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Dans la grande gare
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Franck Shelley
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Re: Dans la grande gare
Franck Shelley, le  Dim 23 Déc 2012 - 0:37

[Désolé pour le temps de réponse :S et j'espère que ça conviendra...]


- Éclaircissons les choses, Répondit la jeune femme avec fermeté. En réalité, Franck ne s'était pas attendu à pareille réaction. D'ordinaire, quand il s’énervait ou montrait des signes d'agacements, ce qui était devenu assez rare durant les dix dernières années de son existence, on faisait en sorte de moins la ramener. Or, c'était tout le contraire ici. Mais en même temps avec la tête qu'il avait le pauvre Franck...hum...enfin, Soit le futur directeur avait perdu de son autorité -et dans ce cas il allait rapidement devoir la retrouver !- soit la jeune femme possédait un caractère de celle qui refuse de se laisser marcher sur les pieds et ce, dans n'importe quelle situation. Des femmes libres voulant montrer aux hommes qu'il ne fallait pas les sous-estimer.

Elle continua d'ailleurs dans ce sens :

- J'ai vraiment très très envie de vous foutre un marron dans la figure et le seul truc qui m'en empêche c'est que je n'ai pas l'intention que ma main reste collée dans le machin gluant qui vous sert de tête en ce moment.

Franck tenta de la dévisager pour lui faire son terrible regard. Un terrible regard exprimant généralement toute sa colère mais, en cet instant, seulement impuissant. Le fait est qu'il ne voyait d'ailleurs presque plus celle qui lui faisait subir pareil affront. En effet, devenue visqueuse, sa peau commençait vraiment à couler le long de son visage, comme de la cire, changeant radicalement la beauté du ténébreux en quelque chose de monstrueux. Parfois on voyait des plis se former, monter sans grâce les uns sur les autres, filant vers le sol avec dégoût. Il en fallut de peu pour que le Serpentard ne lâche pas un cri d'horreur en apercevant dans le miroir, et avec difficulté, ce tableau digne des plus grands peintres de la monstruosité.

- Mais...Qu'es...qu'est-ce que vous m'avez fait bon Dieu ? Dit-il lentement, les mains quelque peu hésitantes quant à toucher son pauvre visage.

Franck n'en revenait pas. Comment pareille chose pouvait bien se produire ? C'était insensé !...oui vraiment Franck, insensé ! Oh réveille toi Franck, tu fais partie de quel monde ? Tu crois vraiment qu'une moldu pourrait faire pareille bizarrerie avec une simple poudre bleue ? Non tu le sais bien Franck, tu le sais. Oui, tu ne vois qu'une seule explication Franck, qu'une seule. Cette femme est une sorcière comme toi, une sorcière avec des poudres bizarres certes, mais une sorcière ! Ou alors c'était vraiment une moldue qui possédait des pouvoirs de sorcières maléfiques comme dans les contes pour enfant. Bref, le temps s'écoulait, comme la peau du grand brun, et ça n'allait pas en s'arrangeant. Il devait à tout prix s'enlever ce truc de la figure !

- Dites, je préférais que vous m'en mettiez une une fois votre machin chose enlevée, mais ça serait vraiment trop vous demander de m'en d-é-b-a-r-a-s-s-e-r ?


Dernière édition par Franck Shelley le Mar 25 Déc 2012 - 23:35, édité 1 fois
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Re: Dans la grande gare
Invité, le  Dim 23 Déc 2012 - 2:18

L'homme avait l'air sonné par mes paroles, il ne devait pas avoir l'habitude des réparties. Était-il de ceux qui n'ont pas besoin de hausser la voix pour être écouté, ceux contre qui personne n'ose se dresser ? Difficile de deviner quoi que ce soit alors que son visage n'était plus qu'une masse informe. Derrière les plis et les bosses, on devinait néanmoins qu'il essayait de me fusiller du regard. Cela se reconnaissait à son attitude, son dos droit et fier, son port de tête haut, tout son corps tourné vers moi, imposant. Pourtant les yeux qui me lançaient des éclairs n'étaient même plus visibles, ils avaient disparu derrière le surplus de peau. Comme s'il prenait soudain conscience que quelque chose ne tournait pas rond, il se tourna brusquement vers le miroir et y admira le résultat du tout nouvel article de Waddiwasi. Il y avait de quoi être impressionné : sa peau coulait tellement qu'il en avait des bouts qui pendaient mollement de plus en plus près du sol. J'étais on ne pouvait plus satisfaite de mon acquisition, ce nouveau fournisseur ne s'était pas foutu du moi!

Tandis qu'il fixait avec effroi (là encore il s'agit d'une supposition car aucune expression ne pouvait être lue sur un faciès si difforme) son reflet, ses mains étaient tremblotantes et il articula, avec ce rythme particulier d'une voix qui se retient de céder à la panique :
- Mais...Qu'es...qu'est-ce que vous m'avez fait bon Dieu ?
Je me demandais tranquillement s'il croyait en un dieu ou s'il utilisait cette expression par habitude. Je n'étais plus si pressée dorénavant que nous étions seuls, sans témoin embêtant outre que lui-même dont je n'aurais de toute façon pas pu me passer. Et puis, il fallait avouer que je m'amusais beaucoup à le voir ainsi gesticuler, il faisait moins le malin.
- Dites, je préférais que vous m'en mettiez une une fois votre machin chose enlevée, mais ça serait vraiment trop vous demander de m'en d-é-b-a-r-a-s-s-e-r ?
Casimodo se faisait plus humble et cela me fit rire de le voir aussi désespéré pour ce qui n'était qu'une petite broutille.
- Du calme, respirez, ça va bien se passer d'accord ? lui souris-je.

J'ouvris la valise que j'avais apportée et m'accroupis pour la fouiller. Elle contenait d'autres exemplaires de la poudre que le brun avait eu l'occasion de tester mais aussi d'autres babioles dont l'utilité ne sautait pas aux yeux. Aucune affaire personnelle dans la valise, si ce n'était un cahier fermé et du matériel pour écrire. Tout en brassant mes affaires à la recherche de l'objet tant attendu, je continuais : Ce n'est pas un virus alien incurable et je ne vais pas vous flasher avec un neurolaser,
enfin pas vraiment, alors arrêtez de vous stresser pour rien. C'est dingue comme tout le monde ici fait tout pour se procurer un arrêt cardiaque...

A force de farfouiller, je finis par mettre la main sur ce que je cherchais, une petite boîte dont le contenu avait l'apparence d'une pierre ponce. Je la sortis triomphalement :
- Tadaaam! Voilà, monsieur, la clef de votre délivrance. Maintenant si vous me permettez...
Ma phrase n'attendait pas de réponse et je m'approchais de l'inconnu avec ma pierre ponce. Sans manière, j'entrepris de frotter son visage avec l'objet. Je ne faisais pas dans la délicatesse mais dans l'efficacité, il fallait des gestes vifs pour que la peau parte par pluches et laisser respirer la seconde couche épidermique. Par expérience je savais que cela n'était pas douloureux, juste suprêmement désagréable. D'une main je tenais fermement le visage qui continuait de dégouliner entre mes doigts, de l'autre je faisais de rapides ronds en appuyant fort la pierre contre la peau, prenant garde aux endroits proches des yeux. Des lambeaux de derme chutaient à terre comme des pelures de gommes. Mon regard à deux couleurs fixait avec attention le visage alors que je travaillais avec application et détermination, procédant par zones. Sa joue gauche était comme neuve, je continuais jusqu'au front.
- Je vous rassure, vous n'avez pas l'air d'un écorché vif, lui annonçais-je, me figurant qu'en sentant sa peau tomber à terre il devait être inquiet. Je pris soin de ne rien laisser de côté, puis m'estimant satisfaite passais à la joue droite. Au fait, je m'appelle Abygael.
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Re: Dans la grande gare
Franck Shelley, le  Mer 26 Déc 2012 - 0:18

Il était difficile de savoir ce qui était sur le point de faire exploser Franck Shelley :

Etait-ce l’état de son visage jumelé au fait qu’il ne pouvait strictement rien y faire ? Ou était-ce cette jeune femme, véritable ensorceleuse, qui le traitait comme un vrai gamin ? Il détestait vraiment cela. Mais en réalité, c’était son impuissance qui le rendait complètement fou: - Du calme, respirez, ça va bien se passer d'accord ?

