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Alentours de Londres
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Lizzie Bennet
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Sam 19 Mar - 17:28


Oh la pouffe. Elle avait évité. Évidemment qu’elle avait évité ; c’était une Bennet, et l’une des seules ayant la moindre valeur, magique comme intellectuelle. Enfin, il y avait eu Jane, avant. Avant qu’un p*tain de moldu de m*rde l’épouse et trouve que trololo ma meuf a des pouvoirs, sera toujours supérieure à la vermine que je trémousse entre mes godasses, je me sens vulnérable, allez, et si je la tuais moi qui ne devrais même pas avoir le droit d’être en vie ? En arracher une, ce c*n. Et maintenant, maintenant c’était Emily qui faisait les mêmes choix. Oh, oui, elle n’avait jamais eu le profil Azkaban, d’accord ; oui, je ne m’étais pas attendue à ce qu’il soit aisé de lui faire comprendre mon combat idéologique.

Mais v’là que ma sœur, ma propre sœur p*tain, s’officialisait comme barrière. V'là autr'chose !  Elle ne pouvait pas comprendre. Elle n’avait pas connu Jane ; ne l’avait vue s’enticher de ce pitre ; n’avait connu la perte. Si, elle avait perdu confiance en certains êtres ; bizarrement, déjà à l’époque, c’était ma faute. Mais elle n’avait été brisée comme je l’avais été. Pas assez pour réussir à exploser le miroir irisé qu’on appelle réalité, ou conventions, et autres mensonges que les bienséances vous font accepter comme la Vérité. J’aurais aimé qu’on ait cette discussion autrement. Mais non, non il allait falloir passer par l’affrontement ; quoique la rousse ne prenait pas même la peine de sortir sa baguette. Non, juste un petit mouvement ; la blondinette mise à l’écart. Pourquoi ne pouvait-elle pas juste se comporter comme cette dernière ? Me fuir.

Me laisser partir, pour l’envol, ou la chute, tout est question de point de vue, de relativité, de nuance de gris. On en manquait pas, chez les sorciers : des achromatiques, blanc, noir, gris, gris clair, gris foncé, gris espagnol, gainsboro, argent, gris cuirassé, gris Dim, gris acier, gris cendré, bleu métallique, gris cadet, charbon, gris froid, gris Davy’s, gris Payne’s, platine, gris taupe, gris lupin, gris ardoise, ardoise claire, ardoise foncée, la dernière incluant quelques nuances cyan assez délectables ; pis les chromatiques aussi, tirées des rouges, bleus et verts ; bref, vous n’êtes pas là pour chercher quelques médiocres cinquante nuances de gris, mais je les aimais, ces teintes, ces distinctions, ces différences, tant qu’elles n’étaient ramenées ni à # et chiffres, ni aux sangs dont les grisés ne m’étaient supportables qu’au bout d’une lame ou sur le torse de 49.

Je voulais qu’elle lâche mon regard et mon esprit et mon cœur palpitant ; et dans le même temps, j’étais déchirée d’une bizarre jalousie de la voir protéger Jade. C’était normal. J’en attendais pas moins d’elle. Pourtant j’aurais aimé qu’elle soit de mon côté, que je n’aie à me battre contre mon sang, ou alors qu’elle accepte de se battre, qu’elle brandisse son arme de vie au lieu d’esquiver sans effort mon sortilège. Pis elle se mit à parler ; et là, là je tirais des traits, plus que Parker avait pu en tracer dans sa cellule. Un dernier appel, ferme ta gueule et rentre à la maison. Lizzie ! Tu peux pas faire ça – Oh watch me. Elle me trouvait « stupide ». Elle ne m’avait jamais appelée de la sorte, jusque là. Malgré la facilité du « Benêt ». Pis pire ! Soumise.

Sa voix m'était pleine de vide, blanche de mots, noire de sens. De brisure. J'avais tenu à elle, p*tain. Peut-être était-ce pourquoi j'avais plus d'exigences à son encontre. Elle ne comprenait pas. Je ne les sacrifiais pas, je dessinais mon choix entre les Idées et les gens. Les êtres humains sont trop volatiles ; je ne pouvais me battre pour elles. Je me battais à la rigueur pour leur futur, mais cela, elle ne le voyait pas encore, toute empêtrée qu’elle était dans les amitiés et candeurs relationnelles. Toute prise dans ses filets d’attaches, toute démunie de liberté d’action. Le pire fut sans doute quand elle me précisa, une bonne fois pour toute, ce qu’elle pensait de l’Ordre Noir. Des lâches, avançant masqués ? Des psychopathes meurtriers ? Shut up biche. Mais qu’elle était stupide p*tain. Je n’avais jamais perçu combien elle pouvait l’être.

Elle croyait quoi ? Que je bossais à la BAMN parce qu’ils avaient le chauffage ? Que j’étais allée à Azkaban pour surveiller des prisonniers ? Que j’avais trouvé notre appart’ en suivant des petites annonces ? Que les nuits où je disparaissais sans prévenir c’était pour faire du baby-sitting ? Je ris, amère. Elle ne savait pas, elle ne voyait pas, elle avait les yeux dans la terre, même si elle en évitait les prisons. Je valais incroyablement moins qu’eux, voilà pourquoi je n’avais de masque dissimulant mes idées. Je n’étais encore assez douée pour qu’on me confie des missions à risque, légitimant une protection. Mais les pulsions, les idées, tout était déjà là. Depuis des années, enraciné.

Alors je voulais m’extirper de ses racines, à elle. Des amarres que ses mots tendaient à l’abordage de mon cou. Il était tellement facile de s’arrêter là. De bifurquer. M’excuser. Elle m’offrait une chance. Et je crachais dessus.
- Ta gue*le Em. Il y avait dans ma gorge un écœurement, un mépris, un impératif intransigeant que je n’avais jamais utilisé à son encontre. Ça allait en faire, des nouveautés… Ne parle pas d’eux sur ce ton. Tu ne sais rien. Pas un mot de plus. Je bloque le flux là, avant qu'il se déverse. Ou peut-être car j'ai trop d'incompréhension pour trouver plus de mots à dire ? Nah, vous inquiétez pas, j'ai pas fini pour autant. La commissure gauche de ma lèvre se dressa. Méprisante. Dégoutée. La blesser. J'aurais jamais dû te parler de cette lettre. Des mots qu'on ne retire pas, quoique je m'en morde l'intérieur de la lèvre sitôt fait. Elle aurait dû faire comme Jade. Avoir peur. Pourquoi fallait-il toujours qu'elle complique les choses ?

C’était bien, la peur. La teinte noirâtre qui enveloppait alors leurs visages, comme une nappe d’encre, de pétrole, indélébile, était une réjouissance. Elle était un Plus Jamais. La peur jaune de Wilder et ses dents serres, qui lui bouffaient les lèvres, en étaient la preuve. Je hochais la tête, et le #Terorim fila sur Em. Silencieux comme un mort. Si elle avait peur de moi, elle m’abandonnerait. Le masque de la fraternité était tombé. J’allais devenir moi. Mais me laisser partir nécessiterait plus que ce sort à l’affligeante banalité. Il fallait qu’elle me haïsse. Il fallait détruire l’espoir qu’elle plaçait en moi. Sans laisser une seule miette de cookie.

Et ça, c’était assez facile : je la connaissais la belle, pour ça, suffisait de s’en prendre à ceux qu’elle aimait. Coucou, Jade. Je t’avais promis de m’occuper de ton cas… Je pivotais, pour qu'Emily ne se trouve plus à mi-chemin. Le sortilège fut aussi informulé que simple à reconnaître. Fire's my main gift, 39. #Fustigeaflamma. Petit clin d’œil à notre première rencontre. Je manquais un instant de me perdre dans les lames ardentes, avant de brancher mon regard droit dans celui de l’actuelle préfète de Poufsouffle ; la langue de feu suivit la direction que mes épaules impliquaient. Non ! Rien de rien... Non ! Je ne regrette rien... Aujourd’hui, le passé brûlait ; sur le terreau fertile renaîtraient les possibles. Et j'en avais le cœur noir de rires.
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Mangemort 39
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mangemort 39, Lun 21 Mar - 22:46


La nuit vous enveloppait dans sa froide tendresse et vous aveuglait presque. Vous étiez satisfait de la situation. Si vous comptiez vous amuser en lançant quelques sortilèges sur la charmante demoiselle, l’imprévu vous faisait d’autant plus sourire. Elle les connaissait. Et vos paroles n’étaient pas tombées dans les oreilles d’une sourde. La plus jeune voulait partir. Vous ne la reconnaissiez pas. Mais vous auriez dû. La plus vieille aussi aurait dû vous dire quelque chose. Mais vous étiez trop concentré sur les mots et sur les gestes pour prêter attention aux visages.

