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Cimetière de Godric's Hollow
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Oscar Salsanvivre
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Oscar Salsanvivre, Mer 24 Jan 2018 - 16:28


C'est marrant, je ne l'ai pas entendue arriver, cette fille. Soit ses pas ne font aucun bruit, soit elle était là depuis le début, cachée quelque part. Ou alors j'étais trop concentré dans mon discours pour y faire attention. Je m'apprête à me retourner pour sortir du cimetière, mais la voilà qui m'interpelle.

- Oups... Mauvaise adresse. Désolée de te déranger en pleine discussion avec... peu importe.

Ah, donc elle a transplané. Je devais être vraiment perché dans mon truc pour ne rien entendre. Pas besoin de t'excuser, va, je ne faisais que passer. À vrai dire, ce n'est pas que je suis asocial, mais je ne suis pas vraiment venu dans un cimetière pour blablater avec une inconnue.

Et puis... Ouais, elle a quand même cru que je parlais aux morts, c'est bizarre. Enfin oui, je parlais avec une morte, mais... bon. Je veux dire... Bon, le deuil, vous connaissez, quoi ? Ça me paraît pas chelou de transmettre un message à une personne chère, quand même. Si ?

La fille commence à faire demi-tour pour partir je ne sais où. Je m'apprête à lui dire que la sortie ne se trouve pas dans cette direction, mais elle se retourne soudain et m'interpelle de nouveau.

- Hum... Excuse-moi de te déranger encore une fois, mais tu saurais me dire où j'ai atterri ?

Voilà pourquoi le permis de transplanage me fait flipper. Vous imaginez si j'atterris malencontreusement dans un cimetière ? Hyper glauque, j'aurais l'impression que ce serait un signe du destin pour me mener droit vers ma tombe.

- Oui, bien sûr, dis-je en souriant. C'est le cimetière de Godric's Hollow. T'inquiète pas, tu n'y trouveras rien de très flippant. Enfin, je dis ça, mais je ne traîne pas souvent ici.

Pourquoi je commence à lui parler ? On ne tape pas la discut' avec des inconnus dans un lieu pareil - je ne connais pas grand chose aux traditions liées aux défunts, mais je ne suis pas sûr que ce soit respectueux. Je lui adresse un petit hochement de tête pour la saluer, puis je fais demi-tour. Et je me souviens qu'elle ne sait pas où est la sortie.

- Ah, et... Pour sortir, c'est par là, si ça t'intéresse.

Je commence à marcher, elle me suivra si elle le souhaite. Peut-être que c'est bel et bien l'endroit où elle souhaitait atterrir, après tout. Peut-être que... Oh, m*rde. Peut-être qu'elle est venue enterrer un corps. Ou faire des repérages pour enterrer un corps. Peut-être que c'est une tueuse. Ou un Mangemort. Ou une employée du Ministère infiltrée venue couvrir les dégâts physiques causés par une intervention qui a mal tourné avant que les médias ne découvrent quelque chose.

Zut. Ne jamais inviter les inconnus à les suivre, même si tu as l'impression de les avoir déjà vus à Poudlard. Je commence à flipper, j'ai une boule au ventre.
Meuuh non, y a rien à craindre.
Mais on sait jamais.
Meuuuuuuh non.
On sait jamais, flûte.
Dans le doute, je presse le pas.
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Zélie Hepburn
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 25 Jan 2018 - 22:30





Tu as déjà réussi à te perdre sur le Chemin de Traverse, à Pré-au-Lard, à Londres, en Egypte, dans ta propre maison (et tu te perdras sans doute au paradis) mais tu n'as encore jamais erré dans un cimetière, qui plus est dans un quartier que tu ne connais absolument pas. C'est drôle. Il faut bien une première expérience à tout. Errer parmi les morts, ça peut être intéressant. Voyage instructif.

Celui que tu viens malencontreusement d'interrompre ne semble pas apeuré, ne semble pas surpris. Oh des gens qui transplanent pour rendre visite à leurs ancêtres bouffés par les mites, ça ne doit pas être si rare. — Oui, bien sûr. Dents bien propres. —  C'est le cimetière de Godric's Hollow. T'inquiète pas, tu n'y trouveras rien de très flippant. Enfin, je dis ça, mais je ne traîne pas souvent ici. Te voilà rassurée. Ou pas. Honte à toi. Toi qui n'a jamais quitté ton lit douillet, qui n'es jamais passée de l'autre coté du mur. Godric's Hollow, tu connais. De nom. Basta. C'est où exactement ? Tu n'iras pas loin avec un nom. Tu peux tenter le transplanage une seconde fois mais quelque chose te dit que ce n'est pas une bonne idée. La prochaine c'est le désartibulation. Ça pue. Tu le sens. Ça pue. Ton nouveau pote te tourne le dos. Au revoir hein ! Impoli... Le voilà qui revient. J'ai eu peur... — Ah, et... Pour sortir, c'est par là, si ça t'intéresse. Ça t'intéresse ? Non. De toute manière, te ne sais pas où tu irais ensuite. Ce gamin a l'air d'être le seul être humain (vivant) à la ronde. Il est glauque c't'endroit. Ce gosse se tapait la discut' avec le vent sans pression ? C'est pas censé avoir peur un gosse ? Surtout dans un cimetière. Vide. Il a quel âge d'ailleurs ? Ton âge ? Il n'a pas peur, pourquoi toi tu aurais peur ? Il a ton âge. Tu suis ses pas. Pas être seule, pas être seule. T'aime pas cette ambiance mystique à deux balles. Pas être seule, pas être seule.

Hé ! Reviens gamin !

Il est déjà si loin. Pas être seule, pas être seule ! Tu presses le pas pour le rejoindre. Pourtant la distance qui vous sépare ne daigne pas s'apetisser. C'est comme s'il... courait ? Incitation à le suivre, ça te démange. Tu te mets à piquer un cent mètres sans une fois remarquer l'étrangeté de la situation. Tu étais un léopard dans ton autre vie. En trois enjambées et demie tu l'as rattrapé. Son bras te fait les yeux doux, tu l'agrippes. — Hé ! J'peux savoir pourquoi tu détales comme un voleur ? T'as le feu aux basques ? T'as vu quelque chose ? Si c'est le cas, j'aimerais bien que tu me préviennes. J'veux pas finir comme eux. Ton doigts s'élève vers les multiples pierres tombales. Pensée à eux. Comme un voleur. Peut-être t'a-t-il seulement fouillé les poches à ton insu ?
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Oscar Salsanvivre
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Oscar Salsanvivre, Ven 16 Fév 2018 - 14:50


Si mamie est capable de nous écouter de là où elle se trouve, je ne doute pas une seconde que cette situation la fasse beaucoup rire. Une inconnue qui transplane comme ça à côté de sa tombe sans même que je la remarque, c'est le genre de truc que je raconterai à ma famille ce soir en rentrant à la maison, en n'omettant pas de romancer le bazar pour donner un air exceptionnel à l'aventure.

