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Petite promenade en France
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Violet O'Toole
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Re: Petite promenade en France

Message par : Violet O'Toole, Ven 15 Sep 2017 - 1:09


Je m'étais faite gentiment enguirlander par ma guide, je pinçais quand même mon nez, les joues gonflées d'air, les yeux fermés fort, comme une enfant prête à plonger au moment du craquement. A l'arrivée, je titubais légèrement et prenait une grande inspiration. Ah. L'air frais du dehors. Le vrai dehors je veux dire, pas celui pris entre les... autoroutes ? Les périphériques ? Je crois que ça s'appelle comme ça, les voies pour véhicules moldus. Une fois la relative nausée passée, j'inspectais les lieux ; de l'herbe, et une maison visiblement laissée à l'abandon. Pas de pollution sonore, si ce n'était le bourdonnement de la route au loin, pas de pollution lumineuse non plus, à part le halo gris orangé que formait la ville sur l'horizon. Des étoiles plein le ciel et pour couronner le tout, il faisait bon.

«Ici habitait Cassandra, Violet.», c'était marrant cette manie qu'elle avait de répéter ton prénom à la fin de ses phrases quand elle s'adressait à toi. Je l'écoutait attentivement, la bouche entrouverte, j'étais intriguée ; «C’était une fille que j’avais rencontré en maternelle et en primaire je ne l’ai plus jamais revu. Moi j’ai été en école privée et elle dans le public…» , elle semblait un peu triste à l'évocation de ce souvenir. Je ne sais pas ce qu'avait représenté cette fillette pour elle, je n'avais pas connue d'ami-es d'école, comme je n'y étais pas allée avant Poudlard. «On est à trente minutes d’une quelconque civilisation ici, je peux pas t’offrir moins urbain», je riais et la poussait doucement ; «Et bien, ravie de faire la connaissance de ce souvenir !», je me tournais vers la maison pour lui faire un coucou de la main.

«Ça te plait Violet ? Et maintenant on fait quoi ma jumelle ?», je vous le dis, c'est marrant ce tic de langage.
«Ça me plait carrément ! Merciiiii !», je multipliais les "i" pour appuyer ma joie d'être ici, avec ma copine. «Hum. On pourrait juste se poser, et papoter ? J'ai toujours ce qu'il faut dans mon sac... Bon, je sais que t'aimes pas trop user de la magie quand on est chez les moldus, mais ce serait bête de pas en profiter, nan..?», sans attendre sa réponse je plongeait ma main dans mon sac et en tirait un plaid en laine de toutes les couleurs que j'étalais sur l'herbe. J'aurais pu ajouter à ça deux coussins et de quoi nous sustenter mais je m'arrêtais là pour ne pas brusquer la sensibilité de Mered. Je l'aimais ce sac enchanté.

Je m'installe en tailleur sur la couverture et tapote la place à côté de moi pour inciter mon amie à faire de même. Elle s'exécute. J'observe le ciel en silence quelques minutes, je crois qu'elle aussi. On entend une chouette ululer au loin, je ferme les yeux et profite. L'odeur de l'herbe humide se mêle à celle du parfum de la rouquine qui me tient compagnie.
«J'ai rencontré quelqu'un.», ouais, ok, c'est brusque. Mais je savais pas comment lui dire autrement, et le grand Rouge et Or me trotte dans la tête depuis le début de mon séjour.
«C'est un gryffondor, il est sympa.», "sympa", haha. «T'as déjà réussi à produire un patronus..?». Changement de sujet grossier, mais je repense au léopard de mon Gryffond, je me demande où en est Mered avec ça...
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Violet O'Toole
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Re: Petite promenade en France

Message par : Violet O'Toole, Jeu 21 Sep 2017 - 23:33


Je mimais un "gnagnagna" puéril et une gestuelle associée au sortilège de bloclangue à mon amie quand elle m'assenait sa punition. Avec un peu de chance, elle ne serait pas là pour me surveiller pendant ma corvée.. Si vous voyez où je veux en venir. Toujours est-il qu'une fois installées et le silence rompu, j'écoutais la réponse de mon amie avec une certaine appréhension. Je ne sais pas, elle ne m'en avait pas parlé explicitement, mais je sentais quelque chose me dire que son rapport avec les hommes, en général était... compliqué. Verdict...
«Je savais bien qu’un jour quelqu’un reconnaitrait ta valeur Violet.», je me relâchais un peu, rougissant... «Je suis super heureuse pour toi.»... là je soufflais franchement. Enfin, façon de parler... «C’est quoi son petit nom ? Et t’entends quoi par sympa ? Va falloir que tu m’en dises plus !», un sourire naissait sur mon visage. J'étais contente d'évoquer mon Lion avec elle. D'autant plus maintenant que les choses étaient clarifiées et... officialisées, je dirais, entre lui et moi. Elle enchainait ;
«Sinon pour le patronus. J’adore les Défenses Contre les Forces du Mal mais je me suis jamais attardée sur ce sortilège. J’ai jamais eu à affronter des Détraqueurs puis avoir un souvenir heureux fort …je suis pas certaine d’en avoir un…», hm... Je comprenais un peu ses questions, pour me les être posées moi aussi...

Bon, commençons par le début : «Son petit nom c'est Ulysse.», sourire fier -ou complètement niai, au choix-, j'adorais son prénom. «Eeeet...», je tripotais mes bagues, quelle gosse je faisais... «...ben, il est sympa comme gentil, comme plutôt beau garçon...», il me rendait juste folle d'envie, mais c'était un détail, «...et drôle aussi !». Je gardais secret notre virée sous les étoiles. J'étais pudique quand il s'agissait de sentiments. J'avais envie que certaines choses n'appartiennent qu'à nous.
«Et pour le reste... Moi non plus je connais pas mon patronus. On étudiait pas ça à... là bas. J'ai essayé, mais jamais réussi.»

