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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Escapade à New-York
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Ven 24 Jan - 18:52


Pour le plus grand plaisir de July, Liam la rejoignit au milieu la pièce et l'entraîna dans un rock endiablé. Lui non plus ne semblait pas être un expert de cette danse de salon moldue, mais il tenait le rythme.
La rouquine tentait de le suivre, d'anticiper ses mouvements et de deviner où il voulait aller. Parfois le signal n'était pas clair et elle se retrouvait à vouloir tourner alors que ce n'était pas l'intention du garçon. S'ensuivaient quelques gestes maladroits pour se remettre en phase et en rythme. Ces moments de flottement laissaient place à quelques éclats de rires.
Durant la danse, le visage de July passa par toutes les émotions : la concentration, le scepticisme, l'hilarité, la satisfaction et parfois la désorientation. Mais la majorité du temps, elle fixait Liam avec un sourire ravi.
Les quelques fois où sa mère avait essayé de lui apprendre les rudiments de la danse, elle lui avait rabâché qu'il fallait toujours regarder son partenaire. Sans cela, il était impossible d'anticiper les passes. July s'y appliquait donc -à moins que ce ne soit simplement parce que Liam était beau à regarder- mais elle n'avait pas vraiment l'impression que cette technique était d'une efficacitée probante. Peut-être que cela ne marchait que lorsqu'on avait un minimum de connaissances en danse.

La musique s'acheva, laissant les deux jeunes à bout de souffle. Les joues de July s'étaient tinté d'une jolie couleur rouge et elle s'empressa de retirer son pull. Elle laissa échapper un petit soupir de fatigue, avant d'ajouter en riant :
- Vous danser comme un dieu monsieur Riu !
July accompagna Liam jusqu'à la table où elle prit le verre qu'il lui avait préparé. Elle était assoiffée mais ne but que la moitié du breuvage car le blond n'y était pas allé de main morte sur le dosage. Liam, en revanche, avait une descente impressionnante : il finit son verre d'une seule traite. C'était quoi, le troisième ? Il risquait de ne pas tenir debout longtemps s'il continuait à ce rythme.
La radio enchaîna avec une musique douce. En comparaison avec le morceau précédent, cela cassait quelque peu l'ambiance et July sentit son énergie retomber. Liam s'assit sur un fauteuil ce qui ne fit qu'augmenter cette impression. Mais l'ancienne préfète n'avait pas envie de s'asseoir, elle voulait continuer à s'amuser. Elle entreprit donc d'essayer de reproduire un ballet de baleine caricatural sur la musique trop lente.

Contre toute attente, Liam se releva et rejoignit July pour la deuxième fois. La rouquine pouffait déjà à l'idée de le voir danser comme un petit rat d'opéra, mais il n'en fit rien. Il se posta devant elle, son regard planté de le sien, comme il le faisait si souvent. La rousse aurait dû y être habituée pourtant cela la déstabilisait toujours autant et elle sentit son ventre s'agiter. Elle était comme hypnotisée par le garçon et resta figer en attendant de voir quelles étaient ses intentions. Que voulait-il ?
Danser. La réponse lui vint lorsqu'il l'attrapa par la taille et se mit à se balancer doucement au rythme de la musique. Après un moment de surprise et d'hésitation, face à ce contact nouveau, la rouquine se laissa emporter. Elle cola sa joue contre le torse du garçon et ferma les yeux pour mieux profiter. C'était agréable d'être là, dans ses bras. Elle aurait pu y rester des heures. Mais la musique finit tout de même par s'achever. Pourtant, Liam ne relâcha son étreinte tout de suite. July trouvait le moment trop agréable pour y mettre un terme. C'est finalement le blond qui stoppa la danse.

July se retrouva face à Liam, les bras balents. Son esprit lui semblait embué et sa tête lui tournait légèrement. Elle n'aurait pas su dire si c'était due à la danse ou à Liam.
- Euuh... Tu as soif ?, demanda le blond ce qui rompit le silence,  T'as d'autres idées de mélanges? Qu'est-ce qu'on pourrait faire sinon ?
- Mmmmh, oui on peut essayer euuuh, tekila vodka et limonade, tu crois que ça se boit ? ... July essayait de remettre dans sa voix l'entrain perdu durant le slow. Oh, tu veux faire un jeu ? Par contre un jeu d'alcool qui se joue à deux euuuuh ... Le 51 ? Tu connais ? Sinon un poker ..
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Mar 28 Jan - 21:36


{Avec l'accord pour utiliser le libre-arbitre de July}

Liam se sentait si bien ici, dans la Grosse Pomme comme on pouvait surnommer New York. Il avait toujours voulu s'y rendre et voilà qu'il faisait tout ce qu'il lui plaisait. Il se sentait enfin libre. Le château où il passait toutes ses journées étaient bien loin maintenant, autant en distance que dans ses pensées. Sa famille aussi paraissait appartenir à un autre univers. Il se sentait coupé de tout ce à quoi il s'était attaché. Et il aimait ça. Comme s'il réalisait qu'il n'avait pas besoin de lien, que rien ne pouvait l'empêcher d'aller où il le souhaitait. Et c'était tout ce qu'il avait souhaité pendant de longues années.

Les deux Poufsouffles se prirent à la ballade, se mouvant aux sons lents de la musique. En même temps qu'ils tournaient, Liam inspectait un peu plus cet appartement, pour finalement tomber sur la conclusion qu'il n'y avait pas plus moldu. Il le croyait tout droit sorti d'un plateau de télévision, représentant la vision qu'il se faisait des logements des adolescents américains qu'on pouvait voir sur le petit appareil moldu qui diffusait des vidéos. Il ne remarqua même pas la proximité qui s'était établie entre la rousse et lui, celle ayant sa joue complètement collée contre son torse. C'était peut être ce qui l'avait retenu.

Malgré tout, même après cette petite danse, il n'en avait pas perdu son énergie. Il était décidé à poursuivre cette soirée. A tout faire pour qu'elle en devienne impossible à oublier. Il fut ravi de trouver son hôte dans le même état d'esprit. L'alcool devait sûrement agir sur leur métabolisme même si Liam se sentait toujours plutôt bien. En fait, il avait hâte de voir ce que cela allait donner une fois vraiment bourré.

- Mmmmh, oui on peut essayer euuuh, tekila vodka et limonade, tu crois que ça se boit ? Aussitôt, le jeune homme entreprit de concocter les boissons, sans savoir si cela se buvait ou pas. Oh, tu veux faire un jeu ? Par contre un jeu d'alcool qui se joue à deux euuuuh ... Le 51 ? Tu connais ? Sinon un poker ...

Il trouvait l'idée géniale. Rien de mieux qu'un petit jeu pour parfaire cette soirée ! Mais contrairement à July, il n'avait aucune expérience niveau jeu d'alcool. Le 51 ne lui disait rien, et il avait une petite expérience du poker. Autant choisir, il trouvait l'idée du poker plutôt intéressante. Après un petit rappel des règles, il serait sûrement au point. Pendant qu'il fignolait les breuvages, ajoutant plus de vodka et de tequila que de limonade, il lui répondit:

- Ouais, super idée ! Aller, on part sur un poker, t'en penses quoi?

Il laissa July aller chercher des cartes. Il observa les mélanges, s'assurant que les deux Poufsouffles en avaient autant chacun. Puis, il décida d'en prendre une gorgée pour goûter. Le goût de l'alcool prédominait et seul la limonade donnait un goût un peu plus sucré, qui rendait la boisson supportable. Avec cela, la tête allait vite leur tourner. La tignasse rousse de son ancienne camarade revint, accompagnée des cartes.

Aussitôt, le jeu démarra. Il ne fallut pas beaucoup de temps à Liam pour reprendre la main, ses souvenirs de sa dernière partie de poker remontait déjà à plus de 5 ans. Si ce n'était pas plus. Malheureusement, la jeune fille semblait plus forte que lui. Plusieurs fois, il dut s'avouer vaincu. D'ailleurs, il se demandait comment la jeune médicomage faisait pour gagner autant de fois! Mais jamais il n'abandonna. En même temps qu'ils jouaient, leurs verres descendaient. Lorsque le jeune homme réalisa qu'il n'y avait plus rien à l'intérieur, son jeu était une vraie merveille.

- Gagné! S'écria-t-il.

La première fois, sur une dizaine de partie. Une petite victoire pour les prochains jeux? Peut être, il verrait bien. Cependant, en voyant sa victoire, il eut immédiatement une idée. Son cerveau fonctionnait à plein régime, alimenté de toute sorte d'idée plus bizarres les unes que les autres qui lui provenaient sûrement de l'alcool ingéré. Mais sur le moment, il trouvait sa variante très intéressante.

- Bon bah t'as perdu, faut que t'enlèves un vêtement!
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Sam 8 Fév - 22:39


Une fois de plus, c'est Liam qui s'attela à la réalisation des cocktails. Il suivit la suggestion de July et mit une bonne dose de vodka, de tequila, ainsi qu'un soupçon de limonade. Le verre promettait d'être fort et la rousse n'était pas sure d'arriver à le boire. Même si elle avait une relativement bonne descente, étant donné son gabarit, il lui arrivait rarement de boire l'alcool aussi peu dilué. Elle ne voulait cependant pas passer pour un elfe de maison et avait bien l'intention de relever le défi que lui lançait implicitement son ancien camarade de maison.
- Ouais, super idée ! Aller, on part sur un poker, t'en penses quoi?
- Va pour le poker ! Et attention, interdit de diluer plus ton verre que l'mien !, ajouta la rouquine avec un air faussement soupçonneux.
July fit venir à eux la mallette, d'un coup de baguette, et l'installa sur la table basse à côté du canapé. Elle s'assit par terre et entreprit de sortir cartes et jetons, qu'elle distribua. Après un bref rappel des règles, la partie de poker commença.

