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Alentours de Londres
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Mary Drake
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Re: Alentours de Londres

Message par : Mary Drake, Mer 03 Oct 2018, 18:27


J'me demande parfois si les couteaux qu'on nous plante dans le dos ne finissent pas en épine ; j'veux dire, la plaie elle cicatrise, mais lui il reste là, à l'image d'un fantôme invisible dont on sent pourtant la présence. Il y en aurait sur toute la longueur de la colonne, dans des regards cassé-brisé-froid, puis peut être des sabres sortiraient de nos mains. Une barrière qu'on construit lame par lame lorsque nos joues sont traversées de sillons. Plus ils s'accumulent, plus la vie est difficile. Certains réussissent à rendre leurs katanas plus translucides, d'autres subissent les conséquences qui se lisent sur tout leur corps sans pouvoir faire autre chose qu'accepter la pénitence. Et parmi tous les autres, eux aussi entourés de leur propre muraille de Chine, des âmes seront de celles à pouvoir retirer les armes des plaies, les enlever, les panser une à une pour qu'au final reste une barrière certes solide mais moins effrayante. Ces gens devraient être auréolés pour le bonheur qu'ils procurent en appliquant avec douceur leur pommade magique.

Mais ça ce ne sont que des excuses pour essayer de se convaincre que tout ne vient pas de mon visage - bien que je ne sache même plus à quoi il ressemble - ou de mon moi en général. Peut-être que j'ai peur aussi, que la lame elle traverse toute ma chair et que par inadvertance je finisse par embrocher une personne tentant de m'épauler. C'est sans doutes ce qu'il m'est arrivé quelques fois : être entraînée dans une chute dont je n'étais pas le cible principale : ouais Mary, il nous arrive à tous d'être un dommage collatéral

Mes bras tremblent : un sourire se dessine discrètement. Elle a un chez elle, et elle m'y emmène, et je vais pouvoir goûter à la chaleur d'une maison pour la première fois depuis six mois. Mes épaules sont comme soulagées d'un poids. C'est étrange mais j'ai pas voulu rentrer quelque part, les quelques fois où on me l'a proposé, j'osais pas j'avais peur, de m'emporter et de n'oser parler. Comme si les mots seraient restés bloqués au bord de mes lèvres avec cet inlassable envie d'être hurlés au monde entier mais accostés d'une timidité telle qu'ils finissaient par s'éteindre.

ma tête se décide à créer l'effet cinéma
et alors que sur les côtés le monde défile
Ellana toujours proche
une musique s'élance dans les airs
les notes dansent sans que je ne puisse les rattraper
je suis en transe : happée
c'est pas un ballet des plus beaux

il y a des jours où je me disais que même si je n'étais pas consciemment attirée par le chaos
c'était lui que je voyais malgré tout
à chaque instant

Oui, ça me va et comme je l'ai dis, je ne peux faire machine arrière et crisper les dents contre une hospitalité dans laquelle je n'ai pas peur d'exploser. Parce que oui il n'y a pas que moi, il y a ce nourrisson entre ses bras. Lui qui est si silencieux et qui crée quelques questions qui n'ont même pas envie d'être poser. Pour une fois : laissons le temps s'écouler sans essayer en vain de l'attraper. Faut arrêter d'y croire, s'il y a bien quelque chose qui restera éternel, c'est sa façon de tirer la langue narquoisement en nous regardant de haut. Il sait qu'il est pour toujours inaccessible, en profite.
Et moi, moi j'ai arrêté d'y croire
en la bonté du temps

Lui il est comme l'humain
et pense souvent juste à soi
Lui il n'a pas d'enfant
pour penser à autre chose
Alors qu'elle si

Il en faut peu pour faire la différence. Merci
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Ellana Lyan
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Re: Alentours de Londres

Message par : Ellana Lyan, Sam 13 Oct 2018, 22:38





__Regarde, Ellana : la petite Mary à froid. __Mais quoi ? Vous êtes sûr ? C'est que je crois que… Non, sincèrement, je ne vois pas. Elle a un manteau, vous savez, il doit lui tenir chaud. __Mais, il est troué, Ellana. Ce n'est pas mon problème, non. j'ai une fille à élever, moi. Je suis déjà bien trop seule pour cette tâche, je n'y arriverais pas. Je n'en suis pas capable… Ô Lisk, si seulement tu étais là.

Le regard la belle au cheveux platine se penche sur le visage de son enfant.

__ S'il avait été là, elle n'y serait pas, ainsi vas la vie et ceux que l'on aime finissent par fuir, il n'y a nulle autre solution que celle de l'abandon.__ Je ne veux pas, non, ne peux pas être abandonnée, je ne suis qu'une enfant. Je ne suis pas prête, pas encore capable d'être maman, il me faut du temps, je vous en supplie, simplement du temps. __ T'as l'impression que c'est aussi simple ? Tu veux qu'on la congèle jusqu'à ce que ta c*nnerie s'affaiblisse ? Mais ouvre les yeux, chérie, il te reste quoi ? Il te reste qui ?

Deux larmes dévalent le visage de la protagoniste. Une pour le passé et l'autre pour le futur. Ses doigts tremblent un peu et le bébé émet un petit son qui ne présage rien de bon. Il y a une connexion forte entre les deux êtres, s'en est presque effrayant. Ellana essuie d'une main ses deux joues - d'abord la droite et puis la gauche - avant de bercer un peu la petite fille.

__ T'es fichue, j'ai rien d'autre à te dire. __ Alors, part. Cela serait plus simple. __ Le déni t'attire ? Oh mais je l'aurais parié, tu n'as jamais été assez forte pour assumer tes responsabilités ! Pourquoi, ô pourquoi aujourd'hui cela devrait-il changer ? __ Je n'ai pas le choix, je ne l'ai jamais eu...__ Excuse bidon, paroles en l'air, ne sais-tu rien donc d'autre faire ? Ah ! Il serait bien déçu le Kalsi s'il pouvait ouïr tes propos, toi l'écervelée qui a donné naissance à cette gamine qu'il n'avait jamais demandé ! Il ne m'étonnerait pas même qu'il se soit lui même tué ! __ Tu vas trop loin, toujours trop loin ! Je ne pouvais me séparer de l'enfant, c'est tout ce qu'il me reste de lui, tout ce que je n'ai pas encore perdu. Je l'aimais, tu peux comprendre ce que ça fait ?

L'adulte perdue sanglote au milieu de la rue, elle s'est arrêtée et le monde extérieur aurait bien du mal à deviner pourquoi se retrouve t-elle actrice d'une pareille comédie. Allons, haut les cœurs ! Mais non, elle tremble et elle pleure et la petite Lali ne comprends pas. Est-ce traumatisant - déstabilisant ? - pour un enfant de cet âge que de voir sa figure maternelle pleurer. Restera t-il des séquelles à jamais gravées dans la mémoire de la petiote après cet incident déplorable ? On voit dans son grand regard qu'elle n'ose pas s'inquiéter. Mais elle sanglote à son tour, parce que maman est triste alors elle aussi, parce qu'entre elles c'est à la vie à la mort et qu'elle veut lui prendre une part de son chagrin, qu'elle veut partager sa souffrance. Mais maman Lyan s'inquiète et calle la petite sur son épaule en lui murmurant des mots doux à l'oreille, il ne faut pas qu'elle pleure, ça la déchirerait sans pareil.

