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Dans la grande gare
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Eurydice Wildsmith
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Re: Dans la grande gare

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 14 Sep 2017 - 22:34


HRPG:
 

*Laisse ce p***** de train partir.  Sans moi. Pis de toute façon je sais pas conduire espèce d'idiot.* Cette fois, elle le laissa se dégager de sa poigne tout en haussant les épaules. La référence ne la fit pas rire. Pas l'ombre d'un sourire. Mâchoire contractée. Elle avait peut être paumé son sens de l'humour en chemin, dans la foule, pire dans la glace qui avait disparu de son uniforme.

Elle se trouvait complètement insensée de vouloir à tout prix le retenir mais aujourd'hui plus qu'un autre, être toute seule lui brisait le cœur. Qu'il aille au diable. La brune ne supportait pas la rentrée. Elle n'avait même pas pleuré mais se mordit la chair si fort qu'elle devient blanche. Comme sa peau. A peine des prunelles brillantes disparues sous la colère. Il n'y a rien de plus triste qu'un quai de gare.

« Je te déteste cordialement parce que tu te fous de moi en prenant pour une moldue, que t'es malpoli, que je montrerai bien ce que je fais avec ma baguette mais bon devant tout ça...
Ton physique ne compense pas tout malheureusement. Mais bon, quitte à rester avec quelqu'un mieux vaut que ça soit le dernier des ch.... qu'un autre inconnu. Niais pour couronner le tout. »
débita t-elle hors d'haleine. Pointe de cynisme.

«  Dis, tu as déjà perdu quelqu'un ?* il y a deux sortes de perte, celle dont on se remet et celle dont on se remet jamais complètement. Il y a les vivants que l'on perd chaque jour un peu plus, et il y a les morts. Et toi alors tu fais partie de quelle catégorie? * » Dit-elle à brûle pourpoint en détournant le regard vers tous ses gens. Insouciants. Désespérés mais toujours heureux. La question lui avait foudroyé l'esprit à l'instant et ses lèvres avaient bougé sans plus de réflexion. D'autres mots égarés qui ne sortirent pas.  Elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit honnête mais bon. C'était ça ou elle lâchait sa manche. Pas encore.

Si monsieur était de mauvaise humeur, elle l'était encore plus. Elle voulait massacrer le monde autour d'eux, bouillonnante, les laisser souffrir dans un simple bonheur égoïste, celui dans lequel ce ne serait plus elle. La jeune femme avait les joues d'un rouge carmin à faire pâlir les devantures du théâtre situé pas loin de chez elle. Celui-ci pouvait aller se refaire une beauté. Le train siffla très fort avant de quitter la gare. Quel soulagement.
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Anthony Adams
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Re: Dans la grande gare

Message par : Anthony Adams, Mar 19 Sep 2017 - 0:06


Il l'écouta parler.

- Je te déteste cordialement parce que tu te fous de moi en prenant pour une moldue, moldu et ignorant, c'était synonyme par ici. que t'es malpoli, normal quand t'es face à un moldu ch*ant. que je montrerai bien ce que je fais avec ma baguette mais bon devant tout ça... Tiens, tu vois, même toi, tu n'oses pas les nommer. Un simple "ça". Ton physique ne compense pas tout malheureusement. héhé, merci. Mais bon, quitte à rester avec quelqu'un mieux vaut que ça soit le dernier des ch.... qu'un autre inconnu. Niais pour couronner le tout. Paraitre niais, c'est tout un art ma chère.

Antho la regardait, droit dans les yeux. Planté devant elle, toujours les mains dans les poches, toujours une main sur sa baguette, toujours à l'affut. Au cas où. Toujours souriant, en attendant ce qu'elle pensait être le coup de grâce. Il le sentait, elle allait réellement explosé. Dans 3, 2, 1...

- Dis, tu as déjà perdu quelqu'un ?

Son sourire s'éteignit. Touché. Pour qui elle se prenait elle, avec ses airs de grande dame, son "Olala, j'ai de la glace sur moi, au-secours". Qu'elle aille se faire voir. Anthony lui lança un regard noir. Noir comme le plus noir des cafés. Désolé, j'avais pas d'inspiration pour une métaphore stylée ou décalée. Noir comme... Noir comme un trou noir ?... Nan, ça pouvait être mal interprété. Noir comme... Ah je sais ! Un

- Pour qui tu te prends ?

