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Alentours de Londres
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Aiko Wilkerson
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Re: Alentours de Londres

Message par : Aiko Wilkerson, Ven 7 Aoû 2015 - 12:00


Jake n'était pas très doué pour la comédie ou le théâtre ou n''importe quelle autre activité sur les expressions du visage. Eléna l'avait légèrement remarqué. Les deux sorciers marchaient toujours tranquillement, de temps à autre, une légère brise rafraîchissait leur visage.

- Zut... ça se voit tant que ça ? Il rigola. Vais pas te mentir, me sens un peu gêné du coup, cela signifie que tu as probablement 16 ou 17 ans, ce qui fait... 7 ou 8 ans de différences et… du coup voilà. Il s'arrêta de marcher un instant, il sourit en faisant une étrange grimace avant de dire : Désolé pour ce qui s'est passé à la fête d'Halloween, c'était... déplacé.

Eléna avait dix-sept ans et passait ses ASPIC's en fin d'année. Elle était quasiment adulte. Jake devait donc avoir vingt-trois ou vingt-quatre ans, et c'était effectivement bien plus vieux. Le garçon était arrêté et avait une grimace franchement étrange accrochée au visage. Halloween ? Il revenait encore la-dessus ? À croire qu'il s'était passé un truc de dingue là-haut ! Eléna n'en avait presque aucun souvenir et d'un coup elle se sentit un peu gêné.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé là-bas pour que tu sois.. aussi mal à l'aise ?

Eléna était bien curieuse, mais aussi, pour le coup, très sérieuse.
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Jake G. Kenway
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jake G. Kenway, Sam 8 Aoû 2015 - 22:50




Il était tellement stupide. Pour un membre de la maison Serdaigle, maison des érudits toujours en quête de savoir, foyer des intellos blablabla, il restait un mec extrêmement stupide. Là était son plus grand défaut : Jake en disait beaucoup plus qu'il ne le fallait, et lorsque les mots sortent de sa bouche, il lui arrive bien plus souvent que prévu de souhaiter pouvoir les attraper en plein vol, ce qui contrastait énormément avec la prudence oratoire qu'il avait développé étant plus jeune. Mais il demeurait beau parleur, c'était déjà quelque chose. Alors il ne fut pas réellement surpris lorsqu'Eléna surenchérit :

    - Qu'est-ce qu'il s'est passé là-bas pour que tu sois.. aussi mal à l'aise ?

Le sorcier fit de son mieux pour métamorphoser la drôle de grimace figée sur son visage en son beau sourire quoi qu'un peu gêné qui, depuis l'enfance avait su le sortir de toute sorte de situation embarrassante. Bien sûr celui-ci avait bien changé depuis qu'il avait survécu à la puberté, il a su que ce même sourire était aussi bénéfique pour tout autre chose, mais là cette option n'était pas nécessaire. Le Kenway se gratta la tête avant de répondre.

    - Et bien, il me semble que on s'est embrassé ce soir là. Du coup... ouaip... pas très moral tout ça maintenant que j'y pense en étant sobre et en ayant conscience de l'âge que tu as.


Il se surprit lui même à dire cela. Jake trouva ces paroles matures et dignes de sa personne. Mentalement, le Serdaigle se donna un high five. Il se permit de rajouter jugeant que cela lui correspondait davantage:

    - Pour ma défense, en même temps tu étais vraiment jolie en vampire et je n'ai pas besoin d'être ivre pour le remarquer.


Ainsi, un compliment sincère avait été placé judicieusement. Celui-ci n'avait pas réellement pour but de draguer la jeune étudiante, en même temps il apprenait de ses erreurs – en était-ce réellement une ? - et ne comptait pas les reproduire étant donné que ce serait malsain et qu'il ne pouvait plus miser sur l'argument d'ébriété pour se défendre.
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Aiko Wilkerson
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Re: Alentours de Londres

Message par : Aiko Wilkerson, Lun 10 Aoû 2015 - 11:59


- Et bien, il me semble que on s'est embrassé ce soir là. Du coup... ouaip... pas très moral tout ça maintenant que j'y pense en étant sobre et en ayant conscience de l'âge que tu as.

Eléna ne disait rien. Elle restait muette, à regarder les alentours. Elle n'y croyait pas. Alors comme ça, Jake l'avait embrassé à cette fameuse soirée. Cette idée la laissait perplexe. Il n'avait pas tort, vu la différence d'âge des deux sorciers, ce n'était pas super moral. Après tout, Eléna ne s'en souvenait plus, alors autant laisser cette histoire de côté, ça ne servait à rien de s'acharner dessus.

- Pour ma défense, en même temps tu étais vraiment jolie en vampire et je n'ai pas besoin d'être ivre pour le remarquer.

Il était malin celui-la, laisser un petit compliment sympa après une révélation assez spéciale. Eléna sourit. Ca par contre, elle s'en souvenait d'avoir été déguisé en vampire. C'était un des seuls déguisements qui lui allait. Tournant a tête, la brune observa une horloge accrochée à un mur, il était déjà quinze heures, le soleil était haut dans le ciel et les nuages se dissipaient peu à peu. La brise légère du début d'après-midi avait disparu. La rue était calme. Il n'y avait presque personne.

- Eh bah dis donc, quelle histoire. Je ne m'en souviens plus alors bon, pas la peine de s'eterniser la-dessus. Du moment que j'étais jolie en vampire, c'est le principal.

Ce n'était pas vraiment le principal, mais bon Eléna voulait essayer de faire un peu d'esprit même si elle n'avait pas la fibre humoristique en général.
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Jake G. Kenway
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jake G. Kenway, Lun 10 Aoû 2015 - 22:08





À en juger par le fait qu'elle observait à gauche et à droite tandis que Jake lui racontait ce qu'il s'était passé ce fameux soir d'Halloween Freak Show, Eléna était assez irritée voire mécontente par cette histoire. En même temps qui le serait pas... bon après ce qu'elle ne se souvient pas probablement c'est que ce soir là ça ne l'avait pas plus déranger que cela. Mais lorsque l'animagus lui fit un sincère compliment sur la manière dont elle était habillée ce soir là, elle ne put s'empêcher de lui offrir un petit sourire qui fallait l'avouer, était charmant. « Damn it Jake, il y a sept ans de différences entre elle et toi, tu peux simplement pas la séduire, elle est tout juste majeur ! » Mais malgré ces pensées, il ne pouvait s'empêcher de se dire qu'il n'y avait tout de même aucun mal à trouver une jeune demoiselle ravissante si elle l'était. Ainsi il se tut, et garda cet échange intérieur pour lui.

    - Eh bah dis donc, quelle histoire. Je ne m'en souviens plus alors bon, pas la peine de s'eterniser la-dessus. Du moment que j'étais jolie en vampire, c'est le principal.


Sympathique. Elle prenait toutes ces informations sans broncher, elle plaisantait même. Alors Jake rigola à cette petite blague. Eléna était une personne réellement intéressante, elle semblait assez timide de nature, en tout cas ce qu'elle avait montrer jusqu'auparavant et le Kenway avait rarement fréquenté les personnes au caractère semblable à celui-ci, pensant qu'ils étaient beaucoup trop introverti pour sa personne, et pourtant, ça ne lui dérangeait pas plus que cela que ce trait fasse partie de la jeune étudiante. Ainsi, il proposa :

    - C'est le cas de le dire ! Tiens, pour me faire pardonner, ça te tente de prendre un café avec moi ? J'invite.
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Megan K. Hayajân
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Re: Alentours de Londres

Message par : Megan K. Hayajân, Jeu 21 Jan 2016 - 13:42



-Don't hurt me, no more. -

[Post unique.]

____________________

Funambule. A demi accroupie sur le fil imaginaire de la vie, dans l'attente, immobile et silencieuse, d'une paire de ciseaux imaginaire, fendeuse d'espoir. La pourfendeuse de bonheur. Les chevilles rougies par le froid, le visage pâle, fermé, attentif à un autre monde, à une autre galaxie, dans un univers parallèle que seul la douleur et la mort sont capables d'ouvrir. L'oeil hagard, vitreux, perdu dans la contemplation de cet au-delà vide. Des ombres, des ombres qui se mouvent sensuellement. Elles s'improvisent acrobates, puis déploient des ailes majestueuses qui les élèvent assez haut pour que leur venin, craché dans un rire glaçant, recouvre une âme entière. Je suis cette âme en perdition, lovée dans un coin de l'obscur, abritée de la pluie et de la tempête par mon manteau abyssal, cette couverture noire opaque, à travers laquelle, pourtant, un regard inhumain, une prunelle bleutée, peut voir mon esprit dévasté, défiguré, désorganisé. Peut voir, aussi, l'étendue de ma folie, rongeuse d'avenir et de projets, saccadant sans cesse mes idées les plus sobres pour en faire des sommets de la perversité. Victime. Je suis la victime, pourtant, on me donne le nom de chasseuse.

