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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Au Pays de Galles
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Taylor Malëan
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Re: Au Pays de Galles
Taylor Malëan, le  Dim 5 Jan 2014 - 13:36

-Bien le bonjour !

Lança Malëan avant de se rendre compte que la jeune femme le menaçait à moitié d'un poignard. Derechef il fit volt face et dégaina sa baguette en faisant un bond en arrière. Son manteau s'ouvrit en grand et claqua dans le vent que laissait entrait la roche qu'il venait à peine de pousser. Il pointa sa baguette droit devant, faisant son regard le plus menaçant possible, s'attendant presque à voir le couteau voler en sa direction. Mais après tout, quel en aurait été l’intérêt.

-Allons ne soit pas stupide s'il te plait. Range ça tu veux. Premièrement tu n'aurais aucune chance avec une simple arme blanche, puis si je voulais te faire du mal, je m'en serais déjà occupé tu ne crois pas ? Je me doute, que tu ne dois pas être très contente que je t'ai ôté ta baguette, mais tu es chez moi ici, et je ne voulais pas t'y laisser armée. Je m'en excuse par ailleurs. Toute fois je me suis dit que c'était le mieux à faire, après tout si je t'avais laissé entre les mains de la vieille dame à qui tu as demandé de l'aide, tu serais sans nul doute désormais à l’hôpital, sous une chambre surveillée par la police moldu. Ou pire pour toi, d'après ce que j'ai comprit, à Poudlard.

Malëan adoucit sa voix. Il se voulait paraître le plus accueillant possible. Il comptait bien lui rendre sa baguette mais avant tout, il voulait être sûre et certain que ça ne représenterait un danger, ni pour lui, ni pour elle. Si jamais elle osé encore s'en prendre à lui, son self contrôle risquait de ne pas suffire à la laisser intacte.

-Tiens, je te rends ta baguette, mais je t'en prie je n'ai aucune envie de me battre avec toi aujourd'hui.

Il passa doucement sa main dans son dos, et en sortit la baguette d'Effy, aussi belle et aussi neuve qu'elle l'avait vu la dernière fois.

-Je ne vais pas te garder captive ici, si telle est ta peur, je chercher simplement à t'éviter les ennuis encore une fois. Ta vie t'appartient, et je ne suis personne pour me permettre de t'enfermer, mais si toute fois tu décidais de rester un peu, peut être pourrions nous parler plus sérieusement de ton avenir dans la magie. J'ai cru comprendre que Poudlard n'était pas un lieu fait pour toi, autant qu'elle ne m'a pas suffit à moi, mais, il y a bien d'autres endroit bien plus chouettes dans ce monde.

Malëan hésitait encore. Devait il lui parlait de son titre ? Devait-il partager avec elle le secret de Locus Scient, simplement dans l’intérêt de sauver une pauvre âme en perdition ? Il aurait aimé simplement la laisser partir, et lui dire de ne plus jamais croiser sa route, mais il se doutait qu'avec un tel caractère, elle finirait probablement morte, dans une ruelle sombre comme celle dont le Vagabond l'avait extirpé.

-Si tu en as assez de ton école, et que tu continue à fuguer ainsi, tu n'iras pas bien loin. Je n'ai aucune idée de quels sont tes buts et tes désirs, mais si je suis certain d'une chose, c'est que sans plus de puissance, tu ne vivra pas très longtemps avec ton arrogance. Et c'est dans ce but, que je t'ai amené ici. Je voudrais te proposer, de t'apprendre à te battre encore plus convenablement que tu l'as fait. J'ai de nombreuses connaissances en toutes les sortes de magies, et si par un quelconque moyen, je pouvais t'aider à t'en sortir mieux, ce serait une joie pour moi.

Le vagabond se poussa de devant l'entrée qu'il bloquait, en se mettant de profil. Il abaissa ensuite sa baguette, mais resta tout de même le plus vigilant possible. Il jeta au pieds de la demoiselle son arme, qu'elle ne tarderait probablement pas à ramasser.

-Si tu veux partir, cette fois je ne te rattraperais pas. Mais tu me rappelles beaucoup moi même à ton âge, et je suis certain qu'il serait plus que bénéfique que tu restes. A toi de voir...
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 22 Mar 2014 - 15:53

[nouveau RP avec Taylor Malean]

21 Mars. Haplo s'était absenté de Poudlard pour le weekend. Le premier jour du printemps demandait d'être célébré en nature et le botaniste était descendu dans les Monts Cambriens, au Pays de Galles, dans l'optique d'enrichir son herbier. Du moins, c'est l'idée à laquelle il faisait appel pour justifier cette escapade et éviter de regarder la vérité de trop près : il ne supportait plus l'atmosphère oppressante de l'école de sorcellerie. D'un côté, les étudiants tournaient en ridicule toute passion ou intérêt intelectuel qui ne cadraient pas avec leurs propres préoccupations. Haplo avait ainsi vu maintes fois raillées ses folles spéculations de botaniste et son enthousiasme finissait par être s'éteindre à cause de ces rebuffades répétées. De l'autre côté, il ne trouvait pas non plus au sein du corps enseignant d'interlocuteurs à l'esprit particulièrement ouvert. Les professeurs était trop souvent réfractaires à la moindre remise en question des théories enseignées à l'école et le sorcier blanc s'en attristait. Il avait un moment pensé s'orienter vers l'enseignement à la fin de ses études... Il semblait cependant que son cheminement intellectuel l'emmenerait loin du monde académique, vers un horizon prometteur d'aventures mais aussi de doutes et de solitude.

Cette perspective n'effrayait pas Haplo outre mesure. Depuis la disparition de ses parents, la nature était devenu un refuge, un monde qu'il peuplait à lui seul, un univers dont il était le centre et non plus un satellite à la dérive. Aujourd'hui, avec le retour des beaux jours et le réveil de la flore, Haplo se sentait plus en vie que jamais. Ses pieds l'avaient conduits au coeur d'une vaste forêt au creux d'une vallée glaciaire. Le soleil perçait par intermitence entre les nuages floconeux qui voguaient dans le ciel et baignait dans une raie de lumière mystique les bourgeons naissant sur les branches nues des bouleaux. Leur pâles troncs scarifiés offraient un spectacle lugubre mais étrangement... rassurant. Ils évoquaient une horde de fantômes qui devait bientôt revenir à la vie par décret céleste.  L'orphelin ferma les yeux et offrit son visage à la douce chaleur printanière. L'air était moite suite à l'averse tombée plus tôt dans la matinée. Le vrombissement des insectes allant et venant marquait paisiblement le passage du temps. Les effluves sucrées des fleurs des bois embaumaient l'air, se mêlant à l'odeur d'humus humide dans un parfum sauvage et ennivrant.  Tous les sens du sorcier étaient exaltés par le réveil de la forêt.

Revigoré et appaisé, le botaniste se remit en marche. Le climat lui souriait aujourd'hui. Avec les précipitations du matin et la chaleur de l'après-midi, c'était la journée idéale pour trouver des oeufs de salamandres maculées. La saison de récolte était de courte durée puisque ces amphibiens ne se reproduisaient que dans le cadre protecteur de retenues éphémères d'eau de pluie. Les mares et rives de lacs offraient certes une scène plus romantique pour leur parade nuptiale, assurément, mais de trop nombreux poissons n'y attendaient que de se repaître de leurs oeufs. A bien y réfléchir, c'était merveilleux le concours de circonstances qui donnait ainsi jour à la vie ! Un peu d'eau et de soleil simultanement, et beaucoup, beaucoup de partenaires sexuels. L'orphelin ne pouvait s'empêcher de songer que sa propre existence ne semblait également due qu'à un heureux concours de circonstances. Des circonstances qu'il éclairciraient un jour...

Sur ces réflexions, Haplo distingua à une vingtaine de mètres un bassin d'eau de pluie. Il se dirigea lentement vers ce qui n'était autre qu'une grande flaque et s'arrêta à quelques pas pour observer. Bien que peu profonde, elle regorgeait de salamandres, leurs pattes et leur queue entremêlées remuant en tous sens dans un fourmillement orgiaque. Une odeur prégnante de vase émanait de ce bouillon de culture et le fruit de leurs ébats tapissait la surface de l'eau d'un film lactescent. Pas si différent d'un jaccuzzi, somme toute, songea tout fort le sorcier avec ironie. Un sourire satisfait aux lèvres, Haplo ouvrit son sac à dos et se muni de pochetons hermétiques dans lequel transporter les oeufs qu'il convoitait. Le botaniste avait bon espoir qu'ils renfermaient un élément de réponse à la question qui motivait ses recherches ; dans le cas contraire, il pourrait toujours offrir un peu de tarama maison à un professeur étroit d'esprit...! En quelques enjambées, il rejoint les amphibiens et s'accroupit au bord de l'eau. Un couple d'amants s'éloignèrent, effarouchés, lorsqu'il tendit la main pour collecter les oeufs qui flottaient en suspension. Haplo ne voulait pas prélever plus qu'il n'en avait besoin et s'arrêta bientôt, s'asseyant à même le sol pour continuer d'observer le miracle de la vie à l'oeuvre.