La baguette bougeait mais les mots ne sortaient pas. Votre protégée lançait des informulés. Et la terre se mit à bouger. A se regrouper en une boule. Les réflexes en face étaient bons. C’étaient les mots qui l’étaient moins. Ils vous touchaient, vous aussi, brusquement. Vous poignardaient.

Pensaient-elles réellement qu’il s’agissait de lâcheté ? Que vous masquiez votre visage par simple peur d’être reconnu ? Vous pouffiez d’un rire de dédain. Fermant les yeux quelques secondes, vous vous laissiez pousser un peu les cheveux. Vous éclaircissiez votre regard et affiniez votre visage. Lorsque vous retiriez votre masque, pour prouver à quel point vous ne craigniez rien, vous ressembliez fort à votre petite protégée du soir. Vos traits étaient simplement un peu plus grossiers. Car vous n’arriviez pas à effectuer une ressemble totale pour le moment. Cela viendrait sans doute.

En attendant, vous vous reculiez et vous couliez dans l’ombre, laissant faire les demoiselles. Vous attendiez, sur le qui-vive, mais la blessure infligée par l’insulte restait béante et vivace. Vous aviez envie de vous mêler du combat vous aussi. Alors vous pointiez simplement votre baguette vers votre masque au sol. Vous n’en aviez pas besoin. Vous seriez en mesure de vous en refaire un. Vous envoyiez dessus un Terasectum dans l’espoir d’augmenter suffisamment la température du métal et de le faire entrer en fusion. Puis un Waddiwasi vous permettait de l’envoyer sur les deux demoiselles.

Vous reculiez encore. Rejoignant Sept-Zéro, la couvant d’un air de profonde admiration. Elle avait parfaitement choisi son moment pour rester à l’écart. Vous prouviez votre faiblesse d’esprit en réagissant trop tard, comme d’habitude.

- Laissons-la prouver son engagement quelques instants. Puis nous saurons la… remercier, n’est-ce pas ?
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Jade Wilder
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jade Wilder, Mar 12 Avr - 23:46


HRPG: Vu avec Emily pour l'intervention de Jade et le déroulement des évènements.
Disoulée pour le retard.



Tout se passait beaucoup trop vite pour que ça soit normal. Rien n'était normal. Lizzie n'était pas normale, c'était tout simplement impossible. Ou pas ? Il n'en fallut pas plus pour perdre la blonde qu'était Jade. Le doute l'avait envahie comme un vil ennemi tapi dans l'ombre, prêt à frapper. Il attendait patiemment qu'elle ait assemblé toutes les pièces du puzzle pour exploser et lui faire perdre foi en chacune de ses convictions. Mais en attendant, le maître mot restait le déni. Ce n'était pas possible, point, on passe à autre chose.

Facile à dire, beaucoup plus qu'à faire étant donné la situation. Problème, Emily ne bougeait pas, elle ne prenait pas la décision de partir alors que c'était exactement ce qu'il fallait faire au plus vite. Ne jamais, jamais se mêler des affaires d'autrui, Jade l'avait apprit à ses dépends. Et là, elle avait une saleté de mauvais pressentiment. Pourquoi la rouquine ne bougeait-elle pas, pourquoi n'avait-elle pas un réflexe si basique et si.. instinctif que celui-là. Rien. Elle la regarda, l'espace d'un instant, mais ne bougea pas pour autant. Tentant de capter son regard par tous les moyens, Jade finit par comprendre après quelques secondes. Emily s'était concentrée, mais rien, son air surpris voulait tout dire. Transplanage impossible, elles étaient dans la Mer**.

Qui était l'ennemi dans cette histoire ? Elle ne savait plus. Pas Lizzie. Lizzie, c'était son modèle, celle qui l'avait guidée à son arrivée, celle qui lui avait insufflé assez de conviction pour affronter tout ce qui s'était mis sur son chemin. Une rencontre, une simple rencontre dans les toilettes en plus, payez l'ironie de ce souvenir à deux noises. Lizzie, c'était également celle à qui elle s'était confiée il y a encore si peu de temps et ce sur un sujet que la blonde n'abordait jamais. Jamais, sauf avec l'ancienne préfète. Cette même fille qui lui avait alors proposé de l'aide. Mais ça ne pouvait pas être la même fille alors, il y avait un fossé entre les deux ! Infranchissable passerelle, pas en aussi peu de temps, et puis.. Mer** ! C'était juste impossible. Doute doute doute, saleté, dégage, va t'en personne ne veut de toi. Le dangers n'était pas Lizzie mais les deux individus qui l'accompagnaient, point. Il fallait qu'elle s'accroche à ce point, cette conviction salvatrice qui protégeait encore de la chute brutale depuis son petit nuage. Ou sa bulle, c'est beau les bulles, ça reste idéal et intemporel. Jade se concentra sur la bulle, pour ignorer le reste. La bulle saurait faire reculer le doute, il fallait l'espérer, mais pour le moment ça tenait.

Mais voilà qu'il fallait reprendre conscience des choses, de la situation. Ce ne fut malheureusement le cas que lorsque la demoiselle finit à terre, poussée par.. Emily ? Oui, c'était ça. Plongée dans ses débats mentaux, Jade n'avait absolument rien suivi. Ouais ouais, elle était nulle question combats, tellement qu'elle ne s'y intéressait pas pleinement. Sans Emily, elle serait morte en trois secondes top chrono. Ne crions pas victoire trop vite, la rouquine avait semble t-il évité un sort, mais si l'un avait été lancé, d'autres suivraient. Minute, qui avait lancé le sort ? Lizzie.. Attaque de doute, Bulle fragile. Mais Bulle tiendra, n'est-ce pas ? Se relevant finalement sans l'aide de son aînée, Jade resta plus impuissante qu'autre chose. Elle était nulle en magie bordel, elle ne pouvait rien faire, pas aider, rien qui ne risquerait de provoquer l'effet totalement inverse de ses souhaits.

- Lizzie ! Tu peux pas faire ça, réfléchis un peu à ce que tu viens de faire ?! Tu es complètement stupide, oui stupide ! Tu es prête à sacrifier deux personnes qui comptent pour toi, tout ça pour satisfaire les pulsions meurtrières de deux psychopathes qui n’osent même assumer leurs actes en se cachant derrière des masques et en t'obligeant à nous attaquer ? Tu vaux mieux que ça, mieux qu’eux.

Voilà, Emily était utile elle, elle essayait. Raisonner Lizzie.. Mais il n'y avait pas besoin de la raisonner ! Lizzie ne pouvait pas faire ça, quelque chose ne tournait pas rond. Une potion quelconque ou un sortilège l'aurait poussée à se comporter de cette façon, tout simplement. Douce illusion, tu ne survivras plus longtemps.

- Ta gue*le Em. Premier coup. Ne parle pas d’eux sur ce ton. Tu ne sais rien. Second coup. J'aurais jamais dû te parler de cette lettre. Pas compris. Mais ce n'était sans doute pas quelque chose dis au hasard.

L'illusion se fanait douloureusement, ne restait plus que la cendre d'un espoir trop facilement acquit et trop facilement perdu. Les prunelles dorées de la blondinette ne quittaient plus le visage de l'inconnue sous ses yeux et ils captèrent. Mouvement de tête. Non, pas cette fois ! Manque de réflexe ou manque de temps, quoi qu'il en soit pas de baguette sortie à temps, pas de sortilège protecteur quelconque. Non. Réflexe basique, instinct de protection tout ce qu'il y a de plus moldu. Jade s'était interposée, entre Lizzie et Emily. Réaction débile sans doute, peu importait, stop, elles ne pouvaient pas se déchirer de cette façon.

