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Lieux sombres de Godric's Hollow
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Hugh Dey
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Mar 18 Déc - 11:17


[Musique d'écriture]

La liberté a bien plus de saveur lorsqu’on ne fait que la retrouver. Une vieille amie. Voilà ce qu’elle était à mes yeux. La seule amie que j’aie d’ailleurs. Et j’avais décidé de l’abandonner au profit d’un salaire, d’un repas chaud et d’un lit. Quelle bêtise n’avais-je pas faite. J’avais vendu mon corps, ma force de travail, j’étais devenu esclave des élèves, des professeurs… Esclave du château entier. Celui qui autrefois avait été ma prison, et qui aujourd’hui était mon bourreau. Je ne m’en sortirais jamais. Alors au moindre jour de repos, je sortais, et j’allais retrouver mon amie, la liberté.

Dès les grilles passées, elle m’insufflait sa joie de vivre. Elle me murmurait à l’oreille tout l’infinité d’horizons qui s’offraient à moi. Elle me prenait par la main, me faisait courir en tous sens, sauter, respirer, savourer le froid glacial entrant dans mes poumons pour les congeler sur place. Car être libre, c’est être vivant, et être vivant, c’est ressentir. Et à Poudlard, ce que je ressens n’est rien d’autre que du dégoût. Alors que là, dehors, je goûte les odeurs, je respire le bonheur, j’entends toutes les saveurs, je vois l’immatériel et je touche du doigt le paradis. Je suis libre de faire ce qui me plaît. Je ne m’en prive pas.

A la fin de la journée cependant, en plus de dame liberté, je suis en compagnie de dame habitude. Elle est trop prévisible elle. Elle vient toujours gâcher mes journées et elle veut toujours faire la même chose. Elle me fait marcher sans but et me rappelle mes années de déambulation. Il faut que je trouve un moyen de la faire partir. Elle s’en ira au moindre phénomène nouveau. Il suffisait que j’en trouve un. Et j’eus une idée en regardant trente mètres devant moi.

Une femme tanguait légèrement. Elle était brune. Grande. Et surtout, elle portait une jolie robe. Qui épousait ses courbes. Une robe qui la rendait désirable. Une robe qui remontait et qu’elle devait redescendre tous les trois pas. A peine lui ai-je jeté un regard que dame habitude s’en alla, et que dame liberté se rapprocha. Elle voyait ce que je voyais et m’incitait à poursuivre. Je restais à trente mètres, et entamais la filature. Elle devait être enivrée. Ca me permettait d’être moins prudent. D’autant que j’étais facilement repérable. Même si j’avais une cape, je portais mon habituel T-shirt blanc sale, réservé aux sorties à l’extérieur, et la lumière s’y agrippait. Je crachai dans ma main et la passai dans mes cheveux. Ca ne changeait rien à ma coiffure, tenue par mon gel de graisse accumulée, ça donnait juste un « effet mouillé ». Et ça me donnait de l’assurance. C’était tout ce qu’il me fallait.

Au fur et à mesure, je m’approchai. J’allais l’avoir. Et elle s’engouffrait dans des endroits que je connaissais. Godric’s Hollow et sa multitude de rues mal éclairées. Godric’s Hollow et ses habitants trop trouillards pour sortir la nuit. Godric’s Hollow et l’union physique de deux protagonistes improbables.

J’étais à cinq mètres. Et je marchais aussi doucement qu’elle. Calquant ma démarche sur la sienne. Dans cinq pas, ce serait à moi de jouer, à moi de l’embarquer dans la rue adjacente. Cinq, quatre, trois… Ah, une pause… Deux, un.

Je m’élançais. Rapide, j’entourais sa taille d’un bras et l’entrainais avec moi dans cette rue sans éclairage. Je la plaquais au mur en même temps que je couvrais sa bouche, et je plaçai mes jambes entre les siennes. Simple mesure de précaution depuis la mésaventure des halles magiques. Mon sourire en disait long sur mes intentions et sur le désir qu’elle avait fait naître en moi.

« Laisse-moi t’aider à remettre ta robe chérie »

Je parlais à voix basse mais elle avait dû entendre distinctement. Mon ton n’avait rien de gentil, et mes gestes prouvaient mes intentions. Car la robe ne redescendait pas, au contraire…


[N’hésites pas à me MP si tu as un quelconque problème, toute modification est possible]
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Jendy O'Hara
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jendy O'Hara, Mar 18 Déc - 21:48


Soudain, brusque interruption. Un bras passé autour de ma taille. Plus de musique, plus de Terre qui tourne. Rien qu'un stop monstrueux et gelé. Tout ce passait tellement vite que sans même faire attention je me retrouvais jambes écartées contre le mur d'une quelconque rue de Godric's. Un homme. Un humain me retenait contre lui, cette marrionette dont je parlais si simplement tout à l'heure. Ce prototype parfait de l'humanité était devant moi. Je ne hurlais pas. Je ne me débattais pas. Mon coeur n'avait pas augmenté son rythme. Car après tout, ne l'avais-je pas souhaité ? N'avais-je pas voulu cette ... prise ?
L'ivresse, non, l'ivresse n'était pas assez forte pour me faire perdre tous mes moyens. Elle rendait juste le monde plus ou moins drôle. Ce soir, il était hilarant.

The funeral song of misery was played on keys of ivory
"Miss Cadaverous", show me who you really are
In my eyes I am yours
Such a paleness I adore

Sa main crasseuse me couvrait les lèvres. Il semblait ne pas en être à son premier coup, de par le placement de ses jambes entre les miennes, m’empêchant de taper là où chaque mâle hurlerait. Manquant de rire, je lâchais un rire étouffé entre ses pauvres doigts. Son souffle tout aussi crasseux que ses ongles me caressait la gorge. Ce souffle poisseux et pestilentiel à vous faire gerber. Je pensais quelques secondes à la vie de ce pauvre homme, elle ne devait pas être bien trépidante pour s'amuser à tripoter des filles comme moi dans les rues de Godreic's Hollow. Ses yeux s'étaient allumés de cette fameuse étincelle, celle du désir profond, celui qui vous pique pendant quelques secondes ou minutes et vous quittes sombrement une fois votre affaire faite. Pathétique.

« Laisse-moi t’aider à remettre ta robe chérie »

Me chuchota -t-il doucement à l'oreille tandis que l'autre de cette main se glissait doucement sous le vêtement. Un second frisson me parcouru à son contact, pas le même que celui de la lune malheureusement, mais toutefois quelque chose de secouant.
Puis soudain, alors que sa main montait sur moi, s’agrippant à ma peau cadavérique, je décidais que la plaisanterie avait assez duré. Cet idiot n'avait absolument pas fait attention à mes mains. Calmement pour commencer je posais avec fermeté ma main sur la sienne. Le stoppant dans son ascension. Puis dégagent celle sur mes lèvres je pu enfin lui sourire. Lui retourner ce si vil sourire qu'il avait jusque ici porté sur ses lèvres. Rien ne servait de faire des mouvements brusques. il les pareraient, sa main fermement arrêtée sur ma hanche et l'autre sur ma gorge, j'articulais :

- Bon alors, ça se passe comment ? Tu arrêtes maintenant ou c'est sur ce trottoir, la tête explosée que je te laisse ? C'est au choix, décides toi vite, je n'attendrais pas longtemps...

Je savais bien que cela ne serait pas bien convaincant de la part d'une fille à moitié ivre, néanmoins, sa main sous la mienne, je savais qu'il pouvait sentir. Sentir cette boursouflure sous ma robe. Un couteau. Long et bien placé. D'un geste je le sortis de son rangement pour le cacher derrière mon dos telle une enfant jouant à un jeu stupide.

With a heart that's bound by pain
Though it doesn't beat it breaks
I am cursed
Oh what a mess I have made of my life


Lentement, c'était mon souffle qui allait se mêler au sien pour le toucher. Il n'était pas beau. Il était petit. Vraiment petit. Nous devions avoir à ce moment près de vingts centimètres de différence. Ses cheveux sombres luisaient sous la lumière fade et silencieuse. Ma fatigue n'était plus là. J'étais toujours heureuse d'être ce que j'étais même ainsi avec cet inconnu entre les jambes. Son visage aurait pu presque m'inspirer une pitié. Avec une telle tronche il aurait inspiré pitié à n'importe qui, le tout était que je n'avais pas ce défaut, celui d'éprouver un pareil sentiment. Et c'était ce qui faisait ma force.
Mais ce désir dans ses yeux. Ce désir que j'avais vu passer me plaisait. C'était ce que j'aimais voir dans leur yeux. Le désir et l'effroi. Mais quel fou pourrait donc ressentir les deux à la fois ?

Peut être le seul que je regretterais d'avoir achevé.

"His arms are around me,
His tongue in my eyes"
Hide my face from the light
"The Spider man is having me for dinner tonight"
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Mer 19 Déc - 10:29


J’avais la mainmise sur elle. Elle était mon objet de fascination pour la soirée. Mon jouet. Je pouvais faire d’elle ce que je voulais. Et si je n’étais pas content, tel un enfant capricieux, j’avais le droit de la jeter contre un mur. Parce qu’elle m’appartenait. Je voulais apprivoiser mon jouet, connaître toutes ses formes, le goûter pour savoir s’il se mangeait. Je voulais lui faire vivre mille et une histoires en ma compagnie. Guider d’une main ferme la route qu’il devait suivre. Lui dicter ma loi et le faire obéir. Et je le pouvais…

Du moins je le pouvais jusqu’à ce que je me rende compte que mon jouet était comme moi : vivant. Il pouvait bouger. Et il avait bougé. Il avait posé ses mains sur moi pour me signifier sa présence. Cette fille m’avait stoppé dans ma démarche. Je laissais ma main sur sa hanche mais je ne la bougeais plus. Et l’attente me paraissait longue. La position intime que nous avions tous les deux ne me laissait pas indifférent. Je la voulais, quoi qu’elle fasse. Et qu’elle découvre ainsi son sourire ne m’aidait pas. Elle avait fait glisser ma main de sa bouche à sa gorge et découvrait de jolies dents. Comme les miennes. La seule chose sans doute encore en bon état chez moi. Je ne comprenais pas son sourire. Etait-elle contente ? Contente d’être ainsi dominée ? Ce n’était pas normal. Pourtant quand on sourit, on est content. Enfin je crois.

