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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Le Parc
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Les Serres
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Peter McKinnon
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Re: Les Serres

Message par : Peter McKinnon, Lun 7 Nov 2016 - 15:12


La petite se releva et se retourna pour faire face à son préfet. Peter ne la reconnu pas vraiment. Il n'avait pas vraiment de contact avec les serpentards autres que ceux de son âge et s'il devait retenir la tête de toutes les personnes dont il était en charge en tant que préfet ...

- Pitié, ne dit rien à mon père !

*Comme si c'était ton genre ...*

Peter devait encore se trouver devant une de ces gosses de bonne famille qui frémissaient de peur à chaque fois que l'on ne faisait qu'entre-murmurer le nom de leurs parents. Il fallait croire que naitre dans l’opulence cela générait la peur que l'on leur coupe les vivres du jour au lendemain. Le jeune préfet roula des yeux. Que voulait-elle qu'il dise à son père, qui était, du reste, un inconnu pour lui ?

- Pour lui dire quoi ? Que je répare des pots de fleur ?

Il eut alors un petit sourire amusé. Il fallait qu'elle se détende cette petite. Il ne pouvait rien lui arriver dans un serre vide. Et puis elle devait sécher ses larmes. Quoique Peter avait toujours trouvé les femmes tristes magnifiques. Réalisant soudain que ce n'était probablement pas le fait de casser des pots de fleurs qui la mettait dans cet état, il décroisa les bras et adopta un ton plus courtois :

- Euh ... Tu vas bien ?

*Oh ... Par la barbe de Merlin, mais qu'on enferme cet idiot ...*

Peter se mordit la lèvre immédiatement, il venait de comprendre que, définitivement, il faisait partie des gens les plus bourrins qu'il connaissait ...
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Ellana Lyan
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Re: Les Serres

Message par : Ellana Lyan, Mer 9 Nov 2016 - 14:19


Je regrette directement mes paroles. Je dois vraiment être stupide de m'abaisser à la supplication. Stupide, imbécile, faible… La liste s'allonge tendis que la culpabilité me ronge. N'est-ce pas une torture de craindre la peur ? De détester sa capacité à haïr ? Je ne suis pas la gentille fille, je suis la méchante. Cruelle, malveillante… Brisée. Qu'ais, je fais pour mériter ce sort ? Le poison qui coule en moi est-il trop profondément ancré dans mes veines pour que je n'arrive à l'en sortir ?

- Pour lui dire quoi ? Que je répare des pots de fleurs ?

Je relève la tête vers lui est parviens à soutenir son regard. Ais, je dis soutenir ? Mes yeux se plongent dans son regard bleu-vert. Je suis happé sans pouvoir opposé la moindre résistance. Sans même essayer. Mon cœur se met à battre un peu trop rapidement à mon goût et je finis par détourner à nouveau la tête.

Peter me sourit. M'avait on déjà sourit ? Je ne mérite pas les sourires. Je ne suis même pas capable d'en offrir. Je crois n'avoir jamais souris… Cela me désole profondément. Qui suis je, pour ne pas savoir montrer ne serais ce qu'un bout de joie ? Un robot, une machine, un cœur de glace… ?

- Euh ... Tu vas bien ?

Le ton de mon préfet est plus chaleureux. Il a décroisé les bras et semble légèrement inquiet. La phrase manque de finesse. Elle est idiote, inutile puis ce que les larmes brillent dans mes yeux. Il voit bien, il sait… Il demande quand même. Trois mots stupides, trois mots gauches… Trois mots qui filent vers mon cœur telles des flèches d'argents et se figent en moi sans que je n'aie pu les éviter.

Tu vas bien ? Je doute avoir déjà entendu ses mots prononcés rien que pour moi. Je me sens bizarre. Comment quelque chose d'aussi simple peut-il me bousculer à se point. Ma première réaction serait de répondre par l'affirmatif d'un ton sec et peu aimable. Mais, en ce moment, je ne veux pas mentir. Je ne sais pas si c'est à cause de lui, de moi, de mon père ou de ses mots, mais je ne supporterais pas de répondre d'un bref « ça va... ». Je respire et je me jette à l'eau.

-Je… Non, je…

Les mots me manquent, une larme roule sur ma joue. De désespoir, de fureurs et surtout de tristesse. Par ce que je n'arrive pas, je n'arrive plus à m'exprimer à dire ce que je veux, pense, souhaite. J'enrage d'être si impuissante en cet instant. Mes mains tremblent, la feuille que je tenais serrée contre ma poitrine glisse de mes mains et tombe à mes pieds. Quelle maladroite, je suis !

Le feu me monte aux joues. Je suis embarrassée au plus haut point par mon attitude si fragile et peu habile. Je me penche pour ramasser ma lettre, mais surtout pour cacher mes pommettes rouges vives. J'ai peur, mais au moins mon préfet n'a plus la mine et le regard sévères. Il ne semble même pas vouloir me sanctionner…
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Peter McKinnon
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Re: Les Serres

Message par : Peter McKinnon, Jeu 10 Nov 2016 - 13:52


*Enfin mais regarde dans quel état elle est !*

Effectivement, la jeune élève avait l'air totalement déboussolé. Les yeux rouge, elle semblait avoir pleuré et semblait toujours au bord des larmes. Il commençait tout doucement à se rendre compte que l'approche qu'il avait empruntée était loin d'être la bonne pour une personne dans cette situation émotionnelle.

