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Dans la grande gare
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Eurydice Wildsmith
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Re: Dans la grande gare

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 14 Sep 2017 - 22:34


HRPG:
 

*Laisse ce p***** de train partir.  Sans moi. Pis de toute façon je sais pas conduire espèce d'idiot.* Cette fois, elle le laissa se dégager de sa poigne tout en haussant les épaules. La référence ne la fit pas rire. Pas l'ombre d'un sourire. Mâchoire contractée. Elle avait peut être paumé son sens de l'humour en chemin, dans la foule, pire dans la glace qui avait disparu de son uniforme.

Elle se trouvait complètement insensée de vouloir à tout prix le retenir mais aujourd'hui plus qu'un autre, être toute seule lui brisait le cœur. Qu'il aille au diable. La brune ne supportait pas la rentrée. Elle n'avait même pas pleuré mais se mordit la chair si fort qu'elle devient blanche. Comme sa peau. A peine des prunelles brillantes disparues sous la colère. Il n'y a rien de plus triste qu'un quai de gare.

« Je te déteste cordialement parce que tu te fous de moi en prenant pour une moldue, que t'es malpoli, que je montrerai bien ce que je fais avec ma baguette mais bon devant tout ça...
Ton physique ne compense pas tout malheureusement. Mais bon, quitte à rester avec quelqu'un mieux vaut que ça soit le dernier des ch.... qu'un autre inconnu. Niais pour couronner le tout. »
débita t-elle hors d'haleine. Pointe de cynisme.

«  Dis, tu as déjà perdu quelqu'un ?* il y a deux sortes de perte, celle dont on se remet et celle dont on se remet jamais complètement. Il y a les vivants que l'on perd chaque jour un peu plus, et il y a les morts. Et toi alors tu fais partie de quelle catégorie? * » Dit-elle à brûle pourpoint en détournant le regard vers tous ses gens. Insouciants. Désespérés mais toujours heureux. La question lui avait foudroyé l'esprit à l'instant et ses lèvres avaient bougé sans plus de réflexion. D'autres mots égarés qui ne sortirent pas.  Elle ne s'attendait pas à ce qu'il soit honnête mais bon. C'était ça ou elle lâchait sa manche. Pas encore.

Si monsieur était de mauvaise humeur, elle l'était encore plus. Elle voulait massacrer le monde autour d'eux, bouillonnante, les laisser souffrir dans un simple bonheur égoïste, celui dans lequel ce ne serait plus elle. La jeune femme avait les joues d'un rouge carmin à faire pâlir les devantures du théâtre situé pas loin de chez elle. Celui-ci pouvait aller se refaire une beauté. Le train siffla très fort avant de quitter la gare. Quel soulagement.
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Anthony Adams
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Re: Dans la grande gare

Message par : Anthony Adams, Mar 19 Sep 2017 - 0:06


Il l'écouta parler.

- Je te déteste cordialement parce que tu te fous de moi en prenant pour une moldue, moldu et ignorant, c'était synonyme par ici. que t'es malpoli, normal quand t'es face à un moldu ch*ant. que je montrerai bien ce que je fais avec ma baguette mais bon devant tout ça... Tiens, tu vois, même toi, tu n'oses pas les nommer. Un simple "ça". Ton physique ne compense pas tout malheureusement. héhé, merci. Mais bon, quitte à rester avec quelqu'un mieux vaut que ça soit le dernier des ch.... qu'un autre inconnu. Niais pour couronner le tout. Paraitre niais, c'est tout un art ma chère.

Antho la regardait, droit dans les yeux. Planté devant elle, toujours les mains dans les poches, toujours une main sur sa baguette, toujours à l'affut. Au cas où. Toujours souriant, en attendant ce qu'elle pensait être le coup de grâce. Il le sentait, elle allait réellement explosé. Dans 3, 2, 1...

- Dis, tu as déjà perdu quelqu'un ?

Son sourire s'éteignit. Touché. Pour qui elle se prenait elle, avec ses airs de grande dame, son "Olala, j'ai de la glace sur moi, au-secours". Qu'elle aille se faire voir. Anthony lui lança un regard noir. Noir comme le plus noir des cafés. Désolé, j'avais pas d'inspiration pour une métaphore stylée ou décalée. Noir comme... Noir comme un trou noir ?... Nan, ça pouvait être mal interprété. Noir comme... Ah je sais ! Un

- Pour qui tu te prends ?

Hé mais de quel droit il me prend la parole celui-là ? ET TOI POUR QUI TU TE PRENDS HEIN ?

