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On pique une petite tête ?
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Rose Layroy
Serpentard
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Rose Layroy, Dim 25 Sep 2016 - 0:27


L'écossais ne répondit pas. Il était encore plus pâle que d'ordinaire, à la limite de l'olive. Il hocha la tête en signe qu'il acceptait l'aide de sa camarade et attrapa la main de la petite. À deux ils réussirent à relever le pauvre serpent. Ce ne fut d'ailleurs pas sans douleur car il se mit presque aussitôt à vomir dans l'herbe. Ce petit interlude écœurant donna presque envie à la petite de faire de même. Un haut-le-cœur et une main sur la bouche plus tard Peter eut fini de déverser son repas sur l'herbe. Les poissons allaient eux aussi avoir une nouvelle nourriture. Miam... Finalement il se retourna vers elle en s'essuyant le front. Elle lui tendit sa serviette pour lui essuyer la bouche et la plaça sur ses épaules pour le couvrir un minimum. C'était peu mais il fallait qu'il se protège de la chaleur étouffante du soleil. Il s'agrippa ensuite à elle, ce servant d'elle comme d'une cane et tous deux se dirigèrent vers le château. Elle glissait sur l'herbe, manquait de trébucher une bonne dizaine de fois de par sa fatigue tout d'abord, puis par le poids qu'elle devait en plus porter. Ses jambes flageolaient, elle se sentait trembler compromettant leur rude avancée. Le soleil tapait tellement que des gouttes de sueur remplaçaient l'eau qui la couvrait. Elle avait la tête qui tournait et était plus qu'épuisée, ils l'étaient tous les deux. Deux pauvres tortues essayant de traverser un parc immense dans l'espoir d'atteindre l'infirmerie salvatrice. Ils y parviendraient ! En quel état, à quelle heure ? Elle n'en savait strictement rien mais elle ne renoncerait pas tant qu'elle n'aurait pas déposé Peter dans un lit et qu'elle-même ne serait pas allongée.

Fin du Rp
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Keira Sanders
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Mer 2 Nov 2016 - 20:48


RP avec Arya Chamelet
LA accordé

Une nuit noire, un ciel lourd pas d'étoiles, sans doute tout simplement trop de nuages là-haut qui cachent les astres scintillants, donc en somme simplement du noir. On perçoit à peine la lumière que la Lune transmet, un faible éclairage donc, juste assez pour distinguer les formes et les silhouettes et les murs, ne pas voir vraiment loin à l'horizon, du moins pas avec les yeux de Keira qui est sortie malgré l'interdiction, une fois encore. Elle s'en fiche, se sent puissante et forte, et si elle se fait prendre, prétexter simplement avoir vu par la fenêtre un élève sortir même si les cachots étaient dépourvus de tels éléments, excuse bête impossible mensonge détecté à des kilomètres mais peut-être que ça pourrait marcher avec un peu de persuasion ou un autre mensonge plus habile par dessus. C'est un coup à essayer.

Au bord du lac, son endroit préféré du parc du château - peindre ici ce même paysage toujours, elle aime ça à la folie, imaginer des choses dans les profondeurs mystérieuses et inexplorées de ce lac, représenter la grande pieuvre sortir d'autres créatures farfelues de son imagination, immortaliser une image abstraite et mentale sur toile. Au bord du lac, là où l'air est toujours frais et plus doux qu'ailleurs aussi, étrangement, au bord du lac là où la préfète respire le mieux, une silhouette féminine. Celle d'une fille connue mieux de loin que de près, juste un prénom associé à une tête, Arya elle croit, Arya bouclée, cours de botanique et quelques autres classes en commun sûrement mais c'est la botanique qui lui a forgé son avis sur la personne. Lancer un « hé, toi, tu fais pas partie du club des poissonières ? » pour y faire référence, sourire mesquin, la petite Keira peste de ses quatorze ans a peut-être pas disparu mais simplement s'est tassée dans un coin, toujours au rendez-vous lorsqu'il faut dire ce qu'on pense. « Tu fous quoi, là ? »

La nuit elle aime ça, même si c'est pesant tout ce noir et cet air drôlement lourd mais léger à la fois grâce à la brise du lac. Elle se sent bien en cet endroit mais aurait préféré ne pas avoir de compagnie, bien qu'elle puisse reprocher le fait d'être là à la Gryffondor, la réciproque est vraie. Des ennuis elle n'a pas envie d'avoir, le blason de préfète à honorer et tout ça, se faire prendre ici la nuit sans excuse vraiment valable elle ne peut pas se permettre. Faudrait qu'elle trouve un truc.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Arya Chamelet, Ven 4 Nov 2016 - 18:06


Pv Keira


Petite étoile, conduis moi jusqu'au cieux
Petite étoile, amène moi jusqu'au aux Dieux


Les feuilles craquaient sous mes pas, s'envolant aussitôt dans un tourbillon orangé. La nuit était déjà tombée depuis quelques heures, mais mes promenades nocturnes me calmaient, m'apaisent, comme si respirer l'air frais du crépuscule purifiait mes poumons et mon cœur. Les arbres m'entouraient de leur présence si bienveillante. Un sourire décorait mon visage. Il y a encore quelques minutes, je m'étais disputée avec une amie proche et cette trahison avait jeté un froid sur tout mon être. Quelques larmes avaient coulé lorsque j'étais sorti en courant de cet immense manoir. La nuit m'avait alors semblé froide et hostile, prenant chaque silhouette pour une entité effroyable. Mais ce sentiment était passé, laissant place à cette tranquillité. La nuit était plus que noire. La seule lumière provenait de la lune et elle était extrêmement faible, mais le peu de rayons qui passaient au travers des nuages baignaient mon visage d'une lumière argentée. Le lac était aussi sombre que la nuit. L'eau était foncé et on ne pouvait voir ce qui s'y passait dessous. On pouvait donc imaginé un tas de choses, entre un monstre incroyable sortant des eaux, ou un serpent ondulant à la surface. Le rêve était au rendez-vous ce soir.

