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Alentours de Londres
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Klarh Findirs
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Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Lun 21 Nov 2011 - 10:31




Klarh ne savait vraiment pas pourquoi Anna venait d'avoir cet accès d'émotion étrange... Peut-être de la tristesse, ou de la déception. Comment ? Non, pour lui, c'était impossible, et pourtant, elle agissait ainsi. Il voulut lui remonter le moral en même temps que le menton, et fût surpris de la réussite de son entreprise. Les femmes, c'était toujours aussi incompréhensible !

Montant à l'étage, Anna sur ses talons, ils se dirigèrent vers la chambre numéro 9 et y entrèrent, découvrant la nouvelle ambiance de la chambre à coucher... Qui était totalement différente de l'ensemble de l'auberge, on se croyait vraiment dans un autre monde. Iris s'était surpassée, et semblait aimer de plus en plus le "moderne".


- Oh, au fait ! J'ai même pas répondu à ta proposition. Je suis complètement d'accord pour le dîner mais... J'espère que tu comptais pas sur moi pour faire la cuisine, hein ?

C'est qu'elle lui ferait presque peur, la petite blondinette, avec son doigt pointé sur son torse.

" Dois-je vraiment t'rappeler c'qui s'est passé la dernière fois que je t'ai laissé toucher à la cuisine ?" demanda-t-il en grognant, amusé.

Souriant, il s'attendait à recevoir un coup qui ne lui ferait absolument rien, tandis que le poignet de la jeune femme craquerait sous le coup, lui faisant pousser un juron... D'habitude, c'était ce qui se passait, mais là, ce fût différent, la blonde s'approcha de lui et l'enlaça du mieux qu'elle pût, reposant sa tête tout contre ses abdominaux. La différence de taille était flagrante, mais Klarh en avait tellement l'habitude qu'il n'y pensait presque jamais. Pris ainsi de court, Klarh ne savait vraiment pas quoi faire, Anna s'était accrochée de toutes ses forces à lui, et lui ne trouvait pas mieux à faire que d'écarter légèrement les bras...

- Je suis vraiment contente d'être ici, tu sais ?

Mince, alors, que répondre ? Lui aussi était content d'être ici depuis l'arrivée de son amie. Et le fait qu'elle reste ici pendant toute la durée de ses "vacances improvisées" l'emplissait de joie. Il ne savait vraiment pas comment lui dire. Sans répondre, il passa une main le long de la chevelure blonde... Ah qu'il les aimait, ces cheveux, une préférence pour les blondes, peut être ? Non, c'était simplement Anna, et il l'appréciait beaucoup. Ça aussi, il ne savait pas comment le lui expliquer. Cette étreinte le rendait fou : il ne s'agissait plus de ces démonstrations amicales dont tous deux avaient l'habitude, il sentait quelque chose de nouveau.

Se penchant légèrement, une main dans le dos de la femme, il la regarda dans les yeux.


" Et moi j'suis content que tu sois là... Vraiment... heureux..." finit-il par répondre, son regard se perdant dans celui de son amie.

Il était perdu, totalement envahi par une sensation désagréable, comme s'il lui manquait un élément essentiel, quelque chose de vital. Un silence s'installa pendant un bref instant qui lui parut une éternité. Lui qui haïssait le manque d'originalité, il était frappé en pleine face par ce sentiment étrange, comme lorsqu'on se prenait un Arresto Momentum en pleine poire.

Puis, sans prévenir, une autre horreur lui vint à l'esprit : il appréciait Anna, beaucoup trop, et elle également... Alors pourquoi était-il aussi débile ? Pourquoi ne pas lui dire ? Lui montrer ? Il ne voulait pas la perdre au moindre petit soucis. Pas question. Son cœur battait à toute vitesse, d'un rythme qui lui faisait presque mal. Il fallait donc la garder près de lui, car il l'aimait trop pour la voir disparaître de sa vie. Approchant davantage, il passa sa deuxième main derrière la jeune femme, l'enlaçant de ses deux bras, l'embrassant avec passion, dévoilant tous ses sentiments par cet acte irréfléchi. Ce fut un rare cas où, de toute sa vie, il agissait avec douceur. Priant intérieurement pour que Anna ne le repousse pas (bien qu'elle n'en avait pas vraiment les moyens, il avait tendance à l'oublier), il comptait bien témoigner tout ce que son cœur portait depuis ces quelques années.

Tous deux se connaissaient bien avant leur adhésion chez les Aurors, ils avaient tant partagé, et aujourd'hui, la réponse idéale semblait s'être formé dans l'esprit de l'imposant animagus.

Il aimait Anna.


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Anna Ride
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Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Lun 21 Nov 2011 - 21:50


Ses petits bras fluets toujours autour du corps imposant de son ami, Anna commençait à avoir des frissons qui lui parcouraient l'échine, provoquant de légers tremblements à peine perceptibles. Elle se refusait à bouger, tant pis si Klarh n'appréciait pas ce soudain retournement de situation, tant pis s'il était gêné et tant pis s'il comprenait mal cette étreinte. Tout ce que l'Auror souhaitait se résumait à ça : elle le voulait près d'elle, toujours.

Anna sentit les doigts de l'animagus se frayer un chemin à travers ses cheveux blonds, lui effleurant le cou, donnant une raison de plus à ses frissons. Qu'est-ce que ça signifiait exactement ? Cet élan de douceur de la part de Klarh était assez rare et souvent lourd de sens. Il devait être aussi perdu qu'elle, aussi perturbé et aussi peu conscient de ses sentiments. Était-ce une bonne chose ? Ou peut-être était-ce justement le problème qu'ils avaient tous les deux. Ne pas savoir ce qu'on ressent exactement pour quelqu'un, ne pas réussir à mettre des mots sur tout ça.

Le corps massif de son ami bougea légèrement et la blondinette leva ses yeux vers lui, afin de le regarder directement. Il avait un air pensif et troublé qui était assez inhabituel. Anna ne l'avait jamais vu aussi fragile et aussi peu sur ses gardes. Il avait complètement abattu ses airs de gros lourdeau protecteur et avait laissé place à un Klarh qu'elle ne connaissait pas. Celui qui se dévoilait vraiment, celui qui osait montrer ses faiblesses, ses failles. La jeune femme en fût profondément touchée et essaya tant bien que mal de resserrer un peu plus son étreinte, afin de le lui faire comprendre.

Klarh déposa ensuite sa main dans le creux du dos de la Poufsouffle, lui avouant par ailleurs, dans un murmure, que lui aussi était heureux qu'elle soit là. Lui disant ces mots tout en la regardant droit dans les yeux, Anna sentit le rose lui monter aux joues. Pourquoi était-elle gênée, subitement ? D'habitude, ce genre de petites attentions ne la rendait pas mal à l'aise, au contraire, elles avaient tendances à lui donner le sourire. Mais là... Là c'était différent. Ses yeux étaient toujours plongés dans ceux de son ami quant elle sentit une seconde main se déposer un peu plus haut dans son dos.

Le coeur battant à tout rompre, la jeune femme eut ensuite l'impression que tout se passait au ralenti, comme dans un rêve. Un silence d'or s'installa pendant quelques très longues secondes et elle vit le visage de l'animagus se rapprocher d'elle tout doucement, jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent. D'abord légèrement déstabilisée par ce baiser qui prit rapidement une ampleur passionné, Anna ne mit pas plus de temps pour se hisser sur la pointe de ses pieds afin de permettre à Klarh de se relever légèrement.

Ses deux mains qui étaient jusqu'à présent poser dans le dos du jeune homme, se déplacèrent rapidement jusqu'au visage de celui-ci. Elle passa une main dans sa nuque, où elle y appuya ses petits doigts instantanément, tandis que l'autre alla se placer sur sa joue. Elle n'avait pas envie de le repousser, loin de là, elle avait envie d'être à lui. D'être toujours là pour lui, de ne jamais le quitter, ne jamais le voir partir. Leur baiser passionné et langoureux était le reflet de tout un tas d'émotions qu'ils partageaient à cet instant, avec la même intensité.

