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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: A l'étranger
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Des Mages Noirs à Kiltimagh
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Megan K. Hayajân
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Megan K. Hayajân, Sam 7 Oct 2017 - 9:39


Post Unique
Transition de Tina à Megan

____________________


C'est une lettre - une simple lettre. Quelques mots tracés sur un parchemin passé. Rien d'affolant. Des baisers, des bonnes nouvelles. La naissance d'une petite fille. Une famille italienne comblée - tout va pour le mieux. On oublie les ombres, en ne prends que la joie du présent. Pour se raccrocher à ça, plus tard, trop tard. La lettre se termine sur une trace de rouge-à-lèvres, une signature en pattes de mouche. Je la relis une dernière fois, pour le plaisir. Je perçois presque le parfum de ma mère. Aeden sera-t-il ainsi placé comme coupable, meurtris par des regrets ? De ne pas avoir assez aimé, de ne pas avoir parlé ? Je ne lui ai jamais dit je t'aime. Me le dira-t-il, lui, s'il le pense vraiment ? Ce petit n'aura pas de père. Moi j'en ai eu deux.

La lettre évoquait l'un deux. Le beau, le grand. L'italien irrésistible, la fleur de l'âge, que dis-je, la fleur aux dents. Le père aux jumeaux, tenant fils et l'autre, bras et bras, sourire à crever sur la photographie animée. On le voit danser quelques pas, sans lâcher les bébés. Si le son se joignait à la magie, je pourrais entendre son rire. C'est presque tout ce dont je me souviens - son rire. J'avais huit ans quand mon deuxième papa a prit la relève. Un père et un oncle. Violent - pas avec moi - mais qui l'était pour les autres, en bonne vipère, toujours dans la menace et la douleur. Être sa fille, c'était être celle du diable. J'avais accepté l'idée et m'étais laissée aspirer par le Mal ; hors de question qu'Aeden soit absorbé par l'Obscure.

C'est une lettre - une simple lettre. Pleine de mots d'amours que l'on ne m'a jamais dit. Que je n'ai même jamais entendu. Les Hommes ont-il perdu leur capacité à aimer ? Le temps aurait-il tout arraché ?
On frappe à la porte. Je range la lettre dans la porte arrière de mon jean. Quelque chose se noue dans mon ventre.

- Tina ... ? Léon pousse la porte du pied, entre. Il a dans les bras mon fils. Les valises sont prêtes. Je peux te rendre Aeden le temps que j'enfile mes chaussures ?

Je fais oui de la tête, tends les bras. Le bébé se love contre moi, mais ne dort pas. Ses grands yeux sont bien ouverts, fixés sur mon visage. Je l'embrasse sur le front. Je fais quelques pas dans la chambre que j'occupe. C'était déjà la mienne, autrefois. Quand je vivais ici, au manoir familial des Boccini, où s'est installé Léon après la mort de notre oncle. Mort accidentelle, bien entendue. J'ai brisé sa nuque. Sans faire exprès. Rire ironique refoulé, caresse sur la tête du petit. J'aimerais, plus tard, pouvoir lui dire que j'ai toujours suivit le bon chemin. A défaut de cela, je lui dirais qu'après sa naissance, j'ai changé de ligne directrice. Je n'ai plus qu'un petit, tout petit truc à régler.

Finalement, je ferme la fenêtre, quitte la chambre et descends au salon. J'ai horreur des escaliers quand j'ai le bébé dans les bras. Léon est assit sur le canapé, il finit de lasser ses chaussures, puis il me sourit.

- Tu es sure que nous faisons ce qu'il y a à faire ? Après tout, tu n'as pas vu cette gamine depuis huit ans.
- Tu sais bien que je suis la protectrice du peuple, mon frère. Megan mérite d'être aidée.

Megan. Tout tourne autour d'elle, ces derniers jours. Tout ce que nous préparons, avec acharnement, est repoussé. J'ai reçu une lettre. Une simple lettre. Mais pas d'amour, cette fois. Et je n'ai pas aimé ce que j'ai lu. Léon hausse les épaules.

- Je disais ça pour toi. Tu m'avais dit que tu voulais plus avoir à tuer personne, rapport au bébé. T'as même quitté les mangemorts pour ça, j'pensais que tu te tiendrais à ça.
- Ferme-la. Je sais ce que je fais.

Ou pas, d'ailleurs. Je sors du manoir, Léon et les valises sur les talons. Les mots de la lettre me reviennent en tête. Je suis désolée,
j'ai simplement quelques problèmes à gérer. C'mon père. Ce fumier est revenu, il s'en prends à ma mère. Il campe vers chez Lily, il croit que je vais rentrer. Il a pas comprit le truc de la magie, 'l sait pas qu'j'suis dans une école. Il a dit qu'il voulait m'faire brûler vive.
Des horreurs du genre. Je préférerais qu'il soit mort. Je le voudrais de tout mon coeur.
Je me fends d'un sourire triste. Elle était tombée sur le génie des voeux - tu le veux mort, Megan ? Il sera mort.

