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Petite promenade en France
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Luna Velvet
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Re: Petite promenade en France

Message par : Luna Velvet, Dim 6 Oct 2013 - 22:52



[RP avec Andrew Collins]


Nous étions à Cannes. Ville connue pour son luxe, Luna l'adorait. Mais contrairement à ce que beaucoup de gens pensaient, ce n'était pas parce-que la ville était embourgeoisée. La jeune femme adorait cet endroit pour le soleil et la mer. Et justement, la belle blonde prenait la direction de la plage. Mais pas n'importe laquelle. Il s'agissait d'une plage privée, elle appartenait aux de Bochefort. Ce bout de sable était à 10 minutes à pied du manoir des français. Luna marchait, habillée d'une combinaison de surf et d'une paire de tong. Sa planche de surf était dans sa poche de gauche miniaturisée alors que sa baguette était dans l'autre poche. Étant majeur, Luna pouvait usé de la magie en dehors de Poudlard donc elle n'allait pas se priver!

Arrivée à la plage où personne n'était encore présent, Luna sortit sa baguette et redonna la forme initiale à sa planche, Velvet n’était pas devenue folle pour utilisée la magie dehors puisque la plage avait des sortilèges repousse-moldus, donc la blonde n'avait aucun soucis à se faire. La planche sous le bras, Luna avait un sourire. Elle allait pouvoir se libérer pour la fille aux cheveux d'or, le surf était bien plus qu'un sport. Il s'agissait d'une passion, d'un moyen d'évasion que personne ne lui enlèverait. De plus, elle était très attachée à sa planche.

Le jour où la blonde avait reçue sa planche resterait gravé dans sa mémoire. Luna vennait d'avoir quatorze ans. Sa grand-mère lui offrit la planche en lui disant qu'elle avait été, à une certaine époque à sa mère, Cécile. Ce que certains considéraient comme une vulgaire planche de bois la blondinette le considérait comme une relique.

La franco-anglaise vit qu'il y avait de grosses rafales, chose étrange dans le Sud de la France. Le sourire de Luna se fit de plus en plus grand. Elle entra dans l'eau que le soleil n'avait pas eut le temps de chauffer, puisqu'il devait être à peu près 9h, il faisait donc encore chaud pour pratiquer le sport aquatique. La jeune femme entra dans l'eau jusqu'aux hanches et aplatit sa planche à la surface de la mer. Voyant qu'une vague se formait, Luna s'allongea sur sa planche nagea à l'aide de ses mains en prenant la direction du rouleau et se leva d'un coup rapide et gracieux. La blonde avait les pieds parfaitement parallèles les bras à l'horzontal pour garder son équilibre. La sorcière, concentrée appreciait tout de même cette sensation. Elle avait l'impression de voler. "Quelle sensation" pensa la jeune femme.


Dernière édition par Luna Velvet le Ven 8 Nov 2013 - 16:19, édité 1 fois
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Andrew Collins
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Re: Petite promenade en France

Message par : Andrew Collins, Dim 3 Nov 2013 - 19:06



    Cette dernière année de cours était décisive pour le jeune homme. Il devra quitter Poudlard en soyant sur de ce qu'il veut faire comme profession, mais pour l'instant le garçon n'en avait pas la moindre idée, et cela l'inquiétait énormément. Les cours prenaient tellement de place dans sa vie, qu'il n'avait peu de temps à accorder à sa petite-amie, mais étant dans le même cas que lui, elle ne le vivait pas mal. Il fallait que le beau brun puisse respirer un peu, qu'il puisse avoir le temps de souffler et de décompresser. C'est ainsi qu'il quitta Poudlard le temps d'un week-end afin de se retrouver et de passer un peu de temps seule. Car, n'oublions pas qu'Andrew a passé tout un été à rechercher sa famille qu'a se reposer, et c'est cette décision qu'il regrettait avec amertume aujourd'hui.

    La destination de son week-end de repos fut Cannes. Une ville plutôt luxueuse et embourgeoisée se situant en France. Fort heureusement, ce n'est pas pour les raisons citées auparavant que l'anglais avait choisi ce lieu mais parce que c'est une ville qu'il a, de nombreuses fois, eu envie de visiter grâce notamment à la mer et au soleil qui y régnait constamment.  De plus, il voulait secrètement passer ses prochaines vacances dans cette fabuleuse ville avec l'élue de son cœur. Grâce au système de Portoloin (n'ayant pas encore passé le permis de transplanage), Andrew se rendit en France dès le vendredi soir. Pour la nuit, il prit une chambre à l'hôtel Martinez, non loin de la plage.

    Le lendemain, aux environs de 9h, il se rendit à la plage, alors que celle-ci n'était pas encore très fréquentée. Mais avant, il prit son petit déjeuner, les menus changeaient de ceux proposés à Poudlard ou en Angleterre en général. Retournant dans sa chambre, il défit son sac, et se vêtu d'un maillot de bain et pris une serviette et quelques vêtements de rechange. Bien que la température extérieur était un peu fraîche, le Pouffy ne voulait pas quitter cette ville tant qu'il ne s'y serait pas baigné. Il sortit de l'hôtel, parcourut quelques mètres et enfin, arriva sur la plage.

    Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti cette sensation que celle de marcher sur la sable, les cheveux au vent, et les yeux éblouis par un soleil resplendissant ! Seulement voilà, il n'était pas le seul à avoir eu cette idée. En effet, une silhouette féminine apparemment, surfait à la mer. Il admirait grandement les surfeurs ou surfeuses. Andrew restait là, planté sur la plage à admirer cette femme qui se débrouillait plutôt bien. Lui-même n'avait jamais encore eu l'occasion de surfer mais la sensation que cela devait procurer était certainement époustouflante ! Déposant sa baguette, ses vêtements de rechange et le tout recouvert par sa serviette, sur le sable il courut vite jusqu'à l'eau et sans réfléchir, y plongea directement afin de s'adapter le plus rapidement possible à la température. Intrigué par la surfeuse, il nagea jusqu’à elle, au moins pour lui confier son admiration. Arrivé devant elle, il fut stupéfait ! Effectivement, la dites surfeuse était une sorcière que le grand brun avait de nombreuses fois croisé dans les couloirs, et même qu'ils avaient été partenaire durant un cours de potion en commun avec les Serpentard justement.


    -"Luna ?! Sacré surprise dis donc !" Dit-il, souriant, à son interlocutrice, débout sur le surf. "Qu'est-tu venu faire ici ? Bravo, tu m'as beaucoup impressionné en surfant." Le Pouffy ne pouvait s'empêcher de déclarer son admiration envers elle. Il n'était pas mécontent de rencontrer quelqu'un de familier dans un endroit aussi improbable que celui-ci !
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Luna Velvet
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Re: Petite promenade en France

Message par : Luna Velvet, Lun 11 Nov 2013 - 0:41


Les bras toujours à l'horizontal pour ne pas tomber, Luna appréciait énormément le contact qu'elle avait avec la planche en bois. Lorsqu'elle surfait, la blonde aimait faire abstraction de ce qui l'entourait, elle avait l'impression d'être dans un monde où elle ne faisait qu'un avec son instrument de surf. La sorcière faisait attention à l'odeur salée de la mer, aux bruits des vagues. Elle affectionnait ces moments qui la déconnectait du monde réel. La verte et argent fut tirée de son moment de plénitude par une voix masculine.

-Luna ?! Sacré surprise dis donc ! Qu'est-tu venu faire ici ? Bravo, tu m'as beaucoup impressionné en surfant.

La jeune femme très surprise manqua de peu la chute. Afin de voir à qui appartenait cette voix, Luna descendit de sa planche pour faire face au jeune homme qui était tout sourire. Il s'agissait d'Andrew Collins, un poufsouffle de son année qui avait partagé plusieurs cours avec elle. La belle blonde fut étonnée que quelqu'un puisse être sur cette plage qui était la propriété des de Bochefort. La demoiselle, légèrement sur la défensive répondit.

- Merci, mais qu'est-ce que tu fais ici? Il s'agit d'une propriété privée.

La sang-pur se demanda alors si les sortilèges visant à repousser les personnes extérieurs à sa famille étaient activés. Après quelques secondes d'interrogations, la blondinette se dit qu'ils n'étaient pas mis en place puisqu'un couple de sorciers était assis à la limite de la plage privée. Regardant le jeune homme face à elle, Luna vit son regard admiratif. Ce n'était pas la première fois qu'on la félicitait pour son niveau de surf. La blonde avait même songé passé un temps de faire des compétitions mais elle ne pouvait pas faire concorder l'emploi du temps de Poudlard avec des extra comme celui-ci.

Un jour, lors d'un voyage en Australie, l'héritière Velvet avait participé à un concours de surf et ce fut une très bonne expérience. Bien qu'elle n'ait pas eut la première place, la jeune femme vit les progrès qu'elle pouvait faire par rapport aux autres participants très expérimentés. Cette dernière avait pu parler avec des membres du jury qui étaient surfeurs professionnels, et la blonde essayait donc d'améliorer de jour en jour son niveau pour essayer de refaire un compétition lorsque l'occasion se présentera à nouveau.

Quoiqu'il en soit, la blonde fut tout de même flattée par les paroles de son camarade sorcier. Velvet se dit qu'elle devait lui proposer de faire du surf. Après tout, Luna savait en faire, alors pourquoi ne pas faire cours au poufsouffle qui semblait mourir d'envie de monter sur une planche. Les bras sur son surf, Luna regarda Andrew dans les yeux très sérieuse et elle lui proposa spontanément.

- Ça a l'air de te plaire, tu veux essayer?
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Andrew Collins
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Re: Petite promenade en France

Message par : Andrew Collins, Mar 12 Nov 2013 - 11:32


Apparemment, la jeune femme fut stupéfait de le voir ici. Ce qui lui semblait bizarre car c'était une plage comme une autre. La jeune femme le regardait toujours avec autant d'étonnement puis, d'un ton assez axé sur la défensive lui demanda ce qu'il faisait ici sachant qu'il s'agissait d'une propriété privé. Cette fois, ce fut au tour de l'anglais d'être stupéfait. En effet, aussi loin qu'il s'en souvenait, Andrew n'avait pas souvenir d'avoir vu un panneau ou une quelconque indication informant que cette plage était privée. D'autant plus qu'en scrutant les alentours, on pouvait distinguer un couple assis près de la plage, eux non plus n'avaient pas vu l'indication en question. Enfin bon, passons, Luna n'allait pas lui en vouloir pour cela, et encore moins le virer. Ils se connaissaient à peine, certes, mais ils s'étaient toujours bien entendu il n'y avait donc aucune raison pour que cela change aujourd'hui.

