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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Au Pays de Galles
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Au Pays de Galles
Invité, le  Mer 22 Déc - 0:10

- Il s'trouve à deux pas... deux miles d'ici ! Une très vieille bâtisse, abandonnée depuis longtemps. On raconte beaucoup de choses sur c'manoir, jeune homme.

- Oh, je n'en doute pas.


Mateo était assis à une vieille table en bois, face à un homme âgé, bien en chair, et arborant une grande barbe grise qui couvrait presque la moitié de son pull vert grossièrement tricoté. Son teint était légèrement rosé, chose due à la chaleur de la taverne et à l'alcool consommé pendant les dernières heures. Le jeune homme, quant à lui, était vêtu tout de noir. Même si cela faisait une dizaine de minutes qu'il était à l'intérieur, il n'avait pas retiré son manteau serré, ni ses gants. De toutes façons, il ne tarderait pas à repartir. Il était sur le point de tirer à ce charmant mais envahissant vieillard les informations dont il avait besoin.

- Même les moldus du coin en parlent. Mais ils sont pas capables de le trouver. Sûrement un des nôt' qu'a dû en parler sans faire attention... Ce qui est sûr, c'est qu'un type y a jeté un sortilège repousse-moldu. Oh, et...


- Vous qui êtes un sorcier, sauriez-vous m'indiquer son emplacement?

- Oh bien sûr, mon p'tit. Vous êtes sûr qu'vous voulez pas y goûter? Il est excellent !


Le vieil homme porta sa choppe à la bouche, avala quelques gorgées de la boisson alcoolisée qui s'y trouvait, et la reposa bruyamment sur la table.


- Vous êtes bien aimable, mais je ne suis pas assoiffé. Où se trouve t-il?


Mateo passa sa main gantée dans sa longue chevelure rouge bordeaux, posa un coude sur la table, et posa sa tête sur sa main, fixant son interlocuteur.


- Z'êtes bien étrange, jeune homme. Enfin, vous avez l'air pressé, j'vais vous indiquer ça tout de suite.


Le membre de l'Ordre du Phénix fit un léger signe de de la tête en guise de remerciement. Le vieil homme se leva lentement, et commença à marcher vers la porte depuis laquelle Mateo était rentré, chacun de ses pas faisant craquer le parquet en mauvais état. Le cadet Aëndal se leva à son tour, et le suivit. Le gallois bien-portant ouvrit la grosse porte de bois, et une rafale de vent frais pénétra à l'intérieur, faisant voleter les cheveux du jeune homme. Ils sortirent, et refermèrent la porte derrière eux. Le vieil homme tendit son bras, et désigna un endroit avec son index boudiné.

- Vous voyez ce petit chemin, là bas? Juste après l'grand arbre. Il vous mènera à un étang. Deux ou trois miles. L'manoir Greathill se trouve à une minute de marche, derrière l'point d'eau.


- Je vous remercie, vous m'avez été d'une aide précieuse.


Il parlait de façon très calme. Tout à coup, un hibou gris s'envola du toit de la taverne, et vint se poser sur l'épaule gauche de l'ancien Directeur de Poufsouffle.


- Oh, et j'voulais vous d'mander... Z'êtes bien Aëndal, le Magenmage? Qu'est-ce que vous fichez ici?


Mateo prit la main du vieil homme, y déposa quelques Gallions, et commença à avancer, de son éternelle démarche lente et discrète. Sa longue chevelure volait au vent.


- Si vous pouviez vous souvenir de moi comme de monsieur Smith, je vous en serais très reconnaissant.


Il sortit sa baguette d'argent, accéléra l'allure, et formula un «
Lumos ». D'un pas rapide, il se dirigea vers le sentier que l'homme lui avait montré. La nuit était calme, dans la campagne Galloise. Le ciel était dégagé, et les rayons de la lune éclairaient très légèrement le paysage, de façon à ce que l'on puisse distinguer nombre de formes. Le vent frais faisait régulièrement son apparition, chantant son éternelle monodie. Plutôt étrange en cette saison, le tableau qui s'offrait à Mateo, aussi sombre qu'il pouvait être, était à dominante de vert. La neige, pourtant présente à Londres, n'avait pas encore atteint le Pays de Galles.

Après avoir marché pendant près d'une demi-heure, il atteignit enfin le bâtiment. Celui-ci était délabré, mais gardait une certaine grandeur, souvenir d'un probable passé glorieux de quelque famille de l'aristocratie galloise. Autour, les jardins étaient devenus un immense marais. Le muret délimitant le terrain était lui aussi en ruines. De nombreuses plantes avaient poussé dessus.

Mateo s'arrêta, et informula un «
Nox ». Il observa un instant l'endroit. Lorsqu'il fit un pas supplémentaire, le hibou s'envola à nouveau. Le grand homme marcha jusqu'à la porte d'entrée du manoir. Elle semblait, contrairement aux murs et autres fenêtres de la même façade, étrangement en bon état. Sa poignée, massive, ne comportait aucune rayure, aucun impact, comme si on l'avait posée le jour même. Le membre de l'Illustre Ordre du Phénix esquissa un sourire, recula de quelques pas, et pointa sa baguette devant lui.

- Avis.


Au moment de l'impact, à l'instant où la porte aurait logiquement dû subir quelques dommages mineurs, l'espace entre celle-ci et l'extrémité de la marche menant à elle s'embrasa. Cela ne dura qu'une fraction de seconde, pendant laquelle des flammes noires de près de trois mètres de haut brûlèrent tout ce qui se trouvait dans cette petite zone. Une seconde plus tard, tout était redevenu normal. Aucune trace de cendres ni de suie, pas même de chaleur émanant de l'endroit où le puissant maléfice venait de frapper. Tout ce que l'on pouvait déduire de cela était que les oiseaux créés par le Magemage n'étaient plus.

Mateo se retourna, et marcha vers un fragment de muret, informulant régulièrement des «
Ragnarok » dans son dos. Il s'assit dessus, sortit un parchemin et une petite plume de sa poche, et informula un sortilège d'encre éternelle sur cette dernière. Le hibou vint se poser une nouvelle fois sur l'épaule du grand homme.


Ismaël Lievitch, mon ami,

Je me trouve actuellement sur les terres Greathill, au Pays de Galles. J'ai découvert un bâtiment qui a ce que je pourrais appeler une aura de magie noire. Nul doute qu'en y pénétrant, je découvrirai nombre de choses, probablement en rapport avec cette sombre élite. A vrai dire, je dois vous avouer, mon cher, que je crois avoir trouvé l'un de leurs repères.

Ceci est donc une urgence, et j'aimerais avoir l'aide du maître en défense contre les forces du mal que vous êtes. De toute évidence, personne n'est et ne sera, mis à part vous, au courant de cette entreprise risquée. Je vous fais confiance.

Rendez vous au hameau nommé « Wooden Black Cottage ». Mon patronus - une belette – vous y attendra, et vous guidera.


Mateo Aëndal


Mateo enroula le parchemin, l'attacha à une patte de l'oiseau, et le laissa s'envoler. Quelques battements d'ailes, et le silence revint. Observant le manoir faiblement éclairé par la lumière de la lune, il attendit.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Mer 22 Déc - 20:30

Une nuit calme au Royaume-Uni. Arya était dans les bras de son amant, et tout les deux dormaient, heureux d'être tout les deux. L'amour à cela de particulier, lorsque deux âmes soeurs se retrouvent, rien ne peut les empêcher de se sentir bien l’un avec l’autre. Une nuit comme toute les autres en somme. Rien ne semblait gâcher la quiétude de cette nuit où la neige avait cessé de tomber, et où seul le linceul blanc scintillait de givre. Rien, hormis un léger bruit contre la vitre de leur chambre.. Ismaël, entraîné à se lever au moindre bruit, se réveilla derechef, et prit sa baguette. Sa bien-aimée esquissa un geste pour se lever, mais Ism’, dans une attitude bienveillante et protectrice, lui déposa un baiser sur les lèvres, et lui dit de se rendormir.

Lui se leva, enfila un peignoir de soie bleu marine, et alla ouvrir la fenêtre. Là, il laissa le hibou rentré, et battre des ailes pour se réchauffer. Il le prit sur son avant bras gauche, puis descendit dans le salon après avoir fermé la fenêtre, laissant sa douce dans les rêves, lieu où elle en était la maîtresse sans conteste. Il descendit dans le salon, s’installa dans le divan, et se frotta les yeux. Un feu léchait les quelques rondins de bois qu’il restait dans la cheminée.. Fifre dormait dans une espèce de panière près de la cuisine, et le bruit des pas de son maître le réveilla. Il alla directement aux cotés de son maître, et s’assis par terre devant Ismaël, après avoir pris un verre d’eau. Le jeune maître de l’elfe le but, puis dit à son elfe d’aller se recoucher, qu’il n’avait plus besoin de lui. Néanmoins, il lui confia la mission de dire à sa belle qu’il s’absentait pour une durée indéterminée. En effet, une missive au milieu de la nuit, cela ne prévoyait rien de bon.

Il fit apparaître un perchoir sur lequel il déposa le hibou, il prit le manuscrit enroulé autour de la patte de l’oiseau nocturne, puis se cala bien confortablement dans son divan. Puis Ism’ commença sa lecture.. Au fur et à mesure qu’il avançait dans la lecture, il fronça les sourcils.. Greathil ? Il connaissait mieux que beaucoup cet endroit, mais pour des raisons qu’il gardait secrète. Mais il se sentit touché par le fait que Mateo pensait à lui pour cette mission, qui resterait secrète entre eux deux. Il avait connu l’homme aux cheveux de feu pendant son professorat à Poudlard, et c’était aussi le petit ami de sa sœur de cœur.. Enfin l'ex petit ami, vu comment Clélia était venu dans ses bras un soir. Arya avait eu la bonne idée de les laisser seuls. Il hésita un bref instant pour aller le rejoindre, sachant le mal qu'il avait fait à sa meileure amie, puis il pensa qu'il devait être neutre dans leur histoire d'amour déchue. Ce n'était pas de son ressort, et Mat' était son ami. C’est ainsi qu’il prit la décision de se dépêché  à rejoindre son ami, car vu l’écriture, pas précipitée, mais pressée, il devait avoir besoin de lui. Il s’habilla rapidement, d’une tenue sombre, avec une cape sombre de sorcier, avec des propriétés magiques.

Sans perdre plus de temps, il prit sa baguette, et sortit de sa demeure, et transplana directement au Pays de Galle. Ses nombreux voyages lui servait.. Il arriva dans les terres de ce pays réputé pour ses vents glacials en hiver, et ses zones marécageuses. Mais pour trouver le hameau là où il devait attendre le Patronus de Mateo, c’était une autre histoire. Il vit une maison éclairée, et sans perdre du temps, il toqua à la porte, et vit que c’était des moldus qui ouvrait la porte.. Il eut un air méprisant, qui disparut puisqu’il avait besoin d’information. Il demanda poliment où était le hameau Wooden Black Cottage, et il eut une réponse rapide malgré l’heure.. Avec un peu de sorcellerie. Lorsqu’il eut l’information désirée, il se retourna sans plus de politesse. De tels êtres ne méritaient pas son attention prolongée.

Il transplana au lieu dit, puis attendit quelques minutes, afin de voir une forme lumineuse.. Quelques minutes s’écoulèrent jusqu’à ce qu’une belette illuminée arrive, et lui fasse signe de sa petite tête. Elle était gracieuse et fluide, et Ismaël reconnu là un Patronus réussi en tout point. Il la suivit à travers un sentier, après avoir murmuré un « Lumos », jusqu’à voir une vieille bâtisse, souvenir d’une grande famille certainement. Les jardins étaient devenus marécages, et le tout semblait à un décor de film d’horreur moldu. La belette courut jusqu’à un muret, et Ismaël amplifia la lumière de sa baguette. Il vit une forme avec des reflets rouges, et il en conclut que c’était Mateo.. Avant de prendre le risque de le rejoindre, il s’ouvra aux efflux magiques de cet endroit, et prudemment, il se dirigea vers son ami. Il marchait à endroits particulières, évitant des trous et des endroits trop parfaits. Il arriva à son niveau, au muret, et la lumière de sa baguette devint moins forte. Il eut un sourire.


- Bonsoir mon ami.. Je comprends pourquoi cet endroit t’intéresse, il put de magie noire.. Mais avant toutes choses… Il pointa sa baguette vers le visage de Mateo et dit d’une voix ferme: Qui a été invité dans ma maison dans l’Allée des Embrumes ?

Son visage était fermé, inexpressif. Précaution élémentaire lorsque l’on était dans un lieu qui sentait la magie noire à fond. Sa posture était celle d’un homme habitué au combat, et au moindre doute supplémentaire, il était près à lancer un sortilège. Son esprit légilimens sonda les alentours afin de vérifier qu’il n’y avait que deux personnes, et que ces deux se faisaient face.. Si la personne qui lui faisait face était bien son ami, Ism' abaisserait sa baguette. Mais prudence est mère de sûreté, et là, il n'avait pas envie de mauvaises surprises..
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 8 Jan - 12:45

Ismael Lievitch. Mateo ne le connaissait pas énormément. Il savait peu de choses de lui. Assez néanmoins pour lui accorder sa confiance. Certes, il avait choisi de le contacter, lui et personne d'autre, parce qu'il était probablement le plus apte à affronter la magie noire, dont ce manoir était d'ailleurs empli, il n'y avait aucun doute. Mais en plus de cela, il partageait la vie d'une membre de l'Ordre du Phénix, et avait sa place dans le cœur d'une autre femme appartenant à cette même organisation. Clélia... Ce n'était pas le moment d'y penser

Assis sur son muret, le menton posé sur la paume de sa main, le jeune Magenmage soupira. Quelle prétention ! De l'égoïsme, plutôt. Il avait toujours été égoïste... A sa façon. Un égoïsme qui n'empiète pas sur celui de ses proches, qui n'entrave pas leurs ambitions. Quel égoïsme, donc, d'avoir voulu finaliser ces recherches seul. Il aurait pu présenter son dossier secret au Ministre de la magie, qui lui-même aurait fait appel aux Aurors... Mais non, ç'avait été plus fort que lui, il avait commencé seul, il voulait terminer seul; sans l'aide d'une organisation officielle, du moins.

Le vent souffla plus fort. Presque une heure et demi s'était écoulée depuis que le messager à plumes avait pris son envol. Il ne tarderait pas à arriver à destination. Mateo pointa avec sa baguette à un endroit non loin de son morceau de muret
.

- Expecto Patronum.

Le petit animal bleuté prit forme en un court instant. Le jeune homme l'observa un moment. La belette resta presque immobile pendant ce petit laps de temps. Enfin, le sorcier détourna la tête, et elle partit. Rapide et agile, sa leur fut bientôt invisible aux yeux de Mateo, qui l'observait du coin de l'œil. Il retourna à l'observation du sombre bâtiment. Le temps passa.

L'homme à la longue chevelure qui flottait légèrement au vent vit du coin de l'œil que son patronus était de retour. Il l'avait de toute façon senti. Il fut content de voir que la belette était suivie, la lueur étant différente de celle qu'il avait mémorisée plus tôt. Un sorcier, une baguette, un sortilège d'illumination.

Mateo descendit de son muret, baguette à la main, bras le long du corps. La belette disparut en un petit nuage bleuté.

- Bonsoir mon ami.. Je comprends pourquoi cet endroit t’intéresse, il put de magie noire.. Mais avant toutes choses…

Le cadet Aëndal esquissa un léger sourire, et lui tendit sa main libre, signe de politesse. La réaction du maître en défense contre les forces du Mal fut tout d'abord assez surprenante. En une fraction de seconde, il braqua Mateo avec sa baguette.

- Qui a été invité dans ma maison dans l’Allée des Embrumes ?

Un nouveau sourire; aucune joie, un simple signe de compréhension. Lievitch faisait preuve d'un vrai professionnalisme. Le Magenmage, quant à lui, aurait dû faire de même. C'était là une erreur à ne jamais reproduire. Il fixa les yeux de l'homme qui lui faisait face. Ce dernier ne laissait apparaître aucune expression sur son visage. De son habituelle voix calme et grave, Mateo répondit.

- Arya Wolf, Chris Bennet, Sara Shake...


Il s'arrêta un moment, son regard se perdant dans le vide.


- Clélia... Et moi-même.


Il détourna la tête, fit de même pour ses propres pensées de cette idée redondante dans son esprit, et posa son regard sur le manoir.

- Merci d'avoir répondu présent. J'ai eu tort de penser qu'y arriver seul était possible... Il s'agit là de l'œuvre de puissants sorciers, et je ne maîtrise que l'art de la botanique magique. Ton aide me sera précieuse. Je ne te cache pas que je souhaite entrer dans ce bâtiment, et en ressortir avec ce qu'il cache – puisque je suis persuadé qu'un tel dispositif dissimule quelque chose d'important. Saurais-tu m'y aider?
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Dim 9 Jan - 2:43

Un sourire vint s'inscrire sur le visage légèrement éclairé de Mateo. De quelle nature ? Aucune idée. Juste un sourire, peut-être de raison. Puis la voix grave de son collègue troubla le silence pesant de la question d'Ismaël. Réponse exacte. Notre jeune homme nota le fait que son ami avait eu un bref regard dans le lointain. Sans plus de cérémonie, ce qui plut à Ism', il détourna la tête, mettant un terme à cette interlude, puis regarda le manoir. Le jeune Lievitch abaissa sa baguette, mais garda la lumière. Son attitude fut plus décontractée. Il ne sentait aucune autre personne dans les environs, d'être pensant, ou alors s'il y avait quelqu'un, c'était un occlumens très fort. Le jeune homme regarda dans la même direction que Mat', puis l'écouta avec attention.

En plus d'avoir fait appelle à Ismaël, le Magenmage reconnaissait ses erreurs. Une qualité indéniable, et qui avait toujours plut à notre jeune homme. Mais le fait de s'auto-dénigrer était signe soit d'une trop grande modestie, soit d'une bêtises, surtout lorsqu'on connaissait Mat'.. Même s'il s'était spécialisé dans la botanique, il était un puissant sorcier. Son attitude calme et non belliqueuse était trompeuse, Ism' le savait de part ses amis ténébreux. Le cadet des Lievitch posa une main sur l'épaule de son ami, et lui dit d'une voix amicale:


- Ta confiance me touche.. Mais je pense que tu n'as pas à te dénigrer. Qui te dit que nous n'affronterons pas des Filets du Diable ou autre choses du genre ? Mes connaissances dans ce domaine sont très faibles..

