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Dans la grande gare
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Oswin T. Hooper
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Re: Dans la grande gare
Oswin T. Hooper, le  Mar 14 Mai 2013 - 16:43


What a sad and lonely night.



Elle ne disait plus rien, je n'avais plus à écouter. Nous n'étions plus que deux êtres collés l'un à l'autre dans cette froide nuit de mai. Deux êtres seuls dans cette noirceur qu'était leurs vies. Tout était calme, le temps semblait s'être arrêté. Je pensais m'être endormi, je croyais être en train de rêver cette nuit étrange et sans sens. Mais pourtant je la sentais contre moi, la chaleur de son corps réchauffant le mien. Tout était vrai mais tout semblait pourtant si faux. Pourquoi rien n'avait-il de sens lorsque j'étais avec elle ? Mon esprit luttait pour répondre à toutes les questions qui me traversaient, en vain. Rien ne venait, je restais dans l’incompréhension, dans le noir. J'en avais assez de ce noir, de cette brume épaisse dans laquelle je m'enfonçais un peu plus chaque jours. J'avais peur aussi, peur de m'y perdre à jamais et de ne jamais revenir. Mais j'avais surtout peur que ce soit ça la chose dont je désirais le plus au fond de moi.

Mais la fatigue m'emportait, me faisant fermer les yeux pour de bon. Je sombrais dans l'obscurité rassurante du sommeil, me plongeant dans le monde des rêves. Rêver était surement la meilleure chose que cette vie pouvait offrir et je commençais à comprendre pourquoi mes parents avaient été ce qu'ils étaient. La drogue les faisait rêver encore et encore, les sortant d'un monde haïssable et douloureux. Je n'avais jamais compris cette faiblesse, mais en cette nuit froide et solitaire, je commençais à accepter. A comprendre. Mais je ne leur pardonnerais jamais. Ils auraient dû faire attention, je n'aurais jamais dû exister. Je n'aurais jamais dû vivre. Je n'étais qu'une aberration et je le serais jusqu'à ma mort. J'avais bien compris ça et je leur en voulais. Je leur en voulais d'avoir fait cette erreur, je leur en voulais de m'avoir fait exister. Je leur en voulais de n'être qu'un échec et de m'avoir rendu comme je l'étais.
Encore de la haine. Encore et toujours.

Au réveil, je ne me souvenais pas de mon rêve. Mais je me sentais mieux, je sentais que l'espoir revenait en moi. Le jour se levait et la vie devait continuer. Les premiers rayons du soleil me firent refermer les yeux, je n'étais pas sûr d'avoir envie de partir. Mais je le devais.
Elle, elle dormait encore. Si fragile et si belle. Elle ne méritait pas de dormir là, de subir ça. Elle n'était pas comme moi, nous étions différents. J'étais la bête, c'était la belle. Celle qui venait d'une bonne famille, riche et qui était d'une grande beauté. Tout le monde devait l'aimer, ça aurait été la logique des choses. Mais elle m'avait montré que même pour elle qui avait tout, ça ne se passait pas comme ça. Je voulais cracher sur ce monde où rien ne tournait rond. Je voulais prouver que même un rien pouvait devenir quelque chose. J'allais enc*ler ce monde avec beauté, leur prouver que même cette vermine des rues que nous étions valait quelque chose.

Je ne savais pas encore comment, mais j'avais retrouvé la volonté de me battre. J'allais reprendre cette vie en main, lui donner un sens. Même un tout petit. Je trouverais bien un moyen de lui faire prendre la bonne direction.
Mais l'heure était venue ; je devais partir, je devais la laisser. La nuit était terminée et comme la dernière fois, nos routes se séparaient avec les premiers rayons de soleil. Je la laissais dormir, m'éloignant sans un bruit. Mais à peine avais-je fait quelques mètres, que ça voix s'éleva dans les airs, me figeant sur place. Elle me remerciait, moi, Oswin. Pas le chien, mais bel et bien moi. Elle m'avait reconnu et bizarrement ça ne me gênait plus. Je baissais juste la tête, mes yeux ne quittant pas les siens, avant de reprendre ma route.
Cette route longue et sinueuse qui finirait bien par m'apporter quelque chose de bien un jour.


[ RP terminé ]
Phoebe Monroe
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Re: Dans la grande gare
Phoebe Monroe, le  Jeu 20 Juin 2013 - 15:56

Rp avec Kyara Blanchet

Phoebe marchait, tête basse, protégé par sa nouvelle veste en cuir, dont la matière reluisait sous la réflexion d'une lumière vive. Le temps n’était pas trop lourd, mais demeurait en ce courant de juin d’une température assez agréable qui d’ordinaire mettait l' Écossais de bonne humeur.

Mais cela n’était pas le cas.

Voilà plusieurs jours qu’il s’était enfermée chez lui, profitant de sa semaine de jours de congés pour… S’enfermer. Les derniers événements avaient suscité chez le jeune sorcier une animation folle. Il savait ce qui lui restait à faire – mais n’avait pas encore le courage de le faire. Il était épuisée par tous ces événements, par ces découvertes successives. Tout cela allait bien trop vite pour lui. Tout lui était tombé dessus tandis qu’il ne s’y attendait pas le moindre du monde. Malgré les années passées dans le doute, dans la recherche, dans l’effort constant, peut-être n’était-il pas encore prête à tout encaisser. Il était d’une humeur de chien toute la journée, matin midi et soir. Même la nuit d’ailleurs. A présent prenait-il le plaisir d’attendre la tombée de la nuit et d’y rester éveiller le plus longtemps possible, restant dans l’ombre de la vie. Se laisser bercer au creux des bras de cette douce consolation était le seul plaisir qu’il s’accordait…

La journée s’éclaircissait au fil du temps. Le jeune homme marchait toujours, tête haute et yeux perçants. Un changement non seulement intérieur mais également physique semblait s’être opéré en cette enveloppe charnelle. Beaucoup ne le reconnaîtrait pas, ainsi fait. Certains se rappelleront de cet enfant autoritaire, empli de dédain, imposant sa volonté à une foule d'élèves asservis, cultivant une image qui se voulait parfaite pour des yeux innocents, mais d’autres se rappelleront de ce jeune homme téméraire et marginal, homme ayant aboutit à sa lutte des autres, ayant aboutit à une phase brillamment et parvenant à mener une vie à peu près normale.

Ainsi le jeune homme aurait-il arboré un sourire face au soleil environnant. Mais aujourd’hui gardait-il les lèvres serrées, marchant d’une manière rapide et enjambant sa jambe face à l’autre d’une manière à penser qu’il était pressée. L'envie alors oppressante et addictive de nicotine s'éprit de son être. Il fouilla dans ses poches, discrètement, ce qui pourtant attirait l'attention tant il cherchait avec énergie et insistance en poussant des exclamations. Il lui fallait ses cigarettes. Le paquet en main. Sortant la camel reluisante, l'alluma, et la savoura. Parfait. Une ombre se prolongeait au carrefour, ce qui eu tôt fait de l’alerter. Ses yeux vifs scrutaient l’horizon, tandis qu’une silhouette se détachait de l’azur éclatant. Au loin elle lui paraissait fantomatique. Elle lui parut impressionnante. Et elle grandissait. Elle grandissait de toute sa grandeur, elle prenait tout l’espace, la mangeait, et souriait au monde. Les traits de la silhouette s’éclaircirent pour dévoiler une rapace aux ailes d'une envergure impressionnante. Ses yeux monstrueux étaient fixées sur lui. Passant au-dessus de sa tête, l'hibou délaissa un morceau de papier jauni qui tomba dans un tourbillonnement sans fin. Phoebe saisi la missive en plein vol, la gardant précieusement entre ses doigts. L'oiseau magistral disparut alors, d'un mouvement d'aile puissant laissant tomber quelques plumes légères qui s'envolèrent dans l'inconnue.

