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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Les villages
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Parc de Loutry Ste Chaspoule
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Aysha Brayd
Préfet(e)/Serdaigle
Préfet(e)/Serdaigle

Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Aysha Brayd, Dim 24 Juil 2016 - 15:37


Le père d'Avalone déclara d'une voix calme :

-Bonjour monsieur, je prends la peine de venir vous voir pour vous dire quelque chose d'important. J'ai trouvé votre fille ici présente dans le parc avec ma fille, jusque-là rien de grave me diriez-vous, mais ces deux jeunes filles étaient en possession de baguette magique. Les deux, ma fille avait ma baguette alors qu'elle n'avait pas eu l’autorisation et elle ne l'aura jamais. Et je doute fortement que votre fille ait le droit d'avoir une baguette alors qu'elle n'est pas encore allé à l'école de sorcellerie Poudlard. Et puis même si elle est déjà allée elle n'a pas le droit d’utiliser la magie en dehors de l'école. Je tiens à préciser qu'elles faisaient de la magie dans le parc qui est tout près. Imaginez si un moldu voyait cela, vous et moi auraient le Ministère de la Magie sur le dos. Je ne parle même pas des risque pour elles-même, vue qu'elles ont jamais pratiqué la magie elles auraient pu se faire très mal si un sort se retournait contre elles.
Je tenais à vous en faire part.


Aysha se rendait compte au fur et à mesure que l'homme parlait qu'il avait raison. Sur ce coup là, elles avaient été plutôt inconscientes. Mais ça avait été vraiment drôle, et la fillette y avait gagné une amie. Enfin, il y gagnerait aussi sûrement une très sévère punition. Mike, son beau-père, haussa un sourcil. Il ignorait royalement Aysha, qui osait à peine le regarder. Cette dernière déposa le baguette à ses pieds et murmura :

- Désolée ...

Mais Mike ne releva pas. Après un long silence pensant, il déclara :

- Effectivement, elle n'en avait absolument pas le droit. Et elle sera sévèrement punie. Mais, dites moi ...

Soudain, un éclair sembla s'allumer dans le regard de son beau-père.

- McCartney ? MacCartney, c'est toi ? s'exclama-t-il, un grand sourire aux lèvres.

L'homme le dévisagea.

- C'est moi, Mike McFlynn ! On était ensemble à Serpentard, tu sais ! Ton lit était juste le voisin du mien au dortoir ! Tu te souviens des quatre cents coups qu'on a fait ensemble ?

Soudain, le père d'Avalone afficha un grand sourire et les deux hommes se mirent à échanger rapidement, heureux. Mike ferma la porte sans jeter un regard aux deux fillettes. Aysha s'assit dans les escaliers devant le bureau, sans en revenir. Elle ne savait que dire. Alors comme ça, son beau-père et le père d'Avalone étaient de vieux amis ? Quelle coïncidence ! Aysha savait que Mike avait été réparti à Serpentard, et qu'il n'avait pas refusé car il s'était fait des amis là-bas, dans le train, au moment de sa première année. Mais il n'avait pas du tout le caractère d'un Serpentard, malgré son intelligence. Les deux fillettes ne parlaient pas. De grands éclats de rires résonnaient derrière la cloison. Soudain, la porte du bureau s'ouvrit. Mike en sortit mais il fila tout droit vers la cuisine, sans porter la moindre attention aux eux petites filles. Il revint avec une bouteille d'apéritif et des glaçons et entra à nouveau dans le bureau. Les deux hommes discutèrent bruyamment pendant près d'un quart d'heure. Aysha se décida finalement à dire quelque chose à Avalone, mais elle eut à peine le temps d'ouvrir la bouche que la porte du bureau s'ouvrit en grand. Cette fois, les deux hommes sortirent de la pièce et regardèrent les deux amies. Mike n'avait pas le regard sévère qu'Aysha redoutait. Il affichait une mine enjouée.

- Aysha, tu dois bien comprendre que tu seras sévèrement punie. Mais nous verrons cela plus tard. pour le moment, nous allons aller prévenir ta mère. Nous avons des invités !

Quoi ? Mike donna une grande accolade à Mr. McCartney qui éclata de rire, et tous deux se dirigèrent vers le salon, suivis de près par le frère d'Avalone. Les deux fillettes se regardèrent, incrédules. Aysha se mit soudain à sourire de toutes ses dents. Elle seraient punies, certes, mais elles avaient au moins une soirée de répit. Ces retrouvailles étaient une bonne chose, et elles en profiteraient bien.

C'était la naissance d'une belle amitié.

''Par la suite, Aysha fut privée de sortie et de dessert, ainsi que d'argent de poche, pendant un mois. Elle ne retoucha plus jamais à la baguette de Mike. Mais Avalone devint sa meilleure amie, et toutes deux passèrent toute leur enfance ensemble. L'année de leur 11 ans, Avalone partit à Poudlard, et Aysha à l'Ecole de Magie Ecossaise. Elle perdirent malheureusement contact assez rapidement, toutes deux très occupées. Mais Aysha ne l'oublia jamais. Jamais.''

FIN DE LA PARTIE 1 DU RP. SUITE DANS LE POUDLARD EXPRESS, 6 ANS PLUS TARD.
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Oscar Lewis
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Oscar Lewis, Mer 26 Oct 2016 - 16:11


Musique d'ambiance ^^:
 


Halloween approche à grand-pas, et dans la rue de Loutry St-Chaspoule, un gamin à vélo distribuant des tracts destinés à la soirée du 31 manque de renverser un vieil homme. Celui-ci venait d'apparaître au milieu de l'épais brouillard. Quand l'enfant s'arrêta pour jeter un œil à cette étrange apparition, la silhouette n'était plus là... Un esprit en avance pour Halloween ?

N
on, simplement un sorcier venu passer du temps dans ce village où il se rendait souvent en vacance il fut un temps. Ce sorcier n'était nul autre qu'Archibald O'Graham.

A
l'époque, il se rendait dans ce petit coin tranquille, sa femme embarquant souvent ses neveux et nièces, souhaitant les éloigner des soucis constants de la famille Peverell. Aujourd'hui, la fraîcheur et le brouillard offraient à l'endroit un aspect surnaturel, presque fantomatique.

Dans le parc où se trouvait le sorcier, le temps semblait s'être figé. Archibald avançait lentement sur le chemin de gravier au milieu des arbres, les mains dans les poches de son manteau boutonné jusqu'au col, ne laissant apparaître que son pantalon noir et ses Doc Martens. Les seuls sons produits étaient ceux produits par les graviers qui s'entrechoquait, pas une brise, pas un seul autre son ne venait troublait cette étrange tranquillité. Le ciel était aussi blanc que le brouillard, à moins que celui-ci n'empêche les yeux verts d'Archibald de voir au-dessus des maisons du quartier.

Ses yeux s'arrêtèrent sur l'aire de jeux... Elle qui était restée identique depuis la dernière fois tout ce temps. Tel un vieil homme nostalgique, Archibald se remémora ces moments où ses neveux et nièces s'amusaient sur ce tourniquet, ce toboggan ou cette... Balançoire. L'un de ses deux sièges était occupé par une silhouette féminine aux cheveux noirs. En s'approchant, Archibald aperçut une partie du profil de cette jeune personne. Alors, lentement, il s'assit sur l'autre siège, remuant les chaînes le tenant accroché à la balançoire. Le voilà à coté de sa nièce, Alhena Peverell. Tout les deux étaient assis dans un sens opposé.