Une déchirure, voilà qui qualifiait assez bien ce que Jade ressentit alors que le sort la touchait. Déchirure, coup de poing dans l'estomac, choc.. Plusieurs mots étaient tout à fait envisageables. Il y eut un léger temps de suspension. Et puis elle débarqua.

La peur apparait dans bien des formes. Elle était plus ou moins représentée avec les Épouvantards, mais ça n'était pas la même chose. On parle alors de la véritable Peur, celle qui vous ronge de l'intérieur, qui vous donne envie de crier, pleurer, fuir, vomir aussi puisqu'elle vous serre les entrailles à n'en plus finir. Sans doute Jade aurait-elle préféré rencontrer un Épouvantard plutôt que d'avoir affaire à cette peur insondable et inexplicable. Soudain, absolument chaque chose lui fit peur sans même qu'elle ne puisse mettre un réel nom sur ces choses. C'était un tout, un rien, un mélange absolument horrible qui provoqua soudain un tremblement incontrôlé chez elle. Ne plus sentir ses jambes, avoir l'impression qu'on ne peut même plus avancer. Bizarrement, elle réussit à rester debout, par un pur miracle sans doute. Ça ne pouvait pas être autre chose.

Aucune raison de lutter, tout était perdu, rien ne pouvait résulter d'un monde pareil. Elle ne voulait plus de ça, elle voulait juste.. qu'Elle la laisse tranquille. Qu'elle parte !
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Emily Lynch
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Re: Alentours de Londres

Message par : Emily Lynch, Mar 12 Avr - 23:54


LA de Jade accordé.

Pourquoi essayait-elle de raisonner Liz, elle savait très bien que c’était peine perdue, depuis qu’elles se connaissaient, depuis qu’elles étaient devenues sœur, elle n’avait encore jamais réussi à lui faire entendre raison ou peut-être une fois, mais lorsque l’on voit le résultat, il est difficile de croire que les beaux discours qui semblaient l’avoir atteint à l’époque, fassent encore le moindre effet sur elle aujourd’hui. Ou justement, peut-être qu’en réalité tout cela était de la faute d’Emily ! Si aujourd’hui sa sœur était là en face d’elle et prête à lui envoyer quelques sortilèges à la tronche, la rousse ne pouvait en vouloir qu’à elle-même. Il semblait dès lors probable que tous les discours motivants, prouvant que la vie en valait la peine, etc. avaient eu pour effet de faire mûrir, ou du moins renforcer cette part sombre qui avait toujours été présente chez Lizzie. Enfin part sombre, ne caricaturons pas si vite ! Selon certain, il n’y a ni bon, ni mauvais, mais il fallait tout de même reconnaitre que cela était fort cliché… Dès lors, que dire, que penser ? Y avait-il réellement moyen de faire faire marcher arrière à quelqu’un qui semblait avoir fait son choix depuis bien longtemps, surement avant même de vous avoir rencontré, de vous avoir écouté ? Surement, après tout, on dit bien qu’il y a que les c*ns qui ne changent pas d’avis ! Alors il ne faut pas perdre espoir, car si la bataille semblait être perdue d’avance, la guerre ne faisait que commencer et si elle devait vraiment avoir lieu, Emily comptait bien la gagner !

- Ta gue*le Em. Ne parle pas d’eux sur ce ton. Tu ne sais rien.

- C’est toi qui ne sais rien ! Ne comprends-tu pas qu’ils te manipulent ! Tu es un pantin pour eux, ils te font faire des choses immondes que tu n’aurais jamais faites s’ils te laissaient penser par toi-même ! Liz tu n’es plus toi-même !

- J'aurais jamais dû te parler de cette lettre.

Ce fut comme un coup de poignard ! Comment osait-elle ?! Comment, pourquoi ! Non, elle ne pouvait pas dire ça, elle n’avait aucun droit de détruire encore plus l’identité d’Emily ! Cette révélation avait été un choc si important pour la rousse qu’il fallut beaucoup de temps pour l’admettre et même encore aujourd’hui, elle ne peut pardonner sa mère de lui avoir caché la vérité si longtemps. Alors comment celle qui avait décidé de mettre ce secret au grand jour pouvait-elle le rejeter encore une fois ? Elle n’était pas Lynch, ni Bennet, qu’était-elle alors ? Rien, juste Emily ! Alors qu’il en soit ainsi, elle ne serait personne, aucune attache, aucun sentiment pour qui que ce soit ! Sa frangine voulait qu’il en soit ainsi, d’accord !

- Dans ce cas je ne suis personne pour toi ! Si tu veux me rejeter vas-y ne te prive pas, mais alors fait le correctement ! Efface moi complètement de ta vie et assure toi que je ne puisse jamais revenir !

Le mal était fait ! Lizzie avait touché la rousse au plus profond d’elle-même, elle lui avait fait si mal qu’il n’était maintenant plus question d’essayer de la raisonner ! Non c’était fini aussi vite que cela avait commencé ! Emily aurait pu tenir des heures à lui faire de beaux discours pour tenter de la faire revenir à elle, faire en sorte qu’elle redevienne celle qu’elle avait toujours connu, le modèle qu’elle était pour Jade ! Mais non, juste une toute petite phrase et tout avait été détruit. Bien sûr Emily ne la haïssait pas pour autant, elle savait bien que sa sœur n’était plus vraiment elle-même, ou du moins c’est ce qu’elle pensait, elle finirait un jour par lui pardonner. Cependant, le choc avait été si grand qu’il était à présent hors de question d’envisager cette possibilité pour le moment ! Si Lizzie voulait faire usage de la force, Emily en ferait tout autant !

Mais alors qu’elle était enfin prête à avoir une conversation musclée avec sa sœur, il se produisit quelque chose d’inattendu, d’impossible et pourtant ! Il lui avait fallu moins d’une toute petite seconde d’inattention pour que la blondinette qui se trouvait à couvert derrière elle s’interpose entre les deux sœurs. C’est alors que le pire se produisit ! Un sortilège, de Lizzie toucha Jade de plein fouet ! Emily la regardait se prendre le sortilège, impuissante, elle ne pouvait rien faire ! Pourtant elle l’avait senti venir cette attaque ! Elle aurait pu l’éviter,  un simple sortilège de protection aurait fait l’affaire, mais elle n’avait pas intégré Jade dans l’équation et voilà le résultat ! Le regard d’Emily sur le moment montrait bien que quelque chose en elle venait de se briser et qu’aucune colle, aucune magie ne pourrait réparer ! On venait de s’en prendre à quelqu’un qu’elle aime ! On lui avait fait du mal et le pire était sans aucun doute que ce mal avait été causé par une autre personne qu’elle aimait ! Une part d’humanité envolée, elle bouillonnait en elle, la rousse aurait bien répliqué tout de suite, mais elle devait d’abord s’occuper de Jade ! Elle oublia tout ce qu’il avait autour d’elle ! Lizzie et les deux masqués du fond n’existaient plus ! Jade, il n’y avait plus que Jade qui occupait l’esprit d’Emily ! Elle devait absolument l’aider à se maitriser ! Il n’y avait que cela pour faire face à ce qui était en train de la ronger ! La peur, aucune magie ne peut vaincre la peur. La rousse se mit face à la blonde et plongea son regard dans le sien.

- Jade ! Regarde-moi, tu es forte, tu peux passer au-dessus de cela, je te protège ! Regarde-moi ! Jade ! Ne te laisse pas emporter par la peur, tout va bien se passer, je te le promets ! Tu es forte, tu peux vaincre ça ! Jade !

