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Promenade dans le village de Godric's Hollow
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Clélia Skywolf
Gryffondor
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Clélia Skywolf, Dim 21 Aoû 2011, 22:08


- PV : Actarius Bright & Clélia Skywolf -


Elle se regarda dans la glace. Cette nuit là, elle l'avait passée aux côtés d'Actarius. Cela devenait de plus en plus régulier, et si elle n'était pas chez lui alors il venait à Poudlard. Cela s'était fait sans bruits, elle l'avait à peine remarqué mais l'habitude de dormir dans les bras de l'autre s'était glissée et avait pris toute la place. A présent lorsqu'elle se couchait seule, elle ressentait un grand vide et avait le besoin de toucher la bague que son amant lui avait offerte il y a quelques temps. Dans la salle de bain, elle était seule. Le jeune homme avait du partir pour une urgence au Ministère. La encore quelque chose était arrivée dans sa vie et prenait de plus en plus de place. Elle qui avait toujours rejeté la politique s’y était lancée, et la voilà Magenmage. Peut-être en souvenir de… qui sait ?... Clélia fit une grimace, elle venait de pleurer et ses yeux avaient immanquablement rougis et gonflés, ils ressemblaient à deux tomates bien rouges. Pourquoi avait-elle pleuré, encore ? Parce qu'une part d'elle lui soufflait qu'elle devrait être malheureuse à l'heure qu'il est, Mateo était mort et elle s'amusait, avait foi en la vie... Mais si, au lieu de commencer à fréquenter Actarius, Mateo et elle s'étaient remis ensemble ? Où en serait-elle à présent ? Avec le Ministre ou dans son bureau à ne plus pouvoir faire un geste ? La Magenmage secoua la tête, il était trop tard, bien trop tard pour avoir des regrets, l'ancien garde-chasse était là maintenant. Et oui, elle l’aimait.

La directrice de Poudlard se pencha et passa de l'eau froide sur ses yeux pour les faire dégonfler un peu mais, comme elle s'y attendait, cela n'eut aucun effet. Elle du avoir recours à une potion que sa mère adoptive préparait pour appliquer sur ses paupières lorsqu'elle épluchait des oignons. Les seules fois où, enfant, elle avait vu les larmes couler le long des joues de sa mère, c'était quand elle épluchait des oignons. Sa mère riait tout le temps, parfois pour rien. Elle lui avait donc passé un pot de la potion qui ressemblait à une crème. L'inconvénient de cette création maternelle était l'odeur infecte qui s'en dégageait. Néanmoins, l'effet était quasiment immédiat aussi se lava-t-elle le visage après que la pommade eut fini d'agir. Inutile d’expliquer par la suite comment elle se maquilla ni la marque de ses peintures de guerre (comme certains moldus le disent).

La jeune femme fut cependant surprise par l’irruption d’Aster dans la salle de bain avec un CRAC bien sonore. Elle se retourna vivement, encore enroulée dans sa douce serviette. L’elfe de maison de son compagnon s’inclina avant de déclamer ce qu’il avait à dire.

« Mon maître a donné quelque chose à Aster pour Mademoiselle, Aster s’excuse de son arrivée inopportune. Si Mademoiselle veut bien excuser Aster…
_ Ce n’est rien Aster. Que t’a donné Actarius ?
_ Une lettre, Mademoiselle. »

A ces mots, il sortit de son vêtement (peut-on honnêtement appeler ça un vêtement ?) une lettre cachetée à son nom. Clélia remercia l’elfe qui s’inclina une seconde fois avant de disparaître à nouveau avec son CRAC si reconnaissable. La jeune femme décacheta l’enveloppe et lu le mot qui lui était adressé.

Ma Clélia,
Retrouve moi à Godric’s Hollow, devant le Sanglier Rieur à midi et demi. J’ai à te parler d’une chose extrêmement importante.
Je t’aime,
Actarius.

Clélia relu une dizaine de fois le mot de son amant avant de se précipiter vers la garde-robe qui abritait depuis peu une partie des vêtements de la Magenmage. Il faisait magnifiquement beau ce jour là, aussi elle opta pour un débardeur noir et un short en jean ainsi que sa paire de sandales préférée, des compensées qui lui permettait de gagner quelques centimètres. Elle se sécha les cheveux qu’elle laissa pendre dans son dos après avoir demandé à Aster de dire à son maître qu’elle serait présente au rendez-vous fixé.

Clélia siffla doucement, sa montre affichait midi moins dix. Deux majestueux oiseaux apparurent alors dans le ciel, se rapprochant à vive allure. Ignis et Laïta, ses deux phénix, finirent par se poser sur ses épaules. La jeune femme demanda à Ignis de l’emmener non loin du point de rendez-vous, sachant que Laïta suivrait le mouvement. Elle avait en effet bien plus l’habitude de transplaner avec l’aide d’Ignis qu’avec Laïta, une question de confiance et d’habitude bien sûr mais bon. L’oiseau de feu poussa un léger cri et se volatilisa, emportant sa maîtresse tant aimée avec lui.

Godric’s Hollow. La dernière fois qu’elle y était venue remonte à longtemps, très longtemps. Elle se recoiffa et sortit de la ruelle où l’avait déposée son animal qui s’éloigna en compagnie de sa compagne une fois sur qu’elle était en sécurité. Les rues étaient plutôt calmes dans le village, même la rue principale. Les sorciers étaient certainement en vacances ou alors en train de travailler. La directrice de l’école de magie s’avança tranquillement, une cigarette à la main, vers l’endroit que lui avait indiqué son amant. Certes, elle savait que fumer déplaisait à l’ancien garde-chasse, aussi s’était-elle promis d’arrêter… Plus tard. Le Sanglier Rieur. Si on était aveugle, on pouvait tout à fait repérer l’endroit, seul lieu bruyant de la ville. Clélia se posta devant le restaurant et attendit son ministre.

Celui-ci arriva quelques minutes après elle. Visiblement, l’un et l’autre avaient eu l’idée d’arriver en avance. La Magenmage sourit largement en le voyant apparaître, accompagné de ses deux phénix. Ces derniers s’envolèrent rapidement, peut-être rejoignaient-ils les compagnons de la directrice. Celle-ci couru vers son amant et lui sauta dans les bras comme s’ils ne s’étaient pas vus depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois alors qu’ils s’étaient quittés le matin même. Ou plutôt tard dans la nuit puisqu’en se réveillant elle avait vu un mot d’Actarius parti depuis plusieurs heures déjà. Elle embrassa l’homme de son cœur avec fougue. Le bonheur qu’elle ressentait en le voyant, en sa présence, ses baisers et ses caresses, tout ce qu’il lui apportait, dissipaient tous ses doutes. Jamais ses sentiments de bien-être ne s’étaient atténués depuis le début de leur relation. Peut-être était-ce là, le véritable bonheur. Même si elle pensait encore de temps à autre à Mateo, la présence d’Actarius chassait tous souvenirs, tous remords et toute tristesse liés à lui, comme un baume protecteur appliqué directement sur son cœur.

Ils se détachèrent l’un de l’autre, le cœur encore battant, le goût de ses lèvres sur les siennes, sans pour autant défaire leur étreinte. Clélia posa sa tête sur la poitrine de son amant, savourant ce délicieux instant et écoutant les battements désordonnés de son cœur. Quand elle la releva quelques minutes plus tard, c’était pour l’embrasser à nouveau. Ce qui pour certains n’était qu’anodin, un geste quotidien, était pour elle une véritable drogue. Une soif d’amour qui ne s’apaisait jamais, qui en demandait toujours plus.

Cependant il fallait se calmer, impérativement se calmer. La rue avait beau être déserte, derrière eux des éclats de voix s’élevaient, tout le monde pouvait les voir et même si un simple baiser n’était pas grave, aller plus loin dans leur passion serait gênant.

« Tu voulais me dire quelque chose…
_ En effet. Viens, allons nous promener. »

Les doigts entrelacés, les deux amants s’éloignèrent de la rue pour se diriger vers un sentier tout aussi désert, dans la nature. Les oiseaux chantaient, les arbres leurs répondaient à l’aide du vent qui glissait sur les feuilles. Parfois, on entendait des petits bruits d’animaux qui se cachaient en distinguant les bruits de pas qui se dirigeaient vers eux. Tout était beau, en fleur, en harmonie, heureux. Tout était parfait.

« Je t’aime. »



Dernière édition par Clélia Skywolf le Mer 31 Aoû 2011, 19:59, édité 1 fois
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Jeu 25 Aoû 2011, 05:18


Joie et peur mêlés. Crainte et hâte. Une certaine paix intérieure pourtant lui envahissait le cœur par-dessous tous ses autres sentiments. Il n’aurait su y donner une explication convenable. Enfin, si… Il y avait bien une raison et il la connaissait que trop bien. Clélia. La jeune et magnifique directrice de Poudlard et de surcroit, l’une des quatre Magenmages qui lui portait assistance au sein du Ministère. Cette dernière pensée arracha un petit sourire au jeune homme d’ailleurs. Il avait la forte impression que leurs deux destins étaient liés et cela, depuis plusieurs années maintenant. Déjà, ils s’étaient « rencontrés » pour la première fois au sein de Poudlard, alors que le Garde-Chasse avait demandé à faire coller deux élèves au sein de la sombre Forêt Interdite, Nathaniel et Antonia. Antonia qui avait fait partir de ses conquêtes par la suite d’ailleurs.

Ses conquêtes… ? Faudrait d’ailleurs qu’il en parle avec sa tendre. L’on pourrait dire tout et n’importe quoi sur lui et sa vision de leur relation, il était sûr d’une chose pour sa part : Il l’aimait. Il aimait Clélia Skywolf, plus que tout. C’était paradoxal de sa part, n’est-ce pas ? Affirmer l’aimer et pourtant, courir les jupons de l’autre côté… Environ dix années maintenant qu’ils se côtoyaient et jusque-là, rien n’avait été vraiment officialisé. Faudrait qu’il y remédie… Bien trop longtemps maintenant qu’ils se tournaient autour.

Aussi, ce jour-là, après l’avoir quitté après une douce nuit passée à ses côtés, à profiter de la douce chaleur qui émanait de son corps –n’allez pas vous faire des idées-, il avait rejoint le Ministère. Le soleil ne s’était pas même encore levé lorsqu’il avait été contraint de la quitter, le dispositif d’urgence spécial qu’il s’était fait confectionner –à la mode Phénix-, l’ayant averti.
[…] Il n’avait point eut le loisir de retourner au manoir pour la rejoindre de nouveau sous les fins draps de soies mais ce n’était pas bien grave.