- Je … Non, je …

Elle ne prenait même pas la peine, comme la plupart des gens d'esquiver ses problèmes en présence d'un inconnu, de dire banalement que tout allait bien. Peter commençait à se sentir de plus en plus mal à l'aise. Il ne savait vraiment pas quoi faire de cette fille.

*Par pitié qu'elle ne se remette pas à pleurer, tu nous ferais une nouvelle bourde ...*

La jeune serpentard se remit à pleurer et Peter se retrouva au pied du mur. Il ne pouvait plus rester là, les bras ballant, raide comme un piquet à la regarder vider ses glandes lacrymales. La jeune fille se pencha pour ramasser un bout de papier que Peter remarqua pour la première fois. Il en profita pour ranger sa baguette. Il s'approcha d'elle et s'agenouilla pour être à sa hauteur. Il plaça sa main gauche sur son épaule et lui demanda :

- Je peux faire quelque chose pour toi ?

*Ah ben toi qui voulait faire un préfet exemplaire et détaché, c'est raté. On abandonne toujours ses belles idées quand il y a une jolie fille dans l'histoire ...*
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Re: Les Serres

Message par : Ellana Lyan, Jeu 10 Nov 2016 - 17:35


Peter s'approcha et s’accroupit pour se retrouver à ma hauteur. Sa main se posa délicatement sur mon épaule et mon cœur se remet à battre la chamade. Ses doigts, son chaud et j'arrête instantanément de trembler. Je lève doucement mon visage vers le siens.

- Je peux faire quelque chose pour toi ?

Encore une fois ma réponse aurait dû ressembler à un « non, ne t'inquiète pas » et encore une fois, elle fut différente de ce que j'aurais répondu à toute autre personne dans une situation différente. Il me paraît sincère, mais je me demande si ça phrase ne sont pas les simples mots de base que l'on offre à quelqu'un en train de pleurer.

Je n'ose pas imaginer le portrait de moi que je dois donner à mon préfet. Yeux rouges, cheveux emmêlés,… Je bats des cils pour chasser les dernières larmes de mes yeux. Je m'interdis de m'abandonner à nouveau à ce genre de faiblesse, j'ai toujours trouvé que pleurer était inutile. Que doit-il penser de moi ?

Je ne suis tellement pas moi-même en ce moment. Je me demande s'il me reconnaîtra une fois sortie de cet endroit. Je me concentre sur les mots qu'il vient de prononcer et surtout sur la réponse que je dois lui formulé. Peut-il faire quelque chose pour moi ? Dans les faits, j'aurais surtout besoin d'aide en botanique… Mais en réalité…

-Tu veux vraiment m'aider ?

La question à fusée naturelle s'en que j'ai eu le temps d'y réfléchir. Bien sûr, je connaissais déjà la réponse, mais il me plaît de savoir mes arrières assurés. Je dois quand même trouver ce dont j'ai besoin, par ce que je veux… J'ai besoin de lui dire. Un inconnu, le seul qui a eu un semblant de gentillesse pour moi depuis bien des années. Soudain, je comprends, je sais de quoi j'ai réellement besoin.

Je ne peux pas lui dire, même avec la meilleure volonté du monde, j'en serais incapable. Alors je le regarde et laisse mes yeux lui transmettre le message que m'a dicté mon cœur. Je ne sais pas s'il discernera, je ne sais pas s'il sera d'accord. Je crois qu'au fond, je m'en fiche. Je prends sa main droite et la serre dans la mienne. J'ai besoin de quelqu'un, de quelque chose à quoi me raccrocher quand le monde tombe autour de moi.

Tu aimerais savoir ce que je veux ? Tu voudrais vraiment connaître la façon dont tu peux m'aider ? Prends-moi dans tes bras et mon bonheur reconquerra mon être. Serre-moi contre toi pour que je retrouve le sourire. Comprends ma tristesse et tu me rendras ma joie.

Je regrette d'avoir eu cette soudaine pensée. Il est mon préfet, je ne suis qu'une simple fille. Il essaye juste de se montrer aimable comme tout préfet se doit de l'être. Je ferme les yeux. Imbécile. Comment as-tu pu croire un instant que… Qu'il…
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Re: Les Serres

Message par : Peter McKinnon, Ven 11 Nov 2016 - 14:45


Une fois la question posée, Peter attendait la réponse fatidique, qu'il attendait en réalité sans l'attendre. Bien que sa question n'était pas tout à fait rhétorique, le jeune préfet de serpentard n'était pas tout à fait prêt à prendre tous les risques et prendre un temps interminable pour aider la jeune apprentie sorcière. Il y eu un long silence, assez pesant pendant lequel Peter commença réellement à se demander s'il n'aurait pas du se taire. Puis la jeune fille reprit :

- Tu veux vraiment m'aider ?