Mais alors qu’elle tentait de rassurer Jade, de l’aider à vaincre la peur, Emily vit soudain des flammes transpercer le ciel et s’abattre sur elles ! Non, pas maintenant ! Pas encore, laissez Jade en dehors de tout cela ! Elle avait très peu de temps pour réagir, elle devait faire quelque chose pour éviter cette nouvelle attaque. Sa baguette tombée au sol, elle ne pouvait faire usage de la magie pour se protéger, il fallait faire comme la fois précédente ! Elle poussa une nouvelle fois Jade sur le côté afin de lui éviter de se faire blesser ou pire, mais malheureusement, elle manqua de temps pour se dégager complètement et sentit le bout de la langue de flammes s’abattre sur son bras ! Une vive douleur insupportable, elle avait horriblement mal, mais l’avantage du feu était qu’au moins elle ne saignait pas. Cependant, si elle vouait pouvoir faire usage de ces deux bras, elle avait devoir passer par la casse soin, mais c’était sans aucun doute une perte de temps, oui elle avait mal, oui cela allait sans aucun doute l’empêcher de se battre efficacement, mais elle ressentait assez de colère pour ignorer tout cela ! La rousse se mit alors en quête de sa baguette, il lui fallut peu de temps pour la retrouver, seulement deux, trois secondes, mais à peine avait posé son regard sur Jade qu’une autre attaque tomba ! Non pas encore ! Jade fut une nouvelle fois touchée, alors qu’elle était en train de se relever après avoir été bousculée par Emily, un objet rouge vif heurta son bras !

- Non ! cria Emily.

Elle se précipita vers elle et regarda dans quel état elle se trouvait. Le choc avait l’air impressionnant, mais la blessure n’était que superficielle, heureusement ! Un petit #Curo As Velnus devrait faire l’affaire ! Cette fois, c’était la goutte de trop ! Il était hors de question que l’on fasse du mal à Jade ! Il était temps de passer à l’action !

- Lizzie ! Je te pardonnerais jamais ça ! Si t’as envie de me faire du mal, vas-y amuse-toi, mais laisse Jade en dehors de tout ça ! Toi et tes potes avez dépassé les limites ! J’en ai assez de tout, tu as gagné ! La rousse serra sa baguette, ignorant la douleur elle informula un #Ragnarok afin de protéger Jade, il était hors de question qu’il lui arrive quelque chose encore une fois. Bien, on va se marrer un peu, on va voir qui compte le plus pour toi ! #Exteo Stattiga dit-elle, mais elle ne visait pas Lizzie ! Non, elle s’en prenait directement à ceux qui étaient responsable de tout cela, les deux masqués qui se cachaient derrière sa sœur !

HRP : Edit 17/10 - MUHAHA NOUS REPRENONS POSSESSION DE CE TOPIC :kiss:
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Daegan Harltøfsen
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Re: Alentours de Londres

Message par : Daegan Harltøfsen, Mar 12 Juil - 21:46


Plus d'un mois écoulé depuis l'EDIT, je me permet donc de poster.
Pv Shela Diggle


Tu veilleras sur elle.

Comment Daegan aurait pu ne pas tenir la promesse faîte à Théodore ? Son ami né-moldu était parti s'installer en France pour reprendre les affaires de sa mère et laissait derrière lui le monde magique ainsi que ses connaissances sorcières. Ce n'était pas étonnant, le mannequin n'avait jamais réellement été à l'aise avec la magie, il serait plus heureux en vivant une vie parfaitement moldue. Du coup, il avait re-contacté la fameuse "Elle" et l'avait invité à déjeuner dans un fast-food moldu. Il éviterait au maximum le sujet Winderfelt, même si ce dernier semblait inévitable ; Fumant tranquillement une cigarette devant la porte du Macdo', le nordiste zieutai les passants. Il allait la reconnaître, c'est sûr. Il n'oubliait jamais un visage et il avait déjà pu échanger quelques mots avec la jeune femme, permettant de mieux mémoriser ses traits.

Lorsqu'il la vit arriver au loin, il sentit son éternel sourire amical revenir à l'assaut alors qu'il écrasait sa cigarette et qu'il engloutissait un chewing-gum à la menthe pour se débarrasser de l'odeur du tabac. Plus agréable. Salut ! ça me fait plaisir de te revoir. Posant une main bienveillante sur l'épaule de l'étudiante pour l'approcher de lui, il lui colla une bise sur chaque joue avant de lui rendre sa liberté. Daegan avait toujours été très tactile pour montrer son affection et son intérêt aux autres. Comme son père et son grand père. Il fallait voir, parfois, les accolades que son père donnait à ses amis à coup de grande frappe dans le dos !

Poussant la porte du fast-food, le jeune homme s'approcha d'une borne pour payer par carte de crédit. Théodore lui avait enseigné presque tout ce qu'il savait du monde moldu urbain, puisqu'il venait de la campagne. Alors, déjà, qu'est ce que tu veux manger ? Lui, il avait déjà fait son choix et son doigt pianotait à toute vitesse pour choisir deux menu XXL à base de fritte, d'hamburger et de coca. Appétit d'ogre. Une fois finit, il tourna son regard malicieux vers la demoiselle, le doigt en suspend, attendant le choix féminin.
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Shela Diggle
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Re: Alentours de Londres

Message par : Shela Diggle, Mer 13 Juil - 16:26


Pas de soucis pour séparer les événements, pour faire la distinction entre des éléments sans rapport, parce qu'ils n'en n'ont pas, pas vrai. Aucun rapport entre le fait que Daegan surgisse alors que Théo n'est plus là, alors il n'y a aucune raison de s'en faire, aucune raison de ne pas y aller. Et aucune raison non plus de décliner un casse-dalle, il y a toujours moyen d'éviter de s'en vouloir ensuite. Avoir hésité à amener un quelque chose de spécial, histoire d'être reconnaissable, un truc qu'il aurait forcément retenu des fois où l'on s'était vu, mais aucun détail n'avait crevé la surface de ma mémoire et choisir d'y aller sans s'encombrer de l'inquiétude de ne pas trouver - le lieu avait été précisé, et l'enseigne rouge et jaune du fastfood était difficile à manquer. Se laisser happer par la foule, marée humaine, et glisser en son sein, suivre la capuche colorée d'un gamin, puis les bottes montantes d'une femme, et savourer l'instant présent et la permission de s'émerveiller des petites choses parce que quelqu'un souffle des bulles de savon, et que j'aime à en suivre une des yeux comme on suivrait les péripéties d'un personnage de roman. Elle ne vole pas bien haut et parfois s'emporte se fait emporter, par un soudain courant, et va se poser sur l'épaule d'un quelqu'un. C'est joli.

Et c'est plus à son sourire qu'à autre chose que je me fie en l'apercevant; ce qu'il dégage est davantage saisissant que tout le reste, et c'est une espèce d'énergie solaire. Salut ! ça me fait plaisir de te revoir. Répondre qu'il en allait de même pour moi mais mes paroles se noient dans son geste - sourire; il est bien plus aisé d'être immédiatement à l'aise avec quelqu'un qui ne s'indispose pas d'une première courtoisie modérée. Entrer dans le fastfood et se faire accueillir par la douce odeur des frites qui, étrangement, est assez ténue de là où on se trouve. Observer d'un œil curieux les gestes ultrarapides du jeune homme sur un écran étrange accroché au sol par un poteau. Je suis presque certaine de ne jamais avoir croisé ce type d'engin auparavant, et encore plus de ne pas arriver à m'en servir mais il suffit apparemment de cliquer sur ce que l'on souhaite. Mmh, laisse moi une minute. Appuyer sur un carré avec marqué "Big mac" et un autre jus d'orange, sans vraiment s'en faire, sans même trop réfléchir à l'après. Hé tu vois, j'y suis arrivée ! Le taquiner d'un doigt sur le flanc et partir faire la queue après avoir payé. Alors, à quoi t'occupes tes journées ? Je sais même pas. Lui savait et devait se souvenir qu'il bavardait avec une élève. Lever les yeux sur lui et se rendre compte à quel point il était grand. T'es aussi super grand. Vouloir supprimer le aussi et lui sourire pour éviter de trop se pencher sur un mot.
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Daegan Harltøfsen
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Re: Alentours de Londres

Message par : Daegan Harltøfsen, Mer 13 Juil - 23:34


Mmh, laisse moi une minute. Et c'est ainsi que Daegan se décala de la machine pour laisser la satisfaction à la plus jeune de s'en servir à son tour. Il ne savait pas ce qui était le plus magique entre jeter des sorts à partir d'un bout de bois, ou bien appuyer se servir d'un écran "tactile". Les moldus ont également leur magie, mine de rien. Hé tu vois, j'y suis arrivée ! Joignant ses mains l'une contre l'autre pour applaudir lentement, un large sourire sur ses lèvres, le nordiste tentait d'avoir l'air franchement surpris du doigté de la jeune femme alors qu'en réalité il se moquait gentiment d'elle. Quel exploit ! Pour toute réponse, il reçu un petit coup de doigt au niveau du flanc ce qui manqua de le plier légèrement en deux. Il détestait ça mais pourtant un rire discret s'échappa d'entre ses lèvres avant de suivre la jeune femme jusqu'au comptoir pour récupérer la commande. Alors, à quoi t'occupes tes journées ? Je sais même pas. Parce que je ne te l'ai jamais dis, tu n'es pas voyante il me semble. Répondit-il en lançant un clin d'oeil malicieux à la blonde. J'étudie l'histoire et l'art moldue. Passionnant. C'est de l'université que je connaissais Théo. Bah voilà, le sujet à évité avait été inévitable. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il avait prononcé ce nom, les Dieux lui jouaient-ils des tours ?

