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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Chemin de Traverse :: Ollivander's
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L'Arrière-boutique
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Sara Shake
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L'Arrière-boutique

Message par : Sara Shake, Sam 30 Oct - 11:55


----- L'arrière-boutique

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On accède à l'arrière-boutique facilement par une porte derrière le comptoir, masquée par un rideaux de perles aux couleurs de l'arc-en-ciel Brunes (j'aime pas l'arc en ciel). C'est dans cette pièce que les vendeurs viennent se reposer, prendre leurs repas ou une pause café. Pour cela, le mobilier avait été bien installé : canapé et fauteuil, grande table avec quatre chaises, frigo moldu, Senseo®, étagères et armoires. On y trouve également un petit espace dans un coin pour ranger les caisses de stock qui ne rentrent pas dans les armoires de l'atelier.

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Roxanne Jones
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Roxanne Jones, Ven 8 Juil - 0:36


Elwaen était assis dans l'arrière-boutique avec Aaron et Léa, les enfants de Chris et Sara, ses patrons. Les deux étant chacun parti pour affaires, le vendeur exploité se retrouvait obligé de garder les deux jeunes enfants. L'ardeur demandée par cette tâche suggéra à Elwaen de demander une augmentation. Ce n'était déjà pas de la tarte d'avoir les parents sur le dos, alors les enfants...

Il courrait encore une fois derrière Aaron qui avait décidé de toucher puis jeter tout ce qui se trouvait dans la pièce, y compris les instruments pour tailler les baguettes et autres ustensiles de réserves qui traînait dans l'arrière-boutique. À la dernière minute, il retira la cire magique pour parquet des mains du jeune Bennet. Certes, avoir les intestins reluisants et brillants pouvait être sympathique, mais il doutait que son métabolisme encore fragile par son jeune âge y résiste bien.

Il prit les deux enfants et les déposa sur le canapé avec un livre pour Aaron, qu'il entreprit de déchirer pour manger les pages, et sa poupée, assez moche au goût du vendeur, pour Léa. Il allait réprimander le garçon quand un post-it apparu dans un éclair flamboyant sur la table, laissant par là une jolie marque dans le bois.

« Génial.. » soupira-t-il.

Il prit le bout de papier et y reconnu l'écriture de sa patronne.

Citation :
Elwaen,
Accueille les nouveaux stagiaires, explique-leur comment faire, et chouchoute bien Aaron et Léa comme ils le méritent.
Surtout Aaron!!!

La dernière phrase avait été griffonnée à la va-vite par Chris, dont Elwaen reconnu l'écriture.

« C'est une journée qui s'annonce radieuse... » ricana l'ex-serpentard pour lui-même. Il se retourna vers Aaron qui semblait dévorer son livre. « J'espère au moins que mon bestiaire est à ton goût, ventre sur pattes. »

Le gamin lui répondit en lui jetant le livre dans le tibia, arrachant un cri au baby-sitter improvisé.

« Aïe, espèce de petit.... Attends que je t'attrape toi. »

Il couru derrière Aaron qui s'enfuyait vers la boutique, et dit à Léa au passage.

« S'il-te-plait, sois sage... »
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Kaze Yoshida
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Kaze Yoshida, Ven 8 Juil - 11:48


Kaze s’était levé de bonne heure ce matin, Luna, sa louve, l’avait tirée d’un sommeil agité. Il l’a suivi dans le salon pour la nourrir, puis il déjeuna profitant de calme qui était rare (normal Narcissa dort encore). Il resta là, assis, un moment le menton dans les bras croisés sur la table quand il entendit taper contre la fenêtre.

L’ex-Serpy se leva pour ouvrir à Syracus, la chouette de sa fiancée. Il portait une lettre avec une écriture qui lui disait vaguement quelque chose. C’était Chris qui lui demandait de commencer sa journée aujourd’hui, un certain Elwaen l’attendrait là-bas pour le former.
Le Jeune homme s’étira et alla se préparer. Au bout de quelques minutes il fut prêt à commencer.
Kaze pris un morceau de parchemins pour prévenir sa fiancée qu’il serait absent aujourd’hui, il sortit enfin du manoir regardant leur abraxan traversait le ciel (et oui un vrai Zoo ici !). L’asiatique pris une grosse respiration et transplana vers le chemin de traverse. Les effets furent immédiats.

Il avait décidé d’atterrir un peu plus loin pour éviter d’apparaitre au milieu de la foule, il dit marchait un peu pour arriver à Ollivander’s.


« Ha Voilà mon lieu de travail » dit-il en regardant l’enseigne avec un sentiment de fierté.

Pour le moment il n’était que stagiaire, il devrait faire ses preuves.
Kaze poussa la portes du magasin et entra, la première chose qu’il vit était le jeune garçon qui courait à travers la boutique poursuivi par un jeune homme plus âgée. Yoshida les regarda courir comme ça un bout de temps se demanda au final qui gagnerait, mais l’enfant semblait plus fort à ce jeu que son adversaire.

« Euh…excusez-moi ? »

Kaze sortit le parchemin de sa poche

« Elwaen Vandrake ? »

Il attendit une réponse tout en essayant de parier virtuellement sur le combat acharné qui se déroulait sous ses yeux.

« Je mets 5 Galions sur le petit » pensa-t-il en souriant et en imaginant que serait sa vie quand Narcissa aurait accouché.
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Roxanne Jones
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Roxanne Jones, Ven 8 Juil - 14:51


Aaron venait de passer dans la boutique, renversant le tabouret du comptoir au passage. Au bords de la crise de nerfs, Elwaen lui courait toujours après. Il fallait à tout prix éviter que le garçon aille dans les étagères de la boutique et y mette un tel désordre que cinquante ans ne suffiraient même pas à tout ranger. Il vit juste le gamin disparaître sous le comptoir quand il entendit la porte de la boutique, vide à cette heure-ci, s'ouvrir.

« Euh... excusez-moi ? »

Délaissant le fils Bennet, Elwaen se redressa pour voir en entrer un jeune homme, d'environ son âge. Il tenait un parchemin que le vendeur ne pouvait lire, mais le nouvel arrivant semblait attendre quelque chose de lui.

« Elwaen Vandrake ? »

Le puzzle se reconstitua alors rapidement dans sa tête. Le post-it des patrons, le nouvel arrivant, le parchemin, sans doute des patrons aussi, le fait qu'il connaisse son nom. Elwaen lui sourit et lui répondit

« Oui c'est bien moi. Et vous devez être le nouveau Stagiaiiiiir.. AÏE !  Aaron, revient ici tout de suite, sale gosse. »

Alors que le fils du patron repartait dans sa cavalcade destructrice, il se dirigeait vers les étagères « sacrées ».

« Non, non, non, non, pas par là... et puis zut... »

Il se tourna vers le stagiaire.

« Pas un mot sur ce que vous allez voir. »

Il sortit sa baguette de sa poche interne et visa Aaron.

« Petrificus Totalus. »

Le sort atteignit le garçon dans le dos. Méthode un peu lâche, mais le vendeur n'étais pas à Serpentard pour rien, seul le résultat comptait pour lui. Il embarqua le gamin saucissoné par des liens invisibles, le déposa dans l'arrière-boutique et revint auprès du jeune homme qui patientait.