Alors que j'approche de la sortie du cimetière, j'hésite à me retourner pour voir si l'étrangère a pris la décision de s'envoler de nouveau, de me suivre ou de rester plantée dans ce lieu morbide comme si la situation n'était pas déjà assez chelou. Mais à peine décidé-je de tourner la tête qu'une main s'agrippe à mon bras et que la fille se retrouve collée à moi. Mi-surpris, mi... Ouais, non, surtout surpris, en fait, je me demande ce qui lui passe par la tête pour qu'elle accorde ainsi sa confiance à un garçon qui parle tout seul dans un lieu lugubre comme celui-là.

- Je détale pas comme un voleur, je me méfie, c'est tout. D'ailleurs, toi aussi tu devrais te méfier... Vu la situation dans laquelle tu m'as rencontré, tu es sûre que je suis le genre d'inconnu à qui tu es censée faire confiance ?

À la manière dont je dis ça, elle va me prendre pour un tueur en série, mais ça lui évitera peut-être de tomber dans ce genre de piège à l'avenir, du coup.
Et puis zut, qu'est-ce que je suis en train de faire, moi, je suis vraiment en train de donner des leçons à cette fille ? Je ne la connais pas, et qui me dit qu'elle n'est pas elle-même une tueuse en série !

- Plus sérieusement, je l'ai déjà dit, mais ce bled est mort depuis des siècles. Personne ne va te voler, ni t'agresser, ni t'assassiner ici. Y a rien, c'est vide, c'est naze.

À une dizaine de mètres devant nous se dresse le portail du cimetière. Je continue à marcher, la fille est agrippée à moi, j'ignore si elle compte me suivre comme ça pendant longtemps ou éventuellement rentrer chez elle un jour.

- Tu viens d'où, toi ? Moi j'habite à Loutry Ste-Chaspoule.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Zélie Hepburn, Jeu 22 Fév 2018 - 18:32



C'est pas que tu flippes mais ce genre de situation, tu y as été confrontée bien trop de fois. Paumée. Dans un endroit. Glauque. Seule. Des scénarios abracadabrants (légèrement farfelus peut-être?) qui s'agglutinent dans ta petite tête. Il va pas s'enfuir avec toutes tes chances de t'en sortir en cas d'attaque de loups-garous. — Je détale pas comme un voleur, je me méfie, c'est tout. D'ailleurs, toi aussi tu devrais te méfier... Vu la situation dans laquelle tu m'as rencontré, tu es sûre que je suis le genre d'inconnu à qui tu es censée faire confiance ? Haussement de sourcil, drôle de grimace. Tête d'ange percheé en haut d'un petit corps gringalet. Toujours se méfier du p'tit monsieur derrière. Lui sait comment frapper. Le gros baraqué n'est qu'une figure d'intimidation. Qui sait ce qui se cache derrière ce petit corps frêle ? Mais il y a comme un pressentiment qui se promène, un aura qui te murmure à l'oreille, il te touchera pas un cheveux. C'te voix est-elle réellement digne de confiance ? — Plus sérieusement, je l'ai déjà dit, mais ce bled est mort depuis des siècles. Personne ne va te voler, ni t'agresser, ni t'assassiner ici. Y a rien, c'est vide, c'est naze. 360. Observation rapide des lieux. Des morts partout. Ils gisent sous une montagne de terre. Puis il y a ces deux vivants. Qui ne savent pas trop quoi penser l'un de l'autre. Ami ; ennemi ? Frontière minime en fin de compte.— Est mort ? C'est l'cas d'le dire... Il se remet en marche, tu lui lâches le bras mais pas les basques. — Tu viens d'où, toi ? Moi j'habite à Loutry Ste-Chaspoule. Soupçonneux qui se transforme en curieux. La méfiance a détalé ? Ou a pris le contrôle ? Histoire de s'informer surement. Potentielle tueuse en série dans le fond. Pour quoi opter ? Vérité ? Déguisée ou à nue ? — Pas loin de Londres. J'ai pas l'habitude de faire du tourisme à vrai dire... J'essayais d'atteindre le manoir de mes grands-parents. Ça a un peu foiré... Faudrait que j'continue à m'entraîner. Mais regarde où ça me mène ! Un jour je finirais dans une poubelle ou sur une voie ferrée. P'is y a cette image qui s'affiche là-haut. Celle d'un gosse qui parle dans le vide. — Hum... Et toi ? Qu'est-ce que tu faisais au juste ? Indiscrétion, au point où on en est...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Jeu 19 Avr 2018 - 0:55





Les soupirs de la magie


Pv Elly

Une nuit vêtue d'atours élégants. Quelques lambeaux de nuages effilochés sous une lune pleine aux trois quarts, qui rugissait silencieusement, entourée d'étoiles rayonnantes qui se faisaient des ampoules aux promeneurs égarés.

Des bois plongés dans une pénombre étouffante, avec des arbres aux branchages qui criaient sous le vent, à la faune sauvage qui se dissipait derrière des buissons ou des fourrés que l'œil chassait infructueusement.

Jusqu'aux ruelles qui dormaient dans une fausse ambiance de sûreté, éclairées par des lampadaires aux lumières diluées, parfois vacillantes, comme des flammes qui s'éteindraient en un dernier baroud d'étincelles.

Et, plus loin, là où les voix sont éteintes hormis dans les cœurs, où les pierres gueulent des souvenirs en larmes, la nuit était heurtée par des soupçons de brises qui se faufilaient comme un vent d'été entre les pierres tombales du cimetière.

Je m'étais déplacé dans les ombres, usant de sortilèges de camouflage pour trimballer avec moi les deux sujets de ma venue. D'un côté, ce moldu avec sa gueule de péquenaud, que j'avais fait taire à l'aide d'un Bloclang, et qui maintenant était attaché à une croix de métal attaquée par l'inéluctabilité du temps.  

De l'autre, une bâche qui recouvrait sur le sol la tristesse d'une vie arrachée trop injustement. La raison de la présence du moldu, la justification qui n'aurait peut être pas lieu d'être.

Et j'attendais, celle qui serait au cœur des choix, des tourments, devant le bien et le mal, devant les repères qui seraient confrontés à ses idéaux. Je savais, l'allégeance qu'elle avait prêtée, j'avais tout vécu avec elle, tout vu, tout construit, tout détruit, tout rebâti, à la sueur de souffrances comme à celle de délivrances.

L'émeraude qu'elle avait déjà caressé de ses doigts recouvrait mon visage, ma longue cape descendant jusqu'à mes mollets, comme si j'étais un inconnu, ou plutôt, comme si elle devait comprendre que je lui faisais passer un test.

Bien qu'elle devait s'en douter, devant l'heure tardive et le lieu du rendez-vous, elle devait se douter, que ce n'était pas pour une promenade romantique que je l'avais conviée.

Minuit était passé comme une étoile filante, sans alerter dans la nuit sa furtive présence. Bien que nous avions déjà discuté de tout, tissé et effilé bien des mondes, j'attendais, dans cette soirée à la table de la magie noire, qu'elle me montre sa détermination, au delà de cette dualité que je ne mettrais jamais en doute. Dans les cris de la nuit, voir les écrits des nouveaux pas de sa vie.

