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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Des Mages Noirs à Kiltimagh
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Alhena Peverell
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Alhena Peverell, Ven 10 Fév 2017 - 23:38


tu saurais reconnaitre ta propre faiblesse ?


elle
mouillée par les ténèbres
celle qui se déconnecte de ta voix
de tes yeux
de ton être, enveloppe mortelle
reconnecte avec toi-même
tu te fais face dans une salle
y a une vitre entre toi et toi
tu peux pas la briser
t'as pas la droit
t'y arrives pas d'toute façon
tu peux que le faire par la pensée
par cette force in-venerée venin
tu trouves ça dur
t'as peur
trop peur
t'es terrifiée
comme face à un autre enfant
un détraqueur
façonné
mal fait
tu recules
t'essais même pas
tu veux pas des chemins de la lumière
ça t'intéresse pas
toute manière
tu sais déjà
que si t'avais bien regardé
bien assemblé
que t'avais avancé
tendu la main
tu te serais aperçue bien vite
que

y a pas de vitre
entre toi et toi
parce
que tu la créais
toute seule
parce que t'es comme tout le monde
seule


Je veux vivre de toute mes forces

t'attrapes sa main
montes sur le chariot du destin
jouissif
enfantin
comme un cadeau offert
t'es un gosse
toi l'autre
t'es sa mère d'une nuit
ou alors une amante d'un soir
pour embrasser, embraser les ténèbres comme Satan l'aurait fait
à la lueur du jour
le narguer de pas pouvoir vous toucher
plus vite qu'il n'y parait
trop vite
en 20 minutes expédiées vers un enfer
de cris

You kiss the rain
les règles du jeu
la folie indice
indécise
dans une question transversale
sale
qui doit être expliquée
par les joueurs
non joueurs
d'une partie de carte sans as
juste un roi
une reine
et un enfant
les autres ils baisent les pieds des vainqueurs
c'est des perdants
éternels perdants

la mère donne
reçoit
c'est son tour
c'est le fou
sur le grand échiquier
à ton tour de jouer

les herbes mauvaises griffent les joues nacrées
elles se coupent de la vie
pour être toute seule dans un champs dévasté
qui de l'intérieur gravent les globules rouges sur le sol marbré
elles facilitent alors l'incompréhension des passagers, des roturiers, que le massacre
la tâche donnée par le roi a bien été accomplie par un autre
comme c'est dommage pour eux

Alors tu joues,
tu appelles avec le bois,
ramènes près de toi
tu ris comme la vie
tues certains comme la mort
juste avec regard
parce qu'ils sont trop faibles pour même fuir comme des lâches
et y en a
des visages
que tu gardes entre les doigts
les ongles qui se gravent dans la peau
un sort qui détruit les os
qui fait souffrir l'éphémère vie
puis tu graves dans sa chair
l'amère
le truc acerbe
qui fait souffrir au delà même des pensées
pour qu'il comprenne ce que tu penses

c'est le début juste pour toi
je trouverai la suite
sur un
autre
déchet



Amour

marqué
gravé
avec le feu
puis c'est
exécuté


Dernière édition par Alhena Peverell le Sam 11 Fév 2017 - 3:01, édité 1 fois
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 28, Ven 10 Fév 2017 - 23:54




You like your girls
insane.


Le Malin te tente, nous te poussons dans ses bras. Allez avance, laisse-le te briser de ses crocs, te frôler de ses griffes. Faire l'amour avec le diable, disent-ils. Nous te pressons contre lui, entremetteuse des abysses, monstre sorti d'une nuit ans lune, invoqué par la tombe tout juste refermée d'une mère trop souvent absente. Nous te guidons sur le juste chemin, celui que les pas ont déjà emprunté, que l'on prête à la piété. Parfois, regardes-tu l'étoile noire qui semble te guider ? Tes yeux nous fixe oui, tes yeux nous démange. Qu'ils seraient beaux sur nos genoux, tes yeux. Avec ou sans ton visage. Nous saurons les en éloigner.

Mais tes gestes fracassés, dépravés. ça nous attire. ça nous embrase. Et le feu jaillit de l'if, s'élance et prends vie. Nous le voyons se mouvoir sous la lune, sirène des fonds astraux. Elle n'est qu'un reflet de beauté, la vraie beauté, c'est nous. toi. nous et toi. Nous donc. Ah. Les litiges commencent. Les cristaux s'effondre, il n'y aura bientôt plus que  le silence sur la plaine, et l'odeur âcre des vies envolées. Nous envoyons des âmes au diable. Nous ne sommes que son humble servante. Il nous tient en joue de sa fourche et nous avons comme Perséphone baissé les bras bien bas et cédé aux avances du cornus. Qui se soustrairait à la tentation de la pomme et du serpent quand tout ce qu'on nous offre en échange c'est un homme ? nous en avons des milliers en dessous.

La pluie vient, bien sur, celle où nous nous embrassions autrefois, toi et nous, et elle éteint le feu. Il n'y a plus rien, plus un bruit, le temps se suspends. Nous sommes sur la colline, tu la reconnais ? Nous non. C'est le vent qui nous l'a dit. Il n'y a plus d'herbe tendre, le corps en mouvance. Plus que des cendres et l'eau qui en fait de la boue. Bouillante comme nos veines, glacée comme nos veines. Tu crieras bientôt de soulagement, et tu verras ce que nous voulions que tu vois. L'indéfinissable satisfaction du calme après la tempête. Et ce soir, nous n'avons même pas eu peur du feu. N'est-ce pas incroyable, ce pouvoir que tu as sur nous ? Nous nous sommes senties justes.

Juste à notre place, bien entendu. Juste sur ce chariot, juste dans cette tempête, juste dans ce jeu. Le jeu, d'ailleurs ; c'est un ex-æquo. Le coeur qui tambourine, chavire, veut sortir de cette cage thoracique qui le retient prisonnier. lui aussi voudrait voir le monde, embrasser de nouveaux horizons, goûter des libertés que nul autre coeur n'a jamais connu. Se fondre dans le décor, vivre heureux dans le mondes des corps. Mais il n'est qu'un coeur / il doit rester à sa place. Quelle ironie. Pauvre coeur, tu dis en regardant notre poitrine. Tu ne le dis-pas ?

Nous le disons nous. Pauvre coeur qui fût si innocent.