« Désolé pour l'attente. Je suppose que Chris et Sara vous envoie pour que je vous forme ? Venez par ici, on sera mieux dans l'arrière-boutique, et les enfants ne nous gêneront pas. »

Il le guida jusque derrière les rideaux de perles et précisa, pour justifier la présence de la progéniture de Bennet

« Les patrons sont en déplacement pour la journée, alors ils me les ont confiés. Je pense que je m'en sors pas trop mal. »

Il ponctua la dernière phrase d'un rictus un peu malsain qu'il accompagna d'un regard en coin pour Aaron qui se débattait contre ses liens magiques.
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Kaze Yoshida
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Kaze Yoshida, Ven 8 Juil - 21:39


Kaze était impatient de voir qui gagnerait de ce match fabuleux, Le choc des titans, David contre Goliath. Le jeune homme les regardait tourner autour de la pièce. Alors qu’Elwaen semblait abandonner et que tout semblait gagné pour l’enfant, les hostilités reprirent de plus belle. Elwaen décida d’utiliser son attaque finale et BANG le petit garçon se retrouva saucissonné.

Ce combat se termina par une victoire de l’outsider avec une victoire in extremis, Merci de nous avoir suivis je rends l’antenne à vous Kaze.
L’ex-Serpentard se mit à rire


« Je ne dirais rien du tout, je n’ai rien vu »

Kaze regarda Elwaen emmener le paquet dans l’arrière-boutique, pendant qu’il était occupé l’asiatique se retourna regardant à travers les vitres. C’est marrant tout ce qu’on peut voir de loin, les sorciers sont tellement différent les uns des autres et tous indifférent des autres passant. Comme celui-là qui passait sur le chemin de traverse portant ses haillons et autres bout de vêtement déchirés avec une boite de conserve à la main.

« Même chez les sorciers…. »

Bref le principal était que tous les proches de Kaze se portaient bien. Elwaen revint vers lui en présentant ses excuses.

« Désolé pour l'attente. Je suppose que Chris et Sara vous envoie pour que je vous forme ? Venez par ici, on sera mieux dans l'arrière-boutique, et les enfants ne nous gêneront pas. »

Kaze le suivit, il était impatient de connaitre l’envers du décor, les secret d’Ollivander’s. L’arrière-boutique était une simple salle de repos, il y avait assez de mobilier pour le repos des employées et autre objet que le jeune homme pensait être d’origine moldus mais il ne voyait pas du tout la fonction.

« Les patrons sont en déplacement pour la journée, alors ils me les ont confiés. Je pense que je m'en sors pas trop mal. »

L’asiatique eu un petit sourire, il est vrai que le petit garçon était turbulent et la seul solution : un bon pétrificus totalus.

« Dites je serais seul ou une autre personne seras en formation ? »
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Damian Brown
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Damian Brown, Sam 9 Juil - 1:39


[ Je n'ai pas encore relu ]

Le Samedi 9 mai:

Cher journal,

Je viens cette nuit te raconter ma première journée de travail chez Ollivander's. Et oui, j'ai été prit... Enfin, rien d'exceptionnel. Simplement en tant que stagiaire. Tant que ça peut faire gagner de l'argent aux patrons en nous exploitant injustement et en nous sous-payant, c'est tout bon... Mais je ne vais pas me plaindre. Être embauché dans une boutique aussi mythique que celle-ci quelque soit le poste occupé est, en soi, quelque chose de très plaisant. Surtout que j'ai ce cher Monsieur Bennet comme supérieur. Si ça, ce n'est pas une coïncidence... Moi qui n'avais plus eu de nouvelles depuis l'exploration de la grotte magique, j'ai été très étonné d'apprendre que j'allais être sous ses ordres. Bon, je vais essayer de te raconter ça très succinctement, même si c'est déjà mal parti...

Il devait être 10 heures ce matin lorsque, trainant du pied, je m'attelai à faire un peu de ménage dans le terrible chantier qu'était devenu le salon. Le sol était jonché de vêtements jetés négligemment ça-et-là, de documents en tout genre et de toutes les couleurs, de papiers d'emballage d'aliments consommés à la va vite et même des pièces animées de mon jeu d'échec. Les fenêtres grandes ouvertes aéraient avec nonchalance le capharnaüm poussiéreux alors que le soleil déjà haut dans le ciel bleu baignait la pièce d'une chaleur douce et agréable. Après une dizaine de minutes de courants d'airs et de motivation intérieure que je sentais dangereusement décroitre, je m'emparai du sac poubelle noir et jetai tout ce qui me passait par la main - Oh oui, j'aurais pu utiliser la magie. Mais je ne suis qu'un novice dans la pratique de sortilège nettoyant. Je ne désirais tout de même pas retrouver mon salon dans un état bien pire encore que celui dans lequel il se trouvait - à une vitesse excessive. En un petit quart d'heure j'avais terminé le tri, ne conservant uniquement que ce qui me semblait être le plus important. Je m'emparai alors de l'aspirateur - Oui, un objet moldu bruyant mais très pratique qui est censé aspirer la poussière lorsque tu le passe sur le sol... Ingénieux, non? - et le passai dans les moindres recoins et sous n'importe quel meuble. Dix minutes acharnées suffirent à éliminer la poussière du parquet crasseux. Mon salon n'était que très petit. Une chance lorsqu'on sait qu'il faut faire régulièrement le ménage alors que je suis seul. Je lâchai un soupir de soulagement, fier du boulot que je venais d'accomplir en un temps record.

Cette légère once de bonheur s'éteignit à une vitesse déconcertante lorsque une petite voix rigolarde me nargua en me disant qu'il me restait toutes les autres pièces à aspirer et à laver à la serpillère. Relevant la tête, je m'avançai vers la cuisine, l'aspirateur en main, bien déterminé à en finir. Après tout, il fallait bien le faire un jour ou l'autre, ce fameux grand nettoyage de printemps. Mais alors que je m'apprêtai à pousser le bouton pour mettre en marche l'appareil, j'aperçus une vieille chouette s'engouffrer par la fenêtre de la cuisine. L'animal décrépi se posa sur la table me faisant face et tendit sa patte fébrilement. Je m'approchai et défis la ficelle nouée autour d'un parchemin. Avant que je n'ai pu lui servir un peu d'eau, la chouette s'envola subitement et repartit par là où elle était arrivée. Il ne lui restait sûrement pas beaucoup de temps à vivre...

Dépliant le vieux papier, je lus rapidement ce qu'il indiquait. Je ne saurais te retranscrire les mots exacts l'ayant jeté, mais il venait de Chris et disait que je devais me présenter chez Ollivander's pour quelques heures d'initiation à mon nouveau travail. J'étais partagé entre le sentiment de joie de quitter ce fichu ménage et celui d'exaspération de le repousser. Et ce n'était pas très poli de la part de Chris de m'envoyer cette missive le jour même. Et si j'avais eu quelque chose d'important à faire? M'aurait-il renvoyé sans que je n'ai pu faire aucune vente? Après un nouveau soupir d’hésitation, je laissai tomber le tuyau aspirant et me dirigeai dans la salle de bain. Après une douche légèrement froide et très agréable, je m'habillai, me brossai les dents et fermai les fenêtres. Ceci fait, je sortis dans le jardin bien heureusement isolé. Alors, après quelques rapides coup d’œils, je transplanai.

J'arrivai soudainement devant la boutique dans un petit "Crac" aigu. Je fis un petit tour sur moi-même et m'aperçus que j'étais toujours entier. Les quelques passants me lançaient des regards interrogateurs. Les yeux froncés, je m'avançai vers la porte vitrée. N'a t-on donc pas le droit de faire ce qu'on veut? A croire qu'un quelconque geste choquerait le plus grand des dévergondés. C'est tout de même fou... Très légèrement agacé mais désireux de savoir en quoi consistait cette initiation, je poussai énergiquement la grande porte et la refermai aussitôt alors qu'une petite cloche laissait échapper un doux tintement. L'endroit avait beaucoup changé depuis ma dernière et seule visite. La pièce d'accueil était bien plus chaleureuse, mariant des couleurs optimistes telles que l'orange pêche, le vert pomme et le bleu ciel. Les nombreuses boites vert-bouteilles étaient, quant à elles, toujours soigneusement rangées sur les étagères des murs latéraux. Dans un petit sourire d'émerveillement et de plaisir, je m'avançai vers le comptoir en bois, observant les perles de la porte imaginaire du fond de la boutique s'animer dans un léger mouvement de va et vient. Dépliant une nouvelle fois le parchemin, je cherchai le nom de la personne censée s'occuper de moi. Elwaen Vandrake. Un nom d'origine roumaine, ça. Ou d'un pays d'Europe orientale. Je regardai le nom de famille une énième fois. Comment fallait il le prononcer. Vandrake ? Ou Vandraike ?