Une idée naissait dans mon esprit, et je m'allongeais sur le plaid, avec pour horizon uniquement les étoiles.
«Viens, fais comme moi... Prend ma main, on va essayer de les trouver, nos souvenirs heureux.», et j'attendais que ma petite rousse s'exécute, commençant déjà à fouiller ma mémoire...
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Re: Petite promenade en France

Message par : Violet O'Toole, Lun 25 Sep 2017 - 15:23


Je la laissais prendre son temps, la nuit ne faisait que commencer. Au bout de quelques secondes de contemplation silencieuse, elle prit la main que je lui proposais ;
«Je crois que je le tiens mon souvenir Violet et toi tu en es où ? On rentre pas tant qu’on a pas maitriser ce sort! Ce soir nous éclairerons le ciel de nos deux esprits protecteurs ! Pour le remercier de nous avoir guidées quand tout aller mal !», elle avait raison. A moi aussi la nuit m’avait fait du bien. On se sent puissant quand on déambule dans l’obscurité alors que la plupart des autres dorment, ça fait du bien à l’égo.
«On dirait que la nuit exacerbe tout. Quand on va mal, on va encore plus mal, mais ça fait du bien. Et quand on va bien, on est exalté, c’est étrange…».

Fouillant mes souvenirs plus ou moins lointains, je pense que j’avais trouvé celui qui serait le bon. Il était récent, c’était pas un de ces souvenirs ancien, marquant, mais diffus. Je n’avais pas de souvenir d’enfance marquant, beaucoup étaient heureux, tous en fait, mais pas marquants. Celui-ci était presque encore tangible.
«Je pense que j’ai le miens aussi…», ma main se resserrait dans celle de mon amie et un sourire inconscient naissait sur mes lèvres. Je regardais ma constellation, celle que je préférais, le «Double V». Mon cœur cognait fort dans ma poitrine. J’espérais que nos mains liées transmettraient un peu d’énergie à l’une et à l’autre.

De mon autre main je saisissais ma baguette, elle était étrangement tiède… «Tu penses qu’on peut rester allongées comme ça et lancé nos sorts au ciel ? J’ai pas envie de me lever et de gâcher le moment.», mon pouce caressait légèrement la peau de sa main toute douce. Rien d’ambiguë dans tout cas, juste la confiance et l’amitié.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Violet O'Toole, Jeu 12 Oct 2017 - 19:04


Mered prenait les choses en main, et son compte à rebours ne tarda pas. Pendant ces quelques secondes j'essayais de m'imprégner de son odeur, du contact de ses mains, de la texture de ses cheveux, la forme de son nez, de des yeux, leurs couleurs, à lui... Je ne pouvais pas m'empêcher de pouffer légèrement en constatant notre échec.
"Debout Violet ! Il nous faut avoir une attitude de gagnante pour réussir !", Adand Maitresse d'école, le retour. Me redressant sur mes mains, en tailleur, je lui souriais en hochant lentement la tête de gauche à droite. In-dé-cro-ttable ! Je resterais dans cette position et tant pis pour les conventions. J'étais bien et la proximité de la Terre me rassurait.
"Réessayons Violet. Je crois que cette fois je tiens le bon bout. A ton top !"
"Violet réessayera, Mered, mais elle restera sur son séant !", faux air boudeur de rigueur.


Mon amie faisait face à la bicoque, comme pour la défier, qu'est-ce qu'elle imaginait là dedans...? Pour ma part, je fermais les yeux et soufflait lentement, me rendant de nouveau quelques jours en arrière...
"Ok.", petite pause, pour le suspense, ou la concentration peut-être.
"Un... Deux... Trois : Expecto pratronum ! ", à l’unisson parfait, et cette fois quelque chose se passa... Deux formes, parfaitement indistinctes si ce n'était par leur taille, s'enfuirent, évanescentes, à peine brillantes. D'une bonne taille pour Mered, toute petite, mais remarquable, pour moi. J'écarquillais mes yeux, que j'avais ouverts afin d'admirer le possible résultat. Puis je levais la tête vers Mered avec un grand sourire fendant mes tâches de rousseurs.
"T'as vu ?! Hein ? T'as vu ??", c'était un début, non ?
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Antiochus Omega
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Re: Petite promenade en France

Message par : Antiochus Omega, Dim 18 Fév 2018 - 16:00


HRPG : Post unique. Pour consulter le chapitre II (Préparation des potions), cliquez ici

Chapitre III : Création des objets

Antiochus se trouvait au sein d’un vaste et magnifique atelier d’artiste. L’espace se trouvait au cœur de Paris dans un quartier chic de la capitale et au cinquième étage d’un bâtiment haussmannien en pierres apparentes grises. La toiture du bâtiment était recouverte d’ardoise joliment polis et des terrasses étaient aménagées sur tout le flanc du deuxième et du cinquième étage. Sur la liste des commerces présents dans le bâtiment haut de gamme résidaient essentiellement des études d’avocats, de notaires et de médecins, les bons gens aimant être entourés des bons gens. La seule exception à ces professions libérales était un artiste moldu renommé dans la grand Paris et à l’étranger qui occupait tout le cinquième étage du bâtiment. L’artiste avait aménagé un atelier de rêve. Au milieu de l’aile droite qui était une pièce rectangulaire gigantesque, trônait une table en pierre toute aussi longue, offrant un espace de travail particulièrement flexible. Il y avait tout le long des murs doublement bâchés successivement de plastique et de lin des étagères en fer sur lesquelles trônaient tous les éléments de travail d’un créateur polyvalent. Sur toute la partie inférieure du mobilier d’entreposage, de larges briques de différentes argiles et de différentes couleurs qui étaient empilées les unes sur les autres. Plus haut, nous retrouvions de nombreux sacs de pigments en poudre, de la peinture de toute sorte, des outils de travail, des tissus, des tiges en aluminium, des toiles vierges, des miroirs, des perles placées dans de grands pots transparents et de toutes les couleurs, d’autres pots contenant des pierres semi-précieuses et précieuses, et bien d’autres merveilles encore. Une chose était certaine, l’artiste moldu qui flottait les yeux fermés à quelques centimètres du haut plafond de la pièce, avait de quoi être fier de sa réussite. Antiochus faisait face à une toile de l’artiste. Il contemplait la toile d’un regard qui n’était le sien. Ses yeux semblaient couverts d’une voile noir et mauvais qui ne correspondait pas à la nature de jeune trentenaire. Il tira sa baguette hors de la robe noir qu’il portait et adoptant un sourire narquois, traça par magie un V rouge sur l’œuvre. V comme Victor, V comme Victoire.