Mais que ressentait-elle vraiment ? Était-ce de l'amour ? Ou bien était-ce autre chose... Là, tout de suite, elle n'en avait pas la moindre idée. Elle aimait Klarh, vraiment et sincèrement. Mais de quelle façon ? Ça, c'était un véritable mystère. Tout en continuant de l'embrasser, elle pensait à tout un tas de choses. Et si tout ça était une mauvaise idée ? Et si le fait de se laisser aller risquait de gâcher leur amitié si précieuse ? Non, absolument hors de question. C'était totalement inconcevable de continuer à vivre normalement s'il n'était pas à ses côtés.

Prise de panique, Anna quitta les lèvres du jeune homme et posa son front contre le sien, la repiration haletante et les yeux mi-clos.

« Klarh... Promets-moi que, quoiqu'il arrive, tu seras toujours là... »

Les larmes lui montèrent aux yeux. Comment était-ce possible de vivre un tel ascenseur émotionnel ? Quelques secondes plus tôt, elle était absolument ravie et heureuse d'être là, avec lui et dans ses bras. Mais maintenant, elle avait peur de tout gâcher, de tout foutre en l'air. Peut-être que des paroles n'étaient rien, peut-être que ça ne suffirait pas à la persuadée de quoi que ce soit. Mais au moins, elle serait rassurée et n'aurait plus peur de se laisser aller à ses émotions du moment.
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Klarh Findirs
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Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Mar 22 Nov 2011 - 22:55




Ce baiser venait de le transporter, bien au delà des possibilités d'un transplanage. Il n'était plus du tout effrayé ou hésitant à propos de ses sentiments. Il n'y avait pas un millier de mots pour expliquer celà. L'amour, voilà ce qu'il repoussait depuis le temps... n'y croyant pas, ne voulant pas l'admettre. Les couples se disputaient, se séparaient, agissaient parfois de manière incohérente et illogique... Il en était arrivé à la conclusion que ce qu'il ressentait pour Anna ne pouvait pas être de l'amour, mais quelque chose de différent, plus profond... Plus sincère ?

Mais apparemment, il se trompait sur toute la ligne.

Ou bien tout ceci n'était pas partagé, car Anna rompit le baiser, collant son front à celui de l'homme. A cet instant là, Klarh se sentit vaciller (bien qu'il restât bien debout) : peut-être qu'Anna ne ressentait pas la même chose ? Peut-être qu'il venait d'agir en parfait imbécile...


- Klarh... Promets-moi que, quoiqu'il arrive, tu seras toujours là...


Qu'est ce que cela voulait dire ? Bien sûr qu'il serait toujours là pour elle ! Cela voulait dire qu'elle ne le repoussait pas, au contraire... Mais alors pourquoi des larmes vinrent innonder les beaux yeux d'Anna ? Klarh n'en pouvait plus, son cœur faisait des aller-retours sans cesse, l'abandonnant quelques instants pour revenir le soutenir. Trop de pensées passèrent par son esprit, tellement qu'il songea que, parfois, il devait se contenter d'agir comme on l'imaginait quelquefois : en grosse brute dépourvue de cervelle : ça avait ses avantages. Sauf qu'avec Anna, il ne se permettrait jamais la violence, et puis, briser cet instant reviendrait à briser son propre cœur.

Son etreinte se resserra tandis que sa respiration s'accélérait. Pas question de laisser Anna dans cet état...


" Anna... T'sais bien que j'te quitterais jamais... fit-il en lui posant une de ses grosses main contre une joue, essuyant délicatement une larme aussitôt qu'elle coulât. J't'aime plus que tout... J'veux que tu sois bien, heureuse, moi j'ai juste besoin d'toi, dis moi ce qu'il te faut..."


Au fur et à mesure qu'il parlait, il l'emmena vers le lit, pour l'y faire asseoir, lui faisant façe, se plaçant à la hauteur de son visage en posant un genou au sol. Il réalisa à quel point il était grand par rapport à elle... Mais c'était une raison de plus de s'occuper d'elle, de la protéger et lui offrir ce qu'elle désirait.

En parlant de désirs, pour sa part, il se sentait comme submergé par différents sentiments, il était difficile de réfléchir correctement, ô combien cela pouvait l'énerver en temps normal, lui qui était habitué à tout envisager, tout prévoir et préparer. Cependant, dans cette chambre de cette auberge, synonyme de confort et sécurité pour lui (ce qui était rare), il n'y avait plus besoin de faire tous ces préparatifs, ce serait gâcher l'instant...

Ses deux mains de part et autre du visage de la blonde, il la fixait droit dans les yeux, comme s'il voulait la sonder, lui arracher ses désirs, ses besoins, ce qu'elle ne voudrait jamais demander, mais qu'il pouvait tout de même lui offrir...

Un tel afflux de sentiments le perturbait au plus haut point, il pouvait déjà sentir comme des picotements dans tout son corps, comme s'il trépignait, perdant le contrôle. L'animal n'allait tout de même pas se manifester ici et maintenant ? Il n'était pas du tout en colère, et jamais la tristesse ou la joie ne l'avaient fait se transformer involontairement.

Sa peau ne se couvrait pas d'écailles, ses yeux ne devinrent pas reptiliens, son corps demeurait de même taile... Et l'envie qui pointait son nez n'était pas celle de tuer. Se relevant légèrement, accroupi,la dépassant désormais de quelques centimètres.


" J'fais aucune promesse, mais j'veux bien faire une exception pour toi... Je te promets que jamais je ne t'abandonnerai."


Et pour contrer à tout doute provenant de la jeune femme, il approcha à nouveau son visage, cette fois ci comme dirigé par une force bien plus forte que tout ce dont il était habitué à lutter contre. Mais quelque part, au fond de lui, il n'avait aucune raison de s'y opposer.

" Juste... Laisse moi t'le prouver... Si tu..."


Volontairement (plus ou moins), il laissait sa phrase en suspend, pour laisser Anna répondre, bien qu'il ne voulait pas qu'elle le repousse. Pourquoi regretter quelque chose lorsqu'il en avait vraiment envie ? Toutes ces années à ne penser qu'à se protéger, se préparer, éviter les soucis... Et là, il avait une bonne occasion de s'offrir un exutoire. Une bonne "excuse", ou quelque chose dans le genre, à moins que ce ne soit absolument pas ceci, il n'en savait rien, tout ce qui subsistait était le fait qu'il était seul, avec Anna, et qu'il n'y avait pas meilleur moment pour lui prouver son...amour ?

Lentement, et se surprenant de manifester une telle douceur, il l'embrassa à nouveau, se penchant sur elle, la poussant à s'allonger sur le lit.




Dernière édition par Klarh Findirs le Ven 25 Nov 2011 - 15:46, édité 1 fois
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Anna Ride
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Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Mer 23 Nov 2011 - 21:25


Se mordillant la lèvre inférieur afin d'éviter de faire couler les larmes qui embuaient ses yeux, Anna avait toujours son front collé contre celui de son ami. Ami qui peut-être était devenu plus que ça ? Ou peut-être pas... Peut-être qu'elle confondait absolument tout et qu'ils étaient en train de faire la bêtise du siècle. Ou peut-être, au contraire, qu'il était en train de se passer quelques chose de très important, de crucial et de primordial. Peut-être que, justement, ils devaient passer par là afin de pouvoir mettre des mots sur ce qu'ils ressentaient chacun de leur côté.