- Bon alors, ça se passe comment ? Tu arrêtes maintenant ou c'est sur ce trottoir, la tête explosée que je te laisse ? C'est au choix, décides toi vite, je n'attendrais pas longtemps...

Non, elle ne devait pas être contente, sinon elle ne m’aurait pas parlé comme ça. Ses réflexions me laissaient pensif. Mais je devais penser vite cette fois. Et ce n’était pas mon point fort. Je n’étais pas un tellectuel. Ce devait être une sorcière. Et dans la position dans laquelle je la maintenais je ne pourrais pas avoir accès à ma baguette, ni à mon couteau. Par contre, elle bougeait ses mains elle. Et puis elle était plus haute que moi parce que je l’avais décollée du sol. Donc elle pouvait m’atteindre. Le rapport de force n’était pas très favorable. Je fronçais les sourcils. En plus, dame liberté était toujours là et me soufflait que notre liberté devait s’arrêter là où commençait celle des autres. Je n’ai pas compris la phrase… Cette fille était libre de me résister ou de ne pas le faire comme elle le faisait là. Donc je n’entamais pas sa liberté.

Par précaution, je la lâchai. Brusquement. Alors que je la maintenais contre un mur je reculai d’un pas, ne la tenant plus du tout. Elle tomberait sans doute. Mais au moins j’étais un peu plus à l’abri. Alors j’ai pris mon couteau, de la main gauche comme d’habitude. De manière discrète. Je n’en aurais sans doute pas besoin. Et je m’apprêtais à saisir ma baguette de la droite. Je n’aimais vraiment pas ma baguette alors j’hésitais un peu avant de la prendre en main. Mais quand il faut, il faut.

« Défends toi, c’est vachement plus excitant comme ça ! »

J’étais aveuglé par cette flamme qu’elle faisait naître en moi. Ca faisait trop longtemps, j’en avais envie. J’en avais besoin surtout. Alors j’avançais de nouveau. Juste pour resserrer l’étreinte. Elle était libre de bouger, mais si elle se déplaçait latéralement je voulais la suivre. Je laissai de côté l’idée de prendre ma baguette. Elle ne me servirait pas à grand-chose. J’étais trop près. Et puis je préférais la courte lame de mon couteau, c’était plus facile à manier. Je faisais aller et venir doucement la pointe sur sa robe, juste pour qu’elle la sente.

« Tu crois que ça se découpe bien ce truc là ? »
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Jendy O'Hara
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jendy O'Hara, Sam 22 Déc - 2:28


A voir la tête qu'il m'avait fait après ce que je venais de lui lancer, je sentis la musique tripler de volume dans mon crâne et l’euphorie que me procurait l'alcool semblait avoir grandement augmenté tout aussi. Son sourire sembla saturer d'un iota pour finalement revenir, fidèle à lui même sur ses lèvres. Il fronça les sourcils d'un façon si ridicule que j'eu peine à ne pas exploser de rire encore une fois. Décidément, celui là c'était vraiment un numéro ! J'étais bien tombée ce soir, d'habitude je n'avais que des gros lourdauds à peine drôles qui s'enfuyaient en pleurnichant avant même de n'avoir rien tenté. Pathétiques ceux là aussi. Une sorte de moue d'incompréhension se dessinait sur son visage et je me contentais de le regarder faire. Savourer cette soirée qui avait bien commencé et qui j'en étais certaine allait très bien finir.

Now go back to the start, I still hear her voice
But she's lost in the fog

Il allait bientôt faire quelque chose, je le sentais. Mais s'il ne faisait rien, cela serait moi qui ferais. Et mieux valait pour lui qu'il se grouille. Brusquement, il s'écarta, me laissant retrouver le sol, mais le choc fut si brutal que mon talon droit se cassa et je manquai de m’étaler sur le sol. Me rattrapant en dernier recours à une poubelle traînant juste à côté je levais les yeux vers ce crétin qui désormais ne me faisait plus rire du tout.

« Défends toi, c’est vachement plus excitant comme ça ! »


Sur le coup, j’eus quand peine à comprendre ce qu’il venait de me dire. Là, il me laissait la possibilité de partir. Partir en trois pas sur le côté... Mais je n’allais pas m’enfuir. Oh non, bien sûr que non, pourquoi faire ? Pour courber l'échine devant un pareil spécimen ? C'était mal me connaître. La mâchoire serrée, j'hésitais à quitter mes chaussures. Rester déséquilibrée ou bien être en contact direct avec le sol qui ne semblait pas des plus propres ? De nouveau il se rapprocha de moi. Et dans un même mouvement je me rapprochais de lui en posant les pieds à plat. Je serrais tant ma main sur le couteau dans mon dos que je sentais mes jointures blanchir. Je sentais qu'un aflux sanguin me montait à la tête, des images surréalistes et des sensations passées me revenaient à une vitesse folle. Je revoyais le visage de chacun. Un par un ils défilaient devant moi. Ces idiots qui s'étaient laissés tuer. Pas assez malins pour avoir du répondant.

Your "love" is just a frail disguise
To hide the pain behind your eyes
In Lacerated lullabies


Je sentais tout son corps respirer contre le mien. Et pour la première fois, je reconnus ce même souffle. Celui de l'impatience et du désir de faire mal qui monte et qui monte encore et encore. Tant mieux, l'adversaire n'en serait que plus agréable à battre. L'adversaire, ou devrais-je dire... le perdant ? Mes yeux étaient à l’affût du moindre de ses mouvements et je ne perdais pas une miette de ses gestes précieux. Je pompais toute ma joie dans la sienne, peut être même plus que s'il avait été un minable petit pleurnichard. Un aller et venu pointu sur ma robe. Une lame, un reflet brillant, il s'amusait à montrer qu'il savait se servir d'un petit couteau. Charmant, nous avions les mêmes armes et quel étrange fait qu'il n'ai pas choppé sa baguette en premier lieu. Le tout était qu'il semblait s'amuser, tout aussi bien que moi.

« Tu crois que ça se découpe bien ce truc là ? »

Me dit-il. Mais ses mots ne firent qu'accentuer mon envie de destruction. J'avais envie de voir de la douleur transparaître au milieu de tout ce désir. Des flammes, du sang. Je voulais de la douleur, des flammes et du sang.

« Essaye un peu tu verras bien si ça marche. » Lui murmurais-je à l'oreille.
Les secondes s'écoulaient avec une lenteur sans pareille mais c'était tellement excitant. Là, je ne résistais plus. Je lui devais quelque chose qui l'amuserait certainement énormément.
Ma main s'abattit sur sa nuque. Mais pas une main vide... Oh non. Mais contrairement à ce que j'aurais pu faire par habitude, je ne plantais pas ma larme comme prévue. Elle restait coincée entre mes doigts, à quelques millimètres de sa peau sale. J'avais envie de jouer avec lui, je ne perdrais pas. Je ne perdrais jamais et j'avais pris toutes les précautions pour. De l'autre main je lui soulevais le bas du menton, une main à l'avant et l'autre à l'arrière de son crâne. Je ne savais plus s'il déchirait ou non ma robe et finalement peu m'importais :

« Aller, amuse toi un peu, fais un mauvais geste et on se dit bye-bye. Ca serait dommage, t'es plutôt marrant comme mec... »
Son odeur corporelle n'était presque plus désagréable. Elle en était même devenue exquise, parfum de victoire à venir et de jeu délicat, mon visage se pencha sur le sien et frôlant sa joue de mes lèvres je pris une forte inspiration. Appuyant peut être trop cette pointe derrière sa tête. Son jeu me rendait presque folle maintenant, j'en oubliais ma soirée, ma maison, Franck et Elizabeth, ma soeur, j'en oubliais mon passé pour ne profiter que du présent. De ce présent qui n'allait pas durer bien longtemps malheureusement.

We all fall down
Your "love" is just an alibi


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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Dim 23 Déc - 15:38


[Musique d'écriture]

« Essaye un peu tu verras bien si ça marche. »

Elle voulait jouer, elle aussi. J’en étais certain. Sinon jamais elle ne m’inciterait à faire une chose pareille. Elle devait me vouloir. Moi, ou autre chose. En tout cas, j’étais tombé au bon moment. Enfin une qui avait du répondant, qui saurait me rendre la tâche difficile… Encore qu’elle me laissait faire. Pourtant je pensais que ça voulait dire que ce serait bien plus difficile que ce qu’elle laissait entendre.