Un miroir. Arme cruelle qui me brûle les yeux et le cœur. Ce reflet semble se déployer, basculer en avant et sortir de la glace pour retomber lourdement sur moi, m'immobilisant, pensant de tout son poids, de tous mes regrets, sur mon corps frêle. Le reflet dévore les bons moments, les rires candides à l'ombre du parc, les œillades passionnées avant l'amour, les courages fastidieux des situations difficiles, tout ce qui fait de l'humain un humain. Elle les dévore, les aspire, les siffle et ils se volatilisent, ces traîtres. Ils laissent l'ombre, le désespoir et la colère, teinté de sarcasme. Ils laissent le monde dépérissant en lui autant son squelette : le monde est un pantin, tiré par des ficelles. Une course effrénée contre la montrer, le reflet tourne et tourne, tourne et tourne encore, sans cesser, jamais. Il endort mes sens, il me perd dans sa course. Tourner, toujours. Il ne s'arrêtera jamais. Tête aux genoux, bras sur la nuque, hurlement. Hurlement qui fait cesser le monde de tourner rond.

Le miroir ravale le reflet et fait taire le hurlement d'une tape sévère sur la tête. Je jette un regard à ce reflet en cage. Il me ressemble beaucoup. Il a cependant des cernes, crevasses bleutées sous les yeux, que je ne pense pas avoir. Un visage amaigrit, comme tailladé par une existante faite d'un monde qui ne tourne pas rond, privé des bons moments. Un menton pointu, des yeux clairs où la vie ne se reflète plus, et des cascades de cheveux blonds. J'avance une main, cinq doigts fins, tentée par ce reflet assagit. Le contact est froid. Peau contre peau avec ce mirage. Le miroir ricane. Je fronce les sourcils. Va-t-il me montrer ce que je veux savoir ? Est-il de ces créatures de glace qui vous souffle des réponses à vos questions les plus intenses, les pus dévorantes ? Ces questions, qui, sinueuses, s’infiltrent en vous par tous les pores et refusent d'en sortir avant d'avoir été catapulté par une réponse... Je ne crois pas. Plus personne ne donne de réponse maintenant. Je me détourne du miroir et fait craquer tous mes os, se détendre tous mes muscles, souffrir tout mon être. Je me redresse, statue de porcelaine en mouvement. Tracés balancés sur une toile déchirée par la vie. Je veux des réponses.

Une pièce sale aux murs sombres, des toiles tendues de partout, représentent de la douleur et de la peur, des couleurs grisâtres fendeuses d'espoir, qui me montre ce qu'est déjà le monde dehors. Un panneau, cette pièce, un simple panneau indiquant la direction de l'enfer. La cuisante brûlure commence à se faire sentir à l'arrière de mon crâne. Il veut sortir. Mais je ne suis pas prête. Je déambule dans cette galerie des horreurs, toisant chaque toile, caressant du bout des yeux les traits des dessins dantesques qui couvrent chaque point d'espace de ce lieu voué à disparaître dans les entrailles des limbes. La brume recouvre peu-à-peu les toiles et moi; créature mortelle aux peurs stupides et risibles, je fuis. Escaliers. Colimaçon étalé sous mes pieds instables, me poussant, marche après marche, sur une pente redoutable et redoutée. Il se tortille, se réveille. La douleur dans ma tête empire en conséquence. Je saute les deux dernières marches, un bond presque volé, comme si pour un instant, les ailes majestueuses des ombres acrobates avaient consentis à fusionner avec moi. Un instant, seulement. Je pousse une lourde porte, aussi lourde que l'était mon reflet, et je sors dans la rue.

Banlieue, alentours de Londres. Ici, ça pue. L'odeur de peur, de peine, des gens qui en ont marre. Ici, on est à pas plus de cinq kilomètres de la capitale. Les sorciers ne sont pas très nombreux, les moldus, eux, pullulent, comme les vers sous la terre, ou les insectes sous un gros rocher. Ils sont là, dans cette rue où je sors du cauchemar. Je sors du cauchemar pour entrer dans un sale rêve. Un rêve moche et disgracieux, un rêve où l'obscur dévore le décor aussi férocement que dans un cauchemar. Il y a des bruits. Le métro, en dessous, qui fait trembler le sol. A droite, la route et les voitures des moldus qui passent. A gauche, un immeuble où des échos de cris troublent un calme factice. Le monde des sans pouvoirs, que je connais bien, pu autant que celui des sorciers. Le ciel semble chuter un peu plus à chaque seconde, menaçant d'écraser la ville. Je fuis, et les tam-tams dans ma tête s’accroissent. Il enrage. Je vais le libérer, bientôt.

Je traverse dans l'immeuble d'en face, l'immeuble des cris. Il est sale, lui aussi. Je ne ronronne plus. Ah, parce que je ronronnais ? Oui, oui, je ronronnais sans doute. C'est probable. Possible. Imaginable. Crédible. Plus crédible que les pleurs qui déchirent les murs et brisent les marches de l'escalier que je grimpe. Je le survole, même. Je le dévore, moi aussi, comme le feu engloutit le monde sur son passage. Sa chaleur qui tantôt effraie et tantôt réconforte, je l'aspire dans ma tête pour faire taire les agitations de la créature. Il sent son heure, il trépigne et piaffe. Je monte, tout en haut, plus haut que le tout en haut, sur une terrasse sale installée sur un toit sale dans une ville sale. Je bascule en avant, je tombe, je m'écroule, je m'effondre, je chute et je ne me relève pas. Je m'assoie simplement, le dos dans le vide. Si je décide de ne plus tenir, je ferais le grand saut dans le vide et m'éclaterais le crâne sur les pavés de la rue. Alors, puisqu'il le faut bien, je retourne à l'intérieur de ma tête.

Il n'y fait pas plus beau qu'à l'extérieur. Dans ma tête, c'est l'orage. Une tempête où la pluie menace de tout submerger. Je sens les larmes qui coulent sur mes joues. Je pleure en silence tandis que j'avance résolument vers une cage immense, dont les barreaux sont de brume. Sors, maintenant. Tu es libre. Je suis à toi. Je sens sa présence de l'autre côté du brouillard, j'entends ses premiers pas hésitants, ses raclements de gorge et puis... Il me percute de plein fouet, me griffe et me lacère de ses serres aussi noirs que la nuit. Son oeil bleu perce toutes mes carapaces, m'arrache mon manteau noir opaque, ce manteau d'abysse, me le déchire et le jette au loin. Ses ailes s(étendent et il pose des plumes sur mes yeux. Je ne lutte pas. Nous allons devoir parler, je le sais. *Tu n'es pas à moi. Je suis toi.* Tu es moi... *Si je t'offre ma force, mon apparence et mon esprit, que m'offriras-tu en échange ?* Ce qu'autre fois tu avais. Mon corps comme réceptacle, une vision sur le monde, ta place, libre, dans mon esprit, la possibilité de voler encore. *Tu m'offres de partager ta vie.* Je ne suis rien sans toi, Corbeau de malheur. On est rien l'un sans l'autre. Dix ans déjà. *Alors soit. Redevenons ce que nous étions. Je reprends ma place. * Et cette fois ne la quitte pas...