*Oh, par Merlin, elle fait durer le suspens ...*

Pour Peter, on commençait à approcher d'un point particulier, celui où il commençait réellement à se demander si la jeune fille n'allait pas lui proposer de plonger tête baissée en plein dans une association de malfaiteurs. Prudemment, en prenant bien soin de peser ses mots, il lui répondit alors :

- Euh ... Ben ... Oui, pourquoi pas ?
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Ellana Lyan
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Re: Les Serres

Message par : Ellana Lyan, Ven 11 Nov 2016 - 16:09


- Euh ... Ben ... Oui, pourquoi pas ?

Pourquoi pas ? Hum… Parce que tu me connais à peine, que tu as certainement beaucoup à faire en temps que préfet et puis comme étudiant. Parce que je ne sais même pas comment tu pourrais m'aider. Enfin si mais… Comment tu dire, comment tu faire comprendre l'enfer que je vis au quotidien.

Tu ne connais rien à ma vie, tu ne saurais pas m'aider autrement que tu es entrain de le faire. J'aimerais t'expliquer, je voudrais me confier. Pourtant je ne te connais même pas. Et toi, cet à peine si tu m'as déjà vue. Tu ignore tout jusqu’à mon prénom mais tu en sais sûrement plus sur moi que n'importe qui pour m'avoir vu dans un état de faiblesse que personne ne m'a jamais vu.

Je repenses soudain à ma lettre. Mon père. Il ne me le pardonnera jamais. Je tend le bout de papier vers Peter. Je doit être folle. Ma main tremble mais ma décision est prise.

-Tiens, lis la s'il te plaît. J'ignore si tu peux vraiment m'aider mais… Je dois partager ça avec quelqu'un…

Ma voie avait cesser de trembler et moi de douter. Mon ton était calme et plus serein que je ne l'ai jamais été. En donnant cette lettre à quelqu'un j'ai l’impression qu'un poids énorme se retire de mon cœur et vient me soulager. Je n'imaginais pas que ça me ferait cet effet là. Je n'ai plus peur Je suis juste… heureuse.

Peut importe ce qu'il dira, peut importe ce qu'il en pensera. J'avais juste besoin de partager. Et comble du bonus mon cher préfet va pouvoir connaître mon prénom sans avoir recoure à un embarrassant « En faite, comment tu t'appelles ? ». J'espère juste qu'il ne le prendra pas mal. Ça m’embête un peu de jouer les victimes mais je ne sais pas quoi faire d'autre.

Je me demande un instant si j'ai fait le bon choix, si je n'ai pas commis une énorme erreur. Il est trop tard pour reculer à présent. Je lâche sa main et pendant un instant l'ombre d'un sourire triste passe sur mes lèvres. Tout es presque surréaliste. Ellana en accès de faiblesse assise face à son préfet qui la tien par l'épaule. Lui tendant un des lettres de menaces de son père, le tout dans les serres de Poudlard. Plutôt pas mal. Pourtant la situation ne me choque pas plus que ça et je dois avouer qu'être ainsi face à Peter n'a rien de… Dérangeant.
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Re: Les Serres

Message par : Peter McKinnon, Dim 13 Nov 2016 - 12:55


- Tiens, lis la s'il te plaît. J'ignore si tu peux vraiment m'aider mais … Je dois partager ça avec quelqu'un …

Avec toute la chance qu'il avait Peter avait encore réussi à tomber sur une élève de serpentard avec des problèmes sentimentaux pas facile à gérer. Et c'était encore pour sa pomme ! En prenant la lettre dans ses mains, Peter ne put s'empêcher de se souvenir de la fois où, dans la Grande Salle, il avait du conseiller la jeune Niùt sur sa situation familiale, loin d'être facile.

*Eh ouais, mec, t'es la bonne poire, l'épaule sur laquelle elle pleurent toutes ! C'est peut-être pour ça que t'es pas capable d'en avoir une fixe ...*

Laissant de coté ces considérations bien personnelles, Peter passa à la lecture de la lettre. Il ne faisait plus attention à la jeune serpentard pour se concentrer intégralement sur le morceau de parchemin.

*Oh, tiens, elle s'appelle Ellana !*

Mais assez vite, ce type de constatation très prosaïque laissa place à de l'effarement dans la tête du jeune préfet. Il du se retenir pour ne pas écarquiller les yeux devant sa camarade de salle commune. Comment pouvait-on envoyer autant de menaces (limite d'insultes) à une jeune fille, encore apprentie sorcière ? Peter se demanda qui pouvait être l'auteur de la lettre et les liens avec Ellana avant d'arriver à la fin de la lettre : c'était son père.

A la fois perplexe et réellement peiné, Peter tendit le bout de papier à la jeune serpentard, lorsqu'il eut fini. Il ne savait vraiment pas quoi lui dire. Il avait envie de se redresser, de lisser son uniforme de préfet et d'annoncer qu'il n'avait pas le temps pour les problèmes personnels de tout un chacun, mais il en était incapable.