Il lui offrit un sourire confiant dans les capacités de son ami. La preuve simple était le fait qu'il avait été son collègue à Poudlard. On emploie pas les novices là bas. Ism' s'avança vers la porte d'entrée puis s'accroupit devant la marche. Il l'examina. Mieux valait aller par étape.. Il ne savait pas que son collègue avait déjà fait expérience de la protection de l'entrée, alors il préférait regarder. Il l'examina. Après quelques minutes d'observation, il murmura une incantation, et la marche fut illuminée. Une inscription apparut sur le coté verticale de la marche.

- Un sortilège de Gueule Infernale...dit-il en un murmure.

C'était en fait un sceau anti-intrusion, assez extrême. Au moindre mouvement au dessus de la marche, une flamme surgit, comme celle des enfers, et brûle, désintègre tout ce qu'il y a au dessus. Et rien n'y subsistait. On pouvait y voir "Ore Draconis".. Littéralement, la gueule du dragon. Mais au vu de ces effets, on avait renommé ce sort ainsi. Pour le contrer, il fallait modifier la gravure en "Draco Pressura". On étouffe la gueule du dragon pour pouvoir passer. Une logique implacable. C'était un sort puissant, mais assez simple. Un simple avertissement.. Ism' s'occupa de faire ce qu'il fallait, puis il se releva. Il prit une poignée de terre, puis par simple vérification, il jeta une poignée de terre. Rien ne se produisit. Il se releva, s'épousseta la main, et dit à son ami.

- C'était un simple avant-goût.. Soyons prudents. Gardes ta baguette prête.

Puis il lui fit un signe. Il passa la marche, puis observa la porte. Nul danger sur celle-ci. Il fallait tout de même que le mage noir qui avait élu domicile ici puisse y pénétrer. Ismaël amplifia la lueur de sa baguette, et il vit que l'intérieur était humide.. Trop humide. Ils débouchèrent dans un couloir qui au bout de deux mètres était longé d'eau vaseuse. Ismaël sentit un frisson lui parcourir le dos. Cela semblait un piège à plein nez. Le couloir déboucha sur une pièce où l'on sentait le vent. Lorsqu'ils arrivèrent, ils purent voir le mur droit délabré, des pierres grises et couvertes de vases étant disséminées un peu partout. Un espèce de micro-climat marécageux avait été installé dans cette pièce, et cela ne présageait rien de bon..

Un léger clapotis, puis un cri aigu.. Plusieurs formes surgirent de l'eau, s'interposant entre les deux hommes et la suite du manoir.. Qui semblait s'enfoncer sous terre.. La lune était dégagée, le vent ayant chassé tout les nuages, et à la lueur de l'astre, Ismaël vit pour la première fois de sa vie des démons d'eau japonais. Il n'en avait vu qu'en images, et ne s'était pas attendu à en trouver au Pays de Galles ! Celui qui avait élu domicile ici avait été loin pour protéger cet endroit. On pouvait se douter de nombreux sorts, mais d'animaux magiques ? Jamais.


- Des Kappas ?!

Les espèces de singes écailleux avaient des yeux couleur orangés. D'après certaines rumeurs, ils étaient blancs lors de leur naissance, et ce n'était qu'avec le sang de leur victime que les yeux changeaient de couleur, jusqu'au rouge sang.. A ce stade, ces démons sont matures, et très difficile à avoir. Une chance pour eux, ceux-ci n'étaient encore qu'en croissance. Aua sommet de leur crâne, un trou d'où s'échappait de temps à autre quelques gouttes. C'était leur réservoir d'eau pour sortir de leur élément. Sans cela, soit ils retournent dans l'eau, soit ils meurent.. Ismaël se décala rapidement de la voie principale, évitant un coup de patte, de peu, qui l'aurait envoyé valsé au sol.. Il se retrouva au sol, et cria à Mat':

- Leur réservoir d'eau sur le crâne ! Il faut l'assécher!

Puis sans prendre plus de temps, il se releva, puis regarda un des Kappa qui se précipitait vers lui avec une rapidité déconcertante. Se concentrant, Ism' pointa sa baguette vers le singe aux écailles de poisson, puis murmura un "Metalo Scencio" qui fit apparaître un filet métallique qui alla immobiliser le Kappa, puis courant vers la créature, il pointa sa réserve d'eau de sa baguette, et dit d'une voix calme:

- Evanesco !

Le démon hurla d'un cri de jeune femme, aigu au possible, puis tenta de retourner à l'eau. Mais le filet l'en empêchait. Il resta donc là, puis des espèces de tâches noires apparurent sur les écailles verdâtres, qui le firent peu à peu se décomposer. Le démon d'eau japonais disparu après un dernier cri. Il en restait deux, d'après les calculs de notre jeune homme.. Ism' regarda son ami, prêt à lui prêter main forte.. Un en moins.. Quel gâchis. Mais à ne pas regarder ses adversaires, on se fait avoir. Un de ces sales bestioles lui donna un violent coup sur l'épaule, et il ne dû qu'à un réflexe que ce ne fut pas son visage. Il sentit les griffes lui pénétrer l'épaule, faire goutter son sang. A l'odeur du liquide rouge, les yeux du Kappa eurent un éclat malveillant. Maudite bestiole. Il se jeta au sol avant de se faire mordre, puis se releva et se prépara à le mettre hors d'état de nuire. Une douleur lancinante dans le bras, et son vêtement taché de rouge..
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Mar 8 Fév - 16:07

Lievitch lui répondit de façon assurée et réconfortante. Néanmoins, ce n'était pas par fausse modestie que Mateo lui avait avoué avoir besoin de ses capacités. Le finlandais était certain de ne pouvoir y arriver seul, malgré qu'il ne sache rien de ce que contenait ce sombre manoir. Ismaël lui sourit.

Enfin, les deux hommes se dirigèrent vers la porte d'entrée du manoir, et l'expert en défense contre les forces du mal l'examina scrupuleusement. Mateo resta debout un peu en retrait, jetant de temps à autres un coup d'œil derrière eux. Quelques minutes plus tard, Lievitch sembla murmurer une formule – absolument inaudible pour le Magenmage, malgré le relatif silence qui régnait. La marche s'illumina, et les inscriptions « Ore Draconis » se formèrent. La gueule du dragon?


- Un sortilège de Gueule Infernale...


Encore pire... Il n'y avait pas à dire, le nom reflétait parfaitement la brutalité et la noirceur de ce à quoi Mateo avait échappé quelques minutes plus tôt. Ismaël modifia les inscriptions, et testa les effets de sa modification. Rien ne se produisit. Ils pouvaient alors avancer. L'ancien professeur de botanique à Poudlard était assez nerveux : Curieux d'en savoir d'avantage, mais apeuré par ce qui pouvait se trouver à l'intérieur. Il ne laissait néanmoins rien paraître sur son visage.

- C'était un simple avant-goût.. Soyons prudents. Gardes ta baguette prête.


Cette dernière était déjà prête, solidement empoignée. Ils entrèrent tous deux et avancèrent le long d'un étrange couloir. L'intérieur était humide... L'atmosphère était typique de la région, certes, mais il était rare que l'on trouve un marais au sein même d'une bâtisse qui ne ressemblait pas encore à des ruines. Ismaël amplifia son sortilège de lumière. Le couloir déboucha sur ce qui jadis avait dû être un salon. Un mur était plus ou moins détruit, le bois des meubles semblait pourri, et de la vase se trouvait un peu partout sur le sol. Les deux sorciers se trouvaient alors à quelques mètres l'un de l'autre. Au moment où Mateo allait poser une question à Lievitch, un cri aigu retentit. D'un geste vif, l'homme à la longue chevelure bordeaux se retourna, et pointa sa baguette devant lui. D'étranges silhouettes à semi éclairées par la lune s'étaient interposées entre les deux hommes.

- Des Kappas ?!


Mateo recula de quelques pas, prenant soin de vérifier que rien de se trouvait derrière lui. Nul doute qu'il se posait la même question : Des Kappas? Néanmoins, alors que l'un, expert en défense contre la magie noire, semblait étonné de voir ces étranges êtres parce qu'il savait qu'ils n'auraient pas dû être ici, l'autre, botaniste, se demandait ce que pouvaient bien être ces choses orangées et écaillées, très légèrement humanoïdes. Il ne trouva pas très pertinent de demander des renseignements à celui qui l'accompagnait.

D'une vitesse impressionnante, l'un de ces « Kappas » tenta de donner un puissant coup de patte à Lievitch, qui se jeta sur le côté pour esquiver. Une fraction de seconde plus tard, Mateo informula un sortilège de lévitation sur un Kappa. Alors que celui-ci commençait à se débattre dans les airs et que celui qui se trouvait à côté s'avançait vers le Mangemage, Ismaël lui donna une information qui semblait des plus importantes pour venir à bout de ces choses :

- Leur réservoir d'eau sur le crâne ! Il faut l'assécher!


Sans perdre un instant supplémentaire, le jeune finlandais lança un sortilège d'expulsion sur l'être qu'il gardait dans les airs, et se jeta en arrière pour éviter de se faire griffer à mort par son acolyte orange. Au moment de l'impact du premier des deux Kappas contre l'un des meubles de la pièce – qui s'effondra sous le choc – Mateo visa le sol sous le second à l'aide de sa baguette d'argent, et informula un sortilège de sa création. Trois lianes sortirent du sol, à équidistance du Kappa, et l'agrippèrent. En moins d'une seconde, la chose orangée brisa l'une d'entre elles. Il fallait agir vite. Tandis qu'à l'autre bout de la salle, Ismaël se débarrassait – si l'on en croyait l'effroyable cri qui avait été émis - de l'un d'entre eux, le jeune homme pointa sa baguette vers la tête du monstre, et jugeant qu'il se débattait trop pour lancer une attaque de précision, il inspira, et lança son sortilège.

- AVIS !


Alors que Lievitch tourna la tête vers Mateo, visiblement prêt à venir l'aider, une dizaine de petits oiseaux gris apparurent à l'extrémité de sa baguette et heurtèrent le Kappa, le frappant avec leurs becs pointus. Heureusement, deux d'entre eux atteignirent la poche sur la tête de l'être maléfique, et la percèrent. En quelques secondes, ponctuées par des cris similaires à ceux produits par la victime de Lievitch, l'être se décomposa.

Tout à coup, alors que le Magenmage chercha du coin de l'œil le montre qu'il avait envoyé valser une demi-minute plus tôt, il son compagnon se jeter au sol, afin d'éviter une nouvelle attaque mortelle du dernier être. Sans perdre un instant supplémentaire, le maître en défense contre les forces du mal se releva, prêt à riposter. Mateo, bien qu'à une dizaine de mètres de lui, pouvait aisément voir que son bras avait été salement entaillé. Ni une, ni deux, il fit un geste circulaire du bras droit.

- Bombarda.


Il formula cette dangereuse attaque au moment précis où sa baguette pointait vers le Kappa, dans la continuité de son geste. L'effet fut exactement celui qu'il avait voulu. L'onde de choc fut moindre pour Lievitch, qui ne fut que légèrement déstabilisé; néanmoins, il n'en était pas de même pour le montre orangé, loin de là : Ce dernier se vit expulsé à grande vitesse vers un mur, qui se fracassa lorsqu'il l'atteignit. Le trou de deux mètres carrés formé par ce choc donnait accès à une autre pièce du manoir, ce qui n'était pas une mauvaise chose. Néanmoins, savoir un Kappa dans une étendue aussi sombre qu'inconnue n'était pas des plus rassurants. Quoi qu'il en était, ce n'était plus la priorité. Il reviendrait sûrement, mais les deux hommes avaient quelques instants de répit.

Mateo courut vers celui qui l'avait accompagné cette nuit là, et regarda à nouveau son bras. Salement entaillé, en effet.

- Je ne peux pas me permettre de vous faire courir d'avantage de risques, Ismaël. Pas dans cet état. Suivez-moi.

A peine eut-il fait quelques pas vers la sortie que son coeur se resserra dans sa poitrine. Au milieu du couloir qui aurait du mener vers la porte d'entrée du manoir se un mur aux pierres d'un gris très foncé. Au pied de celui-ci, un trou duquel ne sortait aucune lumière.


- Sauriez-vous m'expliquer ceci?
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Lun 28 Fév - 20:03

Les bruits qu'émettaient les démons d'eau japonais faisaient penser à ceux d'une vieille femme au moment d'une chute où elle sait qu'elle y laissera la vie.. En gros, un cri d'agonie, devenu cri sauvage d'une bête humanoïde. Mateo, pour quelqu'un qui n'avait rencontrer de Kappa, se débrouillait fort bien, malgré ses techniques assez originales. Il utilisait les oiseaux pour percer la poche d'eau sur la tête des Kappas. Ingénieux. Ismaël apprécia les capacités d'analyse et d'exécution de son camarade de cette nuit. Mateo, Poufsouffle..

Il n'était pas à l'image de sa maison, dont la fondatrice, Helga, était plus douée dans les sortilèges de nourritures et les recettes de cuisine que dans celle du combat. Revenant à l'obscure réalité, il se tint le bras. Une bonne blessure, qui laisserait, si elle n'était pas soignée dans les heures à venir, une bonne cicatrice. Et dire qu'il avait déjà rencontré ces bêtes, et qu'il n'avait jamais eu de blessures.. Et bien soit, il faut bien un début à tout. Serrant les dents, il regarda la bête en face de lui.. Les pupilles étaient dilatées à la vue et à l'odeur du sang.. Ses crocs resplendissaient dans la lueur de la lune..

Puis alors que le Kappa se mettait à bondir, une déflagration rugit. Un jet de lumière, accompagné d'une onde de choc, accompagna l'impact. Le démon d'eau japonais fut brutalement éjecté de la pièce, en brisant le mur derrière. Ismaël, malgré le fait qu'il était à quelques mètres du Kappa, subit une onde de choc, et manque d'équilibre, tomba à genoux sur le sol. Le Kappa avait été momentanément repoussé, et lorsqu'il reviendrait il serait seul..

Ce n'était plus les Kappas désormais le souci, mais il restait très certainement d'autres bestioles peu agréables.. Et peut-être même quelques plantes exotiques qui sait.. Si c'était le cas, le savoir de son ami serait très utile au cadet des Lievitch. Ism' ne savait (ou plutôt si) à quel point il avait raison.. Mateo courut vers Ism', qui se releva. Le Poufsouffle observa son bras, et fit une moue dépréciative. Normale.

Ce n'était pas vraiment beau à voir. Heureusement qu'il n'avait pas du poison sur les griffes.. Sinon Ism' aurait été dans de beaux draps, mais pas ceux où dormait Arya...Plutôt un beau linceul. Passons là, si vous le voulez bien, les images morbides. C'est alors qu'il prit la parole:


- Je ne peux pas me permettre de vous faire courir d'avantage de risques, Ismaël. Pas dans cet état. Suivez-moi.

- Ne dis pas n'importe quoi, au point où l'on en est, cela serait bête de s'arrêter, Aëndal. Je suis désormais sûr que cet endroit, comme tu l'avais supposé, regorge de secret.. Et pas des plus beaux j'en ai peur.

Néanmoins, Mat' esquissa un mouvement vers la sortie. sauf que comme souvent dans ces cas là, où les héros veulent sortir avant de trop se faire mal, il arrive toujours un élément qui les forcent à rester. C'est ce qu'il se passa. Le couloir qu'ils auraient dû emprunter pour sortir se retrouvait bloquer par un mur de pierre gris foncés. A son bas, un trou sans lumière. Même pas un tout petit peu. Un noir total, comme une bouche ouverte sur le néant. Les créatures généralement qui vivaient dans le noir n'étaient pas des plus agréables, ni à regarder, ni à connaître. Les deux compères du soir s'approchèrent, et Mateo posa à Ismaël:

- Sauriez-vous m'expliquer ceci?

Notre jeune homme termina de déchirer un bout de son vêtement, d'en faire une bande autour de son entaille, puis essaya de comprendre sur quoi pourrait ouvrir cette bouche.. Pointant sa baguette vers le bas, il murmura d'une voix concentrée:

- Lumus Globum...

De sa baguette jaillit alors une perle de lumière, dont Ismaël contrôlait les mouvements. Ce sortilège était très utile lorsque l'on voulait observer de loin l'intérieur d'une grotte, ou autre, histoire de savoir à quoi s'attendre. La sphère de lumière se dirigea vers le trou, puis arriver à la hauteur du trou, s'enfonça dedans.. Et elle disparut. Un autre essai obtint le même résultat. Ismaël pris alors un lambeau de son haut, et le plongea dans le trou, sous les yeux de Mateo. Lorsqu'il le ressortit, sur le tissu restait des espèces de micro-perles de couleur nuit.. Cela ne voulait dire qu'une chose.

- Ce trou de lumière n'en est pas un. Vois-tu, il est rare, même très rare, que dans ce monde, magique ou moldu, on trouve une obscurité totale. Or, ici, c'est le cas. Mais ce n'est pas représentatif de la luminosité de ce trou, qui semble inexistante. C'est en fait comme.. un recouvrement. Vois-tu les méninges qui entoure notre cerveau ?

Il attendit que Mateo se fit une image.

Et bien cette "méninge" obscure possède un fonctionnement identique. Elle garde quelque chose, la protège de la lumière.. On appelle cela une "Derme Nocturne", et ce n'est pas facile à mettre en oeuvre... De mon coté, comme créature qui craigne véritablement la lumière à ce point, je n'en vois pas beaucoup.. Le Glumbumble, qui n'est pas très dangereux.. Je pense donc que ce qui nous attend n'est pas d'origine animale..

D'un geste qui prouvait pourquoi il était bel et bien à Gryffondor, il se leva, tint sa baguette près, puis saute dans le trou.. Il passa la membrane, comme s'il passait un filtre, ou un mur de brouillard. Mateo disparut à sa vue. D'ailleurs, tout disparut. La chute dura quelques secondes, et il se sentit tomber sur quelque chose de moelleux, comme un tapis d'herbe.. Il n'y avait toujours aucune lumière. Alors qu'il tentait de se relever, il sentit autour de ses mollets et de ses poignets des choses l'enserrer, comme des serpents.. Impossible de créer de la lumière dans ses conditions. Ne perdant pas ses moyens, il siffla en Fourchlang:

- Lâchez moi..