Hé mais de quel droit il me prend la parole celui-là ? ET TOI POUR QUI TU TE PRENDS HEIN ?

Si elle savait. A cause d'elle me voilà replongé dans mes démons d'avant. Et m*rde, voilà qu'il est repassé en mode dépressif. Tsss. Déjà qu'il me coupe la parole, mais alors là on est parti pour un monologue long et dépressif sur son histoire... Désolé, j'peux rien f... A cause d'elle, me revoilà, à 10 ans. faire. Encore trop jeune pour connaître un chagrin ? Ce p*tain de matin de Décembre. Si j'avais eu ma baguette sous la main, Londres aurait certainement finit en cendre. J'en voulais à tout le monde, à toutes les personnes présentes là. Et toutes celles qui le serait. Malheureusement, j'avais aucune baguette sous la main. Et ce p*tain d'enf*iré n'a jamais été jugé. Inapte à être jugé sois disant. J'avais vécu avec. Ou sans. Sans elles. Tu vis, tu survis, avec cette p*tain d'absence, ce p*tain de vide. B*rdel, pour qui elle se prenait ? Puis il y avait eu Olivia... Disparue. Sans laisser de trace. Trois. J'avais perdu trois personnes, et faillit perdre la dernière personne qui comptait pour moi. Ouais, j'ai perdu quelqu'un.

Ok, fallait être sérieux. Anthony prit fermement la main de la fille et transplana à l'extérieur de la gare, et la plaqua contre le mur, les yeux remplis de haine.

- Écoute, jusque là, j'ai été gentil. Maintenant, lâche moi. J'ai pas que ça à f*utre d'être là, bloqué par une gamine qui devrait prendre le train histoire de faire sa rentrée.

Il lâcha la pression et tourna les talons. Il avait translaner à un endroit totalement inaccessible normalement. Obliger de re-transplaner dans la gare histoire de ne pas la laisser au milieu des rails. A nouveau, il lui prit rapidement la main pour retransplaner à l'intérieur de la gare, comme si de rien n'était, à la même place que précédemment. Deux transplanages aussi rapproché, si elle n'avait pas l'habitude, elle allait pas être bien pendant un bon moment, largement assez pour laisser Anthony partir. Il tourna donc les talons, en direction de la sortie de la gare, pour se retrouver à Olly. Il avait besoin de marcher.
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Eurydice Wildsmith
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Re: Dans la grande gare

Message par : Eurydice Wildsmith, Ven 22 Sep 2017 - 20:38


Touché. Sa colère explosa sur elle, sur son visage. Elle savait qu'elle était partout et qu'il repensait à la noirceur de ses sentiments. Elle laissa échapper un sourire en coin. Malsain. Elle n'aurait pu dire combien elle avait ressenti le besoin de le faire souffrir.
« Ah, tu joues à la victime maintenant ? T'es habitué à ce qu'on te parle de la pluie et du beau temps ? T'en as pas marre de ces gens fades ? » * bon toi t'es pas mieux la petite alors f**me là. * Elle avait envie de lui crier de redescendre sur terre et de le secouer jusqu'à ce qu'il se brise. En vérité, c'était elle la plus brisée laissant des morceaux en chemin. Impérissables.

Tout se passa très vite. La sensation de ses mains et son corps qui claqua si fort que les vibrations se propagèrent comme des vagues à la surface de son sang. Eurydice se laissa gagner par la fureur mais pas un mot ne lui vint à l'esprit. Choquée.
Ses yeux atteignirent les siens.

Oui c'est exactement ça, tu vois toute cette haine ; c'est la mienne...
Lequel de nous deux à le plus sérieux des problèmes ? Hein qu'est-ce-que tu en dis ?


Au moment où il revenait vers elle, elle crut que sa chance n'était pas passée. La britannique leva sa main comme pour le gifler mais il lui attrapa celle ci tout naturellement et transplana à nouveau. Son cœur faisait des bonds douteux dans sa poitrine.