" Je ne pensais pas te trouver ici, commença Archibald de sa voix rauque et cette fois-ci plutôt douce, j'ai lu ton interview dans le journal. Félicitation pour tout ce que tu as accompli... "

L
ui, qu'avait-il accompli depuis tout ce temps ? Sa vie s'était arrêté le jour où sa famille s'était envolé. Après, tout n'était qu'illusion. Archibald avait cessé de vivre, il ne faisait que survivre. Plus rien ne le retenait dans ce monde, pas d'amis, pas de famille, si ce n'est les Peverell, pas de rêve. Mais il avait trop de fierté pour s'en aller.
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Alhena Peverell
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Alhena Peverell, Ven 11 Nov 2016 - 20:52


Musique



Comment le justifiez-vous ?

ft Archibald O'Graham/Oscar Lewis
RP Unique


Eh Gamine

Est-ce que tu m'écoutes encore ? Là sur ta balançoire de fer, qui brûle de froid la chair de tes doigts. Est-ce que tu entends encore les macabres mots, les terribles sanglots de la terre, ceux de la mère. Où as-tu laissé l'estime de toi ? Serait-elle en train de danser au milieu des flammes sur les toits ? Enfant des enfers, battue par son père. Tu cherches encore la réponse. Pourquoi ? Qu'est-ce qui fait que dans la pièce où tu te trouves, tes parents devaient y entrer pour accomplir ce spectacle glauque. Puis tes frères, puis la vie, puis le monstre que tu es devenue. Vous gardez la porte de la prison qui séquestre la petite fille au fond de toi.

Les gouttes glissent,
Elles sillonnent ce qui n'a pas l'habitude d'être parcouru,
On dirait une poupée éteinte,
Accrochée fermement à la balançoire,
Assise le regard vide en direction du sol,
La tête qui tambourine

Et de temps en temps,
Le pantin se reveille,
Et un sanglot incertain s'échappe,
Et l'air froid glace cet instant


Le soldat se pose des questions. Est-il maitre ou est-il pion ? Ce jeu de hasard, cet éprouvant bazar. Il vous bouffe en entier, de la tête jusqu'au pied. Il dévore avec acharnement votre coeur, et laisse cruellement vos peurs. Mais il reste les rires, les souvenirs. Et ton front, qui se pose sur la chaine que tu maintiens fermement. Qu'est-il arrivé à la belle et froide jeune femme ? Il ne reste plus qu'une enfant qui fuit les réponses. Fuit son passé. N'affronte pas sa propre histoire. Elle s'échappe quand elle peut. Parce qu'elle n'arrive pas à comprendre. Elle regarde les autres, le passé de chacun. Elle se pose alors des questions. Comment c'est arrivé ? Elle qui été née dans une belle famille. Une sang-pur, avec un manoir, des frères et soeurs, de l'argent qui tombe du ciel, un bel avenir en perspective, des capacités magiques certaines, une beauté non artificielle, un nom peu commun. Et pourtant, quand on creuse un peu plus c'est noir, c'est moisit, pourrit jusqu'à la moelle. Il n'y reste qu'une meurtrière au passé douloureux.

Triste ironie

Le monde s'apprête à mettre son manteau blanc. Halloween s'avance avec des masques qui reflète nos vraies personnalités. On ne se déguise pas, au contraire, on laisse entrevoir notre vrai visage. Rire éphémère, amertume. Puis les secondes s'écoulent avant qu'une voix familière se fasse entendre dans l'esprit. Elle fait tout basculer, elle renvoie en arrière comme une claque qui vous fouette le visage.

Il fait froid à l'intérieur.

Grincement de chaine qui brise le silence.
Le vague
Le flou
Puis tes cordes vocales de tes pensées qui vibrent à nouveau.

Enfance déchiquetée. L'innocence ne se perd pas, elle se prend...

Coeur congelé,
Âme gelée...


Comment le justifiez-vous ?
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Azaël Peverell
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Azaël Peverell, Lun 26 Déc 2016 - 19:33


RP avec 9&1

La nuit tombe, tout doucement. Elle semble prête à t'envelopper dans son épais manteau. Comme pour ne jamais plus te laisser t'échapper. Comme pour mieux étouffer tes maux. Les enfouir, toujours un peu plus, bien profondément. T'empêcher d'être réellement vivant. T'as pété les plombs tout à l'heure. Tu t'es barré, un peu comme un voleur, c'est vrai. L'autre vieille cinglée t'a trop cherché, t'avais plus le courage de la supporter. Un tour de Magicobus, est le problème est réglé. Tu te retrouves juste à te les peler légèrement, parce que l'hiver est arrivé. Mais c'est un peu le cadet de tes soucis. Tu préfères te geler le cul à dormir dehors plutôt que d'avoir à supporter ses reproches plus longtemps.

Habituellement, tu te contentes de fuir dans Londres. Mais là, t'as eu besoin de prendre de la distance. D'aller ailleurs. Alors le premier village paumé t'a paru être une bonne idée. Un petit tour dans le parc et t'es sûr d'être bien installé. Etoiles au dessus de ta tête, prête à veiller sur toi. Tu te sens en sécurité. Presque apaisé. Pourtant, t'es même pas alcoolisé, ni même drogué. T'es juste posé, prêt à observer, prêt à écouter. Tout, le monde, le vent, les étoiles, les feuilles, le ciel, la terre, les arbres. T'as rarement été aussi éveillé. D'ailleurs, en parlant d'arbre, t'en as un beau devant toi.

Il ressemble à un chêne. Enfin, après, t'y connais franchement pas grand chose. Mais il te paraît stylé. Ses branches s'élèvent vers le ciel, semblent le pointer, comme dans une promesse éternelle qui ne peut être violée. Un lien invisible, qui les unit pour toujours. Terre et ciel ne font alors qu'un, liés par les racines de ce temple végétal que rien ne semble pouvoir abattre. Son tronc immense, les rainures de son écorce... Tout en lui inspire une force inébranlable, qui perdure à travers les âges. Tu ne peux t'empêcher de t'en approcher. De poser ta main sur lui. Comme pour sentir battre son coeur et couler sa sève. Sentir la vie en lui. Qu'il puisse te transmettre sa force et sa sagesse. Il doit être sage, vu son diamètre. Il a sûrement des trucs à te raconter, des histoires, sur ce qu'il a vu, sur ce qu'il a vécu, sur ce qu'il sait. Profondément enfoui en lui, il doit avoir des valeurs. Transmises par ses racines, par tout ce qu'elles puisent. Peut être même qu'il a goûté au bonheur, à la joie, et à la douleur en absorbant les larmes que tous les promeneurs ont du laissé couler à son pied.

