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Petite promenade en France
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Claire Wilson
Gryffondor
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Re: Petite promenade en France

Message par : Claire Wilson, Dim 15 Jan 2012 - 17:00


Le temps d'une explication...
# Zepheryn & Claire #


Il faisait froid dans les rues de la belle capitale française à cause du vent qui venait fouetter les visages des quelques passants qui avaient du sortir de leur maison afin de s'afférer à leurs tâches quotidienne. En ce début de matinée les nombreux Moldus qui vivaient ici avaient le yeux rivés au sol, ayant trop peur de tomber sur une plaque de verglas qui avait pu se former pendant la nuit, et avançaient avec automatisme vers leurs destinations. Parmi eux une jeune femme d'une élégance rare déambulaient parmi tout ces gens le regard vide, totalement plongée dans ses pensées. Sans faire attention à ce qui se passait à côté d'elle, Claire se dirigeait vers la belle Tour Eiffel, ce bâtiment si vieux et tellement apprécié par les touristes qui venaient en France. Elle remontait la rue qui menait à ce bel édifice lorsque quelqu'un la bouscula violemment, manquant de la faire tomber au sol. Le coupable s'excuse rapidement avant de reprendre son trajet, trop pressé ou trop craintif d'arrivé en retard à son travail. Elle aimait les moldus plus qu'elle ne l'aurait imaginé et heureusement qu'elle avait vécu parmi eux les onze premières années de sa vie, sans quoi elle n'aurait jamais pu se faufiler entre eux avec un air aussi naturel et détendu. Ces parents adoptifs lui manquaient parfois bien qu'elle était heureuse et satisfaite d'avoir retrouver sa véritable famille et que cela lui suffisait amplement, mais la vie en tant que jeune Moldu était plaisante : loin de tout soucis, de combat et de magie noir... Etre Moldu, au fond, c'était être innocent. Continuant son chemin après cette brève altercation, la jeune sorcière accéléra son pas car elle avait repéré un banc non loin d'elle qui était inoccupée et non loin de cette Tour Eiffel qu'elle admirait tant. Elle posa son sac près d'elle, tenant la lanière d'une main et se recroquevilla légèrement, ramenant ces genoux vers son torse et reprenant cette position de presque-foetus qu'elle aimait tant.

Elle pensait à Zepheryn, son amie, cette jeune femme avec qui elle avait noué un lien plus fort qu'elle ne l'avait imaginé. Lorsque Claire avait décidé de rejoindre à nouveau les Phénix pour combattre les forces du mal tout en lui permettant d'agir dans l'ombre pour garantir une certaine sécurité à sa fille Mia, toutes ses convictions et tout ces plans avaient été bouleversés. Elle avait du subir un nouvel entrainement avec Mélina, une décision prise par l'ancienne chef de l'Ordre, même si ce dernier avait été inutile puisque les deux jeunes femmes savaient pertinemment se battre. Claire n'avait jamais rien oublié de son passé de Phénix et avait continué malgré tout à garder une activité physique importante afin de toujours être en forme au cas ou son passé la rattraperait ; Quant à Mélina, son statut de hors la loi l'avait empêché d'oublier les tactiques du combat et en tant qu'ancienne chef des Aurors, ses connaissances étaient bonnes. D'un commun accord, les deux jeunes femmes avaient arrêtés le combat avant que celui ci ne s'achève, leur évitant des blessures inutiles jugeant plus important d'être opérationnelles le plus rapidement possible en cas d'attaque des Mangemorts qui se faisaient de plus en plus présent sur le territoire anglais. Et à part cette fois ci ou elle avait rejoins le Quartier Général afin d'effectuer ce pseudo entrainement, l'ancienne Gryffondor n'avait pas remis les pieds là bas afin de pouvoir reprendre les affaires doucement et éviter d'être embarqué dans un combat à même de retour. La paperasse au fond, elle aimait presque ça ; faire des plans de capture ou chercher des idées leur permettant d'accroître leur force ou encore chercher des nouvelles recrues qui pouvaient défendre le monde magique... C'était ça que la jeune vélane appréciait faire. Elle avait déjà donné de son corps, de son sang et de ses larmes sur le terrain et même si elle savait qu'un combat dans un futur proche était inévitable, elle faisait tout pour ne pas y penser. Combattre c'était souffrir. Et puis maintenant, elle avait une petite fille qui avait besoin d'elle et il était hors de question de l'abandonner.
Quelle surprise lorsqu'elle avait rejoins le Quartier Général pour la deuxième fois lorsque la Chef les avaient conviés afin d'exécuter la cérémonie des serments inviolables et qu'elle avait vu Zepheryn. Son coeur avait manqué un battement lorsqu'elle était entrée dans le salon et qu'elle avait vu la petite brune se tenir là, prête à se lier pour l'éternité à l'organisation des Phénix. Elle aurait voulu hurler que ce n'était pas possible et qu'elle refusais qu'une telle chose se produise mais si son amie se trouvait là c'est qu'elle avait déjà subit un entrainement et qu'elle savait déjà trop de chose pour pouvoir renoncer. Elle aurait voulu fuir, quitter à nouveau les Phénix pour éviter d'avoir à subir une nouvelle fois la crainte de voir un être cher se faire tuer durant un combat. A la place, elle avait préféré s'isoler, assister à la cérémonie tout en étant en retrait et elle avait bien vu le regard perdu de son amie face à la réaction de la jeune Maman. Tant de questions lui avaient traversés l'esprit et elle préférait s'éloigner afin de refaire le monde avec des 'si'. A chaque fois que la Serdaigle acquiesçait les demandes de la chef de l'Ordre, la Vélane recevait un coup de poing dans le coeur. Elle avait été discrète pendant les trois serments et s'était éclipsée sans un bruit lorsque ceux-ci'étaient terminés sans avoir le courage de donner la moindre explication.

Si elles avaient pour habitudes depuis leur rencontre de se voir presque toutes les semaines, elle avait quasiment coupé les ponts, toujours en arborant ce visage d'affreuse fuyarde. Malheureusement ou fort heureusement, l'ensemble des Phénix avaient décidé de se rejoindre à Manerium Flammae Aeternales pour fêter le réveillon de Noël ensemble afin de faire plus ample connaissance suite aux dernières arrivées et les nombreuses recrues qui ne connaissaient encore que peu de monde. Pour tout avouer, Claire ne connaissait plus grand monde non plus à part Mione et quelques uns. Bien évidemment ce soir là, Zepheryn était présente et semblait avoir une amie près d'elle qui n'était pas plus âgée, elle était si jeune... Mia avait couru vers sa 'Babou' comme elle aimait l’appelé, celle qu'elle n'avait vu depuis plus longtemps qu'habituellement ne la lâchant pas de la soirée. Elle lui avait simplement dit pendant la soirée qu'elles devraient parlé à un moment ou à un autre.
Sa venue à Paris n'était pas anodine et elle avait préférée s'éloigner des endroits qu'elles fréquentaient habituellement afin de se sentir plus à l'aise. Respirer un air nouveau lui semblait propice aux confidences et l'heure des explications étaient venue. Avant de quitter sa maison de Loutry elle avait demandé à son Elfe de rejoindre Zepheryn qui devait surement se trouver que Quartier Général et lui demandé de venir à Paris près de cette magnifique Tour Eiffel. Son coeur battait un peu plus vite et un peu plus fort ; les confidences ce n'étaient pas son truc mais elle savait que, parfois, le choix n'était pas possible. Tapotant légèrement sur ces genoux avec ses doigts, son impatience grandissait au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Puis au loin, elle aperçut enfin son amie, toujours aussi belle que d'habitude. Elle était venue, c'était un véritable soulagement. Maintenant, il fallait juste parler et s'expliquer. Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, Claire lui fit un peu de place l'invitant d'un geste doux à s'asseoir près d'elle : les bancs, elles connaissaient et ça avait toujours été une combinaison gagnante pour les deux Phénix.

    - Tu vas bien ?


La bombe était posée, elle savait pertinemment que le coeur du problème allait très vite rentrer dans la conversation, elle s'y attendait et elle l'avait voulu.
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Zepheryn Belkoven
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Re: Petite promenade en France

Message par : Zepheryn Belkoven, Mer 18 Jan 2012 - 17:25


Une femme resserra son manteau fait de laine sur ses frêles épaules. Descendant de la gare du Nord, un simple petit sac à main sous la main - mais bien emplifié par un sort d'extension -, l'ex-Serdaigle releva la tête et contempla cette ville qu'étais... Paris. Une foule invraisemblable marchait de droite à gauche, de gauche à droite sans se préoccuper de ce froid ardant se contrastant avec un soleil et un ce ciel d'un bleu tout azuré. Parmi ce nombre de gens agités et pressés, cette jeune femme semblait intruse parmi ce nombre de gens agités et pressés. Incertaine et encore indécise, elle descendait les marches menant au métro. Il lui semblait à présent se trouver dans le même état qu'à Manerium Flammae Aeternales, seconde maison des Phénix en Italie près du lac de Côme. Elle sentait encore ce regard différent posé sur elle, cette expression indéfinissable qui s'était peinte sur le visage angélique de Claire. Cette femme qui avait prit tant d'importance au fil des semaines dans sa vie. Pourtant, découvrant l'une et l'autre qu'elles allaient appartenir au même groupe, l'Ordre du Phénix, leur relation s'était... Dégradée. A vrai dire ce mot n' avait pas sa place en cette circonstance puisqu'elles ne s'étaient pas échangé une seule parole depuis. Seulement des promises explications qui finalement s'étaient envolées face à l'impatience de la petite Mia, fille de Claire, à Manerium qui l'avait obligée à quitter les lieux et à laisser Zepheryn dans ce même doute et cette même... Incertitude. Ce trouble qui ne la quittait plus dès qu'elle y repensait. Lui en voulait-elle ? La reniait-elle simplement ? Des solutions toutes farfelues les unes plus que les autres n'envahissaient plus que son esprit, la plongeant dans une incompréhension totale.

Mais à présent les dés étaient jetés. Les stations filaient devant ses yeux. Des voix s'élevaient près d'elle, à sa droite comme à sa gauche dans une langue qu'elle ne comprennais pas. Le français. Peut-être parlait-elle couramment l'anglais, le portugais et l'espagnol, mais encore fallait-il qu'elle apprenne à prononcer un peu plus qu'un " Merci " et " Bonjour ". Quoiqu'elle admire ce pays baigné et riche d'histoire et de culture. Croisant ses jambes et serrant son petit sac à main contre elle, le temps lui semblait interminable. Les stations défilaient avec une lenteur presque exaspérante. Son coeur battait bien trop fort. Peut-être s'en faisait-elle trop, comme toujours. Peut-être également qu’elle n’avait pas tord de se faire un sang d’encre quant à cette barrière qui les séparaient l’une de l’autre.

    Trocadéro.


