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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Au Pays de Galles
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Calypso Otaway
Serdaigle
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Re: Au Pays de Galles
Calypso Otaway, le  Mar 7 Aoû 2012 - 8:28

Des milliers de couleurs défilaient devant les yeux fermés de la jeune femme, assise en tailleur au centre de la pièce. Des couleurs comme on aurait jamais soupçonné l'existence, des couleurs comme il n'est permis de les imaginer qu'en rêve. Lueur dans un ciel noir, telle une aurore boréale dans le froid polaire, elles défilaient dans une danse sensuelle et douce. Une mélodie qui venait lui caresser les sens et l'esprit. Qui mettait son cerveau en ébullition. Céleste avait tout simplement l'impression que ces lumières et ces couleurs représentaient une danse, formant elles-même une message bien particulier qu'elles voulaient passer à la jeune femme. Mais lequel ?

Elle n'arrivait pas à déchiffrer les signes, les codes et les sous-entendus. Pourtant elle était venu ici en quête de paix intérieure et de signes pour pouvoir l'aider à retrouver son pouvoir mais pour le moment, rien. Pourtant elle sentait bel et bien les bienfaits de la grotte. Cet endroit était non seulement magique, mais il était surtout une sorte de recharge pour les pouvoirs. Elle le sentait jusqu'au bout de ses doigts, elle le ressentait jusque dans sa chair. Les picotements provenant de la magie de ce lieu emplissait son corps tout entier, lui donnant un sentiment de plénitude et de béatitude qu'elle n'avait jamais connu.

Tout en continuant à se concentrer sur les différents phénomènes qui se passaient surtout dans sa tête, la jeune femme eut un frisson en pensant à ce que pourrait devenir cet endroit entre les mains de personnes mal intentionnées. Elle ne savait pas encore si ses pouvoirs pouvaient être décuplés grâce à cet énergie, mais elle sentait en elle comme une force grandissante et incroyable. L'idée que le Seigneur des Ténèbres et ses sbires puissent pénétrer ici afin d'avoir des pouvoirs plus importants, était une véritable source d'angoisse.

Mais autre chose étonnait la jeune femme. Dans la lettre anonyme qu'elle avait reçu, la personne connaissait cette grotte et ses bienfaits. On le lui avait décrit avec précision et on le lui avait conseillé. Cela signifiait que d'autres sorciers la connaissaient eux aussi et alors comment il était étrange que le site ne soit pas approprié, protégé ou encore un point de pèlerinage pour de nombreux sorciers. Ce genre de lieux étaient souvent investit par le ministère de la magie qui envoyait des Aurors ou des membres du ministère formés à cet effet. Ici, il n'y avait aucune trace d'une quelconque protection. C'était plus qu'étrange.

D'ailleurs, il était fort possible qu'au niveau curatif, cet endroit renferme des choses totalement incroyables. Oui en tant que médicomage, elle devait faire des prélèvements afin d'étudier les influences de cette grotte. Et si elle découvrait un remède miracle ? Une potion de renforcement ? Pour les Aurors, ce serait un atout particulièrement avantageux. A présent, la rousse jubilait et s'extasiait devait les différentes possibilités et sa concentration n'était plus que quelques filaments se perdant dans l'arc en ciel de couleur lumineuse. Ses yeux s'étaient même ouverts, observant avec attention et fascination les multiples diamants ornant l'édifice. Comment un tel endroit pouvait-il exister ?

Céleste se releva doucement et fit le tour de la grotte, passant ses doigts sur les pierres à la fois lisses, rugueuses, poreuses, puis sèches. Il y avait une énergie incroyable qui se dégageait de cet endroit et elle n'arrivait pas à trouver la source tellement les allers et retour des ondes étaient rapides et emplissaient l'air. Non elle n'avait jamais rien vu de tel auparavant. Mais alors qu'elle continuait son exploration, la voix de James raisonna dans sa tête. “trop dangereux” avait-il dit. Qu'est ce que cela signifiait ? Après tout il n'y avait pas l'air d'avoir de mages noirs qui se baladaient tranquillement sur les lieux. Alors pourquoi avait-il peur ?

Les moldus devaient peut-être craindre ce genre d'endroits à l’inspiration magique. Ne le comprenant pas, ne pouvait mettre un nom sur le phénomène, ils préféraient ne pas accepter la chose et la mettre de côté. Ce qui était totalement compréhensible pour des êtres inférieurs ou tout du moins qui n'avait pas le niveau de magie requise pour comprendre certaines choses. Mais d'un autre côté, elle n'avait pas eu l'impression que le visage de James n'ait montré de la peur. Non il ne craignait pas cet endroit, il l'évitait simplement. Y avait-il une différence ? Oui, cela signifiait qu'il savait ce que renfermait cette grotte. Alors la théorie de Céleste pouvait être plausible.

Cet homme n'était pas un moldu, c'était bel et bien un sorcier et il était certainement le gardien de cet endroit. Alors pourquoi est-ce qu'il avait laissé la jeune femme y pénétrer ? Trop concentrée sur ce qu'elle faisait, éblouie par les joyaux qui s'étendaient sous ses yeux, la jeune femme n'avait même pas vu l'évidence. Elle continua même un moment à marcher et à parler toute seule, s'exclamant sur les beautés de l'endroit avant de se rendre compte de quelque chose. Elle venait faire le tour complet de la grotte, longeant les parois. Oui un tour complet et pourtant ... nul lumière du jour, nul rayon de soleil, nulle étoile ou nul rayon de lune ne pouvait être aperçu.

Et pour cause ! Il n'y avait plus ni entrée ni sortie. La pierre s'était refermée comme une porte automatique, ne laissant aucune trace et aucune issue. Elle se retrouvait enfermée seule dans une grotte dont elle ne connaissait rien. Alors que le noir des ténèbres aurait dû l'engloutir, des milliers de lumières continuaient à danser tout autour d'elle. C'était décidément un lieu fort troublant et fort intriguant. Mais ce n'était pas le moment de s'extasier. Elle était enfermée, elle était prisonnière de cet endroit et les possibilités d'y réchapper étaient pour le moment minces.

La jeune femme s'était précipitée vers l'endroit où elle pensait être entrée quelques minutes ... non quelques heures ! Auparavant. Elle n'avait pas vu le temps passer non, mais elle n'avait surtout pas vu le piège se refermer sur elle. Car elle ne voyait pas ce que cela pouvait bien être d'autre. Pourquoi cette grotte se refermait elle sur elle si ce n'était pas pour lui jouer un vilain tour ? Serait-ce le fait de James ? Céleste se laissa glisser le long de la paroi et se prit la tête entre les mains. Sa gorge se serra mais elle ne devait pas se laisser aller.

Non il fallait qu'elle se ressaisisse, il fallait qu'elle trouve une solution. Elle avait assez de nourriture pour survivre une bonne semaine et de quoi survivre une de plus si elle ne faisait pas de gaspillage. Et si elle trouvait à boire dans cette grotte, voire à manger elle pourrait même pousser jusqu'à un bon mois. Oui c'était un temps totalement suffisant pour trouver une solution et sortir d'ici vivante. Elle devait rassembler ses méninges, son courage et surtout oui surtout garder son sang froid. Si elle se laissait aller à la folie, elle ne s'en sortirait jamais !

Elle se releva donc doucement, non sans réussir à neutraliser les tremblements qui avaient pris ses mains. Elle était dans une drôle de situation et elle devait faire attention. D'un autre côté, elle avait un peu d'espoir. Il était possible que la grotte se referme à une certaine heure pour se rouvrir à une autre. Ou alors l'entrée changeait constamment et c'était pour cette raison que la grotte n'était pas identifiable. La rousse doutait un peu de ses arguments, mais pourtant elle voulait garder espoir. Non elle ne mourrait pas ici.

La jeune femme récupéra sa baguette et même si l'endroit était ampli de magie, elle tenta tout de même le coup. Faire exploser la paroi rocheuse aurait du être un vrai jeu d'enfant, pourtant, aucun des sorts basiques ou pas d'ailleurs, qu'elle avait essayé ne fonctionnaient. Rien, pas la moindre petite égratignure. Tout les sorts avaient l'air d'être absorbés par une sorte de nuage magique. Au moins elle était fixée sur l'ampleur des dégâts. Enfin, du moins c'est ce qu'elle croyait. En effet, alors qu'elle tournait en rond comme un lion en cage, elle entendu une drôle de détonation.

Elle ne se poussa pas assez rapidement pour totalement éviter la bombe humaine qui était en train de dégringoler vers elle et ils roulèrent tout les deux à l'autre bout de la grotte. Un peu sonnée mais l'esprit toujours vif, elle récupéra sa baguette qui trônait un peu plus loin et se releva d'un bon, sentant à peine la douleur fulgurante qui lui traversa le dos. Elle pointa sa baguette sur l'intrus, les yeux lançant des éclairs. Des milliers de questions lui traversaient l'esprit à ce moment là, l'empêchant de se concentrer convenablement. Qui était-il, d'où venait-il ? La porte était-elle toujours ouverte quelque part dans cette grotte ?