Le sexe était certainement une force majeure dans l'ordre du Vivant, songea-t-il. En ce sens, la scène de débauche qui se déroulait devant ses yeux était émouvante. Et, le sorcier blanc aurait presque souhaité se perdre dans cette pulsion primitive et se joindre aux réjouissances... Quel triste sort pour les humains, d'être ainsi dans le monde, sans pouvoir pour autant en faire pleinement partie, tout prisoniers de notre conscience que nous sommes ! Que n'aurait-il donné pour pouvoir abandoner le fardeau de se savoir exister et trouver le moyen d'être, comme les animaux, purement “ici et maintenant” ?! Etrangement, l'une des salamandre ne semblait pas partager son empressement d'embrasser ses pulsions animales. Elle était étendue sur une branche morte et surplombait la scène sans manifester d'intérêt pour les ébats de ses congénères. Au contraire, elle avait la tête tournée vers le botaniste et l'observait de ses gros yeux globuleux. Le spectateur humain était lui même le spectacle d'un autre... ironique. Mais son esprit lui jouait des tours : la créature était probablement en train de se ressourcer au soleil, réchauffant sa peau noire et tachetée, avant de replonger dans l'orgie.

Allez, vas-y pour nous deux, au nom de tous ceux qui vivent dans la chasteté par dépit, l'encouragea Haplo.
Joignant le geste à la parole, le jeune sorcier entreprit de chasser délicatement la salamandre de son promontoir. Alors que sa main s'approchait, la créature rampante s'agitât tout à coup dans une frénésie de coups de queue et de gesticulations. A la surprise du jeune homme, elle se dressa sur ses minuscules pattes arrières dans une position de défi. Sa gorge se gonflait. Une aura menacante irradiait de la créature, de plus en plus perceptible à mesure que... mais oui, elle était bien en train d'enfler à une allure surnaturelle ! Haplo tomba à la renverse alors que l'apparente créature innofensive se métamorphosait en monstre sans forme. Aurait-il le temps de se saisir de sa baguette avant de finir en charpie?
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Re: Au Pays de Galles
Taylor Malëan, le  Mer 26 Mar 2014 - 10:19

---------Le temps pluvieux n'avait cessé de toute la semaine, et fatigué par tant de pluie, le Vagabond rêvait de soleil. La saison commençait à peine et il devait faire bon dans plus de la moitié du monde, pourquoi le ciel d'Ecosse restait-il toujours couvert ? L'atmosphère était lourde, tout se gorgé peu à peu d'humidité dans la maison à l'isolation plutôt précaire. Era travaillait de plus en plus chaque jour pour le compte du ministère, et Taylor passait le plus clair de son temps seul. Et pour une fois sans travail, il décida de partir se ressourcer un peu, un retour à l'état naturel. Quand la créature ne vit que dans l'instant, et le besoin.

C'est le Pays-de-Galle qui fut l'objet de son choix. Une région isolé, où l'homme n'a pas encore décidé de s'installer. Un terrain vague, riche en végétation. Des flaques immenses sont disséminées un peu partout, probablement dû au même précipitation qu'en Ecosse. une forêt, borde ici une plaine aux herbes basses. Les arbres sont vieux, mais transmettent la force de l'âge d'un simple regard. Ils ont du voir des générations entières passer sur leurs racines, des siècles, peut être même des civilisation. Leur feuillage perle de mille gouttes cristallines, sous les radieux rayon du soleil, promettant dans leurs ombres, une pluie de lumière.

Juste après avoir transplanné, il avait fait usage de ses dons d'animagus, et avait rejoint une marre, ou des congénères à lui s'accouplaient. S'était la saison des amours, et il flottait au dessus de ce micro lac, une énergie des plus attractives pour une salamandre. Malëan avait pour habitude de relâcher la tension de cette manière. Prendre quelques heures parfois, et simplement profiter des merveilles de vivre comme un animal, sans contrainte, ni règle, autre que celle de la force et de l'intelligence, des réflexes, de l'écoute, et du ressentit.
Il se percha sur une pierre haute, qui sortait de l'eau, et profita de la chaleur que l'astre solaire lui offrait. Au loin, il entendait le chant du vent, et la danse des feuillages.

Un homme vint, et perturba toute la tranquillité de ce lieu. Premièrement il se plaça devant le soleil dont profité la salamandre aux pattes rouges, puis brisa quelques couples avant de voler les oeufs que certaines femelles avaient déjà pondues. Non pas que l'esprit de parenté soit quelque chose d'inné chez les salamandres, néanmoins, tant d'agitation dans le bassin d'eau, empêchait le vagabond d'entre les arbres et le zéphyr, et il n'y avait plus rien de reposant avec la proximité d'un chasseur d'oeuf. Après tout, il n'y avait pas que les oeufs de salamandre qui se vendait bien.
La salamandre perchait se rapprocha de l'homme, en rampant du rocher à une longue branche morte qui flottait sur le lac.

Il n'était plus question de profiter du moment. Toute la magie de ce lieu venait d'être emporté en un instant. Taylor était déçu, mais toute fois, il espérait que l'homme s'en irait bientôt, alors il décida de ne pas bouger, mais de rester vigilant au cas ou il devrait se transformer et régler les choses autrement. Ce qui ne tarda pas. L'inconnu n'avait visiblement aucune raison de quitter les lieux, et il semblait éprouver une adoration pour tout le fourmillement dans l'eau.Et comme s'il n'en faisait pas assez, il regarda malëan de ses énormes globes oculaires, et vociféra des paroles incompréhensible. S'en était assez. Après avoir prit le calme, le soleil, il venait installer le bruit ?
La main de l'inconnu se tendit vers la salamandre qui changea brusquement de forme, pour reprendre celle du vagabond

Dans sa métamorphose il avait saisi sa baguette et l'avait brandi face au visage pâle, de l'inconnu à présent stupéfait. Il avait arrêté de parler, mais ses yeux témoignait d'une réjouissance et non d'une crainte. Ce n'était pas le premier animagus qu'il voyait, et par conséquent, il était probablement un sorcier.

-Je n'ai aucune idée de qui tu es, mais ne penses tu pas avoir assez perturbé cet endroit en volant ces oeufs ? Tu n'as ni respecté le calme, ni le silence, et durant ta pêche tu as détruit deux habitats dont tu n'as pas eu conscience. Cela m'aurait peut importé, si tu étais partit vite. Mais vu que tu persiste à rester, et à brouiller mon repos, il me fallait bien intervenir.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 29 Mar 2014 - 6:21

Le monstre informe ne s'avéra être autre qu'un Animagus et le sorcier blanc était soulagé à l'idée de ne pas finir aujourd'hui en paté pour salamandre. Certes, le sorcier à la longue cape élimée pointait sa baguette sur le jeune homme étendu à ses pieds, néanmoins Haplo pouvait au moins tenter de raisoner avec lui :
-Mon nom est Haplo Mitrium.
Le mage lui opposât un silence glacial. Visiblement, il avait été irrité par la cupidité du botaniste et ce n'était pas par la magie de son nom et d'un sourire que le jeune homme pouvait espérer se mettre dans ses bonnes graces. Haplo pris le temps d'observer l'homme mur qui le dominait de tout son haut. Celui-ci portait uniquement un long manteau qui couvrait la majeure partie de son corps mais laissait néanmoins apparaître un bout de croix chrétienne tatouée dans sa peau. Il fut un temps, le cuir avait probablement été noir... Aujourd'hui, seules quelques écailles de couleur sombre restaient et la matière usée avait repris sa teinte originelle. L'Animagus devait certainement vivre en hermite dans une forêt ou une grotte, loin du contact des hommes et des maroquineries. Ceci expliquait peut-être sa réaction protectrice à l'égard de l'écosystème que le botaniste était venu perturber. Au fond, Haplo était convaincu qu'il pouvait trouver un terrain d'entente si tout deux reconnaissait en l'autre les amateurs de nature qu'ils étaient.