Après ce petit épisode de stupéfaction, c'est le cas de le dire, le beau brun continuait de regarder la surfeuse comme une héroïne. Le jeune garçon se souvenait d'une petite anecdote concernant son enfance. Le couple de vieux chez qui il avait vécu deux ou trois ans, avant que ces pouvoirs magique ne se manifestent, avait un neveu qui était surfeur. Et tous les week-end, Andrew assistait aux différentes compétitions. Cependant, jamais encore il n'avait vu quelqu'un aussi bien surfer que la Serpy. Étonnant qu'elle n'est jamais pensée à faire des compétitions. Bon, c'est sur qu'étant une sorcière à Poudlard, ce n'est pas facile à gérer comme emploi du temps.


Les deux jeunes gens, se regardait toujours dans les yeux, elle paraissait flattée des compliments du jeune homme tandis que ce dernier était toujours autant impressionné. C'est ainsi que, spontanément, d'une voix très sérieuse, elle lui demanda si ça lui plairait d'essayer. L'anglais fut honoré de cette proposition. C'est vrai que, malgré les nombreuses compétitions auxquels il avait insisté, jamais il n'avait osé demander à son cousin de lui laisser essayer. Malgré son soutiens et son admiration pour cette discipline, il n'en avait jamais fait. Maintenant que le jeune homme avait une occasion d'en faire, il fallait la saisir.

L'eau était un peu fraîche mais ça allait, le garçon n'avait pas à se plaindre. Regardant la planche avec admiration, il tourna de nouveau son regard vers les yeux de son amie et répondit favorablement à cette proposition en hochant la tête. Les mots étaient comme des pierres, bien sur ce n'était pas grand chose, mais pour lui cela représentait beaucoup. En dehors de ses quelques amis et de sa petite-amie, personne ne lui accordait beaucoup d'importance, et pourtant Andrew était quelqu'un d'attentif, aimable, drôle et très sociable, peut-être un peu réservé c'est vrai. A son tour il regarda sérieusement la blonde dans les yeux, et répondit d'une voix calme :


-"Oui, avec grand plaisir. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en faire alors pourquoi pas !" Dit-il, enthousiasmé.

Luna descendit de sa planche et se laissa glisser à l'eau, laissant ainsi la place au jeune garçon. Délicatement, il monta sur la planche en s'y allongeant. Le regard jeté sur celui de sa dénommée professeur, attendant d'avoir les instructions. Fort heureusement, à force d'avoir vu le neveu de ses "parents" adoptif on va dire, Andrew avait appris quelques bases, rien de bien compliqué. Ce qui ne voulait pas dire pour autant qu'il savait en faire.
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Luna Velvet
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Re: Petite promenade en France

Message par : Luna Velvet, Dim 17 Nov 2013 - 23:04


HRP:
 
Après avoir émit la proposition de se convertir en professeur de surf, la belle blonde vit le jeune homme étonné, comme s'il n'avait pas l'habitude d'être le centre d’intérêt. Ce fut avec un sourire amusé que Luna entendit l'anglais avec emballement.

-Oui, avec grand plaisir. Je n'ai jamais eu l'occasion d'en faire alors pourquoi pas !

Ce fut en lui cédant la place que la verte et argent se rendit compte qu' Andrew était la première personne à utiliser son surf à part elle-même ou sa mère. La franco-anglaise était légèrement perturbée, mais elle chassa cette idée négative en se secouant la tête, cette journée s’annonçait plutôt bien. Et bien que l'eau ne se soit pas encore totalement réchauffée par les rayons matinaux du soleil, la blonde sentait qu'elle allait passer une bonne journée loin de toute mauvaise pensée.

Une fois le poufsouffle allongé sur le surf de bois peint en blanc Luna remarqua que sa position n'était pas mauvaise. La sorcière poussa un faible soupir de soulagement, elle n'allait pas passer une décennie à lui expliquer comment se tenir sur une planche en bois. Se maintenant à la surface de l'eau grâce à des battements de jambes, la prof improvisée se mit face au jeune homme pour lui expliquer les bases du surf.

- Tout d'abord, je tiens à te rassurer. Si tu tombes ce n'est pas grave, ce sera même normal . Donc sois tranquille si tu bois la tasse ou aspire de l'eau par le nez, fit Luna avec un sourire amical. Ensuite lorsque tu vois une vague ne fonce pas dessus, essaye de t’insérer pour ne faire qu'un avec la planche et l'eau. Pour finir, si tu tombes pense à aller sur le côté pour ne pas te faire mal avec la planche.

La blonde chercha dans sa tête d'autres conseils mais elle ne savait pas trop quoi ajouter. La sorcière adaptera la leçon en fonction des difficultés qu'Andrew rencontrerait. Luna se dit qu'elle devait peut-être mettre en garde son élève par rapport à son surf. La planche en bois n'était pas très grande et elle était très légère, signe que Velvet s'en sortait plutôt bien en surf. La jeune femme sonda le corps allongé sur la planche. Elle vit qu'avec le poufsouffle, ils avaient à peu près la même silhouette grande et musclée sans entrer dans l’excès. La blonde se dit que le jeune homme n'aurait pas non plus trop de mal à s'adapter à la planche.

Luna était impatiente de voir comment allait se débrouiller Andrew. Il semblait l'air heureux de l'attention que la septième année lui offrait. En y pensant plus sérieusement, la sang-pur se souvint qu'a Poudlard son camarade était toujours très discret et qu'il n'était que très peu entouré, un peu comme elle. Voyant la compatibilité de leurs caractères, la verte et argent ne put s’empêcher de sourire. Toujours souriante, la blonde sentit la brise fraîche de ce début de journée et elle ne parvint pas à retenir son frisson. Puis accompagnée du vent, une vague se forma à quelques mètres des adolescents. Luna encouragea Andrew en lui disant que même s'il n'y arrivait pas du premier coup, l’essentiel était de passer du bon temps.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Invité, Mar 24 Déc 2013 - 2:09


{Plus d'un mois, si souci, Mp }


RP Unique


N’avez-vous jamais ressentit cette sensation ? Sensation qui vous pousse et vous oblige à faire quelque chose. Une chose à laquelle vous n’avez jamais pensé, une chose que vous n’avez jamais voulue faire, et que vous ne voulez toujours pas. Pourtant, vous ne pouvez faire autrement, vous le savez, vous le sentez. Alors vous essayez de vous battre, en vain la plupart du temps. Quoi que vous fassiez, elle est là, elle vous guette et veille à ce que vous fassiez ce qu’elle et elle seule veut. Non, vraiment ? Vous ne l’avez jamais ressentie ? Eh bien je peux vous dire que vous avez de la chance. Beaucoup de chance. Certains vous diront que ça les a aidé à avouer leurs sentiments à la fille qu’ils aimaient, d’autres vous diront que ça les a aidé à remballer cet ami qui devenait lourd, mais moi, je peux vous le dire, cette sensation, cette force, n’est qu’un démon. Et j’ai pu en faire l’expérience plusieurs fois. Elle vient sans arrêt m’harceler dans mes pires moments le plus souvent, mais aussi dans les plus beaux. Elle n’est là que dans un but : me pourrir la vie. Et ça marche. Elle cherche même plus, mais je ne crois pas qu’il faut que je vous en parle. Je crois qu’il faut que je garde ça pour moi et même, je ne devrais peut-être pas vous dire tout ça. Pourtant, je le veux, j’en ai besoin. J’espère qu’un jour je pourrais me faire comprendre auprès de quelqu’un, mais ce jour ne sera sûrement pas aujourd’hui. Vous voulez tout savoir ? Vous voulez savoir comment je me suis retrouvée là, debout sur une chaise, la corde au cou ? Eh bien voilà :


Je me suis réveillée ce matin, dans le petit grenier de ma boutique. Les odeurs des friandises au-dessous de moi, venait, comme tous les autres matins ou je me réveillais ici, me chatouiller les narines. Mon ventre a alors poussé un gros grognement qui me fît sursauter. Je crevais la dalle. Après avoir ramassé les couvertures dans lesquelles je m’étais enroulée pour dormir, je descendis l’échelle, puis enfin les escaliers en colimaçon de ma boutique pour aller au rez de chaussée où des tas de friandises toutes plus excellentes les unes que les autres m’attendaient. Le paradis autrement dit. Une fois le magasin ouvert, je retournai derrière mon comptoir où je grignotais quelques bombons. Bon, ok, j’avoue, j’engloutissais plutôt des dizaines de bonbons à la fois, mais j’avais faim. Puis cette boutique était à moi, je faisais ce que je voulais. Aucun client n’était encore en vue, ce matin s’annonçait des plus tranquilles. Tant mieux.


Ça va, vous suivez jusque-là ? Matin ordinaire n’est-ce pas ? Je trouve aussi. Tout était bien parti, tout allait bien, en plus, j’étais d’excellente humeur ce matin, chose de plutôt rare ces derniers temps. Mais il faut croire que les choses changent vite parfois. Très vite même. Et j’en ai la preuve dans la suite de mon récit. Attention, vous êtes prêts ? Vous allez me prendre pour une tarrée, mais soit, après tout, c’est peut-être ce que je suis réellement. Donc voilà la suite :


Vers les 9h, mon serveur et gérant du magasin est arrivé. J’allais enfin pouvoir partir me consacrer à mon autre métier, plus mouvementé, celui d’Auror. C’était cool. J’étais contente d’avoir réussi à devenir Auror. Pour moi, ça avait été mon rêve depuis que j’en avais entendu parler à mon entrée à la célèbre école de Sorcellerie qu’était Poudlard. Un rêve que finalement, j’avais réussi à réaliser. Avant de partir, j’échangeai quelques mots avec Aaron, puis je me dirigeai vers la sortie. Mais c’est là que tout commença à basculer, c’est là que je ne me suis plus contrôlée. La force dont je vous parlais au début venait de ressurgir en moi. Et je le savais, je ne m’en sortirais peut-être pas cette fois. De douleur, je m’étais effondrée au sol. Un étau me serait la poitrine. Je n’arrivais plus à respirer. Etrangement, ou peut-être normalement, je ne paniquai pas. J’avais l’habitude. Avant que mon gérant ne revienne de l’arrière-boutique, je m’étais relevée. Je ne voulais pas qu’il sache quoi que ce soit sur moi à pars que je suis sa patronne et encore moins sur ça, sur ces crises. Mais quand je quittai le magasin, je n’étais pas moi-même, il était encore là. Il, parce que pour moi, à mes yeux, cette sensation était égale si ce n’était supérieure à un homme. Elle avait plus de pouvoir sur moi que n’importe qui, elle en avait même plus que moi. Si tout avait été normal, c’est la direction du ministère de la magie que j’aurais pris. Si tout avait été normal… Mais ce n’était pas le cas, j’en étais loin. A ce moment-là, j’étais tout, sauf normale.


