AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres
Page 1 sur 19
Alentours de Londres
Aller à la page : 1, 2, 3 ... 10 ... 19  Suivant
Arya Wolf
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Louve
Occlumens


Alentours de Londres

Message par : Arya Wolf, Ven 10 Déc 2010, 17:45


[HRP: RP privé avec Ismaël Lievitch, autorisation de sa part pour le faire agir]


Suite à la visite que le couple avait fait au frère d'Ismaël, Arya s'était pendant un bon moment demandé s'il serait judicieux de lui présenter sa propre famille. Elle avait hésité, réfléchi mûrement à la question, puis elle avait fini par contacter ses parents pour savoir s'ils acceptaient de le rencontrer. Après avoir eu le feu vert de leur part, elle en avait parlé à son compagnon, lui demandant s'il apprécierait de l'accompagner quand elle rendrait visite à sa famille, dans un petit village non loin de Londres. A son plus grand soulagement, il accepta. Le dîner fut donc fixé pour début janvier, et serait un nouveau test pour la solidité du jeune couple. La nuit de Noël les avait beaucoup rapprochés, mais cette visite à la famille de la Phénix serait une étape supérieure de leur chemin commun.

Ils arrivèrent donc en transplanant ensemble dans la rue déserte du village. Sorciers et Moldus y vivaient ensemble, sans que les seconds se doutent de la présence des premiers, et la population était à peu près également divisée entre les deux. La jeune femme se passa les doigts dans les cheveux pour les remettre en place, un peu ébouriffée par cette arrivée. Puis, Ismaël lui passa un bras autour de la taille et ils se mirent à marcher le long d'un trottoir encroûté de neige gelée et légèrement glissante. Toute sa famille serait là: ses parents, évidemment, mais également son frère aîné, John, avec son épouse et leur fille de quelques mois, sans oublier sa jeune soeur Keira, qui vivait encore à la maison le temps de trouver sa vocation. Bref, tout le monde serait rassemblé, à croire que le fait que sa vie sentimentale recommence après la tragédie du meurtre de Dastan était un évènement.

Malgré elle, elle se sentait un peu nerveuse tandis que la demeure familiale se rapprochait. Le village était un peu perdu dans les champs, et le peu d'habitants permettait à de grandes propriétés de s'installer. Et si la maison des Wolf n'avait pas la taille ni le luxe du manoir d'Ismaël ou du frère de ce dernier, cela restait une grande et belle demeure, prouvant que les revenus du père de famille, qui travaillait au Ministère de la Magie, n'étaient pas des moindres. Ce qui était à double tranchant: certes, son haut poste au département des Créatures Magiques lui valait un salaire confortable, mais il avait pour cela toujours sacrifié ses moments en famille. C'était presque un miracle qu'il dispose de sa soirée ce jour-là, et la jeune femme songea qu'il avait dû noter la date dans son agenda bien à l'avance...

Quand finalement elle poussa le portail de fer forgé surmonté de deux loups, armoiries de la famille depuis aussi loin que l'on pouvait remonter dans la généalogie, ils se retrouvèrent dans une allée qui traversait des parcelles d'herbe recouverte de neige. A première vue, rien ne distinguait la maison d'une habitation moldue, même si l'on ne pouvait pas en dire autant de l'intérieur, largement plus marqué par la magie. Alors qu'ils avançaient jusqu'au perron, elle se défit doucement de l'étreinte de son compagnon pour aller sonner. Après quoi, elle se retourna vers lui pour inspecter sa tenue, preuve de sa nervosité intérieure, car elle le savait toujours impeccable, surtout lorsqu'ils sortaient. La tension qu'elle ressentait était principalement due à une chose: une divergence d'opinion entre celle de son amant et celle de sa famille, et elle espérait que tout irait bien à ce niveau. Elle avait remarqué que le fait d'aller dans un village dont la moitié de la population, même si cela ne représentait pas un nombre conséquent, était moldue, gênait son amant. Elle comprenait avec ce qu'il avait vécu, mais le fait qu'il serre plusieurs fois sa main dans la sienne durant leur trajet à pied, comme s'il se retenait de faire quelque chose de grave ne l'avait pas franchement rassurée.


" N'oublie pas ce que je t'ai dit à propos de ma famille. Je sais que tu détestes les Moldus, mais nous... enfin, nous avons toujours été très ouverts à leur égard, donc évite le sujet, d'accord? D'ailleurs, Lily, la femme de mon frère, est une sang-mêlé, ce qui rendra le sujet encore plus délicat... D'ailleurs, en parlant de John, il est un peu... taquin, je vais dire, mais il n'est pas méchant pour un sou. En tout cas, je suis heureuse que tu aies accepté de venir. Garde à l'esprit que je t'aime, d'accord?"

Après quoi, la porte s'ouvrit. Deux grands yeux globuleux aux iris bleu clair comme l'eau d'un lac les observaient, puis leur propriétaire s'inclina pour les laisser entrer. Il s'agissait de Serf, l'Elfe de Maison de la famille, qui sembla heureux de voir une de ses maîtresses revenir à la demeure. Il prit leurs affaires avec un sourire, puis les invita à passer au salon. Tout le monde était déjà là, rassemblés autour de la cheminée où ronflait un bon feu. Le blason des Wolf figurait au dessus de l'âtre. La famille était plongée en pleine discussion, verres déjà à la main, dans une bonne humeur ambiante.
Il y avait évidemment Arthur Wolf, père de famille et maître des lieux, ainsi que son épouse Mary, assis côte à côte. Non loin d'eux, leur plus jeune fille, Keira, qui ressemblait beaucoup à sa soeur, mis à part la couleur noisette de ses yeux qu'elle avait héritée de son père. Puis, face à ce beau monde, John, le frère aîné, l'air toujours aussi rieur, qui semblait ne pas s'être assagi avec son mariage. Son épouse, Lily, avant de longs cheveux blonds qui ondulaient légèrement, et tenait dans ses bras la petite Anna qui ne devait pas avoir plus de trois mois.
Leur arrivée fut remarquée, et le père d'Arya se leva immédiatement pour leur faire bon accueil, l'air vraiment heureux de les voir.
Revenir en haut Aller en bas
Ismaël Lievitch
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Animagus : Beauceron noir
Occlumens
Legilimens
Chercheur (DCFM)


Re: Alentours de Londres

Message par : Ismaël Lievitch, Sam 11 Déc 2010, 23:36


Lorsque Arya lui parla de rencontrer ses parents, Ismaël se retint d'esquisser une moue pas très enthousiaste. En effet, même s'il savait sa relation avec la jeune femme profonde, il n'avait jamais rencontrer les parents d'une de ses petites amies, et si lui présenter son frère ne l'avait en rien déranger, rencontrer la belle-famille le faisait légèrement angoissé. Ism' pouvait se vanter de n'avoir peur de pas grand chose, mais l'avis de sa (future ?) belle-famille lui filait un peu d'angoisse.. Bref, lorsqu'il avait vu les yeux pétillants de sa douce,il n'avait pu refuser. Il espérait ne pas avoir à le regretter.. Surtout que d'après Arya sa famille était assez copine avec les moldus, tandis que lui, bah.. On ne pouvait vraiment pas dire qu'il les adorait en réalité. A peine eut-il donné son accord qu'elle lui précisa une date, qui était début janvier. Ism' la soupçonna d'avoir prit contact avec ses parents avant de lui en avoir parler.. Enfin, la vie continua, les vacances avaient permis aux deux amoureux de faire des balades dans les environs de Godric's Hollow, de faire bouger le louveteau de sa douce, et de se rapprocher plus encore..

Puis vint le jour dit, et même si elle prétendait le contraire, Ism' voyait bien que sa tendre Arya commençait à stresser légèrement..beaucoup. Le cadet des Lievitch hésita entre s'habiller chic, ou décontractée.. Il ne savait pas grand chose de la famille de la jeune femme, sauf que le père travaillait au Ministère, et notre jeune homme se demandait s'il ne l'avait pas déjà croisé.. Lorsqu'il avait été Langue-de-Plomb, il allait souvent au Ministère, et bon.. Bref, il choisit de s'habiller de manière cool, ce qui voulait dire pour Ism' un jean de haute couture noir, avec une chemise de soie entrouverte de couleur blanche.. Il se coiffa, puis se demanda à un moment s'il devait se teindre les yeux de couleur marron, car il risquerait de choquer avec ses yeux noirs.. Puis pensant que la vérité vaut mieux, il n'en fit rien, et sortit de la salle d'eau. Lorsqu'il vit sa compagne, il remarqua avec plaisir qu'ils étaient assorti, en effet Arya avait une robe noire, avec des motifs blanc sur les cotés. Après s'être mis les manteaux, dont Ism' avait choisi un manteau de cuir, des gants dans le même style, il se mit son écharpe, puis sorti avec Arya de la demeure. Ism' mit en place les sorts habituels, donc désormais sa douce en connaissait une majorité.. Mais pas tous, il ne voulait pas livrer tout ses secrets tout de même.

Ils transplanèrent dans les environs de le-dit village, et lorsqu'ils y pénétrèrent, après que sa douce se soit recoiffer, Ismaël observa le village.. Il était joli, typique de l'Angleterre.. Seul bémol, il remarqua bien vite que ce qu'avait dit sa belle était vrai, il y avait moitié moldus moitié sorciers.. Ism' passa un bras autour de la taille de celle qu'il aimait, puis ils allèrent à pied vers la demeure Wolf.. En chemin, Ismaël sentit ses muscles se contracter.. Ces ordures, ces sous-êtres, chacun étaient responsables de la mort de Niny.. Ce ne fut qu'avec force self-contrôle, et la présence à ses côtés de celle qui lui avait ravi le coeur, qu'il se contint, et ne laissa pas libre cours à sa colère.. Ils sortirent du village a proprement dit, pour arriver en vue du manoir des Wolf. Bâtisse qui était assez spacieuse vu de loin, mais qui était loin du prestige de celui de son frère, ou même du sien.. Enfin, il ne fit aucune remarque, déjà parce que tous n'étaient pas Lievitch (encore heureux !) et ensuite, car c'était la demeure où elle avait vécue..

Ils passèrent le portail de fer forgé, où deux loups trônaient. L'allée était couverte de neige, et ils mirent peu de temps à atteindre le perron, puis elle sonna, et ce qu'elle fit l'amusa. Elle recherchait le moindre défaut dans sa tenue, et Ism' la vit faire son jeu avec amusement. Il lui lança ensuite un regard amusé, qui disait clairement "Tu crois vraiment que je ne sais pas qui je rencontre ?". Il eut le droit à une mise en garde, qui le fit rire, et à laquelle il répondit:


- Ma chérie, je sais me tenir, ne t'en fait pas. Je suis sûr que nous allons passer un agréable moment..


Il ajouta un sourire confiant à ses propos, mais même s'il savait faire taire ses sentiments, et montrer d'autres, il savait qu'il était au moins aussi angoissé qu'elle.. Avant qu'il est pu dire autre chose, la porte s'ouvrit, et un elfe de maison aux yeux azur apparut. Il les fit entrer, puis les débarrassa de leurs couches de vêtements superflus dans la chaleur douce de la maison, puis les mena avec rapidité au salon. Laissant passer sa moitié devant lui, Ismaël pénétra ensuite dans le salon. Le blason des Wolf trônait au-dessus de l'âtre de la cheminée, qui ronflait et donnait à la pièce une agréable chaleur. Le plus vieux, le père, se leva pour accueillir. Il avait les cheveux châtains avec quelques gris, un costume gris impeccable, ce qui plut grandement à Ismaël.. Yeux noisettes, et une fine moustache bien entretenue. La poigne qu'ils partagèrent était chaleureuse, sans aucune contrainte. Le père semblait content, voir heureux de voir son futur gendre..


- Enchanté, monsieur, je suis Ismaël Lievitch..


- Et moi Arthur, le père d'Arya, comme vous avez pu
le deviner..

Il lui fit un clin d'oeil, et Ism' le trouva sympathique. Puis la mère d'Arya, Mary, se leva, et après s'être présentée, Ismaël fit un baise-main à la femme à qui Arya devait ses beaux yeux.. Elle portait une robe bleu-gris, une coiffure d'allure sévère, en chignon. Tout comme le père, ses cheveux étaient châtains et parsemés de gris, assez grande pour une femme, Ism' aurait dit 1m70.. Le frère de sa douce, John, se leva, et Ismaël le reconnu. Cheveux châtains, comme ses parents, en bataille.. Les yeux bleus comme Arya, un air rieur, musclé de manière svelte.. Chemise blanche, jean chic. Il sembla lui aussi le reconnaître, car il lui dit:


- Tiens donc, voilà notre batteur favori ! Ismaël !


- John.. Cela faisait longtemps.. Je ne savais pas que tu étais le frère d'Arya..


it aes deux avaient été dans la même équipe de Quidditch à Poudlard, Ismaël en avait été le batteur, et John l'attrapeur.. Il y avait eu controverse d'ailleurs, vu qu'il était plutôt grand pour un tel poste.. Il avait un an de plus que notre jeune homme, et la poignée de main qu'ils échangèrent était amicale, en souvenir du temps où ils étaient ensemble à Poudlard. Vint se présenter ensuite la femme de John, Lily.. Cheveux blonds, un peu ondulés, les yeux verts, était habillée d'un pantalon et d'un chemisier. Il restait des traces de sa grossesse, mais elle devait être en temps normal assez fine.. Elle tenait un bébé dans les mains, qu'elle présenta comme Anna, qui avait les yeux bleus.. Comme son père. Ism' lui fit aussi un baise-main, puis offrit un sourire au bébé. Il était tonton, donc les marmots, il connaissait un peu.. Puis il jeta son regard vers la dernière qui se leva, et qu'il reconnut elle aussi.. Pour fait, il l'avait eu comme élève dans ses cours. Serdaigle, réservée, ressemblant un peu trop à sa soeur, et vêtue d'une robe bleu clair simple.. Il sourit à Keira, puis dit avec un sourire:

- Un plaisir de vous revoir, miss Wolf. J'ai eu le plaisir d'apprendre que vous avez eu un EE en DCFM.. Toutes mes félicitations tardives.


Il sourit, puis après avoir offert un sourire à sa belle, il attendit qu'on l'y invite pour s'assoir sur le canapé, Arya à ses cotés. L'elfe, Serf, vint leur proposa une collation, le jeune homme prit donc un verre de Whisky Pur-Feu, qu'il trinqua avec John. Ismaël lança ensuite à tous avec un sourire qui était enjoué:

- C'est un véritable plaisir de faire la connaissance de la famille d'Arya.. J'espère que ne m'en voudrez pas de vous voler un tel joyau..
Revenir en haut Aller en bas
Arya Wolf
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Louve
Occlumens


Re: Alentours de Londres

Message par : Arya Wolf, Dim 12 Déc 2010, 00:47


Alors qu'ils entraient dans le salon, conduits par Serf, toute la compagnie déjà présente tourna la tête vers eux. Dans tous les regards se lisait la même chose: bonheur de la voir après une séparation assez conséquente, curiosité vis-à-vis de l'élu de son coeur... Bref, tout pour la mettre encore plus mal à l'aise. Elle espérait que sa famille plairait à Ism', et que lui leur plairait également, et ce malgré la grande différence d'opinion qui risquait de les opposer... Mais si son amant faisait comme il l'avait dit et n'abordait pas le sujet délicat des Moldus, cela avait une chance de ne pas tourner au massacre. Elle sourit cependant à sa famille alors que son père se levait en premier pour venir les saluer.