Dépliant le parchemin, les prunelles à l'éclat mordoré contemplèrent la missive, ignorant totalement qui l'avait envoyé.


    Cher Monsieur Monroe,

    Je vous écrit dans l'espoir de pouvoir vous rencontrer pour vous remercier de m'avoir aidé à reprendre mon sac. Je vous attend à la gare King's Cross.

    En espérant vous y voir,
    Kyara Blanchet.


Un tantinet flatté par cette demande de rendez-vous inattendue, il ne suffit que d'une seule lettre pour qu'il retrouve le goût d'une journée ensoleillée. Il se rendit compte alors qu'il faisait bon. L’extérieur ne lui était plus hostile. Il l’acceuillait de ses bras chauds. Il l'envoûtant le laissant flotter à travers les rues semblables à un labyrinthe de Londres. L'édifice imposant aux allures d'un immeuble Hitlérien se dressa alors tel une prison attendant de le voir rentrer dans sa cellule. Les voyageurs se déplaçaient de toute part, l'ambiance de ce lieu était dictée pas l'allée et venue des passagers. Perdu au milieu de la gare, tournant pour trouver Kyara de ses yeux mordorés. Il arriva à ses fins quand il vit sa frêle silhouette et se boucles noirs d'encre descendant en cascades sur ses menues épaules. De son pas silencieux et glissant, il se dirigea vers la jeune demoiselle.

« Bonjour Kyara. C'est très gentil de vouloir me remercier mais... Ce n'était pas la peine de faire tout le déplacement pour ça. »

Il s'assit alors à ses côtés attendant avec impatience une réponse de sa part.


Dernière édition par Phoebe Monroe le Mer 26 Juin 2013 - 21:49, édité 1 fois
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Re: Dans la grande gare
Kyara Blanchet, le  Jeu 20 Juin 2013 - 23:49

Clac clac clac clac. C'était le bruit que faisait les chaussures plates de Kyara. Une expression sereine sur le visage, elle avançait vêtue comme une moldue. Au revoir l'uniforme des serpentard et la robe de sorcière. Bonjour la robe toute simple avec une veste légère. Au vu du temps il aurait été bizarre qu'elle aborde une autre tenue. En plus de cela, elle avait un sac qu'elle portait en bandoulière. En gros vu de l'extérieur Kyara avait l'apparence d'une jeune étudiante comme les autres. Elle se perdait dans la foule des moldus. Personne ne faisait attention à elle et cela lui convenait parfaitement. Levant le regard vers le ciel, la brune constata qu'il faisait beau, plongeant la main dans son sac, elle prit alors sa paire de lunettes de soleil qu'elle enfila.

Kyara se rendait à la gare. Non pas prendre un train, mais pour retrouver une personne, Phoebe Monroe plus précisément. La brune espérait que sa lettre avait fait son petit effet et qu'il viendrait bien au lieu de rendez vous. Sinon elle allait devoir trouver un autre stratagème pour le revoir, mais quelque chose lui disait qu'au vu de l’ego de l'ancien professeur, il était presque sur qu'il viendrait ce qui conviendrait tout à fait à Kyara. Souriant légèrement à cette idée, elle entra alors dans la gare. Cette dernière était noire de monde, ce qui encore une fois était parfait. D'un pas tranquille, elle alla s'installer sur un des bancs, balançant ses pieds et regardant le tableau des départs et des arrivées des trains. La Française était sure que Phoebe la trouverait s'il venait bien évidement. Après tout il était auror, il devait savoir retrouver des personnes et ce n'était pas comme s'il n'avait jamais vu Kyara.

Détournant son regard du panneau des arrivées et départs, elle regarda alors la foule. Que de moldus. Si seulement ils savaient qu'un autre monde se trouvait à porté main. Rien que la plateforme du quai neuf trois quart, même si elle n'était ouverte qu'une fois par an, c'était la transition pour les élèves de Poudlard afin de rejoindre le Poudlard Express. D'ailleurs Kyara se demandait comme cela se faisait qu'aucun moldus n'avaient jamais tiqué sur le fait de voir des hiboux, des grenouilles et tout et tout. Enfin. Ils ne cherchaient jamais à savoir ce qui se passait de toute façon. Poussant un soupir, elle jeta alors son coup d'oeil à sa montre avant de lever les yeux et de voir une silhouette venant vers elle. Il s'agissait de Phoebe vêtu d'une veste en cuir. Tout pinpam, il rejoignit Kyara et prit la parole avant de s'installer à ses côtés sur le banc.

– Bonjour Kyara. C'est très gentil de vouloir me remercier mais... Ce n'était pas la peine de faire tout le déplacement pour ça.

De nouveau Kyara se mit à sourire avant de mettre son sac sur ses genoux. Faisant mine de fouiller dedans, elle prit en fait sa baguette et informula un Assurdiato. Ainsi elle pourrait parler sans crainte. Sortant les mains de son sac, elle lui répondit alors.

- Bonjour Phoebe. En vérité la raison de ce rendez vous n'était pas pour des remerciements, mais pour tout autre chose. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà fait la réflexion que votre travail d'Auror vous empêchez d'être complet, que vous avez l'impression d'avoir une chaîne autour du cou ? Si c'est le cas alors j'aimerais vous invitez à rejoindre un groupe qui passe au dessus des règles et qui a grosso modo les même buts que vous. Vous n'avez qu'une chose à me dire oui où non. Si c'est oui alors votre vie changera considérablement. Vous devrez vous remettre en question et passer outre les règles de votre métier. Si c'est non, la conversation s'arrêta tout simplement. Alors quelle est votre réponse Phoebe ?
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Re: Dans la grande gare
Phoebe Monroe, le  Ven 21 Juin 2013 - 14:56

Le sourire de Kyara étincela parmi cette gare exerçant un rythme frénétique qui engendrait, par la suite, le sentiment étrange et désagréable de l'oppression. Ses deux bouts de chairs rouges s'entrouvrirent pour dévoiler ses dents d'un blanc nacré. Rarement elle avait souri aux yeux de Phoebe, comme rarement elle lui avait demandé un rendez-vous. La sinople et argent sortie alors sa baguette magique, l'Auror tressaillit quelque peu à cette vision. Non pas par crainte de se faire attaquer par l'élève mais par peur que l'un des passants puissent l'apercevoir et poser des questions sur un sujet qui dépasse de loin son imaginaire, l'imaginaire collectif. La jeune sorcière susurra alors un sortilège que Phoebe n'entendit pas, mais il se douta, par un étrange hasard, qu'il s'agissait de l'Assurdiato. C'est alors qu'il eut la présence de s'apercevoir qu'à partir de ce moment, tout mot prononcé par ces deux individus ne pourra en aucun cas être entendu par une quelconque oreille indiscrète.

