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Petite promenade en France
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Elly Wildsmith
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Re: Petite promenade en France

Message par : Elly Wildsmith, Jeu 8 Déc 2016 - 22:59


Lorsqu’Elly se réveilla, elle ne compris pas tout de suite où elle était. Son cerveau mis beaucoup de temps à se repérer, entre la chambre qui lui était inconnue, ce lit totalement démesuré qui n’était pas sien. Lentement, les souvenirs lui revinrent, elle était partie du chalet où elle avait été trainée de force par cet inconnu, puis elle avait senti que son corps l’abandonné – un peu au mauvais moment il faut dire. L’inconnu l’avais visiblement déshabillée et même s’il avait eu la correction de ne pas toucher à ses sous-vêtements, Elly ne se sentais cependant pas plus rassurée que ça.

Elle jeta rapidement un œil dans la chambre et remarqua que ses affaires avait été pliées et laissait à sa disposition visiblement. Ne voyant pas l’inconnu lors de son premier coup d’œil, elle se risqua à mettre un pied hors du lit et se hissa – non sans mal – dans ses vêtements.
Elle fut dès lors plus à l’aise pour se risquait à regarder où se situer l’inconnu – car il ne devait pas être loin de toute évidence. En entrant dans ce qui devait servir de salon dans le chalet, Elly remarqua l’homme endormis dans le canapé.

Elle réfléchit rapidement, elle avait toujours sa baguette – l’inconnu prenait des risques tout de même … car elle aurait très bien pu – sous l’effet de la colère – lui balançait les sortilèges qu’elle connaissait. Il l’avait tout de même déshabillée … c’était encore une chose à rajouter à la longue liste des nombreuses bévues de l’inconnu – dont le nom lui avait désormais totalement échappé.

Elle trouva un parchemin ainsi qu’un crayon juste devant la porte d’entrée, elle griffonna un mot rapidement qu'elle comptais bien laisser sur place avant de partir.

Spoiler:
 

Avant qu'elle n'est eu le temps de s'en rendre compte, la respiration de son hôte - initialement lente comme dans toute phase de sommeil - avait cessée. Elle n'entendait plus ce léger bruit et ne compris qu'en relevant la tête, prête a partir ... Finalement lui aussi s'était réveillé et la fixé de ses yeux d'un bleu étrangement profond. Bleu qui saisi Elly de part en part et la fit frissonner pire que le froid à l'extérieur du chalet. Elle qui s'était préparé à une fuite rapide et discrète devait désormais faire face à son hôte ravisseur et sauveteur. Dilemne donc de savoir s'il fallait le remercié d'avoir pris soin d'elle ou au contraire le pendre de suite car tout ce qui était arrivé a Elly aaujourd'hui était clairement de sa faute.
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Actarius Bright
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Re: Petite promenade en France

Message par : Actarius Bright, Ven 9 Déc 2016 - 1:12


Sans doute trop épuisé - plus mentalement que physiquement - par les événements de la journée, l'ancien Serpentard n'avait pu rester éveillé. Toutefois, force était que, d'avoir vécu une idée pleine de danger à un certain point de sa vie, le sorcier avait le sommeil aussi fragile qu'une plume d'hirondelle - souffrez de ma poésie.

Il s'était déjà réveillé quand l'inconnue avait traversé la pièce pour récupérer le parchemin vierge. Et pendant qu'elle rédigeait son mot, il resta immobile, gardant sa respiration aussi naturelle que s'il était endormi.
A ce moment-là, ses pensées étaient quelque peu confuses. Non pas de par la fatigue mais de par ses propres idées. En effet, il ne se justifiait guère pourquoi il avait un pincement au cœur de la voir s'en aller ainsi, comme une voleuse. Ce qui lui semblait fondamentalement sensée comme réaction ; s'il avait été à sa place, s'étant fait déshabillé par un - préfère une quand même - inconnu et tout, il se serait sauvé de la même manière à la première occasion. Et pourtant.

Juste au moment où elle allait sortir du chalet, il se retint de soupirer, ouvrant toutefois les yeux. Sa logique lui disait de la laisser partir mais son instinct était d'un autre avis. Finalement, sa réaction avait été purement instinctive.

Le regard avec lequel il regarda la fuyarde était plein de doutes et de réticences. Il ne se l'expliquait pas et n'essayait pas particulièrement. Il se contentait simplement d'observer les réactions de son invitée.

Dilemme. Il ne pouvait lire que cela dans les yeux de la demoiselle en face de lui. Dilemme qu'il n'était guère disposé à résoudre. Peut-être était-ce le bon choix : la laisser partir et ne jamais la revoir. Son regard se détourna vers le parchemin sur lequel elle avait brièvement rédigé. Le sorcier imaginait déjà tous les affreux titres dont elle l'avait affublé.

Sans plus d'égard, il détourna complètement son regard d'elle. Après tout, à bien y réfléchir, il lui avait déjà donné le choix entre rester et partir, plus tôt - même s'il l'avait collé comme une sangsue lorsqu'elle avait fait le second choix -. Cette fois, il n'en fit rien, se contentant de se concentrer sur l'espace devant lui. Bien vite, il donna un coup de baguette magique et une bouteille de whisky apparue, deux verres en plus.

Et comme il ne buvait jamais seul, Fafnìr, son vieil ami au plumage couleur feu, apparu sur son épaule après une petite explosion de flammes. Imperturbable, Actarius versa un doigt de whisky dans chaque verre et prit une gracieuse gorgée dans celui qui était le plus proche de lui.
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Elly Wildsmith
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Re: Petite promenade en France

Message par : Elly Wildsmith, Ven 9 Déc 2016 - 10:02


Ils s’étaient longuement jaugés du regard – encore – pensa Elly. Il lui avait semblait que son regard était plein de perplexité, comme s’il était en combat avec lui-même. Etrange. Elly ne bougea pas, elle était aussi dubitative que lui. Une part d’elle-même voulais quitter ses lieux à tout prix, tandis que l’autre partie souhaitais resté auprès de lui, le découvrir, le connaître.

Puis il avait regardé son parchemin, Elly serra les dents – pouvait-il imaginer ce qu’elle avait écrit ? Serait-il déçu à sa lecture ? Elly eu du mal à décrire la sensation qu’elle ressentait à ce moment précis. Elle se senti mal à l’aise d’avoir écrit ces mots sur le parchemin – après tout il avait essayé maintes fois de s’excuser. Si elle n’avait pas été têtue, elle ne serait pas sortie et n’aurais pas eu besoin qu’il fasse le sauveur de l’extrême – et surtout, il n’aurait pas eu besoin de toucher à une parcelle de ses vêtements.

Alors qu’elle s’apprêtait à souffler – histoire de reprendre un peu sa respiration quand même – elle remarqua qu’il avait détourné les yeux. Elly se sentis frustrée de cette situation, elle aurait aimé qu’il continue à la regarder. Il y avait quelque dans ses yeux qu’Elly voulais continuer à observer. Mais il ne prêtait plus attention à elle désormais et Elly – alors qu’elle aurait dû en être satisfaite – ne put contenir sa frustration et fini par faire grincer ses dents à force de les serrer. Sensation oh combien désagréable.

Il s’était alors servi un verre tandis qu’un – phénix ?! – était apparu sur son épaule. Elly avait alors écarquillé de grands yeux, elle était passionnée par les animaux et plus encore par les créatures fantastique qui peuplait le monde sorcier (ou non d’ailleurs). Elly vouais un véritable culte pour les phénix – créatures mystique qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs. Elle observa longuement la bête, qui était plus que ravissante.

Etonnamment, la présence du phénix rassura Elly – un sorcier qui possédait un phénix et dont le phénix semblait être attaché ne pouvais pas être mauvais, pas fondamentalement en tout cas. Peut-être qu’Elly cherchait un moyen de se rassurer ? Une raison pour rester ? Une raison autre que les yeux azuréens de son ravisseur ou de son besoin de le connaitre plus en détail bien évidemment. Il était évident qu’elle ne reconnaîtrait pas de suite son besoin de connaitre davantage son ravisseur, elle ne reconnaîtrait pas – non plus – qu’il l’attirait physiquement, ses yeux azuréens n’étant sans doute pas étrangers à ce phénomène.

Elly se mordit la lèvre inférieure, elle n’avait pas résolue son dilemme intérieur. Elle fit glisser le parchemin le long de la table, avant de le froisser et de le glisser dans sa poche. Elle jeta un nouveau regard à l’inconnu dont elle cherchait désormais le nom – comment la situation avait-elle pu revirer ainsi ? Elle soupira. Elle toussota puis dit

- Je m’appelle Elly, moi aussi je suis ravie de te rencontrer.

Elle avait voulu parlé du phénix mais c’était dit que cela aurait été mal convenu. Elle répondait alors à l’une des phrases qu’il lui avait dit lorsqu’il était arrivé dans le chalet et qu’elle avait voulu partir. C’était une situation particulière et Elly se retins longuement de respirer. Elle continua

- Et … euh …

Regard gêné envers son hôte, petit sourire en coin – c’était quoi cette tentative d’excuses avortées ? Après tout il avait fait le rustre aussi avec son transplanage et son dialecte incompréhensible. Elly changea de tactique.

- Et merci …


Elle avait ajouté son merci dans un murmure. Un remerciement c’était la moindre des choses car après tout il lui avait évité une cryogénie où personne ne l’aurait retrouvé. Elle espérait désormais qu’il reporte ses yeux sur elle, qu’il la regarde, encore et encore …
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Actarius Bright
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Re: Petite promenade en France

Message par : Actarius Bright, Mar 13 Déc 2016 - 23:11


Actarius avait porté toute son attention sur son verre de whisky et le phénix sur son épaule. Il n'osait pas relever la tête, espérant - au plus profond de lui - éviter un excès de déception et de frustration quand l'inconnue s'en irait. Mais voilà, il en était à sa deuxième gorgée, qu'il n'appréciait guère pour le coup, et toujours aucun mouvement de la demoiselle en vue. Le sorcier pouvait sentir le regard de celle-ci toujours rivé dans sa direction mais il ne s'aventurait pas à essayer de le croiser. Sans doute de peur de voir qu'elle s'était décidé à le fuir. Après tout, il ne lui avait certainement pas offert la rencontre la plus agréable, bien que mémorable.

Le mouvement qu'il s'était résolu à ne pas observer ne vint jamais. A lieu de celui-ci, se fut la main de la demoiselle qui fit glisser furtivement le fameux parchemin le long de la table avec de le faire disparaître dans une de ses poches. Surpris, Actarius releva la tête de son verre. Il était quelque peu ébahi par le revirement de situation qui venait d'avoir lieu. D'autant plus lorsqu'elle se présenta enfin. Il faut comprendre que même s'il "lui avait donné le choix" de rester ou de partir, il était totalement persuadé qu'elle choisirait la seconde option. Et pourtant... !

Dubitatif, il ne se tenta pas à faire un quelconque commentaire. D'autant plus qu'elle se disait "ravie"... Où était donc passée la froideur antérieure ? Déjà oublié ? Vraiment ? Le Serpentard voulait y croire mais cela lui semblait trop simple, même s'il n'en laissait rien paraître de peur de l'interrompre. C'est qu'elle souhaitait visiblement rajouter autre chose.

