ! Il se décala d’un pas, en faisant bien attention de ne pas tomber bien entendu, et réussit, par il ne savait quel miracle, à passer de l’arrière à l’avant… Il fallait croire que le comptoir était plutôt grand. Mais qu’allait-il faire devant elle ? Allait-il se permettre de la dévisager de son œil le plus pervers, comme il l’avait auparavant ? Comment comptait-il rester avec elle tout en faisant un peu baisser la température ? Et s’il reprenait tout simplement la main ? Bonne idée !

Sa chemise, elle avait pris soin de la déboutonner, mais il la gardait toujours sur lui, aussi décida-t-il de l’enlever, de former une sorte d’écharpe avec de manière à al passer autour du corps de la jolie rousse en face de lui. Ayant une prise des deux côtés, il pouvait l’attirer à lui doucement, et reprendre un déhanché similaire de ce côté, tout en ayant les rennes.

Difficile de tenir dans ces circonstances, le jeune Will ne parvint pas à garder son calme très longtemps. La soirée se déroula dans le plaisir d’une étreinte charnelle destinée à ne durer que quelques heures, et qui pourtant apportait son lot de bonheur. Des caresses, des sourires, des paroles… Des étreintes, une relation, une nuit… Rien qu’une seule, mais une adorable et merveilleuse.

Le plus difficile ne fut pas de passer des heures en sa compagnie mais plutôt de dormir sur le carrelage du Sanglier Rieur. Ainsi dévêtu, il avait froid et ne comptait pas se lever pour reprendre ses affaires de peur de réveiller la belle. Malgré tout, lorsque l’aube commença à pointer à l’horizon, il fut obligé de bouger… Ne souhaitant pas la réveiller, il prit mille précautions pour ne pas faire le moindre bruit et aller récupérer ses vêtements… Et bien entendu, en passant un bras dans sa chemise, il fit tomber un dessous de verre dans un bruit monstrueux ! Bon… Puisqu’il n’était plus à ça prêt, il alla même jusqu’à lancer un Recurvite, pour essuyer les quelques gouttes de Whisky qui étaient tombées durant leur folle nuit. La tête un peu engourdie et embuée par l’alcool, il ne savait plus très bien ce qu’il faisait. Lui qui d’habitude partait comme un voleur, s’approcha de la belle et déposa un tendre baiser sur son front, tout en murmurant :


« Merci pour ce moment… »
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Ven 10 Juin 2011 - 21:30

Hrp : Je précise que cette attaque, purement intempestive, n'a évidemment aucune incidence sur le RP en cours.

Que ce soit du fait de sa petite placette, de son bar sans prétention ou même de son charme campagnard, rien ne laissait présager qu'une petite bourgade telle que Godric's Hollow puisse de nouveau être en proie au chaos après la chute du Seigneur des Ténèbres ; et pourtant cette nuit là, un jeune sorcier semblait bien déterminer à faire revivre l'histoire... Cramponné à son balai, ce dernier flottait à une dizaine de mètre du sol, dissimulé par la cime de quelques grands arbres du hameau : telle une ombre indicible, le jeune Stanley, pourtant à peine arrivé, semblait impatient de passer à l'attaque. Rajustant précautionneusement son masque forgé d'argent et sa longue cape noir de jais, le jeune sorcier plongea finalement vers les quelques habitations situées en périphérie de Godric's Hollow afin de lancer ses premières attaques... Se lançant à l'assaut de la plus proche maison, le jeune homme piqua en flèche sur le toit de chaume et lança :

- Incendio.


D'un geste agile, le jeune homme releva sa trajectoire et continua droit devant, juste avant de risquer un regard dans son dos : à sa grande satisfaction, le feu semblait avoir prit et ne cessait de se répandre... Toutefois le jeune sorcier, excité par la tournure des choses, décida d'aggraver légèrement la situation ; aussi formula-t-il dans son dos de quoi rendre la flamme plus vive encore, histoire que l'on se souvienne de lui avant qu'il ne délaisse cette maison pour un nouveau terrain de jeu.

- Inifugeni perdrum !

Presque soufflé par la soudaine augmentation de l'incendie, le sorcier prit soudain conscience qu'une telle action le ferait vite repérer, même s'il n'était là que depuis quelques secondes : aussi décida-t-il de se défouler définitivement avant qu'il ne soit obligé de tirer sa révérence... Entre deux sortilèges de destruction, le jeune homme entreprit notamment de creuser un tunnel à travers une série de maison : les problèmes de mitoyenneté seraient peut être à l'ordre du jour entre les différents propriétaires le lendemain de l'attaque, mais qu'importe... Le sorcier voulait son forage, et il l'aurait.

- Défodio !