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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Alhena Peverell, Sam 11 Fév 2017 - 0:21


la délicatesse des mots
des morts
des briseurs de miroir
à l'état pur
du whisky
qui se perd dans la symphonie
songe d'été perdu
dans l'inexistence
dans l'incandescence

Incendie
d'une foutue
vie

le ballon blanc
saute et sursaute
comme si t'étais sur un trampoline
humain
des moldus
même si tu connais pas
sais pas ce que c'est vraiment
tu chevauches plus les balais
les débris nocturnes
et les parallélépipèdes rectangles
mère du mal
engagée avec la reine
des ténèbres
qui sèment
les colères d'un diable
trop éphémère qui change
comme un roi
de têtes
qui se perdent à la guillotine

je plussoie les méandres
d'un silence
inconnu aux bataillons des armées de l'ombre
qui tombe et dégrade l'infatigable esprit de plusieurs êtres d'une nuit
à travers des cris, des souffrances, des yeux qui batifolent dans l'étrange sphère de la mort
les jets de sorts qui s'accumulent, mélanges infortunés d'âme bousillées
au travers d'un lac
d'une fête
d'une colline
c'est pas recevable
et les cadavres jonchent le massacre dans un rire qui ne s'arrête jamais au profit de toi
moi
elle et elle
qui c'est ?
un nom tu crois ?
un matricule ?
un rang ? que tu pourrais connaitre
autre qu'un masque qui grogne
ronge, range son frein dans un groupe que tu aimerais connaitre les autres membres sans visage
sauf un seul qu'un jour tu embrasseras de toute sa splendeur
et elle
elle régnera dans son écarlate
rouge à lèvre
qui colle à toutes les bouteilles

Miséricorde,
vous gagnez toutes
pas moi
parce que je suis
voix nocturne
ange et démon d'épaule
qui guide et conseille une âme désordonnée
abimée par un temps précieux
que celui de trois êtres qui grandit en son sein
miroir joli miroir, te perds pas en chemin de la ponctuation, du démon qui s'affame des entrailles d'un jeu sans sens hormis puni par la vie,
ma cause est juste à mes yeux
est-ce que ça veut dire que la tienne ne l'est pas ?
Respecte un peu

L'innocence est morte à mon âme
les émotions humaines ne se méprisent pas, elles se contrôlent à travers
l'indécent contact
qui ne se perd pas en dehors de la couleur de la lune
celle-là, elle se se permet de rire
parce qu'elle se prend de haut
à regarder deux balles collées entre les deux yeux
l'une est reine
l'autre enfant désuète

Alors vient le temps où on rebrousse chemin dans la forêt, pour retrouver un sens à l'harmonie accordée. On surplombe l'inconcevable, tandis que certains se cachent, on fait disparaitre les traces
le chateau de carte s'abat
le dernier bateau coule
la bataille navale s'efface
et demain on ne retrouvera qu'un truc calciné avec des preuves incertaines
pour fausser la donne,
et croire que cet incendie de sang
n'est l'oeuvre que d'un vandal,
d'un abruti et d'un rideau
qui ravagent l'essence même du village
de moldu
parce que la première, la plus grande ruse du diable
c'est de vous faire croire
qu'il n'existe pas


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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 28, Sam 11 Fév 2017 - 0:47



when you're lost and found
safe with the orphans & clowns

Disparue. Volatilisée. Pulvérisée.
Quelque part dans les airs, sans doute, où entre les dents de la mer. Tu y crois, toi ? Nous sommes dans les flammes, plus bas, celles qui sont noires et qui mangent la mort. Elles sont telles un serpent, dévoré par le crâne, à l'encre sous la peau. C'était une promesse, c'est devenu une évidence. Tu sais. Nous sommes Mangemort 28, pourfendeuse de bonheur, mordeuse de joie, mangeuse de rires. On nous voit dans les asiles, dans les morgues et les cimetières. On nous voit sur les tombes, les lits et les collines. On prétends nous apercevoir, vivre le jeu avec nous, et la seconde d'après, disparue.
volatilisée. pulvérisée.

Pourquoi rester en place, dis-nous ? Nous sommes libres, pas comme notre coeur, nous sommes le feu-follet, le gobelin bouffeur de vies, qui court là où on ne l'attends pas, où on ne le voit jamais. Il est là pourtant, ses petites canines rougies par la peine de ses victimes, par leur douleur. Nous soignons les terreurs et apaisons les douleurs. Comment ? en transformant l'amour en haine et la peur en violence. Battez-vous, tu entends. Battez vous pour ce monde que vous ne voulez plus, que nous ne voulons pas. Nous voulons, nous et nos frères, le transformer, le façonner, le grimer en paradis. Nous entendons le coq chanter en survolant la campagne irlandaise.

Il n'y a rien que le vide pour les coeurs mélancoliques. Il n'y a rien que les larmes pour les âmes brisées, torturées. Que disions-nous, déjà ? Pulvérisée. des éclats de verres plantés dans le palpitants, et plus aucune force pour les retirer. Car à quoi bon ? Dès demain matin, ils seront là à nouveau, tenace fléau des reines des ténèbres enfantées par le tatouage forcené d'un idéal affiché. Alors, ce soir, dans notre lit aux draps de coton, dans les bras d'un homme de chair et d'os, nous ferons tomber le voile.

Il disparaîtra.

Nous ferons se volatiliser notre masque, pulvériserons notre nous pour qu'il redevienne un simple je. Et sans plus penser à cette étranger soirée, nous nous endormirons à notre tour - mais pas pour l'éternité.

[Fin du RP]
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Evan
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Lun 13 Mar 2017 - 15:06





Aventure indomptable.
With Eurydice


LA mutuel.

***
J'avais rencontré la belle brune par hasard. A Poudlard. Puis elle était de ma maison, du coup, on avait fait un peu connaissance. De là était née une discussion sur la magie et ce que pourrait apporter l'exploration du monde, et l'exercice en règle générale de toute forme de magie. Alors nous avions convenu de nous évader un week-end, histoire d'arpenter un bout de terre et de magie ensemble.  Et l'on verrait bien ce qui découlerait de cette journée...

***

L'hiver n'existerait bientôt plus que dans les souvenirs. Déjà, le printemps se profilait et cela se ressentait. Les températures étaient plus douces, et quand le vent était de sortie ailleurs, c'était d'autant plus agréable de se promener. La Grande-Bretagne flottait dans cet air entre deux saisons qui était des plus vivifiants. Et les oiseaux eux-mêmes chantaient leur joie à l'idée de cette ère qui posait tendrement ses prémices.