Je rangeai le papier dans ma poche alors qu'un sourire un peu plus amusé apparut soudainement sur mon visage.

"Monsieur Vandrake?" appelai-je, prononçant le "Vandrake" avec un accent français exagéré que j'avais pourtant abandonné depuis longtemps. "Êtes-vous là? Je crois que nous avons rendez-vous..." ajoutai-je en un souffle. La boutique semblait déserte. J'espérai alors que Chris ne s'était pas trompé de jour, et que cet Elwaen n'était pas en train de dormir. A moins qu'ils n'étaient tous morts dans l'arrière-boutique...




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Roxanne Jones
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Roxanne Jones, Sam 9 Juil - 22:33


Le premier stagiaire l'avait suivit dans l'arrière-boutique. Tout en préparant des cafés, il allait l'informer de l'arrivée imminente du deuxième stagiaire mais l'asiatique le prit de court

« Dites je serais seul ou une autre personne seras en formation ? »

Elwaen eut un petit rire en comprenant la coïncidence. Il jeta un œil rapide sur Aaron, qui semblait toujours aussi furax d'être ainsi traité, et Léa qui lisait paisiblement un livre prit quelque part, sans doute sans que les adultes ne s'en aperçoivent. Les deux enfants Bennet avait des caractères opposés mais pas si différents l'un de l'autre, ce qui se révélait assez inquiétant quand on commençait à les côtoyer. Revenant à la question que le nouveau larbin de la boutique venait de poser, Elwaen ouvrit la bouche pour répondre mais une autre voix se fit entendre dans la boutique.

« Monsieur Vandrake ? Êtes-vous là ? Je crois que nous avons rendez-vous... »

Le vendeur-formateur du moment se tourna vers le premier arrivant

« Je crois que cela répond à votre question. » dit-il avant de se tourner vers l'ouverture entre l'arrière-boutique et la boutique. « Par ici, nous vous attendions pour commencer. »

Une fois que tous furent présent dans la pièce, que les cafés ou autres boissons furent distribués, Elwaen commença à parler.

« Bon, pour commencer, félicitations à vous deux d'avoir été choisis par les patrons. Ils sont, comment dire... Assez sélectifs. Mais vous vous rendrez vite compte qu'ils attendent beaucoup de nous. Si nous assurons les ventes, eux assurent l'entretien du local, des outils et tout ce qui passe derrière... »

Il fit une pause pendant laquelle il prit le temps de déguster une gorgée de son café au lait. Il laissa la saveur fondre sur ses papilles, les vapeurs pénétrer dans sa gorge pour l'inonder d'une sensation de détente. Autours de lui, le temps s'était figé, Aaron n'était même pas en mesure de gâcher ce moment. Quand il reprit la parole il affichait un rictus mauvais.

« Bien sûr quand je parle d'entretien, je parle financier. Tout ce qui concerne le ménage, le rangement, l'entretien propre aux outils... et bien vous trouverez tout ce qu'il vous faut dans l'armoire derrière vous ou au sous-sol si les réserves sont vides. »

Il déposa sa tasse de café devant lui et se leva. Passant derrière les rideaux de perles, il revint quelques secondes plus tard, un formulaire vierge en main.

« Bon, que je vous explique le fonctionnement de la boutique. Pour faciliter la distribution, un système de fiches est mis en place. Chaque client doit le remplir correctement, sinon quoi nous serions dans l'incapacité de lui fournir une baguette adéquate. Comme vous le voyez, il comporte plusieurs critères, simple mais précis. Ce sont ces critères qui nous permettent de proposer une fourchette de produits parmi laquelle se trouve certainement la bonne. Il faut donc faire preuve de patience, surtout lors des vagues de clients. »

Il alla remettre le papier en place puis réapparu dans la pièce. Il sortit un gâteau du frigo que Sara avait installé et le déposa sur la table. Il s'en découpa une part et le proposa aux invités.

« Sinon, ce n'est pas un travail très compliqué. Il suffit d'être consciencieux et à l'écoute des clients. Il est vrai que nous avons parfois des retours, rarement, mais c'est généralement des sorciers qui, manquant de confiance en eux, manquent de confiance en leur baguette. Et puis, budgétairement parlant, c'est assez rentable puisque nous faisons payer la première baguette à prix cassé. »

Il prit une du gâteau et, en s'asseyant contre l'établit qui soutenait le lavabo, il demanda alors :

« Des questions, ou des remarques ? »
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Kaze Yoshida
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Kaze Yoshida, Dim 10 Juil - 18:59


]Kaze entendit une voix provenir de la boutique, Elwaen se dirigea vers l’origine de ce bruit et revint avec un jeune homme. Comme l’avait dit leur formateur, cela répondait à sa question, quelques secondes plus tard un sorcier un peu plus vieux que Yoshida apparu dans la pièce.
Voici donc le second stagiaire, Kaze tendit sa main vers le nouveau venu.

« Salut moi c’est Kaze Yoshida »

L’ex Serpentard pris un thé au citron, c’était vraiment sympa ici, il se sentait presqu’aussi bien que chez lui. Il regardait partout avec une grande curiosité, il avait hâte de commencer et sentait son cœur battre un peu plus fort en pensant à sa première confrontation avec un client. Elwaen commença ses explications, Kaze buvait son thé doucement comme il buvait les paroles de leur « prof ». Les instructions étaient précises, tout ça paraissait très simple, malgré tout le jeune stagiaire devait faire son possible pour être le meilleur. C’était un Serpentard et il décrocherait le poste.

Elwaen disparut quelques instants, Kaze en profita pour faire quelques pas dans la pièce, s’imaginant attendre ses clients qui viendraient vers lui à la recherche d’un conseil pour faire l’acquisition d’une baguette, et à nouveau, il sentir un léger stresse monter en lui. Le formateur revint en leur montrant le questionnaire spécial pour pouvoir servir le client avec beaucoup d’attention et qualité.
Elwaen repartit puis réapparu (Mais quel Sorcier spécialiste en disparition). Kaze accepta volontiers une part de gâteau et le cours repris de plus belle.


« Des questions, ou des remarques ? »

Kaze réfléchissait après une remarque mais le cours fut très complet, la chose qu’il voulut savoir était

« On commence quand ? »

Dit-il avec un sourire, désireux de faire ses preuves. Kaze était impatient.
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Damian Brown
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Damian Brown, Mar 12 Juil - 16:39


[ Pfiou, quel mauvais post... Je relis et corrige ]

Mes yeux se perdirent dans la contemplation d'un étrange objet adossé contre l'un des coins entourant la porte imaginaire. Celui-ci s'apparentait à un pied de biche en mousse avec une tête d'oie en son extrémité. Je m'arrêtai quelques secondes dessus et réfléchis à l’utilité qu'une telle chose pouvait bien avoir. Une simple décoration sûrement... Drôle de décoration tout-de-même.