Franck se retenait d’émettre une remarque désagréable - ce qui, entre nous l’aurait rendu encore plus ridicule. D’une part, parce qu’il ne pouvait compter que sur cette jeune femme pour retrouver son beau visage, et de l’autre, sa bouche était à présent tellement déformée qu’il lui aurait impossible d’articuler deux mots compréhensibles; si ce n’est des sons étranges.

Le directeur posa ses deux mains sur le rebord du lavabo et attendit nerveusement. Il était rare de le voir dans pareil état. C’était une scène à immortaliser et à ressortir plus tard pour parer à toute attaque verbale ou d’intimidation que tenterait Franck à votre égard. Dans ce sens, Il espérait au fond de lui ne plus revoir cette jeune femme dont il apprendrait le nom dans quelques minutes, et qui, malheureusement pour lui, ferait partie de son monde car le destin avait fait en sorte de leur écrire un bout d’histoire commun pour les mois, ou années à venir.

- Ce n'est pas un virus alien incurable et je ne vais pas vous flasher avec un neurolaser, enfin pas vraiment, alors arrêtez de vous stresser pour rien. C'est dingue comme tout le monde ici fait tout pour se procurer un arrêt cardiaque...

J’aimerai bien vous y voir, pensa-t-il, rageux. Allons, Allons, Franck, Franck. Nous t’avons connu plus intelligent dans tes réactions. Est-ce le parfum du retour au pays qui te rend autant à fleurs de peau ? Ou, Est-ce les prochains jours, et le lot de rebondissements qu’ils te préparent ?

La jeune femme déclara avoir enfin trouvé la clé de sa délivrance, mais la peau dégoulinait tant, qu’elle obstruait les trous de ses oreilles. Aussi, il fut surpris de sentir quelque chose de nouveau sur son visage, quelque chose de nouveau qui, sans délicatesse -cette femme n’y allait vraiment pas par quatre chemins- lui frottait la peau. Elle commença en premier lieu par la joue gauche tout en allant jusqu'au front.

Il avait vraiment l'impression d'être un enfant là...

- Je vous assure, vous n’avez pas l’air d’un écorché vif, dit-elle, alors que Franck commençait à s'inquiéter en sentant sa peau tomber au sol; et pourtant la partie gauche de son visage, bien qu'encore partiellement marquée par les effets de la poudre bleue, avait retrouvé quelques beautés qu'on lui connaissait." Au fait, je m'appelle Abygael."

Il fallait avouer que cette jeune Abygael était assez spéciale, et qu'elle ne manquait pas de culot. Franck ne put s'empêcher de sourire -au fond de lui-. Elle lui rappelait le caractère dynamique et instinctif de Léah.

- Je suis Franck, répondit-il néanmoins, juste avant qu'elle ait terminé le côté droit de son faciès. Eh bien, murmura-t-il en se regardant dans le miroir et en se touchant le menton avec la paume de sa main, je ne sais pas si je dois vous remercier de m'avoir redonné mon état d'origine...c'est quand même à cause de vous qu'on en est arrivé là...

Il fit une pause, laissant sa dernière phrase inachevée pour témoigner de sa relative rancune à l'encontre de la jeune femme. En outre, il se permit de la dévisager discrètement. Elle semblait jeune, la vingtaine environs. 22, 23 ans, peut-être. Franck se sentait encore un peu plus ridicule à présent, et, piqué dans son orgueil, il continua :

- D'ailleurs, c'est une drôle de poudre que vous avez là, vous avez d'autres trucs de ce genre ? Je connais tout un tas de coins étranges à Londres, ou même dans le monde, néanmoins, je ne savais pas que l'on vendait pareilles choses par ici.

Bien qu'encore un peu sonné par ce qui venait de se passer, Franck allait tout faire pour amener la jeune femme au sujet qu'il espérait aborder; à savoir, si elle était une moldue, ou une sorcière. Et si taper la discute dans les toilettes d'un train pouvait être assez original, c'était peut-être l'un des seuls endroits du wagon où des oreilles trop indiscrètes ne traîneraient pas.

Pour un retour au pays...il était bien servis le Franck.
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Re: Dans la grande gare
Invité, le  Jeu 3 Jan 2013 - 0:50

Il m'avait laissé faire sans broncher. Son ego n'avait décidément pas de chance ce jour-ci mais pour le coup il n'avait guère le choix s'il voulait poursuivre une vie normale et il devait s'en rendre compte. Cela me facilitait la tâche.

Désormais libéré d'une bonne partie de sa peau pendouillante, l'homme put enfin articuler quelque chose de compréhensible et se présenta à son tour.
- Je suis Franck.
Franck... le prénom était assez courant et ne me livrait que peu de détails sur son identité. Il devait être de la région, Franck sonnait bien anglais et son parler ne portait pas d'accent. Je profitais de la situation pour examiner discrètement son visage. Des traits européens, équilibrés ce qui lui conférait une certaine beauté --enfin, lorsqu'il ne se transforme pas en mâtin de naples sorti du sauna, des sourcils prompts à se froncer d'après ce que j'en avais vu, des cheveux bruns qu'il avait relativement courts et des yeux noirs comme on en voyait peu. Se dégageait de ce visage une impression de fatigue et de dureté mais qui conservait de l'éclat. Je me demandais quelle vie avait pu le façonner ainsi. A moins que ce ne soit juste moi qui lui tape sur les nerfs.

Lorsque j'en eus terminé ma pierre ponce, Frank se tourna une nouvelle fois vers la glace et inspecta son visage. Il devait être relativement satisfait si l'on peut dire car il me dit :
- Eh bien, je ne sais pas si je dois vous remercier de m'avoir redonné mon état d'origine... c'est quand même à cause de vous qu'on en est arrivé là...
J'étais amusée de son mi-remerciement-mi-reproche hésitant. Et, il faut le dire, satisfaite de dérouter ainsi cet homme qui donnait une impression d'impassibilité. Une milliseconde je me fis la réflexion que ces derniers temps l'amusement et la satisfaction étaient denrées rares.

- D'ailleurs, c'est une drôle de poudre que vous avez là, vous avez d'autres trucs de ce genre ? Je connais tout un tas de coins étranges à Londres, ou même dans le monde, néanmoins, je ne savais pas que l'on vendait pareilles choses par ici.
- L'on n'en vend pas. Pas encore... Je laissais la fin de ma réponse en suspens avec un sourire, je sentais là une occasion de vanter Waddiwasi mais m'abstins. Laissant Frank à son reflet, j'entrepris de ranger pierre ponce et autres affaires brassées pendant ma recherche de la première dans ma valise à même le sol.

Ainsi donc, monsieur avait voyagé ? Il avait piqué ma curiosité, j'étais très intéressée de savoir où il était allé, quels paysages il avait pu admirer, quels animaux avait-il rencontrer, comment était la vie là-bas, quelle était la culture... Cependant nous nous trouvions toujours dans les WC du wagon, quelqu'un n'allait pas tarder à se rendre compte que la porte était fermée à clé alors qu'il n'y avait pas clé et je devais m'assurer que ce petit incident ne laisserait pas de traces. J'avais de moins en moins envie d'effacer la mémoire à l'intriguant, d'autant plus que je n'avais pas la certitude que ce fut nécessaire. Son comportement était inhabituel pour une personne qui venait de vivre en direct la décomposition de son visage, même si cette personne avait fait le tour du monde et assisté à des phénomènes inexplicables. J'avais du mal à croire que l'explication en était simplement l'ouverture d'esprit.

- Alors, tu ne me dis pas que ce n'est pas naturel ? Que ce n'est pas normal ? Ce genre de babioles est plus souvent accueilli par un tel refrain...
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Re: Dans la grande gare
Franck Shelley, le  Lun 14 Jan 2013 - 15:16

[Désolé pour le temps...
En espérant que cela convienne :$]

- L'on n'en vend pas. Pas encore..., répondit-elle, laissant la fin de sa phrase en suspend, ce qui confirmait encore un peu plus la suspicion de Franck, à savoir que ce produit, ou cette jeune femme, ou même les deux, ne se classaient pas dans le domaine de l'ordinaire.

Aussi, après avoir lâché un "hum" en guise d'approbation, Franck reprit, par le biais du miroir, son examen du visage pour être sûr que tout revenait à la normale. Tandis qu'il se rassurait, la jeune femme rangea tout son matériel dans son sac dans lequel, surement, impatients, patientaient divers choses plus fantaisistes les unes que les autres. Choses que Franck se passerait bien de tester. Une fois lui suffisait amplement, surtout en voyant les conséquences que cela incombait.