L’alter ego d’Antiochus faisait encore des siennes. Il avait réussi à maintenir Antiochus dans un état de veille prolongée et plus celui-ci demeurait plus Victor sentait son emprise sur le corps de son hôte s’affirmer. Ce double était issu d’une flamme subtile et sans fumée qui avait tissé son lien avec Antiochus le jour où celui-ci avait découvert sa mère dans son lit, suicidée.  À partir de cette date, Victor, démon originaire des temps les plus anciens, était devenu partie du quotidien du jeune sorcier et lui attirant à chaque occasion les pires ennuis. Victor se tenait donc devant cette toile qu’il abandonna rapidement pour se consacrer au dessein qui le menait en ce lieu au sein duquel il s’était introduit par magie avant de neutraliser l’artiste de quelques coups de baguette. Il savait précisément ce qu’il souhaitait créer afin de démarrer les festivités avec les quatre moldus qu’il avait kidnappés quelques jours plus tôt. Il inspecta les armoires et fit léviter ce qui l’intéressait sur l’espace de travail qu’il s’était attelé à nettoyer quelques instant plus tôt. Il avait choisi tout d’abord un morceau d’argile blanche et rayée de gris, tel un joli marbre. Victor pointa sa baguette sur l’objet qui mesurait un mètre et demi de haut et pesait une quinzaine de kilos. Il prononça alors :

- Gemino !

Il répéta le sortilège jusqu’à qu’une ligne de 6 blocs d’argiles d’un poids et d’une masse équivalents se forme. Il marcha ensuite vers un premier bloc et ferma les yeux tout en gardant sa baguette pointée en direction de la terre. Il visualisa une statue humaine d’argile mesurant 1m80 de haut. Elle avait un corps fin et svelte et un visage masculin. Les traits de la tête étaient très lisses à la façon des sculpteurs grecques, les lèvres légères, le nez à la grecque et les yeux sans iris. Ses cheveux étaient ondulants et semblaient, bien que figés, être caressés par une douche brise. Victor imagina une toge grecque coupée au niveau du milieu des cuisses afin d’habiller le corps. Il ouvrit alors les yeux et projetant sa visualisation sur la matière qui lui faisait face formula distinctement :

- Plasticinum !

La matière en argile se mit alors à se tordre dans tous les sens, en s’élevant, et finit par prendre la forme attendue par le sorcier, à une exception près. Le nez se tordit quelque peu lors du processus et Victor dût le corriger par un nouveau petit coup de baguette. Satisfait de l’apparence de l’objet, il passa au second bloc. Il ferma à nouveau les yeux et imagina un corps aux proportions plus ou moins équivalente mais aux courbes féminines cette fois-ci. Le corps était vêtu de la même toge et le visage, aux lignes plus douces mais toutefois similaires à celles de la première statue, était mis en valeur par une longue chevelure qui retombait au niveau de la nuque. Victor porta sa visualisation quelques secondes sur les mains et les pieds de la statue afin que ceux-ci se reportent bien dans l’argile, puis il ouvrit les yeux, projetant à nouveau sa visualisation sur la matière et formulant le même sort. La matière à nouveau s’éleva dans les airs et prit la forme qui était attendue. La création des quatre autres statues fut plus rapide, maintenant que Victor avait en tête un modèle de corps féminin et masculin prédéterminé. Il créa au total trois statues homme et trois statues femme. Il alla alors attraper une malle qui lui appartenait et qui était de grande taille. Il la posa sur la table de pierre et lorsqu’elle fut ouverte, l’on put apercevoir une échelle posée sur un des bords intérieurs de la malle et qui menait à un espace plus vaste que ce que l’objet semblait être en capacité apparente de contenir. À l’aide d’un sortilège de lévitation, Victor fit léviter une par une les statuts à l’intérieur de la malle. Il la referma alors et la posa à ses pieds. Il s’attela alors à la création d’un second objet, plus grand que ceux créés jusqu’à présent. Il choisit pour cet objet un bloc de granite qui reposait dans un coin d’une étagère. Il le fit léviter et le posa sur sa longueur sur la table en pierre. D’un coup de baguette, il augmenta la taille du roc, déjà relativement imposant, qui doubla de proportion. Victor ferma à nouveau les yeux en visualisant cette fois-ci un corps bien plus grand et bien plus musclé. Il s’agissait d’un homme aux mains particulièrement grandes et qui n’avait que des lèvres sur un visage dépourvu de nez et de yeux. Il porta son attention sur les mains et les pieds pendant quelques instants, contempla la musculature du dos, la forme du cou, puis il ouvrit les yeux en projetant son image mentale sur la matière brute et informula le même de sculpture. Alors, la pierre grinça en se tordant dans tous les sens et en montant dans les airs. Elle finit par prendre la forme attendue par Victor. Un colosse de pierre mesurant deux mètres de haut. Il plaça cette nouvelle création dans la malle et s’introduit ensuite à l’intérieur de celle-ci. Au fond de la malle, il y avait une grande salle sans porte ni fenêtre et qui était éclairée par des torches enflammées. Il y avait d’entreposées les statues d’argile et celle en granite. Une grande table en bois trônait au coin opposé à celui des objets et sur laquelle une pile de magazines de design intérieur était posée. Victor alla se poser à cette table et consulta les magazines moldus afin de s’inspirer. Il aperçut un modèle de fauteuil très joli. Sa structure était en bois sur lequel était sculpté de jolis ornements. L’armature de chêne du repose-dos formait un ovale dont le haut était plus large que la base. Le long de cette armature était cloué un tissu rouge tendu et sans pli qui recouvrait un rembourrage en coton. L’on aurait pu imaginer ce type de meuble dans un manoir bourgeois du XVIIIe siècle sur lequel une mère de famille se serait assise afin de savourer l’heure du thé en face de sa cheminée. Ce meuble fut donc le premier choisit par Victor. Celui-ci plaça le magazine ouvert devant lui sur la table et se leva. Il releva au niveau de son nez sa baguette magique et après avoir jeté un dernier regard aux pages qui lui faisaient face, il ferma les yeux.

Il visualisa le meuble en respectant ses dimensions et ses formes de base. Il visualisa les pieds et leurs ornements, puis le siège en tissu roue rembourré, l’armature en bois du haut incluant les repose-coudes. Au dernier moment, il décida de modifier le tissu par du cuir de la même couleur. Il continua à contempler d’une manière globale le fauteuil et après quelques minutes, il décida de jeter le sort. Il ouvrit alors les yeux et avec la volonté de voir sa visualisation apparaître prononça :

- Inanimatus Apparitus Fauteuil de bois à cuir rouge.  