Enfin, les petits colliers de perles mates se mirent en mouvement, cliquetant entre eux, et un homme d'une vingtaine apparut dans l'encadrement. Il me dit que l'on m'attendait - Oui, il n'était pas seul, apparemment. Contournant rapidement le petit comptoir en ébène, je me présentai devant lui avant de lui serrer amicalement la main. Son visage me rappela vaguement celui de quelqu'un d'autre, une vieille connaissance. A mon tour, je franchis le rideau de fil et m'engouffrai dans une nouvelle pièce, aussi spacieuse et bien plus chaleureuse. Entre les fauteuils rembourrés qui rivalisaient de beauté et de confort apparent, les nombreux appareils électriques moldus très luxueux et les espaces de rangements on se serait cru dans un véritable petit studio. Finalement, la destruction de la boutique n'a pas été un si mauvais point sachant qu'elle a rené de ses cendres encore plus jolie et accueillante qu'auparavant...

Mes yeux se posèrent néanmoins aussitôt sur une seconde personne présente dans la pièce. Un asiatique d'une vingtaine d'année également se tenait debout. La main tendu, il se présenta sous le nom de Kaze Yoshida. Un sourire aux lèvres, je lui serra la main.

" Damian, pour ma part. Enchanté." lui répondis-je.

Je fus étonné de remarquer qu'une petit fille était attablée, crayons en mains et feuille sous le coude. Elwaen était il déjà papa du haut de ses 20 ans ? Mais alors que je m'avançai légèrement, je vis un second enfant allongé sur le sol. Les yeux écarquillés et les pupilles dansantes, il ne bougeait pas, complètement immobilisé. J'identifiai aussitôt, avec soulagement, une simple paralysie. J'hésitai à le libérer de la colle invisible qui le maintenait immobile ou à le laisser ainsi. Je n'en fis finalement rien et me promit de le faire remarquer après.

Je reposai mes yeux sur le jeune homme qui m'avait accueilli, Elwaen, alors qu'il faisait du café avec la machine prévue à cet effet posée sur une petite commode et m'assis sur l'un des fauteuils, en face de Kaze. Je demandai un simple verre d'eau. Lorsqu'il eut terminé de préparer les boissons de chacun - Je l'aurais bien aidé mais je n'étais encore jamais entré dans cet endroit - et se fut assit, il commença la présentation du travail. Après nous avoir félicité brièvement, il nous précisa que nos patrons se chargeraient du bon fonctionnement des nombreux outils destinés à la fabrication des baguettes tant que nous assurerions correctement les ventes. C'était un "marché" tout-à-fait logique. Il était hors de question de débourser mon propre argent à l'entretien d'appareils qui ne m'appartenaient même pas.

Il décrivit ensuite le fonctionnement des ventes, présentant un papier sur lequel les clients devaient remplir quelques champs renseignant des informations personnelles puis précisé qu'il fallait être attentif aux demandes des clients. Je l'écoutai avec attention en sirotant vaguement mon verre d'eau. Lorsqu'il eut terminé et après avoir ramener un appétissant gâteau, Kaze lui demanda avec une certaine envie quand est-ce que nous devions commencer. Je posai alors mon verre sur la petite table centrale.

"J'aurais une toute petite question sans rapport quelconque avec le travail... Heu... Pourquoi cet enfant est-il ainsi immobilisé?" demandai-je avec intérêt, un léger sourire sur le visage."Non pas que ce soit dangereux mais c'est peut-être un peu radicale, pour un enfant, non ? Il est à vous ?" ajoutai-je rapidement. Après tout, si c'était son fils, il avait le droit de le punir comme il le souhaitait tant qui ne lui faisait pas mal.

Je m'étirai rapidement et lâchai un petit soupir avant de me redresser.

"Sinon, en ce qui concerne la fabrication des baguettes... Vous allez nous former, ou même nous donner de plus amples formations seulement, maintenant ?" terminai-je

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Roxanne Jones
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Roxanne Jones, Mer 13 Juil - 11:47


En les entendant se présenter l'un à l'autre, Elwaen se rendit compte qu'il ne connaissait pas leur nom, alors qu'eux semblait connaître le sien. Sans doute l'efficacité Bennet... Après son exposé sur le fonctionnement global de la maison, Elwaen reprit un peu de café en écoutant les diverses questions des stagiaires. Kaze, l'ex asiatique anonyme, semblait pressé de commencer, tandis que Damian, le nouveau venu, lui semblait plutôt s'intéressait au sort d'Aaron. Il lui répondit en souriant.

« Ah oui, je vous présente Aaron et Léa Bennet, les enfants des patrons. Ne faites pas attention à son état, il était un peu turbulent, alors j'ai... utilisé les grands moyens. » poursuivit-il en tapotant la poche interne où se trouvait sa baguette. « Concernant votre autre question : Vous serez formés à la fabrication de baguette en tant voulu. Pour le moment, nous possédons un large stock de baguette standards qui correspondent en moyenne à la demande de la clientèle première. Cependant, vous verrez que, bien que long et fastidieux, la fabrication de baguettes n'est pas si compliquée, même si les instruments utilisés pour le sont. Vous apprendrez Vous n'avez pas à vous inquiéter pour ça. Les commandes particulières sont dans un premier temps déléguée à un membre de l'équipe plus expérimenté, mais rapidement, vous serez en mesure de faire des baguettes complexes. »

Il se redressa et, frappant dans ses mains avec entrain, il dit

« Voilà, vous savez tout. Vous pouvez commencer dès maintenant. »

Il leur désigna la boutique dont on pouvait apercevoir le comptoir à travers le rideau de perles.

« Vous devriez avoir l'occasion de vous aider, la boutique à tendance à se remplir assez vite. »


[hrpg : vous pouvez poster aux comptoirs si vous le voulez. Il n'y a pas d'ordre prédéfini pour les vendeurs, donc permier arrivé, premier servi Smile ]
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Sara Shake
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Sara Shake, Dim 21 Aoû - 17:13


{PV : Damian}


Après une journée d'activité, le Chemin de Traverse devint petit à petit le territoire des passants nocturnes. Le soleil ayant fait place à la lune, presque pleine, la nuit prenait ses droits sur le jour. Le ciel se colora d'indigo, laissant les étoiles illuminer la terre. C'était une belle soirée. Il n'y avait pas de nuage pour camoufle les astres et la température était clémente. Le seul bémol, peut-être, était le vent qui soufflait trop souvent, soulevant des volées de poussière.

Accoudée à la fenêtre de l'arrière-boutique, Sara contemplait un moment le ciel nocturne. C'était une nuit idéale pour observer les étoiles. En pensant à cela, cela la ramena au temps où elle enseignait l'Astronomie à Poudlard, alors qu'elle venait à peine de sortir de sa septième année. C'était il y a dix ans. Ah, le bon vieux temps ! Songer à son passé n'était pas une bonne idée car la jeune femme avait vécu plusieurs moments difficiles. A cette époque, elle était Auror et était amoureuse de Evan. Malheureusement, leur idylle ne dura pas longtemps. Déçue, elle avait retrouvé son amour de jeunesse... Hélas, alors qu'elle espérait couler des jours heureux avec lui, ce dernier s'en alla, certes avec une bonne excuse, mais il la laissa également...

La jeune femme soupira. Comme quoi, tout et n'importe quoi pouvait faire changer une personne du tout au tout, ou presque. Bien qu'une part de son âme soit noire comme l'ébène, Sara restait un être humain doué de sentiments. C'était grâce à cette humanité qu'elle avait continué à vivre. Et avec cela, elle avait su retrouver le bonheur auprès de Chris. A présent, elle avait une famille, avec les jumeaux et de nombreux amis sur qui compter.

Oui, il y avait des coups durs mais à l'inverse, la vie pouvait donner de belles surprises. Il suffisait juste de choisir le bon chemin. C'était exactement ce qu'avait fait la jeune femme. Elle avait décidé de suivre sa voie, sa destinée. Aujourd'hui, elle ne regrettait aucun des choix qu'elle avait pu faire, aucun des gestes qu'elle avait pu commettre. Aujourd'hui, à l'approche de ses trente ans, Sara se sentait en paix avec elle-même.