Par contre, si d'aucun lui avait dit que la suite comportait des excuses de la part de la belle Elly - magnifique et mignon prénom par ailleurs -, il aurait sans aucun doute jeté un sortilège impardonnable à ladite personne. Seulement, voilà, la réalité se présentait à lui. Et pour le coup, Actarius ne put retenir un étincelant sourire. Non pas parce qu'il avait "obtenu" une victoire sur elle mais parce qu'elle semblait de toute évidence disposée à rester un peu plus longtemps dans le chalet. Il n'en fallait pas plus pour redonner le sourire au jeune mage.

Le Bright chercha silencieusement les yeux de Elly et, quand finalement il les aperçut, il s'y plongea. Il essayait de lire en elle, voir si elle était sincère et pourquoi - surtout ça en fait. Il n'arrivait pas à croire qu'elle ait changé d'avis, même s'il en deviendrait presque euphorique, sans se le justifier. Puis il y avait une autre raison qu'il se niait à lui-même : il avait tout simplement de rester là, à l'observer, sans réserve. Il voulait l'étudier, la découvrir et la conquérir.

[...] Ce qui lui sembla un long moment s'écoula. Et certainement que le silence devait peut-être devenir un peu pesant. Son subconscient le tira de ses pensées, brisant sa réflexion. Même avec un contrôle presque parfait sur ses émotions et expressions la plupart du temps - héritage d'un parent Mangemort -, Actarius ne put dissimuler le rougissement qui tintait ses joues. Embarrassé. Certainement qu'il s'emballait aussi.

Il se cacha derrière une longue gorgée de son whisky, qui vida d'ailleurs son verre.

"Er..."

Blanc. Il aurait voulu lui dire qu'elle n'avait pas à s'excuser et, si excuse en était, qu'il était, encore une fois, celui qui était désolé. Il aurait voulu lui demander pourquoi elle restait finalement dans le chalet mais craignait la réponse ; après tout, elle n'avait pas vraiment à craindre le froid si elle connaissait les bons sorts. Quelles autres raisons alors ?
Il aurait voulu lui suggérer de ne pas rester debout au milieu du salon, comme un piquet, mais plutôt de le rejoindre sur le canapé. Et il craignait que son ton adouci ne s'endurcisse encore une fois.
Au final, il restait là, sans pouvoir se décider sur la meilleure réaction à avoir. Ses yeux se perdaient un peu partout dans la pièce sauf dans le regard de la jeune Elly. Disgrâce. A y réfléchir, c'était l'une des rares fois où il perdait ses moyens. Blanc.

Le temps commençait à se faire long à force... Puis son regard se posa sur le second verre de whisky et aussitôt, son cerveau se remis à fonctionner. Plus ou moins.

"Vous devriez essayer ce whisky. Il s'agit d'un Hellyers Road Original, que j'ai gagné après un pari contre un moldu, en Tasmanie. Je crois que vous en apprécierez la présence", dit-il en souriant avant de continuer.

"Et c'est un excellent remède contre le froid latent dans les articulations et autres. Même à petite dose."

Et d'effectuer un geste d'invitation en sa direction afin qu'elle pose son fessier sur le canapé. Et comme il ne souhaitait guère lui faire croire qu'il la molesterait d'aucune manière que ce soit, il se décala jusqu'au bout de son côté. Après tout, il s'agissait d'un canapé trois places, ce qui laissait assez de séparation entre eux pour qu'ils savourent, chacun de son coté, leur verre de whisky - oui, Actarius s'en resservi un second, prêt à ne pas trinquer avec Elly.

Ce n'était pas qu'il n'avait pas envie d'être dans l'espace personnel de la magnifique demoiselle, à s'enivrer de son parfum - dont il avait eu un bref aperçu lorsqu'elle la déshabillait plus tôt.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Elly Wildsmith, Mer 14 Déc 2016 - 9:14


Elly était restée figée. Il avait esquissé un sourire et avait posé son regard bleu sur elle. Enfin. Elly eu du mal à se l’admettre mais elle était satisfaite de l’attention qu’il lui portait. Elly essaya de ne pas remarquer la vague de chaleur qui la parcourait de part en part. Il était très difficile pour elle de s’expliquer les réactions qu’elle avait quand elle était en présence de ce sorcier inconnu.

Malgré tout, l’angoisse repris le dessus, il avait vidé son verre, commençait une phrase puis s’était ravisé. Elly le regardait avec interrogation – peut-être avait-il un problème ? Peut-être souhaitait-il qu’elle s’en aille. Il en avait eu assez. Voilà. Après un temps qui parut interminable à Elly, il avait brisé le silence – enfin.

- Vous devriez essayer ce whisky. Il s'agit d'un Hellyers Road Original, que j'ai gagné après un pari contre un moldu, en Tasmanie. Je crois que vous en apprécierez la présence. Et c'est un excellent remède contre le froid latent dans les articulations et autres. Même à petite dose.


Elly haussa un sourcil puis regarda en direction du verre qu’il était en train de remplir. Elly et l’alcool cela faisait … 15 ?! Elle n’avait pas pour habitude de boire, encore moins du whisky – c’est qu’elle trouvait cet alcool particulièrement fort et ne tenait pas spécialement à finir sous la table. Soudainement, le sorcier s’était déplacé latéralement tout au bout de son canapé avec la vitesse de l'éclair. Ce qui semblait être particulièrement loin pour Elly. Pourquoi réagissait-il ainsi ? C’était étrange comme réaction – pas plus étrange que leur rencontre néanmoins.

Elly se décida donc à bouger. Elle visa la place qu’il lui tendait. Celle à l’autre bout du canapé. Certes, ce n’était qu’un canapé trois places mais Elly ne se sentais pas d’être aussi « loin ». Perplexe sur ses pensées, elle eut du mal à se décidé sur la position qu’elle allait adopter. Si elle se rapprochait et que lui fuyait ? Comment le prendrait-elle ? Mal, sans aucun doute. Mais elle voulait se rapprocher de lui, c’était plus fort qu’elle.

Elle était attirée par lui, c’était indéniable. Comment ne pas l’être en même temps ? Il avait un physique plaisant à observer. La carrure d’un homme qu’on imagine protecteur. Et ne parlons pas de son regard. C’était bateau à dire, mais on aurait dit que la Méditerranée y avait été enfermée. Damn. Les pensées d’Elly étaient tous sauf claires. Syndrome de Stockholm ? Peut-être. Elly esquissa un sourire.

- Si ça ne te dérange pas …


Elle laissa sa phrase en suspens, peut être allait-elle se manger un revers mémorable dont elle se rappellerait toute sa vie, mais après tout ce qui leur été arrivé elle voulait juste être proche de lui. Le connaitre davantage. Après tout, il lui avait évité la cryogénie. C’était un peu – beaucoup – son sauveur de la journée. Même si la conscience d’Elly lui rappela que c’était de sa faute – à lui – s’ils en étaient arrivés là. Elly chassa cette idée et repris parole :

- J’aimerais m’installer là.


Joignant le geste à la parole, Elly pris place à côté de lui. Un peu gênée, en vérité. Elle avait une trouille bleu qu’il la rejette. Aussi, afin de faire passer son malaise, Elly détourna son attention sur leurs deux verres.

- Je suis désolée mais je n’y connais rien en alcool … et je ne bois que très peu.

Elly tiqua à ses propres paroles. Elle ne voulait pas passer pour ce genre de femme pas vraiment marrante mais c’était pourtant ce qu’elle était, là tout de suite.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Actarius Bright, Jeu 15 Déc 2016 - 23:33


Actarius avait clairement remarqué que son geste d'éloignement avait provoqué une réaction de la part de Elly, même s'il n'arriva guère à mettre la main sur le sentiment... Gêne ? Ça devait être ça, conclut-il. A sa place, il n'aurait guère plus apprécié que son hôte s'éloigne comme s'il fuyait la peste tout en l'invitant à se bourrer la gueule. C'était trop gênant comme moment, ce silence. Tellement gênant en fait qu'il eut envie de se donner des baffes pour avoir fait une gaffe pareille alors que l'atmosphère commençait à se réchauffer entre eux. Mais... Et si c'était finalement le bon choix ? Qu'elle voulait bien rester dans la même pièce que lui mais pas trop près non plus ?
Moins de cinq secondes s'étaient écoulées entre son geste et le mouvement de la belle pour s'installer. Cinq secondes durant lesquelles il s'empêtra dans pas moins d'une quinzaine de réactions diverses à sa bêtise. Cinq secondes suites auxquelles il souffla un bon coup - encore. Elle ne s'était pas remise à cordialement le détester mais à ce moment-là, il régnait un silence pesant sur eux, chacun à un coin du canapé.

Silence.

[...] Puis cet écho salvateur, en la voix de la demoiselle aux cheveux châtains. Enfin, il ne comprenait pas où elle voulait en venir - et il avait déjà oublié l'histoire du whisky -... Qu'est-ce qui pourrait le "déranger" à part ce calme oppressant ?

"Hmm ?"

Avant même qu'il n'ait totalement assimilé les mots qu'elle prononça ensuite, il se retrouvait déjà enivré de son parfum personnel. Il n'y avait pas besoin d'avoir un odorat divinement développé pour se retrouver assailli de son parfum personnel, tant ils étaient proches. Ils étaient tellement proche en fait qu'il ne manqua pas de remarquer sa gêne cette fois - et sûrement que le sentiment de vivre une agréable surprise se lisait sur son visage et jusque dans son regard, si y on regardait un tant soit peu.

Sourire aux lèvres et quelque peu étourdi - de toute évidence leur proximité ne le dérangeait pas -, il suivit le regard de la jeune femme et écouta ses paroles. A y repenser, lui proposer du whisky était peut-être "trop". C'était sa boisson préférée mais cela ne conviendrait pas forcément à une buveuse extra-occasionnelle. Et à bien y repenser, il devrait peut-être se reprendre et s'affirmer un peu plus pour reprendre les rênes de cet échange jusque-là très embarrassée, pour eux deux. Mais bon, voilà... Certaines pensées étaient destinées à être menées à bien et d'autres, à ne demeurer que ce qu'elles étaient déjà : des pensées. Quant à laquelle était du premier ou du second type... ?

Le Bright aurait pu lui proposer une autre boisson... Un autre chocolat chaud par exemple. Dans le même esprit, Il aurait pu tenter de la convaincre d'essayer le whisky. Ou il aurait pu lui proposer quelque chose de plus basique, tel un verre d'eau. Mais il n'en fut rien.

Peut-être parce qu'il était bouleversé par cette rencontre de haut vol - l'excuse ! -, il détourna de nouveau son attention sur sa voisine. Il la toisa, comme s'il se languissait depuis bien trop longtemps d'elle - alors qu'il ne la connaissait que depuis quelques heures, rappelons-le. Et, une explosion neuronale plus tard, il s'était légèrement penché vers elle en même temps que sa main droite s'était glissée dans la chevelure châtain de Elly. Tout en douceur. On aurait pu croire qu'il tenait de la soie. Il inspira presque subconsciemment, s'exalter à la tâche, comme pour se souvenir indéfiniment de son odeur.