Non en effet, ce serait bien plus difficile, car elle posait sa main derrière ma nuque. Elle aussi était armée. Elle aussi tenait une lame. Nous nous battions donc à armes égales. Non, pas vraiment. J’étais plus fort, c’était indéniable. Je gagne toujours dans ce genre de situation. Elle ne me ferait pas perdre. J’étais vif, agile. Je ne comprenais pas bien les paroles, mais je savais profiter des gestes. Et ici plus que des menaces, c’était des gestes qu’il fallait faire. Il n’y a que ce qu’exprimait le corps qui comptait. Le miens exprimait du désir… Le sien… De l’excitation ? De la peur ? De la rage ? Aucune idée, mais je m’en fiche. C’est moi qui m’intéresse. Elle posa sa deuxième main sur mon menton. Elle tenait ma tête. Elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Mais elle ne le faisait pas. Si elle avait voulu me tuer, elle l’aurait déjà fait, plutôt que de poser sa lame contre ma tête et de me menacer. Je me sentais pousser des ailes. Elle voulait vraiment jouer…

Je prenais garde à ne pas trop bouger la tête, mais mes mains s’affairaient. L’une tenait le tissu, l’autre enfonçait la lame, puis la faisait glisser, lentement. Les fibres craquaient. Mais j’interrompis ma découpe. Je ne voulais pas la déchirer entièrement cette robe, ce serait trop facile. Et elle aurait froid. Alors que je voulais qu’elle ait chaud avec moi. Ca lui faisait juste une fissure, allant à peine jusqu’au nombril. Pour soulever ce serait plus facile.

« Aller, amuse toi un peu, fais un mauvais geste et on se dit bye-bye. Ca serait dommage, t'es plutôt marrant comme mec... »

Marrant moi ? J’ai pas compris. Comme d’habitude. C’était de l’ironie ? J’en sais rien, je ne comprends jamais… Peut-être qu’elle le pensait. C’était pour ça qu’elle me laissait la voie libre. Je ne pouvais plus bouger la tête, mais nous étions proches, et j’avais les mains libres. Ma main droite alla se plaquer sur celle qui tenait mon menton, alors que je sentais un liquide chaud couler et poisseux, goutte à goutte, le long de ma nuque. Je n’avais pas mal, mais ce n’était pas très agréable. Mon pouce se plaça sur un point de compression sur son poignet. Il fallait qu’elle me lâche. Derrière ce n’était pas bien grave. Devant, ça m’empêchait de bouger. Alors je lui faisais mal. Et dès que la voie était libre, je passai mon bras gauche autour de sa tête, de manière à placer mon couteau le long de son cou, et de ne pas glisser. Nous nous menacions l’un l’autre. C’était drôle. Ca me faisait même sourire… Du désir et une pointe d’effroi. Car cette fois j’avais peur d’être tombé sur une adversaire à ma taille. Mais j’oubliai cette pensée bien vite. Parce que je gagnais toujours. J’avançais doucement mon visage. Je ne voulais pas qu’elle retire cette main derrière moi. Peut-être que je saignerai plus en abondance et je ne voulais pas craindre l’hémorragie. J’allai à son oreille.

« Joue avec moi, t’es vivante, si tu me tues, en m’écroulant je t’égorge. »

Un simple constat. Pas de menace non. Juste un constat. Ma main droite alla se poser violemment sur ses fesses pour qu’elle se colle à moi, complètement, et que la partie commence. Indiscret ? Et alors ? Dans le même temps, j’allais poser mes lèvres sur les siennes pour l’embrasser de force. Et qu’importe ce qu’elle en pensait. Je la voulais, je l’aurais. Et puis elle avait de la chance, ma bouche était saine contrairement au reste de mon corps, le baiser n’était pas l’étape la plus difficile à passer. Il était endiablé, fougueux, débordant de désir, d’impatience et de passion. Il était violent. Il était à l’image du feu qui me consumait, et qui devrait s’éteindre avec cette fille. Il était le début prometteur de la soirée que nous passerions à deux.
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jendy O'Hara, Dim 30 Déc - 0:02


Cette nuit prenait un tournant beaucoup plus original que prévu. Cet homme, que j'avais même pas eu à trouvé, il l'avait trouvé tout seul. Et je ne regrettais pas sa venue, loin de là, il donnait un peu d'animation à mon existence, me donnait de quoi me défouler, de quoi rêver, de quoi m’enflammer complètement.
Sa lame déchirait ma robe peu à peu, remontant de plus en plus haut. Je me demandais jusqu'où il irait, puis au moment même où j'allais le stopper, il s’arrêta de lui même. Parfait. Il leva alors sa main vers la mienne, celle qui tenait son menton. Elle semblait le gêner, je lui présentais une petite résistance, histoire de ne pas être trop facile. Mais rapidement, il passa son bras qui précédemment était occupé avec le morceau de tissus qui me recouvrait, autour de mon cou, y glissant sa lame. J'aurais pu avoir peur. Peur qu'il me blesse vraiment. J'avalais ma salive et la boursouflure que formait le liquide dans mon oeusophage se frotta au métal et je sentis qu'elle éraflait ma peau, la coupant et en déchirant les vibres comme avec celles de la robe.

« Joue avec moi, t’es vivante, si tu me tues, en m’écroulant je t’égorge. »

J'aurais aimé rire. Glousser. Mais j'avais peur de me couper encore une fois. Je crois que je rentrais ma lame dans sa nuque. Je savais qu'il ne me tuerait pas. Il m'avait déjà bien montré que je l'amusais. Je devais l'amuser autant que je m'amusais de lui... Je sentis le sang chaud me coller entre les doigts, se glisser sous mes ongles et glisser le long de son cou. Il resserra l'étreinte et je sentis sa main se poser sur mes fesses et sa bouche se coller enfin à la mienne. Un baiser fougueux et enragé. Je crois même l'avoir sérieusement mordu ... Mais plus je le sentais près, plus je voulais l'avoir pour moi... Rien que pour moi. J'avais envie qu'il m’appartienne enfin et si je ne le tuais pas, le marquer à jamais.

The antidote of your demise


Les yeux clos, mes lèvres sur les siennes, je laissais mon couteau glisser dans son dos. Partir de sa nuque dans laquelle j'avais déjà creusé un trou jusqu'à ses épaules, son dos... Je n'avais qu'à peine conscience de mes gestes mais je savais que ça le marquerait. Qu'il serait signé. Je retirais alors mon couteau et me décollai de lui. Ne restant en contact qu'avec le bas de son corps. Je ne me souviens même plus s'il avait appuyé sur son couteau. Je voulais juste le regarder dans les yeux. Mais son bras, passé derrière ma tête bougea avec moi et il se pencha avec moi. Alors que lui était penché, moi je me pliais vers l'arrière et je me sentais prisonnière de lui.

« Lâche moi un peu tu veux ? Juste un peu... Histoire qu'on ai plus de place... »


Je glissais moi aussi ma main sur ses fesses et l'autre, encore armée que je glissai entre nos deux corps serrés. Ma robe glissais encore et encore entre nous. Remontant plus que prévu encore. L'air passa là où il n'aurait pas du. Je le voulais mais je ne voulais pas qu'il m'ait lui. Néanmoins, je savais que ni l'un ni l'autre de nous deux ne resterait sans son reste. C'était une sorte de pilotage mutuel ou l'un et l'autre voulait mais ne voulait pas être voulu trop fort. J'avais un peu de sang dans la bouche. Un gout métallique mais rougeoyant qui courait sur ma langue faisait monter, encore et encore l'adrénaline. Je m'humectais les lèvres et j'eus envie de me ruer sur lui. De moi le plaquer contre le mur et de déchirer ses vêtements.

In lacerated lullabies


Alors me jetais sur lui. Violemment. Et ma langue se fourra entre ses lèvres, c'était fantastique. Apocalyptique. Je sentais mes mains froides aux doigts gelés se serrer sur lui. Mais si pour le moment, j'étais euphorique, j'en sentais la fin approcher. Bientôt, la joie, le désir et la violence tomberait comme la fin de Black Damash... Cette chanson qui me suivait à la trace et dont les paroles prenaient bientôt fin. Et je n'aurai plus d'autre envie que de le laisser s'amuser seul. En vie, ou non.

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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Mar 1 Jan - 22:47


Ses lèvres étaient divines. Je ne les goutais pas. Je les dévorais. Et le plus amusant, c’est qu’elle me répondait. Aussi fort. Aussi violemment. Elle me mordit. Je sentis le sang couler goutte à goutte sur ma langue, puis dans le fond de ma gorge. C’était drôle. Agréable même. Je prenais des risques avec elle. C’était bien la première qui était à la fois violente et consentante. J’avais besoin de plus. De plus de douleur. De plus de répondant. Elle me l’offrit. J’eus l’impression qu’une flèche me traversait le dos. Je me contractai. Mes lèvres glissèrent vers son cou, puis son épaule, et je la mordis. Elle me faisait mal. Je résistai. Je ne voulais émettre aucun son. Je voulais même qu’elle continue. C’est pourquoi j’eus choisi l’épaule. J’avais cru comprendre que c’était agréable de se faire mordre ici.

Je sentais le sang ruisseler plus abondamment. Elle avait creusé un sillon. Dans mon dos. La douleur était lancinante. Elle me traversait par pointe. Me poussait à aller plus loin avec elle à chaque pulsion de mon cœur. Comme si ça me motivait. Une goutte, puis une autre. Doucement. Ca chatouillait légèrement.

« Lâche moi un peu tu veux ? Juste un peu... Histoire qu'on ai plus de place... »

Tout ce que tu veux poupée. Je la lâchai un peu. Pas assez pour qu’elle s’en aille. Elle ne pouvait plus partir. Elle n’en avait aucun droit. Si elle le faisait, je devrais la tuer. Car elle avait allumé en moi le feu du désir. C’était à elle d’en assumer les conséquences. Provocatrice. Elle jouait, elle aussi. Elle profitait de mon corps, à son tour. Sa main sur mes fesses. Sa lame entre nous. Sa robe continuait à monter, encore et encore. Elle ne semblait plus vouloir redescendre. Elle craquait même encore un peu.

