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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Escapade à New-York
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Peter Ewing
Gryffondor
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Re: Escapade à New-York

Message par : Peter Ewing, Lun 5 Aoû - 22:24


La journée commençait vraiment bien. J'avais déjà pardonné l'immense retard de Mélusine -même si je commençais à avoir l'habitude maintenant- et cette dernière qui pensait passer une journée pourrie et une ballade à deux balles avait rapidement changé d'avis. Lorsque nous étions arrivés au beau milieu de Times Square, elle affichait un grand sourire radieux et sincère. Elle ne pensa même pas à me sortir un petit merci et regardai ce qui passait autour d'elle, émerveillée et sûrement ravie d'être ici. Ahlala, j'suis fabuleux quand même. C'est pas tout le monde qui ferait ça. Je la regardais, elle me regardait, bref, on était mignons. Son petit short et son débardeur gris lui allaient parfaitement bien et j'adorais quand elle attachait ses cheveux de façon à ce que son visage soit dégagé. Avançant à une allure d'escargot, elle me répondit enfin.

« Je dois avouer que tu as fait fort. Mais.. il en faut beaucoup plus pour m'impressionner, et tu le sais. Même si j'admire ta façon de transplaner. Aussi douce que toi ! »


Ouah, elle me flattait. J'avoue, je transplanais bien. Mon examen avait été un succès total d'après le jury que j'avais eu. Ceci dit, elle me lâcha et monta dans le premier taxi qui passait. C'est une blague ou quoi ? Je l'amène à New-York et tout ce qu'elle trouve à faire au lieu de me remercier, c'est de se barrer en courant pour sauter dans la première voiture jaune qu'elle trouve. Mon dieu elle me surprendra toujours c'te fille. Je savais jamais à quoi m'attendre avec elle et c'est ce que j'aimais. Le risque et les aventures, j'adorais ça. D'autant plus que je savais parfaitement où elle allait. Ma petite brunette m'avait répété à multiples reprises qu'elle rêvait de monter tout en haut de la statue de la liberté comme la plupart des touristes qui viennent ici. Mais bon, le temps que son foutu taxi arrive là-bas, j'avais au moins un bon quart d'heure devant moi. Il faisait super chaud et je n'avais qu'une envie : me rafraîchir. C'est pourquoi au lieu de m'inquiéter et de gueuler partout à la recherche de ma Miss Parfaite comme j'aimais l'appeler, je m'avançais vers le fast-food le plus près afin d'y acheter deux boissons bien fraîches. Ben oui, autant en prendre une pour elle aussi, je suis si gentil. Heureusement que j'avais prévu le coup ce matin en prenant de la monnaie moldue. Mes deux gobelets dotés de pailles à la main, je me dirigeais vers un endroit à l'abri des regards où je pourrais transplaner tranquillement sans être vu par ces maudits moldus. Non je n'avais rien contre eux, mais le fait de devoir trouver un endroit dépourvu de population me soûlait. Si Mélusine croyait que j'allais marcher jusqu'à son île ! Elle se foutait le doigt dans l'oeil. J'avais mon permis de transplanage, autant en profiter au maximum hein. Je tenais bien les boisson afin qu'elles ne se barrent pas en cacahuète et c'est parti !

Quelques secondes plus tard, j'atterrissais dans un endroit bien plus sombre que celui duquel j'étais parti. Oui j'y étais, dans la couronne de la statue de la liberté. Posé contre le rebord, je profitais de la superbe vue qui s'offrait à moi, attendant ma petite protégée, qui je l'espère trouverai les quelques pièces d'argent moldues que je lui avais glissé dans sa poche au moment de sa fuite. Oui oui, j'avais prévu à ce qu'elle me fasse un de ces coups tordus... J'avais vraiment trouvé la personne qu'il me fallait. Oui vraiment, j'me voyais pas passer mes journées avec une gentille fifille qui me suivrait partout comme un chien, qui me lâcherait plus et ne me surprendrais jamais. Ca c'était pas pour moi. Bref. Pour une fois que je trouvais un paysage beau et intéressant à regarder. Pour une fois que je critiquais pas tout ce qui se trouvait autour de moi. Je me surprenais moi-même. J'étais seul, personne ne montait dans cette fameuse couronne pour l'instant et j'espérais que la prochaine personne qui arriverait ne serait autre que Hale.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Mélusine A. Hale, Mer 7 Aoû - 1:55



    « Je dois avouer que tu as fait fort. Mais.. il en faut beaucoup plus pour m'impressionner, et tu le sais. Même si j'admire ta façon de transplaner. Aussi douce que toi ! »

    Après avoir sauté dans le taxi, attendant patiemment que mon prince charmant vienne à mon secours, je glissa ma main dans ma poche. De l'argent moldu y avait été préalablement déposé ; il pensait vraiment à tout et j'adorais ça. C'est pourquoi je gueulais au taxi d'aller plus vite, il fallait que ce soit un challenge, une épreuve. Parce que ça marchait comme ça entre nous, c'était difficile d'en être autrement et pourtant, l'un comme l'autre nous aimions jouer. Et nous savions manier le feu à la perfection..

    Une fois arrivée, je donnai mes pièces moldues au conducteur de cette étrange voiture jaune, puis me précipitai au sommet de la statue de la liberté. J'eus du mal à parcourir toutes les marches, et une fois arrivée, je ne pouvais retenir mon essoufflement.. cependant, je me heurtai à quelqu'un.

    Rien d'étonnant ; Peter. Je n'avais qu'une envie, lui sauter au cou, lui dire Ô combien je l'aimais, le faire tomber à terre et faire des trucs pour les grands comme on aimait se dire, cependant je n'en fis rien, et le fixai d'un air intrigué. Il me surprenait beaucoup ces temps-ci, et même si ça me faisait mal parfois, je dois avouer que la routine me rendait malade. Avec lui tout était tellement.. différent.

    Je vis qu'il avait deux boissons à la main. Et le détaillant un peu plus, je vis aussi que sa tenue était incroyablement parfaite sur lui. C'était un simple débardeur bleu, avec écrit "Nike" dessus. Je ne savais pas ce que ça voulait dire mais je m'en foutais. J'étais tellement heureuse d'être avec lui que je ne bougeais pas d'un poil. Puis je me saisis de ma boisson, en but une gorgée et la posa directement au sol.

    « Mon Amour, c'était la première fois que je l'appelais ainsi, et je considérais ça comme une immense récompense.. que ferais tu si je sautais ? »

    Puis je commença à me pencher légèrement en fermant les yeux. Je ne sauterais pas, je n'étais pas si folle, je n'avais pas de balai et à moins que quelqu'un ait une pierre philosophale, je crois que je mourrais sur le champ. L'être humain est si faible. Un rien peut le faire faillir. Et moi mon rien, c'était un certain Peter Ewing.


Dernière édition par Mélusine A. Hale le Jeu 8 Aoû - 18:41, édité 1 fois
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Peter Ewing
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Re: Escapade à New-York

Message par : Peter Ewing, Jeu 8 Aoû - 15:09


Quelle journée parfaite. On ne faisait pas comme tous ces moldus de touristes qui passaient leurs journées à visiter. Non, il a fallu qu'on fasse ça à notre façon. Mélusine s'était barrée en courant et avait sauté dans le premier taxi qu'elle avait pu trouver et de mon côté j'étais allé acheter deux sodas dans le premier fast-food qui se présentait à moi, même si en fait, il y en avait à tous les coins de rues ici. J'avais ensuite transplané jusqu'à l'intérieur de la couronne de la statue de la liberté, car j'étais sûr que mon namoureuse allait s'y rendre. Perdu, j'étais là avant. Mes deux boissons en main, je sirotais la mienne tout en regardant l'horizon et cette superbe vue qui s'offrait à moi. Quelques minutes à peine après, Hale arrivait, essoufflée, probablement à cause de toutes ces marches qu'elle avait du monter. Ah lala, si seulement elle avait la chance d'avoir son permis de transplanage. Heureusement que j'étais là pour l'emmener ! Elle m'observa durant quelques secondes -j'suis tellement beau- avant de se saisir de son gobelet et de boire quelques gorgées et de le poser par terre.

« Mon Amour, que ferais tu si je sautais ? »

Mon Amour. Dis donc, qu'est-ce qui lui arrivait ? Jamais je l'avais entendu dire ça. C'était tellement mignooon ! J'avoue, ça me faisait plaisir. Ca faisait vraiment du bien d'entendre ça. La Serpentarde se pencha. Elle n'allait pas sauter et je le savais. Je souriais légèrement et m'approcha d'elle. Bien sûr que j'savais ce qu'elle voulait. Que je la rattrape avant qu'elle tombe. Ah la petite maline. Je la laissais encore quelque secondes comme ça, à regarder le vide, puis me plaçait juste derrière elle et enroulait mes bras autour d'elle avant de la tirer légèrement en arrière. J'étais bien comme ça. Elle était comme mon petit doudou. Je posais ma tête sur son épaule et fermais les yeux quelques minutes. C'était rare les moments comme ceux-là et je voulais en profiter au maximum.

« J'te laisserai pas sauter. Je t'aime trop pour ça... »

Voilà, c'était dit. Je venais de lui chuchoter ces quelques mots, les trois plus beaux que la Terre puisse porter. Il fallait bien que ça sorte un jour ou l'autre et l'endroit était plutôt bien choisi. C'est pas comme si j'lui disais ça à au beau milieu d'un couloir de l'école, non, là on était quand même en haut de la Statue de la liberté quoi. Je ne bougeais pas, je n'attendais pas de réponse particulière mais j'étais si bien. Mais bien sûr, fallait que quelque chose vienne nous déranger ! Quelques touristes arrivèrent tous surexcités à l'idée de se trouver ici. Désespérant. Je soupirais et préférais partir d'ici plutôt que de regarder tous ces moldus en extase.