Au grand dam du jeune homme, le sortilège ne sembla toutefois pas creuser plus loin qu'une maison et demi ; et lui qui croyait en avoir au moins trois ! Frustré par cet échec cuisant, le sorcier ne s'attarda pas et, accélérant de plus belle, prépara sa fuite : personne n'était encore intervenu, et le sorcier ne souhaitait pas d'avantage faire jouer la chance... Aussi décida-t-il, après avoir achevé un n-ième Déprimo, de s'élever haut dans le ciel afin d'être définitivement invisible aux yeux de tous. Une fois qu'il fut définitivement hors d'atteinte, le jeune sorcier pointa sa baguette vers le ciel et d'un air déterminé, se prépara à invoquer la marque des Ténèbres... Pour avoir longtemps haït le ministère du fait de ses agissements perfides et sans fondements, le jeune Stanley ressentait une satisfaction immense à l'idée d'avoir pu lui nuire : mieux encore, le danger et l'action avaient éveillé en lui une sorte de jouissance irrépressible pour l'acte qu'il venait de commettre... Le gouvernement allait payer pour ses fautes, et il allait le payer cher ; aussi, le jeune homme, la main tremblante d'excitation, ne retint pas son coup et lança l'ultime sortilège.

- Morsmordre !


A quelques mètres au dessus du jeune homme, une grande tête de mort à langue de serpent prit forme dans le ciel ; le mal était à présent fait mais curieusement, le sorcier ne semblait absolument pas troublé. Il faut parfois répondre au mal par le mal... Et savoir fuir au bon moment ; aussi le jeune Stanley prit-il la poudre d'escampette sans que personne ne l'aie jamais remarqué, ce dont il se félicita. Au loin, le petit village restait encore visible du fait de l'incendie provoqué par le sorcier : se jurant de rendre à Wena son Nimbus 2000 (emprunté sans que la jeune sorcière ne soit officiellement au courant), le jeune homme s'évanouit de ce fait dans la pénombre et rentra à Wood Stuff...

Méfait accompli.


Dernière édition par Jason Stanley le Lun 13 Juin 2011 - 21:39, édité 1 fois
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Fani, le  Ven 10 Juin 2011 - 23:22

*Plop*
Fani arriva sur les lieux du délit, en compagnie d’Ourgan Brechnev après que tous deux aient transplané du ministère de la magie quelques instants plus tôt. Les dégâts semblaient considérables, heureusement l’attaque avait ciblé un village de sorciers et les habitants avaient déjà commencé à éteindre les flammes et soigner les blessés. La jeune femme s’approcha d’un groupe de villageois qui semblaient apeurés et contemplaient d’un œil sinistre la marque des ténèbres qui brillait dans le ciel, partiellement masquée par la fumée s’élevant des maisons que quelques hommes et femmes courageux s’efforçaient d’éteindre. Ceux-ci semblaient maitriser les flammes, et l’incendie se faisait moins violent au fur et à mesure que les minutes passaient. Un peu plus loin, deux maisons éventrées étaient elles aussi entourées d’une petite foule en pyjama et autres robes de nuit. Après s’être assurée que tous les blessés étaient envoyés par transplanage d’escorte jusqu’à Ste Mangouste dans les plus brefs délais, Fani s’approcha des villageois :

-Bonsoir, messieurs dames, je me présente : Fani Thurston, Directrice des gardiens du Ministère de la magie. Je suis ici au nom du Ministre de la magie, Monsieur Lievitch, qui tient à s’assurer que tout soit fait afin que les coupables de cette ignoble attaque soient arrêtés et incarcérés. Est-ce que parmi vous quelqu’un a vu le ou les responsables ?

Alors qu’une femme hystérique hurlait :

-C’est les mangemorts, regardez la marque ! Que fait le ministre ? et les aurors où sont-ils ?

-Je suis navrée, madame, comme vous le savez surement, les aurors semblent avoir suivi la voie de leur chef qui a trahi le ministre et par là même l’ensemble de nos concitoyens… C’est regrettable car leur absence permet aux mangemorts de s’en donner à cœur joie…

Laissant quelques instants aux villageois pour intégrer son discours, la gardienne fit un léger signe de la main à son camarade Ourgan, qui se tenait un peu en retrait, afin que celui-ci prenne sa forme de loup-garou en toute discrétion et puisse mener une enquête olfactive. Tandis que les « témoins » y allaient chacun de leur détail pas forcément utile (« je m’étais levé pour aller aux toilettes quand j’ai entendu hurler », « ma fille dort mal en ce moment vous savez, elle fait ses dents », « les Mangemorts, quelle plaie, vous savez de mon temps… »), le loup-garou disparut à la vue de Fani, derrière les maisons aux toits calcinés qui étaient à présent débarrassées de leurs flammes.
L’homme réapparut quelques minutes plus tard, et fit comprendre à la jeune femme d’un signe de tête qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait. S’éloignant des habitants, Fani rejoignit Ourgan :


- Vous avez ce qu’il faut ? Vous devez vous rendre dans quel lieu à présent ?