Au lieu donc d’aller à mon boulot, c’est mon balai que j’avais amené à moi avec un sortilège d’attraction avant de l’enfourcher pour m’envoler pour une destination encore inconnue. (Ca fait pas un peu conte de fée ça ? Les destinations inconnues où l’on trouvera le bonheur…). En tous cas, si en lisant ça vous pensez que c’est vers une belle destination paradisiaque et où je n’aurais plus aucun souci que je m’envolais, vous vous trompez, beaucoup. Non. Vers où j’allais, la France. Je n’avais décidé ça qu’au dernier moment. Pourquoi la France ? Je n’en sais trop rien. Peut-être parce que j’avais toujours dis que j’irais au moins une fois dans ma vie. Mais pourquoi maintenant, pourquoi là au lieu du ministère de la magie, de mon boulot ? Pourquoi mon balais et celui qui me contrôlait m’emmenait ici ? Je me posais et pose encore là même question. Mais je ne pouvais pas lutter. Je ne pouvais rein faire, je me laissais juste porter. S’il y a un lieu à visiter en France, c’est bien la capitale non ? Avec sa célèbre grande Dame de Fer. Ouais… ben non. Ce n’est pas là où mon balai m’emmenait. C’était dans un coin, plus au Sud. Un coin de campagne où les oiseaux chantaient gaiement ne se souciant de rien mis à part des chats sauvages qui les traquaient à longueur de journée. Quelque part, c’était bien un coin paradisiaque. C’était un coin où les gens, (pour le peu qu’il y avait) et où tous se sentaient bien. C’était calme, c’était beau, c’était agréable, que demander de mieux ? Une chose dans mon cas, de ne pas avoir à subir ce que je subissais à l’intérieur de moi où une guerre était déclarée entre le bien et le mal.


Quand j’ai atterri, j’étais au milieu d’un champ. Lui aussi entouré de champs, qui étaient eux aussi entourés de champs. Autrement dit, j’étais paumée dans un désert de champs. Dans certains, broutaient des vaches. Dans d’autres, plusieurs légumes étaient récoltés. C’était The Campagne. Bon après tout, je voyais les choses positivement : si c’était tout ce dont il était capable pour vouloir m’éliminer, alors je ne m’en tirais pas si mal. Mais il avait fait bien pire quelques fois, et j’aurais du me méfier cette fois-ci. J’aurais dû me douter qu’il ne m’enverrait pas simplement là pour admirer le paysage. Non, bien sûr que non. Non loin de moi, à côté du champ où je me trouvais encore mon balai à la main, je distinguai alors un petit chemin en terre. Sans hésiter, j’allais donc le rejoindre. Ce n’est que maintenant que je suis sur cette chaise que je m’aperçois que je suis et que j’étais tellement naïve. Beaucoup trop. Je me demande comment le Choixpeau a fait pour trouver ce brein d’intelligence qui a fait, avec toutes les autres qualités des bleus et bronze, qu’il m’envoie là-bas. C’est une question que je me poserais toute ma vie, et sachant qu’elle risque de se finir très bientôt, toute ma mort. Je ne sais pas si c’est possible de se rappeler et de se poser des questions lorsque l’on est mort, mais si ça l’est, je le ferais. Donc, revenons-en à nos moutons. Naïve comme je suis, c’est alors toute fière de moi que je m’était aventurée sur le chemin de terre. Une fois au milieu de celui-ci, j’étais restée plantée au moins cinq minutes à réfléchir pour savoir si je devais partir à droite où à gauche. Que crois que la droite et la gauche sont des dilemmes qui nous poursuivent toute notre vie. Que ce soit sur une route où pas, on doit toujours savoir quelle chemin nous devons suivre, et pourtant, c’est souvent sur de savoir. Et c’est encore une fois dans cette situation que je me retrouvais. Et dans ces moments-là, je perdais vite patience, et je ne cherchais même plus à trop réfléchir, je partais. Et c’est ce que j’ai fait. Je suis partie sans même savoir de quel côté. Au bout d’une dizaine de minute de marche, où je ne pouvais pour je ne sais quelle raison utiliser mon balai, j’apercevais au loin une maison. Ou au moins, un bâtiment. De ma position, je ne distinguais encore rien de très précis. Mais pour moi, cette bâtisse était un espoir. Espoir de quoi ? J’avais qu’à prendre mon balai et partir comme j’étais venue. Mais cet espoir n’était en réalité pas le mien, mais celui de la force qui m’habitait. C’est à ce moment-là, et seulement à ce moment-là que j’ai réalisé que je faisais une connerie, que je n’aurais jamais dû le laisser me conduire jusque-là. Malgré toute l’énergie qu’il me demandait, j’étais encore sûrement capable de l’arrêter non ?


Même si j’avais eu assez de force pour m’en sortir un peu plus tôt, je savais que maintenant, c’était trop tard. Il allait aller jusqu’au bout, il allait réussir, aujourd’hui. Et j’étais à présent devant la porte de la vieille baraque abandonnée. Je voulais reculer, je voulais faire demi-tour, je voulais remonter le temps et recommencer cette journée, mais j’en étais dans l’incapacité. Je poussai donc la porte. Derrière celle-ci, la maison n’était pas plus élégante que dehors. Des tonnes de poussières jonchaient le sol. En plus de ça, des insectes morts, des débris de verre, tant de choses. A mesure que j’avançais dans cette demeure, je découvrais plusieurs portes et vitres cassées, des multitudes d’objets abandonnés. Devant la cheminée, un cadre photo cassé par terre. Dedans, une vieille photo en noir et blanc. Je pouvais y distinguer plusieurs enfants, heureux, accompagnés d’une vieille femme, le visage fatigué, des rides apparentes. Surement les anciens habitants de cette maison.


Vu l’ancienneté de la photo, j’étais sûre de ne pas être dérangée. Dérangée pour quoi au juste ? Ce n’était pas moi qui voulais être tranquille, mais encore une fois, lui. Je suis folle. Je sais… Je m’en aperçois, oui, mais je n’y peux rien. Peut-être qu’un jour, j’en guérirais, peut-être que je n’en aurais pas le temps. En tous les cas, il fallait que ça change, que je change. Je ne pouvais passer toute ma vie avec cette chose qui me hantait. Alors peut-être qu’elle faisait une bonne chose peut-être qu’elle avait raison, et que de partir me permettrait de m’en débarrasser. Ma bonne humeur du matin ne m’avait finalement pas totalement quittée, je voyais les choses avec un certain optimisme qui m’étonnait moi-même. Je pense surtout que je savais juste que pour moi, c’était foutu. Je ne pouvais lutter plus longtemps, et la mort était la seule solution qui me restait. Et puis je ne laisserais personne seul. Ou alors que deux ou trois sorciers ou sorcière qui avaient eu le courage d’essayer de me connaître. Mais tellement peu tenaient à moi, ils s’en remettraient. Pendant que toutes ces pensées se baladaient dans ma tête, je n’étais pas restée plantée devant cette photo. Oh non. Sans savoir comment j’avais fait et où je l’avais trouvée, j’avais réussi à dénicher une corde sur laquelle j’avais effectué un parfait nœud pour me pendre, et que j’avais ensuite accrochée au-dessus d’une porte, à une pointe solidement enfoncée dans le mur.. Je ne comprenais pas où j’avais appris à faire ça, où il avait appris ça. En plus de la corde, j’avais amené une chaise mal empaillée, prête à craquer. Mon dernier réflexe fût de poser mon balai non loin de moi dans un coin et de monter sur la chaise. Sans réfléchir, j’avais passé la corde autour de mon cou, et me revoilà maintenant où j’en étais au début, debout sur cette chaise, la corde au cou. Alors je fais quoi ? Je laisse tomber la chaise, j’attends un peu ? Je la laisse craquer sous mon poids où dans ce cas, je porterais la faute sur la chaise et non pas sur moi ? Les larmes coulent sur mes joues. Non, je n’ai pas envie de pleurer, je ne suis pas triste parce qu’il ne l’est pas non plus. Je suis même plutôt détendue. Lui, est heureux. Malgré ça, je sais qu’au fond de moi, le bien essaie de se défendre. Je sais que c’est lui qui fait couler mes larmes, je sais que c’est lui qui veut m’empêcher de faire ça, je sais que c’est lui qui me fait hésiter. Au milieu de ça, je ne sais plus qui je suis. Suis-je le bien, le mal, aucun des deux ? Je n’en sais absolument rien. Je sais juste que me pendre, le faire, aurait des côtés négatifs, oui, mais aussi positifs. Et c’est surtout ces points positifs que je vois en ce moment même. Alors pourquoi ne pas écouter ce que je vois le mieux pour moi ? Pourquoi ne pas l’écouter ?


Soudain, j’entends du bruit. Un grand bruit sourd, la porte qui claque contre le mur. Deux secondes après, même pas, j’entends des pas derrière moi et le bruit de quelqu’un qui respire fort, il est essoufflé. Au même moment, je me décide. Tant pis pour cet homme, il verra mourir quelqu’un devant lui, mais je ne veux pas lui laisser l’occasion de m’empêcher de le faire. Je commence donc à faire basculer la chaise et je sens la corde se resserrer lentement autour de mon cou. Ma fin est proche, je vais enfin pouvoir me débarrasser de lui. Je finis de faire basculer la chaise et me retrouve pendue au bout de cette corde. Je sais que je n’en ai pour pas longtemps. Je sais que je ne reverrais bientôt plus la lumière. Mais la chaise n’est pas tombée, il a couru, et bientôt, je ressens à nouveau la vieille chaise empaillée sous mes pieds. A quoi joue-t-il ? Je retrouve petit à petit ma vue qui s’était troublée et m’évanoui un instant après.