Nous nous étions retrouvés près de Pré-au-Lard, pour pouvoir transplaner librement. Je portais ma longue cape noire dans laquelle j'étais bien enveloppé, vêtu uniquement d'un tee-shirt du même ton en-dessous et d'un jean assorti. Mes deux baguettes avec moi, évidemment. Mes animaux par contre s'étaient retrouvés abandonner pour le coup.

J'avais salué la belle brune en lui tapant une bise bienvenue et l'avait gratifiée d'un grand sourire. Elle dégageait un charme qui devait ne laisser insensible aucun homme, voir aucune femme, dans tout le château. Aussi l'idée de pouvoir passer un peu de temps avec elle était des plus réjouissante, et peu importait ce que nous allions faire. La brève rencontre fut vite remplacé par la suite de notre voyage. Alors après quelques mots de convenances, j'attrapais sa main et nous transplanions.

Irlande, église de Kiltimagh.

Nous étions arrivés près de l'église, souvenir d'une visite passée. Si autant je détestais les moldus, j'étais néanmoins littéralement amoureux des édifices de pierres qu'ils avaient bâtis au fil des siècles. Bien que ça ne m'empêchait pas d'en avoir détruit plusieurs, ils savaient m'apaiser et me donner un autre regard sur le monde.

Le temps était au beaux fixe ici aussi. Dans le ciel, le soleil avait presque toute la place pour étendre ses rayons, quelques rares nuages bas n'empêchant pas qu'il s'approprie la scène comme le Roi. Je lâchais la main de la belle, m'évadant un instant dans ses yeux bleutés qui exprimaient la même douceur que le ciel au-dessus de nous.

- Bien, voilà où nous passerons une partie de la journée ! C'est pas vraiment un cadre romantique, mais c'est un petit coin tranquille. Il n'y a pas des masses d'habitants dans la région, alors on sera libre d'explorer la magie tranquillement !

Après un nouveau sourire, je m'aventurais vers l'édifice écrit par les siècles, invitant la belle à me suivre. On entrait alors à l'intérieur et j'informulais un #Hominum Revelio. Rapidement je sus que nous étions les deux seules personnes vivantes grâce aux deux décharges qui me parvinrent. Tant mieux. Alors je m'arrangeais pour verrouiller la porte d'entrée derrière nous. J'espérais ne pas avoir à tuer de moldus rapidement. Cela ferait désordre. Puis bon, le but n'était pas non plus qu'elle se barre en courant.

Des bancs en bois soigneusement rangés conduisaient jusqu'à l'autel, derrière lequel plusieurs statues de saints sculptés résidaient sous des vitraux étroits. Des arches de pierres qui se dessinaient jusqu'au plafond prenaient toute la longueur de l'église sur les côtés. Je m'avançais vers l'autel avant de me retourner vers la belle.

- Bien, qu'est-ce que tu aimerais savoir ? Apprendre ? Voir ? Sentir ? Que veux-tu découvrir ?
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 14 Mar 2017 - 17:58


Eurydice sut qu'Evan allait lui ouvrir de nouvelles portes. Elle avait ce besoin irrépressible de fuir Londres, sa famille, Poudlard.
Son charmant professeur de métamorphose lui avait proposé une escapade pour se balader dans les tréfonds de la magie.
La serpentard n'avait pas eu le temps de se méfier donnant encore sa confiance à l'inconnu avec qui elle avait longuement discuté.

Tandis qu'elle s'avançait vers pré-au-lard, le vent frôlait des mèches folles dans son cou balayant les angoisses. Elle aperçut sa silhouette au loin toute de noir vêtue. On aurait dit que des ténèbres s'agitaient doucement autour de lui. Elle n'arrivait pas à dire si cela était inquiétant ou excitant * les deux à la fois mon capitaine* lui dit sa conscience.
La petite brune avait troqué son uniforme pour une tunique longue de couleur bleu marine et des bas montant au dessus du genoux comme à son habitude.
Les élans de jovialité se manifestaient rarement alors elle fut agréablement surprise sans en montrer un signe. Ses yeux se promenèrent le visage du presque inconnu qui se tenait devant elle. Il ne manquait pas d'entrain. Elle comptait bien l'accaparer le temps d'un week end ; après tout rien ni personne ne l'avait forcé.

Lorsqu'elle transplana pour la première fois, la sensation chaude de l'autre main fut comme un déclic. Son cœur faillit s'arrêter et une violente nausée la prit de court. Elle ne put s'empêcher d'inspirer et d'expirer plusieurs fois.
*Bon je lui dis que j'ai failli mourir ?*

Il y eut un échange silencieux dans leurs regards où elle en oubliait presque l'instant dans lequel ils se trouvaient tant il était captivant, pour son plus grand désarroi.
Pendant qu'il se dirigeait vers l'Eglise, Eurydice lui glissa ses quelques mots légèrement déboussolée et d'un pas mal assuré :

« Merci de vouloir me tuer avant... »

Il n'avait pas l'air de l'écouter comme si ses pensées erraient dans une autre dimension.
Sa phrase resta suspendue quand le bâtiment lui coupa le souffle, s'imposant dans toute sa splendeur.
Les églises avaient toujours cette vocation religieuse assez terrifiante. Elle n'avait jamais mis les pieds dans l'une d'entre elles de peur de profaner quelque chose. Apparemment il fallait un début à tout.  
Elle prenait enfin conscience. * ça y'est j'ai mis un pied en Irlande* jubila t-elle.

Plutôt distraite par l'environnement, se perdant dans les entrelacs des arches, elle ne fit guère attention à ce qu'il lui racontait. *Attends, du romantisme ? J'ai l'air de sortir d'un conte...?*

« Je veux tout à la fois. Puisque que nous sommes enfermés ici autant en profiter. Je te laisse la liberté de me guider dans la mesure où je ne meurs pas tout de suite. » finit-elle par dire en retroussant ses commissures.
Les cadres scolaires étaient définitivement jetés dehors.
Elle illumina l'endroit à coups de #Incendio, allumant les bougies qui se trouvaient le long des murs de chaque côté. Les taches colorées dansèrent sur le sol.
Si Eurydice ne brillait pas en théorie, elle préférait l'action.

« Je n'ai pas pu y résister. Et puis le noir, très peu pour moi.»