Elle sort une clef de sa poche et ouvre la porte qui se tient face à elle. En réalité, si elle s'était arrêtée c'était avant tout parce qu'elle était arrivée. Le chaud de la maison enveloppe l'enfant et sa mère. Ellana fait signe d'entrer à la Mary. Il est temps d'un peu s'en occuper.

__Premier geste de bonté ? Mais quelle bravoure, oh oui, j'applaudis ! L'amabilité t'étouffe Ellana, fait attention de ne pas agoniser. Seul le vide vient répondre. __ Et quelle impolitesse ! Moi qui te voyait monter dans mon estime, tu as peur de t'aventurer dans un autre terrain que celui de la déchéance, c'est ça ? Oh rien de grave, elle est toujours vivante. __ Ellana ? Simplement, elle n'écoute plus. __ T'es où petite garce ? Elle regarde fascinée les yeux brillant de sa princesse. __ Raaaaaah, je vais te... Lali est contente d'être rentrée, elle reconnait l'endroit, elle sourit. Et Ellana aime son tout petit bébé. Oui, elle l'aime grand, grand comme ça.

La suite à la maisooooon, fin du RP !

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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Sam 10 Nov 2018, 19:12




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Si le plaisir, c’est le désir de vivre en toute âme et conscience, alors je veux bien jouer le jeu. Faire en sorte que tout se déroule pour le mieux. Donc, je joue avec le feu, remplissant de chaleur, d’une ambiance plus douce rien que par mon attitude, par mon regard et ce sourire qui s’est figé, là, sur mes lèvres qui te déshabille du regard, d’un seul battement de paupières pour ce qu’il me reste de conscience. C’est vrai aussi qu’il m’avait fallu un certain temps pour que mon estomac se remettre de mon transplanage. À ce sujet, il faudrait que je m’entraine plus souvent pour que les nausées disparaissent aussi. Et dieu sait que j’ai ris aussi à t’entendre me chuchoter un énorme chut à en réveiller les meubles et le voisinage. Pourtant, je m’enivre de ta présence et qu’est-ce que j’aime me retrouver coller à toi, sans avoir le moindre remord. D’autant plus que t’es tout aussi canon que mignonne.

« Peut – être bien, peut – être que non, qui sait. »

Ensuite, t’entendre rire me rends particulièrement sensible, ce soir. Est-ce que tu le sais ? Il n’y a qu’à regarder la façon dont je me comporte. J’agis comme un gamin devant paquet cadeau, qui n’attend que le bon moment pour le déballer aussi. Alors, pendant que tu te colles contre moi, je te sers dans mes bras pour ne pas perdre l’équilibre à défaut de perdre déjà ma tête. Cette emprise que tu as sur ma nuque, me ramène progressivement sur Terre et puis, arriva ce qui arriva. Tes douces lèvres prennent possession des miennes et pour l’une des premières fois, dans ma vie, je peux sentir mon rythme cardiaque s’affoler. Bien sûr que j’en profite aussi, je glisse mes mains sur le début de tes reins, voir près de ton bassin tout en te gardant contre moi. Et si je ne me maitrisais pas en ce moment même, je t’aurais déjà collée au mur, t’empêchant ainsi, de me fuir à ton tour. Peu importe si cet instant dure des secondes, des minutes ou des heures, je prends le temps de lui faire plaisir, de m’octroyer le droit d’enregistrer chacun de ces moments particuliers comme souvenirs. Par après, je m’écarte de toi pendant que tu fais de même et je t’écoute me proposer une suggestion assez folle que mon idée de départ.

« Seulement si tu n’y émets aucune opposition. »

Un autre clin d’œil en direction de ta belle bouille et je reviens vers toi tout en glissant une main sur ta joue. De mon pouce, je caresse tes lèvres avant de venir y déposer un chaste baiser. Puis, je souris habilement tout en valsant nos affaires et la planche magique dans un coin de ton appartement. Ce n’est pas comme s’ils vont disparaitre pendant qu’on serait dans la chambre, hein ? Alors, sans même attendre ta réponse, je m’éloigne de toi, une seconde fois avant de me diriger vers ce que je pense être ta chambre. Enfin, j’ouvre la porte tout en retirant mon gilet noir et mon tee-shirt blanc avant de t’attendre dans l’embrasure de ta porte, restant dos à toi, comme si j’attendais que tu viennes tout simplement te coller contre moi.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Dim 11 Nov 2018, 16:01




TW: Contenu sensible possible !


Était-ce un rêve ou la réalité ? Je ne parvenais plus à faire la différence entre les deux. La tête légère, les jambes engourdies, tout ici me paraissait beau. Les murs de cet appartement me semblaient plus jovials que d'habitude. Une main sur mon front, j'essaie de me reprendre. J'ai le cœur qui bat à tout rompre. Je peux en entendre le son sans même m'y concentrer dessus. Il s'emballe et ma respiration saccadée en est le résultat. Il y a quelques mois à peine, ma vie n'était que pleures et verres brisés. Une vie en désordre. Des parchemins d'excuses déchirés sur le sol que je n'avais pu envoyer. Une maladresse d'aimer encore une personne que je devrais oublier. Ce soir pourtant, mon amertume s'était envolée dans un coin de ma tête, remplacée par le goût sucré des lèvres d'Enzo sur les miennes. J'avais envie de plus. J'avais besoin de plus. Parce que je ne ressentais plus rien. Plus de sentiments. Plus de joie de vivre. Il était parvenu à me redonner cela en l'espace d'une soirée. Mes yeux bleus étaient remplis de désir pour lui. J'étais peut-être en train de faire une grosse erreur. Tout cela importait peu. J'avais le temps...j'avais le temps d'en faire encore des erreurs. Celle-ci ne serait qu'une de plus.

Je laissai mes pensées de côté et retirait simplement mes vêtements en voyant le serpent à l'entrée de la chambre. Je me collai à lui, plaçant mes mains sur son torse. Je laissais mon corps s'imprégner du sien. Il était grand. Bien moins de Daemon. Il était grand tout de même et j'aimais les hommes grands. Cette pensée rendait ma respiration plus rapide. Je bouillonnais de l'intérieur. Un véritable feu venait de se déclencher. Tous mes ressentis avait été multipliés par dix. Je l'avais donc retournée et collait contre le mur qui avait tremblé sous la pression. Ma bouche s'était collée à la sienne tandis que mes mains se baladait sur son corps. Je ne voulais rien d'autre à cet instant. Juste lui. Dans la simplicité. Sans penser au lendemain, ni à tout ce que cela pourrait changer entre nous. Je le tirai vers moi et je reculai sans le lâcher et me laissai tomber sur le lit. Je lâchai ses lèvres et regardai ses yeux verts émeraudes qui ne me lâchaient pas.