Quand je me réveille, je suis au milieu d’un géant lit à baldaquin aux couvertures complètement bouffées par les mites. Dans la maison, j’entends encore du bruit. Je me lève avec le peu de force qui me rester et en me tenant aux murs, j’arrive à le diriger vers la cuisine. En passant, je passe devant la porte où j’avais voulu me pendre. Là, tout me revient alors en mémoire. Et je sais que ce bruit que j’entends, n’est rien d’autre que l’homme sui m’a « sauvé ». Par une fenêtre cassée, je m’aperçois qu’il fait nuit. En arrivant dans la cuisine, je suis bien décidée à engueuler celui qui m’a empêché de me débarrasser de lui. Et maintenant, je le sais, j’en suis sûre, ce n’est pas lui qui m’a forcé à faire basculer la chaise, c’est moi qui l’ai fait. Il m’a juste convaincu de le faire et il aurait réussi si personne n’était venu la gêner. Quand je le vis, il s’affairait dans la cuisine essayant de trouver quelque chose d’encore mangeable. Finalement, il ne trouva rien. Quand il me vît, il ne sourit pas. Il me regarda juste, impassible.

Je peux savoir qu’est-ce qu’y t’a pris ?


Il parle français, mais je le comprends. Ça sert de rester toute son enfance avec sa grand-mère française. Bon, pour ce qui est de lui répondre, je suis beaucoup moins sûre de moi, et je fais un gros effort pour avoir un accent anglais le moins prononcé possible. Finalement, en sortant de ma bouche, mes paroles sont compréhensible, c’est déjà bien.

Et toi ? Je peux savoir moi aussi ?

Tu allais te pendre devant mes yeux. Tu crois vraiment que j’allais te laisser faire ? lui répondit-il d’un ton sec avant de continuer. Je peux savoir d’où tu viens ?

Eh bien oui ! Tu aurais dû ! Répliquais-je d’un ton amer. Et toi ? Tu viens d’où hein ?

Ne joue pas à ça avec moi. C’est moi qui pose les questions, je pense être plus chez moi ici que toi vu ton accent.

Non, tu as raison, je suis anglaise, et alors ?

Alors que fais-tu ici ? Pour te pendre en plus !


Doucement mais sûrement, malgré l’ambiance plutôt tendue, l’échange entre nous, lui, l’était moins. Le jeune homme sui me faisait face était grand, blond, les yeux bleus, plutôt beau mais ce n’était qu’un tout petit détail en ce moment même. Après un temps où je réfléchis à tout ce qui m’était arrivé durant cette journée, Je répondis enfin.

Je n’en sais rien… Pas plus que toi. Je le devais, c’est tout.

Mais qui es-tu ? C’est quoi cette histoire !?

Laura. Laura Greyss. C’est mon nom. Je suis une sorcière. Et cette histoire, comme tu le dis, serait bien trop longue à raconter.


Au moins, il saura tout sur moi. Je ne veux pas commencer à cacher des choses aux gens. J’assume ce que je suis et au pire, si jamais je le choque trop, je n’aurais qu’à lui effacer la mémoire même si je ne suis pas tellement en état pour là. Bizarrement pourtant, il ne s’attarda pas sur le fait que je sois une sorcière.

Alors si je comprends bien, tu es venue d’Angleterre pour te pendre ici sans aucune raison ?

Ouais… En gros c’est ça… Je peux au moins avoir ton nom ?

Mathew. Je suppose que t’as faim… Mais ya rien à bouffer ici. Si tu veux je t’emmène chez moi histoire que je te serve quelque chose à manger et que tu puisses te reposer, ici ce n’est pas très adéquat.

Non ! criais-je presque. Je ne veux déranger personne, je vais repartir. Repris-je plus calmement.

Tu n’es pas en état de voyager, suis moi.


Sans me demander plus mon avis, il m’attrape par le bras et me traine dehors. En Passant, je réussis à attraper mon balai. A l’extérieur, sa voiture nous attend. Il m’y fait monter, va s’installer derrière le volant et démarre. Pendant tout le trajet nous ne parlons pas. Je me risque quand même à lui demander ce qu’il faisait là pile au moment où j’allais me pendre, mais il ne me répond pas. Arrivés chez lui, il me fait entrer et me conduit dans la chambre d’amis où je dépose mon balai. Il me dit de m’allonger pour me reposer et deux minutes plus tard est de retour avec un plateau sur lequel de merveilleuses pâtisseries Moldues m’attendent. Je fini de manger un peu plus tard, et il revient. Je dors déjà à moitié. Il enlève le plateau de mon lit, remonte les couvertures pour mieux me couvrir, me dépose un baiser sur le front et part. Je n’ai pas le temps de me demander pourquoi, je sombre déjà dans le sommeil.


Le lendemain, quand je me réveille, il est dans la même chambre que moi, dans un coin, sur un fauteuil rembourré. Je me lève sans bruit, et lui laisse un mot sur le lit ou je le remercie de son accueil et de tout ce qu’il a fait pour moi, lui promettant de repasser le voir souvent. J’attrape ensuite mon balai et sors de sa maison sans me retourner. J’ai besoin de prendre l’air, de retourner à ma vie d’avant. Et c’est ce que je fais. La chose qui me hantait est partie, au moins pour le moment.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Crystal M. Ertz, Ven 3 Jan 2014 - 18:56


Rp avec la merveilleuse Ailyne Lawson :3


La nouvelle année commençait dans une ambiance plutôt triste pour la jeune alchimiste. Il faut dire que c'était son premier réveillon en dehors du château et elle se sentait plus seule que jamais. Crystal savait qu'elle allait très vite devenir folle si elle ne croisait pas un visage connu dans le semaine qui allait suivre. Elle n'était vraiment pas faite pour la vie de solitaire, et venait à peine de le comprendre. La jeune alchimiste prit donc une initiative pour s'échapper de sa vie de rat de bibliothèque et de laboratoire. Assise à un bureau encombré par maintes piles de livres et de papiers usagés, elle réussit à trouver un parchemin vierge et une plume, ainsi qu'un vieux pot d'encre un peu séchée, ça ferait l'affaire.

La jeune femme avait toujours rêvé de voyager dans le monde, partir loin et longtemps, découvrir d'autres modes de vie ainsi que les traditions et les coutumes. Crystal avait toujours aimé l'histoire, et elle était aussi à fond dans tous les mythes et légendes moldus, qu'elle trouvait passionnant. Elle écrivit une lettre de son habituelle écriture soignée avant de se précipité sur le vieil hibou de son maître alchimiste.

- Va porter ça à Ailyne Lawson s'il te plait. Et essaie de ne pas t'arrêter en chemin!  

Crystal passa une bonne partie de la journée à tourner en rond dans sa petite chambre, espérant que la réponse de la belle Poufsouffle ne tarderait pas à revenir et qu'elle soit positive. Elle avait apprit que miss Lawson  avait des origines françaises, or, la France était un pays regorgeant d'Alchimie. Quoi de mieux pour s'échapper? De plus, elle crevait d'envoie de revoir la jeune femme. Crystal l'avait rencontrée au bal de Noël grâce à Liam, mais elles n'avaient pas vraiment eu l'occasion de faire connaissance. Quoi de mieux qu'un voyage loin de l'Angleterre pour devenir amie? Mais bien sûr, rien n'était encore fait. Pourquoi accepterait elle?

Le soir même, le vieux hibou réapparut sur le rebord de la fenêtre, ce qui provoqua une crise d'hystérie sur la jeune femme qui ne manqua pas d'intriguer son maître. Crystal lui expliqua la situation tout en lisant la réponse de sa correspondante. C'était une réponse positive! Ailyne était d'accord pour partir en France avec elle! Maître Deesty semblait beaucoup moins enthousiaste, mais au bout de plusieurs minutes de supplications, il finit par craquer. Ailyne était prête pour partir le lendemain matin, ce qui arrangeait la jeune alchimiste. Elle prépara un sac avec ses affaires et de quoi prendre des notes, relu ses recherches et se coucha de bonne heure. Elle ne dormit pourtant presque pas ce jour là. Elle avait trop d'énergie en elle et elle ne cessa de se retourner encore et encore dans son lit.

Lorsqu'elle ouvrit les yeux le lendemain après deux trois heures de sommeil léger, Crystal avait des images de Tour Eiffel dans ses yeux. Les deux femmes s'étaient données rendez vous devant une librairie à l'entrée de Pré-au-Lard. Elle n'avait pas prit beaucoup avec elle et portait seulement un sac à dos et un autre petit sac à bandoulière, cependant, ceux-ci étaient remplis et attiraient le regard des premiers passants matinaux. Mais Crystal ne prêtait attention à personne, si ce n'est à la silhouette d'une jeune fille qui avançait dans sa direction.

- Hey! Salut Ailyne! Prise d'un élan d'affectivité, Crystal se précipita sur son amie, et lui fit un calin avant de s'éloignée, un peu gênée. Désolée, je n'ai plus souvent l'occasion de croiser du monde ces temps ci. Elle se racla la gorge avant de poursuivre. Alors, tu es prête à partir?
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Re: Petite promenade en France

Message par : Ailyne Lawson, Mer 8 Jan 2014 - 19:47


Ally et Ailyne était assise par terre, dans le grenier, se remémorant de vieux souvenirs d’enfance. Les photos jonchaient le sol, des cartons était ouverts et des objets divers et variés étaient étalés dans toute la pièce. Tous les souvenirs habitant ce lieu appartenaient à leur pays natal : la France. Les deux Lawson étaient, tout comme leur mère, originaire du Sud de ce beau pays. Ils avaient d’ailleurs gardé leur maison, même après avoir emménagé en Angleterre. Et chaque vacance, ils retrouvaient la part de magie qu’ils abandonnaient en Angleterre. Les souvenirs remontaient : les odeurs, le paysage, tout les rapportait à un temps différent, où la famille n’était pas ce qu’elle était aujourd’hui. Mais il y en avait tellement que c’était parfois étouffant et dur à porter. La mort d’Alexander avait été une terrible tragédie pour cette famille. Personne ne s’en était jamais vraiment remis. La maison ramenait, pendant une courte étreinte, le frère jumeau d’Ailyne. Parfois, la belle Poufsouffle s’attendait à le voir courir dans la forêt derrière la maison, ou le voir passer devant sa chambre. Là-bas, elle avait toujours cette douleur qui lui serrait la poitrine. Mais c’était le lieu où elle se sentait le mieux, le plus elle-même. Elle y était à sa place, et pendant un instant, elle redevenait la petite fille innocente qu’elle était autrefois, et ça faisait du bien. En cette froide journée, les deux sœurs se tenaient par la main, et en se rappelant en souriant de vieux souvenirs d’enfance.