Si elle savait. A cause d'elle me voilà replongé dans mes démons d'avant. Et m*rde, voilà qu'il est repassé en mode dépressif. Tsss. Déjà qu'il me coupe la parole, mais alors là on est parti pour un monologue long et dépressif sur son histoire... Désolé, j'peux rien f... A cause d'elle, me revoilà, à 10 ans. faire. Encore trop jeune pour connaître un chagrin ? Ce p*tain de matin de Décembre. Si j'avais eu ma baguette sous la main, Londres aurait certainement finit en cendre. J'en voulais à tout le monde, à toutes les personnes présentes là. Et toutes celles qui le serait. Malheureusement, j'avais aucune baguette sous la main. Et ce p*tain d'enf*iré n'a jamais été jugé. Inapte à être jugé sois disant. J'avais vécu avec. Ou sans. Sans elles. Tu vis, tu survis, avec cette p*tain d'absence, ce p*tain de vide. B*rdel, pour qui elle se prenait ? Puis il y avait eu Olivia... Disparue. Sans laisser de trace. Trois. J'avais perdu trois personnes, et faillit perdre la dernière personne qui comptait pour moi. Ouais, j'ai perdu quelqu'un.

Ok, fallait être sérieux. Anthony prit fermement la main de la fille et transplana à l'extérieur de la gare, et la plaqua contre le mur, les yeux remplis de haine.

- Écoute, jusque là, j'ai été gentil. Maintenant, lâche moi. J'ai pas que ça à f*utre d'être là, bloqué par une gamine qui devrait prendre le train histoire de faire sa rentrée.

Il lâcha la pression et tourna les talons. Il avait translaner à un endroit totalement inaccessible normalement. Obliger de re-transplaner dans la gare histoire de ne pas la laisser au milieu des rails. A nouveau, il lui prit rapidement la main pour retransplaner à l'intérieur de la gare, comme si de rien n'était, à la même place que précédemment. Deux transplanages aussi rapproché, si elle n'avait pas l'habitude, elle allait pas être bien pendant un bon moment, largement assez pour laisser Anthony partir. Il tourna donc les talons, en direction de la sortie de la gare, pour se retrouver à Olly. Il avait besoin de marcher.
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Eurydice Wildsmith
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Re: Dans la grande gare

Message par : Eurydice Wildsmith, Ven 22 Sep 2017 - 20:38


Touché. Sa colère explosa sur elle, sur son visage. Elle savait qu'elle était partout et qu'il repensait à la noirceur de ses sentiments. Elle laissa échapper un sourire en coin. Malsain. Elle n'aurait pu dire combien elle avait ressenti le besoin de le faire souffrir.
« Ah, tu joues à la victime maintenant ? T'es habitué à ce qu'on te parle de la pluie et du beau temps ? T'en as pas marre de ces gens fades ? » * bon toi t'es pas mieux la petite alors f**me là. * Elle avait envie de lui crier de redescendre sur terre et de le secouer jusqu'à ce qu'il se brise. En vérité, c'était elle la plus brisée laissant des morceaux en chemin. Impérissables.

Tout se passa très vite. La sensation de ses mains et son corps qui claqua si fort que les vibrations se propagèrent comme des vagues à la surface de son sang. Eurydice se laissa gagner par la fureur mais pas un mot ne lui vint à l'esprit. Choquée.
Ses yeux atteignirent les siens.

Oui c'est exactement ça, tu vois toute cette haine ; c'est la mienne...
Lequel de nous deux à le plus sérieux des problèmes ? Hein qu'est-ce-que tu en dis ?


Au moment où il revenait vers elle, elle crut que sa chance n'était pas passée. La britannique leva sa main comme pour le gifler mais il lui attrapa celle ci tout naturellement et transplana à nouveau. Son cœur faisait des bonds douteux dans sa poitrine.

Désorientée. Elle détestait de plus en plus le transplanage.
« Je vais te tuer. Belle g*eule, sale type » fusa de ses lèvres malgré le brouhaha ambiant. Elle était sûre qu'il avait pu entendre. Menaces en l'air d'une jeune fille hargneuse, blessante ou blessée ?
Elle aurait voulu le transpercer de ses mots mais son envie de vomir lui retourna l'estomac. Il n'y avait pas eu de petit déjeuner mais ne jamais dire jamais. Elle essaya de respirer un bon coup, le cœur au bord des lèvres, mais cela ne fit que lui déclencher une toux rauque de cancéreuse en phase terminale qu'elle étouffa comme elle put. * Pitié que je ne vomisse pas.* Sa gorge la brûlait et un vertige la saisit. Besoin d'une gorgée d'eau?

P**ain, il allait la laissait là et l'abandonner. Comme tout le monde en fait.

S'accroupissant, la brune posa sa tête sur ses genoux. Cela lui importait peu que les gens posent des regards agacés car le passage était gêné. Ils attendraient tous bien sagement qu'elle finisse par aller mieux à cause de lui. Lui. De nouvelles envies de meurtres lui caressèrent l'esprit rien qu'à son évocation ne serait-ce que furtive. Elle aurait pu s'allonger et sentir la sale odeur du bitume mais elle ne se laisserait pas piétiner. Pas une deuxième fois en si peu de temps. Fichu journée...

