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Cimetière de Godric's Hollow
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Keira
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Keira, Lun 27 Aoû 2012 - 13:28



La douleur, la peine, les larmes. Tout recommençait à nouveau, tel un cercle vicieux dont la sorcière ne pouvait se défaire. A croire, que la mort la poursuivait partout, Keira avait déjà perdu bon nombre de personne dans sa vie, tout récemment Eléonore avait décidé de partir elle aussi, d'en finir pour de bon. Pas remise de la disparition de sa sœur, la sorcière devait maintenant affronter celle d'Alicia Newman. Bien qu'elle n'avait jamais apprit à connaître personnellement la jeune femme, des liens s'étaient tissés entre elles. Toutes les deux s'étaient retrouvées de nombreuses fois à Ste Mangouste, et au fil du temps l'ex serdaigle était devenue la Médicomage attitrée de la brune. Elle avait même fini par mettre au monde le dernier de ses enfants qui se trouvaient à présent orphelin de mère.

Pire que la douleur, c'était le sentiment d'échec et d'inutilité qui avait envahit Keira. Comment elle, la Chef des Médicomages avait-elle pu si lamentablement échouer ? Elle n'avait rien pu faire face au corps inerte de sa sœur d'arme. Cet échec cuisant résonnait dans tout son corps entier, faisant trembler ses membres... Il était rare de ne pas parvenir à sauver un sorcier, mais la demoiselle était arrivée trop tard. Les blessures infligées à Alicia par les Mangemorts s'étaient révélées bien trop importantes pour qu'on puisse y faire quoique ce soit. Au grand désespoir de la Médicomage...

Simplement en repensant à l'instant où elle avait réalisé qu'elle ne pourrait rien pour Alicia, la jolie brune ne put retenir quelques larmes. Devant elle se dressait la fosse dans laquelle sa sœur d'arme allait être enterré, un petit groupe de personne dont les Phénix s'étaient réunis pour accorder un dernière hommage à leur amie. Il y avait également des personnes totalement inconnu à la sorcière, certainement de la famille qui devait être dévastée par la perdre soudaine de leur parente.
Cette perte brutale ramenait Keira face à la dure réalité de son combat. Alicia avait tout risqué pour les Phénix, à tel point qu'elle en avait perdu la vie... Combien d'autres devraient tombé avant qu'ils ne parviennent à leur but ? Combien de vie innocentes seraient ainsi sacrifiées ?

Soupirant, la sorcière replaça une mèche de ses cheveux avant de s'avancer vers le cercueil d'Alicia afin de lui faire ses adieux. Elle lâcha la rose blanche qu'elle tenait depuis le début de la cérémonie, celle ci virevolta un instant avant de finir se déposer sur le cercueil. Quelque minutes plus tard, la mise en terre eut lieu dans un silence de plomb, chacun se recueillant pour leur amie disparut. Les Phénix s'étaient réunis autour de la pierre tombale Kyara et Edjin était serré l'un contre l'autre, et si l'heure n'avait pas été sombre, Keira se serait sûrement demandé si il n'y avait pas anguille sous roche entre ces deux là. Cliodhna vêtue d'une robe émeraude avait ajouté sa touche à la gravure de la pierre tombale soutenue par Lizzie qui approuvait cette initiative.

La sorcière eut tout juste la force de leur sourire faiblement. Elle tentait tant bien que mal de contenir son chagrin, mais elle ne put retenir quelques perles salées qui vinrent roulées sur son doux visage. Ce lieu ne pouvait que lui rappeler la mort douloureuse d'Eléonore qui était loin d'être oublié de son coté, sa peine était double aujourd'hui...
Entourée de ses frères et sœurs d'armes, la brunette resta silencieuse n'ayant pas la force de s'exprimer pour le moment. Sa gorgée était trop serrée pour qu'elle puisse prononcer un seule mot, et si par malheur elle venait à ouvrir la bouche, elle était à peu près sure de finir en larmes, elle choisit donc de se taire...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Invité, Lun 27 Aoû 2012 - 18:14


Le soleil rayonnait alors qu'il avait plut les jours précédant la mort d'Alicia Newman. il faisait presque chaud ou alors c'était parce que Mike se sentait à l'étroit dans ses vêtements. Il savait que la belle femme avait été longtemps élevée chez les Moldus et qu'elle n'aimait pas l'idée sur la pureté de la race. Ce qui était rare chez une ancienne verte et argent. Pour l'honorer, le trentenaire avait décidé de s'habiller en Moldu. Il portait un pantalon noir avec une chemise mauve. Il n'aimait pas être tout en noir à un enterrement, il trouvait cela sinistre et ses idées l'étaient déjà bien assez. De toute façon, ce ne serait pas elle qui viendrait lui réprimander sa tenue. Si elle avait dû devenir un fantôme, elle serait probablement venue le voir et puis de toute façon, il avait bien senti qu'Alicia était une femme déterminée et courageuse. Elle avait affronté la mort mais ce qui le hantait, c'était de savoir à quel point elle avait dû souffrir avant. Il se posait tout un tas de questions qui restaient sans réponses. Avait-elle été torturée ou les Mangemorts l'avaient tué directement ? S'était-elle vue mourir ou avait-elle été frappée d'un coup ? Était-ce une de leur cible ou bien une victime choisie au hasard pour leur amusement ? Un grand voile de mystère recouvrait cette mort. Même la gazette n'avait pas été très explicite sur ce sujet.

L'ancien directeur des Serdaigles fut surpris de voir le monde qu'il y avait et surtout de voir beaucoup de têtes inconnues. Au final, malgré quelques rendez-vous secrets, il ne savait pas grand chose de celle pour qui il avait eu des sentiments et pour laquelle il en avait encore un peu. À se demander ce qui était le plus triste dans l'histoire. Que leur histoire n'ait pas aboutie ou qu'il soit un étranger pour tous les amis d'Alicia et que personne n'avait su jusqu'à quel point le lien qui les unissait, pouvait être intime. Il jeta un oeil critique vers le mari. Il comprenait pourquoi la belle brune avait besoin d'évasion par moments. Il regarda ensuite ses quatre enfants et il ne put détourner son regard du petit Henry. S'il s'était laissé aller, il aurait presque versé une petite larme pour cet orphelin. Bien que dans son cas, ce fut un abandon, il savait ce que ça faisait que de ne jamais connaître celle qui est sa mère. Grandir en se posant tout un tas de questions et très vite finir par se demander si un jour elle sera fier de ce que l'on est devenu, pour à l'arrivée se mettre à penser qu'elle serait déçue... Mais dans le cas de Mike, il finissait toujours par se dire qu'il s'en moquait car elle l'avait abandonné.

Dans les personnes présentes, il remarqua Cliodhna. Il venait à peine de faire sa connaissance et il préféra éviter de l'aborder. Les circonstances ne s'y prêtaient pas. Si elle l'apercevait et qu'elle lui faisait un petit signe, alors ce serait différent. De toute façon, l'homme était trop triste pour engager une conversation et avoir un ton aussi léger que lorsqu'ils s'étaient rencontrés. Sans compter que sa voix risquait de trahir son émortion qu'il essayait de contenir. Et puis il y avait des chances que la belle jeune femme préférait qu'ils ne se parlent pas. Il s'approcha lentement de la tombe pour y jeter une fleur blanche. Il devait avoir les yeux embués mais en cet instant, il s'en moquait. Il lâcha la rose qui plongea dans les profondeurs, celles où chacun d'eux finirait par s'y retrouver. C'était leur lot à tous mais il ne fallait pas qu'il oublie qu'il était encore en vie et qu'il devait en profiter tant qu'il le pouvait encore. La vie ne faisait d'eux que des cadavres s'ils oubliaient cette idée.

En revenant en retrait, il aperçut une belle jeune femme qui observait toute la scène. Une belle blonde qui semblait être comme lui. Il se demandait qui elle était et pourquoi elle aussi était seule. Qui était-elle pour Alicia ? S'il n'avait pas vu son chagrin, il l'aurait suivi avec de fortes présomptions à son encontre. Pour l'heure, il préféra se remettre à l'écart et rester jusqu'à la fin de la cérémonie. Ensuite il partirait directement à son Penthouse où il s'y enfermerait pour le reste de la journée avec ses sombres pensées.
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Valens Fenwick
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Valens Fenwick, Lun 27 Aoû 2012 - 18:42


Un dernier hommage était rendu à sa mère de coeur et le jeune phénix tenait à être présent. Le corps sans vie contenu dans ce cercueil n’était rien, pas l’ombre d’elle même n’y résidait plus désormais. Si cela représentait encore un symbole pour les vivants, qu’est ce que cela pouvait bien faire de lui ? Un mort-vivant ? Peut être, il en sentait le vide qui l’imprégnait. Le jeune homme sentait bien plus douloureusement son absence que sa présence en ses lieux. Le réceptacle de chair n'était rien sans l'étincelle animant le regard d'une personne. De par son esprit, de par son âme, chacun existait. Si une goutte de polynectar suffisait pour copier un corps à la perfection, faire de même avec les autres composantes était impossible... ou du moins imparfait et délicat. Valens y voyait une preuve irréfutable que le corps n'était rien qu'un ustensile bien nécessaire pour exister en ce monde. D'autres, bien évidemment, s'opposaient à cette vision. Ces derniers ne pouvaient pas comprendre, n'étaient pas en mesure de réaliser l'importance de cette évidence avant d'avoir connu la forge de sang. Après, bien entendu, il était trop tard. En conséquence, le fugitif était pratiquement le seul à savoir qu'il serait bien plus doux de mourir que de cesser d'exister en continuant à vivre, plus doux que d'être repris.

Entouré de ses pairs, de ses frères d'armes, le phénix assistait à l'enterrement de sa protectrice avec un regard vide et vitreux. S'il percevait bien ce qu'il se passait autour de lui, le nouvel orphelin n'en avait pas une vision des plus claires. Immobile et pourtant presque chancelant, les aperçus visuels ou auditifs qu'il avait de la scène lui parvenaient comme au travers d'un voile translucide capable de troubler les images tout comme les sons. Dérogeant d'une étrange manière à la coutume, L'endeuillé ne versa pas une larme au contraire de ses camarades. Cependant, celui qui pourrait en conclure qu'il n'éprouvait aucune peine face à cette perte ne pouvait être qu'un imbécile. Blème et crispé, il souffrait autant que n'importe lequel d'entre eux, déchiré autant par ce que l'on avait infligé à sa mère que par l'abandon involontaire de cette dernière à son égard. Toutefois, celui aurait pu pleurer sans la moindre honte à cette occasion n'avait plus la moindre larme à verser et ses yeux restèrent irrémédiablement secs. Avec un pâle et ironique sourire, il songea que la forge de sang lui avait pris des choses qu'il ne soupçonnait même pas. Déverser sa peine dans ces gouttes s'écoulant dans les rivières de ses joues creusées de chagrin était un exutoire qui lui était également refusé et le condamnait à le garder en lui.

Pourtant, l'homme dépourvu de larmes ne repartirait pas sans un au revoir à sa manière. Il ne souhaitait nullement jeter de roses sur le cercueil, cela ne signifierait rien pour lui, rien pour elle. Sa nature n'était que trop éloignée de ces fleurs ci pour accepter de se contraindre au même rituel que ses compagnons frappés par l'infortune. Se fichant comme d'une guigne des témoins présents sur les lieux, il ne subsistait avec lui que le souvenir flétri des instants de joie et d'espoir passés en sa compagnie, le fils sortit un datura dont la corolle blanche était entourée d'un liseret rose. Puis il se mordit doucement la lèvre et serra progressivement, ne cessant ce manège que lorsque le goût de son sang ne vint agacer ses papilles. La fleur tournant entre ses doigts entreprit alors de caresser doucement sa lèvre blessée, l'effleurant à peine. A mi distance entre le liseret et le centre de la corolle, un nouveau liseret amaranthe apparut sur les pétales. Ses larmes à lui ne seraient pas limpides. Aussi salées que celles de ses comparses, ces parcelles de lui même, symboles de son chagrin, n'en avaient pas la couleur. Arborant la teinte de sa colère et la chaleur qui allait de paire, ces gouttes formèrent progressivement l'iris écarlate d'un oeil sur le blanc autrefois immaculé de la fleur.