L'échange qu'il eut avec Ismaël fut poli, cordial, ce qui la rassura. Puis, ce fut au tour de sa mère, de son frère et sa famille, puis de sa soeur de venir saluer le nouveau venu. Pendant ce temps, elle avait également été embrasser chacun, heureuse malgré tout de les revoir. Elle avait passé les fêtes avec son compagnon, cette fois-là, et donc se sentait un peu coupable de son "lâche abandon", même s'ils ne lui en tenaient pas rigueur, au contraire. Tous avaient voulu qu'elle se retrouve quelqu'un pour passer à autre chose après la mort de Dastan, mais au lieu de ça, elle s'était cantonnée dans sa douleur pendant deux ans... Sa mère disait parfois qu'elle avait vraiment tout hérité du côté Wolf, et de l'animal emblématique de la famille. Comme dans le couple dominant de la meute, si l'un des deux partenaires mourait, cela plongeait le second dans une grande dépression...

Elle n'avait écouté que d'une oreille distraite ce qui se disait du côté d'Ismaël, mais elle l'entendit finalement complimenter Keira pour ses résultats à ses ASPIC, en Défense contre les Forces du Mal. Maintenant qu'elle y repensait, sa soeur avait effectivement eu le jeune homme pour professeur lorsqu'elle était en sixième et septième années à Poudlard. Quant à son frère, John, il connaissait encore mieux son amant, chose à laquelle elle n'avait pas songé, puisqu'il était élève en même temps que lui, avec juste un an de plus. En tous les cas, Keira répondit quelque chose en balbutiant à moitié, sans doute un peu intimidée, au vu de son caractère. Elle avait piqué un fard magnifique, qui surpassait de loin la tendance de la Phénix à rougir lorsqu'elle était un peu mal à l'aise. La timidité de sa soeur était proverbiale...

Après cet échange de salutations et de mots de bienvenue, le couple s'installa dans un confortable canapé deux places, en cuir noir impeccable. Serf vint leur apporter à tous des plateaux en argent remplis de toasts raffinés, qu'il déposa sur la table basse en verre, dont les pieds étaient en réalité des loups debout, tête baissée, qui supportaient la plaque de verre sur leur dos. Le tout était stylisé avec goût, mais on voyait tout de même en cela que l'on se trouvait dans une ancienne famille de sorciers de sang-pur aux origines anciennes, et qui tenait à la tradition, malgré tout. Quand l'Elfe de Maison leur demanda ce qu'ils désiraient boire, Ismaël choisit du Whisky Pur-Feu, et elle préféra un verre de champagne français, avec une touche de liqueur de lavande. Le serviteur s'empressa de leur ramener ce qu'ils avaient demandé, et elle regarda son amant trinquer avec son frère, voyant qu'ils se retrouvaient comme d'anciens camarades de Gryffondor. Puis...


" C'est un véritable plaisir de faire la connaissance de la famille d'Arya.. J'espère que ne m'en voudrez pas de vous voler un tel joyau...


- Au contraire, nous sommes ravis de voir qu'elle a enfin pu tourner la page après ce qui s'est passé avec Dastan. Nous commencions à désespérer...

- Même si du coup, nous avons été privés de sa présence aux fêtes de fin d'année, mais cela en valait largement la peine, ajouta Mary Wolf avec un sourire amusé.

Arya avait naturellement rougi à ce qu'avait dit son compagnon. Sa main libre avait furtivement effleuré sa cuisse en quête de la main d'Ismaël, qui l'avait finalement prise et pressée doucement. Il esquissa même un sourire en faisant cela, et elle sentit son coeur s'affoler un peu en le voyant. Parfois, elle songeait qu'elle avait encore des réactions dignes d'une adolescente... Mais après tout, elle était amoureuse, non? Voyant que son père cherchait de toute évidence un sujet de conversation adéquat, elle pria pour qu'il ne s'aventure pas sur un terrain trop glissant. Lui ne pouvait pas savoir que les opinions de son futur gendre étaient parfois un peu... radicales.

- Finalement, vous n'êtes pas si inconnu de notre famille, Ismaël. Vous étiez élève en même temps que mon fils, puis professeur de Défense contre les Forces du Mal de ma fille cadette. Et maintenant, pour finir, vous êtes l'élu du coeur de notre Arya... Si je puis me permettre, vous faites partie d'une grande et ancienne famille de sorciers vous aussi, non? Le nom de Lievitch est loin d'être inconnu à mon oreille...

La jeune femme se mordit la lèvre. Le ton de son père était celui de la conversation, sans aucune trace de malveillance ou quoi que ce soit, mais elle espérait qu'Ismaël ne saisirait pas la perche involontairement tendue pour placer quelque chose à l'encontre des moldus, ce qui serait sans doute encore plus mal vu par Lily et John que par le reste de sa famille. D'ailleurs, son frère avait très légèrement froncé les sourcils, l'espace d'un instant, comme s'il se remémorait quelque chose, mais il ne fit pas de commentaire. Rapidement, cet air disparut de ses traits, et il en revint à une expression de curiosité courtoise. Dans les bras de sa mère, Anna se mit à chouiner légèrement. La jeune maman la berça un peu pour la calmer, tandis que son époux se tournait vers elles pour les observer.

- Papa, Ismaël n'a peut-être pas envie de discuter des généalogies des grandes familles de sorciers... C'est un sujet qui fait un peu vieux-jeu, non?

En réalité, elle espérait surtout dévier un peu la conversation sur quelque chose d'autre, du genre comment s'étaient-ils connus, s'ils se fréquentaient depuis longtemps, ce genre de banalités. A dire vrai, elle était persuadée que le sujet qu'avait abordé son père intéresserait de près son compagnon, qui était très porté sur les grandes familles de sorciers et sur la pureté du sang dans les lignages. Mais quand au fait que cela pouvait être ennuyeux... oui, c'était vrai. En tout cas, pour ceux qui n'étaient pas profondément intéressés ou initiés à la chose, ou encore qui provenaient de familles moins prestigieuses comme c'était le cas pour Lily. Sans oublier que cela faisait terriblement aristocratique, comme conversation... Finalement, la mère d'Arya sauva la situation, sans le savoir, en revenant à ce que toute future belle-famille veut savoir à un moment ou à un autre.

- Si ce n'est pas indiscret, j'aimerais savoir comment et où vous êtes-vous connus. Sachant comment est notre Arya, cela m'étonnerait beaucoup qu'elle ait cherché à trouver une chaussure à son pied, si vous me passez l'expression. Alors je suis vraiment curieuse. J'ai cru comprendre que cela fait tout de même un certain temps que vous vous fréquentez...

- Vous vous protégez, au moins?" lança John avec un large sourire, en regardant sa soeur.

Cette dernière remarque était du John tout craché. Il adorait sa soeur, et réciproquement, et ils étaient très proches. Cependant... il aimait énormément la taquiner, l'embêter gentiment dès qu'il le pouvait, et cela passait souvent par le fait de la mettre mal à l'aise, ce qui ne rata pas. Elle piqua un fard, s'abstenant de répondre dans un premier temps. Il avait beau s'être marié et avoir eu un enfant, il restait au fond le gamin intrépide et turbulent qu'il avait été. Drôle d'Auror qu'il faisait là... A le voir ainsi, décontracté et fier de sa pique, on avait du mal à le voir chassant les Mages Noirs... Sans oublier qu'il ne se comportait pas toujours en héritier principal d'une famille de ce rang, et ce qu'il venait de demander pour taquiner Arya en était une preuve.
Revenir en haut Aller en bas
Ismaël Lievitch
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Animagus : Beauceron noir
Occlumens
Legilimens
Chercheur (DCFM)


Re: Alentours de Londres

Message par : Ismaël Lievitch, Mer 22 Déc 2010, 01:30


La belle famille n'était pas si terrible que ça en fait... Ismaël en connaissait une bonne partie déjà. John avait été avec lui à Poudlard, ils avaient été dans la même équipe de Quidditch. La fille cadette avait été une de ses élèves lors de son mandat professoral, donc déjà les enfants, sans compter Arya qui était devenue (ou qui avait été depuis toujours ?) sa moitié, il les connaissait. Les parents, c'était beaucoup plus dur de se sentir à l'aise. En effet, Ismaël se sentait un peu comme un animal du zoo, où l'on le regardait afin de le juger s'il était dangereux ou pas. Mis à part cela, il lui semblait reconnaître le père, l'ayant sans doute croisé lorsqu'il avait travaillé au Ministère en tant que Langue de Plomb. La mère... Et bien. Il ne la connaissait ni de près ni de loin, mais si c'était d'elle qu'Arya tenait son caractère, les débuts seraient difficiles. Enfin, l'avenir nous le dira dans tout les cas !

La réponse des parents au compliment d'Ismaël ne se fit pas attendre longtemps... Celle du père Wolf était cordiale, et à vrai dire, Ism' n'aurait su dire si c'était volontaire ou non, le ton utilisé était cordial, amical.. Il eut un sourire lorsque vint la réponse de Mary.. Le jeune Lievitch eut à cette réplique un sourire volontaire, signe de son amusement face à la remarque. Sa compagne, elle, en était toute gênée. Et mince. Lui qui avait essayé d'éviter qu'elle pique des fards à chaque fois, voilà que tout son travail se retrouvait réduit à néant ! Merci Belle-maman tiens ! La main d'Arya vint toucher celle du jeune homme, et celui-ci, avec plaisir et tendresse, lui accorda. Il eut un petit sourire, un de ceux qui faisait le plaisir de sa bien-aimée.. D'après ses dires. Enfin, les échanges d'amabilité furent terminés, et il fallu trouver un sujet, car à vrai dire, accueillir son futur gendre n'était pas non plus une mince affaire. Et on tomba sur le sujet qu'aurait voulu le plus éviter sa douce, celui des familles sorcières.. Attention aux étincelles !

- Finalement, vous n'êtes pas si inconnu de notre famille, Ismaël. Vous étiez élève en même temps que mon fils, puis professeur de Défense contre les Forces du Mal de ma fille cadette. Et maintenant, pour finir, vous êtes l'élu du cœur de notre Arya... Si je puis me permettre, vous faites partie d'une grande et ancienne famille de sorciers vous aussi, non? Le nom de Lievitch est loin d'être inconnu à mon oreille...


Ismaël jeta un regard à Arthur, tentant de deviner si cela comportait une question piège. Son penchant pour la Légilimencie fut repoussé par son esprit. Ce n'était pas une très bonne idée de pénétrer l'esprit de son futur beau père. Attendant quelques secondes avant d'y répondre, comme il le faisait souvent, il but une gorgée du Whisky. Le goût relevé et agréable lui émoustilla les papilles, puis regardant de ses yeux noirs le père il dit :


- Il est vrai, Monsieur, que je n’aurais jamais imaginé connaître ainsi la famille d’Arya. Mais pour tout vous dire, cela ne me dérange pas, au contraire, cela facilite beaucoup les choses.

Il offrit alors un sourire sous-entendant le léger malaise qu’il ressentait en présence de sa future belle-famille. Ismaël était à vrai dire heureux de retrouver John, qu’il avait perdu de vu depuis sa scolarité. Et oui, même les mages noirs peuvent être des gens sentimental. Réfléchissant rapidement comment ne pas dévoilé ses véritables idées sur les familles, par respect pour John, il répondit avec courtoisie au compliment d’Arthur :


- Ma famille est en effet connue pour son ancienneté et ses liens avec Salazar Serpentard.. Et le nom Lievitch ne doit pas vous être inconnu, puisque récemment, un de mes ouvrages a été publié.. Il a créé des polémiques assez particulières, mais bon, cela fait de la pub, n’est-ce pas ?

Il avait remarqué un léger trouble chez John… Ah oui, vu qu’il était Auror, il devait être au courant que son frère ainé avait été soupçonné d’être un Mangemort… Les Lievitch n’étaient pas très fréquentables niveau magie noire, ça c’était un fait. Ismaël s’apprêtait à faire preuve de franchise, et à dire certaines de ses opinions lorsque sa moitié vint prévenir de tout risque. Grand bien lui fut, car notre jeune homme s’apprêtait à partir sur les chemins glissants de l’opinion des Moldus… Arthur, loin d’être idiot, sembla comprendre que son futur gendre semblait avoir des idées différentes de la famille.. Néanmoins, il n’insista pas, et ce fut Mary qui dit :

- Dis-moi Arthur, ce n’est pas toi qui m’avait parlé d’un certain traité sur des objets de magie noire dont un Lievitch avait été l’auteur ?


- Oui, en effet. Il est vrai, Ismaël, que vous avez choisi un drôle de thème pour votre traité.. De nombreuses personnes, moi y compris, nous demandons où avez-vous trouvez tout ces renseignements.. Vous vous doutez être assez catalogué n’est-ce pas ?


- Exact. Les Horcruxes sont un sujet tabou, or, je m’enorgueillis d’être quelqu’un de très curieux, et j’aime enseigner. Mais voyez-vous, pour ma moi la magie est unité, donc révélez quelque chose de secret dessus est quelque chose..d’enivrant.


Impossible de savoir si la réponse avait convaincu le père et la mère d’Arya, mais en tout cas, Ism’ ne mentait pas. Au moins, lui était intègre. Il offrit un sourire amical, et si on l’avait vu à cet instant,
jamais on aurait crû que cet homme avait déjà assassiné des gens, ni qu’il frayait avec le mal.. Son apparence lui servait. Il termina son verre, ne semblant pas gêner du silence qui avait suivi sa déclaration. L’épouse de John le regardait bizarrement, et avant de dire quelque chose qu’il aurait regretté, Ism’ détourna son visage d’elle. La mère, venant à la rescousse de l’ambiance, lança d’une voix intéressée !


- Si ce n'est pas indiscret, j'aimerais savoir comment et où vous êtes-vous connus. Sachant comment est notre Arya, cela m'étonnerait beaucoup qu'elle ait cherché à trouver une chaussure à son pied, si vous me passez l'expression. Alors je suis vraiment curieuse. J'ai cru comprendre que cela fait tout de même un certain temps que vous vous fréquentez...


Suivit d’une remarque made in John, comme quoi le malaise était passé «Vous vous protégé au moins ! ». Ismaël eut à ce moment un sourire éclairé, tandis qu’Arya, pour ne pas changer, piquait un magnifique fard.. Sa main serrait un peu celle du jeune homme, et celui-ci, par des pressions successives, lui fit comprendre son attendrissement par ses manières de jeune amoureuse.. Ism’ lança un clin d’œil coquin à John, ce qui voulait tout dire.. Il n’était pas le moins du monde gêné, son passé aidant. Regardant si sa compagne voulait commencer, il vit qu’elle n’était pas trop en état, il lui caressa la joue tendrement. Ce geste n’échappa pas à personne, et si on avait douté de l’amour de Ismaël, c’était chose oubliée, car l’amour dans ses yeux, et la douceur de ce geste devant l’autorité parentale, ne pouvait être feint. Ism’ s’éclaircit la gorge discrètement, puis commença :

- A vrai dire, notre première rencontre ne s’était pas passée dans de très bons termes.. Nous avons failli en venir aux baguettes près de la Cabane Hurlante… Nous avons ensuite été amené à nous revoir pour affaire, que j’ai pu régler grâce à des..contacts. Notre amour commun de l’enseignement de la DCFM nous ayant donné un lien, j’ai pris les devant pour un rendez-vous. Et pour tout vous dire, je ne sais pas ce qui m’a pris à ce moment là, même si je ne le regrette pas le moins du monde..


- Tu verras que tu le regretteras tôt ou tard, Arya, c’est comme un Boursoufflet, ça te lâche jamais ! ajouta le frère d’Arya avec un grand sourire pour la personne concernée.

- John… La mère soupira.

- Merci John pour ta remarque. Ismaël lui fit un clin d’œil .Je saurais la garder à l’esprit. Bref, après notre rendez-vous, nous nous sommes fréquenté . Notre relation d’ordre amical est devenue plus lors d’une de mes invitations dans mon manoir à Godric’s Hollow.. Je vous passe certains détails que John aimerait connaître mais que je garde pour moi.