Le futur directeur sentait que la jeune femme, elle aussi, se posait, et ce, à juste titre, nombre de questions sur son identité qui expliquerait, sans doute, son comportement pour le moins étrange, c'est à dire, paradoxalement, trop normale, face à pareille situation pour le moins cocasse, et originale. - Alors, tu ne me dis pas que ce n'est pas naturel ? Que ce n'est pas normal ? Ce genre de babioles est plus souvent accueilli par un tel refrain...

La question en elle-même, attendue, ne dérangea pas le grand ténébreux, néanmoins, un petit rictus brisa l'harmonie retrouvée de son visage lorsqu'elle le tutoya. Franck était encore de la vieille école, de la vieille tradition, préférant le vouvoiement à pareille familiarité, surtout en présence d'une jeune femme dont il ne connaissait que le prénom...et ce même si il venait de passer près d'une dizaine de minutes avec elle dans les toilettes du train. Chose que peu de personne pouvait se vanter.

- Ce genre de babioles...On en voit rarement de ce genres de babioles. Une chance que vous soyez tombée sur moi, avec quelqu'un d'autre, un moldu par exemple, ça aurait pu être différent et plus problématique, non ? Vous devriez faire plus attention jeune Abygael.

Franck la regardait, pour voir sa réaction, pour être sûr, sûr, que ce mot "moldu" ne lui arrache pas un froncement de sourcil. Cependant, il lui semblait avoir vu juste en pensant que cette jeune femme était une sorcière, tout comme lui était un sorcier et que "ces babioles", là, dans ce sac n'étaient...

- En tout cas, c'est fichtrement efficace comme truc..., pour quelle enseigne travaillez-vous ? Ais-je du soucis à me faire s''il s'agit de la boutique de magie no... !

Fut-il interrompu, et si surpris qu'il failli en tomber, par le freinage plutôt brutal du train qui, pourrait-on penser, s'apprêtait à entrer en gare.



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Re: Dans la grande gare
Invité, le  Mar 15 Jan 2013 - 23:53

- Ce genre de babioles... On en voit rarement de ce genres de babioles. Une chance que vous soyez tombée sur moi, avec quelqu'un d'autre, un moldu par exemple, ça aurait pu être différent et plus problématique, non ? Vous devriez faire plus attention jeune Abygael.

Génial, monsieur avait retrouvé son attitude suffisante. Je levais les yeux au ciel, agacée. C'est la dernière fois que j'aide quelqu'un pour mieux me faire sermonner, me promis-je mentalement. Comme mes affaires étaient désormais parfaitement en ordre -du moins dans la mesure possible pour une personne autant organisée que moi, je me redressais mais détournais mon regard de Franck. Je n'aimais pas sa manière de me prendre de haut alors je n'étais pas pressée d'être face à lui et de lui adresser un regard direct, marque de respect.

- En tout cas, c'est fichtrement efficace comme truc..., pour quelle enseigne travaillez-vous ? Ais-je du soucis à me faire s''il s'agit de la boutique de magie no... !

Un crissement interrompit sa phrase, à moins que ce ne fut la force du mouvement du train qui s'arrêtait. Nous manquâmes de nous rétamer sur le sol pas franchement propre mais parvînmes chacun à éviter ce sort funeste. Ma valise n'eut pas cette chance et elle glissa par terre. Je grommelais un juron avant de sortir ma baguette pour lancer un Recurvite.

- Waddiwasi, un petit rien du tout à Pré-au-Lard. Mes yeux avaient fini par retomber sur les siens. Ne pas regarder quelqu'un quand je lui parlais m'était désagréable, c'était trop peu naturel pour que je ne le supporta plus longtemps. Si ça aurait été de la boutique de magie noire je ne crois pas que tu serais encore entier, lui fis-je remarquer. Mes bidules sont totalement inoffensifs... à comparer. Je n'avais jamais eu l'occasion de tester les produits de cette boutique mais sa réputation la précédait et j'avais de vagues souvenirs d'objets de ce genre, rien de très gai.

Je m'approchais de la porte, espérant que personne ne se trouva juste derrière, attendant la place. On aurait alors droit à un long monologue sur d'où on se permet de squatter les toilettes, c'est inadmissible tralala, le tout sûrement agrémenté de jurons. Au mieux on s'en tirerait à des regards outrés. Je fis venir ma valise jusqu'à moi puis pointais ma baguette sur la serrure.
- Alohomora. La main sur la poignée sans l'actionner, je profitais d'être encore dans la pièce avant que le sortilège qui nous permettait de parler sans nous faire entendre du monde extérieur ne prit fin. Je me tournais vers lui pour clarifier quelques points : Oh, et contrairement à ce que tu sembles croire, il n'y a pas de problème ou d'inconscience à considérer un moldu comme un égal. C'est un choix de principe, "vieux" Franck.

J'eus un bref sourire, appuyais mes paroles en le fixant intensément de mes yeux marron comme bleu. J'avais peut-être le fol espoir de le faire réfléchir, de le marquer pour qu'il s'en rappela plus tard, quand cela serait utile. Oui, il pouvait être un mangemort, personne n'avait besoin de me le rappeler. Je le savais peut-être mieux qu'une bonne partie de la population, à quel point il fallait être prudent, comme n'importe qui pouvait être bien plus ou bien moins qu'il ne le montrait. Mais j'avais besoin de lui dire ça, pour lui -pour le peu que ça lui apporterait, et pour moi -surtout je crois. Alors tant pis.

- Et tu travailles où ? repris-je, me demandant quel genre de métier pouvait bien exercer cet homme. Je te vois bien dans un bureau, tu as un air si sérieux...
Tout en parlant, je continuais sur ma lancée pour aller rejoindre le wagon où le reste des bagages était resté, j'ouvrais la porte.
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Re: Dans la grande gare
Franck Shelley, le  Mar 22 Jan 2013 - 22:57

- Waddiwasi, un petit rien du tout à Pré-au-Lard. Wadiwasi , je m’y étais déjà rendu pour y acheter des babioles en tout genre pour amuser Elizabeth. On n’y trouvait des objets plutôt sympa pour tout ce qui touchait au domaine de l’amusement. Un domaine que mes parents, et en outre il ne me serait pas exagérer d’y englober l’ensemble de ma famille, ne connaissaient pas. - Si ça aurait été de la boutique de magie noire je ne crois pas que tu serais encore entier, Me fit-elle remarquer. Mes bidules sont totalement inoffensifs... à comparer.

Inoffensifs, Inoffensifs, pensais-je pas convaincu...en me remémorant quel résultat cette poudre bleue avait eu sur mon visage, et même si celle-ci ne comportait, peut-être, pas de risques sur le long terme, dire de ces babioles qu’elles étaient “totalement”, totalement!, inoffensives, c’était ne pas dire toute la vérité sur la marchandise !

Je me poussais contre le lavabo pour lui permettre d’atteindre la porte, les WC du train n’étant pas très spacieux. D’un coup de baguette magique, ce qui ne me surprenais guère, elle fit cliqueter la petite serrure, laissant le bruit des roues ralenties sur les rails cracher son terrible bruit, et me lança une dernière parole avant de s’engouffrer dans les modiques couloirs du wagon : - Oh, et contrairement à ce que tu sembles croire, il n'y a pas de problème ou d'inconscience à considérer un moldu comme un égal. C'est un choix de principe, "vieux" Franck.

Vieux Franck ? Je faisais si vieux que ça ? J’en avais à peine 40 ! Je soupirais. Visiblement, il y avait eu un petit malentendu entre nous. Je ne me croyais pourtant pas coupable d’avoir, d’une façon ou d’une autre, pu lui faire croire que je me plaçais de ce côté du monde magique comme la plupart de ces grandes familles de sang-pur, et ce malgré les traditions de ces dernières que ma famille suivait depuis des générations et des générations.

J’allais lui en toucher deux mots, mais elle ne m’en laissa pas le temps : - Et tu travailles où ? Reprit-elle, Je te vois bien dans un bureau, tu as un air si sérieux...Je n’appréciais guère quand on me voyait comme quelqu’un de trop sérieux, de trop linéaire peut-être, Léah me le disait au début de notre relation, néanmoins, il fallait avouer, que mon comportement actuel ne laissait guère croire le contraire.

