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Cimetière de Godric's Hollow
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Mangemort 57
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Dim 1 Nov - 14:43


PV Bennet

Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J’allais sous le ciel, Muse ! et j’étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que de corps fétides j'ai déterrés !

Enterrer les gens s'apparentait à du gâchis pur et simple, un véritable désastre écologique. Les sangs-de-bourbes nous abimaient les yeux en mettant des affiches moches sur le recyclage et ils n'étaient même pas foutu d'enterrer les corps sans cercueil ce qui aurait pu, à la rigueur, faire une source d'engrais. Pour le coup, les sorciers ne faisaient pas mieux. Mais il y avait une dimension sacrée dans les funérailles et on ne touchait pas au sacré... En théorie, quand on est quelqu'un de bien. Les cimetières étaient donc promus au rang de temples où s'entassaient corps en décomposition et pierres moches. Les acariens devaient s'éclater vu la poussière qui s'accumulait. Les Mangemorts aussi vu le nombre d'endormis à secouer pour terroriser le village voisin. Chouette programme. Adjugé vendu. Puis le pillage de tombes pouvait être sympa vu que certains sorciers se sentaient obligés de se faire enterrer avec toute leur richesse.

Future bagouze en diamant passée au doigt, j'imaginais déjà le pactole que j'allais me faire. A moi la BAMN en entier avec ses potions, ses poupées vaudous et ses oeufs de dragons. J'en prendrai trois parce que je disposais pas d'assez de poules pour les couver ou même assez de moldus sous imperium pour jouer aux volatiles et je les appellerai Drogon, Viserion et Rhaegal. Classe jusqu'au bout quoi. Arrêtant là mes rêveries, je me remis à errer dans le cimetière à la recherche d'une tombe munie d'un nom qui sonnait bien. Capuchon rabattu sur la tête, j'avais accroché mon masque à ma ceinture parce que déjà qu'il faisait nuit noir, avec celui-ci sur la tête je n'y voyais plus rien. Il ne me manquait que la faux et j'aurai été une vraie allégorie de la mort ambulante. Sauf que je ne donnais pas dans les représentations clichées des sans-magie et une faux ne m'aurait servi à rien. Une pelle à la limite mais c'était bien trop fatiguant.

Je repassai devant la chapelle. En début de soirée, j'y avais enfermé le vieillard qui jouait au garde des morts. Comme s'ils allaient partir... Bon, c'est vrai que ça pouvait arriver quand un de mes collègues masqués s'ennuyait. Mais il fallait nous comprendre, les défunts et les mangemorts s'ennuyaient alors autant en profiter. Pendu par les pieds, figé, ensanglanté, ma victime du soir faisait une merveilleuse décoration à côté du bonhomme en piteux état cloué à une croix. Drôle de goût tout de même. Le pire étant que c'était nous qui étions taxés de sadiques. Aucun nom qui m'interpelait réellement, soirée déprime. J'aurai mieux fait de rester au chaud à me boire un chocolat chaud. Ou alors j'aurai du retourner montrer aux sangs de bourbe que la magie existait et qu'ils me devaient respect et obéissance éternels. Prochaine tombe, je m'arrête.

Même sans rodeur repéré, ouvrir une tombe imposait de la discrétion sonore. Les gravats partout et les vouts d'os trois mètres plus loin, on s'en tapait. Les explosions ça faisait toujours venir des curieux insoupçonnés. Alors je virai la pierre tombale en silence. Jeu d'enfant, fallait juste la soulever et la poser sur la dernière demeure du voisin d'à côté. La terre fut expulsée vite fait et je sortis le cercueil de son trou. Ouverture d'un coup sec. Poussière et restes de bijoux en toc. Pour me venger, je mis le feu au tout et j'allais vaquer à mes occupations un peu plus loin.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mar 3 Nov - 12:11


Pv 57


Fin de service. Il faisait chaud. Enfin, à ses yeux, ou plutôt à son épiderme, ce qui correspondait à un jugement météorologique applicable aux 90% des jours de l’année. Bref, pour une fois, Bennet n’avait pas envie de rentrer direct à Poudlard. Sa dernière expérience avait m*rdé à cause de Shela et Justin, son passage au Ministère avait pas été lumineux côté informations… Ne restaient que ses méninges. Non je n’ai pas dit qu’elle était à jeter direct, laissez lui une chance voyons. Bref. Ce que savaient ses méninges c’est qu’elle en avait ras le c*l de Kholov, et que le manque d’intervention du Ministère en la matière malgré les plaintes était pas non plus à son goût. Morale elle avait un plan. Trouver le cadavre de Renata, trouver un nécromancien, ramener une directrice marionnette.

Pis là ils pourraient choisir des profs cool. Genre faire revenir Quinn et West, par exemple. Bon, Fudge et Mkrosvk, ils pouvaient rester dans le néant. Tant qu’aucun croisait ses pas, à Seaford comme à Londres. Franchement, ils foutaient les pieds au Chaudron qu’elle les servait pas les deux c*ns. Winderfelt et Spinner… Boh ils faisaient des cours-siestes, mais leurs cours particuliers étaient cool. Occlumancie, nécromancie, des gens bien. Donc bon, ils étaient entre deux. Mais il leur fallait un prof de Forces du Mal. Comme du temps de Carrow. De manière générale, si on voulait faire basculer l’opinion générale regardant le Secret Magique, fallait se mêler de l’éducation, c’était là qu’on moulait les générations futures, autant leur faire quitter les inepties de préjugés que le gouvernement et leurs proches distillaient dans leur esprit depuis le berceau.

Bref, une fois qu’elle aurait le corps, elle hésitait encore ; à qui se fier pour une tâche d’importance majeure ? Boh, les sentimentaux auraient dit « Ebounet », mais il n’avait jamais prouvé ses capacités, trop occupé à ne pas vouloir lui montrer ce qu’il maîtrisait. Parker semblait encore au stade novice. Evan ? Ouais, Evan était une valeur sûre côté magie noire. En idées… La suivrait-il ? Sans doute si elle jouait avec ses sentiments. Semblait y avoir matière de ce côté là. Sinon y avait Spinner. Lui, c’était un fan de branches fumeuses de la magie, il l’écouterait tant qu’elle le droguerait, mais ses qualités de nécromanciens étaient pas certifiées bio. Fin bref, au pire, elle pouvait déjà trouver le cadavre et aviser ensuite. Ce serait pas la première fois qu’elle en cacherait un, même si d’ordinaire elle les détruisait pour ne pas laisser de traces.

M’enfin, trouver un corps de dirlo, ça allait pas être une mince affaire. Sans doute une joulie tombe, mais ces abrutis étaient souvent des gens épris du voyage, pour peu qu’ils se soient attachés à quelque terrain défriché en Albanie en mode « Oh, des papillons de nuit ! Ce pays est génial pour alimenter la goule de mon chien ! » pis pof, on devait transplaner de partout pour mettre les doigts sur leurs corps inertes et mornes. Non, fallait commencer par l’espoir d’une cohérence. L’honneur. Où enterrait-on une dirlo si aimée de tous qu’on lui avait écrit des centaines de pamphlets après sa mort, des unes de journaux, toussa, toussa ? De manière générale, les gens les plus adulés par l’hypocrisie médiatique (Godric Gryffondor, Dumby & cie, Potter & cie), bref les pro-moldus connus, avec quelques mythes style Peverell…