Liam ne semblait pas très au point sur le jeu ce qui donna l'avantage à July. Elle n'était pourtant pas très douée lorsqu'elle jouait avec les amis de Peter, mais là, elle dominait. La rousse s'amusa à bluffer ce qui marcha très bien et qui lui permit de gagner plusieurs rounds de suite. Elle savait néanmoins que son petit manège finirait bien par être identifié par Liam. July était transparente, ses émotions se lisaient facilement sur son visage ce qui était plutôt un désavantage pour ce jeu. Pour le moment, en tout cas, il n'avait pas l'aire de saisir son fonctionnement et il perdit toutes les parties. Son verre descendait inexorablement alors que celui de July restait intact. La rouquine entama donc le sien sans avoir perdu, elle n'allait tout de même pas se laisser mourir de soif ! Il était aussi fort que ce qu'elle avait imaginé et elle ne pu s'empêcher de grimacer. Comment Liam avait put en boire autant ? Il allait finir sou comme un elfe de maison.

Arriva finalement le moment où la chance changea de main.
- Gagné !, s'exclama le garçon pour la première fois de la soirée.
July jeta ses cartes sur la table basse, une petite moue contrariée sur le visage. C'était plus pour jouer la comédie que parce que sa défaite lui déplaisait vraiment. Son verre était à peine entamé, elle pouvait bien en boire une petite gorgée. Sauf que Liam proposa un autre gage :
- Bon bah t'as perdu, faut que t'enlèves un vêtement !
Les lèvres de l'étudiante s'arrondirent et ses sourcils se relevèrent en une expression choqué, volontairement exagéré.
- Hé ! C'est pas juste ! T'as beaucoup plus perdu que moi ! Si j'enlève quelque chose y faut que tu en retires au moins trois pour compenser !
Elle était néanmoins prête à relever le défi et retira son débardeur, laissant apparaître un soutien-gorge noir, agrémenté de quelques broderies, qui tranchait avec sa peau opaline. July n'était pas pourvue d'une poitrine généreuse, elle faisait un petit B, ce qui était finalement plutôt normal pour une jeune fille d'1m56 et 42 kilos.
- Allez, à toi, sinon c'est moi qui viens te les enlever !

La rouquine adressa un sourire carnassié à son camarade de jeu, elle était prête à bondir pour lui retirer elle-même ses vêtements s'il refusait d'obtempérer. Ce qu'il fit. July n'eut donc d'autres choix que d'exécuter ses menaces : elle sauta dans sa direction d'un geste théâtral, en lançant un cri de type ninja. Dans son élan plusieurs jetons et cartes volèrent. Elle s'étala de tout son long sur Liam, l'entraînant avec elle. Tous deux se retrouvèrent allongés, Liam sur le sol, July sur Liam. Avant que le garçon n'ait eu le temps de s'extirper, la jeune fille fit glisser ses mains fraîches sous son tee-shirt afin de le lui retirer.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Jeu 6 Mar - 23:37


Malgré quelques cuites à son actif, Liam s'apercevait bien qu'il n'était pas très résistant à l'alcool. Il fallait dire qu'il y était allé fort sur les mélanges. Il avait surtout descendu rapidement son verre. Peut être aurait-il dû se retenir comme l'avait fait July, mais en plus d'avoir soif, il n'aimait pas voir un verre plein. Sauf qu'à présent, il éprouvait une joie assez étrange et l'envie de sauter de partout. Les effets de l'alcool sur le cerveau étaient indescriptibles.

Cette idée de strip-tease lui venait de là, il n'aurait jamais demandé à July de se déshabiller sobre. Il n'était pas non plus saoul mais il n'en était pas loin. Cependant, il ne connaissait pas l'état de la rouquine. Peut être lui fallait-il un peu plus de liquide pour qu'elle accepte de lui montrer son anatomie? Apparemment non. Il ne crut pas une seconde à son expression choquée, qui lui provoqua plutôt un petit rire.

- Hé ! C'est pas juste ! T'as beaucoup plus perdu que moi ! Si j'enlève quelque chose y faut que tu en retires au moins trois pour compenser !

Tout était dans l'exagération chez elle, ce qui amusa encore plus le Poufsouffle. C'était drôle la façon dont elle s'exprimait et ce qu'elle lui demandait. Son idée se retournait contre lui mais cela lui plaisait. Cependant, il put rapidement s'apercevoir qu'elle n'avait pas froid aux yeux. Sans aucune hésitation, sans même la volonté de rejeter cette variante, elle s'extirpa de son débardeur, sous le regard satisfait du jeune homme. Elle lui offrait la vue sur sa poitrine ni trop grosse ni trop petite, un soutien-gorge soutenant juste ce qu'il fallait. Sous l'alcool, le Phénix se mit à sourire bêtement.

- Allez, à toi, sinon c'est moi qui viens te les enlever !

L'idée était trop tentante. Elle n'aurait sûrement pas du lui souffler une telle pensée. Il avait hâte de voir si cette fille allait jusqu'au bout de ses paroles dans ses actes. Faisant mine de refuser de se dénuder, la réaction de la rouquine fut à la hauteur de ses espérances. Ses yeux paraissaient exprimer toute sa féminité dans son aspect le plus sauvage, préparant son attaque. Sans y aller par quatre chemins, l'ex Poufsouffle lui sauta dessus sans rencontrer aucune résistance. Il était bien trop occupé à rigoler.

July le chevauchait à présent pendant que le garçon la défiait du regard. Irait-elle chercher sous ses vêtements? Elle ne perdit pas une minute pour cela. Ses mains fraîches entèrent en contact avec la peau de Liam. Ca le chatouillait un peu, mais c'était bien aussi. Elle remontait son torse jusqu'à lui retirer son t-shirt. Il put afficher ses atouts lui aussi. Sur une peau imberbe se distinguaient les marques de ses muscles dont il n'était pas peu fier. Ce n'était pas le genre de sportif que l'on pourrait s'imaginer mais il fallait dire que les entraînements de Quidditch après avoir subi quelques heures en salle de sport avec ses frères l'avaient beaucoup aidé à développer sa musculature.

Conscient qu'il n'avait pas fini de se déshabiller, il s'aperçut très vite qu'il ne pouvait rien faire avec la rouquine sur lui. Dans un sourire espiègle, il prit la jeune Médicomage par les hanches et la poussa de l'autre côté. Cette fois c'était son tour de finir allonger. Les rôles étant inversés, Liam se trouvait à présent au dessus, ne quittant pas ce regard amusé qui lui donnait un certain charme. A vrai dire, c'était plutôt son visage lorsqu'il était saoul mais July n'avait pas besoin de le savoir. La position était plus qu'ambiguë, et Liam mit du temps à s'en rendre compte.

Après un instant à se regarder dans les yeux, il se releva. Il gardait encore conscience de ses actes et il se rendait compte qu'il allait peut être trop loin. Mais il voulait à tout prix s'amuser, la soirée n'était pas finie après tout ! Il s'étira, affichant son torse puis se retourna vers la jeune fille.

- Alors, qu'est-ce que tu veux que j'enlève maintenant? Lança-t-il avec un regard appuyé qui en disait long. Mais attention, j'veux t'enlever quelque chose moi aussi !

Ses yeux dévalèrent le corps de la jeune femme, celle pour qui il avait autrefois eu ce respect un peu démesuré, cette passion pour son côté un peu énigmatique. Il savait qu'à la fin de cette soirée, il en aurait appris beaucoup sur son ex-préfète tout comme elle en aurait sûrement appris sur lui. Il remonta ses courbes, s'arrêtant exprès sur son soutien-gorge avec une expression perverse volontairement exagérée sur le visage. Il trouvait tout ça plus que divertissant. Ils n'étaient peut être que deux, mais il s'amusait comme s'il se trouvait en présence d'une dizaine de personne. Il espérait que cette nuit ne finirait pas de si tôt.
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Lun 10 Mar - 19:05


Sous le T-shirt de Liam, July découvrit un corps svelte légèrement musclé. Même si c'était la première fois qu'elle le voyait torse nu, elle n'était pas vraiment surprise du spectacle qui s'offrait à elle. Liam était mince et les entraînements de Quidditch devaient le maintenir en forme.
Elle l'avait souvent imaginé, durant sa dernière année à Poudlard, lorsqu'il était devenu l'objet de tous ses fantasmes. Mais le voir en vrai, c'était bien mieux. Ses tablettes de chocolat n'étaient pas aussi bien dessinées que celles des moldus dans les pubs, mais July avait bien envie d'y goûter quand même.
L'étudiante laissa glisser ses doigts sur les abdominaux de jeune homme avant de lui lancer un sourire malicieux. Liam avait l'air de s'amuser tout autant qu'elle de la situation, elle n'opposa donc pas de résistance lorsqu'il la fit basculer pour reprendre le dessus. Voilà que c'était à son tour de se retrouver plaquée au sol. Le blond affichait un regard espiègle que July lui rendit, accompagné d'un sourire mutin. Et maintenant ?...