Aster, viens.

Le jeune Ministre de la Magie n’eut point à attendre plus de deux secondes pour voir son compagnon elfe de maison arriver dans son bureau, la tête légèrement inclinée vers l’avant, en signe de respect –une conduite que détestait plus que tout Actarius.

Oui maître ? Le maître a appelé Aster ?

Combien de fois te demanderai-je donc de ne pas m’appeler « maître » mais « Actarius » ? Bref. J’aimerais que tu fasses parvenir cette lettre à mademoiselle Skywolf une fois qu’elle se sera réveillée, s’il-te-plait.

Aster fera tout ce que le maître voudra.

Aster…

Trop tard. L’elfe avait déjà transplané en direction du manoir privé de son maître, échappant, comme toujours, à la remarque. Actarius avait foi, quant à la mission qu'il lui avait confié à l'instant; la remise de ce courrier qui se trouvait être une invitation. Soupirant, le jeune mage appela sa secrétaire et lui confia quelques dossiers en attente qu’il avait fini de traiter avant de s’éclipser, fermer son bureau avec l’unique clef dont il était le possesseur. Personne n’y entrerait pour fouiner ; à moins d’être passé sur son corps.

Quittant le Ministère sous les salutations hypocrites des nombreux employés, l’ex Garde-Chasse appela ses deux phénix, Fafnir d’or et Faerya d’argent, qui vinrent se poser sur ses épaules, transplanant avec lui par la suite.
Londres. Actarius, sans doute pour la première fois de sa « nouvelle » vie –compter à partir de son arrivée à Poudlard-, se rendit chez le coiffeur. Non pas pour se couper ses cheveux –cela, il en avait une sainte horreur- mais au moins pour les soigner. Hey, ce n’était point s’il n’en prenait pas soin, loin de là même. Ses cheveux faisaient partir de ses « saints trésors » ; personne n’y touchait sans se brûler. Dix heures et demie bientôt. Le Ministre sorti de l’échoppe du coiffeur, regagnant une sombre ruelle non loin. Ses deux compagnons de feu revinrent de nouveau l’emportant dans leurs flammes.

Il repassa rapidement par la petite maison qu’il avait léguée à Elhora et où il avait encore ses affaires et même sa chambre, histoire de se changer rapidement. Il enfila un jeans noir près du corps qui laissait voir sa fine musculature ainsi qu’un t-shirt blanc gravé de multiples graffitis par-dessus duquel il enfila un cardigan en cuir noir. Il était temps. Comme s’ils l’avaient compris, Fafnir et Faerya se précipitèrent sur ses épaules et le firent transplaner, à quelques ruelles du Sanglier Rieur. Se fondant dans la population, il s’approcha de l’unique bar à intérêt des lieux. Là, cherchant quelques instants, il aperçut à temps son amante qui prenait son envol pour venir s’échouer contre lui, lui arrachant un petit rire avant qu’ils ne se confondent en un long et fougueux baiser. Cette sensation… La sensation que cela provoqua ce baiser par-delà tout son corps… Il ne pourrait définitivement jamais s’en passer. Bien des années maintenant qu’il y gouttait sans rétention à chacune de leurs rencontres. Ses doigts s’enfoncèrent rapidement dans les mèches pourtant bien ordonnées de la jeune Directrice, lui caressant tendrement la nuque tandis que son autre main s’était nonchalamment enroulée autour de la hanche de Clélia. Plus le temps passait et plus son étreinte sur elle se resserrait.

Finalement, les deux amants réussirent à se contrôler, s’arrêtant dans leur élan d’amour démesurément grand avant que le tout ne devienne une scène qui risquerait d’être gênante pour eux deux, Magenmage et Ministre. Même si dans leurs vêtements actuels, ils passaient plus ou moins inaperçu, espéra Actarius. Il ne s’inquiétait bien évidemment pas pour son image mais surtout pour leur tranquillité. Soit. Le baiser rompu, Actarius et Clélia se dévisagèrent, leur regard plein d’amour, pendant des secondes qui parurent une éternité de douceur, le regard plongé dans celui de l’autre. Puis ce fut finalement sa très chère qui ouvrit le dialogue.

En effet. Viens, allons nous promener.

Se détachant lentement, comme par peur de voir l’autre s’éloigner et disparaître, ils entrelacèrent leurs doigts, avancèrent le long du chemin, encadré de toute part par une végétation en harmonie avec elle-même. La très courte phrase qu’elle lui permit d’entendre provoqua un grand étirement de ses lèvres et comme pour communiquer avec elle rien que par le contact de leurs paumes tièdes, il exerça une légère pression sur sa main.

Je t’aime aussi, Namour.

Il ne l’avait jamais appelé ainsi auparavant mais le fait de savoir qu’elle l’aimait –et ce n’était pas comme s’il entendait cela pour la première fois- lui donnait comme une force qu’il ne s’était jamais connu jusqu’alors. Il tourna légèrement la tête vers elle et lui adressa un regard plein de tendresse tandis qu’ils avançaient dans un silence serein au travers duquel transcendaient les sentiments qui n’étaient pas exprimés à haute voix. Fafnir et Faerya ayant sans aucun doute possible rejoint Ignis et Laïta, leurs amis et phénix de la sublime Clélia, il n’y avait aucun moyen qu’ils soient dérangés. Même le Ministère n’y ferait rien cette fois. Après tout, c’était Lui, le Ministère.

Bientôt, ils furent arrivés en bordure du parc, pas très loin de la sortie du réputé village, s’engageant sur un petit pont de bois suffisamment large pour qu’ils puissent s’accouder à la rambarde sans pour autant gêner la circulation inexistante.

Je voulais te parler de « Nous », à vrai dire, dit-il d’une voix douce tout en posant leurs mains entrelacées sur la rambarde, entre eux, posant son regard bleu azur sur elle. Tu sais, mon côté libertin, coureur de jupons, et cætera… Ce n’est pas à toi que je cacherai que j’ai été de nombreuses fois voir ailleurs depuis que nous sommes ensemble puisque tu me connais, tu devais t’en douter tout ce temps.

Il porta son regard sur l’eau qui coulait délicatement en dessous du pont, dans son lit.

Eh bien… Je ne veux pas continuer… Je ne veux pas continuer à te faire souffrir… C’est pourquoi j’ai décidé de faire des efforts et un travail sur moi-même. Et puis, tu sais, il tourna de nouveau son regard sur elle, un léger sourire sur les lèvres, tu m’as donné la force de recommencer à croire en l’amour. Bien sûr, je t’aime, vraiment, tu n’as pas à en douter. Mais j’avais peur… D’une relation qui ne marcherait pas, une nouvelle fois.

Il sera doucement les doigts de la jeune fille, sa main.

Je n’ai plus peur… Je veux être avec toi, toi et seulement toi pour toujours, Clélia. Tu me rends meilleur que je ne le suis, chaque jour qui passe. Je t’aime… Je n’imagine vraiment plus la vie sans toi à mes cotés.

Évidemment, il avait honte d’avoir couru après le cœur d’autres jeunes femmes, même pour une nuit et, il comprendrait qu’elle ne veuille plus le voir d’aucune manière que ce soit. Mais malgré cette crainte, sa peur, il avait décidé de se lancer. Il aurait fallu qu’il le fasse un jour où l’autre de toute façon. Alors autant que ce soit le plus tôt possible, même si cela faisait des années désormais.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Clélia Skywolf, Mer 31 Aoû 2011, 19:58


Deux personnes qui se baladent, main dans la main, vivant de leur amour, du besoin de la présence de l’autre à leurs côtés. Voilà ce que l’on pouvait imaginer si l’on observait Actarius et Clélia ce jour là. Mais les apparences sont souvent trompeuses et un couple à l’air heureux ne l’est pas forcément. La jeune femme se sentait bien, certes, surtout lorsqu’il lui disait qu’il l’aimait. « Je t’aime Namour. » n’était-ce pas beau de se faire appeler ainsi ? « Namour » ne désignait-il pas, ce petit surnom, à quel point on tient à une personne ? Et pourtant, lorsque les deux jeunes gens s’accoudèrent à la barrière du pont, Clélia vit à l’expression de son amant qu’il voulait lui dire quelque chose de grave. Quelque chose qui serait difficile à avouer, et certainement plus dure à accepter. Au fond d’elle, elle savait de quoi il s’agissait, comme si elle n’avait pas remarqué qu’elle n’était pas la seule à parfois s’endormir dans les bras du jeune homme. Comme si elle n’était pas la seule à avoir succombé à son charme, à vouloir être auprès de lui, et attendre sa voix dans son sommeil. Comme si elle n’était pas la seule femme qui l’attirait. La directrice savait que d’autres femmes arrivaient à avoir le Ministre pour elles. Mais jamais longtemps, jamais plus d’une nuit, contrairement à elle. Elle qui l’avait depuis un peu plus de cinq ans, elle qui le gardait, le surveillait et l’aimait. Elle qui se faisait aimer de lui. Elle seule avait réussi là où d’autres avaient échoué. Pourquoi ? Aucune idée. Et honnêtement elle ne voulait pas le savoir. Cependant, chaque fois qu’elle le voyait en compagnie d’une autre femme, chaque fois qu’elle le voyait émerveillé, séduit par les atouts d’une autre femme, chaque fois qu’une autre femme lui tournait autour, elle avait envie de hurler, de crier sa rage… De tuer, parfois. Oui, elle voulait tuer. Tuer celles qui lui prenaient Actarius, même juste une nuit. Tuer Actarius pour sa faiblesse, cette faiblesse qui le pousse à la tromper encore et encore.

Mais durant ces cinq années, elle aussi l’avait trompée. Peu longtemps, certes, et c’était réellement indéfini pour elle. Elle trompait tout le monde, elle y compris. Parce qu’elle devait choisir, choisir entre Mateo et Actarius. D’ailleurs elle avait fait son choix, voulait donner sa décision finale à l’homme qui était garde chasse à cette époque. Sa décision était de retourner auprès de Mateo, celui qui ne l’avait jamais trompée, ne la tromperai jamais. Celui qui, malgré toutes les souffrances qu’il avait subies à cause d’elle, était revenu auprès d’elle. Mais avant que Clélia puisse faire part à quiconque de sa décision, un Mangemort tua Mateo, mettant fin à leurs projets d’avenir commun. Elle s’était donc tue, et avait continué sa vie auprès du Ministre, comme si rien ne l’avait déchirée. Cela avait duré peu de temps, et durant cette période la directrice n’avait relevé aucune des déviations de son amant, elle-même accaparée ailleurs. Après la mort du jeune Aëndal, elle s’était encore tue, supportant de moins en moins qu’une femme s’immisce dans la vie d’Actarius Perceval Bright.