- Tu as dix secondes pour partir si tu le souhaites. Après quoi, j'estimerai que tu es tout à fait conscient de ce qui est en train de se passer.

Moi-même je ne savais pas si je l'étais réellement. Je ne voulais pas y réfléchir. Parce que ce que je ressentais à cet instant me faisait du bien, me rendait vivante comme je ne l'avais pas été depuis très longtemps. Je fermai les yeux quelques secondes, la tête dans les nuages, le corps sur ce lit. Je ne parlais plus, me contentais simplement de respirer l'odeur d'Enzo, de mémoriser ce corps qui me plaisait ce soir. Tout me plaisait en lui ce soir. J'étais à lui. Il était à moi. Je voulais que l'on soit une seule et même personne, Rien qu'une fois. Inutile d'être loquace, il savait ce que j'avais en tête. Je voulais simplement qu'il prenne les rênes.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Dim 11 Nov 2018, 22:50




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Le bruit léger d’un morceau de tissu qui s’effondre au sol et puis, ton corps qui se colle à mon dos avant que je ne me mettes à frissonner. Ensuite, je peux sentir ses douces mains divines s’aventurer sur mon demi – corps mis à nu. Tu m’effleures et je m’enflamme aussi rapidement que mon regard émeraude qui croise ton bleu océan. Alors, lentement, je souris rapidement tandis que tu fais en sorte que je me retournes vers toi. Et bien que tu sois dans ta plus légère des tenues, je m’approche encore de toi pendant qu’on recule vers le mur auquel tu m’y colles délicatement. Et tu m’embrasses encore, tes mains me font frémir encore. Et je rosis pour la première fois depuis des lustres, depuis des mois. Enfin, je ris un peu lorsque tu quittes mes lèvres, suite à ce que tu me dis, surtout.

« Tu te trompes si tu crois que j’vais te laisser tomber, bien sûr que j’vais rester, ma belle. »

Et sans que tu ne puisses me répondre, ce fut à mon tour de glisser mes mains sur le bas de tes hanches, juste au-dessous de tes fesses pour ne pas t’écrouler. Et lentement, je nous amène jusqu’auprès de ton lit où je t’y dépose délicatement avant de venir au-dessus de toi. Un simple sourire taquin ancré sur les lèvres, un regard ardent qui te mangerait presque du regard alors que j’ai la tête clairement ailleurs, intérieurement. Et puis, par envie, clairement, je viens même m’amuser à mordiller ton cou alors que je prends appuie sur mes mains, sur ton lit tout en étant assis au-dessus de toi, à califourchon. Reste à voir si je continue de me conduire sagement ou si je fais en sorte de mener la danse, ce soir.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Lun 12 Nov 2018, 16:24




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Je riais en l'entendant prononcer ses mots et recommençais à l'embrasser de plus belle, mordillant de temps en temps sa lèvre inférieure. Mes mains descendaient doucement jusqu'à ce que j'atteigne son jean. J'étais décidée à le lui retirer, sans prendre en compte ce qu'il pouvait penser. Si pensées il y avait. Malgré tout, vu ce que nous étions en train de faire, il était clair qu'il n'y avait plus l'ombre d'une pensée lucide. Ma respiration se faisait de plus en plus forte à mesure que nos gestes s'amplifiaient. Je n'avais plus rien sous mon contrôle. C'était lui qui me contrôlait, qui me possédait. Je ne voulais plus parler. Désormais j'allais m'exprimer par le biais des gestes, des caresses qui se mélangeaient entre la tendresse et la férocité.

Nous étions dans le noir complet. Seule la lune éclairait cette chambre dont la lumière traversait les rideaux grisâtres. C'était léger. Je parvenais à mémoriser les parties du corps du serpent dans cette obscurité. Cela m'arrangeait. Depuis l'attaque d'Arty, j'avais gardé quelques cicatrices sur le ventre. Il ne pouvait les voir, mais il pouvait les sentir et j'espérais secrètement qu'il ne remarque rien. J'en avait honte. Lentement et sans stopper Enzo qui s'attaquait à mon cou, j'avais rabattu la couverture sur nous. Mes membres tremblaient de froid sous le corps brûlant de mon meilleur ami – si l'appeler comme ça était toujours correct...

Pour la première fois depuis des semaines, je ne pensais plus à mon ex. À tout ce que j'avais pu vivre avec lui, à sa douceur, ses mains qui effleuraient ma peau chaque matin pour me réveiller. À nos nuits passaient ensemble de manière clandestine à Poudlard. Il avait été le premier qui avait réellement compté. Peut-être serait-il le dernier ? Et avec Enzo, tout me semblait simple, sans décision, sans penser au lendemain. Nous vivions au jour le jour et faisions les choses selon nos envies. Il était spontané, mauvais garçon, tout ce que j'aimais avant de rencontrer Daemon. J'avais envie qu'il m'entraîne dans son monde. J'avais envie de le connaître davantage. Je voulais qu'il me guide.

Mes jambes s'étaient enroulées autour de son dos, tandis que je reprenais possession de ses lèvres. J'avais chaud désormais, j'avais très chaud. Mon corps s'embrasait. La tête qui tourne, je me perds. Mes pensées sont confuses. Je ne veux que lui. Je veux qu'il mène la danse. Qu'il m'entraîne dans son univers.
Je le laisserai faire. La nuit sera courte.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 20 Nov 2018, 20:50




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- « J’ai envie de toi, Lore’ »

Et c’était à prévoir vu comment tu m’allumes aussi aisément que mon briquet lorsque je me grille l’une de mes barrettes mentholées. Un frisson s’est installé le long de mon échine pendant que je te contemple faire. Tes mains dévalent sur mon torse déshabillé, puis se faufile jusqu’à l’orée de mon jeans pour le déboutonner avant de l’envoyer rejoindre nos vêtements à terre. Plus qu’un tour de passe-passe et nous serions tous les deux dans une tenue des plus légères. On peut bien penser de moi que je suis fou, mais rien que pour embraser leurs folies, je préfère me dire que je suis un manipulateur né. J’obtiens toujours ce que je veux et les conflits, je n’y prends part que si le jeu en vaut la chandelle. Et à vrai dire, j’ai bien une idée sur la suite des évènements, je ne sais juste pas par quel bout commencer. Et pour ne pas faire de détour, j’avais préféré te le dire de vive-voix, parce que je suis comme je suis et que j’ai toujours été comme ça depuis que j’ai conscience « d’être celui que je suis » aussi.