[...] Seconde explosion neuronale.

*Oh shit ! Holy mother shit... !*

Il s'était reculé presque aussi vite qu'il s'était penché vers elle, sa main suivant le mouvement. Horrifié, diront d'aucun. Non pas par son odeur corporelle ou la douceur de ses cheveux, non. Il craignait plutôt la réaction qu'elle aurait à son geste pour le moins déplacé et complètement inapproprié.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Elly Wildsmith, Ven 16 Déc 2016 - 0:36


Sans attendre la réponse de son hôte-ravisseur, Elly avait donc amorcé son mouvement afin de s’assoir près de lui. Elle n’était pas timide ni effrayée d’ordinaire. Ce qui rendait la situation cocasse, c’était l’ascenseur émotionnel qu’avait créé cette rencontre – pour le moins peu ordinaire. Elle était plutôt gênée, elle lui avait quand même flanquée une gifle monumentale – son poignet en porté encore les traces.
Il avait vaguement marmonné quelque chose – qu’Elly n’avais pas compris. Bien trop occupée à sentir son sang tamponnait dans ses oreilles. Et bien trop occupée à s’assoir près de lui sans causer la moindre casse autour d’elle – fallait-il seulement rappelé que c’était une maladroite née ?! L’accident de ski avec son ravisseur en était la parfaite preuve.

Elle s’était donc assise près de lui, suffisamment prêt pour constater que la joie était passée sur le visage de son hôte. Soulagement pour Elly, son cœur allait enfin pouvoir cesser de faire des bonds – on aurait dit que cet idiot était prêt à sortir de sa poitrine et à se barrer en courant – elle observa alors davantage son ravisseur.

Vague à l’âme. C’est qu’il était charmant, à lui sourire ainsi. Même sans sourire il était séduisant d’ailleurs. A faire pâlir les plus jolies femmes de France et d’ailleurs – à se demandé ce qu’il pouvait donc bien faire avec Elly dans ce chalet. D’ailleurs, celle-ci s’était une nouvelle fois mordue la lèvre inférieure, laissant apparaitre sa dentition. Il lui souriait, il était content. Nouveau vague à l’âme. Malgré le sourire de son hôte, il lui semblait peu probable que celui-ci la trouve attirante. Elly réprima un frisson. Pourquoi se sentait-elle si concernée par le fait qu’il puisse la trouvé à son gout ? La question resta sans réponse dans l’esprit d’Elly.

Le silence était revenu entre eux. Encore. Il avait le regard perdu dans le vide, dans le loin. Elly soupira intérieurement, elle avait tellement peu de conversation face à cet homme. Elle était dévorée pourtant par l’envie d’en savoir plus sur lui, de le connaître, de savoir d’où il venait, ce qu’il faisait, ce qu’il l’avait amené en France … c’était tellement étrange ! L’amertume ressenti quelques heures auparavant avait désormais laissée place à la curiosité, à l’envie, au besoin de tout découvrir de lui. Il semblait plus vieux qu’elle – quel âge avait-il ? Les pensées d’Elly fusaient à toute vitesse, impossible à retenir. Elle aurait aimé savoir ce à quoi il pensait, là tout de suite.

Au même instant, il avait reporté son regard sur elle. Nouveau vague à l’âme – à ce stade on ne les compte plus. Le cœur d’Elly était repris sa chamade infernale, menaçant de s’enfuir au prochain regard du sorcier. Il s’était penché sur elle … Elly avait retenu sa respiration quelques instants, comme pour s’empêcher d’inhaler l’arôme d’une fleur … sauf qu’il s’agissait là du parfum de l’homme. Parfum qu’elle devinait envoutant, et elle ne s’était évidemment pas trompé. Lorsque sa respiration avait reprise, elle s’était mangée de plein fouet se dont elle redoutait tant.

Elle était en train de basculer dans la folie, et les gestes que l’inconnu faisait n’aider pas à la maintenir dans le monde réel. Il passait sa main dans ses cheveux, instinctivement Elly bascula la tête en arrière, comme pour prolonger ce contact qui la rendait tellement heureuse – sans qu’elle n’arrive à se l’expliquer totalement. Mais le bonheur fut de courte durée. Tellement trop court.

Le jeune homme s’était soudainement arrêté. Aussi soudain et furtif qu’avait été le contact, il s’était éloigné rapidement de quelques mètres. Elly repris consistance de son corps, qu’elle avait totalement abandonné sur le côté de la route suite au contact avec son ravisseur. Elle plongea son regard dans le sien, ne comprenant pas le sens de tout ce qui leur arrivés – ou plutôt de ce qu’il lui arrivait à lui.

Posément, elle reprit place de manière plus décente sur le canapé. Alors que – presque - tout en elle criait qu’elle voulait conserver ce contact et le frisson qu’il avait provoqué ancré à jamais, son cerveau faisait tout l’inverse : tout faire pour oublier.

Elle plongea son regard dans celui de l’inconnu. Elle essayait de sonder ce qui avait pu provoquer un recul pareil. Puis, la conscience d’Elly la rattrapa « Mais qu’irait-il faire avec une fille comme moi ». Déception. Elly se mordit la lèvre une nouvelle fois, comme pour se faire revenir sur terre.

D’une voix qu’elle tentait de maitrisé, Elly fini par s’exprimer pour rompre le silence

- Ecoute euh …

Malaise, encore. Décidément il était probablement temps que cette journée se termine, qu’Elly retrouve son lit, ou encore mieux son dortoir de Poudlard et elle serait loin de tous ses tracas : le ski c’est T E R M I N E.

- Désolée, je me rappelle plus comment tu t’appelles … bref

Elly secoua la tête, tout cela était d’une … étrangeté. Sa voix, qu’elle voulait posée était pourtant plein de ressentiment et d’accusation : Elly n’avais pas cette faculté qu’avait certaines personnes à pouvoir camoufler voire cacher leurs frustrations. Quelque chose qu’elle devrait sans doute apprendre en vieillissant. Elle s’était désormais levée.

- Ecoute … mes amis vont s’inquiéter. J’aimerai juste que tu me ramènes …


Où ? Tiens quelle bonne question, elle ne savait pas où se trouvait ce chalet, peut être tout proche de son point de chute du week-end ou peut être à 150 km ?!

- Là où j’t’ai foncé dedans. Juste ça. S’il te plait.

Elle était polie, étonnant. Sa voix était quelque peu chancellante, comme si elle défaillait à chaque mot. Ou plutôt comme si chaque mots rendait réel son départ imminent. Elle aurait eu envie de lui flanquer une gifle – peut-être pas la meilleure des idées néanmoins. Elle aurait eu envie de rester auprès de lui. Bref, elle avait des envies qui la mettaient en total désaccord avec elle-même. Quoiqu’il en soit, elle désirait s’éloigner. Visiblement elle n’avait rien à faire dans ce chalet vu le recul que le sorcier avait effectué en peu de temps.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Actarius Bright, Lun 19 Déc 2016 - 12:24


M. Bright était complètement étonné de l'audace soudaine qui l'avait fait agir de la sorte. Bien qu'il ait été d'un naturel "play-boy" par le passé, ne se limitant pas vraiment dans ses relations avec le sexe opposé, il n'avait pu s'empêcher de réagir ainsi. D'une part parce qu'il essayait depuis un bon moment de changer pour un meilleur "lui" et, d'autre part, parce qu'il était inconsciemment convaincu que la demoiselle en face de lui méritait plus de respect - vous pourrez rajouter qu'il avait encore la mémoire fraîche d'une baffe à en couper le souffle.

Elle ne le connaissait pas et lui, ne la connaissait pas plus - bon, pas tellement pas puisqu'il l'avait déjà vu dans ses sous-vêtements :mm:. Elle était clairement plus jeune que lui mais cela ne le gênait pas vraiment. Elle avait eu la prestance d'une adulte depuis qu'il l'avait rencontré. Jeune certes.

Actarius s'attendait à perdre une ou deux dents, s'en remettant silencieux à la douce et ferme main de la kidnappée. Mais la gifle ne vint jamais. Plutôt, ce fut la déception qui apparut partout sur le visage de Elly et jusque dans "l'atmosphère" qu'elle dégageait. Cette réaction fit hésiter le Fourchelang...

*Aurait-elle apprécié... ? Moi... ? Shit...*, pensa-t-il en la regardant, un peu incrédule. Pas qu'il lui déplaisait de pouvoir un tant soit peu plaire à cette magnifique femme mais cela semblait tellement impossible vu comment il s'était comporté au début, à la station de ski, qu'il en était bouche-bée.

Et de tilter que la déception était à cause de son merdique geste de recul. Mais, il n'eut pas le temps de lui expliquer que cela n'avait rien à voir avec elle, et qu'il avait agi de la sorte parce qu'il se comportait - encore une fois - comme un vaurien et qu'il ne voulait pas lui manquer de respect d'aucune manière que ce soit. Elle avait déjà rompu le silence, s'efforçant clairement de maîtriser.

Premier déchirement au cœur. Le genre de blessure qu'on ressent au plus profond de son être lorsqu'on voit une personne qu'on apprécie - et qu'on connait depuis moins d'une journée - souffrir, en silence. Le deuxième vint quand elle lui qu'elle ne se souvenait plus de son nom. Son ton redevenait distant, loin de cette Elly douce et un peu timide qu'il avait découvert moins de cinq minutes auparavant. Mais pouvait-il seulement lui en tenir rigueur vu les maladresses qu'il lui faisait subir ?

"Je comprends... Et... ", avait-il commencé mais jamais terminé. Il s'était levé, le regard lourd et fatigué. Fatigué de la situation qu'il avait lui-même créé. Il voulait qu'elle reste, la séquestrer même si nécessaire. Il aurait préféré qu'elle le gifle ; il lui aurait alors été facile de s'excuser. Mais là... Il ne lui restait plus qu'à plier.

Actarius sorti sa baguette magique, prit doucement la main de la jeune demoiselle et plongea son regard dans le sien comme pour exprimer tous les mots qui ne lui venait pas. Le bleu de ses yeux était comme éteint en cet instant. Bref instant. Instant suivant, ils disparaissaient du chalet pour réapparaître dans les toilettes d'un restaurant. Certainement pas la manière la plus charmante de se dire adieu mais avec l'affluence de la station, Actarius ne voyait point d'autre solution.

"Désolé..."

Sa voix était encore dans l'air qu'il avait déjà disparu.

~ FIN ~
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Jean Parker
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Re: Petite promenade en France

Message par : Jean Parker, Mer 15 Fév 2017 - 23:02


Post unique, suite de celui-ci



Assis sur un toit, il regardait la lune. C’était un moment de détente, paisible, à contempler le ciel avant que celui-ci se couvre par les nuages. Il fait gris à présent. Les lourds nuages sont arrivés au-dessus de la capitale Française. Ils représentaient en quelque sorte le poids que l’on porte au fond de soi, et que tout est prêt à éclater, quand vient l’orage. Quand ça pète c’est un peu le moment où l’on veut tout lâcher, tout détruire, crier, hurler, essayer de changer les choses. Puis la pluie vient pour apaiser, et éteindre les brulures de la vie. Son passé était pesant. Un poids qui le traquait au quotidien, et cette nuit, tout allait être réglé. Enfin espérons-le en tout cas.