Lyne avait passé la journée avec Al’, ça faisait une éternité que ce n’était pas arrivée. Ca leur avait fait du bien, de se parler, de rire ensemble, mais surtout d’enfin pouvoir se voir. Le temps manquait trop souvent aux deux jeunes filles, toutes deux grandissaient et se pressaient pour ne pas louper leurs vies. Malheureusement elle passait à côté de choses importantes. Les moments où elles se retrouvaient seules devenaient de plus en plus rares, à la plus grande tristesse d’Ailyne qui avait l’impression de perdre sa sœur, son ami, sa confidente, son pilier. La Rouquine était heureuse, malgré le temps, de ne pas avoir perdu sa complicité avec Ally.

En fin d’après-midi, la Française retourna dans sa chambre. Toutes ses photos lui avaient donnés l’envie de revoir la France, la plongeant dans une douce mélancolie. Mais le sourire ne se déskotchait pas de son visage. Elle se sentait reboostée, pleine d’énergie et de vie. Elle débordait de joie, comme toujours. Déborder, oui, c’était exactement ça, quoiqu’elle fasse, les sentiments d’Ailyne semblaient toujours débordés. Comme s’ils étaient trop importants pour un si petit corps, qu’il n’y avait pas assez de place pour eux.

Toujours plongée dans le flux de ses pensées, Lyne fut toutefois interrompue par un bruit à sa fenêtre. C’était un vieil hibou que la jeune fille ne reconnaissait pas. Pas une des lettres de son parrain donc… Tant pis, ce serait pour une autre fois. Elle s’approcha de la fenêtre, l’ouvrit, prit la lettre du bec du volatile, le caressa d’une main distraite, songeant à qui avait pu la lui envoyer, avant de donner à l’animal à boire et à manger. Elle décacheta ensuite la lettre. L’écriture était propre et soignée, et ne lui rappelait rien. Elle avait pourtant bonne mémoire. Elle s’intéressa alors au contenu du parchemin. Le sourire de la petite Pouffy ne fit que s’accroitre sur son joli visage. C’était Crystal ! Ailyne l’avait rencontré à un bal de fin d’année grâce à Liam, elles s’étaient revues à quelques reprises, notamment au Noël des Poufsouffles. Elle avait toujours voulu devenir proche de cette fille, elle la trouvait fantastique. Crys’ lui demandait si ça l’intéressait de partir avec elle pour… la France ! Lyne sauta sur son sac à dos de voyage, envoya quelques vêtements dedans et un nécessaire. La jolie rousse dévala les escaliers avant de prévenir sa mère qui proposa de l’amener dès le lendemain à Pré-Au-Lard, lieu de rendez-vous. Elle compléta donc le tout, avant de se jeter sur sa plume et son parchemin. Elle envoya une réponse positive à son amie.

Le lendemain matin, Ailyne trépignai d’impatience. Elle se rendit à Pré-Au-Lard, et aperçut la silhouette de son amie. Elle courut à sa rencontre en se jetant dans ses bras.

- Hey! Salut Ailyne! Désolée, je n'ai plus souvent l'occasion de croiser du monde ces temps ci. Alors, tu es prête à partir?
- Crystal ! Je suis tellement contente de te voir ! Allons-y ! J’espère que tu sais transplaner ! Sinon ce sera juste un peu plus long ! Je connais pas mal de la France, mais essentiellement tout le sud. Enfin, je me reconnais pas mal dans le Nord donc dis-moi ce que tu préfères faire en premier !

Ailyne attendit la réponse de son amie, avant de lui prendre la main pour transplaner. Ce voyage allait être fantastique.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Crystal M. Ertz, Mar 14 Jan 2014 - 21:49




Ailyne, fidèle à ce que Crystal savait d'elle, ne parut pas mal à l'aise face à la réaction de l'apprentie alchimiste. Au contraire, elle avait l'air réellement heureuse de la voir, ce qui était chose rare ces temps-ci. Elle était rayonnante, comme d'ordinaire et pleine d'énergie. C'était fou de voir à quel point cette jeune femme pouvait être si vivante! Sa voix et son enthousiasme seraient une véritable bouée d'oxygène pour la jeune sorcière anglaise.

- Crystal ! Je suis tellement contente de te voir ! Allons-y ! J’espère que tu sais transplaner ! Sinon ce sera juste un peu plus long ! Je connais pas mal de la France, mais essentiellement tout le sud. Enfin, je me reconnais pas mal dans le Nord donc dis-moi ce que tu préfères faire en premier !

Ah, elle était vraiment plus motivée que Crystal ne l'avait imaginée! Et c'était une belle surprise! Crystal relâcha enfin Ailyne et la regarda encore quelques secondes, le temps pour elle de revêtir son plus grand sourire, qu'elle avait gardé enfermé dans un tiroir depuis des longs mois dans l'attente d'un moment comme celui-ci.

- Oui, oui, j'ai eu mon permis de transplanage il n'y a pas longtemps. C'était vraiment stressant mais je l'ai réussis, tu devrais bientôt le passer toi non? Et côté destination, je n'ai pas d'idée particulière de l'endroit où aller, je n'y connais vraiment rien à ce pays et c'est vraiment dommage! Je compte sur toi pour être mon guide, alors, je suis sûr que tu as déjà une idée en tête... Dans quelle ville allons nous?

Crystal ne pensait plus qu'à partir. Bye bye les livres poussiéreux, les ingrédients dégoutants et les formules impossibles! Bonjour à la liberté, les découvertes et les folies made in France! Crystal laissait Ailyne montrer le chemin parce qu'après tout, si elle avait si rapidement accepté sa demande, c'est qu'elle aussi y avait quelque chose à faire. La jeune alchimiste être prête à faire n'importe quoi, quitte à perdre son statut de fille trop sage. En apparence, il était vrai que Crystal avait toujours suivit la ligne droite de la bonne conduite sans jamais s'y écarter, mais sa tête ne cessait de lui demander d'aller voir ce qui se trouvait un peu à l'écart. Elle était prête à faire des conneries, à se lâcher vraiment. Mais peut être qu'Ailyne voyait les choses autrement?

- Au fait avant de partir, tu as prévus de faire des choses en particuliers? Tu as un 'mode de conduite' ou quelque chose du genre? Que je sache à quoi m'attendre ou du moins en théorie?

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Re: Petite promenade en France

Message par : Ailyne Lawson, Sam 25 Jan 2014 - 23:00


Hors-Jeu:
 


- Oui, oui, j'ai eu mon permis de transplanage il n'y a pas longtemps. C'était vraiment stressant mais je l'ai réussis, tu devrais bientôt le passer toi non? Et côté destination, je n'ai pas d'idée particulière de l'endroit où aller, je n'y connais vraiment rien à ce pays et c'est vraiment dommage! Je compte sur toi pour être mon guide, alors, je suis sûr que tu as déjà une idée en tête... Dans quelle ville allons nous?

Ailyne est heureuse de savoir que son amie avait eu son permis de transplanage. Ça serait beaucoup plus pratique. La jeune fille avait le cerveau qui tournait à mille à l’heure, comme souvent. Elle traçait à l’improviste le trajet. Son esprit effleurait les lieux appartenant à des souvenirs passés. Elle avait tellement d’idées qui la bousculaient. Elle pensait bien sûr à aller à Paris. Mais il y avait aussi la Bretagne, que la Poufsouffle affectionnait particulièrement, et puis le sud ! Ça c’est ce que Lyne connaissait le mieux. Elle avait envie de lui faire visiter les montagnes. Elle voulait tout lui montrer mais ce n’était pas vraiment possible. Elle avait envie de faire aussi bien les transports moldus que sorciers.

- Oui, je vais bientôt le passer ! Ecoute, en ce qui concerne le voyage, si c’est moi ton guide, ça vraiment se jouer sur des coups de tête. J’ai pas de destinations précises en tête !

Crystal resta un instant suspendue au fil de ses pensées et lâcha ensuite :

- Au fait avant de partir, tu as prévus de faire des choses en particuliers? Tu as un 'mode de conduite' ou quelque chose du genre? Que je sache à quoi m'attendre ou du moins en théorie?

Alors là, il ne fallait vraiment pas qu’elle s’attende à quelque chose de ce genre avec Ailyne. La théorie d’Ailyne : vivre l’instant présent. Pas d’organisations, tout se jouait sur l’instinct, sur les sentiments et les émotions ressentis.

- Attends-toi à ne rien t’attendre ! On va faire ça au feeling, sans préavis, on va vivre comme si on avait rien d’autre à faire ! Parce que c’est comme ça qu’on vit ! Tu me fais confiance ?

La Française rit et entraîna Crystal dans la petite danse de joie qu’elle commença. Elle lui expliqua ensuite ce qu’elle devait visualiser, et appuya ses explications d’une carte postale. Dessus, on y voyait l’océan. C’était en Bretagne. Lyne reprit ses indications plusieurs fois avant de demander à son amie si elle était prête à transplaner. Elle lui prit la main et attendit que la sensation désagréable l’envahisse. Autour d’elle tout changeait, elle avait la nausée, avait l’impression de s’étendre et de se contracter en même, d’être complètement distortionnée. Les deux Pouffys arrivèrent finalement à la destination exacte de la carte postale. Lyne adressa son plus beau sourire à son amie avant de lui dire :

- Crystal, bienvenue en France ! Bienvenue en Bretagne !