C’était direction Godric’s Hollow. Toute guillerette, la blairelle chopa deux sacs extensibles, vérifia que sa ceinture-poignard trônait toujours sur ses hanches, pis se rendit côté tombes. Nous transplanooons. (A lire avec une voix de minivert) Quelque soit le but d’une venue au cimetière, généralement elle s’entendait solitaire. Sauf que ça avait pas l’air d’être le cas, vu qu’un petit feu sans cheminée trônait entre les parois d’un cercueil. Plus loin, de profil, une silhouette. Capuche, masque à la ceinture… You must be a Death Eater. C'drôle, n'étant pas du genre à mener des fleurs à sa frangine, elle se baladait rarement aux cimetières, mais il y en avait toujours un quand elle s'y rendait. S'approchant d'un silence de linceul, elle se plaça à côté de l'individu dont l'habit et l'obscurité dérobaient les traits à sa vue.
- Hey l'masqué. Partant pour un deal ?
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Dim 22 Nov - 2:21


La vie était pourrie au point qu'on ne pouvait pas déterrer les morts pour leur faire les poches tranquille. C'était limite dégueulasse, une attaque à la vie privée. Je me baladais dans un cimetière, aussi innocent et mignon qu'un mangemort encore un peu bleu peut l'être, et hop ! une folle m'alpaguait. Une folle d'une certaine notoriété, certes. Qui ignorait le cas de Bennet la tarée ?Mes collègues m'avaient d'ailleurs prévenu qu'elle comptait parmi nos sacrifiables alliés. Enfin, le côté sacrifiable restait à prouver bien sûr. Je doutais fortement du potentiel suicidaire latent chez la poufsouffle. C'était une dure à cuire et je ne savais pas ce qu'elle me voulait.

- Hey l'masqué. Partant pour un deal ?

C'était sur ces paroles qu'elle m'avait fait sursauter. Parce que j'avais beau être à peu près entraîné, j'en restais quand même humain et les gens qui se glissaient jusqu'à vous, de nuit, dans un cimetière, pour vous parler, ça faisait un peu flipper. Je m'étais vite repris, retenant au dernier moment de bondir trois mètres en arrière à l'entente de ses mots. Ça ne faisait pas sérieux après tout. La tombe, devant moi, n'était même pas rebouchée, cercueil béant, grand ouvert et poussiéreux, bloquant le passage entre deux rangées de pierres tombales. Dieu que c'était encombrant, on aurait pas pu tous les faire brûler ?

- Qu'est-ce que tu veux ? avais-je répondu à Bennet d'un ton sec.

C'était pas parce qu'elle était dans les petits papiers de certains collègues  que je devais être sympathique. C'était soirée détente, en tête à tête avec moi-même, qui était au planning de ce soir, pas nuit avec empêcheuse de tourner en rond.

- T'as que ça à faire de traîner dans un cimetière ?

J'avais toussé bien comme il faut pour perdre un ou deux octaves. Hors de question que la poufsouffle me reconnaisse à cause d'une vague histoire de timbre de voix.  Ce n'était peut-être pas gagné mais si elle montrait une moindre hypothèse quant à mon identité, je l’assommais. Et je ferais en sorte qu'elle perde, entre autre, éternellement la mémoire. Pour faire bonne mesure, je remis mon masque, lissai ma cape pour en enlever la poussière et son armée d'acariens et je la dévisageai, baguette entre mes doigts, prêt à bondir ou à me détourner, à la recherche d'autres tombes à saccager.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Lun 23 Nov - 16:39


Pv 57 ~

Ses yeux quittèrent rapidement le visage flouté par l’heure, observant en lieu et place le sol. Une forme qu’elle n’identifiait d’abord, pis si, un bout de tombe. Ah. Parce que forcément le type était un cliché de Mangemort, bordélique à souhait, pas capable de faire disparaître les couvercles de cercueil après usage. Enfin ils avaient l’air d’être une belle équipe. La dominatrice, le duelliste, le pervers, la plante verte... Plus qu’à voir dans quelle case le spécimen tombait. Une voix sèche de spontanéité, un mec tendu à la corde, Qu'est-ce que tu veux ? pourquoi tant d’agressivité dearie. Pis intéressant la fausse toux juste après. Elle n’avait su choper l’octave, mais de toute évidence il tâchait de la lui dissimuler.

Enfin, elle savait à présent qu’un bleu était des leurs, il lui avait admis être sa rencontre de la cabane, pis y avait masque noir plein de fioritures qui suintaient les badass, pouffe et autres dialectes de jeunot. Un troisième de Poudlard, pouvait comprendre qu’il essaierait de garder son identité secrète. En soit, elle s’en battait les ovaires, elle apprenait en temps et heure, sa patience payait plus qu’une fouine empressée, fallait se freiner, gagner, sinon la confiance, le relatif support de l’énergumène.   Sa tirade suivante la divertit assez. Qui était-il pour juger de ses lieux de fréquentation, alors que ça semblait être l’un des meilleurs nids à masqués du monde magique ?

- Je traine pas, je draine. Des infos qui fileraient les rênes. Et de rimes elle chanfreine. S’arrêter avant la migraine. Elle l’observa, l’oeil rieur, enfiler son masque, darder sur elle sa baguette. Une manie de la lui pointer à la première occasion. Alors que y avait pas de quoi, s’associer en la matière c’était gagnant-gagnant.
- T’dois avoir entendu parler de Khonkhon, non ? Silence ironique. Même la Gazette, torchon magique officiel, en avait causé. Me tape sur le système, j’ai une ‘tite idée pour faire du grabuge.

Oh pis ça, elle savait faire, elle avait des atomes crochus. En quelle matière, elle savait pas encore ; prouver sa responsabilité dans la mort de Reny, celle de Petpet, nécromancie sur Reny... Elle verrait bien, fallait un départ, fallait le corps. Si vraiment elle venait à ne rien trouver, elle falsifierait les preuves ; mais c’était pas le plan initial.
- J'cherche la tombe d’Harshing ; c’serait un plus dans l’jeu d’influences.
Elle marqua une pause. Un truc chez l'Arc l'agaçait. Ou alors on peut se balancer des sorts à la gueule si t'as du temps à perdre, mais tu connais mes allégeances. Sois mûr. Passons au corps. Please.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Sam 16 Jan - 13:52


Il ne fallait jamais poser de questions à Bennet et surtout pas la nuit. Elle avait du mal à se faire comprendre du commun des mortels mais je la suivais à peu près, habitue de fréquenter des fracassés, peut-être parce que j'en étais un moi-même ou tout simplement que les mortels médiocres qui traînaient ici servaient d'en-cas aux asticots. Première phrase de Bennet, deuxième si on compte celle de mon interprétation. Jeu de mot minable parce qu'elle voulait faire celle Puis elle posait des questions bêtes. Même sans être à Poudlard, chaque sorcier connaissait le mirifique Kholov.

- Bah oui.

Kholov, depuis la mort de l'autre greluche, était un peu la star de Poudlard. Et ça ne m'arrangeait pas parce que je ne pouvais pas le blairer. Il avait une sale tronche, il était dur à cerner et il était russe. A tous les coups, il était mafieux et était devenu directeur pour se lancer dans le trafic d'enfants. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il ne s'attaque qu'aux pouffys et aux débiles parce que sinon, ce serait du gâchis. Du gâchis de gosses... En fait non, je m'en foutais tant que ça ne m'atteignait pas. Les directeurs psychopathes ne pouvaient rien contre les électrons presque libres et pas forcément scolarisés. Il n'y avait plus qu'à espérer que Lizzie en ait fini avec ses questions rhétoriques et passe aux choses sérieuses.

- J'cherche la tombe d’Harshing ; c’serait un plus dans l’jeu d’influences. Ou alors on peut se balancer des sorts à la gueule si t'as du temps à perdre, mais tu connais mes allégeances.