Shela était encore à Poudlard, il le savait car Théodore le lui avait répété nombre de fois. Un prof' qui flirtait avec son élève, d'ailleurs.. Une histoire à faire baver les pucelles ! Ah, le fantasme du professeur. Indémodable. Ils ne pouvaient pas les blâmer. Grand. Hein ? Tournant un regard curieux vers la voix près de lui, Daegan attendit des explications. T'es aussi super grand. Éclatant d'un rire léger, il attrapa le plateau qu'une femme lui tendait. C'est moi qui suis grand, ou est-ce toi qui est petite ? Lui lançant un clin d'oeil complice, il remercia la femme et se détourna pour aller s'installer à une table vide et étonnement propre.

Assis en face de Shela, il attrapa une des boites contenant un hamburger, l'ouvrit, et se servit du côté libre de toute nourriture pour y verser de la sauce et pouvoir tremper ses frittes dedans. Engloutissant une bonne partie d'entre elles, il releva les yeux vers l'étudiante assise face à lui. Bon appétit ! Lança t-il joyeusement, la bouche pleine, avant d'avaler la nourriture. Saisissant son burger à deux mains, il vint croquer dedans alors que son regard se baladait curieusement autour de lui. Il adorait observer. Surtout les moldues. Il avait vécu dans un village 50% sorcier 50% moldu et il était forcé de constater que les moldus urbain sont très différents de ceux de sa campagne. Comme les sorciers, d'ailleurs, sa mère devait encore être la seule à faire des sacrifices au Dieu Thor. Reposant son regard sur la plus jeune, il marmonna entre deux bouchée : Les études, ça roule ? Tu comptes faire quoi après ?
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Re: Alentours de Londres

Message par : Shela Diggle, Sam 16 Juil - 1:37


Parce que je ne te l'ai jamais dis, tu n'es pas voyante il me semble. Hocher la tête et esquisser un léger sourire. J'aurais pu m'interroger plus tôt, laisser la question en suspend, ne jamais l'avoir posée mais finalement penser le contraire, et s'en vouloir d'avoir oublié la réponse. C'aurait pu. J'étudie l'histoire et l'art moldue. Passionnant. C'est de l'université que je connaissais Théo. Et toujours ça fait un truc dans la tête, entendre son nom sans le lire sans l'écrire sur une idée, et ça fait un rapport de plus entre les deux jeunes hommes. Ca doit être là que tu as appris à faire fonctionner aussi vite leurs écrans. Taquiner, peut être pour changer de sujet, un peu, peut être pour dévier vers la droite, éviter de s'arrêter, taquiner, mais rien qu'un peu, parce que l'Histoire est le roman contenant toutes les autres histoires, et que j'adore les écouter les vivre et les conter, à travers un personnage.

Daegan avait réceptionné le plateau de nourriture et eut un rire. C'est moi qui suis grand, ou est-ce toi qui est petite ? C'est ça, j'suis minuscule mais toi géant. Faussement grimacer; le monde est d'autant plus vaste, et il suffit de grimper sur les épaules d'un grand pour adopter un nouveau point de vue. Eux ne peuvent que difficilement rétrécir. Et aimer le fait de pouvoir se faire invisible dans une foule une salle un monde, si besoin, de pouvoir s'extraire d'un présent et se terrer sous une couette, mimer l'inexistence, feindre l'empreint d'une nouvelle enveloppe charnelle, celle d'un quelqu'un qui se tait et arrive à ne plus avoir besoin de jour, de douche, et d'air. Parfois. Il faut trois fois plus de couette si l'on fait trois fois ma taille pour se cacher d'une réalité. Bim. S'asseoir et découvrir ce que mon paquet contenait. Big mac, le nom m'avait vaguement rappelé quelque chose, entrouvrir la boîte avec une certaine méfiance, et déballer le papier. Un pain, une viande, deux viandes, et le double de fromage avec peut être une feuille de salade perdue au centre. Hausser un sourcil, mais après tout pourquoi pas, tenter, car il n'y a jamais rien à perdre. Daegan engouffre déjà son repas avec une rapidité attendrissante. Attendrissant pour le fait qu'il n'ait aucun embarras ni aucune détestable formalité avec quelqu'un qui ne lui est pas encore tout à fait familier; il pose un cadre confortable et il est doux de pouvoir s'y lover. Bon appétit et entamer son sandwich rond. Le ventre qui se plie un peu mais y aller lentement, se forcer à accepter le corps étranger, ça finira bien par passer, pas vrai. Et tout ce qui entre peut ressortir de la manière que l'on souhaite. Finir par s'accrocher à cette idée et plonger les dents et la bouche grande ouverte sur le repas. Les études, ça roule ? Tu comptes faire quoi après ? Hé, il était en train de regarder ailleurs ! et la pose magnifique, deux mains sur le pain et une énorme bouchée, deux yeux surpris, pris sur le fait. Mais c'est pas grave, faut se dire. C'est pas grave parce qu'il s'en fiche et que c'est un morceau de moi, ne pas voir pourquoi il faudrait faire comme si, on était autre, pourquoi devoir manger lentement parce que c'est pas ce qu'il attend - il n'attend rien. Il me semble. Et ça permet beaucoup. Mâchouiller un peu. Si j'pouvais n'avoir que de l'histoire, ce serait sympa. Avaler sa part. Et après... je vais muscler tout ça. Lever le bras de façon à dévoiler un biceps inexistant, sourire. N'avoir aucune idée de quoi faire après, et ne certainement pas se lancer sans même donner un peu d'amour à une activité. Me tester un peu, tenter des trucs physiques. Hausser les épaules, et croquer dans le sandwich. T'es aventurier ? Tu as sûrement plus de choses à raconter que moi.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jean Parker, Ven 2 Sep - 23:04


Privé ft. Altaïr.

Extase. Ce sentiment d'apaisement lorsque tu planes à milles kilomètres d'altitude, cet effet dont tu ne peut plus te passer ces derniers temps. Et t'es là, vautré dans ce fauteuil en train d'allumer ton bang, t'es même pas chez toi, tu a trouvé cette vieille maison abandonnée, du moins inhabitée dans ce quartier en banlieue de Londres dans lequel tu a voulu venir pour te défoncer en paix.

Elle semblait abandonnée aux premiers abords mais au vues de ce que tu a vu lorsque tu a visité la maison tel un cambrioleur, vu la poussière, l'état des divers objets ainsi que les volets fermés semblait signifier que les propriétaires étaient sûrement partis en voyage ou autre.

Tu a pris un récipient comme cendrier car vu que t'a fumé tout ce qui était possible dans ton bang, tu le fout dans ton sac à dos entre des bouteilles d'alcool et tu sors tes cigarettes histoire de rester dans cet état second, voir tiers... Après un bref regard dans le salon, tu ne vois rien d'intéressant dans cette foutue baraque à part une vieille télé que t'arrive pas à faire marcher.

La fumée monte vers le plafond et embaume la pièce, au moins personne ne viendra te déranger ici...

Hrpg:
 
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Re: Alentours de Londres

Message par : Altaïr Debrooks, Dim 4 Sep - 10:43


PV Jean Parker.