Certes une piètre justification mais cela réchaufferait la froideur de l'édifice.
La jeune femme commença par enlever ses chaussures. Sentir le sol était le plus important pour son équilibre précaire. Des frissons la parcoururent. Elle n'était pas encore complétement à l'aise.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Jeu 16 Mar 2017 - 16:06







Je regardais la belle qui observait notre salle de classe improvisée d'un œil attentif. Peut-être appréciait-elle aussi ces édifices de pierres ? En tout cas elle n'avait pas l'air du tout inquiète pour la suite des événements. Que j'aurais pu vouloir la séquestrer et lui faire des choses inavouables qu'elle ne le verrait pas venir.

Je lui souriais en l'écoutant, appréciant la teinte d'humour derrière ses mots. Elle ne manquait pas de caractère assurément et il fallait bien ça quand on se disait prêt à explorer la magie ! J'espérais bien qu'elle n'allait pas mourir, après si elle s'évanouissait dans mes bras...(Evan => évanouissait / s'évanouir dans les bras d'Evan en un seul mot ?)

Je l'observe ensuite, s'amuser à allumer toutes les bougies qui s'ennuyaient autour, leur donnant l'éclat du soleil pour qu'elles diffusent un peu de chaleur au milieu de la froideur des pierres. Un brin de folie décomplexée dans ses mots. Et je la vois qui enlève ses chaussures, lâchant un sourire un brin amusé. Comme celle éprise d'une liberté que nul autre ne pourrait lui enlever.

- L'obscurité est intéressante, lorsqu'il s'agit de magie... La nuit elle, est belle, les étoiles accompagnent ceux qui dansent à leur bal. Et le feu, quand il se jette à la nuit, est la flamme qui guide à ce sein nourricier. La magie est un océan vaste et complexe. La maitrise vient avec le temps, comme la flamme de la réussite.

Je suis un être insensé. Mais un guide vers les ombres rougeoyantes. Celles qui forment, écrivent, dans le cœur les définitions les plus importantes. Qui nous sommes. Ce que l'on peut ou ne peut pas faire. La Raison, le but. Je levais ma baguette et visais rapidement une des petites statues de pierre derrière l'autel.

- Electrocorpus !

Fragments du Temps se dispersèrent au sol comme un tas de sable emporté par des vents violents. Comme si la statue n'avait jamais existé. Je m'approchais de la belle brune.

- Hum... J'espère que tu n'es pas issue d'une famille moldu croyante... Je n'ai pas vraiment prévu de réparer ce que je pourrais casser aujourd'hui... Tu as déjà lancé ce sortilège ?

Je passais derrière elle, presque corps à corps, et levais son bras qui tenait sa baguette vers l'autel pour qu'elle vise une des autres statues derrière. Je gardais ma main sur son poignet comme pour m'assurer qu'elle ne tremble pas. Je pouvais sentir ses cheveux et respirer ses mèches rebelles.

- Essaie-le. Tu ne feras peut-être pas énormément de dégâts du premier coup, mais c'est un sortilège qui défoule bien... Bien maitrisé, tu peux choisir d'envoyer une petite décharge à quelqu'un où lui lancer un coup de foudre au sens douloureux du terme... Et il y en a bien d'autres amusants à voir ensuite !
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Ven 17 Mar 2017 - 13:42


LA d'evanesco accordé :3




De nouveau cette sensation qui picore sa peau. Drôle de pressentiment.
Quand il parla de la nuit, cela fondit sur sa langue; c'était si délectable. Pourtant, elle n'a jamais été une noctambule. Seulement, il était fascinant.
Elle préférait attendre jusqu'à l'épuisement l'aurore, pour voir le ballet des teintes jetées avec nonchalance sur la toile. *Les flammes sont plutôt dans mes yeux.
Je n'ai pas de temps malheureusement...*

Une conversation invisible s'entamait ; elle n'avait jamais été de nature très loquace.

Quand Evan pulvérisa la statue cela la fit sursauter avec force, ce qui ne l'empêcha pas d'être couverte de frissons. L'Anglaise n'aimait qu'une seule chose: la magie. Elle l'aimait sous toutes ses formes. Néanmoins, elle n'avait expérimenté que des sorts faciles qu'elle avait perfectionnés au fil des années.
Ça c'était brutal. C'est ce moment que choisit le charmant professeur pour briser son silence.
Pendant qu'il se glissait derrière elle ; elle essaya de se détendre mais son corps avait décidé de lui jouer des tours.
Soudain, Eurydice fit volte face et lui attrapa le seul poignet valide avec violence et le renversa. Dans cette position, on avait toujours plus de poigne.

« Recommence encore une fois avec ça et je te tue. »

L'Anglaise en aurait été bien incapable face à lui, à ses années de pratique et d'expérience. Mais sa rage avait déferlé sur lui et son souffle était court. Ses joues rouges trahissaient sa colère jaillissante de toutes ses pores.
Elle finit par le lâcher sèchement et se redressa. Le reste de son discours s'était perdu.
Tout en s'éloignant à pas de fauves elle s’exécuta. Touchée. La famille était plutôt compliquée ces derniers temps et il fallait que cela sorte, que cela se répande.

« #Electrocorpus ! »

Sa voix résonna dans toute l'église. Bien que le résultat ne soit pas encore très concluant ; la tête de la statue avait volé en éclat et des débris jonchaient le sol, fruit de la tempête.
Sortant finalement de sa transe, elle fut très embarrassée et lança à voix basse :

« #Promptus Nebulae »

Des  bribes de brouillard envahirent l'espace s’épaississant de plus en plus rendant l'air lourd de regrets puis elle s'affaissa jusqu'à toucher le sol. La jeune femme excellait dans les sorts où la nature intervenait  car toujours plus proche de celle-ci.
Elle était éreintée par les émotions, par sa magie. S'allongeant à même le sol regardant la brume devenir plus que rubans; la brune s'exprima enfin :

« Je ne suis pas comme ça d'habitude et ce n'était pas une menace. Mhh... C'était impressionnant ce que tu as fait, tout ce sable à mes pieds... »

* c'est bien maintenant tu te transformes en sucre glace... dans le genre lunatique on fait mieux.*
On voyait que les excuses n'étaient pas innées chez elle mais elle faisait vraiment de son mieux.
Elle était encore chamboulée par la magie, le brouillard, Evan... Tout s'entremêlait.
Le froid de la pierre apaisait son être.
Elle l'entendit approcher vers elle; il n'avait pas l'air pressé.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Dim 19 Mar 2017 - 18:10








Je restais près de la belle pour qu'elle prenne confiance et qu'elle se lance. Mais je fus littéralement surpris et prit de court, quand elle se retourna et s'empara de mon poignet libre pour me faire vaciller sur le côté. Je laisse échapper un léger cri de douleur et la fustige du regard. Ses mots m'interpellent et je me passe un instant la main sur le visage pour être sûr d'avoir bien entendu.