J'avais rencontré cette gamine lors de mon premier tour du monde - j'aidais alors des gamins de moldus à se préparer à Poudlard contre un logis et un repas chaud. J'avais profité des deux, chez les O'Connell. Megan était paumée - déchirée. Elle se sentait moldue, avait pourtant des pouvoirs. Pendant plusieurs semaines, j'avais aiguillé la môme. Et comme je m'étais farouchement prit d'affection pour elle - et que l'inverse était vrai aussi, on s'était écrit. Tout aurait été différent, si je n'avais pas croisé sa route en Irlande. Différent pour elle.

- Ton bras, Tina.

J'obéis mécaniquement, et nous transplanons tous les trois. Irlande de l'ouest, pluie violente, le petit que je protège pleure malgré le bouclier que je lui fais de mon corps. Léon et moi échangeons un regard, puis rabattons nos capuches avant d'avancer dans l'orage, sombres silhouettes traversant les champs.

Pourquoi moi ? Pourquoi me suis-je toujours sentie investie d'une mission divine de justice ? Pourquoi ai-je toujours aimé jouer les robin des bois meurtriers, tuant les méchants pour soulager les gentils ? Pourquoi volais-je aussi bien des vies sans savoir profiter de la mienne ? Pourquoi avais-je décidé que tout finirait ici, ce soir, que le mythe se fendrait dans cette nuit humide de septembre ? Je ne pouvais pas parler l'impulsion, d'illumination ou de savoir inconnu et mystérieux. Il fallait que ce soit ainsi. Pour Aeden. Pour moi. Pour Léon. Pour la famille que j'allais construire pierre après pierre. Loin des hommes.

Fendant la bruine, je trouvais une chaumière battue par le vent. Je toquais. Après quelques minutes de flottement, une vieille femme en robe de chambre m'ouvrit.

- Val... Valentina ?

Je saluais la vieille.

- Bonsoir, Lily. Je sais que Megan n'est pas ici - ne me regardez pas comme ça.

Elle ouvrit plus grand sa porte, nous invitant tous deux à entrer. Léon garda son capuchon - préférant cacher ses cicatrices et ses grands yeux noirs comme la mort. On aurait pu croire qu'il cachait une faux sous sa robe de sorcier. Il baisse respectueusement la tête tandis que Lily nous conduisait à la petite cuisine, préparant rapidement du thé dans un silence pesant. Nous nous sentions presque ambassadeurs d'une mission macabre. Des tueurs à gage.

Avec précaution, j'expliquais à la grand-mère de Megan que j'avais quelques petites choses à faire cette nuit et que j'apprécierais beaucoup qu'elle garde mon fils. Elle accepta, un peu pantelante, cherchant à savoir à demi-mot ce que je comptais faire. Je lui répondit en deux mots bien entiers ; Tuer Caleb. Le père de Megan.
Et dans la nuit profonde nous nous sommes enfoncés.

N'espérez pas de suite. Pas tout de suite. Je ne saurais vous la raconter vraiment - une part de moi, la petite part de lumière, pense que Megan le fera mieux que moi. Car à des centaines de kilomètres de là, dans le château de Poudlard, une jeune fille aux boucles brunes attendait une lettre de ma part - une simple lettre.
Qui n'arriverait jamais.




C'était une nuit banale - parfaitement banale. Tout était là ; les draps tièdes, la nuit silencieuse; les ronflements réguliers de la rouquine d'à côté. Du vide partout. Et au milieu de ce décor impeccable, Megan se tient la tête, le regard vide. Elle n'arrive pas à s'éloigner de la fenêtre, essayant de distinguer parmi les étoiles le vol d'une chouette. Pourquoi le courrier ne lui parvient-il pas ? Pourquoi son modèle, son mentor ne donne-t-elle pas de réponse ? Ce n'était qu'une lettre - une simple lettre, envoyée dans la frustration et la colère. La jeune sorcière ne pensait pas la moitié de ce qu'elle avait écrit. Comme d'habitude, elle s'était laissée guider par ce qu'elle pensait être une réaction normale. A trop suivre les codes, elle avait fait une bêtise. Et elle le sentait au fond d'elle, elle ne pourrait pas la réparer. Elle aurait du s'en douter, à force de trop se plaindre, elle avait lassée Valentina. L'Italienne lui pardonnerait-elle ? Megan alluma sa clope, tirant sur le démon d'un geste lâche. Ses camarades dormaient paisiblement, et les détecteurs de fumée n'existaient pas chez les sorciers. Elle pouvait se laisser bercer sans se poser de questions. N'est-ce pas ?