À ces mots, la chaise que Victor avait en tête et qui était la quasi copie du modèle du magazine apparut sur la table. Le bois était parfaitement lustré et les ornements conformes. Après avoir créé quatre copies de l’objet et après avoir entreposé les chaises dans la zone de dépôt de la salle, il s’attela à faire apparaître un nouvel élément. Il ferma les yeux à nouveau et s’inspirant de son propre esprit créatif, visualisa une jolie assiette en argent dont tout le pourtour était orné d’une couronne de vigne pressée dans le fer. Il contempla dans son esprit l’éclat et la propreté du métal tel que si elle sortait du commerce d'un maitre argentier. Il ouvrit alors les yeux et prononça :

- Inanimatus Apparitus Assiette en argent !

L’objet visualisé apparut alors sur la table, conforme à la vision de Victor. Celui-ci s’exécuta de la même manière que pour le fauteuil. Il multiplia l’objet en cinq copies et entreposa le tout sur le fauteuil. Par la suite, il fit apparaître toute une suite de petits objets utiles : des couverts en argent, une saucière, un plateau rectangulaire, un grand couteau à viande, des louches, des bougies noires, des tableaux de maitre, une platine vinyle et divers vinyles moldus, des fleurs et des plantes exotiques, en pots individuels ou en bouquets, une longue nappe de couleur pourpre, un jeu d’échec et divers miroirs. En dernier lieu, il se chargea de faire apparaître une longue table en bois de sureau qui pouvait accueillir jusqu’à dix personnes. Il avait maintenant les objets essentiels pour le diner qu’il comptait organiser. Il ressortit alors de la malle et tourna immédiatement son regard vers l’homme qui flottait inconscient dans les airs. Il le pointa sa baguette afin de le faire redescendre et le poser sur sol. Puis, alors que l’effet de son sortilège d’endormissement était toujours actif, lui jeta un second sortilège d’amnésie afin qu’il ne se souvienne pas des dernières quarante-huit heures. Enfin, il se saisit de sa mallette et transplana.


À suivre ...


Dernière édition par Antiochus Omega le Lun 30 Avr 2018 - 21:35, édité 3 fois
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Josephine Campbell
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Re: Petite promenade en France

Message par : Josephine Campbell, Sam 3 Mar 2018 - 14:16


PV Loulou amour



Il était peut-être temps que Jo se décide à passer son permis de transplanage. D’habitude, le voyage faisait partie des vacances et cela ne la dérangeait pas, mais là, c’était bien différent. Elle avait peur que ce trajet ne fatigue Louis qui était sorti il y a peu de temps de Ste Mangouste. Il allait beaucoup mieux et n’arrêtait pas de lui dire que ça irait, mais elle était comme ça Jo, angoissée…

Ils seraient quelques jours tous les deux tous seuls à la maison du lac, loin des préfets, des concierges et des poignards qui avaient décidés de faire partie de leur existence des derniers temps. La maison se situait dans le sud de la France, dans un endroit perdu au milieu de nulle part, le village le plus proche étant à quelques kilomètres. C’était l’ancienne habitation de ses grands-parents, les parents de sa mère qui étaient maintenant décédés. Elle servait maintenant de résidence d’été à ses parents et elle. Jo avait toujours considéré cette maison comme son véritable chez elle, leur maison de Londres étant à ses yeux un véritable mouroir citadin et bourgeois.

La propriété était entourée d’un haut mur de pierre qui ne laissait pas voir ce qu’il se passait derrière. Son père avait, depuis quelques années, lancé des sorts de protection pour éviter que des personnes malveillantes ne s’y introduisent. Le seul et unique accès ne pouvait se faire que par le portail principal en fer forgé à l’aide d’une clé qui ne fonctionnait que si vous y aviez été autorisé. Jo était allée chercher cette clé secrètement chez ses parents quelques jours plus tôt, mais s’était fait prendre par sa mère qui était maintenant au courant de l’existence de Louis. Cette dernière ne dirait rien à son père de cette petite escapade, celui-ci n’étant pas encore près à entendre ce genre de chose au sujet de sa fille, même s’il était conscient au fond de lui qu’elle en avait l’âge.

Sa mère n’avait pas cherché à la dissuader, comme Jo le craignait au départ, bien au contraire. Elle avait prévenu une de ses amies moldu qui habitait non loin de là et qui était chargée de faire un tour de temps en temps à la maison pour s’assurer que tout allait bien, de leur arrivée et lui demanda de faire quelques achats pour éviter qu’ils ne se retrouvent à manger de l’écorce d’arbre.

Jo et Louis venaient de passer le portail, ils remontaient tranquillement l'allée bordée de peupliers. Ils pouvaient apercevoir maintenant la maison au loin, en pierre apparente sur laquelle poussait du lierre et de la glycine. L'endroit était très coloré lorsqu'elle venait l'été, il y avait toutes sortes de variétés de plantes à fleuraison sur toute la propriété. Là, c'était différent, tout était recouvert de neige.

Ils venaient d'arriver sur le perron et cela tombait plutôt bien, car Jo commençait à être gelée, un problème auquel Louis n'était sûrement pas confronté. Une fois à l'intérieur, Jo constata que même si les mois avaient passés, rien n'avait changé. Le bien-être qu'elle ressentait lorsqu'elle arrivait ici pour les beaux jours était identique à ce qu'elle pouvait ressentir en ce moment.

La jeune fille n'avait pas dit à Louis où ils se rendaient exactement. Elle avait juste dit quelque chose du genre "je connais un endroit au calme où on pourrait passer un peu de temps tous les deux". Il lui avait répondu à l'affirmative sans se faire prier. Il ne s'était pas plaint une seule fois sur tout le trajet d'une éventuelle douleur. Il lui disait qu'il n'avait plus mal, mais elle en doutait.

Il ne faisait pas froid dans la maison, la cheminée avait été allumée dans le salon. Jo ordonna à Louis d'aller s'asseoir sur le canapé pendant qu'elle monterait leurs affaires à l'étage et leur préparerait quelque chose de chaud à boire. Avant de filer, elle lui vola un baiser et le laissa seul dans le salon.