- Hum...je suis le nouveau Directeur de la maison Serpentard, à Poudlard. Ca fait trop sérieux pour vous jeune Abygael ? Répondis-je avec un sourire, avant d’empoigner mes deux sacs de voyages. Le train venait de s'arrêter, et les gens commençaient à se précipiter vers les sorties. Lorsque la jeune sorcière allait attraper ses valises, j'eus un mouvement de recul, à la fois instinctif, et taquin. - Désolé, je m'attends à tout avec vous maintenant.

Nous sortions à notre tour, l'air Londonien venant remplir nos poumons. Un air qui me revenait maintenant, un air que j'avais cru oublié, mais qui resurgissait en moi, comme le naturel revient au galop, comme un refrain.

J'étais chez moi.

- Vous, vous travaillez donc à Wadiwasi c'est cela ?,

J'aperçu soudainement la gare 9 3/4, au loin. Une vague nostalgique m'envahit alors.

- Il y a bien longtemps que je n'ai pas emprunté ce passage...
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Re: Dans la grande gare
Invité, le  Sam 2 Fév 2013 - 14:26

[A moi d'être en retard pour le coup... Excuse moi pour le temps d'attente. ]

Les passagers du wagon s'agitaient, chacun se saisissant de ses valises pour partir rapidement. Je fis un pas de côté, laissant libre l'espace devant la porte pour qu'ils puissent s'y ruer avec cet empressement retenu commun à la majorité des grandes personnes. Le wagon se vidait et nous eûmes un peu plus d'espace pour récupérer nos propres sacs tandis que l'on entendait le bruit de la foule qui se déversait dans le couloir avant de déboucher à l'air libre.

- Hum... je suis le nouveau Directeur de la maison Serpentard, à Poudlard. Ça fait trop sérieux pour vous jeune Abygael ?
Monsieur avait le sourire, je ne me souvenais pas avoir vu cette expression sur son visage et il fallait reconnaître que cela lui allait bien mieux que son maintien affecté.
- Un Directeur capable de plaisanterie ? Jamais entendu parler, me moquais-je sans animosité. J'avais moi même le sourire aux lèvres, détendue par son attitude autrement plus agréable que précédemment.

Il prit ses affaires et j'approchais à mon tour ma main du porte-bagage. Alors que je m'apprêtais à saisir mon sac, Franck prit immédiatement de la distance.
- Désolé, je m'attends à tout avec vous maintenant.
Son ton et son regard m'indiquait que ce n'était pas sérieux, et en même temps il y avait eu quelque chose dans sa précipitation qui suggérait que son mouvement n'était pas non plus qu'une blague. J'ai rendu le Directeur de Serpentard phobique des bagages. J'éclatais de rire, approuvais son attitude d'un "Tu fais bien !" avant de me glisser hors du wagon.

D'ordinaire j'aurais sans doute sauter avec joie sur la terre ferme et pris une grande inspiration pour m'aérer d'air frais et expirer l'air conditionné du train. Lorsque nous sortîmes, le pied que je mis à terre était ferme mais dénué d'enthousiasme. J'avais fui, mon quotidien me rattraperait d'ici peu. Le vide et le doute au manoir, le calme plat à la boutique, l'inquiétude à la maison... et où que je fus, cette angoisse qui me taraudait. La mélancolie fonçait sur moi à triple galop, je détournais les yeux et feignais de ne pas la voir. Il fallait que je l'oublie, encore un petit moment.

- Vous, vous travaillez donc à Waddiwasi c'est cela ?
C'était amusant, il n'arrivait décidément pas à me tutoyer. Il devait être de la vielle école, à fond dans l'art de la politesse et tout ça. Le vouvoiement me chiffonnait toujours un peu, je ne sais pour quelle raison, je n'arrivais pas à mettre la baguette dessus. C'était comme tracé une ligne par terre et dire "toi tu vis dans cette zone et tu ne franchis pas les limites". Je savais que pour les autres le vouvoiement était une marque de respect tralala mais je n'arrivais tout simplement pas à m'y faire. Cela avait quelque chose de pas naturel. Franck, je le sentais, avait un tout autre point de vue et ne démordais pas de son "vous".
- En fait ce serait plutôt "toi, tu" pour une jeune dans mon genre mais oui c'est ça. J'en suis la propriétaire depuis sa naissance il y a hum, à peu près trois ans. [Franck devait plutôt acheter des cadeaux chez Zonko ou Farces pour Sorciers Facétieux]

Nos pas nous menèrent vers la voie 9 3/4 qui se dessinait telle que dans mes plus anciens souvenirs, au milieu des va-et-viens des passants. Ces pierres immuables étaient empreintes de la magie de Poudlard, l'excitation des élèves qui avait la chance d'aller étudier dans la plus grande école de magie de tous les temps.
- Il y a bien longtemps que je n'ai pas emprunté ce passage...
J'ignorais si Franck s'adressait à moi ou s'il se parlait à lui-même. Je remarquais son regard vague et empreint de nostalgie. Il semblait que cela faisait également bien longtemps qu'il n'avait pas foulé le sol londonien, à la façon qu'avait ses yeux de se poser sur ce qui l'entourait.
- Cela doit faire drôle de retourner à l'école après tant de temps, dis-je dans un murmure, emportée moi-même par les souvenirs que j'avais du Château. Se poser entre quatre murs après avoir voyagé... Je te souhaite bien du courage.
Franck Shelley
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Re: Dans la grande gare
Franck Shelley, le  Jeu 21 Fév 2013 - 21:07

Je regardais Aby du coin de l’oeil. Son regard était en direction de cette voie mythique que je venais d’évoquer, pour moi-même, pour nous deux ? Je ne sais pas trop. Plus de 20 ans que je n’avais pas foncé dans ce mur de briques qui n’était que mur de briques pour les moldus. Pour nous, anciens élèves de Poudlard, je présupposais qu’Aby en était un aussi, c’était le chemin d’une liberté que nous avions goûté avec délices plusieurs années scolaires durant. Je soupirais, nostalgique.

« - Cela doit faire drôle de retourner à l’école après tant de temps, dit-elle dans un murmure. Se poser poser entre quatre murs après avoir voyagé... Je te souhaite bien du courage ». Il était certains que ma réadaptation à la vie du château serait surement difficile au début. Pendant dix longues années j’avais été un vagabond, allant où je le souhaitais... enfin non, allant où ma désespérance me disait d’aller.

J’allais devoir ranger les habits du vagabondage, et m’asseoir derrière un bureau, l’air sérieux et sévère. L’air sérieux et sévère; cela ne me semblait pas hors de portée à vrai dire, pensais-je, en me moquant presque de moi. Et puis, il y aurait les élèves à gêrer. Ce n’était pas une simple paire de manche. « - Merci Aby, d’ailleurs, pour m’aider un peu, éviter de vendre ce genre de choses que vous avez dans votre sac à mes futurs élèves voulez-vous ? Je vous en serai reconnaissant », plaisantais-je à moitié. Je ne souhaitais réellement pas me retrouver sur les bras un élève au visage dégoulinant !

« - Je suis ravi de vous avoir rencontré jeune Aby, j’espère que nous nous reverrons, à bientôt », et je quittais la jeune gérante, gérante à son âge!, enfin elle devait avoir quel âge ? Pas plus de 30 ans, je dirais dans les 25 ans tout au plus. Je demeurais quelques instants à tourner dans la gare, à la recherche de mon chemin, à redécouvrir ces lieux, avant de me lancer, tout droit dedans, vers le début d’une nouvelle vie.



[Fin du Rp]
Ailinn Kafka
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Re: Dans la grande gare
Ailinn Kafka, le  Sam 2 Mar 2013 - 23:26

[Flashback quatrième année. PV Jackson Storm]

Aah, la rentrée.
Ailinn attendait cet instant depuis plusieurs semaines, bien que les cours aient perdu pas mal d'attrait à ses yeux depuis sa première année. Si la métamorphose et la défense contre les forces du Mal méritaient encore une place importante dans son emploi du temps, même la botanique était devenue, pour être honnête, assez lassante. Il était strictement interdit aux élèves n'ayant pas encore atteint leur sixième année de manipuler les plantes rares ou à caractère nocif, qui, justement, étaient celles qui captivaient particulièrement la jeune Serdaigle.

La jeune femme fit quelques pas sur le quai moldu de King Cross, traînant sa lourde malle et la cage de Cork derrière-elle. La rouquine avait passé cette dernière semaine à Londres pour pouvoir prendre le Poudlard Express, bien que sa marraine lui ait suggéré de la conduire directement au Château, puisque cette dernière habitait Pré-au-Lard.

