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L'Arrière-boutique
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Anthony Adams
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Sam 27 Mai 2017 - 18:41


-Si je savais ce qu'il y avait, je viendrai pas te voir.

Le culot. Elle avait écouté ce qu'il avait dit ? Celle qu'est derrière l'écran a bien lu ce que j'avais écrit ? HEIN. Namé. Il a jamais demandé de lui trouver le problème, mais seulement de lui le décrire. Évidemment, il se doutait que si elle venait ici c'était pas pour lui donner son diagnostic. On allait pas chez le médecin quand on savait ce qu'on avait. 'fin, à part en France, mais c'est des accrocs aux médocs là-bas, c'est pas une référence.

Anthony se cale un peu au fond de sa chaise en attendant une vraie réponse, toujours avec son sourire en coin. Elle le connaissait sans doute pas assez pour savoir qu'ici, c'est lui qui gagnait toujours. Il n'y avait qu'à voir l'essai infructueux de Lizzie à vouloir passer un serment inviolable. Finalement, elle sortit sa baguette et tenta de lancer un accio. Impossible. Pour une simple feuille. Cette dernière tressaillait un peu mais c'est tout. La magie qui sortait de cette baguette était équivalente à un bout de bois. Elle s'énerva en rajoutant un gros mot désignant des filles de petite vertu. Pas sûr que ça en attire une. Ou alors, y'en a qu'aurait largement abusé du système. Hum.


- Voilà, tu vois le problème. C'est tout le temps comme ça. Des fois, surtout pour les trucs plus compliqués, je peux mettre une demie-heure avant que ça marche. Et ne parlons pas des informulés...Même un Lumos, j'y arrive pas. C'est comme ça depuis le tournoi.

Dans ce cas là, toujours deux choix. Soit le problème était la baguette. Soit le problème était le sorcier. L'interface chaise-clavier comme disait les moldus. Alors qu'il allait demander la baguette de la jeune femme d'un geste, cette dernière rajoute :

- T'as même pas de beaux yeux, tu sais ? Si tu veux en voir des beaux, regarde les miens.


Il sourit et tend l'index vers la baguette pour la récupérer. Une fois dans ses mains, il la tourne dans tous les sens pour remarquer, qu'effectivement, elle avait pas mal souffert. Quelques traces montrent qu'elle a été récemment poli. Sans doute l'avait-elle fait juste avant de venir. Elle avait souffert, mais rien d'extraordinaire, il en avait vu des pires fonctionnant mieux que ça. Après cette inspection il prit la baguette et se concentra un instant pour essayer de lancer un sort. Comme d'habitude, il sentit de léger picotements, la magie s'accumuler dans sa main, puis se décharger, doucement, dans la baguette. Finalement le sort jaillit et des étincelles rouges vifs sortirent de la baguette. Pas de doute, le problème ne venait pas de la baguette. Il la reposa sur la table, à l'endroit où, précédemment, Jana l'avait posé avant de prendre la parole :

- Le problème ne vient pas de la baguette, commença-t'il sans prendre de gant. Soit tu ne correspond plus à cette baguette soit... il la détailla rapidement et finit par lâcher. Tu devrais aller voir un médecin.

Parfois, l'état de santé influait sur la magie. La fatigue pouvait diminuer la magie... Une trop grande fatigue... Vous voyez ? Ses yeux. Parlons-en de ses yeux. Vides. Presque totalement vides. Et incroyablement cernés. C'est marrant, il avait l'impression de revoir Leo. Mais en plus amoché. Il avait vu Jana bien plus souriante, pleine de vie et heureuse (en apparence). Là, il avait devant lui une Jana comme morte à l'intérieur. Qu'est-ce qui s'est passé dans l'arène Jana ?
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Mer 4 Oct 2017 - 19:19


T'attends le verdict. Sombrement. Tu sais très bien au fond que le problème, c'est toi. La baguette est une extension de son porteur. Et le porteur, en l'occurrence, est loin d'être opérationnel. Sauf que t'as pas envie que ta baguette marche plus. T'as pas envie d'avoir changé au point de devoir la changer. Hors de question. Tes membres engourdis se rappellent à toi pendant qu'Adams tripatouille ta baguette. Quelle chance de l'avoir nettoyée y a pas longtemps. Manquerait plus qu'il te prenne pour une fille sale en plus. Il agite le morceau de bois et une jolie gerbe d'étincelles en sort. P*tain. Jana Winslaw, t'es un p*tain de problème ambulant. C'est même pas sa baguette et il arrive à la faire marcher.

- Le problème ne vient pas de la baguette. Soit tu ne correspond plus à cette baguette soit...Tu devrais aller voir un médecin.

Et beh. Il prend pas de pincettes le spécialiste de la baguette. Et alors que tu devrais pleurer, la seule réaction que tu as, c'est d'éclater de rire. Enfin, de rire...C'est vite dit. C'est plutôt un son rocailleux et pas trop fort qui s'échappe de ta bouche. Vu comment tes côtes ont morflées, tu peux pas faire grand chose de plus. Reprenant un petit peu contenance, tu le regardes droit dans les yeux :

-T'es marrant, toi. Des médecins, j'en ai vu pendant deux semaines non stop à l'hosto, j'en vois encore tous les deux jours. Tout ce qui clochait avec moi a été réparé tant bien que mal. Et dès qu'ils ont été sûrs que j'étais rafistolée correctement, ils m'ont mise dehors en me disant de prendre mes potions, de boire de l'eau et de me reposer.

Tu soupires en réajustant ta position sur la chaise. Tu récupères ton précieux bout de bois bien inutile et la contemple quelques secondes. T'as aucune envie de la laisser partir. Elle était peut-être pas aussi bien que la première  mais vous vous conveniez.  T'es presque sûre que tu ne revivras jamais ça. Déjà que pour une seconde baguette, t'as eu de la chance. La vie, cette nullité. Levant les yeux, tu interroges Anthony, presque suppliante :

-Tu crois vraiment que je vais devoir la changer ? J'veux dire...Je suis pas quelqu'un de très émotionnel mais je me suis attachée à ce foutu bout de bois.

C'est pas dans ton habitude de te montrer aussi fragile mais t'as pas envie de mettre au placard cette partie de ta vie. Déjà que tu quittes le Chaudron...Si, en plus, tu dois quitter ta baguette. C'est un peu trop de changements pour toi. Trop d'inconnu. T'es pas prête à encaisser ça. Surtout dans ton état physique. La douleur, le manque. Le fait de plus boire, de plus rien faire de tes journées. Ouais, tu es beaucoup trop attachée aux traces du passé. Comme tout le monde. Et encore plus quand tu sais que tout va changer.
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Anthony Adams
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Lun 9 Oct 2017 - 23:34


Elle rit. D'un rire... Flippant. Nan, c'était pas cristallin, c'était pas magnifique, c'était pas ce qu'on pouvait dire d'un rire traditionnel. Là c'était flippant. Vous savez, le rire des méchants quand ils annoncent leur plan machiavélique avant de se prendre une droite du héro ? Voilà. Ce rire. Un rire à moitié étouffé et rauque qui déclenche des minis spasmes dans tout le corps de Jana. Flippant j'vous dis.

-T'es marrant, toi. Des médecins, j'en ai vu pendant deux semaines non stop à l'hosto, j'en vois encore tous les deux jours. Tout ce qui clochait avec moi a été réparé tant bien que mal. Et dès qu'ils ont été sûrs que j'étais rafistolée correctement, ils m'ont mise dehors en me disant de prendre mes potions, de boire de l'eau et de me reposer.

Le repos allait peut-être régler le problème. La puissance magique et l'état de santé de la personne sont extrêmement liés. Il était possible que Jana soit encore trop épuisé pour utiliser la moindre magie. Anthony ne fit malgré tout aucun commentaire pour ne pas donner de faux espoir à la jeune femme. Mais des espoirs, elle en demandait.

-Tu crois vraiment que je vais devoir la changer ? J'veux dire...Je suis pas quelqu'un de très émotionnel mais je me suis attachée à ce foutu bout de bois.

Le jeune homme sourit légèrement. Comme souvent. C'est d'ailleurs pour ça qu'il se trainait toujours sa baguette. Il prenait comme excuse le manque de temps. Mais au fond de lui, il savait que c'était surtout parce qu'il avait du mal de se détacher de ce foutu bois de bois comme elle dit. Sauf que lui, il savait que le problème venait de lui. Et uniquement de lui. Il était juste trop c*n pour prendre le problème par les cornes. C'est pas ça l'expression ? En prenant la parole, il regardait la baguette qu'elle tenait dans ses mains. Comme s'il s'adressait plus à la baguette qu'à la sorcière.

- Je suis obligé de t'avouer que je n'en sers rien, enfin presque, il est totalement possible que ton état de santé t'empêche d'utiliser la magie, et que si tu te reposes bien, comme te le conseille les médecins, cela s'arrange. Tu retrouveras peut-être 100 % de tes facultés après tout ça.

De l'espoir, il en donnait. Ce n'était pas par pitié. Pas seulement. C'était aussi par réalisme. Il n'était pas médecin, mais il savait que cela pouvait arriver. Son professionnalisme lui obligeait de présenter toutes les possibilités à Jana, qui était, aujourd'hui, sa cliente. Et toutes les possibilités, ce n'était pas forcément seulement les plus plaisantes.

- Mais cette épreuve a pu te changer. T'as certainement changer. Peut-être suffisamment pour que la symbiose soit rompue, il soupira et posa à nouveau son regard sur Jana. Si tu veux je peux te proposer une baguette...

Il se leva et alla chercher une boite qu'il y avait sur une étagère de l'arrière-boutique. Une baguette qu'il n'avait pas encore mis en boutique, par manque de place. Bizarrement, en réfléchissant, cette baguette pouvait être faite pour Jana. Si son instinct le trompait pas. Il ouvrit précautionneusement la boite pour retirer la baguette de son écrin. Amourette1 et corne de serpent cornu. La baguette était un peu plus lourde que la moyenne, dû à la densité extraordinaire du bois. Elle était néanmoins parfaitement équilibrée. Comme d'habitude. Elle était d'une couleur marron foncée, où on pouvait apercevoir quelques motifs ressemblant vaguement à des serpents. Si on avait un peu d'imagination, les lignes formaient des serpents se nouant autour de la baguette. Anthony était plutôt fier de cette baguette, l'esthétique était vraiment particulière alors qu'il n'avait utilisé aucune fioriture. Le bois était d'une qualité remarquable. Il la tendit à Jana.

- Bois d'amourette, composée d'une corne de serpent crochu. Un peu moins de 22 centimètres et élastique. Tu peux l'essayer si tu veux. Fais juste attention, je ne sais pas trop ce que ça peut donner si la baguette ne te correspond pas avec ton état de fatigue...

Il se doutait un peu que Jana n'allait pas accepter cet essai. Mais qui sait, elle allait peut-être tout de même la prendre en main et réaliser quelque chose. Malgré tout, Anthony se prépara à utiliser sa propre baguette au cas où il arrive un malheur. Es-tu prête à changer Jana ?

1 NdT : "Snakewood" en VO. Cela peut peut-être vous aidez à comprendre la suite.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Mar 10 Oct 2017 - 0:19


T'aurais pu paraître attendrissante si t'étais pas si blafarde. Tu regardes le vendeur de baguettes avec de grands yeux, presque humides. On aurait même pu croire de la détresse. Tes mains se referment autour de la baguette pendant que tu vois Adams t'esquisser un petit sourire. T'es pas en état mais tu lui aurais fait joyeusement ravaler. C'est une envie plus que ravageuse. Faire disparaître son petit sourire de "j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle". Ouais, en fait, tu crèves presque d'envie d'écraser tes lèvres sur les siennes et de lui passer l'envie de recommencer. Sauf que pour, ça faudrait te lever. Avancer, bouger. T'en es strictement incapable.