Le jeune homme, toujours au sol, plongea ses yeux azurs entre les rideaux de cheveux graisseux de l'hermite irrascible.
- Je vais me relever...doucement, ajoutât-il alors que l'homme avançait sa baguette au point de faire loucher Haplo. Je comprends votre colère et je m'excuse d'avoir dérangé votre repos. Ce n'était pas mon intention de perturber qui que ce soit, ni vous ni vos congénères d'animagie. Je n'ai collecté que ce dont j'avais besoin pour mes travaux et je comptais laisser en paix les salamandres après mon départ. Vous voyez, mon impact aurait été minimal ; limité aux besoins de mes recherches.
Pendant un moment le silence s'installa. L'hermite semblait juger de la sanction qui devait incomber au jeune imprudent. Etait-ce un éclair d'intérêt qui était passé dans ses yeux à la mention des recherches du botaniste ?

Une bourrasque de vent siffla entre les branches des arbres ; des rides parcoururent la flaque où les salamandres s'étaient figées devant tant de remue-ménage. Plus le temps passait, plus le sorcier blanc reprenait confiance. Bientôt, il eut la contenance suffisante pour oser tirer de ses reflexions l'homme qui le tenait en joue :
Votre magie est remarquable, commençât-il. J'avais entendu parler d'Animagi, bien sur, mais je n'avais encore jamais vu de mes propres yeux ce genre de métamorphose. Généralement, on peut sentir quand un sorcier prend une apparence animale à l'aide d'un sortilège ; on en a l'intuition. Mais là, je vous ai regardé un petit moment et rien ne trahissait le moindre comportement d'humain.
Haplo secouait la tête en souriant : Admirable... Dieu sait que j'aimerais savoir en faire de même !
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Re: Au Pays de Galles
Luke Peverell, le  Mer 14 Mai 2014 - 15:31

| RP unique |

Flashback ~ Il y a une dizaine d'années

Je venais de sortir du manoir en claquant la porte, avec toute la force d'un enfant de sept ans, afin de faire un maximum de bruit et d'embêter père qui était en réunion avec des monsieurs aux cheveux grisaillant. On m'avait dit qu'il ne fallait pas que je dérange, car c'était une importante rencontre, mais comme à mon habitude, je faisais avec joie le contraire de ce que l'on me disait. Cependant, je finissais toujours par regretter amèrement de ne pas avoir obéi, car père ne laissait pas passer la moindre incartade et il n'hésitait pas à utiliser la manière forte pour me faire comprendre les choses. Mais j'étais une tête brûlée, alors je recommençai toujours. Les reproches, critiques, ordres, et tout ce qui va avec entraient par une de mes oreilles pour ressortir par l'autre.

Je me mis à courir avec gaieté sur les plates bandes fraîchement tondues, sautillant un peu partout, mais faisant attention à ne pas marcher sur les parterres de fleurs, sinon le jardinier allait encore râler. La brise chaude de cette après-midi d'été me décoiffa rapidement les cheveux, mais ce n'était pas grave. Contrairement à ce que me disais toujours père, on s'en fichait de l'apparence, surtout à la maison ! Tout ce qui comptait, c'était de s'amuser, de rigoler, de jouer ! Mais malgré toutes mes explications, il ne semblait pas vouloir comprendre ça. Je trouvais cela dommage, parce que moi, j'aurais bien voulu avoir quelqu'un pour jouer avec moi, car depuis que Mathilde était partie, père ne m'avait d'ailleurs pas dit où, j'étais toujours tout seul.

Le parc était donc devenu mon refuge, le lieu où je venais tout le temps. Mon endroit préféré était le banc en marbre blanc sous le saule, parce que l'on ne le voyait pas depuis les grandes fenêtres du manoir et que les branches de l'arbre faisaient un peu comme une cabane. Je me sentais en sécurité à l'intérieur. C'est d'ailleurs là bas que je décidai de me rendre, comme à mon habitude, afin de prendre mon goûter avant le cours de piano que je détestais. J'ignorai encore que ce jour-là ne serait pas comme les autres. J'allais y faire une incroyable découverte, qui changerait probablement beaucoup de choses dans ma vie future.

C'est donc là bas que je me rendis afin de prendre mon goûter. Mais peu après m'être installé, aussi léger que la brise du matin, un sifflement s'éleva dans les airs. C'était un bruit long, continu. Le bruit se répéta à plusieurs reprises, me dérangeant, et je finis par me demander d'où il provenait. Parce que d'habitude il n'y avait pas ça, alors c'était bizarre.  Je déposai ma gauffre, puis me relevai du banc, fermement décidé à trouver l'origine du son, afin de le faire disparaître. C'était un peu comme un jeu, comme une chasse au trésor, en fait ! Essayant de suivre le bruit, dans lequel j'entendais parfois des mots - sûrement mon imagination - je parti à la recherche de son origine. Je soulevai toutes les feuilles mortes, regardai sous les buissons aux alentours, mais en vain. Dans mes recherches, j'avais même trébuché sur une pierre, ornant mon nouveau pantalon de terre.

Déçu de ne rien avoir trouvé, je sortis de l'angle mort du parc pour revenir dans le champ de vision du manoir, afin de vérifier que père ne m'avait pas vu. Sinon il m'aurait pris pour un fou et aurait râlé à cause de mon pantalon tout sale au niveau des genoux. Le sifflement se fit alors plus fort, et j'entendis distinctement plusieurs mots, dont je n'avais pas saisi le sens, ne m'étant pas concentré. C'est alors que je le vis. Lové sur une pierre, un petit serpent, peut-être une vipère, se dorait au soleil. Un long hurlement aigu s'échappa de ma gorge d'enfant. Il y avait un serpent ! Il allait m'empoisonner, me mordre, me manger tout cru ! Je couru à toute jambe vers le banc de marbre, sur lequel je grimpai et me mis debout. Je constatai alors avec horreur que le rampant m'avait suivi. J'attrapai mon assiette pour le goûter et me préparait à la lancer sur l'animal, si jamais il m'attaquait.

~ Tsssss je ne veux pas te faire mal, pose cette assiette.

L'objet si fragile s'échappa de mes mains et vint se fracasser contre la pierre du banc. Des fragments de porcelaine s’éparpillèrent dans tous les sens, mais je n'en avais rien à faire. Un serpent qui parlait se tenait devant moi ! Je n'en avais jamais vu avant ! C'était génial ! Toute peur envolée, je sautai à pied joins et m'assis en face du reptile. Tout était si facile, lorsque l'on était petit. Je fixai de mes yeux bleus, où l'on voyait ma surprise, les siens, couleur ambre. Sans me rendre compte que j'avais changé de langue, je répondis au serpent par un long sifflement inhumain.

~ Han ! Tu parles pour de vrai ? C'est trop bien, c'est comme dans les histoires à la bibliothèque dans ma maison !

S'en suivi une longue discussion durant laquelle nous discutâmes de tout et de rien. Mais le temps passai vite, et bientôt on m’appela pour le cours de piano. C'est avec regret que je quittai le serpent, mais j'avais chaud au coeur. Aujourd'hui, je m'étais fait un ami et j'avais fait une importante découverte. Me rappelant les dires du reptiles à propos de ce don mal vu par les sorciers, je me promis de ne jamais en parler à quiconque. Ce serait mon secret rien qu'à moi, et le premier d'une longue liste.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Dim 15 Juin 2014 - 16:03

|RP avec Noah|



Le vent soufflait avec force, fouettant les joues de Saoirse et emplissant ses poumons de sel. La jeune femme s'était avancée jusqu'à l'eau, et y avait plongé doucement les pieds. La mer était froide, mais elle s'en fichait; sentir le roulis des vagues s'écraser doucement contre ses chevilles était une sensation qu'elle aimait tout particulièrement. Elle tenait du bout des doigts les sangles de ses compensées d'été, en toile beige. Ses jambes porcelaines étaient nues, et le tissu de sa robe, plaqué contre elle par le vent, voletait librement. Comme la dernière fois qu'elle avait vu Noah, Saoirse avait passé un certain moment à soupeser les pours et les contres de sa tenue. Elle voulait avoir l'air adulte, elle voulait avoir l'air responsable - et, comme toujours, elle voulait être jolie. Elle avait donc choisi l'une de ses robes préférées, une robe rouge et fluide, mettant agréablement en valeur sa poitrine et s et découvrant ses épaules. L'avantage de cette robe était précisément son décolleté, qui permettait à la rouquine d'attirer les regards - et d'ainsi de pouvoir mettre la main sur sa baguette pendant que le regard de son interlocuteur était occupé. La jeune femme avait laissé ses cheveux parfaitement libres, et s'était également maquillée sans excentricité, uniquement d'un peu de mascara et d'un rose à lèvre.