- « Tu m’fais confiance, n’est-ce pas ? »

Je sais très bien pourquoi tu ne me parles pas, pourtant, je ne te blâme pas. J’endosse le rôle du commanditaire à la perfection. Je soigne tes blessures comme tu panses les miennes. Et même si on devra, tôt ou tard, s’en tailler de nouvelles, peut – être même plus profondes que nos anciennes. Cependant, en ce moment – même, je me fiche pas mal de ce qu’il pouvait bien se passer au-delà des murs de cette appart’, voir même de cette chambre aussi. Puis, tout mon monde semble changer, le produit illicite dissipé, je te contemple d’une toute autre façon, un tout autre regard sur ton visage d’ange démoniaque. Tu es comme une succube qui succombe à mon charme lorsque je me mets à réflexionner à propos de nous deux. Je peux rester là pendant des heures à te contempler et pourtant, je me risque seulement à retirer tes vêtements comme tu l’as fait pour moi. Quelques instants plus tard et ils ne restent que nos dessous, un boxer noir à l’élastique assortit à mon regard vert émeraude. Du bout de mes doigts, je caresse ton épaule avant de venir ré-embrasser ton cou. Pendant cet instant de silence, je me retrouve seul face à mes envies contradictoires. Soit se comporter en gentleman ou prendre le contrôle au risque que la situation m’échappe. Pourtant, je t’embrasse encore et encore jusqu’à complètement te coller contre moi, récupérant ainsi, tes jambes nouées à ma taille. Un sourire sincère se dresse sur ma bouille d’ado’-rebelle. Ensuite, je glisse mes doigts dans tes cheveux et t’oblige légèrement à pencher la tête vers l’arrière jusqu’à que je viennes déposer plusieurs baisers le long de ton cou, si habilement offert par mes soins. Ainsi, je m’amuse sans me montrer violent, dans un même temps, à laisser nos bas du corps se désirer en entamant une danse synchronisé, juste le temps de s’apprivoiser légèrement. Car après tout, c’était plutôt le calme avant la tempête en cet instant précis. Et simultanément, je laisse mes lèvres prendre le soin de bercer ton cou et ton si doux visage, de mes baisers éphémères, juste pour te donner un avant – goût de ce que je te réserve par la suite…
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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mer 12 Déc 2018, 10:54




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Il avait glissé ses mots d'une manière spontanée qui me fit frémir. J'ignorais s'il était conscient de l'emprise qu'il avait sur moi actuellement. Moi qui me sentais si seule, qui n'avais plus connu cette sensation depuis des mois. Avait-il simplement conscience que ces mots avaient une grande signification pour moi ? Parce que je me sentais bien et que je ressentais exactement la même chose à ce moment précis. Je ne voyais que lui ce soir, cette nuit, je ne savais pas vraiment. C'était une chose d'avoir une aventure avec un inconnu croisé au hasard accoudé au comptoir d'un bar. Cependant, quand c'était avec son meilleur ami, c'était tout autre chose. Parce que j'avais confiance en lui, parce qu'il ne me ferait rien sans qu'il ait ma bénédiction. Une pensée bien naïve pour une jeune femme de mon tempérament. L'alcool et ces produits que l'on avait pris pensaient à ma place.

Nous étions encore bien trop habillés à mon goût. Aussi, je n'attendis pas plus longtemps pour nous retirer à tous les deux ce qu'il nous restait de vêtements. Je continuai à l'embrasser tout en me mémorisant son corps avec mes doigts qui se baladaient. Je ne pensais plus. Ni à ma vie pourrie, ni à Daemon dont la séparation était encore fraîche, ni à ma famille qui me martyrisait. Il n'y avait que lui ce soir. Peut-être que je regretterai tout cela demain, peut-être que j'en redemanderai encore. Parfois, garder un moment unique était plus beau que de le réitérer jusqu'à se lasser. Peut-être fallait-il que l'on passe par là pour se rendre compte que nous n'étions que des amis. Était-ce une étape indispensable à l'amitié fille/garçon ? Je n'en savais rien.

M'arrêter là et le laisser s'en aller aurait pu être une bonne idée. Malheureusement, je n'en étais pas capable. J'étais sa prisonnière et cette sensation de bien-être qu'il provoquait en moi, je ne voulais pas la laisser partir. Alors je me contentais de lever légèrement mon bassin, lui faisant comprendre que je désirais plus...Il fallait qu'il comprenne que ce soir, je n'étais qu'à lui. Je voulais commettre cette erreur.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Sam 15 Déc 2018, 14:28




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Il s’en était passé des choses entre nous jusqu’à maintenant, des choses oubliées par le biais de mon amnésie dont je ne serais jamais en mesure de m’en souvenir, mais aussi de belles choses dont j’aimerais ne jamais rien oublier de ce qu’il s’est produit. Tout comme ce soir, lorsque je me retrouve si près de toi, si proche de ton corps au point où je marque ton cou de mes lèvres. Cette sensation de liberté bat à tout rompre dans mes veines, faisant battre mon cœur à une vitesse irrévocablement folle. Sans oublier que ce comprimé ingéré plus tôt dans la soirée continue de faire effet au point où j’me sens incroyablement léger. Comme si des ailes me pousse dans le dos et que je suis capable de voler pour toute la nuit entière.  Et si j’le voulais, j’pourrais boire une gorgée de notre bouteille à peine consommé pour paraitre encore plus libre de mes mouvements, mais ce sont tes baisers qui me ramène en face de la réalité. Tu me déshabilles avant de te dévoiler à moi dans la plus légère de nos deux tenues. Et puis, je peux déjà sentir tes lèvres s’aventurer sur mon visage, sur mes miennes pour en marquer ta propriété pour ce soir. Si davantage, tes doigts retracent chacun de mes tatouages, en revanche, il me suffit de peu pour que je me recolle contre ton corps, goûtant avec une certaine témérité à ta langue pendant que mes mains caressent du bout de leurs doigts, ton corps de porcelaine. Et puis, ton mouvement de bassin accentue la fluctuation de mon sang dans mes veines, faisant monter le rouge sur mes joues aussi facilement qu’il était possible de m’arracher d’agréables frissons. Ainsi, sans trop continuer à te faire patienter, je te prépare en douceur comme un gentleman qui se respecte. N’attendant que le bon moment pour m’investir à l’intérieur de toi, je finis par céder à mes caprices en un tour de main ou plutôt du mouvement du bassin. Un bon lapse de temps plus tard, le temps que tu t’habitue à ma présence et j’entame en douceur, ce pas de danse si sensuel et qui ne réclame que toute ton attention pendant que je couvre encore ton cou de doux baisers tout en prenant appuie sur le matelas pour ne pas t’écraser. Ce soir, j’en suis presque certain, j’ai bien envie que tu me montres à quel point, je peux t’appartenir autant que tu es à moi, Loredana.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Jeu 03 Jan 2019, 18:01




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Je me perds. Peut-être que je finirai par oublier tout cela. Cet instant que je voulais unique et qui me rapprochais davantage de cette personne qui était si chère à mes yeux. Plus un murmure. Plus un mot. Des souffles courts à l'unisson. Une danse synchronisée à la perfection. J'aimais sentir sa chaleur. J'aimais ses baisers. Tout était parfait. Tout n'était qu'illusion. Demain, tout serait terminé, je le savais. Demain, nous redeviendrons deux amis. Deux amis ayant simplement voulu dépasser les limites, aller au-delà du raisonnable. Rien qu'une fois.
Je m'agrippais à lui, comme un besoin soudain qu'il reste, qu'il ne parte pas. Une dépendance dont je ne voulais me sevrer. Parce que j'aimais retrouver cette sensation qui m'avait quittée depuis bien longtemps déjà. J'aimais me dire que ce soir il n'était qu'à moi. C'était éphémère, mais c'était fort. Un souvenir qui resterait malgré tout. Une union qui sera à jamais graver dans ma mémoire.