Et je souris sous mon masque. Elle cherchait une tombe, elle était au bon endroit, un point pour Bennet. Je savais pas trop de quel jeu elle parlait, je ne connaissais que celui du loup avec la dose d'adrénaline qui allait avec mais je voulais bien tester. Je gardai ma baguette dans la main, on était jamais trop prudent et je parcourus les épitaphes des tombes voisines. Pas de Harshing en vue. Etait-elle au moins dans ce cimetière ? Il fallait faire confiance à la noctambule, elle ne devait pas chercher en vain. Ou pas. Le jeu d'influence se transformait en "Où est Reny ?". Je n'étais pas un monstre de la patience mais ça promettait. Puis, dés qu'il s'agissait de cadavres, ça devenait plus intéressant.

- Et qu'est-ce que tu lui veux à la vieille ?

Parce qu'il y avait une condition pour que j'aide la Bennet sans rien en retour si ce n'était tromper mon ennui grandissant, il fallait que ça en vaille le coup. Sinon, je lui balancerai des sorts à la gueule sans problème avant de retourner crapahuter autour des pierres tombales, en silence. Parce que la sorcière faisait du bruit et qu'en tendant l'oreille, j'entendais presque une troisième personne déambuler. Ce cimetière était bien trop touristique, quelque chose clochait.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 21 Jan - 14:15


La silhouette à cape semblait un peu méprisante, à croire que c’était une condition d’entrée, quoique, même sans masque c’était une attitude que les inconnus lui jugeaient adaptée depuis qu’elle se rappelait de la chaise de sa soeur, vous savez celle à roulette, un peu cassée, avec des poils de chat, à côté d’un bureau sur lequel trottait un tapis vert insuffisamment confortable et pourtant fréquemment parsemé de traces de bave, bref, depuis qu’elle était mioche quoi. Ça vous paraît anodin comme précision ? Pourtant tous ces objets avaient un sens à leur manière.

La chaise aux roues défaillantes. Chloé la verte qu’ils l’avaient nommée. Plus vraiment secouée de l’enfant excitée, à cheval sur mon bidet.
La voiture écarlate, au klaxon fringant.
Tête blonde manquante. Seule au volant. Les commodes aux tiroirs ballants, affaires chopées à la hâte.
Casseroles. T-shirts. Verres ébréchés. La chatte. Le bureau boisé, encastré entre les murs. Et de verre à la fenêtre.
Ouverte. Pas d’espagnolette, seule la moustiquaire prudente. Le lit au-dessus. Mezzanine accueillante où je ne me trouve.
Lovée dans le plaid d’un blanc cireux d’insomnie. Moquette affable. Chatouillée d’un bonnet bleuâtre.
Un pantalon large, souple, trop facile à retirer, roulé en boule. Impossible à mettre.
La fenêtre, ouverte, bloquée par une écharpe jaune.

Suffisait de lire pour comprendre. Tout comptait, et là était l’ennui. Le nier, se croire libre, c’était s’enfermer d’illusions de gosses. Fin bon, pour le coup, c’était pas ici qu’elle trouverait le lit, la chaise, ou l’écharpe. Quoique. Peut-être au cou du prochain cadavre ? Autant ça tomberait sur Renata. Ironie du sort, non ? Enfin, la probabilité de la trouver ici n’était tout de même pas absolue. Mais elle ne l’avait trouvée au cimetière de Pré-au-Lard, alors pourquoi pas ici ? N’était-ce l’un des plus grands fourre-touts utilisés pour les « personnalités » du monde magique ? On shoot dans la pierre, frustrée, là un bruit, quelque pas de son interlocuteur sans doute, mais elle cheminait, tourmentant de d’innocents #Encaustum Corpus les tombes dont les inscriptions dansaient comme pour lui éviter de se noyer.

La voix qui reprenait, encore, encore, pourquoi ne pouvait-il pas cesser d’altérer sa voix ? Il semblait jeune. Comme Leister, mais lui n’aurait eu d’intérêt à s’en caché alors qu’il lui avait d’ores et déjà révélé son affiliation aux Mangemorts. Et si elle le connaissait ? Ça expliquerait qu’il ait toussoté pour rendre sa voix plus grave. Fin bref, les choses iraient à leur rythme, elle ne connaitrait sans doute pas si vite son identité,
- Et qu'est-ce que tu lui veux à la vieille ?

Il y avait pourtant tant de choses à faire du corps, pouvait-il tant manquer d’imagination ?

Oh, un inferius était sans doute le réflexe mais sèmerait moins le trouble qu’une source continuelle de Polynectar. Vous imaginez le petit scandale, le Ministre de la Magie vient à Poudlard et fait croire à la mort de la directrice pour foutre un mafieux russe à la place, mais c’est que de jolis postes allaient être à pourvoir, aux Mangemorts de s’en saisir, tout ça, tout ça. Non, elle rêvait trop gros, mais il fallait viser plus haut pour que la flèche touche juste.
- Commence par trouver le corps, tu veux ? On en cause après.

Un chat passa. Ses os disparurent. Oups.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Jeu 18 Fév - 14:12


C'était un chat, un simple chat, un foutu chat. Je flippais pour rien, c'était marrant. J'allais me mettre à hurler pour une petite araignée dans cinq minutes si ça continuait. Encore fallait-il qu'il y ait une araignée. Il y avait des araignées. Forcément, c'était quasi obligatoire pour piéger les moutons de poussières du cimetière. Il m'en fallait une, voir une armée. Pour pouvoir les aligner, en faire de jolis bouquets ou autres choses très utiles. Pour combler les trous des cahiers de mots par exemple, au lieu de les remplir de descriptions d'endroits irregardables. Je pourrais les y coller, ou alors juste leurs pattes. Ca ferait une chouette étude d'arthropomorphisme.

Elle m'avait dit de trouver le corps, elle l'avait exigé même. J'aimais pas les ordres. Elle le savait, non ? Sauf qu'elle ne me reconnaissait pas et je n'étais pas prêt de me démasquer. Parce que le contraire serait ennuyant. Puis je perdrais une partie du jeu si je m'amusais à révéler à tout le peuple mon identité. Surtout que le peuple allait m'harceler après parce qu'être mangemort c'était la classe intersidérale. Elle m'avait donné un ordre alors j'allais faire semblant. Semblant d'obéir, semblant d'être intéressé, semblant d'être présent alors que mon esprit serait aussi loin que ceux des cadavres.

- Tu regardes la rangée de droite, je m'occupe de celle de gauche.

J'avais balancé ça comme ça. Peut-être pour qu'elle ne me surveille pas de trop près pendant que je serai en plein voyage spirituel ou alors au début de ma collection d'araignées. J'étais parti. Elle l'était aussi... Certainement. J'allais pas me retourner pour regarder. Rangée de gauche. Je montais sur la première tombe, fis semblant de regarder le nom, calculai avec les dates de vie et mort l'âge du squelette et sautai sur la suivante. Et je recommençai. Il y avait du challenge en plus car il s'agissait de ne pas s'empaler sur un des anges moches qui servaient de presse-papier à caveau. Pour éviter que les cadavres s'envolent. Il fallait aussi éviter de se vautrer sur les fausses fleurs et les "A mon père" pathétiques. Tout un programme.

Je quittai la tombe du vieil Isidor chaispasquoi mort d'une piqure de guêpe pour une plus récente au vu des plantes moins décomposées qui la jonchée. Un petit coup d'œil au nom et on resaute vite fait bien fait. Changement d'allée, on prend son élan, le prochain îlot est plus loin. Réception nickel, je continuai mon chemin, laissant la tombe fraîche de Renata derrière moi. On ne me donnais pas d'ordre règle numéro 1. Un deuxième tour de cimetière pour Bennet en l'occurrence ? Ou alors, elle allait se trouver un autre cimetière et me laisser dévaliser celui-ci tranquillement.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mar 8 Mar - 10:23


- Tu regardes la rangée de droite, je m'occupe de celle de gauche.
Un masqué, même s’il obtempère, s’arrange toujours pour retourner les mots. Et reprends la main, les rennes, la baguette, bref. Enfin, celui ci était tout de même étrange. Il parlait avec une indifférence dédaigneuse, un manque certain d’attrait pour la sorcière, mais surtout, car ça à la limite c’était commun à d’autres de ses collègues, il n’utilisait pas l’impératif. De sorte que se dégageait de ses lèvres une douceur méfiante. Bon, le terme vous choquera peut-être par le fait qu’on parle d’un ténébreux personnage, mais en soit, tiens, ses « en soit » me collent au clavier, mais la blairelle n’était dupe. La voix était moins rauque d’ordinaire ; l’inconnu avait besoin de tousser, à intervalles réguliers, pour se cacher d’elle. Qu’importait.