Mais des questions, Megan, seize ans à peine, en avait des centaines. Que pouvait-elle faire pour se rattraper ? Pour corriger ses centaines de remords ? Comment pourrait-elle annoncer à sa grand-mère que leur amie ne voulait plus leur parler ? Lily accepterait-elle toujours Meg à la maison en apprennant qu'elle avait craché leurs secrets de famille sur du papier ?

Alors qu'elle s'endormait, sur le rebord de la fenêtre, son père rendait son dernier souffle. Et Valentina s'éloignait dans la nuit. Ce n'était plus une simple lettre.

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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 40, Mer 18 Oct 2017 - 0:22


[PV] w/Megan K. Hayajân


Sa conscience a perçue des pleurs.
Des pleurs d’âme.
Peut-être cette perception s’est-elle faite car son propre cœur connaît cet état. Etat de déréliction sentimental. Etat de perdition. Etat d’abandon. Une détresse des sens et du cœur que ce dernier n’avait pas ressenti depuis un Oubliette, au fond d’un puit de verdure abandonné.

Un ruisseau, des étoiles, 28.
Souvenir encore récent, bien que lointain. Ou bien lointain, alors que récent ? Les souvenirs se mélangent, s’arrangent entre eux. Ni conscience ni lucidité pour agencer quoique ce soit dans cet état. Un fait avéré : 40 a toujours vécu ainsi. Etats d’âmes par des perturbations de ses alentours. Des mouvements contraires à la chute des atomes. Des fils qui vibrent peut-être un peu trop fort, alors qu’ils ne le devraient pas. Des perturbations dans les âmes et des cris muets dans les cœurs.

Ce sont sous ces pensées-là, que ce matricule adresse une lettre à une Enfant. Enfant connu de sa personne, de par son lien avec Valentina. Lointain, ça aussi. Mais, c’est le sujet d’une lettre, que sa main lui envoya. Une lettre donnant un lieu de rendez-vous : celui-là même où son corps se trouvait. Et une phrase, accompagnée d’un nom : » Je connais Valentina Boccini ». Un piège. Un appât pour la jeune âme qu’il sentait molle, à la dérive. Petite feuille qui dodeline le long d’un ruisseau, d’une impassibilité insipide aux moindres renversements, gouttes ou perturbations.

Quelque chose d’intriguant. De vibrant, presque.

Ne pas trop savoir pourquoi, on s’y intéresse. Juste, une envie, peut-être… Parce qu’il y a une impression de familiarité. L’impression que, peut-être, une influence sur cette jeune âme est possible. Avoir l’impression de renverser les rôles, opérer un renversement, une sorte de révolution des positions. Ne plus être celui, perdu, en état de faiblesse. Ou, si, l’être toujours un peu, mais assumer davantage d’être un Juste. De montrer qu’on peut être là, pour toutes ces âmes en peine.

Attendre, assit sur un rocher presque éventré. Attendre dans ces lieux probablement familiers pour l’âme à venir. Attendre et ne pas trop savoir quoi espérer. Attendre et savoir, ce qu’il faudra raconter, le moment voulu.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Megan K. Hayajân, Mer 18 Oct 2017 - 21:26


/me te lèche la joue

____________________


Des mots jetés à travers l'espace. Des mots désarticulés, à en perdre leurs sens. Des mots sanglants, des mots violents. Des mots qui arrachent cette adolescente de son fauteuil, la font se meurtrir d'angoisse. Des mots qui la précipite loin de sa réalité consciente, dans des souvenirs aussi brefs que des lettres. Des mots qui s'éparpillent, se rejoignent, forment une phrase. Des mots qui se constellent de larmes à la relecture. Des mots qui font devenir bleue, et verte, et blanche. Des mots qui se vomissent seuls, s'étranglent dans la gorge. Des mots prononcés à voix haute, plusieurs fois, pour être sure de leur réalité. Des mots qui font ;

« - Je connais Valentina Boccini. Et sur un autre ton. Je connais Valentina Boccini. » et même quand les tonalités s'enchaînent, des mots qui font trembler le coeur.

Des mots pour n'importe qui. Mais pour Megan, des mots qui renversent. Ce nom tant prié, tant crié, a en s'en brûler les poumons, à s'en empoisonner l'oxygène. A force de les souffler, ils perdent leur texture. Les lettres se déforment, deviennent des amas de syllabes sans chaire. Les laisser s'arrondir, s'entremêler, pour ne former qu'une invitation. Megan ne réfléchit pas. Elle a l'heure, la date, le lieu. Elle enfile une paire de bottes, une cape et s'échappe par la fenêtre de la salle-de-bain. Elle était chez sa grand-mère; l'émetteur devait le savoir. Kiltimagh, c'est pas loin. Tout près, même, trois ou quatre bornes. En vélo, du rien du tout. Meg y est vite. Tremble. Elle ne peut pas s'empêcher d'espérer que l'italienne soit là. Elle sait que non. Elle le sait, hein. Mais elle espère quand même.