Il commence à te sortir des considérations techniques. Il en sait rien, en fait. C'est comme un médicomage. "Alors oui, vous pouvez tout à fait mourir. Mais on sait pas, hein". Allez tous vous faire voir. Tu entends qu'il y a des chances que ça se rétablisse, que t'auras peut-être pas besoin de changer ta baguette. T'as envie de le croire. T'as envie de te raccrocher à ces belles paroles. Sauf qu'il y a un mais. Il y a toujours un mais. Le couperet tombe. T'as sûrement changé. Espoirs douchés. Mais qu'est-ce qu'il en sait ? Il te connaît même pas si bien que ça. T'es toujours le même b*rdel. Toujours la même idiote.

Tu sens son regard qui revient sur toi. Tu frissonnes. Le regard du bourreau. Tu sens immédiatement que la suite ne va pas te plaire. Mais si seulement t'étais en état de faire quoique ce soit. De le faire taire. Tu ne veux pas entendre la suite. Non. Tu lui interdis. Mais tu peux pas parce que t'es clouée sur cette chaise. T'es même pas foutue de lui jeter un silencio. Tu lèves la tête. Tu croises ses yeux. Tu aimerais le faire taire d'un regard. Mais y a pas moyen.

- Si tu veux je peux te proposer une baguette...

Tu le regardes droit dans les yeux, essayant de lui communiquer tes pensées. Non, t'en veux pas de sa fichue baguette. Tu t'en fout. Tu veux TA baguette. Pas une autre qui la remplace comme ça. T'es pas une nouvelle Jana, t'es rien du tout. Tu veux pas. Et remballes cet air compatissant, Adams. Sinon, c'est toi qui lui fera remballer. T'as pas le temps de dire quoique ce soit qu'il se retourne vers une étagère.

Tu profites du temps mort dans la discussion. Tu sors ta fiole d'anti-douleur de ton sac et t'envoies une gorgée. D'un air de défi, tu regardes le propriétaire des lieux. Et ouais, t'as une prescription pour ça. Il pose un coffret sur la table et l'ouvre. Tu fermes les yeux un instant, autant pour profiter de l'apaisement procuré par le filtre que pour éviter de regarder sa fichue baguette de remplacement. Bien, il faut faire face à la réalité maintenant.

La baguette est sublime. Objectivement. Même toi qui déteste déjà ce bout de bois, tu peux pas t'empêcher de l'admirer. Dans les mains d'Anthony, la baguette rend vraiment bien. Il t'annonce la composition :

-   Bois d'amourette, composée d'une corne de serpent crochu. Un peu moins de 22 centimètres et élastique. Tu peux l'essayer si tu veux. Fais juste attention, je ne sais pas trop ce que ça peut donner si la baguette ne te correspond pas avec ton état de fatigue...
-Oh, j'imagine bien que t'as mis tout ton petit cœur de Pouffy à l'ouvrage. Mais sans façon. Je ne veux pas une nouvelle baguette. Je veux que la mienne remarche, au cas où t'aurais pas compris.

C'est un peu violent et ingrat ce que tu dis là. Il ne cherche qu'à t'aider. Oh mais, c'est vrai ! T'as pas de conscience. Tu t'en fout. Tu soupires. Plus pour lui montrer que tu sais que t'es injuste avec lui qu'autre chose. Tu lèves les mains et reprend :

-Bon, d'accord, je suis une conn*sse avec toi. Désolée, je sais pas faire autrement. Je sais pas quoi faire. J'ai mal en permanence, je suis crevée et tu me dis que j'ai peut-être changé. C'est trop pour moi. Tu fais une pause. Allez, passes moi ce bout de bois, que je te montre que même de celle-là, on en tirera rien.

Tu prends précautionneusement la baguette et la lève. Allez, un truc facile. Il s'agirait pas de te renvoyer à l'hosto illico. Petites étincelles vertes. Hop, tu agites soigneusement la baguette. A ton grand étonnement, tu produis du premier coup une ou deux étincelles. C'est pas mirifique mais c'est mieux que rien. Tu as même ressenti le petit courant particulièrement évocateur de la magie courir le long de ton bras. Qu'est-ce que c'est agréable de ressentir à nouveau cette sensation. Tu laisses même échapper un petit sourire.

- En fait, t'es peut-être aussi bon vendeur de baguette que beau gosse.

Mais pitié, Merlin, Morgane et toute autre divinité magique. Faites qu'il ne sourit pas. Non non. Pas question. Sinon, tant pis, tu te lèves et il va comprendre qu'on ne te prend pas en pitié comme ça. Tu le regardes, un demi-sourire sur les lèves. Tu tentes de deviner ce qu'il va te dire. Aura-t-il l'idée de rentrer dans le jeu ? Ouais, en fait, c'est ça qu'il te faut. T'amuser. Oublier que t'es même pas foutue de faire trois pas sans grimacer et que ta baguette t'a abandonnée comme une vieille chaussette.  Ou alors continuer à lui en mettre plein la tronche. C'est amusant, aussi.

En fait, Jana, t'es complétement folle. Complétement lunatique. D'un coup, tu le détestes, d'un coup, tu l'aimes bien. Qu'est-ce qui va pas chez toi ? Pourtant, on t'a dit après ton accident que ton cerveau allait bien. Alors pourquoi ça déconne au point que tu en serais presque à sauter dans les bras d'un Pouffy horripilant ? Sérieusement ? Reprends-toi, nom d'un boursoufflet.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Mer 11 Oct 2017 - 22:58


Elle lui répond. C'était incisif et blessant. Mais juste après elle se reprend. Soupire et se lève.

-Bon, d'accord, je suis une conn*sse avec toi. Désolée, je sais pas faire autrement. Je sais pas quoi faire. J'ai mal en permanence, je suis crevée et tu me dis que j'ai peut-être changé. C'est trop pour moi. Allez, passes moi ce bout de bois, que je te montre que même de celle-là, on en tirera rien.

Il lui tendit le fameux bout de bois et la regarda, calmement, sans rien dire. Prêt à agir au cas où l'essai tourne mal. Et il pouvait mal tourner. Si Jana n'était pas trop faible pour maitriser la magie, cette dernière était sans doute très instable en elle. Donc ça en revenait à peu près au même. Au soucis près, que si ça partait, ça partait pas comme il faut. Du genre le reducto qui devenait un Evanesco. Le truc ballot vous voyez. Mais elle avait semble-t'il conscience du problème finalement, puisqu'elle ne testa pas un sort susceptible de faire disparaitre la boutique où je ne sais quoi.

Et Antho ne put cacher sa surprise quand des étincelles fusèrent de la baguette. Presque parfaite, comme s'il n'y avait aucun soucis. Le jeune homme leva les sourcils et un léger sourire apparu malgré lui sur son visage. Il avait raison. Son instinct ne l'avait pas trompé encore une fois. Le jeune homme fut assez heureux mais garda ça en lui. Il voyait bien que cette réussite n'en était pas une pour Jana.

- En fait, t'es peut-être aussi bon vendeur de baguette que beau gosse.

Mais. Qu'était-ce ? Un sourire ? Jana souriait ? Genre. Vraiment ? Le gérant des lieux se leva et tourna le dos à Jana et chercher dans des papiers. Il n'avait pas le prix de cette baguette en tête. On ne sait jamais, ça pouvait être l'élément déclencheur. 'fin, si c'était pas trop cher du moins. Depuis qu'ils se connaissaient, Antho n'avait cessé d'aider de différentes manière Jana. Comme si elle avait l'art de se f*utre dans des situations pas possibles, et qu'il devait absolument l'en sortir. Alors même qu'elle n'avait pas l'air d'en avoir envie particulièrement, d'en sortir. Il savait pas pourquoi, mais quelque chose en elle le touchait et l'obligeait à agir de la sorte avec elle. Et en plus, elle revenait, comme si elle aimait ça. Avant de se retourner il s'arrêta de sourire, histoire de montrer un visage impassible à Jana.

- Déjà. Merci. Ensuite. Cette baguette te couterait, si tu veux l'acheter bien sûr, 2 Gallions et 7 Mornilles, il s'arrêta histoire que l'info soit bien imprimée (voire un autre RP pour un cours des pauses) et reprit. Je suis désolé de te dire que cette baguette est sans doute inutilisable pour toi. Je peux toujours t'apprendre à l'apprivoiser, mais tu ne pourras utiliser que des sorts assez basiques et ce avec une puissance amoindrie.

Il pouvait lui apprendre ce que chaque Ollivendeur savait faire. Maitriser n'importe quelle baguette en connaissant la baguette. Mais ce n'était pas pareil. L'harmonie était définitivement rompue entre elle et sa baguette. Anthony ne rajouta rien, en regardant cette nouvelle baguette qui avait choisit Jana en la comparant avec l'ancienne. C'était certain, elle avait changé. Les deux baguettes ne pouvait absolument pas décrire la même personne. Anthony se rassit face à Jana. Il savait que la réussite du sort l'avait autant surprise que contrariée.

- Tu es arrivée en cherchant la cause de ton problème. On l'a trouvé. Le reste ne dépend que de toi.

Il pouvait forcer la vente, il pouvait lui prouver par a + b qu'elle avait réellement besoin de cette baguette. Mais il ne le ferait pas. Jana n'avait pas besoin de ça. Elle était assez grande pour savoir ce qu'il lui fallait. Puis, si vraiment elle ne partait pas avec... Antho allait tout de même garder ce bout de bois de côté. Au cas où...
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Sam 14 Oct 2017 - 23:25


Le propriétaire de la boutique semble aussi ébahi que toi. La baguette marche. Et ton petit commentaire semble aussi l'avoir gêné puisqu'il te tourne le dos, très rapidement. Ah bah, oui. Bonne idée, ça. T'as une Serpentard lunatique qui ne sait pas sur quel pied danser avec toi et tu te retournes comme ça. Décidant que tu ne peux décemment pas rester à contempler le spectacle, tu décides de reposer la nouvelle baguette dans son coffret. Tu grimaces en la regardant. Beurk, elle te fait horreur. Tu te sens bien avec elle. Mais t'as pas changé tant que ça. Pas au point de devoir changer de baguette, ce n'est pas possible. Adams se retourne tranquillement et commence à discourir sur le fait que la baguette miracle est pas chère et qu'elle te convient et qu'en gros, t'as pas le choix.

Tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel en soupirant. Il t'exaspère, ce gars. C'est juste ahurissant à quel point. Pouffy écœurant de perfection. Dommage qu'il soit beau. Et que t'aies envie d'en faire ton quatre heures. Tu préférerais largement avoir envie de lui balancer des Sectumsempra. Au moins, ça, tu sais gérer. L'exaspération mêlée à l'envie, par contre...Tu remarques qu'il s'est tut. Ah, c'est vrai, faudrait peut-être que tu l'écoutes, au lieu de partir en digression intérieure. Il te regarde, comme s'il réfléchissait à la solution. La solution, elle est simple. Il prend ta baguette actuelle, il fait ses trucs de Baguette en chef, et il finit par te la rendre entièrement fonctionnelle. C'est pas sorcier, quand même...Ah, si, peut-être un peu.