Mais alors qu'elle s'apprêtait à tirer les choses au clair, quelque chose d'inattendue et pour le moins effrayant se passa. Elle eu le temps de se recroquevillée sur le sol avant qu'une pierre de deux tonnes ne viennent l’aplatir comme une crêpe et resta la, incapable de faire quoi que ce soit d'autre pendant que toute la grotte était secouée de part et d'autre par un tremblement de terre effrayant. Le ciel n'allait pas leur tomber sur la tête, mais presque. Et si la porte avait disparut précédemment, à présent il leur serait difficile de se frayer un chemin dans cet amas de rochers, de pierres et de poussières qu'avaient déclenché le phénomène. Prisonniers au milieu des gravas ...

ça, c'était fait ! La jeune femme prit quelques minutes à se rendre compte de ce qui venait de se passer. Les bras égratignés, les oreilles qui bourdonnait et ce fichu mal au dos lui firent perdre un moment la notion de temps et de lieu. Elle resta allongée par terre, inerte, attendant un miracle, que quelqu'un vienne la sortir de là. Mais rien ne venait. Ce fut une goutte d'eau venant glisser sur sa joue qui la fit réagir. La petite perle glacée et humide vint lui mordre le visage avant de dévaler la pente vers le creux de ses lèvres. De l'eau ... de l'eau qui venait du plafond ...

Céleste se releva doucement et se mit en position assise, se cala le dos à un rocher et observa l'individu qui avait peut-être déclenché ce massacre. Elle était trop faible pour s'énerver et hurler, pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait. L'eau continuait à tomber, goutte à goutte près d'elle comme pour leur dire qu'ils étaient prisonniers mais que quelque chose veillerait à ce qu'ils vivent assez longtemps pour subir d'autres tortures. Elle se croyrait dans un mauvais film d'horreur. Pourtant ils ne pouvaient pas continuer à rester là, ainsi sans rien faire. La baguette toujours serrée entre ses doigts elle l'observait.

“Comment avez-vous fait pour atterrir ici ? Qu'est ce qui vous a prit ? Regarder le beau désastre dans lequel vous nous avez mis !”

Certes, la jeune femme exagérait un peu. Avant qu'il n'arrive elle était déjà dans le pétrin ! Mais il fallait bien qu'elle trouve un coupable. D'ailleurs en y regardant d'un peu plus près, le visage du jeune homme lui disait quelque chose. Peut-être une tentative de son cerveau pour se rassurer ? Peu importait qui il était après tout, ils étaient coincés ici et pour un bon moment il fallait s'en rendre compte. Alors ils allaient devoir cohabiter et trouver une solution ensemble.

“Je crois qu'on est un peu au fond du gouffre là...”


Un petit sourire apparut sur ses lèvres malgré la situation. Elle ne savait pas si elle pouvait avoir confiance en celui-là, mais elle n'avait pas peur. Elle était une combattante professionnelle et elle ne comptait pas se laisser avoir par lui. En revanche elle aurait besoin de cet inconnu pour sortir d'ici et c'était un fait. Elle n'y pouvait rien. Ils allaient devoir travailler en équipe. Elle avait pourtant cesse d'observer les parois et le plafond, elle ne distinguait rien, aucune sortie. Alors comment diable était-il arrivé ici ? Le mystère restait entier, mais s'il se décidait à parler, elle trouverait peut-être un moyen. Du moins il fallait l'espérer.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 11 Aoû 2012 - 15:07

Au gré des lueurs octarines projetées par les parois rocheuses, il était toujours possible de contempler l'étrange scène qui se déroulait dans un lieu plus étrange encore. Les amas de roches ne semblaient pas avoir perdu à première vue de leurs propriétés magiques exceptionnelles. Le phénomène semblait aussi majestueux que terrifiant et les derniers échos du tremblement sonnaient comme un glas pour ceux qui se retrouvaient sous les décombres. Il ne semblait pas y avoir de courant d'air facilement identifiable, laissant se demander combien de temps l'air resterait respirable. Pourtant cette question restait théorique, seul un moldu armé de sa science aurait pu en faire une estimation plus exacte que "un certain temps".

La nouvelle "configuration" des lieux avait certes brisé l'harmonie qui pouvait y régner quelques instants auparavant. Cependant, les émanations magiques de la roche, même ainsi mise à nue, ne semblait pas avoir été altérées. Au contraire peut être, plutôt que d'être projeté uniformément dans une hémisphère, le flux dès lors chaotique et hétéroclite devenait plus violent. Les cristaux dans la roche qui animaient cet endroit, lui donnant sa couleur, sa force et son âme, ne semblaient pas limités à la surface de la roche comme l'auraient été des stalagtites formés au cours des ans. Les débris confirmaient au contraire que le coeur même de la roche était truffée de ces cristaux. Les deux prisonniers malgré eux étaient désormais exposés à une plus grande surface rayonnante de ces lueurs intriguantes pour une cavité d'un plus petit volume et avec une plus grande proximité. Le picotement de la magie qui s'insinuait en eux s'intensifiait en conséquence, devenant progressivement douloureux. Le corps humain était-il vraiment adapté et préparé à une charge si rapide et d'une si grande intensité?

Toutefois, les deux captifs ne prirent conscience de ces phénomènes que progressivement. Encore chamboulés par leur rencontre soudaine, le trempblement de terre ainsi que l'effondrement, leur état d'alerte et leur méfiance ne leur permettait pas une analyse aussi posée. Ils étaient enfermés et l'autre était potentiellement une menace. Ce d'autant plus que, baguette au poing, la jeune femme invectivait le nouveau venu sans nul doute responsable des récents malheurs. Blessé, terrifié, à bout de nerf, fatigué, menacé, las et soulagé tout à la fois, ce dernier eut une réaction qui fut sans nulle doute inattendue. Face à cette débauche de facteurs ressentis et face aux différentes sensations opposées que cela suscitait, Valens éclata de rire. Un rire nerveux, presque hystérique, mais néanmoins un rire. Cette manière de s'esclaffer trouva un écho dans ce qu'il restait de la salle mais fort heureusement sans rien déclencher d'autres que de la perplexité.

Lorsque ce rire finit par mourir sur ses lèvres, le serpentard se força à garder les yeux ouverts afin de darder son regard émeraude dans les yeux de son interlocutrice. Derrière ses pupilles se mouvait encore le paysage d'où il s'était évadé et qu'il tentait désespérément d'oublier tandis que les détails de sa nouvelle position peinait encore à se concrétiser dans son esprit, la plus douloureux en premier. Malgré ses efforts, il lui semblait plus simple de retenir l'eau d'un seau dans le creux de ses mains que de parvenir à fuir et rejeter complètement cet endroit cauchemardesque qu'il venait de quitter. Alors que sa conscience se focalisait de mieux en mieux sur celle qui avait amortit sa chute et semblait emplie d'une ire compréhensible, il prit la parole, toujours à terre, d'une voix plus dure que la voix douce dont il était coutumier, essuyant au préalable du revers de sa main un mince filet de sang qui coulait à la commissure de ses lèvres.

- Je suis... Désolé... Pour tout cela. Ce n'était pas dans mes intentions de provoquer quoique ce soit, ni de vous léser en aucune façon d'ailleurs. Néanmoins, comprenez moi bien, même si j'en suis sincèrement navré, je n'éprouve pas le moindre regret de l'avoir fait. Et si vous devez me tuer pour cela, je n'en aurai pas davantage. Le cas échéant, je vous saurai gré de pointer ailleurs cette baguette. Je n'ai déjà reçu que trop de blessures à mon goût aujourd'hui et un "accident" supplémentaire ne me tente pas vraiment.

Le blessé ne comprit qu'alors la portée de ses dernière paroles pendant que d'autres scènes lui revenaient en tête, se superposant à la scène en cours jusqu'à lui donner mal au crâne. Oui il était blessé, pensait-il vraiment pouvoir s'en sortir sans dommages? S'il n'aborait que des coupures superficielles grâce à ses sortilèges de protection et de sa cape en peau de grapcorn encore à moitié dissimulée dans le tissu noir de sa cape, il sentait par le sang qu'il crachotait, ses nausées et ses vertiges que les dommages internes ne devaient pas être aussi négligeable. Aussi près du point focal de l'explosion, à quoi pouvait-il s'attendre d'autre. Conscient d'être à la merci de celle qui se tenait non loin de lui, il ne chercha même pas à dégainer sa propre baguette.

Le sourire qu'esquissa la demoiselle le rassura quelque peu. il ne ressemblait pas au sourire sadique de quelqu'un savourant d'avance les tortures qu'il va infliger. Il semblait plus doux, plus amical. le trait d'humour confirma son estimation maladroite. Avec un soupir qui lui arracha une grimace alors qu'une douleur se propageait au niveau des côtes tandis qu'il inspirait, il entreprit de répondre auxquestion qu'elle avait posé. Dans une certaine mesure, sa "victime" avait le droit de savoir. D'ou venait-il et comment était-il arrivé ici? Il pouvait bien le lui avouer, elle ne comprendrait de toute manière pas vraiment tout le sens que prenaient ses paroles.