Si elle y avait pensé longtemps avant de venir, elle n'y pensait maintenant plus du tout. Elle espérait seulement ne pas avoir fait tout ce chemin pour rien: chercher un portoloin, choisir cet endroit, réfléchir à ce qu'elle dirait. Oui. Elle allait dire oui. Ok, tu peux me tester; je veux rejoindre les Phénix si vous pensez avoir besoin de moi, si tu penses que je peux être utile. Voilà ce qu'elle voulait dire à Noah, si celle-ci répondait à son appel. Dans cinq minutes, il serait l'heure. Saoirse avait décidé de ne rien faire que de fixer la mer et attendre, en respirant calmement l'air iodé.

Rendez-vous sur la plage de la petite ville de St David, petite ville côtière du Pays de Galles, ce samedi à 16h. Un village moldu charmant et anonyme, peuplé d'hommes aux accents forts et de femmes rougeaudes. Un lieu inoffensif, choisi au hasard sur une carte. Et elle attendait maintenant, seule en compagnie de mouettes, dans cette grande baie de sable vide, tout à fait à la merci de Noah. Prouvant, s'il le fallait, sa confiance en cette femme si particulière et si pleine de secrets. Derrière elle, un clocher sonna. Son coeur, lui cessa soudainement de battre, avant de repartir de plus belle. Il était 16h.
Noah Alniott
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Re: Au Pays de Galles
Noah Alniott, le  Dim 15 Juin 2014 - 18:29

C'était dingue, mais Noah avait été heureuse quand elle avait reçu le message par patronus de Saoirse. Pourtant, elle ne la connaissait pas bien, pas du tout même, elle savait juste qu'elle était élève à Poudlard et combattait le mal. Mais Noah s'était toujours attachée brusquement, à des gens qui ne lui correspondaient pas forcément, qui ne lui ressemblaient pas vraiment... C'était impulsif. Elle ne savait pas expliquer, mais il y avait des personnes qu'elle appréciait de suite, qui l'intriguaient, et qu'elles se débrouillait pour mieux connaître. Hugh, Jendy, Abygael, toutes ces personnes étaient issues de rencontres improbables, et tous étaient devenus extrêmement importants dans la vie de la sorcière.

Bref, Noah venait de déposer Jude chez ses grands parents pour le week end, avec l'habituel pincement au coeur quand elle le laissait seul dans leur petit appartement londonien moldu, un doudou dans une main, ses boursouflets sur l'épaule. Jude était véritablement devenu sa raison d'avancer. Son neveu était un vrai soutien moral, il ne pouvait pas savoir à quel point son sourire, son rire, et même ses caprices, étaient oxygénants lorsque Noah rentrait épuisée, écrasée sous le poids de l'ordre du phénix et du livre de comptes du Chaudron Baveur.

Elle subit les habituelles critiques de ses parents sur sa tenue vestimentaire : Une robe de sorcière noire qui trainait jusqu'au sol, et des bottes en cuir de dragon. " C'est bizarre cette tenue, on dirait une robe faite pour un homme, ça n'a aucune forme. Si tu veux mettre ce genre de vêtements demandes à ta mère on a plein de sacs à patates au restau!" "Mais ... C'est une simple robe de sorcière je l'ai eu près de Londres tu sais ?! Et le cuir de dragon est revenu à la mode cette année!" "Oh, à la mode ou pas, de toute façon tu n'a jamais su être féminine.". Noah partit sans rien dire, et prit la direction du pays de Galles avec son tapis volant. Durant le trajet, elle ne put s'empêcher de se demander pourquoi une telle destination. Certes, ce serait suffisamment coupé du monde pour pouvoir parler facilement de l'Ordre.
Noah se remémorait dans sa tête tout ce que Saoirse était sensée savoir ou pas, il ne fallait pas qu'elle se perde dans ses mensonges, elle devait rester cohérente. Aux yeux de Saoise, Noah devait simplement être alliée à l'ordre, et non pas phénix en tant que telle.

Enfin, la brunette pu voir la mer, une étendue azure, l'écume qui s'écrasait sur les rochers, et puis la plage, vide. Noah atterrit, doucement près d'une dune. Et elle entendit le clocher de l'église voisine retentir. "Ponctualité me voilà", elle était fière d'avoir au moins cette qualité, elle était rarement en retard, et plutôt organisée.

Non loin d'elle, une rousse dans une robe rouge la regardait, fixement. C'était Saoirse, ses cheveux volaient au vent, et elle lui souriait. La jeune femme s'approcha d'elle tout en pliant avec difficulté son tapis volant qui se pliait à chaque rafales de vent.

- Coucou! Comment vas-tu? C'est sympa ici, très bonne idée!

Saoirse et Noah allèrent s'asseoir à l'abris du vent, derrière des rochers. L'air marin était vivifiant, la phénix se sentait bien. Et ils étaient rares maintenant, ces moments où elle arrivait à apprécier le paysage, la vie, les gens...

-Alors comme ça ton patronus c'est un petit nounours! J'mattendais à un renard me demande pas pourquoi!

Noah ricana, et alluma une cigarette, en éternelle fumeuse.

-On va faire que parler des phénix ou y'a d'autres trucs de prévus ? Parce que tu sais, moi j'suis une simple alliée, je les connait pas les vrais phénix, ils cachent leur identité... Quand je les voit ils sont maquillés, ou sous potion de polynectar... Enfin je dois pouvoir t'éclairer pour quelques petits trucs quand même!

S'exclama la petite brune avec un sourire en coin, avant de tirer une longue bouffée de sa cigarette. Saoirse avait de très jolis yeux. Voilà ce qu'elle venait de remarquer. C'était assorti avec l'horizon. Oui, ce genre de détails étaient peu utiles dans une conversation sur la lute contre les forces du mal.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Lun 16 Juin 2014 - 16:41

Bon, on ne peut toujours lutter contre sa propre nature. Saoirse avait beau aimer plus que tout scruter l'océan, en entendant les coups de clochers elle avait commencé à regarder discrètement autour d'elle, comme pour se prouver qu'elle pouvait résister à son impatience. Peine perdue: au seizième coup, elle s'était retournée face au sable, et scrutait l'horizon en se mordillant les lèvres. Noah allait venir, pas vrai? La jeune femme guettait le moindre bruit de fracas, persuadée que celle qu'elle attendait allait arriver en transplanant. Mais ce fut d'une dune qu'elle la vit apparaître, un lourd tapis volant sous le bras, se débattant contre le vent. Elle était facile à reconnaître, cette sorcière aux cheveux courts et au corps menu.

Un grand sourire de soulagement éclaira le visage de la rouquine alors qu'elle courrait en direction de celle qu'elle avait attendu. Elles se rejoignirent vite, et naturellement Saoirse tendit les mains vers le tapis, pour aider Noah à le porter malgré le vent qui voulait le changer en voile. Elle se sentait d'excellente humeur; à se demander si c'était uniquement parce que le rendez-vous avait été accepté ou aussi parce qu'elle appréciait vraiment la brunette... Sans s'interroger, Saoirse se laissa simplement aller à sa gaité si peu appropriée pour une rencontre portant sur le retour des Phénix et des Mages Noirs.

- Noah! Ca va bien, très bien. Et toi? Tu as fait bon voyage? Contente que ça te plaise. Je ne savais pas trop où je pouvais te rencontrer à nouveau, et je me sentais en mal de mer. C'est la première fois que je mets les pieds ici, et je suis contente: je n'ai pas trop raté mon coup!

Et voilà. Volubile à nouveau. Il faudrait qu'elle songe, de temps en temps, à laisser les autres s'exprimer sans les assaillir ainsi; ou plutôt, à laisser Noah tranquille. Elle avait la sensation de ne jamais avoir autant parlé - ou plutôt, jamais avoir autant eu envie de parler. Elle se tourna en souriant toujours vers la jeune femme brune, pour rien, juste parce qu'elle était contente de la bonne appréciation qui lui avait été donnée.

Elles s'assirent toutes deux sur une bande de sable protégée du vent d'un grand rocher. Saoirse remit ses cheveux en places et étendit ses jambes. Elle rit doucement en écoutant Noah lui parler de sa rencontre avec son patronus.

- Un renard? C'est vrai, ça aurait pris sens... Je t'avoue que j'ai été très surprise, la première fois aussi. Je m'attendais à avoir un oiseau, ou un poisson à la limite. Mais un ours? M'enfin, il est mignon, non? Et toi, qu'as-tu?