J’fais les ronds, j’fais les ronds, j’fais les ronds, leur monde.
Plus j’me rapproche du sommet, plus j’entends le ciel qui gronde.



L’envie de vouloir couper les ponts avec son passé, quitte à s’enlever de force les souvenirs de l’esprit. Réussir à ne plus rien sentir de négatif, de mauvais, nuisible, quitte à ne plus rien ressentir du tout. Si tel en est le prix à payer, le sorcier aurait de quoi le payer après tout. Il parait que l’argent ne fait pas le bonheur, mais autant faire en sorte que dans sa vie, celui-ci y contribue grandement. Ne plus avoir à craindre le lendemain, de ne plus être un esclave de ses besoins, à défaut de pouvoir les effacer.
La ville brillait de mille feux, éclairée par la vie, par le désir des moldus d’être mémorable, unique. Et c’était réussi. Les monuments historiques les plus célèbres étaient éclairés, et la capitale vivait grâce aux bruit ambiants de chacun. C’était drôle d’être au-dessus de ces hommes, comme dans une tour d’ivoire et de contempler ces êtres errer çà et là, de les voir rivaliser de talent, de richesse, de noblesse, de s’efforcer d’atteindre les plus grandes victoires et le plus haut sommet. De les voir faire preuve d’ingéniosité et de talent pour résoudre tel ou tel problèmes de leurs existences, de vouloir devenir les maîtres de cette planète, bravant les éléments, la physique voire même la mort. Seulement brève est pour l’homme la jouissance de ses biens. Quand on s’en va l’on n’emporte rien avec soit donc finalement à quoi bon ? La vie ne semble être qu’un enchainement de problème que l’on tendre de résoudre, en évitant les tracas causés par ce que l’on peut appeler la destinée. Tout est enchaîné par ses liens de toute façon.


Posé sur ce toit, il pensait. A ce cambriolage réalisé avec succès. Si le groupe organisé s’était fait attraper, les choses auraient sans doute vite tournées au vinaigre, et il serait entre quatre murs à hurler de rage à l’heure qu’il est. Il aurait tout perdu. La face devant ses amis, et surtout devant Vhagar son partenaire d’affaires avec qui ils avaient monté leur établissement : le Heurtoir, centre d’entrainement légal pour les sorciers. Au moins avoir réussi cet exploit allait permettre d’assurer la réussite financière de l’établissement, tout en blanchissant l’argent au passage. Que demander mieux finalement ? Les choses paraissaient tellement faciles énoncées ainsi. Devait-il parler de sa richesse autour de lui, de prétendre à un héritage luxueux ou un d’un immense coup de chance ? Sûrement pas, personne n’en saurait rien. Les balances sont partout donc pas envie de finir à Azkaban alors que tout s’était déroulé comme dans le plus beau de ses rêves les plus fous.

Jetant un œil à sa montre, le jeune homme vit qu’il était encore tôt. Son elfe de maison l’avait déposé ici il y a peu de temps, et la lune n’était pas encore assez haute dans ce ciel colérique pour agir. Que faire ? Regarder les hommes errer c’est relaxant, mais le froid arriva vite pour s’amuser un peu, forçant Jean à se déplacer. Dans un bref instant de concentration, celui-ci se concentra brièvement avant de transplaner dans une petite ruelle, pour pouvoir trouver quelque chose à faire de manière plus discrète. Que faire ? Réponse évidente : boire encore et toujours. Toujours la même chose, toujours la même envie, toujours le même besoin répétitif et maladif. Cependant la question c’était celle du lieu. Allait-il prendre une bouteille de Petrus dans un restaurant prisé du centre-ville, ou une simple bière dans un bar miteux dans une ruelle tranquille ? Oh et puis pourquoi ne pas faire les deux ? La nuit allait être longue après tout. Les chaines qui l’entravaient devenaient trop lourdes. Certains traumatismes se devaient d’être résolus, et vite. C’était le temps du changement à présent, il était temps de renaitre de ses cendres, de détruire l’homme à moitié consumé par la haine et prendre le dessus sur sa vie. Le dessus sur une vie pitoyable pour la rendre impériale, tel était son destin enfin… il l’espérait.


Il décida donc de commencer par un petit bar tranquille où se rendaient les piliers de bars pour s’avachir au comptoir, raconter le plus souvent à des gens dans la même situation leurs histoires sans intérêt, ce qui était exactement ce que Jean faisait lorsqu’il était à Londres. Avoir l’impression de parler à des qui comprennent ses problèmes et ses questions quotidiennes, les piliers de bar c’était un truc de génial pour ça, pour l’instant en tout cas.
La salle était poussiéreuse, tamisée, le papier peint vert foncé se décollait par endroits, laissant découvrir quelques briques rouges, usées par le temps. Le comptoir en lui-même était fait d’un vieux bois, avec derrière un barman à la mine triste, encore un qui semblait adorer son boulot. Quelques hommes qui semblaient être les habitués étaient déjà présents, certains avec leur pinte de bière à la main, d’autres jouant au billard, tranquillement. Il y avait également quelques tables vides, et un canapé avec une table basse, idée originale, chose géniale, l’impression de picoler à la maison, comme si de rien était.
Le jeune homme n’était pas revenu en France depuis qu’il était rentré à l’école de magie, trop de nostalgie dans ce vieux pays. Reviendrait-il dans son pays de naissance après cette soirée ? On verrait bien après tout. Mais ce n’était pas plus mal finalement. Ressasser le passé encore et encore n’était pas bon, il allait remédier à ce problème une autre fois. Après tout c’était son pays natal, et rester à Londres allait il le rendre plus heureux ? Aucune idée au fond. « Te faut quoi mon gars ? » « Heu.. Houais mettez moi une teille de vin siouplait. » Reparler français fut assez difficile pour le coup, après dix ans passés à apprendre, maîtriser puis parler couramment anglais avait pris un peu de temps mais c’était devenu une telle évidence que revenir à sa langue natale fut difficile. Boire une bouteille de vin devant un feu de bois à l’ancienne, c’était relaxant. Être bourré change un homme, fait ressortir sa vraie nature, apparaître son vrai visage. Les flammes dansaient devant ses yeux, consumant le bois séché qui avait été mis dedans. Un peu de chaleur était quelques choses de bien réconfortant dans ce monde si froid. Dans un endroit comme celui-ci, la flemme de boire dans un verre, si c’est pour le remplir à nouveau dans deux minutes.

Quand la bouteille est terminée, que les effets de l’alcool sont présents, tout semble plus clair et lus simple. Les choses à faires sont claires, et il n’y a rien qui corrompt l’esprit d’avantage et facilite ce qui est nécessaire à faire. Cette excitation mentale donnant l’impression de transcender son savoir, d’être tel un philosophe, au-delà de la pensée unique. Et c’est dans un moment comme ça, confortablement installé, sur une vieille musique passant un piano jouant encore et encore, enchainant Ballades, Scherzos et sonates, le tout avec toujours un ton simple, dégageant tristesse, amertume et nostalgie. Les notes s’enchaînaient au fil des mesures, et semblaient légères, à un point tel que le piano semblait aisé à maîtriser d’un coup. Tout semblait facile à partir du moment où on le maîtrisait un tant soit peu à pré tout. Etre bon quelque part, avoir un domaine, une matière dans laquelle on est le maître incontesté, cela devait être jouissif. Le sang-pur n’avais jamais excellé quelque part, il avait préféré se contenter d’être moyen dans chacun des domines qu’il a eu à aborder depuis sa naissance. Quoi que… Se mettre dans des situations dangereuses ou inédites, il excellait là-dedans. Cependant était-ce une qualité ou un défaut ? Sûrement un peu des deux.

La consommation d’alcool liée à la chaleur, au réconfort de ne pas être seul mais entouré d’ivrognes, tous ces facteurs jouèrent sur la fatigue du jeune homme qui finit par s’assoupir sur ce canapé. S’étendre dans les bras de Morphée, rentrer dans ce monde où l’on est le seul maître, que personne ne peut venir troubler. A ce qu’il paraît on passe à peu près un tiers de sa vie à dormir, une bonne moyenne si les rêves sont heureux. Devoir se réfugier dans ce monde idéalisé pour fuir une dure réalité, c’est triste mais hélas c’est nécessaire pour tenir, de quoi presque languir le moment où l’on retournera se coucher. Dans ce monde-là il n’y a aucun problème, aucune tristesse, le seul endroit où il y est heureux. Il contemple. Des personnes qu’il aime. Qui n’existent plus. Il s’enferme dans son passé, ou plutôt de ce qu’il en reste. Cependant le retour à la réalité est difficile. Comment ne peut-il pas l’être lorsqu’on est pas en paix avec soir même ? Bonne question, mais c’était le but de ce voyage après tout, d’essayer de comprendre, de contempler. Contempler une vie heureuse normale, une vie pour laquelle il aurait été prêt à tuer. Il y voit ses parents, heureux hé puis son frère. Ou était-il ? Que faisait-il ? Trop de question restaient sans réponse dans son esprit. Eux qui étaient si proches lorsqu’ils étaient jeunes. Si intimes avance le drame.


Jean se souvenait de cette scène comme si elle datait d’hier. Pas un jour ne passait sans qu’il ne revoie ce moment, sans qu’il ne se souvienne de son propre cri d’effroi, du cauchemar éveillé qu’il était en train de vivre lors de cet instant précis. Ce sombre moment e son existence paraissait limpide, comme si chaque instant il y faisait face. Il se revoyait rentrer à la maison avec son frère, de traverser paisiblement le jardin, le sourire jusqu’aux oreilles dernier instant de sa vie ou le garçon fut joyeux. Une fois arrivé dans la maison familiale, l’ouverture de la porte fut le passage dans un autre monde. La découverte d’un monde dur, sans pitié, la découverte de la vie, de la vraie. Quand la maison était plongée dans un silence glacial, et en fouillant celle-ci, découvrant dans la chambre deux corps sans vie étendus sur le sol un monde se brisa. La chute fut terrible, mais elle ne fut rien à côté de l’incompréhension ressentie à ce moment précis. La découverte des deux personnes qu’il aimait plus que tout étendus sur le sol brisa tout sentiment de bonheur, comme si son cœur était devenu de la glace à ce moment précis. Aucune larme coula tellement que l’incompréhension et le choc fut terrible. Son frère alla chercher de l’aide pendant que Jean resta devant la scène, faisant face à la mort pour la première fois de son existence, contemplant pour la toute première fois des corps sans vie, sentant un froid glacial au toucher. Cette forte incompréhension du à son jeune âge se transforma en haine au fil du temps, de plus en plus forte, de plus en plus insidieuse, comme si elle était finalement devenue une part de lui-même.