Tout à coup je ne compris plus rien. J’avais desserré un peu ma prise, ma lame s’était glissée sur son épaule. J’étais certain de maîtriser la situation. Mais je me retrouvai complètement propulsé à l’autre bout. Ma lame glissa. Je dus faire une trace rapide sur son épaule. Mais je n’avais plus aucune prise sur elle à présent. Et je me retrouvais bloqué contre un mur. Un mur un peu branlant, et qui grinçait légèrement. Ce ne devait pas être un vrai mur alors. Ma main tenant le couteau alla voir ce dont il s’agissait, l’autre restant sur ses fesses. Une poignée. Je tournai. Ca s’ouvrit. Je perdis l’équilibre. Mais je m’accrochai à elle. Je la forçai à entrer. Nos lèvres et nos langues continuaient leur ballet endiablé. Je l’entrainais avec moi, plus loin. Je fermai la porte d’un coup de pied. J’avais l’occasion de reprendre la main. Pourtant je n’en avais pas envie. Pas maintenant. Je voulais voir ce dont elle était capable. Elle me poussait encore. Et bientôt je me retrouvai de nouveau collé au mur. Sans aucune échappatoire. Mon dos me faisait souffrir. Non, décidément je ne pouvais pas. Ma lame alla à la rencontre de la sienne. Elles croisèrent le fer tandis que nous fusionnions.

Dans un excès de force je la repoussai, elle, en entier. Un mètre, rien de plus. Mais au moins j’avais moins mal au dos. Le sang coula de nouveau, plus rapide qu’avant. *Ploc, ploc, ploc*. C’était énervant. Et ça ne s’arrêtait pas. *Ploc, plouf, splatch*. Ca allait vite. Je pouvais deviner la marre de sang qui s’accumulait derrière moi. Je ne supportais plus ce bruit. Je devais rompre le silence. Je décollais ma main de ses fesses et la posais sur son menton. J’avais décollé mon visage du sien et j’appuyais un peu, ce qui déformait sa bouche. Elle était marrante comme ça.

« Jouons… A entaille moi si tu peux ! Tu connais ? »

Une flamme nouvelle brillait dans mes yeux. Je la voulais elle, mais je voulais jouer. Parce qu’elle jouait depuis le début. Autant rendre les choses officielles. Entaille moi si tu peux est un jeu drôle. Même si l’énoncé exact habituellement est « entaille moi si tu le peux encore ». Il faut créer une diversion et planter son couteau dans le corps de l’autre pour l’entailler légèrement, sans qu’il ne l’évite… C’est amusant. C’est risqué. Mais avec elle ça marcherait bien. En général on termine par planter le cœur de l’autre joueur. Là il fallait voir. En plus, ça se joue chacun son tour. Autant bien jouer alors.

« Je commence, je te montre ! »

Ca avait au moins brisé le silence. Et maintenant je me concentrais sur autre chose que le sang qui imbibait le reste de mon T-shirt et coulait au sol. Je lui fis un clin d’œil et lâchais enfin son menton. Je tournai autour d’elle puis, de ma main libre, la poussai violemment contre le mur. Je la rejoignis aussitôt. Je me collais à elle, entièrement. Elle devait sentir toute l’excitation qui me parcourait. J’en frissonnais même. Ou alors c’est parce que j’avais froid. Peu importe, on se réchaufferait. Je passais mes deux mains sur tout son corps. Ma main libre alla même s’attarder sur sa poitrine pour la faire réagir. Le but était de lui montrer à quel point j’étais indiscret pour qu’elle se concentre dessus et oublie ma lame. Et au moment venu, j’enfoncerai mon couteau à l’extérieur de sa cuisse. Doucement. Un léger trait, juste pour que ça saigne un peu. Rien de méchant pour l’instant. Parce que ça saigne pas mal par là. Et il fallait qu’elle reste d’attaque. Ses cuisses allaient encore devoir bouger…
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Jendy O'Hara
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jendy O'Hara, Sam 12 Jan - 20:50


Un terrible accident. Terriblement délectable. Je sentais chaque partie de mon corps s'animer d'une nouvelle flamme. Décidément, ça n'était pas tous les jours qu'on en croisait dans hommes pareils. Ce qui était étonnant, c'était la tournure qu'avait prit les choses. Voilà à peine dix minutes que je me trouvais là, avec lui dans les sombres quartiers de Godric's. Je crois que je n'étais jamais allée ici. C'était pourtant un endroit pratique... On y trouvait des types sympas et personne ne venait ramener sa poire pour voir ce qui se tramait dans l'ombre. Si j'avais été quelqu'un d'autre, si j'avais hurlé, quelqu'un serait-il venu aider ? J'en doute. Le tout, c'était d'essayer. Mais alors que tout son corps se courbait et se tortillait dans tous les sens, je sentis ses lèvres tomber jusqu'à mon épaule et là,

We all fall down.

C'était la fin. Mais ses dents, ensérées sur ma peau... Formant un étau indéchirable sur ma peau... Mordant jusqu'au sang ma peau... J'avais des tremblements, des lumières venaient forcer mes yeux, je lachais un cri. Puissant peut être, je ne me souviens plus. Mais je me souviens que pas un bruit n'a suivi le mien. Personne n'a ouvert son volet, personne n'a osé faire un pas. Communauté de Godric's Hollow, citoyens sans utilité. Elizabeth aurait pu se faire violer sous leur carreaux qu'ils n'auraient pas bougé. Je les tuerai. Je les tuerai tous. Une attaque. Dure, pure, sanglante... A peine cette idée m'éfleura que je souris de plus belle. La chanson ne prenait pas vraiment fin. Elle était remplacée par une autre, une attaque. une ATTACK.

Lorsque je lui demandais de l'air, il s'exécuta immédiatement. Contente de le savoir un peu sous mon contrôle, je pris une intense respiration mais alors que j'avais oublié cette lame sur ma gorge, elle glissa elle aussi et tomba, sur mon épaule. Je me souvins alors soudainement de la morsure. J'en avais oublié la douleur, le commencement et même la fin. Mais là, elle me revenait, vive comme jamais et je sentais le sang s'en écouler tout doucement. Ce c*n m'avait mordu jusqu'au sang, il avait troué ma pauvre chaire. Et alors que je penchais la tête pour voir les dégâts, je sentis qu'il s'écartait... Enfin, j'en perdais le fil. La nuit était longue et les lumières blanches dans mes yeux clignotaient encore et encore, comme lorsqu'on appuie trop fort sur la cornée. La douleur était cuisante mais je riais. Oh oui, je riais à perdre haleine, la vie était si drôle finalement. Et j'en avais tellement marre de pleurer, quoi de mieux qu'un fou rire quand il ne le faut pas ? Sa pression sur moi s'intensifia et je m’arrêtais pour le dévisager. Il semblait autre part lui aussi, dans une autre dimension, une autre contrée. Nous étions dans deux mondes bien différents mais nous avions su nous rencontrer et il se serrait à moi comme si j'allais m'échapper. M'humectant les lèvres, je gloussais. La douleur remontait jusqu'à ma mâchoire finalement et j'avais de plus en plus de mal à la bouger car même quand on essaye de faire des pieds-de-nez à l'habitude, la convenance, elle fini toujours par vous rappeler à l'ordre. Par vous montrer pourquoi donc ces fameuses convenances sont là. Pour éviter la douleur, les rencontres étranges, les envies meurtrières... Mais j'aimais bien tout ça finalement.

Mais je ne faisais plus gaffe à ce qui se passait, bientôt je me retrouvais propulsée. Nos deux corps se séparant violemment et alors que je le retenais encore fermement par le derrière, lui, enleva sa main. Il la posa ou plutôt s'agrippa à mon menton.

« Jouons… A entaille moi si tu peux ! Tu connais ? Entaille moi si tu peux... Ce jeu ne me disais rien, mais j'en devinais aisément les règles. Je commence, je te montre ! »

Me rapprochant de nouveau de lui, il me poussa contre le mur. Bloquée, je laissais ses mains se balader sur mon corps. Je souriais comme je n'avais pas souris depuis longtemps. Dans mes yeux, j'étais sûre qu'on pouvait y apercevoir quelque chose de nouveau, peut être la preuve de ma réelle identité ? Dans les siens, je me laissais bercée par le désir profond et l'excitation. Nous étions deux à se vouloir. Ca faisait toujours un de trop. Et D'un Coup. D'un coup sa lame passa dans ma cuisse. Je rugis presque, c'était tellement dingue. Tellement... Tellement extraordinaire. Une goutte, deux gouttes, trois gouttes... J'en oubliais tout le reste ! Enfin ! Carolyn me quittait et je n'étais plus qu'une pauvre folle dans une rue sombre avec un type louche. Je ne vivais que ce moment, que cet instant captivant où chaque seconde prenait une éternité. Et alors, je retirais moi même sa lame. Ma main sur la sienne.
Je crois que j'étais moi même. Une Jendy à son apogée. Ma plus grande folie... Ne manquait plus que la mort, mais pas pour lui, lui il était trop drôle.

« Aller... A mon tour ! »


Et je me détachais complètement de lui. Pas pour partir, pour lui tourner autour, comme un animal faisant une sorte de ronde autour de sa proie. Je tournais encore et encore, je le caressais doucement d'une main, la laissant traîner sur lui au fil de mes tours et souriant toujours. Parfois m’arrêtant, puis continuant dans le sens inverse. Ma jambe me faisait mal et c'était ce qui me poussait à continuer pour vaincre la douleur parce que je me savais assez forte pour y résister finalement. Puis soudain, je m’arrêtais, un arrêt qui devait lui apparaître comme tous les autres, mais au contraire, c'était Le Bon. Et lui sautant littéralement dessus, je fondis ma lame à travers son avant bras. Pas trop fort non plus. Enfin je crois...
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Hugh Dey
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Mar 15 Jan - 16:59


Elle était folle. Mais je l’avais tellement bien choisie. Elle prenait autant de plaisir que moi à jouer. Et elle participait. Elle se laissait faire. Elle acceptait les règles. Mes règles. Mes règles pour mon jeu. Mon jeu, qu’elle n’aurait droit de faire qu’avec moi. Et que moi je risquais de ne faire qu’avec elle. Car elle seule semblait capable de subir avec autant d’envie. Elle m’impressionnait mais jamais je ne lui montrerais…

Et puis finalement, elle n’était pas si impressionnante. Par si dure que je l’aurais cru. Car elle avait crié. A l’instant même où ma lame avait sectionné sa chair. Sa cuisse. Cela l’handicaperait. Car c’était bien le but. L’empêcher de gagner. Ce jeu avait une fin. Soit le forfait. Soit la mort. Mais elle, elle jouait trop bien. Elle était trop dans le jeu pour que je me résigne à la tuer. Sauf si elle me faisait un coup bas.