Ah, penser philosophiquement lui réussissait bien. Secouant la tête, la jeune et belle blonde se retira de la vue sur les étoiles et s'étira. Elle avait très mal aux épaules et au dos. Normal, quand on restait debout toute la journée. Mais il fallait ce qu'il fallait ! Les clients n'allaient pas se servir tous seuls. Et le pire, c'était qu'elle aimait ces maux. Ce travail, qu'elle faisait depuis plus de dix ans, lui plaisait énormément. Fabriquer des baguettes magiques, les confier à de jeunes sorciers. Rendre ces jeunes heureux et pleinement sorciers lui donnait le sourire. Oui, la gérante de la boutique de baguettes magiques était en paix avec elle-même, dans sa tête, dans son physique - qui était très beau - ainsi que dans sa vie professionnelle.

Finissant de s'étirer, Sara regarda autour d'elle. L'arrière-boutique avait bien besoin d'être un peu rangée. C'était ça, quand on laissait un homme seul pendant une journée. Damian s'était occupé des clients toute la journée, avec l'aide de sa patronne, qui faisait des aller-retour entre Ollivander's et Gringott's. En plus d'être la gérante de la célèbre boutique de baguettes magiques, la jeune femme était également banquière-en-chef, côté humain. Elle collaborait avec les gobelins. De sales petites créatures, il fallait dire. Mais heureusement, les deux chefs s'entendaient bien. En ce moment, ils étaient occupés à vérifier les protections de la banque. La jeune femme avait dit qu'il valait mieux consulter les Langues de Plomb mais le petit être fripé ne faisait pas assez confiance aux sorciers.

La gérante soupira en repensant à ces entretiens. Ce gobelin l'énervait. Il voulait de nouvelles protections : elle lui en avait donné quelques-unes mais cela ne lui suffisait pas. Alors, qu'il aille voir ces foutues Langues de Plomb ! Parce que Sara ne pouvait plus rien pour lui. Ce fut d'ailleurs sur une engueulade que la jeune femme quitta la banque pour la journée. Quand on l'agaçait, il valait mieux ne plus lui adresser la parole. Le pauvre Damian en avait fait les frais. L'arrière-boutique était bien rangée, mais bon, maniaque, la patronne n'avait pas aimé qu'une peau de banane traînât sur la table - alors qu'il venait à peine de la terminer.

De quelques années plus jeune - deux pour êtres précise - que Sara, le jeune homme n'avait rien rétorqué. Peut-être pour conserver sa place ? Quand la jeune femme était en colère, il valait mieux ne pas s'y frotter. Ou alors, on risquait d'être transformés en tas de cendres. Et elle en était bien capable ! L'entourage proche de la blonde le savait pertinemment ; en revanche, ceux qui ne la connaissait pas assez savait qu'ils avaient été trop loin lorsqu'il était trop tard - ou presque. Pour ne pas se faire griller, Sara se maîtrisait dans ses accès de colère. Heureusement, car il y aurait eu de nombreux morts - et elle serait à Azkaban à l'heure qu'il était.

Bon, trêve de pensées négatives. La journée avait longue. Après s'être levée tôt pour ouvrir la boutique, après ses déboires avec le gobelin, après la journée à faire des aller-retour, la jeune femme avait envie de se relaxer. Elle pensa à son bain, qui l'attendait chez elle, puis au lit douillet qu'elle partageait avec son compagnon. Le problème.... C'était qu'elle devait finir les commandes que les clients avaient effectuées quelques jours auparavant. Et pas n'importe quelles commandes ! Des baguettes spécialisées, celles qui mettaient le plus de temps de fabrication. Mais bon, au moins, la boutique faisait un bon bénéfice. Ce fut donc avec une petite moue que la gérante se rendit dans l'atelier.

Il était près de onze heures du soir lorsque Sara fit sa première pause. Cela faisait trois heures qu'elle travaillait dans l'atelier. Sans interruption. Et l'acharnement payait : sa première commande était finie. La baguette magique avait été polie - oui, ici, on est bien élevés - et rangée dans une boîte rectangulaire. Elle n'attendait plus que son nouveau propriétaire, qui arrivait le lendemain en fin de journée. Les deux autres baguettes qui attendaient leur tour pour être fabriquées, verraient leur propriétaire un peu plus tard - le surlendemain. Et pour éviter de travailler encore le soir prochain, Sara avait décidé de les fabriquer ce soir-même, tant pis si elle rentrait simplement pour le petit déjeuner. De toute façon, c'était Damian ou Kaze qui faisaient l'ouverture, alors... Elle pourrait se reposer jusqu'à 15h - elle n'arrivait à la boutique qu'à 16h, pour faire la fermeture avec l'un des deux jeunes hommes.

La gérante s'apprêtait à ouvrir la porte de l'arrière-boutique lorsqu'un bruit dans la pièce la fit sursauter. Elle arrêta son geste et tendit l'oreille. Quelqu'un semblait marcher de l'autre côté de la porte. Mais qui ? Ce n'était sûrement pas un elfe de maison car ce dernier aurait directement transplané dans l'atelier. Ce devait donc être sorcier. Mais comment ? Seuls les elfes de maison de la jeune femme étaient autorisés à transplaner dans la boutique. Alors, un intrus ? Impossible, suite à l'intrusion de la chère Rily, Sara avait renouveler ses protections et imposer un dôme anti-transplanage - excepté pour elle et ses serviteurs. Parmi ces derniers, elle comptait ses elfes de maison, son compagnon, son assistant et ses deux vendeurs. Alors...

Elle prit la poignée en main et de l'autre, saisit sa baguette magique. Elle prit une inspiration et d'un coup sec, ouvrit la porte qui donnait sur l'arrière-boutique. Elle pointa sa baguette dans la pièce et alluma les globes lumineux d'un geste de la baguette. Le spectacle qu'elle vit la laissa bouche-bée. Et horrifiée.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Damian Brown, Lun 22 Aoû - 12:20


Le samedi 19 septembre:

Cher journal,

Je m'excuse pour ce laps de temps sans nouvelles. Il est vrai que je me suis absenté durant plusieurs jours ; mais c'est non sans raisons. J'ai dû faire quelques choix déterminants qui, je pense, vont largement influencer ma vie future... Mais c'est l'agression que j'ai subie qui m'a forcée à partir. Ou plutôt qui m'a empêchée d'écrire et de te raconter tout ça. Et je t'avouerai que je n'en avais pas particulièrement envie. J'étais juste... fatigué et dégoûté. Mais laisse moi donc tout te raconter.

J'étais arrivé très tôt à la boutique, ce matin là. Pour la cinquième fois de la semaine, j'avais dû rejoindre Sara en début de matinée et je devais bosser toute la journée durant. Chris et Elwaen avaient encore d'autres choses à faire. Je pense plutôt que lorsqu'on est dans les bonnes grâces du patron, c'est bien plus pratique d'être payé chez soi à ne rien faire que de se remonter les manches pour venir aider les collègues. Plus encore lorsqu'on est le mari de cette dernière... Je hais le favoritisme. Surtout que je n'en bénéficie jamais. Mais bon, il est hors de question que je devienne un lèche-cul professionnel prêt à satisfaire toutes les demandes des supérieurs uniquement pour leur convenir. De toute façons, je ne compte pas rester travailler chez Ollivander's. Boulot éreintant, mal payé et pour bien peu de remerciements de la part des clients. Donc le problème est réglé.