- Je me suis échappé d'un lieu où je ne retournerai pas et j'ai attrappé la première bouée de sauvetage passant par là que j'ai pu saisir. Je m'y suis accroché de toutes mes forces, du moins celles sui me restaient, afin de pouvoir fuir. Malheureusement pour vous, vous étiez cette bouée. Par contre, j'ignore quel est ce "ici", ni si vous aviez l'habitude de laisser vagabonder vos pensées dans de si étranges endroits.

Quant au désastre, c'était une autre affaire. Le déchu doutait de moins en moins que l'expression "être au fond du gouffre" puisse recouvrir deux sens simultanément. Il essaya de hausser les épaules avant que son corps ne lui rappelle qu'il s'agissait là d'une mauvaise idée, une très mauvaise idée dont il finit par s'abstenir, préférant l'alternative moins douloureuse de hausser les sourcils.

- Inutile de noircir le tableau. Que risquons nous? Au pire nous mourrons tous deux en ces lieux, enterrés, vivants certes, dans une tombe qui me semble digne d'un roi. Au mieux, nous serons capable de trouver une issue à ce problème, capables de continuer à remplir notre devoir envers nos proches.

Son air nonchalant face à la perspective de sa propre mort semblait pour le moins bizarre. Par contre, le côté le plus gai de sa phrase donnait une bonne perspective du type de personne qu'il était. Trop d'informations pouvaient être extraites de la moindre de ses phrases, son ennemi le lui avait déjà signalé ce gros défaut. Depuis que sa nouvelle personnalité était née, il n'avait pas réussi à corriger cette tare. Mais avait-il seulement essayé de le faire?
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 12 Jan 2013 - 13:10

Un "plop" sonore perturba la quiétude de la campagne galloise. Solange venait de transplaner dans ce pays depuis son habitation anglaise. Mais pour y faire quoi... À vrai dire, elle n'en savait trop rien, elle était ici sur un coup de tête, sur une lettre... Du Père Noël.... Merlin qu'elle avait été stupide ! Mais lorsqu'elle avait vu dans la Gazette que le Père Noël attendait les lettres de tous les sorciers et sorcières du monde, il fallait avouer qu'elle n'avait hésité qu'un court instant. Et lorsqu'elle avait écrit, elle avait demandé des choses irréalisables... La résurrection de sa soeur et des retrouvailles avec sa fille... Quoi que le dernier voeu était plus réaliste que le premier... Mais cela avait été plus fort qu'elle. Et le 25 décembre, elle avait reçu une réponse à sa lettre... Rendez-vous au Pays de Galles...

- J'y suis au Pays de Galles et maintenant je fais quoi ? Murmura-t-elle avant d'hausser significativement le ton. ET JE FAIS QUOI SANTA ?! Cria-t-elle au vent

Ses paroles résonnaient au loin et devant ce désert, Solange était prête à faire demi-tour. Elle avait été folle. Folle de croire, folle de penser que la magie pouvait tout, ou presque. Car si elle avait bien conscience de ne pouvoir ressusciter sa soeur, elle avait vraiment cru pouvoir retrouver sa fille...

- T'es stupide ma fille... Se dit-elle à haute voix.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 12 Jan 2013 - 19:12

Cao retomba brutalement sur le sol, se mordant la langue sur le coup du choc. Sentant le sang affluer dans sa bouche, la Gryffondor grimaça et se releva prestement, espérant que personne ne l'avait vu. Tapant du pied dans le fichu Portoloin qui l'avait emmené jusqu'ici, la jeune fille s'éloigna sans s'en soucier davantage, légèrement impatiente.

Il y a deux semaines, elle avait reçue une lettre de Santa Klaus qui lui avait conseillé de se rendre au Pays de Galle le 12 Janvier où elle trouverait " une surprise ". A cette annonce Cao avait d'abord été suspicieuse mais il y a quelques jours elle s'était finalement décidé à y aller : après tout Santa Klaus lui avait offert le cadeau de Noël qu'elle avait demandé, enfin un des deux, et elle pouvait au moins lui faire confiance pour cela.

A la pensée de sa demande de cadeau qu'il n'avait pu réaliser, la jeune fille se mordit la lèvre encore plus profondément. Elle se sentait tellement stupide d'avoir couché sur papier son rêve le plus cher ! Bien sûr que ce bonhomme en rouge ne pouvait rien faire pour elle ! Pourtant, en venant ici, elle n'avait pû s'empêcher de penser à la raison qui avait poussé Santa Klaus à l'envoyer ici. Inconsciemment elle s'était imaginé qu'il avait trouvé le moyen de combler le vide le plus immense de sa vie : l'amour d'une mère. Mais elle savait pertinemment qu'elle s'était lourdement trompé : pourquoi l'envoyer au Pays de Galle alors que sa mère vivait l'étage juste au dessus d'elle dans leur maison à Londres ? Et comment convaincre cette m!re si indifférente d'enfin l'accepter comme elle était ?

Réprimant un grand cri de rage, la jeune fille sentit la déception affluer en elle. Elle avait espéré un miracle...mais les miracles n'existaient pas et elle était bien placée pour le savoir. Alors pourquoi était-elle ici, toute seule, au milieu de nul part ? Grognant bruyamment, la jeune fille tapa du pied contre le sol et s'exclama dans le vide :

- Mais qu'est-ce que je fais là ?
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 12 Jan 2013 - 22:00

Solange avait, au bout d'un certain moment, commencé à avancer. Cependant, elle n'avait aucune idée du où... Ses pas la menaient alors qu'elle se reprochait sa conduite idiote. Elle avait été à Serpentard que diable ! Pourquoi avait-il fallu qu'elle devienne sentimentale à ce point là ? Tout ça à cause d'un espoir stupide depuis qu'elle avait remis le pied dans le monde de la magie...

Alors qu'elle marchait le long d'un sentier de terre, elle entendit une exclamation provenir de pas si loin que ça. Et en effet, en regardant bien, la blonde vit une jeune fille pas loin. Cet espoir insensé qu'elle discréditait plutôt revint en elle avec force. Alors, sans y croire réellement tout en y rêvant, la sorcière s'approcha de l'enfant. Elle n'était qu'à quelques mètres à peine lorsqu'elle s'arrêta près d'elle. La jeune fille avait de longs cheveux noirs mais ce fut tout ce qu'elle put voir, l'inconnue étant dos à elle.

- Dis ma belle, tu es perdue ? Tu as besoin d'un peu d'aide ? Lui demanda-t-elle gentiment et d'une voix douce pour ne pas l'effrayer.

Ce qui l'étonna, elle qui se fichait des autres sauf s'ils étaient de sa famille ou de ses amis proches... Mais là était le dilemme. Et si Santa avait réalisé son voeu ? Et si c'était bien sa fille ? Quoi qu'au fond, la belle Serpentard savait très bien qu'elle aurait agi de même si cela n'était pas le cas. Car voir une jeune fille perdue lui rappelait son passé. Elle-même s'était perdue dans une idée de vengeance alors que tout la poussait à être là pour son entourage. Alors qu'importe que ce ne soit pas sa fille, elle la retrouverait quand même. Quant à la personne en face d'elle, elle allait lui filer un coup de main. Si besoin il y avait et la sorcière avait la drôle d'impression que c'était justement le cas. Son instinct animal lui soufflait-il inconsciemment cela ? Où le ressentait-elle au fond de son coeur ? Elle ne pourrait le dire si on l'interrogeait...
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Jeu 25 Juil 2013 - 12:40

Les lumières clignotaient… Le sol tanguait… Les gens parlaient trop fort… L’atmosphère puait l’alcool ! Ah nan. Ca c’était moi… Le bar était rempli de gallois… Aussi plats que des cailloux qu’on  faisait ricocher sur l’eau. Tant de gens étaient ici ! Des petits, des gros, des moches, des salopes, des beaux gosses, des salopes, des laides… Surtout des laides… Tartinées de rouges à lèvres prunes, et chaussées de talons aiguilles qui feraient crever des châteaux gonflables… Ah nan ! Ca c’était les salopes…

Je me souvins d’avoir embrassé un mec… Mais je ne savais plus si c’était le brun puant le déo, ou le blond à la mèche folle. Un des deux m’avait pincé les fesses ! Et je l’avais giflé… Ca je m’en souvins… Le brun puant le déo, posa son regard bleu de fée des eaux de Tara Duncan sur moi. Mon cœur s’emballa, et fit même un tour de looping ! Wouhou ! Et là d’un coup, ce fut évident pour moi… C’était LUI à qui j’ai roulé une pelle !

