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Promenade au bord du Lac
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Peter McKinnon
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Peter McKinnon, Jeu 08 Déc 2016, 11:15


Après l'interpellation de Peter, la jeune fille s'était retournée, la baguette en main. Par réflexe à la vue d'une baguette magique, Peter s'était arrêté net. Mais apparemment, la jeune fille devait se préparer à pire que le préfet de serpentard ! A la lumière de Phaesporia, la baguette de Peter, les deux élèves de Poudlard se reconnurent aussitôt ! Elise Green poussa un soupir de soulagement, ce n'était que Peter, lequel en fit tout autant, ce n'était que la jeune élève de gryffondor. Visiblement, l'arrivée du préfet n'était néanmoins pas pour ravir la jeune apprentie sorcière qui croisa les bras :

- Salut Peter. En fait je... je me promenais juste. C'est... enfin le lac est super beau le soir.

*Ouais, c'est beau mais ça caille, alors si elle pouvait bouger ses fesses de là ...*

Peter contempla d'un air totalement incrédule la jeune fille qu'il ne connait par ailleurs pas si mal, même s'il était loin d'être l'un de ses intimes. On lui avait parlé d'un chien, or chien elle n'avait point avec elle au bord du lac, l'aurait-elle égaré ?

- Et... toi ? Tu... qu'est ce que tu fais là ? Il est fait froid ce soir hein ?

A cette question, elle ne semblait pas attendre de réponse, elle s'était retournée et contemplait à présent le lac comme si elle semblait attendre que quelque chose en sorte. Peter avait vu juste, elle attendait le retour de son chien. La belle affaire, cela pouvait durer des heures, et le couvre-feu était dépassé depuis longtemps ! Peter s'avança alors jusqu'à se retrouver complètement à coté d'elle, il posa une main sur son épaule et essaya de prendre une voix patiente et paternelle :

- Je suis venu te chercher, le couvre-feu est déjà tombé sur le Château, tu devrais être dans ta salle commune depuis longtemps. Elise est-ce que c'est toi qui est sortie avec un chien ce soir ?
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Azénor Philaester
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Lun 23 Jan 2017, 01:28


pv ft. Alice Grant ♥ // han et John McGrath qui se rajoute aussi!


Je m'en souviens comme si c'était hier. Le jour où j'ai trouvé mon double. La meilleure partie de moi. Celle qui est libre, et qui le restera, quoi qu'il arrive. J'étais seule. Je me suis retrouvée dans une maisonnette abandonnée, et c'était là. C'est tombé sur moi comme une évidence. Entre renard, husky et loup. Entre Lydie, Anthony et Lïnwe. Les trois personnes les plus importantes de ma vie. Un coyote. Mon alter-ego. Je me souviens avoir fermé les yeux. Et puis j'ai fais le vide en moi. J'ai laissé mes démons du passé toutes mes erreurs derrière moi. Et j'étais pure. Je me suis trouvée. Puis je l'ai laissé prendre le dessus. Et je suis devenue un coyote pour le meilleur et pour le pire. Enfin qu'on se le dise, c'est surtout pour le meilleur.

Et puis aujourd'hui j'ai rendez-vous avec la jeune Alice. On a eu quelques échanges épistolaires. A propos de sa vie, en quelques sortes, de ses épreuves, et de ce qu'elle a subit. Elle commence peu à peu à se remettre. Et c'est pour le mieux. Si je peux être là pour elle alors ainsi soit-il. La conversation a dérivé sur l'animagie. Comme ça, j'ai proposé mon aide. Et elle l'a accepté. Je vais devenir une sorte de mentor pour la jeune Serdaigle. Un mentor d'animagie. J'aimerais l'aider à trouver son double, mais à part des mots, je ne peux pas faire grand chose. La mettre en confiance, l'aider à faire le vide. Trouver la plus belle partie d'elle-même.

Alors je suis là, dans le parc, au bord du lac. Je regarde le ciel, fin de journée, le soleil se couche. J'attends la lune avec impatience. Le vent souffle sur mes cheveux qui tremblent. Les mains dans les poches, j'avance à petits pas. Un pied après l'autre. Le ciel c'est mon pote. On avance ensemble, et on attends Alice, qui ne devrait pas tarder. Elle va venir, comme une petite fleur. Et je la cueillerais, ce petit ange traumatisé, peiné, alourdi par la peur, par la folie.





Dernière édition par Azénor Philaester le Mar 31 Jan 2017, 01:59, édité 1 fois
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Alice Grant
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Dim 29 Jan 2017, 14:46



Aujourd'hui le ciel était resté dégagé. La serdaigle avait prié en silence, toute la journée, pour que des nuages viennent le couvrir. Mais rien n'était arrivé. Comme souvent, son espérance s'était montrée vaine. A chaque fois qu'elle avait levé ses yeux noirs en l'air, pour qu'ils s'évadent loin, bien loin de cette planète maudite, elle y avait vu cet horrible ciel bleu. Qui la narguait, lui rappelait que les oiseaux pouvaient voler. La jeune aigle tentait vainement de le faire. Plus rien ne la retenait au sol. La folie était détruite, ses démons tués. Mais il lui restait ses souvenirs. Qui eux ne disparaîtraient jamais. Il fallait vivre avec. Tout ça était trop récent encore. Trop tôt pour s'envoler. Verrou de la cage crocheté, encore fallait-il ouvrir la porte. Trouver le courage. Oser. Le temps ne s'était pas assez écoulé. Les plaies pas encore refermées, cicatrisées encore moins. Elle en avait assez d'attendre. Toute sa vie. Elle avait patienté. Pour attraper l'assassin de son existence. Pour tuer sa double-face. Et maintenant
-pour s'en remettre.

Les nuages
Revenez, s'il vous plaît
Il faut que vous fassiez tomber de la neige
Pour masquer les rues tachées du sang de l'histoire
De mon histoire
Que les flocons dansent dans les airs
Et que l'on ne voit plus qu'eux
Et surtout pas l'espace
Le jour, y'a même pas
-d'étoiles


Après des mois passés au fond du gouffre, Alice se demandait ce qui l'attendait à l'extérieur. Elle avait peur d'avoir trop changé pour vivre pleinement à nouveau. Peur d'être trop différente. De ne pas réussir à faire croire que tout lui avait glissé dessus, que tout était parti, qu'il n'y avait plus aucune trace d'anormalité dans son esprit. Peur des autres. Curieusement, les seules personnes qu'elle ne craignait pas étaient ceux qu'elle comprenait, ou qui la comprenaient. Avait-elle vraiment envie de dire qu'elle n'avait rien vécu, rien vu, rien entendu? Avait-elle vraiment envie de mentir, de dire qu'elle était forte, qu'elle était différente de tout ceux qui étaient restés dans le pays de la folie? Elle avait l'impression d'être une miraculée. Qu'elle avait eu de la chance. Qu'elle avait été enfermée de longs mois, qu'elle s'était échappée, mais que ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Qu'elle aurait dû y rester à jamais, comme les autres qu'elle désirait aider, quitte à replonger un peu. Hors du terrier, ce n'était tout simplement plus
-son monde.

Les gens devaient lui ré-apprendre à vivre. Mais qui voudrait d'une fille aussi toxique? Et bien, une personne l'avait vue, en train de se relever. Lui avait gentiment tendu la main. Prêté une épaule. Quelqu'un devant qui la sang-mêlée, poupée cassée, avait put pleurer. Quelqu'un à qui se confier, écrire, et qui répondait. Sa lumière au bout du tunnel. La directrice des gryffondors. Un rendez-vous pour trouver la voie, son double animal. Que pouvait bien être le sien? Si encore elle en avait un. Mais elle n'avait pas grand chose, alors elle s'accrochait à tout ce qu'elle avait. Cet espoir par exemple. Cette personne qui ne la jugeait pas. Et qui avait aussi affronté
-des démons.