Bref, après une matinée agréable et calme - les clients rentraient dans la boutique à tour de rôle et non pas à dix à la fois - j'avais eu le temps de rentrer chez moi à midi. Syrtinne m'avait préparé un repas exagérément fin et gouteux pour un déjeuner ordinaire. N'ayant que peu de temps, j'engloutis un peu de ça, un peu de ci avant d'aller chercher ce pourquoi j'étais venu. Me précipitant dans ma chambre, je m'emparai d'une petite boite carrée enveloppée médiocrement dans un joli papier cadeau couleur vert azur lui même entouré d'un morceau de bolduc bleu. Je la réduisis à l'aide de ma baguette et la fourrai dans ma poche. Ceci fait, je ressortis de la maison après un bref au revoir à mon elfe et transplanai directement dans la boutique. Sara était toujours là en train de servir deux clients qui semblaient excités comme des puces. Lorsqu'ils furent partis, je la remplaçai derrière le comptoir alors que la jeune femme repartait une énième fois vers Gringott's. De toute évidence, elle avait quelques affaires à régler là-bas ; affaires qui ne l'enchantaient guère vu la moue exaspérée qu'elle fit en sortant sur le chemin.

Là, je dus m'occuper de clients toute l'après-midi sans pauses possibles. J'étais seul et les acheteurs affluaient en masse, ne me laissant que bien peu de répit. Il me semble que se fut la journée la plus chargée que j'ai faite depuis que je suis ici. J'eus tout de même droit à quelques minutes de repos aux alentours de 16 heures. M'asseyant à la table de l'arrière-boutique, je m'étais mis à manger une banane pensivement. Mais alors que je l'eus à peine terminer, j'entendis Sara, qui venait tout juste de rentrer, décrier mon "manque de propreté" parce que je n'avais pas encore jeté la peau de mon fruit. Dubitatif, je la regardais, m'attendant à un "Mais non, je plaisante !". Rien ne vint cependant et c'est outré que je me levai pour jeter l'objet du conflit. Elle osait me dire ça à moi, moi qui faisais en sorte que tout reste toujours propre et agréable. Je ne pus m'empêcher de porter ma main à ma poche pour tâter le cadeau rétréci... Initialement pour elle, je me garderai bien de lui offrir. Aucunes raisons que je lui souhaite un joyeux anniversaire si elle prenait un tel plaisir à me traiter comme un chien. Je ne lui répondis donc pas, désireux de conserver mon travail, et me dirigeai de nouveau vers le comptoir, énervé. Elle était proprement insupportable.

Fort heureusement, les clients se firent plus rare en cette fin de journée et c'est tôt que je pus partir. Je quittai la boutique à 19 heures sans aucun au revoir à la patronne et me mis en marche, les mains dans les poches. Il faisait bon et il n'y avait quasiment personne sur le chemin pavé. Une occasion rêvée pour se promener tranquillement après une journée si longue et si fatigante. Le temps passa sans que je ne m'en rende compte et le soleil avait déjà disparu du ciel dégagé lorsque je pris conscience qu'il serait bon que je rentre. J'étais arrivé dans une impasse lugubre. Un immense mur de brique me faisait face sur lequel étaient placardées des dizaines d'affiches plus farfelues les unes que les autres. La plus grande d'entre elles proposait un crédit "avantageux" à un taux d'intérêt exceptionnel s'élevant seulement à 75% du prix initial - La blague -. Alors que je détaillais à moitié amusé les annonces délirantes, j'entendis soudainement un "Crac" sonore derrière moi. Me retournant, j'eus à peine le temps d’entrapercevoir une silhouette vêtue d'un pull orange que je reçus un sort en pleine poitrine avant de tomber violemment sur le sol, inconscient.

-----------------------------------------

Lorsque je me réveillai enfin quelques heures plus tard, c'était le trou noir. Allongé sur le sol poussiéreux et sale, mon corps entier me faisait mal. Ma bouche était emplie de sang au goût cuivré et je sentais ce dernier s'écouler lentement et chaudement de mon nez pour maculer mon visage de rouge. Toujours complètement sonné, je ne réalisais pas encore ce qui m'était arrivé. Les yeux toujours clos, j'hésitais à les ouvrir de peur de voir des choses terribles ou immondes - A être trop cinéphile, on fini par croire à tout ce que montrent les films -. Je m'obligeai cependant à étirer mes paupières et à contempler le mur de brique que je détaillais quelques heures auparavant. J'étais face contre terre, les bras recroquevillés contre moi dans une position inconfortable et les membres engourdis. Ce n'est qu'alors que je pris conscience que j'avais été agressé comme mon père avait pu l'être une vingtaine d'années en arrière. Il avait d'ailleurs été tué de cette manière... Peut-être allais-je mourir également ainsi, plongé dans un tas d’immondices et des hématomes recouvrant entièrement mon corps.

Je relevai difficilement la tête, le crâne douloureux, et dégagea mon bras droit endolori afin de sortir ma baguette dissimulée dans la manche de ce dernier. La haine me submergea subitement lorsque je me rendis compte qu'elle n'y était plus. Bien entendu... Ces pilleurs m'avaient agressé non pas pour le plaisir unique de me faire mal mais principalement pour celui de s'en mettre plein les fouilles. Les salau*s... Sans compter que la nuit était tombée et avait complètement assombri la ruelle dans laquelle je me trouvais. Personne ne me trouverait et si je ne bougeais pas, je serai indubitablement dévoré par les rats. Alors que j'allais appelé Syrtinne afin qu'elle vienne à mon secours, je m'étouffai subitement avec mon propre sang - C'est une pure horreur -. Après une longe quinte de toux irritante et douloureuse, je repris calmement mon souffle et me redressai du mieux que je le pouvais.

Je restai adossé contre le mur de longues secondes, me préparant psychologiquement à transplaner. C'était ma seule échappatoire et je n'aurais sûrement qu'une seule chance. Tant que je pouvais atterrir dans un endroit public, c’était bon. Quoiqu'il était encore possible que je tombe dans un gang de voleurs en pleine réunion. Quoi de mieux pour se faire casser les dents, après tout ?
Je transplanai enfin après de longues minutes d'hésitation. Les sensations de compression s'ajoutèrent à ma fatigue, mes blessures et à la chaleur ambiante afin de constituer un environnement fortement déplaisant. L'estomac déjà retourné par la quantité de sang phénoménal que j'avais dû ingérer contre mon gré, il était maintenant chamboulé de toute part dans cette atmosphère détestable. Sainte Mangouste ancrée dans ma tête, je savais cependant que l'établissement hospitalier était bien trop loin pour moi en ce moment. Je reportai donc au dernier moment mes pensées sur la boutique d'Ollivander's, seul lieu "familier" se trouvant aux alentours.

J'arrivai aussitôt dans l'arrière-boutique du petit magasin. La pièce était plongée dans une noireur insondable et seul l'interstice formé par la porte donnant sur la pièce de vente et le sol laissait filtrer un filet de lumière jaune. De toute évidence, Sara était toujours là. Il était pourtant tard... Assis sur le sol - oui, je suis arrivé ainsi - je jetai machinalement et difficilement un regard vers mon poignet vide. Les malfrats m'avaient tout pris. Je pouvais seulement m'estimer heureux d'être encore habillé, en fait. Quoique les fringues que je portais ce jour là étaient loin d'être du Chanel ou du Prada. Rien d'intéressant donc.
Bref, je me trainai nonchalamment vers le sofa et m'y adossait, le souffle court. Mes blessures me faisaient mal et j'avais une indomptable envie de dormir. J’espérai alors que la jeune femme ne viendrait pas. Après tout, il était tard et elle allait sûrement fermer... A moins que ce ne soit pas elle. Kaze ou Chris peut-être ? Je ne sais pas si ça aurait été pire de tomber sur eux...