Qui a dit que notre jeune homme ne savait pas plaisanter ? Ismaël regarda tour à tour chaque membre de la famille d’Arya, puis regarda sa belle et attendit pour voir si celle-ci voulait rajouter certaines choses… Si elle avait fini de rougir, bien entendu ! Il fit avec amusement que John avait les yeux qui pétillaient. Allez, comme au bon vieux temps, les blagues et tout le tralala allait revenir au grand jour. Sauf que le jeune auror possédait un avantage, il était dans sa propre famille.. Lui, Ismaël, devait faire bonne figure..
Revenir en haut Aller en bas
Arya Wolf
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Louve
Occlumens


Re: Alentours de Londres

Message par : Arya Wolf, Mer 22 Déc 2010, 16:26


Arya ne put que suivre avec une certaine angoisse l'échange entre son compagnon et son père au sujet des familles de sorciers. Ismaël lui avait promis de ne pas faire mention de son aversion pour les Moldus, surtout en présence de John et Lily, qui étaient encore plus directement touchés, mais elle espérait vraiment qu'il serait capable de s'en empêcher. Elle craignait qu'une remarque malheureuse ne lui échappe, et que par cela, les fondations d'une bonne relation entre l'élu de son coeur et sa famille soient définitivement sapées. Et plus ou moins gravement d'ailleurs, en fonction de la nature de la remarque...

Elle constata que Lily, tout en berçant sa fille contre elle, suivait elle aussi la conversation avec un malaise visible. Ce qui était parfaitement compréhensible d'ailleurs: la mention du nom de Salazar Serpentard devant une jeune femme dont la mère était une Moldue avait de quoi mettre mal à l'aise. Certes, elle n'était pas issue de deux parents non-magiciens, mais c'était déjà suffisant pour rendre le sujet sensible. Par ailleurs, la jeune enseignante de Poudlard savait que son amant était totalement contre le métissage entre sorciers et humains sans pouvoirs magiques, au vu de sa position au sujet de ces derniers. Par conséquent, il ne devait guère approuver l'origine de la belle Poufsouffle aux boucles blondes, et par extension, ne pas être franchement ravi du mariage de John, sorcier de sang pur issu d'une grande et ancienne lignée, avec une sang-mêlé.

Le sujet passa des familles de sorciers à celui du traité d'Ismaël au sujet des Horcruxes. La jeune femme se demanda si la conversation avait vraiment pour but d'aller de mal en pis. Elle l'avait lu, à la fois pour faire plaisir à son compagnon, et pour sa culture personnelle. Si elle voulait vraiment combattre le Mal, autant en savoir le maximum sur lui, à des fins documentaires et préventives... Elle songea que son frère l'avait probablement lu, lui aussi, en tant qu'Auror, probablement pour les mêmes raisons qu'elle. Quant à son père, c'était un érudit de premier ordre, et en dehors de son travail au Ministère, il adorait passer son temps libre dans leur vaste et riche bibliothèque familiale pour se cultiver toujours plus. Quand on parlait du peu de vie de famille qu'il avait... Par ailleurs, leur splendide bibliothèque possédait des ouvrages rares et anciens, en plus d'autres de toutes sortes, de toutes origines et de toutes époques, livres sorciers ou moldus. Peut-être que son amant apprécierait d'aller voir cela, car elle était certaine de pouvoir lui dénicher nombre d'oeuvres uniques qu'il n'avait jamais pu voir. Mais pour l'heure, ce n'était pas le moment de penser à cela.

Le malaise de Lily semblait s'être encore accentué pendant que l'on parlait du fameux traité sur les Horcruxes. Ce fut finalement Mary, la mère d'Arya, qui sauva la soirée en réorientant la conversation sur un sujet plus commun et bien moins dangereux, celui de leur rencontre. La jeune femme remercia mentalement sa mère pour cette initiative bienvenue. Ce fut soudain comme si on venait à tous de leur retirer un grand poids des épaules, et cela sembla également dynamiser les échanges.
Pour achever de détendre l'atmosphère, le jeune Auror crut bon de lancer exactement le genre de remarques qui embarrassaient profondément sa soeur, à savoir demander si le nouveau couple pensait à se protéger pendant leurs rapports sexuels. Malgré elle, elle rougit comme une pivoine alors que son amant, nullement dérangé, semblait au contraire trouver cela amusant, avant de répondre à la question posée par sa future belle-mère.
Une fois encore, le frère d'Arya plaça une légère remarque qui fit soupirer sa mère, mais la jeune femme écoutait tout juste la conversation. Sans doute conscient de la tension qui avait habité son épouse, John avait passé un bras protecteur autour de sa taille. Il échangea un regard avec sa soeur pendant une fraction de seconde, avant de se raccrocher à ce qu'était en train de répondre Ismaël.


" ... après notre rendez-vous, nous nous sommes fréquenté. Notre relation d’ordre amical est devenue plus lors d’une de mes invitations dans mon manoir à Godric’s Hollow. Je vous passe certains détails que John aimerait connaître mais que je garde pour moi.

La jeune femme tiqua. Soit Ism' disait cela pour faire jaser son frère, qui était un de ses anciens camarades de Gryffondor, soit il préférait ne pas trop entrer dans les détails de leur relation. En tous les cas, si leur amour réciproque s'était bel et bien révélé au grand jour lors de sa première visite au manoir du jeune Lievitch, ils n'étaient en revanche devenus amants que de fraîche date, le soir même du 24 décembre. Qui avait par ailleurs été une nuit mémorable. Rien qu'à y songer, Arya rougit légèrement, une fois encore, ce qui lui valut de tendres attentions de la part du jeune homme. Qu'il sorte ainsi de sa réserve devant sa future belle-famille était une belle preuve d'amour, et elle en fut touchée. Elle décida de prendre la parole pour ponctuer ce qu'il venait de dire d'une ou deux anecdotes personnelles.

- Pour tout vous dire, au début, je le trouvais proprement irritant et exécrable, et je me demandais pourquoi il tenait tant à me voir. Mais inutile de le nier, nous avions comme... comment dire... une attirance réciproque, et ce malgré ma méfiance habituelle. J'ai eu beaucoup de mal à accepter mes sentiments pour lui lorsque j'en ai pris conscience, j'avais l'impression de trahir Dastan. Cependant... eh bien je dois avouer que je n'ai pas été aussi heureuse depuis bien longtemps, et je pense que nous sommes vraiment faits l'un pour l'autre, au final. Dans tous les sens du terme.


Cette dernière remarque était une pique discrète à l'attention de son frère, qui aurait sans nul doute pour effet d'émoustiller son imagination. Mais elle avait bien l'intention de se défendre de temps à autres, ce qui semblait le ravir, au vu de son regard pétillant d'amusement. Il devait probablement chercher la prochaine remarque ironique à lancer. Il y avait peu de choses que John appréciait autant que les joutes verbales... à part peut-être le Quidditch, et une ou deux autres petites choses. Pour le plus grand étonnement d'Arya, ce fut Lily qui prit la parole après cela. La petite Anna somnolait dans ses bras à présent, définitivement calmée.

- Et... est-ce que vous avez l'intention d'avoir des enfants? Je me doute qu'il est sans doute un peu prématuré d'aborder ce sujet, mais je suis curieuse. C'est toujours intéressant d'entendre les projets de vie d'un jeune couple. Pour ma part, ceux que j'avais formulés avec John se sont pour le moment toujours réalisés.

- Voilà une excellente question! approuva Mary, visiblement enthousiasmée par l'idée d'avoir de nouveaux petits-enfants en vue. D'ici à ce qu'ils naissent, Keira pourra probablement t'aider dans ta grossesse, Arya, puisqu'elle est en train de terminer sa formation de Médicomage, n'est-ce pas ma chérie?

- Oh euh, je... oui, enfin... balbutia la jeune soeur d'Arya, visiblement prise de court. J'aime aider les gens, et le domaine médical m'a toujours attirée, alors..."

- Ne t'en fais pas, je suis sûre que tu feras une excellente Médicomage.

Arya adressa un sourire à sa soeur. Elle avait grand besoin d'être rassurée, avec son naturel timide et peu sûr d'elle. En tous les cas, la conversation reprit sur un ton plus tranquille, ce qui tranquillisa la jeune femme. Un peu plus tard, alors qu'ils avaient largement terminé de boire l'apéritif, Serf apparut, commençant à prendre des dispositions pour le repas. Il mettait les dernières touches au dressage de la table, et achevait de préparer les entrées en cuisine. Mais de toute évidence, la famille de la Phénix avait d'autres projets pour le couple avant cela, plutôt que de les laisser gentiment attendre sur le canapé...

En effet, Mary se leva lentement, et planta son regard dans celui de sa fille. Cette dernière pouvait y lire qu'elle souhaitait lui parler, ce qui se concrétisa lorsqu'elle lui demanda de la suivre pour, soi disant, choisir un ornement de table. Ce qui était sans aucun doute une excuse, car l'actuel était absolument parfait. Keira se leva elle aussi après une hésitation, souhaitant de toute évidence prendre part à la discussion qui s'annonçait. Et comme sa mère ne s'y opposait pas, elle le pouvait, de toute évidence. D'un même mouvement, John s'extirpa du canapé de cuir qu'il partageait avec son épouse, et adressa un sourire à Ismaël.


- Si tu veux bien me suivre, il y a quelque chose que j'aimerais te montrer, à l'étage.

Lily esquissa un geste pour les suivre, mais il l'en dissuada d'un regard. Apparemment, il voulait être seul avec le petit ami de sa soeur. Arthur s'offrit donc de lui tenir compagnie et engagea la conversation. Arya déposa un baiser sur la joue de son amant, avant de suivre sa mère et sa soeur jusque dans la cuisine. Cela sentait terriblement bon, mais la jeune femme avait la tête ailleurs. Elle restait persuadée que sa famille s'était donné le mot. Ca sentait un peu le complot, et elle était curieuse de savoir ce qu'on leur voulait.

- Je crois que tu as bien choisi. Il est absolument charmant, pour le peu que j'aie pu en juger jusque là.

- Et puis, euh... enfin, il est bel homme.

- Je vois, donc c'était bien un interrogatoire que vous vouliez me faire passer, soupira Arya en levant les yeux au ciel."
Revenir en haut Aller en bas
Ismaël Lievitch
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Animagus : Beauceron noir
Occlumens
Legilimens
Chercheur (DCFM)


Re: Alentours de Londres

Message par : Ismaël Lievitch, Dim 09 Jan 2011, 19:07


Sa douce crut bon de compléter son récit, bien résumé, de leur début de relation. Est-ce qu'il aurait dû leur dire leur première rencontre qui ressemblait à un duel entre sorciers ? Qu'il avait user de ses relations pour lui avoir une créature magique de classe A, interdit à la vente ? Qu'il avait dû user de tout son charme et de tout ses atouts pour parvenir à ce qu'Arya se découvre un amour ardent pour lui ? Tout les efforts qu'il avait fait pour que le fantôme de Dastan la laisse en paix ? Ces choses là, c'était leur histoire, leur couple, leur combat d'une certaine façon.. Bref, le temps que dura ces pensées fut infime, et rien ne parut sur visage de notre jeune homme, si ce n'est qu'à la fin de l'ajout de sa compagne, il crispa légèrement la main.

Elle termina sa phrase sur une pique envers son frère, pique légère et presque invisible. Mais pas assez pour que John ne la remarque pas. Son regard malicieux pétilla, et cela promettait un repas tout à fait.. So charming ! John.. Ce jeune homme, ami d'enfance de notre Ismaël, était désormais marié, mais cela n'empêchait pas l'ex-attrapeur de faire des blagues vaseuses, comme à ses anciennes habitudes. Le seul bémol là dedans c'était sa femme. Arya l'avait prévenu qu'elle était métisse, et cela avait grandement changé notre beau jeune homme. John, descendant des Wolf, au sang-pur, marié à un sang-mêlé ? Cela voudrait dire que leur enfant avait un quart de sang moldu ! Quelle infamie ! Dans son regard, une lueur fugace de dureté passa. Et disparut sans plus de cérémonie.

La-dite métisse s'apprêtait à parler. Faisant des efforts en l'honneur de son ami retrouvé, et au nom de l'amour qui l'unissait à Arya, il se retint que sa langue fourche sur des mots qui auraient des conséquences malheureuses.. Bref. La jeune femme, ex-poufsouffle, tenait son bébé dans les bras, la pauvre Anna. Elle se mit à parler, et il fallut toute la maîtrise du jeune homme pour ne pas lui envoyer dans la tête qu'une femme à moitié moldu devrait se mêler des affaires qui la regardait, c'est à dire juste elle-même. La question qu'elle posa eut pour effet de faire réagir allègrement la mère de son douce et aimée. Mais Ism' remarqua que Arya avait éludé de manière fine la question qui semblait la déranger. Ils n'avaient jamais abordé ce point là de leur relation. Pour Ismaël, ses activités étaient sans contexte pas terrible pour les enfants.. Mais il se pencha vers sa belle, et lui murmura à l'oreille d'une voix tendre:


- Je pense qu'on pourra s'arrêter à une dizaine tu ne crois pas ? Cela à l'air de plaire à ta mère..

Sa douce piqua de nouveau un magnifique fard, et ce fut le père qui seul entendit cette remarque. Il offrit un sourire amusé à son futur gendre. Cette façon de faire rougir gentiment sa fille, et de prendre avec facilité les questions pourtant embarrassantes semblait plaire à Arthur. Surtout que son gendre n'était pas n'importe qui, et le fait d'être une personne connu pour son savoir avait des avantages. Arthur souhaitait bien évidemment que sa fille soit heureuse en amour, mais que cet amoureux était quelqu'un de populaire et d'un charme qui lui rappelait sa jeunesse, cela lui faisait plaisir plus que de possible. (Je glorifie mon perso ? Mais non :Cagoulé: ). La suite de l'apéritif se déroula dans la convivialité et dans la bonne entente, et Ismaël fit honneur à certains cocktails. Heureusement qu'il était habitué à l'alcool, sinon..

Le couple fut soudain appelé à se séparer. Arya dû aller aider sa mère, mais Ism' pensa plutôt à une espèce de réunion des filles de la même famille, afin de prendre des décisions. Confiant de ce point de vue là, il vit alors John embrassa sa femme, son marmot, puis faire un signe au jeune Lievitch en lui disant avec un sourire:


- Si tu veux bien me suivre, il y a quelque chose que j'aimerais te montrer, à l'étage.

Arya vint lui faire un baiser sur la joue, et Ism' la gratifia d'un regard amoureux, et confiant. L'invitation de John aurait pu être anodine, mais le fait qu'il dissuada son épouse de les suivre fut source de suspicion de la part de notre jeune homme. John travaillait chez les Aurors, et il chassait les Mages Noirs, dont Ismaël faisait partit. Le cadet des Lievitch se leva, et suivit son ami. Sa baguette dans sa poche, juste au cas où. Ils montèrent des escaliers de cerisier, un des bois qui ne grinçait pas de trop avec le temps. La rampe était du même brun rouge, et des murs tapissés d'un rouge sombre, bordeau. Traversant un couloir avec quelques tableaux de bon goût sur les murs, ils arrivèrent alors à un petit salon, avec une baie vitrée suivi d'un balcon. La décoration de ce salon était pas exhaustive, sobre, simple mais élégant. Des mur rouge sombre, avec à environ un pied du sol une bande de bois noir verni, deux canapés noir en cuir entourant une table basse positionner sur un tapis persan. Le plafond, a priori assez sombre, avait en fait des arabesques gravés. Des loups qui étaient en pleine chasse, dans un paysage de forêt lointaines.. Aux murs, quelques tableaux d'ancêtres, qui semblaient regardé les deux jeunes hommes.

A travers la baie vitrée on pouvait observer le jardin, enneigé et d'une beauté légère. John s'arrêta dans cette pièce, et invita Ism' à s'asseoir. Lorsque ce fut fait, il sortit deux minutes et revint avec un balai de la marque M&W, la plus réputée du marché des balais magiques anglais. C'était un bel engin, et Ism' fut invité à l'observer, à l'admirer. Il joua le jeu jusqu'à ce qu'il déposa le balai avec délicatesse sur la table, et se leva. Il regarda John dans les yeux, et lui dit d'une voix qui ordonnait des réponses:


- Je pense que nous avons assez commenté ce balai, aussi sublime fut-il. Tu avais une raison pour me prendre à part, et j'aimerais la découvrir. Tu sais comment je suis quand je n'obtient pas de réponses immédiatement..