L’enterrement fut un moment froid, et résonna comme une grande injuste, la plus grande que cette terre avait commise. Eux qui étaient bons, calmes, aimants, les voilà enterrés aux côtés des autres membres défunts de la famille, laissant dans ce monde cruel et froid deux jeunes enfants brisés. Il pleuvait ce jour-là, et personne n’était venu, les deux frères avaient préférés rester seuls, sans amis, sans connaissance pour leur faire part de leurs condoléances hypocrites. Pas de gens faussement sincères pleurant sur leur tombe, combien leur aurait tendu la main ? Pas grand monde dans doute. Les deux frères contemplèrent donc seuls les hommes mettre les cercueils dans le tombeau, scellant avec eux leur joie, leurs rires et leur envie de vivre. Que faire dans une situation comme celle-ci quand on a sept et onze ans ? Le frère de Jean reçut sa lettre pour l’école de magie, et disparut après des adieux éprouvants. Jean quant à lui fut placé dans un orphelinat, véritable prison mentale qui le retint comme détenu pendant cinq longues années.


Le rêve avait tourné au cauchemar à présent. Le sang-pur se réveilla en sursaut sur ce canapé, devant le regard interrogateur de certains consommateurs habitués des lieux. Il était sans doute temps de bouger un peu. Après avoir payé sa bouteille de vin, il sortit du bar en s’allumant une cigarette, il était temps de faire ce pour quoi il était venu, à savoir faire un tour dans son ancienne prison. Il était temps de faire la paix avec le passé, pour pouvoir enfin espérer se tourner vers l’avenir. Vérifiant une dernière fois si aucun moldu ne l’avait vu, le sorcier transplana. Il n’eut même pas le temps de penser, qu’il se retrouva au lieu désiré, bien qu’il se fût juré de ne jamais revenir ici.


Ce lieu ne lui avait pas manqué du tout. Le bâtiment sinistre semblait avoir été abandonné avec le temps, comme s’il avait fermé il y dix ans et que personne n’était revenu depuis. Qui aurait voulu revenir dans un lieu aussi sordide, ou les enfants y avaient été « stockés » comme des vulgaires détenus, dans l’attente d’une délivrance, d’une adoption qui ne viendrait jamais les sortir de cet ennui. Tous ses sens lui criaient de partir, de ne pas revenir ici, c’était trop triste comme endroit. Pourtant, Jean ouvra avec assez de facilité la porte principale qui avait été murée, à l’aide de quelques sortilèges. Pénétrant dans le bâtiment, le sorcier informula un #Lumos et se mit à marcher dans son ancien lieu de vie. La quantité de poussière et de détritus muraux confirmèrent les suppositions du sang-pur quant au temps depuis lequel personne n’avait mis les pieds ici. Repassant à travers les couloirs à présent inhabités, il se remémorait tout ce temps perdu ici, à errer comme une âme en peine, à la recherche d’un but, d’une chose à faire pour occuper ses journées, avant que celle-ci ne se termine et recommence encore et encore le lendemain. Puis, à force de marcher dans cet endroit morne, il retomba sur ce lieu… SA chambre.


Il avait beau avoir grandi, vieilli, changé, rien n’avait changé à dessus, sa chambre d’orphelinat ressemblait au reste de sa vie actuelle, vide, poussiéreuse et petite. Comme si peu importe l’endroit où il allait sur cette planète, sa vie serait toujours la même. Non. NON. Il n’en était pas question. IL était venu ici avec un but, un objectif bien précis, Foutre le feu. Effacer de force ce passé si troublant, si difficile à oublier, à cause duquel il ne semblait pas avancer. Malgré les années, rien en semblait avoir bougé dans cette chambre, même plus d’une dizaine d’années après. D’autres enfants avaient sans doute dû vivre ici après son départ, un renouvellement éternel de personnes malheureuses. Cet endroit avait sûrement fermé à cause des conditions sanitaires déplorables, et c’était une trèèèèèèèèèèès bonne chose. Mais bon il restait une petite partie du travail à faire, à savoir la démolition. Cette tâche n’allait pas être bien difficile, vu l’état du bâtiment en lui-même. Sortant de cet endroit en piteux état, le sorcier transplana sur le toit d’en face, pour faire pleinement face à ce lieu au moment de sa destruction. Pointant sa baguette en direction de cet endroit de malheur, le sang-pur prononça ces mots qui sortirent avec une facilité déconcertante vu les temps depuis lequel il avait envie de faire cela. #Animales Ignes Exitioses Invocatur a Nigra Magica.


Un rayon enflammé partit de sa baguette, et se transforma en feudeymon qui fondit sur le bâtiment et le frappa de plein fouet. Le sorcier n'avait certainement pas le niveau pour contrôler un tel sortilège mais au moins il était lancé. La vue de cet endroit qui avait hanté un bon nombre de ses nuits en train de se consumer sous ce sortilège était un sentiment de libération profond. Comme si l'un des moments les plus terribles de sa vie était en train de s'effacer, peut-être pas encore de ses souvenirs, mais au moins de la réalité. S'asseyant en tailleur sur ce toit, tirant sur sa cigarette, sacrifiant de la capacité respiration pour apprécier ce spectacle, Jean jubila en voyant l'orphelinat brûler. Le temps servirait peut-être de pommade sur les plaies sentimentales infligées par cet endroit. Un grand sourire était affiché sur le visage de Jean à présent, et celui-ci éclata de rire lorsque le feudeymon eut fini de tout ravager. Un rire pur et cristallin, non pas mauvais, mais symbolisant un instant de libération. Car après tout, c’est drôle quand on y pense. Et c’est avec cette joie soudaine, que le sorcier transplana.


C’est dans un tout autre décor que Jean se rendit à présent. Au fin fond de la Champagne Ardennes, un tout autre décor, un tout autre but. Dans un endroit tout aussi triste, voir plus peut être. Le sorcier se retrouva devant un grand portail sombre de fer forgé, sur lequel on pouvait lire PARKER. C’était à première fois en quinze ans que le médicomage revenait dans le domaine familial, endroit dans lequel il avait vécu heureux jusqu’au moment ou un funeste jour, lui et son frère découvrirent les corps sans vie de leurs parents. Poussant les lourdes portes, il entra dans cet endroit, déclenchant un #Lumos. L’air y était doux, pur, loin de toutes la pollution présente dans une ville comme Londres. Passant sa main dans l’herbe haute, il se demandait dans quel état il retrouverait cette maison, elle était sans doute abandonnée au même titre que l’orphelinat depuis bien longtemps. Mais pourquoi le terrain était toujours dans cet état, que personne n’avait racheté cet endroit ? C’était quelque peu étrange. Au bout de quelques instants de marche à travers ce qui était avant leur jardin, l’imposante maison familiale fut partiellement visible, faiblement éclairée par la baguette de Jean. C’était émouvant de revenir ici, cette nuit ou Jean fit un retour brut dans son passé semblait encore loin d’être terminée. Formulant un #Alohomora pour ouvrir la porte, le sang-pur rentra dans cet antre oublié. De retour dans ce grand hall, avec l’escalier de marbre en face, menant aux chambres. A droite il y avait un couloir menant au salon, et à gauche un autre couloir menant à la salle à manger et à la cuisine. Tiens ? c’était étrange… cela sentait la cigarette, et Jean venait à peine d’entrer, l’odeur ne pouvait pas venir de lui. Une minuscule lueur semblait venir de la droite, et après avoir regardé un peu plus en détail, il semblerait que cela vienne de sous la porte menant au salon, qui était fermée. Comment quelqu’un pouvait oser venir squatter ici ? Cet antre de souvenirs ne méritait pas d’être squatté. Baguette à la main, en se préparant, le sorcier ouvrit la porte avec fracas, d’un grand coup de pied. Rentrer comme cela, alors que l’on a aucune idée de ce qu’il y a derrière, ce n’était pas forcément la meilleure idée du système solaire.


Il y avait un homme, apparemment seul affalé dans un fauteuil dans cette salle poussiéreuse, sombre ou tout était resté comme il y a quinze ans, comme si le temps s’était stoppé. Les murs étaient jaunis par le temps et le manque d’entretien, cela en était presque glauque comme ambiance. T’es qui toi ? Qu’est-ce que tu fous la ? Demanda t’il sur un ton crispé, comme s’il se retenait d’exploser et de tuer cette personne sur le coup. Cependant, une chose que Jean n’avait pas envisagé se passa, cet inconnu sortit une baguette, et désarma Jean d’un #Expelliarmus vite fait bien fait. Mais bordel qu’est-ce que… Toi t’es qui plutôt ? Demanda l’inconnu face à Jean pour qui la situation s’était retournée et était devenue précaire en un rien de temps. Je suis un Parker, la famille propriétaire de cette maison.

Le visage de l’étranger sembla devenir incrédule sous cette révélation et celui-ci se leva de son siège, baguette toujours tendue vers l’ancien serpentard. Attends… Jean c’est toi ? Entendant cette phrase, le médicomage se pencha un peu sur le visage de cet homme, et d’un coup se fut le choc. Paul ? Non. C’était impossible, pas après tant de temps, pas après une telle vie, ce n’était pas possible… Oui. Non. Non nonononononon… Ce n’est pas possible… Il avait disparu de la surface, comme s’il n’avait jamais existé, aucune nouvelle, pas une lettre, pas une info, rien en plus de huit ans alors qu’ils avaient été si proches étant petits… Scandale. Paul baissa sa baguette, qu’il jeta avec désinvolture sur un autre fauteuil et s’approcha de Jean. Comment avait-il pu disparaitre comme ça, sans rien dire ? Le sang-pur serra les poings pour se contenir, pour essayer de ne pas rentrer dans une rage folle, puis ce fut trop tard. Jean mit un coup de poing dans la mâchoire de son frère, qui dans l’incompréhension se jeta sur le gérant, les faisant tous deux tomber par terre.