Alors que je ne souhaitai que son départ, Sara fit, bien entendu, tout le contraire. En effet, sans que je ne m'y attende le moins du monde - En fait, si... J'avais vu l'ombre de sa silhouette sous la porte - elle ouvrit l'obstacle en bois séparant les deux pièces et alluma aussitôt les lumières d'une blancheur éclatante. Je fermai à moitié mes yeux, gêné par l'agression inopinée des rayons lumineux. Lorsque je me fus enfin habitué à ces derniers, je relevai la tête, patraque, et jaugeai du regard ma patronne qui était restée plantée niaisement devant moi. Agacé, énervé, attristé par cette agression qui m'avait rappelé de biens mauvais souvenirs - dont ceux de la descente aux enfers de ma mère - je la regardai d'un air mauvais, seulement désireux qu'elle s'en aille et qu'elle me laisse seule.

"Quoi ? Qu'est-c'que t'as ?" réussis-je à articuler malgré le sang s'écoulant toujours dans ma bouche - il me semble d'ailleurs que je devais en avoir partout... A croire que j'étais le rescapé d'une attaque de morts vivants dans un film gore -. "Laisse moi seul... sil-te-plait" lui crachai-je avant d'agripper l'accoudoir du canapé. Y avait-il seulement une chance qu'elle fasse ce que je lui demande ? Je n'en étais pas convaincu... Dépité, je me relevai tant bien que mal en espérant qu'elle dégage de là.
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Sara Shake
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Sara Shake, Lun 22 Aoû - 20:05


La jeune femme avait ouvert la porte d'un coup sec et pointé sa baguette magique dans l'arrière-boutique. Elle avait entendu du bruit, et elle était certaine que quelqu'un avait pénétré sa boutique. Le dôme anti-transplanage empêchait quelconque intrus de s'y introduire mais rien n'était jamais possible - par exemple, une trahison ou une utilisation d'un des ses vendeurs pour parvenir jusque là. Voilà pourquoi la gérante alluma les globes lumineux rapidement et lança un Protego muet au cas où on aurait essayé de l'attaquer. Mais personne ne lança un sort sur elle. Ce qu'elle vit la laissa pantoise, la bouche ouverte en un cri stupéfait. Elle s'était attendu à tout, sauf à cela.

Devant elle, à moitié affalé sur le canapé, se tenait Damian. Bien entendu, Sara était surprise de le voir à cette heure-ci mais ce qui la frappa d'horreur fut son état physique. Du sang coulait de son nez. Le même liquide avait coulé sur son menton, allant jusqu'à poisser ses vêtements, au niveau du col. Il était séché. Le jeune homme avait également plusieurs hématomes sur le visage - et certainement à d'autres endroits du corps. Sa lèvre supérieure était enflée d'un côté - sûrement éclatée.

Une fois le choc de la découverte passé, la jeune femme fit un pas et s'apprêta à prendre la parole mais son vendeur recula et s'agrippa à l'accoudoir du canapé, comme s'il voulait échapper à sa patronne. Celle-ci fit la moue, un peu blessée et rangea sa baguette. Elle n'en avait pas besoin. Damian marmonna quelques mots. La gérante semblait avoir perdu le don de l'écoute, tant elle était stupéfaite, blasée de ce spectacle. Elle comprit que le jeune homme ne désirait pas qu'elle s'approche de lui, qu'elle s'en aille même, le laissant seul pour lécher ses blessures, tel un chat blessé. Mais têtue, Sara s'approcha finalement de lui et s'assit délicatement près de lui - à quelques distances, pour ne pas le froisser.

« Damian... Je... Que... Que t'est-il arrivé ? Que s'est-il passé ? » parvint-elle à articuler.

Le jeune homme avait quitté la boutique peu après la fermeture de la journée. La gérante avait supposé qu'il était rentré chez lui, histoire de se reposer après une sale journée. Sale, c'était bien le mot ! Le pauvre avait du subir la mauvaise humeur de la belle blonde tout au long de la journée. Pas étonnant qu'il soit si méfiant vis-à-vis d'elle maintenant. Cela peina un peu Sara, qui n'avait rien contre lui. Elle ne s'était même excusée avant qu'il s'en aille. Et le voilà qui était devant elle, blessé - et pas qu'un peu. Soufflant sur une mèche de cheveu qui lui tombait devant les yeux, elle glissa légèrement vers lui, qui n'avait pas bougé.

Souffrait-il ? La jeune femme posa une main sur son épaule et le fit tourner doucement vers elle. Sans doute trop faible pour protester, Damian se laissa faire. Les yeux brillants, sa patronne observa son visage dévasté. Soit il avait essayé un sortilège et avait échoué, soit il s'était battu et avait récolté de sales coups. Mais le jeune homme demeurait silencieux. Sara retira sa main de son épaule et la posa sur sa joue. Il recula, ne voulant pas de contact avec ses maux.

« Laisse-moi regarder. »

Ce n'était pas un ordre. C'était une supplication. Le jeune homme finit par capituler et laissa sa supérieure voir ses blessures. Il avait été bien amoché. Il fallait soigner cela. Mais Sainte-Mangouste serait trop loin pour lui, trop mal en point pour voyager. Venir jusqu'ici avait du lui coûter.

La jeune femme se leva, prit une casserole dans l'armoire de la petite cuisine et versa de l'eau. Elle la chauffa à l'aide d'un sortilège basique et revint près du blessé, plusieurs serviettes à la main. Elle stoppa l'hémorragie de son nez avec un Episkey bien placé. Ensuite, elle trempa une serviette dans l'eau chaude et entreprit de nettoyer le visage maculé de sang de son vendeur. Le liquide avait séché ; la tâche pour l'enlever fut donc facile. Faisant disparaître la serviette souillée, Sara en prit une propre et la plongea dans l'eau toujours chaude. Elle pressa délicatement les hématomes et les petites coupures que le jeune homme avait au front et à la lèvre. Il semblait souffrir.

S'avisant qu'il plissait les yeux, son infirmière improvisée diminua l'intensité des globes lumineux, ne laissant juste assez de lumière pour pouvoir s'occuper des blessures du jeune homme. Son visage propre mais comportant des ecchymoses semblait être passé sous les roues d'un camion moldu. Il avait une petite bosse sur la fossette gauche. Sara prit une nouvelle serviette et pressa encore une fois la blessure. Elle prit la main de Damian et la posa sur la serviette. Il devait la laisser un moment, le temps que le liquide pure le soulage un peu.

« Je vais te préparer quelque chose... Tu auras moins mal. »

Elle sourit doucement et se leva. Elle s'affaira quelques instants dans la petite cuisine : elle prit une nouvelle casserole, y versa de l'eau, chauffa cette dernière. Elle y jeta quelques herbes et épices. Un petit mélange qui en ferait une soupe en même temps qu'une potion qui soulagerait ses maux. Cela lui servait d'avoir été professeur de botanique. La jeune femme avait une grande connaissance sur toutes les plantes, d'origine moldue ou magique. Et, heureusement qu'elle gardait quelques sachets et bocaux ici, juste au cas où. Il lui manquait juste un ingrédient, qu'elle gardait chez elle.

Elle appela un de ses elfes de maison. Le petite être répondit à l'appel de sa maîtresse rapidement. Sara l'envoya chercher sa plante manquante et continua à touiller dans la casserole. Bientôt, une odeur douce plana dans la pièce. Étrangement, la jeune femme ne désirait pas regarder Damian, de peur de croiser son regard. Était-il réellement en colère contre elle ? En tout cas, elle s'excusait là, en le soignant. Enfin, ce n'était pas la seule raison : elle n'allait pas le laisser là, blessé, sans soins. La jeune femme poussa un soupir et sursauta presque lorsque son elfe de maison revint avec la plante demandée. La maîtresse le remercia et le congédia, lui disant au passage de prévenir son compagnon qu'elle était toujours occupée à la boutique.