« Mais j'pense qu'il y a quand même des moyens plus honnêtes quand on est dans ta situation. Tu vaux sûrement mieux que ça. »
« Fais moi plaisir et garde ton innocence, Altaïr. »

Surgissant des tréfonds de sa mémoire, ces paroles tissaient une toile dans son esprit et empêchaient le bon fonctionnement des rouages de la sagesse. Il aurait tout donné pour que ces souvenirs ne le heurtent pas de plein fouet alors qu'il s'approchait inexorablement de la luxueuse porte blanche qui se dressait devant lui telle l'entrée d'un tunnel, flagrant contraste avec l'obscurité opaque de la nuit. Il l'avait perdue son innocence, depuis plus longtemps qu'il ne saurait l'avouer, et depuis il cherchait constamment à l'oublier en la dissimulant derrière un brouillard qu'il se forçait à maintenir. Il ne pouvait plus faire marche arrière, le préfet raisonnable qui réprimandait une voleuse perdue s'était évanoui dans le néant. C'était maintenant lui qui portait ce masque, lui qui à peine sorti de Poudlard était incapable de subvenir à ses besoins et obligations. Il n'y avait pas d'autres moyens. Il avait beau retourner la question dans sa tête, aucune solution sage ne lui apparaissait comme le remède à ses maux. C'était du moins ce qu'il s'efforçait de croire maintenant qu'il cédait à la facilité et qu'il pointait l'extrémité de sa baguette magique contre la serrure : « Alohomora. »

La première impression qu'il eut en pénétrant dans le hall d'entrée confirma ses plans : le couple de retraité qui possédait cette demeure n'y avait pas mis les pieds depuis quelques mois si l'on en croyait la couche de poussière qui reposait sur les meubles et l'intolérable odeur de renfermé qui y régnait. Néanmoins, d'autres effluves chatouillaient ses narines, et un tel contre-temps n'envisageait rien de bon. Des squatteurs ? Tout son être lui criait de faire marche arrière et de tenter l'expérience vers une bâtisse voisine, mais son corps se laissa engloutir par la pénombre, balayant ainsi tous ses doutes d'un revers de main. Il savait que les sorciers qui vivaient ici ne s'apercevraient probablement pas du manque qu'il occasionnerait, ou du moins pas avant plusieurs semaines aussi estimait-il préférable de choisir ce domicile plutôt qu'un autre. En outre, il ne comptait pas tout dévaliser, mais uniquement quelques objets de valeur qu'il pourrait éventuellement revendre -l'occasion sans doute de reprendre contact avec Tori- afin de payer son loyer. Ignorant le voix calomnieuse qui meurtrissait son âme, il contempla la riche décoration qui l'entourait et se mit à se familiariser avec l'endroit avant de remplir son sac à dos.

Alors qu'il avançait en direction du salon, un objet surprenant attira son regard. Il s'agissait d'une broche en or sertie de rubis flamboyant et dont la surface miroitante été criblée de symboles gravés par une main experte. Un tel objet suffirait probablement à écourter son expédition, aussi avança-t-il une main fébrile en direction de l'objet qui dégageait une énergie inévitablement semblable à de la magie. Il lui suffit d'un contact. Un seul. Et tout son corps fut parcouru de tremblements. Ses jambes menaçaient de le faire chuter d'un moment à l'autre tandis qu'une douleur sourde s'insinuait dans son corps tel un poison. Il aurait voulu crier mais ses mâchoires demeuraient closes, ses dents si serrées les unes contre les autres qu'il avait l'impression qu'elles se briseraient. Finalement, lorsque tout s'estompa et que ses doigts s'étaient agrippés au précieux objet, son esprit n'était plus le même. Une rage comme il n'en avait jamais ressentie auparavant contractait l'ensemble de ses muscles, si bien que les jointures de ses doigts étaient livides autour de sa baguette et de la broche. Pire encore, c'était une haine incontrôlable qui prenait possession de son corps et qui le faisait mouvoir tel un pantin. C'était un marionnettiste dangereux, qui le conduisait jusqu'à la source de l'étrange odeur qui l'avait intriguée en pénétrant dans la demeure, et c'est ainsi qu'il découvrit les volutes de fumée qui s'échappaient de la bouche d'une personne enfoncée dans un fauteuil. Il n'aurait pas dû être là. Toute la colère qu'il emmagasinait se tournait droit vers cet inconnu, sans qu'il ne puisse y faire quoique ce soit.

« Ce n'est pas prudent de se trouver seul dans une si grande maison, on pourrait y faire de mauvaises rencontres. »
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jean Parker, Lun 5 Sep - 17:35


T'es la affalé dans ton fauteuil, à tirer sur ta cigarette tout en laissant ton regard aller dans la pièce poussiéreuse. Tu n'a même pas allumé la lumière, rester dans le noir comme ça cela a un côté reposant. Tu sais au fond de toi que ce n'est pas une solution aux problèmes que tu as de te droguer, boire et fumer comme tu le fais mais cela est devenu une telle habitude que t'en défaire est extrêmement difficile pour toi et vu qu'en ce moment t'es détraqué, tu vis à des heures ou les gens dorment et inversement, le contact avec les autres personnes est quasi nul et tu te met à vivre comme un misanthrope et à te barrer de l'hôtel où tu vis quand il y a trop de bruit ou que la routine est gonflante.

Ton corps ne répond même plus comme tu veut, t'es engourdi à cause de tout ça alors t'es même pas capable de sortir de ce fauteuil.
C'est étrange, il y avait quelques bruits dans la maison, mais vu ton état, t'es pas vraiment capable de faire quoi que ce soit si quelque chose ou quelqu'un devait arriver dans cette maison. Après tout c'était peut être les propriétaires qui rentraient chez eux, après tout ils en ont bien le droit. Mais bon malheureusement pour eux Jean n'allait pas vraiment se laisser avoir des problèmes donc bon un petit coup d'Impero le temps que t'émerge et que tu parte d'ici. Tu sors ta baguette magique et t'essaie de te préparer mentalement au cas où.

Au bout de quelques minutes, une silhouette se dessina sur le pas de la porte menant au salon et annonça

Ce n'est pas prudent de se trouver seul dans une si grande maison, on pourrait y faire de mauvaises rencontres.

Tiens ? Peut être que ce n'était pas le propriétaire de la maison, bien que ce qu'il venait de dire n'était pas bien rassurant...

C'est pas faux. Et dans ce cas ci ce serait toi la mauvaise rencontre ?

Se battre dans de telles conditions n'est pas vraiment la meilleure idée du monde vu l'état dans lequel tu es...
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Re: Alentours de Londres

Message par : Altaïr Debrooks, Ven 9 Sep - 19:06


Il était si facile de haïr plutôt que d'aimer. De céder à la facilité pour une fois et de ne pas lutter contre des sentiments qui n'avaient parfois aucun sens. De baisser les armes, tout simplement. Cette libération apaisait tellement l'esprit d'Altaïr que la colère lui apparut comme l'antidote à son désespoir, il se sentait comme une personne souffrante réclamant de la morphine. C'était simple, mais si salutaire. Sa rage chassait tous ses doutes, tous ses chagrins, toutes ses angoisses, pour n'orienter ses songes que vers l'exécution de ses pulsions nouvelles. Tout était à portée de main, toute son âme, frappée par une magie dont il ne pouvait mesurer l'importance, cherchait à sombrer dans la corruption et provoquer le malheur de quiconque se trouvait à proximité. Jamais il n'avait imaginé que l'envie de faire du mal puisse se révéler si puissante et à quel point elle pouvait se montrer obsessionnelle. Difficile à combattre. De toute façon, passer de l'autre côté du voile des ténèbres n'avait jamais été envisageable. Et pourtant, tout était relatif. La trahison de ses principes ne pesait à aucun moment sur sa conscience.

« C'est pas faux. Et dans ce cas ci ce serait toi la mauvaise rencontre ? »

L'impertinence de l'individu renforça davantage la frustration d'Altaïr, qui raffermit sa prise autour de sa baguette si bien qu'elle tremblait au bout de son bras. Mais pendant un instant, un semblant de lucidité prit le dessus sur l'inconscience. Qui était-il pour se croire au-dessus de cet inconnu ? Le souvenir du dernier duel auquel il avait pris part lui revint en mémoire, et il crut raisonnable de ne pas prendre le risque de flirter avec la Mort une nouvelle fois. Mais la malédiction était bien plus forte. Elle voulait qu'il entache par lui-même ce pour quoi il s'était battu pendant toutes ces années ; son intégrité. Elle voulait qu'il commette l'irréparable, l'impardonnable. Et il n'avait pas la force -ni l'envie ?- de l'en empêcher.