Alors que tu étais intérieurement en train de débattre sur l'utilité de Baguette en chef (à savoir, est-ce qu'il ne sert à qu'à exciter tes hormones ? Peut-il réparer une baguette magique si tu menaces de lui balancer un Crucior avec la baguette miracle ?), il interrompt ton monologue. C'est lui qui reprend la parole :

- Tu es arrivée en cherchant la cause de ton problème. On l'a trouvé. Le reste ne dépend que de toi.

DE QUOI ? Comment ? T'as mal entendu là. On a pas du tout trouvé la cause de ton problème. La preuve : il est pas réglé. Cette fois-ci, ce n'est pas un soupir agacé qui sort de tes lèvres, c'est limite un feulement. Le reste ne dépend pas de toi, il dépend de lui. C'est à lui de faire en sorte que ta baguette marche, à la fin. Bon, il va falloir que tu le secoues un peu pour qu'il se sorte les doigts du...Ou alors, tu le fais toi-même et ce sera pas beau à voir. Et une fois de plus, par Merlin, pourquoi t'as envie de lui sauter dessus et de lui faire ravaler sa gentillesse ? Hein ?

Tu t'avances vers lui et va te planter en face de lui. Tes pas ne sont pas très habiles et tu souffres pour chaque centimètre parcouru. Proche, très proche, trop proche. Presque collée à lui Tu sais que c'est absolument ridicule, parce qu'il doit faire quinze bon centimètres de plus que toi mais tu lèves le menton. T'espère que le tressaillement de douleur passera inaperçu. Et tu joues ta dernière carte. Tu assènes :

- Bon, écoutes. On a rien trouvé. Cette baguette marche avec moi et alors ? Cela ne prouve rien du tout. Ma baguette actuelle me convient parfaitement. Elle est juste cassée, déréglée ou j'en sais rien moi. Je.N'ai.Pas. Changé. Tu insistes sur chaque mot, espérant qu'il reçoive le message. Donc, soit tu peux faire quelque chose, soit j'me casse parce qu'on perd notre temps.

Et tu le regardes, droit dans les yeux, en y mettant toute ta conviction. Tu bascules légèrement ton poids d'une jambe à l'autre, essayant de soulager la douleur. Rien à foutre d'avoir mal. Faut qu'il pige. Et là, c'est toi qui comprend. Au fond, il veut pas te faire ch*er. Il veut t'aider. Cela te donne le vertige encore plus. Tu n'as pas besoin d'aide. Tu es une grande fille, une future Occlumens et Legilimens. Tu peux t'en sortir toute seule. Mais, c'est la seule conclusion possible. Anthony Adams est quelqu'un de gentil. Désarçonnée, tu ne sais pas quoi faire. Il t'exaspère, il est gentil, il est plein de choses. Tu ne le détestes pas, au fond. Mais tu sais pas comment réagir. On a oublié le mode d'emploi, pour ça.

Du coup, ton cerveau court-circuite. Au prix d'un effort à peu près aussi douloureux que de se faire arracher les orteils sans anesthésie, tu lèves un peu plus la tête et franchit les derniers centimètres. Pure folie. Tu es déboussolée, perdue. T'as besoin d'un contact avec la réalité. Et c'est quand tu l'embrasses, lèvres contre lèvres, que tu te rappelles à la réalité. T'es une sacrée idiote, Jana.

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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Lun 16 Oct 2017 - 23:34


LA autorisé
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Elle soupire, agacée. Ce que lui dit Antho ne lui plait pas. Évidemment, l'attaque frontale ne marchait pas avec elle. Elle était braquée. Persuadée d'avoir raison. Elle n'avait pas changé.

- Je.N'ai.Pas. Changé. Donc, soit tu peux faire quelque chose, soit j'me casse parce qu'on perd notre temps.

Le jeune homme hocha légèrement la tête de la gauche vers la droite en signe de réprobation. Elle pouvait se "casser" comme elle disait. Le gérant avait eu deux preuves que ce n'était pas la baguette le problème, mais bien elle. Lui, il ne pouvait rien faire de plus. L'expertise était faite, les cartes n'étaient plus entre ses mains, même si ça ne plaisait pas à madame. Elle était plantée devant lui. Sûre d'elle et déterminée à... A quoi en fait ? Le convaincre qu'elle avait raison ? Elle était tellement proche, qu'Anthony sentait son souffle sur lui. Il entendait sa respiration haletante après avoir marché quelques pas. Vraiment, rien n'avait changé ? Bon, ceci dit, la situation était un peu ridicule. Jana était beaucoup plus petite que lui. Du coup, elle essayait de le toiser de haut... En ayant une bonne tête de moins. Le truc pas très crédible.

Alors qu'il allait reprendre la parole pour lui expliquer calmement ce qu'il en était, et pourquoi, son travail était terminé avec elle.. Elle l'embrassa. Dis comme ça, ça fait un peu "ET PAF ça fait des chocapics". Bah c'était exactement ça. Le PAF, c'était sans doute ce qui s'était passé dans le cerveau de Jana à cet instant. Et sans doute aussi dans le cerveau d'Antho quand celui-ci répondit à son baiser comme si tout était normal. F*ck, c'était pas prévu ça. Finalement, au bout de quelques secondes de bug cérébral, il finit par se détacher doucement mais néanmoins fermement de Jana. A ce moment là. Il ne savait pas trop quoi dire. Du coup. Il ne dit rien. Du tout. Il s'écarta simplement d'elle, en direction de la table, à une distance plus respectable d'elle. Il s'appuya sur cette table, comme s'il n'arrivait plus à tenir debout tout seul.

Il laissa quelques instants de silence à nouveau. Après ce genre de moment, il ne savait pas trop comment réagir. A dire vrai, qui savait comment réagir dans ce genre de moment en fait ? Le jeune homme s'éclaircit un peu la voix. Toux gênée. Mais pourquoi elle avait fait ça ? Était-ce conscient ? Était-ce la douleur ? La colère ? C'était quoi ça p*tain ? Finalement, le gérant des lieux prit à nouveau la parole :

- Écoute Jana... et d'un geste rapide, hérité de la pratique du Quidditch, il leva le bras, l'ancienne baguette de Jana en main (prise sur la table) et lança : Petrificus Totalus !

Pourquoi ? Pour lui prouver que sa baguette était pleinement en état. Ses réflexes étaient sans doute amoindries, et de toute façon, avec une jambe trainante, elle n'était pas en capacité de fuir. Le sort allait forcément toucher. Dans le même geste, Anthony fit les quelques pas qui le séparait d'elle pour la rattraper avant qu'elle ne touche le sol. Fallait pas déconner, c'était une cliente quand même, il pouvait pas lui faire trop mal. C'était mal vu. Il la déposa donc au sol. Elle allait sans doute pas aimer... Mais en attendant...

- Tu vois. Cette baguette fonctionne parfaitement. Elle t'a parfaitement paralysée, non elle allait vraiment pas aimer... Le problème ne vient pas de la baguette. Tu as changé Jana. Je ne sais pas ce qui s'est passé là-bas. Mais une part de toi y est restée.

Il balança cette baguette vers Jana, avant d'incanter un Finite avec sa propre baguette. Avoir sa propre baguette en main, c'était conseillé quand on avait attaquer quelqu'un par surprise. Apprivoiser une baguette étrangère, c'était facile. Mais l'utiliser comme il fallait, c'était une autre histoire.

- Maintenant, essaye de faire la même...

Vu les précédents essais avec la baguette, il ne risquait pas grand chose. Il le savait. Et si elle aussi le savait, la partie était gagnée. Elle allait être devant le fait accompli. Cette baguette n'était plus pour elle. Il ne se passait tout simplement plus rien entre elle et sa sorcière. Malgré tout, au cas où, Antho était prêt à lancer un petit Protego ou même un Ragnarok suivant le sort qu'elle choisissait pour la vengeance. Un petrificus, ce n'était certes, pas dangereux, mais c'était relativement humiliant, il fallait bien l'avouer. Surtout quand la personne qui lance le sort te rattrape pour que tu ne te rétames pas au sol. Niveau humiliation on était bon tout de même. Anthony était donc prêt à toute éventualité. Si jamais elle avait envie de lui sauter à la gorge, de lui balancer un Avada ou que sais-je encore. Une fille instable et énervée ça donne quoi ?
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Jana Winslaw
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Mer 25 Oct 2017 - 23:14


J'ai le LA d'Antho'

Les baisers sont bien souvent artificiels. Tu trouves ça même surfait. Quel est l'intérêt de se coller à une autre personne comme un Veracrasse baveux pendant des heures ? Alors pourquoi est-ce que t'es là à rouler un patin au Pouffy le plus exaspérant de l'univers ? T'en sais rien. T'as pas vraiment réfléchi mais tu l'as fait. Ce qui te surprend, c'est qu'il réponde au baiser. Tu t'attendais plutôt à ce qu'il parte en courant. Après un petit moment de bécotage, c'est lui qui s'écarte. Un silence pesant plane sur la pièce. T'allais reprendre la parole et lui dire que ça ne voulais rien dire, rien du tout. C'était juste un petit pétage de plombs sans conséquence dû à un excès de potions calmantes. Rien d'autre hein. Mais t'as pas eu le temps parce que c'est lui qui commence.

Et là, tout se passe bien vite. Trop vite. Tes réflexes amoindris ne te laissent même pas le temps d'esquisser un pas. Elle est belle, la demie-finaliste du tournoi de duel. Même pas foutue d'anticiper un sort. C'est donc comme ça que tu te prends un énorme Petrificus Totalus dans la tronche. Ton corps se bloque. Tu voudrais hurler des tas d'insultes, lui coller une gifle. Mais tu ne peux rien faire de tout ça. Ton esprit bouillonne d'insanités toutes plus créatives les unes que les autres. Oh, oui, tu lui ferais bien la peau, là, maintenant, tout de suite. T'as peur de tomber mais finalement, c'est lui qui te rattrape. Et il te dépose par terre, tranquille. Non pas que tu pèses bien lourd en ce moment mais y a pas à dire, le Quidditch, ça façonne. T'as pas le temps de te perdre en divagations qu'Adams te sort un petit discours :

- Tu vois. Cette baguette fonctionne parfaitement. Elle t'a parfaitement paralysée.. Le problème ne vient pas de la baguette. Tu as changé Jana. Je ne sais pas ce qui s'est passé là-bas. Mais une part de toi y est restée.

Comment quoi ? Ce qu'il s'est passé ? Un put*in d'éclat de glace t'as brisé les côtes. T'as faillit mourir. Tu t'es évanouie parce que ton sang s'échappait clairement à l'intérieur de ton abdomen. Tu te souviens encore des hurlements de Dey appelant à la fin du match. Des deux jours qui suivirent, entre inconscience et délires douloureux. Mais t'es forte. Tu le sais. Peut-être que t'as changé, en fait. Mais pas au point de te rendre incompatible avec une extension de toi-même. Jamais.

Tu vois le propriétaire des lieux lancer ta baguette vers toi et te jeter un Finite. Tu reprends doucement le contrôle de ton corps. Et ça fait mal. Vraiment très mal. Tu t'assieds sur le sol, tant bien que mal et tends ta main gauche vers ta baguette. Tu l'attrapes mais rien ne se passe. Le bois est froid contre ta paume. Zut, même la colère qui t'anime actuellement n'arrive pas à raviver l'étincelle.

- Maintenant, essaye de faire la même...
- J'voudrais bien jouer à ton petit jeu mais j'arriverai pas à me relever toute seule. Tu sais, rapport au fait, que mes côtes ont littéralement explosé dans ma poitrine y a moins d'un mois. Viens m'aider.