Kyara prit alors la parole, découvrant son léger soprano qu'eux-deux pouvaient entendre.

« Bonjour Phoebe. En vérité la raison de ce rendez vous n'était pas pour des remerciements, mais pour tout autre chose. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà fait la réflexion que votre travail d'Auror vous empêchez d'être complet, que vous avez l'impression d'avoir une chaîne autour du cou ? Si c'est le cas alors j'aimerais vous invitez à rejoindre un groupe qui passe au dessus des règles et qui a grosso modo les même buts que vous. Vous n'avez qu'une chose à me dire oui où non. Si c'est oui alors votre vie changera considérablement. Vous devrez vous remettre en question et passer outre les règles de votre métier. Si c'est non, la conversation s'arrêta tout simplement. Alors quelle est votre réponse Phoebe ? »

Le jeune homme ne put qu'être relativement circonspect suite à une telle annonce. Bien qu'étant doté d'une intelligence et d'une présence d'esprit tout à fait respectable, il avait quelques difficultés à être très clairvoyant avec une demande aussi ombragée. Il avait bel et bien remarqué que Kyara l'avait appelé par son prénom, ce qui, pour une fois, les mettait sur un pied d'estale mais qui soulignait l'importance de ses dires mais il ne lui en fit pas part. Toutefois, quelque chose avait réellement heurté Phoebe : avait-il l'impression d'avoir une chaîne autour du cou ? En vingt-trois ans d’existence, l’écossais a toujours cru être libre de ses actes, de ses décisions mais durant vingt-trois ans d’existence il s'était voilé la face. Il pensait qu'être libre c'était simplement d'avoir le choix, foutaises ! La liberté ne porte pas d'autres noms que celui qu'on lui donne. Il faut la vouloir et l'obtenir avec toute la noblesse qu'elle possède. Puis il rit. Il rit d'un sourire encré sur son visage qui se voulait clément et pacifique. Il riait de lui-même car après tant d'années d'effort il n'était pas libre.

« Je suis assez surpris par votre demande. Toutefois, vous comprenez que je ne peux pas accepter ni m'engager sans même en savoir plus. J'attend alors quelques explications mais, n'ayez crainte, vous pouvez parler en toute sécurité. »

La loyauté des Monroe, il en allait de son honneur. Agacé par le tumulte du lieu, son pied tapota le sol d'un rythme qui se voulait frénétique et régulier. L'unique son de ce tapement était en lui même agaçant, ce qui accrue son énervement.

« Je me demande ce que vous avez à m'offrir pour prendre autant de risques en me dévoilant de telles informations. D'ailleurs, je voudrais savoir quels sont ces buts communs ? »

Cela était assez étrange d'avoir à ses côtés une simple enfant, une simple enfant, qui, en réalité, était bien plus qu'elle ne souhaitait l'avouer. Une enfant qui semblait se cacher perpétuellement par peur de se faire découvrir. Oui, Kyara était toujours une enfant mais une enfant à l'esprit jeune et utopique qui manque cruellement aux adultes qui gouvernent ce monde. Car de ce point de vue, Phoebe est un enfant aussi.

« Je voudrais savoir : pourquoi moi ? Pourquoi avez-vous eu l'audace de venir me quérir ? J'aurais très bien pu partir et raconter le peu de choses que vous m'avez dévoilées mais non, vous croyez en ma loyauté et je voudrais savoir pourquoi. »

Une simple réponse à cette dernière question avait la capacité d'affirmer son choix positif, a-t-elle vu la perche ?


Dernière édition par Phoebe Monroe le Mer 26 Juin 2013 - 21:52, édité 1 fois
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Re: Dans la grande gare
Kyara Blanchet, le  Ven 21 Juin 2013 - 16:10

Kyara jouait à quitte ou double avec sa proposition. Soit il allait lui répondre oui où non et basta. Soit il allait se mettre à poser des questions. Suivant le choix qu'elle ferait, elle pourrait en apprendre un peu plus sur le personnage. Est ce qu'il était du genre à foncer tête baisser quand un choix se présenter à lui où est ce qu'il réfléchissait et posait les bonnes questions avant d'agir. Calme et patience, elle attendait donc que l'auror lui réponde tout en laissant son regard dévier sur la foule. Personne ne savait qu'elle était là, à part ceux de l'Ordre, mais on n'était jamais trop prudent et rien ne disait que Phoebe était venu seul, même si au vu de la raison dans la lettre elle en doutait un peu. Se mettant à rire, il lui répondit alors.

- Je suis assez surpris par votre demande. Toutefois, vous comprenez que je ne peux pas accepter ni m'engager sans même en savoir plus. J'attend alors quelques explications mais, n'ayez crainte, vous pouvez parler en toute sécurité.

Bien. Il se servait de ses neurones avant d'agir un bon point incitant Kyara à croire que les autres avaient raison. Il serait parfait, s'il acceptait bien sur.

- Je me demande ce que vous avez à m'offrir pour prendre autant de risques en me dévoilant de telles informations. D'ailleurs, je voudrais savoir quels sont ces buts communs ?

Ce qu'elle avait à lui offrir ? Si seulement il savait ... il risquait surement de le savoir bien vite. Kyara savait que cela dépendait de chaque personne, cela dépendait du point de vue de ce que l'on cherchait. Déjà elle avait à lui offrir une famille. Pas avec des liens de sang évidemment, mais de quelque chose étant aussi fort. Certain ne cherchaient pas ça en rejoignant le groupe, mais au final, ils tombaient tous dans le piège. Piège étant un grand mot bien évidemment. Souriant légèrement, Kyara tourna sa tête vers Phoebe alors qu'il reprenait la parole.

- Je voudrais savoir : pourquoi moi ? Pourquoi avez-vous eu l'audace de venir me quérir ? J'aurais très bien pu partir et raconter le peu de choses que vous m'avez dévoilées mais non, vous croyez en ma loyauté et je voudrais savoir pourquoi

La fameuse question. La question qu'il se posait tous quand une proposition de ce genre était faite. Kyara aussi avait demandé pourquoi, même si au fond d'elle son choix était déjà fait, elle avait demandé et elle ne regrettait pas.

- Ce que je vous offre ? La possibilité de faire votre travail sans avoir à suivre des protocoles. Sans devoir attendre l'aval d'une autre personne pendant des heures. Vous n'avez jamais eu l'impression d'être contrôlé par la société ? De n'être qu'un pantin ? Je vous offre la possibilité de vous évader. Pour les buts communs je ne vais pas vous apprendre ce que vous êtes censé faire en tant qu'auror. Nous faisons pareil, mais plus librement.

Plus dangereusement aussi vu qu'ils prenaient le risque de se faire avoir par les auror en se mettant dans le pétrin. C'était le risque du métier et Kyara devait avoué que cela apporté un petite touche grisante dans la tache à accomplir.

Il pensait pouvoir partir sans crainte en disant qu'il allait tout raconter. Ça c'était ce qu'il croyait. Kyara avait pris ses dispositions. Elle savait comment réagir s'il décidait de faire cela et il risquait d'être surprit, même si elle doutait qu'il était du genre à faire cela et pour le moment elle avait raison. Souriant légèrement, elle lui répondit donc.