Mes cheveux, plus qu'en bataille, me caressaient le visage, se mouvant sous l'effet de cette brise qui faisait trembler les grands arbres si majestueux. J'avançais toujours dans la nuit, bravant les ténèbres, marchant au plus près de l'eau, sur un petit sentier. Un rocher apparut devant moi, et je vis une évidence de m’asseoir, les pieds dans l'eau. Je défis mes lacets et posa mes chaussures sur les galets qui recouvraient la rive. J'entrais délicatement mes orteils puis mes pieds en entier. L'eau me glaça les veines, la peau et tout mes os. L'eau était si froide que même mon corps fut parcouru de frissons. Mais je ne bougea pas, sentant les poissons grattouiller entre mes orteils. Au bout d'un certains temps, je n'arrivais même plus à bouger mes doigts de pieds. Tout était paralysé. Un papillon de nuit passa et je l'observais circuler d'un œil émerveillé. Une chouette hulula. Une bête gratta le sol. Je remarquais alors que tous mes sens étaient aux aguets, tous plus aiguisé les uns des autres. J'entendais tout. Je voyais tout. Du moins ce que je pouvais voir dans cette nuit si sombre. Le bout de mes doigts trempait dans l'eau et je les mouvais, provoquant des ondes sur l'eau, comme si j'avais jeté un caillou quelconque.

Un bruissement derrière moi me fit sursauter. J'entendais très clairement quelqu'un marcher derrière moi. Je sorti ma baguette de ma poche et me prépara à attaquer si il le fallait. J'avais pourtant la nette impression que cette personne n'allait pas m'agresser. Qui que soit, elle venait me déranger et je n'étais pas d'humeur à parler, malgré mon calme intérieur. Et c'est même ce calme qui m'empêchait de parler. Je l'attendais. Non sans impatience. Et avec une petite hâte de découvrir qui était-ce.

-  Hé, toi, tu fais pas partie du club des poissonnières ?

Je lui tournais toujours le dos. Surtout après cette réflexion, je n'avais encore moins envie de parler. Un coup d’œil en arrière m'apprit que c'était Keira quelque chose, croisé dans un cours quelconque. Et puis préfète des Serpy. Je ne voyais pas à quoi elle faisait allusion, ayant oublier l'épisode du cours de Botanique où je m'étais fais exclure. Je restais en silence. L'apaisement qui me dominait encore il y a quelques minutes s'était totalement évaporé, laissant place à un énervement sans imites. En quelques minutes, elle avait su trouver les mots pour m'agacer. Le contexte n'y était pas pour rien. Cherchant juste un endroit calme pour remettre mes idées au clair, j'étais tombée sur une peste qui ne pouvait passer son chemin en voyant que la place était déjà libre.

- Tu fous quoi, là ?

Je pourrais te poser exactement la même question ma chère. Mais je garde le silence encore quelques secondes, les yeux vers l'horizon, imaginant quelques réponses. Mais rien ne vient à l'esprit ni une phrase, ni un mot. Même pas "rien". Mon esprit est en arrêt total, paralysé par la colère.

Attaque
Te laisse pas faire
Tu n'es pas la proie
Attaque


J'ai envie de m'enfuir, loin, très loin. Mais un jour il faudra affronter des gens. Alors autant commencer maintenant.

- C'est fou, j'ai pensé exactement à la même chose en te voyant. Et préfète en plus, ça montre un bel exemple !

Je ricane méchamment. Les griffes sortent enfin de mes pattes et mes dents deviennent crocs. Je le sens enfin, le plaisir d'attaquer, d'agresser, méchamment et sans limite. Je ne me suis toujours pas retourner, sachant pertinemment que regarder ses yeux me ferai hésiter quelques secondes.

Jouissance animale
Instinct de bête
Attaque.


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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Dim 13 Nov 2016 - 13:06


La miss ne répond pas tout de suite, préférant scruter l'horizon, se donner un effet théâtral ; cheveux qui balaient les épaules soulevés par le vent, et cette nuit le monde se décline en nuances de gris, enfin pas tout à fait, mais plutôt comme une photo à laquelle on aurait retiré presque toute la saturation de ses couleurs. Oui, cette nuit, le monde est en nuances de gris teinté. La peau fait partie des plus claires tandis que les capes noires font de leurs silhouettes des ombres au bord du lac. De toutes petites ombres désuètes et vulnérables, dominées par le sombre du lac qui menace comme un trou noir de les avaler entières. Le ciel d'étain paraît poser un poids sur les épaules de la brune, aussi. Le calme, le silence troublant, l'anxiété des vivants dans ce noir nuit ; au bord du lac, à ces heures-ci, l'ambiance est toujours singulière. Elle comprend pourquoi la bouclée aime s'y retrouver si toutefois c'est le cas.

Un peu après, elle daigne enfin parler ; mais pas regarder. C'est en quelques sortes un signe de lâcheté, surtout que dans la pénombre elle réussirait peut-être seulement à distinguer le blanc des yeux de Keira, mais pas nécessairement ses iris déjà usuellement trop sombres et confondus avec ses pupilles. Keira se sent d'humeur blagueuse, comme souvent, elle ne peut pas rester bien longtemps en place. C'est toujours plus fort qu'elle, mais après tout c'est dans le personnage. Chez elle la ligne entre la plaisanterie et le réel est floue. Une vue précise, mais un esprit myope. « Le badge n'est qu'un détail. Et puis, tu n'aurais aucune preuve. A moins que tu ne souhaites prendre une petite baignade ? » car la préfète ne se sent pas gênée à l'idée de la pousser - évidemment par accident - dans l'eau. C'est donc, soit tu la fermes, soit tu prends l'eau et avec un peu de chance le poulpe viendra t'avaler. Un petit rictus vient tordre sa bouche, elle s'amuse plutôt bien à insinuer de moches choses même si seulement pousser est un geste presque innocent selon le contexte. Si accident il arrive, on peut toujours dire qu'on était en train de s'amuser.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Arya Chamelet, Sam 26 Nov 2016 - 13:26


