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Des Mages Noirs à Kiltimagh
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Arya Wolf
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Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Jeu 21 Oct 2010 - 23:25


[Privé Eurora]

[HRP: autorisation d'Eurora pour ouvrir ce sujet; autorisation d'Eurora pour la faire agir]

Avec un léger "pop!" sonore, les deux sorcières apparurent, flanquées d'Orion, l'Elfe de Maison. Le transplanage avait véritablement du bon. Elles avaient parcouru des milliers de kilomètres en à peine un instant, et se retrouvaient à présent au beau milieu d'une lande déserte et brumeuse. Le brouillard tapissait tout, et le soleil ne se voyait pas au travers de ces nappes de brume. Derrière elles, une grande forêt s'étendait. En gros, un endroit et un temps typiques de la fin de l'automne. Elles avaient voulu un endroit désert pour transplaner, c'était réussi!

"Eh bien, nous voilà en Irlande...

Arya fit quelques pas. Elle avait beau pratiquer le transplanage fréquemment depuis des années, et être totalement blasée de ses effets, elle n'en ressentait cependant pas moins le besoin de marcher un peu après avoir effectué ce genre de voyage. Elle avait parfois un picotement désagréable dans les jambes, ce qui la gênait un peu. Regardant autour d'elle, elle poussa un petit soupir. Elle sortit sa baguette et marmonna un "Lumos!", avant d'éclairer autour d'elle. L'herbe était toute humide, mais on pouvait voir un chemin caillouteux serpenter en suivant une descente. Le brouillard les empêchait de bien voir, mais elles se trouvaient probablement en haut d'une colline. La jeune femme se tourna vers sa collègue qui avait rabattu la capuche de sa cape de voyage sur sa tête, et jugea bon de l'imiter.

- Je crois que nous devrions suivre ce chemin. Après tout, c'est une petite ville, il ne fallait pas s'attendre à des routes et des pavés. Ca me donne presque envie de me changer en louve, tout ça. Le problème du brouillard, du froid et de l'orientation seraient réglés, mais je ne sais pas si les Moldus irlandais seraient ravis de voir arriver ce genre d'animaux dans leur ville."

De fait, Kiltimagh était une petite ville de mille habitants tout juste, et encore. Village moldu à la base, une communauté de sorciers y vivait pourtant, parfaitement intégrée, et surtout, parfaitement invisible. La jeune Phénix tenta de repousser de son esprit l'image du thé brûlant qu'elle avait avalé quelques minutes auparavant, et qui lui aurait bien plu en cet instant. Au fond, il n'était guère étonnant que des Moldus, ou des Mangemorts, s'amusent à massacrer des gens dans cette région. L'atmosphère semblait s'y prêter tout à fait...
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Eurora
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Sam 23 Oct 2010 - 16:39



Irlande. Nom qui l'avait fait tellement rêver étant petite ; nom qui avait bercé toutes les histoires que ses parents adoptifs, les Caldin, lui racontaient pour l'endormir : Ils adoraient l'Irlande ; d'où la raison pour laquelle la plupart de leurs histoires étaient Irlandaises. Ils y avaient même passé leur voyage de noce... Encore un détail qui la rapprochait sentimentalement de ce charmant pays aux vastes étendues. Elle s'en rappela soudain. D'ailleurs, l'effet du transplanage estompé, Eurora resta estomaquée devant telles splendeurs qui s'étendaient devant ses yeux... Mieux que tous ses rêves. Mieux que n'importe coin du sud de la France qu'elle avait vu dans son enfance, là où elle avait grandi. C'était plus que majestueux, magique...

Certes, le brouillard tapissait tout en partie, pour le moment, mais sans nul doute que ce qu'il laisserait voir plus tard dans la journée serait une magnifique et magique lande étendue sur des milles, aux herbages bien verts. On était transportés dans un autre monde. Eurora ne pouvait en démordre et s'extirper de sa première impression. La jeune femme se sentit frissonner sous l'air frais du matin.... Elle aurait peut-être mieux fait de prendre un léger manteau mais dans l'empressement, elle n'y avait pensé. Ses longs cheveux blonds laissés au vent voletèrent sous la brise, tandis qu'elle avançait de quelques pas, incapable de sortir de son émerveillement... Une étrange impression se fit en elle, comme si elle marchait sur les pas de ceux qui l'avait élevée et qui étaient morts pour elle... En un instant, elle les vit - sans les avoir vus une seule fois dans sa vie puisqu'au moment de leur mariage elle n'était pas encore avec eux -... Elle les vit donc, bien en vie, marchant dans le brouillard, sa mère en robe de mariée, ses longs cheveux châtains descendant dans son dos, donnant le bras à son époux...

Ils étaient venus ici... Un instant auparavant, en étant au QG de la Salamandre grise, elle n'aurait pu même concevoir l'ampleur de ce que cela lui ferait... Eurora aurait pu éternellement plongée dans ses pensées si son attention n'avait pas été détournée par une voix... Celle qu'elle reconnu comme celle d'Arya... Le coeur lourd d'émotions qui ne cessèrent de s'enrouler et se dérouler en elle, elle se retourna alors tout en rabattant la capuche de sa cape sur son visage. *Nous voici en Irlande, oui..." Je n'imaginais cela comme étant autant destabilisant... Comment avait-elle pu oublier sur le moment tout ce qui rattachait ce pays à sa famille adoptive. Mr Caldin lui-même avait de la famille ici... Bien qu'il avait fini par se fâcher très tôt avec eux et Eurora ne les avaient donc jamais vus. De même pour Alexandre et Marie, les enfants de sa famille adoptive. Le frère de son père adoptif ne devait même pas connaître l'existence des enfants et certainement pas la raison de leur mort, ni ce qu'ils avaient fait avec bravoure jusqu'à ce que les conséquences de cet acte les rattrape. Eurora ne savait pas même où ils habitaient ; d'ailleurs, elle n'avait aucune envie d'apprendre à les connaître... Qu'ils fussent gentils,, généreux et pleins de bonté - ou tout le contraire - ne la préoccupaient guère.

La visions disparut cependant bien vite alors lorsque quelqu'un la rappela à la réalité...

Eurora haussa un sourcils lorsqu'Arya souleva un détail. C'était vrai que la jeune professeur était elle-même Animagus Louve. Elle l'avait omis ce détail alors qu'elle avait eu le document en main, document qui indiquait l'obtention de son examen, après que les examinateurs le lui aient remis. En effet, c'était elle qui supervisait tout de haut et les formateurs - qu'ils soient jeunes ou plus âgés la tenaient au courant de chaque passage d'examen -. Ce qui leur faisait un point commun déjà...

Certes, il ne serait pas commode d'apparaitre dans la ville changées en louve... Pourtant, ici, il n'y avait personne ; l'air était pur, frais... Le coin était désert... Semblait du moins. Les animaux avaient une meilleure orientation que les humains, de par leur excellent odorat et tous leurs autres sens bien plus dévellopés que ceux des Hommes. Son regard se mit à briller soudainement alors qu'effectivement, les paroles d'Arya éveillèrent des sens endormis chez elle. Des instincts qui lui semblaient presque naturels aujourd'hui.

- Oui, mais il n'y a personne... Et le chemin risque d'être bien long et bien fatiguant si on y va à deux pattes plutôt qu'à quatre... Et puis, le coin est désert... Nous serons à couvert, jusqu'à l'arrivée à l'orée de la ville. En espérant évidemment ne pas rencontrer de chasseurs... Bien sûr ce serait absurde d'emprunter le chemin ; passons par les bois...

Sa voix n'avait été qu'un brève murmure sous la brise automnale de la contrée. Elle esquissa un léger sourire entendu, presque certaine qu'Arya serait tout à fait de son avis...

Elle regretta presque qu'Oeil-de-Nuit ne fut pas venu avec elles... Il aurait ravi de voir tout cela, de gambader, de se dégourdir les pattes ; cela changeait de l'habituelle forêt interdite ou du petit bois de à côté de Pré-au-Lard. Mais il n'aurait guère apprécié le transplanage. Sans attendre qu'Arya accepte sa proposition, la jeune Phénix ferma les yeux et puisa au fond d'elle, allant y chercher ce qu'elle savait caché. Fermer les yeux permettait de mieux se concentrer.... Pour les débutants, elle l'avait toujours conseillé. Il était bien plus facile ainsi de pouvoir se concentrer. Néanmoins, cela procurait un bien-être supplémentaire et précieuse pour parvenir à atteindre là on le désirait... Toujours plus facilement à chaque fois qu'elle le faisait, elle accueillit avec plaisir et satisfaction l'âme et l'esprit du loup et l'invita à se joindre aux siens, ouvrant pour cela tout ses sens, laissant couler en elle tous les flux soudain qu'elle sentait vibrer avec impatience au fond d'elle. La transformation put s'opérer...

...

Ce n'était plus Eurora qui se trouvait assise à même le sol, c'était une louve qui, battant la mesure sur le sol, attendit son compagnon. Levant la truffe vers le ciel, elle respira une pleine goulée d'air, amplissant ses poumons à satiété. Elle laissa également ses sens se déployer aux alentours. Tout était calme... Tranquille. Ses oreilles remuèrent doucement. La seule différence à laquelle on pouvait se rendre compte que ce n'était pas un véritable loup était si on observait dans ses yeux... Le regard n'était pas animal, mais humain... Pénétrant. Bien que celui d'Oeil-de-Nuit fut emprunt d'une telle humanité selon les observations d'Eurora que l'on pouvait se demander s'il n'était vraiment pas humain... Cela laisse soulever quelques hypothèses entre les Hommes et les animaux que je vous laisserai méditer.

Quoiqu'il en soit, elle était prête à partir, à descendre le chemin jusqu'à la ville... A condition évidemment de ne pas emprunter le chemin mais de passer par le bois. Ils n'étaient pas à l'abri de ne pas rencontrer quelqu'un ; mieux valait se méfier et son instincts de méfiance envers l'espèce humaine était décuplée au millième sous sa forme animale. Ses pattes la démangeaient, elle avait envie de courir... En tous cas, elle était prête à y aller. Elle se leva, mais attendit en position stationnaire, une patte avant levée et une autre posée, et tourna la tête vers Arya en signe d'impatience "Bon alors, on y va ?"...


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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Sam 23 Oct 2010 - 19:10


Arya observait la jeune femme blonde rêvasser, et fut navrée de la tirer de ses pensées avec ses questions. Néanmoins, elle patienta en tentant d'ignorer le léger picotement intérieur de sa part animale, que la proximité des bois et le bon air pur de la campagne irlandaise semblait inciter à faire surface. Cependant, prudente, elle préférait se fier à l'avis de sa collègue, plus âgée, et donc plus expérimentée en ce qui concernait l'approche des membres de l'Ordre du Phénix durant une mission. Ce ne fut pas sans plaisir qu'elle entendit finalement la réponse d'Eurora, qui s'était retournée vers elle.

"Oui, mais il n'y a personne... Et le chemin risque d'être bien long et bien fatiguant si on y va à deux pattes plutôt qu'à quatre... Et puis, le coin est désert... Nous serons à couvert, jusqu'à l'arrivée à l'orée de la ville. En espérant évidemment ne pas rencontrer de chasseurs... Bien sûr ce serait absurde d'emprunter le chemin ; passons par les bois..."


Et sans même attendre une réponse, elle se détourna de la jeune professeur, et se concentra, les yeux clos, un léger sourire au coin des lèvres. La sorcière put assister à la transformation de sa collègue en Animagus, qui comme elle, était une louve. En l'espace de quelques instants, la jeune femme blonde avait laissé la place à une louve grise, qui la dévisageait en battant de la queue sur le sol, et en envoyant ainsi voler les gouttes de rosée qui s'étaient déposées sur les longs brins d'herbe.