Comment as-tu pu ne jamais revenir à la maison ? Comment as-tu pu renier tout de la sorte ? Et toi ? Comment as-tu pu ne pas donner une nouvelle en dix piges ? Quand j’étais à l’orphelinat, à Poudlard ? Rien tu m’entends, tu ne m’a RIEN ENVOYE, PENDANT TOUT CE TEMPS! La voix de Jean était déformée par la colère, par l’incompréhension. . C’est vrai en soit. Je t’avoue que je me suis renfermé sur moi-même durant toute cette période, du coup je ne t’ai rien envoyé je reconnais mes tords, je peux me douter que la vie a dû être difficile pour toi aussi, mais sache que je n’avais absolument aucune idée d’où envoyer du courrier, comment aurait tu voulu que je sache où tu étais ? Parce que tu crois que je ne me suis pas retrouvé à Poudlard ? Que je n’ai pas fait sept ans la bas ? Que je ne me suis pas retrouvé comme un c*nnard de sept à vingt-trois ans, comme si personne n’avait vraiment été la pour moi, comme si tous ceux que je côtoie au quotidiens n’étaient que des spectres, des gens bons à me distraire le temps d’un instant, avant que je retourne picoler dans un coin. Certes c’était un peu exagéré, il y avait quelques personnes un tant soit peu sincères et intéressantes, Célya la première d’ailleurs, elle embellissait peu à peu sa vie, et elle valait le coup de se battre, de sortir de l’obscurantisme, de titiller l’espoir d’être heureux. Mais la tous les espoirs étaient balayés par l’incompréhension et la colère, le véritable coup de théâtre qui s’était abattu sur leurs vies. Paul se releva et reprit une voix plus calme en tendit la main vers Jean, l’aidant à se relever. Maintenant nous nous sommes retrouvés, peut-être pas d’une manière bien attendue, mais c’est fait. Attends-moi un instant, il y a de bonnes bouteilles de vin à la cave. Quelques instant plus tard, il fut de retour avec trois bouteilles dans les mains. On a quelques bouteilles de château Petrus à la cave, elles ont pas trop mal vieilli. Les deux frères s’étaient calmés en un rien de temps, ce même caractère instable,  pouvant faire envoyer tout péter puis se calmer dans la minute. Tout en servant le précieux liquide pourpre dans deux verres, Paul demanda à son frère Pourquoi n’es-tu jamais revenu ici ? C’est à cause de la mort de papa et maman ? Je peux comprendre. C’était exactement ça en plus. Il avait touché dans le mille. Evidemment que je n’ai jamais voulu revenir ici. Que je te raconte un peu, à la mort de nos parents, on m’a foutu dans un orphelinat immonde, ou ce fut l’enfer pendant plus de quatre ans. C’était la définition et le concentré d’ennui le plus puissant que je connaisse. C’était des conditions de vie médiocres, la loi du plus fort, bref un enfer. Et entre ça et Poudlard après, je ne te raconte pas l’enfance de m*rde. Chaque jour, je n’avais qu’une envie, c’était de le bruler cet orphelinat de malheur. Hé… Ben j’ai assouvie cette envie ce soir. Et la… Ben je t’avoue que c’est un peu dans la même idée que je suis venu ici cette nuit.


Un paquet de cigarettes trainait sur la table, c’était la même marque que celles de Jean, la même marque que celles que fumait leur père. Jean en prit une et l’alluma, savourant chaque bouffée de cet air nauséabond. Son frère en prit une aussi, et avec ce vin de luxe, cela passait vraiment bien.
Attends… T’es en train de me dire que t’a foutu le feu à ton orphelinat ? Et que tu voulais faire pareil à la maison ? Mais bordel pourquoi ?


Pourquoi ? Parce que… En quinze ans, pas un jour ne passe sans que je repense à tout ce qui s’était passé, à ces heures d’ennui immondes qui me hantent, qui font que je bois, que j’ai ma conscience qui me harcèle et qui me rend la vie dure, et je me suis dit qu’en effaçant les traces de ce passé… Tumultueux diront nous, hé bien je pensais trouver la paix intérieure en faisant cela. J’ai fait pas mal de dérapages et bon il faut que je m’en sorte.
Parler de cela… C’était bien la première fois que Jean le faisait. Même après tant de temps et de la colère à propos de sa disparition soi-disant justifiée, son frère était bien la seule personne à qui Jean daignerait parler de tout cela. Bon après est-ce que lui le comprendrait ? Car c’est sûrement la peut-être la seule personne qui le pourrait sur cette planète.
Mais comment tu peux accepter d’oublier ton passé pour soi-disant avancer ? Je n’ai pas fait cela moi.
Toi ? TOI ? Tu t’es barré, t’a disparu de la circulation pendant tout ce temps, comme si tu avais fait quelque chose…


Avec l’alcool montant paisiblement, allant s’ajouter au vin déjà ingéré au bar plutôt dans la nuit. Comme si Paul avait vraiment besoin de mentir à son frère. Ce que j’ai fait pendant tout ce temps ? J’ai cherché à comprendre MOI. J’ai cherché à comprendre pourquoi, pourquoi nos parents furent assassinés de la sorte, pourquoi tout cela est arrivé, etc. siffla-t-il.
Bonne blague. Comme si c’était faisable tiens. Comme si l’on pouvait attraper les ombres… Le passé était une chose devenue floue, déformée par une mémoire et un cœur empli de colère, engendrant une haine profonde.
Et alors t’a trouvé quoi ? demanda le sorcier, tout en se servant un autre verre, qui aiderait sans doute à faire passer ce que son frère dirait.

Hé bien… C’est assez étrange en fait. Je t’explique. Le meurtre de nos parents a été commandité, c’est sûr et certain. En « appuyant » quelques demandes j’ai pu avoir accès aux appels téléphoniques de papa, ses courriers professionnels, et autres papiers pour l’entreprise familiale, que notre oncle a repris peu de temps avant sa mort. Ah oui il faut que je t’explique quelques trucs sur la famille.

Tout d’abord sache que l’entreprise immobilière Parker qui florissait servait à dissimuler des sommes. En faisant appel à quelques experts comptables qualifiés, ils ont pu m’affirmer ceci. L’entreprise était donc une façade, servant à cacher quelque chose de beaucoup plus gros. Il semblerait que notre père blanchissait de l’argent auparavant sale. Il a toujours été distant et très secret avec ses affaires et son boulot, ce qui fait que nous n’avons absolument rien vu, comme le reste de la famille d’ailleurs. Il était sans doute un important trafiquant, ou un échangeur de services. Il avait acheté pas mal d’autres entreprises et à ce que j’ai cru comprendre, il a acheté beaucoup de gens pour être tranquille. Cependant impossible de retrouver ses contacts de l’époque, cela remonte quand même à quinze ans, et tout ce qu’il avait construit est plus ou moins revenu à la poussière. Lorsque tu es né, nous avons déménagé ici. Cela correspondit d’après ce que j’ai pu lire… A un passage de main quant aux droits de la société. Il semblerait que papa a tout filé à notre oncle qui…


Abasourdi par les révélations, Jean venait de lâcher son verre qui éclata sur le sol, répandant le précieux liquide sur le sol. Se brisa avec le verre le peu de choses auquel le jeune homme croyait, notamment quand à la gloire de son père à ses yeux. Il n’était en fait qu’un manipulateur de plus, un homme voulant amasser le plus possible de richesses, dont la morale et le sang-froid n’était que poussière. Jean était comme lui au fond, blanchissant dans son établissement, gallion par gallion sa fortune, mal acquise. Est-ce que le fait d’être mauvais, d’avoir fait du trafic avec les moldus pendant quelques années, en tuant quelques personnes pour voler leurs gains, dans l’unique but de gagner encore et encore de l’argent ? Sans doute. Cela venait de sa nature sans doute. D’un caractère transmis, quif ait que rien n’a d’importance à part de l’argent ? Son père était ainsi une ordure dans le monde financier, et Jean était en train de devenir comme lui.


Mais... mais… Pourquoi ? … Aurait-il fait ça Balbutia le médicomage. Lui qui paraissait si honnête, si loyal si… Il était impossible de terminer la phrase à voix haute. Si bon ? Foutaises. Il n’était q’un escroc comme un autre, il ne valait pas mieux que les petites frappes auxquelles Jean s’était déjà frotté. Cela voulait dire qu’il y avait des gens qui travaillaient sans doute pour lui, à tous les niveaux, tout n’était qu’une immense arnaque dont Stan était le créateur.
Je sais que c’est dur à entendre. Dur à admettre, encore moins à comprendre. Laisse-moi finir et on en discute après. Reprit Paul en faisant disparaitre magiquement les débris de verre par terre, le vin lui attendrait.

La première baisse d’activité dans les comptes, correspondit environ au moment où je suis né, comme si il avait hésité une première fois à tout arrêter, à passer à autre chose. Mais finalement les chiffres remontèrent de plus belle, avec du rachat d’autre type de société, notamment une qui remplaça rapidement celle de l’immobilier, à savoir celle du vin. Il a dépensé une somme colossale pour racheter un domaine de champagne discret, pour blanchir paisiblement. Les concurrents dans le milieu immobiliers ne valaient pas mieux que lui, et il a dû en avoir marre de faire des affaires, de négocier entre « gentlemens » pour être tranquille, faisant jouer telles ou telles relations. Mais au bout d’un moment les gens de la famille commencèrent à avoir des doutes, et il y eut une forte embrouille, un fort désacord entre notre père et notre oncle Tom. Il voulait sans doute sa part du gâteau, sans que Stan accepte. Il y eut un autre facteur qui joua sur l’éloignement entre lui et ses affaires, ce fut par rapport à notre mère. J’ai pu retrouver quelques papiers parlant de divorce, et de ce que toucherait maman comme pension. Maman n’a pas dû apprécier le fait que Stan fasse de l’argent sale. Papa avait signé les papiers, il ne semblait plus avoir rien à faire de sa femme, mais il refusa dans les papiers que ce soit elle qui ait notre garde. J’ai retrouvé l’avocat de l’affaire, un mec sans doute au courant pour les affaires de papa vu les papiers que j’ai pu trouver et « emprunter » dans ses archives. Il voulait sans doute mettre l’un de nous deux à la tête de l’affaire un jour et il ne voulait pas que maman s’en mêle. Puis deux semaines après hé bien… Ce fut le drame à savoir leur mort.


Jean était abasourdi par les révélations faites. Comme si toutes les valeurs auxquelles il croyait avaient bel et bien disparu. La famille n’avait donc aucune importance pour Stan, qui s’était enlisé dans son petit monde, à faire son chiffre d’affaire.
Je ne sais même pas quoi répondre. Cet homme… Il n’est même plus digne que je pleure et que je pense à lui. Je n’ai que peu de souvenirs de nos parents, mais tu vois, avec tes paroles, je n’ai même plus envie de savoir un jour qui a fait cela. J’ai envie de retourner à Londres, et de reprendre ma vie ennuyeuse à mourir, avec…
Le sorcier n’osa pas parler de l’argent fait en cambriolant Gringotts. Son père avait donc fait de l’argent sale, du blanchiment et sans doute d’autres trucs bien sombres et Jean n’était pas bien différent de lui. Chaque pièce dans son salon lui rappellerait d’où il venait, de qui il était, sans vraiment pouvoir faire quelque chose contre cela. Quelle vie… Comment pouvoir encore se regarder dans une glace ? Se retrouver seul avec soi ? C’est bien difficile…

Avec quoi ? Une copine ? Une femme ? Des enfants ? Un peu d’argent ? Peut-être une ou deux maîtresses ? Ben tiens. T’a vraiment envie de cette vie-là ? Aide moi Jean. Je n’arrive pas à vivre avec cela, je ne dis pas que j’ai envie de reprendre ce qu’a fait papa, mais j’ai envie de régler cette histoire. De rendre justice moi-même. Je verrai ce que je ferai de ma vie une fois que tout cela sera fait. Je sais que la tu es complètement perdu. Plus que tu ne l’as jamais été, et je peux le comprendre. Mais crois-moi. Aide-moi, ne renonce pas. La vengeance est quelque chose de mauvais j’en suis conscient, mais portons cela à deux. J’ai besoin de toi, besoin d’un appui. Tu es tout ce qui me reste. Et toi… Je ne compte pas te perdre.
Il tendit son verre vers Jean, voulant trinquer pour symboliser ces retrouvailles, trinquer pour symboliser cette alliance, trinquer pour montre au monde que les deux frères étaient de nouveau ensemble. Venant de casser le sien, Jean regarda son frère.
Va chercher le champagne, c’est plus festif que le vin.