La jeune femme ajouta l'ingrédient manquant à sa décoction et remua encore le tout pendant une minute. L'odeur douce avait à présent une arrière-odeur de basilic et de menthe - la plante qui venait d'être ajoutée avait cette odeur. Satisfaite, Sara versa le liquide dans un bol et revint auprès du blessé. Sa mine était dépitée. Esquissant un petit sourire, sa patronne s'installa à côté de lui et lui tendit le bol. Il était juste à la bonne température.

« Bois tout. Tu te sentiras bien mieux après. »

De nouveau, ce n'était pas un ordre mais une demande. Le jeune homme prit le bol avec difficulté et but le liquide. Ce dernier avait un bon goût, pour un médicament. Mais ça, c'était grâce aux simples épices de cuisine. Parce que sans cela, cela avait un goût qui restait pendant des heures, qu'on brosse ses dents ou pas. La jeune femme laissa Damian boire la petite potion à son aise. Elle ne le brusqua pas, le laissant dans son mutisme. Une fois qu'il eut terminé le bol, il le rendit à sa supérieure, qui s'empressa de le ranger dans l'évier. Elle rangea également les serviettes propres, inutilisées et fit disparaître celles qui étaient souillées.

La jeune femme retourna s'asseoir auprès de son vendeur et ouvrit un pot. Celui-ci contenait un onguent à l'odeur de rose. Elle en prit un peu sur les doigts et en massa délicatement les ecchymoses du jeune homme. Cela le soulagerait encore plus que l'eau chaude et rendrait la guérison plus rapide. Ah, les plantes ! Heureusement qu'elles existaient. Et heureusement que Sara avait été là, ce soir. Ne voulant pas penser à l'état dans lequel elle l'aurait retrouvé le lendemain matin, la jeune femme entreprit de poser la crème guérisseuse sur toutes les petites blessures - hématomes, coupures - et s'essuya les mains une fois qu'elle eut terminé.

« Raconte-moi ce qu'il s'est passé... »

Elle avait parlé d'une voix douce et non pressante. Elle attendrait qu'il lui livre la vérité sur sa mésaventure. S'il ne le faisait pas, tant pis. Elle resterait auprès de lui, le temps qu'il reprenne des forces et l'emmènerait à Sainte-Mangouste pour un examen approfondi - peut-être qu'il avait une fracture quelque part. En attendant, elle lui prit la main, comme une amie.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Elenna Benson, Lun 4 Mar - 13:04



Rp privé Eli Anders
Le sommeil n'est pas un lieu sûr...


Pouf !... Ce fut le seul bruit qui résonna dans la pièce lorsqu'Elenna s'affala sur le canapé présent dans l'arrière-boutique d'Ollivander's. Heureusement, il y avait une petite période de trou dans les arrivées et départs des clients. Peut-être aurait-elle une petite demi-heure de répit ? Sa bouteille de thé glacé à la main, elle se laissa glisser sur le sofa, s'allongeant de tout son long -qui n'est pas bien grand tout de même. Si elle avait eu ne serait-ce qu'un peu de courage, elle aurait abandonné le moment détente pour ranger la réserve mais la demoiselle voulait juste un peu de repos. Elle avait mal dormi, ou plutôt n'avait pas dormi. La nuit dernière avait était une nuit de pleine lune et, encore peu habituée à sa nouvelle nature, elle avait oublié de prendre la potion Tue-Loup pour ne pas se transformer en loup-garou. Mais comme sa mémoire lui avait fait faux bond, la nuit avait été longue pour elle...

Il était rare qu'Elen se souvienne de ses nuits de vagabondages. Cependant, quelques images venaient par moment percuter sa mémoire. Il ne lui semblait pas que cette nuit elle ait fait des victimes. Pas d'animaux tués puis mangés, pas de petite blonde mordue et devenue comme elle, rien de tout cela, pour son plus grand plaisir. Elle avait déjà mordu une personne, cela lui suffisait. Mais la transformation n'était pas de tout repos et semblait la vider de ses forces. Elle était encore jeune en louve et chaque émotion forte pouvait risquer de déclencher sa malédiction, du moins pour ceux qui l'appelaient comme cela. La demoiselle à la chevelure de neige soupira, fermant doucement ses yeux cernés par la fatigue. Ses paupières violettes paraissaient prendre cette teinte pour être en harmonie avec les doux cheveux de la belle mais elles exprimaient seulement le besoin pressant de dormir et cela n'allait pas tarder...

Elenna se sentit partir rapidement. Ses muscles se détendirent, les traits de son visage prirent une allure paisible et elle se roula en boule sur le canapé douillet de l'arrière boutique. Il ne lui restait plus qu'à espérer qu'aucun client ne se pointe et que le merveilleuse -ou pas- tintement de la cloche à l'entrée ne se mette pas à retentir. La jeune femme bailla sans grande discrétion. Roulée en boule sur le côté, elle s'endormit avec des allures de petite fille...


Dernière édition par Elenna Benson le Lun 18 Mar - 11:36, édité 1 fois
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Eli Anders, Lun 4 Mar - 22:09


Aujourd'hui était le premier jour d'Eli à la boutique Ollivander's. Il y était rentré quelques jours plus tôt en tant que client pour remplacer sa baguette qu'il avait malheureusement détruite pendant ces vacances. Il avait par la même occasion remarqué la petite annonce qui était plaquardée sur un des murs de la boutique. N'ayant pas de travail sur le moment, il avait saisi l'occasion et avait postulé pour le poste. Et quelques jours plus tard il avait reçu une réponse positive à sa demande. Quel ne fut pas son étonnement en recevant le hibou en question. Il avait faillit s'étrangler avec une graine de raisin qu'il était en train de manger.

Il avait hâte de rencontrer ses collègues de travail. Il avait déjà entrevu une des vendeuses lors de son précédent achat. Peut-être la reverrait-il de nouveau.

Il avait donc quitté sa maison par une journée typiquement anglaise. Un temps humide mais doux avec un ciel voilé qui laissait passer une lumière blanchâtre et diffuse. Il remonta le Chemin de Traverse en prenant son temps. Il flânait devant les vitrines, se trouvant lui même des excuses pour y passer plus de temps que de raison. Lui qui était d'habitude si social, se trouvait avoir un peu le trac. Il allait passer de l'autre côté du comptoir. Rencontrer une équipe soudée, peut-être un peu trop pour s'y intégrer facilement.

* Tu réfléchis trop mon garçon. Ce ne sont pas des monstres ces gens là. Ils sont comme toi. Allons un peu de courage ! *

D'un autre côté s'était une opportunité incroyable de rencontrer des gens, d'élargir son cercle de connaissance et de lier de nouvelles amitiés. Cette pensée lui redonna un peu de baume au coeur.

Perdu dans ces pensées, et en plein conflit intérieur, il allongea inconsciemment le pas, et se retrouva en peu de temps devant la boutique de baguettes. Passé la surprise, il jeta un coup d'oeil à l’intérieur de la boutique à travers la vitrine. Il n'y avait personne pour le moment. Ni client, ni vendeur. Pas âme qui vive, pas même la moindre petite araignée tranquillement installée sur un coin de toile. L'intérieur de boutique était étincelant.

Il contempla rapidement son reflet dans la vitre. Il avait choisi une tenue légère et élégante. Il aimait être à l'aise pour travailler, sans pour autant se laisser aller sur sa tenue. Satisfait par l'image que lui renvoyait la grande baie vitrée, il prit une grande inspiration et poussa la porte, déclenchant par la même occasion le tintement caractéristique de la clochette de la boutique.
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