Aucune réaction.. Ce n'était pas d'origine reptilienne ! Là, Ism' commença à se sentir anxieux.. Sa fougue téméraire pourrait bien lui coûter plus qu'une simple entaille.. Si Mateo n'arrivait pas dans les quelques minutes qui continuaient, il devrait agir en conséquence... De notoriété public, lorsque l'on vous enserre, il ne faut pas résister. C'est ce qu'il fit, il se calma, et attendit, calmant sa respiration..
Erin Burton
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Re: Au Pays de Galles
Erin Burton, le  Mer 27 Juil - 15:04

~°~ Pays de Galle, aux alentours de Swansea~°~

Deux semaines de recherches, deux longues semaines que la jeune femme avait passé dans la bibliothèque à lire pratiquement tous les ouvrages pour enfin trouver une trace d’un professeur d’arithmancie assez connu. Anaelle avait trouvé quelqu’un, mais il avait quitté ses fonctions des années auparavant, peut-être l’avait-t-on déjà oublié. Ces derniers jours, Anaelle était sur les nerfs et sur les rotules. Elle avait très peu dormi préférant passer le plus clair de son temps à chercher. Lorsqu’elle avait trouvé une infime information, la jeune femme devenait une puce qui n’avait pas vu un chien depuis longtemps ! Autant vous dire qu’elle était une boule électrique lorsqu’elle avait réussi à trouver ou résider le professeur Lesington.

Deux semaines qu’elle avait mal dormi, Anaelle s’était retrouvée avec des grosses cernes, on aurait dit un zombi. Mais par mesure de sécurité, la jeune femme attendait pour pouvoir rendre visite au professeur. Vu son état de fatigue avancée, elle ne voulait pas prendre le risque de transplaner et surtout de se désartibuler. Autant arriver en un seul morceau que de venir avec une jambe en moins. Surtout que la personne qu’Anaelle allait voir habitait près de Swansea, une grande ville galloise. Un petit village moldu, dans une maison. L’ex-Gryffondor espérait la trouver très facilement.

Après deux bonnes nuits de sommeil, la jeune enseignante décida qu’il était temps de rendre visite au professeur Lesington. Elle avait rattrapé plus de trente heures de sommeil. La jeune femme en avait grand besoin. Il fallait qu’elle soit présentable. Anaelle se doutait bien qu’avec une tête de zombi, le professeur d’arithmancie refuse de la recevoir. Il la prendrait pour une folle ou je ne sais quoi. Pour ce jour de voyage, la jeune femme avait revêtu une tenue assez décontractée, elle n’était quand même pas en jogging. Il ne fallait pas exagérer, elle avait mis un pantalon noir avec un tee-shirt à manche longue banc. L’ex-auror se regarda dans un miroir, elle tenait selon son avis, la tenue parfaite. Ni trop sévère ou sérieuse, un peu décontracté mais sans être cool. Maintenant, il fallait que la jeune femme s’occupe de ses cheveux. En ce moment, il était lâché. L’ex-Gryffondor chercha dans un tiroir de sa salle de bain, un élastique, elle en trouva un marron, la même couleur que ses cheveux. Anaelle entreprit de les attacher.

La jeune femme se regarda une nouvelle, elle était désormais prête à partir pour une aventure unique (enfin de son point de vue). Direction le jardin, ce qui était bien avec une maison protégée sous fidelitas, c’était que toutes les parties de l’édifice était protégé de fond en comble mais surtout caché des personnes qui n’était pas au courant de son emplacement. Dans le cas de la demeure d’Anaelle, Anaelle Etlyne, Alicia Kingsleigh et elle-même était au courant de l’endroit où elle se trouvait. L’ex-gryffondor avait de la chance, avec ses tuteurs, ils avaient beaucoup voyagé, et par chance, le Pays de Galles étaient une de leur destination. L’ex-auror devait de replonger dans des souvenirs de jeunesses, elle n’avait que 7 ans au moment où elle était allée dans ce pays verdoyant.

Le vent frais souffla sur son visage, la jeune enseignante commença à fouiller dans sa mémoire. Elle retrouva au bout de cinq minutes, le moment où elle avait voyagé au Pays de Galles. Anaelle se mordilla la lèvre supérieure, c’était un magnifique souvenir. * Non, non, jeune fille, tu ne dois pas t’égarer, tu dois te focaliser sur le paysage, seulement le paysage *. La jeune femme retrouva ce paysage verdoyant et montagneux, ce qu’elle aimait le plus. Elle sourit et attendit un cours instant. La jeune enseignante se remémora les raisons pour lesquelles elle voulait se rendre au Pays de Galles. Elle tourna sur place.

On entendit un plop. Anaelle sentait toujours ce vent frais, et voilà, en 5 ans qu’elle avait obtenu son permis de transplanage, elle venait de louper son premier. Il fallait bien que ça arrive un jour. Mais bon aujourd’hui, elle avait de la chance, il ne lui manquait aucun membre. La jeune femme ouvrit les yeux, l’endroit où elle se trouvait ne ressemblait plus du tout à sa maison. Elle avait transplané, elle se trouvait dorénavant au Pays de Galles, non loin de Swansea. Anaelle n’avait pas loupé son transplanage, elle l’avait réussi. L’ex-Gryffondor se retourna, enfin, elle était en plein dans un champ. La jeune femme devait trouver au plus vite le village.

Plus de vingt minutes qu’elle avait marché à travers champ, lorsqu’elle vit enfin des maisons se dessinaient au loin petit à petit. L’ex-auror continua son avancée, même pas une dizaine de minutes plus tard qu’elle arriva à l’entrée du village. La jeune femme regarda furtivement le nom. Bonymean, elle reconnut ce nom, c’est là où vivait le professeur Lesington. Anaelle ressentit une chaleur dan son corps. Elle avait trouvé le village, maintenant, il fallait qu’elle trouve la maison.

L’ex-Gryffondor s’aventura dans le village. Elle regarda les noms au niveau des boites aux lettres. Oui c’est une drôle de méthode mais dans les livres, Anaelle n’avait pas trouvé de photo de sa maison. Seulement une photo du professeur. La jeune ne s’était pas amusé à prendre son image pour faire : ‘Hey ! Vous avez vu ce sorcier.’ Ce serait une méthode bizarre. Mais l’ex-auror avait surtout une intuition, elle venait de voir une maison en retrait. Ca devait être sa maison. Ne connaissant pas Bonymean, Anaelle ne pouvait pas dire c’était un village de moldu ou de sorcier. Et même les sorciers cachaient leurs existences aux personnes qui ne possédaient pas de pouvoirs magiques.

La jeune femme s’avança vers cette demeure qu’elle venait de repérer. Elle se trouvait maintenant juste en face de celle-ci. En se penchant pour le nom au niveau de la boîte aux lettres, Anaelle vit qu’il s’agissait effectivement de la maison du professeur Lesington. Elle était plutôt coquette et grande. La jeune enseignante ne put s’empêcher de lancer un soupir de soulagement. Enfin, elle venait de trouver la maison, enfin elle allait découvrir l’arithmancie.

L’ex-Gryffondor ouvrit le portail qui lui faisait face. Par chance, il n’était pas fermé. Elle s’avança parmi l’allée et se retrouva devant la porte. La jeune brunette prit le heurtoir et frappa trois fois sur la porte. Anaelle recula et attendit. Un elfe lui ouvrit la porte.


- Bonjour Madame, lui dit l’elfe.

-Bonjour, Monsieur Lesington est ici. Je désire m’entretenir avec lui. Déclara l’ex-auror avec une voix claire et sûre d’elle.

-Vous avez prit rendez-vous ?

Hein ? Un rendez-vous, Anaelle regarda incrédule l’elfe et lui répondit.

-Non (avec un o long ^^), il fallait. Vous savez, j’ai fait un long voyage pour venir jusqu’ici.

L’elfe regarda Anaelle, elle pensa qu’il voulait être sur qu’elle soit comment dire… gentille. L’ex-Gryffondor lui fit un sourire et l’elfe du professeur Lesington indiqua à la jeune femme qu’elle pouvait entrer. C’est à ce moment qu’elle comprit que le coup d’entretien était une plaisanterie. Délina, l’elfe d’Anaelle ne plaisantait jamais, elle n’était pas habituée à ce genre de situation. La jeune enseignante pénétra dans la vaste demeure, elle resta figée dans le vestibule, ne connaissant pas l’endroit, Anaelle n’osait pas s’aventurer. L’elfe s’avança et amena l’ex-auror dans un salon. Une personne d’un certain âge était présente dans la pièce assis sur un canapé. L’homme lisait un journal. La créature se présenta devant le professeur Lesington et déclara.

-Maître, une jeune femme désire vous voir.

La jeune enseignante était debout et attendait que l’homme de la maison l’invite à faire un geste. Le professeur d’arithmancie posa la Gazette sur la table basse posait devant lui. Il leva son regard en direction d’Anaelle et la dévisagea. L’ex-Gryffondor avait l’impression de passer au rayon X. Le silence qui s’était installé, devenait pesant. C’était une situation très étrange. La jeune femme s’empêcha de rougir.

-Bonjour Mademoiselle, a qui ai-je l’honneur ? Demanda l’homme.

-Bonjour professeur, je suis Mademoiselle Anaelle Éliane Héléa Brooks, enfin Anaelle Brooks. Je suis professeur de soins aux créatures magiques. La jeune femme était tellement stressée ou plutôt intimidée face au professeur qu’elle avait sans faire exprès donner son nom complet. Je désire m’entretenir avec vous car j’ai appris en faisant des recherches que vous étiez professeur d’Arithmancie. Est-ce exact ? Demanda la jeune femme d’une voix qui se voulait sûre mais à l’entendre, on avait du mal à la croire.

-En effet, Mademoiselle Brooks, j’étais effectivement professeur d’Arithmancie au collège de sorcellerie de Swansea. Vous êtes professeur aussi, de soins aux créatures magiques comme c’est intéressant. Mais asseyez-vous donc, ne restez pas debout.

Anaelle s’exécuta et s’assit sur le fauteuil face au professeur Lesington. L’homme regarda la jeune femme dans les yeux.

-Désirez-vous du thé ? Demanda l’homme. Mais puisque vous êtes professeur, pourquoi désirez-vous me voir ?

-Euh... Oui, je veux bien du thé ! Vous savez, je ne suis pas venu pour avoir des conseils au niveau de l’enseignement. Je n’en suis pas à mon premier cours. J’ai réussi à prendre comment dirons-nous, la technique. Je sais comment m’y prendre avec mes élèves. Je suis venu vous voir car vous vous y connaissez énormément en arithmancie. Mais malheureusement, lors de ma scolarité je n’ai pas pu l’étudier. Je me suis dit que vous pourriez m’aider. Car j’aurais, selon moi, du mal à me perfectionner dans cette matière. Et j’aurais aimé savoir beaucoup de chose sur cette discipline.

-Newton !

-Oui, maître, dit l’elfe.

-Peux-tu ramener du thé pour Mademoiselle Brooks et pour moi ?

-Vos désirs sont des ordres, répondit la petite créature.

Newton partit dans la cuisine préparait le thé. Anaelle le regarda partir avant de reprendre son attention sur le professeur dont elle attendit patiemment la réponse.

-Bon, Mademoiselle Brooks, j’accepte de vous aider. Mais je tiens à vous dire que l’arithmancie est une technique divinatoire très complexe. Il vous faudra du temps avant de l’apprendre.

-J’en ai conscience, professeur Lesington.

Newton revint dans le salon avec deux tasses et la bouilloire pleine d’une eau bouillante. Il posa le plateau sur la petite table de salon. La créature prit deux feuilles de thé et les plaça dans les deux tasses. Il versa l’eau bouillante. Le liquide remplit les tasses. Anaelle remercia l’elfe, ce dernier s’inclina respectueusement devant le professeur et la jeune enseignante.

-Sans être indiscret, vous me paraissez jeune. Vous avez quel âge ?

-Ce n’est pas indiscret professeur Lesington, j’ai 23 ans.

-D’après votre accent, vous ne semblez pas du coin. Questionna le professeur.

C’était la première fois qu’on disait à l’ex-Gryffondor qu’elle avait un accent. Elle trouvait ça plutôt étonnant.

-Effectivement, je viens de Pré-au-Lard, j’enseigne à Poudlard.

-Je peux vous proposer un logement ici même pendant que je vous enseignerai l’arithmancie.

La jeune femme se mit à rougir, là, selon elle, ça commençait à devenir un peu gênant.

-Écoutez, professeur Lesington. Vous êtes vraiment gentil, mais je n’ai pas envie d’user de votre hospitalité, ni de votre bonté ou générosité. Je pourrais me trouver un endroit où dormir.

-Mademoiselle Brooks, cet endroit est assez grand pour loger une personne. Vous ne me dérangerez pas. Je vous invite. Vous me semblez être une personne très charmante.

Après une bonne trentaine de minutes de discussion, Anaelle accepta enfin l’hospitalité de ce cher professeur. Ainsi commença la voyage de l’ex-auror où elle allait apprendre à l’arithmancie. Elle allait devoir faire la même chose pour l’études des runes. Mais en ce moment l’ex-gryffondor essayait de ne pas y penser. Elle profita de ce voyage d’une durée de deux semaine pour étudier et apprendre une nouvelle matière.
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Re: Au Pays de Galles
Gyaltsen Kunkhyab, le  Sam 30 Juil - 16:06

Une à une, les tirant vers lui, Gyaltsen égrenait les perles en bois de santal de son mala tibétain qu’il tenait de sa main gauche, à la fois pensif et tranquille. Son regard semblait s’évader au loin, à travers la vitre légèrement encrassée par les nombreuses tournées. Bien qu’assis d’une façon passablement confortable, le voyage n’en n'était pas moins mouvementé, obligeant l’Auror à reconsidérer régulièrement ses appuis. Mais malgré tout, il en faudrait bien plus pour le détourner de la relecture qu’il souhaitait justement entreprendre. Il tenait en effet dans sa main droite une lettre en parchemin légèrement recourbée sur elle-même :

Spoiler:
 

Marquant une pause, l’esprit de l’ancien Phénix se tourna alors tout entier vers la représentation qu’il se faisait de cet étrange animal qu’était le Murlap. Mais bientôt un bruit sourd ainsi qu’un mouvement brusque du véhicule vinrent interrompre ses pensées, distraites. Observant les alentours, le regard de Gyaltsen se posa en direction de ses deux compagnons, Anna et Klarh.

Tous deux étaient de jeunes Aurors encore en formation. Malgré qu'ils soient en plein apprentissage, Gyaltsen leur avait proposé de l’accompagner pour une mission bien singulière. La formation d’un Auror ne se limitant pas uniquement aux rudiments du duel, l’élite des sorciers devait également faire preuve de polyvalence. Le monde magique était bien trop riche pour se restreindre uniquement à la filature et aux sortilèges de combats. Le métier d'Auror exigeait de savoir faire preuve d’ouverture et de curiosité. Les Murlaps avaient de ce fait des propriétés magiques intéressantes que Gyaltsen souhaitait étudier, dans l’espoir qu’un jour elles puissent se révéler bénéfiques. Leur essence aux propriétés médicinales, il la connaissait fort bien déjà, mais son nouvel intérêt naissant prenait sa source ailleurs... Cette expédition compléterait ainsi parfaitement leur formation.

Les deux amis donnaient réellement l’impression de bien s’entendre. Certainement fatiguée par l’heure prématurée à laquelle ils étaient partis, Anna dormait paisiblement et profondément, sa tête reposant avec sérénité sur l’épaule large mais musclée de Klarh, tous deux immobiles face aux remous incessants du véhicule magique ; l’habitude sans doute. Sans superflu, une belle complicité semblait régner dans la deuxième impériale du Magicobus.

Pour Gyaltsen, tout cela était sans rappeler sa belle entente d’autrefois avec la fraîche et pétillante Octavia Sisméo, sa meilleure amie d’une longue vie passée. Au sein de l’Ordre du Phénix ils combattirent ensemble les Forces du Mal ; meurtrie il la vit s’éteindre dans ses bras lors d’une bataille à Poudlard contre les Mangemorts. Près de vingt ans après ce tragique événement, Khyung n’avait jamais oublié. Comment le pourrait-il ? Lui qui s’était promis de finir, ce qui des décennies auparavant, avait été commencé, sans réserve, aucune...

Cette jeunesse représentait l’avenir de demain. Protectrice, elle devait également être protégée à son tour ; se préserver de son manque d’expérience, fatal au moment venu. Les Murlaps... Chassant ses sombres pensées bientôt baignées d’espérance, l’ancien Ministre de la Magie reprit sa lecture, un léger sourire d'optimisme se dessinant sur son visage :


Spoiler:
 

Sacré Philéas. Ce jeune homme était un véritable puit de connaissances, diverses et variées, le tout accompagné d'une humeur constante et d'un esprit d'analyse que Gyaltsen savait apprécier à sa juste valeur. Son aide leur serait précieuse. Repliant avec soin la lettre dactylographiée, l'Auror la rangea délicatement sous la première de couverture de l'ouvrage qu'il tenait sur ses genoux, Les animaux fantastiques de Newt Scamander. A la place, il en ressortit aussitôt un petit croquis, celui-là même qui accompagnait la lettre du jeune irlandais et fait de sa propre main :

Spoiler:
 

Voilà qui faciliterait grandement leurs recherches. Mais à peine eut-il songé à cette réflexion qu'un bruit tonitruant retentit à nouveau. BANG ! S'envolant, disparaissant de leur vue, les paysages urbains d'Angleterre laissèrent place aux grandes plaines côtières du Pays de Galles. Le Magicobus venait de réaliser un semblant de transplanage, utilisant un procédé proche de celui des Portoloins, ce qui lui permettait de rallier efficacement toute la Grande-Bretagne en seulement quelques minutes, ou quelques secondes... Et à peine quelques instants plus tard :

- CAERNARFORN ! Nord du Pays de Galles, arrivés à destination ! s'égosilla le conducteur du bus magique assis deux étages plus bas.