- Bon ... Euh ... Hum ... Ca te dit qu'on se boive un verre ?

*Oh non, qu'on l'achève tout de suite ...*
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Re: Les Serres

Message par : Ellana Lyan, Dim 13 Nov 2016 - 17:52


Peter pris la lettre que je lui tendais. Soulagement. J'avais peur un instant qu'il décline mon offre. Il lu concentré son visage s’horrifiant peu à peu. Je comprend tout à fait. Moi même n'ai je pas pleuré en lisant ces mots ? Je m'en veux soudain. Je ne veux pas qu'il se sente responsable de m'aider maintenant qu'il sait l'existence cauchemardesque dans laquelle je vis.

- Bon ... Euh ... Hum ... Ça te dit qu'on se boive un verre ?

Boire… Un verre ? Je rougis instantanément. Bien sur que ça me dit ! Le bonheur s'installe en moi avec une facilitée déconcertante. Mes yeux commence à briller de joie tendis qu'une bouffée d'espoir me prend à la gorge. L'espoir que les battement rapide de mon cœur quand il me parle ne soit pas vain. Calme toi idiote ce n'est qu'une simple invitation.

Sans que je n'ai pas les retenir mes lèvres s'étire en un magnifique sourire. Naturellement, mon premier vrai sourire depuis tant de temps. Tout sentiment de tristesse m'est enlevé et une douce félicité vient la remplacer.

-Avec plaisir !

Je croise son regarde et laisse tout mes sentiments positifs explosé en moi en provoquant une sensation merveilleuse de bien être. Tout me paraît plus beaux et rayon du soleil pourtant timide qui viennent éclairés la scène me semble doubler d’intensité. J'ai cessé d'essayer de calmer l'emballement de mon cœur dans ma poitrine et profite, plénitude.

Sais tu quel effet tu peux avoir sur moi ? Au point de me faire changer radicalement d'une simple phrase. De me rendre si heureuse. De calmer la haine et le serpent qui se terrent en moi. De me faire oublier en une poignée de secondes les terrible mot de mon père qui me hante tout les jours. Te rends tu comptes à quel point j'ai besoin de toi en ces instants ?

Tu as fait s'effacer pour un instant dont je savoure toutes les secondes les doutes et les peines que j'avais. Mes yeux pétillent, mon visage éclairé d'un grand sourire et mes joues rouges me rendent bien plus belle que je ne l'ai plus été depuis que j'ai cessé d'être heureuse. La beauté de la joie.

Si je n'était pas moi, je te sauterais au coup, je te dirais tout ce que je penses quitte à ce que cela ne soit pas réciproque. Mais, je me contente de te regarder. Béatitude.
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Peter McKinnon
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Re: Les Serres

Message par : Peter McKinnon, Mer 16 Nov 2016 - 11:30


Peter, ne sachant vraiment pas quelle position adopter suite à la lecture de la lettre, avait opté pour l'option lui laissant le plus de marge de manœuvre. Boire un verre était le meilleur choix qui s'offrait à lui. Comme il faudrait attendre au minimum le surlendemain, à savoir le samedi, pour sortir, il avait le temps de cogiter. Aussi, il l'emmènerait dans un bar, en terrain connu. Et, enfin, l'alcool l'aiderait à y voir plus clair dans cette famille spéciale ...

Le jeune préfet vit alors sa camarade vert et argent lui sourire et lui lâcher un :

- Avec plaisir !

*Je comprends même pas comment tu arrives encore à leur faire dire oui ...*

Ellana avait l'air réellement heureuse. Peter, lui, avait réussi à remettre à plus tard cet épineux problème. Peter consulta sa montre, seul héritage moldu visible sur lui, pour regarder quelle heure il était. Ses obligations de préfet le rappelaient alors qu'il avait à peine réussi à la faire sourire ... Enfin, ils allaient se revoir le lendemain.

- Bon, ce fut fort plaisant ! Mais il va falloir que j'y aille. J'ai une surveillance dans l'aile est dans 20 minutes ... On se voit dans deux jours à Pré-au-Lard ? C'est permission ! On dit 10h à l'entrée du village ?

Sans attendre la réponse, il ramassa son sac et embrassa Ellana sur la joue en lui frottant l'épaule comme pour lui signifier que tout allait bien se passer à présent. Puis, sans se retourner, il passa la porte des serres.
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Re: Les Serres

Message par : Azphel, Mar 10 Jan 2017 - 16:47


RP avec Azaël, Asclépius et Riri


Journée noire, sombre pensées, d'Azphel la tête tournée, vers du différent. Journée de me*de, amère. Pas dans le boulot où Azphel n'avait pas glandé grand chose, mais dans le suivi d'une piste sur sa famille qui s'était révélée infructueuse. Oui, il s'était dérobé à son travail, inventant une découverte au fond de la forêt alors qu'il en avait profité pour regagner Liverpool en douce. Il était revenu sur les coups de dix-huit heures et avait passé ses nerfs sur un oreiller qui n'avait pas résisté au douzième électrocorpus. Et des nerfs assouplis sur une bonne bouteille de whisky, estampillée JD, caresse âpre et bouillante qui lui avait redonné le sourire. Fallait dire qu'une bouteille enquillée en deux heures, ça en filait des sourires, des pensées légères et évaporées.