Les portes s’ouvrirent. Le wagon se vida presque. Il se remplissait de nouveau lorsque Zepheryn se levait précipitamment et s’engageait entre femmes et hommes moldus pour se frayer un chemin et sortir du métro bondé. Elle n’avait pas réalisé qu’elle était arrivée à destination. Avec son accent british, elle la prononçait à la Tw’ocaderow. Heureusement avait-elle prit soin de s’informer et de se documenter sur son trajet avant d’entreprendre de prendre le premier train et d’y sauter tête haute. Elle avait bel et bien reçu une lettre de Claire ce matin même. Un hibou doré lui avait tendu un bout de parchemin. Faites d’une écriture penchée faite de lettres fines et gracieuses, sa lettre de ne tournait pas autours du pot. Elle lui demandait simplement de se rendre à Paris. Paris, France ? Paris. Drôle d’idée, certes. Mais Zepheryn avait choisi de répondre affirmativement à sa proposition simplement parce qu’elle savait qu’elle aurait enfin les explications qu’elle voulait entendre. Une délivrance. Une certaine libération. Plongeant ses mains dans ses poches chaudes, elle inspira l’air moins frais et plus doux de cette ville qu’était Paris. Le métro lui avait donné le tournis. Peut-être avait-elle perdu l’habitude… Entre le transplannage et le balai, elle avait définitivement perdu le goût des transports en communs. Pourtant, se couper de son monde lui faisait du bien. Se trouver ici, se faire bousculer par des moldus, voir tant d’hommes, de femmes et d’enfants dénués de magie… Lui rappelait presque l’ancienne vie qu’elle avait menée. Pourtant, son petit village était bien différent du lieu époustouflant où elle se trouvait. La tour Eiffel, en chaire et en os sous ses yeux ahuris. Elle était bien plus belle, plus vivante et impressionnante en vrai. Plus elle s’en approchait, plus elle se sentait… Petite. Minuscule. Microscopique. Des touristes comme des français eux-mêmes observaient cette symbolique Tour avec cette même fascination. Il lui semblait à elle qu’elle allait leur tomber dessus tant elle était immense. Mais à vrai dire, Zepheryn savait qu’elle aurait largement le temps de se languir face à ce somptueux monument. Elle voulait la voir. La revoir. Lui parler, comprendre… Et enfin en finir. Avait-elle apporté la petite Mia ? Ce petit bou’ de chou qui arrivait toujours à la faire rire et sourire. Comme elle aurait été fière d’avoir un enfant si adorable. Craquante, c’était ce qu’elle était. Le regard innocent attendri d’une telle enfant a le pouvoir de vous réchauffer le cœur à vous en faire oublier tous vos soucis. Secrètement, elle l’enviait d’avoir Claire comme mère. Qui ne rêverait pas d’avoir une maman si douce et affectueuse, trouvant toujours les bons mots pour réconforter et les meilleurs pour vous conseiller au mieux ?

Les pieds de Zeph’ se posèrent sur l’herbe fraichement taillée du Champ de Mars. La tour Eiffel trônant derrière elle, elle marcha d’un pas décidé vers l’allée de droite. Des bancs. Un banc semblable à celui du parc de Loutry. Où tout avait commencé. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres en se remémorant leur rencontre. Elle était là. Sublime, ses cheveux dorés encadrant son visage d’ange. Assise sur un banc, elle l’observait de ses beaux yeux bruns. Elle semblait calme. Beaucoup moins perturbée qu’à leur QG, et cela eu bon de rassurer quelque peu l’Ex Serdaigle. Zepheryn s’assit près d’elle, et lui sourit simplement.

    Tu vas bien ?


Ce que sa voix lui avait manqué… Cette voix là. Elle voulut l’étreindre. Exprimer son soulagement, dire quelque chose. N’importe quoi. Mais elle en fut incapable. Toute figée, elle n’eut le cœur qu’à répondre à sa question.

    Très bien. Et toi, Claire ? Comment vas-tu ?


Sans doute le plus gros mensonge qu’elle n’avait jamais débité. Mais peu importe. Pourquoi sa voix à elle lui paraissait-elle si froide, alors qu’elle désirait plus que tout retrouver ces discussions, ces échanges et cette chaleur qu’elles s’étaient tant échangé ? Elle se sentit tripoter nerveusement les pans de son manteau. Elle se sentait tendue jusqu’au bout de ses orteils. Son regard la fuyait. Elle contemplait l’allée d’en face et ses arbres décharnés, les branches frêles dénuées de feuilles et de couleur. Des moldus passaient, sans se préoccuper d’elles.

    Pourquoi ?


Un murmure. Une pensée trop forte dans son esprit. Elle en était sortie de sa bouche. Doucement, seulement suffisamment distinctement pour que la Phénix l’entende. Enfin Zepheryn choisit de détourner son regard et de la regarder droit dans les yeux. Elle n’était pas en colère. Pourtant elle avait envie d’exploser, de débiter toutes les questions qu’elle se posait depuis tout ce temps. Un vent glacial vint leur effleurer la peau, à l’en donner des frissons, avant de s’en aller et de laisser leurs cheveux retomber lestement sur leurs épaules. Elle avait beau s’être interrogée, Claire était bel et bien la seule à lui apporter une véritable réponse.

    Aurais-je fais quelque chose de mal ? Il faut que tu me le dises. Je veux savoir. Que ça fasse mal ou pas. Dis-moi tout…


C’était sorti. Enfin. Zepheryn préférait aller droit au but. Elle n’aurait pas su converser avec elle comme si de rien n’était.
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Claire Wilson
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Re: Petite promenade en France

Message par : Claire Wilson, Dim 29 Jan 2012 - 18:22



La première fois que Claire s'était retrouvée dans une telle situation, dans cette incapacité à voir les mots sortir de sa bouche c'était lorsqu'elle avait proposé à Atana d'habiter chez elle, puis ensuite lorsqu'elle avait retrouvée ses parents et enfin aujourd'hui même, le jour où elle devait des explications concrète à son amie Zepheryn sur ses dernières attitudes. Le froid venait s'abattre sur son visage, seule partie de son corps non protégé par un vêtement, avec une force déconcertante. Un frisson la parcourut et elle ne sut déterminer si cela était du à la fraîcheur ou à la présence de la jeune Phénix. Trop impressionnée par ce qui l'attendait et par la vérité qu'elle devait enfin prononcer, la jeune maman se saisit d'un bout de cordelette qui venait de son blouson, la faisant passer entre ces doigts avec nervosité. Elle pensait affreusement à Mia qui aurait pu lui permettre de s'échapper et qui par son innocence aurait voulu rester coller à la jeune brune sans permettre aux deux demoiselles de se parler avec transparence. Malheureusement, ou fort heureusement, elle avait fait le choix de venir seule dans cette ville qu'elle aimait tant pour se forcer à rester là et à parler, simplement et sans demi-mesure.

    - Très bien. Et toi, Claire ? Comment vas-tu ?


Elle lui répondit par un simple sourire et un regard qui voulait bien dire que ça n'allait pas tant que ça. Elle s'en voulait affreusement de ne pas arriver à parler avec aisance. Elle ne put s'empêcher d'analyser la voix de son amie face à cette courte phrase trop bien formulée pour être juste. Avec douleur, elle constata une certaine froideur dans ses mots, dans sa formulation et dans le ton qu'elle avait emprunté. Zepheryn s'installa sur le banc et elle constata avec plaisir que son amie aussi était nerveuse lorsqu'elle vit que cette dernière attrapa un pan de son manteau pour le faire glisser entre ses doigts. Un silence pesant s'installa sans que ni l'une ni l'autre ne sache vraiment quoi dire pour engendrer la conversation, enfin.

    - Pourquoi ?

    - Je t'en ai voulu bien malgré moi Zeph.

Le sentiment exact c'était celui là : elle en avait voulu à son amie avant de se détester d'avoir eu une telle réaction. Il faillait qu'elle lui donne plus d'explication mais les mots n'arrivaient définitivement pas à sortir de sa bouche. Elle resta figée pendant plusieurs secondes sans être capable de bouger. La difficulté à surmonter lui semblait impossible, comme si elle devait escalader la montagne la plus haute du monde sans baguette magique et sans le droit de transplanner. Elle avait aussi une véritable montagne russe à l'intérieur de son corps qui lui donnait l'impression d'avoir son foie à la place de son coeur et inversement. Bon sang ! C'était affreux ce sentiment de ne pas savoir quels mots mettre sur ce truc qui se passait en elle. "Truc" semblait être le mot juste, parfait même, mais son interlocutrice n'allait très certainement pas sans satisfaire.

    Aurais-je fais quelque chose de mal ? Il faut que tu me le dises. Je veux savoir. Que ça fasse mal ou pas. Dis-moi tout…


La vélane baissa la tête sentant les larmes se former sur le coin de ses yeux, menaçant de rouler sur ses joues et de s'écraser sur le sol de cette douce France. Elle avait envie de lui hurler le contraire et lui avouer que tout était de sa faute, qu'elle n'avait pas à s'en faire et qu'il fallait qu'elle oublie son attitude indigne d'une amie. Elle voulait avoir un contact avec la jeune Phénix mais n'osait pas prendre sa main de peur de la brutaliser et il était très certainement trop tôt. Elle releva sa tête, prit une grande inspiration avant de commencer... Enfin.

    - Tu n'as rien fait de mal Zeph, loin de là. C'est totalement de ma faute... Quand je t'ai vue chez les Phénix pour la première fois je ne m'y attendais pas ; personne ne m'a dit qu'on t'avait contacter pour nous rejoindre parce que ça ne faisait que quelques semaines que j'étais retourné dans l'Ordre. Je savais que tu étais une sorcière très douée et si nous nous sommes si vite entendu dans le Parc ce n'était pas sans raison et comme je te l'ai dit à plusieurs reprise, j'avais l'impression de me revoir en toi. Je ne me suis pas trompée...


Elle marqua une pause ; pour l'instant c'était plutôt bien partie mais le plus dur restait à venir. La jeune maman regarda autour du banc où elles étaient assise pour être sur qu'aucune personne de mal intentionnée ne les observait. Toujours les mêmes réflexes lorsqu'on était Phénix. Elle plongea son regard dans celui de son amie avec une force déconcertante afin que l'ancienne Serdaigle soit bien consciente que Claire lui disait la vérité, celle avec un grand 'V'.

    - La première fois que j'ai rejoins l'Ordre j'avais 17 ans et je venais tout juste de sortir de Poudlard. J'y suis restée plusieurs années, années durant lesquelles j'ai vu la souffrance, la violence et la mort mais bizarrement aussi j'y ai trouvé l'amour et l'amitié. J'ai quitté les Phénix après cinq ans de service lorsqu'Atana avait disparu car je n'avais plus aucun repère, j'étais réellement perdue sans elle et j'ai failli mourir pendant un combat contre un Mangemort, ce qui me vaut une belle cicatrice sur la jambe droite.


Elle se rémora le combat contre ce Mangemort qui lui avait lancé simultanément le sortilège de la mort et celui des trois flèches ; elle avait tout fait pour éviter de mourir mais avait du y laisser sa jambe. Son esprit à ce moment là était totalement ailleurs parce qu'elle avait cru voir au loin son amie mais ce n'était que le reflet d'une jeune femme brune appeuré par le combat qui se déroulait sous ses yeux et qui tentait déspérement de se cacher. Le cri de douleur surhumain qu'elle avait poussé à ce moment là était celui d'une femme qui était à bout de force aussi bien physiquement que moralement et très rapidement l'un des Phénix présent sur les lieux l'avait évacué vers le Quartier Général.

    - Je t'aime Zeph...


Elle grimaça en disant ces mots, trop peu habituée à les dires à des gens autre que sa famille ; d'ailleurs le nombre de fois que la jeune femme l'avait dit, ça pouvait ce compter sur les doigts des mains : A sa mère et son père, sa petite soeur et son petit frère, Jane sa soeur par adoption, Mia sa fille, Liam son filleul, Atana... Et Zepheryn. Ces mots là elle les réservait toujours aux personnes sans qui elle n'arrivait pas à vivre.

    - Quand je t'ai vu au Quartier Général pour ton serment j'ai compris qu'il pouvait t'arriver quelque chose, que tu pouvais mourir au coin de la prochaine rue... Je savais que je risquais de revoir la violence, la haine et la mort en retournant chez les Phénix mais pas avec des gens à qui je tiens autant. Je te comporte comme ma petite soeur, j'ai l'impression de me voir en toi, c'est quelque chose de fou et j'ai vraiment peur de te perdre...


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Zepheryn Belkoven
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Re: Petite promenade en France

Message par : Zepheryn Belkoven, Sam 11 Fév 2012 - 20:29



    - Je t'en ai voulu bien malgré moi Zeph.