Elle mettait de côté sa curiosité maladive ; finalement, tant qu’ils portaient le masque, elle se « fiait » à eux, ou du moins, mettait inconsciemment dans ses gestes plus de respect et de distance qu’au près de sorciers ordinaires. La lettre fila seule ; trainante entre les morts, ces trainées de la vie trop enlaidies pour satisfaire les exigences de la chance.
- K.
On conteste jamais directement l’ordre d’un mage noir. Déjà parce qu’ils ont souvent raison. Ensuite parce qu’ils prennent vite du melon ; c’qui fait que ça pourrait inclure huile de coude et . Pis. Parce que toute partisane qu’elle était, si les duels l’excitaient, c’était plus dans la perspective de progresser pour mieux défendre ses -leurs- intérêts, que pour les contrer. Entre pion et électron ; vivement qu’elle grandisse et laisse de côté cette déférence ! Les tenues noires sont mystères, sont mystiques ; sont opacité. Merlin, et matez un peu ce gamin qui n’a que ça à foutre que ce cloche-pied sur les tombes... Comme s'il voulait l'y aider.

Bennet s’est vite ennuyée du chat désossé ; après quelques jets lumineux, elle fait péter une tombe dont la statue lui plait. Dedans, non un corps mais deux. Elle rit. Et leur invente une vie. Gourmande de ce qui a pu leur être pris.

Tu te rappelles sans doute d’hier.
Tu as dû t’amuser. Moi pas.
Je sais qu’il faisait un froid de paon. J’avais la chair déplumée.
Que tu m’as servi un verre à la métallique rondeur. T’y regardais mon reflet.
Je crois que j’ai ri. Un temps à sortir les dés.
On a dû le faire, d’ailleurs, ils ont dû tourner ;
Nous de même. Tu avais mué ; mais pas pris goût à la magie, Cracmol de m*rde.
Un flou mousseux, goût citron, entoure le reste.
La prochaine sphère retournée est une roue grinçante ; puis un vent éruciforme.

- Là, insérer une Pouffy éventrée. Korkor Jared. -
Je l’ai coursé, il me semble, le pouls frénétique,
Quand tu aurais dû être le lapin mis en joue.
Tu n’ignorais, pourtant, que c’était mon premier ;
Je suppose qu’il y a plus que ta voix qui a connu la mue.
- Un éclair au blanc éclatant ; puis translucide. Vivacité fugace. Le spectateur est aveuglé. -
- Une voix off, qui parle lentement, préférablement en latin vu que c’est la langue des Sorts, et promet des possibilités de rétablir le Bien. Par un baiser de haine. Phrasé paradoxal. -
Je ne sais pas exactement où je suis mais je sais ce qu’il me reste à faire. Tu vas voir de quoi je suis capable.
(Elle s’attache à la victime. C’est étrange. Ou peut-être est-ce parce qu’elle sait déjà ce qu’elle va lui faire faire, avec sa baguette. Peut-être pour ça qu’elle a choisi ce je.u ?)
Après avoir retrouvé mes esprits je te retrouvais dans le Parc Desvoisins, entre le théâtre et l'école de danse.
Tu étais là, souriant, comme si rien ne s’étais passé.
Ne fais pas l’innocent.
Le doux chant de l’eau coulant de la fontaine me fit presque regretter ce que je n’avais pas encore fait. Mais j'étais déterminé à me venger. Quitte à y perdre la vie moi aussi.
Je m’approche de toi, te prends par le cou, je sens que tu as mal, tu tentes de me résister, nos lèvres se frôlent dangereusement. Elles se touchent, et nous restons figés ainsi.
La prophétie s'était réalisée. Par la haine unis.
-Pas d’applaudissements. -

Ouerf, fin c’était quand même mieux s’ils étaient frères. Elle n’était qu’à moitié convaincue du synopsis. A retravailler ? Pis non. Pourquoi inventer des vies et morts plus romancées que la base ? Fallait admettre, un temps, que les gens n’étaient des personnages de roman. Que leur existence était morne et lente et terne comme la nouvelle couleur des aurors. Elle ne savait plus trop quand elle avait quitté les premières tombes ; ni combien elle en avait vu ; ni depuis combien de temps elle se baladait dans le cimetière. Parfois, des mots giclaient seuls de ses lèvres ; des trucs sur « être », sur « faire », sur « Les minutes. Les minutes. Combien en vendre. Les minutes. »

La réponse se trouva dans une succession d’essais ; entre autres #Accio linceul de Renata Harshing ou #Accio bague de Harold Ignatus Harshing. Elle attendait que l’un des objets se dresse et signale l’emplacement de la tombe, ayant la flemme de refaire le tour du cimetière. Ce fut un bouquet à destination de l’ancienne directrice qui attira le regard de la Seafordienne. Un sourire élargit son regard ; elle interpela le masqué.
- Eh toi ! J’l’ai trouvée. Pause. Au fait, c’est quoi ton matricule ? C’plus simple que « toi », pour attirer ton attention. Ne pas commenter que c'était dans sa rangée. Il la mettait sans doute à l'épreuve, et l'intérêt pour le cadavre était plus grand que l'envie de tiquer.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Lun 28 Mar - 19:43


Toi ? D'où elle m'appelait toi ? C'était pas cool comme dénomination, ça faisait injonction pour gosse de six ans. Le pire c'était que je m'étais retourné voir ce qu'elle me voulait. J'aurai peut-être du lui foutre un éclair vert entre les deux yeux, juste pour voir comment je réagirai après puis comme ça elle aurait arrêté de me les briser. Elle avait trouvé la tombe. La belle affaire. Elle avait plus qu'à creuser maintenant, hors de question que je ne m'abîme le moindre ongle pour elle.

- Au fait, c’est quoi ton matricule ? C’plus simple que « toi », pour attirer ton attention.

Qu'elle était bête cette fille. Toi, ça tenait en trois lettres, c'était bien plus simple qu'un nombre. Puis j'avais pas trop envie de lui dire, le principe d'avoir un numéro ne me plaisait pas trop, alors d'y répondre... Encore heureux que je n'avais eu droit qu'à la marque sur mon bras et pas un cinq et un sept comme gravés au fer rouge juste en dessous. I'm not a number, I'm a free man ! On y croit et avec un peu plus de convictions s'il-vous-plaît... Passons, passons. J'étais presque devenu par esclave mais c'était par pur intérêt.

- Trois fois dix-neuf....

Que la vie serait triste sans multiplication de tête... Je m'approchai d'elle, de la tombe fleurie et je réfléchis sur le pourquoi du comment. Et puis m*rde, c'était cool de faire danser les morts alors je fis brûler les fleurs d'un coup de baguette, pour débarrasser. Il n'y avait plus que la pierre, la cendre, les voisins silencieux allongés non-loin et nous deux. Je raclai ma gorge de nouveau, pas pour changer de voix cette fois-ci, juste parce que j'avais mal à force de le faire comme un crétin. Et je me penchai sur la tombe, m'allongeant presque dessus, ricanant devant l'épitaphe, ricanant devant le fait que Bennet s'était tapée la lecture de ma rangée sans même protester. Ce que les gens pouvaient être dociles quand on portait un masque. Si ça continuait comme ça, je ne l'enlèverai jamais.