Rien ... La sang-mêlée fut assez déçue de voir le garçon se relever. Elle l'imita et s'assit sur le sol en essayant de ne pas trop afficher sa frustration. Son sourire avait disparu, mais il ne s'absenta pas longtemps car la vision de Liam qui s'étirait le fit revenir au galop.
- Alors, qu'est-ce que tu veux que j'enlève maintenant ? Demanda le garçon pour reprendre le jeu, Mais attention, j'veux t'enlever quelque chose moi aussi !
July jaugea son ancien camarade de maison, pour évaluer l'équité de sa proposition. Elle lui avait demandé d'enlever trois vêtements pour compenser toutes ses défaites. En retour, il lui demandait d'en enlever un en plus, sans même avoir perdu. Finalement, cela allait se transformer en streep-tease sans poker. Mais cela ne gênait pas July qui était curieuse de savoir jusqu'où Liam était prêt à aller.
- Hummm, d'accord, tu enlèves tes chaussettes, et attention, ça compte comme un seul vêtement parce qu'on dit une paire et chaussettes. Et puis ton pantalon.

July affichait toujours la même expression, des yeux pétillants et un sourire charmeur. C'était un peu la même mimique que lorsqu'elle se retrouvait devant une vitrine pleine de pâtisserie et qu'elle était prise d'une furieuse envie de tout manger. Une expression de circonstance parce que Liam était à croquer. Elle le dévora du regard tandis qu'il enlevait ses deux vêtements.
Une fois fait, ce fut à elle d'honorer sa part du contrat, elle se leva donc et se plaça devant Liam.
- à toi alors, tu peux enlever c'que tu veux !
Tout en parlant, July écarta les bras, comme pour montrer qu'elle était entièrement à lui. Elle le fixait, un air de défi dans le regard, curieuse de voir ce qu'il allait choisir. À quoi allait-il s'attaquer ? Elle pariait sur le pantalon. À moins qu'il ne préfère faire ça proprement en enlevant les chaussettes d'abord ...
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Jeu 20 Mar - 17:34


Liam ne voyait plus très net. Sa tête semblait voguer sur des flots inexistants, alors qu'il était parfaitement immobile. Il pensait avoir les idées claires, mais tout se mélangeait à présent. Où était-il? Il avait devant lui une belle rousse, assise à même le sol, seulement vêtue d'un soutien-gorge et d'un pantalon qui le toisait avec un grand sourire. C'était July, oui. Mais que faisaient-ils aussi peu habillés? Le Riu était sûr qu'il pourrait s'en inquiéter plus tard, il n'était pas à plaindre.

- Hummm, d'accord, tu enlèves tes chaussettes, et attention, ça compte comme un seul vêtement parce qu'on dit une paire de chaussettes. Et puis ton pantalon.

Hum Rien d'étonnant. Le peu de vêtement que portait Liam l'obligeait à devoir se retrouver dénudé très rapidement, contrairement à la jeune Médicomage qui devait s'en régaler. Les filles sont toujours plus frileuses et donc plus couvertes que les garçons, et cela valait encore plus quand on savait que le blond était très résistant au froid. Il haussa les épaules, et sans broncher, il débuta par ses chaussettes. Il prenait son temps. Ses pieds se retrouvèrent tout même rapidement nus et il lança un regard amusé à son ex-préfète. Il haussa un sourcil et plaça ses doigts sur sa braguette. D'un geste expert, il entreprit de retirer son pantalon, dévoilant ses jambes et son boxer blanc. Il ne lui restait plus que cela, et s'il fallait recommencer une partie de poker et qu'il perdait, il devrait se dévoiler entièrement.

Mais le jeu avait l'air loin maintenant. C'était plus pour le divertissement que les deux Poufsouffles continuaient ce petit strip-tease. Et maintenant, ils étaient presque arrivés au bout. Le Suédois laissa un moment son ex capitaine observer ce qu'elle avait devant elle et continuer:

- A toi alors, tu peux enlever c'que tu veux !

Le sourire du Phénix s'élargit. Il paraissait plutôt bête comme ça, mais ne pouvait s'en rendre compte. L'alcool l'empêchait de se concentrer sur deux choses en même temps. Il observait July tout en attrapant un verre. Celui-ci était rempli, probablement celui de la Swann. Il en prit une gorgée, juste de quoi lui remettre les idées en place. Ce qu'il savait impossible, mais peut être cela rendrait la soirée plus amusante encore.

Il se sentit immédiatement mieux une fois le liquide absorbé et bizarrement, il n'avait plus la tête qui tournait. Ses yeux se posèrent une nouvelle fois sur le corps de July, son ventre nu, puis descendant sur son pantalon. Il s'approcha alors d'elle, jusqu'à ce que leur corps ne soient plus qu'à quelques centimètres. C'était dangereux, il le savait. Mais il aimait cela. Le risque, le fait de ne pas savoir ce qu'il se passera après. Il plaqua son buste contre celui de la rouquine et ses paumes n'atterrirent pas où on aurait pu le prévoir. Après tout, July avait encore son pantalon. Mais il avait un tout autre objectif.

Ses doigts, chaud, se positionnèrent tout d'abord sur les hanches de la jeune fille, puis remontèrent doucement jusqu'à atterrir sur l'accroche du soutif. Sans vraiment forcer, il déplaça ses mains de façon à retirer ce qui tenait sa poitrine. Il gardait ses yeux fixés sur les siens, un sourire insolent sur sa bouche. Les deux extrémités du sous-vêtement pendaient dans son dos, et seul le torse de Liam le maintenait en place. Il attendait maintenant sa réaction.

- Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant? Tu n'as pas trop chaud comme ça? Murmura-t-il à son attention.
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Sam 12 Avr - 20:09


C'était au tour de Liam de jouer et de retirer un vêtement à July. Trois possibilités s'offraient à lui : les chaussettes, le pantalon ou le soutien-gorge. La rouquine imaginait que le plus plaisant à enlever serait le jean. Elle en avait déjà des frissons rien que d'y penser. Ses mains, glissants sur ses hanches et ses jambes ... Mais tout dépendait des intentions du jeune homme et, à vrai dire, elle ne savait pas vraiment ce qu'il pensait de tout cela.
Avant de la déshabiller, Liam attrapa son verre et en but une gorgée, comme pour se donner le temps de la réflexion. July fronça les sourcils, deux informations contradictoires venaient de se percuter dans son esprit. Comment pouvait-il boire dans son verre alors qu'il l'avait fini durant la partie de poker ? Un coup d'oeil vers la table basse lui confirma que c'était bien son verre à elle qui était en train de siphonner.
- Héééé, mais c'est le mien !, protesta la rousse qui récupéra son précieux breuvage et en profita pour le finir cul sec afin d'éviter qu'il le lui pique à nouveau.
D'accord, les bouteilles se trouvaient sur la table de la cuisine, ce qui pouvait paraître relativement loin dans leur état, mais ce n'était pas comme s'il ne pouvait pas faire venir le whisky d'un coup de baguette. ... Un instant de réflexion lui fit réaliser que non, il ne pouvait pas. Liam était en caleçon, sa baguette devait donc se trouver un peu plus loin, dans la poche de son jean. Cela signifiait que July était la seule armée. Un sentiment de puissance et une envie de domination s'emparèrent d'elle, voilà qui donnaient des perspectives intéressantes. La sang-mêlé laissa son esprit vagabonder en imaginant les sorts qu'elle pourrait lancer pour pimenter un peu les choses.

Pendant ce temps, Liam s'était rapproché. July n'en prit vraiment conscience que lorsqu'elle sentit son torse contre sa peau nue. Son coeur manqua un battement. Il était près, trop près ... Il lui suffirait de s'élever sur la pointe des pieds pour que leurs lèvres se touchent. Mais la rousse n'en fit rien, elle était comme hypnotisée. Ses yeux étaient accrochés à ceux du garçon, tous ses sens en éveil. Elle sentit les mains chaudes de l'ancien préfet se poser sur ses hanches puis glisser dans son dos jusqu'à l'attache de son soutien-gorge. Ses doigts s'animèrent pour dégrafer le vêtement et la pression qu'exerçait le tissu sur ses côtes disparu.
July n'avait pas bougé. Ses yeux étaient toujours perdus dans ceux de Liam. Il la regardait, un sourire affreusement séduisant sur les lèvres. Ses lèvres ...
- Alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ? Tu n'as pas trop chaud comme ça ? susurra-t-il.
L'ancienne Poufsouffle avait la tête qui tournait. Elle ne savait pas trop si c'était due à l'alcool, qu'elle avait ingéré trop rapidement, ou si c'était Liam qui lui faisait cet effet. Ce devait être Liam, car elle avait la gorge sèche, elle reprendrait bien un petit quelque chose. Malheureusement, son verre était vide et elle n'avait pas envie de quitter le garçon.
- Euhhhm ... Un peu ...
Sa voix était presque inaudible, comme si elle avait le souffle coupé. Il fallait qu'elle reprenne contenance, qu'elle trouve quelque chose à répondre. Mais la vision d'elle embrassant Liam était omniprésente et elle n'arrivait pas à s'en détacher.