Elle la regardait. L’observait. Tentait de comprendre. Cette phrase résonna dans son esprit, se tintant dans son esprit l’en donnant un vertige. Elle se répercutait à l’en faire mal. Ce petit surnom ne réussi pas à la faire sourire. Et pourtant ô combien elle avait fait renaître sur ses lèvres ce sourire qui pendant des années n'avait plus refait surface. Voyait-elle de la culpabilité dans son regard ? Elle semblait être emprise à une lutte intérieure. Ne pouvant plus s’en découdre. Bien malgré elle… Mais elle l’en avait voulut. Zepheryn ne dit rien. Se contentant d’attendre. Les mots allaient sortir, c’était certain. Peut-être réfléchissait-elle à comment bien les employer. Ou tout bonnement n’osait-elle pas les prononcer. Ce silence pesant et savoir, comprendre quelle hésitation la prenait lui faisait peur. Les mots qu’elle allait prononcer allaient peut-être être durs. Ou seulement durs pour elle à prononcer… La jeune femme la savait forte. La voir dans cet état la troublait plus que tout, confirmant bien les interrogatioins et les craintes qui la prennaient d’assauts bien plus encore qu’habituellement. Elle la vit baisser la tête. Il fallait qu'elle lui dise. Claire Willson baisser la tête était bel et bien le signe le plus inquiétant qui puisse exister. Ce bout de femme ne relâchait jamais rien. Battante. Pas fière, mais allant toujours de l'avant. Elle avait beau tromper avec son physique fort avantageux - mais qui ne résiste pas à une Vélane ? -, il fallait savoir que la Phénix était encore meilleure à l'intérieure qu'à l’extérieur. Zeph' ne lui en voulait pas. C'était à elle même qu'elle en voulait. Pour une chose qu'elle ignorait. Elle s'en voulait de voir Claire dans cet état. Par sa faute. Uniquement la sienne, elle le savait pleinement. La jeune femme s'assit un peu mieux sur ce banc bancal on ne peut plus froid et inconfortable. Elle ne put s'empêcher de penser que ceux de Loutry sont bien mieux. Mais après tout... Il ne s'agissait là que d'un banc. Elle était à Paris. Mais à vrai dire, elle s'en fichait éperdument. La seule chose qui à présent captait toute son attention n'était nul autre que cette femme qu'étais Claire. L'ex Gryffondor releva lentement la tête, pour finalement prendre une inspiration. Et tout lâcher.


    - Tu n'as rien fait de mal Zeph, loin de là. C'est totalement de ma faute... Quand je t'ai vue chez les Phénix pour la première fois je ne m'y attendais pas ; personne ne m'a dit qu'on t'avait contacter pour nous rejoindre parce que ça ne faisait que quelques semaines que j'étais retourné dans l'Ordre. Je savais que tu étais une sorcière très douée et si nous nous sommes si vite entendu dans le Parc ce n'était pas sans raison et comme je te l'ai dit à plusieurs reprise, j'avais l'impression de me revoir en toi. Je ne me suis pas trompée...


Zeph' acquiesça lentement, plongeant ses mains dans ses poches pour les protéger du froid prenant et écoutant mot pour mot ce que cette Grande Soeur qu'elle n'avait jamais eu lui avouait. L'entendre parler la raviva quelque peu, sans pour autant abaisser cette crainte et ce sentiment de mal être qui la prenait depuis quelques jours. Cependant Zepheryn resta comme choquée, restant bloquée sur un mot. Un seul. Retournée... Elle n'y croyait pas. Comme hébétée. Son visage se décomposa lentement, en oubliant presque l'inquiétude qui l'avait prise. Des interrogations, mille, la prenaient. Si elle était retournée dans l'Ordre... Cela signifiait-il bien qu'elle y avait été dans le passé ?

    - La première fois que j'ai rejoins l'Ordre j'avais 17 ans et je venais tout juste de sortir de Poudlard. J'y suis restée plusieurs années, années durant lesquelles j'ai vu la souffrance, la violence et la mort mais bizarrement aussi j'y ai trouvé l'amour et l'amitié. J'ai quitté les Phénix après cinq ans de service lorsqu'Atana avait disparu car je n'avais plus aucun repère, j'étais réellement perdue sans elle et j'ai failli mourir pendant un combat contre un Mangemort, ce qui me vaut une belle cicatrice sur la jambe droite.


Elle buvait ses paroles. L'imaginant. Toute jeune, fraiche. D'une beauté toujours si fulgurante, mais avec un visage plus jeune et moins marqué par la maturité. Pourtant elle l'imaginait bien mûre pour son âge. Aurait-elle seulement imaginé, une seule seconde, que Claire ai vécu cinq années de sa vie dans l'illégalité et la lutte contre le Mal ? A vrai dire, elle n'était pas étonnée. A y penser mieux, elle était même le portrait illustre d'un Phénix. Elle avait encore beaucoup à apprendre sur elle... Savoir, apprendre et comprendre qu'elle n'avait connu qu'une minime partie de sa vie la faisait se sentir petite et prendre confiance qu'elle avait encore un bout de chemin à parcourir avant de mieux comprendre les choses. L'imaginer se mouver dans la douleur et la souffrance... Zeph' savait à quel point Atana était importante pour elle. Elle comprenait cette mère protectrice de son enfant. Toute la lourdeur de son passé, de ce qu'elle avait vécu semblait s'unifier dans son regard et l'en transpercer de toute part. Zepheryn se sentait toute sonnée. Mais si soulagée... Soulagée d'apprendre qu'elle s'était prise la tête pour un rien. Que finalement... Un lien plus fort encore allait se former entre elles.

    - Je t'aime Zeph...



Zepheryn se sentit... Soulagée à un tel point qu'elle sentit les larmes lui monter aux yeux et sa gorge se nouer. C'était ridicule. Mais comment ne pas se sentir ému en de telles circonstances ? Qui lui avait dit, un jour ou l'autre, qu'on l'aimait ? Deux. Uniques et seules personnes. Claire venait de s'y ajouter. Elle avait à présent trois personnes qui un jour dans sa vie lui avait dit ces deux mots magiques. Elle sentait la force de ses deux mots. Certains se permettent de les prononcer sans réelle conviction. Mais aujourd'hui, Zeph voyait dans son regard qu'elle les pensaient réellement. Son père les avaient prononcé. Son frère adoptif également. Elle sentait qu'elle avait cette chance-là de savoir éperdument qu'à ce jour, ces mots avaient toujours eu une réelle importance pour elle.
Zepheryn retira ses mains de ses poches et l'enlaça simplement, profitant de cet instant pour cacher son émotion et lui montrer qu'elle ne lui en voulait plus et à quel point elle lui était reconnaissante de lui avoir tout dit.

    Claire, je t'aime aussi...


Elle resta quelques secondes ainsi, la serrant un peu plus contre elle avant de s'en détacher, ravalant sa salive et se sentant fière d'avoir réussi à ravaler ses larmes. Même s'il était évident que ses yeux rougis témoignaient de l'effort qu'elle venait de fournir. Elle s'en détacha lentement, pour finalement lui sourire bêtement, se sentant reprendre de la contenance et redevenir forte comme jamais.


    - Quand je t'ai vu au Quartier Général pour ton serment j'ai compris qu'il pouvait t'arriver quelque chose, que tu pouvais mourir au coin de la prochaine rue... Je savais que je risquais de revoir la violence, la haine et la mort en retournant chez les Phénix mais pas avec des gens à qui je tiens autant. Je te comporte comme ma petite soeur, j'ai l'impression de me voir en toi, c'est quelque chose de fou et j'ai vraiment peur de te perdre...


Elle devait arrêter d'être si adorable, ou ces larmes-là qu'elle venait de ravaler avec peine et difficulté risquaient fort de refaire surface et ce bien plus nombreuses.

    Ca n'arrivera pas, Claire. C'est si important, pour moi... De sentir que je fais quelque chose. Que je ne sers pas à rien, que je lutte contre quelque chose. Je sais quel risque je prends. Et surtout à quel point... Par moment il sera dur de rester vaine. Je ne veux pas te perdre non plus. Tu es... Cette mère que je n'ai jamais eu, en fin de compte...


Elle baissa les yeux, avouant enfin ce qui la tenaillait depuis quelques mois. Oui. Cette mère qu'elle n'avait jamais eu... Le même regard qu'elle portait à sa Mia et qu'elle reportait également sur elle la faisait se sentir meilleure. Et elle n'imaginait pas un seul instant se détacher de cette femme. Elle avait vécu des jours plus nébuleux et tourmentés que jamais elle n'avait imaginé vivre. Elle avait déjà perdu un être cher. Son père. Encore sa mère ne l'avait-elle jamais vue... La douleur en est moins cuissante. Voir Claire lui tourner le dos et sembler lui en vouloir l'avait fait se sentir plus seule qu'elle ne l'avait jamais été. Les amis ne changent rien à ça. Les liens fraternels restent irremplaçables...

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Re: Petite promenade en France

Message par : Claire Wilson, Dim 19 Fév 2012 - 13:25


Il était toujours difficile de parler du passé car les douleurs restaient les mêmes et la souffrance qui s'était peut-être atténué avec le temps, était toujours aussi présente. Elle avait toujours fait attention aux mots qu'elle employait lorsqu'elle parlait avec Zepheryn de la relation qu'elle avait avec sa colocataire de toujours : Atana. Avant que son amie rejoigne les Phénix, il était hors de question que Claire lui explique les raisons de la relation si forte qui les unissait Atana et elle. Mais maintenant qu'elle était Phénix c'était surement différent et elle pouvait lui expliquer, sans risquer de mourir à cause du serment inviolable, tout ce qui s'était passé. L'attaque massive des Mangemorts, la mort d'un de leur compagnon, la blessure importante d'Atana, les blessures nombreuses mais superficielles d'elle-même... Puis une nouvelle attaque qui est arrivé beaucoup trop rapidement et l'obligation pour les Phénix blessés de repartir se battre alors qu'ils ne s'étaient pas encore totalement remis du précédant combat. Et ce jour là, elle s'en souviendrait toute sa vie. Une nouvelle fois, l'un des Phénix avait qui Claire avait fait plusieurs permanence de nuit avait trouvé la mort et Atana avait disparu ce jour là. Puis tout c'était enchaîné très vite : Liam n'avait plus de famille et Claire devait s'en occuper mais elle n'arrivait plus à avancer, Gyaltsen était venu le récupérer sans dire un mot alors qu'il avait été absent depuis sa naissance mais la jeune blonde n'avait aucune légitimité puisque le baptême n'avait pas encore eu lieu et qu'elle n'était pas officiellement sa marraine, puis sa grande descente aux enfers, les nombreuses bêtises, la naissance de Mia, la tentative de remonter la pente avec les démons du passé toujours plus près chaque jours et le retour de sa meilleure amie avec le cerveau en compote, victime d'un sortilège puissant et une souffrance inéluctable.

Parler de sa propre vie n'avait jamais été le point fort de la vélane mais avec Zepheryn tout était toujours différent et elle n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Puis au fond, plus elle la regardait, plus elle se rendait compte à quel point elles se ressemblaient... Le même caractère, la même destiné et des souffrances plus forte que jamais. Finalement, la jeune maman se demandait si leur rencontre était vraiment le fruit du hasard ou si elles n'était pas destinés à faire connaissance et à s'aimer. Lorsque Zeph l'enlaça dans ses bras, Claire ne put s'empêcher de laisser couler discrètement une larme qui s'efface très vite sur le coin de sa lèvre ; elle n'avait par pour habitude de se montrer si fragile et c'est pourquoi elle s'était autorisé à lâcher cette larme uniquement lorsque son amie ne pouvait pas le voir. Simplement, elle s'avait que ses yeux rouge allait la trahir. Elle respira un grand coup, trop heureuse de voir que son amie ne lui en voulait pas. Elle aurait voulu rester plusieurs minutes blottit dans ses bras tellement elle trouvait agréable de la retrouver mais la jeune brune se détacha lentement. Il y avait surement des milliards de choses à dire, l'ancienne Serdaigle devaient avoir des milliards de questions mais pendant leurs étreintes, elle lui avait glisser à l'oreille :

    - Claire, je t'aime aussi...