Lorsque son étrange manège fut terminé et que sa macabre création mortuaire fut achevée, il lança le datura à l'oeil rouge au dessus du cerceuil. Planant dans l'air en tourbillonnant, ce dernier dessina plusieurs cercles avant de décider à se poser sur le bois, hésitant sans doute à l'instar de son maître à accepter la mort qui avait frappé une personne si proche de lui. Son regard lointain n'exprimait toujours rien, aucune émotion, aucune vie. Sa bouche prit donc le relais d'une voix grave et légèrement rauque. Se moquant complètement d'être un tant soit peu discret, celui qui se retrouvait perdu ne prit pas la peine de murmurer. Brisant le silence ambiant malgré le respect que lui inspirait ces lieux, il adressa son message à la défunte.

- Même si vous êtes partie bien trop tôt, vous avez été digne de l'estime de tous. Puisse ce datura vous permettre de faire de beaux rêves, mère... Puisse son oeil sanglant vous permettre de garder un oeil sur les vôtre, où que vous soyez. J'espère que vous trouverez la paix que vous méritez.

Le datura, outre le dangereux poison qu'il pouvait représenter, avait de sérieuses vertues psychotropes qui déclenchaient diverses hallucinations. Il était hautement improbable que la fleur puisse aider un cadavre à faire des rêves, mais le symbole se posait là... et lui ressemblait. Restant un long moment sans rien regarder ni entendre en particulier, le fils de coeur finit par se retourner, tournant le dos à la défunte. Secouant doucement la tête, il affirma en troublant une fois de plus fortement le calme environnant.

- Mère, la promesse que vous m'avez demandé m'enchaîne. Saviez vous seulement à quel point elle serait cruelle?

Baissant alors la tête, le vendeur d'animaux serra les poings. Il lui restait encore un hommage à lui transmettre, un acte emprunt d'une terrible signification qu'elle seule pouvait comprendre. Alicia aurait su ce que cela allait lui coûter, su que cela signifiait que, malgré ses paroles, il n'allait pas abandonner la lutte qu'elle l'avait convaincue de mener et pour laquelle elle aurait ardemment voulu l'accompagner. La bataille dont, plus que sa vie, son existence était l'enjeu. Plus encore que pour ses deux autres interventions, sa voix déchira l'aspect solennel des lieux sous le regard indigné de certains.

- Au revoir maman, tu étais ma famille. Rassure toi, nous serons réunis peut être plus vite que tu ne le penses. Car je renie l'influence qu'ils pensent avoir sur moi.

Ces paroles à peine achevées, le feu liquide se déversa avec ardeur dans ses veines. Un instant, son regard reprit les couleurs de la vie tandis que la souffrance le consummait. Ayant bravé certains interdits que la forge avait gravés en lui, le supplicié ne s'attendait pas véritablement à y échapper par une quelconque clémence même au regard de l'instant. Tombant d'abord à genoux, ses fesses s'affalèrent ensuite sur ses talons. Lorsque ses yeux se révulsèrent, il chut sûr le côté. Même s'il savait pertinemment qu'il ne pouvait sortir indemne d'une telle déclaration, il songeait pourtant que cela en valait la peine. Oh oui, cela en valait la peine afin de lui dire au revoir et se repentir de ne pas avoir là quand il le fallait... Et ce malgré la promesse de ne pas la protéger que sa mère avait exigé de lui. Ne pas la protéger et ne pas la venger... Une promesse qui lui semblait l'enchaîner tandis que son contrôle sur l'écrin de sa colère diminuait sans cesse depuis le jour fatidique...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Invité, Mer 29 Aoû 2012 - 15:02


Les yeux embués, Solange regarda la lente procession qui rendait hommage à sa soeur. Elle était si proche et pourtant si étrangère de cette femme qu'elle connaissait si peu en réalité. Car elles avaient beau avoir entretenu une correspondance intense, les deux soeurs ne s'étaient pas tout raconté, préférant garder certaines choses pour le jour où elles se rencontreraient enfin. Mais ce jour ne viendrait jamais à présent....

Soudain, un mouvement vers la pierre tombale attira son attention. Une jeune femme à la robe verte venait de s'accroupir devant pour faire elle-ne-savait-quoi dessus. Solange vit alors rouge et s'avança comme une furie vers cette brune. Elle ne fit même pas attention à l'un des hommes qui se tenait à l'écart, habillé en moldu, ni au jeune homme qui semblait se tordre de douleur devant la tombe de la Newman, non, toute son attention était seulement concentrée sur cette femme qui s'était permise de toucher à l'épitaphe sur la pierre de sa soeur.

- Je peux savoir ce que vous faites à cette pierre tombale ? Lança t-elle, hargneuse alors qu'elle parvenait à la hauteur du petit groupe qui s'était rapproché pour admirer le travail de la brune.

C'était imprudent de s'en prendre à une femme qui avait apparemment du soutien, mais la douleur, la colère et la tristesse de Solange lui faisait perdre son self-contrôle et elle n'avait qu'une envie, se battre contre quelqu'un pour se calmer. Combien même cela ne changerait pas grand chose au final....
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Actarius Bright
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Mer 29 Aoû 2012 - 19:27


Morte... Si jeune et déjà partie. Que lui restait-il dorénavant ? Actarius se le demandait sérieusement. Assit devant sa cheminée bien loin du monde, sur Cat Island, le sorcier se demandait s'il devait se rendre à l'enterrement de sa jeune et bien-aimée sœur. La question ne se posait peut-être pas pour une personne normalement constituée et qui tenait à sa sœur. Toutefois, le problème était qu'il tenait bien trop à elle. Le seul fait d'imaginer le moment où l'on mettait son corps vide de vie en terre lui était insupportable ; si bien qu'il préférait ne pas y penser. Si tant fusse-t-il que cela fut seulement possible.

Sa détresse était grande. Beaucoup trop pour qu'il eut assez de force pour la contenir. Même la compagnie de ses principaux phénix, et surtout de Fafnir, n'y changeait rien ; eux qui, d'habitude, l'empêchait de sombrer dans la tristesse et le doute ne pouvait rien pour lui. Même Eden, sa petite chérie n'avait eut assez de charme pour le retenir à Isidar Mithrim avec sa mère et elle. Ayant ressenti un grand besoin de se retrouver seul avec lui-même, il s'était "enfui" de sa demeure après avoir embrassé ses deux gouttes de soleil et les avoir serré contre son cœur.

[...] S'étant fait une raison, le Bulgare était rentré à son petit manoir pour se préparer à se rendre au cimetière ou devait avoir lieu l'enterrement d'Alicia. Les cernes profondes qui marquaient son visage et ses yeux gonflés et rougis par les larmes qu'il avait laissé couler dans l'intimité n'échapperaient à personne mais autant dire que dans son état actuel, son apparence lui importait que très peu. Il venait pour rendre hommage à sa sœur, rien de plus.

Vêtu de la tête au pied d'un noir extrêmement profond, il n'avait emporté qu'une baguette magique avec lui contrairement à son accoutumé. Il ne croyait pas qu'il aurait besoin de plus. A moins que les Mangemorts se pointent aussi à ses funérailles pour empêcher ceux qui la portaient dans leur cœur de lui souhaiter un bon voyage.

Fin prêt, il avait rejoint Clélia et Eden pour ensuite transplaner à l'entrée du cimetière de Godric's Hollow. Au moins, il pouvait se dire qu'elle siégerait aux cotés de grands hommes et femmes comme les Peverell et les Potter...
De là, il se rendit auprès des quelques sorciers déjà rassemblé et se rangea avec la famille de sa sœur : Son époux - qu'Actarius ne portait que peu en estime - et ses nombreux et adorables enfants. S'il cela ne tenait qu'à lui, il aurait tôt fait de tous les prendre sous son aile. Une fois les salutations échangés, Actarius resta silencieux, bien trop épuisé pour parler à qui que ce soit. Certes, le sorcier avait remarqué cette jeune femme qui avait à quelques détails prêt les traits d'Alicia - ou alors il hallucinait -. Certes, l'espoir que sa sœur soit en vie lui avait effleuré l'esprit. Mais, sur le coup, il préférait ne pas se faire plus de mal que nécessaire. Son cœur ne le supporterait que très mal.

[...] Laissant l'époux d'Alicia et ses enfants le devancer, il s'approcha enfin de sa tombe et y déposa une rose blanche, restant accroupit quelques secondes au bord du précipice dans lequel serait enfermée à jamais sa petite sœur. Il avait particulièrement apprécié la gravure que la jeune Quinn avait faite sur l'épitaphe de sa sœur. Au bord des larmes, il s'était relevé avec une poignée de terre de la tombe dans sa main pour finalement s'écarter et laisser la place aux autres. Il la mettrait plus tard dans une de ses précieuses fioles en cristal afin de s'en souvenir à jamais.

Actarius avait commencé à s'éloigner quand une voix s'éleva dans son dos, troublant la quiétude des lieux. Il se retourna pour voir ce qu'il se passait, alors qu'il se préparait à transplaner et constata que c'était le sosie d'Alicia qui était à l'origine de tout cela. Dire qu'il n'était pas d'humeur... Les lèvres tremblotantes, l'homme sur le point d'exploser presque à cause de cette totale inconnue qui ne savait pas respecter le repos des morts. Il rangea la terre qu'il avait ramassé dans une petite fiole - il en avait toujours sur lui - puis s'approcha d'un pas furieux vers l'étrangère.

Il était tellement furieux qu'il aurait put lui lancer le pire des sortilèges pour l'affront qu'elle faisait à la défunte. Cependant, il ne tenait pas à provoquer plus de tumulte que nécessaire. Ce qui ne l'empêcha pas de se glisser pile entre Cliodhna et l'Autre.

Vous devriez vous calmer. Je ne sais pas qui vous êtes et je n'en ai cure mais ici, c'est l'enterrement de ma soeur et vous feriez mieux de vous tenir à carreau...

Le ton était dur et la fureur trahie par son regard rougis mais il ne pouvait faire plus gentil que ça...
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Invité, Mer 29 Aoû 2012 - 21:01


Penchée sur la tombe d’Alicia, Cliodhna n’arrivait pas à réaliser que c’était elle bien qui se trouvait six pieds sous terre. C’était une impression bien étrange de savoir qu’un de ses proches était parti à tout jamais et il lui faudrait sûrement encore longtemps avant de finir par l’accepter, ou plutôt pour se résigner à cette idée. Elle venait de graver le dessin d’un petit phénix dans le marbre afin de lui rendre hommage et de s’assurer que jamais les vraies circonstances de sa mort ne soient occultées, bien qu’il fût trop tôt pour les révéler au grand jour. Néanmoins, ce symbole était teinté d’amertume, chacun d’entre eux se demandant si leur cause en valait vraiment la peine. Si sa mort n’avait pas finalement été affreusement vaine…

Soudain, elle sentit une main se poser délicatement sur son épaule. Tournant la tête, elle reconnut Lizzie qui avait également opté pour de grosses lunettes noires. Elles peinaient pourtant à occulter ses cernes marquées et ses yeux rouges. Gagnée par ses émotions, notre brunette prit se jeta dans les bras de sa sœur d’arme. Ce n’était pas dans ses habitudes de se montrer aussi tactile, mais la peine appelait le réconfort. Plus qu’une amie, Cliodhna avait perdu celle qui avait été un pilier pour elle depuis son arrivée dans l’organisation et elle se sentait complètement perdue.