Assez contente de pouvoir elle aussi prendre sa forme animale, Arya ne se fit guère prier. Elle aussi ferma les yeux afin de se laisser envahir à la fois par les sensations de la nature qui l'entourait, et par sa part animale. Et bientôt, la transformation s'opéra. Une forte odeur d'herbe mouillée, de feuilles en décomposition, et d'un loup tout proche lui sauta aux narines. Les bruits de la forêt voisine s'amplifièrent progressivement, jusqu'à ce que ses oreilles se pointent en avant pour les capter encore mieux. La course solitaire d'un écureuil sur les branches d'un chêne, les pépiement matinaux de petits oiseaux des bois... Un véritable plaisir. Lorsqu'elle rouvrit ses prunelles bleu glace, elle était louve, louve à la robe d'un gris parfait, aussi brumeux que le brouillard.

L'humidité et le froid la firent s'ébrouer, et elle sentit immédiatement ces sensations refluer. Elle avait la gueule entrouverte, et de petits nuages de buée se formaient au rythme de ses halètements. Ravie de sentir l'herbe humide sous ses coussinets, elle fit quelques pas, et vint flairer Eurora. Cordiale, et moins réservée que sous sa forme humaine, elle lui effleura le museau du bout de la truffe, queue battante, puis elle lui mordilla l'oreille sans violence, avant de partir au petit trot vers les bois, dans une invitation évidente.

Son esprit humain, toujours présent malgré cette enveloppe charnelle, lui faisait cependant prêter attention à d'autres détails, auxquels un loup normal n'aurait même pas adressé un regard. Certains arbres présentaient les marques de brûlures évidentes dues à des sortilèges qui les avaient touchés. Il y avait donc eu combat à cet endroit, et combat de sorciers, de toute évidence. Une nouveauté: la Gazette n'avait à aucun moment parlé de meurtres de sorciers. Seuls des Moldus semblaient s'être fait tuer, à priori. Mais peut-être que l'effluve furtive de cadavre en décomposition que le vent lui apporta l'espace d'un instant allait la conduire à un nouveau corps, bien dissimulé, naturellement ou magiquement...
Elle s'arrêta cependant, et regarda derrière elle, figée, attendant que sa collègue arrive à son niveau. Toute à ses sensations, elle avait tracé sans l'attendre, mais cela lui avait au moins permis de découvrir quelque chose...
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Mar 26 Oct 2010 - 11:37




    Chaque fois qu'elle se transformait en animal, il lui semblait retrouver toute sa liberté ; toute la liberté à laquelle son être inconscient aspirait. Elle avait l'impression de renouer avec elle-même, d'être libre de toutes contraintes, libre de toutes les contrariétés que sa pauvre existence d'humaine lui donnait, libre de toutes ces entraves auxquelles l'Homme est liée - qu'il le veuille ou non -. Son admiration et son attirance pour la vie d'animal, et surtout celle de son âme soeur - le loup - lui apportait comme un complément qui lui était indispensable pour parvenir à supporter les conditions de son existence d'humaine. Elle oubliait tout. Tout ce qui n'était pas important... Ou plus souvent, tout ce qui la torturait de penser. Ainsi, elle pouvait profiter de tout ce qu'une vie simple, sans artifices et faux semblant, pouvait procurer à un être seulement désireux de vivre chaque instant comme le dernier. Qu'y avait-il de mieux que de courir les oreilles au vent, sans tenir compte de rien d 'autres que de courir ? On ne courrait pas pour sa vie ; on ne courrait pour échapper pour un danger ; chose qu'elle faisait tout le temps normalement. Chaque minute, chaque heure du jour comme de la nuit, la peur forgée au fond d'elle qui se demandait ce qu'il advenait de son frère la faisait elle aussi s'interroger sur ses chances de survie...

    Combien de temps Alexandre serait-il capable seul de tromper leurs ennemis ? Combien de temps serait-elle en sécurité... ? Désireuse de s'extirper de cette enveloppe qui ne lui apportait que contrariétés, elle était heureuse chaque jour de pouvoir ne plus rien sentir d'autres en elle que le vent de la Liberté ; le sentiment de bien-être que cela lui inspirait ; ces merveilleux moments qu'ils partageaient avec Oeil-De-Nuit... La vie était tellement plus simple lorsqu'elle voyait par le regard du loup, par la vision du monde qu'elle voyait au travers du sien mais aussi de celui d'Oeil-de-Nuit, comme si eux deux étaient plus intimement liés que quiconque... Des âmes soeurs.

    Chaque fois qu'elle se transformait donc, Eurora était conquise par cet excès de liberté qui s'imposait à elle, qui lui donnait un bel aperçut de ce que la vie contenait de plus beau... De plus tranquille. Oublier tout. Quelle délivrance ! Quel meilleur délice autre que cela ! L'impression d'être si légère, tellement légère, que vous aviez l'impression que vous alliez vous envoler !

    Libre... Eurora ne savait pas depuis combien de temps elles courraient ... Pour le moment, elle avait momentanément oublié la raison pour laquelle elle était ici ; elle ne désirait que profiter de ce moment de libération qui influait ses pattes à courir toujours plus vite ; qui inspirait son esprit à s'enivrer du vent lui ébouriffant son pelage, s'enivrant de toutes les effluves que son odorat pouvait capter... Tout respirait la Liberté par tous les pores. C'est alors que le vent sembla changer.

    L'avantage aussi d'être un animal, était que vos sens étaient considérablement accrus... Aussi ses sens décuplés semblèrent frissonner lorsqu'elle crut capter un étrange relent de quelque chose... De quelque chose de bien moins agréable que ce à quoi elle avait l'habitude. La mort... Cela sentait la mort. Quelque chose qui était commun à la fois aux humains et aux loups, c'était bien la mort... La mort effrayait beaucoup de gens ; qu'ils soient animaux ou humains... Tous était à même de comprendre ce que cela signifiait, sans même en l'avoir appris. Son rythme de course ralentit nettement lorsqu'elle sentit les premières effluves et elle pila nette u bout d'un moment où cette odeur se fit de plus en plus insistante ! Dressant les oreilles espérant capter quelque chose, flairant l'air ambiant, ses yeux bleus océans fouillant les alentours dans la pénombre, elle resta en position stationnaire, se demandant dans quelle direction cela pouvait venir...

    C'est à ce moment qu'elle remarqua que sur leur chemin, certains étaient par endroit comme calcinés, comme si ici même il y avait combat... Des yeux elle chercha Arya, se demandant si elle aussi sentait et pensait la même chose. Elle alla jusqu'à flairer l'un des troncs, là où il était calciné... Ce n'était pas brûlé naturellement... Au travers de l'enveloppe charnelle du loup dans laquelle elle se trouvait, elle fit venir à elle son esprit de sorcière, tout en demeurant intimement liée à celui du loup - dans le cas contraire, si elle lâchait de trop celui du loup, alors la transformation en marche arrière pourrait avoir lieu - ; Or, être loup avait plus d'avantages qu'être un humain. Son esprit de sorcière capta alors quelques résidus de magie.. C'était un combat magique qui avait lieu ici même, dans ce bois. Du moins, au moins l'un des combattants avait des pouvoirs magiques... Un sort avait peut-être ricoché sur un tronc alors qu'il tentait de tuer quelqu'un qui cherchait à lui échapper... La question étant : Avait-il réussi ?

    L'impression que ses coussinets lui picotaient... Était-ce de la peur qu'elle sentait soudain s'activer dans son corps ? Risquaient-elles de découvrir un cadavre... ? Cette pensée lui fit parcourir des frissons dans tout son être. Sa tête se tourna vers Arya... Elle semblait se faire les réflexions qu'elle ; du moins son attitude l'indiquait... Les effluves que ses sens décuplés captaient se firent alors plus nette dans un direction précise ; elle se tourna vers celle-ci... Cela semblait venir de là, oui... Tremblante sur ses pattes et de ce qu'elles risquaient de découvrir, elle avança lentement... Tous sens en alertes... Une dizaine de mètres plus loin, elle se figea de nouveau. Cette fois, elle était au-devant d'Arya, mais sentait sa présence par derrière... Plus près. Elle se rapprochait, elle le savait... Il y avait encore, ici, une étincelle de vie... Faible... C'est alors qu'elle se figea... Un peu plus loin, près d'un bosquet se trouvait un corps inerte... L'odeur du sang la frappa de plein fouet et elle sentit en un instant son cerveau lui bourdonner, à moitié paralysé. Elle s'efforça de s'approcha encore cependant... De voir de plus près... Elle arrivait tout à côté, baissa la tête ... Du bout de la truffe elle essaya de bouger le corps... Peut-être était-il encore en vie ? Elle sentait quelque chose... De la vie qui en émanait... Même infime. Il n'y eut pourtant aucune réactions.

    C'est alors que ses sens captèrent d'autres bruits... Plus vivant, beaucoup plus vivant... Et réactifs. Du mouvement sur la droite. Sa tête se tourna brusquement en même temps qu'une voix grave et sévère retentissait ; retentissait ? Dans le silence de la nuit, cela semblait même un rugissement. Elle ne saisit pas les premières paroles mais cela l'avait tout de même saisit et dressé sur ses défenses... "PAR LA !" L'instant d'après, un faisceau flamboyant de lumière s'abattit sur eux... Aveuglée par celle-ci durant plusieurs secondes, Eurora finit par apercevoir un groupe de cinq hommes en face d'elles qui venaient d'arriver...

    "DES LOUPS !"
    "Pas étonnant que ça sent la mort par ici !"
    "Je ne savais pas qu'il y en avait encore dans cette forêt..."
    "Bof, la plupart du temps ils se cachent ... Ils ont peur de nous...", ricana un autre.
    "Mais chut, taisez-vous... Faites attention... Ils sont sans doute dangereux"
    "Non sans blague, ce sont des loups quoi..."

    A ces mots, Eurora capta un relent de frayeur chez la plupart des hommes. L'un deux leva son arme, prêt à viser pour tirer... Ne tremblait-il pas trop effrayé pour réussir à viser correctement ? Tandis qu'un autre tremblait très légèrement, sans doute avait-il aussi peur que les proies que les assassins qu'ils venaient de trouver... En tous les cas, Eurora ne crut pas que ce fut eux les meurtriers... Quelqu'un avait sans nul doute disparu du village pendant la nuit et ils venaient de se rendre compte de son absence... Ils étaient partis à la recherche dans la forêt, mais au lieu de cela ils venaient de tomber sur deux loups... Ils n'avaient guère l'étoffe de meurtriers. Par contre, pas de doute qu'eux ne croient pas que ce soit des loups qui étaient les victimes de ses massacres. A coups sûrs, la réputation des loups était faite depuis le moyen-âge... A mauvais escient. Mais ils avaient également trouvé ce qu'il recherchait, leur compagnon sans doute de bar le soir. Car le cadavre était bien à côté, là, reposant sur ce tapis de feuilles mortes, inconscient ou... mort ? Fait étrange, Eurora ne parvenait plus à capter la vie infime qui battait encore dans ses veines... Venait-elle de s'évaporer définitivement ?