Ailinn était loin d'être la seule petite sorcière à passer la barrière du quai neuf trois quart, en ce beau jour de septembre, et les passants moldus trouvaient sans aucun doute très étrange de rencontrer tant d'enfants vêtus de cape et accompagnés de hiboux hululant sur leur passage.

La Serdaigle était en effet l'une des seules à avoir pris la peine de revêtir des habits moldus, mais avait terriblement hâte d'échanger son étroit chemisier framboise et son jean délavé contre son uniforme bien-aimé. Elle se sentait un peu mal-à-l'aise dans ces vêtements inhabituels, un peu comme si elle tentait de s'introduire incognito dans un monde qu'elle ne connaissait pas.
Peu d'élèves appréciaient la contrainte de l'uniforme, et la majorité d'entre eux essayait par tous les moyens de s'en débarrasser, mais la petite sorcière le portait avec bonheur, fière d'honorer ainsi les couleurs de sa maison.

Les cheveux flamboyants de la rouquine avaient encore poussé durant l'été, et lui descendaient à présent jusqu'au milieu du dos, en une cascade de flammes miroitantes que le soleil ne rendait que plus brillante.

Une furtive seconde d'appréhension, et elle était passée du côté sorcier de la gare, sans aucune encombre, un immense sourire étirant ses lèvres roses.
Elle éprouvait une joie toute particulière à l'idée de retrouver ses amis et ses coéquipiers de Quidditch, même si l'absence de son éternelle comparse, Jessy Brown, lui fendait le coeur...
Il était temps pour son aînée de voler de ses propres ailes, et la jolie Serdaigle avait quitté Poudlard, probablement avec le même pincement de nostalgie qu'avait ressenti la rouquine en la voyant partir.

S'appuyant contre une haute colonne de pierre blanchâtre, la jeune femme se décida à attendre, espérant apercevoir dans cette foule grouillante les visages familiers qu'elle y cherchait.

Elle avait tant de projets pour cette année... Remporter la coupe de Quidditch, s'introduire en douce dans la réserve, et pourquoi ne pas explorer les recoins cachés du Château ?

C'est alors que la jeune femme aperçut une silhouette bien connue, au loin, parmi les sorciers déambulant en tous sens comme des automates fous.

« Hé ! Jack ! »

Jackson Storm
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Re: Dans la grande gare
Jackson Storm, le  Dim 3 Mar 2013 - 11:34

"The train to Newcastle goes at 10:30 am. Please to keep you away from the platform edge." annoncèrent les hauts parleurs, s'efforçant de couvrir le brouhaha qui régnait dans le hall de la gare ce premier septembre.

Avachi sur son vieux sa de voyage entre une carte des réseaux londoniens et un distributeur de tickets, un jeune garçon vêtu d'un jean déchiré et d'un blouson en cuir un peu trop grand pour lui lorgnait avec envie le paquet de twix d'une gamine de six ans, qui dévorait sa barre de chocolat avec un sourire narquois.

Fucking hollydays! Pas de maison, pas de famille, pas de fric pour se payer l'hôtel...restait bien la rue mais même les clochards n'avaient pas voulu partager leur trottoir. Il avait bien tenté de se faire un peu d'argent de poche, histoire de pouvoir quand même se mettre trois frites sous la dent, mais game over, les mamies ne voulaient pas qu'un "délinquant en son genre" tonde leur gazon ou promène leur toutou adoré. Elles avaient sûrement peur qu'il ait mauvaise influence sur les rosiers... ou qu'il fasse fumer le Cavalier King Charles.
Et dire qu'il existait une solution, toute simple, merveilleuse, magnifique, qui l'attendait patiemment dans la poche de son jean... Mais le Ministère avait été formel, pas de magie avant la majorité ou l'expulsion définitive de Poudlard. Jackson alluma une cigarette et la cala entre deux dents.

Poudlard... Ses sentiments pour l'école de sorcellerie étaient aussi ardus à démêler qu'un casse-tête chinois. Commençons par le commencement, là-bas le principal matériel de survie lui était fourni gratuitement et franchement, quelle personne sensée renoncerait à un lit à baldaquin et à un jus de citrouille sous le ciel étoilé de la Grande Salle? Malheureusement, outre son aspect hôtel cinq étoiles, Poudlard était avant tout une école et ce mot suffisait à donner des boutons au rebelle rouge et or. Le rythme boulot-dodo-boulot c'était pas vraiment son truc, il avait donc opté très tôt pour une option génialissime, la glande, et était devenu un sécheur de cours en puissance. Une autre année à se rouler les pouces au dernier rang en perspective...

"Viens mon coeur, on y va" s'exclama une voix haut perchée aux accents inquiets.

La maman de la liliputienne-au-twix était venu arraché sa progéniture aux griffes du voyou brun qu'elle fusilla du regard. Poussant un soupir à fendre l'âme, Storm regarda s'éloigner ce qui aurait pu être son déjeuner.... Mais apparemment, les gargouillis de son ventre ne se calmeraient pas avant le festin de ce soir.

Un coup d'oeil à sa montre lui apprit que le Poudlard Express quitterait le quai dans une petite demie-heure, d'ailleurs de plus en plus d'étranges individus arpentaient les longs couloirs de la gare, traînant derrière eux d'énormes valises et toute une ménagerie d'hiboux, de rats, de crapauds... Jackson ne put s'empêcher de ressentir une bouffée de chaleur à ce premier contact avec le monde des sorciers, son monde. Il sauta sur ses pieds, hissa son sac de voyage usé sur son épaule, et se mêla parmi la foule , la clope au bec.

Il avait pas mal changé pendant les vacances, le grand garçon avait laissé la place au jeune homme. Il avait pris 10 bons centimètres, sa voix était descendu d'une octave et ses biceps avaient doublé d'épaisseur, pour son plus grand bonheur, il allait enfin pouvoir rouler des biscotos devant une horde de fans déchaînées...
Mais au fond, il était toujours aussi ébouriffé et gardait cette attitude rebelle d'indiscipliné en puissance, cet air "me les casse pas ou j'te fous mon poing dans la gueule", ce sourire goguenard de gars qui n'attend rien de la vie et ses yeux azurs qui contredisaient le tout.

Sans s'en rendre vraiment compte, son regard délavé balayait la foule à la recherche de ce qui lui avait le plus manqué pendant ces deux mois, même s'il ne l'aurait jamais avoué. Il avait attendu une lettre, un signe, mais en vain... Même la poste moldue n'avait rien pour lui. Le guichetier avait du bien se marrer en voyant venir tous les matins huit heures précises un mec hagard, l'air d'avoir dormi dans une poubelle et une lueur d'espoir dans le regard. Il détestait attendre, haïssait cette partie de lui qui s'était attaché à elle, abhorrait cette sensation de vide dans la poitrine lorsque tous les matins il revenait bredouille de la poste en essayant de ne pas penser à la crinière couleur flamme...

"Hé ! Jack!"

Cette voix. Son coeur d'accéléra. Il aurait voulu se retourner, courir vers elle au ralenti sur une bonne vieille musique comme dans les films, la serrer dans ses bras. Cependant, il se contenta de tourner la tête par dessus son épaule et de lui lancer son habituel petit sourire en coin.

"Salut Kafka..."

Il s'arrêta net, la dévisageant des pieds à la tête avec un peu d'incompréhension. Ce n'était pas Ailinn... ce n'était pas la frêle petite brindille, le petit chapeau pointu, ce mélange de crainte et de détermination, ce n'était plus le petit gnome au caractère de feu...La fille devant lui ressemblait plus à une vélane qu'à un scroutt à pétard prépubère qui n'avait pas sa langue dans sa poche... Sans ajouter un mot, il reprit sa marche, essayant de dissimuler sa surprise et de retrouver ses esprits, pendant qu'Ailinn trottinait à ses côtés.

"Bah p*tain!" lâcha-t-il en se passant la main dans les cheveux pour les décoiffer comme il en avait l'habitude lorsqu'il était gêné. "T'es...enfin, t'es...Waouh."

*C'est pas possible, j'ai de la bouse de dragon à la place du cerveau!* se maudit le Gryffondor intérieurement. Ses neurones faisaient la grève au mauvais moment, le laissant tout seul et démuni devant la fille la plus...la plus...waouh. Le seul qui ne l'avait pas encore laissé tomber était son petit sourire narquois derrière lequel il tentait de masquer son ahurissement.