« Tu devrais considérer cette alternative avec un peu plus de sérieux. »

Son regard fut attiré par un lustre somptueux qui déployait dans tous les sens une palette d'éclats tous aussi splendides les uns que les autres. Cette source de lumière dans cet univers de pénombre lui permit de relâcher un peu la pression autour du manche de sa baguette et d'envisager d'autres stratégies qui auraient fait frémir l'Altaïr qu'il avait été en pénétrant dans cette demeure. Une énième différence entre ces deux versions. L'ancien Serdaigle préférait la raison à la précipitation, la clairvoyance aux artifices, l'efficacité aux techniques superficielles. La personne qu'il était devenu n'aspirait qu'à la fureur, le spectaculaire et la destruction. La beauté de ce lustre, symbole de richesse, dansait devant ses yeux et lui rappelait à quel point il avait échoué sur tous les plans. Forcé à voler pour s'assurer de quoi vivre, jamais il ne pourrait aspirer à un tel confort, un tel luxe. Sa colère se tourna vers la grandeur de cet objet qui le lorgnait de toute sa hauteur tandis que lui demeurait cloué sur Terre, infiniment petit et misérable en comparaison. Sans plus réfléchir, il pointa sa baguette en l'air, puis dans un murmure, lança un #Diffindo dans le vide. Le câble qui retenait le lourd objet se rompit. Le lustre stagna un instant dans les airs, puis fut attiré par le sol sans que rien ne puisse interrompre sa chute. Mille reflets de lumières furent émis dans toutes les directions lorsque, d'une splendeur fascinante, les cristaux qui ornaient le lustre plongèrent tout droit vers le point d'où s'élevaient de curieux volutes de fumée.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Jean Parker, Lun 12 Sep - 2:00


Tu devrais considérer cette alternative avec un peu plus de sérieux.
Ah... Au moins cela méritait d'être clair dans un sens. Jean cherchais à analyser la personne dressée devant lui sans grand succès de réussite. Cet homme se tenait devant lui, un étrange objet à la main, et l'ambiance dans la baraque était plus que tendue. Ce mec était peut être le propriétaire de la maison, peut être un mec venu pour squatter ou encore voler des objets...

Le jeune homme tira lentement sur sa cigarette, en hésitant sur quoi faire dans ces circonstances particulières. Il ne savait pas si il devait sortir brusquement sa baguette et lui lancer le sort de contrôle absolu, de se jeter sur lui et de l'éclater, ou de rester assis la et de le regarder en essayant de comprendre qui il était et ce qu'il venait faire ici au risque de lui laisser l'avantage en cas de litige, chose qui allait sûrement avoir lieu.

Jean hésitait à engager la conversation avec ce mec, au bout de quelques secondes il allait engager la conversation au moment ou...

Un bruit insupportable se fit entendre. Des centaines de bouts de verre appartenant au lustre se brisèrent sur le sol et certains vinrent se ficher dans le corps de Jean situé non loin de là lui arrachant un cri de douleur.

Aïïïïïïïïe !!!!! Tin sa fait mal, pourquoi t'a fait ça !?

Le jeune homme se leva, baguette à la main à présent tendue vers lui. Un propriétaire ne lui aurait pas forcément fait quasiment exploser un lustre dessus... Donc bon l'idée est de mettre le mec hors d'état de nuire avant de se barrer.

Le sang pur essaya de lancer #Expelliarmus sans grande conviction histoire d'essayer de se sortir de cette situation délicate. Faut dire que bourré, drogué et en train de fumer ne sont pas des critères vraiment avantageux pour le combat...
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lizzie Bennet, Lun 17 Oct - 7:40


HRP - Oui, je suis sans pitié, votre RP n’est pas fini. Mey. Sérieux, la fin du RP Em/Jadou/39/70 est juste nécessaire. Sorry not sorry :kiss:

A mes côtés, un partenaire d’armes s’insurge. Se vexe d’être ainsi ramené au statut de peureux. Et pour prouver sa valeur, il se dévêt de ses fards... pour affirmer mon visage. Wow. Super creepy que d’avoir un inconnu vous ressemblant si dangereusement. Comme un aperçu de ce que je pourrais être, si je décidais un jour de basculer de l’autre côté du miroir. De m’abandonner aux ombres. En serais-je jamais capable ? Bientôt, mon double recule et retourne papoter avec ma tortionnaire du Chaudron. Pas de diversion, non ; juste les mots de ma soeur qui filent comme des flèches, n’attendant que de m’épingler contre le mur inexistant, pour me figer dans l’arrêt et me disséquer.

Enfin, la dissection, son regard s’en chargeait bien. Comme sondant les moindres de mes actions passées. Des signes précurseurs expliquant pourquoi son aînée avait si « mal viré. » Pourquoi diable étais-je si incapable de protéger quiconque me rendait heureuse ? Etait-ce un péché que savoir faire naître un sourire sur les lèvres de Lizzie ? Ou juste un besoin de tracer des traits, pour dire, ceci était ; mais Sunil est passé, tu n’es plus. Vous n’êtes plus. Je ne suis plus. Tout a basculé, entendez, le, respectez-le, partez. Ou peut-être était-ce le moyen de m’attirer les faveurs de ceux qui partageaient mes objectifs ? Y avait-il de ça, étais-je un vulgaire chien obéissant, suivant les ordres pour trois caresses ? Des mots soufflés par le vent me chatouillaient les oreilles. Laiss-. Prouver. Remercier.

Et si quelqu’un d’autre regardait, cela changerait-il mes décisions ? Si le monde entier était concentré ici, agirais-je différemment ? Ne vivais-je que pour le regard d’autrui, ou étais-je capable de larguer les amarres car je savais que c’était le mieux, pour elles, pour moi ? Emily criait son désaccord. Me prenait pour une idiote, un pantin manipulé par les premiers hommes en noir venu. Elle les accusait de me changer, sans vouloir voir que le temps avait déjà agi, que les traumas carcéraux ne laissaient pas une Lizzie indemne, qu’ils n’étaient pas en mesure de m’empêcher de penser par moi même, plus maintenant.

On était plus à Poudlard où ils me collaient des Impero pour jouer, non, on était au Sens, à l’essence, ou du moins, à sa proximité. Je la pouvais sentir qui approchait, la vérité, chaque sacrifice me l’inspirait. Oui. Si le monde entier avait été présent, j’aurais fait pareillement. Je faisais ça pour moi, pas pour eux.
- Liz tu n’es plus toi-même !

Quand, par Melin, avait-elle jamais su qui j’étais ?  Les seize premières années de ma vie, hein, où était-elle ? Je savais que ce n’était pas sa faute. Mais elle ne m’avait, en un sens, jamais cherchée. Elle n’avait jamais senti de vide. Alors qu’elle arrête de prétendre que des jeux expérimentaux lui suffisaient à connaître mes cordes les plus intrinsèques. C’était trop simple et trop faux. Preuve ? Azkaban avait laissé bien de la place à l’introspection, et croyez-moi, j’étais pas plus avancée.

Elle dardait sur moi toutes ses cicatrices, ses plaies encore à vif, voulait un au-revoir propre. N’être plus personne pour moi. Que ce soit notre dernière entrevue. Tout saignait, à vif, à vide. Un mode robot s’activa pour prendre le relai. J’arrivais plus à la regarder, il fallait que Sunil le fasse, Sunil qui avait su, lui, l’oublier. Oui. Là était la solution. Elle voulait être effacée de ma vie, mais ne serait libre tant qu’elle existait dans ma mémoire. Seule possibilité, m’effacer de la sienne. Baguette brandie. #Oubliet- Le T claqua pas. Un truc qui manquait. Une volonté ? Un rappel ? Le fantôme d’Evan, qui m’avait, aussi, soumise à ce sort, qui laissait plus de séquelles qu’on ne voulait bien l’admettre ? Son regard, brisé, se chargeait de tous les sortilèges. Jamais elle ne m’oublierait, mais c’était bien pire ; jamais elle ne supporterait que nos chemins se recroisent. Et jamais, sans doute, ne serais-je capable de la regarder en face. Ça, ça c’était un point que je pouvais supposer sans trop m’avancer.