    Eurora s'était déjà dressée sur ses pattes, ses instincts lui dictait de fuir. Elle se mit à reculer, espérant trouver une échappatoire par l'arrière... tentant de mettre plus de distance entre eux... L'idée qu'ils soient des moldus - ce dont ils avaient l'air - lui interdisait formellement de reprendre forme humaine. Alors que l'un des hommes apercevait justement le cadavre, Eurora prenait la décision de prendre ses pattes à son cou et de fuir... Alors qu'elle faisait volte face, la voix trembla dans la nuit... "Là, quelqu'un ! C'est... Il est là, je crois... Qu'on l'a trouvé...". Eurora était déjà trop loin pour écouter ce qu'il disait ensuite ou pour entendre la réaction des autres mais sans nul doute qu'il accusait injustement les loups d'être la cause de la mort de leur camarade. Alors qu'elle courrait à perdre haleine à travers bois, elle entendit simplement un coup de feu au loin alors que l'un deux espérait peut-être pouvoir les toucher avant qu'il ne soit trop loin... Sans doute la balle se perdit-elle dans les bois. Eurora n'avait pas vérifié qu'Arya avait bien pris la fuite aussi ; elle n'en avait pas eu le temps... Néanmoins, ses sens captèrent un halètement quelques mètres derrière elle et d'autres pattes fouler le sol couvert de feuilles et de bruyères. Au bout d'une longue course, Eurora s'immobilisa enfin. Dressant les oreilles elle écouta un moment, reprenant par la même son souffle...

    Il y avait encore une chose dont elle ne parvenait pas à s'enlever de la mémoire. C'était cette expression de profonde terreur qu'elle avait vu l'espace d'un instant gravé à jamais sur les traits de l'homme qu'elles avaient trouvé. Cette vision, même l'ayant vu un dixième de secondes, s'était gravée dans son esprit.

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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Ven 29 Oct 2010 - 18:02


Arya, sous sa forme de louve, avait commencé à reculer un peu dès qu'elle avait entendu des pas se rapprocher. Elle ne pouvait sentir l'odeur des importuns, car ils avançaient sous le vent, sans le savoir. Elle jeta encore un oeil au corps étendu au sol, et le flaira prudemment du bout de la truffe. C'était certain, il avait été victime d'un sortilège, qui avait eu raison de lui. Elle releva la tête, cherchant le regard d'Eurora pour la consulter. Le mieux à faire était sans doute de remonter la piste de cette victime, puis de se rendre au village afin de tirer les choses au clair. Cependant, l'arrivée des hommes changea radicalement le centre de son attention.

Accompagnés de la lumière d'une lampe-torche pour percer le brouillard opaque, cinq hommes venaient de les rejoindre en traversant les broussailles et les fougères. L'utilisation d'un tel appareil les désignait clairement comme étant des Moldus: un sorcier aurait bien évidemment fait usage de sa baguette. Prudemment, la louve grise se ramassa un peu sur elle-même, se faisant plus petite, et recula d'un pas ou deux, prête à fuir: il était évidemment hors de question de les attaquer, ce qu'ils ne se priveraient pas de faire, eux.

La découverte des deux louves sembla les troubler. Ils se mirent à débattre entre eux à l'aide de phrases brèves sur la dangerosité ou non des deux présumés animaux. L'un d'eux s'étonna même de leur présence, aussi bien par le fait que des loups ne devaient plus se trouver dans ces bois, que du fait que ces bêtes étaient très farouches et craignaient terriblement l'être humain, ce qui les amenait à fuir dès qu'ils captaient les premiers signes de leur approche... Oui, le comportement des deux Animagi était très anormal de ce point de vue là.

Le regard bleu glace d'Arya alla se fixer avec méfiance sur le canon brillant d'une arme: un fusil de chasse. Celui qui le tenait, un grand homme bedonnant à la tignasse rousse et barbe fournie assortie, semblait de plus particulièrement enclin à s'en servir. Son doigt hésitait, tâtant la détente, tout en amorçant de légers mouvements pour placer les deux louves en joue. La sorcière sentit une puissante odeur de peur commencer à émaner du petit groupe. Ce qui devenait d'autant plus dangereux pour elles: des hommes menacés sont des hommes dangereux, surtout s'ils sont armés. La prudence leur dictait de fuir à toutes deux, et visiblement, Eurora était du même avis que sa jeune collègue: elle aussi reculait.

Ce fut leur prise de conscience de la présence du corps qui décida finalement les deux Animagi à détaler. Eurora fila la première, Arya sur ses talons. Alors qu'elles couraient en fendant l'air, la louve au manteau de brume plaqua ses oreilles en arrière. Des cris et un coup de feu retentissaient à l'endroit qu'elles venaient de quitter. Et bientôt, une balle se ficha dans un tronc non loin de la tête de la sorcière, qui n'en fut que plus encline à accélérer. Fort heureusement, leur forme animale, leurs sens développés, et le brouillard opaque jouaient en leur faveur: elles parvinrent à les distancer et à se mettre en sécurité.

Alors qu'elles faisaient halte, haletantes, langue pendante, Arya s'approcha de sa compagne de mission et vint lui flairer le museau. Elle battit faiblement de la queue comme pour lui signifier qu'elle était heureuse qu'elle n'ait rien, et qu'elle-même était saine et sauve, avant de se laisser tomber à plat ventre sur l'humus du sol, le temps de reprendre son souffle. Elle avait cependant tous ses sens en alerte, au cas où on les aurait suivies. Mais mis à part une famille de sangliers qui passa non loin d'elles, et paniqua en les voyant, personne ne se montra.

Une fois remise, elle se leva et fit quelques pas, flairant le sol autour d'elles. Mais rien. Elle vint se dresser sur ses pattes arrières, antérieurs sur le tronc d'un arbre, humant l'air glacé, mais elle ne détecta pas davantage d'odeur suspecte. Contrariée, elle poussa un petit grondement et se laissa retomber à quatre pattes, avant de revenir au petit trot vers sa congénère. Elle poussa un léger gémissement en la regardant, afin de lui faire passer le message: leur fuite pour se mettre en sécurité les avait beaucoup éloignées de leur point de départ, et leur avait fait perdre toute piste éventuelle.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Dim 31 Oct 2010 - 13:11




Incapable de se soutenir sur ses pattes, la louve se laissa coucher sur le flanc, tout en tentant de récupérer son souffle alors que l'évidence suivante se frayait un chemin à travers son esprit et lui faisait prendre conscience à quel danger immédiat elles venaient d'échapper. Si Oeil-de-Nuit avait été là, il lui aurait dit qu'il l'avait prévenu, de cette haine - mêlée à de la crainte - qui semblait se dégager des Hommes lorsqu'ils évoquaient les loups... Comme des créatures sauvages et qui tuaient leurs brebis, ou autre animaux... Ne pouvait-il comprendre eux-mêmes que, comme eux, ils ne faisaient que chercher à se nourrir ? Pourquoi l'Homme serait-il le seul à pouvoir le faire ?... Depuis qu'elle savait partager tant de choses avec Oeil-de-Nuit, depuis qu'elle partageait ses pensées, quelques unes de ses nuits lors de leurs escapades, elle avait lu tout cela dans son esprit alors qu'ils étaient liés si étroitement. Elle l'avait vu mais elle ne l'avait encore vécu pleinement... L'homme, plongé au cœur de ses préjugés, était un égoïste et elle avait presque honte d'avouer qu'elle faisait partie de cette espèce... de cette espèce d'animal. Car, en effet, l'Homme n'était qu'un animal à l'origine... Un qui avait évolué... Et encore.

A agir comme il le faisait parfois, Eurora, dans sa conscience de louve, se sentait envahie de nausées rien qu'en voyant de nouveau les attitudes diverses des Hommes qu'elles venaient de rencontrer... Qui sait, qu'allaient-ils faire maintenant ? rentrer au village ? Maintenant qu'ils avaient trouvé des coupables préjugés, n'iraient-ils pas retourner au village pour ameuter tout le monde puis ne reviendraient-ils pas pour fouiller la forêt de fond en comble ? Quitte à y mettre le feu, dans le seul but de tuer ces maudits loups qu'ils avaient jugé sans doute déjà coupables... Ils étaient alors encore en danger. Mieux valait s'écarter d'ici, sortir de la forêt... Elle était bien placée pour savoir que les Hommes s'en fichaient de leur planète, des forêts qu'elle contenait... Tant que leurs intérêts n'étaient pas gâchés. Elles n'étaient peut-être plus en sécurité métamorphosées en animaux...

Lorsqu'on avait gouté à tous les bienfaits d'être loup, on pensait différemment. Un instant de vacillement et Eurora se demanda si elle ne préférait pas rester loup pour toujours, toute le restant de sa vie. Ce serait Oeil-de-Nuit qui en serait heureux. Il l'accueillerait avec joie toutes les nuits, tout le jour ; courir avec elle toutes les nuits comme si rien d'autre n'importait plus que de vivre en liberté... L'Homme n'était pas libre au contraire du loup libre ; il ne l'était jamais. Durant un instant de vacillement, sa certitude faiblit... Puis, l'angoisse prit place et sa certitude s'amplifia de nouveau. Elle ne voulait pas tout abandonner de sa vie... Ses amis, sa famille... Certains choses qui comptaient plus que tout dans sa vie. Les perdre, ce n'était pas cela qu'elle voulait !

Il fallait avouer, c'était si tentant de rester animal. Si l'on comparait sur bien des points qui plus est, l'animal n'était pas toujours celui auquel on pensait, entre l'Homme et l'animal... Qui sait, peut-être qu'un jour Eurora finira par abandonner sa première existence... Pouvait-on savoir ce que le Destin nous réservait ?

Ayant repris enfin son souffle et ses pattes ayant récupéré de cette longue course à travers bois qui lui avait mis les poumons en feu, elle se releva. Battant la queue joyeusement, elle se laissa flairer le museau par sa comparse. Bref échange. Histoire de prendre nouvelle l'une de l'autre. Elle n'avait rien non plus. Rassurée, elle laissa Arya s'en aller et aller flairer plus loin dans l'intention de repérer où elles se trouvaient. Lorsqu'Arya fut revenue, et qu'elle lui communiqua qu'elles s'étaient bien éloignées de leur piste initiale, par la faute des Hommes... Eurora ne sembla pas se faire d'inquiétudes à ce propos même si le problème était qu'elle aurait aimé savoir sur combien de milles cette forêt s'étendait vraiment... Car selon son étendue, elles pourraient la parcourir pendant des jours sans pouvoir en ressortir... Et lorsqu'elles en ressortiraient enfin, comment savoir si elle émergeait à l'endroit prévu ?... Et surtout, que trouveraient-elles à l'issue ?

Pendant ce temps, elle jugea bon de se transformer de nouveau... Au moins pour échanger plus facilement des impressions et les prochains directives à suivre... Car la question qui allait se poser ensuite était "Qu'est- ce qu'elles faisaient ensuite?". Accessoirement, pour ce qui était de manger, Eurora ne se faisait aucune inquiétudes. Pour la énième fois donc, elle insuffla une seconde, ferma les yeux et se décrocha avec amèreté de son moi animal... La déchirure entre les deux esprits eut lieu ; sa conscience toucha sa conscience d'humaine ; le fils semblèrent s'emmêler à ses doigts, la frôler telle une invitation... Bien que bizarrement, au fond d'elle, cette invitation lui semblait bien moins tentante que celle de la métamorphose en sens inverse... Et chaque fois, cette révélation se faisait plus forte en elle. Comme si la Vérité véritable se distillait progressivement en elle, comme une irréprochable vérité.