Mais Ailinn avait toujours les mêmes yeux verts pétillants, les mêmes mèches rousses encadraient son visage et son sourire restait le plus chaleureux du monde.
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Re: Dans la grande gare
Ailinn Kafka, le  Dim 3 Mar 2013 - 13:31

La rouquine eut d’abord un peu peur de s’être trompée en voyant le jeune homme interpellé se retourner, celui-ci faisant une bonne dizaine de centimètres de plus que son ami, avant de constater qu’il s’agissait bien de Storm, et que ce dernier avait simplement dû subir une poussée de croissance phénoménale pendant l’été puisqu’il lui répondit de son habituel sourire narquois.

« Salut Kafka... »

Elle le rejoint joyeusement, heureuse de retrouver son éternel compagnon qui l’accompagnait dans presque toutes ses mauvaises actions. La jeune Serdaigle était soudain impatiente de savoir s’il serait d’accord pour infiltrer la réserve avec elle, et surtout s’il accepterait de lui raconter ce qu’il avait fait de ces deux mois de répit.
L’apprentie sorcière avait longuement hésité à lui envoyer une lettre, mais s’était chaque fois ravisée, indécise. Après tout, s’il ne lui en envoyait pas lui-même, c’était probablement qu’il ne souhaitait pas particulièrement avoir de ses nouvelles. Pour être honnête, elle avait un peu peur de ne pas savoir quoi lui dire, ou d’être trop maladroite sur le papier… Ecrire est parfois plus compliqué que de se laisser porter par la parole, comme avait l’habitude de la faire la jeune femme.

« Bah p*tain! » lâcha soudain Storm d’un air contrit. « T'es...enfin, t'es...Waouh. »

La jeune femme lui sourit sans vraiment comprendre pourquoi il semblait si gêné. Eh bien quoi ? Est-ce qu’un farfadet fauteur de troubles s’était glissée derrière-elle pour lui faire des grimaces ? Elle se ravisa en pensant qu’il s’agissait probablement de l’un de ces sarcasmes qu’affectionnait particulièrement le rouge et or, et ne réagit donc pas, ne voulant pas assombrir cette journée ensoleillée.
Attrapant vivement la main de son ami, elle l’entraîna vers l’un des wagons rutilants, qui étaient déjà pour la plupart assaillis d’enfants surexcités et de parents en larmes, terrifiés à l’idée de voir leur progéniture s’éloigner.

« Viens, faudrait pas qu’on rate le train ! En plus, si on veut de la place dans un compartiment, on devrait vraiment se dépêcher avant qu’ils ne soient tous occupés ! »

Ailinn n’avait personne à qui dire adieu sur le quai, et savait pertinemment qu’il en était de même pour son ami Gryffondor.
Hissant avec peine sa malle au-dessus du marchepied métallique, elle se souvint de son premier voyage en train, lors de sa première année à Poudlard… Tout avait tellement changé, depuis. Voilà qu’elle était devenue poursuiveuse dans l’équipe de Quidditch de sa Maison, et qu’elle se changeait peu à peu en une véritable sorcière ! La Serdaigle n’aurait pu être plus heureuse en cet instant.
La rouquine se retourna alors vers Jackson, qui n’était pas encore monté dans le train, et éclata de rire.

« Ben alors, qu’est-ce que tu attends ? »

Jackson Storm
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Re: Dans la grande gare
Jackson Storm, le  Dim 3 Mar 2013 - 16:02

Avez vous déjà découvert que vous aviez des sentiments pour votre meilleure amie d'enfance? Merlin vous en préserve parce que sérieux, c'est carrément flippant. Surtout lorsque jusqu'à maintenant vous considériez cette fille comme votre frangine, là ça passe vraiment pour un inceste en bonne et due forme.
Evidemment, dans ce genre de situation où on a besoin de mobiliser la moindre parcelle de notre cerveau pour réussir à mettre de l'ordre dans nos pensées puis passer au plan d'attaque, on se retrouve tout seul, incapable de bouger un orteil avec ce sourire sur les lèvres qui devient de plus en plus niais et une seule chose à dire: Waouh.
Cependant, le pire n'est pas encore arrivé. La fille que vous n'arrivez pas à quitter des yeux ne vous a pas encore jeté ce regard d'incompréhension total, ce sourire un peu inquiet l'air de dire "écoute mon vieux, j'peux t'emmener à St Mangouste si tu veux mais t'inquiète, ça va s'arranger". Là vous savez que vous avez vraiment touché le fond.

"Viens, faudrait pas qu’on rate le train ! En plus, si on veut de la place dans un compartiment, on devrait vraiment se dépêcher avant qu’ils ne soient tous occupés !"

Et sans attendre sa réponse, la jolie rousse lui saisit la main. Il s'était toujours extasié devant la délicatesse et la blancheur diaphane de ses doigts, émerveillé par cette fragilité qui lui était tellement étrangère, cette douceur... Storm se dégagea brusquement et fourra sa main dans sa poche en détournant le regard.

Pourquoi fallait-il qu'il la connaisse? C'était tellement simple avec les autres... Il lui suffisait de rouler un peu des pectoraux, d'une remarque narquoise et d'un sourire ironique pour qu'elles lui tombent toutes dans les bras. Apparemment, son look marginal d'éternel insoumis ténébreux faisaient de nombreuses conquêtes et il ne se gênait pas pour s'en vanter. Heureusement, avec les années, son côté jeune coq qui pète plus haut que son cul s'était atténué même s'il restait toujours extrêmement arrogant et sûr de lui avec les filles. Sauf Kafka. C'était quoi le problème? *Elle me connaît trop bien, j'pourrais jamais la balancer comme les autres...* Elle ne se laisserait pas prendre à son petit jeu, elle était au courant de la réputation de Don Juan de son ami, elle n'était pas aussi bête que ses pieds...

"Ben alors, qu'est ce que t'attends?"

Elle avait déjà grimpé les marches du Poudlard Express et tentait tant bien que mal de hisser son énorme malle à ses côtés. Avec un élan de tendresse pour ses joues rougies par l'effort, Jackson lui arracha la poignée du bagage et le souleva sans peine.

"T'as du bol crevette, je suis ton chevalier servant aujourd'hui. Eh! Tu t'es sentie obligée de trimbaler toute ta bibliothèque dans ta valise? Good god, t'as toujours eu un petit côté intello mais je pensais pas que c'était à ce point là... D'ailleurs l'an prochain, je parie que tu me gueuleras dessus avec une enseigne de préfète épinglée sur ta robe!"

Ils avaient toujours été différents sur ce point là, Ailinn adorant étudier depuis sa première année contrairement à lui, le fauteur de troubles, le cauchemar des profs, incapable de rester assis plus de 2 minutes à prendre des notes... De toute façon, c'était simple il n'y mettait plus les pieds, sauf pour mettre à bout Lecomte quand il n'avait rien de mieux à faire. Heureusement, sa meilleure amie avait aussi ses minutes complètement tcharbée et à eux deux ils auraient pu foutre le feu au château plus d'une fois!
Les deux valises dans les bras, il traversait les compartiments à grand renfort de "Dégagez les pygmées!" destinés au Premières années fous d'excitation à l'idée de découvrir la magie. Les pauvres têtards, ils subiront bientôt la torture des "50 centimètres de parchemin!".
Quelques sièges plus loin, le jeune Gryffondor aperçut deux filles qu'il avait plus ou moins dragué l'an dernier lui faire de grands signes de la main mais elles n’attrapaient pas grand chose à par du vent... C'était lourd les ex, elles comprenaient jamais quand c'était fini. Désireux de détourner l'attention de la jeune sorcière qui l'accompagnait des deux blondasses, il accorda l'un de leur sujet préféré:

"Alors, qu'est ce que t'as prévu pour sortir de la routine cette année? J't'avoue que j'ai toujours voulu prendre le directeur de Poudlard en otage et demander en rançon un Optimal à mes buses et mon poids en chocogrenouilles..."



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Re: Dans la grande gare
Ailinn Kafka, le  Dim 3 Mar 2013 - 16:32

Ailinn ne comprit pas pourquoi son ami se dégageait si brusquement. Mais qu’est-ce qu’il avait donc, aujourd’hui, à être aussi étrange ? Lui d’habitude si familier semblait distant, effacé.
Elle lui adressa un regard de remerciements lorsqu’il l’aida à soulever son énorme malle pour la monter à bord, geste attendrissant qu'elle aurait autrefois pris pour une insulte, quand bien même elle aurait été incapable de hisser le bagage, et tous deux s’engouffrèrent dans les couloirs étroits du Poudlard Express.
Elle avait déjà grimpé les marches du Poudlard Express et tentait tant bien que mal de hisser son énorme malle à ses côtés.