L'attendait. Près du Lac Noir. La bleu et bronze s'approcha du point de rendez-vous, à l'heure dite, et releva la tête une énième fois. Cette fois, elle sourit. Un jour
-je m'envolerai

A vue, elle fit un signe de la main à la jeune femme. Arrivée en face d'elle, un autre sourire, timide, elle n'osait pas trop y mettre de l'espoir, ce serait cruel.
- Bonsoir Miss!
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Jeu 02 Fév 2017, 19:31


John McGrath s'insère dans le rp avec notre approbation Alice et moi.


Tu es un petit ange.
Tu arrives comme une fleur, tu me fais un petit signe de la main, de loin. Un sourire, au coin. Je te le rends, si sincère. Je suis contente, que quelque part tu ailles mieux. Heureuse que tu aies pu trouvé un chemin dans cette petite âme toute l'année en hiver.
- Bonsoir Miss!
-Bonsoir Alice. Cela vous ennuie si on marche un peu?

Les cheveux dans les yeux, les mains dans les poches, un sourire aux lèvres, je la regarde. Je recommence à marcher, doucement. Le vent qui balaye ma crinière, je m'attarde un peu sur le paysage qui s'offre à moi. Le Soleil commence déjà à se coucher. La Lune va prendre sa place et j'en suis ravie. J'ai toujours préféré la nuit. C'est synonyme de liberté, je trouve. Je me souviens nos soirées jusqu'au petit matin, avec Lïnwe. Ici même, dans l'enceinte de Poudlard. On s'amusait à défier le règlement, qui l’eut cru des années plus tard, que j'allais être celle qui est supposée surveiller ce que j'ai été. Des petits cancres, jamais bien méchant. Comment je voyais mon avenir? Je ne sais pas. Je n'ai jamais rien prévu. Jamais. J'ai toujours fais en me souciant que du moment présent, puisque c'est sans déception. Et puis plus on prévoit, moins ça arrive.

Je perds ma vue dans l'immensité de beauté qui s'offre à moi. Un ciel orangé qui range sa clarté petit à petit. Des oiseaux aux loin, les plus libres d'entre nous. Ceux qui peuvent se demander ce qu'il y a derrière les étoiles. Nous avons rendez-vous là où le ciel brille la nuit. Au plus profond de notre âme. Pour trouver ensemble son double. Vider ses pensées. Sa tête. Laisser parler la meilleure partie d'elle-même.
Je replonge mes yeux sur la jeune bleu et argent. Un regard suffit. Je sens en elle de l'appréhension, quelque part. Une once de peur aussi. La peur de ce qui est nouveau. La peur de l'après. De devoir changer ses habitudes. Tu trouveras le courage petit ange, je crois en toi, tu es une jeune fille forte. Assez pour t'être sortie d'une situation sans précédent. Beaucoup aurait baissé les bras. Beaucoup aurait renoncé à la vie. Mais pas toi. On dit qu'il y a toujours de l'espoir. Je suis pas nécessairement d'accord. Ce qui ne nous tue pas ne nous rend pas plus fort. Ça nous laisse vulnérable, et blessé, à jamais. Ça nous laisse marqué. Physiquement, mentalement. Pour toujours.

Nous sommes quand même ici pour quelque chose. Pour Alice, et son alter ego. Alors autant commencer, dès maintenant, avant que le soleil n’entame la deuxième partie de son chemin. Avant que tout ne soit qu'ombre et mystère.
- Alors Alice, on ne va pas passer par quatre chemins. L'essentiel, c'est de faire le vide en soi. D'être capable de se faire confiance de manière à s'abandonner à soi-même quelque part. Il faut que votre animal, votre double, votre alter ego prenne la place. Toute la place. Il faut que vous le laissiez s'exprimer.

Je la regarde, intensément. J'y suis peut-être allé un peu fort, pour un début. J'en sais trop rien.
- Enfin vous avez des questions peut-être?



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John McGrath
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : John McGrath, Ven 03 Fév 2017, 13:53


Le monde est constitué de personnalités aussi diverses les unes que les autres. En faire l'étalage prendrait énormément de temps. Mais il y a parmi les gens, dans la foule, un genre de personnes un brin à part. Certains s'en méfient, d'autres puisent en eux la force pour se lever, ou se relever. De les suivre, ou de s'appuyer sur eux. Qu'ils soient rares, ou non, il s'agit bel et bien de ce genre courageux, sans tomber dans la caricature héroïque, non pas, rassurez vous. Mais cette once d'espoir et cette fine mèche de bonté en eux peut parfois faire de grandes choses. Bien entendu, beaucoup de monde déteste ce genre de mental d'acier. Les raisons sont toutes aussi variées, soyons franc. Il peut sans doute s'agir de jalousie, tout comme du mépris face à ceux qui prennent la vie avec le sourire. Ceux qui sortent de toutes les mauvaises passes et difficultés notoires avec le même regard infaillible. Comment savoir d'où leur vient cette force ? Cette prise de bulldogue, les faisant s'accrocher à la vie ? Si vous n'êtes pas ce type de personne, il serait impossible de vous l'expliquer, hélas.

John, justement. Nous le connaissons pour sa grande bêtise, ses stupides remarques et piques à longueur de journée. Son amour de lui-même et sa confiance en soi qui ne pourraient même pas être mesurées, tant l'égo du garçon est immense. Jouons cartes sur table, John fatigue, tout simplement. Pourtant, certains le savent, d'autres le devinent peut-être, il est justement de cette "caste" que rien ne peut ébranler. C'est justement de par cette confiance en lui et ce sourire en coin habituel qu'il affronte la vie, sans jamais réellement s'étaler sur ces véritables duretés. Mais il suffit de croiser son regard, lorsqu'il est calme (La chose est rare, mais tout de même) pour comprendre. Son regard. Son regard bleu-acier, qui plonge en vous et laisse justement ce sentiment de force intérieure inexpliqué. Certains trouveront ça agréable, d'autres très dérangeant. Il n'y a pas de définition même du Courage, chacun l'interprète à sa façon.  Dans tous les cas, c'était ainsi, pouvons nous parler de présence inspirante ? La chose serait un brin prétentieuse, tout de même.

Ah, les soirées de Poudlard. On ne pourrait vous faire le récit de toutes les activités qui s'y déroulent, mais nous avons au moins la "chance" de suivre John. Et les deux silhouette près du lac. John reconnaît aisément Azénor. Quant à l'autre, de dos, il n'avait aucune idée de qui elle était. Qu'importe, il pouvait voir à ses épaules basses que la jeune femme avait un poid sur celles-ci. La chose est assez rare pour le souligner, il n'avait pas forcément envie de blaguer ce soir là et c'est simplement par curiosité qu'il s'était approché. Ecoutant, discret d'abord, les mains croisées derrière la tête, il avait fini par couper la parole d'Alice, si celle-ci désirait répondre à Azénor;

- Enfin vous avez des questions peut-être?
- Moi, j'en ai, madame la Directrice. N'est-ce pas illégal que d'apprendre l'Animagie aux élèves, hmmm ?

Il y avait beaucoup de faux-reproches dans le ton de sa voix. Beaucoup d'amusement, comme d'habitude, peut-être. S'approchant plus près et lançant un sourire à la jeune Aigle, John avait retourné son regard vers Azénor, enchaînant avec beaucoup de détermination. Que ce soit dans la voix, ou les yeux. Ces mêmes yeux expressifs qui parlaient souvent d'avantage que le jeune homme lui-même.

- Dans tous les cas, si vous ne voulez pas que je vous dénonce, il va falloir m'apprendre aussi !