« On bouge ? Central Park ça te dit ? »

Je ne lui laissais pas le temps de répondre, attrapait sa main et sortait de cet endroit. Sans m'en rendre compte, j'avais entrelacé nos doigts, ouais ça devenait presque automatique maintenant. En fait, j'étais totalement différent lorsque j'étais avec c'te fille. Oui, d'habitude j'étais un connard, et je le savais. On me l'avait tellement dit, mais ça me dérangeait pas -je trouvais même ça fun - et je ne faisais rien pour que ça change. Mais je ne sais pas, avec elle, tout changeait.  
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Re: Escapade à New-York

Message par : Mélusine A. Hale, Sam 10 Aoû - 23:29


    J'étais heureuse ici. Même que j'avais feint de sauter de la couronne de la statue de la liberté. Mais Peter savait à quel point c'était faux. Ouais peut être que s'il me quittait j'en aurais envie. Mais là, j'étais trop bien pour faire une bêtise pareille. Et qui a enroulé ses bras autour de moi ? C'est bibiiii ! Autrement dit, un certain Ewing. Puis juste après, il m'a redressée, gardant son étreinte, et posa sa tête sur mon épaule. Dieuuuu, stoppez cette torture, il sentait trop bon. J'avais envie de le manger mais.. une fois mangé, y'en a plus ! Et là la phrase "et quand y'en a plus et bah y'en a encore" ne fonctionnait pas vraiment.. Donc je restais là comme une idiote, avec sa tête sur mon épaule, à sourire et à me balancer légèrement sur le côté.

    « J'te laisserai pas sauter. Je t'aime trop pour ça... »

    J'eus des frissons, et par chance à ce moment là il n'avait pas les yeux sur mes pommettes, parce qu'elles avaient rougi totalement. Pff, c'était pas mon genre de rougir et pourtant lui pouvait me faire passer du vert au rouge vif en cinq secondes chrono. Parfois ça m'énervait, mais d'un autre côté c'était l'amour, et je savais dans quoi je m'engageais en me livrant à quelqu'un comme ça. Je filais droit vers la destruction, et papa et maman ne seraient pas fiers de moi.

    Une flopée de touristes arrivèrent, bord*l. J'avais juste envie de les avada kedavriser un par un, mais bon après j'irais à Azkaban et je serais séparées de mon doux prince charmant. Mais heureusement, comme c'était trop le plus intelligent du monde, il eut la brillante idée de nous faire transplaner jusqu'à central park ! Mais avant, fallait bien s'éloigner des touristes, et pendant le trajet, on avait entrelacés nos doigts. Et même si ça me faisait un peu mal aux os, son énorme main, je disais rien, parce que c'était mignon.

    Une fois arrivés, je le tirais par le bras et le jetais sur une pelouse, dégageant au passage quelques moldus qui rouspétaient. Mais au fond, on en avait rien à f*utre. C'était notre journée, et s'ils avaient un problème qu'ils dégagent. J'eus soudain une idée, pour enfin avouer ce qui me tracassait depuis le début de la journée..

    « Dis, on joue à un jeu ? Ca s'appelle, je ne dis que la vérité. Tu dois me sortir une vérité vraie à chaque fois, un truc un peu tabou que j'aurais pas du savoir, et tout. Promis je t'en voudrais pas. Prêt ? »

    Je me redressais, face à lui, et prenant une grande inspiration, je pris la parole, et dis quelque chose qui ne me tracassait pas le moins du monde, mais qui n'était pas censé se dire lorsqu'on était un couple normal. Oui sauf qu'on l'était pas nous, normaux.

    « J'ai couché avec Londubat, au Chaudron Baveur, dans les chambres de l'étage. »

    Je regardais alors le sol, boudant, et attendant qu'il me réprimande. De toute façon, lui aussi il devrait me sortir une vérité. Mais le jeu serait rapidement fini, vu l'aveu que je comptais lui faire..
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Peter Ewing
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Re: Escapade à New-York

Message par : Peter Ewing, Dim 11 Aoû - 19:01


On profitait à fond de notre petit moment au sommet de la statue de la liberté. J'avais Mélusine dans ses bras, je venais tout juste de l'empêcher de sauter, même si je savais qu'elle ne comptait pas le faire, et qu'elle voulait simplement voir ma réaction. Ah les filles... La tête posée sur son épaule, les yeux fermés, j'étais bien. Vraiment bien. Loin de tout ce qui avait un rapport avec l'école, je me sentais ailleurs, évadé, et si j'avais pu, je serais resté là comme ça, toute la journée. Mais non. Il fallait bien que quelque chose vienne nous perturber. Ces satanés moldus avaient débarqué, tous avec leurs appareils photos autour du cou et les tongs aux pieds en mode touriste pépère. Sérieux, y'avait pas d'endroit tranquille ici à New-York ?! Bon ok, la couronne de la statue, c'était compréhensible. Espérons qu'il y ait moins de monde, ou plutôt plus d'espace à Central Park.

Une fois arrivés dans ce fameux parc situé au coeur de Manhattan, mon namoureuse me tira d'un coup par le bras, me jetant presque sur la pelouse verdoyante. Non mais elle m'avait pris pour un vieux déchet qu'on jette dans une poubelle à recycler ou quoi ? Bref. Je m'asseyais par terre comme un petit pouilleux, mais aussi comme tout le monde ici. Un écureuil passait juste à côté de moi, suivi d'un deuxième. Intéressant. Mais bon, j'allais pas non plus ouvrir mon pokédex hein, c'est qu'une petite bestiole ! Mélusine s'installa face à moi et relança la conversation. Je m'attendais au pire avec elle, vraiment.

« Dis, on joue à un jeu ? Ca s'appelle, je ne dis que la vérité. Tu dois me sortir une vérité vraie à chaque fois, un truc un peu tabou que j'aurais pas du savoir, et tout. Promis je t'en voudrais pas. Prêt ? Elle fit une petite pause. J'ai couché avec Londubat, au Chaudron Baveur, dans les chambres de l'étage. »

Ah, et en plus elle s'en vantait. Mais, je le savais déjà. J'en avais vaguement entendu parler dans les couloirs de l'école. Mon dieu, ça me rendait si triste que Nefertiti en aurait pleuré. Non je déconne, ça me faisait ni chaud ni froid. D'après ce que j'avais entendu à propos de ce mauvais dragueur et vu comment Alexie l'avait rembarré, j'me faisais pas de soucis. Comme je disais : Même le sept n'égalait pas le huit, personne ne pouvait m'égaler côté plumard. Et puis j'avais pas grand-chose à dire de ce côté là vu que je me tapais beaucoup plus de monde qu'elle... Bien, c'était à mon tour apparemment.

« Ouais j'sais. On en parle beaucoup à Poudlard apparemment. Hum... J'me suis fait la Scott. Je fis une pause, parce qu'elle savait pour la soirée, mais pas le reste. Son visage presque déçu à ma révélation me fit légèrement sourire. Plusieurs fois. J'me suis fait une Gryffondor aussi, mais j'sais plus son nom... Ah, dernièrement j'suis passé sous les draps d'un mec. En vrai, j'suis une star. »

Ben ouais, elle voulait la vérité, la voilà. C'est elle qui voulait jouer à ce jeu, pas moi. Je m'arrêtais là pour le moment. J'allais pas lui déballer tout alors qu'elle ne m'avait avoué qu'un truc. Avant de la laisser reprendre, je me penchais sur elle et l'embrassai. Pulsion, oui. J'en avais terriblement envie. Après quelques instants à moitié sur elle, je me décidais enfin à décrocher mes lèvres des siennes et me laissais retomber à côté d'elle. Allongé sur la pelouse, comme un enfant dans la neige, je regardais ma petite Miss Parfaite. En vrai, elle était mon zing, comme on disait dans ce film moldu, Hôtel Transylvanie. Mon zing, mon coup de foudre comme disait toutes les files à leurs meilleures amies dès qu'un mec les regardait dans les yeux.
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Jeu 12 Sep - 18:12


Cela faisait maintenant plus de six mois que July vivait de façon moldue. Même si elle s'était plutôt bien adaptée à ces nouvelles habitudes, il y avait des fois où le manque de sa famille et de ses amis se faisait violemment sentir. Elle n'arrivait pas à combler ce vide en elle. Que ce soit avec les amis de Peter, ou par ses connaissances à l'hôpital magique. Même si à Poudlard elle n'avait jamais eu d'amitié vraiment forte et étroite, elle s'était toujours sentie comblée par les différentes relations qu'elle avait pu établir avec les différents Poufsouffles. Elle iniorait pourquoi elle n'arrivait pas à recréer de tels liens aux États-Unis. Les amis de Peter étaient plutôt gentils. Ce qui la bloquait était sans doute leur absence de pouvoirs, elle n'était pas vraiment elle-même avec eux, elle devait leur cacher une partie de sa personnalité. Quant à ses camarades de classe, elle ne les trouvait pas abordables. Elle avait bien tenté d'engager la conversation à plusieurs reprises, mais ils n'avaient jamais fait l'effort de la poursuivre. Heureusement que cela n'empêchait pas July d'apprécier les enseignements de médicomage. Apprécier, en fait, c'était un euphémisme, elle adorait ça. Plus même, c'était une véritable passion. Découvrir le fonctionnement du corps, apprendre la composition des différentes potions, la façon dont il fallait s'en servir ... Tant que la rousse avait la tête dans ses études, elle était heureuse et pleine de joie de vivre, mais dès qu'elle repensait à sa vie en Angleterre, tout s'écroulait.

Les jours de déprime, la rousse s'enfermait dans sa chambre pour y broyer du noir. Son seul réconfort était Miou, son adorable et fidèle boule de poils.
Les premières fois où ses crises de mélancolie étaient survenues, July avait tenté de luter en sortant avec les amis de Peter, se disant qu'il suffirait qu'elle se change les idées. Mais elle s'était rendu compte que de traîner avec des moldus, lorsqu'elle avait envie de retrouver ses amis sorciers, la rendait encore plus exécrable. La seule chose à faire était d'attendre que son malaise passe. De temps à autre elle se décidait à écrire à d'anciens camarades, cela la rapprochait un peu de son Angleterre natale. Elle avait ainsi échangé avec Ailyne, Victoire et Allessia.
Depuis qu'elle s'était séparée d'Andrew, les phases de déprimes semblaient revenir plus régulièrement. La rousse avait estimé que s'entêter dans une relation longue distance ne servait à rien. Mais du coup, le seul vrai lien qu'elle avait encore avec l'Angleterre avait disparu avec lui.