Il n'avait pas prévu de bouger de toute façon, alors il pouvait s'en mettre une bonne, que ça dérangerait personne.
Mais en fait si.
Sur les coups de vingt-et-une heures, il se leva subitement, décidé à aller marcher bancalement vers l'école, pour tester sa précaire stabilité et défier les lois de l'intelligence, aller voir s'il ne trouvait pas une connerie à faire dans un moment de débilité. Sans se rappeler du chemin qu'il avait parcouru, ni même s'il avait pensé à fermer la porte de sa cabane, il se retrouva devant les serres. Ça faisait seize ans qu'il n'y avait pas mis les pieds, ses pieds de vieille branche, dans les serres (...), alors, une compagne dans la main - une deuxième bouteille à l'étiquette noire JD - il poussa les portes de cet entrepôt de plantes en pot.

Y avait surement pas grand chose à faire ici, à part déraciner des plantes pour emme*der un professeur, shooter à coups de pieds dans des pots pour les casser ou, plus vraisemblable, vomir un peu partout s'il vidait dans son coin la bouteille qu'il tenait à la main. Appuyé contre une vitre, il inspira par à-coups, happant dans ses narines les odeurs des plantes entreposées là. Pas grand chose de consommable à-priori, mais il se prit rapidement d'intérêt pour un sapin qui était abandonné dans un coin, genre petit sapin de noël qui venait d'une des quatre maisons et qu'on avait décidé injustement de ne pas replanter. Il faisait la gueule ouai, le sapinou, même s'il devait être en bien meilleur état, plus frais, qu'Azphel ne l'était sur le moment. Le sorcier dévissa le bouchon de sa bouteille, et trinqua avec le sapin :

- À la tienne mon ami ! Aux chagrins de la vie. T'as été abandonné, mais je suis ton pote moi ce soir, le sapinou !

La soirée promettait d'être passionnante... Au moins, il y avait des compagnies plus épineuses que le sapin. Lui, ne lui volerait pas son whisky.
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Re: Les Serres

Message par : Asclépius Underlinden, Mar 10 Jan 2017 - 16:53



Dans le soir sans matin, abreuvé d’un demain parcouru : le boiteux, toga tenu, sans surplus. Cape d’école sur la tige de palpitations, perdu, perché, ailleurs. Il parle, sans s’adresser à quiconque. Il ne parle pour lui : il s’adresse peut-être aux sélénites : mais ces derniers ne l’écoutent pas. Il parle à la nuit, il parle au vent du soir. Il parle à l’herbe qu’il foule, et aux plantes qu’il voit. Il parle aux pas qu’il fait : l’un après l’autre. Le gauche, puis le droit boiteux. Il parle à son cœur, il parle à ses sentiments. Il parle aux vagues traîtresses de son âme. Il parle aux passants, il parle au maintenant. Il parle à la fiole de poudre, qu’il tient dans sa manche. Il parle au chemin qu’il parcourt, aux détours de son séjour, à l’Autre sur son chemin.

« - Ma seule étoile est morte,
Et mon luth constellé…



Firmament,
Dans le fir-manant…

Fi, Maman !
J’ai bien trop de mal à t’aimer.



Je suis un Emanglon.

Je suis une chenille.

Je suis un ver, et j’aimerais une pomme.
»


Dans la garderie des plantes en pot,
Ça sent le sapin.
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Re: Les Serres

Message par : Azaël Peverell, Mer 11 Jan 2017 - 10:33


T'as fui, encore. Le château, les gens, le dortoir. Déjà, il est trop tôt pour dormir. Et puis tu sais très bien que ça ne sert à rien d'essayer, que t'es pas prêt d'y arriver. A quoi ça mène, de rester allongé, les yeux fermés et l'esprit grand ouvert, en activité ? T'as pas besoin de ce genre de temps pour réfléchir. Pour prendre conscience. T'es as assez. Tu sais ce que tu fais, tu sais ce qu'il se passe. Alors que les regrets et la culpabilité te foutent la paix un peu. Qu'ils aillent voir ailleurs, il y a tellement d'autres gens dont ils pourraient s'occuper... Simplement te laisser une pause. Juste une fois. Mais non, ça ne marche pas comme ça. Alors tu t'en vas, pour les laisser derrière toi.