Quel garnement. Toujours cette insolence et nonchalance habituelles. Mais avec une certaine sympathie toutefois, quelque chose de chaleureux même, montrant tout le second degrés de ses propos.
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Alice Grant
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Mer 08 Fév 2017, 15:20


C'est bon Calimero t'as fini?
La sang-mêlée en avait assez d'être pathétique. De se sentir maudite, brisée, un jouet du destin auquel elle ne croyait pas, jetée contre un mur, disloquée, ses morceaux éparpillés. Faible, à la merci du moindre hasard... c'était fragile, la vie. Bien trop fragile. On peut porter toutes les armures qu'on veut, le danger arrive toujours à se frayer un chemin jusqu'à notre âme. Car bien souvent il vient de l'intérieur. Nous-même. C'était ça, le risque. Vivre. Dès qu'on ouvre les yeux, nous sommes condamnés à les refermer un jour ou l'autre. Alors, à nous de profiter de ces instants sur terre avant de disparaître. Et bien, quoi? Vous pensez vraiment qu'elle a le choix d'avoir cette vision des choses? C'était ça ou tout abandonner maintenant. Elle n'était pas sortie de la folie pour tomber en dépression. Dépression. Ce mot la frôlait. Mais il lui suffisait de penser à sa liberté, à tout ce qu'elle avait vu de bien depuis seize ans, et l'optimisme, plutôt l'espoir, la guidait. Pourtant, elle se sentait perdue. Il fait trop noir. Je sais pas où je dois aller. Monde corrompu. Tous des pourris. Je crois. je sais pas. Non. C'est pas vrai. Y'a des gens biens. Ma mère. Mes amis. Azénor. Je sais rien du tout. Est-ce qu'après tout ce que tu m'as fait je dois t'aider à te sentir mieux?

Le bien n'est pas un but. C'est une lutte infinie, quelque chose d'inatteignable. C'est peut-être à ça qu'on le reconnait. Trop grand. Trop beau. Trop loin. Aider tout le monde. Sauver tout le monde. Raisonner tout le monde.
Pour l'instant, elle devait prendre le temps, crétin de lapin blanc après lequel elle avait couru, de se relever, et trouver sa voie. Après avoir été un poids, elle souhaitait se rendre utile. Parce qu'elle ne voyait pas quoi faire d'autre. De mieux. Une utopie. Ça occupait bien toute une vie, ça. Essayer d'attraper quelque chose qui n'existe que dans nos rêves. Tenter de remplir un trou tandis que des milliers de mains creusent, les nôtres comprises.. Pourtant, c'était ça, que la serdaigle voulait faire. Pourquoi se contenter d'aider ses amis quand on pouvait aider les inconnus?
Philanthrope.
Alors qu'elle avait entrevu ce dont les hommes étaient capables. Alors qu'elle en avait souffert. Elle les aimait.
Folle.

- Soulève cette montagne.
- C'est impossible...
- Seulement si tu crois que ça l'est.
- J'ai seize ans. J'ai perdu mon père. Je viens tout juste de retrouver ma raison. Et regarde-toi, Chapelier. T'es toujours là à me faire la morale.
- Soulève cette montagne.
- Je me suis battue contre un paquet de cartes. Elles m'ont coupé. J'ai la marque de la hache du bourreau de la reine de cœur sur mon cou. Enfin dans ma tête.
- Y'a pire comme aventure. Tu t'en es sortie. Tu es forte. Tu as des amis. Le reste de ta famille. Tu n'es pas seule.
- ...
- Soulève cette montagne.


- Alors Alice, on ne va pas passer par quatre chemins. L'essentiel, c'est de faire le vide en soi. D'être capable de se faire confiance de manière à s'abandonner à soi-même quelque part. Il faut que votre animal, votre double, votre alter ego prenne la place. Toute la place. Il faut que vous le laissiez s'exprimer.
Vide. En. Soi. Confiance. S'abandonner. Laisser le double. S'exprimer. Tout ce qu'elle ne savait pas faire. là pour apprendre. Hochement de tête. Elle n'allait pas baisser les bras, de toute façon. Pas trente-six solutions, pas d'autres issues. Vivre avec, voilà. Et pour ça, apprendre à se laisser aller.
- Enfin vous avez des questions peut-être?
Une seule.
On fait comment?

- Je vois. La confiance en soi, le laisser-aller... ça commence à me reve...
- Moi, j'en ai, madame la Directrice. N'est-ce pas illégal que d'apprendre l'Animagie aux élèves, hmmm ?
Ah put... purééée... c'est qu'il ma fait peur le c... le gars... Mais il est là depuis longtemps? Léger sursaut, main prête à dégainer la baguette dans la manche, juste le temps de se rendre compte que c'est un élève. Qui devait avoir à peu près son âge. Plus vieux peut-être. Jamais vu. Blond. Ton faux de réprimandes. Beau sourire.
- Dans tous les cas, si vous ne voulez pas que je vous dénonce, il va falloir m'apprendre aussi !
Regarde vers la directrice. Pourquoi pas?
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Mer 08 Fév 2017, 22:09



Le visage dur qui passe en force. La seule chose qui nous pousse quelque part c'est le manque. Le manque de quelque chose dans une quelconque partie de notre triste vie. On est comme un squelette que l'on expose en cours de biologie.
Nombril égo centré très peu s'entraident. Mais il n'y a que pour te faire monter que je descendrais.
Des petits yeux assez troublés. C'est dur oui, mais c'est faisable. La preuve.
- Je vois. La confiance en soi, le laisser-aller... ça commence à me reve...

Mais la jeune aigle se fait couper par une voix que je connais que trop bien. C'est le McGrath.
- Moi, j'en ai, madame la Directrice. N'est-ce pas illégal que d'apprendre l'Animagie aux élèves, hmmm ?
Alice sursaute, moi je cache mon sourire. Toujours à faire l'imbécile de John. Mais je ne peux pas m'empêcher de l'apprécier. C'est rare de voir un élève finalement heureux, sourire aux lèvres en toute circonstance, et toujours partant pour s'amuser. Je n'en croise que rarement des comme celui-là. Je vois de la détermination dans ses yeux malicieux. Et je ne réprime pas mon amusement.
- Dans tous les cas, si vous ne voulez pas que je vous dénonce, il va falloir m'apprendre aussi !

Petit rire. Me dénoncer, c'est trop mignon.
- Illégal? Mais voyons allez-vous en cours de métamorphose monsieur McGrath? Et depuis coupez-vous la parole aux demoiselles?
Je regarde les deux élèves successivement avec un sourire farceur. Soit, s'il veut se joindre à nous, le bougre.
- Mais si l'envie vous prend de vous joindre à nous, je n'y vois pas d'inconvénient.

Je reprends alors mon chemin, marche, un pied devant l'autre. Le jour cède de plus en plus sa place à la nuit qui promet d'être sombre. Mais la lune sera là pour nous réchauffer. Et puis le dîner ne va pas trop tarder, dans une ou deux heures peut-être, alors nous n'avons pas non plus énormément de temps. Mais ce n'est probablement pas le dernier rendez-vous que nous fixons. La formation d'Animagie est bien plus compliquée qu'il n'y paraît. Cela peut prendre des années. Trouver son alter égo n'est pas une mince affaire. Loin de là.
L'instinct. Je ne me fais pas énormément de soucis pour Alice. C'est une jeune fille forte. Qui est passé à travers tant de choses, que cela a du la rendre plus forte qu'elle n'y paraît derrière ce corps menu. Quant à John, je ne le connais pas autant que je connais l'érudit, mais je ne le sais que farceur. Il faudrait être sérieux McGrath, pour une fois. Faire le vide à l'intérieur. Laisser son animal prendre la place, s'abandonner à lui. Lui faire assez confiance pour le laisser contrôler l'âme.
Je tourne mon regard alors vers le gryffon.
- Comme je disais à Alice, la formation Animagie n'est vraiment pas une mince affaire. Il faut réussir à s'abandonner. Il faut laisser l'autre partie de soi s'exprimer. Faire le vide en soi. Trouver le havre de paix qui réside en soi. Ce n'est pas une tâche accessible à tout le monde.