Jade le faisait, en revanche. Pas que s’avancer d’ailleurs, plutôt s’élancer, elle avait voulu se mêler d’une rupture qui ne la regardait pas, et le Terorim l’affecta, elle. Pourquoi jouait-elle à ça ? Peut-être était-ce, en fait, pour le mieux. Je vis ma soeur, troubler, projeter toutes ses inquiétudes sur elle. Comme si elle avait trouvé une soeur à chérir avec plus d’attention que je ne l’avais jamais fait pour elle. Oui. Elles étaient bien, l’une pour l’autre. Une paire safe. Un cocon. Elle jetait des mots comme des sortilèges, des sourires plus puissants que tous les patronus. Nous étions plus opposées que tous les Romeo et Juliette.

Autant l’officialiser, à jamais. La flamme claqua contre son bras. S’y enroula une fraction de seconde, avant de s’en défaire. J’interrompais le sortilège, la baguette reprenait un aspect de bois au repos. Pourquoi l’avais-je fait ? Sa douleur ? L’envie de lancer un autre sort ? De lui laisser le temps de chercher sa baguette, pour que l’affaire soit équilibrée ? J’en savais rien, mais mon sosie n’était pas trop d’accord et fit voler le masque brûlant contre le bras de Jade. Ça, c’est fait. Je grimaçais pour elles. A quoi je jouais, pu*ain ? Elle avait raison. C’était pas moi. Elle avait tort. Je n’étais que ça. Une baguette incontrôlée. Une pulsion surchargée. Les mots, enfin, pleuvaient. Le pardon ne viendrait jamais.


Le lien était rompu. et trounent trounent trounent les violons ~ La magie aussi.


La balance positive de mes instabilités allait enfin oeuvrer pour des guerres pouvant être remportées. C’était bien, hein. Comme elle le disait, j’avais gagné. J’avais gagné. Pourquoi ça sonnait comme tout sauf une victoire ? Pourquoi ce vide déformant mon regard ? Elle voulut s’en prendre aux marqués, et je les protégeais rapidement d’un #Evanesco Multiplicare. Pouf. Il y avait. Il n’y avait plus.

Des 1 devenaient des 0. Parce que je refusais d’en rester un. Au creux des gris, je choisissais. Action, 1. Inaction, 0. Je pouvais la laisser attaquer des représentants de mes idées. Ou je pouvais agir. Et j’agissais. Non, pire, je réagissais. Ce qui comptait comme un 1 au carré, donc un 1. Rien de bien folichon, si on y regardait bien, mais c’était toujours mieux qu’être un 0. Je voulais changer ce monde. Introduire des possibles. Être un oui. Une opportunité. Un sens. Un 1. Alors il fallait m’assurer que jamais, jamais rien ne puisse la faire douter que je n’étais plus la Lizzie qu’elle avait connu. Je ne savais pas trop combien de temps je pourrais soutenir son regard sans craquer et redevenir un zéro. Il fallait agir vite. Un informulé #Protectores Undae Retardum.
- Je n’ai jamais demandé ton pardon. Regard, dur et froid, suspendu. Et le #Periculosa Undae fusa.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Emily Lynch, Sam 26 Nov - 20:41


HRP - Désolée pour l'attente et le RP un peu... expérimental.

Le vide droit devant, à perte de vue, comme espérer aller de l’avant sans le moindre repère ? Il y a bien cette petite lueur tout la haut, mais elle semble si loin qu’espérer pouvoir l’atteindre un jour ne s’avère être qu’une pure utopie. Le monde s’écroule ne laissant qu’un simple amas de roches et poussière, on aurait bien voulu l’en empêcher, mais que faire lorsque l’on perd le contrôle de la situation ? Comment corriger les erreurs du passé pour changer le présent ? Le voyage dans le temps est une chose risquée que même les personnes les plus puissantes de ce monde s’y refusent. Mais pourtant il doit bien y avoir un moyen de changer cet avenir si sombre, tenter d’aller droit en avant… Mais non, aucune issue possible, que le vide, le noir tout autour, pourtant il y a cette lumière ! Mais non, elle est si loin, inatteignable, douce ironie du sort !

Plus on avance dans cette obscurité, plus les choses deviennent difficiles, impossible d’avancer, on essayer toujours de ne jamais s’arrêter, mais quelque chose semble nous retenir comme pour nous dire que quoi que l’on fasse nos efforts seront vains et qu’on ne peut empêcher l’inévitable. Mais on s’y refuse, on s’accroche, chaque pas est un véritable défi, chaque centimètre gagné est synonyme de victoire, nous laisse le sentiment de croire qu’il est toujours possible d’avancer et d’atteindre cette utopie la tout au fond de l’obscurité. On se bat, on lutte, mais l’effort est sans cesse de plus en plus important !

Une brisure soudaine nous fait face, impossible de reculer, d’essayer de la contourner ! Aucune alternative possible, c’est l’affronter ou mourir, mais comment ? Que faire face à cet obstacle soudain qui nous empêche tout rêve d’un jour pourvoir atteindre la paix ? Le combat semble être la seule solution envisageable, mais comment se battre sans aucune arme ? Il y a bien les mots, la meilleure arme au monde selon certain, mais comment s’en servir lorsque notre adversaire semble y être insensible ? Peut-être que les paroles de l’espoir peuvent être la solution… On essaye, mais en vain, pourtant ça semblait avoir fonctionné, mais cette brisure semble s’être soudainement renforcée… Alors on se laisser aller, on craque après avoir admis que le combat ne pouvait être gagné. Plus aucune possibilité, on se laisser aller au plus profond de l’obscurité, la lumière semble à présent être morte, on se laisse mourir et finalement on ressent de la rancœur.

Comme une envie de refaire le monde, on s’accroche à la toute dernière lueur d’espoir qui sommeillait en nous, on l’entoure de toutes nos envies, de tous nos maux pour en faire un bouclier. On se relève, on se prépare à sortir de ce gouffre si sombre, pour affronter à nouveau cet obstacle. On avance, on revoit la lumière nous faire face, mais la brisure est toujours là, elle nous attend, elle nous attendra l’éternité, il faut y faire face, c’est le seul moyen.

- Je n’ai jamais demandé ton pardon

- Alors pourquoi ? Dis-moi pourquoi briser le secret avait tant d’importance à tes yeux ?

Réponse ou non, il lui était impossible de l’entendre lorsque d’un bruit insupportable se fit entendre ! A mourir, si elle n’avait pas envie de se battre, elle préférerait mourir que de supporter ce son plus qu’insupportable ! Mais à chaque souci sa solution, il suffisait de la trouver, de fouiller dans sa mémoire malgré la difficulté à se concentrer, mais il ne fallait rien lâcher ! Aller jusqu’au bout, peut-être alors que les choses seraient différentes ? Impossible à dire pour le moment, impossible de se concentrer sur le futur, le présent était trop important à l’heure actuelle. Dans la difficulté, un # Protectores Undae fut prononcé, mais le sort avait fait trop de mal, impossible d’attaquer pour le moment. C’était le moment rêvé pour essayer d’avoir une petite discussion.

- Alors ?! Pourquoi, dis-moi pourquoi tu as à fait tout ça si celles en face de toi ne représentent rien, si pour toi nous ne sommes que des péripéties dans ta vie ?

L’espoir fut de courte durée, il semblait être impossible de se sortir de cette impasse, les murs se resserrant autour d’elle, elle ne voyait plus aucune solution. Partir lui était impossible, elle était bloquée là avec Jade, reculer était bien trop risqué, elle ne pouvait faire face à trois personnes, seule… Mais s’il y avait encore un moyen de faire sortir l’italienne de tout cela, il fallait le faire.

- Tout ça, c’est entre toi et moi… Laisse Jade en dehors de tout ça… Tu as gagné, nous sommes dans une impasse… Fais ce que tu dois faire et prouve ainsi à quel point tu es fidèle à tes nouveaux amis ! Le silence prit alors place, durant quelques instants. Fais-le ! C’est le moment rêvé pour toi de faire table rase du passé et de suivre ta nouvelle vie aux côtés de tes amis masqués… Si nous n’avons pas la moindre importance à tes yeux, vas-y maintenant !
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