Tu as dit ça du ton le plus froid possible. Un peu ironique aussi. S'il avait réussi à te radoucir, c'est terminé. Tu le vois, debout plus loin, sa baguette en main. Il a l'air d'évaluer ta réaction. Peut-être se demande-t-il ce qu'il doit faire. T'en sais rien. Finalement, il s'avance vers toi. Il te tend la main. Doucement, tu la saisis. Tu le sens te remettre facile sur tes pieds. Vous n'êtes qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Et au moment où il s'apprête à te lâcher pour se reculer, tu sais que c'est le moment de te venger. On n'humilie pas Jana Winslaw si facilement.

Tu serres sa main le plus fort possible pour le retenir et dirige ta baguette pile vers son visage. D'un souffle, tu prononces clairement #Atshum Draconis. Ce n'est pas un sort compliqué et tu espères que ça puisse marcher. Mais cela loupe. Rien ne sort de ta baguette, même pas un filet de morve de dragon. Tu regardes ta baguette et retente encore une fois. #Atshum Draconis . Rien. Rien, le néant, le vide. Tu sens que le monde s'écroule autour de toi. Même dans cet état, ça ne marche pas.

Toujours en tenant la main d'Anthony, tu sens les larmes te monter aux yeux. De la rage, de la colère. Tu le regardes. Tu sais que tu dois avoir l'air pitoyable. Mais tu peux pas. Tu n'acceptes pas cette foutue réalité. Tu n'acceptes pas l'humiliation.

- Ne refais plus jamais ça. Je suis peut-être pas fichue de lancer ce foutu sort mais ne refais plus jamais ça.

Ta voix est colérique, bien que basse. Tu ne cries jamais. Mais tu peux être aussi froide qu'un iceberg. C'est le cas. Pourtant, tu ne comprends pas pourquoi les larmes roulent sur ton visage. Ce n'est pas de la tristesse. Peut-être que si. Peut-être qu'au fond, t'as vraiment changé. Peut-être qu'il a raison. Peut-être que...ta baguette n'est plus ta baguette. Non. Tu ne peux pas admettre la défaite. Tu as trop perdu ces derniers temps pour te laisser vaincre.

- Je suis perdue, p*tain. Je sais pas. Je sais pas ce qui va pas avec moi.

Tu ne sais pas pourquoi mais tu lui as dit. Tu lui as dit ça. Tu te gifles mentalement. Tu utilises ta main libre pour essuyer tes larmes. Cesses-donc de te donner en spectacle. Reprends ta fierté, non de Zeus. Tournes les talons et va-t-en. Mais tu te rends compte d'une chose. Une seule. La seule chose qui te retient, c'est la chaleur de sa main contre la tienne. Parce que ça fait du bien. Cela ne chasse pas la douleur, cela n'illumine pas la scène. Mais c'est bon de sentir quelqu'un proche de toi. C'est rare et la rareté rend les choses précieuses et belles.
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Message par : Anthony Adams, Dim 29 Oct 2017 - 16:19


Elle n'avait pas pu se lever toute seule. Impossible avec ses côtes cassées apparemment. Elle avait vraiment pris cher pendant ce tournoi. Et pas dans le bon sens du terme. Malheureusement pour elle. Du coup, Anthony l'aida à se relever, quand il l'entendit murmurer une formule. La morve de dragon. Un sort peu compliqué et pourtant, rien sortit de la baguette. Anthony regarda Jana, compatissant.


- Ne refais plus jamais ça. Je suis peut-être pas fichue de lancer ce foutu sort mais ne refais plus jamais ça.

L'attrapeur et Jana était toujours main dans la main. Trop proche ? Sans doute. La voilà qu'elle craque. Pour de bon. Les larmes viennent.

- Je suis perdue, p*tain. Je sais pas. Je sais pas ce qui va pas avec moi.

Il laisse à Jana un peu de temps. Histoire qu'elle sèche ses larmes. Inconsciemment, il garde la main de la jeune femme dans la sienne. Pourquoi ? Aucune idée. Il laisse le temps s'étirer. Il regarde Jana dans les yeux. Il ne sait pas trop si elle lui renvoi son regard, ou si elle a simplement les yeux dans le vide. L'animagus finit par attirer Jana vers lui. Il savait pas trop ce qu'il faisait mais, elle non plus ne savait pas trop apparemment alors bon. Il l'attira donc vers lui pour la prendre dans ses bras. Si si. Genre vraiment. Il prenait Jana dans ses bras. Il savait pas trop comment elle allait réagir. Ceci dit, il savait pas trop pourquoi il réagissait comme ça aussi. Un partout.

- Je... il était pas doué avec les mots dans ce genre de cas.

Il s'arrêta donc de parler. Rien à dire. Les mots étaient peut-être superflu. Il avait déjà tout dit. Apparemment, ça avait suffit à... Enfin non. Il en avait déjà trop fait. Pourquoi il voulait l'aider en fait ? Pourquoi à chaque fois qu'ils se voyaient, il l'aidait, la prenait sous son aile ? Et pourquoi, là, maintenant, elle était carrément dans ses bras, encore à moitié en larme ? Il avait certainement manqué un chapitre dans l'affaire. Entre le moment où il lui avait envoyé un sort et ce moment là. Il s'était endormi non ? Quelque chose ? Non ? Genre, vraiment ?

- Désolé. Je le ferais plus. Promis.

C'était sans doute des mots inutiles. Sans doute qu'elle s'en foutait. Peut-être même qu'elle n'écoutait pas. Peut-être même qu'elle était déjà parti et qu'il ne tenait que du vent dans ses bras. Allez savoir. Anthony s'assura qu'elle était toujours là, en parcourant doucement son dos. Non, elle était là. M*EEEEEEEEEEERDE. Ce geste aurait put s'apparenter à une caresse. C'est pas du tout ce que tu crois Jana ! J't'assure ! Il voulait juste savoir si t'étais toujours là. Savoir si tu n'étais pas partie. Savoir si tu n'étais pas une illusion. Si tout ça n'était pas un rêve chelou. Mais non. T'étais bien là apparemment.

- Ce n'est pas forcément une mauvaise chose de changer tu sais.

Nouvelle pause. Il s'écarte légèrement d'elle pour pouvoir la voir. OKAY. Ce moment était dangereux. Ils étaient moins proches tout à l'heure quand ils s'étaient embrassés. Brr, c'était vraiment bizarre tout ça. D'ailleurs, là aussi il avait dû rater un chapitre. A force de choses improbables, il commençait sérieusement à se demander si tout ça n'était pas un rêve. Un rêve bizarre où Jana occupait une place importante. Non, ça aussi c'était flippant. C'était ptet finalement plus rassurant de se dire que tout ça c'était réel. Ou pas. Les deux options étaient peu réjouissante. 'fin. Pas que l'embrasser était un truc de particulièrement désagréable mais. Bon. Quand même.

- Je dois t'avouer que ma baguette non plus ne m'obéis plus comme il faut...

Ça, peu de monde le savait. Imaginez, le type qui tient la plus grande boutique de baguette d'Angleterre qui a une baguette qui ne lui correspond pas. Ça faisait mauvaise pub. Et pourtant, c'était la réalité. Cela faisait maintenant pas mal de temps, que sa baguette n'avait rien à voir avec ce qu'il était maintenant. Son ascension à Olly n'y était pas pour rien. Il regarda Jana, les yeux encore rouges. Tout ça pour une baguette ? Mouais. Y'avait autre chose non ? Anthony prit à nouveau la main de la jeune fille pour s'écarter un peu plus. P*tain, cette séquence était beaucoup trop chelou. On parlait bien de Jana là ? Et d'Antho ? Ouais bon. Non, c'était un rêve forcément. Anthony le décida ainsi. C'était un rêve. Impossible que tout cela se passe réellement. Pas vrai ?
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Dim 29 Oct 2017 - 23:26


Entièrement bloquée dans un tourbillon qui n'a aucun sens. Tu es là. Tes émotions, tes sentiments, toutes les sensations se confondent se mélangent. La douleur obscurcit encore plus ton cerveau. Tu sais que tu passes d'une émotion à l'autre, comme ça, sans transition. Votre petite "conversation" ne ressemble à rien. Vous passez d'un écueil à l'autre. Et Adams. Non, Anthony. Bref. Il te suit dans ce joyeux désastre. Il joue ton jeu, il te suit dans ta colère comme dans ta drague. En fait, c'est ça qui te réconforte. Plus que la chaleur de sa main. Tu le trouves toujours horripilant. C'est pour ça que c'est amusant. La question, c'est...Pourquoi tu craques ? Pourquoi les larmes ? Parce que tu t'es prise à ton propre jeu et que tu t'es piquée. Tu t'es laissée avoir.

Tu as bien tenté de sécher tes larmes mais le torrent poursuit son chemin. Toi qui n'a pas versé une seule larme depuis un long moment. Tout s'écoule par tes yeux. Comme si...Pour la première fois depuis longtemps, tu te sens en confiance. En confiance parce qu'en face, il y a ce gars qui t'énerve. Quelqu'un qui te tient tête. Quelqu'un qui joue avec toi mais ne te laisse pas gagner. Alors que tu monologues intérieurement, tu te sens attirée vers l'avant. Sans même que tu t'en rendes comptes, il t'a pris dans ses bras. Et tu te retrouves là, nichée dans un câlin. Tes yeux s'écarquillent. Comment ça ? Non ! Tu ne fais pas de câlins, toi. T'es pas une petite peluche mignonne, loin de là.

Tu le sens prendre la parole. Tu sens son souffle, les paroles qui vibrent. Comme vous êtes collés l'un à l'autre et que tu es ridiculement petite, tu as la tête collée contre son torse. Tout résonne. Il te fait une promesse. Il ne recommencera pas. Tes larmes commencent à sécher. Il ne recommencera pas. Tout va bien. Et s'il recommence, tu prends cette nouvelle baguette et tu lui fais la misère. Parce que tu n'es pas une simple peluche à câliner. Et d'un coup, tu sens sa main dévaler ton dos. Remonter. Le toucher est léger, presque inexistant. C'est étrange. Tu ne comprends pas, tu ne comprends rien. Pourquoi ? Tu n'as pas le temps de l'arrêter, de te dégager de son étreinte et de lui dire qu'il faut arrêter de jouer avec le feu. Qu'il arrête tout simplement. Qu'il n'a pas les tripes pour jouer avec toi comme ça. Mais comme pour cacher son trouble, le propriétaire enchaîne rapidement.

Il te dit que ce n'est pas grave de changer. Oh, Anthony. Gentil Poufsouffle. Bien sûr que si, c'est grave. A trop changer, l'on finit par se perdre. Comment savoir où tu vas si tu passes ta vie à te demander qui tu es ? C'est effrayant, ne vois-tu donc pas ? Tu n'as aucun contrôle sur la suite, sur les choses.
Il s'écarte un peu pour te regarder. Vous êtes proches. Trop proches. T'es quand même pas à ton aise. Les contacts physiques...Et bien, s'ils ne sont pas d'un certain genre, ça te plaît pas des masses. Mais tu n'arrives pas à le rompre. Tu essaies mais ton corps ne répond pas. Sûrement un mélange de faiblesse physique, d'émotions et de reste de Petrificus Totalus. (NDA : Jana et la mauvaise foi, part. 8373)

Et il reprend la parole. Encore. Comme pour fuir la suite logique des choses. Comme s'il avait peur de ce qui allait se passer s'il laissait le silence s'installer. Tu tentes un demi-sourire, presque fugace. C'est un peu de ta faute. Mais c'est fini. Si tout à l'heure, tu lui as sauté dessus, c'est pour la simple et bonne raison qu'il t'énervait. Et que t'as voulu te décharger de tout ça. C'est tout. Et aussi un peu parce qu'il est beau. Mais bon, pas de quoi te transformer en dinde décérébrée. Quoiqu'il en soit, pendant qu'il parle, il se détache de toi, quoique gardant ta main dans la sienne.