Quelques rayons de la Lune s'étaient faufilés à travers les nuages, et comme des larves d'une espèce quelconque, ils rampaient sur la surface du lac, se glissant dans l'eau, entre les algues et les poissons, restant à la surface et parcourant l'étendue de cette eau d'un bleu plus sombre que le ciel. L'eau, qui miroitait d'un scintillement presque féerique, ondulait sous les mouvements des mes orteils luisants et glacés par cette froideur comparable aux glaciers des Alpes. Ce paysage aurait pu être parfait pour penser aux terreurs de la vie, murmurer  à la Terre qu'on est désolé pour tout ce qu'on lui fait subir, vagabonder entre les démons de nos réflexions, crier l'amour à tous ces petites joies éphémères qui contribuent à notre bonheur. Oui, il aurait pu l'être. Mais, les pieds toujours dans l'eau, cette fille était arrivée et avait chamboulé les songes de notre conscience. Elle avait mis le bazar dans cette petite tête qui n'avait rien demandé. Cette avait tout dérangé et elle ne s'excuserai sûrement jamais, partirait avec un petit sourire sur les lèvres, contente de son coup. Elle s'en irai, les mains dans les poches, comme si il ne s'était rien passé, elle s'éclipserait dans les profondeurs de la nuit, s'envolerait dans les hauteurs du château et s'évaporerait dans un claquement de doigt, accompagnée de cette brume sauvage. Elle me laisserait seule, au milieu de cette forêt, avec comme seule compagnie cette obscurité, le lac, et les animaux de la nuit. Elle m'abandonnerai dans la solitude et la mélancolie, ce sentiment indescriptible, me lâcherait comme un animal, au milieu de cette sauvagerie humaine et me dénoncerait peut être auprès d'Azénor, d'un professeur ou de Kholov. C'est pour ça qu'il ne fallait pas se laisser faire, céder à la peur, se laisser aller dans cet isolement, dans ce cocon solitaire. Il fallait se battre pour rester dans le combat et ne pas paraître fragile et dépendant du regard des autres. "Le badge n'est qu'un détail. Et puis, tu n'aurais aucune preuve. A moins que tu ne souhaites prendre une petite baignade ?" Je me retourne enfin. Je suis face à elle maintenant. Ses yeux me fixent. Je la distingue peu, cachée par ces ombres qui dansent sur son visage.

Un détail peut être, mais un détail montrant son importance au sein du château. Il ne faudrait quand même pas faire de mal à Mme la Préfète de Serpentard. Oh, non il ne faudrait pas. Que risquerait-on après ? Heures de retenues ? Travaux d'intérêts généraux ? Peut être même virer ? Et elle voulait me pousser ? Elle oubliait peut être que je savais nager. Et je savais me défendre. Ma baguette en bois d'Amandier était prête à sortir, à être dégainer au moindre signe d'attaque. Mon esprit était ouvert à toutes possibilités. Je me savais préparé à ce combat et je sentais qu'on ne pourrait pas échapper à cette bagarre qui arrivait à grands pas. Mes yeux étaient grands ouverts, cherchant une faille dans mon adversaire, mes oreilles pouvaient tout entendre, jusqu'à la respiration de cette jeune fille. J'étais calme et détendue et rien ne pourrait m'empêcher de vaincre cette Serpy. " Parce que tu crois vraiment que je me laisserais faire ?" En prononçant cette phrase, je dégaine ma baguette qui attendait patientement dans ma poche et sans que Keira ne puisse dire quelque chose, mon sort était déjà lancé. #Everte Statum Je sais que même réussi ou loupé, elle répondra elle aussi. Alors je suis prête. Prête à me battre. Pour ma survie. Et mon égo. Prête à combattre cette jeune Serpentard insolente qui ne mérite pas de vivre.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Dim 11 Déc 2016 - 19:30


Enfin décidée à se retourner, le visage de la demoiselle fit face à la brune. Il était sévère ou blasé, ou les deux. La fille ne semblait pas prendre la remarque de Keira à la rigolade, et pourtant c'était bien la connotation qu'il fallait attacher à ce qui était sorti de sa bouche. Désormais moins crue que dans sa pré-adolescence, ses phrases n'en restaient pas moins directes même si les intentions derrière n'étaient pas les mêmes. Elle était moins peste, et beaucoup moins m'as-tu-vue. Si elle avait semblé constamment sur les nerfs à ses quatorze ans, elle dégageait à présent un air calme, et plus paisible. Une sorte de tranquillité intérieure fictive, parce que son esprit avait tendance à beaucoup trop s'agiter et à s'inquiéter de tout et de rien. Surtout de l'image qu'elle pouvait donner, en fait. A ce niveau, elle était complexe : comment pouvait-on à la fois s'en foutre et porter autant d'attention à comment nous voient les autres ?

La brune n'eut pas beaucoup plus de temps pour réagir. Le calme de la Gryffondor sembla se briser, elle n'en savait rien - tout ce qu'elle constatait, c'était cette sensation désagréable de tomber à la renverse comme un bloc de pierre. Sa tête heurta la pelouse. Elle allait être dégoûtante de terre et de crasses qui devaient traîner par ici. Et ça, ça ne lui plaisait pas du tout. Qu'elle se fasse attaquer, d'accord ; mais salir, c'était autre chose. La préfète n'était pas une poissonnière pour traîner dans la boue. Elle se releva brusquement, et regarda d'un air froid la bouclée tandis que ses doigts attrapaient doucement mais sûrement sa baguette faite d'érable argenté. La suite se passa très vite. D'un rapide mouvement du coude, sa partenaire aux couleurs vertes et argent étalait sa longueur en direction de l'autre fille, et lança un beau #Convulso Crispo. Elle s'approcha ensuite de quelques pas de sa cible. « Tu aimes ? Si tu recommences, ce sera la même chose, mais avec les douleurs en plus, » annonça-t-elle en souriant, ne pouvant s'empêcher qu'elle devait vraiment avoir l'air bête si le sort avait échoué.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Arya Chamelet, Sam 31 Déc 2016 - 12:04


Chaque geste, chaque coup pouvait déterminer notre avenir, notre futur. Sans ce rendre compte, nous faisions parfois des choses qui pouvaient rendre notre vie plus facile, ou plus difficile. Et parfois, certaines actions que nous pensions décisive pour nos lendemains ne reviendraient qu'à une petite partie de notre vie. Les décisions importantes que nous prenions, que nous croyions essentielles n'étaient qu'un détail dans notre petite existence. Et puis parfois, un oui ou un non conditionnait notre destinée. Mais parfois il ne faut pas réfléchir aux conséquences de ce que nous faisons, il faut agir, agir pour ne pas perdre. Toujours être en action pour ne pas prendre froid, ne pas se congeler dans son évolution, du moins si nous évoluons ce qui n'est pas sur pour certaines personnes. C'est ça, se déplacer et attaquer. Attaquer.