Dans un geste tendre, Klarh glissa sa main sur la joue de la blondinette et essuya une larme qui venait d'y couler bien malgré elle. Le regard triste, elle plongea ses yeux dans ceux de son ami et y chercha quelque chose de rassurant. Les mots qui sortirent de la bouche de l'Animagus fûrent les plus apaisant qu'elle pouvait espérer. Il avait l'air perdu, aussi perdu qu'elle en fait, mais il tenait des propos qui rendait sa sérénité à la blondinette.

Il ne la quitterait jamais, il voulait qu'elle soit heureuse, il avait besoin d'elle et, surtout, il l'aimait. Voilà, c'était ça qu'elle avait besoin d'entendre. Mais comment l'aimait-il ? L'aimait-il comme elle pouvait l'aimer lui ? Comme un ami ou comme... Un amant ? Non... Klarh ne pouvait pas être un amant, c'était inconcevable, il était bien plus que ça, bien plus que tout. Il représentait beaucoup de choses pour la jeune femme, il animait quelque chose en elle de totalement inconnu, alors que l'amour elle l'avait déjà connu. Là, c'était plus fort et complètement différent. La jaune et noire ressentait en elle le besoin d'être toujours là pour lui, quoiqu'il puisse arriver.

Pendant qu'il tenait ces propos rassurant à Anna, le jeune homme l'avait lentement dirigée vers le grand lit de la chambre de la demoiselle, s'asseyant sur le rebord de celui-ci, à ses côtés. Délicatement, il prit le visage de la blondinette entre ses deux grandes mains et plongea ses yeux bruns dans ceux azurs de la jeune femme. Les larmes avaient disparu, laissant place à un regard serein, calme et plein d'émotions. Tout se mélangeaient dans la tête de la jeune femme, rien n'était cohérent. Ses sentiments à l'égard du jeune homme étaient plus que sincères mais elle n'arrivait pas à les cerner correctement. Il lui en fallait plus, il fallait qu'elle réussisse à voir où toutes ces sensations la mèneraient.

« J'fais aucune promesse, mais j'veux bien faire une exception pour toi... Je te promets que jamais je ne t'abandonnerai.»

Une promesse... Non, elle n'en avait pas besoin. La jeune femme avait une confiance aveugle en Klarh et il n'était pas nécessaire qu'il lui promette de telles choses. Les seules paroles qu'il avait évoqué précédemment suffisaient à la blondinette pour comprendre qu'il ressentait la même chose qu'elle, en tout point. Tendrement, elle passa une de ses petites mains sur sa joue et lui adressa un léger sourire, lourd de sens, avant de lui répondre.

« J'te crois, Klarh... » lui affirma-elle dans un souffle, comme pour le rassurer.

Le jeune homme avait l'air d'avoir été déboussolé par les larmes de la petite blonde et ce visage déconfit, Anna ne l'aimait pas, non, il la rendait triste. L'animagus s'approcha ensuite de la jeune femme, collant presque son visage au sien et murmura « Juste... Laisse moi t'le prouver... Si tu...» sans même terminer sa phrase. Anna sentait son souffle chaud caresser ses lèvres, tant il était proche. Ne voulant pas répondre, souhaitant laisser en suspend cette phrase qui signifiait tout, elle entrouvrit doucement sa bouche et laissa Klarh s'approcher afin de sceller un intense second baiser.

Délicatement, le jeune homme laissa Anna s'allonger sur le dos afin de la surplomber, se tenant sur ses bras afin de ne pas l'empêcher de respirer. La jeune femme aurait pu se sentir piéger par ses gros bras encadrant sa petite tête, ce corps immense au dessus du sien... Mais c'était tout l'inverse. Là, plus que jamais, elle se sentait en sécurité. Passant ensuite la paume de sa main gauche dans la nuque de son... ami ? Anna rendit encore un peu plus intense ce long baiser qu'ils échangeaient.

De son autre main, elle s'attela à la passer tendrement le long du dos de l'animagus avant de la glisser délicatement sous son t-shirt. Du bout des doigts, Anna frôla le peau brûlante du jeune homme, allant du bas de ses reins au haut de ses larges épaules. La demoiselle voulait qu'il soit encore plus proche, encore plus près d'elle. Ce bout de tissu recouvrant son torse la gênait. Mais que faire ? Était-ce bien prudent de le lui retirer ? Réfléchissant quelques secondes, tout en continuant de l'embrasser, Anna finit par prendre une décision. Après tout, vu là où ils en étaient...

Alliant le geste à ses pensées, la jeune femme quitta dans un premier temps les lèvres de l'animagus. La respiration haletante, les joues rosies par la passion qui les entraînaient et les yeux envieux, Anna baissa timidement ces derniers par la gêne qui occasionnait l'acte qu'elle s'apprêtait à faire. Sans un mot, elle commença à glisser ses deux mains le long des côtes de Klarh puis remonta délicatement son t-shirt tout en regardant l'expression sur le visage de Klarh. Était-il aussi gêné qu'elle ? Peut-être qu'elle allait trop loin, qu'elle laissait ses envies prendre un peu trop le dessus...

N'ayant pas de refus ou de rejet de la part du jeune homme, Anna poursuivit son ascension et finit par retirer complètement le vêtement de l'animagus, laissant place à son corps à moitié nu aux yeux de la demoiselle. Ce torse qui, jadis, l'avait fait rougir lorsqu'elle l'avait vu pour la première fois, était à présent sien. Pour cette journée, tout du moins, elle avait le droit de le toucher, de le caresser ou encore de l'embrasser. Plongeant ses yeux pétillants dans ceux du jeune homme, Anna espérait au plus profond d'elle-même, qu'elle avait bien agit. A son tour, elle encadra le visage de l'animagus de ses deux mains et déposa tendrement ses lèvres sur les siennes.
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Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Ven 25 Nov 2011 - 15:48


((moi aussi j'peux mettre de la couleur à chaque lettre de début de paragraphe ! ))


Tout ceci n'était pas nouveau pour Klarh, Anna n'était pas la première personne avec qui il était allé aussi loin... Mais c'était bien la première à lui faire ressentir une sorte de plénitude : aucun regret sur l'instant, aucun enjeu, juste des sentiments, le cœur qui s'exprime enfin. Et même si Anna comptait le manipuler de cette manière, quelle merveilleuse manière de succomber, d'abandonner son esprit. Mais le premier baiser ne fut apparemment pas comme celui d'un Détraqueur, il lui faisait confiance, elle lui faisait confiance, que demander de plus ?

Malgré tous les avertissements de sa raison, il ne pouvait se résigner à s'écarter d'Anna. Terminus, tout le monde devait sortir de sa tête, cet instant lui appartenait, tout comme il espérait posséder le cœur d'Anna. Les mains de la jeune femme sur sa peau lui firent un effet bien différent de tout ce dont il était habitué. Ce contact lui donnait des frissons indescriptibles, bien qu'il se sentait bouillir, passer au delà de sa tolérance de chaleur, et pourtant, cela ne le gênait pas, bien au contraire.

Alors qu'il sentait les mains de son amie Auror le long de ses flancs, cette dernière rompit une nouvelle fois le baiser. Comme arraché d'un flux vital, Klarh laissa échapper un léger souffle, rapidement coupé, identique à celui que l'on ne peut retenir lorsque l'air nous manque, cherchant désespéremment la présence de ce gaz vital... il allait s'étouffer, lui, le crocodile qui pouvait retenir sa respiration pendant des heures, une simple sorcière venait de lui vider la tête et les poumons en quelques secondes. Si telle était la faiblesse des hommes, alors l'Auror ne pouvait qu'en être heureux, cela valait vraiment le coup.

Puis Anna disparut de son champ de vision... Non ! Ce n'était pas une simple sorcière, il l'aimait, pas question de la perdre, disparue derrière... du tissu. Etait-il abruti à ce point ? Ce bref instant de cécité par le retrait de son haut venait de lui faire bondir le cœur... Il était fou, oui, fou d'elle.