Le vent fouettait son visage, elle était bien là-bas, elle était heureuse d’être ici. Toujours la main de l’alchimiste dans la sienne, elle se mit à courir sur la plage, l’obligeant à en faire de même. Il fallait voir comme c’était beau… Le ciel était clair, le froid revigorant, les couleurs magnifiques.

- J’ai toujours eu l’impression qu’ici, on pouvait exprimer tout ce qu’on avait sur le cœur, comme si ça s’envolait, et qu’on s’en libérait. Je pense que c’est bien pour commencer, de se libérer de tout ce qui nous comprimait l’âme, non ?

Ailyne lâcha la main de son amie, s’éloigna un peu d’elle, et hurla à l’océan :

- Je suis heureuse !

Elle regarda Crystal, espérant qu’elle se prête au jeu.
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Re: Petite promenade en France

Message par : Crystal M. Ertz, Sam 1 Fév 2014 - 19:00




- Attends-toi à ne rien t’attendre ! On va faire ça au feeling, sans préavis, on va vivre comme si on avait rien d’autre à faire ! Parce que c’est comme ça qu’on vit ! Tu me fais confiance ?

Ca c'était dit! Au moins, les deux jeunes femmes avaient l'air de voir les choses de la même manière. Ce voyage promettait d'être divertissant et même plus car pour la première fois, Crystal allait pouvoir entièrement sortir de son petit cocon de timidité et d'activités responsable. Elle n'avait pas la moindre envie de se retrouver à la quarantaine sans n'avoir jamais rien fait de sa vie. Comme Ailyne l'avait si bien dit, elles devaient vivre avec un grand V.

- Ma tête me crie de me méfier de toi, mais mon cœur est déjà tourné vers les mystères de la France! Je n'ai pas l'habitude d'un voyage sans destinations précises, mais je suis sûr que je vais adoré. Ou du moins je l'espère.

A peine Crystal eu-t-elle finit sa phrase qu'elle l'entraîna dans une danse énergique. Crystal laissa son sourire grandir au fil des secondes qui s'écoulaient déjà trop vites à son gout. Ailyne ne se calma que pour lui expliquer l'endroit qu'elle venait de choisir à l'aide d'une carte postale sur laquelle l'océan occupait la majeur partie. Le reste était la nature, cela semblait plutôt clair et facile à imaginer pour la jeune femme. Elle préférait ne pas visualiser l'option 'j'vais pas y arriver, on va se désartibulééééé' et se concentra sur le transplanage et ses célèbres 3 'D'. Les mains des deux aventurières se rejoignirent. Quelques secondes plus tard, elles quittèrent le sol Londonien et arrivèrent à destination, un peu secouées.

Ailyne lui souhaita la bienvenue en Bretagne. Crystal observa le paysage autour d'elle. Tout était si différent ici! Le vent était bien plus fort ici qu'en Angleterre, sans doute à cause de l'océan. Mais ce vent n'était pas désagréable, au contraire. La jeune alchimiste avait l'impression de respirer pour la première fois, et elle se mit à sourire, ses cheveux virevoltant autour d'elle.

- J’ai toujours eu l’impression qu’ici, on pouvait exprimer tout ce qu’on avait sur le cœur, comme si ça s’envolait, et qu’on s’en libérait. Je pense que c’est bien pour commencer, de se libérer de tout ce qui nous comprimait l’âme, non ? Dit Ailyne avant de se tourner vers l'étendue bleue déchaînée:

- Je suis heureuse!

L'observant quelques instant, Crystal ne put s'empêcher de remarquer l'incroyable don qu'avait son amie pour être libre et pour ne pas être coincée. Elle avait envie de hurler, alors elle le faisait et il n'y avait rien de plus facile pour elle. Crystal avait passé sa vie dans un silence, depuis la mort de ses parents jusqu'à aujourd'hui. Jamais elle n'avait eu l'occasion de se déchainer, de se libérer et de pouvoir enfin pouvoir faire et dire ce qu'elle pouvait. Le moment était peut être venu pour changer cela. Elle se tourna à son tour face à l'océan et répondit:

- Je pense que tu as tellement raison! Je suis ici depuis à peine deux minutes, et je me sens pourtant plus légère qu'en 18 années d'existence! C'est incroyable! Elle mit ensuite ses mains en porte voix et cria à son tour à l'océan: Je suis enfin libre! Je vais faire ce qu'il me plaît ici! Et personne ne pourra m'en empêcher!

Elle se tut et s'aperçut qu'elle était devenue rouge écrevisse. C'était la première fois qu'elle faisait quelque chose de ce genre, et à vrai dire, elle n'était pas habituée à ne pas être gênée. Bah, elle finirait bien par s'y faire! Elle se mit alors à rigoler pour relâcher la pression et les émotions qui s'accumulaient en elle. Lorsqu'elle se calma enfin, elle se tourna une nouvelle fois vers l'autre Pouffy.

- C'est vraiment impression ici. J'ai hâte de voir la suite! Vu que je ne connais strictement rien ici, je te laisse nous guider! Tu veux commencer par quoi?

HRPG:
 


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Re: Petite promenade en France

Message par : Ailyne Lawson, Mar 25 Fév 2014 - 16:49


Hors-Jeu:
 


Le vent fouettait le visage d’Ailyne. Elle se sentait terriblement bien, terriblement en vie. Elle laissa les embruns de la mer lui chatouiller la peau. Elle laissa ses souvenirs l’emmener vers des horizons lointains, vers des sourires passés, des instants de joie appartenant à une époque révolue. Alexander et elle avait passé plusieurs séjours là-bas. Elle aimait courir dans le sable et sentir les grains sous ses pieds, entendre les murmures de l’eau et tous les secrets qu’elle avait dévoilé. Lyne avait trop souvent gardé ses sentiments pour elle, elle en était devenue folle, malade, malheureuse. Elle ne vivait plus. Elle s’était vite rendue compte qu’il suffisait de trouver un endroit, une personne, et d’être soit même pour que la vie reprenne. Il suffisait de s’ouvrir au monde pour laisser infiltrer le bonheur. Il se propageait dans notre corps plus rapidement qu’on le pensait. Ne jamais sous-estimer le pouvoir des choses.

- Je pense que tu as tellement raison! Je suis ici depuis à peine deux minutes, et je me sens pourtant plus légère qu'en 18 années d'existence! C'est incroyable! Elle cria : Je suis enfin libre! Je vais faire ce qu'il me plaît ici! Et personne ne pourra m'en empêcher!

Heureuse de voir que Crystal s’était prêtée au jeu, et qu’en plus elle se sentait mieux, Ailyne laissa tomber son sac à dos sur le sable, retira ses chaussures, intima à son amie d’en faire de même et courut vers l’océan. L’eau était glaciale, le bas de son jean était trempé, mais comme ça, ici, à cet instant, elle se sentait vivante. Elle ferma les yeux et se laissa envahir par tous les bruits qui l’entouraient. Après quelques instants plongés dans cette communion avec l’endroit où elle était, la petite rousse décida de revenir sur la plage. Elle dit à Crystal :

- Je ne compte pas rester très longtemps ici mais je trouve que c’est une bonne chose d’avoir comment ça par ici. J’ai beaucoup d’endroits à te montrer. Si tu veux, on peut se balader en ville, dans des endroits moldus. C’est très sympa. Ensuite, j’aimerais te montrer Paris ! On y restera une ou deux nuits, j’ai réservé hier. C’est la seule chose de programmer !

La Française entraîna l’alchimiste. Trempées, et grelotante, Lyne entra dans un petit magasin souvenir. Tous ses bruits lui rappelaient son enfance. Elle soupira et le sourire aux lèvres, entreprit de découvrir cet antre aux merveilles. Elle montra quelques bibelots à son amie, rit à plusieurs reprises de ces découvertes et décida d’acheter un petit souvenir à son père, qui affectionnait particulièrement la Bretagne.

- Tu ne m’as jamais parlé de ta famille ! Tu as des frères et sœurs ? Tu es né moldu ou tu as de la famille sorcière ?

Ailyne avait posé ses questions alors que les deux jeunes filles se baladaient dans la ville. La Bretagne était vraiment un très bel endroit, riche de secrets, et bien qu’Aily l’adorait, elle n’avait pas particulièrement envie de s’y attarder pour le moment. Elle resterait sûrement jusqu’en début d’après-midi. Et puis elle partirait ensuite vers Paris !

- Tu as faim ? Tu veux qu’on se pose quelque part ou faire quelque chose de spécial ?
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Crystal M. Ertz
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Re: Petite promenade en France

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 2 Mar 2014 - 18:18


Elle se sentait bien, et ça faisait plutôt longtemps qu'elle n'avait pas ressentit ça. Son travail était intensif et passionnant, il ne ressemblait à rien de ce qu'elle aurait pensé faire, mais au final, elle l'adorait quand même. Il n'empêche qu'elle se sentait plus bien plus vieille que ses 18 ans. Elle n'avait jamais été du genre à vivre la vie pleinement, à sortir la nuit ou à faire des bêtises, mais maintenant qu'elle regardait en arrière, elle regrettait un peu. Elle comptait vraiment sur ce voyage en France pour se rattraper ne serait qu'un peu, et elle était sûre qu'Ailyne serait une très bonne guide.

Celle-ci se sépara de son sac à dos et de ses chaussures, tout en lui demandant de la suivre. Crystal la suivit, septique avant de découvrir la caresse de l'océan sur ses mollets. Malgré la froideur de l'eau, cette sensation était loin d'être désagréable. Crystal vit son amie fermer les yeux, un sourire vrai éclairant son visage. Crystal se laissa contaminer par son amie, et se laissa aller quelques secondes. Lorsqu'elle fermait les yeux, elle avait l'impression que ses pieds n'étaient plus posés sur la terre ferme. Elle se voyait en train de voler à quelques mètres du sol, délaissée de tous les problèmes qui pesaient alors sur ses épaules.

- Je ne compte pas rester très longtemps ici mais je trouve que c’est une bonne chose d’avoir comment ça par ici. J’ai beaucoup d’endroits à te montrer. Si tu veux, on peut se balader en ville, dans des endroits moldus. C’est très sympa. Ensuite, j’aimerais te montrer Paris ! On y restera une ou deux nuits, j’ai réservé hier. C’est la seule chose de programmer !