Elle était tout chamboulée et n'arrivait pas à déterminer définitivement ce sentiment qui l'envahissait. Claire avait l'impression qu'à ce moment précis, là sur ce banc de cette ville qu'elle aimait tant, l'amitié que les deux jeunes femmes pouvaient avoir l'une envers l'autre étaient définitivement scellé et que rien ne pouvait les séparer à présent. Elles avaient toutes les deux mesurés l'impact que pouvait avoir leurs mots et savaient à présent que leur amitié irait bien au delà de quelques confidences. Elle prit une nouvelle inspiration avant de lui expliquer définitivement son attitude des dernières semaines. Zepheryn écoutait avec tellement d'attention que la jeune mère ne put s'empêcher de sourire intérieurement, c'était la preuve qu'elle voulait connaitre la vérité et pardonner le plus vite possible. La vélane lui expliqua finalement qu'elle avait juste peur de la perdre sur un champ de bataille et c'est pour cela qu'elle avait juré dès l'instant où elle l'avait vu qu'elle ferait tout la protéger et s'occuper d'elle en cas de problème. Elle s'était aussi promi de ll'éloigner du danger si c'était nécessaire quitte à ce que Zeph lui en veulent... Il était en effet hors de question que la petite tête brûlé que la Directrice de Serdaigle était l'empêche de la protéger, elle ne ferait pas l'erreur deux fois : si Zeph n'était pas dans un bon état pour combattre, jamais elle ne l'autoriserait à partir, et elle avait intérêt à l'écouter ; et s'il le fallait, elle jouerait la carte du sentiment en parlant de Mia et en l'obligeant à la garder pour partir combattre à sa place... C'était tout ! Si tu as réussi ma Nès à comprendre cette phrases, je te félicite parce que je me suis perdue moi même mais j'ai la flemme de changer. La brune la regardait toujours droit dans les yeux, il pouvait y avoir la troisième guerre mondiale à côté d'elles, les deux amies étaient bien trop occupés à s'aimer pour y faire attention.

    - Ca n'arrivera pas, Claire. C'est si important, pour moi... De sentir que je fais quelque chose. Que je ne sers pas à rien, que je lutte contre quelque chose. Je sais quel risque je prends. Et surtout à quel point... Par moment il sera dur de rester vaine. Je ne veux pas te perdre non plus. Tu es... Cette mère que je n'ai jamais eu, en fin de compte...


Claire ne put s'empêcher cette fois ci de sourire aussi fort que cela lui était permit de le faire. Et cette larme qu'elle avait caché quelques minutes auparavant apparut devant son amie cette fois. C'était la première fois qu'elle devait la voir aussi faible et à fleur de peau. Il n'y avait que devant Mia que la jeune maman était faible et complètement soumise...

    - Je te protégerais Zeph, je te le promet et je me le promet aussi. Tu comptes beaucoup trop pour que j'accepte qu'il t'arrive quelque chose même si je sais à quel point les Phénix sont important pour nous tous ; c'est bien plus qu'un simple organisation qui se bat contre le mal. Mais ne prends pas des risques inutiles, viens me voir si tu as le moindre doute et ne fonce pas tête baisser comme tu as peut-être l'habitude de le faire.


Elle l'a regarda d'un air malicieux. C'était tellement agréable de retrouver cette complicité que Claire avait, à tort, mis de côté pendant quelques semaines. C'était sur, elles ne pouvaient pas se passer l'une de l'autre à présent.

    - Tu dois sans doute avoir plein de questions non ?


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Re: Petite promenade en France

Message par : Zepheryn Belkoven, Sam 25 Fév 2012 - 20:52


Zepheryn observait à présent calmement son amie. Ses yeux bleutés se confondaient dans ceux noisettes de cette femme qu'elle aimait tant. Refermant ses lèvres après cette dernière tirade, elle vit apparaître dans l'oeil fétide de sa Claire une larme qui fit naître en elle un sentiment intense fraternel qu'elle crut sortir de sa poitrine. La jeune femme lui reprit la main, luttant contre elle-même pour rester lucide et ne pas se laisser aller aux sentiments bien qu'à l'intérieur d'elle-même un véritable déluge menaçait d'exploser. Ahem je me comprends chou. Ben oui à mon tour d'insérer des phrases hrp.

    Je te protégerais Zeph, je te le promet et je me le promet aussi. Tu comptes beaucoup trop pour que j'accepte qu'il t'arrive quelque chose même si je sais à quel point les Phénix sont important pour nous tous ; c'est bien plus qu'un simple organisation qui se bat contre le mal. Mais ne prends pas des risques inutiles, viens me voir si tu as le moindre doute et ne fonce pas tête baisser comme tu as peut-être l'habitude de le faire.


Adorable, vraiment. Les yeux de la directrice lui sourirent, sans qu'elle n'aie besoin de faire bouger une ride pour lui montrer à quel point ces mots la touchaient, à quel point ce visage-là lui avait manqué. A quelle point elle se sentait soulagée. Elle savait pertinemment à présent qu'elle n'aurait plus à douter de sa personne. Elle avait une confiance aveugle en elle... Et savait qu'elle serait brisée s'il advienne qu'elle ne la perde de nouveau. Non, vraiment, elle n'avait pas l'habitude de foncer tête baissée ! Enfin... Juste un petit peu. Mais pas trop quand même.

    Je ferais attention, je te le promets. J'ai parfaitement conscience de quel risque j'encours. Faut pas t'en faire pour moi, je te promets de ne pas hésiter si quelque chose ne va pas.


La voir s'inquiéter pour elle la fit tout de même sourire. S'inquiéter comme elle le faisait avec Mia... Elle se sentait un peu plus forte. La jeune femme désirait reprendre ces bonnes vieilles habitudes qui les liaient l'une à l'autre. Se croiser à Loutry' avec Mia. Se promener dans ce parc qui les avaient fait se croiser leurs chemins. Partager de bons chocolats chauds avec de bons croissants frais. Prendre Mia chez elle passer la nuit... Même si d'ailleurs Claire ne pouvait s'empêcher de passer vérifier si tout va bien. Vivre maisons collées les avaient rendues plus proches encore qu'auparavant, Zepheryn s'en doutait bien et aujourd'hui encore elle ne regrettait pas un seul instant d'avoir fait ce choix-là.

    Tu dois sans doute avoir plein de questions non ?


Ca pour en avoir ! Elle en avait. Comment elle avait été prise... Pourquoi ce combat avait-il mal tourné, comment avait-elle vécu ces années-là en tant que Phénix. En tant que nouvelle recrue, Zepheryn aurait été rassurée - ou pas - d'en apprendre d'avantage sur l'évolution d'un membre. De mieux connaître l'ancien système, de connaître les bonnes et mauvaises tactiques de combat comme de stratégies. Connaître son parcours, les anciens comme les nouveaux venus. Oui, elle en avait. Une brise vint effleurer et chatouiller leurs cou s'en plus s'en aller, formant un vent plus dense qui les fit toutes deux frissonner.

    Oh oui, j'en ai tellement... Je ne sais pas pour toi, mais je bougerais bien d'ici. On en parlerait dans coin plus chaud et à l'abri du vent, ça te dis ? Personnellement j'ai bien une petite faim.


La vélane se leva, appuyant les dires de son amie et précisant qu'elle en avait bien une également. Un petit déjeuner français graçouillé ne pouvait pas lui faire de mal, avec sa belle taille de guêpe et ce visage éclatant qui ne bougeait pas d'un poil qui rendait l'ex-Gryffon plus éclatante et lumineuse que jamais. Zepheryn se leva à son tour, puis parcourut le lieux de ses yeux azur. Des cafés environnaient le lieux un peu plus loin. Elles n'avaient plus qu'à marcher avant de poursuivre leur discussion, bien à l'abri des oreilles trop indiscrètes. Elle avait besoin de se dégourdir les jambes après ce moment posé sur ce banc bancal. A présent un long sourire s'étirait sur les lèvres de l'Ex-Serdaigle qui se sentait revivre après tant de temps passé dans l'incertitude et la crainte de perdre cette femme qui l'avait tant aidé et lui avait tant ouvert les yeux. Elle savait que leur amitié perdurerait. C'était bien ce qu'elle souhaitait par dessus tout... Deux silhouettes s'éloignaient sous la belle Tour Eiffel, ses beaux phares lumineux longeant le ciel voilé de Paris. Une amitié renouvellé, reliée, et surtout une précieuse complicité qui leur serait certainement précieuse en tant que membre de l'Ordre du Phénix.

FIN DU RP.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Kyara Blanchet, Mar 6 Mar 2012 - 18:46


~Pv Sara Shake~


- Debout espèce de feignante tu as vu l'heure ?!

Grommelant Kyara s'enroula un peu plus dans ses draps en ignorant royalement les cris qui provenaient d'en bas. Elle était en train de se rendormir quand elle entendit la porte de sa chambre claquait violemment, se relevant vivement elle put constater que c'était sa mère qui était entré de la sorte. Comme à son habitude elle était coiffer et habiller comme si elle allait recevoir le ministre de la magie en personne. Elle tenait dans sa main sa baguette magique et donnant une impulsion ouvrit les volets, les rayons du soleil entrèrent dans la chambre agressant Kyara qui mit son bras devant ses yeux pour se les protéger.

- Cela fait trois fois que je t'ai appelé !

Ses yeux s'étant accoutumé à la lumière elle baissa son bras avant de répondre à sa mère :

- Vous savez, je suis en vacances si je suis venue c'est pour récupérer et me reposer.

- Récupérer et te reposer ?! Je ne vois pas de quoi, ici s'il y a bien une personne qui doit se reposer c'est moi !

Préférant ne pas entrer dans son jeu elle se coiffa machinalement ses cheveux avant de lui demander :

- Vous vouliez quelque chose à part me réveiller ?

- Tu me parles sur un autre ton ! Je suis ta mère pas ta copine je te rappelle ! Et je tenais à te prévenir que nous sortons avec tes frères, nous sommes attendus chez Monsieur Larsky pour midi. Bien sûr tu n'es pas invité donc tu n'as pas intérêt à mettre la pagaille ou gare à toi !

Et après un regard dédaigneux envers sa seule fille elle quitta d'une démarche royale la chambre de Kyara. Soupirant elle se laissa retomber la tête sur ses oreilles moelleux et s'absorba dans la contemplation du plafond quelques instants avant de se lever. Elle se dirigea vers sa fenêtre et put voir le départ de sa mère et de ses frères, départ qui soit dit en passant n'était pas des plus discrets étant donné le boucan qu'ils faisaient. Encore heureux qu'ils n'avaient pas de voisins sinon ils auraient été obligés de subir cela. Pied nus elle se dirigea vers sa salle de bain pour se préparer et en sortit quarante minutes plus tard : doucher; habiller; coiffer et maquiller. Elle sortit de dessous son lit une paire de bottine, les enfila avant de prendre son chapeau sa veste et de sortir en refermant la porte de sa chambre.

Tout en mettant sa veste elle descendit les marches de l'escalier, ses talons résonnant joyeusement sur le sol. Elle n'allait pas passer la journée enfermer alors qu'il faisait un temps magnifique. Elle fit un détour par la cuisine et prit une brioche en guise de petit déjeuner, lorsqu'elle eut terminer elle laissa les instruments de ménages le rôle de tout nettoyer et quitta la demeure familiale après avoir tout fermé.

Elle resta quelques instants sur le pas de la porte respirant l'air frais de tout son soûl avant de se mettre en route. Elle comptait se rendre dans le village voisin qui se trouvait à un quart d'heure de marche. Par voix magique elle y aurait été en un clignement d'oeil, mais n'ayant pas le permis de Transplanage elle devait se servir de ses jambes. Heureusement que faire du sport ne la dérangeait pas sinon elle aurait été dans la mouise.

C'est donc accompagné par le chant des oiseaux qu'elle se mit en route. Le trajet se passa sans encombre et elle arriva dans le village qui était déjà animé. Il devait compter plus de deux cents habitants et tout le monde se connaissait de prêt où de loin, ça tombait bien en plus, car aujourd'hui c'était jour de marché. Elle se mit donc à déambulait entre les étals ignorant les regards que lui jetait en biais les passants.

La demeure Divenchy était connu des gens vivant ici et la rumeur disait qu'une femme redoutable y vivait avec ses enfants. D'une certaine façon ils avaient tout à fait raison de craindre la demeure et de ne pas s'y aventurer, sa mère et ses frères étant assez anti-moldus un accident pouvait très vite arrivé. Tandis qu'elle était perdu dans ses pensése quelqu'un la bouscula, se tournant sur le côté pour s'excuser elle croisa le regard d'une jeune femme qui se trouva à sa gauche.

Éclat émeraude dans les yeux,
Cheveux long et doré,
Souvenirs

Kyara venait de retomber en enfance quand sa mère ne voulant pas s'occuper d'elle, car elle était trop occupée avait engagé une baby-sitter.