Acquiesçant de la tête, Paul se leva et partit chercher l’objet scellant le destin de Jean dans le passé et la violence, les remords viendraient ensuite. Sa conscience se fera sans doute une joie de lui rappeler toutes ces erreurs, et démonstrations d’une vie vouée à la tristesse. L’ainé revint quelques instant plus tard avec une bouteille quelque peu poussiéreuse. Regarde. L’une des dernières bouteilles de la fabrique qu’a racheté papa. Vas-y ouvre la. A toi l’honneur. Annonça t’il en tendant la bouteille à Jean. Attrapant la bouteille, le temps de défaire les fils tenant le bouchon, et de faire sauter le bouchon, il but directement au goulot, et passa la bouteille à son frère.
Je t’ai enfin retrouvé, presque par hasard, et je veux pas te perdre à nouveau. Je te suis sur cette idée, bien qu’elle soit délirante.


C’était comme s’il n’arrivait rien à refuser à son frère, alors qu’il venait à peine de le retrouver, mais c’était comme si c’était un nouveau départ, un coup du destin. C’était la rencontre qui changerait peut-être sa nouvelle vie, comme si tout s’enchainait très vite aujourd’hui. Désormais Jean semblait avoir un allié dans ce monde, ce monde ou il s’était senti si seul tout ce temps. Comme si tout ce temps à avoir espéré retrouver son frère un jour était devenu réalité, il fallait juste que la réalité reste belle, qu’elle ne détruise pas tout encore et encore. Mais il était temps d’enfin régler les problèmes de cette famille, et après il suffirait de boire un verre pour se changer les idées, comme d’habitude.
J’espérais bien t’entendre dire ça. Tu peux et tu pourras toujours compter sur moi, pour quoi que ce soit. Pour toi je déplacerais des montagnes.


Je n’ai plus envie de bruler cette maison pour l’instant. Mais cependant j’ai envie que nous fassions une chose demain. Allons sur la tombe de nos parents, que je leur rendre un dernier hommage.
Une fois par mois je vais déposer un bouquet sur leur tombe commune, c’est avec plaisir que je t’y emmènerai demain.  

Parfait. C’est la dernière chose que je voulais faire en France. Mais je t’en prie, viens vivre en Angleterre avec moi, j’ai un manoir et plein d’autres trucs. Comment t’a fait pour te payer un manoir ? Disons que j’ai fait un peu d’argent sale aussi, en arnaquant quelques moldus, comme papa quoi. Mais … J’ai cambriolé la banque des sorciers avec quelques acolytes, et je viens de me faire grâce à cela beaucoup beaucoup d’argent. De quoi vivre le restant de mes jours sans faire quoi que ce soit. Je suis devenu le gérant d’un établissement que j’ai créé avec un ami avant de faire ce cambriolage, et je compte bien blanchir mon fric là-bas. Donc viens avec moi, j’ai tout ce que l’on peut vouloir pour vivre. Viens.

Hum. Tu sais quoi ? Avec plaisir.
Finissant à deux le reste de la bouteille et les paquets de cigarettes trainant dans le salon, les Parkers finirent par s’endormir, l’un sur le fauteuil, l’autre sur le canapé.
La nuit fut belle, pour une fois. L’alcool et le fait d’être enfin en paix dans ce monde grâce au retour de son frère dans sa vie aida à cela.
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Message par : Azénor Philaester, Ven 3 Mar 2017 - 2:28


pv ft. Jean (j'ai ton LA (hein?)) // j'espère que je peux poster ~


Il m'a demandé comment j'allais, l'espèce énergumène rencontré il y a quelques mois années qu'est-ce-que j'en sais. Le tout est de comprendre qu'il a malgré rendu ma vie un peu meilleure. Simplement en étant lui. Il m'a aidé alors qu'il aurait pu me laisser me mourir et disparaître, sans plus de traces de des personnes comme lui. C'est ses non-dits, sa façon d'être, son sourire et sa simplicité que je présume, qui m'ont plu et qui ont fait qu'il est l'un des rares doigts de main, de ceux qui m'accompagnent où que j'aille. Ça fait un baille qu'on s'est pas vu avec Jean, je crois. Mais depuis l'accident, étrangement tout est plus simple, avec lui. Il est celui qui peut comprendre ce que les autres ne font que supposer. Alors il est l'épaule sur laquelle après tout, je pourrai compter.

J'ai répondu par une proposition de rendez-vous à son parchemin envoyé spontanément. Alors on s'est retrouvé à Londres. Il y a quelques minutes. Et on a transplané ici, quelque part dans mes souvenirs. Je visualisais si bien l'océan que je n'ai même pas eu cette boule au ventre au moment de tournoyer pour arriver jusqu'à la terre promise. Et nous voilà arrivés, pour un petit moment à nous deux, histoire de se retrouver et de se raconter ce qu'il doit être dit. Et puis de mon côté, j'avais cette envie de me ressourcer, de retrouver cette beauté à l'état pur. Je regarde l'horizon avec envie, l'océan à perte de vue, perchée sur cette roche en hauteur. En dessous le vide. Je ne sais pas si je serais capable. Je veux dire, de sauter. Il doit y avoir dans les vingt mètres. Mais mon Dieu ce que j'ai envie de me laisser aller, plonger dans l'eau qui doit certainement glacée, et me ressentir vivante et libre, à nouveau.

Début d'après-midi. Il ne fait pas si chaud que ça, mais c'est pas une raison pour renoncer. Je porte un maillot de bain sous mes vêtements parce que je suis clairement venue pour parcourir les fonds marins. Personne aux alentours. Je pourrais crier si fort que le Ciel en rirait avec moi. Mais Jean lui me prendrait pour une tarée, choque qui tiens la route, de toute façon. Mais, ne parlons de pas de route.
Et puis finalement je retire mes yeux du doux paysage qui me fait me sentir plus moi, et je regarde Jean. Lui sourie.
- On saute?

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Re: Petite promenade en France

Message par : Jean Parker, Lun 6 Mar 2017 - 22:25


LA accordés

Parce qu'il est temps de s'en aller, de prendre l'air. Les paysages mornes et similaires de la vie Londonienne, ou le ciel lui même n'est plus sûr de lui, ou les hommes hommes fuient la peur de rater, d'être virés de leurs emplois futiles, prêts à s'entre tuer pour un chiffre plus ou moins gros. Il serait temps que cela cesse, que la société de consommation destructrice passe après l'homme, et non avant. Pour du profit, les gens sont près à tout.

C'est facile de penser cela, de faire l'avocat des opprimés lorsque l'on fait partie des gens qui font couler la société, qui blanchissent et font de l'argent sale comme on respire. C'est facile d'accabler ces gens la, surtout quand on en fait partie, que c'est le quotidien un peu pourri qu'on a choisit. Bon après niveau monnaie on a pas vraiment de quoi se plaindre. Le sorcier vivait mieux qu'avant depuis quelques mois, enfin les marques d'alcool bus avaient évolué, tendant à présent vers un luxe illusoire, mais le caractère et l'homme en lui même ne changerait sans doute jamais.

Pour changer il faut le vouloir, arrêter d'enchainer les paquets de cigarette en se promettant d'arrêter le lendemain, d'arrêter de se coucher à toutes les heures, d'avoir une vie décalée des gens normaux, de se dire mieux sous prétexte de maitriser quelques subterfuges défiant la physique. se croire mieux que les moldus qui font n'importe quoi, c'est bien beau, mais quand on est pire qu'eux dans le fond on ferait mieux de se taire.

C'est le jour et bientôt l'heure de se bouger, et de rejoindre Azénor. Encore dans un état inadmissible, réveil en début d'après midi, en progrès. Le médicomage avait eu envie de voyager avec elle, mais à cet instant précis n'avait qu'une envie, c'est que la jeune femme passe à la maison, qu'il n'ai pas à bouger. Elle aurait bu et prit quelques trucs avec elle, et cela aurait été parfait, en mode larves sur le canapé. Dans une maison salie par les cadavres de bouteille jonchant le sol, d'objets improvisés cendriers et de fringues sales. Rien ne vas il faudrait que l'elfe range un jour... Qu'est-ce qu'il fout ? Bon on verra plus tard.

L'homme pâle se dépêcha de caler dans un sac tout ce qui pourrait servir, quelques fringues et un peu de liquide moldu, avec deux ou trois paquets de cigarette cela devrait suffire. Il ne savait même pas quel était le programme, de tout façon c'est Azénor qui allait décider de la destination et de tout le reste. Se laisser porter, bercer par ses décisions allait faire du bien au jeune, l'impression que le fardeau quotidien disparaîtrait le temps de quelques moments passés avec elle.

Le temps de se débarbouiller, de poser les masques d'illusions aidant à faire croire que tout vas bien au quotidien, c'est si facile, tout le monde y croit. Avoir le temps blafard et des cernes creusées, ça passe avec un beau sourire et des yeux vif. Mais bon le seul truc qui avait été prévu pour le rendez vous à l'impro, c'est que normalement ils iraient se baigner. Profiter d'un endroit du globe avec un peu de soleil, de sable chaud et d'une eau transparente à perte de vue. Enfin pitié que ce soit ce qu'elle avait prévu... Se détendre, penser un peu à l'instant présent, et pas aux potentiels moment heureux qui n'arriveront que dans six mois, et que vu que c'est toujours pareil ce sera ou décevant ou inexistant. Enfin rien n'était fait encore. Si sa se trouve elle voulait aller à la montagne, à aller s'enterrer sous la neige pour rigoler.

Une fois à peut près paré au départ, le sorcier tranplana dans Londres et se dirigea vers le point de rendez vous. Elle était la. Ouf. Déjà c'était un bon début. Bon après ce n'est sûrement pas elle qui lui poserait un lapin, mais ne sait-on jamais. Les moments passés avec les jeune femme était différents, comme si il n'y avait pas de filtres, pas d'arrière pensées, juste une amitié pure et claire. Il n'y avait que peu de mensonges et d'illusions pour la préserver pour que son idée de Jean reste celle d'un mec à peut près bien. Cela changerait sans doute un jour mais probablement pas aujourd'hui.

Le temps de s'approcher, de se faire la bise, d'être rassuré de la présence de l'autre, les deux jeunes gens transplanèrent. Rouvrant les yeux, Jean contempla le naturel du paysage choisi par son amie. Il n'avait aucune idée d’où ils étaient, de ce qu'ils faisaient là. Le thème plage avait été mit de côté, mais il restait la mer. Ou l'océan, aucune idée.Quoi qu'il en soit c'était beau. Ayant un peu le vertige, il n'était pas totalement en confiance en haut de cette falaise, mais tout aillait bien pour l'instant. Mais c'est sans compter Azé qui demande sans crier gare On saute ? Haha. super idée, non vraiment. Pourquoi ? Pourquoi ? A part faire un plat, se retrouver dans les abysses Jean n'était pas serein. Cumuler vertige et légère peur de l'eau, on n'était pas totalement bien. Mais bon Jean n'allait pas la laisser tomber. (Héhé c'est dans le thème tmtc) Prenant sa main, il se contenta de dire Vas y je te suis. Non elle savait pas à propos du mal être entre l'eau et Jean, mais bon c'était des détails à force...
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Re: Petite promenade en France

Message par : Azénor Philaester, Jeu 9 Mar 2017 - 21:17



A peine ais-je terminé mes mots que j'enlève le superflus pour me retrouver en maillot de bain noir ultra basique. Je dépose mes affaires et protège la zone à l'aide d'un sortilège; personne ne verra nos affaires ici. Je garde néanmoins ma baguette dans une main. J'ai hâte de sauter, histoire d'éviter la question ' c'est quoi cette cicatrice sur ton côté ', le truc qu'on demande mais qu'on ne veut pas forcément savoir. M'enfin c'est Jean, c'est le sang ma valeur sûre, alors entre nous, pasde secret.
Il prend ma main, me dit qu'il me suit. Je regarde en bas. C'est haut quand même. Je sens une légère montée d'adrénaline, mon dieu ce que ça fait du bien. A trois.
Un
Deux
- Youuuuuhouuuuuu !