Mon cœur fit un autre looping… Sauf que là, le looping était accompagné de substances qui semblaient remonter à la surface…
Mon estomac fit de gargouillements bizarres, et là je fus prise d’une envie imperceptible, de re-décorer le bar d’une substance verdâtre. Je me précipitais alors dans les chiottes les plus proches pour pouvoir tout ressortir dans un bruit horrible, qui me fit gerber encore plus… J’étais plongée dans la cuvette des toilettes, quand j’entendis des rires surgirent de derrière…

Je pris du PQ posé à côté, afin de bien m’essuyer la bouche pour remballer ce troll.
-Quoi ? Demandais-je les yeux mi-fermés. T’as un problème ??
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Lun 29 Juil 2013 - 16:04

Une brise lointaine effleurait la surface d'herbes hautes et scintillantes, elle transportait l'odeur du souffre : non loin de cette rase campagne se trouvait une mine inoccupée depuis des temps reculés. L'air était tiède, il était si bon de se balader sur les chemins sinueux d'une clairière galloise. Le voyageur marchait, profitant de ce paysage rupestre. Ses poumons inspiraient et expiraient un air qu'il jugeait pur. Un souffle céleste vint soulever les quelques mèches de cheveux auburn qui tombaient de manière désinvolte sur son visage opalin.

Au loin, le croassement d'un merle parvint dans la clairière. Gravé dans le ciel, Hélios acheva son unique trajet. Le voyageur pensa en faire de même et entama le chemin de retour. Le ciel, auparavant d'un bleu indistinct, s'était teinté d'un violet sombre mais non moins resplendissant. Les alentours d'un village isolé se dessinèrent. Quelques torches illuminaient la façade d'un pub populaire. Après un moment d'hésitation, le vagabond poussa la lourde porte en chêne afin de pénétrer à l'intérieur.

Un vacarme assourdissant régnait dans le commerce : quelques gallois descendaient de lourdes pintes de bière, quelques femmes reluquaient sensuellement la gente masculine et les serveurs renversaient pitoyablement les commandes adressées aux clients. Seuls quelques personnes dont la beauté ne correspond pas aux ridicules critères de la société, profitaient paisiblement de l'instant présent, un sourire hagard figé sur leurs visages.

Une femme au visage couvert de maquillage s'avança en direction de notre voyageur. Ses petits yeux de pourceau admiraient le corps du bellâtre. Les cheveux de l'aguicheuse semblaient étrangement faux et ses habits ne couvraient que quelques rares parties de son corps. A proximité de la commissure droite de sa bouche apparaissait un furoncle hideux et répugnant. Ses lèvres badigeonnées de rouge laissèrent échapper une voix chevrotante qui se voulait mielleuse.

– On s'ennui, mon chou ? Elle approcha un doigt potelé et caressa la joue de l'homme abasourdi, son ongle recouvert d'un verni pourpre écorcha sa peau. Les joues du probable client s'empourprèrent. Bien que le geste se voulait doucereux, il ne pouvait s'empêcher d'être terrifié par ce dernier.

– Non, non ! Excusez-moi, je-je dois trouver les toilettes ! Son ténor majestueux était troublé par le culot phénoménale de son interlocutrice. Rapidement, il se déroba de l'emprise de la Méduse, cette dernière le regarda s'enfuir, ses yeux dardant et sa bouche émettant un long sifflement.

Une porte bringuebalante peinait à se maintenir sur ses gonds au fond de la pièce. L'esprit vif du dérobé en déduisit qu'il s'agissait des toilettes. A peine eut-il le temps d'y pénétrer qu'une jeune femme arriva à toute vitesse pour se délester de son repas fraîchement ingéré dans les toilettes. Quelque peu vexé de s'être fait bousculer de la sorte, le jeune homme laissa s'échapper un rire faux qui dévoila de longues canines d'une blancheur nacrée. Les toilettes s'ouvrirent et laissèrent apparaître une femme aux cheveux bruns et au teint halé. Elle semblait offusquer par le rire cristallin qui résonnait, semble-t-il, en écho dans la pièce fortement éclairée par une simple ampoule. S'essuyant les commissures des lèvres avec un papier toilette, elle répondit à la provocation d'une manière dénuée de dignité. Un fin sourire se dessina sur les lèvres du voyageur qui se délectait du spectacle que lui offrait cette demoiselle malade.

– Non, je n'ai aucun problème, s'enquit-il d'une voix dédaigneuse. Enfin peut-être que si... Oui, les gens qui contaminent des toilettes me posent effectivement problème...

Ses yeux ambrés examinèrent son interlocutrice attentivement. Ces yeux appartenaient au fier Phoebe Monroe et jamais il ne se laissera impressionner par une femme à la parole légère.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Jeu 1 Aoû 2013 - 1:36

-Non, je n’ai aucun problème… Me répondit-il avec une tête écoeurée. Enfin peut-être que si… Oui les gens qui contaminent des toilettes me posent effectivement problème…
Quel con ! On ne pouvait même pas dégueuler tranquille ? Et qu’est-ce qu’il foutait dans les toilettes des filles ? Ah nan… C’était ceux des mecs… Il avait le gemme de Gilderoy Lockart vu comment il me regardait de haut… J'aurais bien aimé l'étripé sur le coup...

-Connard… Dis-je complètement pétée.

Je n’avais qu’une envie, c’était de rentrer à l’hôtel… Je poussais donc le con brusquement, avant de sortir des chiottes en trombe. Mon sac était derrière le comptoir, protégé par le seul non bourré de la soirée…  Mais une route d’embûches et d’obstacles se dressait entre mon sac et moi… Des couples qui dansaient comme des… Ben des… Bourrés ! Le mec à la mèche folle au bord du comptoir, des mecs qui chantaient leur hymne national en répandant du whisky pur feu partout… Je m’avançais, en poussant tout le monde à l’autre bout du bar, puis je m’adressai au barman d’une voix endormie…

-Mon… Mon sac ! Lui dis-je en mimant un sac à dos.

Il me dit quelque chose que je n’avais pas vraiment compris… Je lui hochai la tête, et je lui levai même le pouce, pour lui dire que j’étais d’accord. Au même moment, je sentis des mains se posaient sur ma taille, avant de flairer des grosses lèvres baveuses se collaient contre mon cou… Sur le coup, je n’avais pas réfléchi, j’avais juste perçu une chope de bièrraubeurre vide, et je l’avais fracassé sur la tête du mec collé à moi… Plusieurs cris aigus se firent entendre… J’arrachai mon sac des mains du barman, avant de prendre mes jambes à mon cou… Mon cœur fit volte face, quand j’aperçu du verre explosait à dix centimètres de moi !
Je sortis enfin de cette atmosphère, brumeuse et pesante, qui puait l’alcool. Et je pus alors profiter à la place, d’air frais, et d’un silence presque dégagé…

-Je voudrais une chambre, z’vous plait…
J’étais à présent à l’auberge d’en face… Adossé au guichet, devant une dame tartinée de maquillages… Horrible, c’était une manie chez les galloises d’avoir trois tonnes de maquillage ?!
La femme aux rouge à lèvres rouge pétard, me donna une clef me prévenant que c’était la dernière chambre… Je lui hochais la tête tel un âne assoupi, avant d’escalader les escaliers, un à un, en m’appuyant sur le mur… J’enviais même les ascenseurs dans les hôtels moldus…

Cinq minutes plus tard… J’étais dans mon lit, en pyjama, toute propre, les cheveux humides… Je tombais dans un sommeil inconfortable, rempli de moutons qui sautent des barrières, accompagnés de fumés jaunâtres, comme dans les dessins animés… Quand j’entendis un bruit de serrure suivi de la porte d’entrée qui s’ouvre… Je regardais ma montre, éclairée par la lumière du couloir… C’était trois heures et demi du matin… Trois heures après que j’avais quitté le bar. J’avais un mal de tête monstre, quand je m’écriais en prenant ma baguette :
-Qui est là ?
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Invité, le  Jeu 1 Aoû 2013 - 16:03

Les lèvres carmines de la jeune femme laissèrent échapper une insulte dans un souffle putride. Sa main vint pousser brusquement l'étranger afin de se frayer un chemin de sortie. Phoebe Monroe ne la lâcha pas du regard, observant prudemment ce personnage si énigmatique et singulier. Les commissures de ses lèvres s'étirèrent en un sourire discret mais radieux, illuminant son visage d'un halo innocent.

La nuit se fait plus noire, les esprits s'engourdissaient, les paupières s’alourdissaient. Les êtres humains profitaient du noir pour exécuter les pires péchés mais qui irait se confesser ? Seul la nuit était témoin.

La lourde porte du pub s'entrouvrit, laissant passer un homme à la silhouette parfaitement droite – chose assez rare en cette heure tardive. La lumière passant par l'ouverture de la porte éclairait le visage ivoirin de Phoebe Monroe. Son visage stoïque n'avait pas changé, seules ses joues avaient pris une teinte cramoisie. Quand la porte se referma – non sans un grincement sonore et lugubre – sa silhouette fut plongée dans un noir limpide. Seuls ses iris luisaient d'un éclat mordoré, perçant l'obscurité croissante.

Marchant d'un pas lent, il se rendit dans une bâtisse ancienne qui se trouvait en face du traditionnel pub. La façade était recouverte de lourdes pierres usées teintées de nuances de gris et consolidées par un ciment noirâtre. Quelques sillons creusés par la pluie se distinguaient du mur approximatif. Une porte semblable à celle du pub se creusait sur la façade. Au-dessus, un écriteau de bois était accroché. Heureusement, la vue perçante de la créature lupercale parvenait à déchiffrer l'inscription : « Auberge du vieux Sam, depuis 1814 » La main pâle de Phoebe vint se déposer sur la poignée rouillée, le métal froid lui glaça la paume. La tournant, il put pénétrer dans l'enceinte.