Le sort avait fonctionner, à ma plus grande surprise. Il n'était pas raté que je réussisse, mais que je loupe aussi. Je n'avais jamais été la plus forte aux sortilèges. Mais j'aimais combattre et sentir de la puissance dans mes veines, tenir une baguette tueuse. La chinoise tomba à terre, comme une vieille chaussette dont on se serait débarrassé. Je n'eu rien le temps de dire, elle était déjà debout, dégoulinant de terre et d'herbe. Hum, appétissant. Elle aurait plus qu'à se doucher après cette mésaventure, du moins si elle s'en sortait. Elle me faisait face maintenant. Avec ses yeux lames qui me transperçaient. Et puis, tout alla trop vite, bien plus rapidement que certain compagnon de combat. Je vis son bras s'étendre, sa baguette sortir de l'ombre, un éclair de lumière et soudain, mon corps semblait être secoué par un troll ou un géant, mes bras se balancaient, trop rapidement pour être naturel. Mes yeux se fermaient, pris de tremblements. Je failli tomber tellement mes jambes ne tenaient debout. Mais je parvins à me rattraper. Tout mon corps était parcouru de spasmes, tous plus violents les uns que les autres. Une phrase réussit à se faufiler jusqu'à mes oreilles.  Je parvint à comprendre le sens de la phrase : elle recommencerai avec la douleur en si je continuais. Il est vrai que je n'avais pas particulièrement mal. Mais la sensation de ces convulsions n'était pas très agréable. Je réussi à positionner ma baguette dans ma main entre deux tremblements. Je ne pouvais me laisser abattre. Pas maintenant. Pas après ce qu'elle m'avait dit. J'attendais qu'un spasme passe, et avant qu'un autre recommence, je lançais un #Bombarda juste devant elle. Peut être qu'avec un peu de chance, ce sort lui ferais lâcher sa baguette et annuler le sort qui me maudissait.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Dim 15 Jan 2017 - 15:59


La préfète était de ces personnes dont la fierté était surdimensionnée. Mais oui, vous savez, ces gens-là. Elle ne supportait pas les attaques à son égard, qu'elles soient justifiées ou injustifiées, fausses ou vraies, légitimes ou non ; une attaque envers sa personne était toujours de trop, surtout quand elle la ridiculisait possiblement. Dans cette situation, encore, il n'y avait pas de témoins. Le ridicule n'était donc aucunement prépondérant. Ce que la rouge avait fait trébucher en même temps que l'enveloppe corporelle de la brune, c'était son sentiment de supériorité. Elle ne voulait pas être mise au tapis ainsi, par une vulgaire élève à l'aspect de madame tout le monde. Elle méritait bien mieux que ça. Quelqu'un d'au moins aussi Grand qu'elle. Elle accepterait alors de se battre dignement ; mais pour le moment, cet adversaire n'était pas venu à sa rencontre.

Tout ça pour simplement avouer que la préfète n'aurait aucune hésitation à causer du mal à cette fille-là, sous la lueur lunaire du soir. Elle la regarda avec un oeil mesquin être prise de spasmes, tout en sachant bien que c'était infiniment plus pénible que douloureux. Le spectacle était tout de même agréable à voir. Elle croisa les bras, baguette toujours empoignée de la main gauche, afficha une moue hypocrite sur son visage, et observa son oeuvre. Elle resta ainsi jusqu'au moment où une explosion la frôla. Les réflexes l'obligèrent à faire en bond en arrière. La préfète eut l'impression de voler un peu dans les airs lourds du soir avant de finalement atterrir sur le coccyx, au bord de l'eau du grand lac menaçant. Un peu plus, et elle serait tombée dedans. Et là, elle n'aurait pas accepté aussi gentiment. L'eau était l'élément qu'elle ne supportait pas. Elle n'avait juste jamais eu d'affinités avec. Certains avaient l'impression de ne faire qu'un avec le fluide, quand ils y étaient plongés. Elle, elle se sentait comme une gouttelette d'huile isolée, tentant de s'y creuser un chemin. Elle se releva, constatant que son précédent sort avait été rompu à cause de sa déconcentration. La situation avait dérapé, et elle ne se souvenait même plus du pourquoi et du comment. Elle allait donc tenter de résoudre ça avec les mots. « Un geste de plus, et je te donne à manger à la pieuvre géante, » ou peu importe quelle créature vivait là-dedans, d'ailleurs.



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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Arya Chamelet, Sam 28 Jan 2017 - 12:55


Les étoiles apparaissent petit à petit. Elles illuminent la surface de la Terre de leur jolie lumière argentée. Les hommes aiment les étoiles. Je suis un homme. J'aime les étoiles. Elles sont pour nous synonyme de rêve et de liberté. Qui n'as jamais rêvé de partir dans le ciel, sur la lune, ou dans des planètes inconnus, pour rencontrer les petites étoiles dorées et leur parler de notre vie, de nos amours, de nos faiblesses. Elles nous écœureraient, jusqu'au bout, et à la fin elles nous prendraient dans leurs bras, en nous serrant bien fort et en nous donnant un petit bout de leur lumière pour la mettre dans notre cœur. Puis elles partiraient, à la rescousse du soleil qui s'est brûlé ou d'un astéroïde qui aurait cogné une planète. On irai sur Mars, se baigner dans les volcans et sentir cette chaleur nous réchauffer. Notre voyage continuerai sur Vénus puis sur Mercure. Le bus astronomique nous emmènerai sur toutes les planètes. Terre vue du ciel. Minuscule point d'humanité dans cet univers si grandiose. Ces tout petits humains, si gigantesquement petit. Infime partie du monde. Notre vie n'est rien comparé à l'immensité du monde. Un petit point bleu pâle. De là où nous serons, la Terre ne sera rien, juste un grain de poussière dans un rayon de lumière, un grain de poussière dans l'immensité noir. Et pourtant, pourtant, sur cette Terre se trouve tout notre vie. Tous ceux qu'on aime, qu'on déteste, nos souvenirs, notre futur. Où des milliards de personnes se côtoient, où des centaines de religions se font la guerre, où les progrès s'enchaînent à la minute. C'est notre foyer. C'est nous. Tous les humains qui aient jamais vécu. Tous. Mais quand on pense à tous ces dégénérés, à ces fous assoiffés de pouvoir, à ces chefs politiques conquérants, ayant fait la guerre, exterminé la population, tués des milliers de personnes pour un petit bout de ce minuscule point, on se dit que la bêtise humaine est plus là que l'on ne le croit. Et pourtant, ça continue. Encore et encore. La Terre, notre maison, que nous détruisons jour après jour. Si seulement.