Tu marches dans les couloirs. Longs couloirs. Interminables. Étouffants. Tu dois sortir de là. Le couvre-feu, tu t'en moques. Ce n'est pas la première fois que tu ne le respectes pas. Tu commences à avoir l'habitude, à savoir où passer pour ne pas se faire repérer. Pour ne pas attirer l'attention. Quand t'as besoin d'air frais, tu sais te transformer en ombre. Glisser le long des murs silencieusement. Te faire oublier. Comme si tu n'avais jamais réellement existé. Le plus beau là-dedans étant sûrement que si ça tu disparaissais réellement, personne ne s'en rendrait compte. A part peut-être Nya. Mais tu ne doutes pas qu'elle trouverait facilement quelqu'un d'autre. Tu ne doutes pas d'elle. Simplement, tu ne la mérites pas, et tu le sais.

Tes pas te mènent dehors, dans le parc. Tu t'y promènes quelques temps, sans but réel. Juste pour t'aérer la tête. Pour te focaliser sur autre chose que tes pensées. Genre les étoiles. Tu peux les voir au-dessus de ta tête. Tes amies qui brillent. Qui n'essaies pas de t'éblouir, mais simplement de t'éclairer. Il n'y a pas de jugement dans le ciel. Il n'y a pas de jugement dans la nature. Il n'y a du jugement que dans le coeur des hommes, toi le premier. Et ça te donne envie de gerber. Tu les méprises autant qu'eux te méprisent. C'est un foutu cercle vicieux dont t'es incapable de te sortir. Tu continues de marcher, un peu. Mais tu commences à avoir froid. Et t'as pas envie de rentrer.

Alors tu te diriges vers les serres, tranquillement. Tu te laisses tomber derrière une rangée de plantes dont tu ignores à peu près tout. Il pourrait très bien y en avoir une qui décide de t'étrangler avec ses feuilles ou de te balancer un quelconque gaz toxique à la tronche que tu ne pourrais même pas réagir. Mais tu t'en tapes. C'est pas important. Tu restes là, planqué derrière les plantes, à attendre. Simplement attendre ailleurs que dans ton lit. Tu pensais laisser les ombres derrière toi, mais elles te suivent. Tu pousses un profond soupir. Et t'entends du bruit. Tu te figes, pour voir le nouveau garde-chasse entrer, bouteille à la main, pour commencer à parler à un sapin.

Tu esquisses un sourire. Le type a l'air déjà bien imbibé. T'hésites à le rejoindre. Soit il va t'engueuler et te forcer à rentrer, soit il va te laisser, et peut être même partager le précieux liquide ambré. Même pas le temps de trouver une réponse qu'un autre énergumène fait son entrée. Toujours ce type perché. T'as l'impression de le croiser de plus en plus souvent celui-là. Non pas que ça te dérange, tu l'apprécies presque. C'est juste que tu ne comprends jamais ce qu'il raconte. Il est trop loin pour toi. Mais il reste sympa, si tu t'attardes pas sur la communication verbale avec lui.

Tu finis donc par te relever. Pour te montrer. Aux deux autres acteurs de la scène. L'un bourré, l'autre perché. Faudrait vraiment qu'il y en ait un qui partage. Histoire de faire une petite soirée improvisée. Entre gens un peu décalés. Tu lances un regard au garde-chasse.

- Si tu partages le whisky, j'veux bien être copain avec toi et l'sapin.
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Riri Vacuitas
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Re: Les Serres

Message par : Riri Vacuitas, Jeu 12 Jan 2017 - 18:23


Le préfet parfait que je suis fait quelques pas dehors puisque ce soir je suis défait de tout méfait mais pas au point d'être refait puisque je suis un éternel insatisfait. Alors voilà, je me déplace et rien ne m'agace quand je suis seul. Je fini même par apprécier le tilleul. La lune non pleine me rappelle que l'on a tous des lacunes. Plus j'avance et plus je m'approche d'un lieu de décadence. Le destin à voulut que je suive ce chemin pour tomber sur trois galériens dans une serres, ils ont l'air bien et l'un est plus proche du cimetière. La lumière nocturne tape contre les vitres, éclairant les vivant présent en cet instant, hors du temps ? Mon regard vert les regardes de travers, l'un à une bouteille, l'autre en veut un verre puis le derniers est un vert que je connais. Asclépius une fois de plus. Je suis préfet alors je devrais agir mais je ne suis pas sur de pouvoir sévir en présence d'un adulte. Je ne sais pas à quoi sert la bouteille qu'il tiens, l'abeille semble vouloir butiner un peu de son eau occulte. Je les connais tous au moins de vue. Mais comme une fois n'est pas coutume je laisse ma main prendre ma baguette avant qu'ils ne m'enfument. On ne sait jamais, simple précaution de sécurité. Action pleine de banalité. Il ne serait pas sage de les laisser seul dans ce lieux à le dégrader en toute impunité comme des dieux alors qu'ils ne sont que pieux. Je devrais les empêcher mais avant de les arrêter faut que j'en sache un peux plus. Peut-être sont-ils là pour une bonne raison, peut-être font-ils déjà une punition donné par … un sapin, me voilà sur un drôle de terrain. Droit comme un i baguette pour dissuader un conflit. Je regarde alors Asclépius et d'une voix neutre et lente je lui demande.