Comment faisait-elle pour le surveiller ? Elle envoyait Ignis observer ce qu’il faisait lorsqu’elle n’était pas avec lui. Elle gardait un œil constant sur lui, usant de tous les moyens possibles et inimaginables pour le voir même si Ignis ne pouvait se charger de cette tâche. Clélia ne relâcha pas sa surveillance, jamais. Elle connaissait le nom de chacune de ses conquêtes, elle était capable de reconnaître au premier coup d’œil si une femme avait été dans le lit de son amant durant leurs années de liaison tant leurs images étaient imprimées dans son esprit. Elle avait failli créer un livre pour y glisser les noms, prénoms, photos, professions… de chacune de ces femmes mais sa petite voix lui avait soufflé qu’elle en faisait trop si elle allait jusque là, aussi s’était donc retenue, de justesse.

Et pourtant elle était restée avec Actarius. Pourquoi ? Pourquoi être restée alors qu’il sautait sur tout ce qui bouge ? Pourquoi être restée alors que visiblement, plus il y a de femmes dans son lit plus il était content ? Par amour simplement ? Ou par besoin d’être avec quelqu’un ? D’être aimée par quelqu’un même si celui-ci en aime d’autre ? Un peu des trois certainement… Pour ne pas sombrer, avoir quelque chose à quoi se raccrocher aussi, peut-être. Ethan avait sa manière de se sentir vivant, il était comme Actarius à la différence près qu’aucune femme jusqu’à se jour avait réussi à trouver grâce à ses yeux, aucune sauf Clélia, sa cousine qu’il protégeait du mieux qu’il pouvait. Le jeune russe aimait une nuit, se comportait comme un monstre et était connu comme le loup blanc par toutes les femmes de son ancien quartier qui étaient toutes passées dans son lit. Il devait déménager régulièrement pour pouvoir continuer d’aimer à sa manière. Cela le rendait vivant, le raccrochait à la réalité, à la vie qui lui avait fait la misère tant de fois, trop de fois. Pour Clélia c’était légèrement différent, elle avait ses parents, ses frères Jensen et Telemaque, tous deux qui la laissaient trop souvent sans nouvelles, ses cousins, Abdel et Ethan, certes trop loin mais toujours à l’écoute. Elle avait ses amis. Mais elle voulait, elle avait besoin, d’un homme près d’elle qui lui dise « je t’aime » et s’occupe d’elle.

« Je voulais te parler de « Nous », à vrai dire. Tu sais, mon côté libertin, coureur de jupons et cætera … Ce n’est pas à toi que je cacherai que j’ai été de nombreuses foi voir ailleurs depuis que nous sommes ensemble puisque tu me connais, tu devais t’en douter tout ce temps. »

Clélia ne répondit rien. Que pouvait-elle répondre ? Qu’elle savait et qu’elle le maudissait pour cela ? Qu’elle aussi l’avait trompé mais peu de temps, elle ? Qu’elle voulait le tuer et toutes les autres filles avec lui ? Non elle ne pouvait pas dire cela. Elle se contenta donc de porter son regard sur l’eau, comme il l’avait fait avant elle.

« Eh bien… Je ne veux pas continuer… Je ne veux pas continuer à te faire souffrir… C’est pourquoi j’ai décidé de faire des efforts et un travail sur moi-même. Et puis, tu sais, tu m’as donné la force de recommencer à croire en l’amour. Bien sûr, je t’aime, vraiment, tu n’as pas à en douter. Mais j’avais peur… d’une relation qui ne marcherait pas, une nouvelle fois. »

La directrice se taisait toujours. Elle n’en pensait pas moins. Elle pensait peut-être trop. *C’est maintenant que tu te rends compte que je souffre ? Tu crois pas qu’en cinq ans, des efforts t’aurais pu les commencer avant ? Ton « travail sur toi-même » c’était trop dur avant ? Fallait que tu prennes cinq ans de plus histoire d’en tester plein d’autres avant de pouvoir te décider ?! Et peur d’une relation ! Mais tout le monde à peur, même les personnes de 70 ans ont peur ! Moi aussi j’ai peur et je suis restée. La encore je la ferme. Parce que j’ai peur peut-être. Peur à cause de toi.* Mais cela, elle ne le dit pas à Actarius, préférant le laisser continuer. Elle sentait son regard sur elle mais la Magenmage ne bougea pas, ne fit pas un seul mouvement. Elle préféra observer deux canards en train de se battre pour les beaux yeux d’une canne, et deux cygnes suivit de leurs ribambelles de marmots tout juste capables de marcher… La pression sur la main de la jeune femme la fit légèrement tressaillir, certes c’était doux mais elle ne voulait pas. Pas encore.

« Je n’ai plus peur… Je veux être avec toi, toi et seulement toi pour toujours, Clélia. Tu me rends meilleur que je ne le suis, chaque jour qui passe. Je t’aime… Je n’imagine vraiment plus la vie sans toi à mes côtés. »

Clélia retira lentement sa main planquée jusqu’à lors sous celle d’Actarius. Elle entrelaça ses doigts et resta ainsi, accoudée, les yeux toujours rivés sur l’eau et ses habitants. Elle les enviait, beaucoup. Au loin elle aperçut Ignis et Laïta, ainsi que Fafnir et Faerya. Les phénix étaient certainement plus fidèles que leurs maîtres… Ils s’aimaient pour l’éternité, comme les Inséparables, ces petits oiseaux qui mourraient quand l’autre les laissait, mourraient de chagrin, le cœur brisé. Voilà le véritable amour. La directrice s’humecta les lèvres, prenant tout son temps, elle avait décidé de tout dire. Elle avait besoin de parler, elle aussi. De s’exprimer, de dévoiler ce qu’elle avait tu.

« Je sais. Je sais que tu m’as trompée, quand tu m’as trompée, avec qui tu m’as trompée. Je sais avec exactitude avec combien de femmes tu as partagé un lit lorsque tu me disais ne pas pouvoir être avec moi ou lorsque j’étais occupée. Ce que tu ne sais pas, c’est que moi aussi je t’ai trompé. Moins longtemps, certes, mais je t’ai trompé. Avec Mateo Aëndal. Uniquement avec lui. Tout s’est arrêté quand il est mort et depuis je suis restée fidèle. Aussi fidèle que peuvent l’être nos compagnons, que peuvent l’être les Inséparables ou les cygnes. »

Elle fit une pause sans pour autant se tourner vers son amant, préférant fermer les yeux et écouter les bruits de la nature dans le silence de leurs voix. Ecouter avant de reprendre la parole, toujours les yeux fermés.

« Quand je te vois avec une autre, quand je sais que tu es avec une autre, je te hais. Je te hais plus que ta pire ennemie ne pourra jamais le faire. Dans ces moments là je rêve de te tuer. »

Elle fit une courte pause et en profita pour tourner la tête vers lui, toujours accoudée à la barrière.

« Oh ne sois pas surpris s’il te plait. Je rêve en effet de te tuer lorsque tu aimes une autre femme, je suis certaine que tu penserais la même chose si j’avais la même attitude que toi. Mais tu vois, je n’ai jamais rien fait contre toi. En cinq ans, je n’ai jamais rien fait pour te nuire. »

Cette fois elle se tourna totalement vers Actarius, le regardant droit dans les yeux, sans sourciller.

« Je t’aime Actarius. Mais es-tu prêt à m’aimer autant que je le fais ? Je ne veux pas des efforts, je ne veux que tu ne me trompes plus, jamais. Je ne t’ai jamais rien demandé je pense, alors je te demande cela. Ne me trompe plus. Je ne te formule pas de menace, tu dois te douter que si tu me trompes encore, si tu acceptes bien sûr de continuer, tu devras m’oublier définitivement. »

Clélia se tut, elle attendit les réactions du Ministre, soulagée par ce qu’elle avait dit. Maintenant il devait accepter sa condition qu’elle estimait peu contraignante en comparaison avec ce que d’autres avaient subis…
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Sam 10 Sep 2011, 16:17


En sentant les doigts de la jeune demoiselle quitter sa main, s'éloigner, le fuir (?), Actarius retint son souffle. Il eut le sentiment que le temps s’éternisait, que le temps le narguait et voulait le voir souffrir, souffrir de tout son être. Puis il sentit les doigts de sa bien-aimée s'entrelacer aux siens, et, comme il avait ralenti, le temps reprit son cours, comme chassé à coup de bourrasque.

Tout comme la magnifique jeune femme qui l’accompagnait, Actarius avait posé son regard sur les deux couples de phénix qui volaient bas, loin vers l'horizon sous leurs yeux. Le silence qui s'était installé pesait véritablement au jeune Ministre de la Magie qui, bien qu'il ne laisse rien paraître, s'imaginait tout un tas de scenarii. Si elle le prenait bien, elle le quitterait peut-être juste après l'avoir savamment savonné. Au pire des cas, elle le tuerait... Ce ne serait point une grande perte pour le monde, si ? Il ne manquerait certainement pas à Elhora ou à quiconque autre... Peut-être Fafnir et à la limite, Faerya ? Peut-être...

Actarius respira court lorsqu'elle lui relata qu'elle avait connaissance de ses entre-faits... Eh bien... Eh bien... Euh... Que dire si ce n'est que ce fut un certain choc. Il ne savait lui-même plus quoi penser... Mais porta son regard sur elle lorsqu'elle lui parla de Mateo, un petit sourire qui n'avait rien de joyeux sur les lèvres, et non plus d'agressif ou de imbibé de tout mauvais sentiments.

Tu ne m'as pas trompé avec lui puisque lorsque nous avons commencé notre relation, admettons, elle n'était pas vraiment commencé, tu étais déjà avec lui -même si vous veniez de rompre- dans le temps. Pour vous remettre plus tard ensemble. Il marqua une petite pause puis lui souffla, plus bas que ses précédents mots : Je suis d'ailleurs sincèrement navré pour ce qu'il lui est arrivé...

Il posa son regard sur elle et, comme elle continua sans relever sur ces derniers mots, il n'insista pas -c'était mieux ainsi même-; il se contenta de l'écouter, le cœur serré, serré de honte. Elle avait rêvé de le tuer et ne l'avait pas... Elle était restée avec lui malgré cette "humiliation" qu'il lui avait fait, en quelque sorte, subir... Il ne la méritait tellement pas ! Cinq ans que cela avait duré sans qu'elle ne bronche jamais... Sans que jamais, elle ne lui fasse la moindre remarque, la moindre allusion, le moindre reproche... Comment avait-il pu lui faire ça ? Il n'en revenait lui-même pas.