" Nous avons un problème... Avant tout, je crains fortement que nous n'ayons pas fini d'entendre parler de ces villageois... Ils nous ont sans doute déjà assignées l'insigne de coupables préjugés des meurtres de la région... Je crains qu'ils ne nous laisse pas tranquille de si tôt, maintenant qu'ils tiennent des coupables mais qu'ils reviennent avec des renforts - et qui sait du feu ? - pour venir fouiller la forêt de fond en comble... Si je dois choisir entre les Hommes et les animaux, alors ma confiance irait davantage aux animaux, bien plus sages que les premiers... Donc si je dois m'en tenir à mes instints, je crois que nous n'avons pas fini d'entendre parler de ces Hommes... " Eurora tourna légèrement la tête alors qu'elle saisissait un bruit de course dans les feuillages d'un arbre... Ainsi que le cri d'un écureuil... En effet, elle pouvait affirmer même avoir davantage confiance aux animaux qu'aux humains... "Il faut donc sortir d'ici le plus tôt possible. Pointe au nord", murmura t-elle en ayant auparavant sortit sa baguette pour la dresser devant elle... Celle-ci ne se mit à briller que faiblement dans la direction qu'elle pointait ; le nord n'était pas par là. Tournant lentement sur elle-même, elle trouva enfin le nord par derrière elle. Question suivante...

De quelle direction venaient-elles déjà ? Vers où Kikitimagh se trouvait-il ? Elle se tourna vers Arya et lui posa la question, tout en ajoutant par la suite :

" Je crois que mieux vaudrait continuer notre chemin en animagis... Nous irions plus vite et nous repérerions bien plus vite si le retour d'un groupe de villageois aveuglés par la colère et la peur se faisait sentir dans les environs..."

Les animaux seraient leurs plus fidèles alliés. Ils sauraient également eux-mêmes s'il y avait des quelconques intrus dans les environs... Ils leur suffisaient d'ouvrir tous leurs sens, de se laisser entendre à eux, de leur signifier qu'ils étaient leurs amis ; les animaux voyaient cela beaucoup plus facilement que les humains ; ils savaient si un être néfaste pour eux, ou pas, ou s'il était de leur côté. Ils avaient un sixième sens développé. Car en effet, si les humains eux préféraient se taper dessus pour des questions de territoires ou d'autres choses, les animaux savaient être solidaires, surtout si c'était pour se protéger des humains, ou pour s'en défendre... La Nature faisait bien les choses ; elle les avait dotés d'atouts. Des atouts que les Hommes avaient tout simplement oublié, en décidant du jour au lendemain qu'ils n'avaient plus rien à voir avec les animaux... Ils avaient beaucoup perdu ce jour-là.

"Qu'en penses-tu ? " Ajouta Eurora après coup en demandant l'avis de sa comparse.



[HJ : J'ai une petite idée aussi pour la suite... Il faut que je t'en parle ^^]

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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Dim 7 Nov 2010 - 19:41


Arya laissa à Eurora le temps de réfléchir à la situation. Elle-même fit quelques pas en scrutant les bois et en reniflant le sol et l'air encombré de brouillard. Elle s'ébroua afin de chasser de son pelage les gouttelettes d'eau qui s'y étaient accrochées, puis elle revint vers sa compagne. Celle-ci reprit finalement forme humaine sous ses yeux, mais elle se garda de l'imiter. Elle se contenta de s'asseoir face à elle, bien droite, la queue ramenée à côté de ses pattes, tête légèrement penchée afin de lui signifier qu'elle était toute ouïe. Son regard bleu ne quittait pas la jeune femme blonde qui venait de réintégrer son corps humain.

" Nous avons un problème... Avant tout, je crains fortement que nous n'ayons pas fini d'entendre parler de ces villageois... Ils nous ont sans doute déjà assignées l'insigne de coupables préjugés des meurtres de la région... Je crains qu'ils ne nous laisse pas tranquille de si tôt, maintenant qu'ils tiennent des coupables mais qu'ils reviennent avec des renforts - et qui sait du feu ? - pour venir fouiller la forêt de fond en comble... Si je dois choisir entre les Hommes et les animaux, alors ma confiance irait davantage aux animaux, bien plus sages que les premiers... Donc si je dois m'en tenir à mes instincts, je crois que nous n'avons pas fini d'entendre parler de ces Hommes...

Arya poussa un petit grondement bas, comme pour afficher sa consternation. Ce raisonnement n'avait rien de logique: les Moldus ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. A croire que les vieilles croyances et superstitions étaient toujours tenaces dans ces terres reculées d'Irlande... Mais d'un point de vue objectif, comment deux louves auraient-elle pu tuer quelqu'un sans lui causer de terribles blessures, ou au minimum une trace conséquente de morsure à la gorge? Or, il n'y en avait aucune. Sans oublier que des prédateurs se seraient attaqués au corps pour le dévorer, ce qui n'était pas le cas. A moins d'avoir fait mourir ce pauvre homme d'une crise cardiaque en les apercevant, les canidés ne pouvaient pas être les coupables, même pour des Moldus imprégnés de vieilles croyances.

- Il faut donc sortir d'ici le plus tôt possible. Pointe au nord.

La louve grise laissa la sorcière utiliser sa baguette afin de les diriger. Elle ne pouvait qu'approuver l'idée de quitter ces bois. Certes, l'idée de parcourir encore la forêt et de l'explorer en totale liberté sous sa forme animale était plus que séduisante, mais elles étaient venues ici dans un but précis, et elle avait l'impression que son aînée au sein de l'Ordre l'avait un peu oublié depuis qu'elles avaient pris leur forme de louve. Au bout d'un moment, Eurora sembla douter de la bonne direction à suivre. Elle questionna donc la jeune professeur, toujours sous sa forme lupine. Puisqu'elle avait trouvé le nord, Arya jappa en se levant, lui signifiant par là qu'il s'agissait bien de la direction à suivre pour rejoindre le village.


- Je crois que mieux vaudrait continuer notre chemin en animagis... Nous irions plus vite et nous repérerions bien plus vite si le retour d'un groupe de villageois aveuglés par la colère et la peur se faisait sentir dans les environs...

Arya poussa un léger aboiement pour approuver. Du moment qu'elles ne s'écartaient pas une fois encore de leur objectif... Lorsqu'elle lui demanda son avis sur la chose, la louve acquiesça à nouveau. Puis, elle patienta, attendant que sa compagne reprenne sa forme animale pour poursuivre leur chemin. Elles prirent plein nord, au petit trot infatigable des loups, cette allure rapide qu'ils pouvaient tenir des heures sans se fatiguer. Elles avaient les bois à traverser, et malgré leur envie, elles ne firent plus de halte jusqu'à ce qu'elles en sortent.

Elles débouchèrent finalement en haut d'une colline, dans une petite lande. En contrebas était niché le petit village de Kiltimagh, encore éclairé par les lumières publiques à cette heure, en raison du brouillard. Il faisait encore sombre, avec les nuages bas. Tout était calme, mais on pouvait déjà voir des signes de vie à cette heure matinale: quelques voitures circulaient, les devantures des boutiques étaient allumées, et des silhouettes marchaient sur les trottoirs. Difficile de croire que des Mangemorts pouvaient sévir dans un endroit aussi paisible. Quel intérêt pouvaient-ils trouver à ce petit coin perdu? C'était ce qu'elles devaient découvrir. A présent, elles n'avaient plus qu'à descendre plus près des habitations, et à reprendre forme humaine discrètement.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Dim 14 Nov 2010 - 22:51




Oui, les humains faisaient vraiment preuve d'intolérance autant envers leurs semblables parfois qu'envers les animaux, se prétextant supérieurs sous prétexte qu'ils marchaient sur deux pattes alors que les autres étaient sur quatre, et qu'il jugeaient leur intelligence bien plus élevée...

A présent qu'Eurora avait retrouvé le chemin du village vers lequel se diriger - direction qu'elles avaient perdu simplement à cause des villageois un peu plus tôt -, elles pouvaient se remettre en route. Il n'en demeurait pas moins qu'au départ, elle avait cru qu'elles seraient égarées au beau milieu du bois en s'éloignant de plus en plus de leur point de départ... Jusqu'à ne plus retrouver leur chemin. Mais le nord à présent redéfini, la jeune femme rangea de nouveau sa baguette et tandis qu'Arya ne s'était pas retransformée en humaine, Eurora entreprit de nouveau la métamorphose. Ce fut de nouveau cette impression de soulagement qui s'empara d'elle, ce délassement... La louve s'ébroua de contentement à la pensée de retrouver ce corps.

Au petit trot, elle rejoignit ensuite sa compagne et toutes deux - dans un élan d'enthousiasme - se remirent en route. Elles continuèrent plus tranquillement allant au petit trot à sous le couvert des arbres. Eurora ne pouvait s'empêcher de craindre la futur présence des humains qui, bien plus que les loups, pouvaient avoir des réactions bien plus imprévisibles... En fait, il lui semblait que les Hommes et leur système de fonctionnement lui échappait bien plus que celle des loups. Et les hommes n'agissaient pas de la même manière dans un groupe, que seul. Quant à savoir lequel était le plus dangereux... D'un certain point de vue, tous deux étaient aussi dangereux l'un que l'autre mais la peur d'Eurora allait davantage envers celle d'un groupe ; en effet, un groupe était bien souvent composé d'un meneur. Et d'ailleurs, les villageois de tout à l'heure était un groupe... Un humain seul était bien moins dangereux d'un certain côté. En tous les cas, il était bien plus maîtrisable.

Au bout d'un long moment sous un trot soutenu, il ne tarda pas qu'Eurora discernât l'odeur des Hommes... Reconnaissable entre mille et, étrangement, cette odeur lui parut bien incommode pour l'odorat plus développé des loups qui était le sien en ce moment. Aussitôt qu'elles atteignirent l'orée des arbres, elle s'immobilisa et ce fut sur ses gardes et les oreilles aux aguets qu'Eurora se maintint dans l'ombre des sous bois à observer ce qui se passait alentours... Et en contrebas de là elles se tenaient. Ils se trouvaient sur le haut d'une petite colline et le village se trouvait là, en contrebas de celle-ci... Un petit village qui paraissait bien calme et dans lequel il ne semblait pas se passer beaucoup de choses. Elle fut pour le moins étonnée de le constater car c'était bien le dernier des endroits au monde où elle penserait que des meurtres y pourraient être perpétrés. Elle tourna brièvement la tête vers Arya qui, à son air, semblait penser la même chose.

Dans ce petit village, tout le monde devaient connaitre tout le monde, c'était quasiment certain. Nous étions en pleine journée, quelques voitures circulaient mais elle le bruit qu'elles faisaient ne leur parvenaient pas vraiment ; du monde marchaient sur les trottoirs... Du moins quelques personnes de temps en temps car évidemment qu'il y avait beaucoup moins d'agitation que dans une grande ville où l'air était bien souvent pollué d'ailleurs... Plus elle pouvait éviter ce genre de ville, mieux elle se portait... Pas de chance, elle vivait à Londres - à mi-temps - . Enfin, elle restait davantage à Pré-au-Lard ces derniers temps.

Comprenant qu'elles n'allaient pas pouvoir rester sous leur forme animale à présent étant donné qu'elles ne tarderaient pas à entrer dans le village, Eurora prit la décision de se transformer de nouveau, en conservant une appréhension certaine... Celle de l'accueil que pouvait bien réserver ce village aux apparences si tranquilles à de parfaits inconnus qui arrivaient "par hasard" dans leur village... Surtout avec les évènements qui se déroulaient ces temps-ci dans les environs... Avec ces histoires de meurtres. Mais elles auraient bien assez le temps d'y penser. Il fallait penser à la descente de cette colline...

Le village était situé dans un profond vallon. Cela lui donnait l'impression de descendre en plein traquenard... Cela lui faisait penser à une sorte de piège... Et chose évidente, elle n'aimait pas cette désagréable sensation.