Sur la route, y a un rocher. Puis sur le rocher, une ombre. Un masque. Des ténèbres englouties. Megan a peur. Elle ne sait pas pourquoi. Elle n'a pas peur des masques, pas plus que du noir. C'est la peur des autres, qui l'a contaminée. On lui a toujours dit, les gens masqués sont méchants, tu dois avoir peur d'eux. Alors par convention, pour faire bonne figure, Megan a peur. Elle baisse la tête, se tortille les mains. Pis elle est polie, Megan. Alors elle parle la première.

« - Bonsoir Monsieur... enfin ou Madame. J'vois pas trop avec le masque et tout... Bonsoir quand même. »

C'est pas vulgaire, pas provocateur. Un peu naïf. Poli et innocent. Parce que Megan, elle peut pas voir quelqu'un et discuter ou même se faire assassiner, sans dire bonjour avant. Mamie serait pas contente.

« - Dîtes, vous connaissez vraiment Tin... Miss Boccini ? »


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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 40, Ven 20 Oct 2017 - 21:01


/me te lèche la jouuuuueee


L’attente ne fut pas longue, et s’étira tout à la fois, le long de la fuite du temps. C’était une attente dans l’appréhension. Du « que faire ? » à venir. Car demander audience auprès d’une des anciennes protégées de 28 est une chose, faire semblant de reprendre le flambeau à sa suite en est une autre. Car cette Ombre, cette Ombre sous le masque d’argile… Ce fut elle, qui effaça 28 de Valentina. Qui laissa partir l’ombre pour que le cœur trouve son repos et son salut dans l’éducation et l’amour de son fils. Et depuis ce jour-là, ce jour d’oubli où les étoiles dans le ruisseau se sont mises à pleurer, Valentina s’est évanouie. Dans l’air, tout simplement. Toute trace fut recouverte. Disparue. Et en son cœur lourd, ce matricule sait que la rencontre d’oubli était la dernière. Et cette simple pensée est insupportable. Ce fut déchirant. Pourquoi ? Comment ? Les sentiments sont étranges. Dur de les imposer ou de les contraindre. Ils font la loi, assiège le cœur, l’âme et l’esprit, et tiennent la place forte jusqu’à la déréliction complète de la lucidité.

Voilà à quoi s’est occupé l’esprit de ce matricule en attendant la protégée. Megan. Megan et ses sonorités antiques du golfe persique et ses mystères. Megan et ce mystère dans l’existence. Dire connaître Valentina Boccini, mais ne pas avoir écrit sa biographie pour autant. Juste, un rapprochement des âmes et des atomes, à un moment donné de leur chronologie respective. Percussion forte des atomes, mais ça, on ne peut jamais véritablement le prévoir.

L’Enfant approche. La reconnaître pour l’avoir déjà vue. De loin, de près, en connaissance et en conscience. Et puis, il n’y a que deux êtres, à cet endroit de rendez-vous, à cette heure-là. Ça défie la coïncidence.

« - Bonsoir. »

Une simple parole, en courant d’air. Protocolaire, pas d’attardement. Observer l’embarras, se demander si l’Enfant a du mal à se conformer aux règles, au système établi…Toujours penser à l’Idéal, après aux êtres. Son fort côté robespierriste qui l’accompagne à chaque instant dans la réalisation de son Devenir.

« - Oui. »

Court, aussi. Simplement dans le constat. Aussi, surtout, parce que ses mots ne sont jamais mensongers. Un des principes fondamentaux qui régissent son existence.

« - Approche, parlons. D’elle, Poudlard, la vie, toi. Invitation à l’écoute. Questions ? Après, je te raconterai une histoire. Une histoire du monde à venir. » Invitation au partage.

Se rasseoir sur le rocher, air détendu, d’extérieur. Car si les mots ne mentent pas, le corps, lui, est une vitrine. Vitrine nébuleuse, sans genre, sans sexe, sans distinctions particulière. Une posture invitant simplement à expulser la tension en expirant, ainsi que les mots qui peuvent éteindre les curiosités.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Megan K. Hayajân, Dim 22 Oct 2017 - 15:13


____________________


Il n'y a qu'une ombre au tableau ; son absence. Depuis que son sourire-soleil n'est plus, c'est du vide et du vide, des morceaux d'existences qui sont plongés dans les ténèbres. Elle aimerait bien retrouver un peu de lumière, Megan. Se fabriquer une torche bien à elle, qui ne dépende pas des autres. Mais c'est un être humain. Elle déteste cette idée mais c'est un fait incontestable. Et le propre de l'Homme, outre sa nature déficiente, c'est d'être incontestablement lié à autrui. Les Autres sont le sol sur lequel on marche, l'air que l'on inspire. Cet air poison qui nous tue à petit feu jusqu'à ce qu'au bout de soixante dix, quatre vingts ans, le poison nous achève. L'oxygène aura finit sa brûlure, oxydé toutes nos cellules. Et ça, on le voit pas. Que ce qu'on respire nous tue.