Pourquoi ne l'embrassait-il pas ? Ne ressentait-il pas la même chose ? Attendait-il qu'elle face le premier pas ? N'était-ce pas aux garçons de le faire ? Quelles étaient les chances pour qu'il la repousse ? ... Et puis, pourquoi se posait-elle toutes ses questions ?! Elle n'avait qu'à essayer, elle verrait bien. Qu'est-ce qu'elle avait à perdre ? Un ami ? Oui ...
Le corps de July se mit en mouvement, sans qu'elle l'ai vraiment commandé. Ses talons quittèrent le sol, pour rapprocher son visage de celui du garçon. Son coeur s'accéléra, une poussée d'adrénaline se libéra dans son corps, juste avant que ses lèvres se posent sur celles de Liam.
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Liam Riu
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Mar 29 Avr - 0:39


Le temps s'immobilisa tout d'un coup. C'était assez déstabilisant. Juste quelques secondes plus tôt, le bruit des voitures circulant en ville résonnait dans l'appartement et au moment où leurs yeux s'étaient trouvés, Liam n'entendait plus rien. La proximité rendait impossible le moindre déni de l'autre. Une certaine connexion juste le temps d'un court instant. Mais tout ça, l'alcool empêchait Liam de le remarquer. Tout ce qu'il voyait, c'était une jolie rousse qu'il appréciait avec un soutien-gorge pendant derrière elle. Et il n'y avait rien de plus drôle en ce moment que cela.

Liam sentait contre son torse des battements forts. Il n'aurait pu dire si c'étaient les siens ou ceux de July. Il y avait très peu de choses qu'il arrivait à discerner en ce moment. Il avait soudainement bien envie de la faire valser dans le salon et voir à quel moment elle allait perdre son sous-vêtement. Idée parfaitement débile mais qui le faisait rire intérieurement. Mais ce fut les sons presque inaudibles que murmura la Swann qui le sortit de ses délires:

- Euhhhm ... Un peu ...

Sur le moment, le Suédois eut immédiatement l'idée de se détacher d'elle. Histoire qu'elle ait moins chaud, sachant pertinemment ce qui se passerait ensuite. Il émit un petit rire en détournant son regard mais les yeux de son ex capitaine toujours fixés sur les siens arrêta ses gestes. Peut-être avait-elle une autre idée? Il avait l'impression qu'elle allait lui dire. D'ailleurs, elle s'approchait de son visage. Vu la force de sa voix, elle voulait certainement lui chuchoter directement à l'oreille. Il avait même l'impression qu'elle rentrait dans son jeu. Mais il fut prit de court.

Leurs lèvres étaient à présent collées. C'était doux. Comme un baiser. C'en était un non? Bien sûr que c'était le cas. Mais Liam ne le voyait pas comme ça. Il voyait juste qu'il avait décroché le gros lot, il avait gagné la partie. Mais cela lui plaisait. L'alcool rendait le moindre mouvement terriblement plaisant et cela l'excitait. Il ne se priva donc pas de lui rendre son baiser, approchant ses mains sur ses joues. Mais il n'y avait rien de doux, c'était plutôt... Sauvage.

Agrippant soudainement la rouquine au niveau des cuisses, il la souleva pour venir la plaquer contre un mur. Il tenait fermement son corps contre l'épais support qui délimitait son appartement, continuant de l'embrasser. Mais quelque chose n'allait pas. Il avait beau trouvé ça amusant, divertissant, excitant, des images de l'Angleterre lui revenait en tête. Il ne se trouvait plus à New York mais dans le parc de Poudlard à présent. Sous les arbres, seulement éclairés par les rayons de lune qui commençait à pointer son nez. Une fille aux boucles brunes devant lui, ses lèvres sur les siennes. Le plus beau baiser du monde. La plus belle fille du monde.

La réalité s'imposa à lui lorsqu'il rouvrit les yeux, persuadé que tout cela était vrai. Mais la fille qu'il embrassait n'était plus brune. Elle était rousse. Et la forêt avait laissé place à un grand mur. Il la reposa à terre doucement et recula son visage par la même occasion. Il était déçu mais il sentait que sa tête ne fonctionnait plus correctement. Il réussit tout de même à souffler quelques mots à celle qu'il reconnut comme étant July:

- C'est pas bien. Désolé.

Le retour au monde réel avait été tellement brutal que sa tête encore sous les effets de l'alcool avait du mal à comprendre ce qu'il se passait. Il tangua jusqu'à un canapé où il s'affala de tout son corps, une main sur sa tête. Le plafond n'était plus une surface droite, sa vision provoquait des vagues sur cet espace nu. Le monde tournoyait autour de lui, sans cesser. Il ferma les yeux pour échapper à cette sensation. Et sombra dans un profond sommeil.
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July Swann
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Dim 18 Mai - 15:30


Des liens semblèrent se briser, lorsque July sentit que Liam lui rendait son baiser. Les liens qui l'avaient empêchés, jusque-là, d'exprimer ce qu'elle éprouvait pour le garçon, toute cette attirance. Elle se laissa complètement aller. Ses mains parcouraient le corps presque nu du jeune homme, sa bouche s'agrippait avidement à la sienne. Ce n'était pas du tout comme avec Andrew, il n'y avait pas de douceur, c'était sauvage, presque bestial. Une pulsion à assouvir. Et elle adorait ça.
Liam la souleva avec facilité et les jambes de July vinrent s'enrouler autour des hanches du garçon. Il la plaqua contre un mur, elle en eut presque le souffle coupé. Leur baiser se fit plus intense, les mains plus baladeuses. Il n'y avait plus rien que l'instant présent, elle n'avait plus conscience que de ses lèvres contre les siennes et de ses mains sur sa peau.
Liam s'éloigna et July retomba sur ses pieds. Elle crut qu'il allait l'attirer sur le canapé, ou dans sa chambre, mais au moment où elle croisa son regard elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Ses yeux semblaient éteints.
- C'est pas bien. Désolé.

L'ivresse qu'elle ressentait fit place à l'envie de vomir. July avait l'impression que Liam venait de lui arracher ses entrailles, elle se sentait vide, tout à coup. La rouquine déglutit avec difficulté, tandis que le garçon se laissait tomber sur le canapé.
La sang-mêlé resta planté là, le temps de comprendre ce qu'il venait de se passer, mais elle n'arrivait pas à faire le point. Tout ce qu'elle ressentait, c'était la honte, l'humiliation. Il l'avait rejeté et son orgueil en avait pris un coup. Ne supportant plus de rester dans la même pièce que Liam, l'apprentie médicomage tituba jusqu'à sa chambre et s'y enferma. Elle se laissa tomber sur son lit. Peu à peu, la confusion fit place à la colère, qu'est-ce qu'il lui avait pris de l'inviter ?! Elle avait envie de le foutre dehors, lui et son sourire trop parfait. Mais elle n'eut pas vraiment le temps de ruminer sa rancoeur car le sommeil l'emporta loin de son appartement.

Ce fut une nuit agitée. Elle était de retour à Poudlard, sauf qu'elle avait oublié tous ses vêtements. Dans la grande salle, tous les regards étaient posés sur elle. Des sourires moqueurs, des ricanements. July prit ses jambes à son coup, elle courait, aussi loin qu'elle le pouvait. À proximité du lac, elle trébucha et sombra dans les profondeurs noires. Là, au moins, sa nudité n'avait pas d'importance. Elle nageait, parmi les algues, comme si ses poumons s'étaient changés en branchies. C'était paisible ici, elle y resterait bien. Mais ce sentiment de confort ne dura pas longtemps. Une sirène apparut, armée d'un trident. "- Rejoints nous ou péris dans ce lac obscur.". L'eau, jusqu'alors tiède, devint glacée. C'était comme si des millions de couteaux se plantaient dans sa chair. July voulut crier, mais de l'eau s'engouffra dans ses poumons. Elle s'étouffait, elle allait mourir. Un dernier visage lui apparut : Andrew. Il était beau. Ses yeux noisette semblaient sourire, un sourire affectueux, sincère. Elle voulut tendre la main, pour le toucher, mais elle n'avait plus de force. Elle sombrait, et le noir l'emporta.

July fut réveillée par son boursouf qui lui chatouillait la joue. Elle laissa échapper un grognement de mécontentement, elle n'était pas bien et aurait voulu ne jamais se réveiller. Elle avait l'impression que sa tête était sur le point d'exploser. Sa langue était pâteuse et elle avait un drôle de goût dans la bouche. L'étudiante associa tout de suite ces symptômes à une consommation abusive d'alcool. Ce n'était pas la première fois, et ce ne serait sûrement pas la dernière.
Malgré le pivert qui tambourinait à l'intérieur de sa tête, July mit son cerveau en marche pour se remémorer sa soirée. Les choses lui revinrent assez rapidement : l'arrivée le Liam, la partie de poker, le strip-tease ... Mais aussi le baiser enflammé qu'ils avaient échangé, la déception, la honte ...
July fut prise de nausée, elle roula sur son lit pour placer sa tête au-dessus du plancher, mais rien ne sortit. Il fallait qu'elle se prépare de décoction anti-gueule de bois. Elle en avait déjà fait et avait tous les ingrédients à disposition.
Lentement, la sang-mêlé s'assit. Une fois certaine qu'elle n'allait pas vomir tripes et boyaux, elle se leva. Aie, c'était un peu comme si son cerveau s'était transformé en coeur battant. Il cognait violemment contre sa boîte crânienne, c'était extrêmement désagréable.