Réveillée par le bruit, la belle Anna émergea, à son rythme. Le vent paraissait souffler au dehors et chacun rangea ses affaires. Ajustant correctement son écharpe en lin de couleur pourpre autour de son cou et vêtu de son long manteau noir trois quart, Gyaltsen se munit ensuite de son balais magique qu'il tenait près de lui. Ses deux amis en firent de même. En de nombreux points, l'Eclair de Feu du plus âgé des trois faisait pâle figure comparé aux balais M&W des deux autres, à la pointe de la technologie sorcière ! Les deux ex-Poufsouffle, ne possédant pas encore leurs propres balais, avaient pu profiter de la générosité des autres Aurors qui leur prêtèrent les leurs. Anna empruntait ainsi celui de Philéas tandis que Klarh louait celui de Kimoka, une jeune Auror perspicace mais dure en affaires, vaillante héritière de l'esprit Serpentard ; un atout de plus pour les Aurors. Gyaltsen en premier et Klarh terminant la marche, les trois sorciers, balais magiques à la main, descendirent alors le petit escalier en bois pour rejoindre le rez-de-chaussée.

Quelques nouveaux passagers venaient de faire leur apparition pour bénéficier eux aussi des services du Magicobus. L'un d'entre eux, un jeune sorcier miteux vêtu de haillons et au visage dur, les traits exacerbés, croisa le petit groupe alors dans sa descente. Tant l'espace était réduit et étroit, les corps se frôlèrent. Croisant son regard qu'il soutint, serein, Gyaltsen considéra l'étrange individu. Ne sachant pas exactement pour quelle raison mais l'ancien Phénix le pressentait, cet homme, étrange et mal-avenant, respirait la Magie Noire. Se contentant d'adresser à Gyaltsen un sourire lugubre, le sorcier préféra passer son chemin sans chercher d'histoire, mais arrivé à la hauteur d'Anna... les salacités perverses fusèrent. Ne se doutant certainement pas du tempérament auquel il avait affaire, le mage noir se vit alors décrocher une belle gifle, sonore de surcroît. L'ego en rogne, celui-ci s'apprêta à sortir sa baguette magique mais aussi il dût renoncer à l'idée, car déjà une main épaisse venait comprimer avec force son bras droit. L'empêchant de bouger davantage, très certainement vexé que l'on ose s'attaquer à son amie, Klarh dévisageait le malpoli, méchamment. D'autant plus que son regard s'était modifié sous le coup de la colère, l'un des effets secondaire de son don d'Animagus. Froid et reptilien, il finit par dissuader le mage. Ce dernier ne ferait pas le poids face au trio. Il était préférable que chacun poursuivre son chemin comme si de rien n'était...

Et chacun retrouvant ses esprits après cette mésaventure, Gyaltsen ayant payé au chauffeur les quelques Mornilles qu'il lui devait pour payer le trajet, tous les trois descendirent du Magicobus, non sans mal. L'Occlumens entendit derrière lui un juron étouffé à la voix féminine :
" Oh p*tain de... Rah, saleté d'balais ! " Le pied gauche d'Anna venait de se dérober à cause de l'encombrant M&W qu'elle portait dans ses bras tandis qu'elle descendait la dernière marche du bus. Se rattrapant juste à temps, cela lui valut une belle frayeur. Prise par l'émotion à laquelle venait s'ajouter l'évènement précédant, elle partit alors dans un rire nerveux, comme pour repartir du bon pied.

Dans un dernier " bang " sonore, le bus magique disparut soudain au croisement de la petite rue déserte en ce milieu de matinée. Le trio s'observa, riant de bon cœur. Caernarforn, le détroit de Menai n'était plus très loin à présent. Située entre l'île continentale et celle d'Anglesey, la colonie de Murlaps devait s'y trouver. Si Scamander et Byrne disaient vrai, alors...
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Re: Au Pays de Galles
Anna Ride, le  Jeu 11 Aoû - 0:55

[ désolée pour ce RP des plus longs, même moi j'ai pas eu envie de me relire jusqu'au bout xD ]

Anna était plus que ravie, ce matin là, lorsque Gyaltsen, Klarh et elle-même étaient partis en direction du Pays de Galles. Cela faisait quelques jours déjà, que l'Auror avait proposé aux deux jeunes en formation de l'accompagner dans un périple suite à la demande d'un ami et collègue. La jolie blonde n'était jamais partie à l'aventure de cette manière et elle était enjouée de le faire en compagnie d'un ami, qui plus est.

Le trajet en Magicobus avait été des plus tumultueux. Malgré le fait que la jeune fille avait l'habitude prendre ce moyen de transport pour se rendre dans différents lieux qu'elle ne connaissait que de noms, ça fait déjà un bon moment qu'elle n'avait pas fait un si long voyage. Heureusement, le bus magique était munit d'un système unique de transplanage de groupe, leurs permettant à tous d'arriver au plus vite à destination.

Fatiguée par la route, elle s'était nonchalamment endormie sur l'épaule de Klarh qui, malgré ses muscles tendus, était des plus confortable. Parfois il se mettait à gesticuler, faisant bouger ses épaules comme il aimait tant le faire pour se détendre. Le long trajet devait certainement l’inconforter et ça lui permettait de s'étirer, à sa façon. Quand il se mettait à faire ça, Anna poussait des grognements exaspérés en lui marmonnant des..« Tapa-biento-fini-oui? » mais, en guise de réponse, elle n'avait droit qu'à un rire amusé ajouté à un brusque mouvement d'épaule faisant décoller la tête de la jeune fille de quelques centimètres, pour ré-atterrir sur la peau dur de l'Animagus.

Le trajet des plus mouvementé une fois terminé, ils étaient descendus non sans mal du Magicobus, balais en mains. Ils avaient aussi pris de quoi dormir, au cas où, et avait tout mit dans le sac à main d'Anna qui, du coup, avait deux choses à porter. Pas que ce soit très lourd, mais avec sa maladresse habituelle elle manqua plusieurs fois de crever l'oeil de plusieurs passagers, ne pouvant s'empêcher de s'excuser dans des « Oups, pardon ! ... Excusez-moi. Outch, désolée Madame ». Gyaltsen entamant la marche, la blondinette lui emboîtait le pas suivi de près par Klarh. L'ex Ministre s'arrêta brusquement, obligeant Anna en faire de même sous peine de lui rentrer dedans. Observant la scène, elle remarqua rapidement qu'un sorcier au ton blafard venait de monter à l'arrêt où eux-même descendaient. Les cheveux gras, les yeux vitreux et sapé comme si il venait de vider son grenier, il défia du regard le grand brun puis se décida à grimper dans le bus magique.

Une fois à la hauteur de la demoiselle, il lui décocha un affreux sourire découvrant son immonde dentition et approcha son visage de celui d'Anna. Retenant une nausée, elle entendit quelques élucubrations salaces et déplacées à son sujet. Lui décochant une violente et sonore gifle en plein dans sa face de veracrasse, elle faillit lui cracher au visage de dégoût. Mais la main puissante et protectrice de son ami vint se poser sur l'épaule du perturbateur. Il n'en fallu pas plus à celui-ci pour passer son chemin, laissant les trois comparses vaquer à leurs occupations.

Manquant une marche à la sortie du moyen de transport le plus rapide de Grande-Bretagne, elle jura quelques mots pas très jolis sortant de la bouche d'une jeune fille, pestant contre ce balais - rendu invisible aux yeux des moldus pour l'occasion - sur lequel elle allait certainement devoir monter durant le voyage et la future chasse qui s'annonçait. Elle n'aimait pas ces engins de malheurs et n'était vraiment pas très douée à les manipuler. Elle espérait vraiment qu'elle pourrait éviter de s'en servir, même si Philéas avait était aimable de lui prêter. Elle n'avait pas très envie de lui rendre en mille morceaux...

Leur prochaine destination était le port longeant le détroit de Menai, entouré des deux ponts reliant le Pays de Galles à l'île d'Anglesey. Au loin on pouvait apercevoir de hautes montages surplombant une dense forêt débutant à même l'autre rive. Le port était à quelques minutes de marche, ce n'était pas vraiment très loin et on sentait déjà l'odeur de la mer qui emplissait le vent. D'un pas lent mais déterminé, ils se dirigeaient tranquillement vers le point de départ de leur chasse au trésor, balais sur l'épaule.

Le petit port était devant eux et on pouvait facilement voir qu'il était surtout propice à un usage priver. Des bateaux n’atteignant pas une taille exubérantes étaient disposés à la file indienne, attendant certainement le passage de leur propriétaire. Tous plus délabrés les uns que les autres, Anna n'avait pas tellement envie d'y mettre les pieds. La plupart étaient rouillés par l'usure, abîmer jusqu'à la moelle, certains avaient même des trous, c'était pour dire...


« Les garçons, vous plaisantez j'espère ? »
« Mais non, t'vas voir, c'pas la mort... Enfin, c'dépend de ce qui va se passer... »
« Si je te vomis dessus, tu viendras pas te plaindre. »


Hors de question... Vraiment hors-de-question ! Elle n'avait déjà pas le pied marin mais si en plus ils devaient faire le trajet en manquant de couler toutes les trois secondes, c'était niet ! S'approchant à reculons de port, ils finirent par croiser la route d'un vieillard. Les mains dans les poches, vêtements moldus vieux comme le Monde et pipe au bec, il regardait les trois collègues arriver d'un air suspect. Passant devant lui en faisant un signe de tête en guise de bonjour, ils passèrent leur chemin en quête d'un bateau un peu plus apte à leur aventure marine. Plus loin sur le port, l'un d'eux se détachait du lot et ils s'avancèrent jusqu'à lui. Plus luxueux, plus moderne et plus grand que les autres, il conviendrait parfaitement. Le visage de la blondinette s'éclaira aussitôt, ravie de ne pas emprunter l'un des radeaux.

« Il est beau c'bolide hein ? Il fait ma fierté et celle du port en prime ! »

Le vieux qu'ils avaient croiser tout à l'heure venait de s'incruster juste derrière eux. En se retournant, Anna manqua de lui décocher un coup de balais dans la face. Il aurait même pas compris, le pauvre. Vallait mieux le poser à terre, le machin, elle risquait vraiment de tuer quelqu'un là.

« En effet, très beau bateau que vous avez là. Il est à louer, lui aussi ? Simple curiosité. »
« Vous pensez bien qu'non ! C'est un bijou ! Il n'est pas à mettre entre toutes les mains. »


Bien tenté, Gyaltsen, mais c'était prévisible. Un bateau aussi luxueux n'allaient pas être à leur disposition si aisément. Les trois comparses se jetèrent un regard furtif, dans chacun de leurs yeux on pouvait lire qu'ils venaient d'avoir une idée - si si, parfois c'est possible - peut-être était-ce la même pour chacun ? Ils allaient vite s'en rendre compte. L'ex-Ministre continua sur sa lancée et entama une discussion avec le vieil homme. Klarh s'était décaller un peu, faisant un mur entre le pêcheur et la blondinette : comme ça, il ne pouvait pas la voir. Elle sortit sa baguette, la pointa en direction du moldu et murmura un sortilège de faux-souvenirs.

* Vous voyez votre beau bateau, là, oui oui celui-la. Bah les jeunes gens vont le prendre. Non non, les jeunes gens ne sont pas des voleurs ! Non, ce sont des amis de votre fille, oui monsieur, de votre fille voilà. Alors le bateau, il est entre de très très bonnes mains, voyez-vous. Oui ! Et vous allez gentiment leurs prêter, aux jeunes gens, c'est ça. Merci, c'est trop gentil. *

Rangeant sa baguette elle finit par se dire que c'était quand même vachement simple de manipuler l'esprit des moldus. Elle aurait dû le faire avec son père plus souvent, en fait, elle aurait pu en profiter un peu plus. Adepte de ce genre de manipulation, elle songeait souvent à en faire sa spécialité. Mais bon, ce n'était pas à l'ordre du jour. Maintenant, il fallait aller chasser d'la bestiole !Il se dirigèrent vers le bateau, laissant le papy - et nous ne parlons pas de Gyaltsen - complètement hagard après le sortilège lancé par la jeune femme. Les yeux vitreux regardant dans le vide et la bouche entre-ouverte, il leur fit un signe de la main lorsqu'ils grimpèrent de le bateau et se mirent en route, mettant le contact d'un coup de baguette. Restait plus qu'à prier pour que le vieux ait une fille, ouais.


Dernière édition par Anna Ride le Lun 26 Sep - 17:34, édité 2 fois
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 13 Aoû - 14:58

Tout nouveau qu'il était parmi les Aurors, et déjà, une mission lui était confié... Enfin, mission, le mot était un peu abusé, il s'agissait d'une sorte de chasse aux bestioles, pour profiter de leurs propriétés magiques. Klarh s'imaginait déjà broyer de pauvres petits rats entre ses poings, les faire macérer dans du jus de véracrasse avec des morceaux d'écorce de sorbier et un bâtonnet de vanille (pour le goût !)... Et le pire, dans tout ceci, c'était qu'il trouvait cela amusant.

Ayant voyagé aux quatre coins du monde pour échapper à la traque qui durant toute son adolescence, Klarh était habitué aux trajets, mais pas ceux du Magicobus, cette méthode de transport magique était trop dangereuse, à l'époque, le risque de se faire découvrir et de révéler l'emplacement de leur foyer actuel était trop grand. Ce fut donc la première fois que Klarh monta dans ce triple impériale magique. Anna montra un certain enthousiasme, et obligea les deux hommes à prendre une place tout en haut. Intérieurement, Klarh aussi, voulait absolument voir le trajet du haut de cette hauteur.

Oui, d'ailleurs, cet autre homme... Gyaltsen Kunkhyab, un truc quasiment imprononçable, déjà ! Et puis il avait un air sérieux, équilibrant confiance, curiosité, et tout plein de choses dans le genre. Il était visiblement bien plus vieux que les deux nouveaux Aurors (rassemblés ?... Non, quand même pas !), et le jeune Animagus était sûr de l'avoir déjà vu... Quelque part... Bien avant qu'il ne se retrouve chez les Aurors. Mais pas moyen de se souvenir où.

CRAC !

Le Magicobus fit un bon en avant et Klarh dut forcer sur ses abdominaux pour ne pas se faire envoyer en arrière... Gyaltsen et Anna s'étaient apparemment préparés au choc. Les fourbes, ne pas le prévenir... C'était vache ! Cependant, il prit rapidement l'habitude, et ne fut plus surprit durant tout le trajet, observant le paysage, tandis qu'Anna en profitait pour récupérer ses heures de sommeil sur son épaule. Klarh était bien plus grand qu'elle, et la tête blonde reposait plutôt sur le bras de l'Animagus, bras gauche qui comportait cette cicatrice qui lui faisait toujours des coups en traître. Il dut s'étirer les épaules assez souvent, en profitant pour décaler discrètement le poids qui pesait sur sa cicatrice... Et dire que normalement, les blondes ont la tête légère... Des foutaises !

Après un certain temps de voyage, leur arrêt fût annoncé... Cananaford ? Caerdanorf ? Bref, quelque chose comme ça dans le Pays de Galles... On lui avait demandé son aide pour chasser des bestioles, Gyaltsen s'était occupé du voyage... Et c'était une bonne chose, dans le fond, Klarh n'aurait jamais pensé au Magicobus.

Ils rassemblèrent leurs affaires, le plus encombrant demeurait encore et toujours ces trois balais. N'ayant pas le sien, une Auror dénommée Kimoka lui prêta le sien, et un certain Philéas prêta le sien à Anna. Cette dernière eut la bonne idée de proposer de les rendre invisible, ce qui aiderait beaucoup en territoire moldu. Gyaltsen passa devant, suivi d'Anna, Klarh fermait la marche à cause de sa difficulté à se déplacer entre les rangées de passagers. Une telle carrure pouvait être assez gênant, parfois, mais ça avait quelques avantages, et une occasion de se servir de sa silhouette imposante se présenta bien plus tôt que prévu.

Un sorcier monta au moment où Gyaltsen allait sortir. Il était tout sale, son visage émacié portait un rictus agaçant, ses habits rapiécés lui donnant un air un peu fou. Lorsque l'inconnu arriva à hauteur d'Anna, il s'arrêta, et l'observa, se rapprochant d'elle. Déjà, le jeune homme fronça les sourcils, n'aimant pas trop que l'on se comporte comme ceci avec son amie, mais alors, lorsqu'il entendit, dans un murmure, des paroles assez osées, il lâcha un grondement sourd qui roula dangereusement dans sa gorge. La jeune femme, outrée, venait de décocher une baffe monumentale à l'individu, et Klarh s'approcha, posant une de ses énormes mains sur l'épaule du pervers, d'une poigne qui aurait pût lui briser la clavicule à tout instant.

Ce qui fit fuir l'homme, en mettant de côté la force de Klarh et sa musculature de monstre... ce fut le regard que l'Animagus lui lança. Un regard dément, reptilien, l'Animagus aurait très bien pu se transformer sur le coup de la colère, mais dans cet espace aussi étroit, c'était un peu impossible, et il devait garder le contrôle. Lâchant la pauvre épaule et laissant l'homme fuir dans le Magicobus, Klarh rejoignit ses deux compagnons sur le trottoir.


" Quel sale... Rhh..."

Il s'écarta quelques instant des deux autres, secouant la tête, fermant les yeux, il fallait qu'il se reprenne et se calme, sinon il risquait d'effrayer les moldus avec son regard de crocodile... Et surtout que dans cet état, il risquait de se retrouver avec des pointes écailleuses lui poussant dans le dos. Bonjour le secret magique... Il fallait éviter de se mettre le Ministère à dos...

Anna se battait avec son balais et pestait dans tous les sens. Klarh ne pût s'empêcher de sourire : elle n'arrêtait pas, une vrai pile. Voulant se rendre utile, il récupéra l'éclair de feu de ce Mr Kunkhyab, et le fit léviter d'un coup de baguette au dessus de leurs têtes. Etant invisibles, les bolides ne risquaient pas d'attirer l'attention des moldus. Sur le coup, le jeune homme ne pensa pas à celui d'Anna, s'en étant éloigné pour ne pas se prendre un coup d'objet invisible.