FIN DE RP
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Marjorie Lunas
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Re: Dans la grande gare

Message par : Marjorie Lunas, Sam 14 Oct 2017 - 23:57


RP Unique


Le froid était maintenant bien installé, emmitouflée dans mon manteau, le nez dans mon écharpe, je traîne ma grosse valise derrière moi. C'est les vacances. Enfin. Je traverse rapidement les quais en direction de la sortie. Le doux ronron des voitures m'avait presque manqué. Je scrute du regard le parking, mais ne vois pas la trace de la voiture de mon père. Mince... J'espère qu'il ne m'a pas oublié... Je me souviens alors que le petit téléphone que m'ont donné mes parents marche à nouveau, puisque j'ai quitté le monde soricier. Où peut bien être ce portable... J'ouvre ma valise sur le trottoir bordant la gare et me met à fouiller. Ah le voilà ! J'envoi un message à mon père.

* Coucou papa, je viens d'arriver, je t'attend sur le parking, où es-tu ?*

En attendant sa réponse, je sautille sur place, me frottant les mains et soufflant parfois dessus l'air chaud de mon corps. J'entend le l'appareil sonné. Mes doigts engourdis dévérouillent le téléphone et je lis :

*Super, je suis pris dans les embouteillage, je ne suis pas là avant 20min, retourne dans la gare*

Je ne me fais pas prié, j'attrape ma valise et trotinne jusque dans le hall chauffé de l'imposante batisse. Je trouve un petit banc tranquille et m'y installe, glissant ma valise sous mes jambes. Confortablement installée, je desserre un peu mon écharpe et repense aux évènements de ces derniers jours. Les cours, les rencontres, .... Et ce fameux rendez-vous. Les mots d'Elius résonnent encore dans ma tête. "Sois mienne, laisse moi m'occuper de toi." Je revois encore sa bouche près de mon cou me murmurer ces mots, sa main froide sur mon bras. Sa main froide, mon cou, sa bouche. Sa main froide, mon cou, sa bouche...

Et je ne peux m'empecher de penser à tout ces films sur les vampires. Je ris à cette idée. Ce ne sont que des films ! Et je réalise que pour moi, il y a à peine 2 mois, les sorciers étaient des acteurs, et qu'aujourd'hui, la sorcellerie est mon quotidien. Je réalise alors que si tout ce dont je rêvais enfant est en fait bien plus réel que ce que je pensais, il en va de même pour les vampires. Le doute s'empare alors de moi, et si Elius était vraiment un vampire ? Je me secoue la tête, ce n'est pas possible. Ce n'est qu'un gamin... Un gamin avec une drôle d'allure, la peau blanche, les mains froides, le regard hypnotisant, et avec une force et une agilité que l'on ne soupçonne pas. J'en suis maintenant persuadée, c'est un vampire, ses histoires de danses et de cabaret ne sont que déguisement pour sa véritable nature, c'est un vampire, j'en suis sûre. Je prend le téléphone et me connecte à internet.  Après avoir liquidé encore une ou deux réclames intempestives, je tapai un mot, un seul.
Vampire.

Comme de bien entendu, la recherche se fit avec une lenteur exaspérante. Quand le résultat s'afficha enfin; j'avais un sacré tri à effectuer entre les films, les shows télévisés, les jeux de rôle, le rock underground et les entreprises de cosmétiques gothiques. Je dénichai soudain un site prometteur –
Vampires de A à Z. J'attendis impatiemment qu'il se télécharge, fermant impitoyablement toute pub qui avait le malheur de surgir à l'improviste. Enfin, le site s'afficha, fond d'écran tout simple, blanc, avec un texte rédigé en noir – très académique. Deux citations agrémentaient la page d'accueil :
Dans le monde vaste et ténébreux des fantômes et démons, aucune créature n'est plus abominable, plus redoutée, plus détestée — avec une fascination mêlée de crainte pourtant — que celle du vampire, qui n'est ni fantôme ni démon mais relève des forces sombres de la nature et possède les qualités mystérieuses et terribles des deux. Révérend Montague Summers.

S'il y a en ce monde une existence avérée, c'est celle des vampires. Rien ne manque : rapports officiels, déclarations sous serments de gens de bonne réputation, chirurgiens, prêtres, magistrats ; la preuve judiciaire est plus complexe. Et malgré tout cela, qui croit aux vampires ? Rousseau.


J'en étais sûre, même si je n'en avais pas encore entendu parler à Poudlard, les vampires existaient bien, même les moldus s'en était rendu compte ! Elius est un vampire, et je ne sais pas si je dois en avoir peur ou en être fasciné. Mais la réponse, je la connais. Il me fascine.