Nous savions parfaitement ce que l'autre désirait. Il était inutile de prononcer un mot. Il prenait le dessus, puis c'était moi. Aucun de nous ne chercher à dominer l'autre. Et tout cela dura encore quelques instants avant que l'on se détache enfin l'un de l'autre, à bout de souffle, en sueur, mais l'esprit encore ailleurs. Allongée sur le dos, j'observais le plafond d'un air songeur, la tête me tournant encore. Toutefois, à cet instant précis, ma conscience refaisait surface. Allait-il rester ? Allait-il partir et me laisser là ? Seule dans cet appartement vide, dénué de vie ? J'avais besoin de lui. Je ne voulais pas que cet instant volé ne gâche tout ce que nous avions construit. Alors, d'un geste lent
je cherchai sa main.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Sam 05 Jan 2019, 16:47


Contenu sensible & L.A. Mutuel jusqu'à la fin du rp. :mm:


Welcome to the new black parade.
   
Le temps passe si étrangement à ses côtés, la notion du temps, je la perds au creux de ses bras, tout collé contre elle pendant que nos émotions nous malmène. Si tantôt, c’était elle qui menait la danse, à d’autres instants, je récupérais le contrôle de la situation et vice-versa. Quoi qu’il en soit, je raffole de cet instant-là, je voulais le graver dans ma mémoire, me dire que ce n’était p’t’être pas qu’un seul instant éphémère capturé sur l’instant. Je voulais qu’elle m’appartienne, qu’elle soit mienne et ce soir, j’étais au petit soin pour elle. Des baisers légers sur sa peau parsemée d’une faible lueur éclairée par la Lune, j’pouvais rester là des heures à l’admirer. Lorsque mon côté raisonnable me fait comprendre qu’il est temps qu’on se calme, je la regarde s’allonger sur le dos, alors que je m’installe à côté d’elle en souriant progressivement. Pourtant, j’étais épuisé physiquement, entre l’effort, les sautes d’humeurs et l’après-coup du comprimé ingéré plus tôt dans la journée, c’est comme si Morphée était soudainement devenu mon meilleur ami.

- « … J’peux m’en griller une ou tu préfères que j’aille à la fenêtre pour ça ? »

Lui dis-je d’une voix essoufflée, marquée par l’épuisement physique dû à nos échanges très physiques. Puis, sa main se retrouve auprès de la mienne, ce qui me freine dans l’envie de consommer une barrette nocive pour ma santé. Alors, au diable mes envies et je viens doucement prendre sa main dans la mienne avant que je ne me décide de porter sa main à mes lèvres pour ensuite venir prendre la jeune fille dans mes bras, montrant l’affection que j’avais pour elle, aussi sagement que je puisse l’être malgré notre instant très personnel.

- « Quoi que… J’préfère rester là, finalement. »

Un p’tit rire s’échappe de mes lèvres avant que je ne vienne lui embrasser la joue, venant ensuite passer un bras devant son ventre alors que je me colle à elle délibérément. J’ai juste envie qu’elle sache que j’partirais que lorsqu’elle le décidera, car en cet instant bien précis, j’suis plutôt du genre très câlin et affectueux. Typiquement le genre de réaction qui ne me ressemble pas en temps normal… Alors quand la réalité des choses m’éclatera au visage, je suis certain qu’elle ne sera pas belle à voir, cette chose-là. Autant que j’profite du peu de temps qu’il me reste pour profiter de Loredana encore un peu… Dans ce cas.

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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Dim 06 Jan 2019, 17:10






Nous jouions dans la simplicité. Était-ce réellement un jeu ? Le temps d'un instant, nous avions baissé notre garde, nous nous étions laissés embarqués par nos envies. Un désir l'un pour l'autre jusqu'ici refoulé. Un besoin assouvi, en une parfaite harmonie. À cet instant, je n'avais pas vraiment la force de lui demander de partir. Je n'en avais pas l'envie. Je ne voulais rien gâcher. Ce moment était semblable à une vitre de verre que l'on pourrait briser avec une simple pression de l'index. Parce que je savais. Je le savais instable, peut-être bien plus que je ne l'étais moi-même. J'ignorais ce qu'il pourrait se passer demain alors je voulais l'avoir près de moi. Je ne voulais pas être seule ce soir, pas après tout ce qu'il venait de se passer entre nous.

- Tu restes ?


Furent les seuls mots qui étaient parvenus à sortir de ma bouche. J'avais ignoré son envie de cigarette,  la mienne aussi d'ailleurs. Je ne voulais sentir que ses bras autour de moi. Ils comblaient ma solitude. Si les choses avaient été plus simples, j'aurais sûrement tout envoyé balader et lui aurait demandé de rester avec moi encore et encore. De ne jamais partir. Mais c'était inimaginable. Un autre – ou une autre – m'attendait sûrement ailleurs, il fallait simplement ouvrir les yeux et chercher. Après Daemon, difficile de tourner la page. Difficile de repenser à ce genre de choses après tout ce temps. Panser mes blessures avec lui. Pourquoi pas avec un autre aussi ? Je resserrai mon emprise sur lui, fermant les yeux pour profiter de cet instant qui s'offrait à nous.

- À quoi penses-tu ?


J'avais posé ça comme ça, d'une manière tout à fait innocente, cherchant une réponse...Ou peut-être pas. Il n'était pas évident de lire à travers quelqu'un comme Enzo. C'était ce trait de caractère qui me plaisait le plus chez lui. Et malgré moi, mon rythme cardiaque s'était mis à s'accélérer. Une soudaine envie de demander s'il regrettait et si l'on pourrait continuer de se voir sans ambiguïté. Était-ce réellement possible après cela ? Je ne pouvais l'affirmer, ni l'infirmer. Seul le temps nous le dirait. Je me levai alors d'un bon, attrapant un plaid posé là, sur une chaise, choppant une cigarette sur ma table de nuit. D'un geste léger, la porte-fenêtre s'ouvrit, laissant une légère brise entrer dans la chambre.  Je profitai du balcon pour prendre un peu l'air tout en tirant des bouffés qui, j'espérais, allaient finir par me calmer. Je me refusais à...je refusais de me dire que je venais de gâcher notre amitié.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Enzo M. Aiken, Mar 08 Jan 2019, 11:47


Contenu sensible & L.A. Mutuel jusqu'à la fin du rp. :mm:


Welcome to the new black parade.
   
De la voir se faufiler jusqu’à sa fenêtre dans la plus simple des tenues, uniquement recouvert d’un plaid, m’arrache un doux sourire sur les lèvres. Je la trouve extrêmement belle de la voir, ainsi, rayonnée sous la clarté de la Lune. Quelques instants après m’être pavané dans ses draps, je me lève à mon tour en me dirigeant vers mon pantalon pour attraper mes barrettes mentholés et de quoi l’allumer aussi. Puis, d’un pas léger, je la rejoins à sa fenêtre pour venir expirer la fumée par celle-ci en regardant dehors, sans même prendre le temps de me couvrir. Qu’est-ce que je risque au fond, elle vient de me voir sans artifice, ni vêtements pendant toute cette agréable nuit. Donc, calmement, je me retourne vers elle avant de venir embrasser son front.