- Pourquoi vous ? Parce que j'ai eu l'occasion de voir comment vous étiez, comment vous vous comportiez. Je ne vous cache pas que vous avez un caractère, comment dire ... propre à vous, dans vos réactions et votre manière d'être. Néanmoins, je suis sure qu'au fond de vous, vous avez ce qu'il faut pour vous joindre au groupe. C'est vrai. Vous auriez pu partir, mais vous ne l'avait pas fait.. Je n'étais pas sure de comme vous alliez réagir, mais j'ai quand même pris le risque. Car la vie c'est prendre des risques en permanence et qu'après l'épisode du vol du sac, je me doutais que vous ne partirez pas. Vous n'êtes pas du genre à abandonner d'après ce que je sais. Et puis regarder. Vous êtes encore là alors que vous auriez pu partir. Preuve que j'avais raison non ?


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Re: Dans la grande gare
Phoebe Monroe, le  Sam 22 Juin 2013 - 16:13

En la voyant arriver vers lui la première fois, à son allure assez gauche et à cet uniforme scolaire tellement conventionnel il l'eut prit pour une jeune femme certes forte mais incapable d'éprouver ce besoin-là qu'est la liberté. Comme quoi parfois, les apparences sont bien trompeuses. Phoebe s'installa plus confortablement et bien plus confiant sur le banc métallique tout en regardant Kyara dans les yeux et écoutant ce qu'elle allait lui révéler, d'une oreille attentive et les yeux pétillants de vie. Il avait perdu énormément de choses dans sa vie, pourtant il avait su faire face et tout faire pour se reconstruire. Il aurait sans doutes été déchirée, été en larmes dans le passé. C'est son nouveau chemin qui lui prouvait encore une fois aujourd'hui qu'il n'était plus le même.

« Ce que je vous offre ? La possibilité de faire votre travail sans avoir à suivre des protocoles. Sans devoir attendre l'aval d'une autre personne pendant des heures. Vous n'avez jamais eu l'impression d'être contrôlé par la société ? De n'être qu'un pantin ? Je vous offre la possibilité de vous évader. Pour les buts communs je ne vais pas vous apprendre ce que vous êtes censé faire en tant qu'auror. Nous faisons pareil, mais plus librement. »

Un silence. Un silence où plus aucun souffle ne se fait entendre. Un souffle retenu par les deux interlocuteurs. Le personnage mystérieux sembla sembla... Choqué ? Non, pas choqué. Mais un sentiment différent de ceux qu'il avait jusqu'alors éprouvé faisait en ce moment même irruption. Il n'en pouvait plus de découvrir sans cesse des nouvelles choses. Ces mois auront été les plus éprouvants et les plus importants de sa vie, à changer de point de vue sans cesse, à se mettre dans un camp puis dans l'autre. Il avait cru ne plus rien découvrir de plus éreintant et prenant que ces dernières révélations ? Il s'était lourdement trompé. Les arguments de Kyara était réellement pertinents mais il ressentait un certain mal aise compte tenu du fait qu'on lui cachait une partie de la vérité. Pourtant, il les voyait les chaînes qu'on lui attachait aux pieds, l'empêchant ainsi d'accomplir les réelles attentes de la population. Il n'avait pu toujours s'empêcher de haïr ces hommes politiques hauts placés criant haut et fort oeuvrer pour la communauté. Les règles sont toujours contournées. Et c'est les contourner, les distancer, les écarteler et l'en faire baver qui intéressait le pus souvent Phoebe.

Les arguments si pertinents de la jeune femme le plongeait dans un état partagé. Il sentait le regard de Kyara posé sur lui et il ignorait quel visage il arborait en cet instant. Il imaginait ses yeux s’agrandir, et sa lèvre se trémousser. Le jeune homme ne put faire obstruction des pensées concernant sa mère, de son histoire. C'est pour cette raison qu'il avait intégré les Aurors mais il avait remarqué avec déception que cela ne suffisait pas. Pas encore. Ou Kyara était-elle espionne ? Kyara était-elle une des leurs ? Une de ces victimes du ministère qui, contre un peu d'argent, devaient contrôler l’honnêteté des Aurors ? Il espérait que non. Et quelque chose lui disait  qu'il se trompait. Éperdu dans ses pensées, il en oubliait le monde qui l'entourait. Et son regard appuyé contre le sien semblait appuyer ses dires. Étrangement ne ressentait-il pas de dégoût. C'en était presque le contraire. Apprendre que des personnes étaient toujours prêtes à combattre pour l’honnêteté et l'honneur, deux choses en perditions. Récemment, sa mère lui avait conté l'histoire d'un homme, un moldu. Cet homme s'était battu pour que son peuple ait des droits, les mêmes droits que tous les autres humains. Il était allé jusqu'à passer vingt-sept années de sa vie en prison pour mener à bien son combat. Cet homme était un exemple. Apprendre qu'on lui demandait de perpétuer un combat éternelle et honorifique ne pouvait que le rendre plus fier. C'était le mot. Il voyait les combats. Il voyait les masques tomber, la fierté les prendre et leurs visages l'inviter, il sentait la brise la faire frissonner, mais finalement n'étais-ce pas là un seul signe de convalescence, un seul signe de la sensation que cela lui procurait ? 

Il avait l'envie folle de savoir, l'envie folle de vérifier qu'elle ne lui mente pas. Mais comment en être certain ? Comment ne pas tomber dans le piège, dans le gouffre ? Par moment il lui arrivait de sentir les ténèbres le bercer, l'effleurer et l'inviter à le rejoindre. Et combien de fois s'était-il laissée prendre par la nuit, par son gouffre sans fin et éprouver un soulagement immense et de la reconnaissance face à cet aspect ? Pourtant, il se reprenait. Il ne disait rien, n'osait ouvrir la bouche, mais observait Kyara avec insistance. Qui était-elle réellement ? 

« Pourquoi vous ? Parce que j'ai eu l'occasion de voir comment vous étiez, comment vous vous comportiez. Je ne vous cache pas que vous avez un caractère, comment dire ... propre à vous, dans vos réactions et votre manière d'être. Néanmoins, je suis sure qu'au fond de vous, vous avez ce qu'il faut pour vous joindre au groupe. C'est vrai. Vous auriez pu partir, mais vous ne l'avait pas fait.. Je n'étais pas sure de comme vous alliez réagir, mais j'ai quand même pris le risque. Car la vie c'est prendre des risques en permanence et qu'après l'épisode du vol du sac, je me doutais que vous ne partirez pas. Vous n'êtes pas du genre à abandonner d'après ce que je sais. Et puis regarder. Vous êtes encore là alors que vous auriez pu partir. Preuve que j'avais raison non ? »