Le bip du téléphone me ramène à la réalité, mon père vient d'arriver, évanouissant mes pensées. J'attrape ma valise et cours en direction du parking, les vacances peuvent commencer.
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Kalén Bloom
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Re: Dans la grande gare

Message par : Kalén Bloom, Sam 11 Nov 2017 - 19:56


A l'Ecole des Aurors, part. 2
[RP unique, Kalén a 20 ans]
Suite de
L.A. de Elly





Kalén venait de sortir de King's Cross, sa grande valise à la main. Le train qui l'avait transporté, entre Llangollen et Londres n'avait pas été en retard, ce qui l'avait grandement arrangé. En effet, à peine descendue, Kalén avait retrouvé Elly qui l'attendait au café un peu plus loin. Sa mentor avait souhaité la revoir pour prendre de ses nouvelles, savoir comment se passaient ses études, et Kalén ne s'était pas faite prier pour un rendez-vous.
C'était toujours un plaisir de voir Elly. La jeune femme parvenait systématiquement à lui remonter le moral, montrant aussi, par la même occasion, que son rêve de devenir Auror était réalisable. Chaque rencontre donnait ainsi envie à Kalén de s'investir d'arrache-pied dans ses études, de redoubler d'efforts. Et cette fois n'était pas différente. Kalén avait raconté à Elly comment sa dernière année à l’École des Aurors lui demandait du travail. Même si elle sentait que l'ancienne blairelle n'était pas prête de flancher, la chef des Aurors avait trouvé les mots justes pour la remotiver. La dernière année était toujours la plus difficile. Il ne fallait juste pas s'arrêter en si bon chemin, et tenir le coup jusqu'aux examens finaux. Et puis c'était un bon préambule à ce que serait la vie d'Auror.

Elles avaient ainsi discuté pendant une petite heure, sirotant un chocolat chaud par cette froide journée de Novembre, échangeant des nouvelles, des anecdotes. Kalén raconta à Elly comment le professeur de Potions - que l'Auror avait également eu à l'Ecole - leur avait demandé de préparer un Breuvage de Métis en seulement quarante-cinq minutes au lieu d'une heure quinze, en leur précisant que certains de ses étudiants auraient bien besoin d'en prendre une gorgée. Elles rirent en évoquant certains enseignants loufoques ou trop sévères, parfois encore en service, parfois déjà partis à la retraite.
Ce moment passa trop vite au goût de Kalén qui n'était pas particulièrement pressée de retrouver son petit studio sombre. Ce genre de rencontre lui laissait penser que dans le fond, elle n'était peut-être pas si asocial que cela, mais les retrouvailles avec ses collègues étudiants venaient systématiquement lui confirmer le contraire.

Heureusement, elle parvenait sans mal à travailler en équipe, laissant de côté ses envies d'être seule, écoutant les propositions des autres, tâchant de rendre efficace leur travail. C'était d'ailleurs sur cela qu'elle plancherait ce soir : comment organiser son équipe lorsqu'il faut prendre d'assaut un lieu de prise d’otage. Kalén aimait bien la stratégie, ils en faisaient trop peu pour elle. Mais c'était tout de même une matière qu'il était essentiel de réussir pour obtenir son examen.


Les deux jeunes femmes s'étaient dit au revoir sur le quai de la gare. Elly était partie trouver un coin isolé pour transplaner, et Kalén était sortie dans la rue, désireuse de profiter des dernières lueurs du jour avant de rentrer chez elle.
Elle marchait d'un pas rapide dans les rues de Londres, qui commençaient déjà à s'orner des premières décorations de Noël. Ses bottes en cuir crissaient sous ses pays et sa jupe en tartan voletait autour de ses genoux, dans la brise légère du soir. Kalén ferma le dernier bouton de son manteau vert sapin avant d'enfouir ses mains gelées dans ses poches. Un regard vers le ciel lui indiqua qu'il n'allait pas tarder à pleuvoir, il était temps d'écourter la ballade.

Une ou deux rues plus tard, la jeune fille descendait dans les souterrains de la ville, cherchant le bon métro à prendre. Elle n'aimait pas beaucoup ce type de transport, mais elle se faisait un point d'honneur à s'habituer à la ville et aux techniques moldues. Après tout, elle serait peut-être amenée à travailler là dans les prochaines mois, alors autant connaître la capitale sur le bout des doigts.