- Les trois balais, j’y retrouve Mr Withworth.

- D’accord, nous nous verront plus tard au ministère… Bon courage.

Après ce bref échange, l’homme tourna les talons et transplana afin de continuer son travail de la nuit. Fani songea un instant à celui qu’il allait retrouver, et espéra que tout se passait bien pour Joseph. La mangemorte avait sa petite idée sur l’identité des responsables, mais sans preuves, il ne fallait rien précipiter.
Se tournant vers la marque qui flottait toujours dans le ciel, la jeune femme sortit sa baguette et lança :


- FINITE INCANTATEM

La gardienne revint auprès des habitants, vérifia qu’il ne restait plus de flammes et invita les habitants à venir la voir au ministère si des détails leur revenaient plus tard. Elle leur assura également qu’une fois les coupables incriminés, les frais de réparations seraient entièrement remboursés par ceux-ci. Puis Fani transplana direction Londres et le ministère, où du travail l’attendait encore. La fin de nuit promettait d’être longue.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow
Invité, le  Dim 21 Aoû 2011 - 22:08

- PV : Actarius Bright & Clélia Skywolf -


Elle se regarda dans la glace. Cette nuit là, elle l'avait passée aux côtés d'Actarius. Cela devenait de plus en plus régulier, et si elle n'était pas chez lui alors il venait à Poudlard. Cela s'était fait sans bruits, elle l'avait à peine remarqué mais l'habitude de dormir dans les bras de l'autre s'était glissée et avait pris toute la place. A présent lorsqu'elle se couchait seule, elle ressentait un grand vide et avait le besoin de toucher la bague que son amant lui avait offerte il y a quelques temps. Dans la salle de bain, elle était seule. Le jeune homme avait du partir pour une urgence au Ministère. La encore quelque chose était arrivée dans sa vie et prenait de plus en plus de place. Elle qui avait toujours rejeté la politique s’y était lancée, et la voilà Magenmage. Peut-être en souvenir de… qui sait ?... Clélia fit une grimace, elle venait de pleurer et ses yeux avaient immanquablement rougis et gonflés, ils ressemblaient à deux tomates bien rouges. Pourquoi avait-elle pleuré, encore ? Parce qu'une part d'elle lui soufflait qu'elle devrait être malheureuse à l'heure qu'il est, Mateo était mort et elle s'amusait, avait foi en la vie... Mais si, au lieu de commencer à fréquenter Actarius, Mateo et elle s'étaient remis ensemble ? Où en serait-elle à présent ? Avec le Ministre ou dans son bureau à ne plus pouvoir faire un geste ? La Magenmage secoua la tête, il était trop tard, bien trop tard pour avoir des regrets, l'ancien garde-chasse était là maintenant. Et oui, elle l’aimait.

La directrice de Poudlard se pencha et passa de l'eau froide sur ses yeux pour les faire dégonfler un peu mais, comme elle s'y attendait, cela n'eut aucun effet. Elle du avoir recours à une potion que sa mère adoptive préparait pour appliquer sur ses paupières lorsqu'elle épluchait des oignons. Les seules fois où, enfant, elle avait vu les larmes couler le long des joues de sa mère, c'était quand elle épluchait des oignons. Sa mère riait tout le temps, parfois pour rien. Elle lui avait donc passé un pot de la potion qui ressemblait à une crème. L'inconvénient de cette création maternelle était l'odeur infecte qui s'en dégageait. Néanmoins, l'effet était quasiment immédiat aussi se lava-t-elle le visage après que la pommade eut fini d'agir. Inutile d’expliquer par la suite comment elle se maquilla ni la marque de ses peintures de guerre (comme certains moldus le disent).

La jeune femme fut cependant surprise par l’irruption d’Aster dans la salle de bain avec un CRAC bien sonore. Elle se retourna vivement, encore enroulée dans sa douce serviette. L’elfe de maison de son compagnon s’inclina avant de déclamer ce qu’il avait à dire.

« Mon maître a donné quelque chose à Aster pour Mademoiselle, Aster s’excuse de son arrivée inopportune. Si Mademoiselle veut bien excuser Aster…
_ Ce n’est rien Aster. Que t’a donné Actarius ?
_ Une lettre, Mademoiselle. »

A ces mots, il sortit de son vêtement (peut-on honnêtement appeler ça un vêtement ?) une lettre cachetée à son nom. Clélia remercia l’elfe qui s’inclina une seconde fois avant de disparaître à nouveau avec son CRAC si reconnaissable. La jeune femme décacheta l’enveloppe et lu le mot qui lui était adressé.