Tu recules d'un pas, tes pieds crissent sur les feuilles mortes. Les feuilles mortes du vieux chêne. Tu te demandes s'il a froid, à être si nu en plein hiver. Est ce que le vent lui paraît alors un ennemi ? Il fait craquer ses branches, mais il a toujours l'air aussi endormi, comme s'il hibernait. Il ne ressent peut être plus rien finalement. Peut être qu'il est trop vieux. Qu'il en a trop vu, qu'il a trop vécu. Qu'il est blasé. Tu ne sais pas trop quoi en penser, mais tu continues de l'observer.
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Mangemort 91
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mangemort 91, Mar 10 Jan 2017 - 7:41


Toute la nuit ils avaient attendu. Loutry Sainte Chaspoule. Lieu e rendez_vous nocturne où ils aimaient traîner. Parce qu'ici, les gens ne se méfiait pas e ce qui pouvait leur arriver. Et leur mettre le couteau sous la gorge était d'une facilité déconcertante. Village perdu. Semi-sorcier, offrant donc quelques moldu à croquer. Connu pour avoir dans le temps accueilli les Weasley, famille décadente par tous les aspects. Enfin, ils étaient fort mal placé pour en juger. Une famille sur le fil, et une mère plus jeune qu'eux, des pairs multiples pour tant de pères absents, violent, turbulent, décevant. Mais ce soir comme tous les soirs, mais ce soir comme tous les autres, ils avaient fui la ville, venant chercher ici canaille à éduquer, ou enfants sages à encanailler. Occupation quelconques et multiples possibilités. Ils s'étaient assis le dos le long 'un tremble, leur masque à leur côté, observant de coin de l’œil les monstres que les taches de lune entrecoupées des ombres venaient former au sol. Théâtre de marionnettes. Ils tiendraient le rôle de la trique, du bâton que   Guignol abattrait. Ne manquait que le cible à leur obscur projet. Car jusqu'ici, la nuit n'avait pas été porteuse de grand chose. Quelques mots échangés avec matricule Huit-Deuxau détour d'un couloir de Hollow, lui expliquant leur projet de venir se perdre dans les environs. Et depuis, dans les bois du parc, ils attendaient que se montre le petit chaperon imprudent. Ce soir il jouerait au Grand méchant loup. Ce soir, ils oublieraient tout.

Leur prière silencieuse sembla être entendue, car non loin de là, mais tout de même assez éloigné pour ne pas compromettre leur identité, une ombre fine et jeune semblait s’amouracher d'un érable. Arbre sans intérêt si ce n'était pour se napper les lèvres de son délicieux nectar. Il fallait être idiot pour rester planté là, en venir à bout serait sûrement chose facile. Les branches dansantes leur permirent de s'approcher en toute légèreté, discrétion, ombre parmi les ombres. Passant de flaques de noirâtres en taches argentées après avoir rendu à leur visage l'anonymat qui lui était dû. Avec pour objectif de se glisser derrière le jeune homme en toute discrétion. Mais ils s'immobilisèrent quand la brindille fine s'en alla craquer sous leur semelle, attendant une réaction quelconque e la part de leur proie. Hors celle-ci, trop occupée à contempler son arbre, ne sembla pas le remarquer. Froissement de feuille sous ses chaussures obligeant sûrement.

Ils finirent par arriver derrière lui, retenant pour l'instant leur souffle, essayant de ne pas être remarqués. Ils voulaient d'abord voir ce que le jeune homme pouvait bien regarder, car ils doutaient qu'un arbre changent suffisamment rapidement pour que ce soit visible à l’œil nu en une poignée de minutes.  Ils restèrent ainsi, quelques secondes, avant que leur courte patience ne s'épuise, et qu'ils laissent alors aller leur souffle en un soupir assez bruyant pour être sûr d'être entendu, baguette glissée entre leurs doigts au cas où l'autre se montrerait violent. Ils n'avaient pas encore vu son visage, mais aucun doute que pour être assez con pour regarder un arbre, ça ne pouvait qu'être un moldu.

- Fraîche nuit, Réchauffons-la..

Un #Incendio plus tard, L'arbre, pas trop haut, pris rapidement feu, et la fumée commença à s'élever. Doucement. Chassée dans l'autre sens par un #Eolo Procella, Dispersée. De loin elle ne semblait qu'être celle d'un feu de camps entre jeunes du village.  Un rire, et de trois notes chantonnées.

Nous n'irons plus au bois,
Les arbres sont brûlés,
Le grand loup que voilà,
Est là pour te croquer.  
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Mangemort 82
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mangemort 82, Lun 16 Jan 2017 - 18:18


Y a des jours comme ça – heureusement ils étaient rares, où On s’ennuyait, terriblement. À faire les 100 pas dans Hollow Bastion, avec un appétit monstre dans le ventre qui torturait notre âme. À marcher, hop, hop, marcher, marcher, combien de pas ?, sans doute beaucoup. Hop. On visitait les lieux sans y prêter grande attention. Parfois, les mêmes salles repassaient en fond de décor, comme ce même paysage indistinct qui défile dans les films d’animation. Ils repassent, espérant enfin attirer notre regard. En vain.

Notre regard était loin ailleurs. L’ailleurs, le dehors, là où le Monde entier respirait, sentez son corps qui bouge, sensuel… Il nous murmurait, qu’il attendait à l’ombre de nos rêves, qu’On le croque – croquecroque ah ! Ce soir, plus qu’une envie de croquer, celle de laisser une trace. Une trace ensanglantée et indélébile de nos crocs acérées. Jouer du moldus, terroriser des esprits naïfs et égarés dans la nuit, embrigader quelque âme sensible à notre cause… ce soir, cela ne suffisait plus. On voulait un truc Trash, qui casse crash. Comme si le Monde était en verre et que On le marteau allait créer une fissure qui s’étendrait, craquerait, fêlerait, fracasserait l’ensemble dans un bruit d’os brisés.

Un geste sourd, bruyant, percutant. Voilà ce qu’il nous fallait. Et c’est en sachant qu’un événement de ce genre allait bientôt avoir lieu, que notre impatience devenait insistante, insupportable. L’impatience nous gardait prisonnier dans une sorte de marche continue, éternelle. Du mouvement sans liberté. Un manège qui tourne, tourne, tourne dans le vide, et sans passager. Comme ces fantômes qui hantent Poudlard, ou ces lieux. Comme 28… qu’On venait de croiser. Encore. Mystique hallucination de notre esprit. Qui est-elle ? D’où venait-elle ? On l’ignorait. Elle était là, avec On, une danse dans une zone non définie, comprise entre le On et le Nous.

On la laissait s’en aller, sans mots. Rah. Mauvaise humeur. Mauvais goût dans la bouche et 91 qu’On croise, échange de quelques mots. Une sortie. Va chier qu’on grogne, qu’On les laisse partir, de mauvais poil. Mais On se souvenait d’un coup d’une chose. D’un truc. Que 91 nous avait fait. Il n’y avait pas si longtemps de ça et qui, par un heureux hasard, ou pas, remontait soudainement, pour rester coincer, là, dans la gorge.

****

Loutry Ste Chaspoule. Fièvre insomniaque. On découpait la nuit en morceaux qu’On avalait kilomètre par kilomètre. Un mangeur de nuit. Un dévoreur de rêves. Et dans le sommeil brume soudain la nuit fume. Un parc. Des flammes qui jaillissaient, se cambraient pour fouetter le ciel. Fièvre insomniaque devenue fièvre embrasée.