Les pensées s'embrouillaient. Tout n'allait-il pas trop vite ? Non. Non, tout allait trop lentement. Il lui fallait savoir. Et il sentait une forte volonté, une volonté qu'il lui semblait exploser de toute part. Il aurait dû accepter face à ses mots, les joindre mais qui sont-ils ? Que pouvait-il bien faire désormais ? il ne voulait plus voir son monde se détruire petit à petit par la faute d'un petit écart. Il en avait marre de devoir pleurer devant les méandres d'une vie déchue, d'un avenir prometteur. Le sang qui coulait dans ses veines n'était rien de plus qu'animal. Son esprit enfermé par une cage spirituelle pouvait sortir et faire subir une déferlante de sauvagerie au monde qui l'entoure.  Phoebe soudainement se retourna, et observa le hall central de la gare. Un endroit tout à fait commun, où pourtant se cachait maintes et maintes choses que les simples personnes ne peuvent voir. Ils ne pouvaient pas voir que parmi eux se trouvait une créature lupercale. Le visage à présent grave de Phoebe se retourna vers Kyara, autrefois une rivale, et aujourd'hui une marchandeuse. Lui parlait-elle à présent comme une rivale ou comme une marchandeuse ? Pourquoi lui parlait-elle de cela ? Son coeur battait d'une force inouïe. Il relevait la tête, comme piquée vive. Et la parole sembla enfin reprendre son cours. Et il entendait la voix de sa mère. Ne lui avait-elle pas tout prédis ? Elle lui avait dis de faire attention à la confiance, ce cadeau peut souvent s'avérer être un piège. Elle avait tant de fois insisté sur ces mots.  En réalité, il ignorait tout de tout. Une autre vie et un autre monde vivait et se battait quelque part...

« Kyara, c'est étrange à croire, mais... Je vous comprend. Malgré les apparences, nous nous ressemblons plus que je ne le pensais. Je vous comprend, je comprend votre but. Et je suis... Plus que flatté que tu m'aie révélé tout ceci. Et pourtant tu ne me connaissais pas aussi bien. Savais-tu déjà ce que j'éprouverais en me faisant ces déclarations ? J'espère que oui, il ne faut pas plaisanter avec ce genre de choses. J'aurais fais le même choix que toi. Et si tu veux parler de cette liberté, alors oui, une liberté comme celle-ci, à une poignée d'hommes et de gens, défendant des idées et combattant d'arrache pied à la vie à la mort, oui j'en ai beaucoup rêvé. Je vous envie de montrer aux personnes qu'une autre voie existe, de faire face au gouvernement, de faire face à tout un monde ! Il élevait la voix toujours un peu plus, prenant conscience de l'empleur de la proposition que venait de lui faire Kyara. Et l'illégalité, par dessus tout, en vaut la chandelle, n'est-ce pas ? Le danger. J'imagine que ça ne doit pas être facile de cumuler la vie d'élève et cette autre vie... »

Il marqua une courte pause avant de reprendre :

« Tu m’as offert beaucoup d'informations. Et tu n’irais pas courir le risque de me laisser vagabonder, qui sais si je te mens ? Qui te dis que je dis la vérité ? Laisse-moi te dire une chose. Le plus sûr pour toi, et pour vous, serait de me prendre… Parmi vous. J'accepte donc... Mais qui... Qui êtes-vous ? »
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Re: Dans la grande gare
Kyara Blanchet, le  Dim 30 Juin 2013 - 19:14

Il était amusant de voir Phoebe réagir aux réponses de Kyara et aussi réfléchir. Pas amusant dans le sens que la brune allait rire, mais amusant quand même. Elle se revoyait encore, quelques années auparavant, sans savoir quoi répondre en sachant que sa réponse changerait le cours de sa vie. Si elle avait dit non, Kaya aurait probablement effacé la mémoire de Kyara et elle ne se serait souvenue de rien de la proposition. En disant oui, un nouveau chemin c'était ouvert dans son avenir, un chemin épineux. Elle le savait des le début  que cela ne serait pas rose, que cela la changerait à jamais et pourtant elle avait quand même dit oui. Elle devait surement être masochiste sur les bords. Malgré tout ce que Kyara avait endurée, elle ne regrettait pas sa réponse et elle espérait qu'il en serait de même pour Phoebe.

Il avait une chance, une seule de les rejoindre. En cas de refus, les membres de l'Ordre n'étaient pas du genre à harceler une personne. Ils respectaient les décisions des gens, mais Kyara espérait fortement qu'il allait accepter. Pas seulement car il allait être un atout, mais aussi, car au final, elle s'était rendu compte qu'en cherchant bien, Phoebe était quelqu'un de bien. La preuve étant avec l'histoire du vol de sac. Comme quoi il ne fallait pas s'arrêter sur une première impression.

Kyara, c'est étrange à croire, mais... Je vous comprend. Malgré les apparences, nous nous ressemblons plus que je ne le pensais. Je vous comprend, je comprend votre but. Et je suis... Plus que flatté que tu m'aie révélé tout ceci. Et pourtant tu ne me connaissais pas aussi bien. Savais-tu déjà ce que j'éprouverais en me faisant ces déclarations ? J'espère que oui, il ne faut pas plaisanter avec ce genre de choses. J'aurais fais le même choix que toi. Et si tu veux parler de cette liberté, alors oui, une liberté comme celle-ci, à une poignée d'hommes et de gens, défendant des idées et combattant d'arrache pied à la vie à la mort, oui j'en ai beaucoup rêvé. Je vous envie de montrer aux personnes qu'une autre voie existe, de faire face au gouvernement, de faire face à tout un monde !Et l'illégalité, par dessus tout, en vaut la chandelle, n'est-ce pas ? Le danger. J'imagine que ça ne doit pas être facile de cumuler la vie d'élève et cette autre vie...

En effet ce n'était pas facile de cumuler deux vies. L'une dans laquelle Kyara devait mentir et masquer ses capacités et une autre qui était beaucoup plus dangereuse, mais elle pouvait être elle même. Un léger sourire aux lèvres, la serpentard garda le silence attendant la suite.

Tu m’as offert beaucoup d'informations. Et tu n’irais pas courir le risque de me laisser vagabonder, qui sais si je te mens ? Qui te dis que je dis la vérité ? Laisse-moi te dire une chose. Le plus sûr pour toi, et pour vous, serait de me prendre… Parmi vous. J'accepte donc... Mais qui... Qui êtes-vous ?

Il venait d'accepter. Sa vie aussi allait prendre un nouveau tournant. Souriant un peu plus, Kyara se leva alors lentement et plaça son sac en bandoulière avant de se tourner vers son nouveau frère d'armes et de se pencher vers lui afin de lui répondre en murmurant à son oreille.

- Nous sommes l'Ordre du Phénix et ta vie va à présent changer Phoebe. Bienvenue parmi nous. Suis moi, tu as encore beaucoup de choses à apprendre et nous n'avons que trop tarder en ses lieux.

Sur ses paroles, Kyara effectua une nouvelle fois un demi tour et s'en alla d'un pas léger vers la sortie de la gare.
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Re: Dans la grande gare
Phoebe Monroe, le  Ven 5 Juil 2013 - 15:03

[Désolé l'inspiration est absente aujourd'hui T.T]

Kyara se leva alors, un sourire éclatant marquait son visage. Phoebe n'arrivait pas à y croire, il ne comprenait pas comment une simple élève pouvait être l'auteur d'un mouvement rebelle et alternatif. Il avait du mal à assimiler que cette fille qui l’écœurait au plus haut point puisse nourrir des idéaux de la plus haute importance. D'un geste rapide, il se pinça le bras et il fut surpris de ressentir de la douleur, tout cela était donc bien réel.