« Aller... A mon tour ! »


D’accord. Comme elle le voulait. Elle avait compris les règles visiblement. Et elle ne se privait pas de les exploiter. Ce jeu est long. Très long. Car il n’y a aucune limite de temps pour les joueurs avant d’entailler. Et il faut son temps pour distraire un joueur. Elle se débrouillait bien. Elle me tournait autour. Elle voulait me faire perdre la boussole. Elle me donnait le tournis aussi. Mais je n’oubliais pas pourquoi elle était là. Elle s’arrêtait, et repartait. Je sentais sa main glisser sur mon corps. Elle me procurait des frissons. Plus nous jouions, plus je la voulais. Pour moi seul. Mais pour l’avoir je devais gagner. Je devais l’obliger à arrêter. Elle s’arrêtait encore. Si au début j’étais sûr qu’elle allait utiliser un de ces instants pour m’entailler, ma conviction disparaissait. Elle le ferait plutôt pendant la marche. Tandis qu’elle m’effleurait. C’était plus logique. Elle s’arrêta de nouveau. Elle repartit. Ma tête tournait pour toujours l’avoir à l’œil. Si j’avais pu faire le tour complet, je l’aurais fait. Mais je ne voulais pas bouger. Ca bouger, c’était afficher un côté plutôt qu’un autre. Elle s’arrêtait de nouveau. Je commençais à trouver le temps long. Même si j’aimais sa main qui me parcourait. D’ailleurs je la regardais. Sa main. Et c’était l’erreur que je n’aurais pas dû faire.

Car elle avait bondit. Comme un chat sortant de sa cage. Elle profitait de sa liberté. Elle profitait du fait que je ne la vois pas. Sa lame s’enfonça dans mon avant bras. Je gémis. J’avais serré les dents pour ne pas crier. J’avais simplement gémis. Parce que c’était tout aussi bon que c’était douloureux. Parce que maintenant c’était à mon tour. Parce que je sentais chaque goutte perler, ruisseler, aller sur mon poignet, puis dans ma main. Chaque goutte glissait, trouvait le manche du couteau, se façonnait son chemin et allait se mêler au sang de mon adversaire. Une union parfaite. Les gouttes fusionnaient, comme nos esprits actuellement. Car nous étions sur la même longueur d’onde. Car nous cherchions exactement la même chose. Une échappatoire. A ce monde. A la vie elle-même.

Après tant de violence j’avais besoin d’un instant de tendresse. Même si c’était beaucoup dire. Je collai ma main libre dans ses cheveux et je l’approchai de force. J’avais besoin de ses lèvres. J’avais besoin de jouer un peu plus. Je les gouttais, puis m’en allai. Je restais proche. Je voulais qu’elle me désire. Comme moi je la désirais. Je voulais qu’elle me veuille autant que moi je la voulais. Je voulais qu’elle ne puisse pas s’empêcher d’avancer les lèvres pour y goutter de nouveau. Je voulais la rendre dépendante à ma présence. Je me collais tout entier. Je voulais qu’elle sente. Qu’elle comprenne l’envie qui me tiraillait. Mais plus encore je voulais qu’elle souffre. Juste un peu. Comme elle savait si bien le faire. Avec autant de plaisir non dissimulé.

Et brusquement, je m’en allais. Trois pas en arrière. L’air passa de nouveau entre nous. Il faisait encore froid. Sauf là où le sang coulait. Je lui souriais. Je l’invitais à venir. Mais elle n’était pas idiote. Elle ne céderait pas à mes caprices. Alors je revenais. Je me plaçais derrière elle. Et j’attaquais son cou. Avec mes lèvres. Sauvagement. Je mordais un peu. J’embrassais beaucoup. Je paraissais possédé. Mais je ne pourrais plus la quitter sans avoir satisfait mon corps. Ni mon esprit d’ailleurs. Mes mains passèrent sur ses hanches. Je la collais encore à moi. Et je profitais de son corps tandis qu’elle se trouvait à ma merci. Je passais ensuite mes mains sur ses bras, démarrant des épaules. Je laissais filer quelques gouttes de sang, entre temps. Jusqu’à arriver aux mains. Jusqu’à entailler le dos de la sienne. De sorte à ce qu’elle ne puisse plus fermer les poings sans se souvenir de la lame de mon couteau.
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jagang De Maldor, Mar 26 Fév - 15:08


Par une fin de journée d'hiver, un homme se retrouva devant le fameux village de Godric's Hollow. Il habillait normalement à la mode des moldus afin de passer inaperçu parmi la population. Il détestait ces habits mais il n'avait pas le choix. Pourquoi se trouvait-il ici? Même lui n'avait pas la moindre idée. Il avait eu envie de se promener et de profiter du paysage. Il se mit en marche dans la rue principale du village. Plusieurs passants le croisèrent sans détourner le regard. Il passait vraiment inaperçu. Il remarqua plusieurs jeunes femmes, mais aucune n'étaient vraiment attirante à ses yeux. Il en fallait un peu plus que remuer du train arrière pour être courtisé par Jagang De Maldor.

Il arriva finalement sur la place centrale, il vit une taverne et s'y dirigea finalement, un petit coup à boire pourrait le réchauffer par un temps pareil. Le soleil commençait à se coucher et il fallait se mettre à l'abri des températures hivernales du pays qui allait s'abattre d'ici quelques minutes.

Il poussa la porte de l'établissement et alla s'installer à une table, il attendit quelques instants qu'une jolie serveuse avec de magnifiques airbags vienne prendre sa commande.

* Cette femme est vraiment magnifique. Que j'aimerai bien prendre quelques heures de son temps pour son plaisir et le mien*.


- Que puisse je pour vous?

* A si tu connaissais mes fantasmes, tu t’enfuirais en courant.*

- Je vais prendre un whisky, s'il vous plait.

Il choisit un bon whisky pour se réchauffer. Après deux ou trois verres il commanda carrément une bouteille qu'il siffla en peu de temps. Jagang commença alors à draguer la serveuse qui finit par aller prévenir son patron. Ce dernier ne fut pas commode et commença à jouer des gros bras devant Jagang. Pour ne pas faire d'histoire, le sorcier décida de sortir prendre l'air. Il pourrait toujours revenir voir la serveuse quand elle aurait fini son service.

Malheureusement, il se leva trop vite et son estomac ne supporta pas tout l'alcool ainsi ingéré. Il rendit une bonne partie de sa consommation sur la chemise du patron.


- Oups désolé, Rhoooo. J'ai pas fait exprès, Rhoooo... ou pas.

Ce dernier commença alors à s'énerver et plusieurs clients durent le retenir. Jagang en profita alors pour sortir de la taverne. La salle tournait dans tous les sens et lui fallut plusieurs minutes pour arriver à mettre un pied devant l'autre.

Il arriva finalement dehors et le froid lui donna un léger coup de fouet, il reprit ses esprits, mais pour quelques secondes seulement. Le gérant aurait ce qu'il méritait mais pas tout de suite, Jagang attendrait que personne ne soit là pour voir.

* Je lui briserai les os de son corps un par un, mais là c'est trop risquait, on penserait forcément à moi vu ce qu'il vient de se passer. La vengeance est un plat qui se mange froid*
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Jendy O'Hara, Lun 4 Mar - 0:25


[HRPG : Excuse moi Jagang, je passe juste vite fait par ici, histoire qu'on en finisse, j'ai du m'absenter toutes ces semaines pour raison personnelle, on clôture et on vous laisse le sujet libre; si problème, ma boîte de MP est totalement ouverte. ]



Laissez moi rire, pleurer, écrire, aimer. Aimer le bon, aimer le mal... Fille du diable ou de dieu ? Fille de l'ombre là était la vérité. Fille du chat noir qui court sur les toits sombres au milieu de la nuit. Jamais perdue. Jamais en retard. L'espérance nous tient, nous serre. Nous encercle. Elle me poursuit tout au fil de la nuit et de la vie car on espère toujours. Mais là, comme si je pouvais lui adresser un geste obscène, je l’envoie loin. Qu'elle aille en embêter d'autres cette Espérance de Mer**. Je veux juste vivre et me déhancher. Je veux sentir des centaines, que dis-je, des milliers ! de mains sur mon corps, sur mes hanches. Sentir toutes ces peaux, toute cette sueur, tout ce désir... Je veux... Oh mon dieu mais je veux tellement de choses....
Ce type se servait de moi autant que je me servais de lui et son désir me rassasiait plus qu'il ne le fallait. Mais c'est comme quand on boit, au bout d'un moment, on a plus tellement soif, et l'ivresse tombe doucement, comme un voile devant les yeux. Un voile qui tombe ou qui se relève... Le tout est qu'on y voit clair, que les gestes se font moins spontanément et que la réflexion s'impose. Tout perd sa couleur rose et le coton du rêve s'evanouit. Voilà, voici la vie mes amis. Belle, fade et doucereuse. Avec tous ces bons et ces mauvais cotés... Alors que fais-tu ce soir ? Tu t'abbandonnes à ce type où tu te mets en marche ? Tu vas casser la jolie petite gueule de tous ces cons qui dorment tranquillement dans leurs lits pendant que tu aurais pu te faire assassiner ? Que choisis-tu Jenlyn ? C'est à toi d'y croire, c'est à toi de voir, mais sache que nous vivons à deux.