- Je dois t'avouer que ma baguette non plus ne m'obéis plus comme il faut...
- Tu sais, t'as pas besoin de me raconter des histoires pour que je me sente mieux.

La réponse est venue, plus sèche que ce que tu ne voulais. Il ne pensait sûrement pas à mal. Mais de ce que tu en sais, ça tombe à pic. Oui, parlons nous entre propriétaires de baguettes reniées. Que ce soit vrai ou pas, vous n'allez pas prendre le thé en parlant de vos déboires de bouts de bois.

Tu renifles un peu. Le torrent s'est tarit, depuis déjà quelques minutes. Tes côtes te rappellent à l'ordre. Tout en fait, te rappelle à l'ordre. Avec un peu d'envie, tu considères l'idée de replonger dans ses bras. Avec un peu de répugnance. Mais tu dois avouer que le contact t'a réchauffé un instant. Tu ne pensais plus à la lourdeur de tes côtes, ni aux fractures, ni à rien en fait. C'était toujours là mais moins désagréable. Sûrement sa chaleur corporelle. Oui, c'est ça, bien sûr. Douloureusement, tu finis par arracher ta main de la sienne. Pas de gaieté de cœur.

Tu te retournes vers la table. La nouvelle baguette est toujours posée dans son écrin. Tu déposes la tienne que tu tenais serrée dans ta main sur la table. Et de ta main gauche, tu sors la nouvelle baguette. Tu soupires. Tu ne veux pas l'admettre mais peut-être que c'est la meilleure chose à faire ? Il te faut une baguette opérationnelle pour poursuivre ton plan de carrière. Tu espères quand même que la tristesse ne se lit pas trop dans tes yeux. Tu aurais l'air ridicule. Tu esquisses un geste. Tu tentes même un informulé. #Lunus Solem

L'extrémité du bout de bois rayonne. Comme un diamant, la lumière t'éclaire le visage. Ton expression est celle qu'on aurait pu attendre. De la tristesse. A croire que, oui, tu as changé. Tu soupires. D'un autre geste, tu mets fin au sortilège. Jamais tu n'aurais réussi un informulé. Tu reposes la baguette dans son coffret. Tu retournes vers  Anthony, la respiration rapide. Tu n'éclateras plus en sanglot. Mais ça ne t'empêche pas d'être triste et un peu paniquée.

- Je te déteste. Je te déteste vraiment. A cause de toi, je vais être obligée de chercher qui je suis. Encore. C'est de ta faute, tout ça. J'aurai jamais dû venir.

Et tu fais la seule chose qui t'a apporté du réconfort aujourd'hui. Sans même attendre son avis ou bien une quelconque autorisation, tu tombes dans ses bras. Tu poses ta tête sur sa poitrine. Tu fermes les yeux, tu respires. Tu te sens mal. Vraiment  mal. Mais savoir qu'il est là et qu'il vit possiblement la même chose, ça te réconforte un peu.
Toujours sous le coup de l'impulsion, et puisque ce qui se passe ici aujourd'hui n'a vraiment aucun sens, tu te mets sur le pointe des pieds. Tu poses un baiser sur sa joue et tu continues de bouger. Jusqu'à son oreille. Et là, tu chuchotes :

- C'est bon, t'as gagné. Je te la prend, la nouvelle baguette.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Ven 10 Nov 2017 - 23:43


La réponse est venue, plus sèche que ce qu'elle ne voulait. Sans doute. Mais Antho ne le savait pas. Antho n'était pas apprenti Légilimens, il lisait pas dans les pensées, alors quand le :

- Tu sais, t'as pas besoin de me raconter des histoires pour que je me sente mieux.

Était sortie, il se tut. Pas la peine d'en dire plus. Il aurait pu lui montrer ce que ça faisait quand il utilisait sa baguette sans réfléchir. Mais étant donné qu'elle l'avait vu l'utiliser tout à fait normalement, ce n'était pas très crédible. Première fois que cette faculté d'apprivoiser n'importe quelle baguette le mettait à défaut. Boarf, tant pis si elle le croyait pas après tout. Antho la regarde donc agir. Elle va vers la table et dépose son ancienne baguette dessus. Comme si elle l'abandonnait. Et il ne croyait pas si bien dire, puisqu'elle prit la baguette qu'Antho lui avait proposé quelques minutes auparavant. Il s'était passé tellement de choses depuis, que le proprio avait l'impression que c'était il y a une éternité. C'est fou ce qu'il pouvait se passer quand une déséquilibrée passaient la porte. Elle regardait cette baguette avec tristesse. Comme si ça lui faisait mal d'admettre qu'il avait raison finalement. Antho se dit qu'il avait réussi une prouesse si elle acceptait cette baguette. Il était parti de loin. Un refus catégorique. Lui balancer un sort avait finalement permis de la débloquer. Cette technique, il n'allait pas l'apprendre à ses stagiaires. C'était pas bon pour la vente. "Alors, en fait, pour persuader qu'une baguette fonctionne, balancer un Petrificus sur le client, vous verrez, ça le calme !" Pas top.

Anthony continua de la regarder, attentivement. Elle se concentra et... La magie opéra. Elle avait carrément réussit un informuler. Alors que 10 minutes avant un simple sort ne fonctionnait pas. Il s'approcha d'elle, doucement, alors que Jana contemplait la lumière éclatante sortant du bot de bois. Magnifique. Parfait. Aveuglant. Finalement, elle met fin au sortilège, et la pièce retombe dans sa semi-pénombre rassurante. Et la jeune femme se retourna vers lui. Et... Elle parle à nouveau après ce long silence. Décidément il se passait beaucoup de choses pendant les silences. Comme quoi, un bon silence, valait bien mieux qu'un long discours. L'attrapeur regarda Jana droit dans les yeux. Un peu fier de voir que la baguette fonctionne à merveille.


- Je te déteste. Je te déteste vraiment. À cause de toi, je vais être obligée de chercher qui je suis. Encore. C'est de ta faute, tout ça. J'aurai jamais dû venir.

Il répondit, sans même s'en apercevoir.

- Je peux t'aider à chercher si tu veux.

AAAAARG MAIS TA G*EULE. Oui, la baguette en disant long sur son lanceur, oui, il pouvait clairement en retirer quelques traits principaux qu'il avait cramé facilement, mais lui dis pas ça b*rdel. Pourquoi tu veux absolument l'aider ? Elle t'avait fait quoi ? C'était pas une gamine m*rde, elle pouvait très bien se débrouiller toute seule ! Antho se gifla mentalement et chercha le CTRL+Z. Mais bon, il n'avait pas ça en réserve. Il espérait qu'elle n'avait pas entendu.

Était-ce parce qu'elle avait entendu, ou était-ce juste parce qu'elle en avait envie, mais la voilà à nouveau dans ses bras. Hein ? Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Il se retrouva à nouveau avec Jana, blottit contre lui, comme une enfant cherchant du réconfort. Qu'est-ce qui tournait pas rond chez elle ? Malgré tout, malgré ces réflexions, Anthony l'entoura de ses bras. Il la serra légèrement contre lui, comme il l'aurait fait avec une amie. Étaient-ils des amis ? Il la sent respirer, doucement, comme si elle trouvait là un peu de... Réconfort ? Vraiment ? Le propriétaire d'Ollivander's n'avait plus rien à dire. Il était là, avec Jana dans ses bras. Sans trop comprendre ce qu'il se passait ici. Ni trop ce qu'il se passait dans sa tête. Et encore moins dans celle de Jana. M'enfin, avec elle, il avait cru comprendre qu'il fallait prendre ce qu'elle donnait. Rien de plus. Fallait pas trop chercher à comprendre. Anthony la sent bouger dans ses bras. Se soulever, grandir jusqu'à sa joue et déposer un léger baiser dessus. Puis continuer, pour lui murmurer à l'oreille.

- C'est bon, t'as gagné. Je te la prend, la nouvelle baguette.

Anthony fut surpris. Encore une fois. D'un coup, la voilà toute tendre. Après la colère, après la tristesse, après l'engueulade, la voilà... Tendre. Jana. Tendre. Première fois que ça arrivait ça par contre. Pas qu'il doutait qu'elle puisse être tendre. M'enfin, en dehors de la sphère privée et à l’abri d'une couette, il avait du mal à y croire. Bref, Jana chuchotait cette phrase, comme pour mettre un point final à toute cette histoire compliquée. Le calme après la tempête. Elle était à présent tout proche de lui. Beaucoup trop. Son souffle était tout contre lui. Il tourna la tête et se retrouva nez à nez avec elle. Enfin presque. Elle était juste un peu plus basse. Il la pousse un peu pour qu'elle puisse s'asseoir sur la table et... L'embrasse. Pour de vrai. Pas à la volée, pas sans comprendre. 'fin si. Mais pas que. Là, il ne subissait pas. Il en avait envie, alors... Il le faisait. Le jeune proprio/gérant/j'sais plus quand on a commencé ce RP, embrassait une cliente. Après l'avoir pétrifiée. Décidément, tout allait bien aujourd'hui. Tout était normal dans cette boutique. L'attrapeur finit par rompre le baiser.

- Tu me déteste vraiment ? dit-il avec une pointe de malice dans sa voix.

Il rouvrit les yeux pour la regarder. Hm... Vraiment pas mal quand même. Si on oubliait les effets secondaires de sa mésaventure. Mésaventure. Pouvait-on vraiment appelé ça comme ça ? Bref.

- Si t'étais pas venue, t'aurais loupé ça... et il l'embrassa de nouveau.

Il savait pas trop à quoi il jouait. Mais il savait qu'il trouvait ça cool. Après tout, pourquoi se poser des questions, si elle ne s'en posait pas. Il savait pas trop où tout ça allait les mener. Mais dans le doute, et sans incanter, il envoya un Collaporta sur la porte. Il avait pas forcément envie que ses employés le trouvent dans cette position. Il rompit à nouveau le baiser. Bon, à ce moment-là il y avait trente-six. Soit il se quittait comme ça, soit il continuait de jouer, soit il parlait de la pluie et du beau, soit il continuait dans leur lancée (la table était confortable), soit ils transplanaient ailleurs, soit ils allaient faire un footing pour se détendre, soit elle testait d'autres baguettes, soit elle s'enfuyait en courant, soit il s'enfuyait en courant, soit ils allaient plus loin, soit ils se quittaient en amis, soit ils se quittaient en ennemi, soit il se disait que se comporter comme ça avec une cliente c'était décidément pas pro, soit il s'en foutait, soit il était dans un rêve et il allait se réveiller, soit la douleur allait refluer et la faire hurler et partir à nouveau en c*uilles, soit la douleur se dissipait encore un peu, soit ils concluaient enfin la vente. Vous voyez. Il n'y avait que 18 solutions. C'était peu. Pile la moitié de 36. Les gens abusaient toujours de cette expression. C'était rare d'avoir 36 solutions.

- Puis t'as l'air d'avoir trouvé une solution à un autre problème que celui de ta baguette ici. Je me trompe ?