Le trio arriva enfin au port de..."truc imprononçable"... A croire qu'avec ses origines Françaises et Russes, Klarh avait du mal avec certains mots et noms. Il y avait là un bon nombre de bateaux qui flottaient paisiblement, rangés les uns à côté des autres. En fin de ligne, un bolide flambant neuf (ou bien entretenu) faisait contraste avec les autres rafiots tout moches qui risquaient de couler si le jeune homme imposant y mettait un pied.

Un vieux pêcheur les aborda alors qu'ils contemplaient l'engin. Il s'agissait de son bateau, son bijou, son "bébé"... Il ne manquait plus qu'un nom de femme pour bien cadrer aux stéréotypes du vieux marin. Mais ce n'était pas du tout le genre de Klarh de poser ce genre de question, il fallait trouver un moyen d'emprunter cette merveille... Vu qu'Anna semblait trop effrayée pour monter sur une des coquilles de noix toutes rouillées qui se trouvaient derrière eux.

Croisant le regard de ses partenaires, Klarh comprit immédiatement ce qu'il devait faire : se décaler sur le côté pour cacher la blonde, qui pointa aussitôt sa baguette sur le moldu.


** T'as pas intérêt de te tromper de cible, sinon j'te tue... ** maugréa-t-il dans sa tête

Apparemment, la sorcière s'en sortait pas mal avec les sortilèges pour embrouiller la tête des gens, le moldu les regardait avec un air totalement abruti. Anna savait donc jouer avec les souvenirs... C'était assez inquiétant... D'autant plus qu'ils avaient passés une nuit au même endroit... Heureusement, il se souvenait de tout ce qui s'était passé, il s'était bien endormi dans la salle du bas, tandis que la jeune blonde dormait à l'étage. Et puis... Iris lui aurait fait la remarque... Si jamais...

Il secoua légèrement la tête, essayant de penser à autre chose, ce n'était pas le moment de se faire des films (d'horreur), et bientôt, le moteur du bateau s'emballa, et le vieil homme au regard vide disparu de leur vue. Levant son bras au dessus de sa tête, il attrapa les deux balais qui flottaient au dessus de lui, et dont le sortilège d'invisibilité allait se dissiper d'un instant à l'autre... C'est à dire lorsqu'il les tendit à Gyaltsen.


" Faudrait les mettre dans un coin, pour l'instant on en a pas besoin, et puis... Faut conduire ce truc, ou du moins faire semblant, on est pas seul par ici..."

Quelques minutes plus tard, sous les grands sourires moqueurs d'Anna, Klarh faisait semblait de conduire, tandis que les autres bateaux qu'ils croisèrent leur criait des "beau bateau", ou encore "bel engin". Il commençait à comprendre le choix du vieux pêcheur. Tout ce qui lui restait à faire était de se mettre torse nu, accrocher une paire de lunettes dans ses cheveux, et il aurait l'air du parfait bourge qui fait un tour avec ses amis. Sauf qu'il n'était pas du genre à se vanter, il ne roulait pas sur l'or et ce n'étaient pas ses amis. Quoique... Si, en fait, il faisait confiance à Anna, et ce Gyaltsen, si sérieux, si calme et semblant assez expérimenté... Il ne pouvait que lui faire confiance.

" Tu peux pas aller plus vite ? Les murlaps vont avoir le temps de mourir trois fois avec ta vitesse là..." remarqua la blonde, visiblement amusée.
" En fait, c'que j'attends, c'est que toi, tu meures de vieillesse... M'enfin si t'y tiens... " répondit-il

D'un coup de baguette, il brisa l'enchantement qui faisait avancer le bateau tout seul, levant une main pour imposer le silence à Anna. Il allait lui montrer que ce n'était pas une brêle. Le bateau perdit de la vitesse, et Gyaltsen les rejoignit, se demandant ce qui se passait, mais bientôt, le moteur se remit à ronronner davantage, tandis que l'animagus actionnait différentes commandes.

" Nouveau modèle et petit bijou, mon œil, l'moteur a l'air un peu vieux..."

Le vieux marin avait beaucoup plus misé sur l'apparence que sur les performances, et heureusement, parce qu'au moins, il était habitué aux vieux modèles. Anna semblait assez surprise, le voyant actionner certaines manettes.

" C'pas la première fois que j'prend un bateau, ça me rappelle ces excursions en France... Mauvais souv'nirs en fait..."
" T'es plus doué avec un bateau qu'avec un balais on dirait ! " fit remarquer Anna.
" Bah disons qu'un crocodile, ça préfère nager dans l'eau plutôt que dans les airs. "

Il lâcha un grognement amusé... Cette jeune Auror savait lui remonter le moral, mais en était-elle consciente ? Leur collègue plus âgé s'en était retourné à l'avant du navire, scrutant au loin, cherchant la cachette des murlaps. Autant lui laisser cette tâche, car Klarh ne connaissait pas suffisamment de détails sur ces rats-anémones.

Ils étaient maintenant assez éloignés des terres et ne croisaient plus aucune embarcation, Klarh appréciait ce calme, le vent qui lui ébouriffait les cheveux, Anna et Gyaltsen qui discutaient à l'avant de l'embarcation. C'était d'autant plus agréable que ce petit voyage en bateau n'était pas dans une optique de fuite face à d'horribles mages noirs qui voulaient leur mort... Ça changeait beaucoup de choses, pour le jeune homme.
Anna Ride
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Poufsouffle
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Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Animagus : Biche
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Re: Au Pays de Galles
Anna Ride, le  Mar 24 Avr - 13:16

HRP : Après plus de 8 mois d'attente, l'aventure des Murlaps reprend ! Wouhouuu \o/

Après avoir brouillé la mémoire du vieil homme propriétaire du bateau qui était, selon Anna, le plus fiable du port, les trois collègues prirent la mer avec Klarh aux commandes. Pour commencer, il avait choisi de faire avancer magiquement le navire puis s'était finalement pris au jeu et avait commencé à manier la barre fièrement. Les trois sorciers s'étaient lentement éloignés des côtes Galloises et prenaient le large en direction d'un endroit correspondant à la description donnée par Philéas.

Quelques moqueries plus tard, Anna s'était décidée à rejoindre l'aîné du groupe à l'avant du bateau. Ce dernier était concentré, ses yeux dans ses jumelles multiplettes, à la recherche d'un rocher semblable à celui qu'ils cherchaient. La jeune femme se mit à ses côtés et croisa ses bras sur la rambarde, se penchant légèrement en avant pour observer l'écume provoquée par le passage du bateau. Le vent s'infiltrait dans ses cheveux, les faisant virevolter en arrière et la jeune femme prit une profonde inspiration, laissant l'air marin lui fouetter doucement le visage. Elle qui, habituellement, n'était pas franchement à l'aise autrement que les deux pieds sur terre, appréciait plutôt le voyage.

« Tu vois quelque chose ? demanda Anna à son collègue observateur tout en se tournant dos à la rambarde.
- Non, toujours rien. dit-il sur un ton serein en retirant ses lunettes pour regarder la blondinette, avant de les remettre aussitôt.
- J'espère que ce n'est plus très loin, commença la jeune femme en se tournant à nouveau face à la mer, posant son coude sur le rebord afin de poser son menton dans la paume de sa main. Klarh n'est pas très crédible en commandant Cousteau. fit-elle en se tournant légèrement vers le concerné, le sourire aux lèvres.
- En réalité, nous ne savons pas où nous allons... répondit Gyaltsen en calant ses jumelles sous son bras et en se tournant vers la jeune femme. Les informations que nous avons sont relativement imprécises. Il jeta ensuite un regard amusé vers Findirs avant de poursuivre. Je trouve qu'il se débrouille plutôt bien. Aurais-tu fait mieux que lui Anna ? lui demanda-t-il, le sourire toujours sur les lèvres.
- Avec moi, on aurait même pas quitté la terre ferme, si tu veux mon avis. répondit l'intéressée. Tu veux dire qu'on avance à l'aveuglette ? Si j'ai bien compris, on saura qu'on y est lorsqu'on verra les murlaps, n'est-ce pas ?
- En quelque sorte, oui. Mais j'ai bon espoir, le détroit n'est pas si large que ça. »

Les deux collègues continuèrent de discuter de tout et de rien, faisant plus ample connaissance. Ils évoquèrent sa relation amicale avec Klarh, puis le mandat de Gyaltsen en tant que Ministre. Ils parlèrent de leur raison à devenir Auror ou encore de la raison pour laquelle Anna détestait voler sur un balais. Findirs, lui, gardait le cap droit devant, imperturbable malgré la houle qui se faisait ressentir. Entre deux phrases, Gyaltsen remettait ses jumelles sur son nez afin d'observer les environs à la recherche de quelque chose pouvant lui indiquer qu'ils approchaient de leur destination.

Après peut-être une bonne heure de navigation, Gyaltsen aperçu un gros rocher au loin et, grâce à ses multiplettes, il réussi à distinguer l'objet de leur venu ici. Restant à l'avant du bateau, le Serdaigle demanda à la jeune femme d'indiquer à Klarh la direction qu'il devait prendre. S'exécutant, la jeune femme arriva à côté de son ami et pointa le doigt en direction du rocher qui se dessinait doucement à l'horizon.

« Cap au nord capitaine ! hurla-t-elle à l'oreille de Klarh, le doigt toujours pointé vers le rocher.
- C'pas l'nord ça, hein. grommelat-il.
- Ah oui ? Et comment tu l'sais hein ?
- Bah... Il fit un signe du menton en direction de sa baguette, posée sur une surface plane. La baguette pointait dans la direction opposée de celle indiquée par Anna. C't'un sortilège de Pointe au Nord que j'ai lancé et, t'vois, là bas c'pas l'nord quoi.
- ... Oui, bon. Bah direction là bas quoi. finit-elle par annoncer, dépitée par le pragmatisme de son ami. T'es vraiment chiant, tu sais ça ? » souffla la jeune femme en donnant un coup de poing dans l'épaule massive de Findirs.

Alors que les trois Aurors avaient enfin déniché l'endroit qu'ils cherchaient désespérément depuis près d'une heure et que, enfin, ils s'en approchaient, ils entendirent soudain un bruit de moteur et une sirène. Se retournant, Anna aperçu avec horreur un bateau s'approcher vivement et des moldus à bord. Des policiers moldus, pour être tout à fait exact. «Stoppez votre véhicule immédiatement !» hurlait une voix dans un mégaphone à leur encontre. La Poufsouffle lança un regard inquiet à son ami qui était aux commandes de l'engin. Pourquoi avaient-ils été prévenus ? Peut-être que le vieil homme avait retrouvé sa mémoire ? Mais non, c'était impossible, elle avait déjà fait ça des dizaines de fois... Ou alors, une donnée lui avait échappée dans son sortilège de faux souvenirs. Elle avait été optimiste en inventant cette histoire de toute pièce, concernant sa fille. Peut-être que le vieil homme n'avait pas de fille et qu'il avait donc repris conscience plus tôt que prévu ? *Chiure de dragon* pensa Anna tout en voyant Gyaltsen s'approcher du groupe de policiers.

L'ancien Ministre de la magie sorti sa baguette de sa poche arrière et la tourna entre ses fins doigts avant de la ranger à nouveau, juste avant d'arriver près des représentant de l'ordre moldu. C'était un signal, les deux Aurors restés en retrait le savaient parfaitement. Une main derrière son dos, Gyaltsen s'adressait au groupe d'hommes qui étaient restés dans leur bateau, à la hauteur du leur. La Serdaigle fit un signe de trois doigts, deux doigts, un doigt... «Stupéfix !» s'exclamèrent les trois sorciers, dégainant leur baguette en direction des policiers. Le petit groupe tomba raide sur leur bateau, n'ayant pas eu le temps de réagir. Gyaltsen grimpa également dans le petit navire et entama de lancer un Oubliettes sur chacun d'entre eux.

« Je retourne avec eux sur la rive, je m'en occupe. cria l'ancien Ministre à l'attention des deux autres Aurors. Occupez-vous de la mission, ne vous inquiétez pas du reste. N'oubliez pas que le but est d'en ramener le plus possible. On se retrouve au rendez-vous du Magicobus. » concu-t-il avant de s'éloigner à la barre du bateau des policiers.

Anna et Klarh se regardèrent, un peu sous le choc. Bon, ils étaient encore tous les deux en formations et n'avaient pas encore tous les automatismes du métier d'Auror. Si jamais quelque chose d'autre arrivait, ils allaient devoir faire preuve de beaucoup d'imagination. D'un autre côté, le fait que Gyaltsen soit parti allait leur permettre de faire leur preuve sur le terrain. S'ils réussissaient à mener à bien leur mission, ça serait objectivement un très bon point pour le début de leur carrière d'Auror.

Laissant de côté ce léger imprévu, les deux Aurors restés à bord du bateau reprirent la direction du rocher toujours visible. Il ne leur fallu pas plus d'une petite vingtaine de minutes pour arriver aux abords de l'énorme pierre où vivaient une colonie de murlaps, les animaux pour lesquels ils étaient venus se paumer au Pays de Galles. S'approchant au plus près, Klarh jeta ensuite l'ancre afin que le bateau reste le plus stable possible.

« Mais... C'est IMMONDE ! s'exclame la blondinette en se penchant vers le rocher, observant les bestioles qui grouillaient comme des fourmis. On dirait des rats. Des gros rats gluants ! Comment on va faire pour en récupérer le plus possible alors qu'on est que deux ? s'inquiéta la jeune qui, vraissemblament, n'avait pas envie de toucher à ces choses les mains nues.
- On va s'démmerder. Mais, j'te préviens, tu vas t'mouiller toi aussi. lui répondit son ami avant de retirer le haut de ses vêtements, se retrouvant rapidement le torse nu.
- Attends attends attends ! le retint Anna. Comment ça "moi aussi" ? Tu... Tu fais quoi, là ?!
- J'arriverai à rien comme ça. T'le sais bien. reprit-il tout en continuant son strip-tease improvisé, se retrouvant avec son bas de sous-vêtement comme unique appareil.
- Non, Klarh. Tu vas pas... Non ! Tu sais que j'déteste ça ! » hurla la jeune femme en essayant vainement de retenir son ami par le bras.

Mais il était trop tard. Klarh avait déjà grimpé sur la rebord du bateau et roulait ses épaules pour se préparer. Prenant une profonde inspiration, il expira ensuite lentement avant de se tourner vers Anna qui, mécontente de ce choix qui la répugnait au plus haut point, croisait les bras et le regardait en feignant de bouder. Le sourire aux lèvres, il ne lui en fallu pas plus pour sauter du bateau dans un plongeon avant de disparaître sous l'eau. La jeune femme toujours à bord s'approcha de la rambarde et se pencha en avant afin d'y voir quelque chose. Rien. L'eau était assez trouble et elle ne distinguait rien d'autre que le mouvement des vaguelettes à la surface. Puis, au bout de quelques longues secondes, Anna aperçu une ombre se dessiner dans l'eau pourtant trouble. Une masse qui grossissait à vue d'oeil. Une masse qui n'avait absolument rien d'humaine, Anna le savait que trop bien.

Le crocodile marin remonta à la surface de l'eau et se dirigea ensuite vers le rocher aux murlaps. Pourtant silencieux et discret, la grosse bestiole était bien trop massive pour passer inaperçu auprès des rats-crustacés qui vivaient sur le rocher. Klarh réussi cependant à attraper son premier murlaps dans entre ses énorme dents. Anna était écoeurée à l'idée qu'il puisse les croquer sans faire attention, déversant ainsi le sang de ces rongeurs marins dans sa gueule. Le pire, et elle le savait pertinemment, c'est qu'il aimerait ça... Le goût du sang, ça faisait parti des plaisir de l'animal dont il avait pris l'apparence et avec qui il partageait à présent l'esprit.

Arrivé près du bateau, le murlap toujours entre ses dents, Klarh balança sa tête de crocodile sur la droite et fit un mouvement brusque sur la gauche, desserrant en même temps l'étreinte buccal qui entourait le corps du rats-anémone. La bestiole atterrit lourdement dans le navire où se trouvait Anna, qui échappa un petit cri de stupeur lorsque l'animal percuta le sol avec violence. *Quelle délicatesse...* se dit la jeune femme en pensant à la brutalité du crocodile avant de lancer un Immobilus sur le corps du rat qui accusait la violence de son atterrissage forcé. Il ne restait plus qu'à savoir combien de murlaps Klarh comptait ramener à bord et, surtout, comment ils allaient faire pour tous les ramener en Angleterre...

HRP : Autorisation de Gyaltsen pour faire mouvoir/parler son personnage.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 28 Avr - 20:54


La petite promenade en bateau était assez agréable, Klarh faillis même oublier le motif de leur présence, sur ce navire volé... Du moins, emprunté sans consentement (ils ne comptaient pas le garder ni le revendre...le jeune homme avait une autre manière de voyager en mer... Plus agréable). Gyaltsen et Anna discutaient à l'avant, sans doute de la mission, ou de broutilles, chose qu'Anna savait faire avec brio.

Afin de pouvoir s'orienter convenablement (ou du moins... ne pas être totalement paumé), il lança l'enchantement des Quatre-Points, histoire de connaître la direction du Nord. Leur collègue plus âgé y trouverait sans doute une utilité, et Klarh ne comptait pas être un poids dans cette petite mission, Anna avait lancé ses sortilèges pour embrouiller la mémoire du vieil homme, et lui se contentait de conduire le bateau, comme s'il n'avait rien de mieux à faire... C'en était presque frustrant... Lorsqu'ils arriveraient au rocher des Murlaps, il se proposerait d'aider !

Anna vint à sa rencontre, cette jeune blondinette débordait d"enthousiasme... Il commençait même à se demander pourquoi la chef des Aurors l'avait acceptée dans ses rangs. Si ça se trouvait, elle était une adversaire féroce. Et puis il pouvait penser ce qu'il voulait, il l'appréciait bien, c'était une bonne amie.

Fulminant face à tant de sérieux de la part de l'imposant jeune homme, Anna s'éloigna, non sans envoyer un coup rageur dans l'épaule de Klarh. Non pas qu'elle lui avait fait mal, il était même sûr qu'elle s'était ruinée la main, mais n'osait pas l'avouer. Bien tenté d'envoyer une vanne à son amie, il fut interrompu dans ses pensées par un bruit inhabituel... Comme un...bateau qui glissait sur les eaux... Mais pas le leur... Agrémenté d'une affreuse sirène...Ils étaient suivis !