- Cet endroit est vraiment magnifique, je comprend pourquoi tu voulais y venir. Pour ce qui est du programme, je te laisse guider. Tu as l'air de savoir ce que tu veux, je te fais confiance. Et Paris? C'est de la folie, j'adore! Je meurs d'impatience de tout découvrir! Tu as vraiment tout prévu à ce que je vois! Finit elle en rigolant avant de s'éloigner des vagues qui lui léchaient les pieds.

Elles s'arrêtèrent ensuite dans un petit magasin rempli d'un peu tout et n'importe quoi. Son amie avait l'air vraiment aux anges entre ces rayons qui lui étaient sans doutes familiers. Toutes les deux secondes, elle montrait un bibelot ou l'autre à Crystal qui lui répondait par un simple sourire amusé. Les mots ici n'étaient pas utiles et ne feraient que gâcher la joie de la rouquine.

- Tu ne m’as jamais parlé de ta famille ! Tu as des frères et sœurs ? Tu es né moldu ou tu as de la famille sorcière ?Dit Ailyne, une fois de nouveau dans la rue pavée.

On y était. Les questions sur la famille. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus songé à cela et ça faisait longtemps qu'on ne lui demandait plus. En parler ne la gênait pas vraiment, mais elle savait que dès qu'elle racontait son histoire, les personnes ne pouvaient s'empêcher d'être mal à l'aise ou gênés à leur tour. Néanmoins, elles se connaissaient depuis longtemps déjà et Ailyne finirait bien par le savoir. Tout ce que Crystal espérait, c'est que parler de ça n'influencerait en rien la suite de leur journée.

- Je n'ai plus eu de contact avec ma famille depuis tellement longtemps. Mon père était sorcier et ma mère moldue et j'avais une sœur, Stéphanie. Elle prit une grande respiration avant de poursuivre. Mes parents ont été assassinés lorsque j'avais douze ans, et depuis, j'ai perdu tout lien avec ma sœur, ce que je regrette intensément. Mais je ne vois absolument pas comment je pourrais la retrouver, tout comme je n'ai jamais su qui avaient assassinés mes parents. Elle fit une nouvelle pause, histoire de chasser les vieilles images de sa tête avant de continuer: Mais tout cela est loin maintenant. J'ai été recueillie par un sorcier qui m'a élevée comme sa propre fille. A toi de me raconter ton histoire maintenant. J'espère qu'elle est plus joyeuse que la mienne!


Ailyne lui proposa ensuite d'aller manger quelque part, ce qui n'était vraiment pas de refus! Le transplanage avait affamé la jeune alchimiste, mais elle avait été tellement fascinée par l'océan qu'elle en avait oublié son ventre.

- Il y a peut être moyen de trouver un petit resto traditionnel et convivial qui pourrait nous accueillir! Mais je sens que je pourrais avaler n'importe quoi!


Merci de ne pas poster de nouveau rp à la suite =)
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Ailyne Lawson
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Re: Petite promenade en France

Message par : Ailyne Lawson, Dim 1 Juin 2014 - 14:14


Hors-Jeu:
 


Crystal avait l’air plus heureuse, plus libre. Ses yeux pétillaient, les traits de son visage se détendaient. Lyne la regardait, tout aussi joyeuse de la voir ainsi délivrée. (Libéééééréééééééééééééée, déééééééééééliivrééééééééée, c’est décider je m’en vaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiis… ! Hum.) Pouvait-on vraiment être enchaînée dans sa propre vie ? Qu’est-ce qui définissaient les liens qui nous emprisonnaient ? Etait-ce les attaches que l’on se créait ? Les amis ? Le travail ? Quel était nos obligations ? Pourquoi si peu de personnes arrivaient à vivre leur vie comme elle l’entendait ? Et si c’était seulement nous, et nous seul qui nous enchainions ? Ailyne médita un instant. L’air enjoué de Crystal la fit pourtant revenir à la réalité. Elle aurait tout le temps de penser à ça un autre moment ! Pour l’instant, il fallait profiter, et sortir la jolie alchimiste de sa routine en lui faisant découvrir de petits bonheurs simples, mais qui faisaient pourtant toute la différence.

Dans la boutique de souvenirs, Ailyne aborda la question délicate de la famille. Elle savait pourtant qu’il était parfois dangereux de s’attaquer à de tels sujets de conversation, mais il est évident qu’elle ne s’attendait pas à de telles révélations. Pas à ça, pas comme ça. Crystal avait eu un dur passé. Pouvait-on vraiment dire qu’elle avait vécu quelque chose de pire qu’Ailyne ? Peut-être.. En vérité, on ne pouvait jamais vraiment comparé. Les ressentis, les histoires, sont différentes pour tous. La jeune fille prit la main de son amie, en murmurant un presque inaudible désolée. Pourtant, elle était certaine que l’alchimiste l’avait entendu, ou du moins, deviné. Lyne ne put toutefois s’empêcher de penser à la sœur de Crystal… La rouquine n’aurait jamais pu survivre sans le soutien des siens. Et surtout celui de sa sœur… Elle prit une profonde inspiration quand vint son tour de parler.

- De ma famille, on ne voit aujourd’hui que le modèle d’une famille unie malgré les différences – ma mère est moldue, et mon père sorcier, comme ta famille, - et complice, prête à tout surmonter ensemble. On ne voit que les petites disputes et les fous rires de ma grande sœur et moi. Il n’en a pas toujours été ainsi… Quand j’étais petite, mon père n’était jamais très présent à la maison, toujours parti ailleurs pour son travail. On n’en restait pas moins une famille unie, jalousée. Les liens qu’on avait… Ils étaient juste indéfinissables. Surtout entre ma sœur, mon jumeau et moi. Elle s’arrêta un instant au souvenir flou d’Alexander. A l’âge de 7 ans, mon frère et moi, on est passé derrière un marché. Et il y avait cet homme armé. Je pense qu’il a paniqué face à la situation. Toujours est-il que je ne me souviens que de mon jumeau étendu sur moi… C’est la dernière image que j’ai de lui… On a pas pendant longtemps été une famille détruite…

Lyne se barricada. Ne pas pleurer. Ne pas pleurer. Chasser les souvenirs. Ne pas y repenser. Ne pas laisser les démons revenir. Ne pas repenser aux cris. Ni au sang. Ne pas penser à la détonation. Ne pas penser aux larmes. Respirer. Inspirer. Expirer. Fermer les yeux. Respirer.

- Mais c’est fini maintenant… J’ai mis du temps, mais j’ai fini par me reconstruire. J’ai une vie, j’ai encore ma famille, j’ai mes amis. Aujourd’hui, je sens le vent contre mon visage, le sable contre mes pieds. On croit que c’est la fin, mais ça ne l’est pas. Ca ne l’est jamais finalement. On continue toujours de vivre. Dans un souvenir, dans un objet, dans les traces que l’on laisse, partout dans le monde. Parfois, on passe près de la mort, on la frôle. Et c’est tout. On l’a juste frôlé. On est là. On est vivant. On perd et on gagne, sans cesse. C’est le jeu et on a pour obligation de jouer. On le doit, parce que ça en vaut le coup. Tant que tu as de l’air dans tes poumons, ça en vaut le coup.

Elle sourit. Et après quelques pas proposa à Crystal d’aller manger. Elle ne répondit pas non. D’ailleurs elle paraissait affamée.

- Allez viens, on va manger, faut que t’es des forces pour les prochaines heures qu’on va vivre… D’ailleurs, j’espère que t’as bien dormi cette nuit…

Elle avait lancé ça d’un air innocent, mais son regard malicieux la trahissait. Elle prit par la main Crystal et l’emmena dans un restaurant plutôt chaleureux. Lyne avait choisi d’engloutir un gros plat de spaghettis à la carbonara. Elle ne voulait pas s’attarder trop longtemps ici. Elle lança quelques phrases, répondit aux quelques questions de Crystal, rejeta la tête en arrière pour rire plusieurs fois. Elle paya pour toutes les deux et pria son amie de se dépêcher.

Elles s’arrêtèrent toutes deux dans une ruelle peu fréquentée.

- Bon, ce que je te propose, c’est d’aller à Paris directement maintenant. Transplaner à Paris, ça veut dire transplaner dans une ruelle comme celle-ci, donc ça risque d’être compliqué. On va plutôt transplaner dans la banlieue parisienne pour l’instant. Tu n’es pas trop fatiguée ? Tu peux le faire ?

Lyne espéra que ce n’était pas trop demandé à son amie, mais elles ne transplaneraient plus beaucoup de toute façon. Comme elle l’avait la première fois, Lyne sortit une image de sa poche. Cette fois-ci, ce n’était pas une carte postale, mais une photo. Une rue près d’un tunnel qui passait sous… Une voie ferrée. L’image ne laissait que deviner cet endroit. Ailyne prit les mains de son amie et se prépara à la désagréable sensation que procurait le transplanage.

En moins d’une fraction de secondes qui lui donna une terrible envie de vomir, les deux jeunes filles arrivèrent à l’endroit même de la photo. La française s’écria un « Fantastique ! ». Elle se retourna, et ce n’était plus la grisaille des murs du tunnel, ni la voie ferrée qu’elle voyait. C’était une immense place, pleine de verdure. C’était magnifique. Et partout, encombrant les allées verdoyantes, il y avait les stands pour une brocante.

- On fait un petit tour et on s’en va ?

Ailyne affectionnait particulièrement cette odeur. Cette odeur des choses usées, qui ont vécu, qui ont vu des choses, qui connaissent des secrets. En s’attardant quelque peu, elle trouva un magnifique exemplaire d’un polaroid. Lyne s’enthousiasma, sortit de son petit porte-monnaie l’argent moldu convenu et prit aussi un grand stock de papier. La jeune fille remercia vivement le vieil homme dans sa langue natale. Elle s’approcha de Crystal, se plaça juste à côté d’elle, tourna l’appareil de façon à pouvoir se prendre ensemble et s’écria : CHEESE !
La photo ne mit que quelques secondes à sortir. Elles attendirent un peu, et les sourires des deux filles se dessinèrent sur le papier. La rouquine sortit de son sac un marqueur, inscrit la date et : « A nous Paris ! ». Elle tendit la photo à Crystal.