Redescend
Elle ne va pas t'attendre la Serpentard
Détruis-la


Je baisse la tête. Elle est à terre, telle un minable insecte qu'on aurait pu à écraser. Mon sort à bien marcher, merci petit baguette. Victoire. Victoire. Je souris. Méchamment. Je la regarde, de haut. Elle me fait presque pitié, avec ses fesses pratiquement dans l'eau. J'aurais presque envie de la relever. Je ferme les yeux, la puissance monte, monte, monte. Je la sens dans mes veines, voyager dans mon corps, se glisser entre mes os, sous ma peau comme un serpent sauvage entre des rochers. Je suis forte. Elle est à terre. Minable bestiole. Tu vas finir écraser. Je sens mes yeux tourner. Je frissonne de pouvoir. Éprouver la force, jusqu'au bout. Que suis-je devenu ? Un monstre assoiffée de sang et de mort. C'est incroyable combien je peux changer de personnalité en quelques minutes. Je deviens bête, l'instinct de survie animal ressort. Je résiste encore quelques minutes. Il faut que je me contrôle. Non, je ne contrôle rien. Je me laisse aller. Je danse avec les flammes. Chante la chanson du Diable. J'arrive. Je bondis. Je saute. Mes muscles se tendent et se détendent. Mes bras se développent au dessus de mon corps. Je suis une féline, souple et musclée. Mes dents sont prêtes, prêtes à déchirer ce qu'elles trouveront. Je plonge. Je ne contrôle plus rien. La bête me dirige. Je ne pense à plus rien. Juste à cette proie que je pourchasse et que j'attraperai. Je vois ces yeux luirent dans le noir, deux boules blanches. Ils me disent d'arrêter, ils me supplient de les laisser tranquille mais je les mangerai ces yeux. Ils ne restera plus. Même plus d'os. Je m'élève. Plus rien ne me résistera. Le sol se rapproche à une vitesse fulgurante. Et boum. J'atteris dans un bruit sourd. Sur elle. Sur ma proie. Sur la victime de ma folie. Je respire la mort. Tu n'aurais pas du t'en prendre à moi. Tu ne sais pas qui je suis.
Meurs sale vermine
Je te dechicterai
Jusqu'au bout
Meurs sale parasite
Va brûler en Enfer

Je les vois
Mes mains
Elles avancent
Lentement
Vers ta gorge dénudée
Je sais ce qu'elles vont faire
Alors
Je les laisse
Agir.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Jeu 16 Fév 2017 - 10:49


Avez-vous déjà essayé d'imaginer ce que cela vous ferait, d'être mangé par une pieuvre géante ? Probablement jamais, mais maintenant que je le mentionne, le réflexe de vos capacités cognitives sont de mettre les engrenages en marche, les associations d'idée, les pensées à s'entremêler - vous seriez d'abord saisi fermement par une tentacule. C'est visqueux, c'est gluant, ça glisse et ça accroche à la fois : vous ne pouvez pas vous en défaire. Les ventouses collent à votre peau comme des sangsues s'accrochent à leur proie. Au clair de Lune, vous avez froid et vos poils se dressent comme la marée. Le mucus qui vous coule dessus vous donne envie de rendre votre dernier repas. Et puis, votre coeur est soulevé par le mouvement qui vous saisit : vous vous approchez dangereusement de la bouche de l'animal, ce trou effrayant situé entre ses huit bras. Vous finiriez alors aspiré comme une vulgaire crasse.

Déplaisant, n'est-ce pas ? C'était le but de Keira. Faire ressentir ça à la fille au bord de l'eau, afin qu'elle lui lâche un peu les souliers, par la menace lui provoquer dégoût et peur subtile, ne pas lui donner envie de continuer à se frotter au Serpent sans quoi il commençait à siffler et à sortir les crocs. Menace désuète, menace en l'air, la chinoise n'était pas assez cruelle et malfaisante pour risquer l'homicide pour une simple question de susceptibilité : un jour, celle-là se ferait taper dessus par un autre, un des plus impulsifs que la préfète comme il était facile d'en trouver. En attendant, ce n'était certainement pas la verte qui lui ferait du mal. Elle s'amusait juste. Elle appréciait le tourment que pouvait provoquer les mots, et jouer avec leur arrangement pour les rendre plus pointus. Avec celle-là, c'était facile. Trop facile. C'en était presque à couper l'envie d'en rire.

Dans sa névrose, elle la regardait. On aurait dit qu'elle était en grand conflit existentiel avec elle-même, et qu'elle se chargeait de colère telle une petite pile sur pattes. La verte pouvait assister à une oxydoréduction des émotions, l'énergie se mouvant du pôle calme au pôle agitée sous une vitesse catalytique. La miss en faisait de trop, songea-t-elle ; elle devait avoir de sérieux problèmes d'impulsivité si elle réagissait de la sorte sur quelqu'un ayant seulement porté le mot poissonnière à ses oreilles. Elle avait attaqué la première, et Keira s'en régalait, baguette d'érable argenté à la main seulement pour la défensive.