Comme Edjin et Kyara se dirigeaient vers elles, la jeune femme lâcha son étreinte et leur sourit tristement, les saluant d’un hochement de tête. Entre membres de l’Ordre du Phénix, ils n’avaient pas vraiment besoin de parler pour exprimer ce qu’ils ressentaient. De toute façon, ils étaient tous logés à la même enseigne.

Seule consolation, on pouvait dire qu’ils étaient tous beaux, ainsi mis sur leur 31. Lizzie et son chapeau qui lui conférait une classe toute particulière, Kyara qui était suffisamment jolie que pour être resplendissante dans n’importe quelle tenue et Edjin, particulièrement distingué ce jour-là. Si on passait outre l’expression qu’ils affichaient tous, ils auraient fait un très beau portrait de famille. Parce que c’était bien ce qu’ils étaient, surtout réunis en de si funestes circonstances…

C’est le moment que choisi Keira pour les rejoindre à son tour, complétant ainsi l’ensemble. Elle non plus ne dit pas mot, mais son expression faciale en disait long : elle était effondrée. Malgré que les chances d’Alicia étaient déjà minces lorsqu’elle avait été dépêchée au quartier général, tous avaient espéré qu’elle puisse faire quelque chose. S’il n’y avait qu’une seule personne qui le pouvait de toute façon, c’était bien la Chef des Médicomages… Mais ça avait été vain et elle n’avait rien pu faire. Même la magie avait ses limites et la mort était certainement la plus insurmontable d’entre toutes.

Lorsque leur petit moment de recueillement fut brisé par une furie blonde venue les agresser, la réaction de l’ancienne Gryffondor fut sans appel :


« Toi, tu vas tout de suite te calmer, fit Cliodhna sur un ton dédaigneux, un regard noir à travers ses lunettes. Je vois pas de quoi tu te parles, alors c’est bon : tu dégages ! La cérémonie est terminée, y a plus rien à voir ».

Et elle se tourna vers ses confrères de l’Ordre du Phénix pour chercher un peu de soutien, mais contre tout attente ce fut Actarius qui intervint et qui remit à son tour l’inconnue à sa place. Pour la plus grande satisfaction de la Lionne ! Cette cérémonie avait été particulièrement éprouvante pour elle. Elle était à bout de nerfs et rendue à fleur de peau, mieux ne valait pas trop la lancer… Cliodhna ignorait qui pouvait bien être cette blondasse, mais elle s’en fichait. Elle connaissait suffisamment Alicia pour savoir qu’elle ne comptait pas parmi ses proches et qu’elle n’avait donc aucune leçon à lui donner.

Seule chose troublante, c’était cette étrange impression de déjà vu que lui faisait son interlocutrice. Si l’on faisait fi de sa blondeur, elle n’était pas sans rappeler la défunte... Non pas la Alicia de laquelle elle avait été la grande amie, mais celle qu’elle était à leur rencontre, à Poudlard. Cette espèce de garce avec laquelle elle s’était lancée dans une véritable guerre froide et avec qui les chances de conciliations étaient minces, pour ne pas dire inexistantes. Encore aujourd’hui, il y avait de quoi se demander par quel miracle leur relation avait changé du tout au tout.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Invité, Mer 29 Aoû 2012 - 21:26


Furieuse, Solange attendait toujours les explications. Quand bien même elle venait de rompre l'instant solennel de cet enterrement, elle n'en avait cure. Sa soeur la blâmerait peut-être, toujours est-il que cette grognasse n'avait pas à toucher à l'épitaphe d'Alicia, quand bien même elles avaient pu être amie.

Alors que la blonde allait répliquer vertement à la brunasse, Actarius, le grand et beau Actarius qui n'avait pas été capable de protéger l'une de ses petites soeurs fit son apparition dans le but de lui faire fermer son clapet. Mauvaise idée, Solange était tout sauf obéissante. Et encore moins envers celui qu'elle tenait en partie responsable de cette situation. C'était lui l'aîné de la famille, c'était donc à lui de protéger sa soeur ! Si Alicia était morte, c'était simplement parce qu'il n'avait pas fait son devoir. Il l'avait trahi... Après tout, Solange était à Londres depuis déjà deux semaines et elle n'avait vu traces de sa jumelle nul part. Si aujourd'hui elle comprenait pourquoi, elle ne comprenait pas en revanche pourquoi son soi-disant frère aimant n'avait pas lancé de recherches.

- Je sais très bien de qui c'est l'enterrement, très cher frère, je sais que je suis entrain de pleurer ma jumelle, je sais que je pleure une partie de moi que je venais à peine de retrouver, alors tes leçons de moral, tu te les gardes bien au chaud et tu me fous la paix. Lui cracha t-elle au visage, venimeuse à souhait. Puis elle se tourna vers la brune et lui lança tout aussi méchamment : Quant à toi, je veux savoir ce qu'il t'a pris de fo*tre ce graffiti sur la pierre tombale de ma soeur. Elle n'a pas besoin que vous veniez encore déranger son univers maintenant qu'elle est partie.

Peut-être qu'un jour, elle regretterait ses paroles venimeuses, en attendant, ça lui faisait du bien de s'en prendre à eux. Quant à Actarius, elle n'avait pas voulu s'en prendre à lui maintenant, mais il n'avait qu'à se mêler de ses affaires et ne pas intervenir. Elle venait de lui balancer la vérité en plein visage et ne pensait pas qu'il la croirait, persuadé qu'Alicia ne lui aurait jamais caché une chose pareil. En attendant, elle voulait des réponses et Merlin l'en témoigne, elle les aurait !

De toute façon, ce n'était pas comme si elle allait avoir besoin de lui pour faire la lumière sur tout ça. Son incompétence, il l'avait déjà montré en ne la protégeant pas. Solange refusait de s'allier à lui pour découvrir le fin mot de l'histoire. Elle tenait à rester en vie et mauvaise comme elle l'était, elle ne pensait pas que le gérant de la boutique d'Animaux lui permettrait cela.


Dernière édition par Solange O'Riley le Ven 31 Aoû 2012 - 17:33, édité 1 fois
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Lizzie Parker
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Parker, Jeu 30 Aoû 2012 - 23:23


Lorsque Cliodhna sentit le contact de la main de Lizzie sur son épaule, cette dernière se releva et sauta immédiatement dans ses bras. Touchée par cette marque d'affection, la bleue et bronze ne sut quoi dire et se contenta de lui rendre son étreinte, lui caressant machinalement les cheveux. Les deux Phénix furent alors rapidement rejointes par leurs autres frères et soeurs d'arme, observant la petite gravure sur la pierre tombale. C'est alors qu'une voix féminine et acerbe vint briser ce tableau idyllique...

Se retournant vivement pour savoir qui venait d'interrompre ce moment d'émotion et de recueillement, et surtout de perturber l'ambiance calme et silencieuse avec une telle désinvolture, la sang-mêlé reconnut alors la jeune femme qui s'était tenue en retrait jusqu'ici. Observant son visage avec dédain et antipathie, cachée derrière ses lunettes noires, l'ex-Serdaigle eut l'envie irrépressible de lui lancer au visage un * Et qu'est ce que ça peut te faire, grognasse ? * mais elle préféra se retenir. Mieux valait ne pas envenimer la situation, surtout dans un tel lieu et dans un tel moment ! Ce ne fut évidemment pas le cas de la Gryffondor qui prit la mouche et réagit au quart de tour. Bien fou était celui qui osait piquer une lionne de la sorte ! Voyant rouge, la franco-anglaise se dit qu'il fallait absolument calmer le jeu avant que la situation ne dégénère davantage. C'est alors qu'Actarius Bright, ancien membre de l'Ordre mais également frère d'Alicia, profita de l'instant pour intervenir. Son ton était ferme, on pouvait ressentir clairement la colère froide qui l'animait. Cependant, l'ancien Ministre de la Magie était un gentleman, au comportement plutôt distingué, il ne se serait sans doute pas permis de laisser éclater sa fureur le jour de l'enterrement de sa défunte soeur.

Mais il semblait que la blonde n'avait pas l'intention de se laisser faire, et surtout de se laisser parler de la sorte. L'inconnue monta le ton d'un cran, répliquant de façon encore plus cinglante à son ... Frère ? Hein ? Quoi ? Comment était-ce possible ? Alors là, Lizzie tombait totalement des nues. Pour autant qu'elle connaissait Alicia, jamais elle ne leur avait parlé d'une soeur. D'où sortait-elle ça ? Puis se tournant vers Cliodhna, la jeune femme continua de cracher son venin avec la même véhémence. Wow wow wow ! Stop it and breaking down ! Il était temps que les esprits se calment avant que cela ne tourne au drame. Il y avait eu suffisamment d'émotion forte pour la journée. Retirant ses lunettes afin de la regarder droit dans les yeux, la jeune fille prit les devants.

- Bon écoutez Mademoiselle, qui que vous soyez ou quelque soit ce que vous prétendez être, je crois que nous sommes ici avant tout pour honorer la mémoire d'une personne qui nous était chère à tous, et je ne crois pas que le moment soit bien choisi pour venir faire un quelconque reproche. Ce ... Graffiti comme vous dites, n'est qu'un simple hommage rien de plus. Alors maintenant, si vous le voulez bien, laissez-nous nous recueillir en paix, et ayez un peu de respect, merci. Nous ne sommes pas là pour chercher le conflit. Pas aujourd'hui.

Elle avait parlé d'une traite, sans flancher, et d'une voix déterminée. Ses yeux saphir n'avait pas baissé d'un cran et fixaient sans broncher les yeux noisettes de l’intruse, qui bizarrement lui rappelaient ceux de sa soeur d'arme verte et argent... Chassant cette vision troublante de son esprit, Lizzie avait discrètement plongé la main dans sa petite pochette, tenant fermement sa baguette magique. La bleue et bronze n'avait pas peur, et elle était prête à s'en servir s'il le fallait.



[ HRPG : Muahaha, j'ai quand même réussi à caser une réplique de "La Tour Montparnasse Infernale" dans un RP, je m'aime ! ]
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Clélia Skywolf
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Clélia Skywolf, Sam 1 Sep 2012 - 15:34


Seule avec sa fille, Clélia était prise de remords. Son fiancé, son amour, venait de perdre sa petite soeur et elle connaissait le coupable. Oh oui elle le connaissait, et même très bien puisqu'il était le parrain de leur fille, un ancien amant de la femme et le maître des Ténèbres... Ethan Bennet venait de bouffer sans aucune gêne la belle-soeur d'une de ses disciples les plus fidèles. Certes, l'ancienne directrice de Poudlard lui en voulait, elle aurait préféré qu'il se contente de la torturer, à la limite qu'il la prive d'un bras ou d'une jambe, mais pas qu'il la tue. Pour ce meurtre qui la touchait si profondément, la mère ne lui parlait plus, l'évitait dans les couloirs d'Hollow où elle se promenait telle une ombre sans vie. Elle adorait Alicia, elles étaient comme deux soeurs, si proches et si attachées... Elle retint ses larmes une nouvelle fois, y penser la faisait souffrir. Elle devait aller à l'enterrement de la jeune femme, pour soutenir Actarius, mais ne serait-ce pas hypocrite d'y aller en sachant qui était l'auteur de toute cette tristesse ? Clélia hésitait, si cela ne tenait qu'à elle, elle aurait prétexter une maladie quelconque pour éviter de se retrouver face à une tombe qui renfermerait un corps sans vie. Mais elle n'était pas seule, sa fille méritait de voir sa tante une dernière fois, même si elle ne comprendrait rien, et son fiancé méritait de dire au revoir à sa soeur pour la dernière fois.

"Je suis là..."