[...] Plongeant son regard dans le sien, il se tourna vers elle en suivant son exemple et, toujours silencieux, l'écouta, puis, sans même réfléchir, il glissa sa main libre sur l'étreinte de leurs doigts avant de la porter contre sa joue si douce, si souple.

Je n'envisage pas un seul instant la vie sans toi... Namour. Tu es tout pour moi. Le Ministère, le pays, la magie même ne te vaudront jamais, même associés en un. Il marqua un temps d'arrêt, son regard azur plongé dans le sien puis, rapprochant lentement ses lèvres, il déposa un baiser sur son front avant de continuer, son front finalement posé contre le sien. Je te fais la promesse qu'à compter d'aujourd'hui, je ne me permettrai plus aucun écart du destin que je veux construire, avec toi à mes côtés. Ensemble, tous les deux. Pour l'éternité.

Et, sans vraiment s'éterniser, il l'embrassa passionnément, détachant ses doigts des siens pour aller enlacer sa taille et la serrer contre lui. Il n'avait pas vraiment cherché à savoir si elle serait d'accord ou si elle le repousserait... Il l'aurait bien mérité de toute façon. Mais, sur l'instant, son seul désir ne fut plus que de faire un avec elle pour toujours et, dans l'immédiat, de savourer pleinement l’enivrante étreinte de leurs lèvres battantes à l'unisson.

Mais comme toute chose, ce délice charnel eut sa fin et, sans attendre, bien qu'il l'ait gardé quelques minutes contre lui -même si ça compte pour du beurre tellement c'est peu quand on aime-, il posa un genou à terre et lui prit la main pour lui faire un léger baisemain. Levant le regard par la suite, il plongea de nouveau ses yeux dans les siens et se prononça d'une voix claire et douce, plus qu'à l'accoutumé :

Clélia, je veux être avec toi pour le restant de mes jours. Je veux vivre pour toi et par toi jusqu'à la fin. Mais je ne saurai m'en juger digne. Aussi, je te remets le choix d'accepter, ou non, que je sois ton compagnon, fidèle et attentionné pour toujours et en toute circonstance.

Non, pas de bague présentée dans un écrin de velours. Pas de feu d'artifices "Je t'aime Clélia". Et, le discours ne prêtait pas vraiment à une demande en mariage mais en fait... Eh bien, c'en était en quelque sorte une. Et puis, c'était de même sa manière de lui demander pardon pour tout et lui laisser le choix de le châtier ou pas. Il l'aimait, il savait ce qu'il voulait et il en était sûr. Cette fois, c'était la bonne.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Clélia Skywolf, Sam 24 Sep 2011, 20:48


Clélia se sentait énervée, certes. Enervée de savoir que malgré ses efforts il l'avait trompée, encore et encore. Oh bien sur elle s'en doutait, elle s'en doutait bien trop pour qu'elle sache que ce qu'il disait était vrai, mais jusqu'à lors elle avait toujours espéré qu'elle s'imaginait des choses, que jamais il n'aurait fait ça. Naïve. Cependant, la réaction d'Actarius à son long discours, à sa longue tirade énervée, glacée, lançant ses mots comme un soldat tire ses balles, était imprévisible, surprenante. Tellement surprenante que lorsqu'il se mit à genoux, lui offrant sa vie puisque dans cette position elle pouvait lui faire tout le mal qu'elle souhaitait, elle fut incapable d'avoir une autre réaction que de rester coite, bouche-bée, les lèvres entrouvertes, dans l'incapacité totale de faire ne serait-ce qu'un mouvement simple, de dire ne serait-ce qu'un léger son. Non, rien, elle ne faisait et ne pouvait rien faire d'autre que de regarder cet homme à genoux. Réfléchir à une réponse, comprendre ce qu'il venait de se produire était au delà de ses forces à ce moment là. La jeune femme resta ainsi quelques instants. Ses pensées se mélangeaient sans réussir à aligner une phrase cohérente, une situation logique.

En fait si, elle réussit à penser une chose, une seule : qu'elle rêvait. Qu'elle était en cet instant même dans son lit, contre son amant, et qu'elle dormait paisiblement en attendant la sonnerie de son réveil moldu bien pratique surtout pour une marmotte comme elle. Bien que légèrement insomniaque, la marmotte quand même... La directrice hésita à se pincer le bras, la bonne idée que voilà. Et pourquoi pas se mettre des claques tant qu'elle y était ? Actarius Bright, ancien garde-chasse, ancien gérant de la boutique d'Animaux Magiques, Ministre actuel de la Magie venait de se mettre à genoux devant elle en lui déclarant son amour dans une espèce de demande en mariage et tout ce qu'elle trouvait à faire, elle, s'était se pincer, ou se donner une claque, ou plonger dans l'eau glacée, ou se brûler ou n'importe quoi tant elle était persuadée qu'il ne s'agissait là que d'un simple rêve.

Mais un rêve peut-il être aussi réel que celui-ci ? Certainement pas. Dans un rêve on ne distingue pas aussi bien les visages, pas aussi bien les couleurs, les odeurs, les sensations de froid ou de chaleur... Dans un rêve rien n'est cohérent, votre meilleur ami veut vous tuer ou bien vous voler ou bien votre mère devient un bébé... Rien de logique. Clélia sentait ses jambes trembler légèrement, sous le choc de la déclaration bien réelle, bien trop réelle de son amant. Oh bien sûr, elle s'était déjà imaginée mariée, mère d'enfants adorables et tout ce à quoi pense une femme. Mais ces projections dans le futur, elle les avait faite avec quelqu'un d'autre, quelqu'un qui aurait donné à leurs enfants des cheveux de couleur bordeaux. Jusqu'à présent elle n'avait jamais réfléchi à une vie avec Actarius. Une vraie vie, longue et heureuse remplie de couches-culottes, d'écoles, de fournitures, de vêtements pour bébés, de cris, de larmes, de câlins consolateurs. A une vie de famille en somme.

La jeune femme se laissa glisser le long de la bordure du pont et appuya sa tête dessus, regardant du coin de l'oeil l'homme qu'elle aimait. Parce que oui, elle l'aimait, même sans projets futurs elle l'aimait au moins autant qu'elle avait aimé Mateo. Peut-être plus. Elle cherchait à savoir, à lire sur le visage du jeune homme s'il était réellement sûr de lui, s'il était prêt à tout cela. A ne plus courir après les femmes, à ne plus chercher à draguer, à avoir tout ce qui ressemble de près ou de loin à une femme. Et visiblement, il était prêt. Son visage exprimait une détermination sans limite qui, dans une autre situation, aurait fait peur à la directrice. Directrice qui se glissa contre son amant, la tête au creux de son épaule.

"Tu te sens réellement prêt à faire ça ?"

Elle plongea son nez dans son cou et souffla doucement dessus, sans le vouloir. Elle sentait une espèce de peur grandir en elle, c'était une chose d'être trompée dans une relation officielle. Quand on était mariée c'était une autre chose, car la on était cocue aux yeux de tous et non plus de soi-même, on faisait alors l'objet du regard, de la pitié ou de la moquerie d'autrui. On était affichée, épinglée sur la place publique comme une condamnée à mort. Alors elle attendait qu'il se décide à rompre avec ses aventures d'une nuit pour se consacrer à elle et uniquement à elle. Clélia était prête depuis longtemps, Mateo ayant été son seul et unique amant, ou plutôt était-ce l'inverse. En fait elle ne savait plus très bien qui était le légitime dans cette histoire, mais cela n'avait plus trop d'importance, non ? Peut-on effacer l'amour de plusieurs années que l'on a pour une personne au seul titre que cette personne est morte ? Non certainement pas... Mais elle passait tout doucement à autre chose, depuis un petit moment déjà. Alors elle avait attendu Actarius, lui donnant son amour sans le brusquer, pour qu'il se décide seul à faire un grand saut dans une vie d'adulte.

La jeune femme laissa ses lèvres embrasser la machoire du Ministre, puis son menton et enfin sa bouche. Doucement. Tendrement. Amoureusement. Elle était bien avec lui, elle voulait que ce soit réciproque, à n'importe quel prix. Elle s'écarta légèrement de lui et lui murmura quelques mots, avec beaucoup de tendresse, beaucoup d'amour, et beaucoup beaucoup d'espérance. Elle avait l'impression d'être dans la peau d'une personne qui se préparait à faire un saut à l'élastique, le coeur battant, sortant presque de sa poitrine.

"Si tu l'es... Si tu l'es ma réponse est oui."

Et voilà, elle avait sauté. Elle tombait dans le vide, alea jacta est. Les dés étaient jetés. Soit elle serait fiancée soit heu... Elle avait toujours le pouvoir de se jeter dans le lac pour sa stupide naïveté, s'attendant à tout moment à un délicieux "poisson d'avril !" *ironie*... L'espoir fait vivre parait-il, alors vivons d'espoir.

"Je t'aime."

Tout de même, on pourrait se demander à quoi ressemble la bague qu'Actarius semblait avoir oubliée, perdue, pas achetée...(ceci était une note de l'auteur)
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Mer 26 Oct 2011, 13:24


Le silence. Le silence de l'être aimé qui nous regarde, regarde sans dire mot... Ce silence qui fait peur plus que la peur elle-même. Il n'est pire supplice que d'attendre la symphonie de la vie de celle qu'on aime par-dessus tout et qui, malgré nos espérances, ne se fait point entendre.

Il est de pareils moments où l'on aimerait tant entendre la vie de l'autre en face que nous accepterions sans broncher les dires qui couleraient d'entre ses lèvres ; aussi sombres ou désespérant fussent-ils. En l'occurrence, Actarius aurait préféré mille fois qu'elle lui réponde quelque chose, quitte à ce que ce soit par la négative, plutôt d'espérer entendre les douces vibrations de ses cordes vocales.

Pour une fois qu'il était à la fois entreprenant et sûr de lui, amoureusement parlant, il n'aurait point été contre une réponse de sa compagne ; réponse qui tardait à se faire entendre. Mais pouvait-il s'en étonner ? Après tout le mal qu'il lui avait fait, il ne s'étonnait guère que la Directrice de Poudlard le considère pour un Don Juan - ce qu'il était somme toute - qui tentait de la prendre dans ses filets pour mieux la faire souffrir... Pour l'enfoncer et la faire tomber bas, très bas.