Le jeune homme s'approcha à nouveau de Jana, mais cette fois, pas pour l'embrasser, mais juste pour la prendre dans les bras. Doucement, tout doucement, ses mains passèrent sous les vêtements. Cherchèrent à toucher la peau de la jeune fille. Doucement, il souleva petit à petit son haut, découvrit son corps meurtri. Peut-être la suite ne sera pas celle que vous imaginez. Peut-être que si. Qui sait. Jana et Antho était apparemment tout les deux aussi inconscients de ce qu'ils faisaient. Pour la première fois depuis longtemps, le jeune homme cédait à ses envies. C'était épuisant d'avoir des filtres en permanence. Aujourd'hui, son cerveau avait apparemment enlever tous les filtres. Il cédait à présent à ses impulsions, ses envies du moments, sans réfléchir...
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Dim 12 Nov 2017 - 14:55


C'est fatiguant d'être toi. Vivre en permanence dans une tornade. Rien n'a aucun sens, jamais. Comme quand tu sens Anthony te pousser vers la table. Délicatement, comme s'il ne voulait pas te casser. Comme une Jana de porcelaine. T'as envie de lui dire que t'es plus solide que ça, de râler. Pour la forme. Que si tu te montres sympa, tu es loin de la petite chose fragile. La douleur, elle est présente. Mais c'est ton problème. Pas le sien. Sauf que aucun son ne franchit tes lèvres. Tu poses tes fesses sur la table. Tu sais ce qu'il va se passer. Oh, tu l'arrêterai bien. Pas besoin de câliner du Pouffy. Mais...En fait...T'as pas envie. Parce que très étrangement, dans ses bras, tu te sens bien. La douleur devient secondaire, tes pensées ralentissent. Une simple histoire d'hormones et de cerveau. Tu comprends pas tout. Peut-être que t'as juste besoin d'un doudou et que t'as choisi Baguette-en-chef pour faire office.

Perchée sur cette table, il t'embrasse. Pas un baiser qui mêle frustration et exaspération, comme le précédent. Quelque chose de plus passionné. Rien à voir avec tes plans cul habituels. Ces gars rencontrés dans un bar, avec qui tu te bourres la gueule avant de les ramener dans ton lit. Comme si Adams embrassait Jana, pas juste la nana bourrée perchée sur ses talons aiguilles. De toute façon, vu ton état, t'as rien de sexy. C'est lui qui interrompt ce moment, te rappelant que tu ferais mieux d'en profiter, au lieu d'essayer de trouver une réponse à ta vie.

- Tu me détestes vraiment ?

Oh oui. Oui, tu le détestes vraiment. Enfin, pas trop, là, dans cette situation. Enfin. Si. Non. Peut-être. Il est toujours très exaspérant et t'as gravement envie de lui faire ravaler son petit sourire. Tu t'avances pour l'embrasser, encore une fois mais il t'interrompt à nouveau.

- Si t'étais pas venue, t'aurais loupé ça...

Mais...Mais, il veut que tu t'en ailles, c'est ça ? Que tu descendes de cette table ? Non parce que...Oh. Ses lèvres t'empêchent encore de réfléchir. Encore un de ces baisers dont t'as pas l'habitude. Cette fois-ci, tu te laisses happer. Sans chercher à réactiver ton cerveau, tu te laisses aller. Tu le sens bouger légèrement, tendre le bras. Sûrement pour verrouiller la porte. Oh. Les choses deviennent sérieuses. On ne verrouille pas les portes sans avoir une idée derrière la tête. Il interrompt encore le baiser...Merlin, ce qu'il peut t'exaspérer. Tu accroches ses yeux du regard. Tu lis une légère...interrogation ? Difficile de savoir quoi en penser. Tu le détailles à nouveau. Bon, c'est vrai, lors de votre première rencontre, tu l'as trouvé carrément beau. C'est toujours le cas. Les joueurs de Quidditch, y a pas à dire.

- Puis tu as l'air d'avoir trouvé une solution à un autre problème que celui de ta baguette ici. Je me trompe ?
- Oh, tais-toi, Adams. On va pas faire la conversation pendant dix ans.

Oups. C'est sorti tout seul. Bravo Jana. C'est pas vraiment comme ça que tu vas l'encourager à poursuivre. Ah, c'est nouveau ça. T'as envie qu'il poursuive. Bon, on va dire que les hormones t'ont enlevé tout ton bon sens. Bien. Il réagit pas trop mal, à ce que tu vois. Il te reprend dans ses bras et les choses commencent à chauffer. On est loin des précédentes étreintes un peu chastes. Ses mains descendent sur ton t-shirt, la caresse est douce. Toi, tu inspires son odeur à plein poumons. C'est agréable. Oh, les mains qui passent sous ton haut, le soulève. Chaudes, douces. Puis, il s'arrête. Incertain. Tu le regardes, lui souriant, de ton air un peu tordu. Tu mets tes mains sur les siennes et l'aide à enlever le morceau de tissus. Tu sais ce que tu veux, pour la première fois depuis que tu le connais.

Ton tshirt a valdingué au sol. Tu reprends ses lèvres avec les tiennes. Hors de question de le laisser tout contrôler. Le baiser gagne en intensité. Tu te sens fébrile. Tes côtes se rappellent à ton esprit. Rien à faire. Tu glisses tes jambes autour de ses hanches, pour le rapprocher encore. Tu bascules en mode off. Tu n'es plus qu'instinct. Concrètement, tu le veux. En entier. Sans aucun filtre, aucune barrière. Dans la plus pure forme animale. Tu sens ses lèvres dériver. Descendre. Doucement. Tu rejettes la tête en arrière pour dégager ton cou. Il picore ta peau de baisers et tu te laisses faire. C'est bien trop agréable. Ses mains remontent, sur ta brassière. Il frôle un bleu ou deux au passage. T'encaisse.

Tu te redresses alors qu'il atteint ton buste de sa bouche. Tu sens la chaleur qui irradie ton corps, l'excitation qui s'empare de toi. Merlin, tu pourrais te consumer sur place. Décidant de ne pas rester passive, tu passes tes bras autour de lui, le plaquant contre ta poitrine. Tes doigts se perdent dans ses cheveux. Tes yeux se ferment.  Toujours assise sur cette table, tu te laisses porter par les sensations.

___________________________________________________

Vous êtes étendus, là, sur le tapis, que tu as magiquement rendu moelleux plus tôt. Vos membres entremêlés, dans une étreinte calme. Pas sereine. Loin de là. Ton cerveau, remis de la langueur orgasmique, tourne en boucle. Tu as couché avec Anthony Adams. Oui, ce Pouffy exaspérant, désespérant. Et terriblement beau. Et terriblement bon, aussi. Le froid s'insinue sur vos peaux mais vous préférez rester allongés. Par Merlin, qu'est-ce que vous avez fait ? Enfin...Tu sais très bien ce que vous avez fait. Mais pourquoi ?

Il y a à peine deux heures, vous pouviez vous encadrer moyen. Et là, vous êtes en plein câlin. Tu ouvres les yeux doucement et lève la tête vers lui. Il te regarde, sa main toujours perdue dans tes cheveux, jouant doucement avec. Lui aussi doit se demander pourquoi. Délicatement, tu l'embrasses du bout des lèvres. Quelque chose de très doux. Presque une promesse. Presque un remerciement. Tu sens la douleur qui reflue. Tu sais que les hormones ne vont pas tarder à se dissiper et la souffrance qui va revenir.

Sans attendre, tu te dégages de ses bras, à regrets. Tu te relèves, difficilement. Tu rattrapes tes vêtements éparpillés à vos pieds et les enfiles rapidement, dos à lui. Tu te précipites vers ton sac à main. Tu sors ta fiole de potion anti douleur et te l'enfiles cul sec. Un peu anesthésiée, les contusions et autres joyeusetés t'embêteront moins. Tu lances ses fringues à Adams, encore allongé sur la tapis magiquement coussiné.

Toujours sans parler, parce que pour une fois tu ne sais pas quoi dire, tu sors ton paquet de clope et ton briquet. Tu ouvres la petite fenêtre qui donne derrière la boutique, sur une ruelle déserte. T'as pas trop le droit de fumer mais tu t'en tapes. Tu tires la première taffe, prenant bien garde à ne pas laisser entrer la fumée. Entre deux bouffées, tu devines qu'Adams s'est relevé et habillé. Il faut briser le silence. Lui dire. Il faut parler. C'est ce que tu fais, d'une voix incertaine. Tu essaies de le dissimuler par ton intonation traînante mais même toi, tu n'arrives pas à te convaincre.

- Bon...Je...Je suis pas une fille qui se met en couple. Ce qu'il vient de se passer, c'était...euh...bien. Vraiment. Mais... Tu fais une pause, tires une taffe, expire la fumée. En fait, je  peux pas te dire que j'ai pas envie que ça se reproduise. Je viens de me rendre compte que tu me plais. Mais je suis toujours pas une fille qui se met en couple.

C'est pas mal ça. Tu lui as annoncé la couleur. A lui de prendre ou de laisser. Toi, tu n'attends rien. Tu n'attends jamais rien de personne. C'est le secret de ta froideur et de ton indifférence. Les gens sont gentils, les gens sont des tas de choses. Mais ils sont aussi capables de t'envoyer un éclat de glace et de faire exploser ta cage thoracique. Sans sourciller. Pour une fichue coupe à la fin. Alors, tu n'attends rien. De personne. Ni même d'Anthony.
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Lun 13 Nov 2017 - 18:47


HRP : Si problème, MP me

Elle craque. Doucement, il brise les dernières barrières.

- Oh, tais-toi, Adams. On va pas faire la conversation pendant dix ans.

La première supplication. Anthony s'exécute. Lui aussi craque, lui aussi ses barrières tombent. Finit. Il se retrouve à l'embrasser, fébrilement, chaudement. Une dernière hésitation, balayer par Jana. Elle enlève son t-shirt, comme un obstacle encombrant à leur étreinte. On y était. Un sourire, et le vêtement se retrouve loin. Elle découvre son corps. Il découvre ses courbes. Malgré quelques bleus, malgré les stigmates restants, elle était enviable. Sa brassière, simple, mais sexy, laisse envisager sa poitrine, objet de plaisir, plaisir des yeux, plaisir indécent de deux êtres qui se retrouvent. La chaleur monte. Le désir aussi. Proportionnellement. Les deux contrôlent moins. Encore moins. Fébrile. Les gestes se font plus désordonnés. Illicite. Dans une boutique. Dans sa boutique. À une heure d'ouverture. Heure de rush. Heureusement, la salle était insonorisée. Pour avoir un réel temps de repos ici. Ne plus entendre les bruits de la boutique. Il parcoure ce corps. Ce buste qui s'est découvert, en partie. Son cou, cette zone si particulière qui arrache le premier soupir. Plus bas, encore un peu. Les mains explorent, frôlent des bleus. Désolé Jana. Il se retrouve à explorer ce corps qui se laisse à aller à lui. Elle, ses doigts jouent dans ses cheveux.