Elle n'eut que le temps de sursauter avant de constater que l'autre avait bondit sur elle comme un lion enragé. Sa crinière bouclée sauvage effleurait le visage éburné de la préfète démunie. Au lieu de poissonnière, elle aurait du dire sauvageonne. Keira se sentait en ce moment là plus détestée que jamais. Elle aurait pu jeter un sort, se défaire de l'emprise qui se jetait sur elle rapidement, mais préféra voir jusqu'à où l'autre serait capable d'aller. Elle la regarda droit dans les yeux, expression du visage presque neutre, peut-être insistante mais pas de peur particulière ni de joie ni de rire. Juste un regard puissant, qui projetait son âme vivante sur le lion. Il fallait qu'elle soit prête à réagir, si elle dérapait ; mais elle ne déraperait pas, non ? Il faudrait être tellement malsaine.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Arya Chamelet, Mer 15 Mar 2017 - 14:05


C'était quoi ce sentiment de puissance mais aussi de petitesse, comme un être minuscule faible et incapable qui essaye de se faire une place dans le monde ? Que fais-je ici pour étrangler un insecte qui ne m'a pourtant pas fait tellement de mal ? Je m'en fiche, je suis là et j'agis. Je ne pouvais pas rien faire. Et maintenant c'est trop tard, je dois finir mon travail, achever ce que j'ai commencé. Ne pas me laisser faire et ne pas faillir à ma tâche. Elle ne reviendra pas cette fille. Ils la trouveront le lendemain matin, flottant au milieu du lac, la tête dans l'eau. Mais aucune bulle ne remontera. Ils la sortiront, ses cheveux colleront à son visage, ses bras balanceront sur le côté et plus rien ne bougera. Les gens se tairont, les verts n'auront plus de préfète. Peut être y aura-t-il une cérémonie ou quelque chose du genre. Et puis il y aura une enquête, pour savoir ce qui s'est passé cette nuit la. Mais je serais cachée parmi la foule. Je me dissimulerai derrière les corps et les bras, j'enfilerai mon masque de petite fille sage. Et personne ne me trouvera. Personne.

Mes deux mains agripent son cou. Sa peau est si douce, mais je vais la salir. La salir de mes mains d'enragée. Monde de fous. Je sens son poul son mes doigts, qui appuient, appuient jusqu'à avoir mal. De la chaleur se dégage de son corps, et je la perçois, collée contre elle. Et dans ses yeux, je discerne de la peur, enfin j'espère qu'elle a peur, qu'elle voudrait juste se trouver au fond de son lit, et qu'elle ne voudra plus jamais me croiser. La lune éclaire la scène, comme dans un film, ou l'identité du tueur serait cachée par quelques moyens. Pourtant je sais qui je suis non ? Mais je ne me pensais pas capable de retirer la vie à quelqu'un. Parce que je la vois, son âme, elle s'envole haut, très haut dans les airs, cette lumière invisible, contenant sa vie, ses souvenirs, ses amis, sa famille, et tout l'amour que les gens pouvait parter pour elle. Car oui, des gens seront tristes de sa mort. Je ne suis pas seule sur Terre, et elle est peut être importante dans la vie de certains. Imagine qu'on t'énerve Chloris, comment réagirai-tu ? Regarde cette fille que tu plonges dans l'eau et imagine la tête de Chloris. Ferais-tu la même chose ?

Flash

Mes mains se détendent, lâchent la demi-cadavre. Je la délaisse et l'abandonne allongée dans l'eau. Lorsque je me relève, j'ai mal, mal partout, au corps, aux articulations, au coeur, à l'âme. J'ai perdue tout sens. Je vois du noir, rongée par mon acte. Je crie. Mais aucun son ne sort. Je la distingue encore, on dirait qu'elle est morte, pourtant je sais qu'elle ne l'ai pas. Du moins je l'espère. Qu'ai-je fais ? Mes jambes se mettent à courir et l'eau m'éclabousse mais je déjà tremper. Et l'eau me gèle les os. J'avance. J'avance. J'avance. J'essaye d'oublier ce que j'ai fais, d'oublier ses deux yeux revulsés et choqués mais je la vois encore et sa vue me hante, je n'arrive pas à m'en détacher. J'avance. J'avance. J'avance. À l'inconnu. Où vajs-je ? Quelque part où les gens ne me jugeront pas, ne me connaîtront pas. Désolé. Désolé papa. Désolé Chloris. J'ai failli. J'ai chuté dans la folie, dans la tristesse. Je ne contrôle plus rien. C'est la fin. De tout. Qu'ai-je fais ? Que quelqu'un m'aide. Que quelqu'un me sorte de là. Je ne le supporte plus. La démence fait partie de moi et les hallucinations sont mes meilleures amies. Mais qui suis-je ? Un démon ? Une anormale ? Une cinglée ? Déjà une personne qui ne mériterait pas de vivre. Je ne pourrais plus jamais me regarder, plus jamais voir mes mains, ces deux êtres des enfers qui sentent encore l'odeur de la fille. Cette odeur qui a laissé à tout jamais une trace sur moi.

Laissez moi mourir.

Fin du rp pour moi !
Merci beaucoup ! ♡
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Keira Sanders, Sam 25 Mar 2017 - 19:57


Maintenir le regard, c'était la clé de toute dominance. Regarder droit dans les yeux, et surtout ne pas regarder ailleurs jusqu'à ce que l'autre personne cède ; parfois, cela demandait un effort considérable. Il fallait prendre sur soi pour fixer ainsi quelqu'un qui nous effraie, ou un supérieur. Pour lui dire du regard je suis plus forte que toi. Ou même un ennemi, ou une personne que l'on aimait pas. Parfois même un proche. Dans la situation de Keira, cette nuit-là, ce n'était rien de tout ceci qui l'effrayait. Elle n'était même pas sûre d'être effrayée à proprement parler. Lorsqu'on était effrayée, on devrait sentir cette chose dans son ventre et dans son coeur, pas vrai ? Ainsi que ses poils se dresser - or, là, elle ressentait une drôle de détente face aux ennuis dans lesquels elle venait de se fourrer. C'était peut-être ce genre de détente ante-mortem que l'on décrit souvent. La phase première serait la peur, l'effroi ; la phase seconde serait un total repos. Dans ce cas, la brune avait sauté la première. Et pourtant, jamais elle ne s'était préparée à mourir. Jamais elle n'avait senti sa frêle vie menacée, avant que ces mains ne la saisissent d'une forte poigne.