Je bascule en arrière, laisse mon corps se détendre et ouvre les yeux sur ce ciel : la nuit est tombée, je suis restée des heures confinée dans l'espace de mon esprit fou. Les étoiles brillent, mortelles compagnes, tandis que je glisse et pourfend le vide. Mais je ne suis plus seule. La peau me picote et mon corps s'électrise, je pars dans un rire désaxé et mon épiderme se disloque, se transforme, se mutile, se tâche de points noirs qui deviennent des plumes aux reflets bleutés. Mon corps devint celui de l'oiseau. Transformation banale, mais cette fois, il est à nouveau là, avec moi, comme avant. Il partage chacune de mes pensées. Je suis le Corbeau. Trois mouvements d'ailes et je retrouve une certaine altitude. La lune scintille, pile dans la direction de Londres. je m'élance à la poursuite de l'astre. Je suis vivante.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mangemort 39, Lun 15 Fév 2016 - 20:03


[RP Privé avec 70, Lizzie Bennet, Jade Wilder et Emily Lynch]

Il était temps. Votre heure de gloire allait arriver. Vous qui aviez été présenté, vous qui aviez eu droit à une chance terrible. Vous qui aviez dû prouver votre valeur. Vous aviez découvert quelqu’un. Quelqu’un de culotté. Quelqu’un d’un peu barré. Quelqu’un qui vous plaisait bien. Et qui, vous l’espériez, allait plaire à Sept-Zéro.

C’était elle que vous aviez contacté pour cette tâche. Car elle savait ce que vous étiez avant d’arriver en ces lieux et ce que vous deveniez avec le masque. Peut-être prendrait-elle conscience du potentiel de la demoiselle. Peut-être vous traiterait-elle d’imbécile et vous infligerait-elle de nombreux coups. Ce n’était pas grave. Vous aimiez ses coups. Ils faisaient mal mais ils vous permettaient de vous sentir plus proche d’elle encore. Plus proche, encore plus proche. Jusqu’à ce que, peut-être, un jour, elle daigne vous accorder un regard autre que condescendant. Sans le masque. Car avec, vous étiez presque son égal.

La rencontre avait été décidée dans les alentours de Londres, à l’heure du Loup. Au plus noir de la nuit donc. Depuis que vous revêtiez le masque, vous ne dormiez quasiment plus. C’était un sacrifice pour pouvoir mener une véritable double-vie. Le plus dur était encore de partir sans se faire repérer. Tôt ou tard, on risquait de remarquer vos multiples absences et alors, vous ne seriez pas en mesure de les justifier. Mais vous secouiez la tête pour chasser ces pensées. Vous n’étiez pas ici pour penser, simplement pour montrer. La belle Sept-Zéro à vos côtés, vous ne pouviez que la gratifier d’un compliment.

- Délicieuse créature que tu es ce soir encore…
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 18 Fév 2016 - 10:26


Infra horam vespertinam, inter canem et lupum. - Trop tôt. Attendre.

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la magie. Seul amour de ma vie. Elle m’emplissait d'envies sans queue ni tête ; peut-être plus encore maintenant, ayant été privée de sa vue lors de mon séjour à Azkaban, je comprenais les mots d’Evan. « Quelle magie te guide. » Pour l’heure, sans doute était-ce la magie de la pulsion. De vie, de mort, elle clamait entre mes pores ; avec un penchant pis que latent pour la destruction. Résultant de toutes les tensions qu’avait fait naitre le silence. J’étais une bombe à retardement. Non, plus qu’une arme ; j’apprivoisais les rênes de celle-ci quand je tentais de créer des potions, non ? Ou était-ce encore sous son joug que j’agissais ? Qui sait.

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la magie.
Susurrement sourd de nos souffles qui se mêlent ;
Arrangement dont la métrique ne tient qu’au clapotement de mes doigts ;
Karité m’était le goût de tes filaments, mes ancres.
Oublieras-tu, demain, le kaléidoscope de nos après ?
Unité provisoire, je sais qu’il n’est d’amie – même impure–
                                                                                                  que tu ne fasses ta mie.
Nier, un instant seulement. Entre les miroirs irisés m’emprisonner.
Tutoyer le futur en ce lagon de musique improbable et fragile.
A nos expériences, de doute étoilées, à nos noirs peut-être,
Louvoyant tout embourbés des intrusions,
A notre éphémère, du bout de ma baguette, j’écris « Santé. »

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la magie. Avec ceux dont j’espérais apprendre. La rencontre avait été fixée près de mon appartement ; je n’avais rien à leur cacher. Partie moldue ou non, s’il me fallait tout détruire, je le ferais. Non, falloir était un faux terme. C’était se cacher sous le partisanat, quand l’autre fois, dans la taverne, de mon propre chef j’avais pris mon pied à leur lacérer la gorge, à leur offrir des linceuls océaniques, à les regarder suffoquer. Capturer les derniers souffles de vie, l’esprit de souffre, m’était délice. Pourquoi me cacher encore, quand on nous y contraignait continuellement ?

Aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec la magie. Et j’étais à l’heure. Eux aussi. Attendre encore ? Ils avaient la main, après tout. Alors à la magie encore je m'en remettais. #Fibula Loquor Filatim Trente-Neuf « C’quoi le jeu du soir ? » Je me demandais s'ille -la blonde, le roux, concombre- sentait mon adrénaline déjà pulser à travers sa baguette.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mangemort 39, Dim 28 Fév 2016 - 22:23


Un compliment. Et ça suffisait amplement. Il ne fallait pas que vous vous étaliez davantage. De peur d’être un gros lourdaud avec lequel elle ne ferait plus aucune sortie vêtue de son masque. Alors vous attendiez, tout simplement, et bientôt, la demoiselle fit son apparition. Depuis que vous la connaissiez à Poudlard, elle avait eu le temps de changer. Elle n’avait pas pris plus de poitrine cela dit, et ne serait toujours pas en mesure de vous fournir un soutien-gorge. Soit.

Elle lança un sortilège et une onde se créa de sa baguette à la votre. Elle demandait quel était le jeu ce soir. Vous vous mettiez à sourire. En parlant de son soutien-gorge et des bandes qu’elle mettait, vous vous seriez bien amusé à la pendre à un arbre avec celles-ci. En pensant à quelques épreuves que vous aviez eu à subir avec les masqués, vous vous trouviez presque gentil. En lui attachant les deux mains, et pourquoi pas les deux pieds, elle aurait eu l’air fine. Et vous auriez pu vous gausser d’elle comme vous l’entendiez. Seulement, une autre idée germa dans votre esprit. Vous fîtes face à Sept-Zéro pour lui sourire et rompîtes le lien avec la baguette de la demoiselle pour répondre à voix haute.

- Notre invitée nous demande à quel jeu nous comptons jouer ce soir…

Et, follement, vous partiez d’un rire sauvage. Fou. Timbré. Un rire sans joie, et pourtant tellement plein d’envie et de folie. Bref, un rire étrange.  Et l’idée complète s’imposa à vous. Vous alliez jouer oui. Et bien rire surtout.

- Nous reprenons ce soir un jeu Moldu. 1, 2, 3 Soleil, tu connais ? Il fait nuit ce soir mais peu importe. Je serai contre un arbre, vous deux là-bas, loin. Dès que j’aurai le dos tourné, vous viendrez à moi, le plus vite possible. Mais si je vous vois bouger, particulièrement toi, chérie, je testerai ta résistance à l’Endoloris…

Et vous riiez de nouveau. Vous vous tourniez, et vous appuyiez sur l’arbre. Rien ne garantissait que vous soyez obligé de respecter les règles d’ailleurs. Vous pouviez voir du mouvement même lorsqu’il n’y en avait pas…
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mangemort 70, Mar 1 Mar 2016 - 3:45


70 avait d'abord hésité quand Trente-Neuf s'était entretenu avec elle à propos d'une éventuelle recrue. La moue sur le visage de la Magngemort montrait d'ailleurs son scepticisme quand au potentiel de la sorcière dont son condisciple lui parlait. Et pis, elle la connaissait pas. En tout cas, son nom lui disait rien. Pourtant, devant l'enthousiasme de trois-neuf, elle plia finalement, laissant sous-entendre qu'il le paierait cher si elle se déplaçait pour rien ce soir et que la sorcière s'avérait décevante.

Fidèles à leurs habitudes, ils avaient convenus d'un rendez-vous tard dans la nuit. De toute façon, ce serait juste ridicule de se rencontre à midi, n'est-ce pas ? 39 était sur les lieux depuis quelques minutes lorsque soixante-dix transplana à ses côtés. Il la gratifia d'un compliment :

- Délicieuse créature que tu es ce soir encore…

Et, comme elle était d'humeur joyeuse, 70 le remercia d'un signe de tête avenant. C'était toujours sympa de se sentir désirée, n'est-ce pas ? Elle avait choisi de porter son masque de corbeau ce soir. Pourquoi ? Aucune idée. Ou si, en fait, peut-être parce qu'elle se sentait un peu charognarde ce soir ? Les deux mages noirs n'eurent guère le temps de converser davantage puisque leur invité communiqua au moyen d'un sortilège de communication instantanée.