Il n'osait même pas imaginer la monstrueuse vision qu'elle devait avoir de lui. Quoiqu'il l’ait mérité si c'était le cas - et il était quasiment certain que ça l'était -. Tellement certain d'ailleurs que bien qu'il posa son regard bleu azur plein de détermination et d'amour mêlés sur elle, l'observant réfléchir, tête contre la rambarde, son regard posé sur lui, il entreprit de se convaincre par avance du "NON" qu'elle lui servirait en tout et pour tout.

Ils restèrent ainsi à s'observer, entremêlant leur regard quand, finalement, Clélia vint tout contre lui poser sa tête sur son épaule avant d'enfin prononcer une quelconque réponse. Et ce n'était absolument pas celle à laquelle s'était attendu le sorcier. Il sentait déjà la proéminence du "Oui" sous cette question à laquelle elle le soumettait et bien que son cœur en fût réjoui, ça ne voulait absolument rien dire. Elle n'avait pas clairement approuvé alors peut-être bien qu'il se faisait des idées. Et cela ne l'aurait point étonné au final. Comment pourrait-elle l'aimer encore après ses trahisons... ? La question restait un mystère.

Laissant ses mains remonter jusqu'à sa nuque, se glissant dans ses magnifiques et longs cheveux blonds, Actarius déposa un doux baiser sur le front de son amante. La question ne se posait plus... Prêt, il l'était. Déterminé à changer et à ne jamais la perdre, tout autant voire plus si, possible ça l'était.

Je t'aime Namour... Sincèrement.

Autrement dit, oui, il était prêt pour le grand saut. Ce surnom qu'il donnait en était la preuve d’ailleurs ! Si elle se lançait avec lui dans ce saut, elle deviendrait sa Namoureuse et pour la vie, cela, il était certain. Aussi certain que lorsqu'il affirmait que, tant qu'il y aurait des émotions, il y aurait de la magie.

Et tout en attendant la réponse finale qu'il se laissa dévorer par la chaleur et la tendresse de ce petit soleil qui chaque jour, illuminait ses journées et embaumait son cœur. Frissonnant à sa présence sur sa mâchoire, Actarius entrouvrit finement les lèvres, laissant échapper un petit souffle de plaisir tandis qu'elle remontait à son menton puis à ses lèvres où, sans réfléchir, il l'enferma dans une spirale de tendresse, de passion, d'amour et de fougue mêlés ainsi que tous les autres sentiments qu'elle suscitait, par sa seule présence, en lui.

De l'espoir, de l'amour, elle l'en avait emplit à ras-bord... Et voilà que maintenant, elle le remplissait aussi de joie. D'une joie qui se voulait explosive mais, le cher Ministre n'étant pas quelqu'un d'extraverti, se fit douce et silencieuse mais non moins intense. Il tremblait presque et pour peu, aurait versé quelques larmes. La serrant donc tout contre lui, comme pour ne pas la voir s'éloigner, s'enfuir l'instant d'après à toute jambe, Actarius huma et apprécia le parfum de celle qui devenait, en ce jour-là, sa chère et tendre fiancée. Sa promise. Son bonheur. Et...

Je t'aime énormément Namour, Clélia... lui avait-il soufflé tout bas, sa voix tremblotante de joie, pleine d'amour et de tendresse. Rien ne pourrait-être plus beau que ce jour pour lui, enfin, presque.

Il l'aida finalement à se lever tout en faisant de même, oui parce qu'il était à genoux contre le bois vieillit du pont et qu'elle l'avait rejoint un peu plus tôt, et parce qu'être à genoux c'est la classe mais qu'au bout d'un moment, ça commence à faire mal. Toujours contre elle, il prit sa tête entre ses deux et, tout sourire, lui fit un baiser esquimau avant de déposer un doux et tendre baiser sur ses lèvres. Puis, rompant après quelques délectables instants l'étreinte de leurs lèvres. Retirant une de ses mains de ses joues, il garda son regard plongé dans le sien tandis qu'il se concentrait pour canaliser sa magie sans passer par l'aide de sa baguette magique.

Regarde Namour...

Il mit finalement sa main à hauteur de sa vue pour lui laisser voir la tulipe aux pétales jaunes tâchées de rayures rouges qui grandissait en son creux. A défaut de bague de fiançailles, il fallait improviser. Une fois la fleur ayant terminé sa croissance, il la glissa dans les cheveux de son Namoureuse, bien en évidence, un large sourire sur les lèvres. Il n'y avait pas à dire ! L'aristocrate vivait le plus beau jour, jusque-là en tout cas, de sa vie.

Namour, un pique-nique dans les bois, à l'abri d'une clairière, qu'en dis-tu?

Elle n'avait même pas eu le temps de répondre que déjà, il avait déposé un doux baiser sur sa joue, entrelacé ses doigts aux siens et qu'il l'entrainait vers l'autre extrémité du pont, suivant le chantier dessiné entre deux parterres de gazon.

~The End~
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Jack Butler, Mar 31 Jan 2012, 09:03


[ Privé avec Robert Patford]


Jack n'avait pas réussi à dormir plus de cinq heures de suite depuis un long moment. Soit il faisait des quantités de cauchemars de combats contre des mages noirs qui le réveillait, soit il était toujours dérangé par diverses personnes... comme aujourd'hui. Peinant à ouvrir un oeil, le jeune homme crut apercevoir une énorme chouette grise taper à la fenêtre de sa chambre. L’ auror n'avait pas de hibou, trop bruyant ces bestioles là comme il disait. Lorsqu’il avait besoin d’envoyer quelconque courrier il se contentait de demander à droit à gauche si quelqu’un avait un hibou de libre. Etant l’animal de compagnie préféré de la plupart des sorciers, il n’avait jamais de mal à en emprunter un. Essayant d’éviter du regard la grosse bestiole qui ne le lâchait pas des yeux, Jack se retourna dans son lit et referma les yeux. Le répit ne dura pas bien longtemps, tous les sorciers savaient qu'une chouette ne partait pas tant que le message n'avait pas été transmit. Comme il n'attendait pas de lettre, Jack se contenta de se cacher sous les couvertures tout en se bouchant les oreilles. Tout aurait été plus simple si Jack Butler n'avait pas été un grand curieux, alors il finit par se laisser traîner hors du lit, et ramper jusqu'à la fenêtre qu'il ouvrit. Il détacha alors le parchemin de la patte de la bête, lui donna une petit caresse histoire de, et referma la fenêtre. Après quelques petits remords, il chercha dans son armoire ce qui pourrait servir de gamelle, y versa de l’eau et donna à boire à l’oiseau avant qu’il ne reparte. La lettre qu'il lut se passa de commentaires:

Spoiler:
 

Dans un premier temps Jack pensa à une mauvaise blague, mais de qui? Il était impossible de savoir d'où venait la lettre, et encore moins qui l'avait envoyé. L'invitation était datée pour aujourd'hui. N'ayant rien de plus important à faire, pourquoi ne pas y aller? Un rapide tour à la salle de bain plus tard, le jeune homme s'habilla. Curieux comme il était, il ne pouvait pas ignorer cette lettre ou sinon il s’en serait voulu. N’ayant jamais transplané dans un tel endroit, il dut faire appel à son portoloin. Par chance il venait d’obtenir une autorisation valable un mois, ce qui allait lui éviter de devoir retourner chaque fois au ministère. Connaissant le sortilège pour ensorceler sa vieillie botte par cœur, il pointa sa baguette dessus, et s’exécuta. Il fallait bien compter cinq minutes avant que la botter soit prête, alors Jack tournait en rond, encore et encore, impatient comme un gosse de dix ans à qui on avait dit qu’il allait entrer dans un magasin de jouets.

Alors que la botte se mit à briller et vibrer, Jack se souvint que bah si, il connaissait Godric’s Hollow. Il avait une amie qui habitait là bas. Eh bien, la journée commençait bien. Quelque peu agacé par son manque de discernement, Jack donna un grand coup de pied dans la botte qui alla se cacher directement sous son lit. N’ayant que peu d’expérience pour transplaner, le jeune homme dut alors trouver la force de se calmer, de se concentrer, de visualiser la ruelle où habitait son amie, et tout ça rapidement. Il ferma alors les yeux, et quand il les rouvrit, il se trouvait dans une des rues principales de Godric’s Hollow. Il reconnaissait les lieux, même si il n’avait pas rendu visite à son amie depuis un long moment. Le soleil commençait juste à paraître, les rues étaient encore vides. Jack sortit alors le parchemin de sa poche, et le relut. Il n’y avait aucunes indications quant au lieu exact de la rencontre. Ne connaissant pas trop les lieux, Jack s’engagea alors au hasard dans une rue, puis une autre, et une autre. Il avait beaucoup neigé cette nuit et Jack remarqua rapidement des traces de pas qui paraissaient toutes fraîches. Il entreprit alors de les suivre, et vit au loin deux personnes qui ressemblaient fortement à des sorciers au vue de leur accoutrement vestimentaire. Jack qui lui s’était habillé en simple moldu avec un vulgaire jean et un pull rayé gris et bleu, les suivit sans faire de bruit, tout en remontant son écharpe sur son col pour empêcher la bise fraîche de rentrer.

Les deux sorciers continuaient de marcher à vive allure alors Jack dut limite se mettre à courir pour ne pas les perdre de vue. C’est alors qu’au croisement d’un carrefour, ils croisèrent un autre groupe de sorciers. Tous semblaient se connaître et alors qu’ils papotaient joyeusement, continuaient de marcher jusqu’aux limites de la ville. Ils se dirigeaient vers un petit bois à l’orée de Godric’ Hollow, où il y avait une petite clairière en son centre. Lorsqu’ils arrivèrent à bon port, Jack se rendit compte qu’il y avait une vingtaine de sorciers. Tous tenaient en main le même parchemin que Jack avait reçu ce matin. De plus en plus intrigué, Jack avança en évitant les regards de tous, et se dirigea vers une sorte de stand, où se trouvait une minuscule sorcière. Celle-ci lui donna un masque ne laissant voir que les yeux, et lui demanda son nom. Elle l’inscrivit sur un petit papier avec écrit dessous le numéro 4, puis demanda à Jack de s’écarter pour laisser la place aux autres. De plus en plus perplexe, Jack refusa de bouger, et lui demanda des explications. C’est alors que la petite sorcière comprit que c’était la première fois que le jeune homme participait à une telle attraction, alors elle lui dit gentiment :

« Voilà jeune homme, vous allez devoir mettre votre masque, et vous installer dans un endroit calme que vous aurez choisit. Votre numéro attitré est le 4. Ensuite, nous allons tirer au sort un autre numéro qui désignera votre adversaire. Vous devrez vous battre. Evidemment, les sortilèges impardonnables ne sont pas autorisés vu ? Votre masque vous servira à ne pas être reconnu par votre adversaire si dès fois vous tombez sur un sorcier que vous appréciez, compris ? C’est un jeu mon ami, amusez vous bien ! Il y a des infirmiers qui sont sur place en cas de blessure graves»