Malgré son état, elle parvint à réaliser sa potion. Elle était basique, elle n'eut donc pas trop de difficulté, si ce n'est son mal de tête et sa concentration volage.
Le liquide final était bleu vif et July savait, pour l'avoir déjà utilisé, qu'il avait un goût infect. Ce n'était cependant qu'un moment à passer et cela valait toujours mieux qu'un mal de tête incessant.
Une fois le breuvage avalé, la rousse retourna se coucher. Elle devait attendre un quart d'heure que la potion face totalement effet.
Au bout de quelques minutes, déjà, son mal de tête s'atténua. Une fois totalement remise, elle sortit quelques biscuits rassis qu'elle gardait pour Miou et s'attela à la confection d'une autre potion anti-gueule de bois ... Pour Liam. Et oui, ses ressentiments étaient encore bien présents, mais ils étaient coincés l'un avec l'autre pour entre deux jours, elle allait donc devoir passer outre et faire bonne figure.

Après un brin de toilette et avoir enfilé des vêtements propres, July se rendit dans le salon. Liam avait dû être réveillé par le bruit d'eau car il était assis sur le canapé où il avait passé la nuit. Il avait mauvaise mine, sa gueule de bois était sûrement plus douloureuse que celle de July.
- Je t'ai préparé une décoction anti-gueule de bois, dit July en déposant le verre contenant le liquide bleu sur la table basse encore recouverte de cartes et de jetons. Bois et après tu pourras aller te doucher. Je vais préparer le petit déjeuner en attendant...
Il avait beau être une heure de l'après-midi passé, la rouquine avait plus envie de tartines grillés et d'un oeuf au bacon que d'un vrai repas.
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Re: Escapade à New-York

Message par : Liam Riu, Dim 15 Juin - 22:17


Stop. Stop. Stop. Liam pestait dans son sommeil contre cet affreux bruit de fond, ce bourdonnement constant qui semblait faire vibrer sa boîte crânienne et lui donnait une sacré migraine. Il se retournait, chassant ces bêtes qui volaient autour de lui. Il donna un grand coup dans le vide, toujours aussi endormi. Mais ce fut le geste de trop et dans un bruit sonore, il s'écrasa de tout son poids contre le sol. Son cerveau avait sûrement senti la chute venir, il s'était réveillé juste à temps pour sentir sa mâchoire et sa cage thoracique heurter la surface dure. Le seul son qui parvient à franchir ses lèvres fut un grognement guttural, réveillant par ailleurs son mal de gorge.

Ses yeux mirent du temps à s'ouvrir, luttant contre la lumière de la pièce qui les agressait. Au bout de quelques minutes, le temps qu'il s'y habitue, il décida de regarder où il se trouvait. Une rapide observation des lieux et les klaxons au dehors lui rappelèrent qu'il était dans l'appartement de July et qu'il venait de tomber de son canapé. Il entreprit de se lever pour s'y asseoir, ce qui fut plus difficile que ce qu'il imaginait. Ses maux de tête rendaient ses déplacements douloureux. Ou alors c'était la chut. Quoiqu'il en soit, il se sentit un peu soulagé une fois installé dans le fauteuil. Il se massa la tête, se maudissant pour avoir fini dans cet état.

Comment il en était arrivé là d'ailleurs? Fouillant dans ses souvenirs, il ne parvint pas à aller plus loin que son arrivée dans l'appart' et la sortie des bouteilles. Il voyait vaguement la trajet depuis l'aéroport jusqu'ici, puis le tour du propriétaire, la danse et puis tout devenait très flou. Il croyait se souvenir d'un jeu de cartes, de son verre (ou de celui de July?) toujours rempli, puis sa tête qui tanguait... Et plus rien. Cette impression lui gênait particulièrement, il n'aimait pas cela. Mais son état lui empêchait de trop réfléchir, il laissa tomber.

La tête entre les mains, il attendait. Quoi? Il ne savait pas. Que son mal de tête passe, que ses tripes reviennent à leur endroit d'origine et arrêtaient de se tordre dans tous les sens. Des bruits de pas résonnèrent, amplifiés par cette gueule de bois, se dirigeant vers lui. Trop courbaturé, le garçon ne prit même pas la peine de lever la tête. Un verre apparut au centre d'une table devant lui, jonchée de jetons et de cartes. Oui, effectivement, ils avaient bien joué au poker.

- Je t'ai préparé une décoction anti-gueule de bois. Bois et après tu pourras aller te doucher. Je vais préparer le petit déjeuner en attendant...

La voix de July le fit se sentir un peu mieux, rassuré de voir qu'elle était toujours là. Il reprenait peu à peu pied sur la réalité. Il la gratifia d'un "Merci" grave et enrouée. Le bleu vif de la potion ne lui donna pas vraiment soif mais il se força à l'avaler. Sentant les boyaux remonter en même temps que le breuvage descendait le long de sa gorge, il se pencha en avant. Rien ne sortit. Il resta dans cette position un moment, le temps de constater des effets notoires.

Sa tête dans un meilleur état, il se leva pour obéir à July. Il remarqua alors qu'il n'était vêtu que d'un caleçon. Déglutissant, il s'éclipsa tandis qu'il commençait à s'inquiéter sur la tournure des événements de la veille. Il chercha la salle de bain, et commença sa toilette. Une fois habillé, il sortit timidement.  La curiosité l'avait encore emporté, il devait savoir ce qu'il s'était passé. Mais c'est l'angoisse qui primait à présent. Il ne voulait pas avoir fait une bêtise hier soir. Qu'est-ce qui aurait pu arriver? Se connaissant bourré, il aurait très bien pu sortir dans la Grosse Pomme en sous-vêtement.

Il s'approcha de la cuisine. L'air était empli de l'odeur du bacon et des oeufs, qui lui arracha un petit cri au niveau de l'estomac. Il se tint un moment à côté de la Miss Swann tandis qu'elle finissait de préparer ce petit déjeuner, attendant le bon moment pour lui faire part de ses questions. Il se sentit perdre patience, et se lança à l'eau.

- ça sent vraiment bon.

Bon, il n'avait rien trouvé d'autre pour engager la conversation. Et il fallait bien qu'il attire son attention, elle semblait tellement concentrée sur la nourriture. Elle devait avoir très faim. Il enchaîna malgré tout.

- Dis moi July... Juste comme ça, hein... Tu... Tu pourrais me rappeler ce qu'il s'est passé hier? Lui demanda-t-il maladroitement.
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Re: Escapade à New-York

Message par : July Swann, Sam 21 Juin - 18:51


July s'affairait à la cuisine. Oeuf, bacon, toast grillé, jus de fruits et confiture, elle avait tout sorti. Elle y mettait toute son énergie, pour essayer de ne pas penser aux événements de la veille. Mais  cela ne fonctionnait que partiellement car les images lui revenaient sans cesse en tête et le sentiment d'humiliation qui lui tordait le ventre était toujours bien présent. Que devait-elle faire ? Le mettre dehors ? Elle en avait bien envie, mais elle ne pouvait se résoudre à le laisser seul dans cette grande ville qu'il ne connaissait pas.
Bien sure, s'il ne parlait pas de leur dérapage, elle n'aborderait pas le sujet. Ce qu'elle ne savait pas, c'était à quel point elle devait se montrer froide avec lui. Pouvait-elle se contenter de se murer dans un silence boudeur ou devait-elle lui cracher des horreurs à la figure ? La deuxième option la tentait bien et elle passa en revue la liste des injures qui pourraient convenir à la situation.
Malgré sa préparation, July ne souffla mot lorsque Liam fit son entrée dans la pièce. Ce n'était pas son genre de laisser sa colère s'exprimer, elle avait l'habitude de garder les choses pour elle.

Liam vint se placer à côté de July mais cette dernière garda résolument les yeux rivés sur sa préparation, d'un air concentré.
- ça sent vraiment bon.
- Mmmh, répondit la jeune fille avec une expression crispée, tout en continuant à mélanger les oeufs pour les brouiller.
- Dis moi July... Juste comme ça, hein... Tu... Tu pourrais me rappeler ce qu'il s'est passé hier ?
La rousse se figea. Elle s'était attendue à tout, sauf à ça. Comment avait-il pu oublier ?! Baguette en main, l'ancienne préfète avait une furieuse envie de lui lancer un Chauve-furie . Elle se contint, cependant. En y réfléchissant, ce n'était peut-être pas plus mal qu'il n'ait aucun souvenir, elle se sentait un peu moins bête.
- Eumh ..., commença-t-elle en levant les yeux en l'air, pour se remémorer les événements, t'es arrivé, j't'ai faits visiter l'apparat, on a sorti à boire ... On a joué au poker, je t'ai mis une raclée, tu as proposé un strip-poker et je t'ai remis une raclée !, répondit-elle d'un air victorieux, Mais je n'ai pas eu le temps de te dépouiller totalement parce que tu t'es lamentablement endormis sur le canapé ... Si j'avais su que tu tenais aussi mal l'alcool, je t'aurais pas laissé boire autant, conclu-t-elle avec un sourire mielleux.
Puis elle empoigna la poile et se retourna pour la poser sur la table.
- Tu as faim j'espère ?, ajouta-t-elle avec un entrain forcé.