July ferma son grimoire sur les potions sanguines d'un geste sec. Voilà que le mal du pays la reprenait. La jeune fille alla rejoindre Miou qui était installé sur le lit et se mit à le caresser d'un geste las. La boule de poils commença à ronronner de plaisir ce qui apaisa un peu la rousse.
July laissa ses pensées vagabonder. Plusieurs souvenirs de sa scolarité à Poudlard ou de son enfance lui revinrent en mémoire. Elle avait eu des nouvelles de Colin et Alex récemment. Les deux garçons s'étaient établis dans un petit village sorcier du Laos. Ils semblaient s'y plaire et vouloir y rester. July n'était pas prête de les revoir. À moins qu'ils lui envoient une invitation. Les connaissant, ils n'y penseraient même pas. La seule façon pour elle de revoir son frère et son meilleur ami c'était de s'inviter elle-même. Peut-être pendant les vacances d'été, elle n'avait rien de prévu. Quoique, il faudrait sûrement qu'elle se dégote un job pour participer à ses frais scolaires. Une location d'appartement, même si c'était une collocation, cela représentait tout de même un budget conséquent que ses parents n'avaient pas. Eux aussi lui avaient écrit d'ailleurs. Il n'y a que de Poudlard dont elle n'avait pas de nouvelles. Elle chercha un instant qui contacter et repensa à Liam.

Ni une, ni deux, July sauta hors de son lit pour rejoindre son bureau. Le blondinet lui manquait aussi et les raisons pour lesquelles elle avait voulu s'éloigner de lui n'avaient plus lieu d'être.
La rousse attrapa une feuille de papier quadriller ainsi qu'un stylo à bille. Depuis qu'elle était en Amérique, elle avait dû bannir plume et parchemin, les amis de Peter auraient trouvé cela bizarre. Du coup, c'était ses camarades de classe qui la regardaient d'un drôle d'oeil, parce que forcément, si elle voulait se servir de ses notes chez elle, elle devait écrire sur du papier moldus.
July se demanda par quoi commencer, c'était toujours les premiers mots les plus dures, après, lorsqu'on était lancé, c'était facile.



Salut Liam !
Comment vas-tu depuis le temps ? Ta dernière année à Poudlard se passe bien ? Je dois avouer que le château me manque, j'espère que tu profites de tes derniers moments comme il se doit !

Je suis à New York et j'étudie la médicomagie dans l'hôpital sorcier de la ville. Mais comme tu l'auras remarqué avec ce papier, j'ai pris mes appartements côté moldus. Je sais ce que tu penses, "comment a-t-elle pu renoncer à la magie ?!". Et bien c'est très simple, je n'ai pas eu le choix car j'ai emménagé avec mon cousin, qui fait des études de journalisme moldu. C'est dur parfois de s'habituer à leurs coutumes. J'imagine que toi tu serais à l'aise comme une salamandre dans un feu de cheminée.

J'espère qu'on pourra se revoir. Je te raconterais mes bourdes chez les moldus et toi les potins du château.
Bon courage pour tes révisions des ASPIC !
Bises
July Swann



Dernière édition par July Swann le Dim 29 Sep - 17:31, édité 1 fois
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Jeu 12 Sep - 18:23


Allongé dans son lit, un petit blond du nom de Liam s’amusait avec une balle qu’il lançait devant lui, en hauteur, la rattrapant lorsqu’elle redescendait pour la relancer dans les airs, d’un geste las. Un soir comme les autres, et pourtant le garçon était dans sa chambre. Ses soirées se passaient généralement dans la salle commune des Poufsouffles, près de ses camarades avec qui il prenait le temps de parler, et pour aussi surveiller ce qu’ils faisaient. Il se sentait beaucoup mieux là-bas qu’ici d’ailleurs, mais cette fois, la solitude lui avait paru plus attirante que tous ces jeunes élèves.

Sa dernière année au sein du château se passait tranquillement. C’était justement ce qui le dérangeait, ce qui le faisait regretter ses précédentes années. Beaucoup de ses anciennes connaissances avaient déserté, trop vieilles pour rester ici. Il n’avait pas même pris le temps de leur dire au revoir. Mais ce n’était pas ce qui le gênait le plus. C’était que la plupart était parti loin. Loin du château. Il les comprenait, ce serai sûrement la première chose qu’il ferait en quittant Poudlard. Mais cela le rendait un peu maussade parfois. La vieille école était comme vide parfois. Il manquait quelque chose. Il les enviait tellement d’avoir la chance d’être libre. Demain il retrouverait un peu de liberté. Il partait enfin chez son frère pour la fin de semaine, un jour complet. Et peut-être pourrait-il croiser quelques-uns qui habitaient Londres ? Il en doutait, il n’en aurait pas le temps. Mais il espérait avoir des nouvelles de Crystal un jour par exemple. Trop absorbé par ses pensées, il ne put rattraper sa balle qui tomba lourdement sur sa tête. De quoi l’assommer et lui indiquer qu’il fallait qu’il dorme. Le lendemain allait être dur sinon.


_______________


Son petit sac fait, le garçon se hâtait pour se préparer. Il avait sorti ses vêtements moldus, évitant de montrer son uniforme ou sa robe de sorcier par exemple. Toutes ces affaires, il les laissait ici. A part sa baguette et éventuellement quelques chocogrenouilles, il évitait d’emmener tout ce qui avait un rapport avec la magie. Sa famille n’était au courant de rien, et ils ne devaient être au courant de rien. C’était son choix. Ses habits enfilés, il allait s’apprêter à partir lorsqu’un Poufsouffle vint lui indiquer qu’il avait du courrier. Il était accompagné d’une lettre. Le petit s’était permis de toucher à son courrier ? C’était interdit pourtant. En voyant le regard interrogateur de son préfet sur l’enveloppe, il s’empressa d’ajouter qu’elle était arrivée par courrier moldu et qu’un sorcier l’avait intercepté pour l’envoyer ici. Le blondinet avait du mal à le comprendre, mais il s’en fichait pour l’instant, son train l’attendait. Il lui prit la lettre des mains, en lui adressant un rapide merci et attrapant ses affaires empaquetées, il prit la direction des couloirs.

Il suivit le chemin menant à la gare, pour rejoindre le train menant à Londres. Il n’y avait que peu d’élève qui rentrait chez leur famille dans le monde moldu pour un week-end, la plupart préférant rester à l’école. C’était certes bien plus pratique, et le jeune Riu avait pris l’habitude d’y rester lui aussi. Mais ce jour était l’anniversaire de son frère Bryan, et il avait sauté sur l’occasion de revoir tout le monde. Cela faisait quelques temps qu’il n’était pas venu, il avait été tellement occupé. Il l’était toujours, c’était bien pour cela qu’il ne venait pas pendant les vacances. Mais en cette période, les cours étaient assez longs et sans grand intérêt, avec beaucoup de révisions pour ses ASPICS ce qui ne l’intéressait pas énormément.

Après avoir de justesse choppé le train, Liam se dirigeait vers un compartiment libre qu’il trouva facilement. Il s’installa confortablement, son sac à côté de lui. Il regardait l’extérieur, pressé d’arriver enfin à Londres, même s’il repartait le lendemain. La locomotive démarra doucement, et le train fut lancé. Pendant quelques instants, le regard du jeune sorcier restait fixé sur les paysages qui défilaient à grande vitesse, lorsqu’il réalisa qu’il tenait toujours la lettre dans sa main. Avec la précipitation, il n’avait pas pris le temps de regarder son origine. Il l’ouvrit directement, et commença à lire les quelques mots qui y étaient inscrits.

« Salut Liam !
Comment vas-tu depuis le temps ? Ta dernière année à Poudlard se passe bien ? Je dois avouer que le château me manque, j'espère que tu profites de tes derniers moments comme il se doit !

Je suis à New York et j'étudie la médicomagie dans l'hôpital sorcier de la ville. Mais comme tu l'auras remarqué avec ce papier, j'ai pris mes appartements côtés moldus. Je sais ce que tu penses, "comment as-t-elle pu renoncer à la magie ?!". Et bien c'est très simple, je n'ai pas eu le choix car j'ai emménagé avec mon cousin, qui fait des études de journalisme moldu. C'est dur parfois de s'habituer à leurs coutumes. J'imagine que toi tu serais à l'aise comme une salamandre dans un feu de cheminé.

J'espère qu'on pourra se revoir. Je te raconterais mes bourdes chez les moldus et toi les potins du château.
Bon courage pour tes révisions aux ASPIC !
Bises
July Swann »


Le sourire de Liam était finalement revenu à la suite de ce petit mot que lui avait adressé July. La rousse faisait partie des personnes qu’il aimerait revoir, mais le fait de savoir qu’elle habitait aux Etats-Unis l’attrista quelque peu. Elle était partie pour de longues études, elle ne reviendrait pas avant un moment. Et lorsqu’elle reviendra, lui serait probablement parti, ses études l’occupant à l’étranger comme pour elle.

Il mit ses pensées de côté, réfléchissant à ce qu’elle lui avait dit. Il imaginait à quel point ce devait être difficile de laisser tomber la magie pour pouvoir se loger. Il savait ce que c’était de cacher ses aptitudes. Mais elle avait l’air de s’y être plutôt bien habitué malgré ce qu’elle disait, puisqu’elle avait écrit sur du papier « normal » avec un stylo au lieu d’une plume. Malgré tout, ces expressions sorcières ne la lâchaient pas. Il se souvenait de sa conversation avec elle sur le monde moldu, sur son incompréhension face à la technologie. Au moins, elle pourrait se familiariser avec tout cela, grâce à son cousin.

Lui aussi espérait la revoir vite. C’était la seule qui avait pris contact avec lui. Il devait lui répondre rapidement. Alors, il fouilla dans son petit sac un stylo ainsi que du papier, mais ne trouva que le premier. Il décida alors d’écrire au dos de sa lettre. Il tourna la feuille et commença à écrire d’abord son adresse qui se trouvait au dos de l’enveloppe. Et ensuite, il laissa son stylo défilé sur le papier :




Salut July !

Quel plaisir de recevoir ta lettre ! J’avoue que je m’ennuyais de vous, tous ceux qui sont partis. Voir qu’on ne m’a pas oublié m’enchante beaucoup. Je vais bien effectivement, j’espère que c’est pareil de ton côté. Mais visiblement, à part le monde moldu, tu t’en sors plutôt bien non ? Tu as quand même réussi à écrire cette lettre avec un stylo !