TAC. 91 étaient là, devant un arbre enflammé. Rien à battre. Juste un objectif : 91 et cette mauvaise bile qui nous enrage d’orage. « Ils nous avaient promis de nous filer l’oreille de la Gryffond la dernière fois ! Et ils l'ont donnée enfoirée ! » On criait en percutant 91, comme des enfants, ou des frères prédateurs qui allaient régler leur compte.
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Azaël Peverell
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Azaël Peverell, Mar 31 Jan 2017 - 8:07


L'arbre est beau, fort, fier, majestueux. T'aimes bien le regarder comme ça. Essayer de communiquer par la pensée, même si le résultat n'est pas très concluant. C'est dommage. Parler avec des végétaux, ça pourrait être sympa. Pour voir le monde sous un autre angle. Peut être que si tu lui parles il te répondra. Il a peut être simplement besoin d'entendre réellement ce que tu as à lui demander. Tu te demandes vaguement ce qui pourrait bien servir d'oreilles à un arbre. T'aurais bien dit les feuilles, c'est ce qui semble le plus logique. Mais dans ce cas, en hiver, les arbres sont sourds. Tu ne sais pas si tu en es désolé ou si tu l'envies. Parce que des fois, tu aimerais ne rien entendre de tout ce bruit qui t'entoure. De tous ces gens qui hurlent pour se rendre intéressants.

Tu t'apprêtes à ouvrir la bouche pour parler. Faut bien essayer. Mais un soupir se fait entendre derrière toi. Tu te retournes vivement, pour faire face à un type masqué. Avec un long nez. Et une baguette à la main. Tu fronces légèrement les sourcils. La dernière fois que t'as vu des gens masqués, t'étais complètement bourré, et ils t'avaient demandé de propager leurs idées. Ce que tu n'avais pas fait. Non pas que tu ne les partageais pas, mais t'en as pas tellement eu l'occasion. Et tu ne sais pas trop comment t'y prendre. Tu te demandes vaguement si celui-là est réellement un Mangemort, ou juste un type avec un masque.

- Fraîche nuit, Réchauffons-la..

Les mots à peine prononcés qu'un sort suit directement, en direction de l'arbre. Le bel arbre. Celui avec qui tu avais décidé d'apprendre à communiquer. Et il se met à brûler. Tu regardes le feu gagner les branches plus hautes, noircir le tronc. Ton arbre est en train de partir en fumée. T'es déçu, pas besoin d'essayer de le cacher. Il vient de cramer ton activité de la soirée, c'est quand même pas très sympa. En plus, ça le fait marrer. Et chanter. Ce qui est très bizarre. Et fait légèrement flipper. Tu sors ta baguette à ton tour. Non pas pour attaquer, mais simplement pour te tenir prêt. Il inspire pas vraiment confiance ce type-là. Et plus ça va, plus t'es persuadé que c'est vraiment un Mangemort. T'espères simplement qu'il est pas là pour te demander où t'en es de la "mission" qui t'as été confiée.

- Pourquoi t'as fait ça ? Il était cool cet arbre, t'aurais pu en cramer d'autres !

C'est vrai quoi, il y en a partout, vous êtes dans un parc. Pourquoi il est venu brûler ton élu ? Tu t'en éloignes un peu d'ailleurs. Parce que si tu avais froid un peu plutôt, la torche végétale est un très bon chauffage, et tu commences à avoir un peu trop chaud. Même si, finalement, c'est bien plus agréable. Avant que l'autre ne puisse réellement te répondre, un nouveau type débarque et lui fonce dessus, l'air plutôt énervé, en chouinant une histoire d'oreille coupée qui ne lui a pas été donnée. Tu écarquilles légèrement les yeux. T'as l'impression de te retrouver face à deux gamins psychopathes. Peut être que les Masqués, c'est une colonie de vacances pour tarés en fait. Mais t'aimes autant qu'ils se battent entre eux et qu'ils t'oublient.

Mais tu ne peux t'empêcher de te dire que le deuxième a bien raison de s'énerver. Après tout, chose promise, chose due. Et même si ça semble un peu étrange et carrément glauque, t'es à peu près sûr que ça fonctionne aussi avec les oreilles coupées. Tu les regardes un instant, sans savoir exactement comment t'es sensé réagir. Et puis, tu finis par hausser légèrement les épaules pour aller t'asseoir sur la banc en face, pour les regarder. Baguette toujours en main, faut pas trop déconner. T'as pas envie de fuir ce soir. Mais t'as pas non plus envie de mourir. Attendre semble être une belle alternative. Observer le spectacle éclairé par ton arbre en flamme, tandis qu'il réchauffe l'atmosphère autour de lui, comme pour vous aider à combattre le froid. Ses branches craquent au milieu des flammes. Certaines tombent, s'effondre. Peut être que c'est sa façon de crier. Ou de pleurer.
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mangemort 91, Mer 1 Fév 2017 - 3:17


Leurs amis ne marchent pas, ils courent, plongent dans le terrier du lapin par amusement, explosent les ballons à grands coups de balles, peignent les roses en rouge, se murgent avec la chenille bleue, les rires incandescents fêlent les miroirs et les émiettent en cendres, semés sur des soirées passées à gâcher celles des autres.Dopés à l'adrénaline et à l’hélium des ballons des fêtes foraines, tournant englués aux barres des carrousels -getting high of th sad light in your eyes- L'arbre flambe et leur cœur noirci se réchauffe à sa lumière. Sourire devant la mine devant ta mine du chevreuil dont l'identité vient de les frapper. L'envie de jouer comme un enfant impuni qui s'accentue. L'attraper si il peuvent. Le grand méchant loup est de sorti ce soir. Ce soir ils pèlent la peau de leur visages, ne faisant qu'un avec leur masques, les gens normaux leur font peur, les leurs -i, you, he, us, you, they- les font se sentir sains. -All the best people are crazy- Les ordonnances brûlent et les cachetons descendent. Le crâne n'est pas soignable, et peu l'ont encore compris. Mine confuse et lune par dessus l'épaule comme une vieille amie pour guetter l'absence de ressentiments. Tester la liberté crue absolue en attaquant les têtes connues.

Pourquoi t'as fait ça ? Il était cool cet arbre, t'aurais pu en cramer d'autres !

Sourire en demi-pêche confite devant ta mine déconfite, amusement marqué qui allument leurs yeux d'une lueur qui les emmènent ailleurs. Les flammes grandioses, le rideau s'ouvrent, le théâtre de marionnettes peut enfin commencer devant la salle vidée de tout public, les rôles s'inversent, le pantin devient acteur, et l'homme se retrouve tenu par une multitude de corde. ce soir ils tireront forts, la vie du Roi des Aulnes dépendant de leur bon vouloir. Pouvoir chéri -trust me you like me best when i'm out off my rocker- les montants grincent sous le poids de leur folie. Les montagnes se déplacent mais déjà le rire cristallin se mue en silence consterné. Le choc est violent, le septième frère, le seul les concurrençant aux yeux de la mère, et la colère qui gronde alors que la voix enragée retentit, brisant la puissance de l'instant.

Ils nous avaient promis de nous filer l’oreille de la Gryffond la dernière fois ! Et ils l'ont donnée enfoirée !