Elle déposa leurs sacs dans sa chambre (qui était, pour une fois, rangée) et fila vers la cuisine. Elle prépara deux chocolats chauds et alla rejoindre Louis pour se lover dans ses bras, le meilleur endroit du monde. Elle lui tendit sa tasse et leva les yeux vers lui. Elle avait eu peur de ne plus jamais les voir ouverts alors dès qu'elle en avait l'occasion, elle aimait se perdre dedans.

Elle ne pouvait pas être plus heureuse qu'à cet instant. Elle était à l'endroit qu'elle aimait le plus au monde avec la personne dont elle était amoureuse. Elle poussa un soupire de bien-être avant de demander à Louis :

- Est ce que ça va ?
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Louis Varik
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Re: Petite promenade en France

Message par : Louis Varik, Lun 5 Mar 2018 - 12:59



Renaissance






Cette longue et interminable route qui mène vers le sud semblait ne jamais se terminer. Pour Louis, ça aurait pu être un véritable calvaire s'ils l'avaient empruntée durant les chaleurs estivales mais ici, avec ce froid régnant sur toute l'Europe et surtout avec la compagnie de Jo, le trajet n'était pas si inconfortable que ça. Quoique les demandes incessantes de la part de la belle brune afin de savoir s'il allait bien auraient pu entacher cette euphorie naissante.
Mais comment lui en vouloir? Elle avait vu quelques jours plus tôt le jeune garçon se vider de son sang devant elle alors qu'ils s’apprêtaient enfin à consommer la passion qui les dévorait depuis quelque temps. Même s'il avait passé le voyage à tenter de la rassurer, les questions sur son état continuaient de pleuvoir.
Lui avait la tête à autre chose, il avait été content d'arriver à destination pour éloigner l'idée de son esprit. Ce qui le dérangeait était sans doute la future réaction de Joséphine vis-à-vis de sa meilleure amie Ellana. Que cette dernière s'en prenne à Louis, ça ne lui posait pas de souci, il espérait juste ne pas voir Jo souffrir des événements passés, elle qui pouvait être si émotive...
C'était une preuve supplémentaire que la Gryffondor avait bien réussi à gagner le cœur du grand blond, lui qui n'accordait en général pas la moindre importance aux sentiments des autres était maintenant en train de s'inquiéter elle. Ça aussi ça le perturbait.
Enfin, peut-être aurait-il l'occasion de lui en parler, même s'il ne savait pas si c'était une bonne idée de ressasser les événements passés.

Ils étaient enfin arrivés à destination, Jo avait été légèrement évasive quant à leur destination, mentionnant juste une habitation secondaire de sa famille. Habitué à l'architecture nordique, adaptée aux vents violents et aux températures plus fraîches, les maisons de la région contrastaient avec ce qu'il avait l'habitude de voir et lui qui aimait les découvertes n'était pas déçu par la bâtisse de pierre qu'il découvrait.

L'intérieur était du même acabit, simplement décoré avec un feu brûlant dans l'âtre de la cheminée réchauffant les grandes pièces. A peine s'étaient-ils engouffrés dans la maison que Louis s'était vu intimer l'ordre d'aller s'asseoir dans le canapé pendant qu'elle se chargeait d'aller déposer leurs affaires. Il s’exécuta sans se faire prier, même s'il adorait le faire pour l'ennuyer, quand elle avait une idée à la tête, il valait mieux ne pas la contredire. Il avait pu apercevoir un petit lac gelé en contrebas de la propriété qui le renvoyait au souvenir des baignades glaciales de coutume dans les pays scandinaves. Peut-être pourrait-il initier Joséphine à cette pratique. Le temps d'observer son nouvel environnement qu'elle reparut avec deux chocolats chauds à la main qu'elle s'empressa de déposer sur la table basse devant eux pour venir se blottir dans les bras du jeune homme.
Une légère grimace furtive, elle venait de s'appuyer sur l'endroit ou était planté une dague quelques jours auparavant. Il fit de son mieux pour cacher la douleur, mais la sensation de plaisir au contact de la jeune fille lui fit oublier sa plaie brûlante.

- Est ce que ça va ?

Faisant abstraction de la dérangeante sensation dans son flanc, Louis déposa sur son front un doux baiser réconfortant, il profita de cette promiscuité pour s'imprégner de son odeur et apprécier son contact.

- Si je te dis non, tu arrêtes de me poser la question? Je suis ici, dans un endroit formidable, tu es dans mes bras, qu'est ce que tu penses qu'il me faut en plus?

*Ou en moins*

A nouveau, les vêtements faisaient barrage à un plus grand plaisir, et ce qui pouvait le moment encore plus idyllique aurait été le contact avec le corps nu de la belle brune.
Un nouveau baiser perdu, un regard sur Joséphine qui semblait apaisée à ce moment. Non, décidément, il ne parlerait pas maintenant d'Ellana, préférant profiter de l'instant présent.

- Mais toi, tu es bien?

Sa main venait de se poser dans son dos, caressant doucement la jeune fille, il ajouta dans un soupire.


- Je suis désolé...

Un nouveau baiser perdu...



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Josephine Campbell
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Re: Petite promenade en France

Message par : Josephine Campbell, Lun 5 Mar 2018 - 18:18


- Si je te dis non, tu arrêtes de me poser la question ? Je suis ici, dans un endroit formidable, tu es dans mes bras, qu'est ce que tu penses qu'il me faut en plus ?

Peut-être qu'elle s'était montrée trop insistante. Peut-être qu'elle commençait à l'agacer avec cette question qui revenait sans cesse. Mais c'était plus fort qu'elle. Comment aurait-il réagi lui s'il l'avait vu se faire poignarder ? Est ce qu'il se serait senti aussi perdu qu'elle ne l'avait été ?

Jo chassa cette idée de la tête. S'imaginer ce qu'il pouvait ressentir pour elle ou non lui faisait peur.

Au moins, il avait l'air d'apprécier l'endroit, c'était le principal. Elle voulait qu'il se repose ici, et ça avait toujours été l'endroit idéal pour Jo de se couper du monde. Elle n'avait envie qu'il n'y ait que lui et elle, rien d'autre.

Et c'était enfin le cas... Même si dans un coin de sa tête Ellana ne la quittait pas. Jo avait tout fait pour l'éviter ces derniers jours. Elle ne s'était même pas rendue à l'Occamy pour demander ses jours de congé, se contentant seulement d'envoyer un hibou à son patron. Elle ne comprenait pas ce qui avait pu lui passer par la tête. Pourquoi est ce qu'elle avait cherché à lui faire autant de mal ? Il était vrai qu'Ellana pouvait avoir un comportement étrange quelques fois... Comme lorsqu'elle lui avait fait sa demande en mariage par exemple... Mais jamais encore elle n'avait cherché à la blesser. Depuis qu'elles s'étaient rencontrées toutes les deux, il y avait un lien particulier qui s'était crée non ? À moins qu'elle se soit inventé tout ça et fait des idées...