Franchissant le seuil, la lumière ambiante était si forte qu'il fut contraint de mettre sa main devant les yeux. Des lampions étaient dispersées aux alentours de la pièce. De longues tables en bois étaient disposées au centre. Une ambiance morne régnait et il fallait se tourner en direction du comptoir pour y trouver l'unique être vivant. L'aubergiste était endormie, la tête posée sur le comptoir abîmé. Sa bouche entrouverte laissait passer un ronflement sonore. Le sorcier s'y rendit et – par manque de patience – appuya frénétiquement sur la sonnette dorée, s'évertuant à réveiller la guichetière.

La femme se réveilla péniblement, arborant un visage maquillé. Il fit une moue hargneuse en découvrant le suffisant sourire du jeune homme. Elle se racla la gorge avant d'ouvrir ses lèvres tombantes et parler d'une voix étrangement rappeuse :

C'est pour quoi ?
– Bonsoir. Excusez-moi de vous déranger mais je souhaiterai coucher dans l'une de vos chambres, fit-il toujours enclin à cette courtoisie anglaise même en cette heure si tardive. Ce ne sera que pour une nuit.
Oui... Évidemment... Tenez, elle lui donna une clé, chambre numéro 13 au premier étage... Passez une bonne nuit, ou ce qu'il en reste...

Adressant un demi-sourire à l'aubergiste, il entreprit de grimper les escaliers. A chacun de ses pas, on entendait le grincement pénétrant des marches craquantes – bien que protégées par une moquette sale et dépassée. Une écœurante odeur de fumée de cigarette flottait dans l'air et il fut confronté a calme paisible en arrivant dans un long couloir tapissé, de toutes parts, de la même moquette beige et crasseuse. Ses yeux déchiffraient les chiffres d'or écaillées collées sur les portes tandis qu'il avançait de son fameux pas traînant. Quand il arriva au numéro 13, il saisit le trousseau de clé et enfonça la clé tordue dans la serrure. Entendant le fameux « clic » distinctif, il entreprit d'ouvrir la porte d'entrée – tâche pénible car la moquette ne facilitait pas la tâche.

Qui est là ?

Son cœur battant la chamade, il n'eut même pas le temps d'entrer qu'il avait entendu cette faible voix provenant du fin fond de sa chambre. D'un geste habituel, il sortit la baguette afin d'y voir mieux grâce à un Lumos informulé. Son pas était discret tandis qu'il entrait dans le minuscule appartement mais il était trahie par le craquement du sol. Brandissant sa baguette qui peinait à transpercer l'obscurité, il put apercevoir les contours d'un corps allongé sur le lit.

– Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Dit-il d'une voix trahissant son incompréhension. Il parvint à trouver l'interrupteur et à rompre ce noir si troublant. C'est ainsi que le visage de la jeune femme qui l'avait bousculé au pub apparu. Vous ? Mais que faîtes-vous dans ma chambre ?
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Invité, le  Jeu 1 Aoû 2013 - 19:56

-Mais… Qu’est-ce qu’il se passe ? S’éleva une voix, derrière un faisceau lumineux…
La lumière éclatante s’alluma d’un coup, laissant apparaître un homme à l’entrebâillement de la porte. Je ne pus vraiment le détailler, la luminosité élevée me brûla mes pauvres petits yeux !

-Put*** ! Eteignez !! M’exclamais-je d’une voix cassée, en me couvrant les mirettes avec mon bras… Vous êtes pas tout seul ici !!
Je ne compris pas vraiment ce qui se passait. Un homme assez grand, se trouvait à l’entrée de ma chambre, me demandant ce qui se passait. Sur le coup je paniquai, et je tapotai le lit pour voir si un mec s’y trouvait. Comme si j’avais couché avec quelqu’un, et que mon père venait de débarquer en criant… Plusieurs secondes s’écoulèrent, avant de me rendre compte que j’étais dans une chambre d’auberge miteuse…

Il y avait juste un inconnu, à l’ouverture de la porte qui m’était étrangement familier… Je ne savais pas vraiment où je l’avais croisé, je savais juste que je ne l’aimais pas. En le détaillant un peu plus, je pus remarquer qu’il avait des yeux marron, des traits fins, et une expression fermée. Ça ne me donnait pas envie de l’approcher !

J’avais l’esprit embrouillé, je n'avais même pas compris la suite de sa phrase... Mais ça ne m'empêcha en rien de le regarder méchamment, pour avoir osé perturber mon sommeil, alors que j’étais vulnérable, par un bon nombre de verres alcoolisés de la veille… Malgré sa tête qui ne m’était pas aussi inconnue que ça, je ne pus mettre un nom sur cette tête détestable…

-Vous vous êtes trompé ! Dis-je hasardeusement.  
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Invité, le  Ven 2 Aoû 2013 - 15:56

Impassible face aux exclamations de sa converse, le sorcier laissa l'assoupie se dépeindre tel un personnage bourru et impoli. C'est les lèvres pincées qu'il constatait lui-même du décalage de la scène, maudissant du bout des lèvres l'incapacité de l'aubergiste. Mais en cette heure tardive, il était dans l'incapacité de battre en retrait et fit un effort considérable pour émettre une pensée claire et relative concernant la situation.

– Hélas, non... Fit-il en un souffle exhaustif. Je suis bel et bien dans la chambre numéro 13... Et je compte y rester ! Sauf votre respect, je paierai demain pour avoir dormi dans cette chambre, je vais donc y dormir.

N'attendant aucune réponse de sa part, il se dirigea vers le divan agencé devant la fenêtre close par des volets anciens et délabrés dont le pourtour était teinté de rouille. Le divan était vraisemblablement en piteux état. Le velours, auparavant carmin, arborait une triste couleur bordeaux dont les nuances de noir trahissait un grand manque de soin. De la poussière gisait sur le matelas et les deux oreillers, placés aux extrémités, manquaient cruellement de rembourrage et ne détenaient aucune formes propres. Le voyageur était dépité à l'idée de dormir dessus.

L'état de fatigue actuel de Phoebe Monroe ne lui permettait pas de faire la fine bouche. Il partit dans la salle de bain se changer, ignorant avec brio sa colocataire du soir, afin de revêtir son pyjama. Chose faite, il s'allongea sur le divan, des volutes de poussière volaient, soulevés par le mouvement soudain du matelas. D'un coup de baguette, il éteignit la lumière aveuglante, laissant l'obscurité totale régner en maître dans la nuit. Seulement couvert par un fin duvet, le froid gallois transperçait sa peau partiellement nue tel un jeté de couteaux aiguisés. Enfin, ses paupières refermèrent lourdement, Phoebe s'endormit avec le pressentiment de passer une mauvaise nuit.

– Au petit matin –

Bien que la soirée fut longue et éprouvante, le sorcier avait la fâcheuse habitude de se réveiller aux aurores. Les prunelles cernées, il était parti commander le petit-déjeuner au réfectoire de l'auberge. Petit-déjeuner qu'il avait ramené par la suite dans sa chambre afin de le partager – comme le veut la tradition britannique – en compagnie de sa colocataire. Une colocataire qui lui laissait un goût amer à la bouche depuis leur rencontre fortuite d'hier soir. Déposant le plateau chargé sur une tablette bringuebalante, il attendit patiemment que la gracile femme se réveille.

La créature lupercale prit la décision d'ouvrir les volets afin d'arrêter de s'éclairer faiblement à l'aide de sa baguette. Tournant avec difficulté la poignet dont la peinture écaillait, il finit par ouvrir les volet déversant dans la modique chambre une lumière claire, chaude, idéale. Ne doutant point que les rais de soleil allaient réveiller d'un instant à l'autre sa colocataire, il s'assit avec grâce sur un tabouret douteux, juste en face de la tablette qui avait été positionnée de manière à ce que la jeune femme puisse prendre son petit-déjeuner tout en restant assis sur son lit qui avait l'air si confortable.

En la voyant se réveiller, il s'attendait à se voir attribuer de nouveau des insultes et des exclamations peu flatteuses. Une fois qu'elle fut correctement éveillé, Phoebe se racla la gorge avant de prendre la parole :

– Bien le bonjour, s'enquit-il toujours aussi poliment. Je vois que vous avez passé une bonne nuit... Je suis allé chercher le petit-déjeuner, venez donc vous joindre à moi ! Espérons que la cuisine d'ici soit meilleure que le service.