- «Stoppez votre véhicule immédiatement !»

Ah mince, les flics... Klarh sortit discrètement sa baguette, et la passa sur le tableau de bord : il suffisait de booster les performances du moteur avec un enchantement bien dosé... Et les Aurors pourraient échapper à ces moldus ennuyants. Alors qu'il s'apprêtait à appliquer sa magie au bateau, Gyaltsen passa tout près de lui, arrêtant sereinement son bras...

" Arrêtes le navire, ça ira..."

Émettant un grognement interrogatif, il vit l'Auror se diriger vers l'arrière du bateau, tandis que les policiers s'approchaient davantage. Obéissant à l'ordre de l'homme, Klarh éteignit les moteurs et se tourna vers les représentants de l'ordre moldus, notant au passage le signe de Gyaltsen... Ah ! Ils n'allaient pas perdre leur temps à essayer de trouver des excuses, Klarh approuvait totalement le choix de l'Auror. S'étirant lentement les épaules, impatient, il n'écouta même pas le début de conversation qu'inventa leur aîné, trop occupé à attendre la fin du compte à rebours qu'il faisait avec sa main derrière son dos.

Sans vraiment attendre, Klarh dégaina sa baguette magique et lança son Stupéfix en premier, suivi quelques fractions de secondes plus tard par celui d'Anna et Gyaltsen. Les policiers s'écroulèrent comme des mollusques, inconscients. Voyant l'ancien Ministre sauter sur le bateau des moldus, il compris tout de suite qu'il allait être seul avec Anna pour la suite des évènements...


- Je retourne avec eux sur la rive, je m'en occupe. cria l'ancien Ministre à l'attention des deux autres Aurors. Occupez-vous de la mission, ne vous inquiétez pas du reste. N'oubliez pas que le but est d'en ramener le plus possible. On se retrouve au rendez-vous du Magicobus.

Acquiesçant d'un mouvement de tête, sans perdre de temps, Klarh s'en retourna aux commandes de leur bateau.

" Aller...C'sont que des rats à ramener, ça devrait pas nous poser d'problèmes." fit-il afin de rassurer Anna, qui semblait un peu perdue.

Il fallait dire que lui aussi était quelque peu perturbé par ce changement de plan (lui qui était si strict sur tout ce qui touchait le domaine stratégique...), mais il fallait voir cela comme une opportunité de faire ses preuves. Ce n'était pas comme si les mangemorts allaient débarquer pour capturer ces pauvres petits murlaps à leur place... D'ailleurs, il était probable que les mangemorts n'avaient aucune idée de l'existence de ces créatures magiques. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, ils furent à hauteur du rocher des bestioles, et la plupart semblait ignorer totalement le navire qui s'était approché, comme si les petites bêtes avaient l'habitude... Klarh sortit rapidement sa baguette et détecta la présence de puissants charmes de protection : avec ceci, les moldus pouvaient passer tout près de cet endroit sans faire attention aux murlaps, c'était ingénieux ! Il s'agissait sûrement d'une organisation de protection des animaux magiques qui avait installé ces précautions.

Le jeune Findirs avait une furieuse envie de se baigner depuis qu'ils étaient montés à bord du bateau, et une idée saugrenue lui passa par la tête... Ignorant les plaintes d'Anna, il enleva ses vêtements, histoire de ne pas rester trempé une fois qu'ils auraient amassés suffisamment de bestioles. Ce fut avec le sourire qu'il songea au fait qu'il n'était pas plus mal que son bas de sous-vêtement n'était pas blanc, mais noir. Maintenant qu'il y pensait, il aurait été pratique de se mettre en maillot de plage, mais sur le coup, les deux apprentis Aurors n'y avaient sûrement pas pensé lorsque Gyaltsen était venu les chercher à Wood Stuff.


" Aller, à la flotte..." grogna-t-il pour lui même, après s'être étiré les épaules.

Il prit une longue inspiration, et plongea, non sans avoir gratifié Anna d'un regard amusé. Dès lors que sa peau entra en contact avec l'eau froide, il ne se gêna pas pour exprimer son soulagement... Car bon, sous l'eau, personne ne pouvait l'entendre... S'enfonçant un peu plus en profondeur, il alla se poser tout au fond, et entama sa transformation.

Son corps s'étira, ses yeux prirent une couleur ambrée tandis que ses pupilles se réduisaient à deux fentes d'un noir profond. Sa peau se recouvra d'une myriade d'écailles solides, et même en prolongement de son bassin, où une longue queue avait déjà poussé. Ses bras et jambes prirent des proportions différentes, son visage s'allongea en une grande gueule dont l'intérieur s'orna d'une multitude de crocs aiguisés comme des lames de rasoir. Enfin, pour achever tout ceci, des pointes écailleuses et légèrement ossifiées percèrent sur son dos, en plusieurs rangées partant de l'arrière de son cou jusqu'à la pointe de sa queue.

Émergeant à la surface, le crocodile marin vit la belle blondinette, penchée à la rambarde du bateau... Elle était bien appétissante, mais Klarh se concentrait pour ne pas perdre de vue son objectif : les murlaps... Et ne pas dévorer Anna ! Décidément, l'esprit de la bête était de plus en plus fort, ces derniers temps, le sorcier se devait de faire attention aux instincts de l'animal, qui pouvaient, tôt ou tard, lui faire faire quelque chose de regrettable.

Nageant rapidement vers le rocher aux rats-anémones, il piétina sur place, tournant sa tête à gauche, à droite...Bah, pourquoi les bestioles fuyaient ? Ses sens et réactions animales lui permirent d'attraper une de ces bêtes dans son énorme gueule : il ne risquait pas d'être affecté par les irritations de la partie "anémone" du murlap, au vu de la peau renforcée du crocodile, de son palais secondaire, qui lui permettait également de ne pas se noyer en ouvrant la gueule ou avalant une proie sous l'eau.

Nageant vers le bateau, il envoya le rat sur le pont d'un mouvement brusque afin qu'Anna le mette à de côté jusqu'à ce qu'ils en aient assez. Il entendit un cri, puis plus rien... Ah...les femmes.


** Bon, elle se grouille de m'aider ? ** pensa-t-il, frappant la surface de l'eau d'un puissant coup de mâchoire.

Une tête blonde se présenta à nouveau à la rambarde du bateau.

" Quoi ? Tu pourrais pas faire un peu plus attention ? Ces horreurs sont fragiles ! "

Tournant la tête vers le rocher, il laissa échapper un grondement sourd. Qu'elle ne le force pas à reprendre sa forme humaine...

" Oui oui, je t'aides... J'aurais vraiment dû prendre des gants."

Retournant vers le repaire des rat-anémones, sa tâche fut facilitée par sa collègue qui lançait des Stupéfix, Petrificus Totalus, Immobilus et autres sorts d'entrave dans le genre. Rassemblant les rats inanimés du bout du museau pour en faire un "tas", il sentit soudainement comme une sorte de brûlure au niveau du flanc, comme si quelque chose de brûlant venait de se frotter contre lui avec violence. Grognant, il se retourna brusquement, regardant aux alentours...rien. Relevant la tête, il vit une Anna avec les deux mains devant la bouche.

" D-Désolée... Ça va ? "

Jetant un œil sur le côté, le croco-Klarh vit qu'il avait quelques écailles en moins à l'endroit où le sortilège l'avait touché... Heureusement qu'il avait cette protection, et le cuir solide. Exaspéré, il posa sa tête sur le sol, soufflant par les narines. Anna était vraiment maladroite, il se demandait vraiment, si à l'avenir, il oserait se battre à ses côtés... Bon, à vrai dire, il risquait d'avoir du mal s'il devait se battre au côtés de plus de deux ou trois personnes, n'y étant pas du tout habitué...

" Klarh, tu fais quoi ? Grouille-toi là ! "

Grognant, Klarh retomba sur terre : que faisait-il ici ? Attraper les Murlaps, non ? Oui, c'était cela ! Bon sang, ses instincts de crocodile lui avaient encore joué de mauvais tours, avec le soleil, il s'était étendu, tranquillement, pour faire le plein de chaleur. Pour cela, il lui suffisait de repasser sous forme de sorcier, ne partageant pas tous les problèmes des véritables crocodiles marins. Se servant de sa gueule comme d'une pelle, il entreprit de prendre tous les Murlaps d'un coup, et nagea en direction du bateau... La gueule ainsi remplie, il ne pouvait pas vraiment les envoyer d'un coup, alors il se dirigea plutôt vers l'arrière du bateau, par là où l'on pouvait remonter sans avoir besoin d'une échelle. Se propulsant à l'aide de ses pattes arrières et de sa queue, il bondit pour atterrir à l'arrière du navire, qui pencha dangereusement, arrachant un autre cri à la blondinette.

" Klarh !! Bordel, qu'est-ce que tu fais ? Tu vas nous faire couler ! "

Ouvrant la gueule, il déposa les murlaps paralysés dans le coin arrière du bateau, et se laissa glisser pour retourner à l'eau. Du coin de l'œil, il vit deux rats glisser et tomber avec lui : ah non, ils n'allaient pas s'en tirer comme ça ! Plongeant en profondeur, il suivit les deux bestioles qui coulaient sans vraiment se diriger, toujours affectées par les sortilèges d'Anna, et entreprit de les récupérer dans sa gueule.

Malheureusement, faute au destin ou à la malchance, un courant sous-marin fit dévier les deux petits corps juste avant qu'il ne referme sa mâchoire, positionnant un pauvre murlap en plein sous ses crocs. Le goût de sang se répandit rapidement dans la gueule du crocodile, et incapable de retenir un afflux de comportement bestial, il asséna d'autres coups, mâchouillant le rat-anémone, le trouvant délicieux et croustillant sous la dent, ou sous les crocs, en l'occurrence... Trouvant la seconde proie d'un simple regard, il se jeta sur elle et l'attrapa par une patte, se décidant enfin à remonter à la surface avant de succomber totalement à l'esprit de la bête.

Une fois à la surface, il reprit rapidement sa forme humaine et remonta sur le bateau, le murlap à la main (tenu par le ventre, pour ne pas toucher la partie anémone qui le blesserait tout comme la piqûre d'une méduse). N'ayant pas eu suffisamment de temps pour se remettre de ce changement de corps, et aussi à cause du fait qu'il était trempé, il glissa et tomba au sol. La douleur à son épaule gauche eut au moins l'effet de le secouer un peu...Roulant sur le dos, il lança sans délicatesse ce dernier murlap en direction des autres, et se mit sur le dos, grognant de soulagement.


" Quatorze, Seize...Et dix-sept... Ça devrait être suffisant, tu peux même en manger un si tu veux que ça fasse un nombre pair." fit Anna, amusée.
" Non...non merci" grogna-t-il tandis que le souvenir du murlap croqué lui revenait en tête." Urgh..."

Se relevant d'un bond, il se précipita pour aller cracher par dessus bord ce qui lui restait en bouche. Le jeune homme ne voulait pas savoir de quels morceaux il s'agissait, c'était déjà suffisamment dégoûtant, mieux valait ne pas en rajouter. S'essuyant la bouche d'un revers de main (ainsi que de la moitié de son bras), il put y admirer une abondante traînée de sang.

" J't'en foutrais de l'instinct..." maugréa-t-il, s'approchant des commandes du navire, démarrant le moteur.

Et c'est ainsi qu'ils s'éloignèrent du rocher aux murlaps, espérant retrouver Gyaltsen à l'arrêt du magicobus. En chemin, Anna eut une excellente idée : mettre tous les murlaps dans un sac et lancer un charme pour que tout moldu qui regarde à l'intérieur n'y voie que du matériel de randonnée. Evidemment, son idée comprenait le fait que Klarh devait le porter, en plus des balais à nouveau rendus invisibles (qui n'avaient pas été très utiles, en fin de compte...). Le retour se passa sans encombres, outre le fait que Klarh s'arrêta dans le premier commerce moldu qu'ils croisèrent une fois avoir rendu le bateau au vieil homme (cette fois-ci Anna se contenta de faire disparaître les Aurors de l'esprit du vieillard), afin d'acheter quelque chose à manger... N'importe quoi, à condition de faire partir ce goût affreux de chair de murlap cru. Sous le coup de la gourmandise, il ressortit de la boutique avec quelques pâtisseries qui ne firent pas long feu entre l'imposant jeune homme et la blonde.

" Tu n'es pas censé avoir un régime strict pour garder tous ces muscles ? Alors donne moi ce truc ! " fit Anna, voulant voler ce que Klarh allait manger.
" Hrm ? Non non, pas du tout, j'mange équilibré pour ma propre santé, après, tant qu'je mange et que je m'entraîne, j'risque pas de perdre d'la masse... Et puis de quoi j'me mêle ? Je peux m'autoriser des écarts, moi !"
" Qu'est-ce que ça veut dire ? Reviens ici tout de suite, gros tas ! "

Les deux apprentis retrouvèrent Gyaltsen à l'arrêt du magicobus, comme prévu. Il leur expliqua qu'il s'était chargé de modifier la mémoire des policiers moldus, et après avoir jeté un œil au sac plein de murlaps, les félicita pour ce beau travail. Pour le trajet du retour, Klarh décida de s'installer au fond du bus à double impériale et dût endurer un autre trajet avec la tête d'Anna tout contre lui. Cette "sortie à la mer" n'avait pas été si horrible que ça, finalement, Klarh en revenait avec de bons souvenirs en commun avec Anna.

*~~~~~~~*

Aussitôt arrivés à Wood Stuff, Klarh emmena les rat-anémones à leur collègue Auror, qui lui expliqua comment préparer les excroissances de ces bestioles : consommées après avoir macéré dans de la saumure, elles offraient une résistance accrue aux sortilèges, ce qui allait être très utile aux Aurors à l'avenir. En plus, Klarh se fit enseigner comment préparer de l'essence de murlap, bénéfique pour les blessures et apaisant la douleur. Avec les coups qu'il risquait de se prendre maintenant qu'il était Auror, Klarh resta attentif.

Usant de ses connaissances avancées en enchantements, Klarh s'empara d'une pièce du QG des Aurors pour la modeler exclusivement pour les murlaps qu'ils avaient capturés : autant en faire un élevage, pour pouvoir profiter aussi longtemps que possible des propriétés de ces créatures magiques. Se servant de sa mémoire, il reconstitua la mer ainsi que le rocher aux murlaps. Cet endroit ne devait pas être perturbé, et il avait bien fait de choisir une salle magique située dans un recoin peu utilisé du QG (un couloir qui ne menait à rien, donc rarement emprunté). Grâce à la lettre de Philéas, il prit connaissance des habitudes de ces rats marins, de leur régime alimentaire, et fit apporter des familles de crustacés, des algues et plantes aquatiques diverses, afin de reconstruire entièrement un micro-environnement dans lequel les murlaps pourraient vivre tranquillement et se multiplier à leur guise. Les Aurors n'auraient plus qu'à se servir de temps en temps pour préparer ce qu'ils voudraient avec les anémones des murlaps.

Toute cette préparation prit du temps, mais Klarh en était sûr et certain : le système installé serait opérationnel d'ici quelques mois, histoire que les bestioles s'habituent à leur nouveau territoire, et se reproduisent suffisamment afin que leur population ne soit pas affectée par la disparition de quelques individus.

L'imposant jeune homme était fier de lui. Pour une fois, il ne critiqua même pas son propre travail avec des détails perfectionnistes. Anna refusait de revoir les murlaps, ayant eu sa dose de rats pour "au moins un an".


[Fin du RP, enfiiiin, on a réussi ! \o/ ]
Calypso Otaway
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Serdaigle
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage



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Re: Au Pays de Galles
Calypso Otaway, le  Jeu 19 Juil - 20:11

[PV Valens Fenwick]

Le ciel pouvait bien être bleu, les oiseaux pouvaient bien chanter et les enfants rire aux éclats que cela n'aurait pas fait sourciller une seule seconde la grande rousse qui se tenait sur les quais. Le regard ambré perdu dans les clapotis que laissait le vent sur l'eau scintillante et miroitante, elle était plongée dans ses pensées, quelque part dans un autre monde, entre le ciel et l'océan, flottant au milieu du vent. La sensation qu'elle goutait lorsqu'elle montait sur un balai aurait pu s'apparenter à cela, mais avec beaucoup moins de vitesse, plus de calme, plus de liberté. Et pourtant son air impassible ne reflétait pas du tout le combat à mort qui se déroulait dans son esprit.

Parfois des problèmes paraissaient insolubles. Ceux qui l'assaillaient en ce moment ne l'étaient sans doute pas, mais aucune des solutions ne lui convenaient réellement. Et tant qu'elle n'accepterait pas la situation, elle ne pourrait pas avancer. Mais pour le moment, quelque chose la perturbait, un problème qui surpassait tout les autres. La métamorphomage qu'elle était mourait d'envie de pouvoir faire jouer son pouvoir, pourtant c'était tout simplement impossible. Elle avait consulté les plus grands médicomages de Grande-Bretagne et ses collègues n'avaient rien pu lui dire de vraiment concluant. Quelques théories, quelques suppositions, mais rien de plus.

Elle avait passé des heures et des heures à chercher dans d'immenses bibliothèques afin de trouver une réponse, pourtant rien de semblable n'avait été écrit là-dessus auparavant. Elle commençait à désespérer quand un soir, elle reçut un hibou des plus étranges. Rien n'aurait pu la préparer à cette lettre. Anonyme, écriture fine et élégante, langage soutenu. Une lettre qui semblait à la fois distante et à la fois tendre et avenante. Que penser de ce genre d'attention, surtout lorsque le sujet abordé était on ne peut plus intime. Qui était l'auteur de cette lettre et comment cette personne avait-elle su ? Quoi qu'il en soit son contenu était fort troublant.