Puis elle fit signe à Jack d’aller se trouver un endroit calme dans la clairière pour y attendre son adversaire. Sans avoir le temps de répondre quoi que ce soit, un grand sorcier barbu le poussa pour prendre sa place. Jack prit alors son masque, et marcha jusqu’au bout de la clairière. Une fois arrivé, il mit son masque. Par chance, ce dernier prenait bien la forme de son visage, ainsi il ne serait pas dérangé pour combattre. Alors qu’il attendait son adversaire, il se dit que franchement parfois, les sorciers avaient de bien drôles idées.
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Robert Patford
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Robert Patford, Mar 31 Jan 2012, 17:31


[RP privé avec Jack Butler]

Robert, comme à son habitude après les journées infructueuses passées à chercher du travail, avait passé la nuit dans un pub à Glasgow. Le transplanage avait ça de bien, c'est qu'il vous permettait d'aller boire un verre avec des amis situés à 800km sans problèmes majeurs. De plus, c'était une date importante car l'équipe locale des Glasgow Ranger's jouait la coupe d'Europe de football ce soir. Et oui, l'Écossais ne reniait en rien une partie de ses origines moldues. Les soirs de match, l'ambiance dans le Hell Bell's était à son comble et pour rien au monde il n'aurait raté cela. Surtout que dans sa nouvelle maison, la colocation ne se passait guère bien. C'est pourquoi il découchait dès qu'il en avait le moindre prétexte. Préférant se consoler de son côté que d'ennuyer ses amis avec ses tracas. Oui, il les ennuyait car ils ne se sentaient que très peu concernés par ses soucis actuels. Le grand châtain ne trouvait pas de boulot et n'allait pas tarder à se retrouver à la rue. Mais ça, ça n'intéressait personne, évidement ! Toujours est-il que, malgré ces considérations décourageantes sur sa situation actuelle, ce soir était un soir faste. L'équipe gagna et le pub en fut en feu toute la nuit.

Si bien que Robert ne vit point le temps passer et ce n'est qu'Hédi, le patron qui lui fit remarquer qu'un oiseau posé sur la vitre de l'établissement depuis une heure le fixait sans interruption. Il était 7h30. La poisse, encore une nuit blanche. Et que dire de son taux d'alcoolémie... Cependant, il parvint à tituber dehors et prit le message que lui tendit l'oiseau avant de partir prestement. C'est qu'il devait empester l'alcool ce que l'animal ne goûta guère. L'Écossais sentait toutefois penser sur lui le regard du moldu gérant de l'établissement. Il est vrai que la scène pouvait attirer l'attention, même si la pénombre en couvrait la majeure partie. Le grand châtain dissimula le message dans sa manche avant de retourner dans l'enseigne noire de monde. Un enième chant de victoire résonnait, mais cela ne le concernait plus. L'ancien Sang et Or trouva une excuse rapide à fournir à Hédi, prétextant que sa mère lui envoyait leur oiseau de maison quand elle avait besoin de lui et qu'il devait par conséquent partir. Il régla de fait sa commande et non sans avaler une demi douzaine de verres d'eau afin d'éviter la déshydratation et donc une gueule de bois, il fila dans la rue.

Ce n'est qu'après un bon quart d'heure de marche vivifiante dans l'air frais du petit matin que Robert choisit de s'arrêter dans un square et de s'asseoir sur un banc afin de lire le fameux message.

Spoiler:
 

Le celtique mit un certain temps avant de pleinement assimiler le message. Une provocation en duel ? Un tournoi ? Ou même... un piège ? Qu'était-ce donc que cette farce ? Il devait plutôt rentrer chez lui, discrètement si possible, pour ne pas rajouter de l'inquiétude à ses colocataires. Toutefois, il se rendit rapidement compte de l'évidence: il n'avait aucune envie de mettre les pieds à la Rainbow's House et il avait là un motif béton pour se dérober. Car c'était une dérobade, une fuite envers ses proches, il le savait. Il n'assumait pas sa situation, ce qui rendait pour lui le regard de ses proches encore plus invivable, c'est pourquoi il les évitait de plus en plus. C'est plongé dans cette réflexion qu'il se rendit à une superette en face du banc où il était et acheta une des pires boissons que les moldus avaient inventé: le/la Red Bull. Boisson à base de concentré de caféïne et surtout de taurine qui vous mettait un coup de fouet au sang. Vous faisant l'effet de dix cafés mais vous excitant comme une puce. Cependant, s'il avait beaucoup de vices quant à l'alimentation, il fallait admettre qu'il n'était pas un drogué de Red Bull, c'est ainsi qu'une seule canette lui fit un effet largement suffisant.

L'esprit plus clair et de retour dans le square vide, il décida de se rendre à l'endroit indiqué, pour au moins savoir de quoi il s'agissait. La première chose qu'il avait faite avec sa mère une fois son permis de transplanage en poche, c'est de faire le tour des lieux magiques les plus célèbres afin d'en visualiser une partie et de l'encrer dans sa mémoire pour pouvoir y transplaner. Et Godric's Hollow, très riche bastion de l'Histoire de la Magie, en faisait bien entendu partie. Robert se matérialisa en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire sur la place principale du village. Bien, il était dans l'arène désormais et, surtout, avait sa baguette. C'est alors qu'une main se posa sur son épaule gauche.


- " Ah, voilà sans doute un brave et fier compétiteur. " entonna une voix grave derrière lui, une légère pression sur son épaule le faisant se retourner. Un sorcier dans la force de l'âge et accoutré traditionnellement (chapeau et robe noirs) lui faisait face en lui souriant chaleureusement. Il continua à lui parler comme s'ils étaient amis de longue date. " Prenez l'avenue principale par là et ensuite la deuxième à gauche jusqu'à sortir du village. Vous arriverez au stand où l'on vous donnera un numéro en échange de votre convocation au tournoi. Bonne chance jeune homme ! "

Abasourdi, l'Écossais ne trouva rien de mieux à lui répondre que de lui rendre son sourire et de suivre niaisement ses indications. C'est en marchant que son cerveau se remit en marche. Un tournoi ? Il avait eu cette hypothèse. Très bien, au moins allait-il avoir l'occasion de s'entraîner au duel. Cette pensée lui rappela un duel qui avait mal tourné il y a quelques années maintenant, lorsqu'il étudiait encore à Poudlard. Avec son ami Jack Butler, ils avaient eu à faire à des Poufsouffles curieusement sadiques et inquisiteurs après une de leur escapade nocturne à Pré-au-Lard. Jack leur avait réglé leur compte et les envoyant dans l'au-delà par un sort qu'il ne maîtrisait hélas pas encore à cette époque. Le résultat en fut que le haut du dos de Robert et sa cuisse gauche en gardaient des balafres sinistres. Brûlures au second degré pour l'un, cicatrice béante pour l'autre. Aujourd'hui il n'en souffrait plus et n'en avait jamais voulu à son ami. D'ailleurs, ils en avaient bien rigolé par la suite, lorsqu'il fut avérer que le celtique était hors de danger. Mais quelle douleur ce fut ! Il en avait bavé quelques temps... Ah, et il s'était aussi battu en duel avec Edjin. Ce dernier ayant écourté le combat en mettant le feu à la Grande Salle le jour du bal de la remise de la Coupe des Quatre Maisons. Quel beau souvenir...

Le grand châtain arriva finalement devant un stand à la périphérie du village. Patiemment, il attendit son tour dans la file indienne, non sans plaisanter avec une jeune sorcière très sympathique devant lui. Au bout d'un temps, il se retrouva alors au guichet si l'on puis dire, une toute petite sorcière fripée lui faisant face. Elle lui parla comme mécaniquement. Fait probablement dû à la centième répétition de la même phrase en quelques heures.

- " Votre convocation, merci. Tenez, numéro 41. Prenez un masque et attendez votre tour. Sortilèges impardonnables formellement interdits. "

L'ancien Sang et Or la remercia avant d'enfiler son masque et se mit un peu à l'écart de l'attroupement des sorciers. Il détailla alors les lieux. Plusieurs estrades étaient montées sur la plaine, allant jusqu'à la lisière de la forêt. C'était là une bonne idée, les combats seraient bien mis en valeur. Une bonne centaine de sorciers, certains en robes d'autres plus "moldus" dans leur tenue se trouvaient là. La plupart avaient déjà enfilé leur masque, c'est pourquoi l'Écossais ne put reconnaître une de ses connaissances. Il joua un moment avec sa baguette en se répétant les sortilèges qu'il connaissait. Au bout d'un court moment, une voix amplifiée magiquement leur souhaita la bienvenue et annonça le début des combats. Le celtique n'étant que quarante-et-unième, il avait le temps de voir venir. Il décida toutefois d'observer certains combats pour en apprendre plus sur de potentiels adversaires.

C'est ainsi qu'il s'approcha d'une estrade. Le sorcier faisant office d'arbitre (ces derniers étant reconnaissables par leurs robes oranges) appela:


- " Concurrent 3 et concurrent 4 ! Avancez-vous et saluez. "

Les deux masqués se faisaient désormais face. Robert, bien placé dans le public, attendit le début du combat avec impatience.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Jack Butler, Jeu 02 Fév 2012, 08:43


Jack commençait à avoir chaud sous son masque mais le reste de son corps était frigorifié à cause de cette neige qui n’avait cessé de tomber il y a que trop peu de temps. Pendant un instant il voulut le leur balancer à la figure et rentrer se coucher dans son lit bien chaud, mais à peine commençait-il à relever son masque qu’il fut appeler pour le premier combat. On venait de lui attribuer le numéro 3 pour combattre. Jack pensait en lui-même que tous les combats auraient eu lieu en même temps, mais foutaise, tous les autres sorciers se trouvaient là, à l’entourer. Bizarrement, il n’y avait aucun bruit, comme si ils laissaient à Jack le loisir de se concentrer pour le combat à venir.

Le jeune homme se plaça donc dans l’enceinte réservée aux combattants, et attendit son concurrent tout en sautillant sur lui-même pour pouvoir se réchauffer un peu. Après tout, il savait qu’au bout de quelques minutes de combat acharné, il ne sentirait plus cette sensation de froid. Il ne pouvait plus reculer désormais. Il ne voulait pas être la risée de tous ces sorciers d’un certain âge et beaucoup plus expérimentés que lui. Alors dans sa tête il commença à se remémorer les précieux conseils que lui avait donné son formateur tout le temps où il avait été en formation chez les aurors. Il en avait beaucoup appris sur les combats et sur lui-même à cette époque.