Ma Clélia,
Retrouve moi à Godric’s Hollow, devant le Sanglier Rieur à midi et demi. J’ai à te parler d’une chose extrêmement importante.
Je t’aime,
Actarius.

Clélia relu une dizaine de fois le mot de son amant avant de se précipiter vers la garde-robe qui abritait depuis peu une partie des vêtements de la Magenmage. Il faisait magnifiquement beau ce jour là, aussi elle opta pour un débardeur noir et un short en jean ainsi que sa paire de sandales préférée, des compensées qui lui permettait de gagner quelques centimètres. Elle se sécha les cheveux qu’elle laissa pendre dans son dos après avoir demandé à Aster de dire à son maître qu’elle serait présente au rendez-vous fixé.

Clélia siffla doucement, sa montre affichait midi moins dix. Deux majestueux oiseaux apparurent alors dans le ciel, se rapprochant à vive allure. Ignis et Laïta, ses deux phénix, finirent par se poser sur ses épaules. La jeune femme demanda à Ignis de l’emmener non loin du point de rendez-vous, sachant que Laïta suivrait le mouvement. Elle avait en effet bien plus l’habitude de transplaner avec l’aide d’Ignis qu’avec Laïta, une question de confiance et d’habitude bien sûr mais bon. L’oiseau de feu poussa un léger cri et se volatilisa, emportant sa maîtresse tant aimée avec lui.

Godric’s Hollow. La dernière fois qu’elle y était venue remonte à longtemps, très longtemps. Elle se recoiffa et sortit de la ruelle où l’avait déposée son animal qui s’éloigna en compagnie de sa compagne une fois sur qu’elle était en sécurité. Les rues étaient plutôt calmes dans le village, même la rue principale. Les sorciers étaient certainement en vacances ou alors en train de travailler. La directrice de l’école de magie s’avança tranquillement, une cigarette à la main, vers l’endroit que lui avait indiqué son amant. Certes, elle savait que fumer déplaisait à l’ancien garde-chasse, aussi s’était-elle promis d’arrêter… Plus tard. Le Sanglier Rieur. Si on était aveugle, on pouvait tout à fait repérer l’endroit, seul lieu bruyant de la ville. Clélia se posta devant le restaurant et attendit son ministre.

Celui-ci arriva quelques minutes après elle. Visiblement, l’un et l’autre avaient eu l’idée d’arriver en avance. La Magenmage sourit largement en le voyant apparaître, accompagné de ses deux phénix. Ces derniers s’envolèrent rapidement, peut-être rejoignaient-ils les compagnons de la directrice. Celle-ci couru vers son amant et lui sauta dans les bras comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois alors qu’ils s’étaient quittés le matin même. Ou plutôt tard dans la nuit puisqu’en se réveillant elle avait vu un mot d’Actarius parti depuis plusieurs heures déjà. Elle embrassa l’homme de son cœur avec fougue. Le bonheur qu’elle ressentait en le voyant, en sa présence, ses baisers et ses caresses, tout ce qu’il lui apportait, dissipaient tous ses doutes. Jamais ses sentiments de bien-être ne s’étaient atténués depuis le début de leur relation. Peut-être était-ce là, le véritable bonheur. Même si elle pensait encore de temps à autre à Mateo, la présence d’Actarius chassait tous souvenirs, tous remords et toute tristesse liés à lui, comme un baume protecteur appliqué directement sur son cœur.

Ils se détachèrent l’un de l’autre, le cœur encore battant, le goût de ses lèvres sur les siennes, sans pour autant défaire leur étreinte. Clélia posa sa tête sur la poitrine de son amant, savourant ce délicieux instant et écoutant les battements désordonnés de son cœur. Quand elle la releva quelques minutes plus tard, c’était pour l’embrasser à nouveau. Ce qui pour certains n’était qu’anodin, un geste quotidien, était pour elle une véritable drogue. Une soif d’amour qui ne s’apaisait jamais, qui en demandait toujours plus.

Cependant il fallait se calmer, impérativement se calmer. La rue avait beau être déserte, derrière eux des éclats de voix s’élevaient, tout le monde pouvait les voir et même si un simple baiser n’était pas grave, aller plus loin dans leur passion serait gênant.

« Tu voulais me dire quelque chose…
_ En effet. Viens, allons nous promener. »

Les doigts entrelacés, les deux amants s’éloignèrent de la rue pour se diriger vers un sentier tout aussi désert, dans la nature. Les oiseaux chantaient, les arbres leurs répondaient à l’aide du vent qui glissait sur les feuilles. Parfois, on entendait des petits bruits d’animaux qui se cachaient en distinguant les bruits de pas qui se dirigeaient vers eux. Tout était beau, en fleur, en harmonie, heureux. Tout était parfait.

« Je t’aime. »



Dernière édition par Clélia Skywolf le Mer 31 Aoû 2011 - 19:59, édité 1 fois
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