« Peux tu m'expliquer ce qu'il se passe ici ? »

Mots lâcher mais pas menaçant. Peu d'accent et aucuns sentiment. Fallait surveiller ces trois malins qui cherchaient peut-être à faire un larcin. Ils ont le droit de s'amuser mais pas de s'entre tuer. Le droit de s'évader tant que ça ne nuit à celui qui est charger de cet endroit pour notre scolarité.
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Re: Les Serres

Message par : Asclépius Underlinden, Ven 13 Jan 2017 - 14:34



Il écoute le chant des plantes empotées, et la senteur du sapin. Mélodie des sens qui le traverse en petites épines, fichées dans la pulpe. D’un œil glauque, il voit le Danger. D’un œil glauque, il voit une Perdition. De son cœur, il ne voit rien. Seulement l’angoisse, prégnante, dans un cœur qui pleure sous la Lune.
La face tiède, il observe le carcan des sentiments, les différents corsets de bienséance, qui gisent, en ossature de baleines, sur un sol de terre. Il sent la pluie du dehors, le froid de la bise, et le baiser de l’Hiver. Ici, il fait chaud, parmi les végétaux. Pourrait-il, lui aussi, avoir un peu de terreau ?

Il ne voit pas grand-chose, finalement. Il est perdu, irrémédiablement. Entre les courants d’air de ses fenêtres qu’il ouvre et ferme, entre les battements des volets et le grincement des portes entrouvertes… Il y a décidément bien trop de courants d’air. Ça fait voltiger la toile de l’araignée, et ça l’empêche de compter. Un, deux, trois, et on tire le levier, on tape sur les touches, et on poursuit la commande. Caisse enregistreuse de l’Existence. Il ne sait ce qu’il raconte, il ne sait ce qu’il pense. Peut-être à un flamand rose. Pourquoi pas. Une fraise autour du cou, et elle serait rose, tandis que le sapin est dégarni, comme sur le Mont chauve, et qu’il voit les sorciers danser autour, déverser le liquide rituel, de ses yeux exorbités.
Il dodeline de la tête, le perché, le perdu, le rêveur malade ; n’esquisse pas un geste du corps ou du faciès, lorsqu’il reconnaît des sons, une voix, quelqu’un, peut-être, à son côté. Il fixe la lune, le cou tendu, à travers la verrière.

La prise de parole est lente, douce, comme le souffle d’un mourant en soins palliatifs, qui ne s’embête plus à essayer de se faire entendre ou comprendre, parce que, de toute façon, comme on dit, comme on l’a déjà dit, ça sent le sapin.

« - Je ne peux pas t’aider.
Je ne sais sur quel chemin je suis…
Ce que je parcours…
Je suis perdu…
Eux, plus loin, dansent.
Peut-être sur le Mont.
Peut-être pas…
J’étais venu discuter avec les Sélénites, mais ma compagnie n’est pas désirée…
»

Soupire du cœur, dans la nuit incomprise.

« - Vacuitas
Es-tu venu par impulsion électrique ou spontané ?
Habitude ou envie, qui t’as fait quitter ton lit ?
»

Semblant de lucidité dans ce regard-tourbillon, qui tourne en direction de l’altérité jumelle.
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Re: Les Serres

Message par : Azphel, Lun 16 Jan 2017 - 13:21


RP avec Azaël, Asclépius et Riri


Le louloup foufou n'avait pas vraiment fait attention. Démarche titubante, vision périphérique touchée, il avait foncé droit vers le sapinou comme la plus agréable des compagnies disponibles, pour tuer pensées noirâtres dans alcool et venin recraché. Mais y avait l'autre là, qui déboula de l'ombre, un gosse, ouai, la tête lui disait quelque chose, une tête de serpy, pas de serpillère mais de serpytard, puisque tard il était. C'était son ami Underlinden, souvenirs dansants de sucreries chez Honeydukes et d'un whisky dans ses appartements de Directeur. Mais il avait l'air perché, comme une plante dans son pot, le beau, le Botruc, le bobo ?

Et un autre. Un serpent encore qui rampa depuis l'ombre, comme ça, comme si tout cela n'était qu'une rencontre de paumés, sans hasard, avec du ricard ou de quoi boire.
- Si tu partages le whisky, j'veux bien être copain avec toi et l'sapin.
Azhel regarda le sapin, comme s'il attendait une réponse de sa part, mais voyant qu'il ne bougeait pas d'une épine, répondit au jeune homme :
- Pas de soucis, les amis des sapins sont les bienvenus, et je partage la bouteille ! Et si y'en a pu, on en trouvera d'autres.

Il dit ça en tendant le JD au garçon qui avait l'air d'apprécier le geste. Moment que choisit pour entrer un autre brun aux yeux verts, décidément c'était la soirée, encore qu'Azphel en le voyait pas distinctement, plutôt bancalement, mais il reconnut sans doute possible l'insigne de préfet épinglé sur la robe du... Serdaigle. Tien ça change. Et l'attitude du jeune garçon était quelque peu en dedans, puisqu'il avait sa baguette à la main et interpella Asclépius. Il semblait pas vraiment là pour se divertir ni penser à autre chose et avait l'air de prendre sa fonction très à coeur.