J’espère pouvoir te voir aussi. L’Amérique, un rêve de gamin. Tu as bien de la chance de pouvoir y être. J’espère que tu profites du pays aussi, New York doit être magnifique. Tu n’es pas un peu dépaysé ? L’Angleterre comparée aux Etats-Unis… ça ne doit pas être vraiment pareil. Et tu te plais dans cet hôpital ? Tes études se passent bien ?

Pour moi, tout se passe bien à Poudlard. Nous sommes en pleines révisions en ce moment, et pourtant, l’examen aura lieu dans longtemps. Enfin bon, c’est plutôt calme. Je dois avouer que beaucoup des anciens Poufsouffles me manquent. Je vous envie d’avoir pu partir du château. Non pas que ça me déplaît d’y être mais j’aimerai tellement voyager moi aussi. Faire un peu comme toi. Enfin, bon, je ne sais pas si un jour j’en aurais les moyens.

Désolé pour cette lettre un peu longue, ça fait si longtemps… Mais je vais m’arrêter, je n’ai plus vraiment de place. A bientôt !


Liam



Il avait fini rapidement, arrivant au bout du morceau de papier. Il parlait parfois un peu trop, et pourtant, il n’avait jamais beaucoup partagé avec la jeune fille. Elle était tout de même une amie. Après s’être relu, il réalisa qu’il était déjà arrivé. Le voyage avait été rapide. Il rangea alors la lettre dans son enveloppe, la même mais dont il avait effacé son adresse pour mettre la sienne. Une fois qu’il sera avec son frère, il lui demanderait un timbre et il la posterait. Il espérait qu’elle arrive vite, il avait hâte d’avoir encore une fois de ses nouvelles.
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Jeu 19 Sep - 18:05


Tous les jours, July vérifiait sa boîte aux lettres, guettant une réponse de Liam. C'est après une petite semaine qu'elle découvrit enfin la précieuse missive, coincée entre un magazine et un catalogue de pub. Elle fut surprise de voir que le Poufsouffle lui avait renvoyé la même enveloppe, avec la même lettre -il s'était contenté d'écrire sa réponse au dot- mais elle réalisa rapidement qu'il avait dû faire cela faute de papier moldu à Poudlard.
C'est avec un sourire jusqu'aux oreilles que la jeune fille gagna sa chambre. Elle laissa tomber son sac de cours à côté de sa porte et s'installa sur son lit -en veillant à ne pas écraser Miou- pour lire la réponse du garçon.
Au fil de sa lecture, son sourire grandissait. Il avait l'air contant de sa lettre et se montrait enthousiaste. Il confia avoir toujours rêvé de se rendre aux États-Unis et être impatient de finir sa scolarité. Apparemment, le jeune homme avait envie de voyage. C'était bien normal, après avoir passé toute sa vie au même endroit, de vouloir changer d'air, de voir autre chose. C'était l'une des raisons pour laquelle July avait choisi de faire ses études à l'étranger, c'était enrichissant de découvrir une nouvelle culture.

Sans plus attendre, l'ancienne Poufsouffle se leva et rejoignit son bureau pour rédiger sa réponse. Elle prit une feuille à carreau et, tout en relisant la lettre pour se remémorer les questions, elle se mit à écrire. Elle lui raconta que oui, tout se passait bien pour elle, et lui décrit à quel point les cours lui plaisaient. À la fin, elle lui affirma que s'il souhaitait vraiment venir à New York, elle l'hébergerait avec grand plaisir. Justement, son cousin était absent tout le mois de mai pour un stage, il y aurait donc de la place.
Rien ne ferait plus plaisir à la rousse que la visite de Liam. Personne n'était venu d'Angleterre pour la voir. Pas même ses parents. Pas même Andrew. Il était trop occupé par son boulot chez Olivender's et lorsqu'il avait un week-end de libre, c'était July qui n'était pas disponible. La rousse avait juste eu l'occasion de croiser sa tante, mais cette dernière n'avait fait le voyage que pour Peter.

Le lendemain, July posta la lettre. Elle n'osait pas vraiment espérer que le garçon réponde favorablement à sa proposition. Premièrement, même si sa lettre lui avait fait plaisir, elle n'était pas sure que le blond ait envie de la revoir. Deuxièmement, le voyage jusqu'à New-York avait un coût non négligeable. Troisièmement, il serait en pleine révision pour les ASPIC durant le mois où elle lui proposait de venir. Pourtant, une partie d'elle voulait croire qu'il puisse venir. S'il la rejoignait, il ne faisait aucun doute qu'elle s'amuserait comme elle ne s'était pas amusée depuis longtemps. Avec les moldus, ce n'était pas pareil.
Contre toute attente, Liam se montra intéressé par un voyage aux États-Unis. Après avoir reçu cette réponse inattendue, July ne put détacher le grand sourire que cette nouvelle avait fait naître sur ses lèvres. Elle était excitée comme un lutin et avait envie de sauter partout et de crier sa joie. Elle dû cependant se retenir devant les amis de Peter, ils n'auraient pas compris.

Le week-end venu, July se rendit à l'aéroport de la ville pour aller chercher Liam. Le garçon arrivait par portoloin aux alentours de 18h. Habillée façon moldue, la rousse était vêtue d'un slim beige, assortit d'un pull en laine blanc à mailles larges. Le tout était rehaussé d'un grand foulard vert et accompagné d'un sac aux motifs géométriques verts et beiges. Pour finir, elle était chaussée de ballerines noires. Malgré sa petite taille, July n'aimait pas tellement les talons. Elle se sentait bien plus à l'aise les pieds à plat.
La rousse passa derrière l'affiche publicitaire qui dissimulait l'endroit où arrivaient les portoloin. C'était par là qu'elle était elle-même arrivée, quelques mois plus tôt, le lieu n'était donc pas totalement inconnu pour elle.

L'ex Poufsouffle trépignait d'impatience à l'idée du week-end à venir. Elle avait l'impression de faire un effort considérable pour se retenir de ne pas sauter partout. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas vu Liam. C'était un peu comme si un petit bout de Poudlard venait lui rendre visite, comme s'il ramenait avec lui un peu d'Angleterre. Justement, le voilà qui apparut, accompagné d'une dizaine de personnes, agrippé à une vieille échelle rouillée. July fit signe au garçon pour lui indiquer sa présence, bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire. La chevelure flamboyante de la rouquine avait tendance à attirer tous les regards.
- Salut Liam !, S'exclama la jeune fille à l'approche du garçon. Tu as fait bon voyage ?, demanda-t-elle dans un sourire étincelant avant de lui claquer un bisou sur la joue. Waou, tu es toujours aussi beau ! Combien de coeurs as-tu brisés cette année ? Ajouta-t-elle d'un air taquin.
July s'était toujours amusée du nombre de fille qu'il avait eu à ses pieds -sauf lorsqu'elle s'y était trouvé elle-même-.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Ven 18 Oct - 21:20


Les quelques jours passés en compagnie de son frère occupèrent suffisamment les pensées du jeune homme. Mais lorsqu'il revint à Poudlard, son envie de recevoir des nouvelles augmentait au fur que les vacances approchaient. Il ne savait même pas si July avait reçu sa lettre, si elle ne s'était pas égarée quelque part en Atlantique... New York paraissait si loin. Les seuls moments où Liam avait eu l'occasion de voyager avait été pour se rendre dans le pays natal de sa mère. Mais la distance entre Londres et Stockholm était bien plus mince qu'entre Londres et New-York. Seuls les récits de son père de ses voyages au quatre coins du monde lui avait permis de se faire une idée de l'immensité des Etats-Unis. Et des étoiles se formaient dans ses yeux aux souvenirs des paysages que lui rapportait son paternel.

Les cours se faisaient de plus en plus long, l'attente d'une réponse de plus en plus lourde. La célèbre cérémonie des hiboux était le moment le plus attendu par le jeune homme, mais au bout de quelques semaines, l'espoir d'avoir une réponse, ou rien qu'une lettre de la part de ses amis au dehors l'avait abandonné, lui laissant plus de place pour travailler. Les devoirs n'avaient par contre pas faibli. Et au fil du temps, le Suédois n'avait plus le temps de penser à une quelconque lettre.

C'est le plus souvent quand on attend le moins quelque chose que celle-ci arrive. Ainsi, un grand hibou se posa juste devant son assiette, une lettre à la patte. Le jeune homme la prit, sous les coups de bec du volatile un peu agité. Liam lui ordonna de partir une fois qu'il avait eu la lettre entre les main, et il fut heureux de voir qu'elle provenait du courrier moldu. Cela ne pouvait être qu'une personne, sa famille ne lui écrivait jamais. Il se réserva la surprise du contenu pour la soirée, préférant finir son repas.

Lorsqu'il fut bien installé dans son lit en compagnie de ses camarades de chambre, il osa enfin décacheter l'enveloppe pour lire les quelques mots de July. Et au fil des phrases, le sourire du jeune homme ne cessait de grandir. Il lisait patiemment, butant soudain sur une proposition de sa part. Un invitation pour se rendre.. Chez elle. A New-York. Avec son cousin. L'ancienne préfète des Poufsouffles lui indiquait qu'elle l'hébergerait avec plaisir.

La perspective de revoir July et de se rendre sur le continent américain avait eu le pouvoir de le détourner de toutes ses autres activités. Si bien que pendant les séances de Quidditch, ses joueurs avaient bien remarqué qu'il était ailleurs. Il faisait ce qu'on exigeait de lui, pas plus que cela. Il avait aussitôt envoyé un hibou vers la poste moldue pour que sa lettre soit transmise à ses parents par le courrier "normal". Il leur avait expliqué la situation sous forme de voyage scolaire, pour qu'ils soient au courant de son séjour. Leur mentir devenait de plus en plus pesant, il se disait souvent que leur dire la vérité serait beaucoup plus facile et qu'il pourrait même s'en amuser avec eux. Mais il refusait. Plus tard peut être.