- Sara !!

Revenant sur terre elle avait hurleé et fendit la foule un sourire aux lèvres, elle s'arrêta devant la jeune femme et douta d'un coup. Et si elle ne la reconnaissait pas ? Tant pis elle lui expliquerait en tout cas de son côter elle n'avait jamais oublié cette femme qui avait été plus qu'une baby-sitter pour elle.

- Tu ... Tu me reconnais ? Demanda t-elle le coeur serrait par l'appréhension.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Sara Shake, Jeu 8 Mar 2012 - 16:36


Le printemps semblait être en avance, cette année. Le froid avait depuis plusieurs jours fait place à une fraîcheur plutôt agréable pendant la journée, le soleil perçant à travers des nuages capricieux. Si le temps laissait présager qu'il était à la pluie, l'air ne sentait pas l'humidité. Cependant, pour les habitués de la météo, ce temps était quand même un prémisse à un ou deux jours pluvieux. Il fallait donc profiter de la clémence de ces dernières heures ensoleillées. Ce que faisait très bien Sara en se promenant dans les rues d'un village du nord de la France, en compagnie de son père adoptif. Rien de tel qu'une balade en famille pour laisser la pression du travail derrière soi !

Si la jeune femme avait trouvé comment modeler son emploi du temps afin d'être en mesure de gérer toutes ses occupations, elle n'avait pas eu le loisir de voir son paternel depuis belles lurettes. Benjamin avait acheté une demeure près de Londres mais l'homme, qui commençait à se faire vieux, aimait bien se rendre dans son pays natal, la Belgique. Il avait donc établi qu'il passerait autant de temps en Angleterre et autant de temps dans sa vieille ferme, en campagne flamande. Profitant d'un creux dans sa semaine, sa fille adorée avait décidé de partir avec lui, du moins pour quelques jours, histoire de retrouver ses terres. Et cela faisait un bien fou ! Quand Sara avait revu les animaux de la ferme, elle s'était sentie retomber en enfance, lors des jours où elle passait tout son temps libre à rêvasser dans les champs, tandis que les chèvres paissaient.

Voulant profiter du maximum de sa fille, Benjamin lui avait proposé de se rendre chez les Français, dans le nord, là où ils passaient toutes leurs vacances. A cette évocation, l'Auror avait souri et accepté la proposition avec enthousiasme. Sara adorait se rendre dans ce village pittoresque, calme, paisible, où vivaient des gens simples et heureux. L'hospitalité et la convivialité étaient les maîtres mots et l'ambiance générale qui régnait dans le village lui avaient fait passé de merveilleuses vacances. Toujours ! Alors, y retourner après... quoi, cinq années d'absence, cela ne pouvait que lui faire plaisir. Fouler la petite route en direction du boulanger ou de l'épicier, depuis leur petite maisonnée lui rappelait beaucoup de souvenirs.

Elle en était à se remémorer sa mauvaise rencontre avec un chat furieux - il lui avait carrément sauté dans le jambe, pour essayer de lui dévorer un morceau de saucisson emballé dans son panier en osier - quand quelqu'un la bouscula soudainement. Ou plutôt, c'était Sara qui avait bousculé quelqu'un ? Peu important. La personne s'excusa doucement et l'Auror hocha la tête en signe d'excuse de sa part. Elle continua son chemin, commençant à s'intéresser aux étals le long de la rue. C'était un jour de marché ; rien n'avait changé ! Il y avait toujours les mêmes produits et les mêmes vendeurs qui braillaient pour rameuter du client. La jeune femme s'approchait d'une exposition de draperie en soie lorsque quelqu'un scanda son nom dans la foule. C'était une voix féminine, qui ne lui disait rien. Sa propriétaire s'était arrêtée devant elle. Elle la reconnut comme était celle qui l'avait bousculée - ou qu'elle avait bousculée.

« Tu ... Tu me reconnais ? » demanda l'inconnue, qui souriait.

Plissant légèrement des yeux, Sara scruta le visage de cette personne. C'était une jeune femme, qui ne devait pas avoir plus de dix-huit ans. Ses cheveux noirs tombaient nonchalamment devant ses épaules, le sommet de sa tête coiffé d'un chapeau. Une grande adolescente sur le point de devenir adulte, comme toutes les autres. Mais un détail retint l'attention de l'Auror. Les yeux de la fille : d'un bleu-vert clair intense. Un bref souvenir remonta dans sa mémoire : une jolie petite fille de deux ans, qui s'accrochait à ses cheveux blonds alors qu'une abeille voletaient près d'elle. Sara cligna des yeux pour chasser l'image et regarda à nouveau son interlocutrice. Elle ne pouvait pas se tromper.

« Kyara ? C'est toi ? ... Bien sûr que c'est toi ! »

Prenant la jeune fille dans ses bras un instant, la belle blonde laissa divaguer ses souvenirs. Kyara était en fait une toute petite fille quand elle l'avait connue. Sa mère, une femme assez horrible, avait passé une annonce pour trouver une baby-sitter pour s'occuper de sa fille pendant les vacances. A cette époque-là, Sara devait avoir quinze ans. L'adolescente avait répondu à la demande, désirant gagner de l'argent de poche en prévision de ses futures études à Poudlard. Elle quittait Beauxbâtons pour Londres suite à un déménagement dans la capitale londonienne et comme elle devait assez grande pour se débrouiller, son père adoptif lui avait dit d'essayer de gagner un peu de Gallions par elle-même. Ainsi, la future Serdaigle était devenue la gardienne de Kyara.

Cela avait duré environ six ans, jusqu'à ce que la jeune femme devienne mère et n'aie plus l'occasion de passer dans ce village en vacances. Elle était devenue Auror et passait le plus clair de son temps à défendre la capitale et les environs contre les Mangemorts. Il lui était arrivé de revenir quelques fois ici, et durant ces brèves escapades, elle voyait la petite Kyara, qui grandissait de jours en jours. Elle devait une jeune adolescente lorsque Sara avait cessé de venir. Elle ne s'était pas rendu compte mais en cet instant où elle tenait la jeune fille dans ses bras, la petite aux beaux yeux lui manquait. Etant fille unique à l'époque, la jeune femme avait considéré Kyara comme sa petite soeur. Oui, elles n'étaient pas que de simples gardienne et enfant à s'occuper. Un lien certes long mais bien fort s'était formé entre elles. La petite l'appelait même parfois « petite maman »...

« Je... Je ne m'attendais pas à te voir ici ! » fit l'Auror en reprenant sa pose initiale. Elle prit néanmoins les mains de la jeune fille dans les siennes, maternelle. « Hum, viens, allons parler autre part. »

La jeune femme entraîna Kyara à travers la foule qui se pressait vers un étal dont le vendeur vantait les mérites d'un produit miracle contre les rides. La place du marché était certes un endroit convivial mais le genre de discussion qu'allaient entamer Sara et la jeune fille était meilleur dans un lieu plus discret, plus chaleureux encore. Elle choisit un petit bar, où ils faisaient de bons milk-shake, se souvenait-elle. L'Auror s'installa à sa table favorite et commanda deux boissons, celles qu'elles prenaient lorsqu'elles venaient ici en promenade. Attendant d'être servie, la blonde dévisagea son interlocutrice.

« Comme tu as grandi, Kyara ! Je ne te reconnais presque plus. Mais dis-moi, alors, tu n'es pas à Beauxbâtons ? »

La jeune fille était une sorcière, de souche pure. Sa mère avait un peu tiqué lorsque sa baby-sitter lui avait dit être une sang-mêlée mais l'avait finalement engagée. Sara racontait souvent à Kyara comment était l'école de sorcellerie de filles, et la petite fille, des étoiles plein les yeux, était impatiente d'y entrer. L'Auror avait hâte d'entendre le récit de ces cinq années perdues...
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Re: Petite promenade en France

Message par : Evan, Ven 9 Mar 2012 - 17:03


[Auto’ d’Anna, suite du rp à la soirée masquée]



°~ Bar des Ténèbres ~°

~ Alors qu’ils avaient réussi à se débarrasser du collant Ministre de la magie, ils avaient ensuite pu se découvrir un peu plus en sirotant un des cocktails du bar. Anna lui renvoya rapidement la balle au niveau du jeu des questions et, alors qu’il entamait un long monologue pour lui expliquer son lien avec Ismaël en omettant volontairement plusieurs détails, il remarqua sans mal que la jeune femme semblait complètement ailleurs, n’écoutant que par bribes son récit, ce qui eut don de l’agacer légèrement. Suite à sa remarque, elle mit son absence momentanée sur le compte de la musique, un poil trop bruyante à son goût.

~ La suite de la discussion avait tourné sur leur envie mutuelle d’aller dans un coin plus tranquille, à l’abri des regards et du bruit, où ils pourraient être que tous les deux. Ils finirent alors leur verre avant de se diriger vers la sortie de l’établissement. Au dehors, le froid persistant attaquait la peau à peine sorti et, Evan, en homme galant qu’il était, compatit avec Anna qui dû accueillir ce froid hivernal avec beaucoup de mécontentement. Il ôta donc la veste de son costume avant de la glisser sur les épaules de la blondinette. Ils discutèrent quelques secondes sur leur envie commune d’aller loin de ce froid étrillant la peau, avant qu’elle ne s’agrippe à son bras.

*CRAC*



°~ Nice, France ~°


Spoiler:
 

~ La blondinette et Evan arrivèrent à un endroit que le Serpentard connaissait parfaitement, la célèbre promenade des Anglais. Il y était venu avec Emy quelques années plus tôt et, quand il avait proposé à Anna de partir ailleurs, c’est à cet endroit qu’il avait pensé. De toute façon il ne pouvait pas l’emmener chez lui, Kimoka y venant régulièrement, il lui serait difficile de lui expliquer concrètement la relation qu’il entretenait avec elle, bien que les deux amants étaient devenus assez distants depuis qu’Evan s’était exilé quelques mois.

~ Le froid était aussi présent dans le Sud de la France. Après tout c’était normal, c’était l’hiver ici aussi et ils étaient en plein milieu de la nuit. Le mistral soufflait assez fort et quelques nuages obstruaient le ciel étoilé, alors que la demi-lune peinait à pouvoir donner de sa lumière. Evan passa son bras droit dans le dos d’Anna, afin de l’inviter à le suivre. Il s’adressa alors à elle, brisant la barrière du vouvoiement qui persistait depuis le début entre eux.

- Tu vois le petit phare au bout de la jetée ? Et bien c’est notre destination !

~ Il observa le regard bleuté d’Anna qui afficha un air surpris. Il était déjà venu dans le petit phare, seul. Il savait que personne n’y habitait et qu’ils y seraient tranquilles. En journée un gardien venait de temps à autre, mais il n’y dormait plus. En plus d’offrir un confort certain, avec un lit à l’intérieur ainsi qu’un chauffage des plus clément, ils auraient aussi une vue superbe tout en haut, avec le murmure des vagues en fond sous un ciel apaisant. Il espérait de tout cœur qu’elle aimerait son idée et qu’elle ne serait pas réticente à entrer par infraction dans un lieu moldu le temps d’une soirée, d’une nuit… Ils marchèrent calmement le long de la jetée, bras dessus, bras dessous jusqu’à arriver à la porte du petit phare. *Fu*k ! J’ai pas pris mes baguettes, mais quel c*n !*

- Euh, excuse-moi Anna, mais, pourrais-je t’emprunter ta baguette quelques secondes s’il te plait ? J’ai laissé les miennes chez moi…

~ La blondinette s’exécuta, légèrement intriguée. Il la remercia avec un sourire gratifiant avant de pointer sa baguette vers la serrure et informula un « Alohomora ». Un cliquetis se fit entendre signalant que la porte était maintenant ouverte et il l’ouvrit tout en la maintenant pour qu’Anna passe en premier.

- L’honneur aux Dames… Glissa-t-il avec un sourire charmeur.

~ Ils pénétrèrent dans le petit phare et Evan referma la porte derrière lui. En bas, il y avait un petit poste de télévision, une table avec deux chaises, un petit canapé et un réfrigérateur. Sur le côté droit, un escalier en colimaçon montait jusqu’en haut. Il y grimpa, c’était là où il y avait une fenêtre qui donnait sur le large et le petit lit qui servait de temps à autre de couchette.