Liam ne posa pas plus de questions sur la soirée et ils prirent leur petit déjeuner en silence. Une fois rassasier, les deux jeunes partirent à la conquête de New York. July commença par lui faire visiter le côté moldu, avec les immenses gratte-ciel. L'Empire State Building, la statue de la liberté, Central Park, Broadway et autres lieux mythiques.
Au fur et à mesure des visites, la sang-mêlée se détendait et elle finit par sortir peu à peu de son mutisme. Parfois, elle arrivait même à oublier les événements de la veille, à faire comme s'il ne s'était jamais rien passer. Ils riaient, complices, partageaient leurs avis sur les performances des équipes de Quidditch. Mais dès qu'il y avait un silence ou un moment de flottement, le sentiment désagréable qui ne la quittait plus revenait.
La fin du week-end se passa sans élément notable. Liam reprit le portoloin, et July rentra chez elle.

Une fois la porte de son appartement fermé et ses affaires posées, July se sentit étrangement vide. Elle était épuisée d'avoir fait semblant. Elle avait luté, deux jours durant, contre sa colère et sa tristesse. Elle ne savait plus ce qu'elle ressentait pour Liam. Plus d'attirance, mais plus non plus d'amitié. Quelque chose s'était brisé. Et c'était entièrement de sa faute, c'était elle qui avait fait le premier pas. Elle avait été idiote, et il s'était moqué d'elle. Il avait joué avec ses sentiments avant de la rejeter.
N'étant cependant pas du genre à ressasser indéfiniment ses peines ou ses problèmes, July enfouit ce souvenir douloureux dans un coin de sa tête. Elle voulait oublier, faire comme s'il ne s'était rien passer, et ne jamais revoir Liam. Étant donné sa situation géographique, cela ne devrait pas être trop difficile.

[Fin du RP]
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Re: Escapade à New-York

Message par : Invité, Ven 19 Sep - 16:13


Stranger in a strange land...
-- Fragment de mémoire [RMK_G32_7F] --



/!\ Attention : violence explicite, sang, et autres joyeusetés dans le genre. /!\

[...3 ans auparavant...]


Comment disait cette vieille chanson moldue ? "In New York, concrete jungle where dreams are made of ~" ... Après avoir passé tellement de temps à l'Est, tout ce que Rurik avait entendu était un truc plus proche de "In New York, concrete jungle wet dreams tomato ~". Cela n'avait guère de sens, mais cela lui avait arraché un fin sourire amusé, sachant qu'il ne venait pas ici pour s'amuser.

« C'est ici, chef ? »

Un poing apparut du néant et vint à la rencontre de l'arrière du crâne de cet inconscient qui lui servait d'acolyte et de pseudo garde du corps.

« Je t'ai demandé de parler anglais, ici... Les américains ont toujours cette appréhension des russes, et comme ils ont tendance à paniquer pour un rien, mieux vaut qu'ils comprennent ce qu'on se dit.
- Désolé, j'ai du mal avec l'anglais...
- Dans ce cas tu te tais, ça me fera du bien. »

Le "garde du corps" grommela et se terra dans un silence de plomb, qui n'allait pas durer, bien évidemment. Au vu des apparences, les rôles pouvaient être inversés, mais ce n'était pas plus mal : personne n'allait se douter que la grosse brute toute en muscles était en réalité le chef du groupe mafieux. Le criminel comptait bien se servir de ça lorsqu'il allait devoir traiter avec les hors-la-loi de ce pays du rêve américain. Tant qu'il pouvait obtenir ce qu'il voulait, Rurik ne faisait pas la fine bouche.

« C'est pas un peu trop tard ?
- Tôt, Brechnov, si tu commences à confondre des mots, on va pas s'en sortir. Et fais moi confiance un peu, même si t'as pas le choix, après-tout... Il faut toujours arriver en avance, pour vérifier qu'on se fait pas rouler dans la farine... »

Tous deux passèrent devant un fast-food dont les odeurs semblaient vouloir leur couper l'appétit.

« ...Ou dans la friture, je sais pas si je pourrais vivre ici...
- C'est appétissant de vue, mais avec l'odeur, je préfère pas savoir comment ils font brûler ça...
- Cuire... »

Pourquoi avait-il choisi le moins agréable de ses membres, déjà ? Ah oui ! Pour pouvoir l'envoyer à une mort certaine sans perdre de bons éléments. Chacun avait son utilité, et quand un de ses hommes n'en avait pas... Eh bien il leur en trouvait toujours une, qui rimait souvent avec mort atroce ou quelque chose dans le genre. Ce Brechnov était à ses côtés depuis bien trop longtemps sans avoir prouvé sa valeur, son statut de chair à canon était donc clair à ses yeux, tandis que l'intéressé croyait avoir gagné une faveur en "accompagnant le chef à New-York".

« Ce sont bien des armes qu'on va récupérer, hein ?
- Plus ou moins, ça nous servira contre les Dorionov et leur clan, ils nous surveillent trop, pour ça que se procurer le  nécessaire à l'étranger nous donnera un avantage.
- Vous êtes toujours plein de surprises, chef... On butera tous ceux qui sont sur notre chemin grâce à vous, Aleksei valait rien...
- Parle encore de lui et je t'arrache la langue, et les yeux aussi, tant qu'à faire... »

Ils arrivèrent à destination, c'est à dire dans une parking d'immeuble, bien calme, avec quelques voitures garées. Au loin, quelques personnes marchaient dans leur direction.

« C'est eux ?
- Vu qu'on a plus d'une journée d'avance, ça m'étonnerais, viens là. »

Tournant naturellement sur la gauche, il s'approcha d'un de ces véhicules que les moldus appréciaient tant : Brechnov devait sans doute connaître la marque, la série et toutes ces bêtises dans le genre, mais l'imposant criminel ne préférait pas lui donner d'autres occasions de parler. Faisant signe à son sous-fifre de passer du côté "passager", il en profita pour plonger sa main dans la poche de son manteau, effleurant sa baguette de ses doigts, informulant un simple sortilège de lévitation pour débloquer le verrouillage centralisé de la voiture : un Alohomora ne fonctionnait pas, mais vu qu'il suffisait de relever un petit truc à l'intérieur pour ouvrir les portes, la magie permettait effectivement de contourner cette "sécurité". Sous les yeux étonnés de l'autre russe, il ouvrit la porte et s'installa à la place du conducteur.

L'imitant, Brechnov ouvrit la porte de son côté et prit place à côté de son chef.


« Comment vous avez fait ?
- J'ai fait installer cette voiture ici pour que notre passage ne soit pas suspect... Deux personnes qui vont dans un parking sans posséder de voiture, c'est louche, tu ne crois pas ?
- Bien sûr, vous croyez que les deux qu'on a croisé sont des espions ?
- Je ne pense pas, mais autant être prudent... Bon par contre je n'ai pas les clefs pour démarrer, j'ai juste le truc pour déverrouiller les portes.
- Je peux vous la faire démarrer, je sais comment faire ! »

Ravi de pouvoir aider, l'homme se pencha pour décrocher un cache sous le volant du véhicule, se hâtant de trouver les fils du système.

« Si qui que ce soit passe et te surprend dans cette position sans bien voir ce que tu fais, il va se faire de ces idées... D'ailleurs j'ai pas fini d'inspecter les lieux, donc finis ça, moi je vais faire un tour. Attends ici que je revienne. »

Après avoir vérifié que le parking était à nouveau vide, Rurik sortit de la voiture sans faire attention à son acolyte, qui jura en russe.

« Vous m'avez foutu un coup de genou dans la mâchoire !
- C'est ta faute, fallait pas se servir de mon entrejambe comme accoudoir.
- Mais c'est pas évident de faire ça d'ici...
- Ça n'empêche pas ton chef d'avoir une quelconque considération pour ses parties ! »