Elle se pencha en avant et plongea ses yeux dans ceux, noisettes, de Noah, comme si elle savait y lire quoique ce soit. Elle était contente de ne pas commencer par parler de ce pourquoi elles étaient là, de récupérer cette ambiance de confiance qui semblait être inscrite dans l'attitude de cette femme mystérieuse.

- Hmm... Je dirais... Un caméléon? Non, ce n'est pas assez plein de fourrure pour toi. Non, un chat gris: souple, indépendant, qui ronronne mais qui cache des griffes.

Elle rit doucement, et revint à sa position initiale. Elle glissa ses doigts dans le sable, et se souvint que Noah n'était pas une camarade, et que ces petits jeux pouvaient peut être l'agacer quelque peu. Elle la vit allumer une cigarette et se demanda si, elle, en avait envie d'une. Peut être plus tard. Peut être après. Ma grande, t'es venue pour parler de quelque chose de précis, focus! Heureusement, Noah d'elle même embraya sur le sujet premier, celui pour lequel elles étaient toutes les deux là. Le coeur de Saoirse s'emballa un peu, mais elle savait ce qu'elle faisait. Elle sourit.

- Je m'en doute; tu n'aurais certainement pas pu venir, si tu étais l'une des membres les plus actives, pas vrai? Mais même si tu n'es qu'alliée... Je voulais juste te dire que j'avais réfléchi, que j'étais opé pour aider pour quoique ce soit. Ou plutôt, que je voulais aider. Faire ma part, agir. Je ne sais pas si c'est à toi que je dois le dire, mais tu es réelle, tu es là, tu m'avais dit de te recontacter; et ... En fait, voilà, c'est tout. Si tu peux m'aider, je veux bien passer des tests; je veux m'engager. Toi qui est déjà dedans, tu es d'accord que c'est une bonne idée, hum?

Saoirse se tourna vers la jeune brune, les joues rosies d'avoir déballé ce qu'elle avait à dire; d'avoir mal formulé qu'elle ne pensait plus qu'à s'enrôler depuis qu'elle avait quitté la cuisine du Chaudron. Elle souriait légèrement, parce qu'à mesure qu'elle parlait elle se rendait compte du ridicule de la situation. Elle avait fait se déplacer jusqu'ici Noah, qui avait certainement mieux à faire de son après-midi, juste pour lui dire que oui. Qu'elle ne poserait plus de question - qu'elle resterait seulement vigilante, mais ça, il n'aurait pas été stratégique de le lui dire. Pourquoi est-ce qu'à aucun moment ne lui était-il venu à l'esprit que la faire venir jusqu'au Pays de Galles était hors de tout propos, hors de toute logique, idiot?

- Moi, j'avais juste à te dire ça, en réalité. Mais c'est vrai que, maintenant que c'est dit... Je suis désolée de t'avoir fait venir jusqu'ici, je ne sais pas ce qu'il m'est passé par la tête. Vraiment. Je n'ai rien prévu d'autre; je ne prévois jamais rien. Mais j'aimerais bien rester encore un peu... Quitte à être venues! On peut aller jouer les touristes et se boire un verre au village. Je t'invite! Ou alors tu préfères faire un château de sable?

La jeune rousse avait rougi. Elle se sentait ridicule. Pas éloquente. Capricieuse. Ri-di-cule. Elle continuait à regarder Noah directement, parce qu'elle ne se démontait pas facilement, mais elle avait juste envie de s'enterrer six pieds sous terre. Non, sept, ce serait mieux. Voire huit. Elle n'avait rien prévu. Idiote.
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Re: Au Pays de Galles
Noah Alniott, le  Jeu 19 Juin 2014 - 15:58

Oui, son patronus était très mignon, à l'image de sa sorcière, pensa très fort Noah les yeux attendris par une Saoirse qui avait plein de choses à dire.

- Hmm... Je dirais... Un caméléon? Non, ce n'est pas assez plein de fourrure pour toi. Non, un chat gris: souple, indépendant, qui ronronne mais qui cache des griffes.

Noah éclata de rire en entendant cela, parce que la jeune fille était bien loin du compte. Mais avant qu'elle n'ait eut le temps de répondre, Saoirse enchainait déjà sur le sujet des phénix. La jeune fille avait tout à coup perdu cet air un peu enfantin qui apparaissait parfois sur son visage. Elle se montrait grave, déterminée, et parlait avec charisme de sa motivation. Noah admirait son courage et sa fougue, autant qu'elle en avait peur. Saoirse était capable de se mettre en danger facilement, rapidement, au delà de ses paroles ça se voyait dans sa manière d'être, une forme de jeune insouciance émanait d'elle. Et Noah ne pouvait s'empêcher de penser à Liam Riu en la voyant. Le pouffy boy qu'elle avait eut en préfet lorsqu'elle était directrice, et aux côtés duquel elle s'était battue contre les mages noirs. Il avait fait preuve d'une maturité, d'une force et d'une combativité rare pour son âge, et avait fini par craquer. Il avait subit le sortilège Doloris, son regard sur la vie avait changé définitivement, et il avait quitté l'Ordre. La chef des phénix se sentait complètement responsable de cette cassure qu'il y avait en Liam, elle ne voulait pas briser d'autres jeunes encore un peu insouciants. Pourtant Saoirse avait des qualités certaines pour aider l'Ordre du Phenix qui avait besoin de mages comme elle pour les soutenir, les appuyer dans leurs actions. Mais Noah ne voulait pas exposer la rouquine au premier plan si tôt. Elle allait devoir comprendre d'avantage de choses, réaliser la complexité de la limite entre magie blanche et noire, grandir, apprendre...

- Retiens bien le nom de July Swann, elle est médicomage et connait personnellement des phénix, tu entendras parler d'elle un jour ou l'autre ... On m'a dit que dans Poudlard même il y avait des Phenix, des alliés... On est partout.. Mais la magie noire aussi. C'est la guerre en fait, une vraie guerre civile qui s'installe, chacun doit choisir son camp ! Je suis vraiment heureuse qu'une fille comme toi soit à la bonne place, mais il faut faire attention, se méfier de tout le monde, il va certainement y avoir des trahisons et ... J'ai confiance en toi mais je ne sais rien de plus désolée... Enfin pour l'instant il faut juste surveiller, me prévenir moi ou July Swann si il y a quelque chose d'anormal, et être hyper réactive si on te contacte d'une manière ou d'une autre...

Noah n'avait pas lâché Saoirse du regard, sa voix était ferme et elle se savait imposante de la sorte. Il eut un silence où l'on entendit seulement les mouettes crier, et où les yeux de la brunette dévièrent dangereusement sur le décolleté aguicheur de la rouquine. Afin de se rappeler à l'ordre elle même, elle amena sa cigarette à ses lèvres, avant de constater que celle-ci était entièrement consumée tant elle avait parlé. Elle la fit alors voleter au loin avec sa baguette magique dans un geste faussement colérique.

- Moi, j'avais juste à te dire ça, en réalité. Mais c'est vrai que, maintenant que c'est dit... Je suis désolée de t'avoir fait venir jusqu'ici, je ne sais pas ce qu'il m'est passé par la tête. Vraiment. Je n'ai rien prévu d'autre; je ne prévois jamais rien. Mais j'aimerais bien rester encore un peu... Quitte à être venues! On peut aller jouer les touristes et se boire un verre au village. Je t'invite! Ou alors tu préfères faire un château de sable?

-Mais ça me fait très plaisir d'être ici, j'explore rarement le pays, le Chaudron Baveur me coince à Londres. Mais là il fait beau et je suis en congé, alors je ne peux que te remercier de m'avoir fait découvrir un tel endroit! On va se baigner?

Noah était déjà debout, pétillante de joie. Oui la mer était froide ce n'était que le début de l'été le soleil ne l'avait pas assez chauffé. Mais c'était ça qui permettrait de donner un bon coup de peps à leur journée, et qui les mettrait en appétit...

-Au fait, mon patronus c'est pas un chat, c'est un dauphin!