Et là voilà qui se tenait tel un piquet sur les quais, les yeux plongés dans le bleu azur de l'horizon, qui s’apprêtait à faire une chose qu'elle n'aurait pas pensé faire un jour. Elle s’apprêtait à quitter Londres pour aller passer quelques jours dans un pays qu'elle ne connaissait que très peu sur les conseils d'une lettre venue de nul part. Le Pays de Galles... Cet inconnu le lui avait conseillé et elle, était sur le point de suivre ses conseils. Rien ni personne ne pourrait plus à présent l'en dissuader, mais au cas où on essayerait, elle préféra ne rien dire à quiconque de ses projets. Elle resserra la petite lettre qu'elle tenait encore entre ses doigts crispés. Elle avait écrit une lettre, une seule, mais ne savait pas à qui la laisser.

Qui serait cette personne chargée de passer le message au cas où il y aurait un message à passer ? Elle avait plusieurs proches de confiance à qui elle pourrait la confier. Will aurait du être celui-là évidemment, mais ces derniers temps ils n'étaient pas en très bon terme. Mélina ? Elle s'inquiéterait beaucoup trop et ne la laisserait pas partir dans son état. Alicia ? Trop éloignée et tout aussi attentionnée que Mélina. Klarh ? Il ne saurait pas gérer la situation. Elle ne voyait plus qu'une personne proche et éloignée tout à la fois. Sa demi-sœur Kaya. Oui elle, garderait les pieds sur terre et pourrait informer ses proches en cas de besoin. Uniquement en cas de besoin.

Céleste appela son phénix Cylas qui apparut sans perdre de temps. Elle accrocha le parchemin qui expliquait avec minutie et détails qu'elle allait pour quelques temps en vacances afin de préserver sa santé. Évidemment la source de tout cela n'apparaissait nul part, il était préférable parfois de garder certains secrets. Elle ne savait pas s'il serait possible de la joindre là-bas, ainsi avait-elle amené avec elle un petit miroir mystérieux, emballé avec précaution dans du papier de soie, qui pourrait lui permettre de communiquer en cas d'urgence.

La jeune femme resserra sa cape autour de ses épaules et vérifia une dernière fois si son sac était bien là sur son côté droit et jeta un œil à l'intérieur. Une valise entière qui tenait dans un petit sac à main, la magie était vraiment délicieuse. Elle ne savait pas exactement où elle allait, elle savait juste qu'elle devait se rendre à Cardiff et chercher une certaine grotte. Peut-être que là-bas on saurait la renseigner. Mais elle avait amené tout ce qui lui était nécessaire pour survivre pendant quelques mois. Pas qu'elle pense rester si longtemps, mais on ne savait jamais ce qui pouvait se passer dans les contrées lointaines. Elle laissa Cylas s'envoler à la recherche de sa soeur, puis elle se volatilisa elle aussi.

[* * *]

L'air était doux, bien que ni chaud, ni froid. Elle ne regrettait pas néanmoins d'avoir apporté avec elle sa cape. Ce pays était assez venteux et elle en aurait besoin pour ne pas tomber malade. La première chose à faire était de faire une première approche des habitants de la ville et d'essayer de trouver des informations sur cette fameuse grotte. Les endroits les mieux indiqués pour récolter des informations était évidemment les pubs. Ainsi se rendit-elle dans un bar quelque peu miteux, mais c'était ceux-là qui seraient les plus efficaces. La jeune femme se rapprocha lentement du bar en sentant tout les regards se tourner vers elle. Au moins la population locale allait savoir qu'une étrangère à la chevelure rousse était de passage. Une irlandaise ?...

“Bonjour, je voudrais un whis...” quelque chose la tirailla dans l'estomac avant qu'elle ne se ravise. “Une limonade s'il vous plait”.

La jeune femme serra les dents. Il ne semblait y avoir que des moldus par ici, ce n'était pas le moment de dire des bêtises et de se faire remarquer, voire de se faire chasser à coup de pierres. Elle récupéra sa limonade et alla s'installer dans un coin. Son regard ambré empli de reflets roux fixait tour à tour chacun des consommateurs se trouvant dans l'établissement. Comment faire pour obtenir les informations dont elle avait besoin sans éveiller les soupçons. Puis soudain dans ce groupe d'hommes vraisemblablement aigris, elle aperçut une petite femme rondelette qui devait certainement être l'épouse du propriétaire et qui travaillait d’arrache-pied à dresser les tables un peu plus loin certainement pour le repas du soir. Céleste se rapprocha lentement.

“Excusez-moi. Je ne veux pas vous déranger dans votre travail mais, je voulais savoir s'il était possible d'avoir une chambre pour coucher cette nuit et si il était possible de manger ici ce soir et demain matin...” Oui une première approche basique mais c'était un début. Finalement, quand la femme prit la parole, elle vit que celle-ci était bien plus jeune qu'elle ne le pensait. Peut-être plus jeune qu'elle.

“Anglaise n'est ce pas ? Votre accent ne trompe pas. Il y a des chambres si vous avez de l'argent. Nous ne faisons pas la charité par ici”

Étonnée par ce langage quelque peu directe, la jeune femme plissa les yeux.

“Oui évidemment que j'ai de l'argent et ...”

“Dans ce cas je vais vous mener à votre chambre immédiatement”

Et lorsqu'elle disait immédiatement, elle ne plaisantait pas. Elle disparut dans un couloir et la jeune femme du lui courir après pour ne pas la perdre à travers les différentes pièces de l'auberge où elle venait de mettre les pieds et qui se trouvait derrière le pub.

“Vous n'avez pas de bagage ?”

“Je... non je suis de passage ici. Je voulais savoir si ...”

“Voici votre chambre. Le souper sera servi à partir de 19 heures et le petit-déjeuner à partir de 6 heures. Avant de partir vous devrez payer la chambre au comptoir. Bonne soirée.” dit-elle avant de tourner les talons.

“Attendez ! J'ai besoin d'un guide. Pouvez-vous m'indiquer si je peux en trouver un ?”

Avec beaucoup de peine, elle réussit à expliquer à Céleste où trouver un guide. Celle-ci la remercia chaudement puis s'installa confortablement dans sa chambre. Après une nuit agitée et un petit déjeuner un peu juste pour le prix proposé, la jeune femme se dirigea au pieds de la montagne comme on le lui avait indiqué. Il y avait un château non loin de là et dans ses terres gigantesques une maison qui laissait toujours échapper de la fumée. Là vivait un bûcheron qui connaissait les environs comme sa poche et qui pourrait surement l'aider. La jeune femme fit teinter les pièces dans sa bourse. Oui, elle aurait peut-être besoin de cela pour le convaincre. La rousse frappa à la porte de bois et attendit.

Quelques instants plus tard, des pas lourds se firent entendre et un homme brun, barbus et un peu hirsute sortit de la maison l'air ahurit. Ses yeux bleus azurs avaient l'air de pourfendre l'âme de la demoiselle et étrangement son coeur se mit à battre dans sa poitrine. Ils passèrent quelques secondes à se dévisager ainsi avant qu'elle ne comprenne qu'elle devait prendre la parole. Confuse, elle lui fit le plus beau des sourires. Mais alors qu'elle prenait une grande inspiration afin d'exposer sa requête, il lui coupa l'herbe sous les pieds et d'un ton tranchant lui lança un avertissement.

“Je ne fais pas visiter les châteaux hantés et peu importe ce que vous ont dit les villageois je ne suis pas un phénomène de foire” avant de lui claquer la porte au nez.

La jeune femme fort étonnée décida de ne pas se laisser démonter. Après tout il était peut-être sa seule chance. Elle frappa de nouveau à la porte mais celle-ci ne s'ouvrit pas. Soupirant, la jeune femme récupéra discrètement sa baguette et la passa sur ses cordes vocales afin qu'il l'entende.

“Je ne suis pas là pour visiter un château encore moins pour ... pour vous juger ou je ne sais quoi. A vrai dire je n'ai pas tout compris mais...” mais elle s'arrêta là en voyant un peu plus loin sur le mur de la petite maison des tags qui avaient l'air d'avoir été fait pas des enfants aux crayons de cire. “Wizard” accompagné d'un dessin de bonhomme qui prend feu. La jeune femme choquée baissa sa baguette et son sort se dissipa. Serait-il possible que ? Mais avant qu'elle ne puisse peser le pour et le contre, la porte s'ouvrit et on la fit entrer. L'homme l'invita à s'asseoir et lui servit du thé lui assenant de s'expliquer. Elle lui expliqua alors son projet alors qu'il hochait la tête. Quand elle eut terminée, elle se risqua à demander.

“Qui a fait ces dessins terribles sur votre maison ? C'est ... vraiment déplacé.”

“Cela ne vous regarde pas. Et de plus je ne vous amènerai pas à cette grotte”

Le ton était sans appel et de surprise, l'impétueuse rouquine se releva renversant son thé, les points serrés, laissant échapper une exclamation outrée.

“Mais pourquoi ?”

D'un ton calme, tout en nettoyant ses bêtises, il répliqua :

“Trop dangereux”.

La jeune femme se laissa de nouveau tomber sur sa chaise démunie. Il était certainement son dernier espoir. S'il refusait, elle allait devoir se débrouiller seule. Elle sortit une arme qui pourrait peut-être l'aider et déversa sur la table les pièces d'argent qui pourrait appâter son éventuel guide. Elle espérait que cela marche, mais rien dans ses yeux ne brillait au vue de l'argent. Non il n'était pas de ces hommes cupides et envieux. C'était quelqu'un de bien. Du moins elle le pensait. Elle rangea alors ses pièces et se leva, se dirigeant vers la sortie. Il lui avait vaguement expliqué où se trouvait la grotte. Avant de sortir, elle voulait le prévenir.

“Je me débrouillerai seule. Merci pour le thé”

Puis elle ferma la porte. Il était temps qu'elle se mette en marche. Elle allait devoir marcher deux, voire trois jours pour arriver à la côté sous le vent, puis elle allait devoir chercher encore plusieurs jours cette grotte. On lui avait assuré qu'elle la reconnaîtrait au premier coup d’œil. Une énergie puissante se dégageait. C'était peut-être pour cette raison que les habitants ne s'y approchaient pas. Ils avaient peur de quelque chose qu'ils ne pouvaient comprendre. La magie. Elle marcha pendant un moment, mais la nuit venue elle devait se rendre à l'évidence. Elle était perdue. La jeune femme criant de rage se laissa tomber sur l'herbe verte et sortie sa baguette avant d'allumer un feu qui fit beaucoup de bien à ses doigts.

Elle grignota un paquet de ships puis s'allongea afin d'observer les étoiles. Au moins elles ne pourraient pas la tromper. Elle saurait retourner vers le village qu'elle avait quitté le matin même, mais elle ne trouverait pas cette satané grotte. Alors qu'elle commençait à s'assoupir, elle entendit un craquement. Se relevant brusquement elle se retrouva nez à nez avec l'homme qu'elle avait visité le matin même.

“Comment avez-vous...”

“Le feu. Si j'avais été un prédateur, vous seriez déjà morte. Vous n'êtes pas prudente et pourtant vous voulez allé dans l'endroit le plus dangereux du pays. Ma question est pourquoi ?”

“Cela ne vous regarde pas !” rétorqua Céleste un sourire au coin des lèvres.

“Et vous que faites vous ici ? Je croyais que vous ne vouliez rien avoir à faire dans ces histoires ?”

“Oui mais je ne pouvais pas laisser une si jolie demoiselle mourir de faim et de froid dans les dunes galloises.”

Le lapin rôti qu'elle mangea cette nuit là fut l'un des meilleurs de sa vie et sa nuit elle aussi fut douce et agréable. Fort heureusement car le voyage du lendemain fut lui long et pénible. L'homme qui se prénommait James la guida jusqu'à la grotte, mais une fois celle-ci en vue il s'arrêta. Il lui expliqua que leur voyage s'arrêtait ici et qu'il viendrait la retrouver au même endroit dans exactement trois jours et trois nuits. Et que si elle n'était pas là, il repartirait pour ne plus jamais revenir. Le cœur serré elle ne savait pour quelle raison, elle le remercia chaleureusement avant de lui dire au revoir. La jeune femme quand à elle fut tout de suite attirée par les forces de la caverne et s'y rendit lentement.

Elle pénétra dans cet endroit qui était à son grand étonnement sec et éclairé par des sortes de milliers de petits diamants. La jeune femme se rendit au centre de l'édifice si on pouvait l'appeler ainsi et laissa tomber cape et sac avant de s'asseoir en tailleur et de regarder avec étonnement autour d'elle. Les énergies magnétiques et magiques qui se déchainaient dans cette grotte était incroyable. Elle avait l'impression que sa magie ... oui se rechargeait. Comme si son pouvoir se renforçait aux moindres rebonds de ces ondes sur sa peau. Le sourire aux lèvres, elle respira profondément et ferma les yeux, se plongeant ainsi dans une sorte de transe.

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Invité, le  Sam 21 Juil - 18:07

[Pendant ce temps à Vera C... ]

Une main était tendue. Droit devant lui, entre le lampadaire crasseux et un mur barbouillé de symboles qui n'avaient rien de cabbalistiques. Pourtant, sous le halo orangé qui projetait sur lui une lueur sinitre en palpitant au rythme d'une ampoule en fin de vie, la main ne désignait ni le lampadaire, ni les inscriptions aussi explicites que dénuées de grâce. Elle ne désignait à vrai dire rien, la paume et ses cinq doigts se contentaient de se tenir là, légèrement tremblotante. Lui qui avait eu la main si sûre, le serpentard regarda avec un agacement mêlé d'anxiété l'agitation qui le gagnait peu à peu.

Des jours, des semaines, des mois... Le temps avait passé mais chaque jour le précipitait un peu plus vers un flagrant et cuisant échec, probablement son dernier. Traqué de tous côtés, sa fuite perpétuelle avait pour le moment réussie à le garder en vie en usant des quelques endroits où ses adversaires ne l'avaient pas à sa portée, des endroits sûrs ou du moins le pensait-il. Pourtant, ce n'était pas un succès, simplement une fuite en avant. Ses parents avaient déjà été de formidables adversaires, patients mais retords, envers lesquels il livrait une partie d'échecs truquée où il ne pouvait que se défendre et où chaque coup pouvait être le dernier. Leur victoire était programmée jusque dans sa chair et dans son âme, tous trois le savaient.

Comme si c'était encore là un tourment bien insuffisant, il avait fallu qu'une ancienne connaissance y mette son grain de sel. A présent, bien moins patient, Maximilien s'était mis également à le traquer comme un gibier de choix. Des mercenaires à ses trousses, une prime sur sa tête et le commanditaire en lui même manigançait il ne savait trop quoi. Fuir et se cacher n'était pas seulement devenu nécessaire, c'était également bien insuffisant. Car son adversaire avait clairement menacé la plupart de ses proches. Ahlys qui fut sa première amie à Poudlard et préfète de Poudlard. Rilla qu'il considérait, malgré leurs perpétuelles disputes, presque comme une soeur et préfète de Poudlard également. Katniss, cible de choix par excellence puisque elle détenait son coeur. Emma, qu'il tentait de manipuler via son démon et jouait avec elle d'une ignoble manière. Axelle, qu'il gardait non loin de lui pour l'utiliser comme une carte de secours, un moyen de pression de la dernière chance. Tous étaient menacés par cet énergumène. Tous étaient en danger de par son opposition et son refus de se soumettre à cet individu. Envers tous il se sentait responsable, faisant de leur protection un devoir en parallèle de son jeu du chat et de la souris... la souris étant malheureusement de son bord. Tous, le serpentard devait les surveiller étroitement et, même aidé de Hugin et dans une moindre mesure de Munin, c'était une tâche à en perdre la tête. Plus encore, il devait s'inquiéter d'un fait des plus troublant, ce Nerolase semblait sympathiser avec l'oeuvre de ses parents.

Si les uns ou les autres mettaient la main sur lui, il ne doutait pas un seul instant du destin qui lui était réservé. Il rejoindrait l'enfer auquel il appartenait et que de l'avis de ses bourreaux, il n'aurait jamais du quitter. Les amis du vert et argent n'étaient pas de cet avis, ils arguaient qu'il n'avaient jamais appartenu à cet avant-poste de l'abîme et que le monde auquel il appartenait était auprès d'eux, l'encourageant à se révolter et à résister. Honnêtement, le fuyard ignorait lesquels avaient raison ou tort. Sa seule certitude était qu'il devait parvenir à se donner la mort plutôt que d'être repris, une perspective bien plus douce, une échappatoire qu'il espérait ultime et sans faille.

Néanmoins en ce jour, ces évènements pesaient lourdement sur ses nerfs et sa main s'était mise à trembler. Loin d'être un phénomène isolé, c'était le témoin d'une agitation générale qui l'usait à petit feu et le rendrait moins efficace contre les périls auxquels il s'opposait. Le jeune homme en avait pleinement conscience et constatait à ce moment son déclin inéluctacle. Il avait besoin de forces, d'alliés, d'armes. Faiblir était la dernière des choses qu'il pouvait songer se permettre.

Toutefois, il ne pouvait pas s'arrêter plus longtemps dans cette ruelle, ce problème attendrait un endroit sûr. Il pensait avoir semé ses poursuivants mais des bruits de pas rapides venant des rues adjacentes et des toits lui prouvaient le contraire. Se plaquant contre un porche, il envoya son image fuir et disparaître en tournant au prochain croisement. Une vieille blague qui fonctionnait toujours et que ses poursuivant suivirent à perdre haleine. Deverouillant la porte derrière lui, il entra et referma, laissant les murs de la vieille masure hisser un rideau de paix entre lui et sa fuite pour reprendre quelques forces. D'autres bruits de pas résonnèrent dans la rue, ils devaient être plus nombreux que les fois précédentes. Ces mercenaires apprenaient.

Entendant, des ricanements, Valens comprit à son grand désespoir que cette vieille blague n'avait pas suffit à les posséder une fois de plus, le fugitif avait été pris à son propre piège à la place. Ces mercenaires apprenaient. Plus rapidement qu'il ne le pensait. La bâtisse et d'autres de la rue était probablement portégée contre le transplanage mais le temps manquait pour le vérifier. Hugin et Munin étaient au loin, occupés à surveiller ses proches comme leurs ordres le leur demandaient. La porte s'ouvrant et se refermant une fois de plus lui fit perdre tout espoir sur cette voie là. Tout espoir était envolé, toute solution rationnelle exclue.