Désorientée. Elle détestait de plus en plus le transplanage.
« Je vais te tuer. Belle g*eule, sale type » fusa de ses lèvres malgré le brouhaha ambiant. Elle était sûre qu'il avait pu entendre. Menaces en l'air d'une jeune fille hargneuse, blessante ou blessée ?
Elle aurait voulu le transpercer de ses mots mais son envie de vomir lui retourna l'estomac. Il n'y avait pas eu de petit déjeuner mais ne jamais dire jamais. Elle essaya de respirer un bon coup, le cœur au bord des lèvres, mais cela ne fit que lui déclencher une toux rauque de cancéreuse en phase terminale qu'elle étouffa comme elle put. * Pitié que je ne vomisse pas.* Sa gorge la brûlait et un vertige la saisit. Besoin d'une gorgée d'eau?

P**ain, il allait la laissait là et l'abandonner. Comme tout le monde en fait.

S'accroupissant, la brune posa sa tête sur ses genoux. Cela lui importait peu que les gens posent des regards agacés car le passage était gêné. Ils attendraient tous bien sagement qu'elle finisse par aller mieux à cause de lui. Lui. De nouvelles envies de meurtres lui caressèrent l'esprit rien qu'à son évocation ne serait-ce que furtive. Elle aurait pu s'allonger et sentir la sale odeur du bitume mais elle ne se laisserait pas piétiner. Pas une deuxième fois en si peu de temps. Fichu journée...

FIN DE RP
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Marjorie Lunas
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Re: Dans la grande gare

Message par : Marjorie Lunas, Sam 14 Oct 2017 - 23:57


RP Unique


Le froid était maintenant bien installé, emmitouflée dans mon manteau, le nez dans mon écharpe, je traîne ma grosse valise derrière moi. C'est les vacances. Enfin. Je traverse rapidement les quais en direction de la sortie. Le doux ronron des voitures m'avait presque manqué. Je scrute du regard le parking, mais ne vois pas la trace de la voiture de mon père. Mince... J'espère qu'il ne m'a pas oublié... Je me souviens alors que le petit téléphone que m'ont donné mes parents marche à nouveau, puisque j'ai quitté le monde soricier. Où peut bien être ce portable... J'ouvre ma valise sur le trottoir bordant la gare et me met à fouiller. Ah le voilà ! J'envoi un message à mon père.

* Coucou papa, je viens d'arriver, je t'attend sur le parking, où es-tu ?*

En attendant sa réponse, je sautille sur place, me frottant les mains et soufflant parfois dessus l'air chaud de mon corps. J'entend le l'appareil sonné. Mes doigts engourdis dévérouillent le téléphone et je lis :

*Super, je suis pris dans les embouteillage, je ne suis pas là avant 20min, retourne dans la gare*

Je ne me fais pas prié, j'attrape ma valise et trotinne jusque dans le hall chauffé de l'imposante batisse. Je trouve un petit banc tranquille et m'y installe, glissant ma valise sous mes jambes. Confortablement installée, je desserre un peu mon écharpe et repense aux évènements de ces derniers jours. Les cours, les rencontres, .... Et ce fameux rendez-vous. Les mots d'Elius résonnent encore dans ma tête. "Sois mienne, laisse moi m'occuper de toi." Je revois encore sa bouche près de mon cou me murmurer ces mots, sa main froide sur mon bras. Sa main froide, mon cou, sa bouche. Sa main froide, mon cou, sa bouche...

Et je ne peux m'empecher de penser à tout ces films sur les vampires. Je ris à cette idée. Ce ne sont que des films ! Et je réalise que pour moi, il y a à peine 2 mois, les sorciers étaient des acteurs, et qu'aujourd'hui, la sorcellerie est mon quotidien. Je réalise alors que si tout ce dont je rêvais enfant est en fait bien plus réel que ce que je pensais, il en va de même pour les vampires. Le doute s'empare alors de moi, et si Elius était vraiment un vampire ? Je me secoue la tête, ce n'est pas possible. Ce n'est qu'un gamin... Un gamin avec une drôle d'allure, la peau blanche, les mains froides, le regard hypnotisant, et avec une force et une agilité que l'on ne soupçonne pas. J'en suis maintenant persuadée, c'est un vampire, ses histoires de danses et de cabaret ne sont que déguisement pour sa véritable nature, c'est un vampire, j'en suis sûre. Je prend le téléphone et me connecte à internet.  Après avoir liquidé encore une ou deux réclames intempestives, je tapai un mot, un seul.
Vampire.