Et déjà Noah enlevait sa robe en la passant par dessus sa tête...
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Sam 21 Juin 2014 - 13:49

Il lui avait bien fallu un instant de silence pour tout reprendre, pour se souvenir de tout ce que Noah venait de lui dire. Elle avait littéralement bu les paroles de cette sorcière brune qu'elle ne connaissait presque pas et qui, pourtant, était là, assise à ses côtés. Retenant son souffle, elle avait concentré toute son attention sur ce court discours qui l'avait un peu retournée, il fallait l'avouer. Noah avait une présence très particulière, comme une nonchalance pleine d'autorité. Ce n'était pas vraiment une découverte pour Saoirse, qui lui avait fait confiance dès le début pour une raison, mais ces derniers mots qu'elle venait de prononcer lui avait coupé le souffle. C'était comme si Noah avait soudainement pris feu, comme si elle lui avait envoyé des ondes sonars, qui l'avertissaient d'un danger imminent. Et pourtant, elle n'avait pas dit bien plus que ce que la jeune femme savait déjà; que Poudlard était truffé de partisans de toutes sortes, et que c'était une guerre qui s'annonçait. Ca, Saoirse l'avait bien ressenti, depuis l'attaque. Elle était claire là-dessus; et elle refusait de se cacher. Il se passerait ce qu'il se passerait; mieux faut mourir debout que vivre à genoux, n'est-ce pas? Et il y avait trop de choses en jeu... July Swann. Bien; elle retiendrait ce nom. Et elle ouvrirait les yeux.

Elle avait lâché Noah des yeux, et se concentrait sur le sable sous ses pieds. Elle se répétait mentalement chaque mot, chaque virgule, chaque intonation. Elle n'oublierait rien. Et une fois qu'elle fut bien sûre de tout, qu'elle sût qu'elle avait bien tout dit, elle se recomposa une allure plus avenante, plus gaie. Puisque le programme était à improviser, il ne fallait pas qu'il soit triste, ni troublé. Elles auraient le temps d'en reparler plus tard - elle aurait le temps de lui dire qu'elle voulait rejoindre les Phénix pour de vrai; mais chaque chose en son temps.

Son sourire s'élargit encore quand elle entendit Noah avoir envie de rester. Elle la regarda se lever, et enlever sa robe de sorcier naturellement. Elle se retint de rire de gaité. Est-ce qu'elles allaient vraiment se baigner? Ce serait donc véritablement une belle journée; Saoirse ne pensait pas qu'il y avait des gens aussi fou qu'elle, près à se plonger dans l'eau salée à la moindre occasion. Rapidement, elle retira ses chaussures et se leva elle aussi d'un bond pour s'élancer jusqu'à Noah.

- Eh, la première à l'eau? Il va falloir que tu me prouves que tu es bien un dauphin.

Elle eut un sourire malicieux, et commença à courir vers l'eau en enlevant sa robe. Elle la laisse tomber sur le sable sans jeter un regard en arrière, ni même vérifier si la plage était toujours déserte. Saoirse n'avait jamais eu aucune problème avec son corps, qu'elle jugeait d'elle même pas mal: une peau très blanche, une taille fine, des seins plutôt volumineux, et pas mal de hanches, pas de quoi se plaindre. Elle sentait le sable sous ses pieds, le vent contre son corps, et elle riait aux éclats tout en sentant la présence de Noah derrière elle. C'était vraiment n'importe quoi, non? De parler des Phénix avec un ton si grave, puis de courir en riant vers la mer? Est-ce que c'était illogique? Est-ce que ça importait, de toute manière? D'un dernière geste, elle ôta son soutien-gorge, qu'elle n'avait pas envie d’abîmer à cause du sel, et se jeta dans l'eau sans plus réfléchir. C'était absolument glacé. Absolument stupide. Absolument délicieux.

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Re: Au Pays de Galles
Noah Alniott, le  Lun 23 Juin 2014 - 17:11

Noah bugua complètement, les bras ballants, en sous-vêtements sur la plage, face à la grâce qu'avait Saoirse quand elle faisait glisser sa robe le long de son corps svelte pour la retirer. Elle admirait ses cheveux brillants qui volaient au vent, et puis ... Et puis ce soutien-gorge qui venait d'atterrir sur le sable, et qui dévoilait une magnifique poitrine.

-Oh puta*n.

Noah se mit à courir à son tour, son cerveau en ébullition : "Topless ou pas? Nan mais j'ai pas son corps je vais être minable à côté... En même temps tu t'en fout nan, c'est qu'une alliée, pas ta copine. Oui mais ... Elle est parfaite, je suis ridicule à côté... Roh chut."

Et Noah fit voler son soutien-gorge à côté de celui de Saoirse, courrant la rejoindre, sans réfléchir. Parce que réfléchir, c'était réaliser qu'elle était presque nue devant une fille dont elle ne savait pas grand chose et qui était mineure, réfléchir c'était remarquer la glacitude (sisi) extrème de l'eau, et puis réfléchir, c'était se sentir complètement sans défense, sa baguette était dans sa robe, sur la plage.
Un plongeon de dauphin plus tard, et Noah était face à Saoirse, ne sachant si son corps était secoué d'éclats de rire ou de grelottements.

-T'es jolie.

Absolument ridicule, stupide, illogique, mais assez délicieux aussi. Noah n'aurait pas imaginé ce matin qu'elle se retrouverait dans la mer glacée, face à une telle fille, avec une personnalité qui la surprenait à chaque minute, dans la tenue la plus minimaliste du monde : sa petite culotte.


HRP : Mon RP aussi est dans le minimaliste là ... sorry j'arrivais pas à faire plus long.
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Mar 24 Juin 2014 - 15:16

En mobilisant toutes ses forces, Saoirse avait réussi à ne pas pousser un juron de charretier lorsque son corps entra violemment en contact avec une eau pas même tièdasse. Mais elle le savait pourtant; elle y avait mis les pieds avant que Noah n'arrive, elle savait que c'était du suicide de se jeter ainsi dans la mer. Pour continuer dans sa lancée, elle plongea la tête sous l'eau et, dans ce monde gris aux sons tamisés, s'essaya à quelques brasses avant que ces muscles ne s’atrophient. Elle sentait ses cheveux flotter autour d'elle, ses poumons suffoquer, le sel et le froid piquer tout son corps, et pourtant elle se sentait dans une euphorie sans nom. Elle avait l'impression que toute cette tension et ces questions qu'elle avait accumulé tout au long de ces dernières semaines disparaissaient.

Les vagues lui amenèrent le bruit du corps de Noah qui, lui aussi, s'était enfoncé dans l'eau. Tout ça, c'était peut être un peu grâce à elle; elle était l'une des seules personnes avec qui Saoirse avait la sensation de se faire balader, de ne pas réagir tel qu'elle l'aurait voulu au moment voulu. Et ce retour à une drôle de spontanéité, elle aimait plutôt ça. Elle était contente d'avoir croisé sa route.

Toujours sous l'eau, elle nagea jusqu'à Noah, dont elle apercevait en flou le rose du corps. Difficile de ne rien distinguer, sauf qu'elle aussi était presque nue. Son corps était tout différente du sien; plus athlétique, un peu plus masculin aussi. Elle ne pouvait pas vraiment le voir en détail, mais il avait l'air plutôt beau... D'un coup de pied, Saoirse se propulsa à la surface. Ni elle ni Noah n'avaient pied, et toutes deux tremblaient violemment. Elles s'agitaient comme deux perdues pour ne pas couler, mais aussi pour se réchauffer. Les lèvres bleus, c'est d'un chic.

Et sortit de nulle part, ce compliment. Tu. Es. Jolie. Saoirse, si elle n'avait pas été à court de chaleur, aurait rougi violemment. C'était la première fois qu'on le lui disait sortie du contexte de la drague directe et sans concession - d'ailleurs, dernièrement, elle avait plus droit à du "Tu es bonne", bien moins chic. Elle avait normalement la bonne réplique à ce genre de compliment, celle qui fait mouche. Là, elle se surprit elle-même à rire de contentement. Ca lui faisait réellement plaisir d'entendre ça de la bouche de Noah. Elle s'approcha un peu plus, comme pour évaluer le physique de la jolie brune nue face à elle, joueuse.

- Merci. Tu n'es pas mal non plus.

A vrai dire, elle le pensait. Elle trouvait vraiment Noah attirante, dans son genre. Si elle avait eu moins froid, elle se serait peut être rendu compte que son euphorie était tout de même un peu excessive. Mais là, elle ne réfléchissait pas tout à fait. Elle se sentait bien, et elle allait peut être mourir d'hypothermie d'ici à une demie-heure. Tout était sous contrôle.

Quand elle était plus petite, elle arrivait à régler la température de son corps. Elle ne tombait jamais malade. Cela lui était impossible depuis qu'elle était à Poudlard. C'aurait pourtant été bien pratique; il lui aurait suffit de réchauffer son corps, puis de se rapprocher de celui de Noah pour lui communiquer sa chaleur. Un jeu d'enfant.