La Finitude. Une véritable obsession, chez Megan. La violence de la mort et de sa propre perte. Elle ne voit pas en le décès des autres le départ d'un proche mais le lourd poids des années qui pèse déjà sur ses jeunes épaules. Combien de temps avant qu'elle ne se flétrisse, ne ressemble plus qu'à un vieux torchon ? Combien de temps avant que sa mémoire ne défaille, que ça voix ne chevrote ? L'adolescente se perds dans ses considérations métaphysiques, suivant le pas du Mangemort sans y penser vraiment. Un ballet invisible, une valse de fantômes. Elle ne sait pas qu'il est son partenaire adoré, chéri. Elle ne le voit pas derrière son masque.

« - Approche, parlons. D’elle, Poudlard, la vie, toi. Questions ? Après, je te raconterai une histoire. Une histoire du monde à venir. »

Megan se penche un peu, effleure du doigt un pan de cape de cet autre effrayant et attirant.

« - Vous êtes qui ? J'veux dire, pas votre nom... mais... fin... Vous vous définissez comment ? Une pause. Moi c'est Megan, si ça vous intéresse. »

De nouveau, l'adolescente se tortille, hésite dans sa façon de s'adresser à ce démon-pêché au goût d'aventure. Elle voudrait le voir nu - par pour l'hormonale satisfaction, mais pour la beauté du corps des âmes. Elle se comprends dans sa contradiction; aime à voir les gens sans leurs atours; que cache le mage derrière le masque ? Elle est intriguée.

« - Je vous écoute. »

Megan se faisait obéissante, âne dompté par une force invisible. C'était sans le vouloir son esprit tout entier qui était attiré par cet étranger de lumière. Avait-elle trouvé sa torche ?
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 40, Mar 24 Oct 2017 - 19:50



Observer l’approche dans une distance que l’on aurait souhaitée plus lointaine. Mais, impossibilité de se détacher. Ou d’oublier. Simplement un laisser-aller dans la tourbière des sentiments. L’image de 28 ne s’efface pas. Pas de désir de cela. Mais elle reste dans un coin de l’esprit. Et le quotidien prend le pas. Et les événements s’enchaînent. Etre détaché de tout non pas par nécessité mais par flemme de vouloir ressentir quoique ce soit. Peur de cette violence des sentiments. Peur qui pousse à habiter un masque.

Une déglutition.
S’écarter de ses pensées. Se détacher pour maintenir une concentration sur la présence actuelle. Ce fil d’araignée d’une fadeur de rose imagée. Comme une perception onirique om l’on ne perçoit que l’idée, mais pas les couleurs. Observer l’être, son approche presque sans crainte. En sourire, presque, de cette attirance. Ne pas brusquer. Attendre, simplement, tranquille. Détente des êtres sans amollir les corps, simplement les cœurs.

« - Enchanté.e, Megan. Je suis 40. Mangemort. Tu as sûrement déjà dû entendre parler de nous. »

Voix d’une douceur sans timbre. Toujours cette même tranquillité de ruisseau, un après-midi d’été, sous l’ombre d’un arbre aux feuilles généreuse.
Là, feuille toute aussi tranquille, perdue entre l’arbre et le ruisseau.

Comme ce fut appris…
Ne reste qu’une poussée.
Ne pas forcer la Nature, mais, au contraire, l’épouser, quitte à devancer ses desseins. Se rendre maître et possesseur de la Nature, pas vrai ? Faire corps vivant, faire corps agissant. Donner soi-même la dynamique au monde en étant soi-même une force dynamique.

Et c’est ce ballet des êtres, qui créer les émotions.

« - C’est une histoire d’amour. Ou plutôt, une histoire sur l’amour. Cette force merveilleuse qui permet la Création. Comme toi. Tu es une création d’atomes, de poussières. Tu es une image consciente. Un être dans toutes ses imperfections et son mystère. Tu vis, mais existes-tu ? Les êtres ont des besoins. L’un des plus troublants est celui de combler un vide intérieur. Avoir l’impression d’exister dans le monde. Devenir soi, par le biais de la construction. »

Une pause. Un vent, qui passe. Doucement, une caresse de velours sur les herbes, les roches, les vivants.