"..."

Je me relevais rapidement et j'avais la main crispée sur ma baguette. J'avais comme une envie folle de la brandir sur elle et de lui faire payer cet affront. Si elle savait. Je pouvais la réduite en cendres ou lui faire oublier toute sa vie. Je pourrais la tuer là, tout de suite, et faire disparaître son corps, et personne n'en saurait rien.

Je souffle un bon coup, voyant sur son visage qu'elle semblait réellement en colère. Avais-je dit des mots déplacés ? Etait-ce le contact que j'avais eu avec elle qui l'avait brusquée ? Je décidais de prendre sur moi, mais mon regard gardait les mêmes ténèbres sur elle, qui était partie un peu à l'écart.

Sa voix se répercuta sur les pierres quand elle lança le sortilège. Visiblement toujours sous le coup de la colère, son sort avait  manqué un peu de force. Elle avait tout de même détruit la tête d'une statue. Je restais silencieux comme une ombre. Puis elle fit apparaître un manteau de brume, qui ne tarda pas à s'installer dans une partie de l'église, mais laissant un voile clair près du sol.

Je la vis s'agenouiller. Elle semblait imprévisible, même si je pouvais l'être aussi. Mais je n'étais pas venu ici pour qu'elle joue la petite effrontée.  Je la vis s'allonger. Elle s'excuse finalement. Du moins je juge ses mots ainsi. Elle finit en félicitant mon sort ce qui m'arrache un petit rire.

Alors j'avançais vers elle doucement au milieu du voile qu'elle avait installé. Et j'allais me mettre à côté d'elle, m'allongeant aussi, ne laissant que quelques centimètres entre nous deux. Je gardais ma baguette sur mon torse des fois qu'une nouvelle envie soudaine lui prendrait. Je tournais ma tête face à la sienne avant de lui répondre calmement.

- On peut dire que tu as de la poigne... Mais pour la suite, j'espère que tu ne recommenceras pas... Je peux comprendre que je t'aie brusquée ou mise en colère, bien que j'en ignore la raison. Mais il n'y avait pas dans mes gestes ou mes mots pareilles intentions...

Je laissais un instant mes yeux se perdre dans le brouillard au-dessus de nous. Comme si nous étions sous un banc de nuages et que le reste du monde semblait complètement loin de nous, que rien ne pouvait nous atteindre dans notre petite bulle où nous nous étions réfugiés. Et je reportais mes yeux sur la brune, là, près de moi. Deux êtres que la magie avait réuni.

- Toi aussi tu pourras arriver à un tel résultat, avec un peu d'entrainement. Cela reste un sort exécutable facilement. Si tu veux faire partir ton brouillard, tu peux essayer Eolo Procella comme incantation. Ou on peut aussi attendre qu'il se dissipe de lui-même...

Je continuais de le fixer, ce brin de mystère et de caractère près de moi. Contraste entre la douceur des pierres et le feu de nos actions. Sous le nuage blanc, nous étions deux âmes enveloppées dans un drap à deux visages, l'un de découverte, l'autre d'une attirance électrique.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Mar 21 Mar 2017 - 9:57


Des mots s'entrechoquèrent dans sa tête ; la confusion s'installa. Un corps s'étendit près d'elle l'enveloppant encore une fois. Elle laissa passer cet infime courant électrique et garda les yeux clos. La colère fugace a joué son tour, et s'enfuit maintenant à grandes enjambées.  
La serpentard décelait dans la voix d'Evan une profonde irritation et sentait son regard. Mise à nu.
* Devrais-je faire une prière pour ne pas finir en poussière ?* ironisa-t-elle. Cette pensée lui arracha un sourire en coin. Elle ne savait pas grand chose sur ce qu'il se passait dans son esprit mais elle avait envie de se repaître des moments avec lui.

« Je suis certaine que tes intentions sont louables, enfin je l'espère. Ne parlons plus de famille. Il n'y avait rien de personnel » répondit-elle d'une voix rauque.
Sa main était placé si proche de la sienne, qu'elle l'effleura dans un geste à demi-conscient. Il aurait presque pu sentir son pouls cogner dans son poignet et son sang affluait. Le flot du monde pouvait bien s'arrêter quelques secondes. *Prise au piège ?*

Elle avait tort et elle était enserrée dans un mensonge inavouable. Colère ou frustration qui naissait dans la tension de l'atmosphère, de sa personne qui refusait de se détendre en la présence de cet homme. La situation était personnelle qu'elle le veuille ou non. C'était la première fois qu'elle restait aussi longtemps en compagnie de la même personne. L'ennui ne s'était pourtant pas invité aux portes de l'église.
Son appétit se réveillait, se tortillait, désir endormi. Elle avait terriblement faim mais n'en fit rien savoir. Masque de pierre. Elle avait peur que rien ne puisse la rassasier sans lui donner de hauts le cœur.

« Oui je contrôlerai mieux mes émotions. Je vais attendre et me reposer un peu maintenant. Prochain sort, je tâcherai d'être plus docile » grimaça-t-elle doucement en se mordant la lèvre jusqu'à sentir le goût métallique du sang.* Je veux bien en donner au plus offrant dans un élan de générosité !*
La docilité elle ne la connaissait que trop bien sans que celle-ci n'eut jamais le pouvoir de l'asservir. Elle ne voulait plus être esclave de ses sentiments. C'était cette certitude qui avait mûri au fil des longs étés. Elle était restée au sol dans l'attente des réponses et ses pieds dessinaient des ronds dans le vide. L'impatience ne se retenait pas ; elle s'évacuait.

« Je suis sûre que tu sauras me surprendre.
« Deux questions : Une excursion demain serait-il possible ? J'aimerais vraiment sentir le cœur de l'Irlande au moins une fois. »
dit-elle avec une pointe d'excitation contenue.
Elle voulait fouler l'herbe fraîche et des landes vallonnées. Déjà, l'odeur fictive emplissait ses narines.