- Notre invitée nous demande à quel jeu nous comptons jouer ce soir… expliqua Traumatisme à la masquée.

Et là, Trente-neuf se mit à rire à gorge déployé. Un rire troublant, effrayant, auquel se mélangeait des notes parfois plus graves. 70 l'observa, un peu inquiète. Après, tout il était parfois imprévisible et la mage noire était prête à réagir vivement, si la situation s'envenimait. Une fois sa folie passagère dissipée, le sorcier reprit un peu son sérieux et s'adressa à la silhouette qui se détachait dans l'obscurité. Il lui parla d'un jeu moldu que sept-zéro ne connaissait pas vraiment. Heureusement, l'autre masqué expliqua brièvement les règles.  

Euh... Pardon ? Parce qu'elle devait y jouer elle aussi ? Bon, ok. Peut-être pourrait-elle mettre des bâtons dans les roues de l'audacieuse demoiselle qui avait osé se présenter à eux. Cela pourrait être rigolo ! Posant son regard sur celle qui était à présent visible, un sourire s'étira sur les lèvres de la masquée. Ce visage ! Il lui disait quelque chose... Une soirée où notre belle 70 s'ennuyait ferme et avait décidé de foutre la m*rde au Chaudron Baveur. Oui-oui, c'était bien elle, la serveuse qu'elle avait torturé puis soumis à l'Imperium.

39, tel un enfant trépignant d'impatience, s'était déjà retourné contre un arbre. La Mangemort fit glisser sa main sur l'épaule de trois-neuf, avant de rejoindre leur invité.

- C'est un plaisir de se revoir, fit la Mangemort alors qu'elle se plaça aux côtés de Lizzie.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Emily Lynch, Lun 7 Mar 2016 - 13:10


LA de Jade accordé

La soirée en compagnie de Jade touchait à sa fin. Les deux filles avaient passé tout leur à discuter du tout un tas de choses et tout cela autour d’une bonne tasse de thé ainsi que quelques petits gâteaux et biscuits qui restaient dans les tiroirs de l’appartement. Malheureusement il n’y en avait pas autant qu’Emily aurait voulu, sur le moment elle en voulut à Lizzie, elle lui avait demandé d’aller faire quelques courses la veille, mais bref, ça n’était pas si grave que ça enfin de compte puisqu’elle s’en était plutôt bien tirée avec ce qu’elle avait sous la main. Durant toute la soirée, la rouquine se demandait si sa frangine avait l’intention de venir dans leur petit appart, car il faut avouer qu’Emily ne savait pas trop quand elle venait et quand elle ne venait pas, c’était un peu la surprise du jour. Finalement, il n’y avait eu aucun signe de vie de la brune, dommage, ça aurait sans doute fait plaisir à Jade.

Et en parlant de Jade, il était justement temps de la raccompagner jusqu’à Pré-au-Lard afin qu’elle puisse retourner à Poudlard et surtout ne pas perdre une journée parce qu’elle serait restée à l’appartement. Enfin, c’est ce qui semblait s’être décidé naturellement sans qu’un long débat se soit lancé, mais si Jade voulait changer d’avis, Emily lui céderait volontiers le lit. Mais pour le moment, elles étaient occupées à quitter le bâtiment afin de pouvoir transplaner, sortilège anti-transplanage obligeant. Durant tout le trajet, Emily préféra rester silencieuse, non pas qu’elle n’avait rien à dire, elle mourrait d’envie de parler à Jade, mais le bruit que faisait la capitale durant la nuit était plutôt agréable. Puis, alors qu’elles étaient presque sur le point de transplaner, la rousse essaya tout de même :

- Si tu veux rester passer la nuit ici, il n’y a…

Un bruit, des bruits. Comme des personnes qui se déplaçaient non loin de l’endroit où les deux Pouffys se trouvaient. Cela n’était surement rien d’inquiétant, juste des gens qui passaient dans la rue, ça ne pouvait être que cela, surtout à cette heure-ci. Elle voulut se reconcentrer sur ce qu’elle était en train de dire à Jade quand soudain un autre bruit l’en empêcha… C’était… des voix ? Elles étaient trop faibles pour qu’elles puissent comprendre ce qu’elles disaient, mais quelqu’un parlait non loin de là. Prise par la curiosité, elle devait aller voir, mais il y avait Jade avec elle, la rousse ne pouvait pas prendre le risque.

- Attends-moi ici deux minutes, j’arrive.

Puis elle se dirigea vers l’endroit d’où provenait les bruits. Elle marcha durant quelques instants pour enfin arriver à l’angle du bâtiment et ce qu’elle vit était clairement quelque chose d’impossible ! Cela ne pouvait pas être vrai, non son, esprit était en train de lui jouer des tours ! Non, c’était juste quelqu’un qui lui ressemblait, mais alors qu’elle tenta de mettre les choses au clair, elle sentit une présence dans son dos. La rousse se retourna d’un coup, c’était Jade qui avait visiblement décidé de la rejoindre. Elle ne devait pas voir cela, déjà qu’elle-même avait du mal à encaisser ce qu’elle voyait. Prise de panique parce qu’elle voyait et de ce que ce genre de choses pouvait faire à la blondinette, Emily cria, envahie par la panique.

- NON Jade ! Ne regarde pas !
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Lizzie Bennet
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Jeu 10 Mar 2016 - 14:52


As-tu jamais remarqué combien il est facile et plaisant d’entendre quelqu’un sourire, même quand la distance se compte en mètres ? Inutile de voir le coin des lèvres s’étirer pour reconnaître le soufflement distinctif, souvent directement issu des narines, la spontanéité d’abord retenu. Puis il, elle, Trente Neuf quoi, je ne savais comment l’accorder pour l’avoir vu sous des genres divers, se mit à parler à l’autre silhouette à face de corbeau. Je sais pas pourquoi, soudainement, j’envisageais le rêve. Que sous ce masque se cache la sulfureuse Bocci. Quand je savais pertinemment que la dernière fois qu’on avait couché, elle n’avait guère révélé la moindre marque des Ténèbres… Mais cet oiseau, plus que tout autre, déjà m’enivrait, couvrait mes entrailles de lépidoptères acharnés. La baguette fourmillait, n’attendant plus que leur invitation pour s’élancer à la récolte des râles pourpres.

Le Corps Tortueux termina son éclat de rire pour causer d’un jeu moldu. Wait ? Depuis quand ça les intéressait, ça ? Moi, j’y connais rien. C’est à Jane qu’il faut s’adress- ah, c’est vrai, elle est morte. Merlin, c’est drôle comme y a des choses qu’on peut ne pas assimiler. Bref, c’pas comme si elle avait pensé pour moi quand on était à Azkaban, avec Parker, pis les moldus sont des créatures trop simples pour que leurs jeux ne le soient. Pop, confirmation, ille avait beau jouer des oxymores avec ses soleils nocturnes, fallait juste utiliser d’un coup de baguette et j’évitais de me taper un Endoloris dans la gueule. Son rire donnait des frissons, d’excitation quant au jeu ? Difficile d’en juger, mais impossible de dresser le portrait de meilleurs compagnons de soirée que les masqués dont les silhouettes se dessinaient dans l’obscurité.

En vérité, je savais même pas pourquoi j’étais là, ou plus exactement, pourquoi ils m’avaient fait venir ; il n’était guère dans leurs usages d’être clairs quant à leurs attentes, mais sans doute était-ce le plus grisant. Sans doute était-ce ce pourquoi je savais vouloir être là. Renier les habitudes, les normes, et semer dans ma révolte les impures trainées de sang. J’avais la rage de vivre, de revivre. Et depuis mon retour, ils en avaient été les plus vivaces occasions – pour lancer des alertes fantômes, tuer des mecs random, foutre le feu, coucher, tout. Tandis donc, que le jeu se presse, s’amorce, l’autre tout collé au tronc, comme pour y étouffer ses rires, celle à qui je semble devoir être introduite s’avance et ses mots,
« C'est un plaisir de se revoir », m’élancent.