Carolyn oui. Je l'avais oubliée. A peine quelques minutes... Mais c'était ces minutes de trop. Elle n'avait pas pu vivre et elle aurait du. Elle aurait du vivre. Et elle vivait à travers moi. Jenlyn... Non c'était faux. Elle n'était jamais morte. MENSONGES. Vous avez tord. Elle est bien là et elle vous hais. Tous.

Il gémit cet idiot. Qu'il est laid...

Il faut que je parte. Que j'aille faire quelque chose de constructif, de malsain. Me faire tripoter dans une rue par un malade ne me suffit plus, je veux plus. Malgré sa petite danse, malgré son corps contre le mien, malgré toutes ses hardeurs et ses mains refermées sur moi, je pars. Et je le pousse. J'essaye de l'expédier loin parce que je n'en veux plus.
Mec, je ne fuis pas. Je ne veux pas de toi. Plus de toi. Mais je te retiens mec. Je te dis merci. C'était bien cool avec toi. On s'est bien amusé mais je veux pas plus... Retiens ça mec. Retiens cette soirée, retiens ca que tu as eu et pense à ce que tu n'as pas eu mec.

« Jenlyn O'Hara. »

C'était simple si tu comprends. Comprends là un message mec. Mec c'est pas la dernière fois qu'on se voit je crois. Ce n'est qu'un au revoir. Un à bientôt. Tu sais qui je suis, que mon nom soit Jendy ou Jenlyn. C'est pour toi. Un dernier cadeau. Rien que mon nom. A plus tard mec je me casse.

Et D'un coup de hanche, je le pousse. D'un coup de hanche je pars et je ne fuis pas. Jenlyn s'en va. Elle s'en va comme elle est arrivée. Mais sans ses chaussures...
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Hugh Dey, Lun 4 Mar - 12:09


Nous nous amusions. J’étais en position de force. J’aimais ça. Je ne voulais pas qu’elle gagne. Je gagnerais quoi qu’il arrive. Quitte à changer les règles. Je voulais toujours gagner quand je jouais. Mon jeu, mes règles. Ma victoire. Et nous étions ensemble… Nous fusionnions. Bientôt nous ne serions plus qu’un. Bientôt elle et moi serions unis à jamais. Et elle le savait. Elle s’abandonnait à moi. Je la possédais peu à peu. Elle me viendrait. Pour toujours elle serait à moi. Même si probablement je ne m’en souviendrais pas. De son visage. Pas de la nuit elle-même.

Pourtant elle me repoussa. Ah oui c’était à son tour de jouer. S’infliger des blessures… Je ne connaissais rien de plus excitant. Douleur et plaisir. Douce torture mesurée. J’avais hâte de voir où elle allait frapper. Où elle allait pouvoir me surprendre. Ca elle le fit… Elle me surprit totalement. Je fus pris au dépourvu. Parce qu’elle n’attaqua pas. Non, elle quittait simplement le jeu. Comme ça. Et moi je ne comprenais pas. Pour ne me laissait-elle que son nom avant de partir ? Pourquoi s’arrêtait-elle ? Qu’avais-je fait de mal ?

Je me sentais humilié. Et frustré surtout. Merci de m’avoir laissé ton nom. Finalement je m’efforçais de ne pas l’oublier. Ni ton nom, ni ton visage. Je voulais te reconnaître toi. Je voulais oublier la nuit, l’humiliation, la frustration. Mais je voulais te retrouver pour continuer. Parce que pour moi le jeu n’était pas fini. Et je serais plus furieux encore le jour où il reprendra. Seulement je ne pouvais rien oublier de ce qui venait de se passer. Les marques étaient faites. Les blessures bien profondes. Elles devaient cicatriser. Cela prendrait sans doute du temps…

Dans l’espoir qu’elle revienne, je ne bougeais pas. Je laissais mon sang s’égoutter au sol. Je me faisais happer par le froid. Je sombrais dans le brouillard de la nuit et de l’inconscience. J’aurais bien pu mourir ici. Elle s’en serait peut-être voulu de ne pas m’avoir tenu chaud. Ou peut-être ne se souviendrait-elle jamais. Car de moi elle ne savait rien. Elle ne connaissait ni mon nom, ni mon âge, ni mon job. Ce n’était pas à elle de me retrouver. Ce serait bien à moi de la chercher.

[RP Terminé, désolé Jagang, nous ne t’embêterons plus]
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Joe Parker
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Joe Parker, Mar 12 Mar - 13:47



Kyara Blanchet

La nuit avait laissé sa place au jour, la lune avait laissé la sienne au soleil et la fatigue s'en était allé également. Les premiers rayons du soleil passaient à travers la fenêtre de la chambre de Joe, ce dernier s'en servait comme d'un réveil. Il avait placé son lit de façon à ce que les rayons lui tombent en plein dans les yeux. Il ne résista que quelques minutes, essayant de se battre contre l'envie de se rendormir. Une lutte acharné plus tard, le black était debout, en slip, à la gauche de son lit. Il fixait un point, et avançait de plusieurs mouvement répétitif et lent vers ce point : la porte de sa chambre. Comme tout les matins, Joe Parker allait prendre sa douche, une petite quinzaine de minute sous de l'eau bouillante lui servirait de décharge.

C'est plus ou moins trente minutes plus tard que Joe entreprit de prendre la route pour se diriger vers Londres et le ministère de la magie. Rien qu'en imaginant les gens se bousculer dans la foule, l'Auror n'avait déjà plus envie de se rendre au bureau. De plus, son travail l'attirait de moins en moins. Il avait de plus en plus de mal à se motiver tout les matins, alors qu'il ne rêvait que d'une seule chose : détruire les mangemorts. Joe avait même mit son rêve de devenir ministre de la magie de côté pour une seule raison, la vengeance de ses anciens collègues, décédés au combat. De l'équipe datant de son arrivé au ministère, il ne restait plus personne. Bien entendu, ils n'étaient pas tous mort de la main de mangemort. Certains étaient parti, ailleurs. D'autre avait disparu sans donner de nouvelle, peut être à cause des mangemorts mais personne ne peut l'affirmer. Ce sont tous ses événements qui avait ébranlé la foi de Joe en son métier. Il ne voulait pas rester assis sur son bureau à essayer de découvrir qui se cache sous les cagoules. Puis, il ne voulait pas se contenter d'arrêter les mangemorts. Il voulait plus, il ne méritait pas "juste" une place à Azkaban. Il méritait pire que ce sort.

Mais Joe ne savait pas quoi faire. Même s'il manquait de motivation, son métier il l'aimait. Grâce à lui, il était devenu quelqu'un, il cotôyait des personnes importantes chaque jours. Il ne le quitterait pour rien au monde. Cependant, il gardait toujours dans un coin de sa tête l'idée comme quoi il n'était pas utile, il ne servait à rien derrière ce bureau. Il ne participait pas vraiment à la sauvegarde du monde magique, il enquêtait plus qu'il n'agissait. Il était enfermé dans des lois qui le forçait à agir correctement, à ne pas s'éloigner du droit chemin. Mais, pour la première fois depuis sa naissance, Joe pensait que la bonne chose à faire n'était pas de suivre le bon chemin. Les mangemorts ne le font pas et sont bien plus libre et nombreux que les aurors. Pour Joe, une chose semblait logique : Il fallait que les Aurors et l'ordre du phénix s'aide mutuellement. Deux groupes, unit dans l'adversité. Ensemble, il pourrait disposer d'une plus grande force de frappe. Et puis, là où les aurors sont bloqué par la lois à cause de mandat ou tout autre chose administrative nécessaire pour enquêter, l'ordre du phénix ne l'était pas.

A présent, Joe se trouvait devant la cabine pour accéder au ministère de la magie. D'ici quelques minutes, il serait dans son bureau. Pour le moment, il devait passer devant Garry, le mec qui contrôlait les baguettes et les arrivants du ministère. Ils se connaissaient bien, Joe et lui, mais Garry était obligé de vérifier qu'il s'agissait bel et bien du vrai Joe Parker avant de le laisser pénétrer dans le hall. Ce dernier était bondé, des gens se bousculaient de partout. Joe savait qu'il allait subir le même sort lors de sa traversé. Marchant vers l'ascenseur, Joe se fit bousculer plusieurs fois, un vieux, une vieille, un enfant, un homme bizarre,.. Tout ses gens lui avaient bourré dedans. Une fois dans l'ascenseur, Joe glissa sa main droite dans la poche de son gilet. Il voulait y prendre un chewing-gum, il avait l'impression de sentir mauvais. En plus de son paquet, Joe trouva également un papier dans sa poche. Il n'était pas là au matin. Joe l'ouvrit pour le lire, intrigué par ce qui se trouvait dessus. Qui avait bien pu lui donner ce papier ?


Ce soir. 21 heures. Godric Hollow. Je viendrais vous trouver.

Comment ce message avait-il atteri dans sa poche ? Qui avait bien pu lui mettre ça ? Tant de personne, il y avait tant de personne autour de lui. L'écriture était neutre, les lettres arrondies, de couleurs bleu. Joe hésitait. Ce message était-il pour lui ? Si oui, est ce qu'il pourrait s'agir d'un plan de la part des mages noires, pour l'attirer seul dans un coin sombre et s'en prendre à lui.. Comme il l'avait fait pour ses collègues ? Était-ce comme ça qu'ils avaient eu les autres ? La décision se prit très vite, il irait ! seul ! Il ne voulait pas mêler à ça ses collègues. Il voulait venger ses amis, il voulait le faire seul. Joe n'attendait à présent qu'une seule chose. Que l'heure soit et qu'enfin, il puisse venger ses frères d'armes décédés au combat. Il sortit de l'ascenseur pour se rendre à son bureau. Il souffla un coup pour faire sortir la pression et salua les gens présents autour de lui.