- Récurvite !

~ Le tour était joué ! Au moins ça respirait un peu la propreté. Il redescendit alors voir Anna qui l’attendait en bas.

- Tiens, je te rends ta baguette, merci ! Il fait bien meilleur ici ! Bon, attention ! Le moment crucial… Tadaaaaaaaaaaaaaaam !

~ Et hop, Evan ouvrit le frigo avec une grande lueur d’espoir dans le regard. Un paquet de bacon ouvert où les tranches faisaient la gueule, un reste d’une conserve de cassoulet qui semblait aussi enthousiaste que le bacon, deux yaourt nature 0% et… Le saint graal en personne ! Une bouteille de vin blanc encore fermée !

- Yes ! J’espère que tu aimes le vin blanc ?! S’exclama-t-il.
- J’adore ça ! Lui répondit-elle. De plus j’ai des origines françaises, alors je connais assez bien les vins.

~ Evan apporta la bouteille sur la petite table et, après avoir fouillé dans tous les tiroirs et les placards, il sortit deux verres et un tire-bouchon. Un « POP » plus tard, et l’odeur du nectar s’approchait de leurs narines. Il remplit les deux verres presque à ras bord, avant de s’adresser à la belle blonde.

- Bon, que dirais-tu de monter tout en haut, il y a une vue magnifique sur le large ! Et, hum, je crois que le temps de la soirée masquée est fini !

~ Elle acquiesça et il enleva son masque qui lui couvrait le haut du visage avant de le poser sur la table. Anna fit de même, déposant son loup noir également, offrant à Evan tout le loisir d’admirer les traits de son visage. Il l’invita à monter en haut et elle le précéda, lui fermant la marche avec les deux verres pleins et le reste de la bouteille. Arrivé en haut, il déposa la bouteille au sol, près du petit lit et tendit un verre à la blondinette.

- A cette soirée délicieuse, lui dit-il avec un clin d’œil.

~ Ils trinquèrent ensemble avant que chacun trempe ses lèvres dans le nectar sucré, lui ne quittant pas le regard azuré d’Anna
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Re: Petite promenade en France

Message par : Kyara Blanchet, Lun 12 Mar 2012 - 16:49


Sara plissa les yeux comme si elle tentait de se souvenir d'où elle aurait pu la connaitre, le coeur de Kyara battit encore plus vite attendant, à nouveau elle se prit à espérer qu'elle la reconnaîtrait . Elle cligna des yeux avant de demander :

« Kyara ? C'est toi ? ... Bien sûr que c'est toi ! »

Elle contint un soupir de soulagement et souriant de plus belle, elle s'était souvenue d'elle ! Malgré les années qui avaient passé, sa mère l'avait engagé alors qu'elle n'était âgée que d'une quinzaine d'année et cela avait durée six ans, six ans de bonheur pour Kyara. Elle attendait toujours l'arrivée de Sara avec impentience à chaques vacances toutefois en prenant garde à ce que sa mère ne se rend pas compte de combien elle comptait pour elle. La mort de son père avait été difficile pour surmonter et sa "nourrice" lui avait permisd'atténuer sa peine, si elle n'avait pas été là elle se serait détruite à l'intérieur. Lorsqu'elle était enfant elle l'appelait souvent « petite maman » et même si en grandissant Kyara utilisait de moins en moins ce terme elle n'en pensait pas moins, encore aujourd'hui. Elle aurait tant voulue qu'elle soit sa vraie mère, son enfance aurait été bien meilleure.

Lorsque Sara eut 21 ans elle arrêta de la gardait est partie pour continuer sa vie de son côté, au début elle lui en avait voulue de l'abandonner, mais elle avait compris que cela n'aurait pas put dirais éternellement. Il fallait chacune qu'elles fassent leurs vies, de loin Kyara avait assisté à la progression de la jeune femme qui à présent était Auror ... Auror, le futur métier qu'elle révérerait de faire. Cela ferait une pierre deux coups si elle y arrivait, se battre contre des Mangemorts avec la chance de retrouver les assassins de son père et travaillait avec une personne chère.

Sara la sortit de ses réflexions en se dégageant pour prendre les mains de Kyara dans les siennes.

« Je... Je ne m'attendais pas à te voir ici ! »

Kyara ne put s'empêcher de retenir un petit sourire, c'était plutôt à elle de dire cela, des deux s'était Kyara qui avait le plus de chance de venir dans le village de son enfance. Il était vrai néanmoins qu'elle ne venait pas souvent ici, à choisir elle préférait rester à Poudlard qu'avec sa mère et ses frères. D'ailleurs, elle se demanda ce que pouvait bien faire ici Sara, il lui arrivait de temps en temps de venir, mais cela faisait cinq années qu'elles avaient perdus tout contact. Ça n'était pas vraiment le lieu pour en parler et Kyara allait lui proposé d'aller dans un endroit moins fréquenté lorsque Sara la devançât :

« Hum, viens, allons parler autre part. »

Elle ne put qu'approuver, les moldus avaient une manie de laisser traîner leurs oreilles là où il ne fallait pas et en pleins jours de marché c'était pire ! Elle se laissa donc entraîner par Sara dans la foule, en voyant le chemin qu'elle prenait elle souria de plus belle ayant deviné leur destination finale. Elles s'arrêtèrent devant un petit bar, elles y allaient souvent dans le passé, elles avaient leurs petits rituels avec leurs tables et leurs boissons préférés. Elles s'installèrent et commandèrent, c'était vraiment comme si elles étaient remontés dans le temps, la décoration n'avait pas changé ni l'odeur ni l'atmosphère conviviale, attendant leurs commandes Sara prit la parole :

« Comme tu as grandi, Kyara ! Je ne te reconnais presque plus. Mais dis-moi, alors, tu n'es pas à Beauxbâtons ? »

Kyara rigola doucement en entendant sa question, quand elle était petite elle rêvait d'intégrer l'école de sorcellerie de Beauxbâtons regroupant exclusivement des filles, c'était comme un rêve pour elle et elle ne se lassait pas d'entendre les récits de Sara à ce sujet. Pour elle cela aurait vraiment été fantastique, être qu'avec des filles, elle en avait assez d'être entouré de garçons, quatre frères à la maison c'était pesant à la longue surtout quand on était leur souffre douleur. Bon en ce temps elle était encore naïve pensant que seuls les garçons pouvaient être cruels, elle se trompait et s'en était rendu compte à Poudlard. De nature discrète elle ne s'était presque jamais attiré d'ennuie, mais elle avait été témoin de la perfidie de certaines personnes du même sexe qu'elle.

« Je ne suis pas la seule à avoir changé lui répondit-elle en souriant. Et bien non je n'y suis pas allé, lorsque j'en ai parlé à ma mère elle est sorti de ses gonds. Tu comprends toute la famille ayant été à Poudlard je les aurais déshonoré, afin j'ai eu droit a tout un laïus et je pense qu'elle craignait qu'en contact avec seulement des filles je ... comment dire change de bord. »

Sa mère la connaissait, elle savait que Kyara aimait lui désobéir et faire la forte elle avec elle et le fait de se retrouver dans une école que de fille représenter un risque pour la réputation de sa famille. En outre elle aurait bien aimé voir la tête de sa mère en lui présentant sa petite amie, enfin de toute façon elle était à Poudlard et à présent et ne le regrettait pas. Grâce à ça elle avait pu faire de magnifiques rencontres et trouver des personnes qui la comprenait, c'était eux ses amis sa vrai famille. On ne choisissait pas sa famille, mais ces amis si et elle était reconnaissante envers chacun d'eux.

« Et donc voilà reprit-elle je suis allée à Poudlard et le Choipeaux m'a envoyé chez les Serpentard, je pense que c'est pour la seule chose que ma mère soit fière de moi. Enfin bref assez parler de moi pour le moment et toi que deviens-tu ? J'ai entendu dire que tu étais à présent une Auror. »

Et qu'il ne fallait pas te mettre des bâtons dans les roues continuât-elle dans sa tête.

Alors que Sara allait répondre elle fut coupé par la serveuse qui leur apporta leurs commandes, les yeux de Kyara se mirent à briller quand elle posa son verre en face d'elle. Cela faisait des années qu'elle n'était pas revenue ici et n'avait pas bu de ses cocktails qui pourtant en valait le détour, elle n'avait plus eutl'envie elle avait bien tenté une fois d'y aller seule, mais ça n'était pas la même chose. Elle prit son verre et porta la paille à ses lèvres avant d'aspirer une gorgée, tel un oenologue elle fit tourner le liquide plusieurs fois dans sa bouche avant de l'avaler. La saveur était restée la même et le mélange était toujours aussi délicieux, reposant le verre elle joua machinalement avec sa paille attendant la réponse de la jeune femme avec curiosité. Après cinq années elle avait hâte de savoir tout ce qui avait bien pu lui arriver.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Sara Shake, Mer 28 Mar 2012 - 13:01


La jolie blonde sourit lorsque son interlocutrice lui dit qu'elle n'était pas la seule à avoir changé. Pourtant, c'était bien Kyara qui avait le plus grandi. D'une petite fille toute frêle, elle était devenue une belle et charmante jeune femme. Elle semblait en bonne santé. Sa baby-sitter avait toujours peur que le traitement moral qu'elle subissait de la part de son horrible mère la ferait un jour paraître plus vieille qu'elle ne l'était en réalité. Apparemment, la brune avait tenu bon. La fleur avait survécu à l'hiver tempétueux et avait éclos en pétales de mille couleurs. Mais Sara avait envie d'entendre le récit de la bouche de la petite.

Aussi, lorsque cette dernière lui raconta que finalement, elle n'avait été à Beauxbâtons, l'Auror fut surprise. Elle, qui lui racontait ses aventures dans l'école pour filles sorcières, aurait pensé qu'elle ferait tout pour l'intégrer également. Et comme toujours, c'était la faute à la vieille mégère qui lui servait de maman. D'une part, Sara comprenait l'envie de celle-ci d'envoyer sa fille à Poudlard comme tous les autres membres de la famille. D'une autre part, elle ne comprenait pas les gens qui décidait à la place des autres. Si Kyara avait désiré à Beauxbâtons, il aurait fallu l'écouter. Hélas, ce n'était pas aussi simple.

« Je ne vois pas pourquoi il y a toujours des personnes qui sont contre les... changements de bord, comme tu dis. » répondit l'Auror. « Ça fait déjà plus de cent ans que les moeurs ont changé. Mais bon, c'est ta mère et venant d'elle, ça ne me surprend pas ! » ajouta-t-elle en riant.

Cent ans plus tôt, la société avait évolué. Elle avait finalement accepté les mariages de même sexe. Cela s'était fait d'abord dans certains pays puis la tendance s'était répandue. Bon, ce n'était pas bien vu par tout le monde et il restait encore de nombreux pays dans lesquels le sujet était tabou. Même au bout d'un siècle, il y avait encore des personnes, comme la mère de Kyara, qui étaient choquées par ce mode de vie. Si on pouvait appeler cela un mode de vie... ce n'était pas un choix non plus. C'était comme ça, un point c'est tout. Et Sara, ouverte, n'y voyait aucun inconvénient. Un peu l'âme rêveuse d'un meilleur monde, elle trouvait que chacun était en droit de vivre comme il voulait, comme il était.

Enfin, avoir été à Poudlard n'était pas non plus mal. C'était une très bonne école de sorcellerie et de bonne réputation, malgré les évènements divers qui s'y étaient produits. A l'époque du grand Harry Potter, même quand elle avait prise par les Mangemorts, l'établissement n'avait subi aucun préjugé de la part des étrangers. D'années en années, Poudlard avait trouvé une renommée encore plus grande. A ce jour, cependant, elle était redevenue une école comme les autres.