Lorsqu'elle émergea à la surface de la ville, il faisait déjà nuit. Elle passa acheter du sucre et une brique de lait au supermarché du coin, puis monta chez elle. Assise à son bureau, elle s'efforçait de se concentrer sur son devoir, mais son esprit ce soir-là, était ailleurs. Plongée peut-être dans ses recherches sur l'image enchantée, ou bien sur son possible futur en tant qu'Auror, Kalén ne tarda pas à aller se coucher, l'esprit peuplé de rêves et d'ambitions.
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Mered Adand
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Re: Dans la grande gare

Message par : Mered Adand, Ven 17 Nov 2017 - 18:29


rp avec 40

C'est la Mère Mered qui a perdu son Chat


Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi vous viviez ? Par quels biais vous vous leviez chaque matin ? Qui vous maintenez en vie ? Personnellement, chaque jour et encore plus celui-ci. En ce mardi d’août je fêtais les deux ans ma rencontre avec le Chat. Souvenez-vous, une promenade sur les quais, des échanges verbaux suivis de tentatives de meurtres et puis… le vide. Il me manquait la fin de l’histoire. Je ne cessais de croire que cette femme m’avait sauvé mais je l’ignorais. Que de temps écoulé et je n’avais toujours pas résolu ce mystère. Le seul que j’avais élucidé était sa nature. De par son apparence et ses idées, elle était une Mangemort. Une de mes ennemis alors vue mes principes. Pourtant si je désirais l’attraper ce n’était ni pour l’envoyer à Azkaban ni même la tuer.

Trop de questions sans réponse. Elle seule pourrait me les donner néanmoins un obstacle de taille se dresser devant moi : la retrouver. J’avais attendu bien longtemps avant de me lancer dans cette quête, le temps que l’on me montre que le monde était gris. Et puis, si je peux vous raconter cette histoire aujourd’hui, je suis sûre qu’elle y est pour quelque chose. Le félin avait sacrifié une de ses vies pour protéger celle du stupide volatil. Motif plus que suffisant pour la traquer.

La gare était l’endroit idéal pour débuter mon enquête. Une tenue de moldue lambda à coup de robe et chaussure de villes en cette journée ensoleillée et je transplanai de Lyon à Londres. Pas mal de foule en cette période estivale. Je me faufilais jusqu’au banc où j’étais avant de voir débarquer le Chat sur les rails. Rien n’avait changé, strictement rien. Et si la scène se rejouait devant mes yeux ? Après tout, les criminels revenaient toujours sur les lieux de leurs crimes. D’accord personne n’était mort ce jour-là mais ne me brisez pas mes rêves.

J’étais à l’ombre, mes émeraudes observèrent les rails à l’affut du moindre mouvement suspect. Vas-y apparais avec un moldu dans tes griffes ! Je n’attendais que ça ! Les gens déambulaient au rythme des trains. Je m’amusais à deviner leur intention. Toi l’homme qui portait une valise qui t’arrachait le dos, tu partais avec ta femme et ton gosse visiblement. Toi avec tes cicatrices sur le visage, t’avais une tête de mage noir. Toi là, tu venais d’arriver vue ton regard perdu, sacré touriste. Passionnant tout ça hein ? Non, on est d’accord. Cependant je n’avais pas grand-chose à vous raconter. Le matou n’avait pas daigné se manifester.

Les heures défilèrent. Notre astre était parti faire son somme quotidien. Les échoppes avaient baissé leurs rideaux. La foule était rentrée chez elle. Bref la nuit s’était invitée. Ça sentait l’échec à plein nez. Non je ne verrai pas le chat. Peut-être qu’elle était morte définitivement. Non, je ne pouvais me résigner à cette idée. Il ne lui restait que dix minutes si elle ne voulait pas rater cet anniversaire. Passé ce délai, elle serait en retard et j’accepterai sa non-venue. Montre-toi s’il te plait ou du moins envoie-moi un signe. La petite rousse ne veut que te remercier de l’avoir épargnée.


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Re: Dans la grande gare

Message par : Mangemort 40, Sam 18 Nov 2017 - 19:03



Quelques pas sous une lune pleine, lanterne à la main. Figure haute, drapée d’un noir à la fois grave et austère. Une sévérité toute en humilité. Posture d’un serviteur de l’Ombre et non d’un asservi. Quelque chose de digne dans la posture, qui rappelle une antériorité, sans qu’on ne sache précisément laquelle.
Et ainsi, l’Ombre marche, déraillée sur les rails, après le passage du train, qui brassait les gens et les êtres. Moment arraché au temps, où un des grains de sable de Chronos décide de faire sa vie ailleurs. Moment atemporel où l’on se sent être, où l’on se sent exister. Moment choisi pour une énième promenade. Londres est puissante, pleine d’idées et de monde. Il fallait se renseigner, découvrir, adopter, convaincre à son tour. Pas une tâche aisée, mais n’est pas Pédagogue qui veut. Le climat n’est guère changeant, malgré la chaleur de l’Eté. Pourtant, le noir demeure.