20h30. Joe quittait le bureau des Aurors. Il avait décidé de faire des heures supplémentaires. Godric Hollow était plus proche d'ici que de Loutry St Chaspoule. Aujourd'hui, il n'avait pas réussi à travailler correctement, ce moment, qui approchait, occupait bien trop ses pensées. Il avait pensé à une liste de sortilège qu'il allait pouvoir utiliser. Il avait un plan, était prêt à se défendre si quiconque s'attaquait à lui. Peu importe le nombre. Il ne lui faudrait qu'une quinzaine de minute pour se rendre à Godric, ensuite il attendra, prêt à contre-attaquer.

Il faisait très sombre autour de lui, personne ne se trouvait dans les rues. Joe tenait fermement sa baguette. D'ici dix minutes l'heure convenue sur le papier serait atteinte. Joe préparait déjà sa défense. Si on voulait sa peau, il faudra se battre pour l'avoir. Joe s'appuya contre un mur, il brandit sa baguette devant lui et prononça un sortilège informulé.
*Ragnarok* Un mur invisible se dressait devant Joe. Ce dernier n'avait pas terminé. Il n'allait pas se contenter de défendre. Il pointa sa baguette sur le sol et prononça le sortilège suivant. Radicis Perfidum De grosses racines sortirent du sol, elles vinrent se dresser aux côtés de Joe. Ce dernier les manipulaient grâce à sa baguette. Il était prêt à utiliser ses racines contre n'importe qui viendrait l'importuner.[right]
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Kyara Blanchet
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Kyara Blanchet, Mar 12 Mar - 17:04


Un nouveau jour qui se lève, une nouvelle journée qui commence bien que je sois debout depuis déjà deux heures. Je n'avais pas beaucoup dormi du fait de mon excitation. Aujourd'hui était un jour important où je risquais gros, pour ne pas dire très gros et je serais seule dans le coup. C'était voulu, hors de question qu'en cas de problème on se fasse tous pincer, de plus seule j'avais plus de chances de m'en sortir. Me fondre dans la masse, me faire oublier, c'était devenu une seconde nature pour moi. Ainsi ça passait où ça cassait, on avait étudié à peu près tous les scénarios avec Aby et Franck, j'étais donc prête, il fallait juste que je sois sur mes gardes et que j'assure, car on comptait sur moi. Je ne voulais pas les decevoirs, il allait falloir que je mette toutes mes connaissances en pratique.

Poussant un soupir les coudes poser sur le rebord de la fenêtre, je contemplais le lever de soleil perdue dans mes pensées, quand une voix me demandant de venir me ramena sur terre. Presque à contre coeur je m'arrachai de mon moment de détente pour rejoindre ma maquilleuse. Franck avait réussi à en rallier une à notre cause je ne savais comment. Cette dernière acceptée de nous donner un coup de main, mais nous nous étions mis d'accord pour ne rien se dire de personnel. Aussi je ne connaissais pas son prénom, d'ou elle venait, où elle habitait et autre et de son côté elle ne savait pas grand chose non plus sur nous. Lui adressant un sourire je m'installais sur une chaise la laissant oeuvrer. Trente minutes plus tard j'étais prête. Me levant j'allais jusqu'au miroir et avec surprise constatai que je ressemblais à présent à une vieille sorcière ridée portant des vêtements de jeune. Me retenant de ne pas rire face à mon reflet, je pris la robe de sorcière élimée et froufroutante que je devais enfiler pour coller parfaitement au personnage. Ma propre mère ne m'aurait pas reconnue ... Remerciant la maquilleuse, je me mis alors en route pour rejoindre le ministère de la magie.

La cible du jour était Joe Parker, Auror depuis déjà quelques temps, en vérité c'était le seul restant de l'ancienne génération comme on pourrait dire. Il y avait eu des pertes du côté des Phénix, mais il en était de même de celui des Auror. Nous avions longuement réfléchit avec Aby et Franck et au final nous en étions arrivés à la conclusion que c'était lui qui conviendrait le mieux pour une approche. Le problème dans tout ça était le fait qu'il me connaissait déjà, enfin il m'avait déjà vu, il connaissait mon visage. J'avais même du répondre à ses questions suite à l'attaque des mangemorts au Bar des Ténèbres. Il se souvenait surement de ma tête, c'était pour ça que j'avais contacté notre maquilleuse, pour qu'elle me donne un coup de main histoire de ne pas me faire griller. Cela faisait déjà quelques jours qu'on venait tous les matins se relayant pour connaitre ses horaires. La première partie du plan consistait à faire passer le petit mot que j'avais écrit après mon réveil avec de l'encre bleue.

Me tenant le dos courbé comme si je portais le poids du temps j'avançais dans la foule à la recherche de ma cible. Il ne fallait pas que je le rate sous peine de tout devoir reporter. Faisant des petits pas, je regardais de partout furtivement, normalement il devrait arriver d'une seconde à l'autre. Comme pour corroborer mes dires, l'Auror fit son apparition, me faisant violence pour ne pas lui foncer dessus, je gardais la même allure le laissant venir. J'avais mon petit papier en main et lorsqu'il passa à côté de moi je le glissais dans la poche de son gilet rapidement. Je m'étais entraîné pendant des heures pour faire ça bien, Joe ne sembla rien remarquer, car il poursuivit sa route perdu dans ses pensées. La tension qui me nouait les muscles disparu alors soudainement. J'avais réussi la première partie, maintenant il ne me resté plus qu'à espérer qu'il trouve le mot et qu'il vienne au rendez-vous seul de préférence. Gardant mon allure de mamie, je poursuivi ma route comme si de rien n'était afin de rejoindre mon point de départ.

---

20 heures. J'ai froid ! Alors que je pourrais être devant un feu de cheminée, je me trouvais sur un toit à attendre que 21 heures arrive. Il fallait être fou, j'étais folle. Pourquoi était je venu une heure avant l'heure du rendez-vous ? Tout simplement, car je surveillais la zone, histoire que si Joe avait décidé de ramener ses petits copains pour encadrer la zone, je serais prévenu et pourrait partir. Le problème était surement dans le fait que je n'y voyais pas grand chose avec toute cette obscurité, je devais donc plisser à mort les yeux et me reposer sur mon ouïe. Clignant des yeux je du me retenir pour ne pas me les gratter au risque de perdre une de mes lentilles. J'étais repassé sur la maquilleuse et une nouvelle fois j'avais une nouvelle tête.

Blonde ! J'étais devenue blonde ... Ça avait été un grand choc pour moi et j'ai échappé de peu à la crise cardiaque. Rien qu'avec la couleur de cheveux j'avais l'impression de ne plus être moi. Je ne m'en remettais d'ailleurs toujours pas. En plus de cette transformation j'avais eu droit à des lentilles rendant mes yeux bleu, cachant ainsi mon vert naturel, à une bonne dose de maquillage pour me vieillir de quelques années, à des rajouts et des bouclettes cascadant jusqu'à mon nombril. Encore une fois je n'étais plus moi.

Frottant mes mains l'une contre l'autre, je jetais des regards réguliers à ma nouvelle montre. Petit à petit on s'approchait de l'heure du rendez-vous et pour le moment rien n'était à signaler. Inspirant profondément, je me concentrais pour ne pas perdre mes moyens, j'allais assurer, tout allez bien se passer. Alors que je me balançais légèrement des bruits de pas se firent attendre dans le silence. Retenant ma respiration je me figeais, tendant l'oreille. Les pas s’arrêtèrent au bout de quelques secondes et le calme s'installa à nouveau avant qu'une voix s’élève. Baguette à la main, je jetais un coup d'oeil à ma montre. Dix minutes, ce devait être Joe.

Expirant je pris alors la décision d'aller voir de moi-même. Me levant en silence, je descendis du toit en quelques secondes, après avoir informulé un protego en cas sur mes gardes avant de rejoindre l'ombre. C'était bien Joe qui se tenait là, entouré de grosses racines. Je n'aimais pas les racines depuis qu'une grosse avait décidé de me transpercer les chevilles. Il se méfiait, parfait, on ne voulait pas de quelqu'un de trop naïf de toutes les manières. M'approchant de lui, je m'arrêtai à quelques pas, j'avais rangé ma baguette pour lui montrer que je n'étais pas dotée de mauvaises intentions. J'étais quand même prête à la sortir suivant ce qu'il comptait faire. Les mains bien évidence, je pris alors la parole forçant exprès sur ma voix pour la rendre plus grave, comme si j'étais une fumeuse.

- Bonjour monsieur Parker, comme vous pouvez le voir je ne suis pas armée, pourriez-vous annuler votre sort où tout du moins baisser votre baguette histoire que nous puissons avoir une conversation comme deux personnes civilisés ?
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Joe Parker, Mar 12 Mar - 19:52


Au loin, une forme s'approchait de l'endroit sur lequelle était appuyé Joe. Lui, pointa sa baguette vers la personne. Il était prêt à agir, ses racines menaçantes pointant dangereusement vers la nouvelle arrivée. Il n'arrivait pas vraiment à aperçevoir le visage de la personne et par la même occasion à l'identifié. Il forçait sur ses deux yeux afin de mieux identifier l'inconnu. Il s'agissait très probablement de la personne qui lui avait glissé le mot dans la poche, l'heure coïncidait avec ce qui était écrit. Plus l'ombre s'approchait plus Joe pouvait voir de détails. D'abord, il remarquait la chevelure, puis la forme du corps. Autant de détails qui allait lui permettre de découvrir le sexe de la personne, une femme. Cette dernière rangea sa baguette, histoire de montrer à Joe qu'elle n'avait aucune mauvaise intention. Ce dernier ne savait pas s'il devait faire confiance. Au bout d'un moment, la voix, féminine, retentit pour briser le silence pesant qui s'installait dans Godric Hollow.