« Nous sommes l'Ordre du Phénix et ta vie va à présent changer Phoebe. Bienvenue parmi nous. Suis moi, tu as encore beaucoup de choses à apprendre et nous n'avons que trop tarder en ses lieux. »

L'Ordre du Phénix... C'était donc cela. Phoebe fut aveugle, pour lui l'Ordre du Phénix s'était éteint en même temps que la guerre des sorciers. Il ne pensait pas un seul instant que caché derrière de simples visages pouvaient se trouver des héritiers d'un espoir, d'une flamme qui brûle depuis des générations. Il se sentait chanceux mais n'ignorait pas le poids qui pesait désormais sur ses épaules, comme l'a dit Kyara sa vie va à présent changer, mais elle a déjà changé beaucoup trop et le jeune homme sait que la jeune fille ne le connais pas si bien que ça... Pourtant, bien qu'il avait remarqué que son ancienne élève s'était adressée à lui en oubliant les formules de politesse telles que le vouvoiement mais il fut plus surpris de se rendre compte que lui aussi les avait mises à la trappe quelques secondes plus tôt. Il se leva, enveloppé d'un voile de mystère, pour suivre Kyara avant de reprendre la parole :

« Kyara... Je dois te dire la vérité. Si j'ai dû quitter mon poste de professeur c'est simplement parce... Parce que je suis un Loup-Garou... Tu comprends ? »

Il avait enfin révélé la vérité, Kyara est la première personne à être mise au courant, mis à part ses parents. Qu'il était dur de révéler une vérité que l'on n'assume pas. Pouvait-elle comprendre la souffrance que c'est ? Pouvait-elle savoir que du jour au lendemain on puisse se sentir étranger dans son corps, que par des moments de faiblesse l'envie nous prend de planter nos crocs dans de la chair humaine, ignorait-elle qu'à son réveil Phoebe eut envie de mettre fin à ses jours ?

« Donc... Qu'as-tu d'autres à m'apprendre ? »
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Re: Dans la grande gare
Tarjaha Ernesta, le  Ven 9 Aoû 2013 - 20:47

Infos du Rp:
 

Un appel qui change une vie:


L'annonce des vacances avait déclenché une vague d'activité sur Poudlard et ces environs. Tout les élèves avaient avertis leurs familles, réfléchissant entre rester et partir. Les hiboux avaient donc été plus nombreux, et les devoirs aussi. Les professeurs avait prévus les vacances, eux aussi. Peu d'élèves restaient à Poudlard. Les habitués, seulement. Tarjaha, elle avait l'habitude de rester au château, pendant les vacances. Mais cette fois là, elle avait décider de partir à Londres, seule, pour des... vacances. Et des recherches, aussi.

Quand la cloche sonna encore, pour la dernière fois avant deux semaines,  tout les étudiants en sorcellerie se précipitèrent dans les dortoirs pour boucler définitivement leurs valises, avant de redescendre dans le hall, attendant impatiemment le garde-chasse qui les conduiraient à la gare. Il ne pleuvait plus, mais le sol était encore boueux, tâchant le bas des valises et les chaussures. Les plus doués des élèves faisaient léviter leurs bagages. La brunette de chez les gryffons faisait parti de ses élèves, et son sac voletait au dessus d'elle, et elle même marchait sur une petite plateforme qu'elle avait crée, légèrement en lévitation. Elle fût ravie de monter dans le train. Elle s'assit seule, car bien qu'elle se fût fait des amis, ce début d'année, elle avait besoin de solitude.
Le Poudlard Express arriva à la gare de Londres au petit matin. Les parents attendaient tous impatiemment leurs tendres chérubins, heureux de les revoirs. Tarjaha pasa devant les familles de nouveau réunies, lasse. Elle trainait sa valise, et par la voie neuf trois quart, passa sur la partie moldue de la gare. Elle s'assit contre un mur, et attendit que tout ce vide. Ce fût un contrôleur qui la chassa.

- Quesque tu fou là, toi?! Allez, dégage, la gare, elle ferme! lui cracha t'il.

Il était imposant. Il possédait un visage grossier qui exaspera la belle brunette. Il avait un nez en patate, une mâchoire bien trop carrée, des yeux plissés, froid, vide de toute expression. Un badge avec écrit: VIGILE pour refroidir les résistants sur sa chemise sale. Tarjaha pesta et parti dans les toilettes où elle s'enferma. Personne ne la verrait. Enfin, toutes les lumières s'éteignirent, et la Gryffone compris qu'il ne restait plus dans la gare que son ami le vigile et elle. Elle sorti sa baguette en or, et murmura: Lumos!.  Une douce lueur bleue s'échappa de l'extrémité de sa baguette magique. Tarjaha dévérouilla la porte des toilettes et sortie en silence.

La gare était vide. Les pas éloignés,du garde résonnait. Pour qu'il soit ne vue, elle avait environs 20 minute. Le vigile devrait finir ce côté du quai, faire l'autre puis revenir de son côté. Elle serait donc plutôt tranquille. Elle s'approcha d'une cabine moldue à l'Anglaise. Elle inséra une pièce, et composa le numéro de l'être qui lui fallait contacter. Sa seule chance. Sa dernière chance. Elle attrapa de ses doigts fins et manuquré le combiné. Elle entendit que son interlocuteur décrochait. Elle chuchota, quelque peu émue.

-Allô, papa?

Sa voix dérailla quelque peu à la fin, mais elle avait gérer. Car pour la première fois depuis six ans, elle venait d'adresser la parole à son paternel. À sa dernière chance.
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Re: Dans la grande gare
Personnage, le  Sam 10 Aoû 2013 - 22:32

Il faisait sombre, la nuit tombait, tandis que la lune montait et éclairait le ciel et les étoiles. Il n’était pourtant pas si tard, mais le bruit semblait décliner à son oreille. Seuls ses pas résonnaient, parfois étouffés selon sur quoi il marchait. Il était dans la rue… Vêtu d’un grand manteau sombre lui tombant près des pieds et lui serrant la taille, il regardait simplement. Les murs. Les immeubles. Les rues. Les gens… Les rares encore dehors dans ce quartier.

Parfois il glissait la main dans sa poche et serrait sa baguette. Puis il la lâchait… Il essayait parfois de contrôler ses pulsions. Ce soir il n’avait pas envie d’être emporté. Il avait envie d’être conscient de ses actes. De réfléchir avant d’agir. On laissait moins de traces quand tout était pensé.

Et puis contre sa peau, il sentit vibrer. Et une musique débile, un bip effarant, déchira le calme. Il portait cet objet moldu sur lui. Il n’aimait pas… Pourtant il le gardait, juste au cas où. Et puis c’était un bon moyen de communication. Lors d’une grand intervention, on pouvait au moins se joindre autrement qu’en se touchant le bras… Et c’était moins douloureux. Cela dit c’était toujours aussi agaçant.

Il prit le boitier dans sa main et le regarda étrangement, comme à chaque fois. Il répugnait à porter la chose à son oreille parce qu’il s’agissait d’une technologie qu’il ne pouvait pas maîtriser. Il remarqua aussi que le numéro lui était inconnu… Mais pas masqué. Ca le fit rire. Parce que chaque mangemort appelait en masqué dès qu’ils portaient leur cagoule. Ce n’en était pas un. Il dérocha.

-Allô, papa?

Cette voix. Il serra les dents. Même si de longues années s’étaient écoulées, il pouvait reconnaître la voix. D’autant qu’il n’y avait que deux filles potentiellement capables de l’appeler comme ça.