Bien sûr, le garçon n'avait pas pensé comment il allait pouvoir s'y rendre. Il pouvait s'y rendre en avion, mais cela signifiait qu'il devait demander de l'argent à ses parents. Mais il avait conscience de leur situation un peu difficile financièrement parlant. Il fallait qu'il trouve un moyen magique de s'y rendre. Alors, le garçon avait eu l'idée d'utiliser ses connaissances du château. Partout autour de lui, il avait demandé le moyen de se rendre là-bas, jouant de sourires qu'il savait convaincant. Il n'était pas très fier de sa démarche, mais pour une fois, il pouvait mettre à profit ce qui faisait sa réputation.

C'était un jour en pleine bibliothèque où il cherchait des livre sur son devoir de botanique qu'il n'avait pas beaucoup avancé qu'une jeune fille vint l'accoster. Une troisième année s'était-il dit. Ne savant pas trop à quoi s'attendre, il l'avait accueilli avec un grand sourire comme à son habitude devant une fille qui semblait vérifier les alentours pour être sûre de ne pas être vue. Au moment où il allait lui demander ce qu'elle voulait, elle s'était littéralement jetée sur lui pour le bloquer contre l'un des rayons. Elle brandissait un papier, dans une de ses mains et sa cravate dans l'autre. Elle lui avait dit que s'il voulait avoir l'adresse d'un Portoloin dans Pré-au-Lard le premier week-end des vacances de la Toussaint, il devrait l'embrasser. Il s'était attendu à ce que cette fille soit aussi entreprenante mais surtout que l'information de son souhait de partir avait fait le tour du château pour arriver à cette jeune Gryffondor par son uniforme. Sauf que le chantage était le sujet que Liam savait gérer le mieux. Il avait déjà trouvé comment tourner la situation à son avantage. Trop facile. D'un geste brusque il repoussa cette jeune fille en chaleur contre l'étagère de l'autre côté et s'était jetée sur elle, approchant ses lèvres de sa bouche pour finalement les tourner vers sa joue. Et sur la déception évidente de la jeune fille, il avait pris le bout de papier et s'était lancé vers la sortie de la bibliothèque pour qu'elle ne puisse pas le rattraper.

Et voilà, simplement, comment on arrive à obtenir ce qu'on veut. Le jeune sorcier comprenait maintenant la satisfaction qu'éprouvaient les Serpentards lorsqu'ils arrivaient à leurs fins. La ruse n'était pas vraiment la plus grande qualité de Liam, mais il savait user de ses atouts. Et surtout, il avait été bien entraîné grâce à Raphaëlle, la petite Lionne était tombée sur plus fort qu'elle. Et puis avec Kyara qui veillait au grain, il ne pouvait se permettre de se laisser aller à embrasser des jeunes filles en quête d'un prince charmant. Le lendemain, sa lettre pour July partait avec sa réponse positive.

Le week-end arrivé, il avait quitté le château assez tôt avec un sac qu'il avait fourré de vêtements moldus, pour trouver la fameuse adresse. Il avait écumé les rues du village sorcier, pour finalement déboucher sur une impasse où ne se trouvait qu'une petite échelle qui ne menait à rien. Elle était simplement disposé sur un mur mais ne permettait pas d'aller au dessus. Autour, plusieurs sorciers vêtus de robes discutaient. Liam hésitait entre l'hypothèse de s'être trompé et la joie d'avoir trouvé. Un sorcier l'invita à les rejoindre, car d'après lui, "ils allaient décoller".

Ainsi, lorsque tout le monde eut posé la main sur le morceau de fer rouillé, la sensation de tourbillonnement le prit au coeur et à l'estomac. Il avait l'impression de flotter et d'être écrasé en même temps. Le voyage ne dura pas très longtemps et en une dizaine de secondes, la lumière du crépuscule les accueillit avec un bruit de fond semblable à un déchirement. Les sorciers se relevèrent, se précipitant sur ceux qui étaient venus les chercher. Époussetant son pantalon, il releva la tête et une chevelure de feu attira immédiatement son attention, ainsi que sa main qui semblait l'appeler.

Ramassant son sac, il se précipita sur son amie. A mesure que la distance se rétrécissait entre eux, le Nordique réalisait que July n'avait pas beaucoup changé, elle paraissait juste plus mûre, plus adulte. Aussitôt, elle s'écria:

- Salut Liam ! Tu as fait bon voyage ? Et sans lui donner aucun instant pour répondre elle lui fit la bise et continua: Waou, tu es toujours aussi beau ! Combien de coeurs as-tu brisés cette année ?

Finalement, Liam avait eu raison. La jeune Swann n'avait pas changé du tout, au contraire. Et la retrouver telle qu'ils s'étaient laissés l'an dernier le rendait euphorique. Un grand sourire restait comme gravé sur son visage. Les yeux pétillants, se tenant de toute sa taille comme pour se faire paraître plus viril qu'il ne l'était au fond, il lui répondit d'un voix grave:

- Ah il me semble que j'ai dû passer par là pour venir. Pauvre fille. Il se mit à rire puis, reprenant sa façon de se tenir et son naturel avenant, il enchaîna d'une manière plus enthousiaste: Le voyage s'est bien passé, c'était bien plus rapide que de prendre l'avion. Surtout pour arriver au même endroit.

En lui parlant, il avait remarqué qu'il avait atterri dans l'aéroport de New York, et ces bruits de déchirements provenaient du décollage des avions aux alentours. Si on écoutait bien, on entendait les moldus se pressant pour prendre leur prochaine correspondance ou la joie des retrouvailles. Suivant July, ils sortirent de derrière de leur planque pour déboucher à l'entrée du parking pour avions. Alors, le Poufsouffle s'exprima, curieux:

- J'ai eu l'impression que c'était pas très facile pour toi de t'habituer aux manières des moldus. Mais je me demande alors: Comment es-tu venue jusque là?
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Mer 30 Oct - 17:59


Liam avait l'air tout aussi content qu'elle de ces retrouvailles. Il lui répondit, le torse bombé, roulant presque des muscles :
- Ah il me semble que j'ai dû passer par là pour venir. Pauvre fille. L'ex-Poufsouffle lança à au jeune homme un regard interrogateur, ses sourcils roux relevés et un sourire aux lèvres. Qu'avait-il bien pu faire ? Mais elle n'eut pas le temps d'approfondir la question car il enchaîna : Le voyage s'est bien passé, c'était bien plus rapide que de prendre l'avion. Surtout pour arriver au même endroit.
July acquiesça, bien qu'elle n'en sache vraiment rien puisqu'elle n'avait jamais eu l'occasion de prendre l'avion. La seule chose qu'elle savait, c'était que les trajets en transport moldus étaient toujours beaucoup plus longs.
Ils continuèrent à papoter, tout en se dirigeant vers la sortie. N'étant venue qu'une seule fois, elle ne connaissait pas encore bien le chemin, elle se repérait donc aux panneaux. L'aéroport était vraiment gigantesque et pour aller plus vite, dans les couloirs interminables, les moldus avaient eu l'idée de mettre des tapis roulants. Si elle avait été honnête, la demoiselle aurait admis que ce concept était plutôt rigolo, bien que ça ne vaille pas les balais magiques.
- J'ai eu l'impression que c'était pas très facile pour toi de t'habituer aux manières des moldus, dit Liam tandis qu'ils marchaient,  Mais je me demande alors : Comment es-tu venue jusque là ?

Les traits de July se crispèrent légèrement. Ses sentiments à l'égard des moldus étaient assez complexes et contradictoires. Elle avait réellement apprécié les cours d'étude des moldus, elle avait eu l'impression de mieux comprendre sa mère et de se rapprocher d'elle par ce biais. Et puis, il était impossible de ne toujours rester que du coté sorcier. Sachant qu'il n'existant qu'un seul village exclusivement magique, il était inévitable de tomber sur un moldu à un moment ou à un autre. Connaître leur habitude avait été bien utile. Le problème, c'était que July n'arrivait pas à vivre sans magie au quotidien. Cela lui pesait énormément. Elle avait d'ailleurs un peu honte de son incapacité à oublier sa baguette. Pourquoi son cousin y arrivait parfaitement, et elle non ?
- Oui, finit par répondre la jeune fille dans un sourire crispé, c'est pas très naturel pour moi de pas utiliser ma baguette à tout va. Et puis, c'est sûrement bête, mais les objets magiques me manquent tellement. J'aimerais bien pouvoir mettre un miroir parlant ou une horloge magique avec les noms des membres de ma famille dans ma chambre. July revêtit un minois plus joyeux afin de répondre à la question du garçon : Bref, je suis donc venue ... En métro ! ... C'est un peu long, mais c'est difficile de trouver un endroit suffisamment discret pour tranplaner, y a toujours du monde partout ici. Et malheureusement, mon appart' est pas relié au réseau de cheminée puisqu'y a pas de cheminée ... Ce serait trop facile sinon.

C'est donc en métro que les deux sorciers gagèrent l'appartement de l'étudiante. Durant le trajet, ils discutèrent de Poudlard, des professeurs, anciens et nouveaux, des Poufsouffles ... July réussit à faire avouer à Liam la façon dont il avait procédé pour se dégoter un billet pour New York, ce qui la fit beaucoup rire. En retour, elle lui raconta comment se passaient ses cours. Elle parla de quelques cas intéressants, notamment celui d'un sorcier, dont la jambe, changé en bois à l'aide d'un sortilège, avait été infesté de bandimon. D'après lui, les femmes étaient plus sensibles au charme d'un homme qui avait vécu dangereusement, et quoi de mieux qu'une jambe en bois pour avoir l'air de quelqu'un qui s'était vaillamment battu ? Résultat des courses, sa maison était sur le point de s'effondrer, et sa jambe avait été bien amochée.
Naturellement, July veillait à ne pas parler trop fort pour ne pas attirer l'attention des moldus, même si elle se doutait qu'il était peu probable qu'elle ait des soucis avec le code international du secret. Au mieux, le dit moldu penserait avoir mal entendu, au pire, il la prendrait pour une folle.