Cette pensée la surpris elle-même. Ah bon? Vraiment? Noah? Mais...? Ah bon?! C'était la nudité, ou le froid qui paralysait ses circuits, ou autre chose. Elle n'aurait pas pensé avoir ce genre d'idée avec une fille. C'était intéressant. Elle n'avait jamais ressenti d'attrait pour quelqu'un de son propre sexe, ni jamais pour quelqu'un qu'elle ne pouvait a priori pas avoir - parce que, honnêtement, qu'elles étaient les chances pour que Noah soit intéressée? Tout en elle se mit en marche; elle n'entrerait pas en séduction, elle n'en avait pas envie. Mais elle allait s'étudier. Et peut être laisser une chance au hasard. Elle aimait cette nouvelle idée qu'était Noah, et sentait son coeur plein d'excitation.

Pour ne pas se laisser aller à ce genre de pensées sans fin, et pour ne pas mourir de froid, elle emprisonna de l'eau dans la bouche et la recracha sur la visage, proche du sien, de Noah.

- Et bien, le dauphin, tu m'attrapes?

D'un mouvement large, elle se laissa partir en arrière, la tête à nouveau sous l'eau, et nagea vers le large. Fausse gamine qui avait froid, qui avait chaud, qui voulait jouer.
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Re: Au Pays de Galles
Noah Alniott, le  Mer 2 Juil 2014 - 12:39

- Et bien, le dauphin, tu m'attrapes?

L'eau salée et tout juste réchauffée par la bouche de Saoirse venait de prendre Noah complètement par surprise. Cette gamine qui venait de s'élancer vers le large était captivante. Noah s'élança à sa suite dans un crawl athlétique, et rattrapa vite la jeune fille. Elle s'agrippa à elle un instant pour la faire faussement couler, puis pour mieux jouer son rôle de dauphin, Noah plongea, et installa Saoirse sur son dos. Après quoi, elle se mit à nager, à plonger, à boire un peu la tasse de temps en temps...

C'est quand Noah remarqua la couleur violette de ses mains, et qu'elle constata qu'elle ne les sentait plus, qu'elle jugea bon de retourner sur la plage. Noah transforma un mouchoir en papier en une large serviette d'un coup de #Mouchoir turn Serviette de plage. Le drap de bain était suffisamment grand pour deux personnes, parce que oui, Noah avait prévu son coup et n'avait pas métamorphosé deux mouchoirs comme elle aurait pu le faire. Les deux jeunes femmes étaient donc collées l'une à l'autre, claquant des dents, toujours presque entièrement nues. Cet instant était si particulier pour Noah. Elle sentait que quelque chose venait de se passer dans son cerveau. Que sa relation avec Saoirse avait évoluée, ses sentiments aussi. Elle le sentait, jamais plus elle ne pourrait rattraper ses sentiments, ils avaient prit leur envol, envahissait tout son corps, son coeur, tout son être. Elle avait beau vouloir arrêter de penser, des images dansaient dans sa tête. Et ça lui faisait à la fois beaucoup de mal, de savoir que la relation qu'elle souhaitait avec Saoirse était quasiment impossible, et en même temps un bien déroutant, parce qu'elle avait rencontré une fille passionnante, qui allait peut-être enfin l'aider à ne plus penser à Jendy, qui allait peut être lui promettre, enfin, un nouveau départ.

Noah et Saoirse finirent par se rhabiller, et allèrent dans un charmant restaurant-hôtel moldu qui se tenait loin de la plage et des bars touristiques. Il faisait bon, une délicieuse odeur chatouillait leur narines. Depuis qu'elles avaient quitté la plage, les deux jeunes femmes ne cessaient de parler, de rire. Noah lui demanda si ça se passait bien pour elle à Poudlard, puis lui raconta les souvenirs qu'elle avait elle de cette école : sa vie d'étudiante dégénérée incontrôlable mais suffisamment douée, puis sa vie de directrice des Poufsouffles, où elle avait apprit à assouvir son autorité.
Noah venait de commander une soupe en entrée, et continua à parler, tel un moulin à paroles incapable de s'arrêter. C'était rare qu'on l'écoute vraiment, avec ce regard attentif qu'avait Saoirse. Ses amis de l'Ordre avaient d'autres sujets de conversation soit complètement sombres, soit classé X lors de leurs soirées beuverie. Et Hugh était tellement instable et bizarre qu'elle ne savait pas si il comprenait vraiment toujours ce qu'elle lui disait... Mais là, avec Saoirse, elle se sentait écoutée, intéressante. Elle se sentait bien.

-Et donc, oui, j'ai quitté Poudlard parce qu'il fallait que je m'occupe de Jude, il a 8 ans maintenant. Ah nan mais c'est pas mon fils hein! C'est juste mon neveu, t'inquiète j'ai pas de fils moi j'suis gay!

Le rire de Noah s'évanouit lorsqu'elle réalisa ce qu'elle venait de dire, de façon un peu trop directe... Et si Saoirse s'en allait maintenant ..?
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Re: Au Pays de Galles
Invité, le  Ven 4 Juil 2014 - 19:01

Il ne fallut que quelques secondes à Noah pour rattraper Saoirse dans sa fausse course. Elle était, sans aucun doute, une excellente nageuse. Mais la rouquine n'avait pas mis tous ses efforts dans sa fuite éperdue vers l'océan. Elle avait toujours été impulsive, pour ne pas dire instinctive: et c'était bien son instinct qui lui criait qu'elle avait envie de se laisser attraper. Elle s'amusait comme une folle, electrisée, les mains de Noah prétendant la couler avant de la hisser sur son dos, alors qu'elle riait aux éclats, pleine d'eau salée.

Mais la couleur de leur peau commençait à être vraiment critique. On n'a pas idée de se baigner au pays de Galles à cette période de l'année, c'était de la belle folie. Les deux femmes avaient courru jusqu'à la plage, Noah le première, suivit d'une Saoirse contemplant son dos en pleine course, intriguée par ses envies nouvelles. Elle rejoint d'un bond la jolie brune qui avait transformé un mouchoir en une gigantesque serviette de plage, assez grande pour deux, et se laissa aller à blottir son corps bleuté à celui, de la même couleur, de la brune. Une étrange situation que celle de ces deux femmes presque nues, collées l'une contre l'autre sur la plage pour se réchauffer, la peau salée et le souffle court. Avec un garçon, la situation aurait été sans équivoque. Et pourtant, il ne se passait rien. C'était sans doute dans l'ordre des choses.

Elles avaient fini par se décider à se rhabiller pour aller manger un bout en ville. Saoirse ne parvenait pas à se défaire de ce qui s'exprimait au bas de son ventre, et en même temps ne voulait pas s'en défaire. Pourquoi? Parce que Noah était une très belle femme à peine plus âgée? Non, le problème n'était pas Noah, elle était attirante en diable, et la rouquine avait adoré lui demander de l'aide pour rajuster sa robe. Non, le fait est que Noah n'avait aucune raison de s'intéresser à Saoirse. Si l'Irlandaise était prête à tout prendre, à tout accepter, à tout vivre, comment pourrait-elle intéressée une femme telle que Noah? C'était absurde.

Il ne s'agissait plus de se poser des questions, ce n'était pas la peine. Autant profiter en solitaire de ce que son bas-ventre lui dictait, et se contenter de la présence amicale de Noah. Cette femme était incroyable. Saoirse voulait en savoir plus, voulait la faire parler d'avantage, et continuer à rire avec elle aussi. Toutes deux avaient pris place dans une auberge de la petite ville côtière, dans la grande salle de restaurant presque vide, hormis un vieux couple d'amis en train de décortiquer le journal du coin. Noah avait commandé une soupe, Saoirse avait fait de même et demandé une assiette de frites, pour qu'elles puissent picorer. Et, bien entendu, deux bières, dont une rousse du coin pour la rouquine étrangère. Mangeant distraiment, elle écoutait Noah parler sans cesser, involontairement, de la détailler du regard...

Et elle manqua de s'étrangler avec sa frite. Sans pouvoir le réprimer, elle se mit à tousser avec force et sans aucune grace. Et, comble de la gêne, elle rougissait de sa réaction si violente. Noah était gay. Son estomac avait fait un bond. D'un geste signifant qu'il n'y avait rien faire et, avec un petit sourire, Saoirse se leva et alla s'exiler dehors un instant.

Une fois dehors, elle continua à tousser encore quelques secondes, avant de récupérer son souffle. Elle s'appuya contre la porte d'entrée et posa doucement sa main contre sa joue brulante. Elle n'avait jamais eu aussi honte, de sa vie. Jamais elle ne s'était sentie aussi ridicule et bête. Il y avait là une femme qu'elle avait eu envie d'embrasser pendant toute l'après-midi - pour être clair, depuis qu'elle l'avait vue nue - qui lui avouait qu'elle était gay, et elle, quoi? Elle s'étouffait comme une sainte nitouche et s'enfuyait. A cet instant précis, Saoirse hésitait entre se fracasser la tête contre le mur, et pleurer à chaudes larmes de hontes. S'il y avait eu quoique ce soit de possible, c'était fini.