- Etrangement réciproque. Comme l’heureuse douleur du souvenir de notre rencontre. Que j’avais beau croiser des bouilles de l’Ordre de Noir un peu plus fréquemment que la moyenne, c’était rarement des spécimens femelles. Y avait Changeface, et y avait… La première pour laquelle j’avais tué un sorcier, fin trois, peut-être quatre. En fait, je me rappelais plus des détails. C’était possible qu’il s’agisse de mon premier meurtre, j’crois qu’à l’époque je torturais plus que j’achevais ; j’sais qu’ils avaient jamais été retrouvés et que les restes de leurs corps incinérés roulaient quelque part dans la Tamise, ou plus probablement, depuis le temps, la Mer du Nord. Faut dire que « passent les jours et passent les semaines, ni temps passé ni corps reviennent. Sous le pont de Hungerford coule la mort. »

Mais elle m’avait beaucoup appris, la garce. De l’importance de fermer les portes, pis du plaisir pouvant en être retiré quoique je manquais alors clairement d’originalité. Si elle est la Magie, j'aime plus encore avoir rendez vous avec elle. Je lui souris. Espérant pouvoir la suivre sans devoir voir mon esprit soumis.
Souviens toi, sifflante couleuvre, de ce soir où tu me chantais la mort.
Abysse où tu m’enlisais, serpentant avec des verbes
- Kiwis juteux et sucrés sur lesquels je fondais, alligator.
Omettre l’un de ces vers me laisserait aigre, acerbe.
Ululation désespérée, crainte latente de l’après.
Nage fébrile vers ton bois aux arrêtes connues ;
Tatouer tes lèvres des certitudes emportées.
Alors nous allions, dans l’eau,
                        xl                         mues ;
Lagon de musique improbable et fragile.
A mi-chemin entre les temps, ma baguette t’est servile.


Et 39. Comptait-ille déjà ? Sans doute. Avisant une bouteille évidée, je pointe mon avide baguette en un silencieux #Commutatio Loco. Mi-chemin. On n’est pas pressés. Ou peut-être que si. La voix qui vient de jaillir du néant n’aide en rien. Deux mots me percutent les tympans : Non, et Jade. Great, ma demi-sœur et ma protégée ont vraiment envie de finir en plat principal… Trop tard. Les masquées les ont sans doute remarquées. Pas de moldu pour attirer leur attention. Une part de moi songe que si je m’occupe d’elles, elles ont moins à craindre. L’autre s’inquiète des décisions que je pourrais encore prendre. Des allers sans retour. Si Sunil prenait le pas, ou pire, si le nouveau moi était… Non. Pas de risque.
- Lynch ? Longtemps que je l'avais pas appelée ainsi. Bizarre surprise de te croiser ici, mais j'ai mieux à foutre. Dégage, sauf si tu désires que je t’aide à protéger ta petite de cette vilaine vue en lui grillant la rétine ? Sourire faux ; baguette volubile. Cassez vous. Allez, transplanez ! Posez pas de question. Je sais pas ce que je pourrais y répondre.

Si soucy, MP.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Lun 14 Mar 2016 - 23:00, édité 1 fois
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mangemort 39, Lun 14 Mar 2016 - 22:57


Contre votre arbre, vous attendiez que ces demoiselles se préparent. Vous aviez hâte. Hâte de vous retourner, hâte de compter, et hâte de la voir bouger la demoiselle. Quand bien même elle ne bougeait pas d’ailleurs. Elle méritait bien d’être testée après tout. Vous aviez vu sa capacité à improviser, sa capacité à se joindre à vous. A présent vous vouliez savoir jusqu’à quel point elle était prête à vous suivre.

Alors vous vous retourniez et vous commenciez à tapoter sur l’arbre. L’opération aurait pu être difficile si votre cerveau vous avait fait défaut, comme cela lui arrivait parfois. Mais fort heureusement, vous saviez encore compter jusqu’à trois. Alors vous tapiez, en rythme, jusqu’au moment où vous vous retourniez. Mais pas parce que vous aviez fini de compter. Non… Vous aimiez le suspens et vous amusiez à développer les virgules. Mais un cri attira votre attention. Un « Non » qui n’avait rien à faire là, et qui ne devait sans doute pas être le cri de rage de votre compagnonne corbeau se faisant dépasser.

En vous retournant vous découvriez votre cobaye du soir bien avancée. A mi-chemin. Elle devait courir vite. Mais vous n’aviez pas le temps d’analyser la taille de ses jambes ni même son degré d’essoufflement. Votre regard se portait vers la voix. Et un sourire illuminait votre visage. Si vous aviez droit à de nouveaux cobayes vous pourriez peut-être faire évoluer les règles du jeu, non ? Vous jetiez un coup d’œil à Sept-Zéro et, à votre grande stupéfaction, votre cobaye du jour s’avança.

- Lynch ? Bizarre surprise de te croiser ici, mais j'ai mieux à foutre. Dégage, sauf si désires que je t’aide à protéger ta petite de cette vilaine vue en lui grillant la rétine ?

Ooooh mais c’est que la demoiselle connaissait les gens ! Très bien, vous n’aviez plus qu’à faire évoluer les règles tout de suite puisque vous en aviez l’occasion ? Vous approchant gaiment de votre cobaye du jour, presque en sautillant de joie et d’excitation, vous gloussiez votre joie avant de lui passer presque tendrement un bras autour de l’épaule.

- Qui ose s’approcher ainsi de ma petite protégée ? Vous avez l’air de vous connaître… Alors chérie, débrouille-toi pour les faire partir. Ou prouve nous ta fidélité en les gardant près de toi. Et en leur offrant le seul cadeau dont nous soyons capable !

Et vous partiez d’un nouveau rire, digne d’un Christophe Maé en pleine comédie musicale – quelle ignominie une référence moldue ! – et vous offriez même à votre proie un petit signe de proximité. Ecrasant votre index sur le bout de son nez, vous la preniez pour une petite fille. Elle risquait de ne pas apprécier mais ce n’était pas gênant, vous preniez plaisir à la voir énervée.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jade Wilder, Mar 15 Mar 2016 - 2:19


Il était temps. Après quelques heures de discussion et de confidences plus ou moins souhaitées, Jade devait quitter l'appartement d'Emily pour rentrer à Poudlard. Il était tard, elle passerait sans doute la nuit à Pré-au-lard, mais cela lui importait peu. A vrai dire, Jade ne voulait pas rester. Elle n'en voulait aucunement à Emily, bien au contraire, finalement se confier avait soulagé ses épaules trop chargées. Mais.. Il y a toujours un mais, toutes les bonnes choses ont un mais, pas une fin, un mais. Là le mais était de taille, l'Italienne avait peur pour la sécurité même de la rouquine.

Certes, son ancienne camarade avait toujours su se défendre et était douée en magie. Mais est-ce que ça suffirait ? Rien n'était moins sûr et la blondinette ne voulait pas prendre le risque. Alors après le temps des confidences venait le temps de la remise en question. Avait-elle bien fait ou non, la réponse semblait évidente, la solution beaucoup moins. Voilà pourquoi elle devait s'enfermer dans sa bulle de solitude, réfléchir s'avérait plus facile sans que son aînée soit présente. Cette dernière avait réussit à créer une brèche, minuscule, à peine perceptible, mais une brèche tout de même. C'était trop, marchons à reculons. L'entrevue s'était terminée ainsi, mais restait le trajet de retour. Rien de bien méchant puisqu'il était si facile d'imposer le silence entre deux êtres. Emily comprendrait. Du moins, il fallait l'espérer.

Pas un mot ne fut échangé pendant les quelques minutes de marche. C'était presque apaisant comme ambiance au final, écouter les bruits de la nuit, si différents, comme feutrés et emmitouflés d'un manteau de velours. Tout ça seulement troublé par les bruits de leurs pas légers. Il faisait encore froid, cela commençait à réellement fatiguer l'habituée des pays chauds qu'elle était.

Mais soit, elle serait bientôt rentrée. Pas chez elle, malheureusement, mais rentrée tout de même. Elles arrivaient d'ailleurs, le pas ralentit de la rouquine le prédisait. Cependant, Emily ne semblait pas vouloir en rester là.