***

La rue par laquelle elles arrivèrent était assez déserte - quelques voitures étaient garées de chaque côté mais là encore, comme c'était un petit village il n'y avait guère d'automobiles. Et, enfin, il est plus facile de se déplacer à pieds dans un si petit village... Par contre, Eurora soupçonnait qu'il devait y avoir au moins une route qui devait venir jusqu'ici même si le vallon semblait clos... Car dans le cas contraire, il ne pourrait y avoir de voitures sauf en les emmenant par hélicoptères...

Eurora observa autour d'elle. Les maisons étaient pour le moins coquettes. La rue devait être très plaisante à y vivre ! Et, à beaucoup de fenêtres, l'on pouvait voir qu'elles étaient décorées avec soin par toutes sortes de fleurs dont le nom lui échappait mais aux couleurs assez vivantes ! Si on suivait la rue principale dans laquelle elles se trouvaient, Eurora aperçut un panneau de signalisation qui indiquait la mairie, ainsi que l'église... Le centre se trouvait par là... Eurora n'avait vraiment aucune idée par là où elles pouvaient, et devaient, commencer ! Aussi demeura t-elle un instant pensive à se demander quel chemin prendre. Elles ne pouvaient commencer par interroger les passants qui se trouveraient sans doute très surpris pour ne pas dire choqués de se faire apostropher de la sorte par de parfaites inconnus... La meilleure solution était d'ouvrir ses oreilles sur la moindre des conversations - même aux abord des plus futiles - ... Etre attentive à tout. Elles finiraient bien par entendre quelque chose qui sortiraient de l'ordinaire, même à si à première vue il n'y avait rien d'inquiétant... Les détails faisaient bien souvent toute la différence.

Il fallait miser sur la discrétion. Eurora ne voyait rien d'autres à faire... Elles venaient d'arriver ; par conséquent elles ne pouvait s'immiscer d'office dans la vie des gens dont le quotidien était perturbé par cette série de meurtres tous plus étranges les uns que les autres. Qui plus est, cela ne faisait sans nul doute que redoubler leur méfiance. D'ailleurs, était-ce son imagination qui lui jouait des tours où il lui semblait que chacun de ses gestes étaient épiés... ? Certainement...

" Je propose d'aller dans le centre. Pourquoi ne pas aller prendre un café ? Nous avons fait une longue route jusqu'ici... Ce village me parait tout à fait ravissant pour une petite escale. Un peu de repos nous fera du bien "

Curieusement... Elle dénota dans le regard d'Arya une certaine interrogation mais, cette impression que l'on suivait avec intérêt chacun de leur geste l'avait inconsciemment poussée à s'exprimer sur le ton léger de la conversation et comme si le seul désir qui les amenait ici était la pensée de se restaurer. Des voyageurs désintéressés qui étant arrivés ici par pur hasard ne resteraient guère de temps par ici à déranger les habitants...

Juste le temps de se restaurer. Son impression de se sentir épiées ne dura guère longtemps car, en effet, peu de temps après avoir parlé, elle entendit le déclic d'un verrou et le grincement d'une porte sur ses gonds...

Dans les petits villages, il était de notoriété publique que l'on était curieux de chaque étranger arrivant dans le coin...

HJ : Désolée du rp pas terrible, j'espère que ça convient ><
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Mer 24 Nov 2010 - 22:49


Après avoir repris forme humaine, les deux Phénix purent entrer librement dans le village. Il respirait le calme et la sérénité, un coin probablement tout à fait agréable à vivre. Les maisons étaient pittoresques, ce qui semblait en faire un joyau du patrimoine. Pourtant, Arya sentait comme quelque chose de lourd, de pesant dans l'atmosphère. Probablement tous ces meurtres: cela mettait les nerfs des gens à vif, attisait les peurs et les angoisses, ainsi que la méfiance et les conflits. Et c'était parfaitement compréhensible.

Toujours en prenant la peine de paraître la plus naturelle et désintéressée possible, la jeune femme surveillait en réalité ce qui l'entourait, tâchant de prendre note de ce qui pouvait révéler la moindre petite touche de magie. Peut-être que des sorts anti-Moldus seraient révélateurs de la présence des sorciers du village, mais pour l'heure elle n'en releva aucun. Les sorciers auraient-ils fui face à la possible menace des partisans du Seigneur des Ténèbres? Une attitude lâche, si tel était le cas. Mais tous n'avaient pas le cran de faire front pour résister, et se battre...

Lorsqu'Eurora s'arrêta, elle en fit autant. Elles restèrent simplement sur le trottoir, immobiles. Elle voyait les yeux de sa compagne jeter des regards alentours, comme si elle soupçonnait quelque chose. Il était vrai que l'air semblait être devenu plus opaque, la tension plus soutenue. Comme si quelque chose les guettait... C'était une impression assez désagréable. Etaient-ce simplement les habitants, ou bien les responsables des meurtres? Qui aurait pu le dire?


" Je propose d'aller dans le centre. Pourquoi ne pas aller prendre un café ? Nous avons fait une longue route jusqu'ici... Ce village me parait tout à fait ravissant pour une petite escale. Un peu de repos nous fera du bien.

Arya lui lança un regard interrogateur. Elle avait cru qu'elles chercheraient plutôt à savoir d'où venait cette impression... Mais elle finit par comprendre: Eurora ne voulait pas attirer l'attention, pas du tout. Et c'était habile. En se faisant passer pour de simples "touristes", elles se fondraient dans le paysage. Et leur tâche serait grandement simplifiée. Alors, autant jouer le jeu, non? Et puis, leur escapade dans les bois lui avait donné faim. Elle n'était pas contre un bon café et un croissant encore chaud. Tant qu'à faire dans l'infiltration, autant que ce soit agréable... Et cela tombait bien, elle avait de l'argent moldu, une vieille habitude.

- Pourquoi pas? C'est un village absolument charmant, et je pense que boire quelque chose de chaud nous aidera à bien démarrer la journée. J'ai hâte de rencontrer les habitants et de partager un bon moment.

Tout cela dit l'air de rien, au cas où elles seraient épiées de près... Elles n'eurent même pas le temps de se mettre en chemin que la porte d'une petite maison s'ouvrit en grinçant légèrement. Un homme d'aspect banal en sortit, un journal sous le bras. Il leur adressa un regard méfiant, sans chercher à se dissimuler le moins du monde. Il avait des cheveux noirs parsemés de gris, et devait avoir la cinquantaine. Rondouillard, il semblait apprécier les plaisirs de la table. Sans vergogne, il se planta face à elle à les dévisager, parfaitement malpoli. A voir le journal, Arya en déduisit qu'il était Moldu, mais c'était à vérifier...
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Ven 26 Nov 2010 - 17:22





Elle ignorait ce qu'elle cherchait exactement. Elle ignorait ce qu'elles devaient trouver... Son regard passant sur les alentours, s'accrochant à tous les détails du décor tout à fait pittoresque et charmant de ce village Irlandais, la jeune femme s'était soudainement tendue intérieurement lorsqu'elle avait perçu le bruit de la porte qui venait de s'ouvrir. Un homme à l'allure tout à fait banal mais méfiant jusqu'au bout de l'âme et un journal sous le bras, s'était porté à leur rencontre... Volontairement ou involontairement elle l'ignorait. En tous les cas, le regard qu'il leur adressait était on ne peut plus sévèrement méfiant. Dans la plus totale impassibilité elle le laissa passer sans vraiment lui accorder attention hormis de lui adresser un signe de tête en signe de politesse. L'autre ne répondit pas. Elle pensait qu'il allait passer son chemin sans rien leur dire ; chose dont elle lui aurait été reconnaissante, mais ce ne fut pas le cas. Sans doute sa curiosité - et sa méfiance - était-elle plus forte que toutes autres choses et elle le vit s'immobiliser devant elles.

Silence. Les regards se croisèrent. L'homme sembla les juger à vue d'oeil - Eurora avait l'impression de subir un examen des plus attentifs, trop même ; pourtant, elle demeura impassible sans démontrer aucune peur ou aucune animosité quel qu'elle soit. Enfin, ce fut lui qui leur adressa la parole - sa voix était quelque peu bourrue et dénuée de toute délicatesse bien que faisant des efforts pour être polie...

" Vous ne devriez pas rester ici "
La jeune femme fit mine de paraitre surprise alors qu'elle considérait l'individu en plaçant sur son visage, une expression de parfait étonnement.
"Pourquoi donc ? Mais ne craignez pas, nous sommes simplement de passage pour nous reposer un peu. Nous désirons juste aller boire un verre, manger un peu, qui sait passer une nuit puis, au petit matin, nous aurons disparues aussitôt", lui répondit-elle sur le ton le plus sincère qu'elle put. "Nous venons de faire une très longue route", ajouta t-elle avec un minuscule sourire d'excuse. Elle ne cilla pas un instant alors que, inconsciemment, l'homme sembla sonder autant son visage que ses paroles à la recherche d'un quelconque mensonge dissimulé. Il parut admettre qu'ils n'avaient rien à craindre d'eux car elle le vit hocher lentement la tête puis répondre.
"Les alentours ne sont pas si inoffensifs qu'ils le paraissent. Rares sont même les étrangers qui s'arrêtent ici ; nous n'y sommes pas habitués. Contents de voir que vous ne comptez pas rester."
"Les alentours ? Inoffensifs ? Que voulez-vous dire ?" interrogea t-elle du ton le plus dégagé et intéressé possible bien qu'elle avait senti son pouls accélérer à ces mots.
"... Des loups ont été repérés aujourd'hui. Dans la forêt", ajouta t-il simplement avec un bref signe de tête en direction de là par où elles étaient arrivées, vers les hauteurs...
Légère déception... Mais à quoi d'autres s'était-elle donc attendue ? Il n'allait certainement pas lui parler d'autres évènements qui pourraient se passer dans les environs. Eurora put nettement sentir ses entrailles se crisper en l'entendant répondre mais ne laissant rien paraitre, elle répondit avec une légèreté un peu crispée cependant...
"Oh je ne crains pas les loups "
La jeune femme se mordit la lèvre intérieurement lorsque l'autre lui adressa un regard des plus décontenancé et que sa méfiance semblait être revenue au galop...
"Je veux dire... Les Hommes sont bien plus dangereux parfois..."
Elle ne reçut en retour aucune réponse hormis qu'elle entendit maugréer quelque chose, puis il ajouta...
"Pas faux. Je dois vous laisser, j'ai autre chose à faire".

Sans un autre mot quelconque, il s'échappa aussi vite qu'il était apparut, de sa démarche gauche, un peu paysanne avant qu'Eurora n'eut put répondre quoique ce soit... Elle songea qu'il s'était enfuit bien vite cependant et elle se tourna vers Arya. Rencontrant son regard elle y rechercha un signe d'assentiment quelconque... Avait-elle également cette impression ?

Avait-il craint de dire quelque chose dont il voulait éviter de parler ? Lorsqu'elle avait ajouté que les Hommes étaient bien plus dangereux que les loups parfois il avait semblé étrange un moment, comme s'il pensait à quelque chose... Son attitude de fuite tout de suite après... Il avait semblé égaré.

"Bien... Mettons-nous en marche. On ne va pas rester ici à faire les statues de granit...", décida t-elle en terminant sur un léger rire.

D'une démarche tranquille, les deux jeunes femmes se mirent ensuite en route, dépassant quelquefois quelques femmes à l'allure pressées, parfois des Hommes... Elles ne croisèrent par ailleurs aucun enfants. Eurora fut étonnée d'ailleurs de ne pas même en entendre, ou en voir jouer dans les rues. Ce n'était pas normal, si ? Les enfants jouaient souvent dehors, surtout dans les petits villages où la circulation des voitures était très restreintes ; il n'y en avait d'ailleurs quasiment pas. Les enfants pouvaient plus facilement sortirent s'amuser dehors... Or, aucun n'étaient en vue.