Comme de bien entendu, la recherche se fit avec une lenteur exaspérante. Quand le résultat s'afficha enfin; j'avais un sacré tri à effectuer entre les films, les shows télévisés, les jeux de rôle, le rock underground et les entreprises de cosmétiques gothiques. Je dénichai soudain un site prometteur –
Vampires de A à Z. J'attendis impatiemment qu'il se télécharge, fermant impitoyablement toute pub qui avait le malheur de surgir à l'improviste. Enfin, le site s'afficha, fond d'écran tout simple, blanc, avec un texte rédigé en noir – très académique. Deux citations agrémentaient la page d'accueil :
Dans le monde vaste et ténébreux des fantômes et démons, aucune créature n'est plus abominable, plus redoutée, plus détestée — avec une fascination mêlée de crainte pourtant — que celle du vampire, qui n'est ni fantôme ni démon mais relève des forces sombres de la nature et possède les qualités mystérieuses et terribles des deux. Révérend Montague Summers.

S'il y a en ce monde une existence avérée, c'est celle des vampires. Rien ne manque : rapports officiels, déclarations sous serments de gens de bonne réputation, chirurgiens, prêtres, magistrats ; la preuve judiciaire est plus complexe. Et malgré tout cela, qui croit aux vampires ? Rousseau.


J'en étais sûre, même si je n'en avais pas encore entendu parler à Poudlard, les vampires existaient bien, même les moldus s'en était rendu compte ! Elius est un vampire, et je ne sais pas si je dois en avoir peur ou en être fasciné. Mais la réponse, je la connais. Il me fascine.

Le bip du téléphone me ramène à la réalité, mon père vient d'arriver, évanouissant mes pensées. J'attrape ma valise et cours en direction du parking, les vacances peuvent commencer.
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Kalén Bloom
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Re: Dans la grande gare

Message par : Kalén Bloom, Sam 11 Nov 2017 - 19:56


A l'Ecole des Aurors, part. 2
[RP unique, Kalén a 20 ans]
Suite de
L.A. de Elly





Kalén venait de sortir de King's Cross, sa grande valise à la main. Le train qui l'avait transporté, entre Llangollen et Londres n'avait pas été en retard, ce qui l'avait grandement arrangé. En effet, à peine descendue, Kalén avait retrouvé Elly qui l'attendait au café un peu plus loin. Sa mentor avait souhaité la revoir pour prendre de ses nouvelles, savoir comment se passaient ses études, et Kalén ne s'était pas faite prier pour un rendez-vous.
C'était toujours un plaisir de voir Elly. La jeune femme parvenait systématiquement à lui remonter le moral, montrant aussi, par la même occasion, que son rêve de devenir Auror était réalisable. Chaque rencontre donnait ainsi envie à Kalén de s'investir d'arrache-pied dans ses études, de redoubler d'efforts. Et cette fois n'était pas différente. Kalén avait raconté à Elly comment sa dernière année à l’École des Aurors lui demandait du travail. Même si elle sentait que l'ancienne blairelle n'était pas prête de flancher, la chef des Aurors avait trouvé les mots justes pour la remotiver. La dernière année était toujours la plus difficile. Il ne fallait juste pas s'arrêter en si bon chemin, et tenir le coup jusqu'aux examens finaux. Et puis c'était un bon préambule à ce que serait la vie d'Auror.