Saisissant ses couverts, l'ancien professeur succomba aux odeurs alléchantes du petit-déjeuner qui le tentaient depuis son acquisition au réfectoire. Avalant une partie de son œuf, il eut l'agréable goût du jeune mi-cuit et du blanc croustillant, c'est ainsi qu'il l'aimait. Il était indéniable, les gallois maniaient parfaitement l'art culinaire. Buvant une courte gorgée d'un jus d'orange sucré dont l'amertume n'était que très faible, il s'exclama :

– C'est un régal ! Qu'en pensez-vous ? J'espère que cette fois-ci vous n'allez pas vomir, fit-il non sans un clin d'oeuil. Plus sérieusement, je pense que dans ce genre de galère on pourrait au mois en profiter pour faire connaissance. Étant donné que ce village possède une population magique très élevé, j'en déduis donc facilement que vous êtes une sorcière, tout comme moi. Une question me trotte l'esprit... Où est-ce que vous travaillez ? Personnellement, je suis Auror auprès du Ministre depuis quelques mois déjà. Au fait, termina-t-il maladroitement, je m'appelle Phoebe Monroe.

Il n'était pas dans ses habitudes de déverser un tel flot de paroles, lui qui est pourtant si concis et dont la parole se fait rare. Il ne parlait que par cordialité.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 3 Aoû 2013 - 23:48

Des rayons lumineux filtrèrent à travers mes yeux mi-clos… Une odeur d’œuf grillé, et de confitures à la cerise emplit mes narines… Je me réveillai ensuquée, m’étirant toutes emmêlée dans mes draps, qui malgré leurs blancheurs délavées, ils m'étaient doux et confortables…

Je pus détailler pour la première fois, ma petite chambre d’auberge, et je me rendis compte qu’elle était dans un piteux état. La tapisserie laissait à désirer, avec sa couleur ocre écœurante, et les déchirures béantes qu’elle laissait passer à l’occasion, montrant un mur blanc cassé incrusté de poussières. Une grande armoire trônait le fond de la pièce, qui semblait aussi poudreuses, que le divan délayé d’à côté. Il y avait aussi une grande fenêtre à gauche de moi. Qui donnait sur un paysage de collines allongées, et de plaines profondes, avec même une montagne en fin fond de panorama… Magnifique… Le premier mot, qui venait à moi... En plus la lumière du soleil, venant d'un ciel parsemé de nuages en cotons, illuminaient parfaitement ce paysage...

Un toussotement se fit entendre.
-Bien le bonjour. Dit une voix grave et suave. Je vois que vous avez passé une bonne nuit…
Je me retournais pour voir la source de cette belle voix, quand je reconnu l’homme d’hier soir qui était rentré dans ma chambre…
-Je suis allé chercher le petit déjeuner. Poursuiva-t-il. Venez donc vous joindre à moi ! Espérons que la cuisine d’ici, soit meilleure que le service.

Pour illustrer sa pensée, il saisit alors les couverts, installés sur une table cahoteuse, où se trouvait un plateau qui semblait rempli de bonnes choses… Je pus distinguer deux plats d’œufs grillés, et quelques tartines de beurres, avec de la confiture rougeâtre…
Le jeune homme saisit alors ses couverts, et prit une bouchée d’œufs aux plats. Ça avait l’air délicieux, car il afficha une expression satisfaite, suivit d’un petit grognement…

Je m’assis donc sur mon lit, et ma tête me fit horriblement mal, comme si un marteau me forger le crane. Je fermai les yeux pendant deux secondes, et je commençai à mâcher une tartine mécaniquement. Le bon goût de la cerise prit en otage ma bouche…

-C’est un régal ! S’exclama le beau brun. Qu’en pensez-vous ? J’espère que cette fois-ci vous n’allez pas vomir. Blagua-t-il avec un petit clin d’œil, et un tressaillement de sourire.
Je le regardais avec des gros yeux effarée... « C’était lui le connard qui m’avait surpris dans les chiottes entrain de gerber ! » Me dis-je horrifiée… Ça y est, je reconnu l’homme qui m’étais tant familier, en face de moi… J’étais presque choquée, qu’il ait quand même accepté de dormir dans la même suite que moi, alors que hier j’avais autant de classe qu’un troll des montagnes ! Pour sa part, le bel homme ne semblait gêné le moins du monde, qu’une folle qui avait régurgité la veille devant lui avant de le traiter de connard, se trouvait en face, entrain de manger tranquillement, comme une sorcière normale…

-Plus sérieusement… Continua-t-il la mine plus attentive. Je pense que dans ce genre de galère, on pourrait en profiter pour faire connaissance. Etant donné que ce village possède une population magique très élevée, j’en déduis donc facilement que vous êtes une sorcière, tout comme moi…

Bonne déduction... Je ne m’étais pas posé la question si c’était un sorcier ou pas, n’ayant vu que deux ou trois moldus depuis mon séjour ici…

-Une question me trotte l’esprit ! S’exclama-t-il. Où est-ce que vous travaillez ? Personnellement, je suis un Auror, auprès du Ministre depuis quelques mois déjà. Au fait! Termina-t-il malahbilement. Je m’appelle Phoebe Monroe…

Je le détaillai, comme pour essayer de me l’imaginer en pleine action, se battant à coups de baguettes !

-Auror… Dis-je d’une voix rauque (je parlais pour la première fois de la journée), en le regardant, la mine dégoûtée.
Il fallait l’avouer, les Aurors, n’étaient plus vraiment ce qu’ils étaient d’il y a quelques années… Aujourd’hui, ils étaient plus des gardes du corps du Ministre Sudworth, qu’autres choses…

-Et il consiste à quoi votre travail au juste ? Demandais-je sur un ton innocent. Ca fait longtemps que je n’ai pas entendu parler de vous… Si ! La dernière fois, j’ai entendu dire que vous aviez arrêté un ex-taulard bourré qui proférait des injures au Ministre… Wouaw, quel boulot ! Par contre, ma cousine attend toujours des nouvelles de l’enquête sur le mec qui a assassiné une de ses plus proches amies…
J’avais dit ces derniers mots comme du poison... Comme si le mec en face de moi représentait le Ministère de la Magie…
« T’en as peut-être trop dit ! » Me souffla une petite voix dans la tête. C’était vrai ! Il n’était pas aussi fautif que ça en fin de compte. Il avait juste un travail…

-Je m’appelle April. Murmurais-je d’un timbre maussade, comme si j’essayais de me pardonner. April Warren… Je suis concierge à Poudlard.
Je pinçais des lèvres… Je venais de me rendre compte à quel point ça faisait con de dire que j'étais concierge, alors que j'avais blasphémé sur la fonction du mec qui était plus gradé que moi dans cette société… Je lançais un petit regard à Phoebe Monroe, redoutant sa réponse… Je venais à peine de le rencontrer, que je l’insultais déjà! Encore… Alors qu’il était tout gentil avec moi... Peut-être qu’avec peu de chances, je subirais de son amabilité qu’il semblait avoir en toute épreuve!
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Mar 20 Aoû 2013 - 15:13

[Vraiment désolé pour le retard et ce RP pas top...]


L'assoupie partie dans une longue élocution, fustigeant ainsi l'Elite Magique ainsi que le gouvernement. Bien que son point de vue n'avait rien d'objectif, Phoebe Monroe étira les commissures de ses lèvres en un sourire arrogant, se délectant de la voir s'emporter ainsi devant un homme qui pouvait l'arrêter pour tous les propos émis en ce lieu. Qu'il était fort agréable de la contempler, se ridiculisant d'une manière théâtrale, attendant que les rideaux se ferment pour retrouver ce qui semblerait être une once d'estime de soit.

Elle finit par parler de soit, daignant enfin répondre à ses questions et arrêter d'alimenter les jugements sur sa personne. Les révélations qu'elle offrit au voyageur le troublèrent : « Concierge » Elle n'était qu'une vulgaire concierge. Un vulgaire concierge qui débarque sur ses grands chevaux, proclamant que l'autorité magique n’exécute que le bon vouloir d'un Ministre. Cette femme... Elle lui apparaissait médiocre. La médiocrité, il détestait cela, il ne supportait pas ces personnes aveuglées par un effet de masse, ne se faisant un nom que parmi les petites gens. Il n'était pas comme ça, il avait un avenir qu'il se bâtirait lui-même. Il avait d'autres ambitions que de devenir concierge et aucune concierge ne pouvait se permettre de le juger, lui ou ses actes.

Phoebe se leva, foudroyant April de son regard de braise, ce personnage qui lui semblait auparavant intéressant perdait peu à peu de son mystère intriguant. Une veine tapait sur sa tempe droite.

Concierge ?! Fit-il d'un ton marquant avec brio un outrage envers sa personne et son ego si démesurément imposant. Donc votre boulot c'est de nettoyer la Mer** sous les pieds des élèves et vous venez me faire chier avec le mien ?! Qu'est-ce que j'en ai à foutre de l'enquête sur l'amie de votre cousine, ça se trouve elle n'est même pas sorcière ! Tout ce que vous savez sur les Aurors vous le lisez dans un journal dont vous avez du mal à déchiffrer les lettres ! Mais oui, le temps pour lire les journaux vous en avez plein !

Cela faisait tellement de bien de tout relâcher de s'exprimer réellement. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'une ridicule concierge ait pu avoir l'audace de lui parler précédemment sur un ton accusateur. Qu'elle idiote !