Pour l'heure, la brune attendait plus de cette leçon cherchant des réponses.
Puisant dans sa dangereuse témérité elle poursuivit :
« Mais avant qu'est-ce-tu caches cher professeur ? » ajouta-elle accentuant les deux derniers mots en français.
Ce n'était pas qu'un voile mystérieux. Elle avait ce pressentiment d'un destin différent.
Il était loin d'être transparent comme la douceur d'un cours d'eau. Il se faufilait si facilement, insaisissable face à ses interrogations muettes.
Elle ne se serait pas permise une si grande familiarité si elle avait été dans un cadre respectueux, aux peuplades banales. Mais ici, il avait ouvert le champ des possibles.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Mar 21 Mar 2017 - 17:19







Je restais allonger, là, à regarder cette étincelle de beauté, saisissante, par sa froideur qui enveloppait son caractère bien trempé. Rares étaient les personnes qui m'avaient tenu tête verbalement, et toutes avaient gagnés mon respect depuis des années. Là ce n'était pas le cas. Mais sa pointe d'arrogance n'était pas pour me déplaire, s'ajoutant à son charme naturel pour en faire un chant unique plaisant au regard.

Un bref contact eu lieu entre nos deux mains, étrange courant qui passa en moins d'une seconde et qui fit naître un frisson. Je laissais mes yeux scruter son visage, comme gravant ses traits à une encre indélébile à mes yeux, même si elle ne regardait pas vers moi. J'aimais les mystères, et celui qu'elle représentait. Entre l'inaccessible et le désirable, à la frontière étrange où naissait des émotions palpables au cœur des regards de brumes.

Elle m'arracha un sourire en me disant qu'elle allait faire en sorte de mieux se contrôler et qu'elle allait être plus docile. Une pensée me passa l'esprit, mais je préférais la garder pour le moment après la situation qui avait tourné étrangement entre nous. Je restais la tête penchée sur le côté, à l'observer comme la pierre précieuse que je ne voudrais quitter des yeux de peur qu'elle ne disparaisse.

Puis j'écoute ses questions sans ciller. Elles m'amusèrent. La première laissait entrevoir une fin de journée et un lendemain des plus beaux et suffisait à me détendre. Alors que je m'étais attendu à ce qu'elle veuille rentrer le soir même. Sa deuxième me laissa échapper un léger rire. Elle voulait voir ce que je cachais. Je l'embrassais de mon regard, comme lui disant "Tellement de choses que tu ne voudrais pas savoir". Je choisis la voie du sous-entendu avant de lui parler plus sérieusement.

- Je pourrais te surprendre dans bien des domaines tu sais... Pour une excursion demain, complètement ! Ce pays à bien des coins charmants à voir et j'aime la nature. Alors s'y balader avec toi, ça ne peut qu'être un bon moment...

J'avais fini avec un sourire charmeur, loin de la colère que j'avais pu faire passer dans mon regard quelques minutes plus tôt. Je laissais un silence volontairement à la fin de mes mots, j'essayais d'entrevoir d'éventuelles faiblesses, ou alors je cherchais simplement à m'assurer qu'elle n'avait pas dit cela comme une plaisanterie. Je nous imaginais bien parcourir les étendues d'herbes et de roches qui conduisaient jusqu'à des cascades insoupçonnées, où nous balader là où les arbres enfermaient dans un cocon salutaire où tout le reste du monde n'importait plus face à sa beauté frappante à l'excès.

- Ce que je cache...Cela dépend de ce que tu voudrais trouver. De ce que tu voudrais savoir... Et à quel point tu voudrais t'aventurer à me connaître... Pose-moi toutes les questions que tu veux... Je te répondrais...

Semblant de jeu débutait. Plutôt que de me découvrir, je préférais voir jusqu'où elle était prête à aller. Elle devait se douter que moi je n'avais pas de limites. Il me restait à savoir si elle en avait. Si la nature entre nous ne serait que partiellement dévoilée, où si elle pouvait offrir librement toute la splendeur de son ciel étoilé...
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Jeu 23 Mar 2017 - 15:55


« Je ne pratique pas beaucoup de sorts d'attaque. Je ne serais pas contre une autre proposition de ta part. » Sa soif d'apprendre ne s'était pas tarie et  était ce jour-là à son comble ; tout semblait magnifiquement détestable.  Ces mots lui étaient venus naturellement à l'esprit par peur de perdre le fil de ses pensées au fur et à mesure. Une fois débarrassée de ses prérogatives magiques, elle bifurqua sur un autre versant ardu.

Elle préférait quand il n'y avait pas d'enrobages mielleux. C'était du gâchis de l'utiliser avec la jeune femme car elle ne l'appréciait pas à sa juste valeur.
Apparemment il voulait l'embarquer dans un jeu peut être dangereux. La brune se demandait si elle était vraiment capable d'affronter le monstre qui sommeillait en lui. Tout son être criait à l'insatisfaction.
Elle laissa en suspend sa première intervention, et s'intéressa à l'autre qui crissait sur l'esprit.  

« Ce n'est absolument pas une réponse et tu savais exactement ce que je voulais dire Evan. Si j'ouvre une porte ce n'est pas à moitié, c'est entièrement et, à mes risques et périls. Partage un de tes secrets pour commencer, je ne suis pas très perspicace... » répliqua-t-elle ironiquement. Après tout il avait bien préciser que l'étendue était grande. Celle des secrets était la plus suave et fascinante. Cela donnait le pouvoir de briser quelqu'un. Elle n'aurait pu les avoir par la force. La verte et argent ne sautait pas par dessus les limites ayant grandi avec cette rigidité érigée autour d'elle.
Elle n'osait deviner la nature de l'aura qui entourait l'homme avec qui elle avait entreprit ce voyage.

Eurydice n'était définitivement pas habituée à des salves de sourires mais les siens était si … dévastateurs sur elle. Les siens venaient se nicher au creux de son cou.
Tout en se rapprochant de lui elle susurra à son oreille sans une once d'hostilité :
«  Ne prends pas ce ton badin avec moi, il ne te sied guère. »
La solitaire ne savait pas pourquoi ce professeur réussissait à la mettre hors d'elle alors que sa présence avait tout de captivant, de volcanique.

Elle ne gambadait ou ne se baladait jamais. Elle espérait que le ciel serait habillé de gris pour rehausser de jolies teintes de vertes. Si elle voulait sortir le lendemain; c'était à des fins purement personnelles. L'Anglaise n'était pas du genre de celle que l'on enferme, qui sert de décor dans les bas fonds d'un manoir. Elle n'était pas de celle qui avait connu les balades interminables avec des amis, des amours, des hommes, des femmes. Le cœur avait été dévoré, plus de place pour la frivolité.