Même si...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Mer 25 Avr 2018 - 22:46


T’avais beau savoir qu’il était mangemort, que t’avais prêté allégeance à son maitre, il n’en restait pas moins que parfois, cela te secouait l’échine d’effroi. Tu n’étais pas surhumaine, tu avais tes faiblesses, tes failles, tes défauts. Parfois – bien trop souvent – le doute prenait pleinement possession de toi, de tes sens, de tes pensées. Seul ton instinct te permettait de rester sereine, de savoir que tu avais fait le bon choix. Même si le questionnement était inéluctable.

Et là, clairement, les questions étaient présentes. Il n’était pas rare de la part d’Evan qu’il te fasse de multiples surprises, cadeaux, ou autres subtilités romantiques mais là tu savais que c’était différent. En effet, le matin même, il t’avait demandé de te rendre à une heure précise au cimetière de Godric’s Hollow. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes. Et au ton employé, tu avais compris. Tu t’étais donc juste contentée d’hocher la tête, comprenant sa demande et t’y soumettant.

Quand le soir était apparu, quand Evan, lui, avait disparu, parti quelque part où tu aurais tôt fait de le rejoindre, tu restais pensive, perdue à ces dernières semaines qui s’étaient écoulées lamentablement lentement. Les douleurs et les souffrances encore à fleur de peau, mais pourtant, tu t’étais relevée. Etait-ce l’allégeance ? Etait-ce la mission ? Tu ne savais trop, même si la destruction du Heurtoir et l’accusation des Phénix t’avait permis de … voir autre chose, penser à autre chose. Désormais, tu attendais de revoir celui qui t’avais demandé de faire cela, celui qui t’avait fait confiance.

Mais ce soir, pas de balade sur les toits de Londres. Non, tu transplanais dans Godric’s Hollow et terminais ton chemin à pied. Dans le cimetière et malgré l’ambiance lugubre qui semblait s’en dégager, tu trouvas rapidement la silhouette que tu étais venue rejoindre. Y’avait un truc, dans sa tenue, dans sa manière d’être ou de faire, qui te disait qu’il mettait une distance qui ne vous était pas coutumière. Alors tu te risquas à un simple « Bonsoir … » qui s’évanouit dans les méandres des caveaux. Un long frisson te parcourut l’échine, car, seulement à ce moment-là, tu remarquas l’homme attachée à une croix mortuaire. Drôle de cadeau.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Jeu 26 Avr 2018 - 0:08







Je discutais pensivement dans les volutes éclairées de la nuit. Dans ce ciel puissant où les rayons de lune chantonnaient allégrement. Voile de clarté sur ce monde mort que j'arpentais, lampadaire vers les ténèbres. Baguette en main.

Je tournais, défiant les ombres des stèles les plus imposantes qui camouflaient ma silhouette. Peut-être même qu'il y avait des gens enterrés ici à qui j'avais subtilisé un membre de leur famille. Peu importait les noms, importaient seulement les choix.

Certains conduisaient au changement, les meilleurs, fracturer une partie de son monde pour en trouver un plus galvanisant, plus envoûtant, au regard qui happe et transforme le quotidien. Voie de la magie noire en était une, lorsqu'elle était écoutée et respectée.

Je regardais le moldu saucissonné qui essayait tant bien que mal de gesticuler, comme s'il pouvait se défaire de la croix sur laquelle je l'avais attaché. Heureusement qu'il ne pouvait pas crier sinon je l'aurais probablement déjà tué, et j'aurai dû trouver autre chose pour celle qui partage ma vie.

Et là était une épreuve idéale. Je voulais qu'elle prenne confiance, qu'elle soit déterminée, bien que je n'en doutais pas, je voulais le voir, le sentir, et, quelque part, l'apprendre dans son regard sur cette magie.  

Enfin, aux soupirs de la nuit, sa silhouette apparut dans le cheminement d'âmes éteintes, se dirigeant vers moi. Et mes yeux ne décrochent plus d'elle, suivant chacun de ses pas, scrutant son visage si souvent embrassé aux brasiers charnels.

Bien que l'envie me traversait follement, je n'irais pas l'accueillir en l'emportant à l'écrin de mes bras et d'un baiser des plus passionné. Pas là, après peut-être, mais pas avant la leçon.

Je devais rester concentrer, et je m'efforçais à adopter l'attitude qui allait en ce sens. Faire comme si elle était une élève, nous renvoyant à un bien lointain passé, même si là, le cours serait sur toute autre chose.

Son Bonsoir s'évanouit dans la torpeur des pierres tombales, me contentant d'un signe de tête en guise de salut. Parce que tous les mots que je voudrais lui dire dépasseraient cette proximité que je ne voulais pas laisser voir, pour qu'elle garde la concentration nécessaire sur les objectifs que je lui fixerais.

Je la laisse prendre ses marques dans cet étrange décor de rencontre. Qu'elle voit les différents éléments principaux de la scène. Et quand son regard se pose sur le moldu, alors je m'avance vers elle, plongeant mes yeux sous mon masque dans les siens.

Occultant difficilement les pensées ensorcelantes qui m'emmenaient à elle, je finis par lever une main en direction de l'apprenti Jésus Christ, laissant quelques mots.

- Notre cher ami ici présent... On va dire Bernard... Va servir pour ce que je vais te demander... On ne peut pas dire que c'est un ami... Il a fait des choses horribles...

Je faisais une pause, pour scruter ses émotions, pour voir comment elle percevait mes mots, me demandant si elle jouerait le jeu ou non. Mais tout était là après tout, les subtilités de l'exercice, quels choix allait-elle faire ? Je voulais qu'elle ait des doutes, et en même temps des certitudes. Elle me montrerait les deux.

- Le genre de choses qui méritent une punition... Et, vers la voie de la magie noire, il y a bien des façons de punir... Et là, si je t'ai fait venir ici, c'est pour que ça soit toi son bourreau...

Regard vers le moldu qui entendait tous vos mots, et s'il n'était pas en train de se pisser dessus qu'il semblait à deux doigts de craquer et de fondre en larmes. Je souriais sous mon masque, avant d'enchainer.

- J'aimerais que tu le fasses souffrir... Un Doloris me parait très approprié non ?

Question rhétorique, à laquelle elle répondrait peut-être. Je faisais un pas de recul, histoire de laisser un mètre entre nous, et qu'elle comprenne que c'était à elle d'entrer en scène, de me montrer ce que j'attendais, si elle l'avait compris.