Cela conférait à l'atmosphère quelque chose de lourd... D'étrangement angoissant.
Elle fut heureuse lorsqu'enfin, un premier pub fit son apparition. Se concertant d'un regard avec Arya, elles décidèrent donc de s'installer dans celui-là. Peu importait lequel après tout. Le tout était de quitter cette ambiance si pesante soudain sur les ruelles. L'air à l'intérieur du pub était radicalement opposé à celui au-dehors. Bien plus chaud, plus chaleureux bien qu'Eurora continuait à se sentir aussi crispée pour une raison qui lui échappait. Eurora desserra sa cape alors qu'elles se dirigeaient vers l'une des tables ni trop au fond, ni trop près, mais juste à l'abri du froid lorsque la porte s'ouvrait pour laisser le passage aux villageois.

"Les rues sont désertes... Je suis étonnée de n'avoir croisé aucun enfants d'ailleurs...", lâcha t-elle à mi-voix alors qu'elle prenait place sur l'une des chaises entourant la table d'un beau bois entretenu. Elle allait poursuivre mais s'interrompant aussitôt en voyant arriver vers eux le barman. Il avait un papier rectangulaire et assez épais dans les mains : sans doute la carte des boissons.


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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Mer 1 Déc 2010 - 22:38


Pendant tout le temps que dura la conversation, Arya conserva le silence. Mieux valait laisser Eurora aller jusqu'au bout de son idée. Le fait de ne pas avoir à réfléchir pour tenir une conversation innocente avait du bon. La jeune femme pouvait en effet observer les alentours et le comportement du Moldu, car c'en était bien un, après examen approfondi. Il n'y avait qu'eux trois dans la rue, mais elle aurait aimé être certaine que personne ne les guettait sous un sortilège de Dissimulation... Cependant, comment jeter un sort de Révélation sans alerter le non-magicien? Elle devait donc se fier à ses autres sens, dont son intuition. En louve, elle aurait au moins bénéficié d'un odorat et d'une ouïe plus développés... mais voilà, elle était humaine actuellement. Et évidemment, il était hors de question de changer de forme maintenant.

Elle se contenta donc de paraître le plus naturel possible, et de faire mine de s'intéresser à l'architecture typique des petites maisons. Elle vit un rideau en dentelle du rez-de-chaussée de la demeure de l'homme s'écarter légèrement. Une main apparut, puis le visage d'une femme, l'air inquiète. Probablement l'épouse de leur interlocuteur, qui se faisait du souci pour lui. Ce qui était par ailleurs compréhensible, par les temps qui couraient, dans ce petit village d'apparence bien paisible... La femme sembla finalement voir qu'elle l'observait, car le rideau retomba d'un coup, et elle disparut à sa vue. Oui, un comportement bien typique de gens qui vivaient dans la peur. Qui serait le prochain à mourir? Et surtout, qui était le tueur?

Tout en écoutant ce que se disaient Eurora et le villageois, elle avait remarqué que ce dernier semblait nerveux. Il ne cessait de lancer des petits regards autour de lui, avant de reporter son attention sur son interlocutrice, à chaque fois. Comme s'il voulait s'assurer, lui aussi, que personne n'était dans les parages. Ses réponses contenaient peut-être des informations cachées en filigrane, qui sait? Mais pourquoi les faire partager à deux parfaites inconnues, dans ce cas? Une idée étrange vint à la jeune femme. Et si cet homme en savait réellement plus qu'il n'y paraissait? Elle ne détectait pas la moindre trace de magie chez lui... mais qu'est-ce qui l'empêchait d'être un Crackmol?

Ses pensées bouillonnantes furent cependant interrompues par le départ de l'homme. En jetant un regard à sa collègue Phénix, elle constata qu'elle semblait perplexe, elle aussi, et plongée dans ses pensées. La jeune femme resta un moment à observer la porte comme si elle était capable de voir à travers, souhaitant presque pouvoir percer les secrets de cette ville rien que par la force de son regard. Décidément, il semblait qu'elles n'étaient pas encore au bout de leurs peines...


" Bien... Mettons-nous en marche. On ne va pas rester ici à faire les statues de granit...

- Je crois que tu as raison. Ca ne sert à rien de rester plantées là devant cette porte, il va finir par se poser des questions. Et je ne te parle pas des voisins ou des passants...

Arya emboîta le pas à Eurora, et elles se dirigèrent vers le centre du village. Parvenues sur une petite place, elles avisèrent un pub dans lequel elles entrèrent. Il y faisait agréablement chaud. Alors qu'elles allaient s'installer à une table, la jeune femme rêvait déjà d'un cappucino brûlant et sucré, et d'une viennoiserie. De toute évidence, l'établissement faisait aussi bien office de bar le soir que de café le matin. Lorsqu'on leur apporta la carte, elle repéra tout de suite ce qu'elle désirait, et passa donc immédiatement commande.

- Pour moi, ce sera un capuccino et un croissant aux amandes, merci.

Pendant que sa compagne de voyage commandait elle aussi ce qu'elle désirait, la jeune professeure aperçut deux hommes qui les observaient. Ils portaient un uniforme, et elle comprit assez vite. Des policiers moldus, sans doute dépêchés sur place pour enquêter sur ces meurtres à répétition... Et si autorités moldues il y avait, elles avaient également toutes les chances de tomber sur des Aurors irlandais. Pourquoi la communauté magique du pays n'aurait-elle pas réagi elle aussi à ce qui semblait être plus que suspect? Parce qu'il s'agissait de meurtres de non-magiciens? Peut-être...

Quand le serveur les quitta, Arya signala à la Phénix la présence des deux hommes d'un léger coup de genou sous la table, et d'un coup d'oeil en coin. Elles devaient pour le moment ne pas attirer l'attention, même s'ils les observaient ostensiblement et ne s'en cachaient pas. Deux étrangères dans un si petit village... cela pouvait attirer l'attention en ces temps. Elle ne fut donc pas surprise de voir le premier, un homme d'une cinquantaine d'années, au ventre arrondi, aux cheveux aubruns parsemés de gris et à la moustache en brosse à dent, se lever pour s'approcher de leur table, vite imité par son jeune collègue, un roux flamboyant d'une trentaine d'années, avec un petit bouc qui ornait son menton. Quand le plus vieux les aborda, la sorcière prit le soin d'afficher un air d'intérêt poli, légèrement teinté de surprise.


- Mesdemoiselles, bien le bonjour. Je suis le commissaire O'Donnell, et voici mon collègue, l'agent O'Brian. Nous enquêtons sur les meurtres qui sont survenus dans cette ville, et nous sommes curieux de savoir si vous en avez eu vent, ou si vous êtes au courant de quelque chose?

- Ma foi, nous serions ravies de vous aider, monsieur le commissaire, seulement nous venons à peine d'arriver. A part quelques rumeurs, et le climat angoissé de ce charmant village, nous ignorons malheureusement tout de l'affaire. Nous faisons un peu de tourisme, et cet endroit typique nous a naturellement attiré, mais il semble que nous soyons mal tombées..."
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Ven 3 Déc 2010 - 15:25



“ Un thé nature et un croissant s’il vous plait” fut sa commande lorsqu’Arya eut commandé au barman qui prit note de la sienne également. Lorsque ce dernier fut partit, Eurora sentit un léger coup de genou par-dessous la table et sous le coup d’oeil insistant d’Arya, elle remarqua la présence elle aussi de des deux hommes qui semblaient les observer de loin ; ils étaient bien loin d’en cacher à priori ou montrer quelque discrétion. Le premier, les cheveux auburn assortit à une moustache, d’apparence assez bien portant, 50 ans environ. Le second, était plus jeune et avait les cheveux d'un roux flamboyant... Environ la trentaine d'années à première vue. Eurora n’eut pas le temps de continuer sa méticuleuse observation car le premier s’était levé et, suivi de son jeune collègue, il se portait déjà à leur rencontre.

La jeune femme essaya de déstresser, de ne pas montrer que leur approche la mettait dans un état nerveux très prononcé... Ils venaient peut-être simplement pour satisfaire leur curiosité sur deux étrangères dans le coin qu’ils n’avaient jamais vus. En même temps, ils avaient réellement d’être des policiers ; des policiers moldus si elle en croyait à leur arme accroché sur le côté de leur taille. Cela ne fit qu’augmenter sa tension. Eurora fit son tout possible pour afficher une expression de profonde surprise lorsqu’elle entendit les “enquête sur les meurtres qui sont survenus dans cette ville”

“ Des meurtres ?! Dans une si petite ville ?! Jamais je n’aurai pensé que de tels agissements puissent corrompre le calme qui règne habituellement dans ce genre de petite ville...”, ajouta t-elle avec sincérité après qu’Arya leur eut répondit et expliquer qu’elles venaient d’arriver, et qu’elles ne savaient donc rien de ce qui pouvait se passer ici.

“ C’est pourtant la vérité madame”, répondit simplement le plus jeune des deux sur un ton sombre.

“Vous m’envoyez alors très ennuyés de devoir gâcher le séjour que vous effectuez en vous apprenant pareille nouvelle...”, ajouta le second d’une voix grave.

“Il serait peut-être préférable que vous écourtiez votre... Séjour, non ?” renchérit son adjoint, l’inspecteur, en les regardant tour à tour. “En attendant que cette affaire soit résolue, nous avons fait la demande pour que ce village soit mis en quarantaine. Nous avons pour mission également de reconduire les voyageurs en-dehors des limites du village, là où ils seront en sécurité.. Nous....”
“ C'est la chose la plus sage à faire”.

Eurora écoutait avec attention le jeune inspecteur... Peu à peu, l’étrange impression que l’environnement devenait flou s’accrut au fond d’elle, jusqu’à dissoudre les contours des choses alentours. C’est alors qu’elle perdit pieds dans la réalité. Le réel devint flou. Les paroles autour d’elle ne furent plus qu’un vague écho distant... Et l’impression d’être ailleurs s’appesantit en elle.

“Rentre. Avant qu’il ne soit trop tard”

Cette voix. Elle semblait si loin et pourtant si près. Elle s’était immiscée à l’intérieur de son esprit, parvenant à outre passer les barrières qu’en toute bonne Occlumens, elle ne cessait de dresser sur son esprit à tous moments. Par sécurité. Cette voix... La personne à laquelle la voix appartenait semblait cependant connaître la clé pour abattre les barrières infranchissables de la jeune femme. Les secrets de son esprit, autant que ceux de son coeur, elle semblait les connaître. Eurora se sentit assaillie d’une vulnérabilité désagréable alors que les mots suivants parvenaient à sa raison. Ils étaient comme le vent se glissant sur une lande déserte. Il demeurait cependant une contradiction. Si elle se sentit vulnérable alors que ces mots lui parvenaient, il lui semblait pourtant qu’ils lui conférait une force inqualifiable ; elle lui procura une sensation assez agréable, comme une sorte de caresse sur son âme comme si le propriétaire de la voix craignait de l’effrayer trop brutalement en faisant irruption brusquement dans son esprit et qu’il avait au contraire choisi d’effleurer simplement les limites de son esprit.

“Ecoute-moi pour une fois : tu ne dois PAS rester !”