- Oui c'est vrai. D'ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi tu as refusé la demande des Aurors pour les rejoindre. Je vais aller droit au but. Il jeta à Ism' un regard pénétrant. Arya est ma soeur, et elle a déjà bien souffert à cause de la mort de Dastan. J'appréciais cet homme, et je savais ma soeur entre de bonnes mains. Mais toi.. Tu n'es plus tellement le jeune homme de Poudlard, n'est-ce pas ?

Droit au but hein ? En effet, il attaquait bien. Il faisait allusion aux nombreuses aventures de notre Don Juan anglais, et à certaines de ses fréquentations, notamment aussi son frère soupçonné de contact, ou d'adhésion avec le groupuscule illégal qu'est les Mangemorts. Evidemment. John voulait savoir sa soeur entre de bonnes mains, et qu'elle ne subirait pas un nouveau drame amoureux. Mais Ism' ne succomberait pas aux attaques des Mangemorts, cela était certain.. Vu qu'il en faisait parti ! Rien à craindre de ce coté. Le jeune Lievitch regarda l'homme qui fut son ami pendant sa scolarité, et vit pourquoi il était devenu Auror. Son désir de protéger, son aura.. Mais Ism' n'était pas impressionné. Il jeta un regard froid à John, et répondit d'une voix sans appel:

- Ne t'avise pas de douter de mes sentiments envers Arya. Ou notre amitié ne te protégera pas d'un maléfice. John eut une expression non pas inquiète, mais juste anxieuse. Dans le temps, ils s'amusaient à faire des duels entre eux.. Et cela tournait souvent à l'avantage d'Ismaël, malgré le fait que John était son aîné. Il retrouva soudain un visage avenant. Mais puisque tu semble inquiet, ce qui est normal, je vais te répondre. Permets-tu avant que nous allions sur le balcon ?

John acquiesça, et ils sortirent sur le balcon. Là, Ismaël sortit son paquet, en proposa une à John, qui accepta, et s'alluma une clope, après avoir allumé celle de John. Après avoir tiré d'une barre, il regarda le balcon, la neige qui brillait plus bas. Puis il s'accouda au balcon, et recracha la fumée. Il se tourna ensuite vers John, et ses yeux d'ébènes se plantèrent dans ceux azur de son ami, puis il lui dit avec un sérieux et une attitude qui ne trompait pas:

- Non je ne suis plus Ismaël Hutit, mais Lievitch. Avec tout ce que cela implique.. J'ai grandi, mûri et vécu. Mon passé est ce qu'il est, et je ne peux pas le changer. D'ailleurs, je ne le ferrais pas. Mais sache que mon avenir, lui, est aux cotés d'Arya. Et que ton accord ou ton refus n'y changeras rien.

Son regard était inébranlable, et il n'éprouvait aucuns doutes. Cela fit comprendre à John l'ampleur des sentiments de Ismaël envers Arya. S'il n'était pas totalement convaincu, du moins était-il rassuré. John donna l'accolade à Ism', qui l'accepta de bon coeur. Ils terminèrent leur cigarette, puis descendirent au salon. John avait le coeur plus léger, et Ism' était heureux qu'il n'y avait plus d'ambiguïté entre eux. Ils arrivèrent au moment où les trois femmes se séparèrent, et notre jeune homme alla voir sa belle, qui lui posa un regard inquisiteur. Il y répondit avec un sourire rassurant, et son regard brillait d'amour. Qui aurait pu croire qu'il avait été si froid et menaçant envers John peu de temps auparavant ?

- Le repas va être servi, attablons nous.

Mary venait de rassembler tout le monde. La table était magnifiquement ornée et décorée, et les couverts étaient d'une beauté et d'une élégance appréciable et appréciée par le jeune Lievitch. Ismaël se retrouva aux cotés de sa douce, normal, et avec le père d'Arthur à coté. Mary était aux cotés de son mari, en toute logique, et John était en face d'Ismaël, sa femme à sa gauche. La jeune Keira était à coté de sa soeur, et le bébé était en bout de table, à coté des deux femmes, Lily et Keira. Serf arriva à ce moment, les entrées sur un plateau d'argent.. Quelques chandelles étaient déposés sur la table, et un feu ronflait dans la cheminée pas loin. Le repas commença.

- Alors, Ismaël, quels sont vos projets aux cotés de ma fille ?

- Oui Isma, dis nous tout. John appuya le tout d'une façon bien caractéristique.

- Et bien, pour tout vous dire, nous habitons déjà ensemble.. Je pense que pour le moment, notre but premier est de faire de notre relation quelque chose de durable.. La précipitation n'est pas à l'ordre du jour.

- Très bonne réflexion ! dit Mary.

Ismaël offrit un sourire charmant à l'ensemble des convives, et vit avec amusement que la jeune Keira rougit, comme sa soeur le faisait habituellement. Sa main alla prendre celle de sa douce, qui était à son coté. Il la caressa avec tendresse, et lui offrit un regard lumineux. Qui pourrait douter de son amour ? Ism' lui ferrait passer l'envie de douter..
Revenir en haut Aller en bas
Arya Wolf
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Louve
Occlumens


Re: Alentours de Londres

Message par : Arya Wolf, Mer 12 Jan 2011, 02:32


Arya s'attendait à être interrogée par sa mère, quand celle-ci l'avait appelée. Cependant, elle ne s'attendait pas à un interrogatoire aussi poussé, ni au flot de questions sous lequel elle la noya. Dans le même temps, c'était compréhensible: elle était la fille aînée de la fratrie, et elle avait vécu un drame marquant. Depuis la mort de Dastan, elle avait dépéri comme une plante qui était privée d'eau et de soleil. Elle s'était renfermée, était devenue plus timide, méfiante, moins ouverte et encline à plaisanter, également. Elle passait tellement longtemps perdue dans ses pensées, l'air sombre...

Mais cela, c'était auparavant. A présent, même si elle n'était pas avec Ismaël depuis longtemps, des changements commençaient déjà à s'opérer. Lentement sans doute, mais pour Mary Wolf, c'était déjà énorme, et perceptible au premier coup d'oeil. Pour commencer, cette lueur pétillante au fond de ses yeux de glace. Une étincelle de vie et de volonté qui avait déserté son regard durant les dernières années. Et puis, on pouvait presque voir l'amour y brûler quand elle posait les yeux sur son compagnon. Et même si elle avait conservé sa réserve et sa timidité que le deuil lui avait imposées, elle riait déjà plus, badinait davantage, reprenait goût à la vie. Tout cela, sa mère l'avait vite remarqué. Et pour elle, c'était suffisant pour vouloir que leur relation dure et s'étoffe. Et également une bonne occasion de satisfaire sa curiosité maladive de mère poule...


" Alors dis-moi, est-ce que vous avez l'intention de vous marier?

Telle était l'une des premières questions qui avaient été posées. Keira se contentait d'écouter, attentive mais silencieuse. De toute façon, sa mère l'aurait sans doute difficilement laissée en placer une... De son côté, Arya n'était pas étonnée de la question. Elle s'était liée d'amitié avec Dastan dès leur troisième année à Poudlard, et leur relation avait mûri jusqu'à leur sixième année, où ils s'étaient mis en couple. Bien évidemment, la famille Wolf voulut le rencontrer, et le jeune homme s'en était sorti avec les honneurs. Lorsqu'ils eurent dix-neuf ans, il avait finalement demandé sa main à sa douce, qui avait accepté. Dès lors fiancés pendant près d'une année, il avait finalement perdu la vie... Mary accordait une grande importance au mariage et à l'idée que la situation amoureuse de sa fille soit stable et fiable.

- Nous n'avons pas encore parlé de tout ça. A dire vrai... nous n'en sommes qu'au début de notre relation. Nous ne sommes pas ensemble depuis si longtemps, tu sais, mais...

- Mais c'est sérieux?

La sorcière ne répondit pas tout de suite, prenant le temps de bien réfléchir. Est-ce que leur relation était sérieuse? Vraiment? Avait-elle envie de s'impliquer davantage encore, de pousser plus loin? Ils étaient déjà plus ou moins établis ensemble... Quand elle ne se trouvait pas dans son appartement de fonction à Poudlard, elle était chez lui, au manoir. A moins qu'il soit absent, auquel cas elle se rendait au quartier général de l'Ordre du Phénix. Mais voudrait-elle l'épouser? Fonder une famille avec lui? Avant tout, elle voulait retrouver la plénitude qu'elle ressentait lorsqu'elle était avec Dastan. Un sentiment de paix, de sécurité, qui était peu à peu en train de lui revenir. En plus puissant, même...

- Oui, répondit-elle enfin, je crois bien que c'est sérieux.

Sa mère échangea un regard ravi avec Keira, un vrai sourire sur les lèvres. De toute évidence, elle avait espéré cette réponse. Sans aucun doute parce qu'elle savait qu'un nouveau drame amoureux risquait de miner définitivement sa fille aînée. Car oui, c'était en effet un risque... L'intéressée se mit machinalement à plier des serviettes en papier propres qui étaient posées sur la table, et qui n'avaient pas été utilisées pour orner celle de la salle à manger où ils dîneraient. Elle se doutait que l'interrogatoire était loin d'être fini, mais elle ne s'attendait pas du tout à ce qui allait suivre...

- Et... il est bon au lit?

Mary avait vérifié que personne ne venait à l'improviste, avait baissé le ton, et s'était penchée vers elle pour se faire bien entendre. Il n'empêche que cela n'aurait pas été différent si elle l'avait hurlé sur tous les toits. La Phénix en fut tellement surprise qu'elle sursauta et lâcha la serviette qu'elle était en train de plier. De son côté, sa soeur cadette était devenue rouge pivoine, de toute évidence profondément gênée. Même le fard que piquait Arya n'arrivait pas à la cheville du sien, et pourtant elle était directement concernée.

- Maman! Enfin!

- Allez Arya, je me soucie simplement de ton bonheur... Je pense que tu es assez grande pour parler de ce genre de choses...

Cette remarque désarçonna légèrement la jeune femme. Oui, elle avait largement l'âge pour "ce genre de choses"... Comme si elle s'était abstenue de connaître Dastan charnellement, elle n'avait pas attendu pour cela la bénédiction maternelle. Et personne ne lui avait donné de mode d'emploi, en plus! Elle s'était débrouillée comme une grande, comme tout le monde, alors le fait de se faire parler comme à une adolescente en pleine crise qui se découvre un premier amour la dérangeait légèrement. Elle consentit cependant à grommeler une réponse, maugréant avec une moue un peu contrariée.


- Il est un amant plus que satisfaisant, maman, merci de t'en soucier.

Et cela continua tout en questions pendant encore un moment. Comme Arya s'y attendait, sa génitrice revint sur la question des enfants. La réponse d'Ismaël à propos d'une petite dizaine de marmots lui revint en tête. Elle avait trouvé cela amusant, mais n'avait pu s'empêcher de se demander si, au fond, il accepterait qu'ils en aient au moins un. Et puis, ce n'était pas lui qui allait la porter, toute cette charmante marmaille... Malgré tout, l'idée d'avoir un jour un enfant de lui ne déplaisait pas à la jeune femme. Mais avant de penser à cela, elle voulait d'abord être certaine que leur relation était stable et avait des bases solides. On n'accouche pas perchée en haut d'un château de cartes, non?

Après avoir entre autres assuré à sa mère qu'ils songeraient à fonder une famille en temps voulu, elle rejoignit la salle à manger où Serf les appelait, suivie par les deux autres. Elle avait dû essuyer un interrogatoire poussé et épuisant, d'une bonne vingtaine de questions pas toujours évidentes. Toute trace d'anxiété ou de mauvaise humeur s'évanouit cependant quand elle vit Ismaël venir vers elle, le regard brillant. De toute évidence, son entrevue avec John s'était bien passée, elle au moins, et cela la soulagea. Elle alla jusqu'à lui pour l'embrasser, se sentant mieux rien que parce qu'il était là. En fait, il agissait un peu comme un Patronus... en mieux.

Tout le monde s'attabla en suivant les indications des marque-places que l'Elfe de Maison de la famille avait pris le temps de créer: de magnifiques petits dragons de glace, aussi réalistes que leurs modèles grandeurs nature, et qui devaient avoir environ cinq centimètres de hauteur. Ils étaient vivants, si l'on pouvait appeler cela ainsi, et parcouraient le bord des verres à vin des invités en soufflant dans les airs des flammes d'argent qui formaient en réalité le prénom de la personne censée se mettre à cette place. Arya était évidemment installée à côté de son amant, et observa avec curiosité son petit dragon de glace pendant que tout le monde s'installait. A peine les invités assis, les petites créatures descendaient du verre à vin pour venir se lover sur la table, roulés en boule comme des chiens assoupis, juste à côté du pied du verre, afin de ne pas gêner. C'était de la belle magie.

Puis, Serf arriva en poussant devant lui un chariot argenté. Dessus trônait une statue de glace figurant un loup figé en plein hurlement, une véritable merveille. Autour de lui étaient disposées des assiettes creuses contentant les entrées, qu'il alla donner à chaque convive. Il s'agissait d'un morceau de foie gras délicatement poêlé, baignant dans un bouillon aux herbes et au gingembre, de toute évidence à forte influence asiatique. Thaïlandais, peut-être... La Phénix songea avec une pointe d'amusement qu'Ismaël n'avait nullement besoin d'un quelconque aphrodisiaque pour doper ses capacités, mais qu'en manger risquait de décupler ses ardeurs. A voir comment la nuit se terminerait... Et, alors que l'Elfe de Maison servait tout le monde en vin français, un des meilleurs au monde, la conversation reprit.


- Alors, Ismaël, quels sont vos projets aux cotés de ma fille ?

- Oui Isma, dis nous tout.

- Et bien, pour tout vous dire, nous habitons déjà ensemble... Je pense que pour le moment, notre but premier est de faire de notre relation quelque chose de durable... La précipitation n'est pas à l'ordre du jour.

- Très bonne réflexion !

- Je n'aurais pas dit mieux moi-même, Ism'...

Arya ne put retenir un léger sourire quand la main du jeune homme s'empara de la sienne pour la presser et la caresser avec douceur et tendresse. C'était ce genre de petites attentions qui la faisaient fondre, et à croire qu'il l'avait bien compris et en abusait. Et d'ailleurs, elle aurait voulu qu'il en abuse autant qu'il le souhaitait, c'était tellement agréable... Elle avait également apprécié la réponse qu'il avait donnée à son père: il allait exactement dans le même sens qu'elle. Et pourtant, ils ne s'étaient jamais entretenus de vive voix sur le sujet. Sans doute parce que la Phénix avait peur de voir son bonheur casser comme un verre en cristal, et de se réveiller seule un beau matin, ayant rêvé tout cela... Dieu merci, c'était bien réel!

- Comment trouvez-vous ces petits dragons, Ismaël? J'avoue avoir une fascination profonde pour ces créatures. Dommage qu'elles soient si dangereuses, mais j'aurais vraiment adoré leur consacrer ma vie, les étudier. Au lieu de ça, fit mine de soupirer Arthur, je me retrouve à la tête d'un département du Ministère... Mais au moins, je travaille dans un domaine qui m'intéresse. Les créatures magiques éveillent-elles votre intérêt?

- Pourquoi toujours des sujets aussi académiques, papa? se plaignit John. J'aurais préféré parler un peu Quidditch avec Ism', en souvenir du bon vieux temps où nous étions dans l'équipe de Gryffondor... Sacrée équipe, d'ailleurs, en plus d'être talentueux, on avait un succès fou auprès des filles. Et on en abusait un peu, parfois...