C'est dément indescriptible les mots ne sont pas assez fort et l'encre noire insuffisant libre comme l'air je tombe comme la pluie et j'aime ça parce que c'est jouissif et je me sens vivante je tombe tombe tombe et la sensation me coupe les poumons de bonheur et c'est si rapide une fraction de seconde où je m'enivre d'espérance et je bouffe la vie telle qu'elle s'offre à moi et je ne respire plus qu'une seule fois avant de m'engouffrer dans les trésors de l'océan.

plouf

Immergée. On a lâché nos mains dans un torrent de fraîcheur. Nous voilà à quelques mètres de la surface. J'attends que les bulles s'effacent tranquillement pour observer le paysage certes flou qui s'offre à moi, avant de remonter. Nous avons trouvé l'endroit parfait. Personne. Et une pureté incroyable. Transparence et explosion de sens. Je remonte en quelques mouvements de jambes et de bras.
La tête hors de l'eau. Je prends une bouffée d'air frais. Et un claque dans la gueule. Ce que c'est bon cet effet. J'avais oublié ce que c'était de souffler un bon coup. De laisser les problèmes de côté et de ne profiter que de l'instant présent.

Je regarde la falaise d'où on vient, c'est vrai que c'est assez haut. Jean remonte à son tour à la surface. On échangé un sourire, ce que c'est agréable de faire un break. Surtout avec une personne comme lui. Un ami, un des meilleurs, sur lequel je pourrais compter, quoi qu'il arrive. J'ai hâte qu'il rencontre Anthony, enfin je veux dire, vraiment. Parce qu'ils se sont croisés certes à la soirée du Heurtoir mais je voudrais qu'ils fassent plus ample connaissance, qu'ils deviennent amis même pourquoi pas. Parce que je veux montrer à mes mecs les hommes qui font partie de ma vie, d'une manière différente bien entendu.
Je replonge la tête un moment sous l'eau, retiens ma respiration quelques secondes et je m'enivre de cette sensation extraordinaire. Je m'aventure un petit peu plus profond dans les fonds marins, en quelques mouvements de membres. L'eau est plutôt fraîche mais cela ravive mon esprit qui peut parfois se trouver éteint. Alors je suis là et j'en remercie le ciel de me donner des moments de répit.
Je remonte à la surface, essuie mes yeux de mes mains, plaque mes cheveux en arrière pour qu'ils arrêtent de me gêner. Et je regarde mon Jean-Jean:
- Je suis sure que t'as crié comme une fillette


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Re: Petite promenade en France

Message par : Jean Parker, Dim 26 Mar 2017 - 14:03


Un peu de stress quand même..
Azé elle sait pas que Jean a le vertige. M'enfin bon c'est pas vraiment le moment de lui dire, c'est un peu tard. Puis pour une fois qu'ils pouvaient se retrouver tous les deux dans un endroit tranquille, il n'allait pas tout gâcher. Chacun ses petits secrets. Le sorcier enleva son haut et son pantalon, laissant découvrir un bermuda tout ce qu'il y a de plus classique, prêt à faire ce saut avec elle.

D'un coup, elle s'élance et tenant sa main, Jean sauta avec elle. Cet instant ou on ne contrôle plus rien, ou juste la gravité a encore une importance, et pendant ces secondes paraissant des heures, la chute parut immense. Il regardait le haut de la falaise s'éloigner, peu à peu avant le choc. La puissance de la chute avec le choc contre l'eau, le temps de rouvrir les yeux, que le jeune homme se retrouva à quelques mètres sous cette eau. Il n'avait pas pieds, c'est une sorte d'angoisse, de la peur de l'inconnu, des profondeurs obscures dans lesquelles il s'enfonçait peu à peu, avec pour seul oxygène celui contenu dans les poumons affaiblis par la cigarette. Il aurait voulu crier, hurler, tout faire sortir, mais aucun ne sortait de sa bouche. N'était-ce pas le moment de se laisser couler, de s'abandonner dans cette eau froide ? Oublions cette idée, sûrement pas avec elle.

Remontant peu à peu à la surface, le sorcier sortit la tête de l'eau et respira à pleins poumons. Ils étaient perdus au milieu de nulle part, deux êtres, deux amis proches au bout du monde, sans rien ni personne pour les déranger, un instant de paradis dans cet endroit isolé, oublié des temps et des hommes. Le temps de revenir à ses esprits, il entendit Azénor lui parler.

Je suis sure que t'as crié comme une fillette

Tout de suite. Les excès. Le sorcier était resté silencieux dans la chute, et même sous l'eau finalement.

Pfff tout de suite.. répondit-il en rigolant.

Bon c 'était bien beau d'avoir sauté mais maintenant qu'ils étaient la, au milieu de cette eau profonde, sans avoir pieds, que faire de plus ? Étant piètre nageur, le médicomage réfléchissais à ce qu'il pourrait bien faire en cet instant sans qu'aucune réponse ne vint à son esprit. Se laissant porter par les vagues, il regardait son amie en se demandant à quoi elle pensait. A chaque fois qu'ils faisaient un truc tous les deux cela finissait de manière extraordinaire, pas forcément en bien d'ailleurs, mais n'y pensons pas.
Jean se contenta de fixer Azénor.

Et maintenant ?




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Re: Petite promenade en France

Message par : Azénor Philaester, Sam 1 Avr 2017 - 19:12


bjr je n'ai pas d'inspi


Et maintenant, qu'il me dit. Maintenant on profite. On se joue de la gravité et on fait travailler nos jambes. Pas de réponse claire de ma part. Je regarde genre amusée, et lui envoie un sourire complice. Je l'éclabousse de mes mains, logique, pour qu'il soit aveuglé un instant. Et puis je m'enfonce dans les profondeurs de l'océan. Mais j'ai bien remarqué, que mon compagnon n'a pas l'air très à l'aise. Sans doute que l'eau n'est pas son élément. Qu'il a peur parce que pour une fois ce n'est pas lui qui dirige, mais qu'il est à la merci des vagues qui nous font quelques peu dévier.
Submergée, je m'engouffre un peu davantage. La tête la première vers les profondeurs, les yeux ouverts sur le monde marin. Je vois flou mais je devine la beauté des paysages ensevelis et invisibles de l'extérieur.

L'Oxygène commence l'air de rien à me manquer, alors je remonte à la surface. Je ne sais pas trop combien de temps je suis restée sous l'eau, mais si le monde me le permettait, j'y serais restée des heures. Le courant et mes mouvements m'ont amenés un peu plus loin de Jean, que je distingue tout de même à quelques mètres. Baguette à la main j'hésite. J'aperçois au "loin" une sorte de plage où l'on pourrait se poser, et même se faire bronzer. En mode vacances quoi. Mais on pourrait aussi utiliser du sortilège de Têtembulle et se laisser inonder pour de longues minutes. Mais je ne suis pas sure qu'il soit du même avis. Alors, criant pour qu'il m'entende, je lance à tu-tête:
- Y'a une plage là-bas! Tu veux y aller? Ou on parcours les profondeurs hehe? Je lui montre ma baguette pour qu'il comprenne qu'avec un sortilège ou deux, l'impossible n'est plus. Allé fais pas ta mauviette!

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Re: Petite promenade en France

Message par : Elina Peterson, Mer 10 Mai 2017 - 22:21


HRP:
 

Sensation de vertige. Elina reprit à nouveau son équilibre et se rattrapa de justesse au bras de son prof d'un soir. Elle avait les pieds dans l'eau... Elle ouvrit les yeux et là... miracle elle était là ou elle souhaitait atterrir la première fois. son refuge. Elle se sentait bien ici. Elle se tourna vers Artemis et lui sauta au cou.

-J'ai réussi! On a rien! Et on est au bon endroit! Enfin à quelques mettre près... Elle se recule un peu gênée. Elle fait quelques pas dans l'eau et se met à rire. Voici mon petit endroit secret. J'adore venir ici.

Elle se retourna et regarda L'auror. Regard lumineux, sourire joyeux. Ca faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas été heureuse comme ça. Elle se baissa et Eclaboussa le jeune homme. L'eau était fraiche mais à côté du froid polaire de la montagne et de la neige ce n'était vraiment rien. Elle rit, beaucoup. Le bonheur et la joie de vivre sont de nouveau là. Elle aimerait arrêter le temps.

- N'est ce pas un endroit magnifique? La lune qui reflète sur l'eau. J'aime tellement cette endroit!

Elle retira ses chaussures pleines d'eau et les lança sur la berge. L'écumes des vagues l'éclabousse, mouille ses cheveux qui vole au vent. Elle est dans son élément. Son patronus, un dauphin commun, en est le symbole. Son coeur et son âme sont en accord avec cet endroit. Son caractère ressemble à cet mer, indomptable, changeante, parfois douce et calme parfois féroce et dangereuse. Pour la première fois depuis des mois elle est sereine.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Artemis Lhow, Jeu 11 Mai 2017 - 20:20


Les pieds dans l'eau

avec Elina Peterson


Humide. Ce fut la première chose à laquelle le jeune homme pensa lorsque ses pieds se stabilisèrent sur la surface d'un sol absolument pas stable et pour cause. Ils se trouvaient dans l'eau, à quelques mètres de la plage d'un endroit qu'il ne connaissait guère. La jeune fille avait réussi, elle les avait guider jusqu'à l'endroit voulu, à quelques mètres près sans doute, mais elle avait réussi. Et sa joie explosa au grand jour, s’accrochant au coup du jeune homme, l'éclaboussant ensuite de cette eau fraiche et claire, la demoiselle dansait presque dans l'eau, s'extasiant devant cet endroit à la beauté simple, mais précieuse.

Un sourire d'intense bonheur habillait le visage de la jolie Elina, donnant envie à Artemis de jouer un peu avec elle. Laissant tomber le masque de l'auror sérieux, il s'autorisa pour une fois à remettre le masque abimé et poussiéreux d'un Artemis libre de toute contrainte. Sourire au lèvres, il leva sa baguette et commença à danser avec elle ... à sa manière.

« Aqualundae ! »

Une vague de grande taille s'éleva entre lui et sa comparse, se dirigeant à vitesse douce vers cette dernière. Il éclata de rire en imaginant sa tête lorsqu'elle sortirai de l'eau...
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