- Je t’ai déjà dit de pas m’appeler papa. Qu’est-ce que tu me veux ?
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Re: Dans la grande gare
Tarjaha Ernesta, le  Dim 11 Aoû 2013 - 1:24

Le combiné rouge écarlate dans les mains, les docs martens tout aussi rouge titillant le sol avec nervosité, tout montrait à quel point notre colérique gryffone était anxieuse. D'un doigt habile, elle enroulait et relâchait une fine mèche de ses cheveux bruns. Son corset noir serrer à fond, elle jouait avec un lacet de son autre main. Elle attendait simplement que son Mangemort de père décroche ce fichu téléphone. Enfin, les BIP BIP de l'attente s'achevère, et une voix tout aussi froide et rocailleuse qu'avant siffla à ses tympans:

-Je t'ai déjà dit de pas m'appeler papa. Qu'est-ce que tu me veux?

Elle haïssait toujours autant la voix, ou plutôt l'être qui lui parlait. Ce fichu père qui avait tant de fois voulu la détruire. Il l'a détestait toujours autant. Elle répondit donc d'un ton narquois, provocateur:

-Alors, con****, j'ai vraiment besoin de ton aide.

Elle s'arrêta et souffla un bon coup. Ce moment, il lui fallait le formuler de la bonne manière. Elle en avait tant rêver! Elle ne pouvait pas se permettre de tout gâcher! En serrant son point dans sa poche, elle regarda les rails de la gare de King's Cross. Le contrôleur était encore loin. Elle se mordilla la lèvre, puis déclara fermement.

- Comment on se débarasse de cette fichue malédiction? Je sais que tu sais comment! Alors dis le moi!

Le souffle court, Tarjaha se demanda si sa formulation était la bonne. Mais c'était fait. Alors, ainsi va la vie. Elle allait être fixée.
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Re: Dans la grande gare
Personnage, le  Dim 11 Aoû 2013 - 11:20

-Alors, con****, j'ai vraiment besoin de ton aide.

Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur en découvrant le nouveau nom dont elle l’avait doté. Au moins ce n’était pas « papa ». Et elle avait le mérite de ne pas manquer de zèle. Ca le fit froncer les sourcils. Peut-être était-elle un peu plus sa fille qu’il ne le pensait. Une pointe de culot, un zeste d’humour… Ainsi, cette demoiselle était davantage sa fille lorsqu’elle se passait de l’artifice du nom… Quelle étrangeté ! Cela dit il ne prit pas la peine de répondre. Le simple fait de ne pas avoir raccroché lui semblait être une invitation à continuer.

- Comment on se débarasse de cette fichue malédiction? Je sais que tu sais comment! Alors dis le moi!

Son sourire devait même s’entendre au bout du téléphone tant il était grand. Il s’était arrêté de marcher et avait fait le choix de s’adosser à un mur. Une main dans la poche, il caressait doucement sa baguette et savourait les quelques minutes où il détenait la clé… Lui seul semblait avoir la réponse étant donné la nuance de désespoir qui semblait pointer dans sa voix. Ou serait-ce du stress ? Avait-elle si peur de lui ? Bien, c’est qu’il avait bien joué son rôle alors… A n’aimer que le frère de la petite, il avait bien réussi à lui montrer qu’elle n’était rien. S’il voulait la briser, la broyer entre ses doigts, il le pouvait. A l’époque il pouvait oui… Jusqu’au duel. Un coup de chance elle avait eu. Mais il ne se le pardonnait pas.

- Pourquoi te débarrasser de ce qui fait partie de toi ? Cette malédiction c’est toi. C’est moi. C’est nous… C’est comme ça et c’est tout.

Il souriait de plus belle et riait même au combiné… Il voulait la retenir un peu, juste histoire de la faire patienter. De voir comment elle réagirait sans obtenir la réponse qu’elle souhaitait. Et s’il arrivait à déclencher ses sautes d’humeur rien qu’avec un combiné entre les mains ? Oh ce que ce serait drôle ! De tout entendre et de ne rien faire pour l’empêcher de continuer. S’il parvenait à faire cela, peut-être reviendrait-il sur sa manière de la considérer. L’idée faisait un peu de chemin de son esprit, et il décida qu’il était temps de poursuivre.

- Quoi qu’il en soit elle est en toi, mais tu ne peux te débarrasser de ce que tu ne connais pas. Laisse-la prendre le dessus. Tu la sens non ? Elle coule dans tes veines, fait battre ton cœur un peu plus fort chaque fois. Laisse-la ressortir, et tu deviendras toi-même… Puis, tu pourras décider de la laisser filer, au risque de ne plus être qu’une moitié de toi-même…

Il n’était pas certain qu’elle comprenne tout ce qu’il lui disait. Après tout elle n’était pas très dégourdie avant et il n’était pas certain que ça ait changé. Par conséquent elle aurait encore d’autres questions à lui poser, sans aucun doute. Alors il les attendait, sans oublier de jeter un coup d’œil dans la ruelle déserte et pratiquement entièrement noire à présent.
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Re: Dans la grande gare
Tarjaha Ernesta, le  Mar 13 Aoû 2013 - 13:18

Attendre la réponse d'un père qu'elle n'avait jamais aimé n'étais pas facile. Savoir que son futur répondais sur sa réponse... Que tous les mots à venir rythmerons son futur... Tarjaha crissa des dents. Non... Pas à lui! Leur haine, celle qu'il partageais, était bien trop présente pour confier une si grande mission à son "Père". Et pourtant, elle n'avais pas le choix. Car seul cet homme, malgré ses défauts bien plus nombreux que ses qualités, lui permettrait peut être de ce débarasser de sa Malédiction. Son Cauchemar.

- Pourquoi te débarrasser de ce qui fait partie de toi ? Cette malédiction c’est toi. C’est moi. C’est nous… C’est comme ça et c’est tout.

Tarjaha le sentait jubiler à l'autre bout du combiné. Elle ne comprenais pas vraiment pourquoi, mais son père était ravi. Elle serra les points, attendant la suite, car elle savait que son fichu paternel ne s'arrêterais pas en plein chemin, comme ça. Elle avait raison car ensuite, il ajouta:

- Quoi qu’il en soit elle est en toi, mais tu ne peux te débarrasser de ce que tu ne connais pas. Laisse-la prendre le dessus. Tu la sens non ? Elle coule dans tes veines, fait battre ton cœur un peu plus fort chaque fois. Laisse-la ressortir, et tu deviendras toi-même… Puis, tu pourras décider de la laisser filer, au risque de ne plus être qu’une moitié de toi-même…

Alors c'étais ça? Tarjaha fronça les sourcils et se mordit la lèvre, encore. Ainsi, d'après ce qu'elle avait compris, il lui fallait éclater une bonne fois pour toute. Mais ce serais la quatrième fois. Elle ne pouvait pas! Elle aurait déjà été débarrassée... A moins qu'il ne faille qu'elle ne se contrôle pas...

-Tu entend par là qu'il me faudrait exploser une fois encore? Est-ce une blague de mauvais goût, Williams?