La femme se retourna précipitamment, Actarius était enfin rentrer de Cat Island. Elle fondit sur lui après avoir posé Eden dans son parc puis l'enlaça avec tendresse. Elle caressa ses cheveux et passa ses doigts sur ses yeux encore mouillés de larmes. Tendrement, presque comme si elle avait peur de le casser, elle l'embrassa avec tout l'amour qu'elle avait pour lui, encore et encore. Elle retourna ensuite prendre Eden et monta s'apprêter. Pour l'occasion, si on pouvait parler d'occasion à propos d'un enterrement, elle vêtit une longue robe noire et habilla sa fille de la même manière. Comme à son habitude, elle porterait des talons, elle savait qu'Alicia adorait faire les boutiques de chaussures avec elle et prit une paire choisie par sa belle-soeur il y a quelques années. En les voyant, Clélia dut une nouvelle fois retenir ses larmes. La femme retourna au salon presque mécaniquement, elle prit le bras de son fiancé et la petite famille transplana en direction du cimetière.

Beaucoup d'amis de la jeune femme était présent, l'ancienne Gryffondor les salua tous, et prit dans ses bras tous ses neveux et ses nièces en larmes. Elle ne supportait pas voir la petite famille détruite, par sa faute quelque part. Elle se mit au bout du cortège avec Actarius et avança tête baissée, sa petite princesse posée sur sa hanche qui somnolait doucement. Pour une fois, l'enfant était calme, peut-être comprenait-elle que quelque chose de grave se passait et qu'il fallait impérativement qu'elle se taise.

Après la mise en terre, elle laissa chacun se recueillir sur la tombe de l'ancienne directrice de Serpentard, y compris Actarius. Une jeune blonde fit une esclandre devant une gravure faite par Cliodhna, Clélia s'en fichait comme de son premier biberon. Elle laissa son fiancé partir au quart de tour et confia simplement sa fille à Aster pour s'avancer à son tour vers la pierre tombale, une ancolie bleue et une rose mauve, symboles de la tristesse, dans la main. Elle les déposa avec douceur sur le cercueil et effleura la tombe et la gravure du bout des doigts. S'en fut trop pour la jeune femme qui laissa couler ses larmes sans bruit. Elle mumura quelques mots de manière à ce que personne ne l'entende, de toute façon l'esclandre de l'inconnue préoccupait tout le monde.

"Pardonne moi Alicia, pardonne moi... Je ne.. Je ne peux pas... Pardonne moi..."

Non elle ne pouvait pas, elle ne pouvait pas quitter les Mangemorts, elle ne pouvait pas venger sa belle-soeur. Etait-elle trop faible ? Elle ne voulait simplement pas perdre un morceau de sa famille encore une fois, et les Mages Noires étaient sa famille. Une femme s'avança vers la blonde et lui dit un discours qui n'avait pas sa place ici, pas plus que les remarques de la première et les réactions de l'ancienne Gryffondor et de l'ancien Serpentard. Une colère noire monta du plus profond d'elle même, colère qui ne tarda pas à exploser avec des mots cinglants, violents, blessants. Elle était en colère contre tout le monde mais beaucoup plus contre elle-même, de ne pas avoir empêché la mort de cette femme si belle et si joyeuse.

"La ferme."

Ces deux petits mots étaient prononcés avec colère, mais sans hurler. Elle était calme, la tête penchée vers la tombe, les poings serrés collés contre son corps. Elle releva la tête et se tourna vers le groupe.

"La ferme. Tous. Nous somme tous ici pour rendre hommage à Alicia. Nous sommes tous blessés, tous en colère, que ce soit contre nous de ne pas avoir empêché cet acte si affreux, contre les autres de ne pas l'avoir fait non plus. Cliodhna a gravé la pierre pour rendre hommage à Alicia fin de l'histoire. Seulement, est-ce que quelqu'un ici en dehors de moi a écouté cette jeune femme ? Apparemment non."

Clélia se tourna vers la blonde et s'approcha lentement. Maintenant qu'elle l'observait, sa ressemblance avec sa belle-soeur était frappante, presque irréelle.

"Elle a dit qu'elle était la soeur d'Alicia, de ce fait elle est également celle d'Actarius et donc la mienne. Ainsi, la prochaine personne qui élèvera la voix contre elle aura de sérieux problèmes, est-ce bien clair ?"

Les yeux de l'ancienne Gryffy étaient sombres, énervés. Ils tueraient quelqu'un si ce phénomène était possible, un vent léger s'était levé, agitant les cheveux de la femme.

"Elle est blessée, en colère comme nous tous ici, vous n'avez aucune leçon à lui faire, rien à lui dire. Vous ne la connaissez pas, alors taisez-vous, tous."

L'ancienne directrice s'avança vers la jeune blonde et se plaça devant elle pour la regarder avec douceur. Peut-être perdait-elle une soeur pour mieux en gagner une nouvelle ?

"Excuse les, s'il te plait... Nous sommes tous fous de douleur ici-même et certains ont du mal à comprendre qu'ils ne sont pas les seuls. Comment t'appelles-tu ?"

Les yeux de la jeune femme s'étaient adoucis, elle ferait tout pour se faire pardonner d'une manière ou d'une autre et quelque part elle sentait que l'inconnue était un moyen d'y parvenir.



[HJ : si soucis MP Wink]
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Invité, Sam 1 Sep 2012 - 18:31


[HJ : Clélia, je t'aime ♥]

Boum. Ca avait fait l'effet d'un bombe. Bien, son annonce avait au moins eu le mérite de faire taire Actarius, momentanément elle en était certaine, tandis qu'une autre, compagne de la brune au grafitti, se mit à lui faire la leçon. Certes, tout le monde était là pour Alicia. En attendant, elle ne voyait pas l'intérêt de rajouter une gravure immonde sur sa pierre tombale. Elle avait donné sa vie, fallait-il le lui rappeler éternellement sur sa tombe ?

Une blonde s'approcha alors pour leur dire de se la fermer tous. Solange aurait répliqué vertement si à la fin, la nouvelle arrivante n'avait pas pris sa défense. Surprise, la blonde se tut complètement, oubliant qu'elle devait hurler après celle qui lui avait dit qu'elle n'avait rien à dire sur ce que la brunasse avait fait. En fait, si elle avait voulu continuer à râler sur cela, c'était simplement parce qu'elle ne voulait pas s'appesantir sur le mal intérieur qu'elle avait ressenti lorsqu'on avait mis en doute sa filiation avec la défunte. Elle s'attendait pourtant à ce qu'on ne la croit pas, mais le mal était le même au fond.

Aussi, voir qu'une personne prenait non seulement sa défense, mais aussi qui la croyait sans poser de question, cela lui fit un bien fou. Elle se calma donc totalement, surtout que sa nouvelle alliée semblait prête à égorger quiconque continuerait à parler sur son pétage de plomb. Elle ne put s'empêcher de lancer un dernier regard venimeux à la brune et à son frère avant d'accorder son attention à cette alliée providentielle. Le visage ravagée par le chagrin, sa "protectrice" n'en était pas moins superbe et le regard doux qu'elle posait sur Solange lui paraissait de bon augure.

- À vrai dire... J'ai simplement perdu les pédales.... Expliqua t-elle sans pour autant s'excuser. Je me nomme Solange O'Riley et si j'en crois ce que je viens de voir et ce qu'Alicia m'a raconté, tu es ma soeur par alliance... Répondit-elle avec un petit sourire. Clélia c'est ça ? Puis elle continua sans attendre de réponse. Tu.... Tu as vu son corps avant qu'on ne l'enterre ? On raconte qu'elle a perdu la quasi totalité de son sang mais.... Mais ce sont les seuls détails que nous a accordé la gazette.... Alors que ma jumelle a qu'en même été une femme très influente.... Non ?

La jeune femme avait besoin de réponses. Ça ne taraudait peut-être pas les autres membres de l'assemblée, mais elle oui. On lui avait enlevé une part d'elle qu'elle venait à peine de retrouver et la blonde était tenace, tant qu'elle ne saurait pas, elle ne lâcherait pas l'affaire.
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Lizzie Parker
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Lizzie Parker, Mer 12 Sep 2012 - 11:59


[ HRPG : Dans l'espoir de relancer un peu ce RP ... ]



- La ferme.

Ces deux mots venaient de retentir tel un fouet qui aurait claqué violemment sur le sol, aussi assourdissant qu'un coup de canon. Surprise et choquée, Lizzie fit volte-face et reconnut son ancienne directrice de Poudlard, Clélia Skywolf, la belle-soeur d'Alicia, qui observait l'assemblée d'un regard empli d'une colère froide. Plus personne ne bougeait, personne n'osait dire mot. Même la sang-mêlé ne fut capable de répondre à cette invective qui lui avait été adressée, trop heurtée et offensée par ces simples mots.

- La ferme. Tous, poursuivit-elle d'un ton dur et froid. Nous somme tous ici pour rendre hommage à Alicia. Nous sommes tous blessés, tous en colère, que ce soit contre nous de ne pas avoir empêché cet acte si affreux, contre les autres de ne pas l'avoir fait non plus. Cliodhna a gravé la pierre pour rendre hommage à Alicia fin de l'histoire. Seulement, est-ce que quelqu'un ici en dehors de moi a écouté cette jeune femme ? Apparemment non.

Elle avait raison, mais en quoi se permettait-elle une telle remarque à leur encontre ? Évidemment qu'elle avait écouté, évidemment que le fait que la mystérieuse inconnue prétendait être la soeur d'Alicia ne lui avait pas échappé, mais était-ce le moment de s'en soucier ? D'un regard interdit, la franco-anglaise continuait de fixer la femme d'Actarius, ces yeux bleus saphir laissaient toujours entrevoir une sorte de stupéfaction muette.

La sorcière les menaça ensuite de s'en prendre à quiconque oserait encore une fois élever la voix contre l'inconnue qu'elle considérait déjà comme sa propre soeur. " Et bien ça alors ! Elle ne manque vraiment pas de souffle ! " pensa Lizzie qui sentait désormais la colère et la frustration monter en elle. C'était cette harpie venue de nul part qui avait commencé à les agresser et voilà qu'elle prenait sa défense ? C'était vraiment l'hippogriffe qui se fout de la bienséance ! Clélia continua ensuite son monologue, que soit disant personne ne pouvait se permettre de lui faire la leçon, toujours de ce ton menaçant.

La Phénix tombait vraiment des nues, si ses yeux avaient pu lancer des éclairs, il ne resterait plus grand chose de l'ancienne directrice. Parce qu'eux-même n'étaient pas en colère et blessés peut-être ? C'était elle qui avait vu Alicia mourir sous ses yeux sans pouvoir rien faire ? Pour qui se prenait-elle avec ses grands airs de moralisatrice ? Non seulement se faire rappeler à l'ordre de la sorte avec quelque chose d'humiliant, mais en plus de cela, la jeune fille prenait ces paroles pour une insulte personnelle. Il ne valait mieux pas que Clélia recroise son chemin à l'avenir. La sorcière termina en s'avançant vers la blonde inconnue, en s'excusant d'un ton compatissant. Là c'était la goutte de trop.

- À vrai dire... J'ai simplement perdu les pédales... répondit alors la jeune femme. Je me nomme Solange O'Riley et si j'en crois ce que je viens de voir et ce qu'Alicia m'a raconté, tu es ma soeur par alliance. Clélia c'est ça ? Tu.... Tu as vu son corps avant qu'on ne l'enterre ? On raconte qu'elle a perdu la quasi totalité de son sang mais.... Mais ce sont les seuls détails que nous a accordé la gazette.... Alors que ma jumelle a qu'en même été une femme très influente.... Non ?

N'y tenant plus, Lizzie débita les derniers mots que sa colère lui permettait encore d'articuler.

- La seule chose qu'il y a à savoir, c'est que si Alicia n'est plus, c'est à cause des Mangemorts. C'est à cause de ces monstres et de ces assassins si vous n'avez plus de soeur. Pour quelle raison ? Simplement parce qu'ils aiment semer la mort et la destruction pour leur propre plaisir. Il n'y a rien de plus à savoir. Quant à vous, Miss Skywolf, lança-t-elle alors en se tournant vers elle, ne commettez surtout pas l'erreur de parler de ce que vous ne savez pas, termina-t-elle d'un ton sans réplique, les traits marqués par la colère et le chagrin.