À lui, de perdre quelques vêtements. Sa chemise d'abord. Un partout. Bouton par bouton, le voilà torse nu, laissant apparaitre son propre corps, dessiné par la pratique du sport. Ses muscles sont contractés, d'envie. Tout en force. Tout en douceur malgré tout. Il ne veut pas lui faire mal. Plus mal. Mais son envie est trop forte pour faire réellement attention. Il sera désolé plus tard. Il détache les cheveux de la Serpy. Cascade impressionnante auburn. Torride. L'embrasser. Découvrir son corps. Découvrir ces sensations. De l'interdit. De l'autre côté, l'heure est au travail. Ici, le travail est loin. Finit pour aujourd'hui. Son dos est couvert de ses longs cheveux. La chemise d'Antho cède. Rejoint le t-shirt de la jeune femme. Leurs peaux se touchent, la chaleur de leur deux corps se mêlent, s'entremêlent. La chaleur monte encore. À deux. Dans le même temps. La symbiose commence. La voilà, elle aussi, torse nu. La brassière a disparue. Non sans douleur. Évitons les fantaisies. Pour cette fois. Peau contre peau, sa respiration s'accélère alors qu'elle découvre à son tour. Anthony est en black-out. Finit, elle l'avait, rien que pour elle.

Les yeux fermés, il sent qu'elle fait quelque chose et il se retrouve allongé sur un truc mou et confortable. Elle contrôlait. Pour l'instant. Il voulait plus. Incontestablement. De nouveaux baisers. En douceur, évitant les zones à éviter. Anthony apprend ce corps. Ne pas rompre l'instant, ne pas lui faire mal... Nouvelle étape, à son tour de l'avoir. Il prenait ce corps, kidnappait sa volonté, pour la plier à la sienne. Doucement. Un nouveau vêtement s'échappe. Sa lingerie se dévoile. Simple. Noire comme les yeux qu'elle lui avait jeté un peu plus tôt. Il ne reste presque plus rien, il était temps de reprendre le contrôle. La situation s'inverse. À lui de la contrôler. À elle de se laisser aller, oublier les douleurs, oublier les bleus. Tout oublier. Ne penser qu'à lui. Qu'à ses mains, qu'à ses lèvres, qui doucement l'embrassent ; qui doucement, parcourent son corps. Toutes ces parcelles de corps, nouvellement découverte ont le droit à leur intention. Un baiser, un mordillement, une caresse. Sur les hanches, sur la poitrine, au creux de son cou, au bord de ses lèvres, Anthony découvre ce corps qui lui avait plu dès le premier instant. Il touche du bout des doigts, embrasse du bord des lèvres. Un gémissement éclate quand il embrasse ces deux noyaux du plaisir, marqué de désir. À nouveau, les respirations s'accélèrent, le temps, lui, ralentit. Nouvelle étape...

Le voilà. L'interdit. La dernière défense vient de tomber. Plus d'étoffe, plus d'entrave. Elle se contracte, ferme les yeux. Lui, continue son doux ballet. De baisers et de caresses. À présent, il évite chaque bleu, il connait les failles de ce corps, alors il les évites. Soigneusement. Doucement, la situation dérape. Encore plus. Elle se tend, se détend. Il parcoure son corps, jusqu'au bas-ventre. Il remonte, il joue avec elle.

- Oh bordel, Adams. S'il te plaît.

Une demande de l'interdit. Rien ne compte pour elle, si ce n'est la fin. Il continue pourtant de jouer. Il joue avec son désir, il est entre ses mains, entre ses lèvres. Elle y est, seule, la voilà face à son euphorie, Anthony lui fait oublier ses malheurs. D'un toucher et d'un baiser, Jana n'est plus qu'amour. La douleur disparaissait pour de bon. L'antidouleur le plus puissant que le monde ait créé se déversait dans son corps. Une dernière fois. Anthony arrêta, se détacha, pas pour longtemps. Rapidement, le monde se fend sous lui, l'interdit est défié. À deux cette fois. Il ne laisse pas de pause. Pas assez peut-être, mais il n'a plus le temps. Pressé par le feu le dirigeant. Tout recommence, leur peau se touche, s'effleure, le contact est brûlant. Au creux des hanches, la fusion est parfaite...

___________________________________________________

Un cri et tout est finit, pour de bon. Combien de fois avait-il retenti. Impossible à savoir. Ils étaient là, allongé, ruisselant de sueur, encore l'un contre l'autre. Anthony joue avec les cheveux de Jana, tendrement, doucement. Un silence s'installe. Pas de gêne. Un silence simple, pas besoin d'en dire plus. Maintenant, il s'aperçoit qu'ils sont couchés sur le tapis qu'elle avait sans doute ensorcelé. Comme elle l'avait ensorcelé. Il profitait encore quelques instants de ce corps qu'il avait conquis. Le parcourant, doucement, le regardant aussi. Finalement, elle l'embrasse et se dégage de son étreinte. D'un coup, le froid le saisi. D'habitude, on pouvait se réfugier, sous une couette, chaude et accueillante. Là, les voilà, dans l'arrière-boutique, chauffée légèrement par une cheminée, encore nus. Elle se rhabille, se mets dos à lui. Lui offrant une vue qu'il n'avait pas encore eu l'occasion d'avoir. Petit à petit, la voilà de nouveau inaccessible. Elle était rappelée doucement mais douloureusement à la réalité. Elle s'enquilla une fiole trouvée dans son sac à main, sans doute de l'antidouleur. Lui aussi se rhabilla, ça ne servait plus à rien, si ce n'était pour les beaux yeux de Jana.

Elle ouvre la fenêtre et commence à fumer une cigarette. Un truc de moldu qui avait étonnamment beaucoup de succès auprès des sorciers aussi. Le jeune homme se leva pour de bon, lança un finite sur le tapis qui retrouva sa forme originelle et il marcha deux trois pas pour se dégourdir les jambes. Il était encore tendu de l'aventure.

- Bon...Je...Je suis pas une fille qui se met en couple. Ce qu'il vient de se passer, c'était...euh...bien. Vraiment. Mais... En fait, je  peux pas te dire que j'ai pas envie que ça se reproduise. Je viens de me rendre compte que tu me plais. Mais je suis toujours pas une fille qui se met en couple.

Le proprio des lieux fut surpris. Il n'avait pas vraiment pensé à ça. Se mettre en couple, pour lui non plus ce n'était pas acquis. Il n'avait pas vraiment envie de ça. Puis, il ne connaissait pas assez bien Jana. Ce qu'il avait vu d'elle pour l'instant c'était une fille qui s'était perdu. Le peu qu'il connaissait d'elle avant son accident avait disparu. Il la connaissait pas mieux qu'elle se connaissait elle-même. L'attrapeur rejoignit Jana à la fenêtre et la prit par les hanches. Simplement, pour conclure tout ça.

- A vrai dire, j'ai pas forcément envie de me mettre en couple non plus. Mais je suis d'avis de récidiver dès que possible, dit-il souriant.

Une histoire de baguette finalement. Du début à la fin. Haherm, c'était pas fin ça. Il lui fait un léger bisou dans le cou, puis il la lâcha, pour de bon.

- Je... Je ne sais pas où ça va nous mener et je m'en fous. Je sais juste que, toi aussi tu me plais et qu'être avec toi me rends bien.

Il n'avait rien d'autres à rajouter. Ils n'avaient plus grand chose à dire. L'aventure s'arrêtait là pour eux. Pour combien de temps, l'avenir nous le dira. Ce qu'il savait, c'est que ce qui s'était passé ici avait été beaucoup trop intense pour qu'il l'ignore. Aujourd'hui, il savait qu'il voulait la revoir, revivre ce qu'il avait vécu. Se sentir à nouveau bien pendant quelques instants...
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Jana Winslaw, Mer 15 Nov 2017 - 23:37


La fumée qui s'échappe en volutes t'offre une contemplation de choix. La douleur est sourde et toi, t'es absorbée. Tout ton corps se détend après avoir été crispé et tu te sens...presque bien ? Tu sais pas trop. Au fond, t'as un goût amer dans la bouche. Celui d'avoir sûrement fait la chose à ne pas faire. Tant pis. C'est ton quotidien. Inspiration, expiration, fumée. Ce sont les mains d'Anthony qui te sortent de ta contemplation. La surprise. Après la bombe que tu viens de lâcher, tu ne t'attends pas à ce qu'il se fasse affectueux. Visiblement, tu t'es encore trompée. Tu éteins ta cigarette et te laisses aller contre lui. Une dernière faiblesse avant de partir.

Il te parle, de sa voix détachée. Cela te trouble. Comme si vous étiez amis et que tout est normal. Mais ce n'est pas normal. Vous ne vous encadrez pas. Vous venez de vous sauter dessus. Vous n'êtes pas sensés disserter calmement sur le fait que vous ne vouliez d'aucune relation de couple tout en avouant franchement que vous réitéreriez bien l'expérience. Un baiser sur ton cou et il s'écarte. Imperceptiblement, tu soupires. Et tu te tends à nouveau lorsqu'il déclare que tu lui plais. Franchement, tu préférais l'époque où vous vous en foutiez allégrement plein la tronche.

Tu décides qu'il est temps de fuir. Jana Winslaw n'est pas faite pour braver autant d'intimité. T'es bien meilleure dans l'adversité. Fin...L'adversité mentale. Parce que bon, si on s'en tient au fait de se battre et d'utiliser une baguette magique, en un mot comme en cent, tu sers à rien. Du tout. Tu te redresses et te retournes. Tu reprends ton regard hautain à peine voilé. Te voilà bien décidée à lui rappeler que même si tu comprends rien à l'alchimie entre vous, tu n'es toujours pas une Pouffy bonne à être câlinée et que les cajoleries sont terminées.

- Et bien, on verra ça, Adams. Peut-être.

Ton ton habituel. T'es bien contente qu'il soit revenu. Tu n'aurais pas supporté de laisser transparaître tes incertitudes un instant de plus. Cela se réfléchira plus tard, derrière les portes closes de ton appartement écossais. Le masque se replace. Qu'il n'oublie pas à qui il a affaire. Sans réfléchir plus, tu lui passes devant. Et tu te rappelles de la règle numéro 1. Souffler le chaud et le froid. Oh, enfin ! Un semblant de normalité dans ta tête. Le jeu reprend.  Tu t'approches de la table où reposent ton sac à main et ta nouvelle baguette. Brrr, c'est toujours aussi étrange de se dire ça. Avoir changé à ce point. Bon, après tout, tu n'y peux rien. Si cette nouvelle baguette convient, tu n'es personne pour t'y opposer.

- 2 Gallions et 7 Mornilles pour la baguette, tu m'as dit ?

En voyant la réponse positive, tu sors ton petit porte monnaie et lui donne l'argent. Bien, le bout de bois est désormais tiens. Tu glisses ton ancienne baguette dans ta poche et le coffret dans ton sac à main extensible. Bien pratique ces petites choses. Tu gardes simplement la nouvelle baguette à la main pour pouvoir déverrouiller la porte. Évidemment, tu ne te sens pas encore prête à porter la nouvelle baguette en permanence. Mais rien ne t'y oblige dès aujourd'hui. Cela te rassure, de savoir que l'autre est toujours là, comme une vieille amie qui te tiendra toujours la main. Trop de changements d'un coup, c'est perturbant. Et t'es déjà bien assez perturbée comme ça.

Avisant un parchemin et une plume qui traînent dans la pièce, tu t'en empares. Tu déchires un bout et commence à griffonner dessus. Ton écriture, toujours aussi élégante et ronde, apparaît alors que tu traces les mots. " The Workshop, 72 Lauriston Street, Édimbourg".  Tu lui tends le morceau de papier.

- Mon adresse. Des fois que t'aies envie de m'écrire ou que sais-je. Je verrais bien si j'ai envie de te répondre.