N'y tenant plus, elle prit un de ces bonbons dans une poche et calma son ardeur tout en fripant l'emballage déchu dans sa main. Celui-ci retomba imperceptiblement jusqu'au sol. Un soupir de contentement s'échappa enfin de sa bouche. Ses envies étaient devenues incontrôlables ces derniers temps, présage d'une mauvaise nouvelle.
Le sucre fondit doucement avec la lenteur des secondes qu'il égrenait. L'attente était insupportable.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Mar 4 Avr 2017 - 18:52








Ses premiers mots s'échappaient en manifestant son envie d'apprendre plus. J'espérais bien d'ailleurs, à mes pensées sinueuses, que si elle avait accepté de m'accompagner, ce n'était pas uniquement pour explorer la magnificence de l'Irlande, bien que sa beauté à elle seule méritait plus d'un voyage. Comme celle de la brune d'ailleurs, je me disais, qu'un seule regard ne saurait m'en apporter toute l'étendue, toute au mieux une bribe, celle qu'elle aurait choisi que j'entrevoie.

Le lendemain déjà, serait une balade aux connotations plus exprimées, un lieu où la Plénitude se marierait à la Contemplation, laissant un champagne aux effluves envoûtantes à l'esprit, en bulles ou le Beau pétillerait et exprimerait sa splendeur.

Un silence s'installa, de lui-même, et je restais à la regarder. J'attendais. Qu'elle écrive la suite à mes paroles.

Ce qui vînt me fit sourire. Elle reprenait son ton autoritaire à la limite de l'arrogance, comme si elle voulait maitriser le jeu. Comme si elle voulait toucher la flamme quitte à s'y brûler plutôt que d'en voir que l'écorce. Pourtant si je faisais tomber cette limite, elle pourrait en venir à me craindre. Mes secrets étaient certainement plus sombres que ses pensées les plus obscures.

Elle apprenait la vie là où j'avais déjà frôlé la mort.

Elle s'était alors approché de moi et me murmura une autre phrase presque provocatrice, qui m'amusa davantage encore. Son tempérament de feu avait quelque chose d'attirant, comme un courant flottant qui happerait à son contact sans pour autant qu'on ne l'aperçoive. Les minutes qui s'enfuyaient seulement, apportaient un semblant de vérité à cet état.

J'assemblais dans ma tête, tout en lui souriant, un bout de mon monde de ténèbres que je pouvais me risquer à lui dévoiler. Au pire, si notre weekend se passait mal, je pourrais toujours lui lancer un Oubliettes, et retirer tout ce qu'elle aurait appris de moi. Elle calma ses ardeurs avec un bonbon, dont elle laissa choir le papier de ses mains qui devait certainement être déçu de n'y être resté plus longtemps prisonnier, par la douceur que je leur imaginais. Sa présence et ses manières m'amusaient et me plaisaient à la fois.

- A tes risques et périls tu me dis... C'est exactement ça... Parfois on veut connaître quelqu'un, mais on fini par ne pas aimer ce que l'on découvre... Tu veux un de mes secrets, voir un peu de mon monde... Très bien !

Je m'étais relevé rapidement. Elle disait ne pas avoir peur, j'allais le vérifier. La brume s'était en grande partie dissipée, estompée aux limite de son éphémère présence. J'informulais mon sort.

- Serpensortia !

Un magnifique serpent noir, aux reflets cuivrés par la lumière de l'église, comme de ceux qui parent les bijoux à la clarté du soleil, sortit silencieusement. Il me regarda. Je le regardais. Je lui sifflais alors sa mission. Ce que je voulais qu'il fasse.

Va sur son ventre mon ami ! Repose toi dessus en boule, mais ne lui fait surtout pas mal !
D'acccccccord


J'observais alors mon nouvel ami, qui alla vers la belle brune, pour se hisser sur son ventre et réussir la mission que je lui avais donné. En moi bouillait l'envie de voir sa réaction. A ses risques et périls elle m'avait dit. J'allais voir quels risques elle acceptait de prendre. Après cela je lui apprendrais d'autres sorts.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Mer 5 Avr 2017 - 15:31


« Cela veut dire que l'on n'aimait que l'illusion de la personne sans avoir déterrée sa vraie nature. »répliqua-t-elle tranchante. L'acier de sa voix faisait des stries sur  la peau de son interlocuteur.
Elle perçut la menace penchée sur son épaule. Elle était faite d'une roche qui avait besoin d'être fendue, broyée pour n'être plus que poussière. Abandon du corps.
Elle se rappela combien sa rigidité avait fait détaler bon nombre de ses camarades.

La jeune femme sentait qu'il allait se découvrir avec la violence d'un orage. Il se releva avec vivacité et lança un sort qui eut l'effet escompté. Il y eut une Discussion mystérieuse aux sonorités lancinantes et la chose se dirigea vers elle, paralysée à sa vue.

Se redressant sur les coudes, elle observait le petit manège de la bête et le regard brûlant de son professeur ; le feu monta à ses joues d'une sourde colère. Elle réussit à peine à la contenir.
Personne ne s'était approchée d'elle de cette manière, révélant sa sensualité. L'espace vital éclata comme une bulle que l'on pique. Ses cheveux en bataille lui donnaient un air féroce.
*Pourquoi faut-il qu'il fasse toujours dans le grandiose ce bougre ?*pensa-t-elle malhonnêtement.

C'était étrange, cette peur délicieuse qui se lovait dans son ventre quand le serpent se glissa sur sa robe. Elle battait fort au rythme de ses respirations.
Sa peau flasque qui ondulait la fascina avec tant de force qu'un sourire se griffonna aux coins de ses lèvres adressé à l'animal et un peu à Lui.
Elle étouffa un soupir.

« C'est un bon début. Si tu pensais que j'allais m'offusquer pour si peu tu t'es trompé »dit-elle d'un air de petite effrontée.

Il avait cédé une partie de lui, qu'elle avait attrapée sans appréhension, qu'elle effleurait du bout de ses doigts. Elle appréciait ce moment où elle sut qu'il lui donnait un morceau de ce qu'il était, des ténèbres qui l'entouraient.
La Serpentard réussit à s'apaiser voyant le reptile tranquille, dardant ses yeux froids comme son cœur. Il semblait repu de ses émotions qui combattaient ses viles pensées.

Elle finit par ajouter promptement et discrètement en guise de remerciement :
« #Flambios »

Une marque enflammée se dessina dans une traînée ardente juste aux dessus des deux corps.
La brune avait songé à lui laisser aussi quelque chose qui lui appartenait dès à présent.
L'Oméga fruit du changement qui s'opérait doucement dans sa vie.
Ce n'était que le commencement de sa renaissance.