- Mais toi, tu es bien ?

Bien sure qu'elle l'était. Ça ne se voyait pas ?

Jo chassa Ellana de sa tête. Elle ne voulait plus penser à elle. C'était bien trop... douloureux. Et ce n'était pas le moment. Elle était là pour passer du bon temps avec Louis et personne d'autre. La gryffondor sourie au jeune homme à ses côtés.

C'était à la fois agréable et étrange qu'il soit ici. Elle venait de le faire rentrer dans un endroit qui réunissait a la fois tout ce qu'elle aimait et tout ce qui la rendait heureuse. Sans compter que cette maison, elle y avait passé une grande partie de son enfance, et c'était comme se livrer à Louis d'une certaine manière.

Bon sang, ce qu'elle aimait lorsqu'il la touchait comme ça. Sa peau en contact avec la sienne, c'était quelque chose de magique. Il ne devait même pas se rendre compte à quel point elle appréciait cela.

- Je suis désolé...

Jo qui soufflait sur sa tasse de chocolat chaud et qui s'apprêtait à en boire une gorgée fut stoppée dans son élan.

- Désolé pour quoi ? Tu n'aimes pas le chocolat chaud ?

Il ne raffolait pas du sucré, peut être qu'elle aurait dû lui demander avant de lui en faire un.

Elle lui vola un baiser et se redressa, prête à se mettre debout.

- Tu veux quelque chose d'autre ?
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Louis Varik
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Re: Petite promenade en France

Message par : Louis Varik, Lun 5 Mar 2018 - 23:33



Renaissance







- Désolé pour quoi ? Tu n'aimes pas le chocolat chaud ? Tu veux quelque chose d'autre ?

Louis eu un léger rictus, certaines réponses de Jo passaient plus pour de la naïveté qu'autre chose, elle le regardait avec cet air sérieux et il ne pouvait pas lui résister quand ses yeux bleus traversaient les siens de la sorte.
Elle se redressa et lui déposa un baiser, le jeune garçon fit de même, trouvant les lèvres de la belle brune avant de se lever du canapé.
Il but une gorgée de son chocolat chaud, reposa la tasse sur la petite table devant le canapé et demanda à Joséphine,

- Tu peux me dire ou se trouve la salle de bain s'il te plait? Le trajet a été assez long et fatiguant, j'aimerais juste prendre une douche.

La jeune fille fit un signe de tête pour lui montrer la pièce de l'étage, il enleva sa veste et entreprit de déboutonner sa chemise pour se retrouver torse nu face à elle. Enfin, presque. Un grand pansement traversait encore l'ensemble de son torse. Louis fut soulagé de voir que ce dernier n'avait pas pris la teinture écarlate de ces derniers jours.

- Puis... J'ai besoin de changer ce truc.

Il se pencha vers le canapé, passa ses bras sous la Gryffondor et l'amena à sa auteur. Immédiatement, celle-ci entoura la taille du jeune homme de ses deux jambes.

* Décidément cette position c'est vraiment son truc... *

Louis fit une nouvelle fois abstraction de cette douleur qui venait de lui arracher une légère moue. Jo n'avait pas semblé le remarquer, et c'était tant-mieux, il ne souhaitait pas la voir redescendre et prendre son air apeuré pour son état. L'air de rien, il commençait doucement à la connaître sa petite Jo.
Il passa ses mains sous ses fesses et les laissa jouer sur les courbes de la jeune filles.
Un long soupire serein avant de plonger dans son cou, de mordiller doucement sa peau et d'y déposer quelques baisers.
Il la reposa délicatement, trouva une nouvelle fois ses lèvres et s'éloigna en direction de l'escalier.
Arrivé aux premières marches il se retourna, un regard et un sourire provocateur sur le visage.

- Tu te joins à moi?

Puis il tourna une nouvelle fois les talons pour arriver à l'étage et pénétrer dans la salle de bain...



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Josephine Campbell
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Re: Petite promenade en France

Message par : Josephine Campbell, Mer 7 Mar 2018 - 14:35


Jo était un peu perdue. Louis n'avait pas répondu à sa question et elle avait l'impression d'être passé à coté de quelque chose. Mais elle état vite passé à autre chose, car le jeune homme avait envie de prendre une douche et il n'avait apparemment pas trop envie d'attendre d'être dans la salle de bain pour se dévêtir. Est ce qu'il le faisait volontairement ? Il savait que le cœur de Jo commençait à s'accélérer et à partir en vrille à chaque fois qu'il faisait quelque chose dans le genre ?

- Puis... J'ai besoin de changer ce truc.

Le truc en question était le pansement qu'il avait sur le torse. Il cachait la plaie qu'il avait reçue quelques jours plus tôt. Rien que d'y repenser, le mal de ventre la reprit et l'idée qu'elle avait failli le perdre aussi, alors quand il la prit dans ses bras, elle eue besoin de le sentir au plus près d'elle et passa ses jambes autour de sa taille.

Elle pouvait ainsi profiter de sa présence, son odeur et de sa chaleur et tout cela la rassurait. Il était bien là à ses côtés, vivant. Elle pouvait profiter des caresses et des baisers qu'il lui faisait, sans modération. Jo ne savait pas comment il faisait, mais elle avait l'impression que Louis arrivait à savoir quand exactement elle en avait envie, à moins que l'envie de la quittait jamais vraiment...

- Tu te joins à moi ?

Il l'avait reposé par terre à son grand désespoir et se dirigeait vers l'étage.

Mais se joindre à lui pour quoi faire exactement ?

*Le petit sourire en coin qu'il avait sur le visage était assez explicite non ?*


Il venait de lui demander implicitement de venir avec lui sous la douche ? Comme pour se laver ? Donc, sans vêtement ? Sans rien ?
Jo resta un petit moment en bas des escaliers, le pied sur la première marche, ne sachant pas quoi faire. Si elle y allait, ils allaient se retrouver nus tous les deux... Dans la même pièce ?