Les sourcils qui se joignent sous le masque impassible, et la bousculade qui leur échappe, poussant violemment On en arrière, plus rien ne va, entre sauteur de terriers on est censés s'aider et la proie qui part maintenant ricocher sur le banc. Ils seraient tenté de rappeler à l'autre masqué qu'il ne faut pas saisir les paroles d'un fou, parce que c'est ce qu'ils sont -i'm nuts, baby, i'm mad, the craziest friend that you've ever had, over the bend, entirely bonkers- Et la rage qui pousse le 1 hors de portée, le poing qui part s'écraser sur le ventre de l'imbécile

p*tain, nous avons foiré notre entrée à cause de toi, t'es vraiment trop con

Et l'idée germe, lentement, les jambes s'emballent, la baguette jaillit, et ils se dirigent d'un pas empressé vers l'inconnu sur le banc, l'attrapant par les cheveux, le maintenant de force avant de lancer un #Scios sur une mèche qui dépasse et de la lancer à 82 d'un geste condescendant, un bon multiplicare, et On pourrait très certainement s'en faire une écharpe. Une oreille, une mèche, peut de différence, trop de morceau d’humain qui circulaient entre mangemort, comme des présents incongrus. Sans lâcher les cheveux du jeunot à qui ils ne feraient rien bien qu'ils veulent maintenir l'illusion du contraire, ils lancèrent à 82

t'en veux un autre morceau ? nous nous amusons vraiment beaucoup.  
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mangemort 82, Lun 20 Mar 2017 - 6:06


On roulait dans la nuit noire qui se décomposait en lambeaux enflammés. On et Ils, deux halos de lumière pâle qu’un Masque étouffait. Deux étoiles de mort qui rejetaient la clarté de la vie pour mieux se fondre sur le ciel obscur et demeurer invisible pour les yeux.

Dans notre fureur d’enfant, innocente, naïve, On n’avait guère fait attention à ce jeune freluquet, certainement la proie nocturne de 91. Qu’importe. On pourra y revenir plus tard. La nuit était notre manteau, notre monde, notre territoire, il pourrait partir en courant, se cacher, il suffirait de suivre les pistes, il ne pourrait nous échapper.

- p*tain, nous avons foiré notre entrée à cause de toi, t'es vraiment trop con
- C'vous qu'êtes con.

Nous lancèrent 91 alors qu’on se tentait de retrouver nos respirations après le coup de poing qu’On venait de recevoir dans le ventre. Eh bhé, oui. N’allez pas imaginer que 91 avaient pu mettre un semblant de force dans son poing, ils étaient mou comme une moule. L’explication était ailleurs. Si MM sont considérés comme des Dieux vivants, adulés par la populace – c’est pas On qui le dit, c’est On qui l’entend, il n’empêche que dans leur fiche de personnage, à la section abdominaux, il est souvent inscrit : tablettes de bière.

91 étaient maintenant aux côtés du jeune homme, assis sur un banc. Oh, il n’avait donc pas pris ses jambes à son cou (Quoique pour courir, avoir ses jambes à son cou, c’est pas facile-facile) ? Intéressant. Le petiot avait soit du cran, soit un pet dans l’engrenage. Soit ! La nuit en serait que plus drôle. L’ennuie qu’elle nous inspirait tantôt devenait petit à petit, un lointain souvenir. Il n’était pas tout à fait lointain, il allait le devenir, mais là tout de suite, on le voyait encore qui dansait, twerkait sur la cime des collines pour nous Emmerd*r.

Pendant un instant, on eut envie de prendre ce souvenir par les cheveux. Comme 91 le faisait avec le bambin. D’un geste assuré, tel un illustre coiffeur, 91 découpèrent des mèches de cheveux, assez pour en faire une écharpe. On lança un petit « who » de surprise et d’admiration. Cela nous tiendrait chaud pour l’hiver !

- t'en veux un autre morceau ? nous nous amusons vraiment beaucoup.


- Vous êtes sûrs qu’il a pas de poux lui ? On sait pas où il a trainé ! On dit en allant ramasser les mèches de cheveux. On avança vers 91 et l’autre, sur son banc. Oh, dommage, c’est un banc en pierre. Si y avait eu des trous, on aurait pu jouer aux billes avec ses yeux… et 91, si on le pendait par les pieds ? On pourrait faire une corde avec ses mèches de cheveux !... ah oui, non, vous avez brûlé l’arbre. C’est con… HEY ! Mais sinon, on peut faire de la corde à sauter ? Ça fait longtemps ! Vous en dites quoi ? Oh, 91 ! Venez, on lui fait une coupe ? Oh On est tout excité !!! Mais au fait t’es qui toi ? On peut t'étranger avec tes mèches de cheveux ? On ne l'a jamais fait... Steuplé, steuplé, dis oui, allez, steupléééé.
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Azaël Peverell, Dim 26 Mar 2017 - 11:22


LA de 91

T'es sur ton banc, tranquille. Enfin plus ou moins, t'es pas non plus si tranquille que ça, parce qu'il y a quand même deux Mangemorts qui se sont dit que c'était une bonne idée de se battre là, maintenant, devant toi. Mais du coup tu profites du spectacle, qui se joue dans la lumière flamboyante de la torche qu'est devenu le magnifique arbre que tu désignais comme l'élu un peu plus tôt. Le dernier arrivé se prend un coup de poing dans le ventre. Aoutch, ça doit pas faire du bien. Au moins couper la respiration quoi. Mais tu t'en tapes, après tout, mieux vaut lui que toi. L'autre se plaint d'avoir foiré son entrée du coup. Bah, dans tous les cas, il avait quand même fait cramer l'arbre le plus beau de tout le parc, c'est déjà pas mal.

Sauf que le voilà qui se dirige vers toi, te chope par les cheveux. T'as pas trop le temps de réagir qu'il t'a déjà coupé une mèche pour la jeter au sol et la multiplier d'un sortilège. Et il propose même un autre morceau de toi. Bon, là, t'es vraiment pas trop chaud pour t'attarder dans le coin du coup. Surtout que le deuxième a l'air d'avoir plein d'idée te concernant. Te pendre à un arbre, jouer aux billes avec tes yeux, faire de la corde à sauter, ou tout simplement t'étrangler avec ta propre tignasse. Ouais, franchement, tu comptais passer une meilleure soirée que ça à la base. Tu t'apprêtes à lui répondre que t'as pas trop envie, qu'ils feraient mieux de se trouver un nouveau compagnon de jeu, sûrement plus enclin à mourir que toi. Mais le Masqué à tes côtés te murmure quelque chose.

- Attaque-nous.