Elle tenta de se ressaisir : elle n'avait pas encore vu la lumière blanche au fond du tunnel. Elle n'en était pas à ce stade de sa vie. Les mains serraient, serraient davantage, et la brune ressentait enfin cette émotion intense et douloureuse qu'était la peur. Douloureuse, car ça l'était physiquement, ces maux de ventre soudain, cette impression d'avoir envie de rendre tout son repas et d'avoir le coeur en explosion - (mal)heureusement, l'étreinte qui se resserrait sur son cou lui était encore plus douloureuse, et l'empêchait de trop ressentir le reste. La douleur remontait doucement le long des nerfs. Ses voies respiratoires étaient compressées et rendaient la respiration très difficile. La quantité d'air qui parvenait à son cerveau commençait à se faire insuffisante. Et pour preuve, la Serpentard commençait à ne plus saisir tout son environnement. La lionne semblait partie dans une furie, mais Keira ne distinguait plus son visage. Elle commençait à voir tout flou, comme si de la buée était venue recouvrir ses cornées. Les sons, pour le peu qu'il y en avait, semblaient distants, tels des échos dans une grande pièce vide. Ses bras et jambes dans l'eau s'agitaient frénétiquement, de haut en bas, puis dans tous les sens, parfaitement désordonnés, tentatives veines de se libérer d'une poigne trop serrée - jusqu'au moment où, eux aussi lâchèrent et tombèrent immobiles, et lourds comme du plomb. La métamorphomage était cette nuit un petit pantin à qui on venait de couper les fils.

Quant à la suite de ces événements... Keira ne s'en souviendrait plus. Sans doute s'était-elle endormie ; façon douce de dire que la conscience l'avait quittée quelques instants. Car non, elle n'était pas morte en cette nuit. Avait-elle flotté à la surface avant d'être trouvée ? Avait-elle coulé, laissant l'eau remplir ses poumons ? Ce qu'elle en retiendrait en tout cas, c'était que certaines personnes étaient capables de sentir une haine comme elle ne l'aurait jamais cru possible. Parce qu'il en fallait, de la hargne, pour être capable de sentir la vie quitter un corps sous ses propres mains.

Fin du RP
Merci à toi !  ❀
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Max Valdrak, Sam 22 Avr 2017 - 10:29


Révisions
Pv avec Nyx Spero
MP s'il y a un soucis


Le week-end était arrivé. J'allais enfin pouvoir quitter cet uniforme. Une tenue obligatoire sous peine de sanction. Pourquoi avaient ils décidé de faire des uniformes en fonction des genres? Ne pouvions nous pas avoir la liberté de choisir entre un pantalon et une jupe? L'éternelle question sans réponse. Et en attendant d'en avoir une je m'appliquais à respecter le règlement et à porter ce morceau de tissu que l'on attribuait au genre féminin. Mais lorsque j'en avais l'occasion, je me plaisais à nouveau à semer le doute en portant mon costume que certains qualifieraient de masculin. Je me sentais moi même et plus à l'aise vêtue "comme un garçon".

C'était vêtue d'une chemise blanche et d'un pantalon noir que je m'étais installée sur un banc pour réviser. Ma veste soigneusement pliée à côté de moi, je profitais des premiers beaux jours. L'air frais. La nature. Le calme du lac. Tous les éléments étaient réunis pour planter un décors propice à la réflexion. Une pile de livres de botanique dans mon sac. Une autre de métamorphoses étalée sur mes genoux et à mes côtés.

Lunettes sur le nez et bloc notes dans les mains. J'étais concentrée dans mon travail. J'en oubliais ce qui se passait à côté de moi. De temps en temps je marquais une courte pause. Mes lunettes dans mes cheveux. Je regardais le paysage. Je contemplais la nature. Avant de retourner dans mes livres apres avoir "chaussé mes yeux" comme dirait mon père.

Casque sur les oreilles. Musique douce qui se joue. J'étais déconnectée. Dans ma bulle. Isolée. Concentrée. Seule avec mes cours. Je tentais d'en retenir un maximum. Les examens approchaient et je ne voulais point décevoir mon père.


Dernière édition par Max Valdrak le Mar 25 Avr 2017 - 14:51, édité 1 fois
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Nyx Spero, Dim 23 Avr 2017 - 13:34



La semaine c’était déroulée tranquillement depuis le fameux soir avec Max. Nyx ne la croisait pas souvent dans le château, seulement quand elle avait des cours en commun. Mais, elle savait que cela n’avait rien avoir avec elle, mais surtout parce que Max n’aimait ces uniformes. Nyx rigolait à cette pensée, parce qu’elle la trouvait toujours aussi mignonne avec l’uniforme ou sans. Elle était bizarrement plus joyeuse que d’habitude, et des amis le lui avait fait remarquer entre autres. Cependant elle ne leur avait pas avoué la vraie raison. Ce n’est pas parce qu’elle en avait honte, mais plutôt parce qu’elle voulait garder cela pour elle pour l’instant. Enfin, elle avait tout de même prévenue ses amies Rachel et Chelle… elles leur faisait confiance, même si elles n’avaient pas vraiment réagi à cette nouvelle.

Nyx venait de finir de se doucher, et était en train de s’habiller pour sortir. Aujourd’hui, elle portait un pantalon noir classique, avec un t-shirt rayé à manche longue, des talons pas trop haut pour pouvoir tranquillement marcher dans le château, ou plutôt dans le parc. Elle s’était faite une petite coiffure laissant tomber une mèche de chaque côté de son visage. Autour de son cou, elle avait mis un foulard rouge. Bien qu’elle n’aimait pas cette couleur,qui était la couleur des Gryffondor, elle devait s’avouer qu’elle s’accordait beaucoup avec les brunes. Ensuite elle mit une ceinture noire qu’elle n’avait encore jamais mise. Elle aimait beaucoup comme elle était habillée aujourd’hui, d’habitude elle ne passait pas autant de temps pour cela, mais elle espérait croiser Max, donc elle voulait faire un effort. Elle se dirigea ensuite vers son miroir, pour se maquiller. Après dix minutes, elle avait enfin fini (elle était comme ceci en gros). Elle prit son petit sac pour vérifier qu’il ne manquait rien, mit ses accessoires habituels, ainsi que son parfum léger et fin, et sortit de son dortoir tranquillement.