*Enfin toi, il t'a déjà vu non ?*

Elle leva les yeux du sol lorsqu'elle entendit l'eau se mettre à couler, elle grimpa alors les marches d'escalier et se dirigea vers la salle de bain dont la porte était restée entrouverte. Louis était déjà sous l'eau, ses vêtements étaient correctement pliés sur le meuble contenant les serviettes de bain. Elle ne put s'empêcher de sourire.

Jo hésitait encore, elle se mangeait nerveusement les doigts, ne sachant pas si elle devait se lancer ou pas.

*Bon allez, on s'en fiche après tout ! Et puis tu en meurs d'envie.*


Ni une ni deux, Jo entra dans la salle de bain et se déshabilla complètement, laissant ses vetements à même le sol. Elle n'était pas sure que Louis l'ait entendu rentrer, car il ne s'était pas retourné. Peut-être que pour une fois, elle allait le surprendre... Ou pas du tout...

Elle ne se priva pas de laisser ses yeux se balader sur ce qu'il lui était donné de voir. Il était vraiment magnifique et ça lui donnait des bouffées de chaleur. Jo s'était glissée derrière lui et avait passé ses bras autour de sa taille. Elle parsema son dos de quelques baisers. L'eau qu'il faisait couler était bien trop tiède à son goût, mais étonnement, elle n'avait pas froid.

- Tu veux que je t'aide ?
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Re: Petite promenade en France

Message par : Louis Varik, Mer 7 Mar 2018 - 20:15



Renaissance



Contenu éventuellement un tout petit peu sensible...



L'eau tiède coulait sur le corps du jeune garçon, rien que le souvenir de sa première douche d'eau chaude lui remémorait combien une plaie béante et la chaleur ne faisaient pas bon ménage.
L'eau avait toujours été l'élément de Louis, quelque soit son état elle lui procurait bonheur et bien-être. La brume rendait tout ce qu'elle enveloppait mystérieux et ténébreux, la pluie le réconfortait et favorisait l'état léthargique et mélancolique dans lequel il adorait se plonger, quant à la glace et la neige, en plus de leur immaculée beauté, elle lui rappelait les yeux de glace qu'il avait hérité de son père.
Sans oublier que maintenant, il ne pouvait voir une étendue bleue sans penser aux yeux de Joséphine.

Rien que de l'avoir laissée à l'étage inférieur, il ressentait déjà un manque de sa présence, le voyage l'avait certes harassé mais il commençait à légèrement regretter son départ précipité pour la salle de bain. C'est vrai après tout, elle était là, dans ses bras, il pouvait la couvrir de baiser et lui, s'était simplement volatilisé sans se poser de question, avec comme seule motivation l'espoir qu'elle l'accompagne.

A peine avait-il cette idée en tête qu'il sentit deux bras venir s'enrouler autour de son ventre suivis par une multitude de baisers dans son dos.
Il ferma les yeux durant toute la brève période de douceur qu'elle venait lui offrir, elle l'avait rejoint et c'était exactement ce qu'il avait espéré.

Louis laissa échapper un long soupire de bien-être,basculant la tête en arrière. il sentit le corps nu de sa belle contre le sien, la sensation de plaisir ne fit qu'augmenter, embrumant totalement son esprit pour ne penser plus qu'à elle.
Son corps suivit ses pensées et l'envie de véritablement manger la belle brune devenait maintenant de plus en plus visible.
Jo toujours dans son dos n'avait semble-t'il rien remarqué, le jeune Serpentard l'entendit lui demander :

- Tu veux que je t'aide ?

Un large sourire s'étendit sur le visage du grand blond, il fit volte face, la souleva et la plaça de suite comme elle semblait adorer, les jambes autours de sa taille et les bras autours de son cou.
Louis fondit sur les lèvres de Jo, l'embrassant langoureusement et passionnément. C'était la première fois que leurs corps se trouvaient entrelacés de la sorte, lors de leur précédente tentative, une dague était venue perturber le moment.
entre deux baisers, dans un souffle, il la regarda dans les yeux, avant de lui souffler :

- Je ne veux pas de ton aide... Je veux juste que tu sois à moi!

Puis, la plaquant contre le mur de la douche, entreprit une nouvelle découverte du corps de la Gryffondor. D'abord ses mains descendirent le long de ses flancs passant dans le bas de son dos pour caresser le creux de ses riens. Elles restèrent un moment là, flirtant avec ses fesses, le temps que les lèvres du jeune hommes entreprennent également leur exploration.
Se fut d'abord au tour du lobe de son oreille droite, puis de sa nuque, dans laquelle il prit un malin plaisir à mordiller sa peau douce et sensible.
Louis ne comptait s’arrêter en si bon chemin, il voulait profiter de chaque centimètre de Joséphine. Ses mains étaient à présent descendues le long de ses cuisses, profitant de la position pour jouer avec ses fesses tandis que les baisers continuaient leur chemin vers ses épaules.
Un nouveau soupire de plaisir avant de descendre mordiller et embrasser les seins de la belle brune. Il resta comme ça quelques secondes avant de se redresser, passer sa main droite sur la joue de la jeune fille.

- Tu me rends fou....

Quelques secondes passèrent durant lesquelles toutes pensées parasites furent bloquées par les magnifiques yeux bleus le fixant.

- Merci d'être là, merci d'être toi...



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Re: Petite promenade en France

Message par : Josephine Campbell, Jeu 8 Mar 2018 - 16:12


- Je veux juste que tu sois à moi.

Louis n'avait pas dit grand chose et pourtant ces mots résonnaient dans la tête de Jo encore et encore. Ils sonnaient un peu comme un ordre, et Jo, habituellement si désinvolte, aurait juste pour le plaisir de le contredire, joué à l'insubordonnée en lui disant que ça ne serait jamais le cas. Mais elle n'en fit rien. Parce qu'elle ne pouvait pas dire le contraire, elle n'en avait pas la force. Elle voulait être à lui. Cela faisait même un petit moment déjà que c'était le cas, mais il n'en avait encore pas pris conscience.

Et puis même si Jo avait voulu ouvrir la bouche pour répondre quelque chose, elle en aurait été totalement incapable. Louis l'avait emmené ailleurs, dans un orage de sensations qui lui faisait perdre pied et perdre l'usage de la parole.