Lily adressa un regard de semi-reproche à son époux, qui éclata de rire. Les conversations se poursuivirent ainsi, tranquillement, tandis qu'ils mangeaient. La jeune femme trouva l'entrée véritablement excellente. C'était un mélange surprenant, mais raffiné et agréable au palais. Une fois que les assiettes furent vides, Serf leur apporta un granité aux agrumes et au champagne, pour se laver la bouche avant de passer au plat. Il s'excusa d'ailleurs, en disant qu'il leur faudrait attendre encore un peu, jusqu'à ce que tout soit à point. Aussi, une fois le granité terminé, Arya décida d'aller montrer quelque chose à son compagnon...

- Papa, si tu veux bien nous excuser un instant. J'aimerais montrer la bibliothèque à Ismaël, je suis certaine que ça l'intéressera beaucoup.

Arthur hocha la tête avec bienveillance, et elle se leva donc, avant de s'engouffrer dans un couloir. C'était une vaste pièce qu'ils devaient rejoindre, et elle se trouvait un peu en retrait au rez-de-chaussée. Petite, elle avait toujours voulu y passer ses journées: cela lui avait été interdit par ses parents, certains ouvrages qui s'y trouvaient étant considérés comme inappropriés pour une enfant. Elle devait donc se contenter de la bibliothèque à l'étage, plus petite, et qui contenait uniquement les ouvrages que tout le monde pouvait lire, enfants compris. Enfin, ça, c'était avant que tous soient majeurs et diplômés... Les choses avaient bien changé, depuis. Mais cette vaste bibliothèque restait le sanctuaire particulier de son père.

- Tu n'as pas idée du nombre de questions que ma mère m'a posées... Je ne sais pas ce que te voulait John, mais tu as l'air de t'en être sorti mieux que moi. Elle a même été jusqu'à me demander comment tu étais au lit, rends-toi compte... D'ailleurs, il y avait du gingembre dans le bouillon, tu as remarqué? Comme si on avait encore besoin de stimuler ton ardeur!

Parvenue devant la porte de chêne, elle donna un petit coup de baguette sur la serrure, qui cliqueta. Même maintenant, tout le monde n'était pas autorisé à y pénétrer... Elle ouvrit lentement la lourde porte de bois, et alluma d'un nouveau coup de baguette les chandelles dans la pièce toute noire, qui s'illumina d'un coup. C'était une belle pièce dont les murs étaient recouverts d'alignements d'étagères hautes et larges en bois noble, garnies de livres, de parchemins roulés et d'esquisses de toutes sortes, sur tous les sujets. Il y avait également quelques étagères au centre de la pièce. Puis, au fond, une vaste cheminée s'était allumée d'un bon feu magique qui crépitait joyeusement. Des fauteuils et canapé de cuir noir étaient installés devant l'âtre, sur un riche tapis raffiné. Non loin de là, un bureau où son père travaillait. Un traité s'y trouvait, et la jeune femme alla le prendre.

- Tiens, ça ne devrait pas t'être inconnu. On dirait que mon père l'a plusieurs fois relu. C'est ton traité sur les Horcruxes."
Revenir en haut Aller en bas
Ismaël Lievitch
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Fourchelang
Animagus : Beauceron noir
Occlumens
Legilimens
Chercheur (DCFM)


Re: Alentours de Londres

Message par : Ismaël Lievitch, Sam 19 Fév 2011, 23:41


Ismaël, après son interlude avec John, était, même s'il ne le montrait pas, assez pensif. Le fait qu'un de ses anciens amis ne lui fassent plus confiance le mettait mal à l'aise. Son passé ne jouait certes pas en sa faveur, mais John.. Comme quoi, tout peut arriver. Pour Ism', la confiance était d'or, on ne la donnait que rarement, et il aurait dû la garder pour lui le jour où il rencontra John. De bien dures pensées pour un geste tout à fait bénin ? Notre jeune Lievitch vivait dans le doute, et une angoisse vis à vis de ses activités. Cela pourrait être le début d'une décadence. Bien que s'il était élu au poste de Magenmage, cela ne devrait pas représenté trop de problèmes. Bref, passons.

Arya semblait elle aussi avoir subi une espèce d'interrogatoire, comme le montrait son regard soulagé.. Ils partagèrent un de ces regards si commun aux amoureux, et pourtant, si différents pour chacun. Le plus dur était passé à présent. Présentation, évaluation.. Le repas était aussi un moment où la belle famille jugeait souvent son futur gendre, histoire de savoir s'il était bien éduqué. Pour cela, Ism' n'avait pas à s'en faire. Elevé dans une riche famille moldue, et ensuite, repris "en main" par son frère, au niveau manière, éducation, et discours il était au top.

Ils se placèrent donc à table, à leur place désigné. Ism' jeta un coup d'oeil aux dragons de glace, qui après leur office se retirèrent et s'assoupirent. La magie peut être créatrice, après tout, la magie peut beaucoup. Lorsque l'elfe amena l'entrée, la discussion avait commencée (je vais pas la copier ça sert à rien =D). Tandis qu'Ismaël apprécia la cuisine, ainsi que la présentation, avec la statue de glace d'un loup en pleine discussion avec la lune, le museau vers le ciel, le père de Arya prit la parole d'une voix cordiale:


- Comment trouvez-vous ces petits dragons, Ismaël? J'avoue avoir une fascination profonde pour ces créatures. Dommage qu'elles soient si dangereuses, mais j'aurais vraiment adoré leur consacrer ma vie, les étudier. Au lieu de ça je me retrouve à la tête d'un département du Ministère... Mais au moins, je travaille dans un domaine qui m'intéresse. Les créatures magiques éveillent-elles votre intérêt?

Ismaël prit le temps d'apprécier la cuisine au goût orienté vers l'Asie, il coupa délicatement un morceau de foie gras poêlé, baignant dans une sauce au goût de gingembre, ce qui le fit légèrement sourire. Arya s'en rendit compte bien entendu, mais cela s'arrêta normalement là. Un aphrodisiaque. Quelle charmante attention de la part du cuisinier ! Après avoir pris en bouche le morceau qu'il avait coupé, il se tapota légèrement les lèvres, puis enfin regarda son futur beau-père. Ainsi il travaillait à la tête d'un département.. Au moins, la future belle famille ne ferait pas honte aux Lievitch, et leur sang pur ne serait pas perdu. Les animaux magiques hein ?

- De la magie bien maîtrisée. Ismaël en avait vu d'autres. A vrai dire, je n'éprouve pas une passion pour les créatures du monde magique.. Mais comme tout sorcier qui se prétend enseigner, j'ai étudier, et souvent vu, des créatures magiques.. Du monde entier. La magie a certains cotés pratiques je l'avoue volontiers. Mais quelles sont..

- Pourquoi toujours des sujets aussi académiques, papa ? le coupa John. J'aurais préféré parler un peu Quidditch avec Ism', en souvenir du bon vieux temps où nous étions dans l'équipe de Gryffondor... Sacrée équipe, d'ailleurs, en plus d'être talentueux, on avait un succès fou auprès des filles. Et on en abusait un peu, parfois...

Ism' eut un large sourire, autant pour la remarque de son ancien ami que pour le regard courroucé de sa femme envers les souvenirs de frivolités de son époux.. Et notre jeune homme accompagna John dans son éclat de rire, bientôt poursuivi de discussions traitant de sujet basiques, mais qui permettaient d'en apprendre énormément sur la belle famille. Malgré lui, Ism' se sentit quand même bizarre. Etait-ce d'être attablé avec un Auror ? De savoir que ce pourquoi luttait, semblait-il, la famille Wolf était l'opposé des idéaux du cadet des Lievitch ?

Il termina son assiette, souriant, participant aux conversations, et donnant parfois son avis sur certains sujets, notamment sur la régulation de la vente de dents de Kappa, qui pouvait être bénéfique pour le Ministère.. Vint ensuite un autre plat, un magnifique granité aux agrumes et au champagne.. Mélange étonnant, et pas moins harmonieux, pour tout dire ! Ce plat, intermède entre l'entrée et le plat principal, se finit bien vite , et ce fut Arya qui demanda:


- Papa, si tu veux bien nous excuser un instant. J'aimerais montrer la bibliothèque à Ismaël, je suis certaine que ça l'intéressera beaucoup.

Arthur hocha la tête en signe d'accord, puis sa belle lui prit la main, et ils s'en allèrent en suivant un couloir qui s'en allait, toujours au rez-de-chaussée. Si la logique d'Arthur était la même que celle de notre jeune homme, il allait trouvé un bibliothèque.. En effet, ce genre de bijou de savoir, on les mettait en retrait, et on les protégeait de quelques sortilèges, histoire de ne pas se faire voler les manuscrits précieux que l'on y entreposait souvent. Pendant le, court, trajet, Arya tint la main de notre jeune Lievitch et lui dit d'une voix faussement exaspérée:

- Tu n'as pas idée du nombre de questions que ma mère m'a posées... Je ne sais pas ce que te voulait John, mais tu as l'air de t'en être sorti mieux que moi. Elle a même été jusqu'à me demander comment tu étais au lit, rends-toi compte... D'ailleurs, il y avait du gingembre dans le bouillon, tu as remarqué? Comme si on avait encore besoin de stimuler ton ardeur!

- Et bien, on dirais que cela t'as choqué ! C'est tout à fait le comportement qu'on attend d'une mère.. Et en parlant du gingembre, tu m'emmène dans une chambre ? dit-il avec une voix amusée. Ils arrivèrent devant la porte de chêne, et Ism', avant qu'Arya ouvre la porte, se colla à elle, et lui murmura à l'oreille d'une voix où il y avait un désir difficilement contrôlé: A ton avis, ma chérie.. Si on essayait avec ou sans herbes aphrodisiaques..

Il eut un petit éclat de rire, puis l'embrassa avec passion, puis lorsque sa main toucha la porte, il se recula. La magie. Il avait eut raison de soupçonner la présence d'une bibliothèque, la preuve était là. Il reprit ses esprits. On ne fermait pas grâce à la magie une simple porte.. Lorsque la porte s'ouvrit, et qu'une vague d'air tempéré, puis lorsque la lumière se fit d'un coup, plus de doutes possibles. Une pièce spacieuse, séparée par des étagères dont de nombreux livres reposaient.. Une bonne cheminée qui gardait la température de la pièce ni trop chaude ni trop froide pour la bonne tenue des manuscrits.. Un choix de fauteuils et de canapés de cuir étaient installé devant l'âtre, chose qui déplut un peu à notre jeune homme. La bibliothèque était pour lui un lieu de travail d'étude, et non de détente. Il vit alors un bureau, et se douta de qui pouvait bien y travailler..

- Tiens, ça ne devrait pas t'être inconnu. On dirait que mon père l'a plusieurs fois relu. C'est ton traité sur les Horcruxes."

Elle dit cela en prenant un ouvrage sur le bureau, et en lui tendant. Ismaël se sentit à la fois touché, et content, de savoir que son traité avait été lu par des gens assez ouvert d'esprit. En le feuilletant, il vit plusieurs marques à la plume, des commentaires, et des réflexions sur plusieurs de ses phrases, notamment à la fin, sur sa conclusion. Ainsi le futur beau-père partageait son avis sur le fait d'une magie unique, mais dont les pratiques divergeaient. Tout en n'approuvant pas la magie noire, ce qui parait normal vu que le fiston avait une morale d'Auror.. Ism' le reposa, et dit à sa belle d'une voix amusée:

- Je suis touché que des gens bien lisent mon traité. J'imagine que cela veut dire que mes travaux sont reconnus..

Il lui offrit un sourire charmeur, lui offrit un baiser sur les lèvres, puis partit, avec un sourire mutin, à la recherche de quelques ouvrages méconnus de ses lectures.. Ism' en trouva énormément, comme quoi sa culture restait toujours à parfaire.. Un ouvrage en particulier l'interpella, de part sa partie incomplète et ses savoirs inexacts.. Sur les sortilèges impardonnables.. Arya le rejoignit, et Ism' lui montra l'ouvrage.

- "De tout les sortilèges maléfiques, l'Avada Kedavra est le plus compliqué à faire, et le plus destructeur." Ce n'est pas totalement exact.. Tu sais, mon amour, je crois que je sais sur quoi je vais travailler dorénavant.. Au fait tu ne m'avais pas parlé d'un cours où tu ferai la théorie des Sortilèges Impardonnables ?

Il écouta la réponse de sa dulcinée, puis reposa l'ouvrage. Il allait devoir faire quelques recherches, bien que ses connaissances en la matière était assez larges, vu son passe-temps cagoulé.. Après avoir parler et qu'Arya lui est montré certains ouvrages qui lui tenait à coeur, ils regagnèrent le salon, et leur place. Après s'être de nouveau installé, Arthur lança à notre jeune homme:

- Alors, j'imagine que ma fille vous a montré notre bibliothèque familiale.. L'avez-vous trouvé à votre goût ?

- Totalement. Les yeux d'Ismaël, d'ébène, s'illuminèrent. Vous possédez un véritable trésor, et à vrai dire, je crois avoir trouvé un nouveau sujet pour mes travaux..

- Et sur quoi cela sera-t-il ? demanda la mère de John, Keira et sa douce.

Ismaël regarda Arya. Un échange de regards entendus. Mieux valait jouer franc jeu. Après tout, que risquait-il ? Il avait eu la preuve que le père n'était pas obscurantiste, et généralement, dans les vieilles familles, la femme avait moins d'influence que l'homme. John, bien qu'Auror, savait que notre jeune homme avait toujours été un de ceux dont les frontières entre le bien et le mal n'effrayait pas. Et puis, qui vivra verra.

- Sur les sortilèges impardonnables. J'ai remarqué de nombreuses erreurs ou fausses idées qui sont néfastes à la compréhension, et à la défense, de notre population..
Revenir en haut Aller en bas
Arya Wolf
avatar
Gryffondor
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Louve
Occlumens


Re: Alentours de Londres

Message par : Arya Wolf, Dim 17 Avr 2011, 12:00


Arya s'était laissée embrasser avec délices lorsqu'ils étaient entrés. Ce n'est pas que l'idée d'une petite partie de jambes en l'air en cachette, là, tout de suite, ne lui disait rien, mais le moment n'était guère approprié. Mais bon, rien ne les empêchait de se rattraper plus tard... Et l'idée ne déplairait sans doute pas à son homme. Elle lui passa son traité après l'avoir pris sur le bureau, et l'observa un instant le parcourir des yeux.

" Je suis touché que des gens bien lisent mon traité. J'imagine que cela veut dire que mes travaux sont reconnus.

- De toute évidence. Mais toi, tu es un mauvais garçon, mon amour.

La jeune femme pouffa. Elle était consciente depuis longtemps qu'il y avait quelque chose de pas net chez lui. Mais elle n'y prêtait plus guère d'attention à présent, et elle s'en fichait. L'amour faisait faire des folies, après tout... Elle s'éloigna un peu pour flâner dans les rayons. Il régnait une bonne odeur de cuir et de papier dans les alentours. Elle adorait cela, et des souvenirs revenaient à la surface tandis qu'elle examinait les reliures gravées.

Quand Ismaël l'appela, elle vint le rejoindre. Il avait un ouvrage à la main, qui semblait l'interpeller. Elle y jeta un oeil. Un livre qui traitait des sortilèges impardonnables. Décidément, il faisait tout pour passer pour un adepte de la magie noire aux yeux de ses parents... Mais peu importait. Jusque là, il avait fait un sans faute. Et pour sa mère, apparemment, il ne manquait plus qu'une chose pour qu'il soit le genre parfait: qu'il la mette enceinte.


- "De tout les sortilèges maléfiques, l'Avada Kedavra est le plus compliqué à faire, et le plus destructeur." Ce n'est pas totalement exact. Tu sais, mon amour, je crois que je sais sur quoi je vais travailler dorénavant... Au fait tu ne m'avais pas parlé d'un cours où tu ferai la théorie des Sortilèges Impardonnables ?