« Passons à la suite des réjouissances !» dit-elle faussement enjouée.

« Tu récupères ta bestiole ? »

Elle se voulait détachée comme si sa peur naissante n'avait jamais existé, évaporée en grandes volutes. Son corps engourdi ne demandait qu'à se déchaîner. Elle n'était pas là pour jouir de la fraîcheur de l'endroit ou encore de la compagnie de l'énigmatique professeur aux pensées barricadées. Ce qu'il ne savait pas, c'est que la belle n'avait que faire des écorchures, et des plaies de son âme ; les siennes avaient cicatrisé par la force du temps.
Résignation.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Evan, Mer 12 Avr 2017 - 9:32







Je l'observais avec un sourire de défi sur les lèvres, mais elle ne prit pas peur à la vue du reptile allant sur elle. Elle ne semblait pas la plus sereine du monde, mais elle ne fit aucun geste de panique. Comme un temps aux nuages présents mais immobiles, cachant un peu l'éclat du soleil mais permettant tout de même qu'il brille. Elle laissa le serpent se niché sur elle comme s'il était dans une cavité à température idéale pour qu'il y vive.

Elle reprit son insolence, m'envoyant une nouvelle phrase qui me donnait un peu plus l'envie de lui coller une bonne baffe. Elle ressemblait un peu à Azaël dans mon dernier cours, à me défier à chaque fois qu'elle le pouvait. J'ignorais volontairement sa remarque. Puis, parfaitement calmée, elle fit apparaître une marque enflammée au-dessus de nous, s'appropriant l'air en le consumant à sa nature de feu.

Quelques minutes passèrent, et, comme si c'était elle qui dictait notre journée, elle m'intima qui nous poursuivions l'étalage de sortilèges, me demandant de récupérer mon ami qui glisse. Alors je sifflais à l'animal pour qu'il quitte le ventre de la belle, lui demandant de revenir à moi. Je le remerciais avant de le faire disparaître.

- Bon, voyons autre chose...

Je m'éloignais près de l'autel, lui tournant complètement le dos, et je marchais lentement tout en réfléchissant à quel sort j'allais la faire s'exercer ensuite. Préserver l'intégrité de l'église ma paraissait compromis avec l'usage de certains, aussi j'allais me contenter de lui en montrer des qui n'allaient pas faire s'effondrer le lieu. Bien que la destruction était une de mes spécialités et un passe-temps que je considérais jouissif. Je visais la rangée de bancs qui se trouvait sur ma droite.

- Eolo Procella !

Je créais un léger tourbillon qui souleva les trois premiers bancs, les faisant un instant tourner dans les airs, s'entrechoquant, avant qu'ils ne retombent tels des pierres, lourdement sur le sol pavé. Si j'avais voulu, que j'aurais pu arracher bien des icônes du lieu avec, ce sortilège pouvant devenir particulièrement puissant. Mais l'idée était qu'elle en voit au moins la forme la plus douce.

- Tu peux essayer ce sort. Sous sa plus petite forme tu peux repousser sur quelques mètres un élément devant toi, ou une personne. A grande puissance, tu peux créer un tourbillon capable de balancer tout ce qui traine sur une surface de plusieurs mètres.

Je me retournais vers elle, lui envoyant un sourire qui se voulait être un défi. De voir comment elle allait arriver à gérer le sort. Elle était aussi instable qu'un orage précédent une tempête, alors je me tenais prêt à agir à toute éventualité.

Une partie de moi espérait qu'elle finisse par échouer, pour la remettre à sa place. Cela serait une bonne leçon pour elle, et calmer son tempérament. Comme jeter de l'eau sur le feu pour baisser l'intensité de ses flammes, et lui montrer qu'il n'était pas la seule force à régner, mais que tout autour pouvait conduire à son échec comme à sa réussite.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Eurydice Wildsmith, Dim 7 Mai 2017 - 19:20


LA d'Evan accordé pour conclure

Cela lui allait à merveille de jouer aux professeurs modèles avec elle qui se souciait apparemment de ne pas faire flamber l'édifice. Elle fut happée par cette envolée de banc créée par un tourbillon. C'était un fracas sublime qu'elle ne manqua de regarder plongée dans une béatitude. C'était si vivant. Eurydice se laissa tenter par un frêle sourire décorant son visage.
Est-ce-que son sourire destructeur masquait de sombres idées ?
Elle se détourna finalement de ces pensées afin de se concentrer pleinement à sa nouvelle tâche.

La formule sortit aisément de sa bouche en fermes syllabes :

« #Eolo Procella ! »

Ses cheveux échevelés s'emportaient dans cette faible rafale.
Elle ne sut exactement ce qui se passa ensuite car l'autel et la croix tombèrent légèrement propulsés. Elle-même eut l'air de se transformer en tourbillon intérieur. Les sensations étaient grisantes, beaucoup plus que le sort précédent, impulsion de la colère.
Celui ci était presque voluptueux sur son corps.
La nature faisait partie intégrante de ce qu'elle était. Elle n'existait pas sans elle comme deux choses qui se complètent.
La brune était un peu essoufflée et alla s'asseoir sur un banc intact, laissant retomber sa nuque en arrière. Les moldus devaient vraiment être aveugles et pauvres de ne pas connaître le feu dévastateur de la magie. Cela lui calcinait chaque vaisseau de son corps, chacune de ses cellules.

« Il faudrait que je fasse mieux dans un désert »

Perfectionniste.
Elle ne put s'empêcher d'imaginer tout ce sable dans les airs et sa peau cramant au soleil, la transpiration dégoulinante, et cette soif ne pouvait être étanchée.
La jeune fille se rendit tout simplement compte qu'elle était épuisée par cette église, par l'Irlande, qu'elle voulait sentir la pluie battante sur son visage.

« J'aimerais bien rentrer, mes jambes ne me portent plus.
Merci pour ce cours improvisé »
dit-elle avec un calme éteint.

Les mots étaient superflus et les blancs se comblaient naturellement.
Il s'avança vers elle sans dire un mot et en lui prenant la main; ils transplanèrent. Il devait sans doute être déçu mais ce fut bref et intense. Il lui avait donné l'avant goût de cette île qu'elle s'empresserait de parcourir. Un autre jour.
Retour à la case départ ? Non, elle ne serait plus jamais la même qu'hier.

FIN DU RP
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