« - Ne plus être apathique dans le monde. Ne plus être un passant, un passif. Méduse se laissant porter par les courants. Mais agir de soi, pour soi, avec soi. Dans une communion de ton corps, de ton esprit, de ton âme, de ton cœur. Comme l’a fait Valentina Boccini avant toi. Son être a créé. Sauvé. Bâti. S’est battu pour permettre à des Enfants, comme toi, de vivre dans un monde plus juste. Elle est, Juste. Tu pourrais l’être, toi aussi Megan. »

Fin du souffle.
Pour le moment.

Le regard qui se trouvait dans le vague au moment de la douce narration, se détourne de l’horizon pour revenir sur le visage à son côté. Le visage pour l’instant humble, apathique, obéissant. Un visage qui pourrait faire germer de nouvelles expressions, tout comme la terre est fertile en germinations.
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Megan K. Hayajân
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Megan K. Hayajân, Mer 25 Oct 2017 - 13:31


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Mangemort 40. Megan essaye de retenir ce nom. Elle a comme l'impression que cette ombre est importante, qu'elle peut lui apporter ce qui lui manque de raison. Un numéro ne fera pas d'elle une sorcière mais si cette torche de lumière pouvait éclairer son chemin de la connaissance, elle se laisserait modeler sans lutter. Parce que Megan était un bout de pâte-à-sel que l'on travaille du bout des doigts, du bout des mots. Elle n'a pas de volonté propre, aime à se faire aspirer par les courants de l'existence. Elle n'est pas fixe, juste un morceau de laine enroulée sur elle-même que l'on tire de chaque côté. Megan n'aime pas choisir; elle préfère être tirée là où on veut d'elle. Et 40 a l'air d'être un ami. Le tremble face aux mangemorts chanté par les grandes personnes ne lui semble que très lointain. Elle a peur oui, mais c'est continue. Ce n'est pas seulement l'ombre-torche, c'est les humains en général. Alors ça ne la change pas beaucoup.

Elle se tient debout par la force de sa curiosité. Cet être qui n'a l'air que fruit de la Nature qu'éponge d'émotions et de mots glacés. Elle se sent comme reliée à cet être masqué. Elle ne sait pas que c'est le cas, que tous deux sont unis par l'amour puissant et lumineux d'une femme du passé. Megan est Ignorance et 40 le Pédagogue; mais aucun des deux n'a encore saisit le pourquoi du comment. Le Mangemrot sait sans nul doute qui elle est, ce qu'elle est. Mais Megan reste en retrait, un oisillon caché car tombé du nid. Qui se raccroche à l'inferno.

« - C’est une histoire d’amour. »

Megan ne connait rien à l'amour. L'amour, c'est dans la tête, une connexion des neurones, pas un chambardement du coeur. Ça, ça n'existe pas. Si t'as mal dans le coeur, c'est pas ces papillons de sentiments c'est un infarctus du myocarde. Consulte un médicomage, ok ? Mais elle plonge son regard dans les abysses noires du masque et se laisse envoûter par la voix de 40. Elle a l'impression qu'on la jette dans une pensine, qu'on la lie étroitement à Valentina. Plus étroitement qu'elle ne le voudrait.

Elle se sent piégée, ligotée sans n'avoir aucun lien. Elle est libre de ses mouvements mais toute sa conscience est happée par les mots de plus en plus forts du mangemort. Des mots qui résonnent en elle.

« - Comme l’a fait Valentina Boccini avant toi. Son être a créé. Sauvé. Bâti. S’est battu pour permettre à des Enfants, comme toi, de vivre dans un monde plus juste. Elle est, Juste. Tu pourrais l’être, toi aussi Megan. »

Être... Juste ? Si ce mot lui parlait plus, elle comprendrait qu'être juste, c'est être de l'ombre. Se laisser abreuver par le pédagogue et comprendre l'enfermement des sorciers dans une société malsaine et privée de liberté. Être Juste c'est prendre la torche et brûler les barrières de bois pour laisser filtrer la magie d'à travers le carreau brisé. C'est être soi sans en avoir peur, tous ensemble, tous unis. C'est affronter l'adversité de ceux qui n'ont pas encore compris. Megan ne connait pas encore cela. Contrairement au Mangemort-torche, elle n'a encore jamais eu de colère contre la société.

« - Qu'est-ce que c'est, un Juste ? Comment on devient ça ? Comment Valentina est devenue ça ? Et vous ? ET le monde ? »

Megan veut encore des mots. Elle veut comprendre, s'abreuver de cette connaissance qu'elle n'a pas. Elle ne sait pas que le virus est entrain de passer, sinueux serpent, des lèvres douces de 40 pour rejoindre son esprit en fleur.
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 40, Ven 10 Nov 2017 - 22:59



De sa position d’écoute familière et attentive, prompte à noter les mots, les faire rouler au creux de la langue, les habiter d’une essence de compréhension, ce matricule observe. Les orifices du masque permettent heureusement ce fait et aucun obstacle n’est présent pour obstruer la vue, la parole ou l’ouïe. Autant de perceptions à la fois importantes et primordiales pour quiconque se fait pédagogue. Ne pas s’être institué ainsi par désir éphémère : l’être. Une vocation adoptée en même temps que la robe d’un noir austère et le masque d’un argile immuable. En même temps que cette marque qui orne l’avant-bras gauche. Tout cela : ce sont les signes, à la fois d’une vocation et de la pleine réalisation d’un être, qui trouve dans la construction de son Idéal, dans le combat pour sa Cause, un espoir d’existence.