Et puis je regarde la bleu et argent:
- Et qu'en est-il pour votre question Alice?

J'aimerais me transformer maintenant tout de suite. Sous leurs yeux ou non qu'importe. J'aimerais laisser mon coyote s'exprimer, gambader comme bon lui semble et faire vivre la meilleure de mes moitiés. C'est dingue comme les sens sont décuplés. Le cerveau reste humain, les besoins, les sentiments deviennent animaux et tout ce qu'on ressent est multiplié. L'amour, la joie, le bonheur. La douleur aussi. Alors l'animal court. Pour se réfugier. Il s'en va, fuis, le plus loin, le plus vite possible. C'est le système qui permet de voler.
Et ce trait humain, qui reste sur le corps animal. Un trait physique, qui se voit aussi bien sur l'homme que sur l'animal. Puisque qu'ils sont même. Cela peut être n'importe quoi. Une trace de lunette sur un pelage tacheté. Un épis sur le dessus de la tête. Une cicatrice rouge sur un corps, un manque de pelage sur l'autre. Le fait d'être vulnérable.
Il m'a fait retirer le collier de chien qui me servait d'écharpe.
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : John McGrath, Mar 14 Fév 2017, 18:12


Joyeux luron, gentil garçon. Evidemment ! Emboîtant le pas à Azénor et Alice, John se donnait les airs de l'innocence même. Difficile d'y croire bien entendu. Mais c'était bien tenté du moins. L'Animagie l'avait toujours attiré, séduit même. C'était après tout les plus grands farceurs de Poudlard qui l'étaient. Les Maraudeurs d'origine. Bien sûr, le jeune homme avait une once de modestie pour ne pas se comparer aux plus grands de l'école. Mais secrètement, il rêvait de se transformer, ne serait-ce que pour leur ressembler un peu plus. Evidemment, cette envie n'était pas aussi futile et bête. Il avait toujours eu envie de s'évader plus que de raison. Nous connaissons maintenant son comportement, rêveur et peu sérieux. Mais il ne pouvait pas s'abandonner aux méandres de l'irraisonnable sous son enveloppe charnelle. La chose n'était pas possible. Alors notre Johnny voulait plus. Aller plus loin dans ce gain de liberté bref et passager. Profiter encore plus de cette dernière année à Poudlard.

Il ne connaissait pas Alice, mais peu lui importait. Cette jeune femme à l'allure frêle, voire fragile semblait avoir un bon fond. Mais un fond emprisonné, coincé. Qu'il fallait évidemment travailler. Il y avait justement chez John, derrière ses airs farceurs et insupportables cette envie d'aider. L'envie de tendre la main et tirer les gens vers le haut, pour les faire s'échapper à leurs fantômes du passé. On ne pouvait pas le nier, ce garçon était destiné à un avenir de Justicier.

Il écoutait vaguement Azénor. C'était une Directrice bien plus clémente que le précédent. Plus proche des élèves. Plus agréable, tout simplement. John adorait la faire tourner en bourrique. Ce que la jeune femme lui rendait très bien. Il y avait à la fois une certaine complicité et admiration entre eux. Tout comme une certaine distance et barrière. On ne pouvait pas dire qu'ils étaient proches, loin de là. Mais quelque chose faisait qu'ils ne cessaient de tourner l'un autour de l'autre. (Le narrateur précise tout de même que par ces mots il sous-entend une relation amicale et non pas ambigüe.)

Il étudiait donc Alice, n'écoutant que d'une oreille. Ses grands yeux bleus, munis de cernes profondes courant sur la jeune femme. S'empreignant de la moindre micro-mimique de cette dernière. Elle avait quelque chose de mélancolique en elle. Quelque chose qui vous rappelle un soir de pluie morne.

Bien entendu, il avait raté et ignoré les remarques précédentes d'Azénor. Mais les dernières lui firent dresser les oreilles :

- Comme je disais à Alice, la formation Animagie n'est vraiment pas une mince affaire. Il faut réussir à s'abandonner. Il faut laisser l'autre partie de soi s'exprimer. Faire le vide en soi. Trouver le havre de paix qui réside en soi. Ce n'est pas une tâche accessible à tout le monde.

- S'agit-il seulement de paix, m'dame ? Je veux dire, certains ne la cherchent pas après tout. Et puis... Comment on sait, que l'on l'a trouvé, cet havre ?

C'était rare de le voir sérieux. Son sourire était devenu plus léger. Moins arrogant. Plus sympathique et moins moqueur. A ce moment, il n'était qu'un élève sympathique de plus. Dénué de pensées sombres ou lasses, comme beaucoup à Poudlard. Puis finalement, cet instant de calme venait de se briser, lorsque John se tourna de nouveau vers Alice.

- Hey, souris, Love. T'as de la chance d'être là ce soir. Avec les deux meilleurs de Gryffondor... Johnny.

Il avait terminé sa phrase en se désignant du pouce. Recommeçant à sourire comme un renard.
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Sam 18 Fév 2017, 05:55


C'est plus court désolée :x

Azénor ricana. Apparemment, elle prenait cette fausse menace à la légère.
- Illégal? Mais voyons allez-vous en cours de métamorphose monsieur McGrath? Et depuis coupez-vous la parole aux demoiselles?
Mais oui, c'était pas illégal. Pas couper la parole aux demoiselles, enseigner l'animagie. Qu'est-ce qu'il racontait? Mouais, en fait, il voulait lui aussi bénéficier d'un cours particulier... drôle de façon de le demander. La directrice des lions leur adressa un sourire malicieux.
- Mais si l'envie vous prend de vous joindre à nous, je n'y vois pas d'inconvénient.
Hum, moi non plus, ça tombe bien.
Ils commencèrent à marcher au bord du Lac, le soleil couchant se reflétait dans l'eau, offrant un spectacle féerique que la serdaigle avait eu la chance d'admirer bien des fois. Cet endroit, imprégné de souvenirs, d'une âme sœur, notamment, un serpentard. De la chaleur. Propre et figurée. De ce coup de foudre. De ces moments. Doux. Sucrés. Rempli de rêves, d'avenir à deux. Mais il ne fallait pas qu'elle divague. C'était vraiment pas le moment d'être nostalgique.
- Comme je disais à Alice, la formation Animagie n'est vraiment pas une mince affaire. Il faut réussir à s'abandonner. Il faut laisser l'autre partie de soi s'exprimer. Faire le vide en soi. Trouver le havre de paix qui réside en soi. Ce n'est pas une tâche accessible à tout le monde.
Et ça, c'était justement ce que la serdaigle s'efforçait de faire.
- S'agit-il seulement de paix, m'dame ? Je veux dire, certains ne la cherchent pas après tout. Et puis... Comment on sait, que l'on l'a trouvé, cet havre ?
Et oui. S'agissait-il réellement de paix? Elle n'avait pas pensé à la forme que prendrait son "soit" intérieur. A vrai dire, ça lui faisait un peu peur. Et si c'était sa double-face qui revenait à travers cet animal? Et si elle découvrait que cette personnalité cruelle était en fait son véritable "elle" et pas un parasite? Et si elle réveillait la bête qu'elle avait mis tant de temps à endormir? Et si le Lapin Blanc reprenait le contrôle, et si... Et si ce qui devait être l'espoir se transformait en cauchemar? Oui, Alice avait peur d'elle-même. Terriblement peur. Une terreur qui envahit son esprit, passa dans son regard, coula sur son visage, avant d'envahir tout son corps dans un frisson incontrôlable.
Et si elle était en réalité
Un monstre?