Désormais torse nu (comme la plupart du temps chez eux ou au QG, à vrai dire), il sentit les mains d'Anna inspecter chaque centimètre carré de sa peau. Nul besoin de voir ce qu'elle faisait, premièrement car ils s'étaient à nouveaux perdus dans un baiser brûlant de passion, et enfin, parce que son sens du toucher fonctionnait toujours aussi bien, voire trop bien, ces caresses, alliées au contexte et à leur passion qui explosait enfin, lui projetaient des décharges de bien-être de la tête aux... pieds.

Bien vite, malheureusement, les doigts délicats de la femme se heurtèrent à la dure réalité, tressaillant le long des cicatrices qui s'étaient appropriées le torse de l'imposant jeune homme : voilà la récompense pour avoir espéré demeurer heureux malgré les obstacles, le lot obtenu pour s'être dressé face au mal... et aussi quelques accidents dus à la malchance et au manque d'expérience en matière de magie. Coupures, estafilades de la veille, profondes entailles, blessures en grande quantité, il était difficile de s'imaginer comment l'Auror avait fait pour survivre à tout ça... d'autant plus que bon nombres de ces marques semblaient dater du même jour : mieux valait ne pas s'imaginer l'état du jeune homme avec toutes ces cicatrices ouvertes, lorsqu'elles étaient encore plaies sanglantes.

La douleur des souvenirs ajoutée au chamboulement qui s'opérait dans la tête de Klarh le fit poser une main sur celle d'Anna. Devait-elle arrêter ? Elle ne faisait rien de mal, et cela ne le faisait absolument pas souffrir. Et maintenant qu'il y songeait, le contact d'Anna semblait le calmer. Ne voulant pas l'effrayer ou la faire fuir par ce simple arrêt brusque dans les évènements, il lâcha la main balladeuse de l'Auror blonde.

Apparemment rassurée, elle reprit ses caresses, dirigeant le géant de muscles d'une seule main. Ce n'était pas vraiment le cas, car très vite, ne pouvant plus se retenir, il passa un bras sous le corps frêle d'Anna et la tira contre lui tout en roulant pour se retrouver allongé sur le dos, son amie lovée tout contre lui.

Eh ! Il venait de faire une promesse et dire qu'il allait lui prouver tout ceci. Il fallait bien arrêter d'en profiter et se lancer. Suite à ce retournement de situation, dans les deux sens du terme, ce fut son tour de passer ses mains dans le dos de son amie, sous ses vêtements, toucher cette peau douce, délicate, fragile, désirable...

Bien que ce soit elle qui soit sur lui, il menait la danse, ses bras suffisant largement à encercler la jeune femme, laisser ses mains atteindre des lieux de plus en plus intimes. Simple retour des choses, Anna ne s'en privait pas non plus. Les évènement s'enchaînèrent naturellement. Klarh craignait d'être trop brusque, mais il passa le meilleur moment de sa vie... Ne restait plus qu'à espérer que ce soit également le cas pour Anna, sinon il s'en voudrait toute sa vie.

D'ailleurs, combien de temps cela venait-il de durer ? Une heure ? Deux heures ? Une semaine ? Des années ? Une vie...? Rien ne pouvait lui dire combien de temps s'était écoulé, mais en ce jour, il venait de découvrir une Anna différente. Il savait désormais ce qu'était l'amour véritable, jamais il ne quitterait son amie, son amour...


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Anna Ride
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Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Sam 26 Nov 2011 - 23:16


Ses doigts filants sur le corps de l'animagus, Anna n'avait pas prit le temps d'observer chaque parcelle de celui-ci, préférant s'abandonner dans des baisers brûlants. Malgré tout, après avoir séparé ses lèvres des siennes pendant quelques instants, la jaune et noire s'attarda légèrement sur cette peau abîmée par les travers de son passé tumultueux. Elle savait que Klarh n'avait pas eu une vie des plus faciles, ni des plus joyeuses... Et toutes ces marques sur son torse nu, cicatrices lui lacérant la peau, traduisaient les histoires qu'il avait pu lui raconter.

Anna se retenait de lui poser tout un tas de questions. *Comment as-tu pu laisser ton corps subir tout ça...* pensa-t-elle tout en glissant le bout de ses fins doigts le long de son bras, effleurant une des cicatrices les plus visibles. Remontant le long de son épaule, la jeune femme fit ensuite glisser sa main dans le cou de son ami, avant d'entamer une lente descente le long de son torse, une énième fois, frôlant une cicatrice de ci, de là.

Chacune d'entre elles racontaient une histoire, chacune de ces marques devaient rappeler à Klarh les moments les plus durs de sa vie. Même s'il avait voulu oublier, il n'aurait jamais pu. Même la plus grande des magies ne pouvait effacer ce genre de souvenirs... Les plus douloureux sont souvent les plus compliqués à faire disparaître. Et elle en savait quelque chose.

Un air de nostalgie vint se figer sur le visage de la blondinette, l'esprit ailleurs elle ne réalisait pas qu'elle continuait à parcourir sans relâche le torse du jeune homme. Lorsqu'elle sentit la main de celui-ci se poser sur la sienne, Anna plongea son regard dans celui de l'animagus. Mince... Etait-elle allait trop loin ? Devait-elle stopper là son aventure dans les méandres de sa peau ? Peut-être que Klarh n'était pas à l'aise face à elle, arborant ainsi son corps meurtri ? Se mordillant la lèvre inférieur, la jaune et noire maintenait ses yeux dans ceux du jeune homme, à l’affût d'un quelconque signe.

Sans un mot, sans même avoir changé d'expression, Klarh retira sa main de celle d'Anna, lui permettant ainsi de reprendre ses lentes caresses synonyme d'une douceur sans pareil. Un court instant plus tard, la jeune femme senti la main ferme de l'animagus se poser au creux de ses reins, la contraignant à se cambrer légèrement, avant de la faire basculer sur le côté pour qu'elle se retrouve sur lui. Un peu surprise par ce retournement de situation, la blondinette n'en fût pas pour autant déçue, bien au contraire.

S'entama ensuite une danse charnelle entre les deux amis. L'un contre l'autre, peau contre peau, ils s’adonnaient à des caresses toujours plus sensuelels, toujours plus intimes. Embrassant chaque parties du corps de l'animagus, savourant le goût de cette passion incomparable à tout ce qu'elle avait pu vivre auparavant, la jeune femme était en train de passer un moment qu'elle n'oublierait jamais.

Elle aimait sentir les mains rudes du jeune homme, parcourir tous les lieux de son anatomie, s'aventurant dans ces parties privées qui lui procuraient des instants de pur délice. Elle aimait les baisers de son ami, passionnés et doux à la fois, engendrant frissons et désir à tour de rôle. Elle aimait, elle aussi, parcourir chaque parcelles intimes du corps de Klarh, sentant en lui cette passion grimper aussi haut que possible... Et elle aimait, par dessus tout, la sensation de leurs deux êtres, unis en un seul, pendant que le temps s'était arrêté, leur permettant de profiter de cet instant aussi longtemps que possible...

Combien de temps cela avait-il duré ? La jeune femme n'en avait aucune idée... Mais elle pouvait décrire parfaitement, dans les moindres détails, absolument toutes les sensations qu'elle avait éprouvé durant ce laps de temps. Elle pouvait décrire chaque mouvement de leur corps, chaque caresses et chaque baiser. Et elle le ferait, très certainement, pendant un moment, dans son esprit. Se rappelant de ce Klarh qu'elle venait tout juste d'apprendre à découvrir sous un autre jour.