– Et puis Mer** ! Vous prenez pour qui ? Vous ne me connaissez même pas, comment osez-vous insulter ce que je fais ? Vous ne voyez rien, vous êtes aveugle ! Je ne suis pas un simple Auror, je ne suis pas une simple personne, j'suis un Phénix ! ME*DE !

Que venait-il de faire ? Son taux d'adrénaline chuta tandis qu'il prenait peu à peu conscience du sens de ses paroles. Béa, il préféra s'asseoir, le regard ancré dans le vide.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Jeu 29 Aoû 2013 - 19:25

Alors que je m’attendais à un petit rire sarcastique et à une réflexion moqueuse, je ne fus pas vraiment emballée de voir soudain sa tronche virée au cramoisi dans une expression exagérée à en pisser de rire. Ses traits étaient brouillés par l’interrogation, et sa bouche grande ouverte. Enfin il finit par prendre la parole, mais cela ne m’amusait plus du tout :
-Concierge ?! S’exclama-t-il en appuyant bien sur le mot pour me faire souligner que je n’avais pas le meilleur boulot du siècle. Donc votre boulot c’est de nettoyer la mer** sous les pieds des élèves et vous venez me faire chier avec le mien ?! Qu’est-ce que j’en ai à foutre de l’enquête sur l’amie de votre cousine, ça se trouve elle n’est même pas sorcière ! Tout ce que vous savez sur les Aurors vous le lisez dans un journal dont vous avez dû mal à déchiffrer les lettres ! Mais oui, le temps pour lire les journaux vous en avez plein !

Wo wo wo… Je le regardais les yeux écarquillés face à ce discours à la con qui me donnait envie d’écraser mon poing sur sa figure ! Comment osait-il ?! Non sérieux ! Comment il osait me juger, et me faire croire qu’il était meilleur que moi ?! La colère monta tout doucement en moi, tel un volcan qui se préparait à rentrer en éruption… Mes mâchoires se contractèrent, ainsi que mes poings.  J’ouvris la bouche, m’apprêtant à lui crier ses quatre vérités mais ce con de première reprit la parole dans un trémolo pathétique rempli de colère:
-Et puis mer** ! Vous vous prenez pour qui ? S’egosilla-t-il en déversant toute sa haine qu’il semblait avoir accumulée tout au long de notre rencontre. Vous ne me connaissez même pas, comment osez-vous insulter ce que je fais ? Vous ne voyez rien, vous êtes aveugle ! Je ne suis pas un simple auror, je ne suis pas une simple personne, j’suis un Phénix !!! Mer**...

« Quoi ? » Je restais statique pendant une bonne vingtaine de seconde. Puis je mis environ une minute à réfléchir à ses paroles… Un… Un… Un phénix ? De l’Ordre du Phénix ?! Je le contemplais entrain de s’asseoir doucement, bouche bée, dans un regard ébahi… Soudain il ne me semblait plus comme un simple employé du ministère… Il… Sérieusement ?! Vu son air qui exprimait un certain désarroi, il me semblait sincère. Mais… Plusieurs questions me viennent en tête. «Où est l’Ordre du Phénix ? », « Pourquoi n’ai-je pas entendu parler d’eux plus tôt ?! »… Je me sentais… Bizarrement désemparée. Comme si je ne m’étais jamais préparé. Avec Abdel et Dana, on avait toujours eu l’ambition d’y entrer, faisant des enquêtes pour savoir s’ils étaient toujours là, mais… Depuis la mort d’Abdel avec Dana on n’y avait plus jamais reparlé. Puis après elle partit en France, et pour moi l’Ordre du Phénix n’était qu’un rêve ! Qu’un simple rêve… J’éprouvais un petit élan d’admiration envers cet homme en face de moi, avant de me souvenir subitement des précédentes paroles de ce dernier…

-C’est plutôt moi qui devrez-vous demandez pour qui vous vous prenez… Lui dis-je tout simplement les yeux luisants d’un dégoût sans pareille. Phénix ou pas Phénix, vous avez du culot quand même… Osez me dire toutes ces conneries… Marmonnais-je me levant doucement.
Je pris ma baguette, l’agitant  en un petit coup pour que le grand lit aux draps délavés se rangent de lui-même. J’avais dans l’idée de partir d’ici. Ne supportant pas de rester dans la même pièce que cet homme à l’ego surdimensionné.
-Je voudrais quand même vous signaler. Disais-je d’un coup, d’un ton menaçant en me retournant vers lui. Vous êtes vraiment mal placé pour me faire des reproches sur mon boulot ! En me jugeant là-dessus. Vous ne savez même pas de quoi il y retourne puisque vous affirmez que je nettoie la mer** des élèves… Je suis une sorcière gros bêta ! Mon rôle est de les surveiller pas de nettoyer ! Mais c'est pas ça le problème! Explosais-je soudainement. Sur le coup, je pensais avoir tord de juger sur votre fonction, mais je m’en rends compte qu’en fait j’avais raison vu le discours que vous tenez ! Et non, ma cousine est bien une sorcière ! Et de toute façon qu’est-ce qu’on s’enfout qu’elle soit cracmole ou quoi, votre boulot à vous c’est de protéger la population magique! S’il y a un tueur qui court vous n’avez qu’à aller le chercher au lieu d’insulter ma famille sans connaissance de cause ! Vous devriez revoir vos priorités… Et je crois qu’en matière de journaux, avoir un optimal à la fin de mes études à Serdaigle me rend apte à comprendre un article ! Mais le problème c’est que je n’en voix plus aucun sur les aurors… Et en ce qui les concerne, j’en connais un peu plus qu’un article dans la gazette du sorcier ! Mon père était chasseur de prime et c’était quasiment grâce à lui que les cellules à Azkaban se remplissaient aux files des mois il y a quelques années… Vous ne savez pas ce que j’ai vécu ! VOUS n’avez pas le droit de me juger !

Ma voix détonnait de plus en plus fortement à mesure que je parlais. Je lui pointais aussi un doigt accusateur, sans m’en rendre compte. J’avais une hargne, que je déversais peu à peu dans le flot de mes paroles défouloirs…
-D’accord ! Peut-être que je ne fais pas partie de l’Ordre du Phénix, peut-être que je suis qu’une simple personne, mais moi au moins je ne suis pas aveuglée par l’hypocrisie du ministère… Et croyez-moi, je me base sur des choses concrètes que j'ai vu de mes propres yeux pour oser affirmer que le système du ministère de la magie, c’est vraiment du grand n’importe quoi ! Donc ouais… Dans la page de nouveaux jobs, entre Auror et Concierge, ‘ya pas photo j’ai préféré Poudlard !

Je le regardais dans les yeux, tentant d’exprimer le mépris que j’éprouvais en ce moment envers ce… Cet abruti ! Je secouai la tête puis je me retournai brusquement, en levant les bras comme si j’étais désarmée face à cette situation…  
-J’laisse tomber… Soufflais-je fatiguée en prenant mon sac avant de partir dans la salle de bain récupérer mes quelques affaires. Pourquoi je me justifie auprès d’un con pareil avec son ego surdimensionné !
Je retournai dans le salon, puis j’enfilai mon bonnet bleu d’une main rageuse en mettant mon eastpak violet sur mon dos.
-Oh ! Et une dernière chose ! M’exclamais-je la main sur la poignée de la porte, en me retournant pour lui faire face une dernière fois. Si j’étais vous en tant que Phénix je me bougerais le cul pour essayer de faire changer les choses…
Puis je partis, dans un claquement de porte.

-Vous devez payer mademoiselle ! S’exclama la mégère à la tête tartinée de rouge à lèvre d’un air offusqué…
Pour toute réponse, je lui brandis mon majeur en l'air avant de rajouter :
-C’est pas moi qui paye ! Vous n’avez qu’à demander au mec que vous avez envoyé dans ma chambre !
J’ouvrais la porte de l’auberge qui fit un grincement douteux, et je fus soudainement soulagée par le bon air frais que j’inspirai à plein poumon. Mon mal de tête qui m’accompagnait depuis mon réveil, s’atténua légèrement. J’eus même un sourire d’allégresse en sentant le vent froid me mordillait le visage. Il me fit même une froideur particulière sous mes yeux, comme s’il séchait quelque chose. J’essuyai pour voir si mon mascara pourtant waterproof avait coulé, mais je ne découvris aucune trace noire. « Ah ! » Il semblerait que j’avais pleuré en fin de compte…


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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 31 Aoû 2013 - 16:10

[Autorisation d'April pour utiliser le libre arbitre de son personnage.]


Cette maudite sotte repris ses insinuations, ses jugements irréfléchis et totalement subjectifs manquant, ainsi, de respect au représentant de la loi. Avait-elle du plomb dans le ciboulot ou, chez elle, la stupidité était congénitale. Pourtant, encore une fois, le jeune homme ne réagit pas à ses dires préférant la laisser s'enfoncer, vu qu'elle aimait tant ça. Par moment, il émit quelques rires narquois qui le firent jubiler et qui semblaient énerver d'autant plus la pauvre femme de chambre car celle-ci, après un petit moment de pause, explosa telle une gerbe de flammes étincelantes.