La bleue et bronze fit alors demi-tour, et quitta le groupe rassemblé autour de la tombe de sa soeur d'arme, marchant d'un air digne, sans accorder un regard à quiconque, et transplana. Une chose était sûre, elle ne porterait certainement pas cette journée dans son coeur.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Alexie Scott, Jeu 22 Nov 2012 - 13:13


[Rp Unique]

Triste novembre, les gouttes ruisselaient sur la vitre de la fenêtre de la chambre d'Alexie. Cette dernière était allongée sur son lit, l'air pensif regardant à travers la fenêtre, les fleurs se faire inonder par la tempête qui s'abattait sur le petit village ce jour-ci. Elle tenait dans ses mains, la lettre que lui avait écrite Cassie, avant de partir pour toujours. Alexie la relisait une énième fois pour essayer de comprendre son amie, mais elle n'y arrivait pas. À chaque lecture une larme d'eau salée perlait sur son visage rose et tombait sur le papier. Elle n'avait pas le coeur à rire, ni même à sourire. Au contraire, elle était dépassée par les évènements qui s'enchaînaient. La jeune fille était seule, désespérée, mais surtout malheureuse. La jolie blonde n'arrivait plus à vivre ni à aimer la vie.

Elle lui en voulait tellement d'avoir pris celle de Cassie, que la jeune fille voulait partir, tout abandonner, envoyer valser tout ce qui pouvait l'encombrer. Elle voulait s'éloigner, le temps qu'elle se remette de ce choc qu'elle venait d'apprendre, mais elle n'y arrivait pas. Tout ce qu'elle faisait, regardait, lui faisait penser à sa défunte amie. Chaque minute elle se posait toujours la même question : Pourquoi ? Pourquoi Cassie l'avait-elle laissé toute seule ? Pourquoi ne l'avait-elle pas prévenu de son mal-être et de son besoin de s'éloigner ? Alexie éprouvait une rage envers son amie qui du jour ou lendemain était partie sans rien dire, laissant toutes ses affaires au manoir, même sa baguette et son balai. L'ex Serdaigle ne se doutait de rien. Après son comma éthylique, Cassie semblait aller mieux, quelle bêtise de croire ça, se disait parfois Alexie. Elle avait honte de ne pas avoir compris son amie à cet instant.

Et le plus dur n'était pas de vivre sans Cassie, mais d'apprendre que cette dernière était décédée. Son corps fut retrouvé dans la Tamise, un scénario assez horrible. Il y avait sur son corps, plusieurs morsures. Les policiers moldus pensèrent à une sorte de créature tel un loup ou un chien sauvage. Mais lorsqu'Alexie dû se rendre à la morgue pour identifier le corps de son amie, elle reconnut immédiatement des morsures de vampire. La jeune fille en avait déjà vu dans son passé, mais jamais autant sur un même corps. Cassie avait dû souffrir comme jamais. Lorsque la vendeuse de baguettes fut prévenu par un officier, lui disant de se rendre à la morgue pour identifier un corps, elle s'écroula par terre, complètement perdu et se mit à pleurer autant qu'à la mort de sa mère.

Pourtant, elle avait pris son courage à deux mains et se rendit à la morgue, où elle confirma qu'il s'agissait bien du corps de Cassandra Werber. Ce dernier a été retrouvé dans la Tamise, un sac avec lui, contenant les papiers de Cassie. La blondinette était effarée et ne voulait pas y croire. Elle avait l'impression d'être dans un véritable cauchemar et la seule chose qu'elle désirait c'était de se réveiller et de voir qu'à son réveil rien n'avait changé, que Cassie était encore en là, pleine de vie, souriante et joyeuse, comme l'aimait Alexie. Malheureusement, tout est terminé. L'ex Serdaigle ne verra plus jamais le visage de son amie. Elle ne verra plus jamais son superbe sourire, ses yeux qui la regardaient avec un drôle d'air. Alexie n'entendra plus jamais sa voix qui lui racontait des blagues et des secrets. Elle ne verra plus ses cheveux dont elle était tant jalouse. Aussi brillant et soyeux que de l'or. L'ex bleue et or ne s'était jamais rendu compte qu'elle ne reverrait plus jamais sa colocataire. Tout était fini. Un ouragan était passé dans la vie d'Alexie et il avait tout emporté à son passage y compris l'âme de Cassie. La jeune fille était désormais seule, perdue et désorientée.

Ce jour-ci, malgré la pluie, elle avait décidé de se rendre sur la tombe de Cassie. Elle reposait au cimetière du petit village. C'est Alexie qui avait choisi cet endroit-ci. D'un côté son amie était encore un peu présente dans sa vie. La jeune fille descendit les escaliers, sans se regardait dans le miroir, perdant ainsi une de ses habitudes. Elle se dirigea près du portemanteau et se couvrit chaudement avec une écharpe claire et un manteau beige. Ce dernier appartenait à Cassie. Sur le col, on pouvait encore sentir l'odeur et le parfum de l'ex Poufsouffle. Alexie essaya de ne pas pleurer, mais elle ne put s'empêcher, quelques larmes tombèrent sur le sol de la cuisine. Elle prit un mouchoir pour les essuyer et fit un sourire lorsque Molard passa devant elle. Il en profita pour lui dire qu'il allait ranger la chambre de Cassie.  Alexie, elle, n'en avait pas le courage.

D'ailleurs, elle n'y était pas entrée une seule fois depuis la perte de son amie. D'après elle, la  jeune fille n'y arriverait pas, cela lui demandait trop d'efforts. La vendeuse de baguettes savait que si elle rentrait dans la chambre de sa colocataire, elle verrait des souvenirs, des photos, ses vêtements... Elle se remémora alors toutes les discussions qu'elles avaient eues ensemble en pyjama, affalées sur le divan de Cassie, le dimanche matin. C'était certes de merveilleux souvenirs, mais le fait d'y repenser allait encore la faire fondre en larmes et cette dernière en avait marre de pleurer, Cassie était partie et elle ne pouvait rien n'y changer. Alexie devait arrêter de se morfondre et de se refermer sur elle-même. La blondinette voulait penser aux choses positives de la vie, mais à quoi bon essayer d'être heureuse si une des personnes qu'on aime le plus au monde n'est plus là pour en profiter avec elle. Heureusement qu'elle avait encore des amis sur lesquels elle pouvait compter et qui pouvait l'aider à se reprendre en main.

Elle quitta le manoir et ouvrit son parapluie. Une fois sortie, elle se dirigea vers le cimetière. Le temps était couvert, le ciel gris et les corbeaux tournaient autour du petit village. Certains pensent que le vol du corbeau guide les voyageurs jusqu'à leur destination, d'autres croient que la vue d'un corbeau solitaire est un heureux présage. Par contre, si l'on en voit plusieurs à la fois, des ennuis sont à prévoir. La jeune fille arriva enfin au cimetière. Poussant le petit portail rouillé, elle fixa tout de suite la tombe de Cassie malgré le fait qu'elle soit située vers le fond. Alexie arriva devant la pierre tombale.

Elle fit apparaître une couronne de fleurs au pied de la pierre où était gravée, Cassandra Maja Werber. De plus, Alexie avait demandé que la pierre soit gravée, par les mots : "je t'aime, A." Les mêmes mots qui étaient inscrits sur la lettre qu'elle lui avait écrite. D'ailleurs, la jolie blonde l'avait glissé dans sa poche de jean avant de partir. Elle ne voulait plus s'en séparer, pourtant la lire lui déchirait le coeur. Plantée devant la tombe, elle resserra son écharpe. Les gouttes de pluie cessèrent de tomber, la jeune fille rangea son parapluie. Regardant, la pierre tombale, Alexie n'arrivait pas à croire qu'en dessous, reposait le corps de celle qu'elle considérait comme sa soeur. Voulant sortir un mouchoir de sa poche, elle fit tomber la lettre sur l'herbe mouillée du cimetière. Elle la ramassa rapidement et comme d'habitude, elle la garda en main et la relit pour la centième fois.


Spoiler:
 

La blondinette analysait chaque mot, chaque phrase, tentant de lire entre les lignes, vérifiant qu'elle avait bien tout lu, mais à force elle la connaissait par coeur. Après avoir relu le post-scriptum, elle s'effondra à genoux, mit sa tête dans ses mains et fondit en larmes. La pluie s'était arrêtée, les corbeaux avaient tous disparu. Le village était plongé dans un profond silence. La seule chose qu'on pouvait entendre était les lamentations d'une jeune fille qui venait de perdre sa moitié.  La sang pure releva sa tête et glissa quelques mots à la tombe, comme si elle d'adressait à Cassie.

« Salut Cassie, c'est moi. C'est Alexie. Si tu savais à quel point tu me manques et à quel point c'est dur de vivre sans toi. J'ai le coeur brisé. Tu étais ma meilleure amie, ma soeur, ma moitié et je t'aimais. Et quoi qu'il arrive, je t'aimerai toujours, tu as été pour moi la soeur jumelle que je n'ai jamais eu. Je ne t'oublierai jamais, tu seras toujours gravé dans mon coeur. Je ne te l'ai jamais dis c'est vrai, mais tu étais ma meilleure amie et sache qu'elle me manque. J'ai besoin de ses conseils, qu'est-ce que je vais faire moi sans toi ? »

Près d'elle, un corbeau se posa, commençant à picorer ce qu'il pouvait trouver dans l'herbe. Alexie se rappela que la vue d'un corbeau solitaire était un heureux présage. Elle sourit pendant quelques minutes à la vue de cet animal duquel la plupart des gens se méfiaient, puis ayant trop froid, elle rentra au Manoir en se rappelant une dernière fois, le visage de son amie. Elle sentait sa présence et savait que quoi qu'il arrive, elle sera toujours près d'elle, dans son coeur.


[Mort de Cassie Werber, tel un vol de corbeau]


Dernière édition par Alexie Scott le Sam 3 Sep 2016 - 19:19, édité 1 fois
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Jana Van Oaklyn
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Jana Van Oaklyn, Mar 29 Jan 2013 - 16:42


| RP unique |
« Chapitre II - Les choses étranges arrivent à ceux qui sont prêt à l'inhabituel et à l'inattendu.. »
{Suite de Chapitre I}

Les images tourbillonnaient. C'était comme dans un manège. Tout se mouvait. Tout déglutissait. Ma tête se déchirait. Mais mes doigts restaient collés aux siens. J'étais bien. J'étais enfin rassurée. Tout était bien. Nous tombâmes mais, lestement, mon père tomba sur ses pieds. Il m'aida à me relever et détacha sa main de la sienne. Il faisait nuit, toujours aussi sombre, et la lune, derrière nos têtes de Van Oaklyn, seulement entre Van Oaklyn, nous espionnait. Il lança un sort, et alors une bulle s'intensifia autours de nous. Personne ne pourrait nous écouter. Il semblait inquiet qu'on nous entende, et ça n'était pas dans ses habitudes. D'ordinaire il se fichait des opinions des autres. Futiles opinions. D'un regard j'observai l'état des lieux. Que je reconnus. Un cimetière. Les branches dénudées se penchaient vers nous. Elles semblaient désirer nous caresser. Elles semblaient également penchées à notre écoute. Le vent se faisait intense. J'observai les yeux bleus de mon père. De mon Créateur. Je ne disais rien ; je voulais le laisser innover. D'un signe de main, il m'invita à marcher à ses côtés. Ce que nous fîmes. Nous marchâmes quelques secondes, sans aucun mot suspendu à nos lèvres.