Il l'avait plaquée contre le mur et partait à la découverte de chaque centimètres de son corps. Le carrelage était froid dans son dos et pour autant, elle n'arrivait pas à revenir à la réalité. On était loin du simple baiser romantique sous la douche. Là, on était quinze étapes au-dessus. Sa raison était loin ... Quelque part ... Au fond du lac sûrement.

Jo se laissait emportée par Louis et découvrait avec force ce qu'il arrivait à créer en elle. Un désir, une sensation de faim de l'autre que certainement rien ne pourrait rassasier. Ça faisait mal et tellement de bien à la fois. Ses baisers et ses caresses devenaient de plus en plus pressentes et elle n'avait pas peur. Elle voulait qu'il lui montre ce qu'il y avait ensuite.

Louis leva alors les yeux vers elle et lui caressa la joue.

- Tu me rends fou...

Ils se regardaient tous deux dans les yeux, la respiration haletante. Jo se perdit un moment dans son regard de glace qui essayait de percer son âme comme jamais encore ça n'était arrivé. Elle avait envie de tout lui dire, de lui avouer les sentiments qu'elle éprouvait pour lui.

- Merci d'être là, merci d'être toi...

Elle ferma les yeux un instant comme pour savourer le moment. L'émotion était tellement forte qu'elle fut prise par une montée de larmes.

Elle lui caressa à son tour le visage et laissa sa main de balader dans sa barbe.

- Louis, je ne veux plus être séparée de toi. Plus jamais. Et... Je suis à toi. Je ne veux être qu'à toi.


Jo mit alors une main sur la bouche du jeune garçon et recula légèrement la tête lorsqu'il essaya de fondre sur elle. Elle aussi avait envie de jouer avec lui et d'éveiller ses sens jusqu'à lui en faire perdre la tête.

Elle resserra ses bras autour de son cou et lui fit de doux baisers le long de son cou. Doucement, elle traça un chemin jusqu'au haut de son torse et remonta jusqu'à son menton. Ses mains jouaient sans cesse à faire des aller-retour dans ses cheveux. Elle lui embrassa le bout du nez avec un sourire espiègle.

Ni tenant plus, Jo captura les lèvres de Louis et resserra ses jambes autour de sa taille. Elle voulait l'avoir encore plus près d'elle, même s'il n'avait jamais été aussi proche l'un de l'autre. Il n'y avait plus d'espace entre eux, ni de vêtement qui jouait les troubles fêtes et pourtant elle se sentait encore loin de lui. Elle voulait plus encore. Beaucoup plus. Entre deux baisers fiévreux, Jo se mit à susurrer à l'oreille de Louis.

- J'ai envie de toi...

Elle s'arrêta un moment et prit le temps de le regarder dans les yeux. Elle voulait savoir qu'elle était sa réaction. S'il en avait aussi envie qu'elle ou...

DING DONG

La réalité. La réalité venait de sonner à la porte. Non... Elle avait dû rêver...

DING DONG

La réalité insistait... Méchamment en plus...

DING DONG


- Euh... Je devrais peut-être y aller...

Les joues encore rougies par ce qui venait de se passer Jo desserra ses jambes et se remis sur pied, difficilement.

*C'est quoi ce cirque?! Pas moyen d'être tranquille nulle part!*

Jo sortit de la douche et prit un peignoir qu'elle enfila rapidement. Elle prit une serviette et avant de la mettre sur sa tête pour tenter de sécher ses cheveux, jeta un regard à Louis. Elle s'approcha rapidement de lui et vola un baiser en murmurant un "je vais voir". Elle passa la porte de la salle de bain non sans un sourire aux lèvres. Oui, elle avait pu le voir, il en avait aussi envie qu'elle.

*Oui, mais quand même, pourquoi on doit être toujours interrompu dans les moments... Intenses ?*

Oui... C'était à croire qu'ils étaient maudits. Qui pourrait bien avoir l'envie de venir sonner à la porte de cette maison qui était inhabitée les trois-quarts de l'année?!

Jo pris soin de fermer son peignoir avant d'ouvrir la porte. Elle ne savait pas pourquoi, mais elle était à moitié surprise. C'était juste l'amie de sa mère qui avait préparé la maison pour leur venue. Elle était venue voir si "tout allait bien". Mais non... Jo n'était pas dupe. Elle était venue espionner pour le compte de sa mère. Son petit manège était tellement peu convainquant qu'elle failli éclater de rire lorsque la femme lui demanda si "son ami se plaisait dans la maison". Mais elle resta polie et fit de son mieux pour cacher son agacement. Parce qu'il n'en était pas autrement. Jo était très agacée. Louis et elle venaient d'être interrompu dans un moment très... Important ! Mais bon, elle n'était pas impolie et puis elle connaissait cette dame depuis qu'elle était toute petite alors... Elle allait gentiment la renvoyer chez elle.

- Oui, tout va bien. C'est gentil d'avoir préparé la maison, mais... Louis est fatigué. Il dort là et j'aimerai nous préparer quelque chose à manger pendant ce temps alors...

*Alors va t'en !*


L'amie de sa mère avait compris. Heureusement pas besoin d'insister.

Une fois la porte fermée... À clef... Double tour sait on jamais... Jo remonta à l'étage et fila dans sa chambre. L'eau de la douche ne coulait plus, Louis avait dû sortir.

*Je maudis les sonnettes*

Jo ouvrit son armoire. Elle devait trouver un truc mettable. Une tenue pour la nuit de potable. Malheureusement... À part les T-shirt "Free Hugs", "Sweet Dreams" ou ceux portant des nounours, elle n'avait rien...
Ellana aurait su lui trouver quelque chose. Elle lui aurait même prêté quelque chose non?...
Pincement au coeur.
Non, elle devait penser à autre chose. Quelque chose de potable à se mettre... Coup d'œil vers son sac... Elle avait une idée peut-être...

Elle sortit de son armoire, un peignoir que son père lui avait ramené du japon à l'occasion d'un voyage pour son travail. Il était en soie blanc avec des motifs fleuris dessus. Il lui arrivait juste en bas des cuisses. Voilà ça irait très bien... Et en dessous... Il n'y aurait rien d'autre que ses sous-vêtements.

*La simplicité hein... Y a rien de tel !*


Elle resserra le peignoir et fit un noeud à la ceinture, puis prit le chemin de la salle de bain. Elle donna deux petits coups sur la porte avant d'entrer.

- Louis, tu veux manger quelque chose ?
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