- Si, c'est en projet. Ce serait surtout un cours qui servirait à mieux comprendre ces sorts, pour mieux s'en protéger. Je ne vais pas enseigner à une classe à jeter un Avada Kedavra... Déjà parce que c'est interdit, et puis, tu imagines quand ils s'entraînent? Je n'ai pas envie de me retrouver avec une trentaine de morts sur les bras. Enfin, c'est vrai que pour certains, ça me débarrasserait de quelques éléments gênants...

Elle rit, puis l'embrassa sur la joue. Tandis qu'il remettait le bouquin à sa place, elle alla lui montrer un ou deux ouvrages qui avaient sa nette préférence. Plus jeune, quand elle venait ici, elle se dirigeait vers le coin des traités sur les créatures magiques. Et évidemment, au vu de la profession paternelle, c'était un rayon particulièrement fourni. Il y avait là des documents de premier ordre. Elle soupira en parcourant les pages d'un livre sur les dragons.

- Je crois que le poste de professeur de Soins aux Créatures Magiques m'aurait particulièrement plu. Mais passons, j'ai un peu changé d'orientation.

Finalement, ils quittèrent la pièce. Elle prit le soin d'éteindre les lumières et de replacer les sorts de protection sur la porte de la bibliothèque. Elle glissa sa main dans celle de son amant tandis qu'ils regagnaient la salle à manger. Une odeur délicieuse et alléchante s'échappait des cuisines, preuve que la suite du repas ne se ferait guère attendre. Ils reprirent place, et le père d'Arya n'attendit pas pour demander l'avis du jeune homme sur cette bibliothèque qui faisait sa fierté. La réponse du jeune homme sembla de toute évidence le ravir. Mais quand sa mère lui demanda sur quoi porterait son prochain sujet d'étude, Arya eut un léger doute sur l'effet que produirait la réponse s'il était sincère. Ils échangèrent un regard avant qu'il réponde.

- Sur les sortilèges impardonnables. J'ai remarqué de nombreuses erreurs ou fausses idées qui sont néfastes à la compréhension, et à la défense, de notre population.

John acquiesça. Au grand soulagement d'Arya, cela ne sembla choquer personne autour de la table. Elle avait craint que l'annonce d'un tel sujet jette un froid, ou suscite quelques remarques. Mais il n'y eut aucun silence de plomb, aucun froncement de sourcil, aucune mine méfiante. Elle avait confiance en sa famille, mais elle savait aussi qu'elle ne partageait pas exactement les mêmes points de vue que lui. L'intérêt qu'elle vit dans le regard de son père la rassura cependant. Un intérêt tout scientifique, tel qu'elle le connaissait. Cette soif de connaissance qu'il lui avait transmise...

- C'est vrai que mieux comprendre ce fonctionnement dans le détail nous permettrait à nous, Aurors, de mieux défendre la population face aux Mages Noirs... Mieux vaut avoir sous la main des faits exacts que des spéculations superstitieuses et chargées de clichés.

- Je partage ton avis, John. En tout cas, je suis très intéressé par votre travail. Je serai ravi de pouvoir le lire, on n'en sait jamais assez, selon moi.

Ces réponses achevèrent de rassurer la jeune femme. Bientôt, le cliquètement du chariot de service se fit entendre. Serf parut, apportant le plat qui semblait particulièrement alléchant. Sur les assiettes immaculées étaient disposées des tranches impeccablement coupées de canard à l'orange. Elles étaient accompagnées de flans de légumes, ainsi que de purée à l'huile de truffe, particulièrement raffinée. Et évidemment, il y avait un vin français adéquat pour accompagner ce plat. Il restait également un canard entier, préparé à l'orange également, disposé sur un plat d'argent aux gravures de loups. La tête du canard était toujours là, entière et non plumée, décorant le plat avec art. Il était magiquement maintenu au chaud, afin qu'il puisse être servi aux convives s'ils désiraient encore de la viande.

- Ah, voilà le plat. Bon appétit à vous tous.

L'Elfe de Maison les servit. Un fumet délicieux s'échappait des aliments disposés dans l'assiette d'Arya. Encore une fois, il s'était surpassé. La sauce à l'orange qui nappait la viande était véritablement à se damner. Elle jeta un petit regard en coin à Ism', espérant qu'il aimerait. Le connaissant, cela ne faisait pas le moindre doute. Elle posa furtivement la main sur son genou pour le presser doucement, dans un geste amoureux.

Quand ils en eurent fini avec le plat principal, ils eurent encore un peu de temps jusqu'au fromage. Puis, ils purent quitter la table en attendant le dessert. Arthur Wolf alluma un cigare qu'il fuma au coin de la cheminée. C'était son petit plaisir personnel après un bon repas. Il s'autorisait exceptionnellement cette folie. Pendant ce temps, Serf avait sorti le jeu d'échecs version sorcier que son maître affectionnait. Le chef de famille alla jusqu'à Ismaël et lui proposa un cigare.


- Vous en fumerez bien un avec moi, Ismaël? Une petite partie d'échecs vous tente, en attendant le dessert?

Il alla s'asseoir à la petite table où le plateau était déjà disposé, les pièces en place. Il prit le côté blanc, comme à son habitude. Arya se doutait qu'il voulait dire quelque chose au jeune homme, et elle espérait que ce serait quelque chose de positif. Il était par ailleurs un adversaire redoutable aux échecs. Elle avait rarement réussi à le battre, même si elle était elle-même plutôt douée à ce jeu... Elle encouragea son amant à accepter.

- Va. Il doit vouloir te dire quelque chose. Je vais aller parler un peu avec mon frère, pour vous laisser de l'air."

Elle l'embrassa furtivement sur la joue. Puis, elle alla rejoindre son frère, qui s'amusait avec Anna, qui était réveillée. La petite riait, l'air épanouie. Lily semblait plus qu'heureuse avec sa petite famille. Ce qui était compréhensible. Arya vint s'asseoir avec eux, observant sa nièce avec un sourire. Elle devenait de plus en plus adorable... Un vrai petit ange. Elle se demanda pour la ixième fois à quoi ressembleraient les enfants qu'elle pourrait avoir avec Ism'... En espérant que leur relation s'épanouisse et se consolide assez pour qu'ils en arrivent là. Elle en avait la conviction.


[PS: Voilà, j'ai mis le temps. J'espère que ça te conviendra Smile J'ai pensé que le père d'Arya pouvait dire à Ism' qu'il l'acceptait dans la famille, qu'il voyait qu'ils s'aimaient vraiment, et qu'elle revivait avec lui. En gros, qu'il était celui qui lui fallait. Pour le reste, à toi de voir!]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar
Invité

Re: Alentours de Londres

Message par : Invité, Ven 10 Juin 2011, 21:30


[HJ : Ce RP n’a aucune incidence sur les Rps en cours]

Les alentours de Londres… Banlieue infâme et puante, bordée de détritus, de poubelles trainantes et jamais ramassées, de SDF qui ne savaient pas où dormir. Franchement ! Il avait eu plus de dignité que ça quand il avait fallu qu’il se débrouille seul ! Il s’était toujours arrangé pour finir autre part que dans cet endroit immonde, où le deal est aussi courant que les règlements de comptes… En parlant de règlement de compte, il en avait un ce soir. A qui s’attaquait-il ? A tout le monde, et à personne à la fois. Le but ? Faire mal, tout casser, montrer la vanité du monde, le peu de fiabilité en les bâtiments… Montrer que les éléments sont capables de se déchaîner comme les êtres humains les plus immondes, comme ceux ou plutôt celui qui n’avaient cessé de se déchaîner contre lui…

Pas ce soir Will ! Ta rancœur tu la gardes ! Ce soir, pour se venger du monde, mais aussi et surtout de ce ministère de la Magie incompétent qui avait jugé que les Aurors étaient inaptes à travailler, qui avait décidé de les foutre au chômage contre une bande de gardiens corrompus dont le but serait de s’arrêter eux-mêmes, il avait décidé de revêtir un costume qu’il avait pourtant choisi d’abandonner il y a à peine quelques jours. Des gants, une cape et tout un assortiment de noir, le faisant passer inaperçu aux yeux des autres, sauf lorsque l’on regardait le masque brillant couvrant son visage et reflétant la lumière argentée de la lune. Ce soir, il était 80.

Enfin prêt et la baguette en main, il pouvait enfin se décider à passer à l’attaque. La torture, psychologique ou physique, faisait partie de ses distractions préférées, et ce soir enfin il pourrait avoir l’occasion de laisser libre court à son imagination, alors même qu’il était censé être le gentil. Mais à quoi servaient les gentils quand ils étaient eux-mêmes considérés comme méchants ? Nous sommes des méchants, très bien… Soyons des méchants alors, et soyons même plus cruels que les véritables méchants, montrons quelle erreur le ministère a pu faire en supprimant les Aurors ! Montrons que cette bande de myrtille était bien plus habile et apte à lutter contre le mal que les minables petits Templiers, les gardes du Temple dans lequel se trouve un butin exceptionnel.

Sang, os, chair, nourrissez-moi ce soir ! Ô bande d’humains incompétents, apportez-moi un divin breuvage avant que je ne vienne le chercher ! Il attendit trois secondes, et puisque personne n’avait décider de s’agenouiller devant lui, le grand et l’incontournable Dieu des plaisirs, il transplana. En un POP il venait d’arriver dans une ruelle totalement déserte, si étroite que la lumière ne filtrait jamais en son sein, ce qui expliquait le fait qu’elle ne soit jamais peuplée. Il l’avait vue et observée longuement, de jour comme de nuit, et s’était toujours dit qu’ici, il pourrait transplaner à sa guise. Il esquissa un pas…


« Ah m*rde, fait ch*er je suis coincé ! »

Et pourtant il n’avait pas pris de bedaine ! Non il avait simplement oublié de tester la ruelle pour savoir s’il passait à l’intérieur ! Eh oui les enfants, grâce à cela, vous savez qu’il faut éviter de manger trop gras, trop sucré ou même trop salé ! Faites les trois à la fois, c’est bien mieux !

Bon ben bien sûr, il transplana encore… Juste au bout de la ruelle… Il était toujours coincé mais en forçant un peu, il arriverait à sortir de là. Ah ben voilà c’est pas trop tôt. Cela avait tout de même eu le mérite de lui faire passer cette sensation désagréable suite au transplanage et qui l’incitait généralement à renvoyer un tas d’éléments à moitié digérés dans une rue déjà salie par le peuplement humain. Heureusement, celle-ci aussi n’était que peu fréquentée, et déserte à cette heure-ci. En même temps, à une heure du matin, beaucoup de choses sont désertes dans les alentours de Londres.

Serrant sa baguette, 80 décida que c’était le moment d’y aller. Il y avait des bâtiments par ici et il ne savait pas trop ce que c’était… Mais il voulait plutôt s’attaquer aux habitations pour bien déranger les gens, et surtout pour que l’on voit sa tenue de mangemorts, au cas où il s’agirait de sorciers… Aaaah voilà un quartier résidentiel mal famé ! 80 avait en cours de route réussit à trouver une poubelle et l’avait ensorcelée d’un superbe Hic Tueor, histoire qu’on ne l’embête pas pendant qu’il marchait. Et Hop, on commence le feu d’artifice !


« BOMBARDA ! »

Ah quel sort classique mais qu’est-ce que c’est bien ! Il bombarda justement plusieurs immeubles de ce sort, découvrant quelques papiers peints moisis et rongés et des intérieurs pas très bien décorés… la détonation avait eu le mérite de réveiller du monde mas sa poubelle jouait les parfaits toutous et s’amusait à faire peur en claquant du couvercle. Et Bam Bam Bam, elle s’amusait à claquer sur le sol tout en soulevant le couvercle, faisant le plus de raffut possible et éloignant ainsi toute personne souhaitant s’approcher de 80. Qu’est-ce que c’est beau les poubelles quand même ! Bientôt, 80 découvrit une chambre et il eu l’idée de battre un record : celui du lit lancé le plus loin.

« Waddiwasi ! »

Ce sortilège était censé le faire bouger à la vitesse d’une balle de fusil, mais il ne fallait pas rêver non plus : la taille de l’objet l’empêchait d’aller aussi vite que cela. Malgré tout, d’un grand mouvement du bras et de la baguette, celui-ci fut envoyé au loin. L’enfant qui se trouvait à l’intérieur trouvait le rêve tellement drôle qu’il s’était mis à genoux sur son nouveau tapis volant s’était même mis à brailler sur un air joyeux :

« Ce rêveuuh bleuuuuuuuuuuuuuuu »

Rêve qui prit bientôt la couleur rouge lorsque sa tête s’écrasa dans un mur aussi fort qu’une Bombabouse, éclaboussant les rues d’une nouvelle réputation assez sale, et qui ne se nettoierait qu’avec un bon coup d’éponge. 80 s’amusait beaucoup trop à semer la pagaille ainsi. Il continua donc en avançant avec ses Bombarda à répétition, jusqu’à ce qu’il remarque qu’il avait complètement pété l’arrivée d’eau d’une maison… Rooh pas de chance ! Et ce serait vraiment dommage que ça coupe l’arrivée d’eau du voisinage aussi ! Tiens, une nouvelle idée venait d’arriver dans sa tête, et voilà qu’il faisait un petit Accio Tuyaux pour voir jusqu’où ça menait tout ça.

Bientôt il alla même jusqu’à déterrer le réseau souterrain d’arrivée d’eau, et là, il put s’éclater comme il le voulait. En plus de couper l’arrivée pour une maison, il lança un majestueux Glacio sur ce gros trou gorgé bientôt de glace, afin d’empêcher toute reprise. Mouhahaha diabolique ce 80 ! Dans cet élan de folie, notre ex-mangemort qui reprenait du service rien que pour le plaisir et pour faire peur aux gens brandit sa baguette dans les airs et déclara d’une voix tonitruante :


« Morsmordre ! Ah pis oui, juste au cas où... Tempestas Pluvia !»

La marque des ténèbres apparut, plus brillante que jamais, lui faisant ressentir un vague sentiment de culpabilité. Ce n’était pas pour eux qu’il avait fait ça, c’était pour lui… mais autant montrer que les Mangemorts sévissaient, c’était beaucoup plus effrayant pour le ministère ! Incapable néanmoins de soutenir le regard de la marque, il transplana rapidement en direction de la gare.
Revenir en haut Aller en bas
Klarh Findirs
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Crocodile marin
Chercheur en Enchantements



Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Jeu 21 Juil 2011, 21:10


[PV avec Anna Ride]

L'étau se détendit, l'air revenait, il n'était plus compressé de tous les côtés. Le transplanage s'était bien déroulé, Anna était toujours accrochée à son bras... Peut-être un peu trop accrochée, d'ailleurs. Il détendit son membre indiquant par la même occasion qu'ils étaient arrivés à destination, chose absolument inutile, vu que la sorcière avait sûrement senti les effets du voyage s'estomper.

Au même moment, il reçut comme un voile d'eau lui tomber dessus, froide et ininterrompue... De la pluie !


" Eh Merdeuh... Vite..."

Ils venaient tout juste d'atterrir dans une ruelle entre deux petits bâtiments, mais il l'entraîna rapidement en avant, ne lui laissant pas vraiment le loisir d'observer chaque détail des murs gris, faits de briques, ou encore la "décoration d'extérieur", composée des habituelles découvertes que l'on peut faire dans un tel endroit. Klarh était frigorifié, il ne sentait plus son propre corps : le froid et l'eau glacée frappaient avec force sur sa peau... Torse nu, il avait déjà froid avant de venir, cela restait légèrement supportable, mais là, c'en était presque douloureux. Il ne sentait plus du tout ses membres, mais il se voyait bouger, alors tant mieux.