L'appartement se trouvait dans un quartier de classe moyenne. Il était plutôt bien placé, et bien entretenu. Après quatre étages montés avec l'encenseur, le bruit d'une cléf dans la serrure et d'une porte qui s'ouvre, les deux jeunes se retrouvèrent dans l'appartement que July partageait avec son cousin, actuellement en stage en Allemagne. La porte donnait directement sur une petite pièce qui faisait office de salon et de cuisine. Sur le mur à gauche de la porte se trouvaient les appareils électroménagers nécessaires à la cuisine moldue. Un frigo, un four, une plaque de cuisson et un micro-onde, ainsi que plusieurs placards de rangement et un petit plan de travail. En avançant dans la pièce, on croisait une table entourée de 5 chaises. La sixième se trouvait à coté d'un canapé, installé à l'autre bout de l'appartement. En face, trônait une télévision, encastré dans une jolie bibliothèque. L'appartement était clair. Les meubles bruns ressortaient bien sur les murs blanc cassé. La décoration était sommaire : un miroir sur un mur, un tableau sur l'autre. Mais il n'y avait pas besoin de plus. À droite, une porte donnait sur un petit couloir qui menait aux deux chambres et à la salle d'eau. July fit faire à Liam le tour du propriétaire, même si ce n'était pas bien grand. Dans sa chambre, la rousse avait gardé les couleurs solaires de sa maison. Le jaune dominait et elle avait fixé son écharpe jaune et noir au dessus de son lit.

De retour dans le salon, July invita son ancien camarade à se mettre à l'aise.
- Tu veux boire quelque chose ?, demanda-t-elle. J'ai pas de bierraubeurre, par contre j'ai de la bière tout court. Et euhhh, du ruhm et de la vodka. Et pour aller avec mmmh, limonade, coca, jus de fruit ... ? Ah, et j'ai un fond de tekila aussi, conclut-elle dans un grand sourire. J'ai parfois l'impression que mon cousin passe plus de temps à inviter ses potes et à faire des soirées qu'à travailler, rigola la jeune fille. Cela ne lui déplaisait pas, l'ambiance était sympa. Et si elle voulait dormir -parce que elle, elle était sérieuse-, un petit assurdiato et le tour était joué. Du coup je tiens bien mieux l'alcool que quand j'étais à Poudlard !, dit-elle en se remémorant une soirée où quelques bierraubeurre avaient réussies à la mettre au tapis.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Mer 6 Nov - 18:25


Finalement, July ne parut pas comprendre l'ironie sur la jeune fille qu'il avait utilisé pour cela. Elle ne devait même pas le croire. Les deux jeunes Poufsouffles déambulaient dans les longs halls de l'aéroport, Liam se laissant guider par son ex préfète. Elle ne semblait pas connaître plus les lieux que lui mais elle saurait dans tous les cas mieux se repérer que lui dans un  grand espace. Et puis, si elle avait pu entrer et venir jusqu'à lui, elle pouvait en sortir. Ils empruntèrent les tapis roulants, dévalant des escaliers ou traversant des foules qui qui marchaient en sens inverse. Sa question parut la gênée, Liam ne préféra pas insister. Peut être avait-elle emprunté un réseau magique clandestin?

- Oui, c'est pas très naturel pour moi de pas utiliser ma baguette à tout va. Et puis, c'est sûrement bête, mais les objets magiques me manquent tellement. J'aimerais bien pouvoir mettre un miroir parlant ou une horloge magique avec les noms des membres de ma famille dans ma chambre. Bref, je suis donc venue ... En métro ! ... C'est un peu long, mais c'est difficile de trouver un endroit suffisamment discret pour tranplaner, y a toujours du monde partout ici. Et malheureusement, mon appart' est pas relié au réseau de cheminée puisqu'y a pas de cheminée ... Ce serait trop facile sinon.

Le métro, bien sûr! Le moyen de transport le plus courant dans les grandes villes, telle que New York. Il fallait qu'il se fasse à l'immensité de cette mégalopole. Il n'osait pas s'imaginer sur quoi il tomberait en sortant de l'aéroport. Il adressa un sourire à la rousse, et ils sortirent enfin du parking pour avions. Mais pour se diriger vers le métro. Celui-ci ressemblait beaucoup à celui de Londres, mais le garçon préférait le transport de la capitale britannique pour sa propreté qu'on ne retrouvait pas vraiment ici. Les deux Blaireaux s'échangèrent quelques informations, mais à chaque fois, ils revenaient sur le sujet de Poudlard et du monde magique d'Angleterre. Il lui avoua même l'histoire à propos de cette jeune fille, rigolant entre certains passages. Il apprit comment se déroulait l'école de la Swann, et certains sujets plutôt originaux qu'ils étudiaient. L'ambiance était joyeuse, et le voyage passa à une vitesse folle.

En sortant de la bouche de métro, Liam put admirer les buildings de la ville, certains lui rappelant le quartier d'affaire de Londres. En deux fois plus grand. Les yeux rivés vers le ciel, il ne prit même la peine de regarder où il allait, et faillit se perdre. L'appartement de July se situait non loin de toute cette grandeur. Ce n'était pas un bâtiment chic, mais il était propre et le Nordique se dit qu'elle devait beaucoup s'y plaire. Ils débarquèrent après avoir monté les étages dans la pièce qui servait d'entrée. Le sorcier eut même le droit à un tour des lieux, observant à quel coin sa vie était banale du point de vie d'un moldu et comme elle devait être étrange pour elle. Quant à Liam, il s'imaginait parfaitement vivre ici, il s'imaginait même son futur habitat comme celui-ci. La chambre de July était sûrement la meilleure pièce de l'appart', ornée de Jaune Pouffy et d'une écharpe de leur maison, lui rappelant probablement son temps lorsqu'elle était capitaine de l'équipe de Quidditch.

Tour fini, ils s'installèrent dans le salon. Liam prit un peu plus le temps d'observer cette pièce lumineuse. Pendant ce temps, July lui énuméra les différentes boissons qu'elle possédait, lui expliquant le naturel fêtard de son cousin. Le blond se demandait si July aussi en profitait, il la voyait tellement comme une fille coincé et trop studieuse. Quoiqu'elle lui avait démontré l'inverse à la fin de sa dernière année. Malgré le fait qu'elle semblait avoir changé dans son attitude, il ne pouvait s'empêcher de la voir comme la jeune préfète de Poufsouffle, veillant au grain et se démenant pour s'assurer que les Blaireaux se sentaient bien dans leur maison. Une fille bien. Ses yeux se fixèrent quelques instants sur elle, puis remarquant le silence gênant qui s'était soudainement installé, il répondit précipitamment:

- Euh... Je prendrais comme toi.

Il se redressa sur son siège, toussotant pour se redonner contenance. Il chercha quelque chose sur lequel poser son regard. Il laissa la colocataire des lieux s'occuper des boissons. Il trouva un petit cadre qu'il commença à décrire dans sa tête lorsqu'elle lui eut servi son breuvage. Il prit une gorgée, et ouvrit la bouche pour lui demander, sur un coup de tête:

- Dis moi July, qu'est-ce qui t'a donné l'envie de m'écrire? Réalisant que sa question était plutôt étrange, il enchaîna: Enfin, je n'ai reçu de nouvelles de personnes durant les vacances et même à la rentrée. Je ne pensais pas recevoir de nouvelles des anciens avant ta lettre.
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Jeu 5 Déc - 21:47


Liam ne se prononça pas sur la boisson qu'il préférait, laissant à July la tache de choisir pour deux. Voilà qui ne l'aidait pas, surtout qu'elle ne savait pas trop quoi prendre. Un alcool fort, même dilué, le l'inspirait pas. Elle commençait à saturer avec le whisky coca ou la vodka orange. Finalement, elle opta pour une bière, c'était simple et tout le monde aimait.
Deux coups de décapsuleur plus tard, l'étudiante se retrouva sur le canapé, aux côtés le Liam. Avant d'entamer la conversation, elle but une gorgée. Cela avait pour but principal de lui laisser le temps de trouver un sujet de discussion. Ils avaient parlé durant tout le trajet, et là, elle était un peu à court d'idée. Cette panne sèche pouvait paraître fâcheuse, car ils avaient encore un jour et demi à passer ensemble, mais July ne s'en inquiétait pas vraiment. Elle savait qu'ils trouveraient bien quelque chose à faire et qu'ils ne s'ennuieraient pas. Il fallait qu'elle lui fasse un peu visiter la ville, pour qu'il s'imprègne de cette mégalopole. Elle avait déjà en tête plusieurs endroits, moldus comme sorciers, et leur journée de demain serait bien assez chargée.

Finalement, c'est Liam qui prit la parole :
- Dis moi July, qu'est-ce qui t'a donné l'envie de m'écrire ?, demanda-t-il de but en blanc. Enfin, je n'ai reçu de nouvelles de personnes durant les vacances et même à la rentrée. Je ne pensais pas recevoir de nouvelles des anciens avant ta lettre.
July ne savait pas ce qui la surprenait le plus : qu'il trouve étrange qu'elle lui ait envoyé un hibou, ou qu'il n'ait reçu de nouvelles de personne d'autre, lui qui était si populaire ?
- Euh ...
C'était une bien bonne question. Pourquoi ne lui avait-elle pas donné de nouvelles déjà ? Ah oui, Andrew. Et il y a quelques mois, pourquoi avait-elle décidé de lui écrire ? ...  Andrew aussi. Ils avaient rompu, Liam ne représentait plus aucune menace pour son couple. Mais elle ne pouvait pas lui répondre cela, elle allait devoir trouver autre chose.
- Je sais pas. Y a des fois ou j'suis nostalgique de Poudlard, alors j'envoie des hiboux. Et y a une fois c'est tombé sur toi !