Elles avaient ainsi discuté pendant une petite heure, sirotant un chocolat chaud par cette froide journée de Novembre, échangeant des nouvelles, des anecdotes. Kalén raconta à Elly comment le professeur de Potions - que l'Auror avait également eu à l'Ecole - leur avait demandé de préparer un Breuvage de Métis en seulement quarante-cinq minutes au lieu d'une heure quinze, en leur précisant que certains de ses étudiants auraient bien besoin d'en prendre une gorgée. Elles rirent en évoquant certains enseignants loufoques ou trop sévères, parfois encore en service, parfois déjà partis à la retraite.
Ce moment passa trop vite au goût de Kalén qui n'était pas particulièrement pressée de retrouver son petit studio sombre. Ce genre de rencontre lui laissait penser que dans le fond, elle n'était peut-être pas si asocial que cela, mais les retrouvailles avec ses collègues étudiants venaient systématiquement lui confirmer le contraire.

Heureusement, elle parvenait sans mal à travailler en équipe, laissant de côté ses envies d'être seule, écoutant les propositions des autres, tâchant de rendre efficace leur travail. C'était d'ailleurs sur cela qu'elle plancherait ce soir : comment organiser son équipe lorsqu'il faut prendre d'assaut un lieu de prise d’otage. Kalén aimait bien la stratégie, ils en faisaient trop peu pour elle. Mais c'était tout de même une matière qu'il était essentiel de réussir pour obtenir son examen.


Les deux jeunes femmes s'étaient dit au revoir sur le quai de la gare. Elly était partie trouver un coin isolé pour transplaner, et Kalén était sortie dans la rue, désireuse de profiter des dernières lueurs du jour avant de rentrer chez elle.
Elle marchait d'un pas rapide dans les rues de Londres, qui commençaient déjà à s'orner des premières décorations de Noël. Ses bottes en cuir crissaient sous ses pays et sa jupe en tartan voletait autour de ses genoux, dans la brise légère du soir. Kalén ferma le dernier bouton de son manteau vert sapin avant d'enfouir ses mains gelées dans ses poches. Un regard vers le ciel lui indiqua qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir, il était temps d'écourter la ballade.

Une ou deux rues plus tard, la jeune fille descendait dans les souterrains de la ville, cherchant le bon métro à prendre. Elle n'aimait pas beaucoup ce type de transport, mais elle se faisait un point d'honneur à s'habituer à la ville et aux techniques moldues. Après tout, elle serait peut-être amenée à travailler là dans les prochaines mois, alors autant connaître la capitale sur le bout des doigts.

Lorsqu'elle émergea à la surface de la ville, il faisait déjà nuit. Elle passa acheter du sucre et une brique de lait au supermarché du coin, puis monta chez elle. Assise à son bureau, elle s'efforçait de se concentrer sur son devoir, mais son esprit ce soir-là, était ailleurs. Plongée peut-être dans ses recherches sur l'image enchantée, ou bien sur son possible futur en tant qu'Auror, Kalén ne tarda pas à aller se coucher, l'esprit peuplé de rêves et d'ambitions.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Sam 18 Nov 2017 - 19:03



Quelques pas sous une lune pleine, lanterne à la main. Figure haute, drapée d’un noir à la fois grave et austère. Une sévérité toute en humilité. Posture d’un serviteur de l’Ombre et non d’un asservi. Quelque chose de digne dans la posture, qui rappelle une antériorité, sans qu’on ne sache précisément laquelle.
Et ainsi, l’Ombre marche, déraillée sur les rails, après le passage du train, qui brassait les gens et les êtres. Moment arraché au temps, où un des grains de sable de Chronos décide de faire sa vie ailleurs. Moment atemporel où l’on se sent être, où l’on se sent exister. Moment choisi pour une énième promenade. Londres est puissante, pleine d’idées et de monde. Il fallait se renseigner, découvrir, adopter, convaincre à son tour. Pas une tâche aisée, mais n’est pas Pédagogue qui veut. Le climat n’est guère changeant, malgré la chaleur de l’Eté. Pourtant, le noir demeure.