« T'as du bol crevette, je suis ton chevalier servant aujourd'hui. Eh! Tu t'es sentie obligée de trimbaler toute ta bibliothèque dans ta valise? Good god, t'as toujours eu un petit côté intello mais je pensais pas que c'était à ce point-là... D'ailleurs l'an prochain, je parie que tu me gueuleras dessus avec une enseigne de préfète épinglée sur ta robe! »

« J’aimerais bien, mais ce n’est pas gagné ! Et toi, tu as oublié la moitié de tes affaires ? Je ne vois pas comment tu as pu faire rentrer ton chaudron là-dedans sans utiliser un sortilège d’extension indétectable ! » s’exclama-t-elle en désignant le sac de voyage du jeune homme.

Tandis qu’ils avançaient péniblement dans le corridor, à grands renforts de bousculades et de coups de coude en direction des traînards, les deux adolescents pouvaient apercevoir à travers les vitres poussiéreuses les élèves déjà installés dans les compartiments, mais Ailinn ne reconnut personne.

Lorsque la rouquine aperçut deux jeunes filles faire de grands signes à son amie, son visage se ferma. Il semblait être moins distant avec elles, au moins…
Dans un sursaut de conscience, la petite sorcière se reprit. Elle n’avait aucune raison de détester ces deux filles, et ne comprenait pas d’où lui venait ce soudain élan de haine envers elles… Alors, d’où lui venait cette étrange douleur au cœur ? La jalousie ne lui effleurait pas même l’esprit, et la rouquine se justifiait mentalement, de mauvaise foi. Les deux filles semblaient prétentieuses, et puis d’abord, elle n’avait aucune envie de faire leur connaissance !
Mais Jackson, qui marchait devant-elle, ne pouvait probablement pas voir ses yeux soudains nostalgiques, et il continua d’un ton joyeux.

« Alors, qu'est-ce que t'as prévu pour sortir de la routine cette année? J't'avoue que j'ai toujours voulu prendre le directeur de Poudlard en otage et demander en rançon un Optimal à mes buses et mon poids en chocogrenouilles... »

« Pas mal, pas mal… Mais je pensais plutôt m’introduire dans la réserve, pour commencer… Tu m’accompagnes ? » répondit-elle, songeuse.

Elle se demandait bien ce qu’on pouvait y trouver, et l’interdiction formelle d’y pénétrer rendait l’endroit plus attrayant encore. Quel horrible créature dissimulait-t-on derrière le ruban de velours sombre barrant l’accès aux élèves ?
Comme à son habitude, l’apprentie sorcière n’avait que faire du danger, et puis, que pouvait-il bien lui arriver ?

Soudain, la jeune femme aperçut un compartiment vide, non loin d’eux, et le désigna à son ami. Se glissant furtivement entre lui et le mur métallique du wagon, elle bouscula les derniers élèves leur bloquant le passage avant d’en ouvrir la lourde porte de plexiglas.

« Viens, celui-là est encore libre. Et je jette au premier élève qui rentre un sortilège Chauve-Furie ! »

La rouquine rentra sans attendre dans le minuscule habitacle, sans jeter le moindre coup d’œil aux parents agglutinés derrière la vitre, tentant d’apercevoir ne serait-ce qu’une oreille de leur précieuse progéniture. Ils se lasseraient vite en remarquant ces deux adolescents à l’air revêche.
Elle jeta sa veste sur l’une des banquettes de cuir avant de s’y assoir, et de fermer les portes derrière son amie. Son humeur s’était un peu assombrie, mais elle tenta vainement de reprendre le contrôle de ses émotions en demandant :

« Alors… Qu’as-tu fais cet été ? »

Elle ne finit pas sa phrase. Qu’as-tu fait cet été qui justifie l’absence totale de tes nouvelles, pourquoi n’es-tu jamais venu à Pré-au-Lard, pourquoi ne t’ai-je jamais croisé dans les rues de Londres ? Elle n’avait aucun droit de lui demander cela, et, même si elle l’aurait volontiers souhaité, il ne lui avait jamais promis de venir à Londres pendant l’été.
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Re: Dans la grande gare
Jackson Storm, le  Dim 3 Mar 2013 - 20:07

Ailinn accepta son aide sans rechigner et ça changeait agréablement de d'habitude. Elle poussa même la politesse jusqu'à lui lancer un regard reconnaissant. Par les poils de gnome, si même Ailinn devenait aimable, où allait le monde? Par contre elle avait toujours les mêmes ambitions bornées qu'avant et Jackson se promit de la décoincer un peu... Être préfète, quelle blague!

" J’aimerais bien, mais ce n’est pas gagné ! Et toi, tu as oublié la moitié de tes affaires ? Je ne vois pas comment tu as pu faire rentrer ton chaudron là-dedans sans utiliser un sortilège d’extension indétectable ! "

Storm éclata d'un rire railleur. Depuis le temps, elle n'était toujours pas au courant? Les poches de son jean n'avait jamais contenu plus de quelques mornilles, à peine de quoi s'acheter un paquet de clopes de temps en temps, alors autant dire que l'achat du 4eme bouquin de Miranda Fauconette n'était pas vraiment le bienvenue. Cependant, hors de question d'avouer qu'il vivait comme un clochard, il avait beaucoup trop d'amour propre pour ça et opta pour une version carrément plus classe, sans sortir de son personnage de branleur:

" Si tu veux tout savoir, j'ai pas franchement l'attention de mettre un orteil dans une salle de cours cette année. Au pire si une envie folle me prend de jouer au petit chimiste, j'pourrais toujours fabriquer un chaudron avec le crâne de Lecomte..." marmonna-t-il d'un ton détaché.

Tandis que les deux jeunes sorcières s'évertuaient à attirer son attention sans rien obtenir de plus qu'un clin d'oeil provocateur, Jackson glissa un coup d'oeil, à son amie qui, à sa grande surprise, fusillait les deux autres du regard. Serait il possible... Par le vieux caleçon de Merlin! Comment n'y avait il pas pensé plus tôt? La jalousie féminine légendaire, un terrain à exploiter! *Mais pas Ailinn, c'est pas une gonzesse...c'est ta frangine de coeur!* se reprocha-t-il intérieurement. Cependant, c'était plus fort que lui... Il fallait qu'elle soit raide dingue de lui.

" J'me souviens même pas de leurs prénoms... Deux groupies parmi tant d'autres! Franchement, c'est vraiment relou d'être aussi sexy, elles veulent toutes des autographes! " lâcha-t-il en haussant les épaules d'un air éloquent.

Ce qui est cool avec les filles superficielles c'est qu'elles sont canons mais qu'elles n'ont rien dans la cervelle. Du coup, pas besoin de parler, juste de les embrasser... et de les jeter. Malheureusement, Ailinn avait été particulièrement gâtée à la loterie de la naissance et en plus d'être une bombe atomique, elle était à Serdaigle...ça veut tout dire. Il allait falloir rusé... D'une oreille distraite, le Rouge et Or l'écouta lui faire part de ses projets d'infiltration illicite.

" C'est vrai qu'un kidnapping de prof n'est pas vraiment cumulable avec une enseigne de préfète... Et désolé pour la réserve mais je t'ai pas attendu avant d'aller y faire un tour. C'est vachement sympa comme endroit, plein de trucs visqueux comme je les aime! Les choses se sont un peu gâtées quand j'ai tout fait péter et Lecomte m'a gardé prisonnier pendant une semaine, alors autant te dire que je suis un habitué des lieux...Heureusement Higgs est venue à ma rescousse!"


Et touché en plein dans le mille! Jackson se congratula mentalement en repensant à la préfète des Gryffondors attaquant l'asiatique pour récupérer son "petit protégé". Si ça c'était pas de l'amour... Ailinn ne pourrait pas se plaindre, il lui sortait le grand jeu. Après l'avoir rendu envieuse et prête à assassiner toutes les filles auxquelles il adressait la parole, il lui proposerait de sortir avec lui et elle ne pourrait que se sentir flattée qu'un mec aussi populaire lui témoigne de tels égards. Ouais, n'importe quelle vieille chouette serait tombée dans le panneau! Par la barbe de Merlin, son plan était tout simplement infaillible!
De son côté, une Ailinn un petit peu plus préoccupée qu'habituellement, était à la recherche d'un compartiment vide.