- Si tu veux rester passer la nuit ici, il n’y a…

Ah non, non non non. Pas question de rester. Occupée pleinement par sa négation mentale, Jade n'avait même pas comprit pourquoi Emily avait stoppé sa proposition. Après tout, elle s'était peut-être rendu compte que ça n'était pas envisageable ? Non ? Non. C'est en voyant son aînée stopper de nouveau ses paroles à peine exprimées que Jade comprit qu'il y avait quelque chose d'autre, mais quoi ? A croire que son débat mental était plus bruyant que ce qui avait alerté la Poufsouffle. Jusqu'à entendre des voix.

- Attends-moi ici deux minutes, j’arrive.

Quoi ? Fronçant les sourcils, Jade observa Emily s'éloigner d'elle pour tourner à un angle non loin de là. Soyons clairs, elle ne connaissait pas le quartier et des voix se faisaient entendre. Alors laisser son ancienne camarade s'éloigner comme ça ? Nan nan nan, hors de question. Désobéissant donc à la vitesse de la lumière, l'Italienne s'avança, suivant le chemin pris par Emily peu avant. Même si elle niait son attachement envers la rousse, Jade ne supporterait pas qu'il lui arrive quoi que ce soit. Et là en l’occurrence, elle ne savait pas ce qu'il se passait. Donc ça la stressait. Donc elle la suivait. C'était aussi simple que ça, CQFD !

Oui, sans doute, mais Jade ne s'attendait aucunement à voir ce qui l'attendait, là, en tournant.

- NON Jade ! Ne regarde pas !

Trop tard. Se figeant à quelques centimètres d'Emily, Jade eut du mal à comprendre, ou plutôt réaliser ce qu'elle avait pourtant sous les yeux. Lizzie ? Avec.. Nan. Ça ne pouvait pas être vrai. Pourtant, elle ne croyait souvent que ce qu'elle voyait et là.. Là qu'avait-elle à dire pour nier ? Une illusion d'optique ? Une hallucination ? Voyons ne nous voilons pas la face.

Et puis, la rupture. La réalité qui vous revient droit dans la gueule et pousse toutes vos convictions pour s'asseoir cordialement dessus. Les yeux de l'Italienne s'écarquillèrent légèrement, ses lèvres s'entrouvrirent sans qu'aucun son ne puisse en sortir. C'était impossible et pourtant..

- Lynch ? Bizarre surprise de te croiser ici, mais j'ai mieux à foutre. Dégage, sauf si désires que je t’aide à protéger ta petite de cette vilaine vue en lui grillant la rétine ?

Second coup au coeur, voilà qui confirmait les craintes muettes. Soudain, une part du petit monde de Jade s'écroulait littéralement. En quelques mois, Lizzie était devenue son modèle, une part d'elle-même l'admirait beaucoup plus qu'elle n'aurait pu le reconnaitre. La chute faisait mal, donnant la curieuse impression que votre coeur se serre au point d'en perdre sa vigueur. Du mal à respirer, pourtant elle tenait, par on ne sait quel moyen. Ah si, Emily. Lizzie n'était pas seule et si la confiance que Jade pouvait lui porter était brisée en des milliards de morceaux, ce n'était rien par rapport aux deux autres présences. L'une d'elle d'ailleurs, s'avança vers Lizzie à la manière d'un fou pour venir.. quoi ? L'embêter ? En fait, elle s'en fichait.

- Qui ose s’approcher ainsi de ma petite protégée ? Vous avez l’air de vous connaître… Alors chérie, débrouille-toi pour les faire partir. Ou prouve nous ta fidélité en les gardant près de toi. Et en leur offrant le seul cadeau dont nous soyons capable !

Cadeau ? Bordel. Jusqu'alors figée entre surprise et peur, Jade saisit la main d'Emily, la serrant alors en la tirant vers elle. Son instinct protecteur reprenait le dessus et il était hors de question qu'il arrive quelque chose à Emily, jamais !

- Partons. Vieni, s'il te plait.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Ven 18 Mar 2016 - 0:18


Mes mots sonnent faux. Et j’en suis consciente. Et je m’étonne presque de n’avoir encore reçu quelque jet lumineux dans le dos. Peut-être jugeaient-ils que le jeu se faisait plus intéressant encore ? J’observais Jade, qui me dévisageait de son air de chiot abandonné. Les yeux écarquillés, entre surprise, panique, trahison, déception. J’sais pas trop pourquoi je me pose des questions. Quoique je fasse, je les ai déjà perdues, non ? Pis… les garder contre moi, qu’on soit clairs, ne pouvait que me détruire. (Merci, Jade, de ne pas chanter pour autant ♥)

Elles auraient été le carcan gardant mon esprit entre le fer de la bienséance, de l’amitié, des droits humains et autres conneries. Sans comprendre l’adrénaline magique ; l’ivresse des découvertes ; la délicatesse des corps épars, des derniers souffles qu’on arrache, dans les linceuls d’eau comme les couches de flammes. Elles n’auraient jamais compris l’art du meurtre. Le besoin de vengeance, non plus ; enfin, peut-être qu’Emily avait entendu parler du sort de sa demi-sœur pendant mon séjour à Azkaban, je sais jamais trop ce qui lui traine dans la tête.

Peut-être est-ce pourquoi elle est la sœur avec qui je m’entends finalement le mieux. Tout est légèreté, et espace. Je revois nos premiers rires au Chaudron, ou du moins les cherche, loin dans ces espaces que Sunil a refoulé.
- ..., café ?
Noir, sans canard de neige. Voilà la boisson commandée par la blonde, abordée cinq fois par Fred.
Novice, j’ai en charge l’éclairage des flamèches grises des lampes. L’ébène boisson parsemée d’éclats blancs ? On n’ose rêver le servir à nos premiers pas à la Caldamn.
Je l’observe.
Elle griffonne son verbe, elle crie de la main.
J’ignore la manière employée par la femme. Le papier me donne envie de gerber. Maladive aversion née de ma mère. Son crayon s’écrase, bas.

Mon regard dévie, dérive ; happé. La seconde passe. Six d’affilée. Le débris de verre se laisse fasciner, de son crayon il s’allèche ; après, mon pied l’accompagne. J’abime son parchemin de cendres plafonnières ; l’air malhabile noie mes lèvres dans des niaiseries verbales. L’affaire démarre mal, même si son opale paire d’iris ne se résoud encore à me laisser. Missile impossible à asservir. Désir de me laver les papilles avec le savon des casiers. Se, me reprendre. Je chancèle, parle. Magie silencieuse, bonjour.
- Pardon accessible si j’propose d’faire d’la Maison Dhénin ?
Éloignez ces draperies. On commence.

NON non non bordel de moldu ! C’était pas ça. Sunil, dégage. Parole à Lizzie. A la mémoire. Si c’est la dernière fois que je fais usage de ce type de souvenir, autant ne pas m’en priver. Ghrystal avait déjà disparu. J’faisais pas l’électricité, je rattrapais notre échec avec les casseroles qui chantaient mal quand elles avaient pas d’eau. Un truc comme ça ? Pis c'était pas un vulgaire papier, c'était un livre à la provenance indicible. J’sais plus moi. Mais on avait rit. J’me rappelle de la chaleur des moindres instants. Qui m’avait toujours empêchée de lui mentir quant à notre père commun ; elle était la seule à savoir. Ou avait foutu un entrain neuf dans mon rapport aux balais. Elle avait su être ma liberté…

J’pressens tellement de déception et de rage en son regard que j’préfère la voir à travers un voile distancié ; un voile certes aisé à déchirer, mais un voile qui pouvait passer au féminin et m’embarquer, loin, au large, à l’abordage de la magie noire. Elle me laisserait jamais me contenter d’un voile. Pis mon regard devait vraiment tromper personne, car 39 déjà approchait. Il gloussait, mode dindon, quoiqu’il ne parvienne à m’être risible malgré le manque de distinction de son bruitage. J’l’avais vu user de sa baguette. Capable d'être doué, au moins en métamorphomagie. Et ça, ça forçait l’écoute. Pour ça on prenait le dragon et on accostait sur les rives du silence et du neuf et des délits magico-civils.

Sans trop que je comprenne le comment du pourquoi, l’instant d’après il avait son bras autour de mon épaule. Pis il m’appelait protégée, chérie, bref, il marquait son territoire quoi, et se montrait on ne peut plus clair quant à sa définition de la fidélité à l’Ordre Noir : garder Jade et Emily près de moi. Bordel. Il écrase son doigt sur mon nez ; comme jubilant d’observer les pensées qui colorent mes iris dans l’obscurité. Le dilemme n’est pas long, c’est certain. Teamlitote.