Les pas finissent par mener devant la grande gare. Qu’importe si les moldus voient, la plupart ne se rendent pas compte. Le visage, toujours masqué de cette sensibilité d’argile rituelle, observe, remarque. Là. Une rouquine sur un banc, qui semble attendre. A plusieurs de ses passages, elle se trouvait toujours au même endroit. Toujours cette même posture d’attente, cette passivité face au tumulte de la gare.
L’antre des trains semblent souffler, tandis qu’un autre part. Et dans un crachat de fumée, l’Ombre se montre à la vue de la demoiselle, avant de repartir. Petit jeu de fin de soirée, de début de départ. Verra, verra pas ? Les êtres humains sont crédules, un rien les intrigue. Et cette Ombre, par son ennui, aurait bien besoin d’un peu de crédulité. Ne serait-ce qu’un instant, pour passer le temps.

Ou bien, si la demoiselle était suffisamment aventureuse et disposer à l’écoute, peut-être sa langue pourrait-elle se délier. Tant d’histoires à conter. La plus belle, surtout, ne demandait qu’à se réfugier au creux des oreilles d’apprentis. L’histoire de la Cause et de l’Evolution. L’histoire à venir, qu’il leur restait à tous, à écrire.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Mered Adand, Lun 20 Nov 2017 - 21:55


Ultime espoir avant de devoir attendre un an. Douze coups, ni plus, ni moins. Tu avais une dernière chance de te montrer, capricieux matou. A défaut de te voir, envoie-moi au moins un signe de ta considération en souvenir de nous. Tu ne m’as tout de même pas oublié ? Minuit sonnait et aucune trace de ma proie. Rien jusqu’à l’avant-dernier coup. Oui une lueur dans la nuit, là, allant et venant sur les rails. Tu savais pourtant que c’était dangereux de trainer sur les voies, n’avais-tu pas retenu la leçon ?

Intriguée je me levai d’un bond, mon côté félin. La torche clignotait comme un phare en pleine mer. Tu voulais jouer ?! Alors jouons ! Je fais le chat et tu fais la souris, inversons les rôles l’espace de cette nuit. Je m’approchai de la lumière, pressée de la revoir. Une fois sur les bords du quai, je surplombai l’être errant du soir. Seule l’éclairage lunaire me permit d’en distinguer sa silhouette. Ce n’était pas le chat, déception. Pourtant cette personne possédait un masque. M’avais-tu envoyé un membre de ta famille pour m’amener jusqu’à toi ? J’allais pas tarder à le savoir.

« Qui êtes-vous ? Vous ne devriez pas rester sur les rails, un train est si vite arrivé. Et que faites-vous ici ? Etes-vous venu me chercher ? »

Je risquai quoi à tenter cette demande ? Peu de chance qu’il la comprenne mais j’avais envie d’y croire. Emmenez-moi jusqu’à sa litière. La souris était prête à se jeter dans la gueule du chat pour comprendre. Folie assumée. Après tout, ma vie ne tenait qu’à un un fil et il ne me restait plus qu’à le remonter jusqu’à celle qui détenait la pelote de laine entre ses pattes.

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Re: Dans la grande gare

Message par : Mangemort 40, Dim 26 Nov 2017 - 17:06



La lumière tanguait, comme un vaisseau sur des vagues qui font le gros dos. Quelque chose où il devient important de savoir manier les cordages, de diriger dans le sens du vent… Et de laisser le capitaine couler avec le navire. Les puissants qui ne savent pas gérer les situations de crise doivent au moins en prendre la responsabilité.
Et cette lumière de lanterne oscillait, dans un mouvement langoureux de dispersion lumineuse, au cœur d’une nuit d’encre. Quelque chose pour attirer les papillons de nuit, probablement, bien que la flamme soit intouchable : cachée derrière le verre, il n’y avait pas de possibilité de l’atteindre afin de l’abolir. Ce n’était quelque chose de tangible que pour la pensée, et cela ne pouvait se concrétiser, sans l’apport d’une aide extérieure.

La silhouette aperçue plus en-avant, au-delà des rails s’approche. Premier pas de fait, dans cette prise de parole, ce lancement de la discussion, cette invitation au partage. Il y a derrière l’argile, l’ombre d’un sourire sonore, qui pourtant ne se concrétise pas.

« - A toi de me dire, Enfant, qui je suis. A toi, également, de prendre la décision de me suivre, ou non. »

Savoir ce que l’on représente, et dans quelle mesure il pourrait y avoir tentation. En deux pas arrière, quitter les rails, quitter les trains. La lumière vacille, mais ne s’éteint pas. Il y a quelque chose comme un arrêt de tempo, une attente impassible face à la rousseur d’en face, la témérité face à l’obscurité. Mais rien qui pourrait laisser envisager une impatience, pas même un muscle tendu sous le noir opaque des vêtements.
Simplement une curiosité lucide, dans la découverte d’un autrui perdu… Probablement en quête, lui aussi, d’un Idéal.
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Mered Adand
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Re: Dans la grande gare

Message par : Mered Adand, Jeu 30 Nov 2017 - 1:31


Une lumière dans la nuit était-elle toujours signe de clarté ? Étais-je moins perdue en étant à deux pas son propriétaire ? La lueur était-elle gage de bonté ? A en entendre ce qu’on disait, lorsque les gens étaient entre la vie et l’extinction, pénétrer dans la lumière c’était passer du côté des défunts. Je ne souhaitais pas mourir, j’étais hypnotisée par le balancier de la lanterne. Mon corps ne me répondait plus, il voulait la toucher. Et s’il fallait rencontrer la Mort pour revoir le Chat ? Le piège se refermait doucement sur moi et au lieu de fuir, j’étais en train de caresser la faucheuse dans le sens du poil.