Elle était en train de se diriger vers le Parc, car elle voulait fumer sa première cigarette de la journée, c’était en quelque sorte son réveil. Quand elle vit les premiers rayons de soleil, elle se précipita pour mettre ses lunettes de soleil. Elle n’était pas vraiment habituée à la lumière, elle préférait l’obscurité, elle avait l’air d’être un vampire ne supportant pas la lumière. Arrivée dans la cour, elle sortit son paquet de cigarette, pour en prendre une, la mettre à ses lèvres, l’allumer grâce à son habituel coup de baguette et fumer.
Voir le Parc de Poudlard de jour lui faisait particulièrement bizarre. Quand elle se rendait dans le parc, il faisait le plus souvent nuit. La beauté de celui-ci était toujours présente mais pendant la nuit, c’était une tout autre chose. Elle observait les élèves qui était de part et autre du parc, et au loin, elle aperçut la personne qu’elle cherchait. Max était près du Lac, sur un banc, casque sur les oreilles, toujours plongée dans ses bouquins. Nyx sourit est l’observa un petit moment, sans bouger. Elle ne portait pas l’uniforme aujourd’hui, elle portait une chemise blanche et un pantalon noir qui la rendait irrésistible.

Nyx se décida enfin à bouger quand elle finit sa cigarette. Elle écrasa par terre, et marcha en direction de sa copine. Plus elle s’approchait, plus elle sentait son estomac se nouer, et son cœur accélérer. Elle n’était plus qu’à quelques mètres. Nyx s’approcha doucement derrière son dos, elle n’avait toujours pas remarqué sa présence. Elle devait vraiment être concentrée avec son casque sur les oreilles. A quelques centimètres d’elle, Nyx enleva doucement le casque de Max et passa ensuite ses mains sur les yeux de celle-ci.

- Salut toi… dit Nyx d’une voix douce en affichant un sourire timide inhabituel sur son visage.

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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Max Valdrak, Dim 23 Avr 2017 - 23:22


Avec Nyx Spero
LA accordé

Un chapitre de terminé. Une petite pause avant d’en commencer un autre. Juste quelques minutes. Le temps d’une musique. Rien qu’un court instant de repos. Une nouvelle chanson se jouait. Un rythme calme. Une voix douce. Je me détendais mes lunettes à nouveau dans les cheveux. Le regard au loin même si l’horizon était légèrement flou, je me plaisais à le regarder.

Puis, la musique disparut doucement. Je sentais mon casque m’être enlevé. Alors que j’allais me retourner je sentis deux mains se poser sur mes yeux. J’eus un peu peur au début mais je fus très vite rassurée par une odeur qui venait chatouiller mes narines. Un parfum que je connaissais bien.

-Salut toi…

Mon cœur faillit rater un battement. Un sourire fit son apparition sur mes lèvres. Je pris les douces mains de la jeune femme et déposai un léger baiser dessus. Puis je les lâchais, à regret, un court instant, le temps de retirer les papiers de mes jambes et de me retourner pour lui faire face.

Elle était là. Un sourire aux lèvres. Si mignon. Tellement mignon que je ne résistai pas longtemps. J’attrapais Nyx par la taille et l’attirais doucement sur mes genoux avant de l’embrasser. Un simple petit baiser, plein de douceur. J’écartais ensuite la tête pour la regarder dans les yeux. Et lui sourire.

-Bonjour charmante demoiselle, on a quitté les couleurs des serpents aujourd’hui ? demandais je un petit sourire en coin.
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Re: On pique une petite tête ?

Message par : Nyx Spero, Lun 24 Avr 2017 - 0:00



Max avait pris les mains de Nyx en y déposant un doux baiser, pour les lâcher ensuite. Nyx eut juste le temps d’apercevoir ce que faisait Max, qu’elle se retrouva sur ses genoux en l’embrassant. Ce baiser. Son cœur battait à toute vitesse, il faisait un bruit fou et elle se demandait si Max l'entendait. Le baiser fut court, bien trop court pour elle, elle en voulait toujours plus. Max écarta sa tête pour pouvoir la regardant dans les yeux et lui sourire. Nyx avait l’impression de fondre, elle sentait une chaleur monter, et elle espérait qu’elle n’était pas en train de rougir, mais ce fut raté. Même avec le maquillage, on pouvait apercevoir qu’elle était en train de rougir. Elle avait un sourire aux lèvres, toujours ce petit sourire timide qu’elle donnait seulement à cette personne.

- Bonjour charmante demoiselle, on a quitté les couleurs des serpents aujourd’hui ? demanda Max avec un petit sourire en coin

Nyx rigola face à cette remarque, laissant apparaître ses dents blanches. Elle savait que Max allait dire quelque chose sur la façon dont elle s’était habillée aujourd’hui, mais ce qu’elle ne savait pas, c’était que tout cela était pour elle. Nyx leva ses lunettes de soleil en les mettant sur sa tête pour ensuite passer ses bras autour du cou de Max en la regardant dans les yeux. La lumière lui faisait un peu mal, mais ce n’était pas important. Elle affichait toujours ce petit sourire aux lèvres.

- Mmh, oui je me disais que je pourrais me reconvertir en Gryffondor aujourd’hui… dit Nyx en faisant semblant d’être pensive

Après quelques instants, Nyx rigola. Elle, se reconvertir en Gryffondor ? Ça aurait pu être son épouventard tiens ! Elle rigola à cette pensée. En effet, si elle se reconvertissait en Gryffondor, ça arrangerait beaucoup sa famille. Mais, elle était une Serpentard et elle ne changerait ça pour rien au monde.

- Je rigole bien sûr, dit Nyx en souriant, mais oui j’ai voulu quitté les couleurs des serpents aujourd’hui… mais rien avoir avec les lions, c’est juste que le rouge met en valeur les brunes je trouve, dit Nyx d’un ton innocent en affichant toujours un sourire et en levant les yeux

Nyx regarda de nouveau Max, et elle devait se l’avouer, sa copine était vraiment magnifique. Que dirait ses parents s’ils savaient qu’elle sortait avec une fille ? Ils mettraient sûrement la faute sur la maison de Serpentard, car « c’est une maison de dévergondés ». Mais, elle s’en fichait, ce qu’elle ressentait pour cette personne était bien trop fort et elle ne voulait pas gâcher tout ça. Elle déposa un baiser sur les lèvres de Max. Elles étaient si douces. Quand le baiser finit, Nyx regarda les livres qui était à côté d’elles. Encore des révisions. Elle n’était pas surprise, et rigola.

- Tu n’arrêteras donc jamais ? demande Nyx d’un ton moqueur et provocateur
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