Elle se mettait peu à peu en colère, et elle essaya tant bien que mal de ce calmer.. Arrrgh, c'était dûr!
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Re: Dans la grande gare
Personnage, le  Lun 19 Aoû 2013 - 0:06

Will attendait la réaction de la petite, et il avait bien raison… Car cela valait le coup. Comment réagirait-elle à ce qu’il disait ? Serait-elle heureuse de savoir qu’elle pouvait se laisser aller ? Se sentirait-elle outrée par ses propos ? Quoi qu’il en soit, elle ne pourrait pas faire autrement. Si elle l’appelait, c’est qu’il devait être sa dernière solution. Et dans ce cas, il serait très amusant de jouer un peu avec elle, et de la faire aller jusqu'au bout. Ne comprenait-elle pas que la seule solution qu’il avait trouvée pour se débarrasser d’elle était de s’accepter tel qu’il était ? Car même si la malédiction n’était plus maîtresse de lui, elle le façonnait et le faisait devenir tel qu’il était.

-Tu entend par là qu'il me faudrait exploser une fois encore? Est-ce une blague de mauvais goût, Williams?

J’aimais pas qu’elle dise mon prénom, alors je frissonnais, mais je ne pouvais pas m’empêcher de sourire. « Une fois encore » ? Voilà qui laissait présager de jolies choses… Combien de fois avait-elle tout lâché ? Il ne restait plus grand-chose avant le point de non-retour… Elle y prendrait bientôt goût D’ailleurs si elle l’appelait c’était sans doute pour se donner bonne conscience. Jamais elle n’aurait de réponse claire et précise de sa part, elle devait bien s’en douter. Alors elle finirait par devenir celle qu’elle devait être.

- On n’échappe pas à son destin, ma fille.

Et hop un petit test supplémentaire… Peut-être pour la mettre davantage en colère ? Si je n’aimais pas qu’elle m’appelle « papa », je pensais bien que cette appellation ne lui plairait pas beaucoup non plus. Elle devait bien se douter de mes activités et ne serait donc pas très heureuse de se voir rattachée à moi. Et alors ? Si ça pouvait l’énerver davantage…

- Combien de fois as-tu lâché tout ? Ne te sens-tu pas pleinement vivante lorsqu’enfin c’est le cas ? Lorsqu’il n’y a plus ni limite à tes pouvoirs, ni barrière à tes envies… Lorsque tu es libre d’être toi-même !

A la fin de cette phrase j’entendais un bip qui me fit froncer les sourcils. Ma batterie baissait lentement et il fallait que je trouve un endroit où me brancher, ou nous risquions d’être coupés. Et pour la première fois de ma vie, je n’avais pas envie d’être coupé de ma fille.
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Re: Dans la grande gare
Tarjaha Ernesta, le  Mar 20 Aoû 2013 - 16:11

Je reniflais. Qu'est-ce qu'il pouvait me dégoûter! J'avais hâte de quitter Poudlard et lui régler son compte. Mon père, ou l'être que je hais le plus. Il avait faillis me séparer de... Enfin bref. Je jetais un regard pour surveiller le garde. Il me demandait combien de fois j'avais éclater. Ah... Et je comptais. 5 fois. 5 fois de trop.

-Tu me dégoûte, Williams. Et je ne suis plus ta fille. Je ne suis la fille de personne.

Je  contemple le combiné. Pourquoi avait il fallut que je tombe sur ce genre de famille? Comment pouvais je protéger ma sœur, si fragile?! Je me rappelais ses cheveux blonds platine, comme ma mère. J'avais les cheveux sombre de mon père. Je lui ressemblais beaucoup. Physiquement uniquement.

-Combien de fois as-tu lâché tout ? Ne te sens-tu pas pleinement vivante lorsqu’enfin c’est le cas ? Lorsqu’il n’y a plus ni limite à tes pouvoirs, ni barrière à tes envies… Lorsque tu es libre d’être toi-même ! dit-il de sa voix à gerber.

Me sentir vivante quand je tut les autres? Nan, je crois pas, nan. Ce mec est vraiment complètement dégueulasse. Un malade avide de sang. Comme moi à dix ans. Je grogne. Et si finalement je devenais comme lui? A zigzaguer dans les rues pour recueillir des informations, à échapper à l' Azkaban. Et dire que ma mère l'aimait encore! Pourtant elle est consciente qu'il se tape les putains qu'il croise coup sur coup! Elle est si... Pauvre femme.

-Faut-il que je te rappelle le léger avantage que j'ai sur toi, Will? Tu sais, l'avantage Jill's?! A me=ais je me rappelle, Camilla à toujours refuser de t'en parler, hein!


Quel coup de bluff magistral! Je n'ai absolument jamais essayer l'avantage Jill's. La manipulation des poupées vaudou. Mais je pourrais m'y mettre. Pour l'instant, c'est pas dans mes plans, mais ça devrait suffire à l'effrayer. Car même si maman ne lui en a pas parler en détail, il connait à peu près la teneur. Les Jill's s'en serve pour faire le bien. Mais il me connais. je reste une Ernesta. Je suis absolument prête à tous pour ce dont j'ai envie...
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Re: Dans la grande gare
Personnage, le  Dim 25 Aoû 2013 - 11:53

J’avais repris la marche, au risque de me retrouver entièrement coupé. Je devais brancher ce machin et je n’avais pas de prise depuis la rue. Normal me direz-vous. Personne n’était assez inconscient pour laisser une prise à la vue sur un mur, la pluie y pénétrerait et ce serait la perte assurée sur système électrique. Et puis à cette heure, aucun commerce n’était encore ouvert. A part peut-être les boîtes de nuit. Je n’allais tout de même pas entrer dans ce genre d’endroit infâme. Je ne savais pas sur qui je pouvais tomber et il était hors de question que je prenne le risque de me frotter à la foule. Pendant ce temps là, la pipelette parlait toujours au combiné.

-Tu me dégoûte, Williams. Et je ne suis plus ta fille. Je ne suis la fille de personne.

Super, au moins elle avait intégré ça. Même si en l’occurrence, sa position risquait d’être revue si elle prenait le même chemin que lui. Peut-être devrait-il l’éduquer lui-même pour lui apprendre comment gérer un peu ses pulsions ? Hum… Bonne idée. Elle ne comprenait pas qu’on ne se débarrassait pas de cette malédiction, qu’il fallait la laisser grandir et s’épanouir en soi pour ensuite pouvoir se contrôler. La retirer serait se tuer. Se maîtriser en revanche s’acquérait en grandissant, et l’on profitait davantage de la force que celle-ci nous offrait…

-Faut-il que je te rappelle le léger avantage que j'ai sur toi, Will? Tu sais, l'avantage Jill's?! A me=ais je me rappelle, Camilla à toujours refuser de t'en parler, hein!

Gloups. Il déglutit bruyamment. Il n’avait jamais trop approfondi le sujet. Il ne l’avait pas voulu. C’était un peu trop farfelu pour lui, même si cette révélation était extrêmement paradoxale le concernant. Il fronça les sourcils, se força à s’arrêter de marcher et articula difficilement les mots qui lui venaient à l’esprit :

- Toi aussi tu fais ça ?

Un nouveau bip retentit à son oreille et il regarda son téléphone. Aucun message. Juste une batterie se dégradant.

- Le téléphone va bientôt couper chérie. Ne serait-ce pas mieux de se voir pour discuter ?
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