A moitié agacé et amusé, le russe ferma la portière et s'éloigna, observant les alentours : le parking n'avait aucune caméra de sécurité, ce qui expliquait bien pourquoi l'échange allait se dérouler ici. Seul, il sortit sa baguette magique de la poche de son manteau, jaugeant l'espace. Un par un, il plaça des sortilèges à déclenchement conditionnel afin de couvrir son éventuelle fuite (ou plutôt sa contre-attaque). Lorsqu'il retourna voir Brechnov, il ignora le soupir de soulagement de celui-ci.

~~~~~


« J'espère que votre voyage s'est bien passé, je vous souhaiterais volontiers la bienvenue aux États Unis, mais nous avons mieux à faire, n'est-ce pas ? »

Brechnov se retint de jeter un œil derrière lui pour demander l'avis de son chef : il ne fallait pas foutre en l'air le plan qui était prévu.

« Exactement, ne nous étalons pas en manières utiles. »

D'un mouvement autoritaire, il fit signe à Rurik se s'approcher. Le véritable dirigeant du groupe s'approcha, ouvrant la malle pleine d'argent (moldu, bien évidemment) pour la montrer aux autres criminels.

« La somme y est, tant que vous n'essayer pas de faire compter ce gros tas débile... »

Eh, ceci n'était pas prévu... Rurik se vengerait ! Cependant, il fallait avouer que ça avait bien mis en confiance les américains qui leur faisaient face en les faisant ricaner.

« Vous lui donnez quoi à manger ? C'est un monstre...
- Euh, de l'ours, principalement, il va les chasser tout seul comme un grand. »

Nouvelle tournée de ricanements. L'imposant sorcier grogna légèrement : il n'aimait pas qu'on se moque de lui, mise en scène ou pas. Profitant de l'euphorie générale, il passa à l'assaut. Dégainant son arme avec dextérité, il avait déjà abattu un des hommes avant même qu'ils ne s'en rendent compte, le second tomba avant qu'il ne puisse pointer son arme sur lui.

N'hésitant pas une seconde, la brute se rua en avant, n'ayant absolument rien à craindre une fois proche d'eux. Ses poings projetèrent à terre deux autres sbires. Se servant de son élan, le sorcier visa et tua également le conducteur du camion qui transportait les armes.


« Bordel, mais butez-les ! »

Attrapant le corps du premier homme qu'il avait visé, il s'en servit comme bouclier et recula. De son côté, Brechnov avait également sorti son arme, et avait réussi à blesser l'homme à la tête du groupe. À deux contre six, les chances de survie des deux russes n'auraient pas été si élevées si le chef n'avait pas attaqué aussi brusquement. Pour bien souligner leur avantage, Rurik avait plus d'un tour dans son sac : claquant des doigts et pointant son index en direction d'une marque au sol, il déclencha un des sortilèges explosifs qu'il avait mis en place. Le souffle lui fit perdre l'équilibre, l'obligeant à se rabattre en direction de son seul allié, lâchant son bouclier-cadavre.

« Pourquoi vous avez... et puis c'était quoi...
- Ferme la et viens ici. »

Le sorcier se redressa de leur couvert (la voiture la plus proche) et empoigna son sous-fifre par le col, l'attirant avec lui. Déclenchant une seconde explosion afin de couvrir son déplacement, il se dit qu'il ne pourrait pas activer les deux autres Bombarda qu'il avait préparé : le camion plein d'armes était au dessus d'un des sortilèges, et le deuxième était bien trop loin pour être utile. Voyant deux silhouettes sortir de derrière le camion, Rurik empoigna son allié par la gorge et le plaça devant lui comme il l'avait fait avec le cadavre de l'américain. Des tirs atteignirent son acolyte, dont les yeux s'écarquillèrent sous le coup, ne comprenant pas pourquoi son chef faisait ceci. Prenant le temps de viser, le criminel russe abattit ces deux nuisibles et jeta son arme au sol : plus de munitions, le plus gros défaut des armes moldues.

« Oh toi le gros tas je vais te buter... »

Attrapant le bras de Brechnov pour se servir de son arme, Rurik parvint à loger une balle dans le bras de l'indésirable : il avait visé la tête, mais bon, c'était bien aussi...

« Argh, saloperie de russe !
- Toujours en train de se plaindre, ces gens de l'Ouest...  »

Lâchant enfin son "allié", mort depuis quelques instant à cause de la volée de balles qu'il avait reçu dans le dos, l'homme imposant s'approcha du blessé.

« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, le chef, c'est moi... Et je suis loin d'être un gros tas débile.
- Ouais, tu sacrifies tes amis comme ça, toi ! T'as pas le moindre honneur ?
- C'est sûr qu'être hors-la-loi, c'est un titre très honorable. Par contre t'avais raison tout à l'heure : je suis bien et bel un monstre. »

Lui attrapant l'arrière du crâne de sa grosse main, il le traîna devant le camion. D'un mouvement barbare, il le souleva et le fit s'écraser violemment sur le capot, puis une seconde fois, puis une troisième fois, le lâchant enfin et le laissant dégringoler au sol devant les roues du véhicule. À demi assommé, le visage en sang, l'homme tenta (en vain) de se relever.

« Merci pour les armes et les soldes à cent pourcent ! » fit-il d'un air sombre, se hissant sans problèmes à la place du conducteur, en poussant le cadavre qui siégeait là.

Démarrant le moteur, il appuya sur la pédale d'accélération et laissa le camion avancer sur quelques mètres, savourant le léger tressautement de la tonne de métal lorsqu'elle passa sur le corps de sa victime. Descendant en vitesse, il se dirigea vers l'arrière du véhicule et usa de sa baguette pour que les caisses le suivent en vitesse.

« Ah ouais, si j'oublie...Accio mallette »

La mallette pleine d'argent vint à sa rencontre. L'attrapant au vol, il la posa sur la caisse la plus proche. Et maintenant, il fallait déplacer tout ça avant que la police moldue ne débarque... C'est à dire en moins d'un quart d'heure. Il soupira, jetant un œil à sa baguette.

« J'abuse un peu, là... »

A contre-cœur, il lança un sortilège pour transporter tout son chargement dans la chambre d'hôtel qu'il avait réservé avec Brechnov. Quelques minutes plus tard, les sirènes de police retentirent de toutes parts.

** Oh, ils s'améliorent de jour en jour... Ou alors ils sont plus efficaces aux États Unis... **

Reculant pour se terrer dans l'obscurité en traînant la carcasse de son sous-fifre par un bras, Rurik eut un sourire carnassier en songeant à quelque chose de très mauvais à faire. Pointant sa baguette devant lui, il se concentra et incanta :

« Deprimo Maxima Multiplicare »

Dans l'instant qui suivit, un bruit assourdissant se fit entendre : le puissant sortilège d'affaissement allait sans doute faire s'effondrer tout l'immeuble vu qu'il venait de l'utiliser à un point plutôt sensible de la structure. Qui plus est, s'étant servi de son expérience en magie pour amplifier la puissance et l'effet du sortilège, il n'allait pas rester ici bien longtemps. Pour couronner le tout, si le parking s'effondrait, les deux sortilèges conditionnels restants qu'il avait préparé allaient se déclencher, vu que l'intégrité de la surface sur laquelle ils avaient été placés allait être compromise.

C'est pour cela qu'il transplana quelques instants plus tard, le cadavre de son acolyte sous le bras, en direction de sa chambre d'hôtel, dont personne ne l'avait vu sortir. Transplaner à nouveau de New-York vers la Russie n'était pas trop envisageable, mais c'est pour cela qu'il avait prévu un Portoloin. Les caisses d'armes attendaient sagement... L'imposant sorcier les déplaça, ainsi que son pauvre "ami" décédé, dans la salle de bain pour les cacher le temps de profiter au moins du dîner compris dans la formule de l'hôtel... Cette tuerie lui avait donné faim, et il avait besoin de reprendre des forces.


[RP unique, le sujet est à nouveau libre, donc !]
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John Sawyer
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Re: Escapade à New-York

Message par : John Sawyer, Mar 28 Oct - 13:09


Pv Pandora Forester, Clarissa Samson, Sean O'Connell

L'amérique, ses grandes immensité, ses vastes plaines où le bison broute à foison. Le sud avec ses deserts arrides abritant curiosités et mystères dans la zone 51. The Monument Valley, le grand Canyon, les séquoia millénaires, les rocheuses.... Ahhhh les USA ca fait rever plus d'une personne en ce bas monde.... Mais pas John, voila 1h qu'il était en train de tourner en rond dans les rues de New York relevant la tête a la recherche d'un Building qu'il avait déjà croisé, mais le problème, c'est qu'ils se ressemblent tous. A l'époque du World Trade Center c'était quand même bien plus simple. Y'avait deux tours jumelles qui s'élevaient au milieu de tous, et on pouvait s'en servir comme point de repère pour faire une triangulation. Mais maintenant, allez faire des triangulations en vous aidant d'un batiment qui ressemble a tous les autres et que vous ne sauriez pas situer dans l'ile de Manhattan.

Bon à la base John était parti de Upper east Side, il avait traversé Soho, fait un crochet par Central Park, mais voila il avait continué à flanner dans les rue, suivant la marée humaine qui se deversait quotidiennement dans les boulevards New Yorkais. Mais pourquoi était-il a New York ? Simple, il aspirait a ces grands espaces décrit ci-dessus, depuis son passage a Godric, il avait besoin de se vider la tête. Oublier cette fille-sa demi-soeur- vivre autre chose, ne pas penser a ce père qu'il avait enfin découvert. Mais évidemment il avait chercher à découvrir d'où il venait mais cela ne signifiait pas qu'il voulait forcemment tisser des liens. Donc oui Bennet est probablement son père et Peyton Sawyer est sa mère-morte, mais il a su se débrouiller tout seul et ce n'est pas a 25 ans qu'il allait s'enticher d'une famille, qui, si on en croit Célya, ne souhaite pas l'accueillir à bras ouverts. Peut-être que son père et le jumeau de Célya seraient plus joviaux que la jeune fille, mais il n'en avait rien a faire en définitive. Les choses viendraient en temps voulu.

Avec l'Automne, le soleil décroissait rapidement dans le ciel, et les lampadaires s'allumèrent. John commençait sincerement a en avoir marre, et comme si c'était facile ainsi, il pesta contre son absence de permi de transplanage. Si il avait passé ce fichu examen, il serait déjà rentré, ou même a l'autre bout du pays, mais non, il devait d'abord retrouver la taverne du coin pour y dormir et utiliser son réseau de cheminée. Bien sur il avait pensé a demandé sa route, mais le petit bouiboui, sucursalle du chaudron, n'était pas connu ou avait la même image que l'enseigne londonnienne de repères a brigand. Du coup les locaux l'envoyaient un peu pètre comme un vulgaire tourriste. Et encore, pour une fois il parlait la langue du pays...