Toujours sous mes yeux qui scrutaient le moindre de ses mouvements, la moindre des émotions qui la traversait. L'envie de voir celle que j'aimais, plonger corps et âme à mes côtés. Prêts à se battre l'un pour l'autre, prêts à tuer l'un pour l'autre, prêts à mourir l'un pour l'autre.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 26 Avr 2018 - 10:39


Un simple signe de tête en guise de salutation. Si tu n’avais pas compris le message jusqu’à présent, il était désormais très clair : la distance était voulue, souhaitée et probablement souhaitable. Tu ne bronches pas, marchant dans son jeu. S’il comptait te mettre à l’épreuve, il ne serait pas déçu, il pouvait en être certain. Comme une envie farouche de lui prouvait ce dont tu étais capable – comme un gout de déjà vu qui te ramenait à quelques souvenirs lointains, du temps où tu n’étais que l’élève du professeur.

Il s’approche de toi, et tu perçois sous son masque d’emeraude ses yeux qui te fixent, qui te contemplent, qui semblent te jauger. Ses propos te ramènent à la réalité de la situation, à cet homme qui joue l’asticot sur la croix. Visiblement, il avait fait des choses qu’il devait payé. Mais le masqué resta – volontairement ou non – assez ambigu quant à ce qu’avait fait l’homme ainsi harnaché. Juste, il te demandait de le faire souffrir.

Tu n’avais rien contre la souffrance. Parce que tu en voulais au monde entier. Parce que tu aurais pu faire souffrir quiconque se présentait à toi. Mais là, dans cette configuration-là au cœur de la nuit, t’avais un doute. Le doute de la conscience. Le doute de savoir ce que l’homme avait fait. Cela rendrait-il ta torture plus juste ? Plus douloureuse ? Cela modifierait-il ton comportement face à lui ? Oui, sans nul doute.

Tu ne pouvais pas dire que tu avais réellement une conscience. Tu avais tué, tu avais manipulé, sans l’ombre d’un doute ou d’un quelconque regret. Tu aimais juste faire les choses bien, tu aimais ce sentiment de justice qui t’animait. Ce besoin de vengeance, pour tout, pour tous. Car c’était de cela qu’il s’agissait. Tu n’avais pas besoin de connaitre les actions pour agir, mais, en connaissant les actions, tu étais galvanisée. Tu agissais différemment, moins mécaniquement – y prenant plus de plaisir ? Sans nul doute, oui.

Doucement, ta baguette descendit ta manche. Pas de mise en joue, pas de sortilège, une simple question, le regard toujours perdu à l’homme accroché à la croix, tu demandes, d’une voix tranquille « Qu’a-t-il fait ? ». C’était quoi, ce besoin de toujours savoir ? Tu attendais la réponse bien que tu ignorais totalement si elle viendrait ou non.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Jeu 26 Avr 2018 - 17:46







Jeu de regards entre masqué et démasquée, entre deux ombres sur un même chemin peint de plumes de jais. Les minutes défilaient, sur ce terrain teinté d'émeraudes et d'une intense chaleur boisée. Transposition des sens à l'évasion du sensé.

Je l'observais, ses yeux perdus vers l'homme que je venais de lui demander de faire souffrir, sans lui donner davantage de raison que de faire se soulever en elle une salve de doutes. Il n'y avait pas de mauvais choix, enfin pas au début.

Mais j'étais intimement convaincu qu'elle réussirait, qu'elle comprendrait le but de la manœuvre, tant ce que nous partagions nous réunissait sur presque tous les points. Des aléas d'orages tumultueux aux épices de chairs arrosées de divinité.  

Je vis sa baguette atterrir dans sa main, sans pour autant qu'elle ne la lève sur l'infortuné accroché, qui attendait tristement que le rideau de sa mort soit levé. Et elle termine par me poser une question, de vouloir savoir.

Comme si, elle se sentirait plus à l'aise si elle avait une raison valable de le faire souffrir. Qu'aucun acte n'était gratuit, sans qu'il y ait une cause plus grande encore pour le justifier.

- Ce qu'il a fait...

Mes mots heurtent le silence, alors que je me déplace vers la bâche non loin, m'accroupissant pour en saisir une extrémité. Puis je la fixe à nouveau, cherchant à capturer son regard comme pour lui faire passer un message, et je tirais d'un grand coup la bâche.

Qu'elle voit ce sang, qu'elle aperçoive ce corps sans vie, ce destin qui a tragiquement basculé. Qu'elle comprenne que tout pouvait être mérité, que dans chaque mission, chaque choix, la détermination écrivait la réussite. Et que s'il lui fallait une raison, elle en aurait là un avant goût.

Je repose la bâche par dessus le corps sans vie, le recouvrant comme s'il s'agissait d'une étoffe soyeuse dans laquelle il pourrait se réveiller, mais ça ne serait pas le cas. Je reporte mon regard sur ma belle, m'avance vers elle, et laisse quelques mots au creux de son oreille dans un murmure emporté dans les soupirs de la nuit.

- Tu vois... Tu comprends... Il avait une famille... Des enfants... Comme ce jour dans les bois... Tu te souviens ? ... Voilà ce qu'il a fait...

Puis je me positionne devant elle, ma main libre trouvant la sienne qui tenait sa baguette. Faisant lever lentement son bras vers l'homme sur la croix, alors que je la fixais droit dans les yeux, comme si à la fois je lui criais tout cet amour qui écrivait notre vie et toute cette détermination que je voulais voir dans ses yeux.

Dans ses gestes, dans ses mots. Qu'elle entrevoie ce nous avions vécu ce jour-là, et qu'elle y puise la force, la colère, la concentration, la détermination nécessaire. Et, quand son bras fut à hauteur de l'homme, je lâchais sa main, déposant un murmure vers ses lèvres, un simple mot soufflé avec bien des mondes derrière.

- Fais...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Ven 27 Avr 2018 - 0:12


Il te connait trop bien, c’est un défaut, ta faiblesse. Il sait que pour faire, tu as besoin d’excuses, de justifications. Des faux-semblants. Dès lors qu’il te donnait un ordre au nom des Ténèbres, tu étais supposée lui obéir. L’allégeance servait à cela, n’est-ce pas ? Tu le suis du regard, alors qu’il s’approche d’une bâche à terre. Bâche que tu n’avais pas remarqué jusqu’alors, mais ton regard, imperturbable, le suis.

Et tu découvres l’horreur quand il amène à lui le morceau de plastique. C’était difficile, l’image était compliquée à supporter. Un haut le cœur te saisit, pas que t’es pas habituée au sang, non. Juste que ça fait longtemps. Peut-on perdre l’habitude de ce genre de chose ? Oui assurément, parce que si l’âme s’habitue aux déchirures, le corps, l’organisme, lui, a toujours des faiblesses. Des défauts en quelque sorte.

Finalement, la bâche à nouveau recouvre le cadavre, laissant à tes yeux ce souvenir morbide. Et il s’approche de toi, murmure quelques mots à ton oreille. Il est comme un poison. Insidieux, venimeux. Il prend possession de toi à sa guise, comme il l’entend. Tes veines s’enflamment de cette rage qu’il est capable de crée, en distillant simplement des mots, en te faisant part d’acte.