Azphel se leva. Enfin, il essaya, prenant appui sur le sapin qui bascula sous son poids. Il manqua de tomber et se rattrapa de justesse sur le mur, avant de flanquer un coup de pied au sapin.
- 'Tain fais gaffe ! Puis il se tourna vers le jeune homme à la baguette. Hé ho, on se détend, on est là pour s'amuser. Faut décompresser dans la vie mon garçon, viens boire un coup et ça ira mieux ensuite, tu verras.

Il l'incitait d'un geste de la main à les rejoindre, lui et le garçon à qui il avait donné sa bouteille.
- On se prend un petit verre tous ensemble sans stress ? Moi c'est Azphel, dit-il en tendant sa main vers le gars qui sifflait son Jack.
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Re: Les Serres

Message par : Azaël Peverell, Mar 24 Jan 2017 - 16:30


T'attends la réponse du type. En espérant qu'il soit du genre à partager. Parce que t'as vraiment envie de picoler. T'en as besoin. Chaque jour, t'en as besoin. Parce que t'en as assez de la réalité. T'as l'impression d'y rester bloqué alors que tu n'y as pas ta place. Tout ce que tu veux, c'est pouvoir s'échapper. Et c'est l'uns des moyens que tu as trouvé. Le Garde-Chasse semble vouloir prendre l'avis de son pote le sapin avant de se décider. Mais vu que c'est un arbre, et que c'est pas forcément sensé parler, t'as comme l'impression que tu risques d'attendre longtemps. Il semble cependant avoir une étincelle de lucidité en te tendant la bouteille.

- Pas de soucis, les amis des sapins sont les bienvenus, et je partage la bouteille ! Et si y'en a pu, on en trouvera d'autres.

Tu lui adresses un large sourire en le remerciant vaguement. T'es content, mais pas trop poli pour autant. Tu bois directement quelques gorgées, et tu sens l'alcool te brûler la gorge avant de te réchauffer agréablement. Tu fermes les yeux un instant, comme pour profiter davantage. L'alcool remplit un peu le vide en toi. Apaise le manque. Nouvelle gorgée. Après tout, l'autre a dit qu'il en trouverait quand la bouteille serait vide. Il ne se doutait simplement pas qu'elle risquait de l'être un peu plus rapidement que prévu. Quoi qu'il a l'air d'avoir une belle descente aussi vu son état actuel. Et ce n'est pas ton genre d'avoir des remords pour quelqu'un que tu ne connais pas. Alors tu ne vas pas te priver de boire aux frais d'un autre.

T'as même pas besoin d'essayer de trouver quelque chose à lui répondre pour avoir l'air sympa. Parce qu'un autre type fait irruption. Si t'avais su les serres si fréquentées, tu n'y aurais probablement jamais mis les pieds. D'autant plus quand tu reconnais le préfet des Serdaigle. Ce type, tu l'aimes pas des masses. Il se sent toujours obligé de se mêler de ce qui ne le regarde pas. Et ce soir, il n'excepte pas à cette règle. Il s'adresse au perché, veut comprendre ce qu'il se passe. Alors que s'il ouvrait les yeux, il comprendrait. Pas besoin de demander. D'ailleurs, l'autre a l'air complètement paumé dans tout un tas de questions existentielles. Une fois de plus, tu ne comprends pas un traître mot de ce qu'il raconte. Il te laisse toujours aussi perplexe. T'as presque envie de le réconforter. Peut être que lui aussi devrait se mettre à picoler.

D'ailleurs, le Garde-Chasse se relève difficilement en s'en prenant à son copain sapin. Il a dû lui faire un croche pied avec ses racines, ou quelque chose dans ce genre là. Sinon, sa colère et son coup de pied seraient un peu disproportionnés. Mais il fait comprendre à Vacuitas qu'il ferait bien de s'amuser un peu, et de prendre un verre avec vous. A dire vrai, t'es pas forcément enchanté à l'idée de partager quoi que ce soit avec le préfet. Mais vu que ce n'est pas ton whisky, t'as pas grand chose à dire là dessus. T'approches un peu du perché, lui tend la bouteille.

- T'en veux l'Perché ? C'mieux que d'penser.

Un jour, tu lui demanderas vraiment son nom. Et t'essaieras de t'en rappeler. Mais visiblement, ce jour n'est pas arrivé. Tu serres la main tendue du Garde-Chasse qui se présente à toi en essayant de ne pas trop te crisper à son contact. C'est vraiment pas fait pour toi ce genre de civilité. T'es bien content de récupérer ta main ensuite. Mais tu esquisses quand même un sourire. Parce qu'il a l'air sympa. Tu te souviens vaguement de lui, à un cours de méta. Tu te dis que ce n'est peut être pas une très bonne idée de se mettre une mine avec un loup-garou. Et puis après tu te rappelles que tu t'en fous. Alors tu te présentes à ton tour.

- Azaël. J'suis toujours partant pour un verre. Ou plusieurs.


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