Le garçon adopta un agréable sourire.
- Hey, souris, Love. T'as de la chance d'être là ce soir. Avec les deux meilleurs de Gryffondor... Johnny.
Il se désigna.
- Alice, répondit-elle en lui rendant son sourire.
- Et qu'en est-il pour votre question Alice?
Oui, elle avait de la chance d'être ici, avec eux, avec cette jeune femme-coyote et ce griffy à l'air moqueur. Elle pouvait leur parler. Elle devait poser la question à sa professeure. Sinon, cette angoisse l'empêcherait d'avancer.
- Cet animal dont vous parlez...
Elle avala sa salive. Les mots devaient sortir, ils s'accrochaient au fond de sa gorge, mais elle les poussa. Un peu de courage par Merlin!
- ... Incarne quelle partie de nous-même? La meilleure ou la pire?
Pas la peine de leur dire à quel point elle avait peur de la réponse, qui était sûrement aucun des deux, juste notre "nous" véritable. Ça se lisait dans ses yeux noirs, dans sa lèvre inférieure qui tremblait, comme lorsqu'on est sur le point de pleurer. Pourquoi n'arrivait-elle pas à avoir confiance en elle?
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Lun 20 Fév 2017, 16:04


je sais je sais ...


La voix du McGrath m'enlève de mes pensées féeriques et me ramène à ma singulière réalité.
- S'agit-il seulement de paix, m'dame ? Je veux dire, certains ne la cherchent pas après tout. Et puis... Comment on sait, que l'on l'a trouvé, cet havre ?  

Un John sérieux. C'est pas souvent que je le vois sans arrière pensée. Et ça me fait plaisir. Et c'est à ce moment là, que je vois que ce gosse a un avenir. Il a le potentiel. Le reste, cela ne tient qu'à lui. Sous ses airs de mauvaise graine je vois un élève intelligent, plus malin que ce qu'il veut faire croire. Il sait ce qu'il veut, il pense à son avenir, y réfléchis. Sinon il ne serait pas là, il n'aurait voulu rester. La formation Animagie est un processus qui prend plusieurs années. Peu d'élèves ont la maturité de le comprendre et d'acquiescer. Prévoir et planifier.
- Comment on sait quand on l'a trouvé? On le sait c'est tout. On se retrouve seul avec notre double et c'est une des meilleures sensations. Enfin, ça dépend pour qui après tout. Mais quand vous l'aurez trouvé, vous le verrez.

Alice et John échangent quelques mots. Ils ne se connaissaient pas, mais voilà qui est chose faîte. Je les regarde en souriant, une rencontre entre élèves. Peut-être qu'un jour ils me remercieront. Ou peut-être pas. Et c'est à Alice de me poser sa question. D'une voix plutôt gênée et peu assurée, elle me demande:
- Cet animal dont vous parlez... Incarne quelle partie de nous-même? La meilleure ou la pire?


Très intéressante question. Ça m'fait sourire, encore. Je pense à mes mots, ce que je pourrais dire, lui répondre. Trouver ce qu'elle attend, lui dire ce qu'il y a de plus sincère.
- Ça dépend Alice. Cela dépend de l'âme. Personnellement, mon animal incarne la meilleure partie de moi. Il m'a permit de me libérer, de respirer à nouveau. Mais il peut avoir aucun effet comme il peut être la partie vicieuse et malhonnête.
Je m'arrête un instant.
- Mais j'imagine mal vous voir malhonnête Miss.Grant! Je la regarde, tout sourire.




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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : John McGrath, Mar 21 Fév 2017, 20:04


La meilleure sensation. La paix intérieure. Non pas que John était un adolescent tourmenté, en quête de cette sensation d'apaisement. Au contraire même. Malgré quelques difficultés passagères, il s'en sortait toujours avec le sourire. Le moral accroché. C'était d'ailleurs sans doute pour cette raison que le blond avait peu d'amis de son âge. Il n'aimait pas se morfondre, ressasser des soucis. Non, bien entendu, on pourrait juger sur le fait qu'il n'a jamais subit de véritables tortures, ou rebondissements marquants. Ses traumatismes pouvaient être comptés sur les doigts d'une main. Jugez comme bon vous semble. Qu'il soit pour vous un blanc bec, sans expérience. Ou simplement un garçon aux épaules solides.

Toujours est-il que l'Animagie l'avait toujours plus ou moins passionné. Plus que toutes les autres disciplines mystérieuses. Il sentait justement qu'il y avait quelque chose en lui qui avait le besoin d'être libéré. Qu'il n'était malgré ses dix-sept ans pas encore complet. Pas accompli. La chose est normale, pour la plupart d'entre nous, puisque John n'est qu'un adolescent. Mais pour lui, c'était un sentiment de frustration.

Il se rendait compte que les gens de son entourage avaient subi de lourds dégâts, infligés par la vie et l'injustice. Ca semblait être le cas de cette jeune fille, Alice. Mais aucun regard de pitié de la part de John. Aucun malaise. Il n'aimait pas mettre son nez dans les choses qui le regardaient pas forcément. Son but, c'était simplement enchaîner sur le futur et tirer la jeune fille de la vase avec l'aide de sa Directrice. Peut-être qu'elle n'en avait d'ailleurs pas besoin. Simplement se changer les idées devrait être un bon début.

Elle pose sa question à Azénor, presqu'au bout des larmes. La voix tremblante et mal assurée. Le tout arrache une moue pantoise au jeune Irlandais. Sans interrompre la Grande-Rouge, il enchaîne, donnant un petit coup dans le dos d'Alice, pour la faire se redresser. Il joue la carte de la sympathie, d'une présence rassurante, voire inspirante.

- De toute façon, Alice. Au moins, tu sera fixée. Si t'y arrives ! Si t'es partagée entre deux bords... J'suis certain qu'en découvrant ton toi-intérieur, tu saura enfin qui tu es pour de bon. Ce serait mieux de le savoir, non ? Comme ça, tu pourra arrêter de t'en faire pour ce côté bon, ou mauvais. De toute façon ! Si au bout du compte tu te transforme en tortue, ou en pélican, promis on ne le dira à personne !

Un clin d'oeil de filou. Puis un regard vers Azénor.

- Non parce que c'est vrai. Si je me transforme en rat, je vais l'avoir mauvaise ! Bon... Et comment ça se passe ? On s'asseoit par terre en se tenant les mains et on médite en faisant de longs "Mmmmmmmmm" ?

Un rire bref, puis ses yeux se plissent. Il fixe Azénor avec une soif d'apprendre qui lui est inhabituelle. Lui, l'élève que beaucoup pensent fou ou stupide.

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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Jeu 23 Fév 2017, 08:20


Alice avait un peu peur de casser l'ambiance, mais elle ne pouvait pas laisser ses questions sans réponse. Surtout celle-ci.
- Ça dépend Alice. Cela dépend de l'âme. Personnellement, mon animal incarne la meilleure partie de moi. Il m'a permit de me libérer, de respirer à nouveau. Mais il peut avoir aucun effet comme il peut être la partie vicieuse et malhonnête.
Elle hocha la tête. Y avait-il un risque pour que sa double-face ressorte? Bien qu'elle s'en soit débarrassée... que ça n'avait rien à voir avec la magie... qu'une version animale de la psychopathie ne risquait pas d'être bien dangereuse... enfin, elle serait peut-être fixée.
- Mais j'imagine mal vous voir malhonnête Miss.Grant! lui lança-t-elle avec un sourire.
Et VLAN
Le coup était parti.
Sans que personne ne le sache,
En silence.
La serdaigle avait été touchée en plein coeur.
Azénor avait confiance en elle.
C'était vrai, elle n'avait jamais tué personne.
Jamais jeté d'Impardonnable.
Jamais appartenu à un quelconque groupe malhonnête.
Jamais cambriolé Gringotts.

- ...