Léger froncement de sourcils. Tu comprends pas pourquoi il te dit ça. Tu le regardes un instant, il doit te manquer une information là. Mais il a l'air d'insister. Tu dois l'attaquer. Pour t'en sortir, tu dois l'attaquer. Alors baguette en main, tu perds pas davantage de temps. Tu la pointes sur lui d'un mouvement vif, et fais suivre un #Repulso, qui l'envoie un peu plus loin. Et tu te barres en courant dans le parc. Parce que t'as pas envie de te retrouver face à deux Masqués qui veulent s'amuser avec toi. Virage à droite, virage à gauche. Respiration haletante, tu essaies tant bien que mal de brouiller les pistes de ta fuite en ne suivant aucun chemin prédéterminé. Le premier Mangemort t'as peut être sauvé la vie. Ou alors il voulait juste s'amuser avec toi lui aussi. Faire durer le plaisir. Tu sais pas trop, et pour l'instant tu t'en tapes. T'as juste pas envie de crever ici. Alors tu cours.
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Mangemort 91, Mer 26 Avr 2017 - 14:33


LA accordé

Le fil des mots se déroulent. Des mots, des maux, toujours la même chose, ils se lasseraient presque d'écouter les gens parler. Presque. Parce que ça fait une musique de quelques accords de piano dans l'air nocturne. Une mélodie maladroite qui rassure un peu. Pleine de faussetés, mais pleine de charme. Et ce soir. On parlait. Beaucoup. Ils ne comprenaient pas tout. Mais ils voulaient bien essayer de faire comme-ci. Et puis il y avait de bonnes idées dans ce que pouvait bien dire Huit-Deux. Fallait bien lui accorder. Même s'il avait foiré leur entrée. Ils espéraient tout de même que leur frère se  trompait pour les poux, ils lui tenaient toujours les cheveux fermement, et ils n'avaient pas l'envie de laisser ces charmantes petites bête immigrer sur leur tête.  Mais l'idée des billes était géniale, dommage qu'il n'y ait pas le support adéquate. Ils auraient bien aimé eux. On et Ils auraient pu faire ensuite du ski sur ses tibias, ou du patin à roulettes sur ses rotules. Ça aurait été une sacrée soirée. Mais bon, ils l'aimait bien le gosse. Et les corps ça repousse pas malheureusement. Et ils avaient encore besoin de ses bras.

Dommage.

L'idée de la piñata a tout pour elle également. Frapper dans un truc pendu par les pieds, c'est vraiment très amusant. Vous pourriez ensuite le rependre en bleu, en vert, en jaune ou en Rouge ! Comme les rosiers de la Reine. Parce que le blanc c'est démodé. Parce que le blanc renvoie à la pureté. Mais mort de l'arbre qui éloigne tout rêve de petite fête. Il vous reste les cheveux pour la corde à sauter.
Ils n’arrêtent lus leur frère dans ses bêtises d'ordinaire prohibées.  
Quand deux-trois bouts de plastique ne donne pas l'illusion de l'invincibilité.

Mais ils aiment l'enfant. L'enfant touche, l'enfant blesse. L'enfant n'a as encore vu passer la nuit, l'enfant ne sait pas ce qui l'attend. Et eux ont envie qu'il vive. Qu'il essaie au moins avant de grandir. Parce qu'être un adulte c'est sûrement ce qu'il y a de plus barbant.
Sauver l'enfant-rois.
Pour lui rendre quelques ailes.
Justifier la libération précoce.
Mots glissent,
Mots-pisse amère, trahison du compère.

Attaque-nous.

Et les voilà qui s'envolent un peu plus loin, comme une cloche. Ou en cloche. Ce qui n'est pas réellement la même chose. Cogner l'heaven's door avant de s'écraser de nouveau dans l'humus pétri par leur semelle quelques secondes auparavant. Ils avaient donc eux aussi sur l'arrière de la langue un arrière gout de ciel.
Le phénix avait volé.

Ils se reprirent un peu, laissant l'autre cavaler. Le temps de s'épousseter. De rattraper leur baguette.
Il suffit ensuite d'un #Accio. Pour ramener l'autre à eux. Se tourner vers leur compagnon de masque.

C'malin, tu lui as fait peur. On en fait quoi maintenant ? 
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Elliot West, Mar 27 Juin 2017 - 21:38


(PV avec Chloé Greenwood )

La vie était belle… Trop belle même. J’avais les poches pleines, une pièce de mon manoir était entièrement dédiée à la montagne d’or. Que pouvais-je bien en faire. Aucune idée. Je n’avais pas besoin de travailler, l’argent ne serait pas un problème pour les 5 prochaines générations de West à venir. Alors comment m’occuper pour le reste de ma vie. Aucune idée. C’était la question existentielle à laquelle je devais répondre. Et vite si je ne voulais pas tomber dans le désespoir.

Aujourd’hui il faisait beau, mon grand manoir m’offrait la tranquillité quotidienne dont j’avais besoin. La piscine permettait de me rafraîchir lors des grosses chaleurs, bien qu’en Angleterre il n’y en a pas tant que ça, le jardin offrait une vue agréable pour prendre son petit déjeuner, et surtout j’avais Jean mon elfe qui me simplifiait grandement la tâche.

Aujourd’hui c’était la sortie hebdomadaire. Je m’étais fixé comme objectif de sortir dans un lieu public au moins une fois par semaine pour ne pas sombrer dans la folie. Sauf qu’après tous les récents évènements c’était d’autant plus compliqué. Habituellement j’aurais mis un costume, mais là c’était sweat et jogging. En descendant de ma chambre et à peine arrivé sur le parvis de la maison je lançai à Jean :


Emmène-moi au parc de Loutry. Il faut que je sorte un peu.

Avec plaisir Maître.

En un craquement je me retrouvai devant l’énorme grille du parc. Je n’avais pas le permis de transplannage mais d’un côté en ayant un elfe ça m’était complètement inutile. Après quelques minutes de marche sur le chemin en fin gravier j’aperçu finalement un banc qui me faisait de l’œil. Sans plus attendre je posai mon énorme fessier dessus et me mis à contempler avec intérêt les autres passants présents.

Il y avait de tout ici, aussi bien des petits gros que de grands gringalets. Toutes les classes sociales étaient réunies ici même pour partager un moment de détente, de plaisir. Sauf pour moi. Ce n’était qu’une question de santé mentale. Après avoir passé 5 ans en cabane, cela force à faire certaines choses pour rester sain. Ces 5 longues années entre 4 murs m’avait au moins permis de me rendre compte que l’on ne peut compter que sur soi-même.

Capuche rabattue les passants me dévisageaient sans vraiment comprendre pourquoi. J’étais un peu le vilain petit canard de ce parfait tableau. La tâche de peinture qui n’avait rien à faire ici. Et pourtant. La jeune femme qui passa devant moi ne m’était pas inconnue. Une si belle silhouette, et puis ce visage. Je la connaissais. Elle me connaissait aussi, mais avec mon accoutrement, pas facile de se rendre compte.

Pour vous résumer rapidement l’histoire que j’avais partagé avec cette jeune femme je pourrais dire fusionnelle. Un truc comme vous en avez rarement vu. Le fait qu’elle était vélane avait forcément jouer un rôle dedans, mais bien au-delà de tout ceci, c’était une communion entre deux âmes. Jusqu’à ce que la vie en décide autrement.

Sans vraiment savoir pourquoi je faisais ça, je me levai, et toucha son épaule après avoir légèrement couru.

Chloé ?
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Ciarán A. Merrow, Mer 28 Juin 2017 - 11:43


De tous les parcs qu'elle avait visité, celui de Loutry était son préféré. Sans vraiment qu'elle puisse dire pourquoi. Peut-être parce que sa mère l'avait amené là des dizaines de fois lorsqu'elle n'était encore qu'une enfant. Peut-être parce que sa génitrice avait grandit ici même, et que la Greenwood se sentait plus proche d'elle que jamais, lorsqu'elle s'y rendait.