Les pas finissent par mener devant la grande gare. Qu’importe si les moldus voient, la plupart ne se rendent pas compte. Le visage, toujours masqué de cette sensibilité d’argile rituelle, observe, remarque. Là. Une rouquine sur un banc, qui semble attendre. A plusieurs de ses passages, elle se trouvait toujours au même endroit. Toujours cette même posture d’attente, cette passivité face au tumulte de la gare.
L’antre des trains semblent souffler, tandis qu’un autre part. Et dans un crachat de fumée, l’Ombre se montre à la vue de la demoiselle, avant de repartir. Petit jeu de fin de soirée, de début de départ. Verra, verra pas ? Les êtres humains sont crédules, un rien les intrigue. Et cette Ombre, par son ennui, aurait bien besoin d’un peu de crédulité. Ne serait-ce qu’un instant, pour passer le temps.

Ou bien, si la demoiselle était suffisamment aventureuse et disposer à l’écoute, peut-être sa langue pourrait-elle se délier. Tant d’histoires à conter. La plus belle, surtout, ne demandait qu’à se réfugier au creux des oreilles d’apprentis. L’histoire de la Cause et de l’Evolution. L’histoire à venir, qu’il leur restait à tous, à écrire.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Dim 26 Nov 2017 - 17:06



La lumière tanguait, comme un vaisseau sur des vagues qui font le gros dos. Quelque chose où il devient important de savoir manier les cordages, de diriger dans le sens du vent… Et de laisser le capitaine couler avec le navire. Les puissants qui ne savent pas gérer les situations de crise doivent au moins en prendre la responsabilité.
Et cette lumière de lanterne oscillait, dans un mouvement langoureux de dispersion lumineuse, au cœur d’une nuit d’encre. Quelque chose pour attirer les papillons de nuit, probablement, bien que la flamme soit intouchable : cachée derrière le verre, il n’y avait pas de possibilité de l’atteindre afin de l’abolir. Ce n’était quelque chose de tangible que pour la pensée, et cela ne pouvait se concrétiser, sans l’apport d’une aide extérieure.

La silhouette aperçue plus en-avant, au-delà des rails s’approche. Premier pas de fait, dans cette prise de parole, ce lancement de la discussion, cette invitation au partage. Il y a derrière l’argile, l’ombre d’un sourire sonore, qui pourtant ne se concrétise pas.

« - A toi de me dire, Enfant, qui je suis. A toi, également, de prendre la décision de me suivre, ou non. »

Savoir ce que l’on représente, et dans quelle mesure il pourrait y avoir tentation. En deux pas arrière, quitter les rails, quitter les trains. La lumière vacille, mais ne s’éteint pas. Il y a quelque chose comme un arrêt de tempo, une attente impassible face à la rousseur d’en face, la témérité face à l’obscurité. Mais rien qui pourrait laisser envisager une impatience, pas même un muscle tendu sous le noir opaque des vêtements.
Simplement une curiosité lucide, dans la découverte d’un autrui perdu… Probablement en quête, lui aussi, d’un Idéal.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Ven 1 Déc 2017 - 20:17



Une approche. Le papillon se laisse toujours faire par la lumière, quel qu’il soit. Ne jamais apprendre dans son code génétique. Il y avait de l’immuable. Comme les abeilles, capables de créer d’elle-même, grâce à leur patrimoine génétique, une beauté architecturale sans pareille. Il y avait quelque chose de fascinant, chez les abeilles… Espérer toujours être en mesure de lancer un patronus, mais l’apathie étant ce qu’elle est, rien n’est moins sûr.
Le petit papillon de nuit, aux couleurs de feu et de tempête s’était approché, questionnait, prenait la directive. Se croyait-il dans un rêve, à vouloir ainsi choisir le guide et le déroulé ? Un petit rire, coincé dans la gorge, qui s’échappe : c’est le souvenir de 87. Trop peu connue, trop souvent entrevue…

Comprendre tout à fait sa volonté, de vouloir la rejoindre. Aussi vieux chat de gouttière soit-elle. Il y avait, derrière la crasse de ses égouts, une beauté ineffable dans sa vulnérabilité. Un comportement qui oscillait sans cesse entre une intimidation de principe, et une intimidation de la défense. Quelque chose de violent, de presque hostile, qui oscillait sans cesse à la façon d’une toupie. Un profond désir d’intérêt et de connaissance qui se dégageait de son être même.
Mais le Chat n’était plus. Depuis longtemps déjà. Depuis son arrivé, à ce matricule 40, dans l’Ordre noir. Etait-il au courant de ça, le papillon de nuit ? Non, probablement, sinon la question n’aurait pas été posée. Etait-elle du genre des fioritures rhétoriques ou préférait-elle l’utilité du Verbe ? A tester.