" Viens, celui-là est encore libre. Et je jette au premier élève qui rentre un sortilège Chauve-Furie! "

Storm laissa échapper un petit sifflement admiratif. La jeune rousse avait toujours son caractère de feu et il sourit d'un air contrit aux premières années terrorisées, avec raison. Ayant vu Ailinn jeter un terrible sortilège à un Troll des montagnes, même Jackson ne se serait pas risquer à la mécontenter.

Le jeune brun rangea les deux bagages au dessus des fauteuils et se laissa tomber sur la banquette en face de son amie. Ils étaient assis face à face, leurs genoux se frôlaient presque, leurs regards se croisèrent. De l'autre côté de la porte du compartiment, un élève déplorant d'avoir vu le compartiment isolé lui passer sous le nez s'exclama hargneusement: "Eh! T'attends quoi pour la bécoter?" Un doigt bien placé en direction du persifleur accompagné d'un "Pov' mec...j'lui règle son compte à l'arrivée..." clorent l'incident mais le rouge lui était monté aux joues et Ailinn paressait d'une humeur morose. Désireux d'échapper au pesant silence qui s'était installé et au regard lourd de reproche de son amie, Jackson se tourna vers la fenêtre, soudain pris d'un intérêt sans borne pour le nez écrasé contre la vitre d'un des parents.

" Alors… Qu’as-tu fais cet été ? "

Le brun se mordit la lèvre inférieure et baissa les yeux vers la pointe de ses baskets. Sympa l'ambiance... Pourquoi fallait-il qu'elle lui parle de ses vacances? Qu'est ce qu'elle croyait? Qu'il avait bronzé sur les plages de Californie, bouffé des huîtres et bu du champagne devant un couché de soleil? Fucking hollydays. Il avait toujours détesté les vacances.

"Glander" répondit-il froidement.

Les épaules rentrés, cet air buté qui lui était familier sur le visage, il se braquait. Il ne voulait pas lui montrer qu'il lui en voulait, il ne voulait pas qu'elle sache qu'elle était importante pour lui. Tout à coup ce fut trop dur, c'était trop lourd pour ses propres épaules, ça devait sortir, il avait besoin de savoir, de passer ses nerfs, de cracher tout ce qu'il avait sur le coeur, ce qui s'accumulait depuis deux mois. Ca partit tout seul:

"Ca t'aurait tué de m'envoyer un hibou? M*rde quoi! Tu te serais bien foutu de ma gueule si tu m'avais vu, assis sur le trottoir sous la flotte à attendre une foutue lettre! Mais chuis c*n, t'avais sûrement d'autre chose à faire, pleins d'amis à voir, ton bronzage à entretenir. D'ailleurs, désolé mais t'es toujours aussi blanche que ton c*l. Tu veux vraiment savoir ce que j'ai fait de mes vacances? Attendre! "


C'était monté crescendo et il avait hurlé le dernier mot d'une telle façon que même les vieux agglutinés dehors l'observait d'un air consterné. Ca faisait un bien fou... Storm détourna la tête et respira profondément. L'idée ne l'effleura même pas qu'elle aurait pu lui faire les mêmes reproches. Lui, il n'avait pas à lui écrire, c'était les autres qui devaient penser à lui, pas le contraire. C'était comme ça.
Ailinn Kafka
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Re: Dans la grande gare
Ailinn Kafka, le  Dim 3 Mar 2013 - 21:12


« C'est vrai qu'un kidnapping de prof n'est pas vraiment cumulable avec une enseigne de préfète... Et désolé pour la réserve mais je t'ai pas attendu avant d'aller y faire un tour. C'est vachement sympa comme endroit, plein de trucs visqueux comme je les aime! Les choses se sont un peu gâtées quand j'ai tout fait péter et Lecomte m'a gardé prisonnier pendant une semaine, alors autant te dire que je suis un habitué des lieux...Heureusement Higgs est venue à ma rescousse! »

Ailinn lui jeta un regard blessé, déçue qu'il ne lui ait pas proposé de l'accompagner.

« Eh bien, dans ce cas, je trouverai quelqu'un d'autre pour m'accompagner. » répondit-elle, arrogante.

Ils n'étaient assis que depuis quelques secondes lorsqu'un élève de deuxième année, plus teigneux qu'un troll en captivité, passa la tête par la porte de verre, et lança méchamment à Jackson :

« Eh! T'attends quoi pour la bécoter? »

Storm ne tarda pas à l'envoyer paître, mais le mal était déjà fait et Ailinn se tourna vers la vitre, les joues en feu. Pourquoi était-elle si gênée ? Ce n'était pas la première fois qu'on lui lançait ce genre de remarques, mais jamais elle n'avait ressenti cette brûlure.

Jackson était plus distant que jamais, et sa réponse, froide et cinglante, la blessa plus qu'une lame chauffée au rouge alors qu'elle venait de se laisser aller à ses sentiments pour la première fois de sa vie.

Et puis, il se mit à hurler, et Ailinn se tassa au fond de la banquette de cuir comme sous une pluie de coups, soudain aussi blanche qu'un spectre. Par Merlin, mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?!

« Ca t'aurait tué de m'envoyer un hibou? M*rde quoi! Tu te serais bien foutu de ma gueule si tu m'avais vu, assis sur le trottoir sous la flotte à attendre une foutue lettre! Mais chuis c*n, t'avais sûrement d'autre chose à faire, pleins d'amis à voir, ton bronzage à entretenir. D'ailleurs, désolé mais t'es toujours aussi blanche que ton c*l. Tu veux vraiment savoir ce que j'ai fait de mes vacances ? Attendre ! »

« Oh, pardon ! »s'écria Ailinn, le rouge lui montant aux joues en même temps que sa colère. « Pardon de ne pas être parfaite, de ne pas savoir exactement ce qu'il se passe dans ta tête à chaque instant ! Qu'est ce que tu crois que j'ai bien pu faire, cet été, Jack ?! J'ai passé un mois et demi dans une grotte puante, à me cacher dans le noir pendant que ma marraine traquait des Mangemorts ! Et la dernière semaine, je l'ai passée à Londres, et tu sais pourquoi ? Je te cherchais, imbécile ! Alors tu sais quoi, Storm, si tu voulais des nouvelles, t'avais qu'à bouger le strangulot obèse qui te sert de derrière, et m'envoyer un hibou ! »

Ailinn était entrée dans une rage folle, à présent, et les larmes lui montaient aux yeux. La colère l'emplissait de la tête aux pieds tandis que ces derniers jours lui sautaient au visage. Le silence de la nuit, la peur d'être attaquée sans pouvoir se défendre.

« Ça ne te vient pas à l'esprit, que j'ai pu t'attendre, moi aussi ?! Pu*ain, j'ai passé une semaine entière à te chercher dans tout Londres, j'ai passé mes nuits dans la rue à regarder derrière chaque angle si tu n'étais pas là ! »

Contrôle-toi, contrôle-toi Ailinn... Mais la jeune femme explosait à présent, libérant toute la rage qu'elle accumulait depuis des semaines.

« SERIEUX, JACK, T'ES VRAIMENT TROP CON ! »

Ce dernier éclat de voix n'ayant qu'attisé sa colère, la jeune femme s'enfuit en courant en laissant échapper un sanglot, des larmes brûlantes coulant sur ses joues, et claqua violemment la porte du compartiment derrière-elle.

Fuyant à toutes jambes dans les corridors à présent déserts du train qui venait de quitter le quai, la rouquine ne cherchait plus qu'une seule chose : un recoin sombre dans lequel se cacher jusqu'à l'arrivée à Poudlard, et surtout grâce auquel elle pourrait dissimuler ses larmes.

Ailinn détestait être faible, être perdue comme en cet instant, indécise, fragile. Elle ne savait même pas ce qu'elle voulait. D'un côté, elle fuyait Storm et son injustice, mais de l'autre, elle souhaitait plus que tout qu'il la rattrape et s'excuse.
Pfff, arrête de rêver, se fustigea-t-elle. Jack ne s'excuse jamais.

Et, à défaut d'un endroit isolé, elle se laissa glisser le long de la paroi métallique, et éclata pour de bon en sanglots.
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