Néanmoins, un homme poussé dans ses retranchements restait dangereux comme une bête acculée. Le désespoir amenait la folie, la folie était imprévisible et puissante. Créant la surprise, il lança en hurlant un bombarda retardum maxima. Personne ne faisait une telle chose à ses pieds, encore moins dans un espace confiné. Ses adversaires y laisseraient peut être sa peau mais le lanceur n'avait pas la moindre chance non plus. Plongeant dans un coin pour éviter les quelques sorts rageurs qui volaient à son encontre, le fou furieux leva un protego maxima avant de s'enrouler dans le tissu qui recouvrait sa cape en peau si particulière. La majorité des autres personnes dans la pièce cherchaient d'un regard affolé une échappatoire, s'élançant à couvert ou cherchant à défaire les scellés des différentes sorties de la pièce. Leur piège se refermait sur eux comme il se refermait sur leur cible, une pièce de plus en plus exigüe qui allait être détruite de fond en comble avec tout ce qu'elle contenait.

Evénement inéluctable, le monde explosa. Tout du moins ce qui constituait leur monde à tous en ce moment même. Se réverbérant sur les murs renforcés de la prison qu'ils avaient prévus à cet effet de crainte que leur cible ne fasse exploser un mur, l'onde de choc faramineuse rebondit à maintes reprises sur toutes les parois en s'amplifiant à chaque fois. Ecrasés et déchiquetés par la pression du souffle, les murs et les débris, une ignoble scène se dépeignait sous l'oeil de quelques cafards qui avaient été plus prestes à trouver refuge. L'esprit de Valens, quant à lui, erra au loin pour échapper aux souffrances de son corps.


_______________________________________________________________________________________


Une plaine s'étendait loin devant, s'achevant sur une petite colline. Le ciel se drappait de jais en étouffant un soleil d'un blanc laiteux. La terre, grise et poudreuse comme de la cendre s'étendait à perte de vue et brulait les pieds au travers des chaussures. Partout, des arbres noircis et dépourvus de la moindre feuille se dressaient comme des morts implorant une miséricorde qui ne viendrait jamais, leurs branches semblables à des doigts griffus tendus vers les cieux. L'air était lourd et le moindre souffle charriait des odeurs pestilentielles de charogne. Le monde entier avait perdu toute trace de couleur suggérant que l'âme même des lieux lui avait été arrachée. Le désespoir lui même était tombé en poussière comme une notion qui n'avait plus lieu d'être pour rejoindre un sol de souvenirs brisés. Une sourde horreur suintait des arbres comme une humeur noirâtre témoignant de l'autel auquel on sacrifiait l'humanité en ces lieux. Tel un goudron proche de l'ébulition, il sortait de fissures dans le sol désséché en dessous de l'épais tapis de cendres et collait aux chausses à chaque pas. Chaque élément de ce décor où toute volonté était futile s'insinuait lentement dans les âmes intruses pour en extirper tout désir et s'en délecter.

Valens aurait éclaté en sanglots s'il lui avait resté la moindre larme à gaspiller. Levant le regard et aperçut le manoir, celui qu'il n'aurait plus jamais voulu revoir, celui qui faisait passer cette plaine pour une fête foraine. Là où tout a commencé, là où tout finira. L'alpha et l'oméga. Il savait où il était, aucun doute n'était possible et son regard était résigné, presque éteint. La scène ne l'intimidait plus, il avait vécu ici quinze années, trop pour s'en émouvoir encore, trop pour rester véritablement humain. Cependant, il ne savait que trop ce que signifiait ce lieu pour la suite des événements, là où résidait l'épine qui gisait au fond de l'abîme. Il avait été trop faible pour lui échapper... il avait été fou de pouvoir le croire. Sa lutte était perdue d'avance.

Des séries de flash rapides, de quelques centièmes de seconde, lui brûlèrent l'esprit dans un contraste saisissant. Quelle était ce nouvel essai de torture? Celui ci lui était inconnu, nouveau. Quel apprentissage ignoble avaient-ils inventé en son absence? Non, leur nature était trop différente de celle des lieux, elle ne leur ressemblait pas. Ces images faisaient mal, très mal, pourtant elles semblaient positives. Des souvenirs qui subsistaient, vaille que vaille, ses proches lui demandant de résister. Toutefois, comment l'aurait-il pu?

Au fond de son âme, la prison de sa colère se fendilla à nouveau. Son fiel s'écoula en lui et il n'avait plus l'énergie de le contenir. Levant la tête vers les cieux, il poussa un rugissement de toute l'énergie que sa colère lui conférait. Un rugissement où se mêlait un hurlement de désespoir et un râle d'agonie. Il préférait exploser que de subir ces éternels tourments. Le ciel gronda en réaction et un éclair déchira le ciel. Pourtant, son rugissement couvrit le tonnerre et attira un autre esprit sur ce domaine. Il s'accrocha à ce dernier avec tout l'égoïsme dont il se sentait capable, conscient de laisser derrière lui une ancre, conscient de provoquer une catastrophe mais l'idée de n'en rien faire lui paraissant insupportable.



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Valens atterrit soudain sur une jeune femme et ils roulèrent tous deux sur un sol de pierre nue. La fin de son rugissement finit de mourir ici et le ciel lui répondit à nouveau. La magie des lieux vibra en résonnance avec les deux phénomènes et secoua la caverne d'un tremblement de terre. Blessé, épuisé et grogui, le serpentard se laissa chambarder de droite et de gauche sans réagir. Le vacarme fut à son comble quand tout parut s'écrouler. Des milliers de tonnes de pierre avaient chut aux alentours, ne laissant intact qu'un sanctuaire autour d'eux. Même en cet état, les décombres emplis de magie formaient une force surprenante qui les défiait de tenter quoique ce soit envers eux, une ultime et fatale tentative. Dans son délire, il tenta d'appeler Hugin et Munin à l'aide. Pourtant, aucune réponse ne lui parvint. Ni l'elfe, ni même le phénix ne pouvait entendre son appel ou parvenir jusqu'à lui s'ils l'avaient pu. Il était isolé, physiquement et magiquement complètement isolé... enfin presque. Il n'était pas tombé QUE sur de la pierre nue...
Calypso Otaway
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Spécialité(s) : Permis de Transplanage



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Calypso Otaway, le  Mar 7 Aoû - 8:28

Des milliers de couleurs défilaient devant les yeux fermés de la jeune femme, assise en tailleur au centre de la pièce. Des couleurs comme on aurait jamais soupçonné l'existence, des couleurs comme il n'est permis de les imaginer qu'en rêve. Lueur dans un ciel noir, telle une aurore boréale dans le froid polaire, elles défilaient dans une danse sensuelle et douce. Une mélodie qui venait lui caresser les sens et l'esprit. Qui mettait son cerveau en ébullition. Céleste avait tout simplement l'impression que ces lumières et ces couleurs représentaient une danse, formant elles-même une message bien particulier qu'elles voulaient passer à la jeune femme. Mais lequel ?

Elle n'arrivait pas à déchiffrer les signes, les codes et les sous-entendus. Pourtant elle était venu ici en quête de paix intérieure et de signes pour pouvoir l'aider à retrouver son pouvoir mais pour le moment, rien. Pourtant elle sentait bel et bien les bienfaits de la grotte. Cet endroit était non seulement magique, mais il était surtout une sorte de recharge pour les pouvoirs. Elle le sentait jusqu'au bout de ses doigts, elle le ressentait jusque dans sa chair. Les picotements provenant de la magie de ce lieu emplissait son corps tout entier, lui donnant un sentiment de plénitude et de béatitude qu'elle n'avait jamais connu.

Tout en continuant à se concentrer sur les différents phénomènes qui se passaient surtout dans sa tête, la jeune femme eut un frisson en pensant à ce que pourrait devenir cet endroit entre les mains de personnes mal intentionnées. Elle ne savait pas encore si ses pouvoirs pouvaient être décuplés grâce à cet énergie, mais elle sentait en elle comme une force grandissante et incroyable. L'idée que le Seigneur des Ténèbres et ses sbires puissent pénétrer ici afin d'avoir des pouvoirs plus importants, était une véritable source d'angoisse.

Mais autre chose étonnait la jeune femme. Dans la lettre anonyme qu'elle avait reçu, la personne connaissait cette grotte et ses bienfaits. On le lui avait décrit avec précision et on le lui avait conseillé. Cela signifiait que d'autres sorciers la connaissaient eux aussi et alors comment il était étrange que le site ne soit pas approprié, protégé ou encore un point de pèlerinage pour de nombreux sorciers. Ce genre de lieux étaient souvent investit par le ministère de la magie qui envoyait des Aurors ou des membres du ministère formés à cet effet. Ici, il n'y avait aucune trace d'une quelconque protection. C'était plus qu'étrange.

D'ailleurs, il était fort possible qu'au niveau curatif, cet endroit renferme des choses totalement incroyables. Oui en tant que médicomage, elle devait faire des prélèvements afin d'étudier les influences de cette grotte. Et si elle découvrait un remède miracle ? Une potion de renforcement ? Pour les Aurors, ce serait un atout particulièrement avantageux. A présent, la rousse jubilait et s'extasiait devait les différentes possibilités et sa concentration n'était plus que quelques filaments se perdant dans l'arc en ciel de couleur lumineuse. Ses yeux s'étaient même ouverts, observant avec attention et fascination les multiples diamants ornant l'édifice. Comment un tel endroit pouvait-il exister ?

Céleste se releva doucement et fit le tour de la grotte, passant ses doigts sur les pierres à la fois lisses, rugueuses, poreuses, puis sèches. Il y avait une énergie incroyable qui se dégageait de cet endroit et elle n'arrivait pas à trouver la source tellement les allers et retour des ondes étaient rapides et emplissaient l'air. Non elle n'avait jamais rien vu de tel auparavant. Mais alors qu'elle continuait son exploration, la voix de James raisonna dans sa tête. “trop dangereux” avait-il dit. Qu'est ce que cela signifiait ? Après tout il n'y avait pas l'air d'avoir de mages noirs qui se baladaient tranquillement sur les lieux. Alors pourquoi avait-il peur ?

Les moldus devaient peut-être craindre ce genre d'endroits à l’inspiration magique. Ne le comprenant pas, ne pouvait mettre un nom sur le phénomène, ils préféraient ne pas accepter la chose et la mettre de côté. Ce qui était totalement compréhensible pour des êtres inférieurs ou tout du moins qui n'avait pas le niveau de magie requise pour comprendre certaines choses. Mais d'un autre côté, elle n'avait pas eu l'impression que le visage de James n'ait montré de la peur. Non il ne craignait pas cet endroit, il l'évitait simplement. Y avait-il une différence ? Oui, cela signifiait qu'il savait ce que renfermait cette grotte. Alors la théorie de Céleste pouvait être plausible.

Cet homme n'était pas un moldu, c'était bel et bien un sorcier et il était certainement le gardien de cet endroit. Alors pourquoi est-ce qu'il avait laissé la jeune femme y pénétrer ? Trop concentrée sur ce qu'elle faisait, éblouie par les joyaux qui s'étendaient sous ses yeux, la jeune femme n'avait même pas vu l'évidence. Elle continua même un moment à marcher et à parler toute seule, s'exclamant sur les beautés de l'endroit avant de se rendre compte de quelque chose. Elle venait faire le tour complet de la grotte, longeant les parois. Oui un tour complet et pourtant ... nul lumière du jour, nul rayon de soleil, nulle étoile ou nul rayon de lune ne pouvait être aperçu.

Et pour cause ! Il n'y avait plus ni entrée ni sortie. La pierre s'était refermée comme une porte automatique, ne laissant aucune trace et aucune issue. Elle se retrouvait enfermée seule dans une grotte dont elle ne connaissait rien. Alors que le noir des ténèbres aurait dû l'engloutir, des milliers de lumières continuaient à danser tout autour d'elle. C'était décidément un lieu fort troublant et fort intriguant. Mais ce n'était pas le moment de s'extasier. Elle était enfermée, elle était prisonnière de cet endroit et les possibilités d'y réchapper étaient pour le moment minces.

La jeune femme s'était précipitée vers l'endroit où elle pensait être entrée quelques minutes ... non quelques heures ! Auparavant. Elle n'avait pas vu le temps passer non, mais elle n'avait surtout pas vu le piège se refermer sur elle. Car elle ne voyait pas ce que cela pouvait bien être d'autre. Pourquoi cette grotte se refermait elle sur elle si ce n'était pas pour lui jouer un vilain tour ? Serait-ce le fait de James ? Céleste se laissa glisser le long de la paroi et se prit la tête entre les mains. Sa gorge se serra mais elle ne devait pas se laisser aller.

Non il fallait qu'elle se ressaisisse, il fallait qu'elle trouve une solution. Elle avait assez de nourriture pour survivre une bonne semaine et de quoi survivre une de plus si elle ne faisait pas de gaspillage. Et si elle trouvait à boire dans cette grotte, voire à manger elle pourrait même pousser jusqu'à un bon mois. Oui c'était un temps totalement suffisant pour trouver une solution et sortir d'ici vivante. Elle devait rassembler ses méninges, son courage et surtout oui surtout garder son sang froid. Si elle se laissait aller à la folie, elle ne s'en sortirait jamais !

Elle se releva donc doucement, non sans réussir à neutraliser les tremblements qui avaient pris ses mains. Elle était dans une drôle de situation et elle devait faire attention. D'un autre côté, elle avait un peu d'espoir. Il était possible que la grotte se referme à une certaine heure pour se rouvrir à une autre. Ou alors l'entrée changeait constamment et c'était pour cette raison que la grotte n'était pas identifiable. La rousse doutait un peu de ses arguments, mais pourtant elle voulait garder espoir. Non elle ne mourrait pas ici.

La jeune femme récupéra sa baguette et même si l'endroit était ampli de magie, elle tenta tout de même le coup. Faire exploser la paroi rocheuse aurait du être un vrai jeu d'enfant, pourtant, aucun des sorts basiques ou pas d'ailleurs, qu'elle avait essayé ne fonctionnaient. Rien, pas la moindre petite égratignure. Tout les sorts avaient l'air d'être absorbés par une sorte de nuage magique. Au moins elle était fixée sur l'ampleur des dégâts. Enfin, du moins c'est ce qu'elle croyait. En effet, alors qu'elle tournait en rond comme un lion en cage, elle entendu une drôle de détonation.

Elle ne se poussa pas assez rapidement pour totalement éviter la bombe humaine qui était en train de dégringoler vers elle et ils roulèrent tout les deux à l'autre bout de la grotte. Un peu sonnée mais l'esprit toujours vif, elle récupéra sa baguette qui trônait un peu plus loin et se releva d'un bon, sentant à peine la douleur fulgurante qui lui traversa le dos. Elle pointa sa baguette sur l'intrus, les yeux lançant des éclairs. Des milliers de questions lui traversaient l'esprit à ce moment là, l'empêchant de se concentrer convenablement. Qui était-il, d'où venait-il ? La porte était-elle toujours ouverte quelque part dans cette grotte ?

Mais alors qu'elle s'apprêtait à tirer les choses au clair, quelque chose d'inattendue et pour le moins effrayant se passa. Elle eu le temps de se recroquevillée sur le sol avant qu'une pierre de deux tonnes ne viennent l’aplatir comme une crêpe et resta la, incapable de faire quoi que ce soit d'autre pendant que toute la grotte était secouée de part et d'autre par un tremblement de terre effrayant. Le ciel n'allait pas leur tomber sur la tête, mais presque. Et si la porte avait disparut précédemment, à présent il leur serait difficile de se frayer un chemin dans cet amas de rochers, de pierres et de poussières qu'avaient déclenché le phénomène. Prisonniers au milieu des gravas ...

ça, c'était fait ! La jeune femme prit quelques minutes à se rendre compte de ce qui venait de se passer. Les bras égratignés, les oreilles qui bourdonnait et ce fichu mal au dos lui firent perdre un moment la notion de temps et de lieu. Elle resta allongée par terre, inerte, attendant un miracle, que quelqu'un vienne la sortir de là. Mais rien ne venait. Ce fut une goutte d'eau venant glisser sur sa joue qui la fit réagir. La petite perle glacée et humide vint lui mordre le visage avant de dévaler la pente vers le creux de ses lèvres. De l'eau ... de l'eau qui venait du plafond ...

Céleste se releva doucement et se mit en position assise, se cala le dos à un rocher et observa l'individu qui avait peut-être déclenché ce massacre. Elle était trop faible pour s'énerver et hurler, pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait. L'eau continuait à tomber, goutte à goutte près d'elle comme pour leur dire qu'ils étaient prisonniers mais que quelque chose veillerait à ce qu'ils vivent assez longtemps pour subir d'autres tortures. Elle se croyrait dans un mauvais film d'horreur. Pourtant ils ne pouvaient pas continuer à rester là, ainsi sans rien faire. La baguette toujours serrée entre ses doigts elle l'observait.

“Comment avez-vous fait pour atterrir ici ? Qu'est ce qui vous a prit ? Regarder le beau désastre dans lequel vous nous avez mis !”

Certes, la jeune femme exagérait un peu. Avant qu'il n'arrive elle était déjà dans le pétrin ! Mais il fallait bien qu'elle trouve un coupable. D'ailleurs en y regardant d'un peu plus près, le visage du jeune homme lui disait quelque chose. Peut-être une tentative de son cerveau pour se rassurer ? Peu importait qui il était après tout, ils étaient coincés ici et pour un bon moment il fallait s'en rendre compte. Alors ils allaient devoir cohabiter et trouver une solution ensemble.

“Je crois qu'on est un peu au fond du gouffre là...”


Un petit sourire apparut sur ses lèvres malgré la situation. Elle ne savait pas si elle pouvait avoir confiance en celui-là, mais elle n'avait pas peur. Elle était une combattante professionnelle et elle ne comptait pas se laisser avoir par lui. En revanche elle aurait besoin de cet inconnu pour sortir d'ici et c'était un fait. Elle n'y pouvait rien. Ils allaient devoir travailler en équipe. Elle avait pourtant cesse d'observer les parois et le plafond, elle ne distinguait rien, aucune sortie. Alors comment diable était-il arrivé ici ? Le mystère restait entier, mais s'il se décidait à parler, elle trouverait peut-être un moyen. Du moins il fallait l'espérer.
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