« - Larvatus prodeo. » Allez, on sort les philosophes moldus, histoire d’expliquer pourquoi on se balade masqué. Ça fait toujours effet, et ça permet de voir si l’autrui est ouvert à un dialogue à la frontière des deux mondes… Pour peu que cet autrui ait de vagues connaissances en latin ou en philosophie cartésienne.

« - Et toi, enfant, c’est le Chat que tu cherches. Pourquoi ? As-tu aimée te faire proie face à ses pulsions prédatrices ? Souhaites-tu revivre l’adrénaline de la peur ? As-tu été touchée par ses mots, la transparence fugace d’une vulnérabilité imperceptible ? Un sourire. Quelle imprudence… Seuls les fous, ignorent consciemment le danger. A moins que ni elle ni moi ne soyons pour toi des dangers. »

Réponse à demi-mots. Car…
Ne pas être tout à fait convaincu.e. Pourquoi partir à la recherche de 87 ? Elle était partie, sans plus d’explications, tout comme 39. Seule 28 s’était confiée. Seule elle, avait une raison éclairée. Peut-être les deux autres en ont-ils une, mais ils n’ont jamais pris la peine de l’expliquer. Ou tout du moins, pas à son oreille. D’autres sont peut-être plus chanceux mais… L’ignorant n’est pas libre. Et ce n’était pas de son ressort de retrouver la piste de 87 : elle ne semblait pas le vouloir, sinon elle l’aurait tenu au courant. Elle connait son visage sous le masque, pour avoir été là lors de sa cérémonie de marquage.

Un brin d’amertume qui avait le goût acide de la trahison.

« - Peut-être 87 t’a-t-elle éveillée, mais ce n’est pas une raison. Que cherches-tu en partant à sa recherche ? Si le Chat demeure invisible, c’est qu’il ne souhaite, pour l’instant, retourner dans le Réel. En quoi serais-tu une exception ? »

Parfum de curiosité.
Racontes-moi pourquoi tu serais spéciale, aux yeux de ce prédateur de matou.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Mar 12 Déc 2017 - 16:28



Une réponse. Impression de demi-teinte. Les actes de 87, hein ? Elle lui aurait sauvé la vie ? Pas si surprenant que cela. Tendance à jouer sur le fil de Thanatos, au rythme languissant de la pluie de sable. Toujours une espèce de dualité chez ce personnage. Dualité morbide, bien entendu. Frontière entre prendre la vie et l’épargner. Un concept qui échappait complètement à ce masqué ci-présent qui fuyait la confrontation physique et ne commettait jamais d’Impardonnables. Tant de facettes dans cet Ordre finalement assez disparates… Pour se heurter pourtant constamment aux mêmes idées préconçues. Mais bon, c’était plus facile de laisser les autres penser pour soi. Paresse de la pensée.
Ce ne semblait pas être le cas de celle-là. Cette autrui, épargnée par 87, même s’il semblait un peu tôt pour le dire. Un peu tôt, car, dans cette rencontre nocturne, avoir encore le désir de jouer à la logomachie.

Néanmoins, attitude d’écoute, patiente et plutôt respectueuse. Pas d’interruption, laisser en face l’opportunité au fil de la pensée et de la réflexion de se dérouler. Intéressant d’entendre une autre opinion. De faire soi les arguments contraires afin de démontrer leur envers. Plaisir taquin dont la portée s’estimait au bout de la langue et aux frontières de l’esprit.

Les dernières questions, cependant, arrache un sourire, tandis qu’une main se lève : la sienne. Comme le bon élève, à l’école. Parce que sa propre personne entre dans les deux catégories, et qu’on s’amuse, de voir la réaction de l’autre, face à cet aveu de similarité.