Cette fois, ces mots furent davantage qu’une simple caresse. Ils n’avaient pas fait qu’effleurer sa conscience, ils l’avaient heurtée de plein fouet ; ils avaient passé les barrières que leur dressait son esprit. Les mots étaient prononcés d’une voix plus dur, plus déterminée aussi ; un ton sans équivoque. La révélation la heurta de plein fouet alors qu’une présence se fit en elle si forte. Cette présence ne lui était pas inconnue ; c’était ce qui était le plus étrange ; elle ne semblait pas pouvoir y mettre de nom. une migraine insupportable la saisit - Il était si proche ; elle avait presque l’impression qu’en tendant le bras elle aurait pu le toucher... Pourtant, il était si loin. Elle hocha frénétiquement la tête ; ou plutôt, elle propulsa la pensée du “NON” ; de toutes ses forces elle propulsa cette image jusqu’à lui pour lui faire comprendre qu’elle n’obéirait pas, qu’elle voulait continuer cette enquête. Ce n’était pas elle qui s’interdisait de rentrer... Elle sentait simplement en son âme et conscience que sa place était ici, qu’elle devait aider ces pauvres gens.

FAUX ! Tu ne fais qu’essayer de te mettre en danger pour attirer mon attention, c’est TOUT ! Et en agissant ainsi, tu ne mets pas que ta vie seule en danger, tu ne comprends pas !

Une gifle. Ces derniers mots lui firent l’effet d’une gifle alors que d’un seul coup plusieurs sentiments contradictoires se mêlèrent en elle... Stupéfaction. Honte. Frustration. Colère. Elle ne savait plus ni ceux qui lui appartenaient, ni ceux qui appartenaient à son frère.

Elle sentit, en elle, augmenter la colère. Comme un furieux grognement. Une colère qui n’était pas la sienne. Une colère qui appartenait à son frère. Pas à elle. Elle entendit même le bruit éloigné d’un objet lancé avec force et atterrissant de l’autre côté d’une pièce. Un mal de tête encore plus intense la saisit et alors qu’un vertige s'immisçait en elle, elle se sentit vaciller et s’écrouler au sol, inconsciente. Sur le plancher du pub Irlandais où elles se trouvaient elle et Arya.

Irlandais. Elle était donc revenue... Enfin, elle ne l’avait jamais quitté, mais elle reprit conscience à nouveau de l’environnement chauffé du pub et également des voix qui l’entourait. De son esprit, son frère s’était retiré ; il avait coupé tous contact. Son esprit semblait à présent un champ de ruine trop calme pour être vrai. Elle pouvait cependant encore sentir vibrer la frustration dont il avait été envahi lorsqu’elle avait refusé de l’écouter, lorsqu'elle avait refusé de rentrer. N’y avait-il pas également eu de la crainte ?

Elle sentit alors des présences se pencher sur elle.



Spoiler:
 



Dernière édition par Eurora le Lun 13 Déc 2010 - 10:26, édité 2 fois
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Dim 12 Déc 2010 - 23:28


Arya avait écouté ce que disaient les policiers moldus avec un intérêt poli, teinté de stupeur, comme si elle n'était au courant de rien. A la voir, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession, tant elle semblait être l'innocence même. Eurora avait de toute évidence bien compris ce qu'elle avait voulu lui passer comme message, et elle aussi, feignait de n'être au courant de rien. Cela sembla fonctionner, car on ne leur posa aucune question trop gênante, même si les deux hommes avaient l'air toujours suspicieux. Mais on le serait à moins, avec tous ces meurtres... Les étrangers devaient vraiment être mal vus.

Quand on les invita à partir, cependant, elle faillit grimacer. Partir, elles ne le pouvaient pas. Elles n'étaient pas venues jusqu'en Irlande simplement pour gambader dans les bois, visiter et venir boire un café. Elles voulaient surtout savoir si tout cela était l'oeuvre de Mangemorts, comme c'était fort possible. Et si tel était le cas, ces deux agents de la loi ne pourraient rien faire. Ca aurait été comme si deux moucherons espéraient tuer un éléphant... Les Mages Noirs trouveraient cela, sans aucun doute, risible. Et on pourrait ajouter deux noms de plus sur la liste des victimes...

Et soudain, il se passa quelque chose d'étrange, et d'inattendu. En face d'elle, alors que les deux Moldus étaient en train de leur parler, Eurora sembla soudain se sentir mal. L'expression de son visage changea radicalement. Arya ne put s'empêcher d'être très inquiète quand la chose s'intensifia. Est-ce que sa compagne Phénix subissait une attaque magique? Elle jeta un regard aux alentours, furtivement, afin de voir si personne de suspect ne pouvait être en train d'attaquer la jeune femme. En cet instant, les policiers la gênaient: elle ne pouvait rien faire qui révèlerait sa magie. Les deux hommes, d'ailleurs, ne faisaient plus attention à elle: ils étaient entièrement concentrés sur le malaise de la jolie blonde.

De toute évidence, elle avait mal à la tête. Il lui arriva de marmonner quelques choses à peine compréhensibles. Cela renforça la conviction d'Arya qu'il s'agissait sans doute d'une intervention magique. Une attaque mentale? Pourtant, il lui semblait qu'Eurora savait se défendre face à ce genre de choses... Elle se leva pour la rejoindre, mais les Moldus la gênaient. Avant qu'elle ait pu la contourner, la jeune femme avait glissé à terre, à mi-chemin entre conscience et évanouissement. Et puis, finalement, tout sembla s'arrêter, aussi brutalement que cela avait commencé. Alors qu'elle ouvrait les yeux, la nouvelle Phénix vint finalement s'accroupir près d'elle, afin d'être fixée sur son état. Elle lui passa une main sur le front. Il était moite, mais pas chaud, ce n'était donc pas un accès de fièvre...


" Eurora? Ca va?

Le barman venait de leur apporter un verre d'eau, que la jeune femme tendit à sa compagne pour qu'elle puisse se désaltérer si elle le souhaitait. Elle voulait savoir ce qui s'était passé, mais surtout... Que dire aux deux Moldus? Evidemment, ils avaient été témoins de la chose, et eux aussi souhaitaient avoir des explications. Explications qu'il serait difficile de leur fournir, sauf si l'on acceptait évidemment de dire qu'elles étaient des sorcières qui traquaient des criminels magiciens qui avaient probablement commis tous les meurtres étranges du coin.

Non, il fallait trouver autre chose, et assez rapidement. Le plus jeune des deux policiers s'était penché en avant afin de mieux voir, et son supérieur leur jetait des regards qui mêlaient inquiétude et suspicion. Quoi de plus naturel? Deux étrangères dans un village perdu, quand il y a tellement d'atrocités commises et qui restent sans réponses, avec de surcroît ce genre de crise bizarre... Franchement, on serait méfiant pour moins que cela. Aussi, Arya réfléchissait-elle à toute vitesse pour trouver la première réponse un minimum satisfaisante à la question qui n'allait pas tarder à survenir, ce qui se confirma quelques instants plus tard.


- Qu'est-ce qu'elle a?

- Hem, ça lui arrive parfois, de faire de sacrés malaises. Elle attend un heureux évènement, en réalité, et ça ne se passe pas toujours très bien, elle a des débuts difficiles.

Quelle excuse! C'était vraiment la première justification plausible qui lui était venue à l'esprit: inventer une grossesse à Eurora. Les débuts étant souvent assez houleux, voire carrément chaotiques selon les femmes, c'était une justification qui pouvait éventuellement marcher avec eux. En espérant que la jeune femme soit assez remise de son malaise pour comprendre ce qu'Arya avait dit et ce qu'elle tentait de faire... En tous les cas, le jeune inspecteur hocha la tête, comme s'il comprenait.

- Ma femme a eu le même genre de soucis et de malaises, au début. Mais à ce point... C'était quand même effrayant."


[HRP: Désolée, avec les partiels qui arrivent et tout ce que j'ai à faire en ce moment, je n'ai pas pu faire mieux ><]
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurora, Jeu 16 Déc 2010 - 17:06




La jeune femme ne comprenait plus rien... Certes elle était en colère contre son frère pour cette intrusion dans son esprit à un moment qui, en plus, n’était pas favorable mais il n’avait pas semblé en tenir rigueur... La seule chose qu’il avait semblé vouloir fut de la prévenir et de l’obliger à rentrer. Et sa réponse négative ne l’avait certainement pas persuadé qu’elle savait ce qu’elle faisait. Elle redoutait qu’il ne se déplace lui-même pour.... Non ? Non, absolument pas. Il ne viendrait pas. Il avait toujours sans doute leurs poursuivants à ses trousses, essayant de les perdre... Il ne prendrait pas le risque de venir quand on savait que c’était pour les éloigner d’elle qu’il avait pris la décision de partir avec un seul but en tête : les égarer. Bien qu’elle tentait de s’en convaincre, elle ne semblait pourtant pas être réellement persuadée... Elle se trouvait égarée.... Ses paroles l’avait égarée ; elle ne saisissait rien du message qu’il avait voulu lui passer. Ses mots n’avaient aucun sens ! De quel droit pouvait-il l’empêcher d’agir si elle en avait le désir ? Tout cela ne le regardait nullement !

Se prenant la tête entre ses mains, cela ne lui permit pourtant pas de pouvoir mieux réfléchir, ou songer mieux aux intentions de son frère... Des voix bourdonnaient à ses oreilles ; d’autres voix inquiètes qui surgissaient dans son esprit encore engourdi et à des milles de là...

Il fallait voir le bon côté... Avec son malaise, peut-être les policiers ne voudraient-ils pas les reconduire en bordure de la ville afin qu’elles rentrent chez elle... Sans doute voudraient-ils les garder un peu sur surveillance, ici... Surveillance ? Ce ne serait pas très pratique pour enquêter sur les raisons de leur venue... Mais pour le moment, elle ne parvint qu’à grand-peine à se concentrer. Elle avait encore beaucoup de difficultés à réaliser ce qui venait de lui arriver et également à comprendre la signification des paroles de son frère... Paroles qu’elle jugeait totalement hors de sens... C’était infondé, insensé ! Elle ne cherchait pas à attirer son attention ! L’attention de personne ! Elle voulait simplement libérer ce petit village du danger sous lequel ils étaient en ce moment ; aider à débarrasser le monde de quelques mages noirs de plus ! Comme elle l’avait toujours fait ! Et cela ne changerait jamais. Alexandre n’était jamais intervenu à aucune autre fois. Alors pourquoi aujourd’hui ?!! Qu’est-ce qui avait changé ?! Rien du tout, évidemment.
Rien...
Ou si peu, du moins...
... Si peu ? De toute évidence, cela avait totalement changé la nature de leur relation... Plus qu’elle ne l’avait sans doute imaginé... Non. Elle avait toujours été ainsi.

" Eurora? Ca va?

Elle sentit une main se poser sur son front, des présences se pencher sur elle ; elle eut un mouvement pour se lever … Elle était consciente que quelques explications étaient souhaitables mais Eurora la première était bien dans l’incapacité d’en fournir. Tout simplement car elle ne savait pas que dire sans passer pour une folle...

En s’appuyant d’une main sur la table qui se trouvait derrière elle, elle se releva et d’une main incertaine elle prit le verre que le barman avait apporté mais n’y toucha guère qu’en effleurant simplement le liquide de ses lèvres, son esprit toujours préoccupé. Son attention changea néanmoins de direction lorsqu’elle entendit l’un des deux hommes demander puis Arya répondre...

- Qu'est-ce qu'elle a?

- Hem, ça lui arrive parfois, de faire de sacrés malaises. Elle attend un heureux évènement, en réalité, et ça ne se passe pas toujours très bien, elle a des débuts difficiles.

La jeune femme faillit sursauter devant pareille idée et démentir aussitôt avant de se rendre compte qu’il n’y avait pas meilleures excuses même si cette idée était bien la dernière au monde à laquelle elle aurait pu penser étant donné que c’était totalement ridicule... Heureusement que ce ne fut pas elle qui exposa cette idée car ne sachant pas réellement mentir lorsqu’il s’agissait d’elle-même, son ton aurait sans nul doute parlé pour elle et indiqué alors qu’il s’agissait d’un parfait mensonge...