- « Je dois t’avouer que mes pensées sont confuses… C’est sans doute dû à ce que j’ai consommé hier, plus ce que nous venons … de faire. Ça me mets dans un tel état… je ne me reconnais pas vraiment, mais … Détends – toi, ce n’est rien de négatif, ce que je dis, là.. Hein. »

Ensuite, je reprends une autre bouffée sur ma cigarette, déposant mes mains sur le bord de la fenêtre tout en reportant mon regard sur le ciel. J’ai une de ses envies d’aller prendre une douche, de rester des heures sous l’eau chaude parce que je me sens tendu. Je suis anxieux à l’idée que cet instant se termine parce que Loredana est bien plus qu’une simple connaissance pour moi. D’un geste discrêt, je viens me masser la nuque au même moment où je me retourne pour chercher mon boxer du regard.

- « Où … Aaah ! Le voilà. »

Je me déplace dans son appart pour m’habiller dans le plus grand des calmes, commençant par mon sous-vêtement pour ensuite terminer par le reste. Une fois pleinement rhabillé, je me rapproches d’elle tout en venant prendre sa main dans la sienne après avoir jeter par la fenêtre ce qu’il reste de cette chose nocive pour ma santé. Du bout de mes lèvres, j’embrasse le dos de la main de cette fille tout en lui faisant un clin d’œil.

- « Va falloir que je file, Lore’… Mais promis, je t’oublie pas, j’repasserais dans la semaine, si tu veux ? »

Je ne veux pas l’embarrasser non plus, mais en vue de la date du jour que l’on est et de l’heure qu’il est. Rater le premier jour de ma dernière année à Poudlard, ça le fait vraiment mal. Il serait plus judicieux pour moi, de respecter au moins, cette tradition-là, même si j’ai passé mes vacances au château, vu que je n’ai aucun autre endroit où me rendre… depuis que je me suis réveillé à la cabane hurlante, souffrant de cette satané amnésie partielle…

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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mar 08 Jan 2019, 13:44






Je le sens venir à côté de moi. Rien sur le dos. En quoi cela m'aurait dérangé ? Après tout ce qu'il venait de se passer entre nous, rien ne pouvait être pire. Mon corps tremblait, mais je ne pouvais dire s'il s'agissait du froid ou de tout autre chose. Je l'entends prononcer des mots qui déclenchent un sourire malgré moi. Cette confusion, je la ressentais aussi à son égard. Je me demandais si les choses allaient changer, si mon amitié avec Enzo était sur le point d'éclater ou si on allait parvenir à passer au-dessus de ce dérapage qu'on n'avait pu contrôler.

Pour moi, les choses étaient peut-être aller un peu trop loin. Néanmoins, je ne voulais pas l'inquiéter avec mes pensées et mes doutes. Je ne voulais plus inquiéter personne. La cigarette écrasée dans le cendrier, je le laisse prendre ma main, y déposer un baiser avant de m'annoncer son départ. C'était peut-être mieux ainsi après tout. Rapidement, j'enfile mes vêtements et reviens vers lui, le prenant dans mes bras, comme si ce contact était subitement devenu vital.

Bien sûr, tu repasses quand tu veux.


C'était un mensonge, mais moi-même je ne le savais pas. La porte claqua derrière lui et il n'y eut aucun bruit. Seulement ma respiration et le souvenir de cette nuit torride qui n'aurait jamais dû prendre fin. Submergée par une angoisse inexpliquée, je ne pouvais pas assumer plus longtemps. Trop d'erreurs avaient été commises en l'espace d'une soirée et je n'avais aucun espoir à lui laisser. Peut-être n'en avait-il pas ? Le risque était bien trop grand cependant. J'allais agir comme une lâche, comme ce que je n'étais pas. Mes idées ne sont pas claires, tout est flous, diffus, rien ne tourne rond. Sûrement pas moi. J'aurais pu écrire une lettre d'excuse avant de disparaître. Cela aurait été inutile.



Fin du RP pour nous deux, merci Enzo ♥

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Re: Alentours de Londres

Message par : Kohane W. Underlinden, Ven 25 Jan 2019, 19:26



   LA de Lizzie
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La porte est close. Silencieuse. Je n'entends pas un bruit, pas un son. Peut-être qu'il n'y a pas personne. Sûr, Sarah n'est pas là. Elle n'est jamais là à cette heure-là. Mais de toutes les façons, ce n'est pas elle que je suis venue voir. Sans doute qu'il en sera très surpris, mais je suis venue pour James. J'ai besoin de lui parler. D'une chose. Extrêmement importante.
Oscillant sur le seuil, j'entends encore la voix de Lizzie. Ses mots. Parlant du professeur Midtown, un nom comme ça. Un Moldu allié. Un Moldu sur lequel on a décidé de compter. Pour nous aider. Dans notre avancée. Vers un monde meilleur.
Je ne l'ai jamais rencontré -même si ça m'intéresserait. Ce que je sais de lui, c'est qu'il travail sur la maquette d'un cours, à destination d'élèves Moldus, sur la magie. Je ne sais pas comment il compte s'y prendre, ni même si nous aurons un regard sur son cours avant qu'il ne le diffuse. Mais l'idée. Me plaît.
Pour moi, l'éducation a toujours été la clé de tout. Former la jeunesse, c'est former le monde de demain. Et il n'est jamais trop tard. Bien sûr, le mieux, c'est former les petits dès leur plus jeune âge. Les sensibiliser, leur apprendre la tolérance envers le différent et même qu'il n'y a, en fait, pas de norme. Chacune et chacun est ce qu'iel est, voilà tout. Femme, homme, non-binaire ; Sorcier-ère, Moldu-e ; maigre, mince, menu-e, gros-se... Il faut accepter les gens en tant qu'être humain. Et ça, ça s'apprend dès la petite enfance.
Néanmoins, pour l'heure, nous n'avons pas trop d'emprise sur les enfants. Alors nous faisons avec les moyens du bord. Et le premier public est, apparemment, le milieu étudiant.

L'évocation du professeur Midtown m'a fait penser à James. Pas le même établissement, mais le même métier. Le même contact avec des jeunes. Puis avec des collègues, aussi.
Et si, au lieu de répandre notre voix dans un seul établissement, nous élargissions notre champ d'action ? Une idée qui m'a traversée l'esprit, une nuit. Alors que je ne dormais pas, comme bien souvent. Alors que je voguais entre me morfondre, encore, sur la non-présence d'Asclépius (s'il avait été là, sans doute qu'on aurait bu un chocolat chaud dans la pénombre du salon, en attendant que les heures passent) et des pensées pour le monde qui bouge. Le monde qui change. Que j'ai envie de voir changer parce que tout devient trop oppressant.
Finalement, mes deux pensées se sont liées. Un peu.
Asclépius rêvait d'une révolution, renverser les valeurs, se libérer. C'est un peu ce pourquoi je l'ai épousé, d'ailleurs. Cette révolution, elle flotte dans l'air. Depuis un moment. Peut-être qu'enfin, on va réussir à se libérer. En tout cas en parti. J'ai pensé à lui, au fait qu'il n'est plus là. Et je me suis alors dit que je pouvais bien me battre pour deux. Porter ces rêves qui nous ont uni. Qu'importe qu'il ne soit plus là.
Et j'ai repensé au professeur Midtown.
Et j'ai repensé à James.
Et j'ai su. Ce que je devais faire.