/!\ Attention, les pensées d'Anna sont interdites aux moins de 18ans /!\:
 
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Après ces longues minutes -ou peut-être heures- à se prouver mutuellement les sentiments qu'ils avaient l'un pour l'autre, les deux Aurors finirent par se glisser dans le lit de la chambre attitrée d'Anna, sur lequel ils venaient de passer un moment magique. Klarh était sur le dos, son bras gauche entourant le petit corps d'Anna qui était contre lui et qui parcourait le torse de l'animagus du bout de ses doigts, le regard perdu dans de nombreuses pensées.

Peu lui importait l'avenir, peu lui importait les répercutions des actes qu'ils venaient d'accomplir... L'important était là. Il était là. C'était tout ce qui comptait aux yeux de la jeune femme... Lui, Klarh, représentait tout pour elle. Et maintenant qu'ils avaient partagé cet instant à part, il fallait comprendre. Comprendre ce qu'il se passait... Répondre à toutes ces questions qui lui avaient traversées l'esprit. Elle l'aimait, c'était un fait. Mais comment ? Il était bien plus qu'un ami, bien plus qu'un amant...

Pourtant, là, allongée à côté de lui dans ce lit, dans cette auberge, à cet instant précis, Anna ne pouvait imaginer partager d'autre moment de ce genre avec Klarh. Oui, c'était parfait. Mais était-ce vraiment ce qu'ils devaient faire ? Devaient-ils mettre en péril leur relation si précieuse sous prétexte qu'ils s'étaient mutuellement laissé aller à leur questions ? Le perdre à cause de ça était hors de question. Mais lui, qu'en pensait-il ?

« Klarh... » commença la jeune femme, la tête sur son épaule. « On fait quoi, maintenant ? »

Ah bah bravo, super la question, su-per ! Raaah, parfois, la blondinette avait juste envie de se frapper la tête contre un mur en se traitant de tous les noms... Elle-même ne savait pas quoi faire, alors pourquoi lui le saurait ? Peut-être qu'il valait mieux ne rien faire du tout, finalement... Peut-être qu'il fallait mettre ça sur le compte de toutes les questions qu'elle pouvait se poser. Elle avait trouvé des réponses, oui, mais pas toutes les réponses. En fait... La jaune et noire n'avait peut-être pas envie de connaitre toutes les réponses maintenant.
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Klarh Findirs
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Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Dim 27 Nov 2011 - 16:36



Le vide s'était emparé de lui pendant ces instant extraordinaires, non pas un néant abrutissant, mais plutôt une plénitude comme il n'en avait jamais éprouvé : toute pensée négative, tout doute, toute crainte s'étaient dissipés pour laisser place au bonheur, la joie et à peu près tous les contraires possibles des mauvaises choses citées juste auparavant.

Face à l'envie de la jeune femme, il avait cédé son corps, vestige du passé, devenu trophée de sa survie, lui offrant aujourd'hui ce qu'il avait toujours désiré en son for intérieur : à quoi bon rester amis si cela ne lui permettait pas d'exprimer ce qu'il ressentait vraiment ? En ce matin où tout était parti de travers, rien ne pouvait le faire changer d'avis... Tout s'était déroulé pour le mieux.

Brûlants, l'un contre l'autre, l'Auror aurait très bien pu se demander comment avait-il fait pour vivre ces vingt-huit années sans cette chaleur, sans cette femme, comment était-il possible qu'il ait le moindre accès de frisson lorsque son corps avait du mal à passer du reptile au sang froid à l'humain au sang chaud...face à ce blizzard de solitude, sans personne pour le maintenir en vie.

Autant succomber à la bête dans un accès de rage pouvait être plaisant, autant se laisser en ce moment se révélait être cent fois mieux. Oscillant entre désir et crainte, Klarh ne voulait faire aucune erreur, malgré sa confiance grandissante, un regard, un murmure, un souffle de la blonde suffisait à le rassurer, lui permettant de plonger plus profondément dans cet univers qu'ils s'étaient forgés, leurs sentiments se libérant, partageant sans distinction ces deux réceptacles pleins de vie, les approchant peu à peu du point de non-retour.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Le temps, si précieux, s'était envolé, Klarh et Anna se retrouvaient l'un contre l'autre. Il ne pouvait plus la quitter des yeux, cette petite chose si fragile qui s'accrochait à lui... Et dire que cela ne le dérangeait même pas.

Ses doigts parcouraient encore cette peau si délicate tandis que ceux de la jeune femme dansaient furtivement sur son torse, faisant battre son cœur avec plus d'intensité qu'à son habitude. Il se souviendrait longtemps de ce jour-ci, il s'en fit une sorte de promesse.

Ils ne parlaient pas, n'en ayant plus besoin tant ils s'étaient communiqué leur amour mutuel. Le regard de la jeune femme plongeait dans le vide, la tête sans doute vidée par tout ce qui s'était passé. Grimaçant à cette idée, Klarh ne pût s'empêcher de s'auto-flageller (mentalement, du moins), n'appréciant pas du tout le sentiment qui commençait à s'emparer de lui : il ne pouvait pas se permettre d'agir avec autant d'assurance... Si ça se trouvait, Anna pensait que tout ceci était absolument atroce.

Seulement voilà, quelque chose faisait penser à l'animagus crocodile qu'il avait été suffisamment à la hauteur...


- Klarh... On fait quoi, maintenant ?

Des paroles ! L'homme avait complètement oublié qu'ils étaient capables d'en prononcer, finalement, ce devait être lui qui avait l'esprit vide. Secouant légèrement la tête, il baissa les yeux pour observer le visage de son amie.

Sa question était absolument logique : ils ne pouvaient pas rester indéfiniment dans ce lit, ils finiraient morts de faim, de soif, ou d'assassinat par une vieille femme. Cela ne dérangeait pas du tout Klarh, tant qu'il restait avec sa blondinette tant aimée. Roulant légèrement de l'épaule pour la faire glisser un brin sur le côté, il se baissa et l'embrassa avec douceur.


" C'que tu voudras... Anna." répondit-il, ne quittant pas des yeux le regard de la jeune femme.

Peut-être se trompait-il, mais il ressentait quelque chose de fort, quelque chose qui lui manquait depuis des lustres : un lien, une personne chère, qui passait en priorité devant tout le reste.

...Néanmoins, est-ce que cela justifiait ce débordement excessif ? Certes, il venait de passer le meilleur moment de sa vie, mais qu'en était-il d'elle ? Il ne voulait pas la perdre tout simplement parce qu'il était un mâle stupide facilement porté par ses pulsions.

Ses doutes, ses mensonges pour se rassurer, s'évanouirent pendant un bref instant : il voulait l'entendre d'Anna, et se plierait à sa décision, même si cela le briserait. Il espérait au moins pouvoir continuer à veiller sur elle... En tant que collègue Auror... Pour masquer tout le reste.

Rabattant son bras en attendant sa réponse, il voulait profiter le plus longtemps possible de cette proximité qui le rendait si heureux, si bien, si vivant... Que d'originalité, cela le rendait malade, mais qu'est-ce que c'était bon de perdre face à un tel stéréotype, comme quoi, certains n'étaient pas exagérés.

Est-il nécessaire de répéter qu'il l'aimait ?
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Lileas White
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lileas White, Mar 27 Déc 2011 - 19:11


Cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elle marchait, seule, dans le paysage gris et blanc non loin de la capitale britannique. Cette fois-ci, ce n'était pas tant la beauté de ce qui l'entourait qu'elle était venue chercher; c'était le plaisir que procuraient la fraicheur du vent et ce sentiment de relative liberté... Liberté d'aller où bon lui semblait, tout d'abord; mais aussi de penser à ce dont elle avait envie. Et ce soir-là, c'était vers Vandrake et la confrérie qu'étaient tournées ses pensées. L'œuvre menée par ce dernier aux côtés du cadet Aëndal avait failli voir le jour. Cette idée avortée restait au chaud dans l'esprit de la finlandaise, et ressortirait dans un contexte plus favorable.