S'en voulant d'avoir emmené Anna dans un tel endroit, il essayait de la protéger le plus possible, faisant parapluie de son gros bras, mais cela n'était pas du tout efficace. Heureusement, ils n'étaient pas loin, il voyait déjà la petite enseigne de l'établissement : une baguette magique brillant au dessus d'un lit, "Le monde magique", le bâtiment était de taille convenable, fait d'un mélange de bois et de pierres, donnant un rendu assez rustique, sans trop faire tâche parmi les maisons toutes identiques du quartier. La façade était également agrémentée d'un panneau d'affichage rempli de petites annonces en tous genres, mais au vu de la pluie qui tombait, la vitre qui protégeait les morceaux de papier était toute ruisselante, impossible de lire... Et en plus, il faisait nuit noire !

L'auberge était probablement fermée à cette heure-ci, mais lorsque Klarh tourna la poignée de la porte, cette dernière s'ouvrit sans soucis. Il entraîna une Anna toute mouillée à l'intérieur, lui même étant quasiment à l'état liquide, tellement il était trempé jusqu'à l'os. En entrant, il pointa brusquement sa baguette en direction d'un petit boîtier bien camouflé dans le mur à gauche, il y eut un flash, et rien d'autre. Le jeune homme frigorifié eut un sourire...


" Elle a toujours pas changé d'système... "

Mais subitement, toutes les lumières s'allumèrent, dévoilant la pièce : il s'agissait d'une entrée pour les clients, décorée telle une agence de tourisme, avec une partie d'affichage réservée à l'auberge... d'ailleurs, le dîner du lendemain serait composé d'un rôti de veau accompagné de ratatouille à la française... c'était bon à savoir, ça ! Mais Klarh semblait dépassé : ça ne se passait pas comme prévu... et une femme apparut presque par magie (elle venait de bondir du minuscule escalier qui montait à l'étage, derrière le comptoir), armée d'un énorme fusil moldu.

"Je vous tiens, infâmes malfrats, cette fois ci vous n'aurez pas le... plaisir..."

Klarh s'était naturellement avancé, rabattant Anna derrière lui, tremblant toujours autant à cause du froid, il n'en pouvait plus, ses dents claquaient mais il parvint à articuler une phrase.

" Alors, Iris, cette insomnie ?"

La femme, qui devait avoir dans la cinquantaine, mince aux cheveux gris, manqua de faire tomber son arme.

" Le petit Findirs ! Oh mon dieu, que fais-tu là ? "

Elle s'approcha en trombe des deux arrivants, posant son arme sur l'un des trois fauteuils qui faisaient face à une table basse croulant sous les prospectus. Cette Iris dégageait une aura de vigueur, d'énergie, comme si elle avait toujours eu vingt ans. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'elle vit leur état. Elle papillonna frénétiquement autour d'eux.

" Vous êtes tous deux trempés comme des je-ne-sais-quoi ! Entrez donc ... Mais qui est donc cette jeune fille si jolie ? Gamin, mon auberge ne fait pas hôtel de vilaineries !"

" Rhhmm Iris... Je suis pas vraiment en état de..."

Il fut parcouru d'un tremblement incontrôlable... manquant de tomber en avant sur la femme. Il se frictionna le torse de ses mains, mais elles lui faisaient mal, comme si ses doigts étaient des morceaux de glace qui se brisaient au moindre choc.

"Oh mon dieu ! Oui, des couvertures, des serviettes, allez donc dans la R2 ! Le feu y est toujours allumé !"

A nouveau, la vieille dame, pleine d'énergie, s'élança dans ses escaliers, allant chercher couvertures et serviettes, on l'entendit crier un conseil : ne pas arrêter de bouger, pour éviter d'attraper froid. Klarh, lui, se tourna vers Anna, qui devait sans doute se demander dans quel endroit elle était tombée.

" J't'expliquerai plus tard, là j'meurs de froid, viens... "

Il s'engagea dans le couloir face à la volée de marche qu'Iris venait d'emprunter, faisant signe à Anna de le suivre. Le passage était très étroit, bien suffisant pour passer, mais pour Klarh c'était autre chose, il frôlait presque les murs. Des tableaux statiques représentaient des paysages verdoyants, une personne brandissant une épée, un petit garçon soulevant un énorme rocher (qui en fait, était sur un camion, en arrière plan, et de nombreuses photos de groupes, Iris présente dans chacune d'entre elles, accompagnée de jeunes enfants, ou de vieilles personnes sur d'autres clichés, il y avait même une photographie la représentant entourée d'adolescents assez agités. Elle semblait vraiment aimée.

Mais la visite photographique se termina lorsque Klarh ouvrit la troisième porte, une vague de chaleur se répandit dans le couloir. Le jeune homme se rua à l'intérieur et alla s'accroupir devant le feu, en grognant de plaisir, enjambant une table basse au passage et manquant de glisser à l'arrivée sur le sol fait d'un parquet bien lisse.

La pièce était vraiment "chaleureuse", le feu de cheminée propageait sa lumière sur les murs tapissés d'une sorte de moquette rouge, il y avait deux assiettes à décoration représentant des chats sur deux murs opposés, respectivement à droite et à gauche, en entrant. Les meubles étaient légion : trois tables basses, six commodes à tiroirs, un bureau en coin, sur lequel trônait un ordinateur en veille, laissant défiler des photos de paysages montagneux... Sans doute prises par Iris.

Klarh se retourna, pour vérifier qu'Anna l'avait bien suivi. Devant le feu, il se sentait beaucoup mieux, et était prêt à répondre à toute une flopée de questions... Il savait Anna curieuse. Si elle ne s'approchait pas de la cheminée, il irait la forcer à s'avancer, elle était toute trempée également. Il n'oublierait pas de demander à Iris s'il lui restait de la Pimentine qu'il lui avait apporté un jour.
Revenir en haut Aller en bas
Anna Ride
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Biche
Légilimens




Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Jeu 21 Juil 2011, 23:16


Les pieds d'Anna touchèrent le sol presque aussitôt qu'ils l'avait quitté. Elle avait toujours les yeux bien clos et s’agrippait tout autant à Klarh, avec une poigne ferme. Elle avait envi de vomir, oh oui, de rendre tout le contenu de son estomac juste au pied de son ami. Tenant toujours le jeune homme, elle posa sa main gauche sur sa bouche et ouvrit les yeux. Mais ? C'était de la pluie qu'elle sentait ? Oui, c'était bien ça, une pluie diluvienne était en train de la tremper des pieds à la tête.

Il faisait toujours nuit noire, ils étaient arrivés dans une petite ruelle et Anna lâcha le bras de son ami puis tourna la tête vers celui-ci. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche pour demander où diable étaient-ils qu'il jura et lui somma de le suivre. Ne pipant mots, elle s’exécuta et se tenait tout près de lui qui la protégeait tant bien que mal du torrent qui se vidait sur eux. Il marchait d'un pas rapide et Anna dû presque se mettre à trottiner à ses côtés pour suivre son allure, mais ce ne fût que l'espace d'un instant car il s'arrêta rapidement devant un établissement aux allures des plus rustiques. Elle leva les yeux vers l'enseigne mais ne vit pas grand chose. Peut-être un bout de bois au dessus de ce qui semblait être un lit ? La Poufsouffle s'en foutait, finalement, tout ce qu'elle souhaitait c'était que cette bâtisse était ouverte.

Après avoir passé le pas de la porte, ils arrivèrent dans un petit hall où Klarh fit quelque chose avec sa baguette qui déclencha toutes les lumières du lieu. Ou peut-être n'était-ce pas vraiment lui qui avait fait ça, parce qu'une vieille folle déboula d'on-ne-sait-où avec une arme moldue pointé directement sur eux. Anna étouffa un cri d'effroi et Klarh la bouscula d'une main pour qu'elle se retrouve caché derrière lui. Les bras autour d'elle-même elle laissa tout d'même sa tête dépassée sur la droite du jeune homme afin d'observer la scène. Mais le jeune Animagus prit la parole et s'adressa directement à la vieille dame, en prenant un ton des plus familiers. Il connaissait cette tarée en plus ?!


« Le petit Findirs ! Oh mon dieu, que fais-tu là ? »

Pardon ? Le petit Findirs ?! L'avait-elle bien regardé ou était-elle complètement aveugle ? Posant son arme contre un fauteuil, elle avait prit un ton plus avenant et Anna se dévoila de derrière Klarh puis fit un signe de tête en guise de bonjour. Impossible d'articuler le moindre mot, elle était dans un état de congélation avancé, ses lèvres étaient devenues violettes et elle claquait violemment des dents. Tout en sautillant sur place pour essayer de se réchauffer, elle esquissa un sourire en entendant la vieille Iris insinuer que les deux Poufsouffle étaient chez elle pour se servir de son auberge comme d'un vulgaire "love hôtel". Malgré ses airs un peu détraqués, la femme paraissait tout à fait accueillante après coup. D'ailleurs, elle et Klarh semblaient bien se connaitre... Pendant qu'Iris partit leurs chercher de quoi se réchauffer rapidement, Anna observa l'intérieur de l'auberge. Du bois partout, en partant des tables et des chaises jusqu'au sol. Il y avait aussi de jolies poutres apparentes à différents endroit de la pièce. Les murs étaient d'un beige nacré et paraissaient avoir subit l'épreuve du temps tout en conservant un aspect chaleureux.

« J't'expliquerai plus tard, là j'meurs de froid, viens... »

Elle tourna sa tête en direction du jeune homme. Effectivement, elle se demandait bien dans quel endroit il avait bien pu l'emmener mais, étrangement, elle lui faisait entièrement confiance. Elle le suivit dans un couloir remplit de vieux cadres accrochés aux murs représentant différentes personnes. Elle crut reconnaître un visage mais dû faire fausse route. Elle n'avait jamais mit les pieds ici alors c'était impossible. Klarh ouvrit une porte et se rua à l'intérieur comme un lion qu'on jette en cage. Anna passa le pas de la porte et se laissa envahir toute entière par la chaleur qui régnait à l'intérieur de cette pièce. Ses cheveux étaient trempés et collaient à son visage ainsi qu'à sa peau humide et froide. Elle prit le bracelet, qui était en fait son balais qu'elle avait transformé, et le transforma à nouveau en un petit élastique lui permettant de s'attacher les cheveux en un chignon décoiffé.

Auprès du feu, Klarh se retourna comme pour lui dire de venir-vite-avant-de-mourir-de-froid et elle ne se fit pas prier plus longtemps. Elle retira son gilet qui lui collait à la peau d'une façon très désagréable - et qui faisait plus office de serpillière qu'autre chose - pour le poser sur un des fauteuils présents dans la pièce. Comme pour ponctuer le fait qu'elle allait très certainement tomber malade, elle éternua bruyamant dans un violent "Aaatcha !" sans avoir pu se retenir.


« Wouh, navrée. Je crois que j'vais mourir là. »

Elle s'installa en tailleur juste à côté de Klarh, devant le feu bienveillant et se frotta les mains tout près des flammes. Les jeans, quand c'était mouillé, c'était pas du tout confortable... Regardant son état et celui de son ami elle se mit à rire, se disant que la situation était quand même assez drôle. Se rencontrer par hasard dans l'enceinte de Poudlard puis se retrouver quelques heures après, trempés jusqu'à la moelle dans une auberge à 3h du matin c'était... pas commun. Pas étonnant que la vieille femme pensait qu'ils comptaient faire des choses salaces.

« Tu connais cet endroit, c'est ça ? Iris est une femme... charmante. »

Elle continua de rire de bon coeur, c'en était trop. La fatigue, le stress de ces dernières semaines et certainement la fièvre qui commençait doucement à monter lui faisait certainement perdre le sens des convenances. Qu'importe, elle avait envi de se marrer, alors elle le faisait. Et puis c'était l'occasion de se détendre un peu.

Quelques instants plus tard, la vieille femme toqua à la porte puis entra avec deux grosses couvertures dans les bras. Merveilleux, les des jeunes gens allaient enfin pouvoir se mettre quelque chose de sec sur le dos. Anna se leva d'un bon en direction d'Iris afin de la soulager du poids pesant sur ses bras et déposa les deux couvertures sur une des tables basses. Elle allait remercier la vieille femme puis remarqua un petit chariot qui attendait dans le couloir.


« Tenez, c'est pour vous. Je n'savais pas c'que vous vouliez alors bon. Servez-vous jeunes gens ! »

Anna n'en crut pas ses yeux, sur le chariot étaient déposés un plateau avec des boissons chaudes et de quoi manger. Elle n'avait pas tellement faim mais l'attention était touchante. Elle prit le plateau et remercia Iris en se fondant en "Merci-beaucoup-vraiment-merci-beaucoup-c'est-très-gentil-à-vous-merci !" puis le déposa sur à côté des couvertures. La vieille femme fit un signe de la main pour lui faire comprendre que ce n'était rien puis leur indiqua que si ils souhaitaient dormir, ils pouvaient se rendre dans les chambres avoisinant cette pièce. Puis elle finit par quitter la pièce en leur souhaitant à tout deux une excellente fin de nuit, si tant est qu'ils dorment.

Ravie, Anna se dirigea en premier vers les deux couvertures et en prit une pour la mettre autour de ses épaules. Elle était en laine, certainement faite main et était absolument agréable et réchauffante. Puis elle s'assit à la table basse pour voir ce qu'Iris leur avait préparé et vit avec joie qu'il y avait un bon bol de chocolat chaud. Elle en rêvait, Iris l'a fait pour elle. La blondinette fit signe à Klarh de s'approcher pour entamer le festin avec elle puis prit le bol de ses deux mains. Elle but une gorgée et sa gorge fût en première exaltée par la chaleur et la douceur du chocolat. Ce fut ensuite tout son corps qui se sentit réchauffer par la boisson et Anna poussa un long soupir de réconfort. Elle espérait que Klarh était près à lui raconter sa vie, car elle en mourrait d'envie ce soir. En plus, elle n'avait pas du tout sommeil donc, tout en sirotant son chocolat, elle leva les yeux vers Klarh.

« Alors, dis-moi, comment as-tu connu Iris ? »


Dernière édition par Anna Ride le Mer 16 Nov 2011, 16:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Klarh Findirs
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Crocodile marin
Chercheur en Enchantements



Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Ven 22 Juil 2011, 02:15


Anna n'avait eu aucun soucis à se faire à ce nouvel endroit, et à la voir prendre ses aises comme s'il s'agissait de chez elle, il se demanda pourquoi il avait hésité une moindre seconde... Décidément, cette jeune femme lui plaisait bien. De plus, elle lui faisait confiance, que demander de plus ? Que ce ne soit pas un piège, évidemment, mais au vu de ce qu'ils avaient vécus, Klarh renvoya hors de sa tête l'idée d'un quelconque risque.

Il pensait à elle, aux autres, c'était nouveau, il était temps de s'occuper un peu de soi-même, maintenant. Anna lâcha un éternuement assez bruyant, ce qui fit sourire Klarh.


- Wouh, navrée. Je crois que j'vais mourir là.

C'était peut-être exagéré. On ne meurt pas du froid sur un seul coup comme ça, la réaction du corps prouvait d'ailleurs qu'elle allait bien... Bien qu'un petit rhume était à craindre. Ou alors... Elle plaisantait, oui, c'était sûrement ça, étant donné qu'elle se mit à rire toute seule. Il devait vraiment mettre de côté son côté logique, de temps en temps.

- Tu connais cet endroit, c'est ça ? Iris est une femme... charmante.

Il hocha la tête, oui, en effet, Iris était "charmante", et la voir déborder d'énergie à cette heure ci, sachant qu'elle ne s'arrêtait jamais en journée... C'en était effrayant. D'ailleurs, elle revint très rapidement, les bras chargés de couvertures. Anna se rua sur elle pour l'aider, Klarh l'observait, notant qu'elle était polie, déjà. Lui, il la connaissait bien, se demandant déjà combien de personnes il allait falloir pour engloutir ce qu'elle allait apporter. Mais il se trouva qu'elle était raisonnable la nuit.

Anna se répandit en remerciements et Klarh ne put s'empêcher de songer à ce serveur chinois dans un certain restaurant, qui vous remercie cent fois lorsque vous déplacez une fourchette d'à peine deux centimètres pour l'aider à débarrasser vôtre assiette.