Toujours les yeux en l'air a la recherche d'un nom de rue connue, ou d'un batiment familier, il continuait d'avancer, se laissant un porter par le flux continu. Sans regarder il fonça droit sur quelqu'un.

"....Excusez moi, je ne regardait pas où j'allais."

John se senti un peu ridicule, s'excuser a un New Yorkais, ca ne se faisait pas, mais bon la civilité britannique l'obligeait à se comporter en Gentleman.
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Sean O'Connell
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Re: Escapade à New-York

Message par : Sean O'Connell, Mar 28 Oct - 18:09


Ca sentait bon l'Américain tout autour. Alors, oui, il s'était promis de ne pas y remettre les pieds, sous aucun prétexte; et pourtant il était là. Il s'était accordé New York; ce n'était tout de même pas la Nouvelle Orléans. Et déjà, il reprenait ses aises entre klaxons, cris, odeurs de friture et accent mâché.

Sean déambulait dans les rues de la fausse capitale américaine, anonyme dans la masse moldue, et indétectable. Hormis sa baguette, cachée contre son flanc, il avait repris son ancienne allure si facilement que ç'en était presque inquiétant. De ses converses usées à son tee-shirt blanc sous sa chemise, de son jean à son hot-dog dans lequel il mordait avidement; tout jusqu'à son accent du Sud Ouest était revenu. Il n'en pouvait plus de la bienséance des anglais et de leur froide politesse; Sean était allé reprendre une bouffée d'air de la folle vie américaine. Il s'était autorisé le luxe d'un après-midi. Il redevenait moldu et américain comme un fumeur ayant arrêté refumerait une énième dernière cigarette: mêlant joie et nostalgie à son geste.

En parlant de cigarette, il sortit de sa poche arrière un paquet mou de blondes américaines et s'arrêta pour en allumer une, quand le fils d'un imbécile le percuta, faisant échapper l'allumette de ses mains. Sean se retourna en bon américain de la ville, avec un regard foudroyant, sa cigarette encore éteinte entre les lèvres et prêt à déverser tout son mépris sur cet être vil.

- ... Excusez moi, je ne regardais pas où j'allais.

Est-ce que ce gars le faisant exprès, de s'adresser à lui avec cet accent d'anglais? On ne peut plus fumer américain tranquillement, nom de DieuMerlin, à croire qu'il les attirait. Il resta un moment à regarder le type d'un air mauvais... quand il se rendit compte que, machinalement, il avait croisé les bras, de telle sorte à porter la main juste à l'endroit où il cachait sa baguette. Il est des réflexes qu'on ne maîtrise pas. Sean en fut d'autant plus exaspéré contre lui même. Le moldu en lui était mort, caput. C'avait été beau d'y croire encore un peu. Il pris une autre allumette et alluma finalement sa cigarette, toujours silencieux, sans lâcher le gars du regard, sans lui permettre de partir. Il rejeta calmement sa fumée près de son visage, et se décida à prononcer très distinctement.

- Tu sais quoi, mon gars? Je te propose de continuer à ne pas regarder et de te prendre un foutu taxi en pleine tronche. Ou mon poing.

A nouveau, inspirer et expirer de la fumée.

- Ces anglais sont exaspérants; tellement benêts. On les sent à des kilomètres à la ronde. Vas t'excuser ailleurs, sir.

Pour dire vrai, Sean ne savait pas vraiment ce qu'il cherchait là, ni même pourquoi il accordait son attention à ce maudit touriste. Mais il était énervé, il avait envie de frapper un bon coup; de faire une rupture nette entre son passé moldu et le maintenant. Mais à quoi bon s'escrimer? Il n'était pas venu, le jour où un anglais répondrait à des insultes. A tous les coups, ce gars là allait s'excuser encore et lui demander son chemin. Quelle perte de temps.

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Clarissa Samson
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Re: Escapade à New-York

Message par : Clarissa Samson, Mar 28 Oct - 19:58


New York... Sérieusement pourquoi Clarissa était venue là ? Ca grouillait de partout, pas une once de calme, même Central "Park" était comme une ruche. Vraiment pas de regret. Samson allait vite fait retourner en Angleterre. Dublin était une bien plus intéressante ville, même si il n'y avait pas autant de buildings on avait au moins le temps d'admirer l'architecture, les parcs, la nature en quelques points et sans oublié d'aller boire une bière. Une vraie hein pas de la pi**** de chat. Mais Clarissa n'est pas mineur ? Chut faut pas le dire !! Bon effectivement cette ville n'était pas la tasse de thé de la Serpentard, d'ailleurs le thé lui manquait sévère parce que le soda ça va deux minutes mais pour la complexité et le raffinement tu vas voir ailleurs. De toute manière la jeune fille comptait partir le soir même. Il lui fallait seulement un petit mot pour appeler son elfe. Mais bon elle décida de laisser une dernière chance à cette ville dont on disait tant de bien.

Elle déambulait à un rythme anglo-saxon, c'est-à-dire lent pour les lieux, regardant tantôt le ciel, tantôt les lieux qui étaient sans conteste bien différents de l'Europe, après chacun ses goûts. Les rues étaient tout de même assez bruyantes, partout les voitures, partout les voix en grand nombre. Tout ça paraissait bien terne à la jeune fille, dans un temps elle commençait vraiment à en avoir marre de cette ville mais dans un autre elle se disait qu'il devait tout de même faire bon vivre que de se retrouver ici avec la liberté les possibilités et le temps. Et d'un coup elle commença à se demander si elle ne devrait pas revenir un de ces quatre pour...

Perdue dans ses pensées encore une fois la préfète ne remarqua absolument l'homme dans lequel elle rentra. Une petite bousculade, vraiment pas grand chose, elle n'allait pas bien vite. Samson trébucha dans ce contact remarquant un autre représentant du sexe féminin sa clope au bec étant en train de crier. Il ne pouvait pas l'aider plutôt que... Pouf un genou à terre. Elle ne se retourna même pas vers celui qu'elle venait de bousculer lui offrant tout de même un Pardon. Se retournant ensuite vers ce bougre d'imbécile avec son petit air hautain.

Et toi ! Tu voudrais pas te bouger un peu ! Au lieu de gueuler comme un loup lunatique tu voudrais pas aider un peu les autres ? Au moins un femme quoi ? On t'a pas appris la galanterie et au-delà de ça tu penses pas que les gens n'ont pas envie de se retrouver par terre ?

Ah pour une fois on voyait bien la Serpentard qu'était Clarissa. Mais en même temps elle ne pouvait pas s'empêcher de se dire que c'était un peu de sa faute tout de même mais ça elle allait plutôt le dire au gars qu'elle avait rencontré un peu violemment. Elle tourna la tête vers ce dernier vérifiant qu'elle ne l'avait pas amoché bon, du haut de sa petite taille et avec son faible poids elle ne risquait pas mais quand même. Pensant ensuite à elle, Clarissa épousseta son pantalon noir qui était grisé de poussière. C'était décidé elle rentrait en Irlande dans l'instant, mais avant elle voulait encore dire deux mots à ce malotru.
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Pandora Forester
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Re: Escapade à New-York

Message par : Pandora Forester, Ven 31 Oct - 20:43



New-York. Ville célébre pour ses taxis jaunes, ses hauts buildings, Central Park, Times Square et sa Statue de la Liberté. Des milliers de gens se pressent chaque jour dans les grandes rues, que l'on peut littéralement appeler « boulevards » tellement leur envergure est gigantesque. Il y avait de tout : des hommes d'affaires se rendant à Wall Street, des jeunes gens allant à l'école ou bien des touristes, armés de leurs appareils photos, mitraillant la moindre chose susceptible d'attirer leur attention. Manhattan, le plus célèbre et grand district de la métropole avait été l'heureux élu, choisi parmi les autres par Pandora, pour une promenade bien méritée après ces dernières semaines éprouvantes pour la jeune sorcière. Cette dernière n'avait eu qu'une seule envie : décompresser pour relâcher tant bien que mal toute la pression accumulé les deux mois précédents, au cours desquels elle avait eu le visite de son frère et une discussion dans le but de mettre les cartes sur table. Émotionnellement, elle était à fleur de peau, bien que son habitude de cacher ses émotions soit encore présente et lui permette un semblant de dignité.

La voilà donc, dans une des grandes avenues bondée de monde, faisant claquer ses bottines en cuir sur le bitume, une queue de cheval se balançant dans son dos à chaque pas et les mains enfouies dans les poches de sa veste en jean, qui ne lui offrait pas assez de chaleur par ce temps froid. L'air maussade, les yeux rivés au sol et les lèvres pincées, Pandora ne regardait pas où elle allait, et ne prenait même pas la peine de faire attention à la foule mouvante tout autour d'elle. Elle était bien trop concentrée pour prendre des précautions. Même la ballade ne l'empêchais pas de ressasser dans son esprits les paroles dures de son cadet.

Au bout d'un petit moment, la tête remplie d'idées noires, elle s'adossa au mur d'un immense immeuble (on ne pouvait presque pas voir le sommet de l'édifice) et souffla un bon coup. Elle avait marché longtemps, toute la journée, et ses pieds lui faisaient atrocement mal. Elle jeta un regard à la ronde. Les trottoirs étaient encore noirs de monde, aussi l'heure tardive ne parvenait pas à dissuader les gens de rester de chez eux.

Alors que Pandora allait poser ses mains sur ses genoux et fixer le sol, elle s’interrompit en entendant des éclats de voix à sa droite. Au milieu des passants, trois personnes se disputaient avec animation, et particulièrement un homme plutôt grand et une jeune fille à peine plus jeune que la blonde. Bien que l'air cafardeux, cette dernière ne put s'empêcher de ricaner en les regardant.

En tout cas, assez fort pour que la plupart de leurs regards se posent sur elle, les coupant dans leur engueulade.
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