« Vous êtes un être masqué. Soit vous sortez d’une soirée bal masqué chez des amis et vous rentrez chez vous en passant par la gare, soit vous êtes… »

Hésitation profonde. Sortir Mangemort c’était prendre le risque de le vexer et de m’attirer ses foudres. Dans ce cas je pouvais dire adieu à une éventuelle collaboration d’un soir et probablement l’affronter et ainsi dire bonjour à l’hôpital en espérant ne pas saluer la morgue. Je ne pouvais pas affirmer ça, j’avais trop attendu pour briser mon espoir. Le matou méritait bien que je fasse abstraction de mes principes l’espace d’un instant.

« … le guide venu me chercher pour m’emmener la voir. Je suis à la recherche d’une de vos condisciples, un être masqué, femme, adepte du latex, à la fois chat et pieuvre. Pour la rencontrer je suis prête à vous suivre où vous voudrez. »

Impatiente de sa réponse, mon visage ne laissait rien transparaitre malgré tout. Ne pas lui montrer l’importance de ma quête. Ne pas dévoiler ses sentiments et sa cause aurorale non plus. Anna aurait ajouté de ne pas parler aux inconnus et encore moins de les suivre. Cependant maman n’était pas là et je n’étais plus une enfant même si les paroles de l’homme au lampion avaient annoncé le contraire. Il avait reculé et seuls les rails me séparaient de lui. Un fossé à franchir pour le rejoindre. Ridicule obstacle, pas besoin d’être un félin pour savoir bondir.
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Re: Dans la grande gare

Message par : Mangemort 40, Ven 1 Déc 2017 - 20:17



Une approche. Le papillon se laisse toujours faire par la lumière, quel qu’il soit. Ne jamais apprendre dans son code génétique. Il y avait de l’immuable. Comme les abeilles, capables de créer d’elle-même, grâce à leur patrimoine génétique, une beauté architecturale sans pareille. Il y avait quelque chose de fascinant, chez les abeilles… Espérer toujours être en mesure de lancer un patronus, mais l’apathie étant ce qu’elle est, rien n’est moins sûr.
Le petit papillon de nuit, aux couleurs de feu et de tempête s’était approché, questionnait, prenait la directive. Se croyait-il dans un rêve, à vouloir ainsi choisir le guide et le déroulé ? Un petit rire, coincé dans la gorge, qui s’échappe : c’est le souvenir de 87. Trop peu connue, trop souvent entrevue…

Comprendre tout à fait sa volonté, de vouloir la rejoindre. Aussi vieux chat de gouttière soit-elle. Il y avait, derrière la crasse de ses égouts, une beauté ineffable dans sa vulnérabilité. Un comportement qui oscillait sans cesse entre une intimidation de principe, et une intimidation de la défense. Quelque chose de violent, de presque hostile, qui oscillait sans cesse à la façon d’une toupie. Un profond désir d’intérêt et de connaissance qui se dégageait de son être même.
Mais le Chat n’était plus. Depuis longtemps déjà. Depuis son arrivé, à ce matricule 40, dans l’Ordre noir. Etait-il au courant de ça, le papillon de nuit ? Non, probablement, sinon la question n’aurait pas été posée. Etait-elle du genre des fioritures rhétoriques ou préférait-elle l’utilité du Verbe ? A tester.

« - Larvatus prodeo. » Allez, on sort les philosophes moldus, histoire d’expliquer pourquoi on se balade masqué. Ça fait toujours effet, et ça permet de voir si l’autrui est ouvert à un dialogue à la frontière des deux mondes… Pour peu que cet autrui ait de vagues connaissances en latin ou en philosophie cartésienne.