Tu t'arrêtes là, le dévisageant. Tu as bien envie d'ajouter autre chose mais tu ne voudrais pas donner trop. Trop, tout de suite, ce n'est pas bon. Après tout, c'est un jeu. Un jeu qui vous a déjà brûlé les ailes. Rien de pire ne peut arriver maintenant. Mais quand même. Pour une fois que quelqu'un est à la hauteur du Jeu. Ce serait dommage de se lasser si vite. Même si c'est le Pouffy le plus exaspérant de la Terre qui est ton partenaire. La vie est décidément pleine de surprises. Tu passes ton sac sur ton épaule. Tu grimaces un peu. Les mouvements brusques attisent la douleur. Tu n'as plus de potions. Il ne va pas falloir que tu t'attardes trop. Retrouver la chaleur de chez toi, tes draps et ton lit. Ton stock de fioles. Ton whisky favori. Pas forcément dans cet ordre.

Tu t'apprêtes à sortir de la pièce, usant d'un Alohomora informulé pour déverrouiller la porte, quand tu te retournes une dernière fois avec Anthony. Oh, en fait, tu ne peux pas partir sans le laisser entendre ta voix une dernière fois. Ton ton traînant. Une presque promesse. Rien de mieux pour attirer la convoitise. Tu as laissé tes cheveux épars sur tes épaules, l'effet recherché est atteint. Tu lui lances un regard aguicheur. Une dernière volée de mots :

- Oh, et les visites impromptues sont fortement appréciées. J'ai du whisky à la maison.

Le ton est poli, presque formel. Le but ? Qu'il ait envie de venir. L'intention ? Qu'il croie que tu en as quelque chose à faire. Parfait. Une dernière respiration et tu franchis le seuil. Tu fermes la porte et traverse la boutique, vers la sortie, saluant à la cantonade clients et vendeurs. Tu en rosis presque. S'il faut, tout le monde a entendu ce que vous venez de faire. Mais t'en as rien à foutre.  Tu te fiches du regard des gens. Avant de quitter la boutique, une seule pensée t'obsède. The game is on.

[FIN DU RP POUR JANA]
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Anthony Adams, Sam 18 Nov 2017 - 1:27


Ce moment de calme. Cette suite est... Comme le reste. Étrange. Ils se disaient ce qu'ils avaient sur le cœur. Après avoir fait ce que leur corps avait demandé. A corps et à cri. Sans jeu de mot. Aucun. Vraiment. Mais la voilà, Jana refait surface. Cette Jana qui était resté arrivé à sa boutique... Combien de temps avant d'ailleurs ? Froide et hautaine. Le moment de grâce était terminé pour de bon. À présent, c'était Jana Winslaw qui était ici. La vraie.

- Et bien, on verra ça, Adams. Peut-être.

Son ton habituel oui. Mais malheureusement pour elle, Antho avait réussit à rompre ses remparts précédemment. Et il savait, que derrière cet air impassible, ce ton froid et cet apparent détachement, il y avait un coeur. Qui demandait finalement qu'à être atteint. Anthony regarda Jana prendre son sac ainsi que sa baguette. Mine de rien, il l'avait conclu cette vente. Et plutôt deux fois qu'une !

- 2 Gallions et 7 Mornilles pour la baguette, tu m'as dit ?

Il acquiesça. Il aurait pu lui proposer une réduction. Mais pour un prix aussi petit, il n'avait pas grand-chose à proposer. Le gain allait se compter en quelques mornilles. Rien de bien folichon. Du coup. Oui, 2 Gallions et 7 Mornilles. Pas un de moins. Ni un de plus pour le service supplémentaire. Cadeau de la maison. Puis, ça s'appelait de la prostitution sinon. Pas top pour l'image de la maison tout ça. Hum. Bref, 2 Gallions et 7 Mornilles. C'est tout. Tout ça. Pour 2 Gallions et 7 Mornilles. C'est officiellement la vente la plus longue pour un bénéfice aussi ridicule. Sa paye pendant ce temps était plus importante que ce qu'il avait gagné. Clairement. Okay, il se payait peut-être un peu cher. Mais c'était pas la question, commencez pas à m'embrouiller ! Ce RP est déjà assez difficile à suivre comme ça. Elle lui donne donc 2 Gallions et 7 Mornilles. Pas une pièce de moins. Pas une pièce de plus.

Anthony la voit écrire sur un bout de parchemin. Hm... La maison n'acceptait pas les chèques en bois Jana tu sais. Encore moins écrit sur un bout de papier sans valeur. Non, à la limite, un chèque de banque, pourquoi pas. Mais là, t'abusais, c'était de l'arnaque ! Après tout ce qu'il a fait pour toi ? Franchement ! T'abuses. Puis bon, on avait dit que le prix était de 2 Gallions et 7 Mornilles, pas une pièce de moins, pas une pièce de plus (vous allez le savoir à force), pas besoin de rajouter une promesse de don sur un bout de papier sans valeur.

- Mon adresse. Des fois que t'aies envie de m'écrire ou que sais-je. Je verrais bien si j'ai envie de te répondre.

Ah. Pas tant sans valeur que ça finalement. Lui écrire ? Hm... Mouais. Était-ce vraiment ça qu'ils voulaient ? De simple échange de lettre. Franchement Jana, c'était ton genre d'envoyer des lettres ? Avoues. Certes, t'as une belle écriture. Mais je te vois mal te poser sur un bureau, avec une plume d'oie et répondre calmement à un mec que t'as du mal à supporter. À part au pieux peut-être. Je te vois assez mal aussi attendre impatiemment une réponse de la part de ce même type. Te voile pas la face, t'auras jamais envie de te répondre. Puis Antho aura sans doute jamais trop envie de t'écrire non plus à vrai dire. Je commence à le connaître le mec. Et honnêtement, il a pas envie de te faire profiter de sa belle plume. 'fin. Au sens figuré. Bref. Il ne dit rien. Regarde le papier. Mémorise l'adresse et... D'un coup de baguette fait cramer le papier. Aucune preuve de tout ce qui s'est passé. C'était important. The Workshop, 69 Lauriston Street, Édimbourg. Euh... Ou alors 71. Non ! 72 ! À moins que ça soit 82. M*rde, il aurait ptet dû garder le papier un peu plus longtemps finalement. M'enfin, de toute façon, si c'était pour envoyer des lettres, ça restait le papier le plus inutile de cette boutique.

- Oh, et les visites impromptues sont fortement appréciées. J'ai du whisky à la maison.

Vis... QUOI ? M*RDE IL EST OU LE PAPIER ? Carbonisé. Et f*ck. C'était quel numéro ? Bon, il aurait bien demandé un autre papier, mais ça faisait pas très sérieux. The Workshop, soix... Aaarg. Laursion Street. Non ! Lauriston ! Lauriston Road. Ou Street. Aaaarg mais pourquoi il avait brulé ce papelard ? Un instant, il pensa la suivre jusqu'à chez elle. Mais y'avait des chances pour qu'elles transplanent. Et suivre quelqu'un qui transplane c'était pas facile. Et pas discret en plus. Bon. Mettons. Un "The Workshop" dans la Lauriston Road. Ou Street à Edimbourg, devait pas y en avoir des masses. Pas vrai ? Ouiii. Certainement. Allez. Puis, de toute façon, entre le numéro 60 et 80, ça faisait combien de possibilité ? Une quarantaine si on comptait les bis et les ter. Une broutille ! En une après-midi il pouvait facilement trouvé. En faisait sonner tous les interphones, toutes les sonnettes du quartier. Un bon gros titre de journal ça. "Un sonneur fou sévit dans le quartier de Lauriston Street... Ou peut-être Lauriston Road" Hum. Bon.

- Hm... Au cas où tu veuilles passer... 1664, Warwick Avenue, Little Venice à Londres. J'espère que ton whisky est bon. Je suis plutôt rhum de mon côté, mais je peux investir dans du whisky si jamais...

Et elle partit. Comme elle était venue. À l'improviste. En saluant Temperance et Aysha (sisi, vous étiez là. Quelque part). Peut-être un peu moins froide qu'à l'arrivée. Avec une fêlure au cœur qu'elle avait colmaté bien maladroitement et à la va-vite. Qui ne demandait sans aucun doute qu'à être rouvert. Si si. Rappelle-toi, ce moment où tu t'es blottie de ton plein gré dans ses bras. Rappelle-toi ce dernier bisou qui t'a arraché ce léger soupir. Il t'a brisé. Pas en mal non. Il a juste brisé la glace qui faisait de toi Jana Winslaw. Il a pénétré dans ta bulle quelques instants. Il a vu des trucs que t'avais enfouit un long moment et que t'aurais sans doute voulu cacher. Surtout à lui. Tu l'appelles comment ? Baguette en chef ? Le Pouffy le plus exaspérant ? Ouais, vous vous êtes brûlés les ailes. Le problème dans ce genre de cas, c'est que les ailes, ça se répare. Mais ça ne repousse jamais. Les stigmates restent, à jamais. Les blessures sont là. Enfouies. Enfouies-les autant que tu peux. Il suffit de se baisser pour les faire ressurgir. Une simple poignée de sable que t'as balancé dessus, en espérant que le vent se chargerait du reste. Mais non. Pas moyen. Ça ne suffira pas. Tu sais qu'en donnant cette adresse, ça va ressurgir. Tu le sais. Antho aussi... Jana, tu es entrée dans la vie d'Anthony. À présent, je te souhaite bon courage pour en sortir...

Il lui fit un signe de tête en guise d'au revoir, alors que la Serpy partait de la boutique. Il était appuyé sur l'embrasure de la porte. Pas sûr de ce qui venait de se passer. Était-ce réellement réel tout ça ? Impossible à savoir. Aucune preuve. Pas même une adresse...

[Fin du RP - Sujet à nouveau libre]
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Re: L'Arrière-boutique

Message par : Kyara Blanchet, Lun 18 Déc 2017 - 15:50


Autorisation du jaune du dessus pour poster


Les vacances étaient arrivées à la vitesse grand v. Kyara n'avait pas vu le temps passer entre la préparation de ses cours, la réalisation, le travail sur elle-même. C'était comme si elle n'avait eu qu'à cligner des yeux (ou changer d'onglet) pour être au jour j. Sa rencontre avec Anthony Adams, propriétaire d'Ollivander's. La professeure de Soins Aux Créatures Magiques était encore intriguée de sa demande. Certes, elle se débrouillait dans la récolte d’éléments, mais elle n'aurait jamais imaginé qu'on serait venu la solliciter un jour à ce sujet.

C'était plus la curiosité qui l'avait poussée à accepter étant donné qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de se rendre dans l'arrière boutique d'un tel établissement. Elle n'était pas contre le fait de grappiller quelques informations ou même en apprendre plus sur le sujet. Toutes les connaissances étaient bonnes à prendre dans n'importe quel domaine qui était intéressant bien entendu. Kyara avait donc quitté Poudlard en début d'après-midi afin de se rendre jusqu'au Chemin de Traverse, en transplanant bien évidemment depuis Pré-au-Lard. Direction son rendez-vous par la suite. En entrant dans la boutique, elle alla directement au comptoir et se présenta en donnant son identité avant de le contourner afin d'entrer dans l'arrière-boutique.

C'était en fait une salle de pause qui avait l'air d'être assez confortable. Cela lui rappelait l'époque où elle était serveuse, il y avait une certaine ambiance qui planait et qui était différente de celle de la salle des professeurs à Poudlard. Pour ce qu'elle y mettait les pieds de toute manière. Faisant quelques pas, Kyara s'arrêta devant un fauteuil, continuant son observation des alentours et attendant son hôte.
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