Bonjour monsieur Parker, comme vous pouvez le voir je ne suis pas armée, pourriez-vous annuler votre sort où tout du moins baisser votre baguette histoire que nous puissons avoir une conversation comme deux personnes civilisés ?

Il ne savait pas comment réagir, il observait de loin. Essayant de voir si la fille semblait sincère, Joe tendait le cou. Il jetait aussi des regard autour de lui, il ne voulait pas tomber dans une embuscade. Il écoutait attentivement le moindre bruit. Il se passa quelques secondes avant que sa première réaction ne vienne. Pour commencer, il baissa sa baguette. Il voulait mettre en confiance la femme, il restera pourtant sur le qui vive. Il devait se préparer à toute éventualité. Avant de prendre la parole, le black annula son sortilège, renvoyant les racines de là où elle venait. Il ne rangea pas pour autant sa baguette, cette dernière pointait vers le sol. Joe saisit l'instant pour faire entendre sa voix

Bonjour madame euh.. Puis-je avoir votre nom ? Il savait très bien que la tentative était veine, jamais il n'aurait le vrai prénom de cette femme. Voilà c'est annuler, cependant j'espère que vous comprendrez le fait que je garde ma baguette à disposition. Je ne me sens pas trop en confiance, dans cette endroit.. à cette heure-ci


Joe se tut, mais ce n'est pas pour autant qu'il avait fini. Il allait, d'ici quelques secondes reprendre la parole. Il faisait une petite pause, ne voulant pas noyer la blondinette dans ses paroles. De temps à autre, le black lançait des regards un peu partout, pour être sûr de ne pas se faire attaquer. Il ne savait pas comment réagir dans une tel situation, il ne l'avait jamais vécu. Mais mieux valait être vigilant, afin d'être sûr de ne pas mourir dans ce village sombre et froid. Il balayait du regard l'espace présent autour de lui, ne voulant laisser passer aucun détail. La blonde avait sûrement remarqué ce que faisait Joe mais ça n'avait aucune importance pour lui. Il n'avait pas envi de paraître sympathique et cool devant elle, il voulait juste lui montrer que si elle voulait s'en prendre à lui facilement, elle était tombé sur la mauvaise personne. Toussotant, Joe reprit la parole.

D'ailleurs, est ce que je peux savoir la raison pour laquelle vous m'avez convié ici même ? N'aurait-il pas été plus simple de boire un café au chaudron baveur.. ou au bar des ténèbres, vous savez, les goûts et les couleurs..

Avec cette remarque, il essayait de jouer sur l'ironie de la situation. Il voulait montrer qu'il n'était pas si dupe que ça, qu'il savait qu'ici allait se trâmer quelques choses de pas très normale, voir quelques choses d'illégales. Analysant les lieux, Joe redécouvrait des endroits où il était déjà venu de si nombreuse fois, sans pour autant faire attention à l'infrastructure. Très souvent, il s'était promené dans ses rues, en faisant des rondes pour les Aurors ou encore pour draguer un peu. Cette situation-ci était bien différente, Joe savait qu'il était dans la mer**, le seul hic, c'est qu'il ne savait pas jusque où. Il essayait de feindre la sûreté sur son visage, il essayait de se montrer sûr de lui, de sa puissance. Bien entendu, il l'était. Cependant, même le plus puissant des hommes ne pourraient sur vivre seul face à une horde de mangemort.. ou de membre de l'ordre.

Le black réfléchissait. Il n'avait jamais vu ce visage, ne serait-ce que sur une affiche de recherche. Mais ce n'est pas ce simple détail qui allait le rassurer. Il avait assez d'expérience pour savoir que n'importe qui pouvait transformer son visage comme il le sentait et ce même sans magie. Les moldus sont très doué pour maquillés les leurs.. L'idée qu'un mangemort ait besoin d'un moldu pour l'aider fit sourire Joe, non ce n'était pas possible. Si un mangemort avait besoin de changer de visage, il aurait recourt à la magie même si cette dernière reste plus grossière dans les changements de traits que ne le serait un pinceau moldu. La baguette pointé toujours vers le sol, Joe jugea qu'il n'était pas judicieux de rester au même endroit trop longtemps. Oubliant son mur de protection invisible, il se dirigea vers la blonde. Peu importe que le sortilège ragnarok ne le protège plus, si cette fille était une mangemorte rien sur cette terre ne pourra l'empêcher de lui porté un coup.. fatale ou non.

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Kyara Blanchet
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Re: Lieux sombres de Godric's Hollow

Message par : Kyara Blanchet, Mer 13 Mar - 2:47


Tout se jouait maintenant, soit Joe baisser sa baguette et se tenait sagement, soit il tentait de m'immobiliser pour me ramener chez les aurors et me questionner avec des petits légumes. Qu'il tente seulement de me toucher et il se retrouverait par terre avec mon pied de coller sur sa joue sans qu'il s'en rende compte. Il n'y avait pas à dire, mais mes cours de Taekwondo m'étaient utiles, même dans la vie de tous les jours. Par exemple lors des petites bagarres entre élèves, des fois rien ne valait un bon coup de pied là où ça faisait mal où une bonne petite prise. Je ne savais pas si Joe si connaissait en combat, mais s'il avait de l'expérience il aurait noté que je me tenais en position de défense. C'était une posture tout à fait anodine que j'avais et pourtant. Il faut se méfier de l'eau qui dort.

J'étais donc sur le qui vive, intérieurement je bouillonnais alors qu'extérieurement je laissais transparaître une expression tranquille, limite comme si je croisais une connaissance et que je prenais de ses nouvelles. Si seulement cela pouvait être aussi simple. En face de moi Joe tendait le cou pour me détailler, encore une fois il était méfiant et je crus qu'il ne ferait jamais disparaître ses fichues racines, pourtant au bout de quelques secondes qui me semblèrent durer une éternité il baissa sa baguette pour ensuite annuler le sort. Une partie du poids se trouvant sur mes épaules disparus, c'était un bon signe, mais il ne fallait pas que je baisse ma garde pour autant. Autant l'auror allait être fourbe et s'en prendre à moi quand je m'y attendrais le moins.

- Bonjour madame euh.. Puis-je avoir votre nom ? Voilà c'est annuler, cependant j'espère que vous comprendrez le fait que je garde ma baguette à disposition. Je ne me sens pas trop en confiance, dans cette endroit.. à cette heure-ci.

Mes lèvres s’étirèrent légèrement quand Joe lui demanda son nom. Comme si j'allais lui dire "Bien sur, moi c'est Kyara Blanchet, comment va la vie ?". Il ne fallait pas rêver non plus bien que c'était quand même une bonne tentative. En tous les cas le fait qu'il n'avait pas confiance se comprenait parfaitement, je ne lui en tenais pas rigueur vu qu'à sa place j'en aurais fait de même. Alors que j'étais en plein hochement de tête, Joe lui jetait des regards dans toutes les directions, comme s'il s'attendait à ce que quelqu'un lui saute dessus. Se focalisant à nouveau sur moi il toussota avant de reprendre la parole.

- D'ailleurs, est ce que je peux savoir la raison pour laquelle vous m'avez convié ici même ? N'aurait-il pas été plus simple de boire un café au chaudron baveur.. ou au bar des ténèbres, vous savez, les goûts et les couleurs..

Bien sur, aller sur mon ancien lieu de travail, même si on ne reconnaitrait pas je risquais de retrouver mes vieilles habitudes et de faire un geste risquant de me griller. Une rue c'était parfait, pas d'oreilles indiscrètes sous peine qu'elles ne se fassent repérer et passent un sale quart d'heure. Je cherchais les mots pour lui répondre et entrer dans le vif du sujet quand Joe s'avança vers moi. Instinctivement je fis un pas en arrière tout en sortant lentement ma baguette. Même si la sienne était baissée il devait être rapide, c'était un minimum pour un auror. Remettant donc un peu de distance entre nous j'informulais un Assurdiato histoire de pouvoir parler en toute sécurité.

- Mon nom importe peu et puis nous savons vous comme moi que jamais je ne vous divulguerez le vrai.Si je vous ai convié ici même comme vous dites si bien c'est pour le cadre. Ne trouvez-vous pas que nous sommes en paix ici ? Allez dans un lieu public aurait attiré l'attention, vous êtes plus connu que vous semblez le croire.

Silence. Silence volontaire avant de lâcher la "bombe".

- Voyez vous monsieur Parker, je fais partie d'un groupe assez spécial, mais pas celui que vous semblez croire. C'est d'ailleurs plus un Ordre qu'un groupe si vous voyez ce que je veux dire. Avant de m'aventurer dans le vif du sujet j'aurais aimé savoir ce que vous savez de l'Ordre du Phénix, ce que vous en pensez.

C'était clair et net comme requête, mais autant être précis que faire des sous entendus. Je voulais savoir son opinion quant à nous avant de lui demander de se joindre à notre cause, enfin en quelque sorte.

- Rassurez-vous, je ne tente pas de vous soutirer des informations, je pourrais être un mangemort prétendant faire partit de l'Ordre juste pour vous tirez les vers du nez, mais ça n'est pas le cas et ce serait vraiment bête vu que vous pouvez me répondre n'importe quoi.
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