« Qu'est-ce que t'inspire la mort, ma douce Jana ?
- Elle m'inspire tout. Je marquai une pause. L'odeur de mort planait. Elle planait au dessus de nos têtes et sous nos pieds. Sans la mort nonus ne vivons plus. Sans la mort, la vie n'a plus de sens. Et sans la mort, très cher père, la vie serait bien monotone, bien moins amusante... La souffrance ne serait plus.
- Et sans la mort le plaisir ne serait plus.
- Et sans la mort, le sang serait bien moins plaisant à verser. »

Il sembla amusé, plus encore par cette dernière réponse. Je n'avais pas peur, je ne désirai pas refouler mes ressentis. Avec lui encore moins. Je les exprimai autrement. Et je savais qu'il n'était pas non plus indifférent à la souffrance. Nous étions synonymes, lui et moi. J'étais ce que j'étais aujourd'hui par ce qu'il était depuis toujours pour moi.

« Pourquoi n'es-tu pas ma femme plutôt que ma fille ? Dit-il soudain, ajoutant plus encore un sourire à celui déjà formé.
- Parce que je suis ta fille, et non ta femme.
- Tu es bien ma fille, Jana, et rien de ta mère.
- Alors tu m'en vois rassurée ; n'ose pas me dire que je lui ressemble, papa, même si tu le penses fort, ou dans ce cas je crains de ne pas pouvoir te pardonner cet affront à mon égard, plus encore comme tu sais que nous sommes plus convergent que jamais sur ce point. N'est-ce pas ?
- Je ne l'ai jamais pensé. »

Le silence s'ensuivit. La nuit nous enveloppait, d'une douce étreinte, sa noirceur nous enveloppait, tous deux, et nous chérissait. Je n'avais plus froid, jamais froid, car en cette présence paternelle et à la fois maternelle j'étais soulagée. Oui, mon père avait toujours été à la fois un père mais aussi une mère pour moi. La mère que je n'avais jamais eu, et que je n'aurais jamais.

Pdv Adriann Van Oaklyn

Les choses arriveraient délicatement. Elle m'avait écrit une lettre, la dernière, qui relatait ce qu'elle voyait. Ce qu'elle sentait. Ce qu'elle comprenait. Ce qu'elle ignorait. Ce qui l'angoissait. Les mêmes angoisses. Le même visage. Les mêmes questions qu'un môme de vingt piges, un mômes qui s'nommait Adriann. C'était moi, et ce que je vois, là, dans ses yeux, c'est moi, il y a vingt ans. Je savais d'avance qu'il me faudrait le faire moi-même, la guider moi-même. Je ne voulais pas qu'elle trouve son chemin par un autre, je voulais être le Premier, à la guider, le Premier Mangemort à découvert. Tout simplement parce que j'étais le mieux à même de lui expliquer. L'unique à la comprendre ; les autres pourraient tenter, ils ne pourraient, tout bonnement parce que jamais encore ils n'avaient éprouvés ce qu'elle ou moi dans mon passé avions éprouvés. C'était un fait indéniable, un fait qu'aucun autre ne pouvait écarter. P'tain ce que j'étais excité de tout lui dire, de lui révéler des trucs encore plus dingue sur c'tenfoirée de mère ! Mais calme, il me fallait m'ordonner, et procéder par étapes. Ces vingt-quatre heures étaient, encore une fois, bien trop courtes pour ce qu'elle allait apprendre. J'ignorais si j'étais capable de tout lui révéler. C'était peut-être mauvais pour elle de tout se prendre dans la gueule, même si elle était forte. Nous marchions, tranquillement, et les tombes défilaient sous nos yeux. Il me fallait lui parler de Jenna. Celle qu'elle imaginait dans son esprit, qui était en réalité rien d'autre que... Sa soeur jumelle, morte alors qu'elles avaient 3 ans. Il fallait qu'elle cesse de se torturer, mais cette fois de torturer les autres. Il fallait qu'elle rejette sa haine, plus encore qu'elle le faisait déjà, il fallait qu'elle se libère de ses chaînes, comme moi, moi, je l'avais fais il y a de cela vingt ans. J'étais dégoûté, trop dégoûté, de ne pouvoir la rallier à notre groupe, à notre camp, en Hollande, parce qu'elle était désormais forcée de rester dans le trou où elle était. J'aurais aimé partager avec elle cette aventure extraordinaire. Voir sur son visage le plaisir malsain que je voyais chez les nôtres. Je voulais la voir évoluer. Je voulais la voir plus belle que jamais. Mais je me faisais des idées. Il me fallait d'abord lui en parler. J'étais sur la bonne voie.

« Tu la sens en toi, cette force destructrice ? Tu es perdue... Incomprise ? Ta lettre m'a fait beaucoup de peine chérie. Je le sens. Je le sais. Que tu ressens ce besoin intense d'agir, que tu te sens, que tu te vois agir, mais encore que ça n'est pas suffisant pour toi. Que tu veux te surpasser dans tes entreprises, mais que tu ne sais pas comment mieux faire, comment te surpasser plus que tu ne le fais déjà. Tu te sens encore trop inutile. Et à la fois tu te sens poussée par une forte, juste là. » Je désignais son ventre, juste là où moi j'avais eu tant mal en étant jeune, tout en l'observant intensément, comme désirant la percer. Je ne voulais pas user de magie noire, pas sur elle, je voulais la laisser venir à moi, comme j'allais en cet instant vers elle, comme je lui offrais une chance de s'expliciter, tandis que les mots sortaient et coulaient de ma bouche, tel un long fleuve sinueux, imperturbable, qui ne cesse point de couler et de ruisseler. « Mais tu ne sais pas, tu ne sais pas vraiment comment faire. Vrai ? »

Elle se stoppa net. Et m'observa, un instant. Son regard semblait loin. Loin. Si loin. Et le mien se perdait également dans le décor, dans la nuit agréable, dans l'obscurité battante. Je me revoyais innocent à l'époque. Je n'étais pas exactement comme elle, moins allant, mais chargé d'idées intempestives qu'on vieil ami m'eut délaissé. Le monde changeait. Les choses n'allaient plus. Les autorités déconnaient grave. Un semblant de foule flippait. En Hollande, c'était les boutades. Les gens se pliaient aux règles, et moi j'étais le vagabond qui partait me réfugier et désobéir, et j'adorais ça, parce que j'me sentais plus libre que jamais. Les gens courraient dans la rue, sous le carnage des aurors qui foutaient un soit disant ordre. Et moi j'riais, parce qu'une femme s'est agenouillée devant eux, les bénissant pour leur bonté. J'me souviens de cette main qui s'est glissée sur mon épaule. Une main recouverte d'un gant noir. J'ai flippé, plus que jamais, en voyant devant moi un mage noir. C'était la guerre Civile. Tout tournait au cauchemar. Et moi, en voyant ce mage noir, j'ai tout compris. Tout était alors plus simple. Plus concret. Plus réel. Réel. Et eux, ont comprit ma détermination, lorsqu'ils ont découvert que j'étais capable de tuer des êtres m'étant cher pour leur confrérie. La voix de Jana me ramena à elle.

« Je ne suis pas faible. Je t'ai fais part, en effet, de mes pensées. Aussi sombres soit-elles. Je ne la vois plus, papa. Je me sens descendre, tu comprends ? Je tombe dans un gouffre, j'en peux plus de ces rêves que je ne comprends pas, j'en peux plus aussi de voir ces choses dans la vie, de voir ces gens complètement cons tout autours de moi. J'ai besoin de jouer, mais j'ai l'impression de jouer juste parce que je n'ai rien d'autre à faire dans ma vie.
- Tu n'es pas faible, au contraire tu es forte. Et tu peux le devenir bien plus encore. Tu peux devenir puissante, Jana. Tu peux trouver de quoi te satisfaire, quelque chose qui t'apporte une raison à ces choses.
- Et comment ? »

Retour à Pdv Jana

Parler de ces choses là, ça m'fait sentir minuscule. Lui, c'était mon exemple, c'était le manitou de ma pensée, le seul, parce qu'il était mon modèle, et qu'il avait apporté sa main dans ce que j'étais désormais. Pourtant j'étais mal à l'aise. On touchait à une aire sensible de mon être. Me confier, c'était pas de ma nature, et je sentais le regard de mon père lourd, si lourd, contre ma personne. Je sentais un poids énorme s'abattre sur moi. J'savais pas ce qu'il attendait de moi, mais il ne semblait pas comprendre. Il me parlait comme si tout était évident. Comme si j'étais un peu aveuglée, que je ne voyais pas vraiment. Je ne suis pas folle. Pas encore. Je tentais de comprendre ce qu'il me disait. Il me parlait comme s'il savait, et que je, moi, je ne savais pas. Je tentais en vain de lui répondre avec honnêteté, mais là, je commençais à plus trop le suivre. Je ne poursuivais pas mon chemin. Marcher et réfléchir, j'avais l'habitude pourtant, mais en cet instant j'avais besoin de stabilité, de sentir mes pieds ancrés dans le sol, et de sentir, de voir parfaitement, dans le ciel, l'astre nous éblouir de sa beauté et nous apporter une présence.

« Est-tu prête, Jana ? A affronter la vérité, et ce chaque jour ? Comme je te l'ai toujours inculqué, mais cette fois plus encore ? Est-ce que tu m'aimes, et, est-ce que tu désires me suivre, suivre mes traces ? »

D'un hochement imperceptible, j'hochai de la tête. Son visage semblait grave. Il l'était pourtant si peu. Il me fit presque peur. Peur parce que ses yeux semblaient brûler les miens. Il inspira longuement. Comme s'il allait plonger, comme s'il allait plonger dans le vide, comme s'il allait faire le plus grand pas de l'humanité. Bon sang, papa, tu m'expliques ? J'avais suffisamment de tumulte dans mon crâne pour qu'il n'ajoute un grain du sien. Bien sûr que je t'aime. Bien sûr que je suis fière de toi, et que, depuis toujours, je tente du mieux que je peux de t'imiter, de suivre tes pas, de faire au mieux, de penser ce que toi, tu penserais de ce sujet, de cet objet, de cette personne, et ce que, toi, tu penserais de moi, à me voir dans la rue, à part que j'étais plutôt bien foutue. Il retira alors un bouton de sa manche. Puis trois autres. De sa baguette il murmura un #Lumos. Et il dévoila son bras.

Toudoum.

Toudoum.
Toudoudoudoum.


Mon coeur battait fort. Mes yeux s'écarquillèrent. Mon coeur battait fort. Bien trop fort. J'observai sans voir. Le temps semblait dénigré. Il sembait s'estomper. Papa. Papa, c'est toi ? Papa, c'est toi, il est à toi ? Ce bras ? Elle est à toi... Cette marque des Ténèbres ?

Je l'observai. Incrédule. Je ne me reculai pas. Des milliers de questions passaient partout. Elle était ancrée dans sa peau. Mes doigts vinrent l'effleurer. Cette marque. Signe de tout. Signe que cet homme, Adriann Van Oaklyn, père, père de ce que j'étais, Jana Van Oaklyn, était Mangemort. Que mon père était mage noir. J'étais choquée, inutile de vous le préciser, mais je le précise, tout de même. C'était un gros coup. J'osais pas imaginer ma tête. Mais... Papa quoi. Papa, Mangemort. Ancre-toi ça dans la tête. Il reposa sa chemise contre sa peau et m'observai. Je crois qu'il était un peu amusé par la gueule que je tirai, parce que franchement, j'crois qu'avec du recul, en y repensant, ça me fait bien rire, d'me voir tellement choquée compte tenu de la suite des évènements ; j'étais pas choquée péjorativement, dans le fond c'était un soulagement, parce qu'il existait quelque chose de mystérieux que je ne parvenais pas à percer chez mon père. Mon père, oui, c'était un ténébreux pur, et pourtant jamais cette idée me vint à l'esprit. C'était tellement clair, tellement là, sous mes yeux, moi qui le connaissais si bien, et pourtant je ne m'étais pas posée cette éventualité. Je l'observai avec une pointe d'admiration. Parce que mon père avait toujours été quelqu'un, à mes yeux, d'extraordinaire, et qu'à présent à le savoir dans une place si importante, qu'il ai su rejoindre de tels rangs, m'émurent plus que jamais.