D'un pas à la fois lent et assuré, Chloé Greenwood pénétra dans cette grande étendue de tranquillité. Certainement pour, une fois de plus, tenter de se retrouver au milieu de centaines d'inconnus qui pouvaient difficilement s'empêcher de lui adresser un regard, tant sa beauté était insolente. Peut-être aussi parce que certains d'entre eux avaient reconnu son visage, placardé sur des affiches, laissées un peu partout dans le village il y a 6 ans de cela. Ces gens-là étaient généralement incapables de dire son nom, mais savaient à l'avance qu'elle ne méritait pas plus d'attention que le monstre qu'elle était. Un Mangemort, par définition, ça n'a pas de coeur.

Après tout, ce n'était pas comme si les gens pouvaient vouloir changer. Ce n'était pas comme s'ils le pouvaient.

Mais difficile de changer quand votre passé ne cesse de vous rattraper, pas vrai?

La vélane marchait, sans vraiment savoir où elle allait. Elle recherchait juste la solitude. Un coin tranquille où son visage ne serait pas source de distraction, en bien ou en mal. Elle avançait, comme ça, au hasard. Fuyant les regards. Concentrant le sien sur les points où elle avait déjà passé du temps avec sa mère. La balançoire, là-bas, plantée dans un sol que Chloé avait déjà goûté tant elle aimait se balancer vite. Ce toboggan là-bas, où elle avait rencontré tant d'autres enfants sans même savoir qu'ils étaient des sorciers. Sans même savoir encore que la magie existait. Car oui, à Loutry, Chloé n'avait été rien d'autre qu'une enfant moldue, ayant grandi à l'écart de toute cette socellerie étourdissante. Et maintenant qu'elle connaissait les secrets de sa mère, l'ex Serdaigle comprenait mieux pourquoi elle lui avait caché ce monde auquel elle appartenait pourtant depuis des centaines de génération.

Et puis, soudain, une main sur son épaule. Une partie du corps qu'elle connaissait très bien, pour l'avoir tant de fois effleurée. Brusquement, la vélane se retourna, non sans avoir posé ses doigts sur sa baguette, à l'intérieur de sa veste. Jusqu'à ce qu'elle soit sûre du visage qui l'observait. Un prénom qui s'imposa à elle sans qu'elle ne puisse le commander.

— Elliot.

Le lointain souvenir d'une passion charnelle.

Elle venait d'être enfermée à Azkaban, quand elle l'avait rencontré. La Greenwood avait tout perdu lorsqu'il surgissait dans sa vie. Elle avait perdu l'homme qu'elle aimait, les enfants qu'elle portait, et, surtout, sa liberté. Elliot, lui, était apparu au bon moment. L'avait aidée à mieux vivre son enfermement, son renoncement à tout ce qu'elle avait pu un jour aimé. Pendant près d'une année, elle n'avait vécu que pour lui, comme si personne d'autre n'existait. Pendant un temps, ils avaient partagé une cellule. Jusqu'à ce que les gardiens de la prison décident d'enlever à Chloé la seule personne qui lui permettait de conserver un semblant d'âme. Jusqu'à ce que la présence de l'un soit arrachée à l'autre. Comme ça. Du jour au lendemain. Six ans après, c'était donc la première fois qu'ils se revoyaient.

Ce n'était pas dans ses habitudes, mais la jeune femme resta quelques secondes bouche bée, incapable de prononcer un seul mot. Après tout ce qu'elle avait vécu, elle avait presque oublié son existence, mais tout ce qu'il avait représenté pour elle s'imposa brusquement. Subitement. Elle ne pouvait pas repousser ses sentiments. Éloigna sa main de sa baguette.

Sans vraiment réfléchir, elle le prit dans ses bras. Son instinct l'avait toujours guidé vers lui. Pourquoi aujourd'hui serait-il un jour différent?

Puis une question banale, idiote. De celle que tout le monde pose après un temps d'absence.

— Qu'est ce que tu fais là? Je savais pas que tu étais sorti de... là-bas.

Azkaban était un nom à éviter de prononcer en public, bizarrement. Un genre d'habitude qu'on ne peut prendre qu'après avoir déjà côtoyé les murs froids de la prison des sorciers.

Définitivement, il était difficile pour elle de changer, alors que son passé prenait un malin plaisir à sans arrêt la rattraper.
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Elliot West, Mer 28 Juin 2017 - 17:21


Elle avait prononcé mon prénom. Je ne m’étais pas trompé sur la personne, c’était bien elle. Et sans avoir le temps de faire quoi que ce soit, elle s’était jetée dans mes bras. Je resserrai alors mes bras contre elle et une flopée de souvenirs refirent surface. Son odeur, sa chaleur, son toucher, toutes ces petites choses que je croyais disparue et dont j’avais oublié le bien fou que ça faisait.

Puis elle me demanda ce que je faisais ici. C’était une sacrée bonne question à vrai dire. Le destin ? Probablement, moi je pensais que si nous étions sur le même chemin c’était parce que nous étions faits pour nous retrouver. J’aurai pu vendre père et mère pour cet instant dure une éternité, mais non, il fallait reprendre ses esprits.


Je suis sorti y’a pas si longtemps. Bonne conduite. Il était temps. Et toi, ça fait combien de temps que tu traines dehors ?

Elle était belle. Si belle. Elle l’avait toujours été. Une vélane certes, mais quand même. Si seulement ils avaient pu se connaitre dans un autre contexte. Peut-être qu’à l’heure actuelle ils seraient mariés, avec des jumeaux vivant dans une grande et belle maison. Au lieu de ça j’étais seul avec mon elfe. Je ne dis pas que c’est pas bien, mais vous voyez, un elfe… Pour fonder une famille c’est pas le top.

Je lui indiquai alors de continuer à marcher, profiter de l’air frais et de la brise qui nous frôlait le visage. D’un coup un tableau aussi morose que celui que j’avais peint juste avant devenait un Picasso. Une œuvre d’art que l’on ne pouvait qu’admirer.
Des milliers de questions me brulaient les lèvres, qu’était-elle devenue, quand était-elle sortie d’Azkaban, que faisait-elle aujourd’hui. On aurait dit un enfant qui attendait ses cadeaux de noël et qui ne pouvait s’endormir.


Wahou. Je ne m’attendais certainement pas à ça. Encore moins ici.



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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Ciarán A. Merrow, Jeu 29 Juin 2017 - 13:34


Le retrouver était à la fois un véritable bonheur et le souvenir d'une ancienne peine qu'elle s'était tuée à oublier. Pour s'épargner un soupçon de souffrance, un choix s'était imposé à la jeune femme, lorsqu'elle était à Azkaban. Oublier Elliot juste de temps à autre, ou l'oublier pour de bon. Quand elle avait pris conscience que l'oublier éphémèrement était impossible, alors elle s'était plongée dans sa tristesse pour tenter de l'oublier toujours. Et pour toujours.