Son adversaire, le numéro 3, s’avança alors en direction de Jack. Le petit sorcier trapu s'inclina devant l'auror qui répondit. Ils avaient un cercle d’environ quinze mètres de diamètre et il leur était interdit de sortir volontairement de ce cercle pour lancer quelconque sortilège. Si à la suite d’un lancer un des sorciers venait à sortir du cercle, il devait immédiatement s’y remettre. Jack écoutait attentivement les consignes qui leur étaient données, tout en dévisageant son concurrent.

Sans attendre plus longtemps, Jack sortit sa baguette de sa poche, la pointa sur le petit sorcier et informula un "Elasticus braci". C'est alors que les bras du concurrent devinrent élastiques, le forçant à lâcher sa propre baguette qu'il venait de sortir. Une fois la baguette au sol, Jack pointa la sienne en sa direction, et informula un 'Accio', tout simplement. Possédant maintenant les deux baguettes, l'arbitre siffla la fin du combat. Déjà ? pensa Jack. Il était presque déçu de ne pas avoir à bouger un peu plus. Qu'importe, il allait en voir des duels aujourd'hui, et sûrement des plus corsés, alors valait mieux profiter de ce court instant de répit.

L'arbitre fit alors signe à Jack et numéro 3 de sortir du cercle, pour laisser la place à Numéro 41 et numéro 35. Impatient Jack resta le plus près possible pour bien observer, mais ça, après avoir rendu sa baguette au pauvre petit sorcier trapu.

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Profitons de note jeunesse pour nous amuser( privé: Stefan, Cassis, Arcchibald)

Message par : Archibald Salvatore, Mar 20 Mar 2012, 12:32


C'était officiel il ne pouvait pas y avoir pire jour que celui-ci. Archi avait beau chercher il ne voyait pas ce qu'il avait fait pour mériter une telle torture. Il est vrai qu'on ne pouvait pas espérer mieux que devoir subir la réunion annuelle familiale et revoir des membres qu'on ne peut pas piffré. Forte heureusement pour lui son frère jumeau Stefan était toujours là, prêt à l'aider pour s'amuser.

Lui donnant un coup de coude il lui montra la petite cousine Delphine encore en train de préparer un coup foireux à tous les coups et qui comme chaque fois s'en sortira en accusant les jumeaux, en matière de coup vache elle aussi était balèze sauf que ce coup-ci Archi avait une idée qui à la fois les vengeraient lui et son frère et qui leurs permettront de filer à l'anglaise sans être vu. En premier lieu Archi avait juste à faire en sorte qu'elle avale un de ses fameux bonbons du magasin farce et attrape des Weasley, dommage pour lui que celui-ci qu'il est fermé en cours d'année. Passant à côté de la demoiselle il se lança dans une conversation avec son frère laissant apparaitre le bonbon bien en vue de la demoiselle sachant que gourmande qu'elle était, elle n'hésitera pas à lui voler. Cela n'avait pas loupé la voilà déjà partie en voleuse s'enfilant celui-ci pensant ne pas être vue de qui que ce soit. Le bonbon ne mie pas longtemps pour agir la faisant vomir comme jamais elle n'avait vomit.

L'ensemble de la famille accouru autour de la demoiselle tentant de voir ce qui pouvait bien se passer, exactement ce qu'il fallait pour les deux frères qui comme prévu partir silencieusement sans être vu de qui qu'on que, sauf bien entendu leurs grand-père paternel qui le fit un clin d'oeil l'aire de leurs dire de partir pendant qu'ils en avaient encore l'occasion. Enfin libre de se balader comme ils le désiraient. Les rues étaient vides seuls qu'elles personnes se baladaient et parmi toute une demoiselle qui ne devait pas être plus vieille qu'eux, voilà comment ils allaient pouvoir s'amuser. Donnant un léger accoup à son frère il lui montra la demoiselle lui faisant comprendre qu'il était temps de profiter de leurs jeunesses.

« Stef que dirais-tu d'un pari ? Je te paris mes quelques monilles en poche que ce soir je suis avec elle. Alors qu'en dis-tu, ou alors tu préfères abandonné ?
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Stefan Salvatore, Jeu 22 Mar 2012, 23:17


Comme tous les ans, nous revoici à la réunion annuel de toute la famille qui nous plaisait tant. Avec Achibald on voulait trouver un moyen pour s'en écharper, il ne fallut pas longtemps pour que cela se fasse. Mon jumeau venait me demander si je voulais bien l'aider pour que l'on donne ou même faire en sorte que la petite cousine Delphine mange d'elle-même un bonbon venant du Magasin des Weasley.

Quant Delphine s'aperçût qu'ils avaient laissé le bonbon sur le coin d'une table, elle se dépêcha de vite le manger. En peu de temps elle se mis à vomir comme elle ne devait jamais avoir vomi. Voilà, grâce à la cousine ils trouvèrent un moyen de se sauver avec le soutien du Grand-père qui leurs fit un clin d'oeil pour leur dire sauvez vous maintenant.

Une fois qu'ils étaient dans les rues à ce balader, Archibald me donna un accou pour me faire signe qu'une jeune demoiselle se promenait également, puis faut bien profiter de notre jeunesse se dit il tous deux. Archibald lui proposa un pari pour les quelques mornilles qu'il a en poche qu'il sera avec elle ce soir. Je réfléchis est lui dit.

Archibald, je vais relever le défi et je ne vais pas abandonner, je te pari un gallion qu'elle ne sera pas avec toi ce soir.
Et pour te montrer que je suis bon joueur, je vais vous inviter à prendre un verre.


Nous allions tous deux vers la demoiselle pour que je puisse lui proposer de venir prendre un verre.

Bonsoir Mademoiselle, je vous propose de venir prendre un verre avec moi et mon frère, cela vous dit ?
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Cassie Werber, Mer 04 Avr 2012, 22:18


Une envie de prendre l'air, de rencontrer du monde venait de prendre Cassie. Elle était décidée à faire un tour, surement se poser dans un bar quelque part pour se vider la tête. Elle n'était pas au top de sa forme en ce moment, elle avait, comme on dit un grand moment de faiblesse. Remonter la pente n'était pas évident pour elle. Le plus étrange était surtout le fait qu'elle ne savait même pas pourquoi elle était dans cet état là. Pour régler le problème, c'était beaucoup plus dur.

Ni une ni deux, avant qu'elle ne décide finalement de rester cloitrer chez elle à ne rien faire, elle se prépara. La jeune demoiselle enfila un jean ainsi qu'un petit haut sympa accompagné de talon de 5cm environ. Elle retoucha par la suite son maquillage, attrapa quelques gallions qu'elle jeta dans son sac à main puis sortit. Elle traversa les rues sombres de Godric's Hollow dans un premier temps sans but précis, juste pour marcher, se détendre. En cette belle soirée, il n'y avait pas grand monde dans les rues, seulement quelques passants solitaires tout comme elle.

Non loin d'elle, elle aperçut deux jeunes montrer dans sa direction. En se rapprochant, elle se rendit compte que c'était les deux même, des jumeaux. Cassie étant jeunes avait rêvé d'avoir une sœur jumelle pour pouvoir tout ce qu'elle voulait en pouvant remettre la faute sur son sosie, mais hélas ce n'était pas le cas. Mais bon, elle avait profité de sa jeunesse autrement.

Continuant sa route sans plus se soucier d'eux, elle se fit vite interrompre. En effet, les deux jeunes hommes venait de l'interpeler.
" Bonsoir Mademoiselle, je vous propose de venir prendre un verre avec moi et mon frère, cela vous dit ? "

Venir prendre un verre avec eux, hum oui, cela était tentant. C'était à la base ce qu'elle était partie faire et si en plus elle n'avait pas à débourser le moindre gallion c'était tant mieux. De plus, ils n'étaient pas moche ce qui pouvait être intéressant.

" Bonsoir, c'est ce qu'on peut appeler une approche bien direct. Je crois que c'est la première fois qu'on m'aborde comme cela. Un autre jour, j'aurais certainement dit non, mais aujourd'hui pourquoi pas. Enfin, peut-être pouvons nous faire légèrement connaissance avant d'y aller bien que j'ai tout de même l'impression de vous avoir vu quelque part ? Pas vous ? "

Il était fort possible que Cassie les ait déjà rencontré à l'époque où elle était à Poudlard, mais ce qui était sur, ce que jamais elle ne leur avait adressé la parole ou même accordé la moindre attention.

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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Archibald Salvatore, Sam 05 Mai 2012, 03:01


« Je te prie d’excuser mon frère pour son comportement il semble oublier la politesse donc avant toute chose permet nous de nous présenter pour ma part je me nomme Archibald SALVATORE et voici mon frère Stefan, comme tu as du le constater nous somme des jumeaux ».

« Et pour répondre à ta précédente question effectivement maintenant que tu le dis ton visage me semble familier comme si on s’était rencontrés à plusieurs reprise, hors le seul endroit qui me semble possible est l’école de poudlard chose qui me semblerais logique vu qu’on doit avoir le même âge. »


Pour être précis deux ans les séparés, je savais de quoi je parlais car la demoiselle en face de moi ce trouve être celle pour qui j’avais et ai encore le béguin. Elle n’avait pas changé malgré qu’elle vieillissait elle me semblait toujours aussi belle. Je pouvais sentir mon cœur battre à grande vitesse prêt à sortir. Il me fallait me ressaisir jusqu’à présent j’ai réussi à ne pas laisser paraitre mes sentiments alors il faut que je continu ainsi. Et puis ce pari tombe à pic si je réussi je pourrais lui avouer ma flamme sans même que mon frère sache si je suis sérieux ou non il me suffit juste de rien laisser paraitre.


« Tient j’y pense tu nous as demandés nos prénom mais tu t’es pas présenter qui sais peut être qu’en le donnant je me rappellerais de toi. »


[hrp: désolé pour ce retard et ce mini rp]
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Stefan Salvatore, Ven 11 Mai 2012, 02:10


Ce paris avec son frère Archibald l'amusé plus que tout et en avait même oublié les usages de politesse. Mais il avait tellement envie de le gagner que Stefan était prêt à faire tout ce qu'il lui serait possible pour ne pas laisser Archi vainqueur.

Oui comme disait mon frère, je suis désolé, je ne suis pas poli, j'ai oublié de vous demander votre prénom et de nous présenter. Vous vous appelez comment ?