« [...] le Choipeaux m'a envoyé chez les Serpentard, je pense que c'est pour la seule chose que ma mère soit fière de moi. Enfin bref assez parler de moi pour le moment et toi que deviens-tu ? J'ai entendu dire que tu étais à présent une Auror. »

La serveuse apporta les commandes. Sara la remercia et prit le temps de savourer la première gorgée de son milk-shake au chocolat. Le goût n'avait pas changé, même après tant d'années. Apparemment, l'établissement était toujours fidèle à ses produits et n'avaient pas altéré leurs recettes. Le coeur en joie, la jeune femme savoura deux autres gorgées de sa boissons et eut l'impression de se retrouver des années auparavant, lorsqu'elle amenait Kyara ici après une promenade dans les bois bordant le village. La petite fille adorait se cacher derrière les arbres et prendre sa baby-sitter par surprise. Pas étonnant qu'elle ait été envoyée chez les Serpentard.

« Serpentard n'est pas une si mauvaise Maison ! Je connais beaucoup de gens qui y sont allés et qui sont pour moi, aujourd'hui, des amis très proches. » Elle pensa à Chris, son bien-aimé, le père de ses enfants. « Je suis Auror, en effet... peut-être que tu ne t'en souviens pas, tu étais petite, mais il y a dix ans, j'étais Auror aussi. Ne me demande pas pourquoi je suis partie, c'est une longue histoire... »

Une longue histoire qu'il valait mieux ne pas raconter. Kyara, qui considérait Sara comme sa petite maman, pouvait être déçue et prendre peur en apprenant que sa baby-sitter avait été une Mangemorte. Mais c'était du passé. La jeune femme se rachetait et c'était très bien comme cela. Pour oublier, elle but deux autres gorgées de milk-shake au chocolat et passa sa langue sur ses lèvres pour récupérer un maximum de mousse. Décidée à ne pas parler que d'elle, l'Auror préféra sauter de questions en questions.

« Comme tu le sais, j'ai deux enfants. Ils ont bien grandi depuis la dernière fois où tu les as vus. » Elle se promit de ne pas perdre la petite de vue et de lui faire revoir Aaron et Léa. « Et toi, dis-moi, tu as un petit ami ? Tu sais déjà ce que tu veux faire après ta dernière année ? »

Etant majeure, Kyara terminait ses études à Poudlard. Quelles spécialités avait-elle prises ? Et puis, surtout, qu'était-elle décidée à faire plus tard ? Avait-elle l'ambition de devenir Auror aussi ? Ou bien visait-elle un métier plus normal ? Sara continua à boire le milk-shake par petites gorgées, attendant les réponses de la petite assise en face d'elle.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Kyara Blanchet, Jeu 5 Avr 2012 - 17:14


« Je ne vois pas pourquoi il y a toujours des personnes qui sont contre les... changements de bord, comme tu dis. » répondit l'Auror.

Un sourire peiné aux lèvres, Kyara haussa les épaules. Il y aurait toujours des gens qui s'opposeraient à cela, décidément certains étaient bien des conservateurs. Ils pensaient peut-être que dans leurs temps ça n'était pas comme ça ? Et bien si sauf que les gens se cacher, alors qu'à présent et depuis de nombreuses années ils n'avaient plus besoin de se cacher à cause de leurs penchants. Pour Kyara le principal était que deux personnes s'aiment, peut importe le sexe, cela ne changera pas leur amour. Enfin c'était la vie, cela ne changerait probablement jamais.

« Ça fait déjà plus de cent ans que les moeurs ont changé. Mais bon, c'est ta mère et venant d'elle, ça ne me surprend pas ! » Ajouta-t-elle en riant.

Un point pour Sara, cela ne surprenait même plus Kyara, sa mère ne pouvait supporter un grand nombre de choses, chaque jour la liste s'allongeait petit à petit. La jeune fille ne comprenait pas pourquoi elle ne déménageait pas, si le monde d'aujourd'hui ne lui convenait pas qu'elle s'exile avec ses fils dans un coin paumé du monde ! Comme cela Kyara aura enfin la paix, connaissant sa mère elle savait que ça ne se produirait jamais, mais comme dit le proverbe l'espoir fait vivre.

Sans un mot elle regarda Sara dégustait avec un bonheur non dissimuler sa boisson. Il faillait avoué que c'était vraiment délicieux, mauvais pour la ligne, mais délicieux en bouche. De toute façon, elle avait du poids à prendre, si cela pouvait lui faire prendre quelques kilos ça serait parfait. Se penchant vers la paille elle avala une nouvelle gorgée tout en écoutant Sara qui avait reprit la parole.

« Serpentard n'est pas une si mauvaise Maison ! Je connais beaucoup de gens qui y sont allés et qui sont pour moi, aujourd'hui, des amis très proches. »

Kyara ne pensait pas que Serpentard était une mauvaise maison, elle avait pu rencontrer des élèves et des professeurs issus de sa maison et la majorité rassembler de bonnes personnes. Bien sûr il y avait des chahuteurs, mais c'était comme dans toutes les maisons.

« Je suis Auror, en effet... peut-être que tu ne t'en souviens pas, tu étais petite, mais il y a dix ans, j'étais Auror aussi. Ne me demande pas pourquoi je suis partie, c'est une longue histoire... »

Kyara fronça les sourcils lorsque Sara prononça ses mots, elle se souvenait qu'elle était Auror, mais ne savais pas pourquoi elle était partie ... pour ensuite revenir. Si elle ne voulait pas en parler c'était que cela devait être une mauvaise période pour la jeune femme et malgré sa curiosité Kyara préféra ne pas poser de question et respecter sa volonté. Sara bue à nouveaux deux gorger de sa boisson et après s'être lécher les lèvres reprit :

« Comme tu le sais, j'ai deux enfants. Ils ont bien grandi depuis la dernière fois où tu les as vus. »

Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas vu les enfants de son ancienne baby-sitter, ils devaient avoir bien changé à présent. À l'époque Aaron et Léa étaient deux bout de choux baveur, si ses souvenirs étaient bons Léa était le portrait cracher de sa mère la seule différence étant qu'un était brune tandis que l'autre était blonde. Cela lui fit se rappeler qu'elle n'avait jamais rencontré le compagnon de Sara, elle tenta de se remémorer son prénom et n'y parvint qu'au bout de quelques secondes d'intenses réflexions Chris ! Il se prénommait Chris, drôle de coïncidence soit dit en passant étant donné que son nouveau professeur d'enchantement se nommait Chris Aaron Bennet. Mais, étais-ce vraiment un hasard ? Se pourrait-il que Chris son le petit ami de Sara ?! ça serait vraiment une sacrée coïncidence alors ! Elle allait lui posé la question lorsqu'elle reprit :

« Et toi, dis-moi, tu as un petit ami ? Tu sais déjà ce que tu veux faire après ta dernière année ? »

Elle rougie légèrement à cause de la première question, personne en dehors de ses amis à Poudlard était au courant que Kyara avait un petit ami et bien que cela faisait un petit moment qu'ils ne s'étaient pas vus elle le considérait toujours comme tel. Préférant éluder pour le moment cette question elle but une nouvelle gorgée tout en réfléchissant à ce qu'elle pourrait répondre.

Elle ne savait pas ce qu'elle allait faire à la fin de ses études, quelques jours avant elle aurait répondu sans hésiter Auror, mais voilà ... Kaya sa patronne et amie lui avait parlé d'une certaine organisation illégale et l'avait motiver pour passer des tests. Elle hésitait encore sur ce qu'elle devrait faire, car elle ne pourrait alors plus devenir Auror et ne travaillerait jamais aux côtés d'une des personnes qu'elle chérissait le plus. Kyara avala à nouveau une gorgée en mettant ce dilemme dans un coin de son cerveau, elle ferait un choix plus tard et le ferait sans regret.

«Je n'ai pas vraiment réfléchie à ce que je ferai dans l'avenir, tu connais ma mère, elle va surement essayer de me trouver un travail je ne sais où et je vais devoir batailler pour empêcher cela. J'ai déjà un projet qui me tiens à coeur, j'aimerais bien retrouvé les assassins de mon père ...., mais après je n'ai pas plus réfléchie que cela à autre chose. Actuellement, j'ai déjà un petit travail, je suis serveuse au Bar des Ténèbres, je ne sais pas si tu y as déjà fait un tour, enfin ça me plait bien comme travail. Et oui j'ai un petit ami il est comment dire ... assez spécial, mais je me sens bien avec lui, même si on ne se voit pas aussi souvent que je le voudrais, mais bon ...»

Elle marqua une courte pause regardant des clients installer à une table qui était en train de s'en aller avant de reprendre.

«Il faudra qu'on se revoie pour que tu me présentes enfin ton homme ! et par la même occasion je pourrais revoir tes deux petits, enfin plus si petit que cela à présent j'imagine. » Continuat-elle en rigolant.« Mais dis-moi un peu il ne serait pas enseignant par hasard ? J'ai un nouveau professeur qui se nomme Chris Aaron Bennet.»

La jeune fille se tue en voyant se matérialisé dans un craquement sonore un elfe de maison derrière un des paravent de la salle, elle ne le connaissait pas et inquiète regarda autour elle qu'aucun moldu n'ai réagit. Etant donné que ça n'était pas le cas elle le vit avançait rapidement et discrètement avant de s'arrêter devant Sara et de lui murmurait quelque chose précipitamment à l'oreille. Sursautant en apprenant ce mystérieux message, elle se leva d'un bon avant de s'arrêter et de regarder Kyara l'air hésitante. Comprenant que cela devait être important elle lui sourit légèrement avant de dire :

- File on aura l'occasion de se revoir une autre fois ne t'inquiète pas

Si seulement Kyara savait à cet instant que ça serait la dernière fois qu'elle verrait sa petite maman vivante elle ne l'aurait jamais laissait partir tel un feu follet et l'aurait retenue par tout les moyens ....


Dernière édition par Kyara Blanchet le Sam 12 Mai 2012 - 12:05, édité 1 fois
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Matt Connor
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Re: Petite promenade en France

Message par : Matt Connor, Mar 8 Mai 2012 - 11:55


HRPG : RP à Paris avec Yun Ethen
PNJ : Alexander Connor
________________________________
Après son retour, le Poufsouffle se souvenu ce que Yun lui avait dit avant qu'il parte précipitamment, le Gryffondor n'avait pas de maison, et il lui demandait s'il ne pouvait pas l'héberger. Matt était parti et n'avait même pas eu le temps de réfléchir à cette question. Yun était un chic type et il ne méritait pas de dormir dehors.
L'homme au cheveux blanc comme neige l’agrippa le poignée et, avant de transplaner et de se retrouver à la phase finale de son plan, lui demanda :


-J’espère que toi, tu es bievenue prêt et sûr de toi… Et que penses-tu de mon idée ?

Réfléchissant à ses deux questions, il n'eut pas le temps de répondre qu'il était déjà en train de transplaner. Après quelques nausées, ils arrivèrent enfin à Paris, dans une ruelle peu fréquentée. Un "plop", signe de leur arrivée, résonna dans toutes la ruelle. Ce n'était que la seconde fois que Matt transplanait et il avait toujours cette envie de vomir.
Les immeubles autour de lui n'était pas du tout les mêmes qu'a Londres où n'importe lesquels d'Angleterre. Le paysage n'était pas du tout le monde aussi. A Pré-Au-Lard, il y a quelques secondes il pleuvait et ici il faisait un temps ensoleillée. Il jeta un coup d'oeil sur Yun. Celui-ci semblait neutre. Il devait avoir l'habitude de transplaner.
Il fit signe au Gryffondor de le suivre. La seconde étape de son plan était de se rendre à la station de métro la plus proche. Il n'avait pas besoin de chercher le meurtrier, c'était lui qui viendrait à lui. S'il l'espionnait, s'il savait tout ces faits et gestes, s'il arrivait à savoir où vivait t-il, il en était certain qu'il serait au courant de la visite à Paris de Matt.
Matt avait étudié cette endroit, ils prendraient le métro à Saint Lazare, d'ici là, le tueur les trouveraient. C'était l'atout de son plan. Si jamais il avait tort il ya... il ya toujours un plan B ! Faire en sorte de faire savoir au meurtrier qu'il est la, dans la même ville que lui. Et puis, il ne faut pas se leurrer, si le tueur lui a donné des indices, c'était pour que Matt le retrouve, il n'y avait pas d'autres explications possibles.