Jenni était vêtue de ce long manteau noir qu'elle aimait tant et qu'elle portait à merveille. Ses longs cheveux clairs, dont les reflets blonds s'éteignaient en même temps que le soleil disparaissait derrière l'horizon, voletaient au vent lorsque ce dernier se manifestait. Ses yeux, dans cette pénombre naissance, étaient attentifs au moindre mouvement. Seule dans la campagne sur sa petite route de gravillons, elle se plaisait à observer la nature.

Au loin, derrière elle, depuis les quelques maisons qu'elle avait dépassées quelques minutes plus tôt, elle entendit du bruit. Tout d'abord très léger, tout juste audible. Puis de plus en plus fort. On courait, semblait-il. Si on ne l'avait pas encore interpelée, c'est que ce n'était pas pour elle, c'était évident. Elle se décala donc sur le bord de la route et continua sa marche lente. L'inconnu qui courrait ne tarderait pas à la dépasser.

Tout ne se passa néanmoins pas comme ce à quoi elle s'était attendu. Il y eut d'abord un choc, puis plus rien. Noir. Quelques secondes passèrent avant que Jenni ne reprenne conscience. Avant même de rouvrir les yeux, elle comprit à la douleur que lui faisait son dos que l'inconnu l'avait heurtée et qu'elle était tombée au sol; ce qu'elle put vérifier lorsqu'elle les ouvrit. Sa grande surprise fut néanmoins de voir qu'il s'agissait d'une jeune femme. Une sorcière qui ne manquait, à première vue, pas de charme. Cette dernière s'empressa d'aider Jenni à se relever, et se fondit en excuses.


- P-Pardon.. Je ne faisais pas attention où je.. Vous n'êtes pas blessée au moins ? Toutes mes excuses..

Jenni haussa les sourcils.

- En effet, vous n'aviez pas l'air de faire très attention. Jjje vais bien, merci.

Elle prit sa baguette de la main gauche, fit un pas vers l'inconnue, et informula un « Lumos ». Ses yeux vairons parcoururent alors le pâle visage de la jeune femme à la longue et belle chevelure rousse, et s'arrêtèrent finalement sur sa bouche. Beaucoup, beaucoup de charme.

- Mais jjj'aurais plutôt envie de retourner le problème : Que vous est-il arrivé? Pour ne pas regarder devant soi, il faut au moins fuir quelque chose.

Jenni regarda tout autour d'elle. Le soleil finissait sa descente. Le paysage sombre paraissait tout suite moins paisible, moins accueillant. La finlandaise se tourna à nouveau vers l'inconnue, et saisit délicatement sa main, qu'elle l'observa un instant. Quelques coupures s'étaient formées autour de la paume, probablement à cause de la chute.

- Nous devrions soigner cela. Jjje maîtrise parfaitement les soins botaniques et ai chez moi le nécessaire pour faire totalement disparaître ces... - comment dit-on en anglais? - entailles?

Elle lui adressa un sourire.

- A moins que vous ne soyiez pressée.


Dernière édition par Jenni Aëndal le Dim 1 Jan 2012 - 21:05, édité 1 fois
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Lileas White
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lileas White, Dim 1 Jan 2012 - 21:56


Jenni se mordilla légèrement la lèvre inférieure et jeta un nouveau coup d'oeil du côté de la route par laquelle la jeune femme était arrivée. Qui ou quoi que ce pouvait être, il valait mieux partir, et vite. Le vent souffla à nouveau. Cette fois-ci, la finlandaise frémit légèrement.

Pendant un instant, la charmante inconnue sembla hésiter. Il était évident que si elle était là sur une affaire risquée et/ou secrète, il ne fallait pas trop attirer les soupçons de la gente civile. Et cette hypothèse plaisait beaucoup à Jenni. Déterminée à suivre les traces de son défunt frère, elle n'hésitait pas à mettre son nez dans des histoires et situations suspectes et dangereuses. Elle aussi, allait faire de grandes choses.


- Eh bien, je.. Je ne vois pas d'objection à cela. Comment allons-nous nous y rendre ?

Jenni sourit à nouveau. Finalement, la peur qu'elle avait éprouvée quelques instants auparavant avait disparu. C'était un sentiment différent qui l'habitait, désormais... Elle allait héberger dans sa petite maison une femme au charme indéniable, ayant manifestement des ennemis, et étant potentiellement hors-la-loi : Excitant, il n'y avait pas d'autre mot !

- Savez-vous transplaner?

Elle acquiesça. L'aînée Aëndal serra légèrement la main de la belle rousse et s'approcha encore d'un pas. Cette fois-ci, elle chuchota.

- Nous nous rendons à l'Allée des Embrumes.

Un crac, puis, cette désagréable sensation. Une fraction de seconde plus tard, les deux sorcières se trouvaient sur le sol pavé et irrégulier de la sombre et longue allée. Jenni lâcha délicatement la main qu'elle tenait, puis se retourna. Elles étaient près de la jonction avec le Chemin de Traverse, et par conséquent, à quelques pas de la maison dont la finlandaise avait hérité. Montrant d'un signe de tête une habitation très peu large et à trois étages, elle glissa quelques mots.

- Voici l'une de mes propriétés.

Après un nouveau sourire discret l'incitant à la suivre, elle s'y dirigea.
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Anna Ride
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Re: Alentours de Londres

Message par : Anna Ride, Mar 21 Fév 2012 - 22:42


{ Rp précédent : ici }

Les deux amis venaient de vivre un moment très particulier, qui changerait très certainement leur façon d'envisager la relation qu'ils entretenaient depuis déjà quelques années. Mais de là à imaginer que ce qui s'était produit affecterait leur relation en elle-même, Anna avait du mal à vraiment le concevoir. Pourtant, suite à sa question concernant leur avenir, Klarh eu une réaction qui surprit la jeune femme au plus haut point. La prenant dans ses bras une nouvelle fois, il déposa ses lèvre sur celles de la blondinette avant de répliquer qu'il agirait selon son bon vouloir.

Gênée et baissant le regard, Anna finit par se dire qu'ils avaient peut-être été trop loin. Mais s'ils étaient vraiment amis, s'ils tenaient autant l'un à l'autre, ils arriveraient sûrement à dépasser ça, non ? La jeune Poufsouffle n'était vraiment pas prête à voir sa relation avec Klarh évoluer de manière trop soudaine. Elle appréciait ce confort qu'ils avaient créé l'un et l'autre, cette vie tranquille et parfaite qu'ils menaient au quotidien. Pourquoi s'encombrer de sentiments qui puissent absolument tout gâcher ?

Certes, ce moment que les deux amis venaient de passer allait changer des choses, peut-être la façon qu'ils auraient de se regarder. Peut-être que ça créerait de nouveaux sujets de moqueries ou de taquineries... Mais ses sentiments n'avaient pas évoluer, eux, non. Elle l'aimait comme un ami. Un véritable ami sur qui elle pouvait compter chaque jour, à chaque instant. Il était absolument inconcevable que cette situation change, malgré ce qu'il s'était passé. Mais ça, ce n'était que son point de vue... La demoiselle avait maintenant besoin de celui de qui était à ses côtés, présentement.