Mais… J’ai du mal à mesurer la suite. Cet éclat de baguette pourra jamais être retiré. En fait, j’crois que s’ils avaient voulu me mettre à l’épreuve, il était difficile de trouver meilleurs spécimens, côté féminin en tout cas. Izsa, même en partageant ma chambre -une de mes...-, semblait éviter les moindres interactions. Diable, elle sort de prison, elle a la peste ! J’sais plus trop que penser d’elle en fait. Côté masculin, ça aurait été Ebenezer et Parker. J'pense ? C'veut dire que je considère tenir à eux ? Oh p'tain ça complique les choses cette rencontre nocturne. Vous voulez pas revenir au petit plan de jeu moldu là ?

Net. Merlin, le hasard resserre trop bien ses filets. Karma is a biche, paraît-il. Ou peut-être était-ce pour le mieux. Après ce soir, je n’aurais plus rien qui me retiendrait. J’irais toujours de l’avant. Je connaitrais l’intensité de mon engagement idéologique. Ce n’est qu’en voyant la serre de Jade se resserrer sur la main de ma sœur que Laguz se dressa ; jalouse ? De qui ? Qu'importe. Elles avaient peur. De moi. Tic, tac. Pour un aspect pratique difficilement discutable, je commençais par un #Anthemius Vocania informulé. J’pouvais pas tellement prendre le risque de les laisser partir maintenant… pis ma baguette étant gourmande, un #Terraballi Mortis suivit, imprudent mais grisant. Destination ?
Emily.

Jade, you're next. J'crois que vous pouvez déjà balader l'écriteau The end sur un large éventail de possibles.


Dernière édition par Lizzie Bennet le Ven 18 Mar 2016 - 7:36, édité 1 fois
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Re: Alentours de Londres

Message par : Emily Lynch, Ven 18 Mar 2016 - 1:49


Emily n’arrivait pas à dire ce qu’il lui faisait le plus de mal ! Voir sa sœur en compagnie de personnes masquées dont leur appartenance et leurs intentions ne faisaient aucun doute, ou bien alors voir le regard de Jade qui était en train de réaliser ce qu’il se passait dans ce lieu presque désert. Si seulement elle n’avait pas eu la mauvaise idée d’aller voir ce qu’il se passait, ô combien elle regrettait amèrement de s’être encore laissée emportée par la curiosité ! Si seulement elle n’avait pas entendu de bruit, elle ne serait pas en train d’affronter la trahison d’une sœur, mais aussi une amie trahie ! La rouquine savait parfaitement bien qu’elle était le lien entre Jade et Lizzie ! Finalement, elles étaient toutes liées à différents niveaux, avoués ou non, l’attachement s’était pourtant créé. Que cela faisait mal et elle était impuissante, elle ne pouvait rien faire et devait subir tout cela. Le regard de Jade allait être gravé à jamais dans sa mémoire, elle ne pourrait jamais oublier cela. Mais à qui la faute ? Peut-importe, les choses allaient être différentes maintenant.

- Lynch ? Bizarre surprise de te croiser ici, mais j'ai mieux à foutre. Dégage, sauf si désires que je t’aide à protéger ta petite de cette vilaine vue en lui grillant la rétine ?

- Tiens, étrange ! J’aurais cru à un autre accueil de ta part.

Cette réaction était spontanée, irréfléchie ! Mais qu’est-ce qu’elle était en train de faire ? Idiote ! Tire-toi de là au plus vite, ne comprends-tu donc point ce qu’il est en train de se passer ? Mais non, elle avait là juste en face d’elle sa sœur, la seule personne qui avait été toujours honnête avec elle, enfin jusqu’à maintenant. Emily savait très bien que Lizzie était loin du caractère standard d’une personne que l’on a l’habitude de voir, elle savait aussi qu’elle adorait quelques expérimentations, mais peut-être que tout cela était de trop… Non, elle n’aurait pas cru à cela, enfin si, Lizzie Bennet oui, l’ancienne préfète des Poufsouffle, mais pas Liz, sa sœur. Non, ce n’était pas possible !

- Qui ose s’approcher ainsi de ma petite protégée ? Vous avez l’air de vous connaître… Alors chérie, débrouille-toi pour les faire partir. Ou prouve nous ta fidélité en les gardant près de toi. Et en leur offrant le seul cadeau dont nous soyons capable !

Et voilà qu’un des deux masqué s’approchait de la brune. Il l’appelait par des noms qui donnaient froid dans le dos. Emily ne pouvait pas s’empêcher de trembler, tout cela ne faisait que confirmer ses craintes, mais peut-être y avait-il autre chose… Était-ce possible ? Non, elle devait surement rêver, oui ! Son regard était en train de se perdre… Lizzie, le masqué, l’autre masqué, Liz… Stop ! Stop ! Elle devait absolument se réveiller, là tout de suite ! Mais rien ne semblait marcher, tout cela était donc vrai. Prenant pleinement conscience de ce qu’il se passait, elle ne pouvait plus rester plantée là. Puis soudain, une main s’agrippa à la sienne, tournant la tête, Emily vit Jade qui était en train de la tirer vers elle souhaitant partir d’ici au plus vite et laisser Liz seule avec ces types. Mais l’italienne avait beau tirer, la rouquine ne bougea pas d’un centimètre, elle était comme collée au sol. Pourtant, la blondinette devait sans doute avoir raison, il serait probablement plus judicieux de fuir les lieux, après tout Lizzie ne semblait pas avoir envie d’être sympathique avec elles.

La rousse tourna à nouveau la tête en direction de sa frangine, plongeant son regard dans le sien, elle essayait de trouver quelque chose qui pourrait sans doute expliquer tout cela ! Liz ne devait pas agir de son plein gré, cela ne pouvait être possible, on devait l’avoir forcée, lancé un sort ou donné une quelconque potion. Mais le regard ne trompe pas, ce qu’elle voyait était terrifiant. Elle devait faire quelque chose, agir, la raisonner l’empêcher de commettre l’irréparable. Mais elle devait aussi faire très attention, être prête à se défendre, la situation lui était plutôt défavorable. Ce qui inquiétait le plus Emily, c’était Jade ! Elle devait absolument la protéger, faire tout ce qui était possible pour la faire partir d’ici et d’ailleurs, c’était ce qu’elle allait faire en premier. Elle lui tenait toujours la main, elle ne l’avait pas lâchée depuis que la jeune-fille lui avait prise. Concentration, dans quelques secondes Jade sera tirée d’affaire, mais le décor ne semblait pas vouloir changer, elles étaient toujours à Londres avec Lizzie et deux masqués juste en face. Et me*de, un deux avait sans aucun doute bloqué temporairement la possibilité de transplaner. Que faire, courir dans les rues de la capitale avec trois personnes à votre c*l ? Ce n’était pas la meilleure solution, non il lui fallait attendre que le sort bloquant la fuite immédiate cesse de faire effet, mais en fonction des capacités de celui qui l’avait lancé, cela pouvait aller de quelques petites minutes, à de longues et pénible minutes leur promettant probablement quelques douleurs.

Bon, comme elles étaient bloquées pour le moment, autant en profiter pour passer directement à l’étape raisonner Liz ! Mais contre toute attente, le pire arrivait plutôt que prévu ! Sortilège en vue ! Emily n’avait pas sa baguette en main, impossible de se défendre par la magie. Heureusement que la rousse avait de très bons réflexes, comme qui ne pas avoir respecté le couvre-feu à Poudlard pour s’entrainer au duel l’avait aidé. Elle poussa Jade sur le côté et sentit quelque chose lui frôler le dos ! C’était un moins une, un dixième de secondes après et c’était fichu.

- Jade ! Derrière moi ! lui ordonna-t-elle tout en lui tendant la main. Il était hors de question qu’elle se batte, elle devait la protéger. Puis le regard légèrement prit par la colère elle s’adressa à sa sœur. Lizzie ! Tu peux pas faire ça, réfléchis un peu à ce que tu viens de faire ?! Tu es complètement stupide, oui stupide ! Tu es prête à sacrifier deux personnes qui comptent pour toi, tout ça pour satisfaire les pulsions meurtrières de deux psychopathes qui n’osent même assumer leurs actes en se cachant derrière des masques et en t'obligeant à nous attaquer ? Tu vaux mieux que ça, mieux qu’eux.