Face à toi, il s’empare de ta main, lève lentement ton bras pour mettre en joue l’homme attaché à la croix, qui n’a de cesse de gesticuler. Encore et encore. Soupir qui se meurt au coin de tes lèvres. La magie est plus forte, plus puissante que ça. Tu la sens qui t’envahie. Tu roules ta tête sur tes épaules un instant tout en fermant tes yeux. Reprendre pied, ne plus douter. Faire confiance. Obéir. Ce n’était ni plus, ni moins que ça. Tout en gardant ta liberté d’agir et de penser. Moins limitée qu’au Ministère, mais en phase d’apprentissage tout de même. Il fallait toujours apprendre pour tenter d’être à la hauteur.

Tes yeux se rouvrent, galvanisés par les propos du matricule Zéro Huit, il avait demandé, tu te devais de faire. Pour prouver que tu étais à la hauteur. Ta main tenant ta baguette se resserre, la visée se fait plus précise. Un murmure s’échappe « Très bien … ». Expirer et inspirer, vouloir la douleur de l’autre pour réussir à le faire souffrir. Le sortilège demandé, tu ne l’avais jamais lancé. Pas très loin de l’Avada dans la liste des Impardonnables, tu savais qu’il te fallait une concentration hors pair. Et surtout, surtout, une volonté de torture absolue.

« Doloris ». Tu le sens, ce frisson d’échec qui te saisit l’échine, la volonté est là, mais pourtant, ta perplexité s’étend à ta magie, qui refuse de s’extirper du frêle bâton de bois pour annihiler toute conscience à l’être face à toi. Tu frissonnes d’effroi, jettant un regard désabusé au masqué. Ne pas faillir, ne pas abandonner. Tu n’étais plus l’adolescente de 17 ans qui demandait conseil à son professeur. Non, tu étais la femme d’un mangemort, celle qui devait être capable de le protéger comme tu l’avais toujours fait jusqu’à présent.

Cette fois-ci, la voix s’élève, plus forte, plus tenace « DOLORIS ! ». Il faut peu de temps pour que le sortilège heurte de plein fouet l’homme accroché, qui, à nouveau, gesticule encore et en cri. Il souffre le martyr, ça se lit sur son visage, dans ses mouvements désordonnés. Tu ne faiblis pourtant pas et maintient le sortilège – même s’il t’en coute en énergie. Vouloir faire souffrir quelqu’un, lui faire payer cette image qui te hanterait à présent, du corps fumant, du sang frais étendu sous la bâche.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Ven 27 Avr 2018 - 2:29







Un simple mot, suspendu au Temps, comme une toile qui se resserre sur elle, sur ses idéaux, sur ses choix, sur cette vie empourprée d'une pluie délectable qui vous entoure. Brumes inspirantes, terrifiantes, et ô combien attirantes, qui vous unissaient dans ses spirales colorées entre la sueur de la Raison et les voiles insondables de la Folie.

Donner un ordre pour toi, l'exécuter pour elle. Apparence simple, mais les questions rendent l'acte complexe. C'est là que la Force fait son labeur, la détermination, l'envie, que je veux voir apparaître le long de ses bras, que je veux voir s'emparer de ses prunelles si longtemps arpentées à des heures somptueuses.

Le voir, dans la chaleur des mots qu'elle prononcerait, où résulterait cette transformation du sang dans ses veines, à la couleur dorée de la magie noire qui se ferait ascendante de ses sens. Qu'était donc sensé ? Rien ne l'est au fond si ce n'est nos choix, ceux que l'on se donne la peine de faire, quand bien même autour le monde semble impossible à resserrer entre ses doigts, ou résonnerait comme une voie sans issue.

Parfois il suffit de faire un pas vers le vide, pour les que les portes de l'Impossible s'écartent, pour que les nuages jusque là présents dans le ciel s'estompent en une parade silencieuse, pour que les images floutées sur les pensées interdites s'enrobent d'une saveur à en faire chavirer le palais sur des odes interdites, que nul instrument ne serait capable de hurler sans offenser la décence.

Elle. Ma moitié, mon Autre, complément indissociable de ma vie. Tant de choses vécues pour elle, avec elle, tant de miroirs effacés pour retracer le seul chemin de la vérité, tant d'épreuves franchies pour que nous nous retrouvions, encore et toujours, main dans la main sur l'autel de notre union.

Car il n'était nulle tempête outrageuse, nul ouragan indomptable, nul typhon insatiable, nulle tornade dévastatrice, pour arrêter l'Horloge de notre univers. Ainsi nous étions. Et là, je la regarde, me perds dans les cils fins qui couvent ce bois qui est le rythme éternel sur lequel sont agencés les battements de mon cœur, je la contemple, et je la sais, déterminée.

Le moldu déjà, sans le savoir, est cloisonné sur un pilori dont seule la Douleur sera l'expiatrice. Et le murmure de ma belle, résonne de sa conviction à en faire trembler la terre, comme la condamnation déjà prononcée à l'homme encore vivant. Parce que sous la bâche dormait vers l'éternité un corps qui ne méritait que la main de l'Amour, et qui avait rencontré les tristes fleurs de l'Inhumanité.

Et la sentence s'extirpe de ses lèvres, mot en carrosse de souffrances, mais sombre amèrement dans les pâles nuances de la nuit. Étonnant échec de sa part. Bien qu'à y réfléchir, je savais. Que la situation qui ressemblait à s'y méprendre à bien d'autres passées, n'était pas simple pour elle. Même si je me voulais être son mentor, j'imaginais sans mal que je laissais sur ses douces épaules un poids bien compliqué à gérer, au seuil de ce changement qui s'opérait pour nous deux.

Elle me regarde, et je vois sur son visage un instant la déception, mais je choisissais de ne rien dire, car elle savait déjà ce que je lui dirais. Et rapidement, elle retrouve sa confiance un instant égarée, cette détermination qui faisait d'elle une duelliste d'exception, cette force qui pouvait la porter plus loin que les mers rageuses et leurs vagues incessantes.

Sorti avec une rage intense, le sortilège cette fois, s'extirpe de sa baguette comme un éclair fendrait un ciel limpide. Mon regard se porte aussitôt sur la cible, le moldu, que j'observe non sans un certain plaisir se tordre de douleur autant qu'il le pouvait, sous la puissance magique qu'elle faisait peser sur lui.

Et je voyais, quittant un bref instant le moldu pour scruter le visage de ma belle, cette détermination, me renvoyant à ce jour pas si lointain où nous avions tué tous les deux. Là, je savais. Je savais qu'elle portait cette même empreinte de justice que moi, et qu'elle comprenait l'étincelle de cette essence si caractéristique, de cette subtilité, entre faire du mal gratuitement, et le faire avec une raison qui le justifie.

Après une bonne minute à voir l'homme se tortiller dans les tréfonds d'une douleur sans nom, j'apposais ma main sur la sienne, pour la faire abaisser sa baguette, comme lui disant un "[color:f578=184a13]stop" que mes lèvres n'osèrent pas laisser sortir. Un simple regard suffisait, pour qu'elle y lise ce qu'elle avait à savoir.