- Prête pour Paris ?

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Re: Petite promenade en France

Message par : Crystal M. Ertz, Dim 13 Juil 2014 - 15:53




HRPG: Je crois qu'on ferait bien d'arrêter de se demander pardon pour le retard!
HRPG2: Désolée de la qualité de mon post, je ferai mieux la prochaine fois promis ^^

Crystal sentit la main d'Ailyne attraper la sienne et elle lui répondit en lui serrant un peu la sienne, pour lui dire de ne pas s'en faire. La jeune sorcière ne pu s'empêcher d'apprécier ce contact spontané et gratuit, qui lui manquaient tant ces derniers mois. Elle avait oublié ce que ça faisait d'être avec une amie et cette journée avec Ailyne lui permettrait peut être de rattraper le temps perdu! Ce fut au tour d'Ailyne de raconter son histoire. Crystal digéra en silence les paroles qui sortaient de la bouche de son amie. Elle n'eu comme autre idée que de resserrer un peu plus sa main dans la sienne, que pouvait elle faire d'autre? La vie était loin d'être tendre avec elles. Les malheurs arrivaient alors que le bonheur n'avait rien laissé présagé. Personne ne méritait de subir ça... Ailyne avait vu son frère jumeau mourir, il n'y avait rien de plus horrible. Crystal avait perdu sa sœur, et elle ne la reverrait sans doute jamais plus maintenant.

Ce voyage commençait fort en émotion! Mais elles n'étaient pas venues pour ressasser le passé, au contraire, elles étaient là pour s'en délivrer en quelque sorte. Et quel meilleur pays pour faire cela que la France? Ici, il n'y avait aucune limite, aucune contrainte! C'était la liberté puissance mille!

- Allez viens, on va manger, faut que t’es des forces pour les prochaines heures qu’on va vivre… D’ailleurs, j’espère que t’as bien dormi cette nuit…

Elle était douée pour les sous-entendus Ailyne, ça ne faisait aucun doute! En quelques secondes, elles passèrent de la phase 'émotion' à la phase 'j'aitropfaim' dans un petit restaurant où des français et françaises piaillaient dans tous les coins. Crystal aurait vraiment voulu savoir ce qu'ils disaient mais elle n'était vraiment pas douée en langues étrangères. Alors que son amie optait pour des spaghettis à la carbonara, Crystal se tourna vers les spaghettis à la sauce tomate, tant pis si elle s'en mettait partout! La jeune alchimiste prenait plutôt son temps pour manger, ce qui était très loin d'être le cas d'Ailyne qui semblait avoir planifié milles et unes choses dans sa tête. Une demi-heure plus tard, elles se retrouvèrent dans une ruelle plus isolée et sombre.

- Bon, ce que je te propose, c’est d’aller à Paris directement maintenant. Transplaner à Paris, ça veut dire transplaner dans une ruelle comme celle-ci, donc ça risque d’être compliqué. On va plutôt transplaner dans la banlieue parisienne pour l’instant. Tu n’es pas trop fatiguée ? Tu peux le faire ?

- Je crois que je peux le faire, répondit Crystal le ventre plein. Une fois que j'ai mangé, rien ne peut m'arrêter!

Sans plus traîner, les deux femmes se prirent la main et la jeune alchimiste se concentra une nouvelle fois. La sensation désagréable du transplanage ne tarda pas à se manifester et à les emmener à destination. Crystal attendit quelques secondes avant de rouvrir les yeux, de peur de s'être retrouvée à deux milles kilomètres de l'endroit désiré, mais au vu du "Fantastique" que s'écria la française, Crystal s'autorisa à soulever les paupières. Un peu plus loin derrière elle, les deux jeunes femmes aperçurent un petit coin de verdure et une place plutôt impressionnante. Celle-ci était remplie de petits stands tous très différents. Crystal sentit ses gallions brûler dans ses poches.

-On fait un petit tour et on s’en va ?

La voix d'Ailyne la ramena sur terre. Elle hocha la tête et suivit le guide. Crystal se sentait comme une enfant dans un parc d'attraction ici. Tout était brillant, coloré, amusant, étonnant. C'était presque impossible de décrire cet endroit. Lyne, à peine rentrée sur la place, s'acheter un polaroid. Crystal la regarda faire, un peu perplexe par cet étrange appareil. Quelques secondes plus tard, la photo était faite et leur sourire était figé sur le papier. Ailyne écrivit quelques mots sur le papier avant de le tendre à Crystal qui l'accepta avec plaisir. Voilà qui mettrait un peu de gaité dans sa chambre si triste!

- Prête pour Paris ?

- Je crois... Tout dépend de ce que tu comptes me faire faire ici! Répondit Crystal en rangeant la photo dans son petit sac. Tout semble si grand ici et il y a tellement de personnes! Je ne sais pas comment tu fais pour t'y retrouver!



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Peter Ewing
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Re: Petite promenade en France

Message par : Peter Ewing, Dim 24 Aoû 2014 - 0:44


Plus d'un mois sans réponse, nous nous permettons donc de poster. & Droit au libre arbitre d'Alexie.

PV Alexie Scott & Peter Ewing


Last Raven, Godric's Hollow. 08h00. Mini-Crotte était chez son père pour quelques jours, et je me retrouvai seul au manoir avec Scott. Heureusement, brillant comme je suis, j'avais prévu un petit truc pour nous occuper en attendant le retour de la mocheté. Je m'étais levé et avait préparé le petit dej' en bas pour la feignasse qui dormait encire là-haut. D'ailleurs en parlant d'elle, il était peut-être tant que je la réveille. Madame avait décidé de dormir pour une fois qu'elle ne devait pas se lever pour sa gamine, eh ben non raté ! Je montai à l'étage et sautai sur le lit. Après un doux baiser dans le cou qu'elle n'avait sûrement pas senti, je décidai d'employer la manière forte.

« SCOOOOOTT ! Réveille toi, on bouge ! »

Elle ouvrit à peine les yeux pour me lancer un de ces regards les plus froids avant de les refermer. Non mais non ça allait pas se passer comme ça. C'est moi le chef ici. Je la secouai un peu, un peu beaucoup. Si elle ne bougeai pas son derrière d'ici dix minutes, tout était mort.

« Scott tu dors ? Lève toi, je t'emmène quelque part. » Ma question était débile, et la réponse que j'allais avoir encore plus. « Oui je dors, je suis en plein rêve, je te rappelle pendant la pub. Non mais tu veux pas me laisser dormir sérieux on va où encore ? A une fête pourrie où tu vas finir australopithèque ? » Ahah qu'elle était drôle. Je fis en sorte qu'elle se réveille pour de bon et se redresse. Elle me jeta son air d'autoroute, pour me montrer que je la soûlais. Je m'en foutais, j'avais l'habitude maintenant. Ses cheveux en pétards me donnaient envie d'exploser de dire. Sexy-Scott devenait Scott-Clocharde au réveil. Une vrai gautier. Comme ces gens moldus, qui viennent toquer aux fenêtres des voitures en sortant leur "argent, pour le bébé", ceux à qui, avant, les gentils donnaient une pièce parce qu'ils avaient pitié, maintenant, parce qu'ils sont en panique. Bref, j'étais pas un roumain moi. Je lui montrai alors les deux billets d'avions, comme un père montrerai deux billets de match de baseball à son fils, avec une immense fierté.

« On va à Monac'. MO-NA-CO. »

Un espèce de "Aaaaaaaaaah" s'échappa de sa bouche avant qu'elle ne me saute dans les bras et m'embrasse partout. Ben voilà. Le prochain coup j'lui dit le Groenland pour voir quel bruit étrange elle me fera. J'eus à peine le temps de lui dire que son petit déjeuner l'attendait en bas -car oui, aujourd'hui dans sa maison, Peter avait préparé le petit dej'- qu'elle avait déjà sorti un énorme sac et y fourrait toutes ses affaires. Je n'sais pas si les 8 paires de chaussures qu'elle embarquait lui seraient utiles mais bon, soit. Affaires prêtes, Scott prête, y'avait plus qu'à partir.

10h00. Aéroport. Tel un moldu, j'avais décidé qu'on prendrait l'avion. Parce que l'avion c'est cool. En passant le contrôle, un espèce de douanier nous demanda si quelqu'un qu'on ne connaissait pas nous avait donné quelque chose. Ah bah oui oui bien sûr. Moi je lui ai dit que même les gens que j'connais très bien ils me donnent rien du tout. Et au moment d'embarquer, une hôtesse s'empara de nos petits cartons d'embarquement pour nous montrer le chemin. Non mais elle croit qu'on va aller se foutre dans le truc des bagages ou quoi, y'a pas de feinte c'est pas un labyrinthe non plus ! Bref. Une fois assis, cette même hôtesse nous montrait les gestes ridicules à faire en cas de crash. Et enfin on pouvait décoller. A côté de nous, deux sales gosses avaient pris les bandeaux cache-yeux pour dormir et avaient fait des arcs avec. C'était drôle, j'avais bien envie de faire pareil. Mais non, j'étais un gentleman. Alors je passai mon bras autour d'Alexie et fermai les yeux. J'avais pas peur de l'avion moi. Elle, je savais pas, mais si elle m'énervait pendant le voyage, j'lui dirai de compter les nuages. Je ne sais combien d'heure plus tard, on atterrissait et tout le monde se mit à applaudir le pilote. Quoi ? Le mec il a fait 15 ans d'étude, il gagne une fortune et on doit l'applaudir parce qu'il a fait son job ? Ah ces moldus ! Si à chaque fois que j'étais allé en cours on m'avait applaudit, et ben j'y serais allé plus souvent !

15h30. MONAC' ! MONACO. On y était enfin. Nos affaires étaient déposées à notre hôtel rapidement. Ah le soleil, l'air frais, et ma Scott avec moi. Que demander de plus ? Tel un fou amoureux rempli de possessivité, je passais mon bras autour des épaules de la mère indigne et avançai vers les rues, je ne sais pas où j'allais, mais j'y allais. Lunettes de soleil sur le nez, tel une rockstar, j'allais enfin profiter de petites vacances, et pas avec n'importe qui en plus. La plage, les casinos, les folles soirées, tout nous attendait. Attention les gars, Ewing et Scott sont dans la place.
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