Arrivant devant la station de métro, ils descendirent les marches et à la caisse, il acheta deux tickets de métro. Ils allèrent ensuite sur le quai et attendirent. Le métro arrive quelques minutes plus tard. Ils montèrent à bord, ils s'assirent.


-"Yun, je serais ravit de t’accueillir chez moi. J'ai une chambre qui ne me sert à rien et avoir un peu de compagnie me fera le plus grand bien. Tu es le bienvenue quand tu veux. Et pour répondre à ta seconde question, être prêt c'est une chose, et je le suis; Être sur s'en est une autre..." Il expliqua ensuite "Si j'ai mis du temps à te répondre c'est tout simplement parce que je réfléchissait à mon plan, aux différentes étapes et j'ai pris le temps de bien réfléchir. Héberger quelqu'un, ce n'est pas une décision simple à prendre." Dit-il tout en faisant un clin d'oeil à son ami. Ils étaient l'un en face de l'autre. Le wagon était vide, il n'y avait qu'eux deux à bord.Il faut dire aussi qu'a 16h, heure française (17h heure anglaise) les gens travaillaient, surtout un mardi. Les métros des Français étaient si différents des transports en commun des Anglais, sur les murs, il y avait pleins de graffitis, les sièges était pas aussi confortable quand Angleterre. Les deux pays se distinguait distinctement.

Soudain, un peu plus loin derrière eux, Matt entendit un "plop" qui (lui aussi) résonna dans ton le wagon. Quelqu'un venait de transplaner. Matt se retourna pour voir qui était-ce. A sa grande surprise, cette personne pointait sa baguette droit sur le Poufsouffle. Mais alors...

Alexander :" Bonjour Matt. Je savais que tu viendrais."

Matt :" C'est vous ! Vous êtes le tueur !" Dit-il alors en colère. Il se leva et pointa à son tour sa baguette sur lui.
"Mais qui êtes-vous ? !"

Alexander :" Mais enfin Matt, je suis ton oncle. Le frère de ton cher père." Dit-il d'une voix posée.

Matt : "Yun, je te présente mon oncle, que je connais pas et qui tue sont propre père."

Alexander : "Je suis Alexander Connor..."

Alexander n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase que Matt lui avait déjà jeté un sortilège, le maléfice de la stupefixion.

Matt : "Pourquoi l'avez vous tué, POURQUOI ?" Hurla soudainement le Poufsouffle.

Alexander : " Laisse moi t'expliquer" Dit-il en se relevant "Quand ton père ta confié à Arthur, mon père, j'étais à Azkaban. Je suis sorti il y a quelques années et il y a quelques mois j'ai appris ton existence et je suis allé voir mon père lui demandant si je pouvais te voir. J'avais déjà tuer quelqu'un il y a 17 ans et mon père me considérait toujours en tant que tel. Il à refusé, je l'ai supplié. Je suis quand même ton oncle et j'ai le droit de voir mon neveu. Il s'est énervé et ma viré de chez lui. Rageant, j'ai sorti ma baguette, je suis re-rentré dans sa maison et je l'ai abattu de sang froid." Il avait toujours cette voix calme. "Si je t'ai menacé de te tuer, c'était pour que tu me retrouve, je n'ai jamais eu l'intention de te tuer. Je voulais simplement te voir. Tu ressemble tellement à ton père."

Matt était choqué, son grand père était mort par sa faute, il était mort parce qu'il refusait qu'un assassin voit son neveu. Il ne savait pas quoi penser, il ne savait quoi faire. Il s'avança vers Alexander, pointant toujours sa baguette sur lui. Il voulait le tuer sur le champ !

-"Yun, fait nous transplaner (tous les trois) dans un endroit... un peu moins fréquentée je te prie. Je pense que le bois de Boulogne fera l'affaire" Dit-il cette fois-ci d'une voix calme. Essayant de se calmer.

Il jeta un regard noir à son oncle. Comment avait-il pu tuer son propre père. Il était complètement malade, c'était réellement un psychopathe. Lui n'avait pas l'intention de le tuer, il n'en n'avait jamais eu l'intention selon ses dire. Ce n'était pas du tout réciproque.

Matt : "Vous avez tué votre propre père, vous avez ôté la vie d'un homme, pour me rencontrer. Vous n'êtes vraiment pas net. Vous n'avez jamais eu l'intention de me tuer dites-vous ? Mon grand père était la seul personne qui comptait réellement pour moi et vous me l'avez prise, vous croyez bien faire mais vous m'avez fait souffrir. Moi j'en ai eu l'intention, depuis le début !... ENDOLORIS !" Hurla t-il puis s'adressant à Yun. "Vas-y fait nous transplaner... MAINTENANT !" Lui donnant le signal. Il était heureux de faire souffrir son oncle. Enfin, son oncle par obligeance, pour Matt, cet homme n'était qu'un fou qui ne méritait pas de vivre. Il le regarda souffrir attendant de transplaner pour enfin en finir.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Matt Connor, Sam 12 Mai 2012 - 11:28


HRPG : Désolé pour l'attente Yun
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Soudainement, Matt fut propulsé sur Alexander, son oncle. Le Gryffondor attrapa le poignet des deux hommes et ils disparurent. Le Poufsouffle vit des paysages défilés devant ses yeux à toutes vitesse, ils "bougeait". Tout d'un coup, ils arrivèrent sur un sol stable, il n'eut pas le temps de regarder où était t-il qu'il re-transplana de nouveau pour atterrir un peu plus loin dans ce qui semblait être une forêt. Le transplanage l'avait mit à terre. Décidément, il ne supportait toujours pas ce transport magique. Il suffisait de s'y habituer.
En se relevant, il remarqua l'absence d'Alexander. Avait-il transplané ? Inquiet, le jeune garçon regarda tout autour de lui et l’aperçu enfin à une centaine de mètre d'eux. Son oncle était également à terre, cela était étonnant qu'il se soit évanoui. Surtout qu'il ne se relevait pas.
Il était bel et bien au bois de Boulogne. Il se souvint être déjà venu ici avec son grand père et sa grand mère étant petit. C'était pour cela qu'il avait demandé à Yun de les transplaner ici. Alexander mourra la où Matt gardera son plus beau souvenir avec son papy et sa mamie.
Ici, le temps était comme à Paris. Quoique, un peu plus nuageux qu'à "Saint Lazare" mais le beau temps était de la partie, le soleil était éblouissant et la chaleur n'était pas trop lourde. Les arbres présents dans cette forêt était 10 fois plus petit que ceux de la forêt interdite de Poudlard mais, bizarrement, cette forêt lui rappela justement celle de Poudlard.



-Bon ben on la trouvé, tu sais ce qu’il te reste à faire maintenant, même si c’est ton oncle. Si tu veux, je peux le faire, cela ne me gène pas.

Matt appréciait le geste mais il n'avait pas fait tout ce chemin pour renoncer maintenant. Il était prêt, prêt à ôter la vie d'un homme, prêt à débarrasser un homme mauvais de ce monde. C'était à lui d'en finir. Tout en nettoyant sa veste à l'aide de ses mains, il répondit.

-"Merci de nous avoir fait transplaner. J'apprécie ton aide, mais c'est à moi d'en finir. Je ne veux pas reculer maintenant. Et puis, soyons franc, le monde se portera beaucoup mieux sans lui..."

Yun était face à son oncle, qui était toujours à terre, sa baguette pointé droit sur lui, attendant sûrement que Matt lui donne un signal pour lancer des "pluies" de sortilèges.

-Au faite, j’ai oublié de te dire que j’avais un croup, il est propre, mais à tendance à casser pas mal de chose. J’espère que cela ne te gène pas. Lui dit Yun en essayant de détendre l'atmosphère.

Ce n'est pas que cela dérangeait Matt mais, selon lui ce n'était pas le moment idéal d'en parler. Sortant à son tour sa baguette il lui dit

-"Non cela ne me gène pas, mais, sans vouloir te vexer, je pense que ce n'est pas le moment adéquate pour en parler. Concentrons nous sur...."

Il fut surprit de remarquer que son oncle n'était plus allonger à terre, il n'était plus là du tout. A ne pas se concentrer sur la cible, il l'avait perdu.

-"Séparons nous pour le retrouver." Dit-il à Yun

Matt avança de quelques mètres et regarda au alentour. Il hurlait son nom. Derrière lui, il entendit il bruit résonnant, à peine s'était-il retourna qu'il se prit un coup de couteau au milieu du ventre, y laissant le couteau. La souffrance qu'il ressentit à ce moment là était incomparable à toutes ses autres souffrances. Il vit le visage de son agresseur, c'était son oncle. Il disparut quelques secondes plus tard. Matt tomba à terre, souffrant, perdant beaucoup de sang. Matt esperait ensuite que tout cela soit un rêve et qu'il se réveillerait dans son lit à Pré-Au-Lard. Il ne pouvait pas mourir, pas ici, pas comme ça, pas aujourd'hui. Mais se rendant compte que tout ceci était bien réel, il n'y avait plus aucuns espoirs. Son plan avait échoué, il n'aurait jamais dû venir faire justice lui-même. Mais au fond de lui, le bel homme maintenant presque mort, s'avait que cette histoire allait se terminer ainsi.
Le jeune Connor ne pouvait pas crier, ni avertir Yun qui était déjà parti de son côté. Il n'était pas très loin, Yun tournait le dos au Poufsouffle puisqu'il cherchait lui aussi Alexander.
Le Poufsouffle sentait qu'il allait mourir, il perdait beaucoup trop de sang. Il se sentait partir mais il essayait de resister. Il vit, du moins, il essaya de voir Alexander apparaître derrière le Gryffondor essayant certainement de le poignarder lui aussi. Mais il n'en fut rien, le meurtrier disparut de nouveau et apparut cette fois devant l'ami du Poufsouffle lui lançant un sortilège.
Yun fut propulser non loin de Matt. Le tueur s'approcha ensuite, plutôt en colère, de Yun.


Alexander : "Ce n'est pas tes affaires mon grand. Tu es venu aider Matt, dommage, vous allez mourir tous les deux. A commencer par mon neveu. Regarde-le !" Dit-alors Alexander en pointant du doigt Matt qui était légèrement derrière Yun.

Le Poufsouffle s'efforca alors de sortir le couteau planté dans son ventre. Ne pensant qu'il ne pouvait pas hurler, dans un moment pareil il y arriva. Il mit ensuite une main sur sa blessure, essayant de stopper l'hémorragie. Il perdait énormément de sang, non seulement par le ventre mais aussi par la bouche. Il n'avait plus aucune chance de survivre. Alexander avait, selon Matt, désarmé Yun, mais celui-ci était déterminé à ne pas se laisser faire. Il vit dans un dernier souffle son oncle pointer sa baguette sur le rouge et or. Il avait l'intention dans finir.
Le jeune Poufsouffle avait de plus en plus de mal à garder les yeux ouvert, une lumière blanche éblouissait ses yeux. Etait-ce donc vrai l'histoire de la lumière blanche qui nous attire ? Peut être bien. Néanmoins le beau Poufsouffle ne voyait pas sa vie défiler devant ses yeux. La douleur qu'il ressentait était tellement forte qu'il ne pouvait la décrire. C'est comme si, des centaines de lames le poignardait toutes en mêmes temps. Il avait également de plus en plus froid, même bien couvert. Il essaya dans ses dernière force, d'attraper son sac à dos, réussit à l'ouvrir et attrapa au passage sa veste bleu qu'il posa sur sa blessure. Il appuya fort dessus.

Matt quelques larmes coulèrent sur les joues du mourant. Il avait atrocement mal. Malheureusement, il n'avait aucune personne à qui il tenait particulièrement et, peut être que quitter ce monde ne changera rien à la vie quotidienne de Pré-Au-Lard. Les journaux parlerait vaguement de lui sans plus. Lui pouvait mourir, mais pas Yun. Il était hors de question que son ami doive mourir par sa faute.
Dans un dernier souffle, il sortit sa baguette et, essaya de prononcer le sortilège...


-"A....vada..... K....ed.....av....r.....a" Murmura t-il en pointant sa baguette sur Alexander.
Matt vit un éclair vert se diriger vers son oncle, lança un dernier regard vers le ciel, plus précisément vers le soleil qui était magnifique puis, perdit connaissance.

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