Aujourd'hui, le hasard jouait encore un sale coup à la Greenwood. Depuis sa sortie, elle s'était souvent demandée ce qu'il avait pu devenir. Il est vrai qu'elle avait envisagé plus d'une fois de le revoir. Mais la peur de réveiller ses propres sentiments endormis l'avait toujours empêchée de rentrer à nouveau en contact avec lui. Jusqu'au jour où penser à lui devint indolore. Ce jour-là, elle avait compris qu'il était temps de passer à autre chose. Après tout, elle ne le reverrait probablement jamais...

Mais le destin, au lieu d'accepter les faits tels qu'ils étaient, avait décidé de la mettre à l'épreuve. Une fois de plus.

Apparemment, Elliot était sorti de prison après elle. Ce qui pouvait expliquer qu'il ne se soient pas recroisés jusqu'à aujourd'hui. Bonne conduite, hein? Chloé ne put réprimer un rire. Lier le prénom "Elliot" et le terme "bonne conduite" ensemble, ça relevait franchement d'un bel oxymore. Il lui avait raconté tellement de choses, à Azkaban. La vélane se souvenait de chacun de ses récits, pensant combien elle aurait aimé le rencontrer dans d'autres conditions. Ça aurait rendu ses histoires plus vivantes.

— Je suis sortie il y a un an environ. Mais je sais toujours pas pourquoi. Je ne crois pas que ce soit pour bonne conduite, à vrai dire, je pense plutôt que mon père est derrière tout ça. Mais je n'aurais peut-être jamais de réponse à ça puisqu'il a disparu de la circulation, donc bon.

De temps en temps, elle tournait discrètement sa tête vers la sienne. Juste pour l'observer, de temps à autres. S'imprégner de son visage à nouveau. L'ex Serdaigle avait la sensation qu'il agissait de la même manière. Sans doute parce que Chloé avait toujours été assez pudique avec lui. Il l'avait toujours acceptée comme ça.

Rapidement, il reprit la parole, pour souligner à nouveau combien leur rencontre était inattendue. Elle sentait ses regards caresser son visage et son corps. Un jeu dangereux s'engageait alors. Car le coeur de la vélane appartenait à quelqu'un d'autre, désormais.  Et il était hors de question qu'elle se laisse charmer à nouveau.

— Je ne m'attendais pas non plus à te revoir un jour pour être honnête. Depuis le jour où ils nous ont séparés à Azkaban, j'ai perdu tout espoir...

Mais aujourd'hui, il était bien là, devant elle.

— Tu sais, beaucoup de choses ont changé depuis...

Désormais, elle n'osait plus le regarder. Ses yeux se concentrèrent sur un point très éloigné, virant quelques fois vers le bas. Chloé s'apprêtait à lui dire qu'elle avait revu Damien, cet amour/ami d'enfance. Qu'il y avait toujours ce quelque chose entre eux, qui n'avait pas fâné malgré les années. Elle voulait lui dire qu'elle avait senti battre son coeur à nouveau seulement quand elle l'avait revu. Elle voulait lui dire qu'elle ne voyait que par lui, depuis ces derniers mois, même s'il n'y avait rien d'officiel entre eux.

Elle voulait lui dire, oui. Mais les mots ne vinrent jamais. Au lieu de ça, elle bifurqua vers un autre sujet. C'était quelque chose qu'elle avait toujours fait avec beaucoup d'habilité et d'aisance, sans que les gens ne s'en rendent jamais compte. Mais Elliot, c'était différent. Il avait toujours lu en elle, comme personne ne l'avait jamais fait. Il remarquerait sûrement quelque chose.

— ... alors je veux que tu me racontes tout ce que tu as fait depuis ta sortie. Vraiment tout.

Elle voulut tenter un regard vers lui. Puis se ravisa.

Beaucoup trop risqué.
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Re: Parc de Loutry Ste Chaspoule

Message par : Elliot West, Jeu 29 Juin 2017 - 15:03


Le temps avait passé, j’avais perdu l’ex-Serdaigle de vue mais une chose était sûre, malgré tout ça elle demeurait comme dans mes souvenirs. Puis elle se mit à rigoler quand je lui expliquai que j’étais sortis pour bonne conduite. C’était compréhensible, à quel moment une personne censée pouvait croire ça, encore moins elle qui avait partagé quelques moments de sa vie avec moi. D’ailleurs j’allai taire la véritable réponse, ce n’était pas forcément glorieux.

Elle était sortie une année avant moi et d’après elle il s’agissait d’un coup de main, ou magouille, de son père. Puis elle m’expliqua qu’elle ne pensait pas me revoir un jour. A vrai dire j’avais également pensé la même chose. Quelles étaient les probabilités, avec une sortie à un an d’intervalle, que nous puissions un jour nous retrouver. Le pays était grand et j’étais persuadé qu’elle avait changé de pays, ou quelque chose comme ça. Un truc où elle aurait pu recommencer à 0 et oublier tout ça. Au lieu de ça nous nous retrouvions dans un parc en Angleterre.

Les choses avaient changé. Cette phrase résonnait dans mon esprit comme l’echo dans la montagne. Evidemment qu’elles avaient changé les choses… Enfin presque. Le fait est que toi, Chloé, tu étais vélane et que même sans ça mes yeux ne pouvaient s’empêcher de te dévorer de haut en bas. J’y avais pensé aussi à t’oublier, à passer à autre chose. Mais chaque fois c’était la même rengaine, tu revenais là, au milieu de mes pensées et ça peu importe le moment, comme un fantôme du passé qui ne voulait pas s’effacer. Comme une sangsue qui vous colle à la peau. Evidemment, je me doutai bien qu’elle avait refait sa vie une fois sortie, qu’elle avait certainement rencontrer quelqu’un qui savait s’occuper d’elle. Et j’étais terriblement désolé de ne pouvoir assumer ce rôle. Une année de trop. Ainsi va la vie.


Pour l’instant rien de très intéressant. Enfin si, mais ce n’était pas très légal.

Je n’avais pas à hésiter, je savais que je pouvais tout lui dire dans les moindres détails, qu’elle saurait garder le secret. Mais peut-être qu’elle était passée du bon côté, que tout ceci ne l’intéressait plus et que le fait de ne pas savoir pouvait la préserver.

Juste de quoi être à l’abris du besoin pour les décennies à venir. Le plus dur je crois c’est de se recréer un cercle social. Forcément notre passage là-bas ça laisse des marques. Et ça fait fuir les gens. Heureusement que mon elfe me tient compagnie on va dire.


C’était la seule personne à qui je parlai quotidiennement. Il y avait bien cette Azénor avec qui j’avais partagé une soirée agréable mais ça s’arrêtait là. Ou encore Vhagar avec qui j’avais exécuté le braquage, cependant pour des raisons de sécurité nous faisions route à part le temps que tout retombe. Pour le reste personne. Je ne sortais pas des masses non plus, mais comment faire encore confiance après tout ça.

Je vis dans un manoir dix fois trop grand pour moi. Au moins je peux m’amuser à changer de chambre pour mettre un peu de piment !

Je ne pouvais pas lui dire la suite. Lui dire que je pensais encore à elle. Elle me prendrait certainement pour un taré, et puis ce n’était probablement pas son cas, elle avait certainement tourné la page… Ou peut-être pas, mais quoi qu’il en soit c’était le genre de chose à ne pas dire. Pas maintenant.

Et toi, un an que t’es dehors, comment tu t’es remise de tout ça ?



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