« - Ma première rencontre avec le Chat fut à mes seize ans où elle me brûla vif. Plus ou moins. J’en suis finalement sorti indemne, puis l’ai cherché de même. Demeure inaccessible, d’une certaine façon, ce matou. L’aveu d’une vulnérabilité d’une part, comme un appât qu’on jette, pour mieux prendre la fuite après. Ou peut-être a-t-elle simplement croisé le chemin d’autres par la suite. Je ne la connais pas très bien. »

Aveu sans sommation ? Plutôt un simple constat, comme toujours chez cet être qui ne s’embarrasse que bien peu de conventions hypocrite. Package idéologique.

« - Ainsi donc, toi, Enfant perdue qui s’accroche à une fraction d’orgueil éveillé à un instant T par l’épargne de ta vie, souhaite remercier en personne un Mangemort pour cette action ? Résumé du discours d’autrui, avec la menace impériale du sarcasme. As-tu essayé la carte de vœux ? Tu devrais, c’est bientôt Noël. Ne crois-tu pas plutôt que la meilleure façon de la remercier de t’avoir épargné est de mettre en œuvre au quotidien ton humanité ? De faire comme tu as pu faire avec elle, d’éveiller en chacun ce qui le pousse à devenir soi-même ? 87 n’est plus. Si tu veux perpétuer sa mémoire et ses actes, quelle meilleure façon que de suivre l’exemple qu’elle t’a prodigué cette nuit passée ? »

Mots droits, directs, tandis que le masque fixe le visage à découvert. Round 1.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Invité, Lun 15 Jan 2018 - 17:49


Toutes mes excuses pour le retard

L’on pouvait entendre le sourire froid ronronner au fond de sa gorge impassible. Impassible mais non pas inattentif. L’échange avait du piquant et quelque chose de remontant dans cette nuit apathique. Ça lui plaisait, au Masque, de débattre. Pour le simple plaisir du jeu rhétorique. Par hubris, principalement. Car si la Marque est à ce point encrée dans sa chair, c’est bien parce que cet être est convaincu au-delà du Réel. Passion. Quête de l’Absolu. Irrationnel de la pensée. Modes d’applications de l’être au monde. Tout un tas de concept, de trop-pleins bouillonnant et culminant dans un cerveau en perpétuel exaltation. Rien de plus dangereux ou impliqué qu’un converti volontaire.

« - Peut-être ai-je fait, peut-être n’ai-je pas fait. Léger haussement d’épaules : avancer des arguments était plus simple sur une base concrète… Ce qui n’était pas le cas. Mais bon, il s’agit d’une âme honnête sous le masque, que le mensonge répugne. Je n’ai pas une grande sympathie pour elle. Simplement une loyauté Ordonnée. Soutenir les camarades, c’était important… Surtout sur le champ de bataille. Ce que 08 avait eu tendance à oublier en Russie... Cyanure, c’est sa saveur préférée. Si l’on avait pu distinguer le bas de son visage, l’on aurait très clairement vu un sourire tout en dents se profiler. L’attitude est amusée, pleine de jeux. Comme si les deux protagonistes s’étaient lancés dans un jeu de paume verbal. Et puis, c’était bien son genre que de gratter, fouiller jusqu’au plus profond de la volonté. Quête de la Vérité : un autre pan de son Absolu. Quels sont nos mensonges, quelles sont nos vérités ? Notre Ordre n’est pas qu’un simple groupe réactionnaire, car ce n’est pas dans la réaction que se gagnent les combats, mais dans l’action. Nous sommes le Progrès face à l'immobilisme et à la stagnation des consciences. Je ne cautionne pas la violence pour la violence, contrairement à 87. Le goût du sang est pour les prédateurs. Aucune honte à admettre que ce n’était pas son cas. Et ce goût ne s’oublie pas : qu’il soit subi ou reçu. Un temps, scrutateur, impassible. Je t’écoute, Enfant : ouvre mes yeux abolis. »

Pas une pointe de moquerie, une simple neutralité de questionnement. Car ce n’était pas en avançant ses arguments en premier, que l’on pouvait prévoir avec quoi attaquerait l’opposant.
Ouvre mes yeux, que j'en fasse de même pour toi.
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