Tout en discutant Stefan se dit, bon maintenant il me reste plus qu'une seule chose à faire ! Mais pour cela va falloir que l'ont puisses être arrivé au Sanglier Rieur pour que je puisse mettre en place mon piège pour faire perdre le paris à mon frère. « Ce paris ça sera une très grande bataille que Stefan mènera et même si je tiens à mon frère et que si un jour, une personne lui ferait du mal, je serais le premier à m'occuper de cette pour régler le compte à celui-ci ». Cela était ma mentalité envers Archibald du fait ou pas que l'ont soit jumeau, sa ne changerai rien pour moi, quand on tiens à son jumeau on le protège et même des filles qui pourraient avoir de mauvaises intentions sur mon frère jumeau.

Mademoiselle, cela vous dit d'aller au Sanglier Rieur ?

Comme Archi, je me dis que son visage ne mettait pas inconnu et que l'on a dû se croiser à l'école de Poudlard et que de toute façon ce qui comptait était l'instant présent et non le passé ! Comme dit souvent Archi, ne vivons pas dans le passé et allons de l'avant ! Hum va-t-il me faire confiance ou pas ? Mais étant ton frère il ne peut qu'avoir confiance en moi, s'il veut que l'ont puisses continuer nos blagues et sottises.

Je ne sais pas pour vous, mais je boirai bien une boisson bien fraiche pour faire plus ample connaissance.
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Joe Parker, Jeu 21 Juin 2012, 12:44


RP avec Aziliz.

Nous voila en plein milieux d'une journée d'été. En effet, aujourd’hui était le jour où il commençait. Avec lui, le soleil devait faire son retour et forcer les gens à se promener vêtu de simple t-shirt et bermudas. Mais, comme toujours, il avait du retard. Hé bien oui, bien que l'été commence en ce jour, le soleil n'avait pas encore repris la place qui était la sienne, enfin si, il était là mais malheureusement ne chauffait pas comme il le devait. Rectifions, le soleil était bel et bien à sa place mais n'a pas encore repris son boulot. Pour le moment, il se contente d'observer la terre, observer avec ironie les deux peuples se mélangeant sur celle-ci, les moldus et les sorciers. Il doit certainement se demander pourquoi les sorciers ne donne aucun coup de mains aux moldus, qui pourtant en aurait bien besoin. Mais ça à toujours été comme ça et le restera toujours, il était impossible pour la communauté magique de révéler aux moldus leur existence, la réaction qu'ils auraient était impossible à imaginer. Puis comme toujours, si certains accepteraient les sorciers, d'autre ne s'imagineraient même pas une seconde cohabiter avec des sorciers, comme le font certains d'entre eux avec les moldus.. les mangemorts par exemple.

Revenons-en à cette journée d'été, en effet, le premier jour qui marquait le début d'une nouvelle saison ne représentait pas celle qu'elle faisait débuté. Mais, il ne fallait pas s'inquiéter, un jour le soleil viendra. D'ici une à deux semaines il allait offrir plein de chaleur aux habitants de la terre ! Posant son regard vers le ciel, le black ne put que remarquer la couleur bleu foncé qu'il présentait ainsi que le grand nombre de nuage qu'il offrait. La journée commençait fort mal, ce 21 Juin 21XX le jeune homme s'était rendu à Godric Hollow, ville plus que connue dans le monde magique. Ici ce sont passer plein de choses liées à la magie et qui ont bien changé le cours de l'histoire de ce monde ayant repris un semblant de sérénité ces dernières années. Il y avait un peu plus d'un siècle, un des sorciers les plus douées était tombé pour la première fois. Sans cette chute, que serait le monde à cet instant ? Il se rapprocherait certainement du chaos le plus totale. Peut être même que la famille moldue ayant adopté Joe ne l'aurait jamais fait et n'aurait même jamais existé.

Les pensées du jeune homme était tournés vers le but de sa venue, non pas pour son travail, mais pour lui même. Il voulait observer les lieux, voir la maison de Harry Potter ou encore de Bathilda Tourdesac, voir même la maison de celui qu'il considérait comme le plus grand mage de tout les temps.. Albus Dumbledore. Tout un programme, il fallait le dire. Le jeune homme était ici en touriste, il s'était muni d'un appareil photo pour faire découvrir à sa famille ce qu'il avait pu voir. Même si ces derniers étaient des moldus, Joe allait s'efforcer de faire passer l'histoire qui se trouvait derrière chacune des photos qu'il allait prendre et ensuite montrer. Marchant dans les rues de la ville munie donc de cet appareil photo, de son t-shirt rouge sur lequel on pouvait voir un chien portant un chapeau accompagné d'une phrase en anglais, d'un bermudas en jeans et de chaussure adidas de couleur rouge. Aujourd'hui, c'était décontracté et donc il ne portait pas de chemise.

Alors que le jeune homme se perdait dans la contemplation de la maison de Bathilda Tourdesac, femme très reconnue dans le domaine de l'histoire de la magie. Elle avait d'ailleurs écrit un livre qui avait servi de manuel scolaire durant tout un temps ! Son regard était porté sur l'assez grande maison, lorsqu'une silhouette familière passa devant lui, cette dernière détourna complètement le regard du black de la maison. Oubliant tout ce qui avait fait le but de sa venue ici, le jeune Parker suivait son cerveau qui le guidait à la suite de cette personne. Il accélérait le pas dans la foule, enfin ce n'était pas vraiment une foule, il y avait quelques personnes par ci, par là. Il se faufilait entre les gens, Aziliz, si c'était elle, ne l'avait pas reconnu, apparement. Elle filait à toute vitesse vers on ne sait où. Mais grâce à la vitesse de ses pas, le jeune Parker arriva enfin à sa hauteur. Avant d'entamer la conversation, il vérifiait une dernière fois qu'il s'agissait bel et bien de cette personne. Elle était resté tout aussi belle que lorsqu'ils étaient à Poudlard. Aziliz avait deux ans de moins que Joe, elle devait donc avoir 23 ans, peut être 22. Cette fille là avait, comment dire, fait de Joe Parker un homme, disons le comme ça. Grâce à elle, il avait vu la vie d'une autre façon. Il n'avait jamais pensé la revoir, ça lui faisait un choc !

Hey Aziliz, ça fait longtemps, 7 voir 8 ans. Tu es toujours aussi belle qu'avant ! Qu'est ce que tu deviens ? Je ne pensais plus jamais te revoir !

Le jeune homme souriait, bien que d'habitude il avait du mal avec les filles, avec celle là c'était différent. Il ne ressentait aucune gêne avec elle, et de son souvenir, elle ne ressentait aucune gêne non plus. D'un regard, pas très discret, le jeune homme reluqua son "ex-compagne". Tout en continuant de la regarder, le black repensait à certains souvenir, moments qu'il avait pu partager avec elle..
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Re: Promenade dans le village de Godric's Hollow

Message par : Aziliz Alhüin, Ven 22 Juin 2012, 22:28


Le soleil se cachait très bien depuis quelques temps et cela déplaisait réellement à la jeune femme. Celle-ci aimait tellement sortir, boire des verres en térasse sans devoir être terrifiée à l'idée que sa boisson ne soit mélangée à l'eau, profiter de la pisicine de ses amis. Bon ok, se baigner sous la pluie, elle trouvait ca marrant mais bon. Puis sa peau hâlée ne l'était plus vraiment et Aziliz en avait horreur. Bref, en ce jour dit "d'été", la journaliste se demanda si ce n'était pas une blague. Quelques rayons de soleil se cachaient par-ci par-là mais rien qui n'engageait à revêtir une jolie robe ainsi que des chaussures ouvertes.

Ainsi, la jeune femme qui avait décidé de se rendre au Sanglier Rieur, bar-restaurant qu'elle n'avait jamais fréquenté et elle avait besoin de voir de nouveaux visages, peut-être que cela l'inspirait pour l'article qu'elle tenterais de rédiger là-bas. Alors, elle s'était habillée comme une moldue, vêtement dans lesquels elle se sentait bien plus à l'aise. D'ailleurs, beaucoup de sorciers vivaient ainsi. Bon, en même temps, Godric's Hollow était un village moldu également... La métamorphomage avait donc revêtu une chemise à manche courte noire avec quelques éclats dorés en col claudine, accompagné d'un simple jean slim noir et de chaussures noires à fermetures dorées compensées. Celle-ci lui faisait prendre une quinzaine de centimétres et cela changeait de son petit mètre soixante. Par surcroit, la jeune femme avait ajouté une petite veste en cuir noir, également. Ses cheveux étaient lâchés au vent, lisses tels une eau calme.

Alors qu'elle avait transplané, ressentant toujours cette desagréable sensation d'étouffement et de compressement, elle se dirigeait rapidement vers le Sanglier Rieur sans faire grande attention à ce qui l'entourait. Cependant, Aziliz sentit qu'un regarde la suivait. Elle ne se retourna pas et directement, se concentra affin d'user de son don d'occlumencie afin qu'aucune personne mal intentionnée de la prenne par surprise. D'ailleurs, elle sentait une présence se rapprocher. lors qu'elle allait se retourner violement, ce fut le choc d'entendre cette voix qui le fut. Joe, c'était Joe Parker.

Elle se tourna vers lui, toute étonnée. Quelle histoire avec ce Poufsouflle. Elle s'en souvenait très bien. Le jeune homme avait deux ans de plus qu'elle et elle savait qu'elle serait liée à lui pour toujours. Bien que c'était plus pour lui que pour elle-même... En effet, la brunette avait, lors de sa scolarité à Poudlard disons... Fait de Joe un homme. Ils avaient vécu une belle histoire de quelques mois seulement, mais histoire qui, lorsqu'elle y repensait, ne faisait resortir que de précieux et bons moments. Avant de lui répondre, elle ne put s'empêcher de le reluquer correctement. Joe était habillé très décontracté. Boarf, ca allait même si elle préférait de loin les chemises. Il était toujours plus grand qu'elle même avec les centimètres qu'elle gagnait avec ses talons. Puis... Ses muscles ressortaient vraiment bien sous son t-shirt. Elle eut un petit sourire qui s'ajouta au grand qu'elle avait déjà.

Non Joe j'y crois pas ! Comment ca me fait plaisir de te voir ! s'exlama t-elle. Ben je deviens que... Ouah non mais sérieux, je pensais vraiment pas te croiser, surtout ici, mais qu'est-ce que tu fais là ? questionna Aziliz.

Elle était bien trop surprise pour arriver à dire quoi que ce soit. D'ailleurs, celle-ci se voyait réllement bien puisque cela fit tirer au jeune homme un magnifique sourire dévoilant de belles dents blanches. Immédiatement, elle se souvint de toutes les fois où ce sourire avait réussi à illuminer une journée morose...
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