Je finis par me décider. Et sonne.
J'attends de longues secondes, sans presque bouger. C'est étrange. J'ai l'impression d'angoisser. Alors que j'ai eu tellement l'habitude de venir ici. C'était presque comme un refuge pour moi. J'ai toujours été proche de ma cousine Sarah et de sa petite famille. J'ai toujours aimé passer chez eux, passer du temps en leur compagnie. Mais là. Je sais que je viens avec une idée et une demande pas comme les autres. Et si James me jugeait ? Et s'il prenait peur ? Et si...
Je sonne à nouveau, me promettant que je compte jusqu'à dix et si à dix y'a personne, je m'en vais. Je repasserai plus tard.
Un
Deux
Tr...
Bruit de pas, j'interromps l'énumération ; la porte s'ouvre sur le visage d'abord perdu puis souriant de James. Quelle aubaine !
Il s'exclame, me salue de son naturel enthousiasme avant de m'inviter à entrer.

-Je ne t'attendais pas ! J'étais perdu dans la rédaction d'un article, c'est pour ça que j'ai un peu tardé à venir ouvrir. Mais tu vas me permettre de faire une pause. Je fais du thé ?

Avec entrain, j'acquiesce. Je le suis jusque dans la cuisine et le regarde mettre de l'eau à chauffer. J'ai l'impression d'être venue ici il n'y a pas si longtemps. Hm... ça ne doit pas être si faux. Depuis la disparition d'Asclépius, quand je me sens trop seule et trop déprimée, je viens ici. Je sais qu'ils m'accueilleront toujours. Et ne poseront jamais plus de questions que je n'en veux. Que ce soit lui ou Sarah, ils ont toujours eu un grand respect pour le jardin privé des gens. Une qualité que j'admire.
D'un geste, il m'invite à m'asseoir et me préviens que j'arrive un peu tôt pour croiser Sarah. Qu'elle ne sera pas là avant une ou deux heures, au moins. Je réponds que c'était lui, que je cherchais. Et, comme je m'y attendais, il a l'air surpris.
Je tire un peu sur la nappe, la lisse du plat de la main, ne sachant trop pas où commencer. James m'observe du coin de l'oeil tout en versant l'eau dans la bouilloire.

-Eh bien, tu vois... je sais que toi aussi, les questions d'ouverture d'esprit, ouverture des frontières, accueil du différent et mise en valeur des assujetti-es, ça te parle. C'est des choses qu'on a déjà évoquées ensemble et tu m'as, d'ailleurs, été d'une aide précieuses avec tes conseils de lecture, les articles universitaires que tu m'as passés. Franchement, ça m'a apporté un vrai bagage à une pensée un peu flottante.

James ne m'interrompt pas, se contente seulement de verser le breuvage infusé dans deux tasses. Je lisse une nouvelle fois la nappe -sans aucune autre raison que le stress de ce que je m'apprête à sortir ensuite. Je n'ai vraiment pas envie qu'il prenne peur.

-Mais en fait, ce que je n'ai jamais dit, c'est que ces idées-là me viennent avant tout à cause du monde dans lequel on... enfin je... on vit. Tu le sais sans doute, vu que tu vis avec une sorcière : une sorte de loi (le Code du Secret Magique) empêche les Sorciers de révéler leur existence aux Moldus. A vous, quoi.

Il ne dit toujours rien mais, dans son regard posé sur moi, je le sens attentif à mes propos. Il les enregistre, se demandant peut-être où je veux en venir. Ou comprenant déjà que trop bien. Néanmoins, il n'en dit rien alors je continue sur ma lancée.

-Tu vois, c'est un peu comme... une barrière. Une frontière absurde qui sépare nos deux mondes, obligeant les Sorciers à vivre cachés. On ne s'en rend pas toujours compte parce qu'on est nés dans ce monde, on a pris l'habitude de vivre ainsi. Sauf qu'un jour, faut dire ras-le-bol. Tu sais, c'est comme le patriarcat. Un système vieux comme le monde et pourtant, un jour, des femmes et des hommes ont dit stop et se sont engagé-es pour lutter contre ça. Et gagner leur liberté. Et bien là, c'est pareil. Je suis intimement convaincue que les barrières font plus de mal que de bien. Les Moldus ont à apporter aux Sorciers et vice-versa. Regarde, Sarah et toi !

Je fais une petite pause, bois une gorgée de thé chaud. J'attends quelques secondes qui me paraissent interminables. J'attends que James dise quelque chose. Mais il ne semble pas décidé à m'interrompre. Attendant, plutôt, que je termine ce que j'ai à dire.

-Je ne veux plus de la théorie, je reprends alors. C'est important, c'est intéressant, mais ce n'est pas assez. Si personne n'agit, la théorie ne vaut plus rien. Il faut éveiller les consciences, mener les gens à se lever à leur tour. Leur montrer que le monde dans lequel on vit peut changer -et que ce sera pour le mieux.
-Tu veux t'engager, en gros, m'interrompt-il, pour la première fois.
-Oui. C'est ça. Tu connais le professeur Midtown ?

Il est décontenancé par ma question. Qui, en apparence, n'a rien à voir avec ma tirade précédente. Il réfléchit, cherche dans son carnet d'adresses mentales avant de secouer la tête.
D'un geste de la main, je balaie une imaginaire pensée. Ce n'est pas grave, je me doutais bien que ces deux hommes ne se connaissaient pas.

-Eh bien tu vois, c'est un professeur, comme toi. Qui a été en contact avec des Sorciers. Qui, lui aussi, a considéré que ces barrières n'étaient plus viables. Et s'est engagé, à son échelle, à faire bouger les choses.
-Et... ?
-J'ai pensé à toi.
-A moi ?
-Oui. J'ai besoin de toi. Besoin de ton aide. J'ai des projets, des idées, mais ne peux pas les réaliser seule. J'ai besoin de quelqu'un qui ait des contacts -des vrais- avec le monde Moldu. Quelqu'un qui ait un statut, une certaine influence. Quoi de mieux qu'un professeur et une communauté d'étudiants ?

Il fronce les sourcils. Visiblement, il a du mal à saisir où je veux en venir.