July n'était pas persuadée que la carte de hasard soit réellement crédible. Elle ne voulait pas non plus qu'il pense qu'il n'était qu'une connaissance parmi tant d'autres, qu'il n'avait pas vraiment d'importance et que si elle l'avait invité c'était seulement pour tromper la solitude.
- Et vous monsieur Rui, qu'est-ce qui vous a empêché de m'écrire ? T'aurais reçu un hibou plus tôt si t'avais pris les devants, le taquina July un sourire amusé sur les lèvres. Tu devrais p'être le faire pour ceux dont tu aimerais avoir des nouvelles, ajouta-t-elle d'un air plus sérieux.
C'était toujours agréable de voir que les gens continuaient à penser à vous. Que malgré votre absence, on ne vous oubliait pas. July avait souvent peur qu'on l'oublie. Elle craignait que ses moments à Poudlard finissent par ne devenir que de vagues souvenirs. Était-ce normal qu'elle soit à ce point accroché au château ? Qu'elle n'arrive pas à s'en défaire ? Ce qui la rassurait, c'était que si la nostalgie ne lui passait pas, elle pourrait toujours postuler pour devenir directrice de maison, professeur ou infirmière. Les portes du château magique ne lui étaient pas définitivement fermées.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Mar 17 Déc - 13:22


Liam commençait à penser que sa question était légèrement déplacée. Il aurait une fois de plus dû fermer sa bouche. Mais cela lui avait brûlé les lèvres depuis qu'il avait vu ce hibou avec cette lettre provenant tout droit de l'appartement de July. Il s'était réellement senti abandonné des autres, de ses amis, mais il n'avait jamais osé leur écrire. Il ne voulait pas les déranger. Si eux n'avaient pas le temps de lui écrire, ils n'auraient sûrement pas le temps de lire une lettre d'un gamin comme lui. Et pourtant, July l'avait fait.

L'ex Poufsouffle semblait hésiter. Peut être n'y avait-il pas de raison particulière à cette lettre? C'était la réponse qui apparaissait la plus probable vu ce qu'elle avait contenu. Le Suédois baissa les yeux sur sa bière, dont il but une gorgée. Il faisait soudainement chaud. Le silence qui ne dura que quelques fractions de seconde pesait lourd sur ses épaules, il sursauta presque lorsqu'elle lui répondit:

- Je sais pas. Y a des fois ou j'suis nostalgique de Poudlard, alors j'envoie des hiboux. Et y a une fois c'est tombé sur toi !

Il fixa un moment son amie, réalisant de l'absurdité de ses questions. Pourquoi vouloir chercher loin. Elle avait entièrement le droit de lui envoyer une lettre, pour donner des nouvelles si elle en avait envie. Il se jura intérieurement de se lancer dans l'écriture de courrier pour ses amis disparus du château. Il sourit, gêné de se trouver aussi bête. Il n'allait pas se plaindre qu'elle ait envie de le voir, plutôt qu'une autre personne, de son niveau par exemple. Il avait vu New York grâce à elle! Il se devait d'en profiter, autant de la ville que d'avoir son ancienne préfète avec lui.

- Et vous monsieur Riu, qu'est-ce qui vous a empêché de m'écrire ? T'aurais reçu un hibou plus tôt si t'avais pris les devants. Tu devrais p'être le faire pour ceux dont tu aimerais avoir des nouvelles.

Le sourire du garçon s'élargit, ses dents blanches s'affirmant pendant qu'il regardait ses pieds. Il ne trouvait pas de raison valable, la plus probable étant les cours qui s'intensifiaient d'année en année. Il ne voulait pas non plus qu'elle croit qu'il l'avait totalement oublié.

- Disons que j'avais peur de te déranger dans tes études de Médicomagie. Lança-t-il avec un regard appuyé, une pointe d'ironie dans la voix. Mais peu importe, on va profiter du moment présent!

Il se leva et se dirigea vers l'ex capitaine de Quidditch. Il s'installa devant elle, accroupi, sa bouteille à la main. Il planta son regard dans le sien. Il sentait que la jeune fille avait changé. Elle était bien plus affirmée qu'il ne l'aurait cru. Il l'avait peu connu, puisqu'au seul moment où les deux jeunes gens auraient pu sympathisé, elle s'était rétractée, l'évitant carrément. Il avait pourtant essayé de comprendre, mais il n'avait jamais eu de réponse. Cette fois, il était décidé à connaître mieux la rousse. Il leva son verre devant lui et répliqua:

- A ce week-end qui j'espère sera mémorable. A toutes ces années chez les Blaireaux, et à toutes les années à venir. Et aux prochaines lettres qu'on s'écrira. Ajouta-t-il, élevant doucement la voix.

Il ressentait l'enthousiasme des prochains jours monter en lui, il ne voulait rien gâcher. Pas un jour, pas une minute. Pas même une seule goutte de cette bière. Qu'ils ne puissent rien regretter. C'était comme cela qu'il vient à appuyer le goulot de sa bière contre ses lèvres, e laissant tout le liquide influer dans sa gorge. Il but jusqu'à cette dernière goutte. Il l'avait fini d'une traite, une véritable cul-sec. Une première pour lui, qui n'avait fait que goutté l'alcool jusqu'à présent. Il se remit sur ses pieds. Il regorgeait d'énergie.

- Bon, t'aurais pas envie de faire quelque chose ce soir? Tu connaîtrais pas un bar, où on pourrait passer la soirée? A moins que tu aies d'autres bouteilles et de la musique! Lança-t-il avec un clin d'oeil.


Dernière édition par Liam Riu le Sam 4 Jan - 15:40, édité 1 fois
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Sam 4 Jan - 14:58


[Vraiment désolée pour le retard ..]


Liam expliqua ne pas avoir osé lui envoyer de hibou de peur de l'importuner. Cela surprit un peu l'étudiante qui ne voyait pas bien en quoi un hibou pouvait être dérangeant. Quoique, après réflexion, les textos de Connor l'étaient bien. July n'y répondait qu'une fois sur trois et, lorsqu'il se plaignait de son manque de réactivité, elle prétextait avoir trop de travail pour passer son temps à réponde à des sms. C'était peut-être cela, qui avait empêché Liam de lui écrire, la peur de ne pas recevoir de réponse.
Lorsqu'elle avait envoyé son courrier, July avait douté également. Elle s'était demandé si elle recevrait un hibou en retour, ou s'il ignorerait sa missive, faute d'intérêt ou de temps. Mais plutôt que de se torturer inutilement avec ces questions, elle avait préféré expédier le courrier et attendre de voir. Elle avait bien fait.

- Mais peu importe, on va profiter du moment présent !
Un grand sourire s'afficha sur les lèvres de July, tandis qu'elle levait son verre pour trinquer à cette bonne résolution. Son geste resta en suspens car Liam venait de se lever. Il s'installa devant elle, accroupi, et planta son regard dans le sien. La rousse en eut presque le souffle coupé. Cette façon dont il la dévisageait c'était ... Déstabilisant. Avait-il conscience de l'effet qu'il lui faisait ? Ce n'était pas possible d'être aussi attirant.
Le cerveau de la rouquine était comme embué et elle dû faire un effort pour se concentrer de nouveau sur ce qu'il lui racontait.
- ... et à toutes les années à venir. Et aux prochaines lettres qu'on s'écrira.
Suite à ces belles paroles, Liam porta la bière à ses lèvres et la finit d'une traite. July l'imita, pour montrer qu'elle partageait son point de vue, mais aussi pour noyer les papillons qui s'étaient mis à tourbillonner dans son ventre.

Une fois leurs bouteilles fini, Liam se releva. Il semblait plein d'énergie et bien décidé à appliquer à la lettre ce qu'il venait de dire, à savoir de profiter du moment présent.
- Bon, t'aurais pas envie de faire quelque chose ce soir ? Tu connaîtrais pas un bar, où on pourrait passer la soirée ? A moins que tu aies d'autres bouteilles et de la musique !
La motivation de Liam était contagieuse et July se releva aussitôt, pleine d'énergie à son tour.
- Je pensais rester ici ce soir, j' t'emmènerais dans un bar sorcier demain, après qu'on ait visité la rue marchande sorcière la plus réputée de la ville.
Comme New York était une très grande agglomération, il existait plusieurs quartiers sorciers, ils n'auraient cependant pas le temps de tous les visiter, surtout qu'elle voulait lui montrer quelques monuments moldus. Elle l'amènerait donc dans celui qu'elle avait préféré.

July sortit sa baguette et, en deux coups, trois mouvements, les stores furent baissés, et le salon soumis à un sortilège qui empêcherait les voisins d'entendre le bruit. Elle alluma ensuite le poste de radio et chercha un canal sorcier. La musique était entraînante et la rouquine se mit à se trémousser tout en sortant les bouteilles et jus de fruits qu'elle avait.
- Je te conseille le rhum arrangé avec du coca, il se boit comme du jus de citrouille.
Elle sortit également quelques poches de chips ainsi que des saucisses de cocktail, afin qu'ils aient quelque chose à se mettre sous la dent. Pour finir, elle fit apparaître autour de la lampe du salon, une bulle multicolore. La lumière était maintenant plus tamisée et les murs étaient tintés de mille couleurs ce qui donnait une ambiance festive.
- C'est tellement rare que je fasse de la magie dans cet appart !, s'exclama la sang-mêlé, le visage rayonnant.
Pour le plaisir, elle fit apparaître une nuée de confettis argentés qui tombèrent doucement jusqu'au sol où elles disparurent.

La rouquine lança un regard interrogateur à Liam pour savoir si l'ambiance lui plaisait. Peut-être aurait-il préféré passer la soirée dehors et pas uniquement en sa compagnie ?... Elle ne se tortura cependant pas longtemps avec cette question car la musique changea. C'était un vieux rock-and-roll et July se mit à sautiller de plaisir.
- Oooooh, j'adoore cette chanson !
Elle n'avait plus vraiment l'occasion d'écouter des musiques sorcière ce qui lui manquait beaucoup. La rouquine entraîna Liam au milieu du salon et se mit à danser. Elle était tanto sensuelle et séduisante, tanto déjantée et caricaturale. July commença par se déhancher de manière sexy, elle regardait Liam en battant des cils, un sourire en coin. Puis, ses mouvements devinrent exagérés et elle finit par pouffer de rire à l'idée de l'allure qu'elle devait avoir. Elle tenta ensuite de reproduire les pas qu'elle avait vu lorsque ses parents dansaient le rock. Ce n'était pas tout à fait ça, mais le rythme y était. Lorsque le refrain arriva, elle récita les paroles en imitant le chanteur, puis le bassiste. Les soirées avec les amis de Peter l'avaient complètement décomplexé, elle se laissait porter par la musique, sans se soucier de savoir de quoi elle avait l'air, elle voulait juste s'amuser.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Lun 20 Jan - 18:29


Liam fut impressionné par l'énergie dont July fut preuve juste après lui. A croire que sa bonne humeur et son esprit festif agissait sur elle également. Se hissant sur ses deux pieds, elle s'exclama qu'elle avait prévu de passer la soirée ici. Le garçon n'était pas contre, au contraire. Ils pourraient profiter d'être tous les deux pour une fois. Entre amis. Pour l'instant, c'était comme cela que le Poufsouffle prévoyait de passer la soirée.