Bien qu'elle appréciait que ça ne soit pas marqué sur son front...
Ces fois où elle avait bien faillit aller trop loin, sous l'emprise de la folie...
Où elle s'était montrée menaçante, terrifiante...
Ces fois où elle avait déliré, où des gens en avaient payé les frais...
Et surtout, les regards.
Inoubliables.
Peu nombreux.
Mais inoubliables.
De haine.
De peur.
Même si cette chose qui avait prit le contrôle n'avait rien à voir avec sa véritable personnalité, elle se sentait responsable.
Mais qu'est-ce qu'elle y pouvait?
Il fallait vivre, se reprendre.
La sixième année avait choisi de tourner la page.
Mais...
C'était plus difficile que prévu.
L'air que lui adressait l'ancienne élève lui faisait mal.

Une tape dans le dos.
- De toute façon, Alice. Au moins, tu sera fixée. Si t'y arrives ! Si t'es partagée entre deux bords... J'suis certain qu'en découvrant ton toi-intérieur, tu saura enfin qui tu es pour de bon. Ce serait mieux de le savoir, non ? Comme ça, tu pourra arrêter de t'en faire pour ce côté bon, ou mauvais. De toute façon ! Si au bout du compte tu te transforme en tortue, ou en pélican, promis on ne le dira à personne !
Elle regarda le gryffondor, impressionnée par autant de vérités dites avec un telle légèreté.
Curieusement, ça la réchauffa.
C'était efficace, il fallait croire.
Puisqu'elle sourit.
Et hocha la tête.
- Non parce que c'est vrai. Si je me transforme en rat, je vais l'avoir mauvaise ! Bon... Et comment ça se passe ? On s'asseoit par terre en se tenant les mains et on médite en faisant de longs "Mmmmmmmmm" ?
Bon, là, elle pouffa carrément. Et décida de faire tout son possible pour découvrir ce qui se cacherait en elle, et de l'accepter. Après tout, ils avaient raison.
- Oui, c'est quoi l'entraînement?
On arrête de broyer du noir et on va de l'avant, s'il vous plaît?
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Sam 25 Fév 2017, 01:53



John, en parfait gentleman ou presque, se permet de répondre à la question du petit ange, toujours sous un ton humoristique. Bien sûr, sinon ce ne serait pas John. Puis il me regarde moi, armés de ses yeux malicieux, et je lui sourie du coin des lèvres, parce que l'air de rien, j'admire son positivisme. Sourire en toutes circonstances. Mais est-ce-que tu souris parce que tu es heureux McGrath?
- Non parce que c'est vrai. Si je me transforme en rat, je vais l'avoir mauvaise ! Bon... Et comment ça se passe ? On s’assoit par terre en se tenant les mains et on médite en faisant de longs "Mmmmmmmmm" ?

J'en pouffe de rire. Tout comme Alice d'ailleurs. Toujours présent pour amuser la galerie, et finalement, ce n'est pas plus mal. On a bien besoin de personnes comme lui dans ce bas monde. Un peu de gaieté. De toute façon, il faut sourire pour s'en sortir.
La bleue et bronze a l'air finalement d'accord avec John, puisqu'elle argumente ses dires:
- Oui, c'est quoi l'entraînement?

Je ne m'attendais pas à des questions si...Vastes. Disons que c'est le concept qui l'est plus que les interrogations. On ne fait pas Mmmmmmmm et on peut difficilement dire qu'il s'agisse d'un 'entrainement' à proprement parlé. Je m'arrête un moment, immobile, cherchant les mots exacts pour expliquer à mes deux élèves comment trouver son alter égo en soi.
Je les regarde un par un successivement. Je lie mes mains entre elles. C'est marrant plus on grandit, plus on connaît de mots, moins on trouve quoi dire.
- L'entrainement. Déjà, disons que chacun à sa propre façon de trouver son double intérieur. C'est un peu comme réviser ses cours d'Histoire de la Magie. Si tant est que vous le faîtes. J'accentue mon regard vers John, toujours, il comprendra pourquoi et saura bien sur que cela n'a aucune connotation péjorative, c'est juste un petit clin d’œil. Une petite façon de s'envoyer des pics entre élève et directrice.
Et puis je reprends, m’éclaircis la voix.
- Vous pouvez tout aussi bien vous installer sous un arbre, sur votre lit, en compagnie d'amis, en faisant les cent pas, ou ce que vous voulez, le fait est que vous devez déjà vous sentir à l'aise et en paix avec vous même.

Je laisse un léger silence s'appesantir.
- Essayez, juste par curiosité. Écoutez le son de ma voix. Essayez de vous concentrer que sur cette dernière. Fermez les yeux. Expirez, inspirez à fond. Concentrez vous sur ce que je vous dis. Et puis maintenant, toutes les choses futiles auxquelles vous pensez en ce moment, comme ce que vous avez mangez à midi par exemple, enlevez le de votre tête, débarrassez-vous en. Ne gardez que l'important. Écoutez ce que vous dit votre âme. Faîtes le vide total avec votre esprit, et cherchez-vous. Demandez-vous, quelle est la partie de vous-même que vous n'avez pas encore eu la chance d'explorer. Et peu à peu oubliez ma voix et concentrez vous sur ce que vous trouvez, ce que vous voyez.

J'espère que ce petit exercice de base leur sera bénéfique, même si je sais pertinemment qu'ils ne vont pas trouver leur double maintenant, si jeune, en si peu de temps. Enfin, disons que cela relèverait du miracle. Mais en y pensant moi, j'aperçois mon coyote. Et je le sens si fort, pousser dans ma poitrine. Je sens qu'il veut sortir et être libre.



hrp:
 
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : John McGrath, Dim 26 Fév 2017, 21:19


Au vu du fait que le RP prend une tournure plus personnelle, je me permets d'écrire au nom de John, à la première personne.

Aussi loin que je me souvienne... J'ai toujours senti ces liens à mes chevilles. Cette impression de ne jamais pouvoir respirer à plein poumons. J'ai cherché. Je cherche toujours cette façon de m'évader. De trouver la Liberté. De sentir enfin ces fers tomber. J'aime la Vie. J'aime ce qu'elle m'offre et peut encore m'offrir. Il me plait de me dire que mon futur sera riche et que je ne passerai pas de longues années derrière un bureau. Je vous avoue très franchement que je crains l'ennui. Que je crains la noirceur des âmes qui m'entourent. Je crains de devenir comme eux à chaque moment que je passe auprès d'eux. J'essaie d'alléger leur souffrance, de leur redonner de l'espoir en leur tendant la main. Ne pensez pas que je le fais seulement car je suis un gentil garçon. Non, je le fais pour éloigner ces nuages de mon horizon.

Tel que vous me voyez, que vous me jugez, vous pensez que la vie est facile pour moi. Que au fond de mon crâne il n'y a que vent et paillettes. Je vous dirai que vous vous trompez. J'invoque le vent et les paillettes. Mais pour ce faire, il faut avoir de la ressource. De la force. Je serais prétentieux de vous dire que ma force intérieure vous surpasse, ou vous dépasse. Pourtant, je sais que la chose est vraie. J'en suis conscient, mais je ne vous le dirai jamais droit dans les yeux. Mes pensées ne seront jamais à votre portée. Oui, je suis arrogant. Oui, vous devez penser que je suis un c*n. Je ne fais que constater, les vérités fâchent.

Je ne vous mentirai jamais, cela dit. J'attache une importance étrange à la Vérité. D'abord, car malgré mes talents d'acteur, je suis incapable de mentir de façon crédible. Ensuite, c'est le moyen le plus simple de venir secouer les gens qui m'entourent. De toucher en plein mille. Pensez que je suis une brute. Que ce que je fais, c'est secouer les gens jusqu'à ce qu'ils craquent et m'accordent d'aller en mon sens. Souvenez vous seulement que je le fais car je veux voir le Bien triompher en vous. Ces airs de Justicier... Je me dis que je suis tellement cliché, parfois.