-Et si, pour commencer, nous faisions prendre conscience aux gens des barrières qui les entourent ? Chez nous, les Sorciers, le Code du Secret Magique est une chose que personne n'ignore et qui est bien souvent sujet à débat. Mais chez les Moldus, qui est au courant ? Personne. Parce que personne ne connaît la communauté sorcière. Et si on leur apprenait son existence ? Pas de façon brutale, bien sûr. Mais petit à petit. Comme on conscientise des gens à une cause. Faisons-les réfléchir ! Faisons-les sortir de leur cadre quotidien ! C'est par la force commune qu'on arrivera à abattre les murs.

Je regarde James droit dans les yeux.

-On a besoin de changement, je murmure. Nos mondes étouffent de ces non-dits, de ces barrières invisibles. Il faut qu'on change ça. Mais ils faut changer les deux mondes à la fois. Moi, je ne peux pas grand-chose pour le monde Moldu. Mais toi et moi, on peut quelque chose. Tu peux parler aux étudiants. Tu peux les convaincre. Ou juste... les amener à réfléchir. Tu sais comment ça fonctionne, ici. C'est pour ça que j'ai besoin de toi.

Il fronce les sourcils. Indécis. Il garde le silence. Je garde le silence. Je m'efforce de ne pas baisser le regard. Le défier, presque. Lui montrer à quel point je suis convaincue et motivée. J'ai besoin -on a besoin- de ce changement. Et j'ai besoin d'alliés dans cette lutte. Des gens qui pourraient couvrir ce que je ne peux atteindre.

-Est-ce que c'est... légal, tout ça ? demande-t-il enfin.

J'ai envie de lui asséner qu'on n'en est plus là, à l'heure actuelle. Qu'une révolution exploser quand, justement, la légalité n'a plus rien de viable. Qu'il faut renverser les codes et les valeurs. Souffler un vent nouveau sur le monde.
Mais je retiens mes remarques piquantes. Je ne veux pas qu'il se sente agressé. Déjà parce que ce serait contre-productif. Mais également parce que James est une personne que j'apprécie énormément. De la famille. Je ne veux pas le brusquer.

-La légalité... c'est le première critère que tu regardes avant de t'accepter de t'engager pour tes valeurs ?

Question sans animosité aucune. Un simple ton plat. Il ne me répond pas. Mais je sens, dans son regard profond, que mes mots sont en train de l'intriguer, l'interroger.
Je me tais. Me contente de boire une nouvelle gorgée de thé.
Et le silence continue de planer dans cette maison. Où seul résonne le tic-tac de l'horloge du salon.
Il va falloir du temps. Peut-être même beaucoup de temps. Mais je sens que des choses commencent à se mettre en place. Doucement. Il va falloir qu'il y réfléchisse. J'attendrai, le temps qu'il faudra.



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Re: Alentours de Londres

Message par : Loredana Sparks, Mer 30 Jan 2019, 22:52



PV Azaël


Une journée londonienne comme tu les connais. Une simple balade après être sortie de Barjow & Beurk, juste avant la nuit, une envie de faire un détour avant de rejoindre le quartier de Camden qui n'a plus de secret pour toi. Marcher te permet de te vider la tête, de penser. Transplaner t'avait fait oublier cette sensation. Beaucoup de choses étaient arrivées dans ta vie ces derniers temps, tu ressens cette envie de souffler, de te retrouver seule un instant. Cela faisait plusieurs semaines que tu te pliais en quatre pour aider une amie en détresse, détruite par la vie, détruite par les Hommes. Penser à ses problèmes t'avais permis d'oublier les tiens, mais parfois, ils te revenaient en pleine face sans que tu ne t'y attendes, te prenant par surprise. Des soirées arrosées à répétitions, des migraines à longueur de temps et la fatigue qui commençait à se faire ressentir. Tu as besoin de cette promenade en solitaire, juste quelques heures, le temps de te remettre les idées en place et de penser à autre chose.

Tu marches dans une rue que tu ne connais pas. Tu avais longtemps ignoré tous ces coins moldus durant ton enfance et ton adolescence. Vivre avec une famille de sorciers aux idées moyenâgeuse, ne t'avait pas aider à connaître et comprendre les personnes qui n'étaient pas dotées de pouvoirs magiques. Ce n'est que quelques années après que tes connaissances ont été enrichies grâce à diverses rencontres. Aujourd'hui, tout cela te semble beaucoup moins inconnu. Tu parviens à comprendre le fonctionnement de certains objets, même si certains restent un réel mystère pour toi.

Les Londoniens terminent le boulot, certains le sourire collé sur les lèvres, d'autres une mine renfrognée après une dure journée. Tu te places entre les deux, comme souvent. Puis tu aperçois un regard. Pas le regard habituel de personnes qui ne font que te croiser. Un regard suspect, dont tu ne comprends pas vraiment la signification. En temps normal, tu l'aurais simplement fixé du regard, lui demandant s'il avait un problème, mais ce regard te glace le sang. Un mélange de jugement, de peur. Machinalement, tu te touches le visage, t'assurant qu'il s'agissait toujours du tien. Quelque chose attire soudain ton attention. Ta main. Tu n'avais pas pour habitude de placer tes mains dans les poches de ton manteau. Tu préfères les laisser, là, à l'air libre. Aujourd'hui, pourtant, tu aurais simplement mieux fait de t'abstenir et de les protéger. Parce que quelque chose s'était produit sans que tu ne t'en rendes compte. Parce qu'il se joue de toi, ce don, que tu pensais commencer à contrôler. Il gardait son emprise et agissait à sa guise. Ce soir, il avait décidé d'évoluer, de changer, te faire changer. Une main, bien plus foncée que l'autre, d'une couleur presque noire.

Immédiatement, la panique s'empare de ton corps, faisant accélérer ton cœur. Tu peux sentir ton pouls cogner contre ton cou, ta respiration devient saccadée. Tu ne veux pas céder à la panique et pourtant, tu sais qu'il faut que tu t'en ailles d'ici avant que tout le monde s'aperçoit que tu n'es pas « normale ». Tu te diriges presque en courant vers une petite ruelle, bousculant quelques passants qui te lancent des noms d'oiseaux auxquels tu ne prêtes pas attention. Tu te faufiles dans cet endroit sombre, derrière une poubelle laissée à l'abandon. Tu gigotes, tu sautilles, fais les cent pas, pensant que cela pourrait finir par changer quelque chose. Tu respires fort, te parles à toi-même.

Change-toi, change-toi, change-toi, change-toi, que tu dis à ta main. Ridicule.

Tu enlèves ta veste, ta chemise, te retrouves en t-shirt sans te rendre compte que la température ne doit pas dépasser les six degrés. Tu pousses un cri de surprise que tu étouffes de ta main restée normale, la gauche. Tout ton bras droit avait changé. D'un coup de pied, tu pousses la poubelle qui se renverse. Tu vois tes cheveux passer du brun au bleu en l'espace d'une seconde. Tu pourrais simplement transplaner, loin d'ici et rentrer chez toi, mais la panique t'empêche de faire quoi que ce soit. Le bras et maintenant les cheveux. Tu es simplement tétanisée, ton regard fixé sur ton bras qui te semble inconnu. Tu pouvais encore entendre Arty et Theya te dire que tu possédais un don magnifique, tu n'en es vraiment pas convaincue.



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