Doucement, le sourire fleurit sur les lèvres du matricule, sous l’argile. L’Enfant est curieuse. Semble comprendre. Ou, tout du moins, il y a quelque chose en elle qui la pousse à se rapprocher de sa personne, de son idéologie. Quelque chose d’à la fois universel, personnel et atemporel : les Idées. Ça, c’était le moteur de l’existence. Et Megan, la si jeune et innocente Megan, malgré ses apparences de loukoum, semblait l’avoir compris également. Ou, sentis. Quelque chose qui tenait plus de ce que les ignorants appellent « instinct ». En sa qualité de Pédagogue, 40 préfère faire appel à l’esprit humain plutôt qu’à des tendances supposées. Ses mots sont pour l’Evolution. Ses mots sont pour la réflexion. Ils sont le terreau d’un avenir des pensées. Quelque chose à fermenter au creux de son cœur, à laisser bouillir tendrement. Quelque chose qui sera là, toujours, en soi. Donner un moteur d’existence.

Sous le masque, le sourire est doux. Une sorte d’affection qui vient doucement étreindre le cœur de l’Ombre. Une affection par dérivés, car 40 aime 28, et 40 se laisse croire que Megan remplace 28. Quelque part. Peut-être pas formulé ainsi, peut-être pas formulé tout court. Mais ceci demeure présent à l’esprit, et impulse une certaine indulgence, une certaine tendresse dans les mots et les actes. Peut-être. Rien n’était immuable, encore moins le caractère constamment changeant de ce cœur-ouvert.

« - Un Juste est une personne qui se bat pour son Idéal, qui a pour quête l’Absolu. C’est un être qui se dédie tout entier à une Cause supérieure, une Cause de liberté, au point de parfois s’en oublier soi-même. C’est se fondre dans l’Idéal, mais demeurer soi-même outil du Réel. C’est oublier sa condition humaine, tout en restant humainement droit. C’est un être de valeurs et de principe : plaçant l’intégrité, l’individualité en société, le partage et la fin de l’asservissement comme points d’Absolu. Un Juste est, existe, dans le caractère le plus pur, ce qui cristallise l’Existence dans son essence. On devient Juste, à partir du moment où l’on décide de contribuer au bonheur d’une société. Le Juste se place parmi ses contemporains. » Le flot semblait s’écouler, sans contrainte aucune, comme une parole exaltée mais sans cesse tempérée pour que le discours de transmission soit compris, adopté par la jeune fille, et non pas simplement entendu. « - Tu dois faire tienne cette définition. Quels sont tes idéaux Megan ? En as-tu ? Penses-tu que tes idées et ton être profond puissent aspirer à être Juste ? A être semblables à Valentina Boccini ? »

Sentir qu’en tirant sur la corde du nom de Valentina, c’était quelque chose d’intime qui était mis sur le devant de la conversation. Ce n’était pas un partisanat politique, d’un camp cherchant à sonder les âmes et aspirations de la jeunesse… Mais très certainement quelque chose d’autre. Invoquer ce nom donnait au matricule courage et force. Invoquer ce nom, permettrait, d’attirer inexorablement Megan, dans le filet de ses idées.

Alors, seulement, quand elle acceptera, qu’elle comprendra… Là sera le moment de se rétracter, de cesser la séduction.
De ne plus invoquer en vain, le nom d’un de ses idéaux.
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Megan K. Hayajân
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Megan K. Hayajân, Mer 13 Déc 2017 - 17:12


j'te lèche tellement la joue que tu vois pas qu'j'suis en retard. ♥

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Des mots qui sont Justes. Parce que toute une vie passée à s'adapter aux autres ne peut pas chasser la nature d'être en soir. Megan n'est pas socialement adaptée. Elle se refuse à être considérée comme humaine et se cacher derrière les grandes lignes des avis, les grandes prises de position. Elle suit le mouvement pour ne pas avoir à réfléchir par elle même. Peur de se tromper, peur de se fatiguer pour les autres. Elle n'aime personne, ne ressent que du dégoût pour la race à laquelle elle appartient - pourquoi leur donner de l'importance en pensant à eux outre-mesure ?