- Si ton premier essai a été un échec... Le deuxième est bien plus rassurant. La concentration, la détermination, l'envie, ces trois facteurs associés t'ont permis d'exécuter parfaitement le sort. Et tu as bien réussi à le maintenir.

Quelques félicitations de mise, que je n'hésitais pas à lui offrir, quand bien même je me plaçais en paroles obscures, que je n'en restais pas moins son compagnon, et que je serais là encore et toujours pour l'aider, à ses côtés, pour l'accompagner, pour écrire ce qu'aucun livre ne saurait à sa juste valeur conter. Les étoiles porteuses de Nous.

Un nuage joueur s'avança et vînt masquer la balade de la lune, offrant une brise frissonnante qui balaya le cimetière quelques longues secondes que je laissais s'éterniser. A la regarder. A savoir cette dualité et pourtant à m'efforcer à rester sérieux. Car ce n'était pas fini. Évidemment que non.

- Très bien... Pour le second exercice, je veux que tu prennes le contrôle de son esprit à l'aide d'un Impéro. Que tu lui ordonnes d'essayer de se détacher par tous les moyens, comme si sa vie en dépendait, quitte à ce qu'il se déboite une épaule ou un poignet pour y arriver. Mais que je vois que tu puisses le contrôler pleinement. Si tu as des questions, n'hésite pas. Si non, montre-moi.  
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Ven 27 Avr 2018 - 23:35


Le moldu hurle sa douleur, son corps s’exprime de manière somme toute assez compréhensible. Des soubresauts de douleur, tu vois, tu perçois son corps qui se déchire de l’intérieur, ses yeux qui t’appellent à l’aide. Toi, son bourreau. Ton visage n’exprime rien de plus qu’un profond dégout. Marqué par l’horreur entraperçue quelques instants plus tôt sous la bâche en plastique.

Tu tiens le sortilège, te vidant peu à peu d’énergie, sentant la fatigue infiltrant tes pores. Mais tu ne baisses pas ta baguette, maintenant le maléfice empli de douleur sur ta nouvelle cible, nouvelle victime. Tu attends, simplement, que le masqué décide de faire cesser le chaos. Tu n’étais que son bras désormais, destinée à lui obéir.

Et il ne met guère longtemps à s’approche de toi, posant sa main sur la tienne, baissant ton bras, faisant cesser le sortilège. A la lueur des étoiles, tu contemples ce masque, strié d’émeraude, rappelant la couleur des yeux cachaient dessus, aperçu dans l’ombre, tant de fois observés. Le moldu libéré de ton emprise, tentant de retrouver la raison au creux des limbes de douleur que son corps, encore, devait ressentir.

Finalement, un nouvel ordre, une nouvelle demande. Tu le regarde interloquée, un deuxième sortilège impardonnable. Que voulait-il ? Savoir si tu étais capable ? Oui, tu l’étais, mais pas surhumaine pour autant, tu sentais bien que tu te vidais peu à peu de cette consistance magique qui permettait de faire des merveilles. Mais tu ne voulais pas le décevoir pour autant. Tu voulais être à la hauteur, toujours cette même sensation, que de ne pas être capable de lui prouver ta grandeur. Quand bien même le sujet ici était de savoir si tu étais capable ou non de torturer un homme.

Tu marmonnes quelques paroles inaudibles, comme pour te donner le courage, la force d’y arriver. Et tu remets l’homme en joue, ses pupilles tremblent de peur mais tu es trop loin pour remarquer ce genre de détail. Tu te concentres, cherche, dans les nuages présents dans le ciel, l’énergie pour continuait, et comme dans une course effrénée à la recherche d’un trophée, tu lances « IMPERO ! ». De ta baguette le sortilège s’extirpe sans difficulté, et tu ressens la magie qui remonte ta main, ton poignet, ton bras, ton épaule. Tes tendons fourmillent de mille petites aiguilles, comme si un pont était en train de se faire entre ton esprit et celui du moldu.

Et c’était le cas, peu à peu, tu prenais position aux commandes de son esprit, tu guidais les voix de sa folies, prête à le faire succomber à de nouvelles douleurs qu’il allait lui-même s’infligeait. Ce n’était pas évident, tu ne connaissais pas ta cible, ni ses peurs. Il était facile, dès lors qu’on connaissait les failles d’un être humain, de s’en servir pour ses fins, de parvenir, en un claquement de doigt, à faire basculer son esprit dans la folie la plus pure, la plus dure. Comme une drogue dont on ne se passe pas.

Peu à peu, tu instilles dans son esprit cette volonté persistante que de s’enfuir, tu le persuades du danger imminent – pas réellement difficile d’instaurer un climat de terreur, tant il avait flippé peu de temps avant, tant il avait souffert. Peu t’importait, tu voulais juste trouver grâce auprès de celui qui partageait ta vie, et peut-être même redoublais-tu d’effort puisqu’il s’agissait de lui. Alors plus violemment, tu persuades le moldu de l’urgence de sa situation, tu lui enjoins de se cisailler les poignets à l’aide de la croix en ferraille sur laquelle il était harnaché. Dans tes oreilles, déjà, raisonner les cris de la douleur qu’il s’infligeait lui-même.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Sam 28 Avr 2018 - 19:22







Un instant nos regards jouent sur ce brasier qui empourpre nos veines. Là, les mots étaient inutiles pour que l'on se comprenne, tout brûlait par nos regards qui criaient à nos places, les lambeaux de peines comme nos espoirs les plus fous, accrochés aux étoiles qui nous contemplaient près de la lune toujours chahutée.

Et je la vois se tourner vers le moldu pour se focaliser sur sa seconde mission. Ses lèvres bougent mais je ne saisis rien de ses murmures qui s'éteignent trop vite. Je la vois lancer son regard perçant dans le ciel voilé, comme y cherchant une fiole de force à y puiser.

Elle est parée, il n'y avait besoin de lancer aucune autre raison sur sa route pour qu'elle termine d'accomplir ce que je lui avais demandé. Aussi, quand l'incantation quitte avec ambition sa bouche, mon regard s'étire immédiatement vers le moldu.

Non remis des souffrances qu'il avait subi, j'attends patiemment qu'elle s'installe dans sa tête, qu'elle décide de la marche suivre, condamnant un peu plus l'homme sur les rives escarpées de la folie.

Il faut de longues secondes, pendant lesquelles elle ne baisse pas un seul instant sa détermination, et je fini par porter mon regard sur le moldu, que je vois, qui commence à bouger ses poignets pour essayer furieusement de se libérer.

Et il force, il continue, se tailladant les poignets pour essayer de se défaire de cette prison magique que j'avais créé autour de lui. Et je reste à le regarder, à me complaire de le voir souffrir ainsi, sous la volonté infaillible de ma compagne.

Enfin, je décide qu'il est temps d'arrêter, et à nouveau ma main se pose sur la sienne pour qu'elle rompt le lien. Pour que cesse cette torture mentale sur l'homme donc nous pouvions voir de notre position que de long filets de sang s'échappaient sur ses bras nus.