« Retiens tes larmes, hein poupée. Me demande pas pourquoi je te l'ai pas dis avant. C'était mieux ainsi, et je te juges suffisamment forte pour le savoir. C'est ce que je suis. Et regarde toi ma chérie, tes yeux luisent. Tu n'as pas peur ? Tu n'as pas peur de moi, peur de ce que je suis finalement ? Tu as peur de nous, Jana ?
- Pourquoi aurais-je peur ? J'aurais peur le jour où tu m'annonceras ta nomination chez les aurors, et là je te dénigrerais, cher père. En attendant, je ne sais pas encore quoi penser, je crois que, là, en plus de ma surprise, je crois que je suis quand même fière, là, de toi, mais aussi que tu me la montres, que tu te montres à moi, que tu me juges digne de confiance. » Je marquai une pause. Je voyais mon père différent, je ne sais comment. Puis d'un coup je sentis une colère remonter violemment. Et je la laissai s'exploser. Je me sentis alors comme un jouet, avec qui on eut joué. Mon propre père, en qui j'avais placé tant de confiance. « Mais quand même, pourquoi tu m'las caché ? Tu devais tout me dire, toujours tout me dire, et là, tu m'dis ça comme ça, comme si de rien était ? Pourquoi maintenant ?! Qu'est-ce que ça change, puisque pendant tout ce temps tu ne m'as rien dis ? J'aurais tellement aimé... Partager ça avec toi, j'en sais rien, peut-être que tu te moques de moi, depuis ce temps. Tu m'as toujours inculqué ça. La vérité. Et maintenant, tu t'en joues. »

Je l'observai. Et je marchais dans la direction opposée. Un peu hors de moi. Parce que je m'étais toujours confiée à lui. Notre relation ressemblait à celle d'un jeune couple en vérité, qui se donne des raisons de croire en l'un et en l'autre, et qui présume avoir le droit de piquer une crise pour un rien. C'était un petit caprice. Je voulais qu'il me dévoile tout maintenant. Il n'avait pas le choix. Parce qu'il me connaissait, et que je le connaissais : à présent qu'il m'avait dévoilé une parcelle de vérité, il serait forcé de tout m'apporter. Sa main vint brusquement attraper mon bras et me stopper dans mon élan. La bulle nous liait toujours ; je savais qu'à moins de la faire éclater, nous n'aurions pas pu aller plus loin, avec cette bulle nous cachant des autres, nous cachant d'oreilles indiscrètes.

« Parce qu'il fallait que je te protège. La vie n'est pas simple. Elle est plus complexe que tu ne t'imagines. Tu ignores encore beaucoup de choses, beaucoup trop de choses. La magie noire est un art complexe, Jana, et je t'en prie, cesse de m'en vouloir, ne soit pas déçue de moi, tu sais très bien que je t'ai toujours accordé ma confiance, et que tu peux avoir confiance en moi, auquel cas jamais je ne t'aurai montré cette marque. C'est aussi contre ta mère, Jana. Contre ta mère qui n'a pas hésité à me dénoncer à des gens, lorsqu'elle a apprit ce que je suis. Oui. Tu as de quoi haïr ta mère bien plus encore, ma fille, mais tout est trop long, nous manquons de temps. Si je t'en ai parlé, c'est parce que je te juge prête. Pars si tu renies ton père, si tu renies ce que tu es. Car ce soir, il te faudra choisir entre être et ne pas être... »

Les couleurs s'estompaient tout autours de nous. J'avais chaud. Si chaud, dans ce temps hivernal et dénaturé. Je le regardais. Et il me regardait. La brume se formait autours de nous. Comme nous menaçant. Je sentais une menace, je la sentais. Pas sur moi. Mais sur tout un monde. Le risque ; c'était ce pour quoi je vivais encore. J'étais une partie de mon père. Alors qu'attendait-il de moi ?

« Ne sois pas idiot. Je ne te renie pas, tu le sais très bien. Tu sais très bien qui je suis. Ce que je pense. Ce que je pense sur la question, et sur ton rôle. Tu dois savoir que je t'envie. Plus encore en cet instant.
- Alors choisis. La vie est faite de choix, Jana. Une femme va arriver. Tue-la. De sang-froid. Et reviens. Lorsque tu auras réussi, et si tu y as trouvé ton compte, alors tu auras compris qu'il te reste une place à jouer dans ce monde de fous ; pas à mes côtés, hélas, mais tu auras un rôle à jouer. Si tu en as le désir profond et si tu t'en sens capable, tu auras ta place parmi eux ; je ne te promets rien, mais je pourrais te conduire à eux et, s'ils te jugent digne, alors tu auras peut-être la chance de faire partie de notre confrérie. »

Mon coeur battait à tout corrompre. Étais-ce une proposition ? A moi ? Moi, simple mortel ? Je ne voyais plus mon père mais un mangemort, cagoulé, encapuchonné, merveilleusement beau dans sa classe tumultueuse et qui inculque la peur et le respect. Dans la brume s'éleva une ombre, au loin. Mon père se détourna de moi et informula un sort ; sans doute pour nous préserver d'éventuels visiteurs. Tout se passa alors vite. Très vite. J'ignorais, alors, que son esprit s'encrait au mien. Qu'il me testait. Je l'apprendrais plus tard. Bien plus tard. Ce qui se déroula par la suite, j'ignore s'il en parla à d'autres, ou si cette scène demeura à nous seuls. S'il parla de mes sentiments à cet instant. De ma pulsion. De ma haine constante, fulgurante, dangereuse, tentatrice, de mon visage, de mon expression, et du sang qui gicla, de cette femme, au visage ressemblant à celle de ma génitrice. Je sais d'abord que j'eus bien joué avec elle. Nous tournions comme dans une arène. Au départ, j'eus seulement évoqué mon souffle contre le sien, et attisé sa peur. Puis je m'étais enveloppée dans l'opacité de la brume. Puis je me fus de nouveau approché d'elle. Je m'étais rendue visible. Je n'avais pas peur qu'elle voit mon visage. Car en cet instant je n'avais plus de doute.

Je savais que je la tuerais. De sang froid, mais avant, la faire souffrir avec plaisir. Cet instant m'était offert, j'étais couverte par mon père, j'étais couverte, aussi je n'avais pas à avoir peur des répercussions ; j'imitais des bruits, je me dédoublais, pour jouer avec. Comme un morceau de viande. Et moi, j'avais faim. Mais avant de dévorer, il faut bien en apprécier le goût, en apprécier la substance et réaliser que cet instant n'est qu'à nous, n'est-ce pas ? Hélas il la tua avant moi. Il était peut-être impatient, peut-être étais-ce aussi et surtout un simple test, pour voir ce que j'allais faire, si j'allais me contenter de sorts basiques, ou si j'allais bien m'allécher les babines, avant de manger tout cru le plat offert. Je savais que la vie n'était pas simple, que les choses ne me tomberaient pas dans les mains du premier coup, et qu'il me faudrait des preuves bien plus concrètes à avancer. L'envie du sang et de la souffrance n'est pas suffisante, il en faut bien plus, bien plus, pour faire partie de mages noirs. J'étais jeune, même si je faisais âgée. J'avais encore une maîtrise restreinte, mais une force à déployer dans ma haine, peut-être suffisante à ce qu'on s'intéresser à ma petite personne ?

Cette nuit fut très longue. Cette nuit fut merveilleuse. Avec mon père j'avais des choses et des choses à rattraper. Je m'en foutais qu'il soit en Hollande et moi en Angleterre, je m'en foutais qu'on soit pas ensemble, parce qu'étrangement alors que nous étions ensemble, quelque chose d'autre s'animait ; je n'étais plus intéressée par sa personne, mais par ce que j'allais devenir, parce qui m'attendait. Je crois que j'aurais le choix entre la continuité de ma vie ou la mort ; ou l'esclavage aux mages noirs jusqu'à la fin, ou me rayerait-on ma mémoire ? Etrangement je me retrouvais dans mes rêves. Je les compris mieux. Ce soir, dans le rustique hôtel que mon père nous trouva, je dormis. Sans rêve. Comme seule pensée ce qui m'attendrais demain. Mais j'étais fière de ce qui nous arrivait. Parce qu'enfin, je voyais une sortie au bout du tunnel sinueux dans lequel je m'étais immiscée ces derniers temps, je comprenais - enfin ! - ce qui m'arrivait. Tout était clair ; Limpide, lumineux.

J'avais choisis d'être.



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Actarius Bright
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Dim 7 Avr 2013 - 4:21


~° PV Kyara Blanchet °~

Boring... Les vacances étaient si ennuyeuses, si monotones et absolument si tristes. Il n'arrivait pas à pardonner à Clélia d'avoir rejoint l'Ordre des Ténèbres, de lui avoir volé son cœur, sa sœur et, par-dessus tout, de lui avoir pris sa fille. Dire qu'il ne l'avait pas vu depuis leur séparation, lorsqu'il lui avait abandonné leur "château" de Cat Island... La mère par contre, elle ne s'était pas fait prier pour se pointer à sa boutique d'animaux. Les Mangemorts, ils ne savaient pas capturer et dresser les petites bébêtes ? Sans doute que ça devait demander beaucoup trop d'esprit... Ça devait être ça, ouais !

Aster ! Je m'ennuie !

Ce qu'il y avait de magique avec les elfes de maison, c'était sans doute le fait qu'ils apparaissent par magie dès qu'on leur adressait la parole, même s'ils n'étaient pas à proximité... Les sales espions qu'ils étaient...

Peut-être que le maître devrais aller s’entraîner ou alors faire de la musique ? Le maître possède une salle pleine d'instruments moldus...

Hélas... Si je continue à en jouer à chaque fois que je m'ennuie, je vais faire une overdose, Aster...

Alors, le maître devrait peut-être sortir marcher un peu ? Ou voler, comme un oiseau ?

Évidemment, l'elfe faisait référence à sa maîtrise de la métamorphose et certainement pas au fait de s'épuiser en magie et exercice mental pour flotter. Surtout que dehors, c'était le déluge !

Pauvre fou ! Tu veux que je meure ou quoi ? Je ne vais pas voler sous cette "pluie". Je me ferais emporter par le vent ! Franchement...

Aster est désolé maître. Aster n'envisageait pas que le maître soit assassiné par la pluie...

Et déjà, l'elfe était bien parti pour s'automutiler jusqu'à en tomber dans les pommes ou pire. Seulement voilà, plus d'une quinzaine d'années qu'il était au service d'Actarius et il avait rapidement apprit à ne pas se laisser aller à ses penchants "auto-masochiste" (qui a dit que ça existe pas ??). Pas devant le sorcier du moins...

Allez... Vêtements.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Par-dessus le jean noir et la chemise écossaise - dont il avait replié les manches jusqu'au coude - tout droit sortie de chez "Jules-iette", Actarius revêtait désormais un long manteau noir rembourré. Et, à la place des chaussons vieillis et négligés que l'ancien Ministre trimballait dès qu'il entrait dans sa maison, se trouvait d’expansives bottes en peau de Boutefeu chinois. Ça lui éviterait de prendre l'eau comme ça...

Après avoir embarqué son parapluie avec lui, Actarius s'en alla de sa propriété. Avec la pluie battante, sa silhouette se perdit rapidement dans la noirceur environnante. Dire qu'ils n'étaient qu'en milieu d'après-midi...