« Dis... commença la jeune femme en se redressant sur le lit afin de s’asseoir en tailleur face à son ami. Ce qu'il vient de se passer ne va rien changé entre nous, hein ? finit-elle par demander avec un sourire à moitié gêné. Enfin... Ça serait vraiment trop... Bizarre, non ? elle hésita quelques secondes avant de poursuivre. Enfin, j'veux dire, je t'aime énormément et tu le sais. Mais pas... Comme ça. Attrapant la main gauche de l'animagus qui traînait sur son torse, Anna commença à jouer avec ses doigts, évitant ainsi le regard de son ami. Je crois qu'on s'est un peu laissé aller, t'es pas d'accord ? Tu me manquais et... Je sais pas... C'était vraiment physique quoi. Enfin, tu vois c'que j'veux dire, non ? continua la blondinette, ne pouvant s'empêcher de sourire à cette idée. Tu imagines si les autres l'apprenaient ? » termina-t-elle en levant ses yeux vers Klarh, avant de partir dans un rire franc et soulagé.

Les autres, évidemment, c'étaient leurs collègues -et pour là plupart amis- Aurors. Certains avaient tendance à ne pas comprendre la relation qui liait Anna et Klarh et ces dernier ne manquaient pas d'en jouer, parfois, tout en les laissant supposer les pires scénarios. Et il était vrai que si leurs proches apprenaient ce qu'il venait de se produire entre les deux jeunes gens, les rumeurs et autre « Je le savais » afflueraient de toutes parts.

En y réfléchissant bien, Anna ne pouvait décidément pas imaginer une autre relation que celle-ci avec Klarh. Ils étaient trop proches et comptaient bien trop l'un pour l'autre. S'engager dans une relation de couple ne ferait que gâcher cette si belle amitié qu'ils entretenaient depuis si longtemps... C'était un risque qu'elle ne souhaitait vraiment pas prendre. Elle avait laissé ses émotions la dépasser, prendre le dessus sur sa conscience et sur ses véritables sentiments. Était-ce ce qu'il s'était produit chez Klarh ? Ou bien était-ce totalement différent ?

Voilà ce qu'il restait à savoir, maintenant. Son meilleur ami avait-il le même point de vue qu'elle ? Venaient-ils de vivre, de ressentir la même chose ? Ce moment qu'ils venaient de passer n'avait-il été, pour lui aussi, qu'un moment d'égarement, de plaisir partagé sans autre source qu'une envie physique et charnelle ? La jeune femme espérait profondément que ces dernières paroles n'avaient pas blessées son ami, qu'ils étaient tous les deux sur la même longueur d'onde, que tout ça n'était que la résultante d'un trop plein d'émotions, qu'ils restaient amis... Quoiqu'il arrive.
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Klarh Findirs
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Re: Alentours de Londres

Message par : Klarh Findirs, Jeu 23 Fév 2012 - 17:44




Klarh était heureux, très heureux... Non pas parce qu'il venait de passer un moment torride avec la personne qu'il aimait, mais plutôt parce que cet acte lui apparaissait comme une preuve que tout ses sentiments n'étaient pas sans espoirs, qu'Anna pensait la même chose que lui. Par cet instant de plaisir partagé, il pensait qu'une sorte de pacte avait été signé...

Il avait interprété autrement la question de la blondinette... Qu'allaient-ils faire désormais ? Se marier ? Avoir des enfants ? Pfeuh, ce n'était pas trop la priorité de l'imposant Auror... Tout ce qu'il souhaitait, c'était vivre aux côtés d'Anna, lui prouver son amour au quotidien en la protégeant, en faisant de son mieux pour que chaque évènement soit le plus heureux possible, la réconforter dans les moments difficiles, et toutes ces promesses si difficiles que l'on accepte pourtant face à l'amour de sa vie.

Peut-être qu'elle n'avait pas si hâte que ça d'officialiser leur relation (les Aurors se feraient une joie de les charrier sur ce point à longueur de journée), mais en tout cas, pour lui, ce n'était en rien un problème : il l'aimait, en quoi les moqueries des autres devraient l'atteindre ?

Il la sentit alors se relever... Ah non, pas question, elle restait ! Ils avaient le temps !


- Dis... Ce qu'il vient de se passer ne va rien changé entre nous, hein ? Enfin... Ça serait vraiment trop... Bizarre, non ?

Comment ça ? Il ne comprenait pas très bien... Rien n'avait changé, il l'aimait toujours autant, et était soulagé de ne pas avoir été rejeté.

- Enfin, j'veux dire, je t'aime énormément et tu le sais. Mais pas... Comme ça.

A ces mots, Klarh sentit comme une pierre lui tomber dans l'estomac, à moins que ce soit une enclume... Il aurait voulu lui dire de se taire, qu'elle ne gâche pas cet instant, mais il était incapable de bouger. Il sentit qu'elle lui prenait la main, mais n'en était pas sûr : son regard était vide, il la fixait sans la voir...

- Je crois qu'on s'est un peu laissé aller, t'es pas d'accord ? Tu me manquais et... Je sais pas... C'était vraiment physique quoi. Enfin, tu vois c'que j'veux dire, non ? Tu imagines si les autres l'apprenaient ?

C'était donc ça... Il s'en doutait, l'avait deviné avant même qu'elle ne reprenne la parole, mais le choc des mots fut tout aussi fort : il s'était accroché à l'espoir d'entendre autre chose... Et n'en retombait qu'avec plus de douleur. Pourquoi lui faisait-elle ça ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi tant de fausses joies ?

" Anna, je..." commença-t-il, la voix un brin enrouée.. " J'suis d'accord..."

D'accord ? Non, qu'il ne l'était pas ! Pourquoi dire cela ? Pour la simple et bonne raison qu'il ne voulait pas la faire souffrir autant que lui en cet instant. Il ne voulait pas qu'elle change de décision pour lui, il ne voulait pas qu'elle change, qu'elle se sente obligée, qu'elle le rejette... Il fallait donc faire comme si de rien n'était, même si son cœur en prenait un sacré coup.

Anna souriait, il ne fallait surtout pas qu'elle change, parce que là, Klarh ne pourrait pas le supporter... Il se força à sourire en retour, aggravant à chaque instant son état.


" Vaut mieux pas... qu'ils sachent... "

Un silence de plomb s'installa, tandis que le cœur de l'Auror battait de plus en plus fort, comme s'il cherchait désespérément à s'enfuir. Klarh était bien content qu'Anna n'était plus contre lui, elle aurait pu s'inquiéter, poser des questions... Et puis il se sentait sale : aussitôt qu'il l'avait touché, il s'était arrangé pour la perdre, d'une certaine manière... Alors qui sait, un autre contact et elle disparaîtrait de son champs de vision.

" Je... j'vais voir si les clients sont pas arrivés, j'vais préparer à manger aussi... " dit-il, se redressant assez rapidement.

Il fallait qu'il quitte cette pièce au plus vite, qu'il fasse le point, qu'il s'arrache d'Anna, car s'il osait rester avec elle, il risquait de faire quelque chose qu'il regretterait après-coup. Il ne voulait pas la perdre totalement, cela le tuerait... "autant sauver les meubles" comme disait Iris...

Même en cet instant, songer à l'incarnation de la vivacité et de la bonne humeur ne pouvait rien y faire pour lui, qui plus est, avec sa manière de dire les choses, Mrs. True risquait de les empirer... Heureusement qu'elle n'était pas là.

Embarquant ses vêtements avec lui en sortant de la pièce, il ajouta, pour éviter qu'Anna ne cherche à le suivre :


" T'as raison, excuse-moi... On s'est laissés aller et... 'Fin, à tout à l'heure..."

Feindre un air à demi-gêné, sourire, voilà ce qui l'acheva. Heureusement que quelques secondes plus tard, il fut dans le couloir, se rhabillant rapidement, se sentant froid comme la mort... Bien que la température ambiante soit correcte.

Après avoir erré un peu au hasard sur quelques mètres, il s'arrêta, incapable de continuer. Un main contre le mur pour ne pas tomber, se sentant vaciller, la seconde suivit très rapidement la première, puis son front.... Le contact froid de la paroi ne semblait pas vouloir le calmer. Il serra les poings, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes.