Cette explication par ailleurs, et à son intense soulagement, sembla convenir aux inspecteurs et le plus jeune répondit qu’il comprenait, sa femme ayant elle-même eu ce genre de soucis...
Mais pas à ce point.
Evidemment, songea Eurora, puisque cela n’était la même chose... puisqu’elle n’était assurément pas enceinte ! C’était quelque chose de plus complexe qu’elle ne serait pas même parvenue à s’expliquer elle-même. Cela était tout de même inquiétant qu’une simple intrusion dans son esprit eut pu déclencher un si grand malaise.... Mais après tout, l’esprit était un outil très important, très subtile, qui pouvait s’avérer dangereux lorsqu’il n’était pas préparé à être manié de la sorte et, le sien ne l’était pas... Ou ne l’était plus ; elle ne l’avait pas été ce soir en tous les cas et habituellement cela avait été elle qui était aller à la recherche de l’esprit de son frère et qui avait essayé ainsi de nouer contact.

Mais si les inspecteurs avaient avalé ce mensonge, sans doute pas Arya qui devait encore s’interroger ; d’ailleurs ce fut pour cette raison qu’Eurora évita de croiser son regard.... comme si elle eut pu deviner la vérité dans son regard ce qui était totalement incohérent et impossible. Eviter son regard fut assez simple car les deux inspecteurs requéraient toute son attention...

“Exact, oui.... C’est... Cela m’arrive souvent ces jours-ci, c’est normal... J’attends un très heureux évènement. Je fais toujours dans le spectaculaire.... D’où la raison que ces crises aient pu surprendre... ”, répondit-elle d’un ton pas forcément très assuré mais en rigolant à moitié dans l’espoir de détendre un peu la situation... Situation qu’elle avait elle-même créée d’un certain côté. Quoiqu’il en soit, s’il y avait bien un avantage à tout cela, ce fut bien ce qui s’ensuivit... Car, de toute évidence, ils avaient changé d’avis sur leur précédents proposition...

“Je crois qu’ils ne vaudraient mieux pas que nous vous raccompagnions pour le moment à la limite du territoire... Avec ce qui s’est passé, je crains que ce ne soit pas très recommandables. A titre personnel, je préferais même que vous restiez au moins ce soir, au moins pour être assuré que ça ne recommencera pas... Etes-vous certaine que vous ne voulez pas aller à l’hôpital ?”.

“Non !” répondit-elle subitement d’un ton précipité et d’un ton beaucoup plus assuré cette fois. “ Je veux dire... Ce n’est rien de grave et qui mérite attention ; c ‘est normal, et nous savons tous d’où cela vient, donc aucune raisons d’y aller”.

“Si vous en êtes certains... Pouvez-vous marcher ?” lui demanda le plus-chef alors que le second s’approchait d’un pas et s’apprêtait à lui prendre le bras pour la soutenir.

“Merci je n’suis pas impotente....” Consciente de l’impertinence de son ton, elle se mordit intérieurement la lèvre et honteuse, elle rajouta immédiatement devant l’expression de surprise du jeune homme... “Désolée, veuillez m‘excusez, je... Je vous en suis reconnaissante, mais ne craignez rien, c’est passé, je me sens en parfaite forme. J’accepte cependant pour l’hôtel. Au moins nous saurons où dormir cette nuit.... La nuit dernière a été plus ou moins chaotique en ce qui concerne l’hébergement, n’est-ce pas, Arya?”.

“... c’est entendu.... Il y a... “ Pendant quelques secondes il échangea des paroles avec son collègue.... Des paroles qu’Eurora ne parvint à saisir puis, il se tourna à nouveau vers elles et ajouta... “Il y a un hôtel juste à côté, nous allons vous y accompagner et y louer une chambre afin que vous y passiez la nuit. Moi-même habite plus loin d’ici mais mon collègue habite juste à côté... S’il y a un problème, il n’aura pas long à arriver”.

Eurora hocha la tête lentement. “Il n’y aura aucun problèmes. Nous acceptons”.

… La nuit dernière elles avaient dormi à Londres, bien au chaud au quartier général en vérité, mais il était inutile de le préciser à ces deux représentants de la loi.

C’était passé, vraiment passé... Elle esquissa un sourire pour les remercier. Elle n’avait plus cette impression étrange d’être dans deux lieux en même temps, ni celle que quelqu’un espionnait ses pensées ou qu’un esprit était tapi à la frontière du sien à l’affût d’y entrer... Elle était toutefois consciente que là où il était, son frère était toujours rongé d’inquiétude... Elle craignait que cela ne le fasse agir inconsciemment et de manière irréfléchie... Entre eux deux, il y avait toujours un lien inexprimable, quelque chose... Une alchimie étrange qui, même s’ils n’étaient pas réellement frère et soeur ou même jumeaux, les rapprochaient de la même manière... Mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi son frère semblait s’inquiéter cette fois. Cette inquiétude n’avait pas lieu d’être.


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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Arya Wolf, Jeu 23 Déc 2010 - 22:16


Arya fut plus que soulagée de constater que son argument improvisé par rapport au malaise d'Eurora avait fonctionné sans souci. Elle avait pensé à cela tout de suite, et n'avait pas cherché plus loin. A voir l'expression de sa compagne, elle craignit qu'elle ne démente immédiatement, mettant non seulement son mensonge en évidence, mais les rendant par la même occasion suspectes toutes les deux. Fort heureusement, au dernier instant, elle se rattrapa, et abonda dans le sens de la jeune Phénix, qui se retint pour ne pas pousser un soupir de soulagement. Cette raison semblait avoir finalement bien pris sur les deux Moldus, qui étaient passés de soupçonneux à simplement impressionnés et inquiets.

Mais restait un souci. Elle, évidemment, savait que ce malaise n'avait absolument rien, mais alors rien à voir avec une quelconque grossesse... surtout inventée de toutes pièces! Mais elle ne savait pas pour autant ce qui avait provoqué le mal. Et pour tout dire, cela l'inquiétait. Elle tenta de croiser le regard d'Eurora pour y chercher une réponse, mais elle sembla volontairement éviter de poser les yeux sur elle. Etrange, pour le moins. Avait-elle quelque chose à cacher? Ou bien en saurait-elle plus sur cet endroit qu'elle en avait laissé paraître? Mais peut-être que la jeune femme se faisait des idées... Elle était d'un naturel soupçonneux, et cela n'aidait en rien.

Lorsque les deux hommes se proposèrent pour les conduire à un hôtel, et que la Phénix blonde accepta, sa camarade ne put que leur emboîter le pas alors qu'ils quittaient le café. Elles avaient à peine touché à leurs consommations, mais les récents évènements semblaient avoir légèrement coupé l'appétit de plus d'une. Avant de partir, Arya laissa la somme due en argent moldu sur la table. Une chance qu'elle en possède, pour les cas d'urgence... comme à ce moment précis. Les deux policiers les menèrent sur les trottoirs en direction dudit hôtel. L'avantage, dans un village aussi petit, c'est qu'il n'y avait jamais de grandes distances à parcourir pour se rendre d'un point A à un point B... Et en effet, ils se trouvèrent bientôt devant un bâtiment plus grand que les autres maisons du village, mais néanmoins petit pour un hôtel. Il ne devait pas posséder plus d'une quinzaine de chambres au maximum. D'aspect, comme les autres bâtisses, il était assez traditionnel et rustique.

En entrant, ils trouvèrent la gérante derrière le comptoir. Très gentleman, le plus âgé des deux hommes de loi alla s'occuper de leur prendre une chambre, ce qui laissa à Arya tout le loisir d'observer le hall dans lequel ils se trouvaient. S'il n'était pas grand, le sol était néanmoins recouvert d'une moelleuse moquette rouge où leurs pieds s'enfonçaient agréablement. Une ouverture sur la gauche menait à un petit salon où les clients pouvaient se retrouver, et un peu plus loin se trouvait une pièce à dîner. Une ouverture plus discrète donnait probablement sur les cuisines, à l'odeur, et au fond, un escalier en colimaçon montait vers les étages, et conduisait donc probablement vers les chambres.


" Voilà pour vous, mesdemoiselles. J'ai fait en sorte que vous disposiez de votre chambre aussi longtemps que nécessaire, vous n'aurez qu'à payer en partant.

L'homme confia une clé à Arya, qui la prit. C'était une clé terriblement banale, qui aurait même passé pour antique dans la plupart des hôtels moldus. En même temps, cela lui rappelait le monde de la magie, et lui tira un léger sourire. Cela donnait un charme fou à l'endroit, et si elles n'étaient pas venues pour tirer au clair les évènements étranges qui se produisaient, elle aurait sans doute apprécié un simple moment de quiétude, d'exploration, et de "tourisme". N'ayant plus rien à faire, les deux policiers s'apprêtèrent à prendre congé. Le plus jeune leur donna un papier avec leurs adresses et numéros de téléphone griffonnés au stylo bille dans une écriture façon pattes de mouche.


- Tenez, au moindre souci ou évènement suspect, n'hésitez pas à prendre contact avec nous.

- Sur ce, nous allons vous laisser, mesdemoiselles. Reposez-vous, surtout, et soyez prudentes.

- Merci pour tout, messieurs, passez une bonne fin de journée!

Ils sortirent de l'établissement, et les deux Phénix n'avaient dès lors plus qu'à aller découvrir leur chambre, qui portait le numéro sept, à en croire ce qui était écrit sur la clé. En montant l'escalier en colimaçon, elles se retrouvèrent à l'étage supérieur. Les chambres étaient réparties en côtés pair et impair, et elles trouvèrent rapidement la leur. L'intérieur était simple, mais charmant. Là aussi, une épaisse moquette moelleuse recouvrait le sol, et une fenêtre donnait sur la nature qui environnait le village, offrant un sublime panorama. Il n'y avait qu'un lit double, mais cela ne poserait probablement pas trop de soucis. L'avantage, d'être deux femmes... Se tournant vers Eurora, maintenant que la porte était close, la jeune femme espéra obtenir des éclaircissements sur ce qui s'était produit un peu plus tôt.

- Bien, nous avons tout le reste de la journée pour explorer et enquêter. Mais avant ça, peux-tu me dire ce qu'il t'est arriv...

Des coups à la porte l'interrompirent en pleine phrase. Elle se tut, puis fit quelques pas pour aller entrouvrir la porte. La gérante, une femme rondelette à l'air avenant et à la chevelure rousse piquetée de mèches grises, se tenait sur le pallier. La sorcière se demanda ce qu'elle pouvait bien leur vouloir. Peut-être les mettre en garde, comme le Moldu à leur arrivée... Ou bien n'avait-elle pas voulu s'exprimer devant les officiers. En tous les cas, elle demanda poliment à entrer pour régler quelque chose dans la chambre, qu'elle avait semblait-il oublié, et Arya referma la porte derrière elle une fois qu'elle fut entrée, non sans méfiance. Mais il s'avéra qu'elle avait quelque chose à leur dire, et elle le fit sans détours.

- Je sais qui vous êtes. Des sorcières, tout comme moi. Je parie que vous avez été intriguées par ce qu'il se passe ici... Mais ce n'est rien d'évident, ni pour les Moldus, ni pour les quelques sorciers qui habitent ce village, croyez-moi. Personne ne comprend vraiment... D'ailleurs, mis à part vous, l'hôtel est pratiquement désert. Le seul avantage c'est que vous serez au calme et pourrez prendre vos repas à l'heure qui vous arrange. Mais passons... Que cherchez-vous exactement?"
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