[...] ce n'est qu'après quelques heures de marche, histoire de se vider la tête d'idées parasites, et un transplanage, que le pauvre sorcier apparu à l'entrée du cimetière de Godric's Hollow. Derrière lui, se dressait encore la statue des Potter, fier et toujours luisante malgré le temps qui s'écoulait, sans jamais s'arrêter. Soit. Il n'était pas venu là pour admirer la clarté du matériau. Dans ce cimetière en face de lui, reposait des amis, des connaissances, peut-être même des cousins... Mais, pire que tout, il y avait aussi sa petite sœur adorée, Alicia... Ils avaient à peine profité les uns des autres que déjà, elle s'en était allée, laissant derrière elle des enfants tous plus chérissables les uns que les autres... C'était sa faute... Sa faute à Elle ! A Lui... Il n'avait pas su la protéger... En fin de compte, Solange, la jumelle dernièrement retrouvée d'Alicia, avait raison. Il n'était qu'un grand frère indigne...

Depuis plus d'une demi-heure qu'il y était, il en était là de ses lamentations lorsqu'il se décida à sortir sa baguette, se forçant à penser à autre chose. Tout d'abord, il exécuta un sortilège de récurage car, malgré la pluie, certains "déchets" avaient la peau dure. Il prit soin de renouveler la gravure qu'avait laissé cette Phénix dont il ne se souvenait plus du nom et enfin, de déposer un bouquet de chrysanthème, mêlé de roses, au pied de la pierre tombale.

Tu sais, p'tite sœur... Tu es morte par ma faute... Parce que je n'ai pas su vous protéger, Clélia et toi... Si je lui avais redonné ses souvenirs lorsque j'ai compris que la perte de mémoire imposée par l'Ordre avait des effets secondaires pour elle... Maintenant, c'est trop tard...

Malgré le parapluie qui était censé lui protéger au moins les cheveux, ces derniers étaient trempés. Le vent s'affolait plus que jamais et l'objet n'y faisait rien. Mieux, il risquait de rompre d'un instant à l'autre si le Bright ne faisait pas attention à le mettre à contresens du vent.
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Kyara Blanchet, Dim 7 Avr 2013 - 12:38


Il pleuvait. A croire que c'était un signe du destin. Assise sur son lit, les jambes repliées sur elle dans la propriété familiale des Blanchet, Kyara regardait les gouttes de pluie s'écrasaient sans rythme sur sa vitre. Lâchant un petit soupir, elle jeta un coup d'oeil à sa pendule murale avant de décider de se bouger. Elle n'avait rien à faire ici, elle n'était pas à sa place sous le même toit que sa mère et ses frères. Elle le savait, elle l'avait compris depuis bien longtemps les membres de sa famille ayant passé de nombreuses heures à lui faire comprendre. Alors pourquoi est ce qu'elle revenait à chaque fois ? Tout simplement, car elle n'avait nulle part d'autre où aller. Kyara n'avait pas l'âge de s'offrir une maison, elle aurait pu se rendre au QG, mais elle ne se voyait pas passer toutes ses vacances là-bas, elle aurait aussi pu rester au château, mais la brune avait besoin de s'aérer. En somme, elle était seule, comme toujours et n'était qu'une âme en peine.

Reniflant légèrement, elle se leva, encore en pyjama inconsciente de l'heure qu'il était. Elle savait quoi faire. Cela allait lui faire du mal, mais tant pis. Elle devait le faire, pour elle, pour eux. Elle n'avait pas le droit de les oublier. Sortant sa baguette, elle ouvrit sa penderie qui était magiquement scellée (Kyara ne voulant pas prendre le risque que sa mere brûle ses affaires) et chercha quoi mettre. Il pleuvait en France, cela ne voulait pas dire qu'il pleuvait aussi en Grande-Bretagne, même si c'était très probable. Se mordillant la lèvre, elle attrapa alors une robe noir simple et enlevant son pyjama l'enfila en quelques tours de mains. Refermant sa penderie, la serpentard tomba alors sur son reflet. Le pouvoir du zombie ... Attrapant une brosse, elle brossa du mieux qu'elle le pouvait sa crinière avant de se craquer les doigts et de prendre son sac ainsi que sa cape. N'ayant pas la capacité de transplaner d'un pays à un autre Kyara du demander à Edwin, son elfe de maison de s'en charger. Mettant sa capuche en cas la brune expira fortement avant de prendre la main de son elfe et de disparaître dans un craquement sonore.

Pluie et vent accueillirent la demoiselle qui du prendre quelques secondes pour assimiler tout ce qui l'entourer. Claquant des dents à cause du changement de température, Kyara resserra bien sa cape autour d'elle avant de se mettre en chemin d'un pas lent. Plus elle avançait et plus elle sentait ses souvenirs resurgir. Son coeur se serrant dans sa poitrine. Elle n'aurait pas du venir, elle ne contrôlait plus ses sentiments quand elle allait là-bas. Elle devait quand même le faire. Avalant avec difficulté sa salive Kyara entra dans le cimetière de Godric's Hollow. La dernière fois qu'elle y était allée c'était pour l’enterrement d'Alicia. Alicia, morte en partie par sa faute. Si Kyara avait été plus puissante elle aurait pu aider sa soeur d'arme. A la place elle avait été pitoyable se retrouvant avec le foie endommagé et les chevilles transpercées. Pathétique.

C'était Edjin qui avait accompagné Kyara à l’enterrement pour la soutenir. Il lui avait plus fait office de mouchoir qu'autre chose, mais bon. D'ailleurs ce dernier avait disparu elle ne savait où, se retrouvant seule, encore. Il lui manquait, tous les jours. C'était une horreur se manque. Elle avait besoin de son meilleur ami, besoin de parler, de se confier, il était un des rares à la comprendre, mais il était parti. Fermant les yeux, elle inspira profondément tout en avançant. Elle devait se retenir, ne pas laisser ses émotions la submergeait. Plus facile à dire qu'à faire pourtant.

Ouvrant les yeux, Kyara bifurqua alors. Elle irait voir Alicia après. Là elle allait voir la personne qu'elle aimait le plus au monde. Son père. Bien qu'il soit né en Italie et vécu en France durant une partie de sa vie, il reposait en Grande Bretagne. Pourquoi ? Tout simplement car sa mère était née dans les environs et avait été enterrée ici. Bueno aimait sa mère et avait écrit dans son testament qu'il désirait reposer auprès de sa mère. La mère de Kyara avait eu beau être contre pour une fois personne ne ceda à ses caprices et le souhait de son père fut exaucé.

Arrivant devant la tombe, Kyara s'accroupit ignorant la pluie qui tombait et le vent qui soufflait, elle toucha du bout des doigts la tombe où reposaient deux membres de sa famille. Fermant une nouvelle fois les yeux, elle prit alors la parole comme elle avait l'habitude de le faire quand elle était enfant et qu'elle venait le voir. Petite, elle était sure qu'il pouvait l'entendre, elle pensait même un temps qu'il était encore là, mais enfermé dans une boite toute froide et qu'il ne pouvait en sortir.

- Salut papa, ça fait un bail ... désolée de ne pas être venue plus tôt, mais j'étais très prise et ... tu sais que je n'aime pas les cimetières. Je n'ai pas encore arrêté tes assassins, mais petit à petit j'avance. Je me sens seule papa. C'est dur de n'avoir personne en qui on peut avoir pleinement confiance et qui sait ce qu'on ressent. Oh il y a Aby, mais je sais qu'elle aussi à du mal avec les pertes qu'ont à eut ... Je n'ai pas envie de l’embêter avec mes problèmes donc je reste seule.

Poussant un soupir, Kyara sentit des larmes coulaient de ses yeux, s'en moquant elle les laissa couler, tout en se relevant. elle n'était pas forte pour les grands discours. Promettant qu'elle reviendrait, elle se retourna alors se mettant une nouvelle fois en route. A présent elle devait voir son mentor et son ancienne soeur d'arme. Cela serait la première fois depuis son enterrement et la brune s'en voulait un peu. Les larmes encore aux yeux, elle renifla une nouvelle fois pour ne pas finir en mode fontaine. Se rendant dans l'allée principale, elle chercha son chemin des yeux, quand elle le retrouva. Les mains dans les poches de sa cape, elle bataillait contre le vent qui soufflait sur elle, sa capuche s'enlevant alors. Sachant que c'était perdu d'avance de vouloir la remettre, elle laissa la pluie la tremper. Kyara était presque arrivée quand elle remarqua que quelqu'un se trouvait déjà devant la tombe d'Alicia.

S'arrêtant au milieu de l'allée, Kyara fronça les sourcils hésitant à poursuivre sa route où pas. Pendant quelques secondes elle pesa le pour et le contre avant de se décider que crotte, elle allait quand même voir son amie ! Reprenant sa route, Kyara alla alors à la tombe d'Alicia avant de tourner son regard vers l'inconnu au parapluie. Pas si inconnu que ça en fait vu qu'il s'agissait d'Actarius ! Surprise Kyara prit alors la parole, se sentant bête au final d'être venu interrompre le bel homme.

- Bonjour Actarius, désolée de vous embêter, est ce que vous voulez que je vous laisse tranquille ?
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Actarius Bright
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Re: Cimetière de Godric's Hollow

Message par : Actarius Bright, Mar 16 Avr 2013 - 23:25


Le mage ne comptait plus le temps qui s'était écoulé depuis son arrivé et à vrai dire, ça lui était bien égal au fond puisque personne ne l'attendait. En fait, pas si égal que ça. La preuve, il avait dut répéter au moins une trentaine de fois que Eden lui manquait. La preuve Alicia... Heureusement qu'elle était compréhensible, elle. Solange, si elle avait été à la place de leur sœur là - et vu son caractère -, serait sorti juste pour lui en foutre une. De ça, il en était totalement sûr.

Actarius allait recommencer son laïus sur Eden, combien elle lui manquait et combien la vie n'était pas pareille sans elle. Sauf que voilà, une voix s’éleva dans son dos. Une voix étonnamment familière d'ailleurs... Kyara Blanchet ? Qu'y est-ce qui avait le même timbre d'elle de toute façon ?

Se décidant à vérifier par le regard, Actarius prit néanmoins soin d'éponger les larmes dont il ne s'était pas même rendu compte de la présence jusque-là, puis se retourna. C'était bien elle... Kyara... Pas de doutes la dessus. Entre la boutique d'Animaux et Poudlard, il l'avait suffisamment croisé pour la reconnaître du premier regard. Par contre, ils n'avaient pas suffisamment bavassé pour qu'il puisse en faire de même pour sa voix ; pas sans hésitation en tout cas.

Se sortant la tête du ***, il lui adressa un sourire, se remémorant par la même occasion qu'elle lui avait adressé une question un peu plus tôt.

Bonjour Kyara... Non, non... Non, vous ne dérangez pas du tout et je ne veux pas que vous me laissiez tranquille. Je ne crois pas qu'elle le voudrait d'ailleurs, elle, dit-il en posant son regard bleu azur sur la tombe de sa sœur.

Retournant son regard sur la sublime demoiselle, il la fixa un moment, comme s'il la redécouvrait, sous la pluie. Puis, dans un sursaut de prise de conscience, se rapprocha un petit peu d'elle, de sorte à la recouvrir de son parapluie... Pour ce que ça valait, puisqu'elle était déjà pas mal trempée et le serait difficilement plus.

Je ne m'attendais pas à vous croiser ici. La météo n'est pas très clémente. Sinon... Vous avez un proche dans le coin, vous aussi ?

Ouaip. Il ne se doutait pas qu'elle était juste en face de lui en cet instant parce qu'elle était venue voir une potentielle amie qui, il se trouvait, était Alicia. Et puis, que dire à cette charmante jeune fille pour ne pas la faire fuir ? Il fallait dire que malgré sa "Gloire" passé, il ne savait pas si bien que ça parler aux femmes.

Je crois que vous êtes trop peu vêtue... murmura-t-il tandis qu'il retirait son gros manteau et qu'il le passait aux épaules de Kyara sans attendre son avis.

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