Klarh croyait avoir déjà tout subi, les pires blessures, les pires tortures, les pires évènements. Aujourd'hui, c'était son cœur qui le faisait souffrir, inlassablement... Il voulu mourir, mais cela ne se faisait pas, il était pourtant aisé de mourir, néanmoins il ne se le permettait pas. Tout était contre lui en cet instant : les larmes ne voulaient pas venir, la douleur restait en lui, le ravageant plus que jamais. Avant qu'il ne puisse s'en rendre compte, il était déjà au sol, dos contre le mur, totalement abattu (lui, pas le mur, il se sentait vide, de toute manière, n'ayant plus la force de rester debout, alors casser des briques à mains nues... Pas aujourd'hui...).

La peur, la panique, la rage, tout s'emparait de lui, ses repères volèrent en éclats. Le regard fou, il se força néanmoins à se relever, ne s'étant jamais senti aussi faible que le jour où il s'était réveillé après trois semaines de coma... Malgré tout, il devait rester fort, pour Anna, pour continuer à veiller sur elle. Elle ne voulait en lui qu'un ami, et bien qu'il aspirait à autre chose, il ferait de son mieux... Si lui vivait dans la souffrance d'un amour rejeté, autant qu'elle soit heureuse de ses choix.

Tout allait changer, mais il se devait de le garder pour lui, Anna avait peur d'un changement, il la protégerait de ceci, de ses propres sentiments. Combien de temps devrait-il endurer tout cela ? Il n'en savait rien, il allait le faire, tout simplement !



[ Fin du RP ]
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Valens Fenwick
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Re: Alentours de Londres

Message par : Valens Fenwick, Sam 31 Mar 2012 - 17:09


Hallshire, autrefois un splendide village d'un comté bordant Londres, aujourd'hui un petit village miteux et délabré. Les masures qui se dressaient autour des ruelles étroites qui serpentaient autour de la rue principales étaient réparées de bric et de broc au fil du temps comme autant de signes d'ajustements de fortune. On avait privilégié le côté immédiat, pratique et temporaire en ne se préoccupant nullement de l'allure que cela pouvait donner. Et au fil du temps, les réparations devenaient de plus en plus temporaires et de moins en moins robustes.

Le passage irrégulier du vent en cette fraîche soirée de printemps faisait claquer des volets bigarrés qui avaient visiblement connus des jours meilleurs. Les fenêtres qu'ils révélaient par à coup semblaient polies au fil du temps et quiconque aurait été bien incapable de distinguer quoique ce soit au travers. Les toits de chaume étaient humides et percés tandis que les rares possédant des tuiles semblaient développer un début de calvitie. Les murs défraîchis étaient pour la plupart fissurés et faisaient le bonheur de colonies de fourmis qui trouvaient en leur sein leur moyen de subsistance.

C'était donc par une sombre soirée, dans un sombre village que quatre sombres personnes encapuchonnées s'étaient rassemblées dans le plus grand secrets. Dans quatre grands secrets pour ainsi dire. Leur situation étaient délicate et ils ne pouvaient prendre le risque que l'on apprenne leur situation. Malheureusement, c'était une situation qu'ils ne pouvaient régler seuls. Le destin avaient pu les rassembler par le biais d'une erreur d'envoi de courrier et ils avaient sauté sur l'occasion de régler définitivement ce dérangeant problème.

Une première silhouette arriva. Son maintien était digne mais les fréquents coup d'oeil qu'il lançait à la ronde montrait qu'il n'était pas rassuré. Arrivé au point de rendez vous, il s'installa dos à un mur et relut attentivement la lettre qu'il avait reçu avant que les quatre n'entrent en contact. Poussant un soupir, il sortit du champ de lumière du seul lampadaire de la rue avant d'attendre ceux qui devaient le rejoindre...
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Lestat Delioncour
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Re: Alentours de Londres

Message par : Lestat Delioncour, Sam 31 Mar 2012 - 18:31


* Mais qu'est-ce que tu fiches ici Lestat ? *

Lestat s'était levé d'une heure matinale ce matin là, avait salué froidement sa mère (cette dernière ayant eu un faible sursaut, c'était déjà une amélioration en soi, non ?) et était parti par le Porteloin créé par Malloy : une vieille brique de lait avec une photo floue d'une vache rose. Qu'est-ce qu'ils n'inventaient pas ces Moldus ! Une vache rose ! Pourquoi pas une vache dont les oreilles seraient ornées de boucles d'oreille et qui serait prise d'un fou rire ?

Il avait troqué ses chemises à jabot et autres mocassins à grelots pour une robe bleue marine, histoire de se fondre un peu plus dans le paysage. Un capuchon pour parfaire l'équipement du parfait petit espion sorcier. What an old cliché! Il s'avançait dans les ruelles sombres, la main droit agrippée à sa baguette planquée au fond d'une poche. Il passa rapidement par des chemins dérobés et vit au loin une silhouette elle-aussi encapuchonnée, contre un mur qui semblait poisseaux.

Lestat se demanda soudain si c'était une bonne idée en fin de compte. Qui étaient-ils ses compagnons d'infortune finalement ? Et s'il s'agissait d'un complot ?

* Mais enfin Lestat, ton égo est-il tant surdimensionné que tu imagines qu'une organisation secrète te tendrait un piège ? *

Qui sait ?

Le trentenaire arriva enfin à la hauteur de la silhouette. Il tousseta négligemment pour prévenir de sa présence. Il ne savait pas si c'était une demoiselle qui se trouvait devant lui et crut bon de se la jouer "vieux-jeu" : il ne fallait pas surprendre une dame sans s'être annoncé au préalable.


" Bonsoir. "

Il frémit un peu, un vent froid le pénétrant jusqu'à la moëlle.

" Un secret dur à porter ces temps-ci ? "
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Valens Fenwick
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Re: Alentours de Londres

Message par : Valens Fenwick, Sam 31 Mar 2012 - 21:04


Un bruit de toussotement dans la ruelle? Valens sursauta. Tournant son regard vers la silhouette qui avançait vers lui, il se maudit intérieurement pour n'avoir pas été plus attentif. Que faisait-il donc? Il n'était pas en train d'attendre un camarade à la sortie d'un cours! Il était dans une ruelle obscur en train d'attendre des gens peut être de mauvaise vie dans l'espoir insensé qu'ils parviennent ensemble et sans se tirer dans les pattes à stopper un corbeau plutôt de trahir ceux auxquels il tenait.

Reprenant bien vite contenance, il regarda la personne qui marchait vers lui en traversant la lumière avant de retourner dans les ombres à ses côtés. Un peu tendu et prêt à dégainer au moindre signe de piège, il se détendit un peu en entendant les paroles de l'inconnu. C'était un adulte et sa voix semblait masculine. L'homme commença par le saluer et la politesse lui intima de faire de même. S'inclinant légèrement mais sans perdre l'individu de vue, il lui dit.

Veuillez en retour accepter mes salutations...

Il parla ensuite du secret. Il s'agissait certainement de vérifier leur identité réciproque, ce qui était une sage décision. Mais la phrase à son goût était un peu trop évidente. D'autres auraient pu retourner une phrase de confiance à cette affirmation. Quoiqu'il en soit, le sort en était jeté. Il lui répondit donc.

C'est la saison, il faut croire que les noirs volatiles se plaisent à nous en rafraîchir la mémoire.

En ces termes, il désignait le maître chanteur, autrement dit le corbeau, qui s'ingéniait à obtenir d'eux de sombres contreparties en échange de son silence... provisoire tout du moins. Mais malgré l'infamie dont il avait les preuves en sa possession, le prix qu'il demandait était cher payé, très cher payé. Le destin leur avait donné l'occasion d'agir, il agirait... si une solution se dégageait de leur rencontre.
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 Alentours de Londres

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