- On a plus qu'à creuser.

Ou pas. Flemme de bien faire, d'être discret dans un cimetière désert. J'allais ouvrir ça comme les autres. Et j'allais aussi piquer les choses qui brillent car Harshing ne valait pas mieux que ses petits camarades détroussés. Alors je faisais léviter le tout et je fis signe à Lizzie de m'aider à virer terre et cailloux. Si un jour je meurs, je demanderai expressément d'être brûlé, juste pour ne pas être dérangé comme maintenant. Du bois en vue, je me relevai et m'étirai un bon coup.

- A toi l'honneur ! ai-je sussuré à Bennet en lui montrant le trou.

J'avais été trop généreux, en plus de la tombe, je lui avait filé le cercueil. Avec un peu de chance, ça ne lui plairait pas.



Dernière édition par Mangemort 57 le Mar 12 Juil - 14:18, édité 1 fois
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Sam 21 Mai - 12:34


I'm back b*tches

- Trois fois dix-neuf....
PAS DES MATHS B*RDEL C’EST UN TRUC DE MOLDU
Elle ronchonna un truc inintelligible.
Trois fois vingt moins trois, quoi. Cinquante sept. Matricule chelou. Impairs basés sur l’équilibre et la chance ? Carré et normé ? Pas très Mangemort, tout ça. Enfin. Etait-ce à elle d’en juger ? Elle ignorait bien si ces chiffres étaient choisis ou imposés.

Il s’approcha d’elle, comme à demi volontaire, avant de brûler quelques fleurs. Oui, ça, c’était mieux. Ça faisait beaucoup plus masqué. Pis surtout, la pyromanie, c’était le bien. L’incandescence des corps l’excitait plus que celle des fleurs, mais tant que l’on embrasait le vivant, elle était relativement satisfaite. Bientôt pourtant la combustion prit fin ; son sourire retomba ; l’inconnu relança.
On a plus qu'à creuser.

Orgueilleux, il lui intima d’un signe de l'aider à retirer terre et cailloux qui brouillaient l’accès à la porte de bois. 

Une porte comme une autre. Une porte qui l’emporte, loin vers l’autre.
Un souvenir un peu diffus, d’un autre temps, d’un autre elle ; d’une demoiselle dotée d’elle.

- Entre, ne fait pas ta timide.
Sans savoir véritablement quoi penser, j’avance vers le lit.
­ Vous m’avez demandé, madame ?
­ C’est exact. Assieds toi.
Je m’exécute. Elle pose ses mains sur ma cuisse droite.

-­ J’ai vu que tu m’observais tout à l’heure, lorsque tu servais le champagne.
Un reproche ? Je dois faire attention à ce que je dis.
­- Veuillez m’excuser si cela vous a importunée, madame. Sans prévenir, elle se jette sur moi. Ses lèvres appuyées contre les miennes. Ses mains frôlent l’ensemble de mon corps. J’ai la chair de poule. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire. Elle se relève, m'ébouriffe les cheveux. Ses yeux bleus brillent comme des saphirs luisant dans les lumières tamisées du salon.
-­ Je t’ai tout de suite trouvé très mignonne.

Les mains de la blairelle poursuivent leur exercice contre le terreau du cimetière, comme galvanisées quand elles avisent un panneau « Attention ! Il est interdit d’emporter les fleurs et objets du cimetière. » Les images se brouillent et se mêlent. Contre la terre se trouve le corps.

Je sens son corps se bander, contre le mien. Il se gonfle de désir. Non sans surprise, je suis excitée. Je me sens comme Cécile de Volanges, courtisée par Valmont. Je me sens importante. Plus encore, j’ai envie d’elle. J’ai envie d’être désirée. J’ai envie de ses caresses et de ses baisers. Son corps, pressé sur le mien, sent mon excitation monter. J’approche sa tête vers moi et l’embrasse. Mon coeur s'accélère. Les battements s’intensifient. Mon corps s’emballe. Mes poils se hérissent. Des veines apparaissent sur ses muscles au fur et à mesure des pressions de son bassin. De temps à autre, des gouttes de sueur dégringolent de son front à mon dos. Je suis épuisée. Je sens ses mouvements s’accélérer. Je tressaille. Je m’écroule. Elle chute derrière moi. Elle se colle à moi. Je me sens bien. Mon coeur commence à ralentir. Mon corps est statique. Je ne peux empêcher mes yeux de s’éteindre doucement.

Lorsque le bois se trouve en vue, les souvenirs esquissés, les desseins et dessins de chair qui avaient caressé le lac de remous disparaissent. Les mots de 57 sont les dernières gouttes. Le lac enfin s’arrête, et n’attend plus que son intervention. Son honneur. L’honneur est un concept qu’on trouve, en théorie, plus dans les pièces de Corneille que sur les cercueils de directrice. Pourtant, Bennet savait que retirer le corps enfoui dans l’oubli pouvait être le moyen de dégainer un véritable trésor pour ses idées. C’était sortir une dignité ; déraciner les préjugés ; arracher les on-dits ; exhumer le monde magique. Elle ne s’arrêta pas toquer au cercueil. Elle l’ouvrit en grand fracas, retira cette saloperie d’écharde qui avait failli s’enfoncer, et avisa le corps de la défunte.

Conservation sous-optimale de la bête. Bien périmée comme il faut. Venait enfin la question du qu’en faire. Se penchant, elle retourna vaguement l’avant du cadavre et arracha une touffe de cheveux de sa nuque.
- Techniquement. Pensée pour Evan. Comment il disait, d’ordinaire ? #Mortuis Resurgunt Oboediunt Me. Ouais, c’était ça le sort. Avant de faire des petits duplicas pour une armada d’Inferi Harshing. Le Polynectar. Ça se fait sur les morts ? Elle fit jaillir une petite fiole de ses poches extensibles. Ça prenait moins de place que les sombrals-aux. T’inquiète, j’te propose pas de le tester sur toi, mais j’ai toujours des cobayes.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 57, Mar 14 Juin - 0:02


Et elle savait même pas ouvrir un cercueil sans se faire un bobo, c'était meugnon tout plein. Cette fille là, fallait lui filer un cookie, un bisous de bonne nuit et l'enterrer à la place d'Harshing. En parlant de la vieille, encore plus moche que dans mes souvenirs, elle cocottait pas mal, genre pire que l'haleine de blaireau mâle au réveil. Beurk, beurk, beurk. On pouvait pas lui tirer sa baguette, ses trucs de valeur s'il y en avait et se tirer ? Nan, ça aurait était trop beau parce que Bennet préférait lui arracher les cheveux. J'imaginais déjà la suite, en bon voyant. Elle allait faire un nœud avec, accompagné d'un joli ruban et le garderait en porte-bonheur en peu weird sous son oreiller. Vraiment trop de mignonnerie en elle. Ça plus l'odeur du cadavre, j'allais finir par gerber.  

- Techniquement. Avant de faire des petits duplicas pour une armada d’Inferi Harshing. Le Polynectar. Ça se fait sur les morts ? T’inquiète, j’te propose pas de le tester sur toi, mais j’ai toujours des cobayes.

Ah bah nan, pas de talisman has-been. Elle avait de bonnes idées cette fille de temps en temps, j'l'aimais bien en fin de compte. Je lui adressai un sourire sous mon masque, qu'elle pourrait même pas voir, et je lui piquai la touffe de cheveux des mains, pour l'analyser. Ils étaient blancs sales avec des machins que j'avais pas envie d'identifier coincés dedans mais ils avaient encore leur racine donc c'était bon. Théoriquement. Cool ! J'aimais de plus en plus la soirée. En plus elle avait des cobayes, c'était une nana bien. Mais fallait pas que je joue à l'intéressé trop vite, fallait laisser les thons marinés. Alors je me penchai vers mon ex-directrice, paix à son âme, je remis sa tête droite peut-être un peu trop vite vu le bruit de craquement qu'accompagna mon mouvement et je la  contemplai quelques instants. Je connaissais pas la date de péremption des vieilles peaux tannées. La résurrection pouvait se faire mais Reny allait elle la supporter ? arce que si c'était pour faire trois pas et tomber en lambeau, non merci. Je n'étais pas spécialiste des puzzles, aussi humains soient-ils.