Pourtant dans cette notion de Juste, Megan trouve aussi la libération. Être un Juste, ce n'est pas être Humain. C'est encore autre chose, une nouvelle dimension dans l'ouverture, un passage dans la Caverne de Platon. Elle s'étends dans l'ombre rongeuse, se mords dans les murs et les morts, s'étrangle dans sa propre noirceur - et d'un coup, d'un seul, le Juste devient la torche brûlante, la lumière finale grande et qui s'élève pour n'être que le soleil d'une terre cramoisie du sang des Autres. Le monde n'est donc plus que cela, Humains à damner, Autres à pulvériser et Justes, Justes qui dansent et qui s'écorchent pour nourrir un autre pont.

Être comme Valentina Boccini. Des idéaux irrationnel. Être cette femme n'aurait d'intérêt que dans la satisfaction personnelle - elle veut être autre chose, être mieux.

« - J'aime pas les Humains, qu'elle dit, doucement. Mais j'crois que j'aime les Justes. Les Autres me veulent, depuis toujours. Mais être Juste, c'est plus moi. »

Elle ne se bat pas, Megan, elle ne sort pas le marteau de pierre pour fracasser les crânes. Elle arpente, Megan, les rues et les esprits. Goûter à son idée c'est s'empoisonner, devenir fou et incontestablement lié à cette pensée ronflante. Elle se tient debout, Megan par la force de la tête mais pas celle des poignets. Elle veut pas de vos muscles, de vos corps.

Elle vous veut Juste ou rien du tout.
Morts.

« - Mes idéaux ? Plus de corps, que des esprits - il y a un homme, vous savez, ça en est pas un. C'est une âme, descendue dans un déguisement, qui se pavane, se tords et se découpe. Il bave sa beauté de tête sur le monde et personne s'y intéresse. Les gens voit que son corps, ils veulent le représenter. Mais c'est pas un beau corps. C'est une belle tête. »
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Re: Des Mages Noirs à Kiltimagh

Message par : Mangemort 40, Mer 10 Jan 2018 - 15:03


Toutes mes excuses pour le retard ! /me te lèche la joue


La réflexion est douce et tangible dans les yeux de l’enfant. Quelque chose qui brasse dans les idées, mais ne pas s’y aventurer. Le livre est ouvert mais semble encore vide, creux. Comme la souche d’un arbre. Il y a toute la place pour les Justes dans ce cœur encore immature par sa vacuité, mais, pourtant, il faut voir au-delà. Un désir mû par une affection d’un autre âge et d’un autre temps qui ne pousse pas à l’embrigadement sans réflexion mais, au contraire, à l’introspection sur soi afin de déterminer qu’elle est la voie que l’on souhaite suivre. Aider autrui à devenir ce qu’il est. Et cet autrui qu’est Megan, est une graine de Juste. Pas de savoir certain là-dessus, mais une croyance inébranlable, comme celle que ce masque entretient avec sa cause, son Maître et ses aspirations. Il y a quelque chose qui reste encore à découvrir dans ce vide. Comme un espace à part. Quelque chose d’intriguant, de secret et de renfermé. Murmures d’un temps ancien.

Et puis, il y a cet autrui murmuré. Cette aspiration qui sort en fluides de pensée. Interrogations. Mais si le devenir semble incertain, le but premier apparaît lucide. Transparent. Ne reste qu’à consolider les bases, consoler l’être au monde pour le porter, supporter, le faire advenir. Etre plus qu’un guide. Etre la main tendue dans le noir, la confiance nécessaire.

« - Faisons une promesse, d’accord Megan ? »

C’est entre 28 et cette description âmeoureuse que s’est bercée la résolution. Retirer le gant noir de la main droite, celle-là même amputée jadis, afin de faire un sacrifice plein et entier de soi à la Cause et son Seigneur. Preuve de confiance, de sa part vers la sienne, en lui dévoilant cette particularité. Premier pas dans cette relation. Première volonté d’un accomplissement.
Doucement, prendre sa main d'asinus dans la sienne, et énoncer au fur et à mesure, un doigt après l’autre, son énoncé : « - Quand tu regarderas ta main, il te faudra penser par échelons. Le pouce, tout d’abord, le plus près de toi, tes proches, l’amour que tu portes aux autres. L’index, celui qui montre, c’est la sagesse. Le majeur, le dirigeant, les décisions difficiles. L’annulaire, le doigt le plus faible, représente la faiblesse. La tienne, intérieure, qu’il te faut accepter petit à petit. Enfin, l’auriculaire qui représente l’humilité. Le fait que l’on n’est rien, toujours perfectible, en construction. Mais que l’on peut devenir ce que l’on est. Que tu peux être Juste, et au-delà. Peux-tu penser à ces valeurs quotidiennement, Megan ? »

Tendre le masque vers le visage d’enfant. Parole en amont, volonté en arrière. Ne pas bouger et espérer ne pas finir en statut de sel.
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