« - Et toi, enfant, c’est le Chat que tu cherches. Pourquoi ? As-tu aimée te faire proie face à ses pulsions prédatrices ? Souhaites-tu revivre l’adrénaline de la peur ? As-tu été touchée par ses mots, la transparence fugace d’une vulnérabilité imperceptible ? Un sourire. Quelle imprudence… Seuls les fous, ignorent consciemment le danger. A moins que ni elle ni moi ne soyons pour toi des dangers. »

Réponse à demi-mots. Car…
Ne pas être tout à fait convaincu.e. Pourquoi partir à la recherche de 87 ? Elle était partie, sans plus d’explications, tout comme 39. Seule 28 s’était confiée. Seule elle, avait une raison éclairée. Peut-être les deux autres en ont-ils une, mais ils n’ont jamais pris la peine de l’expliquer. Ou tout du moins, pas à son oreille. D’autres sont peut-être plus chanceux mais… L’ignorant n’est pas libre. Et ce n’était pas de son ressort de retrouver la piste de 87 : elle ne semblait pas le vouloir, sinon elle l’aurait tenu au courant. Elle connait son visage sous le masque, pour avoir été là lors de sa cérémonie de marquage.

Un brin d’amertume qui avait le goût acide de la trahison.

« - Peut-être 87 t’a-t-elle éveillée, mais ce n’est pas une raison. Que cherches-tu en partant à sa recherche ? Si le Chat demeure invisible, c’est qu’il ne souhaite, pour l’instant, retourner dans le Réel. En quoi serais-tu une exception ? »

Parfum de curiosité.
Racontes-moi pourquoi tu serais spéciale, aux yeux de ce prédateur de matou.
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Mered Adand
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Re: Dans la grande gare

Message par : Mered Adand, Lun 4 Déc 2017 - 21:17


Attendre une réponse. Suivant la réplique, franchir les rails et se laisser emmener vers l’inconnu en direction du Chat ou rester dans de mon côté sans avoir progressé dans ma quête et rentrer bredouille de ma chasse. Y avait-il réellement une meilleure option parmi les deux ? L’une d’elle me permettait de rester sagement en sécurité loin de l’Ordre noir et avait l’air plus attractive pour la cartésienne que j’étais. L’autre c’était pénétrer dans un monde nouveau rempli d’ennemis bien que dans ce monde, j’augmentais mes chances de retrouver le matou.  

Du latin pour commencer, le masqué était cultivé. Étrange de le savoir du côté des vilains. Bien souvent, s’étaient les personnes manquant d’éducation et de culture qui se laissaient facilement endoctriner et embobiner par de fausses bonnes idées. A moins que leur idéologie n’était pas si mauvaise que mes principes me laissaient le penser ? Non impossible ! Jamais je ne pourrai cautionner tous ces innocents morts au nom de je-ne-sais-quoi. Aucune pensée ne pouvait être bonne si elle nécessitait des pertes pour être appliquée. Oublier tout ça et se recentrer sur ces questions. J’étais prête à faire des efforts pour le félin mais pas au point de me convertir non plus.

« Pour ses actes. », trois petits mots vagues, il n’avait pas besoin de savoir pourquoi. Néanmoins je me doutais qu’il ne se contenterait pas si peu, j’anticipai et j’étoffai. « Disons que je suis quasi certaine que je lui dois la vie. J’aimerai la remercier pour ça et comprendre ce qu’il s’est passé lors de notre rencontre. »

C’était pas mal comme explication. Il avait pas besoin de connaître les détails de notre entretien, de nos échanges. Être synthétique et aller à l’essentiel pour prendre rapidement le chemin de sa litière.

« Sachez que je ne la considère pas comme un danger, si elle voulait ma mort, je ne serai déjà plus de ce monde. Vous, j’ignore dans quelle case vous ranger mais chaque personne pouvant me rapprocher d’elle est plus un allié qu’un danger à mes yeux. »

Du moins de circonstance. Faire abstraction de mes principes pour laisser parler mon cœur, chose peu commune pour une rationnelle. La véritable raison de ma recherche résidait dans mon côté perfectionniste. Tout ce qui avait commencé devait finir.

« C’est drôle que vous parliez d’éveil. A mon sens vous vous trompez, c’est moi qui l’ai éveillé, plutôt réveillé. J’ai réveillé une part d’humanité en elle et elle m’a épargné, mieux même, elle m’a sauvé. Aujourd’hui je cherche à terminer mon travail et à la faire revivre. Je lui dois bien ça. »

Aveu de mes intentions, franchise assumée que ça plaise ou non. Possible qu’il me prenne pour une prétentieuse à l’écoute de mes paroles cependant j’étais présente ce jour-là contrairement à lui. J’ai vécu de l’intérieur l’intégralité du film. De son arrivée sur les rails à la bataille des mots puis des baguettes pour terminer à l’arrivée des secours. Malheureusement, une coupure avait eu lieu et il me manquait la scène principale : mon sauvetage.

« Elle voulait me tuer et elle a choisi de me laisser vivre. Vous la connaissez mieux que moi, combien de personne peuvent se vanter d’être sorties vivantes des griffes du Chat à part moi ? S’il en existe, combien ont tenté de la revoir ? Ne suis-je pas l’unique dans les deux cas ? »

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