Elle respira calmement quelques bouffées d'air iodé. Non, ce n'était pas fini. La femme entêtée et sûre d'elle, du haut de ses seize ans, reprenait le dessus. Elle se planta devant une vitre et, d'une main ferme, réajusta ses cheveux et vérifia qu'elle était moins rouge. Elle ne se laisserait pas faire. Elle savait ce dont elle avait envie, et elle voulait se battre un minimum pour l'avoir. D'un pas calme, elle poussa à nouveau la porte de l'Auberge Restaurant. Noah était toujours là, assise à la même place. Saoirse marcha, droite et sure d'elle, arborant un léger sourire d'excuse, jusqu'à leur table. Puis, le plus naturellement du monde, malgré son coeur battant à tout rompre et ses joues roses, elle approcha son visage de celui de la brune, et, sans la toucher, posa sur ses lèvres un baiser bref, mais clair. Tout aussi naturellement, elle se redressa, sans faire un mouvement pour retourner à sa chaise, affichant un sourire gourmand. Les douces lèvres de Noah avaient goût de soupe et de sel.

- J'avais tellement envie de t'embrasser. Pardon de m'être eclipsée, je crois que j'ai juste été soulagée d'apprendre que tu étais... peut être intéressée.

Elle dépassait toutes les limites. Ce n'est pas parce que Noah était gay qu'elle aurait nécessairement envie de l'embrasser, et elle le savait. Selon toutes vraissemblances, elle allait même lui en balançait une directement sur le visage, effacer sa mémoire, et sortir de sa vie. Mais après une telle réaction, Saoirse ne pouvait que lui envoyer un message clair; elle ne pouvait jouer que le tout pour le tout. Moi vouloir toi. S'il-te-plaît, prends moi par la taille.
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Re: Au Pays de Galles
Noah Alniott, le  Lun 7 Juil 2014 - 15:11

Le pressentiment de Noah ne loupa pas. Saoirse s'étouffa et, le visage aussi coloré que ses cheveux, elle s'enfuit en courant vers la sortie. Noah lâcha sa cuillère dans un bruit sonore, et soupira, se demandant quoi faire. Des moldus la dévisageaient sans aucune discrétion. Mais quand la rousse revînt et déposa un petit baiser sur les lèvres de Noah, les clients avoisinants s'étouffèrent avec leur ragout, et regardèrent ailleurs, gênés. Parfait. La brune pour sa part, n'avait pas encore comprit, c'était allé trop vite.

- J'avais tellement envie de t'embrasser. Pardon de m'être eclipsée, je crois que j'ai juste été soulagée d'apprendre que tu étais... peut être intéressée.

Noah sentit son coeur manquer un battement, chuter dans sa cage thoracique. Puis une immense joie, un soulagement, de savoir qu'il y avait quelque chose de chimique entre elles, de certain, qu'elles avaient toutes les deux ressenties. Et en même temps, Noah n'en revenait pas que Saoirse ait été si directe, qu'elle ait la capacité à la prendre au dépourvu ainsi... Elle détailla ses iris colorés pendant un long instant, un sourire se traçant petit à petit sur ses lèvres. Enfin, quand elle sentit que son coeur et celui de Saoirse étaient au bord de l'explosion, quand elle sentit que ses mains ne demandaient qu'à toucher la peau de la jolie rousse, alors elle se leva, prit la jeune femme par la taille, et s'avança vers la propriétaire de l'établissement moldu.

-B'soir madame, une chambre pour la nuit s'il vous plait !
-On a que des lits doubles, vous voulez pas prendre deux chambres ? Sauf si ça vous dérange pas de dormir dans le même lit.
-Nan ça devrait pas poser de problème! Répondit Noah avec un clin d'oeil pour Saoirse.
-Pas de bruit après 21 heures mesdemoiselles !

Noah éclata de rire, et sans un regard de plus pour cette femme peu aimable qui ne cessait de les regarder avec des yeux plein de dédain, elle entraina la jeune fille avec elle au premier étage, où se trouvait leur chambre.
Dans le couloirs déjà, Noah laissait courir ses doigts sous la robe de Saoirse. Tout son corps était prit d'un désir sans nom, comme si plus rien ne pourrait l'arrêter, comme si rester dans les bras de cette fille toute sa vie était quelque chose d'évident. Et Noah avait du mal à ouvrir la porte tant les baisers de Saoirse dans son cou occupaient son esprit.

Rapidement, la robe de l'étudiante avait atterrit dans un coin de la chambre, son soutien gorge avec. Pour la deuxième fois de la journée, et comme si c'était quelque chose que Noah attendait depuis qu'elles s'étaient rhabillés sur la plage, le corps parfait de la gryffonne se retrouvait face à la phénix. Elles basculèrent sur le lit alors qu'elles échangeaient un baiser langoureux, Noah au dessus de Saoirse, prête à embrasser chaque parcelle de son corps. Mais tout à coup, comme si sa raison reprenait sur son désir dans un élan de lucidité, la brune s'exclama :

-Mais ... Tu sais quel âge j'ai hein? Je veux pas que tu regrettes, si tu veux pas de moi faut me le dire maintenant, après ce sera trop tard.

Noah serrait doucement les poignets de la jolie rousse, pour empêcher ses mains de se balader sur son corps, et pour avoir une minute de conversation sérieuse afin d'être certaine qu'il n'y aurait pas de regrets et de malaises plus tard.
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Invité, le  Jeu 10 Juil 2014 - 7:47

Elle ne put qu'étouffer un rire de joie, son rire cristallin de fille, à mesure que le visage de Noah, qu'elle scrutant d'une manière faussement désinvolte, s'épanouissait. Il y avait eu ce silence si lourd et Saoirse, pourtant plus que coutumière de ce genre de situation, sentait son souffle court. Cet instant avait duré des siècles. Elle avait rarement désiré quelqu'un de cette façon; et tout en elle semblait prendre feu. Retourne à ta chaise. Si elle ne veut pas de toi, c'est pas grave, garde la tête haute et retourne sur ta chaise comme si de rien n'était.

Ce n'est qu'un siècle après que Noah se leva, et lui prit la main. Et déjà, Saoirse voulait l'embrasser encore. Elle sentait trop bon. D'un pas vif, sa belle brune les entraîna vers la réceptionniste, et leur pris une chambre. Saoirse ne disait rien, elle se contentait de discrètement se coller contre le corps de Noah pendant que celle-ci réglait les questions administratives. Un lit double. Même un lit simple, même un tapis aurait fait l'affaire. La jeune femme offrit un sourire innocent à cette vieille chouette d'hôteliere. 21h? Oh, ça leur laissait amplement le temps.

Elle se jeta contre Noah, frémissante, dès qu'elles furent hors de vue dans le couloir. Elle sentait ses doigts sur son dos, jouer avec ses dessous; et elle ne pensait plus, enivree de sensualité. Elle avait 16 ans et, pour la première fois de sa vie, elle allait faire l'amour avec une femme. Elle ne savait pas si c'était Noah, si c'était ce sentiment d'interdit, mais elle se consumait littéralement. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle était presque nue, et allongée sous Noah, l'embrassant furieusement, et goûtant au fait que les lèvres de celle-ci étaient bien plus efficaces que celle de la plupart des hommes. Mais son amante s'arrêta brusquement, la maintenant par les poignets. Son âge? Quoi, son âge? Elle était jeune, et belle, et désirable. Et si sérieuse! Saoirse se mordit les lèvres, se retenant de rire doucement. Oh, Noah était jeune. Plus jeune, même, que la plupart des hommes que Saoirse avait péché jusqu'à présent. Son souffle était court d'envie, ses joues rosées, et ses yeux faussement mutins. D'un mouvement du bassin, elle emprisonna Noah dans ses jambes et la propulsa contre elle, la bloquant fermement.

- Ça te gêne, alors, que je sois si jeune?

Elle maintenait son étreinte, joueuse, en se débattant faiblement, comme pour se libérer. Elle chuchota, allumeuse en diable.

- Je t'ai presque nue, et je te veux. Maintenant. Ma jeune et belle amante.

Elle se hissa jusqu'à elle, ne parvenant qu'à remuer ses hanches et la frôler du bout de sa poitrine. Ça suffit maintenant, elle ne voulait plus attendre. Et elle était insatiable, elle voulait tout faire et le faire partout. Elle voulait sentir ce que c'était, que d'être prise par une fille.
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