Mais revenons à la Libérté. Qu'ai-je trouvé pour tenter de l'atteindre ? L'Amusement. La bonne humeur. Le positivisme. Le sourire et la chaleur. La proximité. Alors en cherchant le but de ma vie, je me suis formé autour de ces valeurs. On pourrait les croire futiles, mais c'est aussi simple que ça. J'aime m'accrocher à l'idée que je suis quelqu'un de bien. Malgré tous ces efforts, je n'ai jamais pu décoller. Je n'ai jamais pu fuir complètement la réalité des choses, la dureté de la vie qui vous éclate contre les pavés. Riez un coup, malgré le sang dans la bouche, vous verrez, qu'au final, on peut trouver des situations bien plus terribles.

Ne pensez pas que je n'arrive pas à m'épanouir. Je pense que les moments que j'apprécie le plus dans ma vie, c'est ceux où je viens en aide aux gens. Où je chasse leurs nuages qui viennent dans mon ciel empli d'étoiles. Elles ne brillent pas que pour moi après tout. Autant qu'elles éclairent les autres. Si vous marchez avec moi sous ce ciel étoilé, je garderai toujours espoir que vous repartirez en allant mieux. Ce sentiment un peu fou... Aurai-je finalement besoin du bonheur des autres, pour être moi-même heureux ?

Le Lac. L'endroit où se sont déroulées beaucoup de premières fois de ma vie. Je la regarde, ma Directrice, celle qui me donne toujours l'impression d'avoir envie de me tendre la main et s'envoler, de goûter à la Libérté. Je le vois dans tes yeux. Et je te rends la même par les miens. Le genre de regards qui ne peuvent être décrits. Ou les mots ne peuvent être employés. Je le sais. Et tu le sais. Au fond, nous sommes pareils. Je m'avancerai peut-être un peu trop, mais pour me vanter une nouvelle fois, je cerne assez bien les gens. Je vois justement en Azénor un genre de Grande-Soeur, sa présence même quand elle essaie de me gronder m'est rassurante. J'ignore une grande partie de son histoire et pourtant je ne peux m'empêcher de me sentir proche d'elle. Certains appellent ça le "coup de foudre". Mais là, ce n'est pas d'amour qu'il s'agit. A moins que vous vouliez considérer l'amour amical.

Ses mots sont vagues. Une nouvelle fois, je ne sais pas réellement comment rebondir. Je regarde vers cette Alice. La jeune fille qui vient entacher mon beau ciel de nuages. C'est bien à cause de sa présence que je dois endosser à mon tour le rôle de la présence rassurante. Qu'elle sente en moi ce pilier sûr, que l'on sent lorsque l'on voit Azénor nous sourit. La faire se relever et chasser sa brûme. Qu'elle puisse admirer les étoiles avec nous. Lui rendre espoir et confiance. Peut-être que je ne suis pas si idiot que j'en ai l'air. Cela dit, je ne sais pas toujours comment m'y prendre pour vous aider. Tout le monde est différent. Vous êtes beaucoup. Et moi, je suis seul. Je n'arrive pas à savoir ce qui la perturbe tant. Pourquoi elle a mal à s'en étouffer. Je n'aurai pas besoin de le lui demander, non. Il faut juste que je l'éloigne de tout ça. C'est plus fort que moi, ce besoin.

Très bien, posons nous. J'aurai bien lancé une autre blague vaseuse, mais je suis trop accroché à la voix de ma Directrice. Je redonne une dernière tape encourageante sur l'épaule de la petite Alice, je sais au moins que mon regard et chaleureux et mon sourire franc. Elle me fait de la peine, mais elle ne le verra pas dans mes yeux. Je ne la juge pas, je ne veux pas m'introduire dans sa vie. Je veux juste l'en sortir, pour qu'elle puisse marcher d'elle même de nouveau.

Mes pensées. La voix d'Azénor. Mon repas... J'ai faim. Est-ce que Trystan voudrait venir faire une partie avec moi demain ? Faudrait que je songe à accomplir mon dernier haut-fait avant de quitter Poudlard. Une préfète. M*rde. Je suis en train de faire complètement le contraire de ce qu'elle dit. Je ne suis pas certain de savoir faire le vide dans ma tête, en fait. J'ouvre un oeil, pour regarder Alice en coin. Puis Azénor. Pas de blague, John. Ne leur fais pas de blague.

Le vide, le vide, le vide, Jade Wilder ? LE VIDE !... Le vide... Le Vide... Qui es-tu, John McGrath ? Je résume... La Libérté, la Force, la Vérité, la Justice, la Joie, la Confiance... Soit, c'est une partie de moi-même, est-ce vraiment Moi ? Je cherche. Et si je me penchais sur mes mauvais côtés, plutôt ? Non... Je n'ai aucune envie de devenir un animal à la con. Respire, John. Allez.

Le temps passe et je m'oublie un peu. Non, effectivement je continue à réfléchir à des choses. Mais sans m'en rendre compte. Sans être réellement conscient de mes pensées. Les couleurs pâlissent. Au final, mon sub-conscient m'amène dans un champ. A l'herbe grise, voire bleutée... Attends, où sont passées certaines couleurs ?!

Je sursaute en ouvrant les yeux, j'ignore combien de temps je suis resté ainsi.

- Wow...


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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Alice Grant, Lun 27 Fév 2017, 17:00


Bon, ben moi je tente la deuxième personne...


Azénor s'arrêta. Elle vous regarde, toi et le gryffondor, comme si elle réfléchissait. Toi, tu préfères pas trop penser, pour le moment. Tu t'accroches à ses mots, à l'air joyeux de l'élève, au ciel féerique, au Lac Noir qui renferme tes plus beaux souvenirs... entre des instants romantiques, des rencontres avec des Êtres de l'Eau et une fille qui se prenait pour un dauphin suite à un Sortilège d'Ivresse...
- L'entrainement. Déjà, disons que chacun à sa propre façon de trouver son double intérieur. C'est un peu comme réviser ses cours d'Histoire de la Magie. Si tant est que vous le faîtes, finit-elle par dire en s'attardant sur John.
Ils semblaient plutôt bien se connaître, tout les deux.
- Vous pouvez tout aussi bien vous installer sous un arbre, sur votre lit, en compagnie d'amis, en faisant les cent pas, ou ce que vous voulez, le fait est que vous devez déjà vous sentir à l'aise et en paix avec vous même.
Une tape dans le dos. Tu souris. Ce type... t'as pris l'habitude d'observer le regard des gens. De t'y plonger, et de voir ce qu'ils renfermaient. Dans les siens, quelque chose brille. Et cette lumière, t'en as besoin. Tu la cherches, sur les visages, et lui, il l'a. Tu te fais une promesse. De pouvoir un jour sourire comme lui.

Tu reportes ton attention sur ta formatrice.
- Essayez, juste par curiosité. Écoutez le son de ma voix. Essayez de vous concentrer que sur cette dernière. Fermez les yeux. Expirez, inspirez à fond. Concentrez vous sur ce que je vous dis. Et puis maintenant, toutes les choses futiles auxquelles vous pensez en ce moment, comme ce que vous avez mangez à midi par exemple, enlevez le de votre tête, débarrassez-vous en. Ne gardez que l'important. Écoutez ce que vous dit votre âme. Faîtes le vide total avec votre esprit, et cherchez-vous. Demandez-vous, quelle est la partie de vous-même que vous n'avez pas encore eu la chance d'explorer. Et peu à peu oubliez ma voix et concentrez vous sur ce que vous trouvez, ce que vous voyez.

Tu t'exécutes, parce que tu veux savoir. Quand tu fermes les yeux... il y a tout, sauf du vide. T'as peur, généralement. De ce que tu vas trouver en toi. Depuis peu, y'a du silence, et t'es face à toi-même, pas à une voix démente. T'es pas habituée. Mais ce n'est pas désagréable pour autant. Alors, t'affrontes tes pensées, tes sentiments, désordonnés d'adolescent dérangé enfin à moitié ou plutôt anciennement t'en as marre tu veux oublier mais non c'est de ton passé que tu tires ta force et tu ne dois pas nier ce qui t'est arrivé les mots se mélangent tu fouilles plus loin oulah c'et le bordel là-dedans t'es censée te calmer pourtant qu'est-ce que tu fais mais t'as jamais vraiment réussi à atteindre le silence malgré le départ de l'autre à méditer y'a trop de choses trop d'images qui te hantent encore trop proches trop tôt t'as besoin de plus de temps plus de temps pour tout arranger plus de temps de temps temps empst mpste ça y est les lettres se mélangent à leur tour dans une ronde sans aucun sens il y a des couleurs aussi des fleurs des Chapeliers Toqués des Reines de Coeur !!