- Cela pourrait être intéressant...

Juste pourrait, n'est ce pas ? J'étais un peu pile électrique rien qu'à imaginer le résultat. Une armée de clones à l'air pas frais mais vivants. A coupler avec un impero ou une séance d'hypnose collective. Les collègues masqués avaient prévu des inferis pour rendre visite à un autre fossile du Harshingien mais plus moldu. Comparé au plan polynectar, ça faisait dépassé limite. Avant de faire de jolis plans, fallait encore tester. Elle avait cru que je me sentirai mis dans la case rats de labo, que dalle j'étais bien au-dessus de tout ça, mais voir un cobaye ingurgiter un breuvage du genre, ça me tentait bien. J'étais à deux doigts de lui filer mon adresse pour qu'elle m'envoie un hibou quand elle ferait ça. Sauf qu'elle était assez perchée pour croire que c'étaient des avances.

- On peut même aller chercher des cobayes maintenant à la limite. Mais avant...

Geste de main vers Renata-tête-tordue. On allait éventuellement avoir un problème. Parce que j'aimais bien la nécromancie. Je connaissais bien le sujet. Sauf que... L'âge a beau être un chiffre, je ne pouvais pas remplacer le mien par mon matricule et le sort qu'il fallait me passait sous le nez. Ou, on le faisait avec vieux rituels oubliés car foireux, poussiéreux comme le cimetière et explosifs, mais le pourcentage de réussite était faible. Le jeu en valait-il la chandelle ? Oui ? Non ? Oui ? Non ? Oui, carrément. Parce que thuglife, parce que les vieux craignent et parce que je me foutais bien de revoir Harshing marcher ou pas. C'était expérimental, riqué, j'aimais. Frissons d'excitation dans le dos.

D'abord, déblayer le terrain, virer les fleurs calcinées, que tout soit bien net pour pouvoir faire exploser l'entropie du lieu sans avoir été aidé. Un coup de baguette par-ci, un coup de baguette par-là. La scène, cercueil grand ouvert trônant, virait danse macabre. J'ajustai le caisson de bois, qu'il soit bien à 180° avec le trou qu'il occupait jadis, je filai la planche-couvercle à Bennet. Cadeau, pratique pour allumer le feu d'un barbecue quand on oublie sa baguette et je réfléchi. Ouais, ça m'arrivait parfois. Bon, sinon, on pouvait la foutre au congélo ou la maintenir au frais par magie pendant deux-trois ans pour pas trop gâcher l'occaz. Mais la patience/prudence était le cimetière des rêves...

- T'as déjà fait ça avant ? Voix enjouée, sourire colgate masqué. T'as une méthode préférée ? Ou on avise, improvise, ou tout ce que tu veux ?
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mer 17 Aoû - 8:03


(Prétendons que je suis à l'heure)

Dehors le toit s’égosille
Ne demandant qu’à choir


L’affreux osa me dérober la touffe des mains. Namého, les intérêts potinonesques, c’est mon domaine, tu permets ? Arrogantes créatures que ces Mangemorts... Toujours à penser mieux savoir que les autres, à s’être enfoncé avec plus d’art sur les voies de la magie noire... C’était sans doute pas faux, mais en fait, ça attisait ma rivalité. Pour un peu l’esprit de compétition l’aurait emporté et on se battait comme des gosses pour avoir un bout de la tignasse de l’ex-directrice. Des malades oui. Enfin, t’façon, il m’aurait pas laissée faire j’pense. Ces types ont un sérieux problème avec le contrôle.

Ce qui est ridicule quand on y pense : aucun contrôle n’est éternel. De la naissance à la mort, notre poussière ne fait que s’agiter, avant de retomber, amorphe et inutile. Pourtant ils y tenaient et rageaient, fallait contrôler les morts, repousser la nôtre, ‘cause we could be immortal, etc, etc, quand enfin ! on ne contrôlait rien. On était pas des êtres de sens, juste des mouvements fugaces dans l’existence. On naissait déjà morts, ou presque, en fait naître était le moyen le plus rapide de mourir, à condition encore de ne pas considérer que tout vivant était presque enterré.

Alors bon, qu’il garde son contrôle, ses papillons, ses illusions, cheveux et autres moutons. Il parlait comme pour ne rien dire, enfin pour dire le moins, pas trop satisfaire ni susciter d’envie. Il disait que ça pourrait être, potentiellement, à la limite, presque, il disait des demi-mots comme des demi-sourires ; ses illusions il se les gardait, se refusait à partager les humeurs jaunissantes lui peignant les entrailles d’une excitation. Frémissement d’être, palpable, déjà mort.

Il s’ouvrait aux cobayes, là mon rôle repointait son bout du nez ; mais déjà l’adrénaline le dépassait, il fallait faire ce qu’il pouvait l’être, avec les matières disponibles à portée de main. Retirer les impuretés fleuries, parfaire les alignements -du contrôle, partout, toujours, tout le temps, le maître mot de ses mains. Moi, j’étais tout juste bonne à tenir les planches-couvercles -inaugurant les portes, peut-être ?- et son enthousiasme reparaissait. Never have I ever, à peu près, euh... quelle était la question ici ? On parlait nécrophilie ou comment ça se passait ? A deux sur Renata, y avait un côté super glauque, même pour moi. Pis quand il parla méthodes et improvisation, le rappel de mots antérieurs s’infiltra -enfin- et j’en revins à une logique plus mangemoresque.

Ce qu’il proposait, c’était de la nécromancie. En avais-je déjà fait ? Oui non peut-être. Comme d’habitude, c’était question de nuance. Concrètement non, j’avais rien initié à l’époque. J’avais participé, ou combattu, une fois, mais j’avais jamais eu la puissance magique nécessaire, pis je sais pas, avec tous mes cadavres Bennet, j’avais un peu perdu l’attrait qui m’animait auparavant pour les charmes bucoliques des morts.
- Tu vas pouvoir m’apprendre la tienne.
Esquiver le tout ce que tu veux, entre ça et la nécrophilie on allait finir par se poser des questions, fin lui, prions pour qu’il soit pas Legilimens, mais non ça se sentait quand quelqu’un pénétrait votre esprit, non ? Répondre à côté tout en répondant bonjour. Du Lizzie typique. Ça tombe bien, c’est elle qui l’écrit. Son sourire me troubla un instant : trop de sourire pour un petit regard. J’connaissais pas grand monde sachant sourire avec les yeux comme ça.

C’était dans la pétillance, dans le plissement sur les côtés, entre lesquels on pouvait retenir tout le sucre glace qu’on voulait -sucre glace, sucre en poudre, poudre de nécromancie, bam, enfin non bamn, c’est à la bamn que j’avais trouvé ça, j’avais de la poudre oui ! Quelque part dans ce sac informe avec ses trois écosystèmes en cohabitation. Où donc est ma petite Barbara qui donnait de l’herbe aux lapins et des lapins aux cobras ? Après un rapide farfouillage, j’en sortis le matériel que ma gourmandise avait su m’évoquer, et demandais si ça pouvait servir.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Ebenezer Lestrange, Ven 23 Sep - 17:59


Prétendons que je suis 57

Comme d'hab, Bennet répondait de travers. Comme d'hab, j'avais quand même gardé espoir jusqu'au bout. Dans un autre monde, un utopique à ma sauce, elle aurait dit un truc cohérent. Ou alors elle n'aurait rien dit du tout parce qu'elle n'aurait jamais existé. Ma question sonnait crade en y repensant avec le cerveau tordu de l'autre sorcière, brrrr. Puis bon, on y repensant, on avait même pas parlé de nécromancie, juste une brève évocation d'inferi Harshing. D'une armée même.