" Hmm, aller d'bout...dit-il pour lui même en se relevant et rejoignant Anna près de la table basse.Le fournisseur doit avoir du retard, parce que d'habitude, elle sert un festin rien que pour le thé... Même quand on boit pas d'thé, comme moi... Elle sait persuader les gens, parfois j'ai l'impression qu'elle a plus de pouvoirs que moi."

Il kidnappa brutalement un pain au chocolat sur le plateau, le déchira en deux, et dévora la première moitié sans lui laisser le temps de s'en rendre compte (d'un autre côté, depuis quand les pains au chocolat sont vivants ?). Reposant le reste sur la table basse, il se releva entièrement, s'étirant un peu, tout en regardant autour de lui...

"Ah, parfait."

Marchant en direction d'un gros fauteuil, il fit rouler ses larges épaules, chassant cette horrible sensation d'engourdissement dû au froid. Il se pencha et souleva cette pièce du mobilier pour venir la poser près de la table basse, mais à l'envers, le dos du fauteuil face à la table. Il prit la seconde couverture apportée par Iris et la plaça contre l'arrière du siège, et s'installa au sol, à demi sur la couverture, qui passait également dans son dos, le fauteuil ne servant que de surface contre laquelle se poser, comme un mur. Cela devait être intrigant pour Anna, mais il avait toujours fait ça, il était beaucoup mieux installé ainsi. Un instant plus tard, la seconde moitié du pain au chocolat fut dévorée.

La blonde semblait aux anges avec son bol, finalement, il s'en voulait un peu moins de lui avoir proposé cet endroit, la nuit était silencieuse, le crépitement du feu discret, et seul le bruit de la pluie avait un brin d'ampleur... Klarh adorait cette ambiance.


" On s'régale ? Hmmm, elle m'a apporté du café, à cette heure ci ! Elle m'a confondu avec sa petite personne, j'crois..."

Il sortit sa baguette magique et l'agita en direction d'une commode, et un bol vide en sortit, lévitant paresseusement dans sa direction. Lorsqu'il ne pût réprimer un bâillement, le récipient fit une chute de vingt centimètres avant de se remettre à léviter, se posant enfin dans la main gauche de Klarh. Concentré sur son sortilège d'attraction, il n'avait pas vraiment mit sa main devant sa bouche, donnant un résultat assez... bestial.

" Hmm, moi aussi j'vais crever, en foirant un sort si j'fais pas plus attention."

Il se servit du chocolat chaud avec l'espèce de théière qui était sur le plateau... il l'ouvrit légèrement avant ça, confirmant ses doutes : il était plein, soit assez de chocolat chaud pour six personnes, sans compter le bol qui avait déjà été rempli dont Anna s'était emparé. Une fois qu'ils furent tous deux dans une position confortable, armés de nourriture et boissons chaudes, Anna relança la discussion.

- Alors, dis-moi, comment as-tu connu Iris ?

Un autre sourire... Il s'y attendait !

" Elle m'a... sauvé la vie. dit-il sans aucune gêne. Et elle nous a aidé un petit moment, jusqu'à ce que ça devienne trop dangereux pour elle, et qu'on décide de partir. Je ne sais plus pourquoi on ne lui a pas lancé un Oubliettes... Elle était comme une tante, on va dire, bien qu'elle soit moldue. D'ailleurs, elle est toujours considérée comme ça."

Guettant la réaction d'Anna, il s'autorisa une petite pause pour boire à son bol, le vidant à moitié d'une seule lampée. Puis le reposa lentement, se disant que ce n'était pas en faisant l'ogre qu'il pourrait être apprécié de la jeune femme. D'un autre côté, il était hors de question de glousser en relevant le petit doigt...

...Il remarqua aussi que plus l'heure avançait, plus ses questions existentielles devenaient insensées...Mais il se sentait bien.


Revenir en haut Aller en bas
Anna Ride
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Biche
Légilimens




Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Dim 24 Juil 2011, 17:04


Appréciant ce merveilleux breuvage chocolatée réchauffant sa personne, Anna ne put s'empêcher de goûter à quelques mets finement préparé par la gérante de l'auberge. En pleine nuit, elle aurait pu engloutir du pain, du bacon, des oeufs et tout ce qui pouvait lui passer sous la main. Là, elle n'avait pas spécialement faim, mais une petite viennoiseries accompagnerait bien son chocolat chaud. Elle piocha donc un petit croissant typiquement français le coupa en petits morceaux avant de s'en mettre plein les papilles.

Klarh, quant à lui s'était servi un bol chocolaté et avait engloutit en deux bouchées un pauvre petit pain au chocolat inoffensif. Il avait l'air affamé et complètement crevé. D'ailleurs quelques instants plus tôt, Anna eut droit à une belle exploration en direct des amygdales de son ami, charmant ! En fait, parfois, la jeune blonde trouvait que l'Animagus ressemblait plutôt à un gros ours qu'à un crocodile. Mais c'était plutôt amusant, la façon qu'il avait de prendre autant de place tout en voulant se faire tout petit.


« Elle m'a... sauvé la vie. Et elle nous a aidé un petit moment, jusqu'à ce que ça devienne trop dangereux pour elle, et qu'on décide de partir. Je ne sais plus pourquoi on ne lui a pas lancé un Oubliettes... Elle était comme une tante, on va dire, bien qu'elle soit moldue. D'ailleurs, elle est toujours considérée comme ça.»

Contemplant le contenu très intriguant d'une des theillères qu'Iris leur avaient apporté, elle leva les yeux vers Klarh lorsque celui-ci évoqua le fait que c'était une moldue. C'était dangereux de mettre cette vieille femme dans la confidence alors qu'elle n'avait rien demandé. Peut-être connaissait-elle déjà l'existence de la magie ? Le père d'Anna est un moldu, alors elle connait les risques que cela peut encourir de partager le secret des sorciers... Par amour, oui. Mais pourquoi leur était-elle venu en aide ? Peut-être une simple envie de faire une bonne action ? D'après les photos de mamie Iris dans le couloir, elle avait l'air d'être une personne très bonne, très entourée et aimante. Après tout, sorcier ou pas, quelle était la différence.

« Et tes parents ? Enfin... Où ils en sont maintenant ? Qu'est-ce qu'ils font ? »

Elle faillit s'étouffer avec un bout de croissant en se rendant compte du nombre de questions qu'elle posait au jeune homme. Prise d'une violente envie de se frapper dessus, elle s'excusa en lui disant qu'il n'était pas obligé de répondre à tout ça.

Quelques instants plus tard, elle fût prise d'une violente quinte de toux et la tête commença à lui tourner. Il était peut-être temps pour elle d'aller se coucher mais elle avait tout d'même envie de rester discuter avec le jeune homme. Enfin, après tout, ils auraient tout le temps de poursuivre leurs discussion le lendemain matin. Imaginant un bon lit moelleux où elle pouvait très certainement s'endormir en une fraction de seconde, elle s'allongea à même le sol en fermant les yeux tout en pensant *Ne t'endors pas, ne t'endors pas..*
Revenir en haut Aller en bas
Klarh Findirs
avatar
Poufsouffle
Poufsouffle
Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Crocodile marin
Chercheur en Enchantements



Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Lun 25 Juil 2011, 02:22


Manger, boire, ne pas bouger et se réchauffer, tout était fait pour que Klarh se sente mieux, il reprit rapidement des forces... Il venait de frôler l'hypothermie, et peut-être même l’hypoglycémie... Quoique, non, il s'était bien placé derrière la dent deux bestioles "appétissantes" : un strangulot et un oiseau. Rien que d'y penser, il en eut la nausée, se rappelant du goût atroce de sang, de chair froide et sanguinolente, toutes ces saveurs qui ne le dégoûtaient pas sous forme de crocodile.

Il pose sa énième viennoiserie sur la table, se tapotant du poing au niveau du sternum, il avait vraiment la nausée, il n'avait pas attendu de digérer ne serait-ce qu'un peu des deux bestioles, et c'est maintenant, une bonne heure après, que ça lui remontait. Heureusement pour lui et pour Anna, ce qui "remontait", ce n'était que le goût et le souvenir de ces proies, et non pas le... contenu.


" Plus jamais ces horreurs... Urgh !" dit-il en faisant la grimace.

Anna devait le regarder d'un drôle d'air... Il s'empressa de rajouter, du ton le plus naturel au monde.

" Hrmm, c'rien, juste un bout d'stangulot qui voulait pas passer."

Il ne vit pas sa réaction, regardant son bol et son reste de nourriture, hésitant à continuer de manger, tout ceci venait de lui couper l'appétit. Mais Anna avait choisi ce moment pour l'assaillir de questions.

- Et tes parents ? Enfin... Où ils en sont maintenant ? Qu'est-ce qu'ils font ?

Ah oui, tout ceci, une histoire pas très joyeuse, des épreuves à surmonter, un air froid et bourru, évidemment, la plaisanterie qui allait suivre pouvait très bien marcher.

" Ils sont... morts..." dit-il d'un air sombre et froid, feignant d'avoir été extrêmement contrarié, embêté et blessé par la question.

Il laissa bien un instant pesant parcourir la pièce, le feu s'était justement décidé à crépiter un peu plus fort que d'habitude, il y eut un grincement à l'étage (sûrement Iris qui roulait sur son lit, accrochée à une manette de jeu moldus...)...le silence était pesant, et si elle essayait de s'excuser, tout serait contre elle, lui donnant un impression de mal-être, d'avoir fait la gaffe du siècle...

...Puis enfin, car il ne pouvait plus se retenir bien longtemps, il lâcha un rire assez bourru et s'exclama :


" Héhé, non j'te charrie... Ils sont bien vivants, ma mère est journaliste, que ce soit pour les moldus ou pour les sorciers, elle adore tout savoir de l'actualité, l'information, tout ça, quoi... Et mon père, hmmm..."

Instant d'hésitation.

"... On va dire qu'il se fait exploser des trucs à la figure, il fait des recherches sur les sortilèges, les potions et les méthodes en tous genre... Un truc assez vague, j'trouve, vu qu'il doit tout mélanger, sans projet concret, faut un miracle pour qu'il trouve quelque chose. Moi j'préfère au niveau des méthodes avec les sortilèges... Mais bon, on peut pas dire que j'ai vraiment du boulot."dit-il, se grattouillant la barbe, quelque peu songeur sur la fin de sa phrase.

Il remarqua un mouvement de tête caractéristique : la tête qui tombe de fatigue, mais une résistance brusque pour ne pas s'endormir... L'habitude d'observer les gens et les animaux, surtout les crocodiles, qui communiquent beaucoup par des mouvements extrêmement précis... entre autres. Il inclina légèrement la tête sur le côté, un brin inquiet, décollant son dos de son support actuel (toujours l'arrière du fauteuil).

" Euh, ça va ? "

Il se releva avec autant de vigueur qu'il était difficile de se l'imaginer à nouveau tout tremblant de froid et trempé, il contourna l'ennuyant mobilier et passa sa main sur le clavier de l'ordinateur, observant le coin de l'écran lorsque la veille de la machine se désactiva.

" Ah ouais, quand même, quatre heures passées, faudrait voir pour dormir, j'pense, à moins que tu n'aies une envie irrésistible de sortir et de faire des feux d'artifice dans le ciel à coups de baguette."

Ricanant légèrement, l'imposant jeune homme se rapprocha de la blonde exténuée, s'accroupissant à côté d'elle, pour être à sa hauteur, et lui passa une main devant la figure.

" Eh, on s'endort pas ici... J'vais voir le registre d'Iris, j'reviens... "

Il eut un sourire assez différent : détendu, amical, il se sentait bien. Se relevant, il donna à la jeune femme une tape à l'épaule, dans un acte apparemment naturel, comme si c'était une habitude. Alors soit il délirait à cause de la fatigue, soit il y avait autre chose.

Laissant Anna à ses réflexions, il passa rapidement et silencieusement le couloir, ignorant les cadres photographiques., fixant un point dans le vide pendant qu'il marchait. Pourquoi le monde tanguait-il comme ça ? ... Ah non, c'est juste qu'il était perdu dans ses pensées, et du coup, ses pas étaient un peu malhabiles.

Une fois devant le bureau d'Iris, il marmonna un Lumos pour s'éclairer, et ouvrit le gros registre relié de cuir, pour enfin se pencher dessus...


** Hmm, on est le... Ah bah c'est là... Elle a enfin compris comment fonctionnaient les marque-pages...**

Il parcouru lentement les lignes de son doigt, la baguette en l'air pour s'éclairer, quand il sentit comme une force au niveau de ce même doigt, comme si le registre entier se relevait pour lui repousser le doigt... En fait, c'était lui qui chutait lentement en avant, avec son doigt sur le papier comme seul support. Pour une telle masse, muscles ou pas, ce n'était pas avec une telle prise de surface qu'il allait tenir.

Sa baguette lui glissa de la main droite, et il en profita pour poser ses deux mains à plat contre le bureau, reprenant ses esprits... Pourquoi un moment de faiblesse aussi brusque ? Il se concentra pour que tout s'arrête de tourner autour de lui... Mais ça ne faisait qu'empirer les choses, finalement, il fallait mieux se détendre, attendre un petit instant...


" Brrrhhmmm " fit-il en secouant la tête, soulagé d'avoir retrouvé un semblant d'équilibre après tous ces vertiges.

Il fouilla à tâtons, dans le noir, sa baguette s'était logée dans un coin du bureau, éteinte à cause de la baisse d'énergie soudaine du sorcier, mais elle se ralluma lorsqu'il l'empoigna, d'un éclat moins fort que précédemment... Ou alors c'était juste une impression. Voulant refermer le registre, il remarqua quelque chose d'étrange... du sang, plein la page... son sang.

Le sorcier porta rapidement une main à son bras gauche, et une sensation humide lui confirma que c'était bien sa blessure qui s'était remise à saigner, avec la couverture sur les épaules, dans la salle de détente, il n'avait pas pu le voir, et c'était sans doute cette perte de sang qui lui avaient sapé ses forces, dès qu'il s'était arrêté de manger.

Quel idiot, avec cette journée interminable, il aurait dû le sentir approcher. Grognant d'agacement, il fit un mouvement de baguette négligent en direction de sa blessure.


" 'piskey !" marmonna-t-il rapidement...

... Peut-être un peu trop rapidement, au lieu de stopper le saignement comme d'habitude, le sort lui fit une autre entaille brutale, perpendiculaire à sa blessure de longue date. Surpris par ce manque de maîtrise à cause d'une concentration nulle, il réprima un grognement de douleur, et relança un Episkey correctement visé et formulé, et enfin, l'entaille disparu et la blessure arrêta de saigner.

" Eh bah, enfin..."

Il s'éloigna en direction du couloir, ayant au préalable fermé (et nettoyé d'un coup de baguette) le registre d'Iris et tiré une clé solitaire d'une boîte accrochée au mur. Ce n'était pas la peine d'embêter Anna avec ses bêtises...

" Hmmm, tiens..."

Il lui tendit la petite clé.

" Chambre 4, à l'étage, prend l'escalier dans l'entrée... La seule qu'il reste, la 7 et la 9 sont en travaux, apparemment."

Il se replaça ensuite en position assise, au même endroit qu’auparavant, dos au fauteuil, remarquant la tache de sang sur la couverture qu'il avait laissé derrière lui, il se la remit dessus, essayant de faire en sorte qu'Anna ne la voit pas... Sinon ça allait résulter en une myriade de questions. Mais là, il s'agissait d'un sujet qu'il ne voulait pas vraiment étaler, il était fatigué.

Ne restant qu'une seule chambre, lui, il dormirait ici, ce n'était pas vraiment un soucis, il était bien...


[Si y'a des fautes, baaah...regardez l'heure à laquelle je poste, nah !]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Alentours de Londres

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 19

 Alentours de Londres

Aller à la page : 1, 2, 3 ... 10 ... 19  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Londres ~¤~ :: Rues de Londres-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.