- Stop...

Même si j'avais dans l'idée qu'il ne survive pas à la nuit, j'espérais qu'il vive encore un peu, aussi je lui avais demandé d'arrêter avant qu'il ait fini de s'ouvrir les veines et ne devienne une fontaine de sang.

Je me rapprochais à nouveau d'elle, le temps d'un regard, et de faufiler ma main droite dans la sienne libre, nouant nos doigts sous un ciel songeur. Puis je l'entrainais avec moi, à marcher en direction du moldu qui aurait transpercé la nuit de ses cris s'il avait pu hurler.

Son visage respirait la souffrance, ruisselait de larmes d'agonie, d'une envie presque palpable que criait son regard de vouloir être achevé. Ses bras imbibés de sang, ses poignets ouverts, il était au seuil de sa mort. Je reste à le regarder dans sa torpeur un moment, avant de me retourner vers ma compagne et d'échanger quelques mots.

- Ta technique est bonne, tes sortilèges puissants, mais ça je n'en doutais pas...

Je laissais une pause, le temps de retirer ce masque de mon visage de ma main libre, ayant l'impression de respirer. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres pour elle, comme pour qu'elle comprenne que j'étais satisfait.

- Parfois nos actes impliquent une raison, une force que l'on ne voit pas toujours... Les règles sont bafouées de tous les côtés. Lui là... Le Ministère à sa façon le fait aussi, on en sait quelque chose... Le carcan du secret magique est un poids également...

Face à face, alors que le moldu continuait de se déverser de son sang non loin. Je lâche sa main, mais je garde ce contact avec elle, cette empreinte dans son regard qu'à la fois moi je laissais mais que je voyais également. Étincelle nous liant.

- Comment vois-tu le Ministère maintenant ? Après ce qui s'est passé... Que ferais-tu si un Auror que tu as connu se trouverait être la personne à combattre ? Et, penses-tu que préserver le secret est une bonne chose, ou que cela pourrait changer bien des choses s'il venait à être aboli ?

Des questions en apparence simples, pour certaines déjà évoquées furtivement entre quatre yeux à la lueur des lanternes de nos chez nous. Mais beaucoup de choses avaient changé entre nous après sa capture et sa torture. Elle avait prêté allégeance, et sur ce chemin qui devenait nôtre, je devais la sonder, autre que dans nos soirées délicieuses.

Liés jusque dans nos ténèbres.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Dim 29 Avr 2018 - 0:48


A nouveau, c’est le masqué qui interrompt tes gestes et sortilèges. C’est lui qui fait cesser la torture. Malgré la fatigue de plus en plus grandissante – d’avoir tenu deux sortilèges impardonnables – tu l’écoutes, tu es prête à recommencer s’il te le demande. Mais non, il s’approche de toi, saisit ta main libre et y noue ses doigts. Il avance vers ta victime, et tu le suis, silencieusement. Un compliment qui s’extirpe alors que sa main libre vient enlever son masque d’émeraude pour dévoiler un visage dont tu avais déjà maintes fois tracés les contours.

Un sourire se dessine sur son visage et le tien y répond de la même esquisse. Oubliant un instant le moldu à côté. Un discours qui te semble bien rôdé, comme s’il l’avait déjà dit tant de fois, que tant d’oreilles l’avait écouté. Il prêchait pour une cause qui t’avait déjà convaincue, que tu avais déjà embrassée, au prix de lourdes souffrances.

Et puis, il te pose des questions lourdes de sens. L’une d’entre elles notamment, t’avait déjà effleuré l’esprit, et tu n’avais pas trouvé de réponses satisfaisantes. Alors, autant jouer carte sur table. C’était ton compagnon, il savait comment tu fonctionnais, il savait qui tu étais. Tu abordes de suite la question la plus problématique, les aurors. Un regard vers le ciel, comme y cherchant le courage et la volonté d’assumer tes propos « Je … ça dépend de quels aurors j’imagine ». Arty, c’était hors de question que tu lui fasses du mal. Artemis, ce serait plus délicat. Il était combatif, tu  l’étais aussi … si vous deviez vous croiser, nul doute que ce serait un duel compliqué tant vous connaissiez la manière d’être de l’autre – pour avoir beaucoup traversé ensemble.

Evan devait savoir, bien entendu. « On va dire que je chercherai tous les moyens pour atteindre le but que l’on m’a donné, tout en préservant leurs vies. Si tenté que ce soit des aurors que je connais et surtout, que j’apprécie. Ce qui réduit les rangs ». Ca faisait tout de même une sacrée nuance. Parce que les autres, du Ministère, t’en avais rien à faire. Et puis, revenir sur le secret magique, idéologie débattue alors qu’à côté le moldu se vidait de son sang. « Ces chaines qui nous briment n’ont pas lieu d’être ». C’était simple, mais efficace, n’est-ce pas ? Tu cherchais à te rassurer en tentant de déceler les pensées de ton compagnon dans ses yeux, mais il restait, actuellement en tout cas, totalement fermé.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Mangemort 08, Dim 29 Avr 2018 - 11:32







J'attends silencieusement ses réponses à mes questions. Je ne doutais pas d'elle, je savais qu'elle me parlerait avec toute la sincérité qui la caractérisait, qu'elle ne serait pas là à essayer de masquer une quelconque faiblesse, mais qu'au contraire elle me les dévoilerait sans se cacher.

Je pouvais presque dire que je la connaissais par cœur, que depuis l'étendue paradisiaque de ses sourires, jusqu'aux Enfers ardents à ses reins. De l'éclat inestimable et vivifiant de ses yeux aux soupirs éloignés de ses rêves, que je la connaissais parfaitement, femme qui partage ma vie, femme qui possède ce que je suis.  

Elle qui avait ce pouvoir entre ses mains, entre les aurores joyeuses qui naissaient à sa passion, entre les voyages qu'elle m'offrait à ses gestes, pouvoir d'écrire le synonyme d'Heureux à mes lèvres. Horizon nacré qui me gouvernait. Et je savais, que pour elle je mettrais le reste du monde à feux et à sang, et qu'il en était de même de son côté. Brise électrisante.

Nulle valeur plus grande que celle octroyée par le cœur, et la sienne n'avait de chiffres, n'avait de métal précieux ni de pierres mirifiques, car je savais, là, que rien d'autre n'avait d'importance du moment que je l'avais, elle, près de moi.

Je la vois qui une nouvelle fois, perfore le ciel de son regard songeur, réfléchissant aux contours que j'avais posés. Une brève hésitation, normale, j'aurai eu la même à sa place, et je savais qu'elle avait cette même envie de protection avec les personnes qui comptaient pour elle, quand bien même pouvaient-elles se retrouver en face pour un duel essentiel.

Mais sa réponse me plait, elle est conforme à ce que j'attendais, à ce qu'elle était en somme. Comme moi j'avais protégé Kalén, et que j'aurais protégé Nyx si elle s'était retrouvée contre moi (et qu'elle n'avait pas RQ les Aurors Ange ). Nous étions prêts à rendre la justice qui s'imposait, mais nous n'étions pas pour autant des monstres dépourvus de tout état d'âme.