Elle trifouillait dans son sac, m'abandonnant à mes rêveries. J'avais presque envie d'aller me coucher sous un cyprès, au-dessus d'une pierre tombale pour ne pas me sentir trop mort non plus. Il était tard, l'heure pour les enfants d'aller se coucher. Était-ce mon cas ? Secret... Le sommeil, dans cette situation, me servirait au moins d'échappatoire. Un au-revoir BBN puis zou, au dodo. Mais cela impliquait de laissait errer Lizzie non-loin de là où je dormirais. Mauvaise idée. Pas de repos. J'avais un peu trop parlé, je parlais toujours un peu trop quand y avait Bennet en face, c'était gênant parce que maintenant, il allait falloir bluffer. Je caressai le mince espoir qu'elle se fasse gober par son sac qui semblait sans fond. Plus de problème comme ça.

Elle sortit finalement un machin qui s'apparentait à de la poudre blanche. La drogue, c'est maaaaaal. Puis ça risquait de faire des rails mélangés à la poussière du cimetière, bonjour les impuretés. Ou alors, elle voulait remaquiller Harshing et lui refaire un teint décent. Ou alors fallait vraiment que j'arrête de penser à des trucs de m*rde. Avec un poil de logique, et parce que j'avais mis le doigt dedans pour voir ce que c'était, j'en déduisis que c'était de la poudre de nécromancie. J'en avais eu aussi, dans un passé plutôt proche. Ça c'était même transformé en explosion, détail cool selon les points de vue. Comment on s'en servait réellement ? Aucune idée.

- J'vois que t'es bien équipée...

"Aurais-tu le mode d'emploi ?" Mais vu le bordel que devait être son sac, ce n'était même pas la peine de le demander. La poudre et son utilisation resteraient un mystère. Et ne faisait même pas planer. Tristesse, tristesse, à la limite, on improvisait et ça passait. Mais ce serait dommage de rendre Renata inutilisable. Mort douteuse et elle qui ne pourrait plus raconter à quiconque ce qui c'était passé ? Quel dommage pour l'humanité. Ma décision était faite, on avait plus qu'à s'y mettre. Restait-on dans le cimetière ? Oui. Sauf si elle avait un endroit où se terrer, hors de question de la ramener dans une de mes planques personnelles.

Pff, trop de détails techniques et ce foutu masque qui me tombait devant les yeux, rendant la nuit encore plus noire qu'elle ne l'était réellement. Sans vision, l'odorat devenait plus aiguisé pour compenser et ça flairait pas très bon. J'allais pas me dévoiler le visage, ça lui ferait trop plaisir mais j'étais salement tenté. Bon autant en finir rapidement. On laisse la grand-mère dans son écrin boisé, on sort sa baguette et on réfléchit à la suite des événements.

-J'aime bien les runes moi... Mais ça ne marche pas tout le temps.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mer 12 Oct - 5:47


intrusiooooon

what’s it gonna be
i see you everywhere


Il me trouve bien équipée. Normal, t’as vu à quel âge je suis devenue cliente la plus fidèle de la BAMN ? Les réductions à foison, je connais, merci Parker. Un silence s’installe, et au gré des vagues internes je m’évade. Pas bien loin, en vrai. Juste au dedans de moi-même. Je ré-explore mes ressentis corporels. Non parce que j’ai que ça à foutre, juste parce qu’ils s’imposent à moi, d’un coup.

J’ai qu’une envie,
J’ai qu’une envie put*in,
Me déshabiller.

Pas parce que le jeune mage noir me plait, non. Déjà, il passe son temps à tousser et changer de voix, j’ai bien capté qu’il voulait se faire passer pour un mâle alors qu’il avait peut-être pas encore de poils aux pattes. Je suis pas pédophile non plus.
Même pas parce que j’ai chaud. Ça m’arrive, parfois, ces bouffées de braise qui vous collent dans la nuque et vous suintent entre les aisselles, mais il ne s’agit pas de cela cette fois.
Non. J’ai juste ce soutien-gorge qui me gêne.

what’s it gonna be
i smell your dead breath

Ça vous arrive jamais ? Sans dire qu’ils se fassent trop petits -j’ai du prendre une taille sur les cinq dernières années- ils s’usent, l’arceau sort de son tissu et vous meurtrit lentement le sein. Là, juste sur le côté, alors vous bougez une épaule, faites craquer votre cou, ou votre nez, selon les plaisirs, et les os semblent rouler les uns sur les autres, et la chair s’échappe quelques instants, vous respirez, et déjà une mauvaise position, l’outil de torture féminin se renfile contre votre peau.

C’était limite plus agréable, les bandes, et pourtant, c’était bien l’un des objets les plus déconseillés. La compression qu’elles entrainaient était dangereuse pour les côtes, surtout en cas d’activité physique intense, et quand on est casse-cou comme une Lizzie, c’est un très mauvais investissement. Ouais, dans l’idéal, il aurait fallu que je me renseigne mieux sur les bandages de poitrine, achète un simple binder, mais bon, il vous faut combien de millénaires pour comprendre que nul monde n’est idéal, pas même les fictifs ?

what’s it gonna be
be back already

Bref. J’arrête de penser à mes problèmes de nichon parce que l’autre, tout passif qu’il soit, risquerait fort de s’impatienter, et les masqués énervés, ça va, j’ai déjà donné, j’porte leurs cicatrices un peu n’importe où, on va se calmer. En plus, j’sais pas trop à quel moment il a sorti sa baguette, mais il l’a fait, alors on va espérer que ce soit pas précisément parce que je commence à l’ennuyer. Ces âmes joueuses sont peut-être plus terribles désoeuvrées qu’en colère. Ah non ! Pardon. Il lui faut juste du temps. Il réfléchissait. Tout ça pour dire : « - J'aime bien les runes moi... Mais ça ne marche pas tout le temps. »

Je vais pleurer. Je suis tombée sur la seule âme des ténèbres qui y connait rien en nécromancie. Si c’était Ebenezer, il serait déjà ligoté dans une salle obscure, une bougie entre les dents, à attendre de devenir coopératif. Mais bon, c’est un masqué, j’vais éviter de jouer au c*n. Je m’éloigne de 3 fois 19 et ouvre quelques autres tombes jusqu’à choper les bougies manquantes. Ouais, parce que de l’encens, j’en avais pas sur moi, mais souvent les gens en laissaient en mode la lumière dans l’obscurité blablablabla. Je les lance au jeune ténébreux, espérant qu’il les chope.

- Pour les runes, tu pensais à quoi ? Laguz pour insuffler de l’énergie vitale à l’image d’une morte ? Kaunan pour guider la parcelle de conscience jusqu’à nous ?
Comment ça c’est le nom de mes baguettes ? Et à peu près tout ce dont je me rappelle de mes fouilles nocturnes ? Mais non, j’en connais d’autres des runes. Y a. Euh. Eihwaf ? Un truc comme ça ? Je sais plus. Help.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Ebenezer Lestrange, Jeu 27 Oct - 0:37


Pas mettre de soutif, c'est la vie sinon...
Elle ne disait rien, cool. Avec un peu de chance, elle allait se montrer d'une utilité insoupçonnée, claquer des doigts et Renata se relèverait de son cercueil pour nous parler d'une voix d'outre-tombe. En mode "Houuu, je suis un esprit terrifiant" sinon ce ne serait pas drôle. Parce que bon, déjà qu'elle n'était pas de la première fraîcheur de son vivant, elle virait quasi pathétique à gésir ainsi alors qu'elle fasse quelque chose de constructif avant que l'on ne s'ennuie trop.