July s'amusa à lancer des sortilèges un peu partout dans l'appartement, faisant apparaître toute sorte de chose destiné à mettre un peu d'ambiance. Elle semblait s'amuser comme une folle, comme une petite fille découvrant ses pouvoirs magiques. A la différence que la jeune fille se débrouillait beaucoup mieux avec son bâton magique qu'une fillette de onze ans. Ainsi les stores se refermèrent, une bulle de lumière fit son apparition. Le petit appartement se retrouvait éclairé de plusieurs couleurs. Devant lui le Phénix eut la surprise de voir des bouteilles et des paquets qui annonçaient un bon moment à venir.

- Je te conseille le rhum arrangé avec du coca, il se boit comme du jus de citrouille.

Liam venait de recevoir le titre de barman de la soirée. Il sourit à cette pensée, ainsi qu'à July. Il avait déjà entendu parler d'un cocktail comme cela, histoire d'adoucir le tout. Il n'était pas sûr d'en avoir réellement besoin, il avait vu pire. Mais pourquoi pas pour une fois, histoire de ne pas finir bourré dans les 10 minutes à venir. Il commença alors à ouvrir les bouteilles, attrapant deux verres pendant que son ex camarade s'extasiait à user de sa baguette. La vue de son bonheur lui donna tout de suite le sourire. Il pensait aux années qu'il avait partagées avec elle à Poudlard. Jamais il n'avait eu l'occasion de la voir comme cela et il regrettait que leur relation ne soit pas allée plus loin que celle de capitaine et de joueur de Quidditch. Elle était sûrement partie trop, peut être après aurait-il eu plus d'occasion d'en savoir plus sur elle.

Finissant les cocktails qu'il avait préparé, il s'empara de l'un d'entre eux. Alors qu'il testait pour la première ce genre de goût, il n'en fut pas déçu. C'était d'ailleurs super bon! Ne put-il s'empêcher de commenter pour lui même. Pendant qu'il terminait son verre, la miss Swann s'écria dans un cri digne d'une vraie groupie:

- Oooooh, j'adoore cette chanson !

Le garçon ne se gêna pour éclater de rire. En un rien de temps elle se retrouvait en train de danser. C'était bien un truc de fille ça. Elle faisait leur timide, et profita du passage d'une bonne chanson pour lancer qu'elles "adoraient cette chanson" pour pouvoir se lâcher. Et c'était le cas de le dire. La jeune femme n'avait rien ingéré et pourtant elle se déhanchait comme si c'était le cas. Elle lui lançait de petits regards aguicheurs, battant des cils et prenant des poses sensuels. Rentrant dans son petit jeu, le jeune homme la regardait comme s'il allait la dévorer. Il la dévorait du regard au moins. La danse fut de très courte durée, la jeune sorcière se mit à pouffer de rire. Le jeune blond la suivit dans son éclat de rire, continuant ses petits mélanges. Une fois fini, il s'invita lui aussi sur la piste de danse.

Attrapant la main de sa partenaire, il commença à reproduire les quelques pas de rock qu'il connaissait. Il n'était pas très bon danseur aussi il s'imaginait très bien que le résultat devait être assez catastrophique. Mais finalement, avec quelques efforts, il s'en sortit plutôt. Il entraînait July dans tous ses mouvements, ne pouvant s'empêcher de bouger de partout. Il la faisait tournoyer, aller à gauche puis à droite. Il ne faisait que répéter la même chose mais il trouvait ça plutôt amusant. Il rigolait en voyant la Swann se faire ballotter de tous les côtés par ses soins. La musique enchaîna sur d'autres sons plutôt entraînants, au grand malheur de la rousse qui continuait à tourner dans tous les sens.

La musique s'arrêta tout d'un coup, laissant place à un Jingle. Toute cette danse lui avait donné encore plus d'énergie, mais l'avait un peu essoufflé. Il allait boire un coup lorsqu'il entendit la musique continuer, sur ce qui pouvait ressembler à une ballade. Liam se dit à l'instant qu'il n'aurait jamais pu gâcher aussi facilement un regain d'énergie. Avalant d'une traite son verre, il se posa sur un fauteuil. Il n'avait pas très envie d'aller danser là-dessus. Ils n'allaient sûrement pas tenir toute la soirée à ce rythme.

Mais il se rappela rapidement ce qu'il avait promis à July juste avant. "Profiter du moment présent" Il ne profitait pas du moment présent pour l'instant. Peu importe l'énergie, celle-ci ne s'en irait pas après une petite musique douce. Il se leva alors et se posta bien en face de July. Il l'invita à rester sur la piste de danse, ne décollant pas son regard du sien. Dans un geste contrôlé ne lui laissant aucune chance de lui échapper, il l'agrippa par la taille pour venir la coller contre lui. Il prit son autre main et dans un geste un peu moins habile, il entreprit de la faire danser. Ils bougeaient lentement, au rythme de la chanson finalement. La lumière tamisé et les couleurs qui se reflétait sur les murs de la pièce convenaient à chaque ambiance. Après l'effet festif qu'il leur avait trouvés, il trouvait qu'elles correspondaient bien au thème du moment.

S'il s'était observé, Liam se serait trouvé vraiment ridicule. Mais maintenant qu'il était entré dans l'univers de cette musique, il se trouvait plutôt bien là. Contre la jeune fille, il y avait un petit quelque chose de sensuel et en même temps d'enfantin. Ils faisaient de petits pas, rien à voir avec les grands gestes précédemment. La musique se stoppa pour un instant, mais l'ex préfet ne se détacha pas tout de suite. Il ne s'en rendit compte qu'un moment après, et s'extirpa doucement.

- Euuh... Tu as soif? T'as d'autres idées de mélanges? Qu'est-ce qu'on pourrait faire sinon?
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Ven 24 Jan - 18:52


Pour le plus grand plaisir de July, Liam la rejoignit au milieu la pièce et l'entraîna dans un rock endiablé. Lui non plus ne semblait pas être un expert de cette danse de salon moldue, mais il tenait le rythme.
La rouquine tentait de le suivre, d'anticiper ses mouvements et de deviner où il voulait aller. Parfois le signal n'était pas clair et elle se retrouvait à vouloir tourner alors que ce n'était pas l'intention du garçon. S'ensuivaient quelques gestes maladroits pour se remettre en phase et en rythme. Ces moments de flottement laissaient place à quelques éclats de rires.
Durant la danse, le visage de July passa par toutes les émotions : la concentration, le scepticisme, l'hilarité, la satisfaction et parfois la désorientation. Mais la majorité du temps, elle fixait Liam avec un sourire ravi.
Les quelques fois où sa mère avait essayé de lui apprendre les rudiments de la danse, elle lui avait rabâché qu'il fallait toujours regarder son partenaire. Sans cela, il était impossible d'anticiper les passes. July s'y appliquait donc -à moins que ce ne soit simplement parce que Liam était beau à regarder- mais elle n'avait pas vraiment l'impression que cette technique était d'une efficacitée probante. Peut-être que cela ne marchait que lorsqu'on avait un minimum de connaissances en danse.

La musique s'acheva, laissant les deux jeunes à bout de souffle. Les joues de July s'étaient tinté d'une jolie couleur rouge et elle s'empressa de retirer son pull. Elle laissa échapper un petit soupir de fatigue, avant d'ajouter en riant :
- Vous danser comme un dieu monsieur Riu !
July accompagna Liam jusqu'à la table où elle prit le verre qu'il lui avait préparé. Elle était assoiffée mais ne but que la moitié du breuvage car le blond n'y était pas allé de main morte sur le dosage. Liam, en revanche, avait une descente impressionnante : il finit son verre d'une seule traite. C'était quoi, le troisième ? Il risquait de ne pas tenir debout longtemps s'il continuait à ce rythme.
La radio enchaîna avec une musique douce. En comparaison avec le morceau précédent, cela cassait quelque peu l'ambiance et July sentit son énergie retomber. Liam s'assit sur un fauteuil ce qui ne fit qu'augmenter cette impression. Mais l'ancienne préfète n'avait pas envie de s'asseoir, elle voulait continuer à s'amuser. Elle entreprit donc d'essayer de reproduire un ballet de baleine caricatural sur la musique trop lente.

Contre toute attente, Liam se releva et rejoignit July pour la deuxième fois. La rouquine pouffait déjà à l'idée de le voir danser comme un petit rat d'opéra, mais il n'en fit rien. Il se posta devant elle, son regard planté de le sien, comme il le faisait si souvent. La rousse aurait dû y être habituée pourtant cela la déstabilisait toujours autant et elle sentit son ventre s'agiter. Elle était comme hypnotisée par le garçon et resta figer en attendant de voir quelles étaient ses intentions. Que voulait-il ?
Danser. La réponse lui vint lorsqu'il l'attrapa par la taille et se mit à se balancer doucement au rythme de la musique. Après un moment de surprise et d'hésitation, face à ce contact nouveau, la rouquine se laissa emporter. Elle cola sa joue contre le torse du garçon et ferma les yeux pour mieux profiter. C'était agréable d'être là, dans ses bras. Elle aurait pu y rester des heures. Mais la musique finit tout de même par s'achever. Pourtant, Liam ne relâcha son étreinte tout de suite. July trouvait le moment trop agréable pour y mettre un terme. C'est finalement le blond qui stoppa la danse.

July se retrouva face à Liam, les bras balents. Son esprit lui semblait embué et sa tête lui tournait légèrement. Elle n'aurait pas su dire si c'était due à la danse ou à Liam.
- Euuh... Tu as soif ?, demanda le blond ce qui rompit le silence,  T'as d'autres idées de mélanges? Qu'est-ce qu'on pourrait faire sinon ?
- Mmmmh, oui on peut essayer euuuh, tekila vodka et limonade, tu crois que ça se boit ? ... July essayait de remettre dans sa voix l'entrain perdu durant le slow. Oh, tu veux faire un jeu ? Par contre un jeu d'alcool qui se joue à deux euuuuh ... Le 51 ? Tu connais ? Sinon un poker ..
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