Puis elle me dit quelques mots simplement, terminant sur le secret magique comme quoi il n'avait pas lieu d'être. Et je la regarde sans que ne s'échappe l'ombre d'un sourire, pesant chacun des mots qu'elle m'avait donné, comme si, j'avais voulu à tout prix n'y déceler aucune faiblesse. Même si au fond, je savais.

Je savais qu'elle était ce miroir de moi par tout ce que nous avions vécus, traversé, des intempéries les plus courtes aux tempêtes les plus destructrices, qu'envers et contre tout nous étions toujours unis, et emportés par cette même force et ces ressemblances qui étaient nôtres.

Je laissais s'échapper quelques longues secondes, seulement heurtées par les passages nuageux devant la lune qui jouaient sur les halos de lumières éclairant le lieu morbide, occultant complètement le moldu à côté qui continuait de se vider lentement de son sang. Yeux dans les yeux, avant de lui offrir le cadeau d'un nouveau sourire, et de murmurer quelques mots.

- Je comprends... Ce n'est jamais facile de se retrouver face à quelqu'un que l'on connait... C'est là où les idéaux sont le plus à-même de se retrouver bousculés, que l'on peut hésiter, douter. Et oui, en effet, nous sommes brimés par des chaines, même si j'espère, ce n'est qu'une question de temps.

Je récupérais sa main dans la mienne, nous faisant avancer au plus près de la croix, face au moldu qui essayait encore de gesticuler comme s'il croyait à sa survie. Peine perdue, pour moi il avait scellé son sort dès lors qu'il avait commis ce crime horrible. Et je savais que pour elle ça serait le cas également. Aucune lueur de pitié pour lui dans nos deux regards colorés de cette même étincelle. Je reprenais pour elle.

- Tu sais... Pour beaucoup les Mangemorts ne sont que des âmes sans cœur qui aiment détruire impunément. Je ne t'apprends rien... Et il n'est pas toujours aisé de voir comment les gens s'enfoncent dans des idées fumeuses du Ministère et préfèrent nous accabler de tous les maux du monde plutôt que d'essayer de voir la vérité... Je ne dis pas qu'on ne l'a jamais fait, et je t'ai déjà dit plusieurs choses... Mais au fond, on ne souhaite que le bien de la communauté...

Je savais qu'elle ne pouvait tout savoir, car je ne pouvais tout lui dire. J'étais lié au secret par mon serment, par la marque, pour autant, je voulais qu'elle me comprenne plus encore si cela était possible. On s'était dit que l'on aurait plus de secrets l'un pour l'autre, aussi je m'efforçais là à aller en ce sens, à la guider un peu plus sur cette voie que j'avais moi-même épousé il y a fort longtemps.

Et même si elle ne voyait pas encore clairement, je savais qu'elle avait ces mêmes dispositions que moi, cette même vision de la magie et du monde en général. Et ça suffisait à me rendre confiant pour la suite, pour notre suite.

- 67 a bien compris ce qui nous relie... Je ne doute pas qu'il testera ton allégeance... Tu sais que je suis là si jamais, pour tout... Fais bien attention à mesurer les risques... Je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose, et, que je ne sois pas là, pas au courant...

Moment de sincérité, comme si tu prenais soudainement conscience qu'elle allait être amenée à prendre des risques probablement sans toi, alors que tu avais toujours voulu la protéger. Et que tu ne pourrais peut-être pas toujours le faire malgré toi. Nouveau sourire pour elle, rassurant, aimant.

- Ceux à qui tu faisais confiance hier, tu ne pourras malheureusement plus le faire aujourd'hui... Ou dans une certaine mesure... On garde nos amis, mais ils sont maintenant aussi des personnes potentielles pouvant nous nuire. Tout le monde ne comprends pas nos idéaux ou ce que l'on peut chercher à construire, ne l'oublie jamais. La confiance se mérite. Regard vers le moldu. Penses-tu qu'ils doive survivre, ou mourir ?
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 3 Mai 2018 - 15:10


De longues secondes s’échappent après tes propos, et tu doutes, un instant, d’avoir échoué à son questionnement. D’avoir failli, d’avoir avoué cette faiblesse qui était tienne : oui, tu détruirais tout pour atteindre ton but, mais il était compliqué pour toi de faire face à des gens que tu avais aidé, formé, aimé. Qui étaient des amis. C’était difficile, compliqué. Bien sûr, tu ne saurais réellement que lorsque la situation se présenterait réellement, et ça, tu ne pouvais pas prévoir lorsque cela arriverait.

Et enfin, viens la délivrance. Il semble comprendre ton point de vue, l’accepter. En tout cas il te dit qu’il comprend l’hésitation, le doute. Il prend ta main et vous vous rapprochez doucement de la croix où le moldu semble vouloir s’extirper, comme s’il pensait pouvoir s’échapper de vos âmes torturées. C’était hors de question, tu le savais.

Il te délivre enfin quelques mots sur les Mangemorts, sur la vision qu’entretient la communauté magique d’eux. Toi, peu à peu, semaine après semaine, tu avais fini  par comprendre, par voir la vérité là où tu te refusais de l’admettre. Evan avait été le précurseur de ton ouverture au monde, aux ténèbres. Il avait vu en toi là où d’autres passaient leurs chemins. C’était ainsi.

Tu ne réponds rien, tu écoutes, simplement. Parce qu’il n’y avait rien à répondre, juste écouter, entendre, prendre pleinement possession du discord et le comprendre dans sa globalité. Car tu n’étais qu’une apprenante là où il était passé Maître. La même situation qui se répétait, pour différentes magies, différents desseins. Une mise en garde à ton attention alors que ton regard pétille d’une nouvelle lueur. Cette allégeance, cette prise de risque. Tu l’avais déjà fait, et tu le referais les yeux fermés s’il te le demandait. Quand bien même cela représentait des risques pour ta vie, qu’importe, tant que tu apportais à leur Cause, à votre cause.

Tu répète sa phrase « La confiance se mérite » car tu savais à quel point il avait raison, tu en avais souvent fait les frais, de cette confiance donnée que l’on bafoue, que l’on oublie. Tu hoches la tête, sans rien ajouter de plus, il savait tout ce qu’il voulait savoir, il avait tout de toi s’il le désirait. Alors tu te laissais guider, mener, sur ce chemin empli de ronce et d’épine que tu voulais pourtant, peu à peu, embrasser.

Il regarde le moldu et tes yeux suivent le mouvement alors que tu l’entends qui te demande «Penses-tu qu’il doive survivre ou mourir ? ». Un instant de réflexion, non d’hésitation, parce que la réponse rugissait en toi, autour de toi, sous cette bâche avec ce corps bafoué, avec ce sang répandu. Claquement de langue suggestif, alors que tu murmures, le regard sur le futur cadavre « Souffrir, et mourir, sans l’ombre d’une hésitation »
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