Quel ennuie... Avait-elle terminé ? « VOUS n’avez pas le droit de me juger ! » Il semblerait que non... Sifflotant allègrement, il ne tint pas compte de l'idiotie de ses propos. Elle incitait l'Ordre à se bouger ? Mais... Que fait-elle, elle, à part se plaindre et psalmodier sur le premier Auror qu'elle croise ? C'est vrai que l'activité rebelle des concierges est très reconnue... D'autant plus qu'apparemment elle avait les capacités pour exercer un autre métier, du coup, n'avait-elle pas l'impression d’empiéter sur un emploi qui pourrait revenir à quelqu'un qui n'a pas eu la chance de réussir ses études pour des raisons personnelles, de quelqu'un qui aujourd'hui ne peut pas avoir de toit parce que tous les emplois à son niveau, aujourd'hui, sont pris par des personnes n'osant pas se mouiller, n'osant pas exercer un métier plus adapté sous prétexte qu'ils ont eu quelques problèmes personnels avec eux ? Mais non, après toutes ces paroles Phoebe la connaissait bien mieux, une fille égoïste qui ne réagit que pour ses propres problèmes personnels. Qu'a-t-elle dit après avoir apprit qu'il était Auror ? Elle a parlé de son histoire, tout est centré vers elle. A-t-elle demandé une seule fois pourquoi Phoebe exerçait ce métier ? Lui a-t-elle demandé une seule fois s'il était d'accord avec les actions du ministère, s'il ne pensait pas différemment ? Non, rien de tout cela. Elle a préféré être aveuglé par des préjugés, par des clichés, plutôt que de se faire une idée autre. Elle a réagi abruptement, elle s'est forgée des remparts plutôt que de recevoir un avis qui peut-être n'était pas si différent du sien, plutôt que d'ouvrir son esprit. Aucune concession de sa part, aucune diplomatie. Juste de la haine, du mépris et de l'ignorance. On dit que l'ignorance mène à l'extrémisme de toutes sortes et sa réaction était extrémiste. C'est aussi pour ça que l'Ordre se battait : pour une ouverture d'esprit, pour que ces petites gens, renfrognés dans leurs convictions puissent recevoir un regard nouveau qui pourrait changer leurs manières de penser au sujet de l'identité du sang, etc... C'est pour les personnes comme elle qu'ils se battaient également, pour qu'un jour elle puisse comprendre qu'il ne faut pas s'arrêter sur les préjugés.

La concierge partie telle une furie de la chambre. Phoebe se dirigea vers la fenêtre, l'observant détaler dans la ruelle. Il avait un peu pitié d'elle, il se donnait, en quelques sortes, pour but de lui faire ouvrir les yeux, de la rendre meilleure. sans y réfléchir il transplana, la rejoignant. Après quelques efforts pour apaiser la colère, il partit dans une longue discussion avec elle pour ensuite disparaître à nouveau. Quelques jours après, April reçut une certaine lettre de la part des Phénix à laquelle elle répondit par un chaleureux « J'accepte. »

[Fin du RP]
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Mar 22 Oct 2013 - 14:54

{RP avec Taylor Malëan}
 
Nonchalamment appuyé contre la vitre du compartiment, Effy regardait la pluie dégouliner sur la vitre, comme absorbée par le trajet des gouttelettes qui faisait une sorte de course avant de sortir de son champs de vision. Ses écouteurs fourrés dans les oreilles, elle s'isolait de l'effervescence qui régnait dans le train, car bien qu'elle soit présente physiquement, son esprit était loin, loin de se compartiment rempli de moldus qui bavardaient joyeusement, loin de Poudlard, loin de sa famille, loin de tout. Elle était lasse de tout. Lasse de faire semblant d'être heureuse, lasse d'essayer de mener un semblant de vie normale, lasse de vivre tout simplement. Alors sur un coup de tête, elle avait embarqué dans ce train et était partie. En vérité, elle ne savait même pas ou elle atterrirait, et honnêtement, elle s'en foutait. Elle voulait simplement être libre afin de se changer les idées.
 
Après s'être arrête dans de nombreuses stations, le train arriva finalement au terminus, obligeant Effy à descendre. A peine fut elle sur le quai qu'elle se fit bousculer par une foule de gens qui se pressaient vers la sortie. En soupirant, la jeune femme leur emboîta le pas. Elle se sentait perdue au milieu de cette foule d'homme et de femmes qui semblaient tous savoir ou aller. Et elle, habillée d'un débardeur noire et doré qui lui couvrait à peine les fesses ainsi que d'un collant en résille et de bottes noirs. Une cape en velours lui couvrait le corps, traînant au sol derrière elle et attirant les regards méfiants des moldus. Ce n'était pas courant de trouver des jeunes femmes vêtues de capes dans une gare. D'autant plus que la petite taille d'Effy la faisait paraître plus jeune que ce qu'elle n'était en réalité. Pour sa défense, lorsqu'elle était sortie dans le parc de Poudlard pour fumer, elle n'avait pas prévue qu'elle partirait pour.. Pour ou d'ailleurs ? Son regard clair se porta au plafond, à la recherche d'une quelconque indication du lieu ou elle se trouvait. Elle trouva enfin un panneau « Welcome to Glasgow ».
 
D'un pas plus assuré maintenant qu'elle savait ou elle était, Effy sortit de la gare et déambula dans les rues animées de Glasgow. Par chance, la pluie avait arrêté de tombée et il ne restait que des nuages gris et menaçants qui donnait l'impression d'être enfermé dans un aquarium géant ( HRPG : euh oui c'est assez bizarre comme image, mais bon on fait ce qu'on peut hein ^^ ). Au bout de quelques heures, elle se retrouva dans une ruelle plus sombre que les autres, qui la mena dans une autre ruelle sombre, et caetera. Elle trouva finalement une auberge toute en pierre qui ressemblait plus à un manoir qu'à autre chose. Un bref instant, Effy s'étonna de trouver un tel bâtiment dans la ville, mais en jetant un coup d’œil autour d'elle, elle s’aperçut qu'elle était dans le quartier sorcier de la ville, et peut être pas le mieux famé. En effet, comme elle, tous les passants étaient vêtus de longues capes qui dissimulaient souvent des anatomies à l'aspect inquiétant quand on essayait de détailler. Mais en bonne habituée de l'Allée des Embrumes, Effy ne faisait plus attention à ce genre de détail depuis bien longtemps.
 
Elle allait entrer dans l'auberge quand elle fut bousculée par une silhouette encapuchonnée, suivie de 5 autres personnes qui se mirent autour d'Effy.
 
-Eh petite ! Tu ne devrais pas traîner dans le coin. Ce n'est pas prudent, qui sais ce qu'il pourrait arriver.
 
Un éclair de panique passa dans le regard d'Effy, mais elle se cacha derrière un masque d'impassibilité et saisit sa baguette, sans toutefois la pointer sur quelqu'un. Inutile de provoquer un combat si ce n'était pas ce que voulait les 6 personnes.  
 
-Si nous étions des personnes biens, nous te ramènerions chez tes parents, mais nous ne sommes pas des personnes biens, fillette.
 
L'homme qui l'avait bousculée s'approcha d'elle, un sourire machiavélique sur les lèvres, et une lueur perverse dans le regard. Lorsqu'il fut suffisamment proche d'elle, Effy pointa sa baguette sur sa jugulaire, la pressant de sorte à lui faire une marque.  
 
-Peut être devriez vous vous méfiez des fillettes dans ce cas...Parce que je ne suis pas quelqu'un de bien moi non plus. Alors si j'étais vous, je continuerais mon chemin sans faire d'histoire, susurra t-elle à l'oreille de son adversaire de sa voix suave et séductrice.
 
L'homme ne lui laissa pas le temps de prouver ses dires et lui envoya un Endoloris qu'elle esquiva habilement. La jeune fille riposta par un sortilège de magie noire, l'envoyant valser contre un mur. Elle n'eut malheureusement pas le temps de savourer sa victoire puisque les autres silhouettes encapuchonnées resserraient le cercle qu'elles formaient autours d'elle. D'un accord silencieux, ils passèrent à l'attaque. Rapide, mais pas suffisamment pour vaincre 5 adversaires aussi expérimentés, Effy fut touchée par un Vitam Rapio. Elle sentait ses forces s'échapper pendant qu'elle continuait vaillamment de se battre, envoyant autant de sortilèges qu'elle distribuait de coups de poignards, mais elle s'épuisait vite. Sa fatigue engendra rapidement un manque de concentration, aussi se prit t-elle plusieurs coups de points, et un coup de couteaux dans l'épaules. Sur les 6 assaillants aux début, il n'en restait plus que trois, mais c'était déjà trois de trop. Il n'y avait aucun échappatoire possible. Elle allait y rester. Son dernier espoir s’envola quand elle se retrouva dos au mur, une baguette contre la tempe. Ses yeux grands ouverts, elle fixait hargneusement son assaillant dans les yeux. Son haleine putride envahissait les sens d'Effy, lui provoquant une nausée. Résignée, elle attendit patiemment qu'il prononce le sort fatale.
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