Parler, vas-y parle ! Tu gagnes du temps, l’aiguille avance sur l’horloge, plus tu maintiens le dialogue, plus tu augmentes tes chances de fuir sans trop de dégâts ! Si en plus de ça tu arrives à raisonner Liz, ça serait parfait, mais pour le moment pas de précipitation.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Sam 19 Mar 2016 - 17:28


Oh la pouffe. Elle avait évité. Évidemment qu’elle avait évité ; c’était une Bennet, et l’une des seules ayant la moindre valeur, magique comme intellectuelle. Enfin, il y avait eu Jane, avant. Avant qu’un p*tain de moldu de m*rde l’épouse et trouve que trololo ma meuf a des pouvoirs, sera toujours supérieure à la vermine que je trémousse entre mes godasses, je me sens vulnérable, allez, et si je la tuais moi qui ne devrais même pas avoir le droit d’être en vie ? En arracher une, ce c*n. Et maintenant, maintenant c’était Emily qui faisait les mêmes choix. Oh, oui, elle n’avait jamais eu le profil Azkaban, d’accord ; oui, je ne m’étais pas attendue à ce qu’il soit aisé de lui faire comprendre mon combat idéologique.

Mais v’là que ma sœur, ma propre sœur p*tain, s’officialisait comme barrière. V'là autr'chose !  Elle ne pouvait pas comprendre. Elle n’avait pas connu Jane ; ne l’avait vue s’enticher de ce pitre ; n’avait connu la perte. Si, elle avait perdu confiance en certains êtres ; bizarrement, déjà à l’époque, c’était ma faute. Mais elle n’avait été brisée comme je l’avais été. Pas assez pour réussir à exploser le miroir irisé qu’on appelle réalité, ou conventions, et autres mensonges que les bienséances vous font accepter comme la Vérité. J’aurais aimé qu’on ait cette discussion autrement. Mais non, non il allait falloir passer par l’affrontement ; quoique la rousse ne prenait pas même la peine de sortir sa baguette. Non, juste un petit mouvement ; la blondinette mise à l’écart. Pourquoi ne pouvait-elle pas juste se comporter comme cette dernière ? Me fuir.

Me laisser partir, pour l’envol, ou la chute, tout est question de point de vue, de relativité, de nuance de gris. On en manquait pas, chez les sorciers : des achromatiques, blanc, noir, gris, gris clair, gris foncé, gris espagnol, gainsboro, argent, gris cuirassé, gris Dim, gris acier, gris cendré, bleu métallique, gris cadet, charbon, gris froid, gris Davy’s, gris Payne’s, platine, gris taupe, gris lupin, gris ardoise, ardoise claire, ardoise foncée, la dernière incluant quelques nuances cyan assez délectables ; pis les chromatiques aussi, tirées des rouges, bleus et verts ; bref, vous n’êtes pas là pour chercher quelques médiocres cinquante nuances de gris, mais je les aimais, ces teintes, ces distinctions, ces différences, tant qu’elles n’étaient ramenées ni à # et chiffres, ni aux sangs dont les grisés ne m’étaient supportables qu’au bout d’une lame ou sur le torse de 49.

Je voulais qu’elle lâche mon regard et mon esprit et mon cœur palpitant ; et dans le même temps, j’étais déchirée d’une bizarre jalousie de la voir protéger Jade. C’était normal. J’en attendais pas moins d’elle. Pourtant j’aurais aimé qu’elle soit de mon côté, que je n’aie à me battre contre mon sang, ou alors qu’elle accepte de se battre, qu’elle brandisse son arme de vie au lieu d’esquiver sans effort mon sortilège. Pis elle se mit à parler ; et là, là je tirais des traits, plus que Parker avait pu en tracer dans sa cellule. Un dernier appel, ferme ta gueule et rentre à la maison. Lizzie ! Tu peux pas faire ça – Oh watch me. Elle me trouvait « stupide ». Elle ne m’avait jamais appelée de la sorte, jusque là. Malgré la facilité du « Benêt ». Pis pire ! Soumise.

Sa voix m'était pleine de vide, blanche de mots, noire de sens. De brisure. J'avais tenu à elle, p*tain. Peut-être était-ce pourquoi j'avais plus d'exigences à son encontre. Elle ne comprenait pas. Je ne les sacrifiais pas, je dessinais mon choix entre les Idées et les gens. Les êtres humains sont trop volatiles ; je ne pouvais me battre pour elles. Je me battais à la rigueur pour leur futur, mais cela, elle ne le voyait pas encore, toute empêtrée qu’elle était dans les amitiés et candeurs relationnelles. Toute prise dans ses filets d’attaches, toute démunie de liberté d’action. Le pire fut sans doute quand elle me précisa, une bonne fois pour toute, ce qu’elle pensait de l’Ordre Noir. Des lâches, avançant masqués ? Des psychopathes meurtriers ? Shut up biche. Mais qu’elle était stupide p*tain. Je n’avais jamais perçu combien elle pouvait l’être.

Elle croyait quoi ? Que je bossais à la BAMN parce qu’ils avaient le chauffage ? Que j’étais allée à Azkaban pour surveiller des prisonniers ? Que j’avais trouvé notre appart’ en suivant des petites annonces ? Que les nuits où je disparaissais sans prévenir c’était pour faire du baby-sitting ? Je ris, amère. Elle ne savait pas, elle ne voyait pas, elle avait les yeux dans la terre, même si elle en évitait les prisons. Je valais incroyablement moins qu’eux, voilà pourquoi je n’avais de masque dissimulant mes idées. Je n’étais encore assez douée pour qu’on me confie des missions à risque, légitimant une protection. Mais les pulsions, les idées, tout était déjà là. Depuis des années, enraciné.

Alors je voulais m’extirper de ses racines, à elle. Des amarres que ses mots tendaient à l’abordage de mon cou. Il était tellement facile de s’arrêter là. De bifurquer. M’excuser. Elle m’offrait une chance. Et je crachais dessus.
- Ta gue*le Em. Il y avait dans ma gorge un écœurement, un mépris, un impératif intransigeant que je n’avais jamais utilisé à son encontre. Ça allait en faire, des nouveautés… Ne parle pas d’eux sur ce ton. Tu ne sais rien. Pas un mot de plus. Je bloque le flux là, avant qu'il se déverse. Ou peut-être car j'ai trop d'incompréhension pour trouver plus de mots à dire ? Nah, vous inquiétez pas, j'ai pas fini pour autant. La commissure gauche de ma lèvre se dressa. Méprisante. Dégoutée. La blesser. J'aurais jamais dû te parler de cette lettre. Des mots qu'on ne retire pas, quoique je m'en morde l'intérieur de la lèvre sitôt fait. Elle aurait dû faire comme Jade. Avoir peur. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle complique les choses ?

C’était bien, la peur. La teinte noirâtre qui enveloppait alors leurs visages, comme une nappe d’encre, de pétrole, indélébile, était une réjouissance. Elle était un Plus Jamais. La peur jaune de Wilder et ses dents serres, qui lui bouffaient les lèvres, en étaient la preuve. Je hochais la tête, et le #Terorim fila sur Em. Silencieux comme un mort. Si elle avait peur de moi, elle m’abandonnerait. Le masque de la fraternité était tombé. J’allais devenir moi. Mais me laisser partir nécessiterait plus que ce sort à l’affligeante banalité. Il fallait qu’elle me haïsse. Il fallait détruire l’espoir qu’elle plaçait en moi. Sans laisser une seule miette de cookie.

Et ça, c’était assez facile : je la connaissais la belle, pour ça, suffisait de s’en prendre à ceux qu’elle aimait. Coucou, Jade. Je t’avais promis de m’occuper de ton cas… Je pivotais, pour qu'Emily ne se trouve plus à mi-chemin. Le sortilège fut aussi informulé que simple à reconnaître. Fire's my main gift, 39. #Fustigeaflamma. Petit clin d’œil à notre première rencontre. Je manquais un instant de me perdre dans les lames ardentes, avant de brancher mon regard droit dans celui de l’actuelle préfète de Poufsouffle ; la langue de feu suivit la direction que mes épaules impliquaient. Non ! Rien de rien... Non ! Je ne regrette rien... Aujourd’hui, le passé brûlait ; sur le terreau fertile renaîtraient les possibles. Et j'en avais le cœur noir de rires.
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