Non ce n'est pas ça que tu cherches tu ne sais pas à quoi ça ressemble en fait mais tu sauras quans tu l'auras trouvé les cartes volent autour de toi cartes de tes pensées et émotions non maîtrisées alors tu cries en silence t'essayes de tout virer de trier un bon coup de balais magique serait pas de trop mais là tu dois te concentrer sur qui tu es ou plutôt ton double et non on ne parle pas de la psychopathe que t'as empêchée de faire des conneries enfin t'espère pas on parle d'un animal qui doit refléter qui tu es alors la ferme on se concentre ça y est ça commence SILENCE animal animal animal lapin au secours papillon Absolem Lièvre De Mars pose cette cuillère SILENCE

Il t'auras fallut quelques instant mais ça y est tout les composants se sont rangés dans les tiroirs du long couloir le silence est revenu ne reste que ce que cette porte avec de la lumière derrière tu t'approches tu tends la main la pose sur la poignée dorée tu ouvres...

Pose-toi les bonnes questions, Alice.
Aller de l'avant
Sortir de l'océan glacé, s'envoler, après avoir touché le fond
Après avoir faillit perdre la raison
Après que ton âme se soit déchirée en deux
Après que le destin se soit acharné
Jusqu'à ce qu'il ne reste plus d'autre espoir
Qu'une fenêtre d'infirmerie
Et le sol
Bien plus bas
Tentateur
De libérer ta tête de La Voix
Et ce monde de la chose
-Même si ça impliquait
-Que tu disparaisses aussi
Alors, Alice
Pourquoi n'as-tu pas sauté?

Parce que des gens m'ont donné l'espérance
D'une sortie de secours
Alors, j'ai pris le risque
De continuer à chercher
A m'évader
Du pays de la folie
-Même si ça impliquait
-Que l'autre vive aussi
Morte, vivante
A quel monde appartiens-tu?
Faible, forte
Pourquoi ne t'es-tu pas simplement
Abandonnée à ta double-face?

Cette chose qui a pris forme en toi
Jusqu'à te ronger
Comme un parasite
Pourquoi en as-tu fait un ennemi?
Pourquoi as-tu préféré lutter
Plutôt que de lui céder les rênes?

Parce que ce n'était pas moi
Cette personne avide de violence
Parce que je voulais l'arrêter à tout prix
Et me battre pour conserver mon esprit
Conserver ma liberté
Liberté de faire ce qui me semble juste
Tu l'as tuée
Effacée
Ce monstre sans cœur
Sans pitié
Tu t'es battue
Pour le retenir, le cacher
Et maintenant
Tu as gagné
Tu es de nouveau toi-même
Mais qui es-tu vraiment?
Je veux m'envoler
Prendre de la hauteur
Toucher les nuages
Encore plus haut
M'échaper de l'attraction terreste
Dire deux mots à la Lune qui refuse de descendre
Montrer à tout ceux dont les chaînes les retiennents
Que c'est possible de se libérer
Donner de l'espoir
Que j'ai moi-même tant cherché
Sécher des larmes
Illuminer des visages
Faire naître des sourires
Bref,
-Ne pas me contenter de vivre.

Bien, Alice.
Il est temps de se réveiller.


Derrière la porte
Une plume s'envole
Et tu reviens.

Tes yeux noirs s'ouvrent, t'es toujours debout. Tu te sens étrangement calme. Ça t'était pas arrivé depuis longtemps, d'être... en paix?
- ...
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Re: Promenade au bord du Lac

Message par : Azénor Philaester, Lun 27 Fév 2017, 17:59


wow ahoké


J'ai entendu dire un jour, qu'on peut entendre son âme si on ferme les yeux sur le monde et qu'on s'apprécie soi-même. Maman me disait toujours que l'important, c'était ce dont je me croyais capable. Que le regard des autres n'était qu'illusion dans un désert ardant. Ils ferment les yeux. Et au son de ma voix ils s'abandonnent. Très vite je les sens apaisés, plongés dans leur propre atmosphère intérieure. Et moi je les regarde du coin de l’œil, observe leur froncement de sourcils, leur pincement de lèvres. Tout ce qu'ils m'avouent sans mot, et sans le vouloir.

Plongés dans leurs intérieurs le plus profond, je ne me permets pas de m'y introduire. Je me contente de les regarder, un sourire aux lèvres. Le soleil couchant, entre rose et orangé, la Lune ne vas pas tarder à prendre la place de l'Astre de feu. Le vent souffle doucement sur nos peaux à nues. Et je me mets à genoux devant ce paysage féérique. Des plaines à l'horizon, et un espoir qui renaît de ses cendres. Je croise les bras, inspire un bon coup. Je ne ressens pas la fraîcheur de la brise glacée, trop occupée à alterner mon regard entre mes élèves et l'au revoir du Soleil.

J'ai rarement John dans cet état là. Je crois que ça a marché, ou que c'est en train. Je crois que tranquillement il est en train de trouver ce qu'il cherchait. Une sorte de paix intérieure. Et peut-être qu'il s'est trouvé lui-même. Je me souviens ne pas avoir compris ce qui m'étais arrivé. J'y étais juste...Arrivé. Je m'étais retrouvée nez à nez avec mon alter égo. Et je ne me suis jamais sentie aussi pure et apaisée. Je n'étais plus moi mais lui, nous ne faisions qu'un et l'harmonie était si charnelle que j'avais l'impression d'enfin me sentir libre. Mais John, peut-être lui a réussit la première étape. Trop de questions qui hantent les pensées. C'est compliqué de s'en détacher. Surtout quand on est du genre à prévoir.

Et le petit ange. Les yeux fermés elle pense elle aussi. Mais que voit-elle. La liberté? L'inverse. Ressasser le passé ça ne sert à rien. Mais c'est pas comme si on pouvait s'en empêcher. Et puis il n'y a rien de plus présent que le passé. Que vois-tu petite Alice. Arriveras-tu à te défaire de cette emprise qu'est la folie qui t'as rongé. Nous sommes des mains tendues. Mais c'est à toi de dire non. C'est à ton tour de contrôler. Alors prend l'emprise sur ton esprit et écrase les trous noirs. Souris comme tu en as envie. As-tu réussis toi petit aigle, à faire le vide dans ton petit esprit amoché par l'expérience?

Chacun leur tour, ils ouvrent les yeux. Je les accueille avec un sourire complice. Je les regarde successivement. Cela fait quelques longues minutes qu'ils sont plongés dans leur trouble intérieur, si bien que la lune pointe enfin le bout de son nez, haut dans le ciel. Je les sens sonnés, comme s'ils avaient découvert quelque chose à quoi il ne s'attendait pas. Et j'en suis curieuse, je voudrais savoir, ce qu'il s'est passé. John sursaute, étonné, et Alice ne fait pas un bruit. Chacun sa façon de réagir face à la rencontre. Mais ce n'est que le début. Et à en croire leur réaction, je crois que c'en est un parfait. Je sens en eux la possibilité d'aller très loin. Je sens de la motivation, de l'envie, de la persévérance. Et je serais l'épaule sur laquelle ils pourront s'appuyer.
Un large sourire aux lèvres, je les regarde chacun leur tour, j'attends des réponses. Puissent-ils savoir comment mettre des mots sur ce qu'ils viennent de vivre.
- Alors, racontez-moi.









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