L'autre, après avoir phasé un long moment sur un problème dont la teneur, très spirituelle, m'échappait, se mettait de nouveau en mouvement. Pas de claquement de doigts salvateur, fallait pas déconner, c'était Bennet. Juste des ouvertures de tombes innocentes pour récupérer des bougies. Ok. On m'aurait dit qu'on pouvait trouver ce genre de marchandises dans les caveaux, j'aurai jamais été m'embêter à aller dans un supermarché à côtoyer des gens. Surtout que c'était en majorité des moldus...

- Pour les runes, tu pensais à quoi ? Laguz pour insuffler de l’énergie vitale à l’image d’une morte ? Kaunan pour guider la parcelle de conscience jusqu’à nous ?

Oh mais elle faisait tout pour m'embêter l'autre à sortir des noms de runes comme ça. Genre, moi, je me souvenais des noms qui allaient avec les gribouillis. Que dalle, signification, tracé, basta. Quelques noms qui prennent la poussière dans un coins de l'esprit pour faire genre je suis cultivé aussi. En plus, elle utilisait les tous vieux noms alors qu'il y avait ceux en anglais dépassé. Plus pratique. Bon, Laguz c'était facile... Ça donnait Lagu, l'eau, associée à la lune, blablabla, pas trop hors sujet, à la limite je la mettrais dans un coin pour lui faire plaisir.. L'autre, bah je savais pas à quoi ça se rapportait. J'étais pas un dictionnaire sur pattes quoi. Puis bon, guider Harshing jusqu'à nous, non merci, qu'elle se dém*rde, elle était grande même si elle semblait flotter dans son cercueil.

Bon... Du coup réponse en haussement d'épaule. Fallait disposer les bougies, un peu au pif mais que ça fasse classe parce que j'étais un fuckin' mangemort puis Lizzie était une fuckin' Bennet alors on devait faire les choses bien. Surtout pour la première raison. Coup de baguette pour enflammer les mèches, il faisait limite trop jour maintenant et mon masque me grattait. C'était bête parce que c'était archi-mort pour l'enlever, même une nano-seconde. J'voulais pas me faire repérer.

- Lagu, s'tu veux. Après, faut limite toutes les caler... Ken, geofu, yr, tir, daeg, wyrd,...

Oui, je les listai un peu pour frimer. Surtout que la dernière, bah elle n'avait pas de signe. On ne pouvait pas connaître le destin donc on ne pouvait pas non plus lui coller de symbole, logique. Puis bon, c'était elle qui avait commencé à m'embrouiller. Fallait pas poser de questions comme ça, c'était lourd, ça faisait perdre du temps. Le jour allait se lever et révélait à quel point Renata était moche avec son teint blafard et son expression figée.

- Faut juste faire attention à l'ordre en fait j'pense... Puis pas les dessiner à l'envers, ça change les significations. Du coup, on pourrait par commencer par mann vu que c'est un Homme qu'on veut rappeler... Et après, hmm, yr pour la symbolique. If, cimetière, ça colle bien. Puis daeg, le jour, la renaissance...

Et hop, je les dessinai à la baguette en même temps, autour d'Harshing et de son coffre en bois. Les symboles brillaient en bleu, ça faisait joli. En quatrième, on pouvait placer lagu alors je fis signe à Lizzie de la mettre. Ça devenait vraiment cool comme soirée.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Bennet, Mar 22 Nov - 5:03


silence
absence
un instant je crois
qu’il connaît pas ces runes
ce serait une belle blague
de tomber sur le seul mangemort
qui ignore de quoi
retourner le sort

La mémoire revient bientôt au jeunot masqué. Il tousse moins, sa voix commence à prendre des allures adolescentes. J’ai peur. Espère ne pas me tromper. Parce que déjà il change le nom de la rune. Est-ce qu’il la confond avec une autre ? Est-ce que j’ai mal apris la mienne ? Non, non, je suis sûre de l’appellation, c’est quand même le nom de ma plus fidèle alliée ! Il doit y avoir une explication. Plusieurs runes, ou plusieurs langues runaires... runaises ? runoises ? Comment ça s’accorde ce mot ? J’y connais tellement rien en nécromancie, c’est affligeant. Puis-je avoir meilleur enseignant qu’un mangemort ? Non.

Noui. Un meilleur mangemort. Non. Ta g*eule Liz. Arrête de cracher sur ce que tu as, et commence par estorquer tout ce que tu peux de celui là. Ce que tu peux tient en des 6-7 syllabes absolument imprononçable. Great. Tu sais pas comment elles s’écrivent. Tu as su, fut un temps, tu t’y connaissais bien en runes, mais la mémoire se la joue traitresse pile quand il faut pas. La base. Je vais encore passer pour une cruche. Marre marre-et le premier qui fait une remarque non je ne pensais pas à l’eau, jusqu’à maintenant, dog j’ai envie de pisser à présent, voix, quitte moi, laisse moi penser en silence.

A collage
I'm all sewn up
A montage
I'm all sewn up


Enfin non, pas en silence, pas tout à fait, je pense mieux quand je pense avec ma voix de lecture, y a plus de détails de raisonnement, j’évite les 300 ponts et raccourcis causant parfois la perte d’informations. Re-connecte tes neurones. Lie les petits points. Non, rien à faire, je connaissais pas celles là. Elles venaient pas du même alphabet. Pas possible. Enfin, pour la majorité. Je reconnaissais la dernière. Une sorte de prisme, dont l’utilisation permettrait un faisceau plus focalisé, précis, tout ça. Je savais la dessiner, celle là. Les autres... Je préférais qu’il le fasse. Qu’il m’apprenne.

La lueur des bougies piquait un peu les yeux, je gérais mieux l’obscurité, mais dans le même temps ça permettait de mieux l’observer. Oui. Je sais. Le principe des masques c’est qu’ils voulaient pas être connus blablabla. Mais je pouvais bien spéculer un peu, non ? J’en connaissais un, de Mangemort, en la personne de McKinley. Combien d’entre eux fréquentaient Poudlard ? C’était censé être la meilleure école tout ça tout ça, donc avec un peu de chance...

The automatist's undoin', the whole world starts unscrewin'

As time collapses and space warps

You see decay and ruin, I tell you,
"No, no, no, no
You make such an exquisite corpse"


Sauf que si je continuais à le regarder par dessous il allait mal le prendre et me jeter. Et j’allais rien apprendre. Nada. Radeau. Rideau ? Après. J’étais pas super sûre qu’il veuille vraiment m’apprendre un truc. Parce que le nanana faut les mettre dans l’ordre, j’étais au courant quand même, c’était le principe de base de l’utilisation des runes. Sauf que ça m’empêchait pas d’être cruche. Carafe. Girafe. Me laissez pas disgresser, je crois que les bougies étaient un peu trop parfumées, la tête me tournait. Du coup, le sens de lecture il partirait d’où ? Du menton de Harshing ?

J’avais pas posé la question qu’il commençait à tracer. Le sens de lecture partait de son regard à lui, j’suppose. C’est comme ça en tout cas que j’utilisais mon laguz. Avec le z de la luz, lumière, renaissance, etc. Quelque chose, pourtant, me paraissait encore manquer.
- Tu mettrais pas aussi un -hésitation- Raigo ? Raido ? Ça clarifierait le Daeg non ? Et on clôture par le Wyrd pour une meilleure acuité runaire ? Ton interrogatif. Approximatif. J'avais encore beaucoup à apprendre... et espérais que le manque à combler ne le fasse pas partir en courant. Il fallait bien partir de quelque chose, non ? Non ?
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