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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Promenons-nous dans les bois...
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Lily Gordon
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Promenons-nous dans les bois...

Message par : Lily Gordon, Mar 5 Avr - 0:45


[Création du sujet après autorisation de Chris]

[PV Lily/Dan]

Blanche, la valse de nappes vaporeuses planant entre les arbres de la petite forêt ! La nuit était douce malgré le brouillard blafard serpentant au ras du sentier, comme pour envelopper les ténèbres d’un linceul argenté. La lune était ronde et pleine, et lançait un regard vaniteux au monde sur lequel elle règnerait encore pour plusieurs heures, avant de laisser son trône à l’astre du jour.
Sombres, les pensées de Lily Gordon ! Aussi sombres que la forêt enténébrée puisse l’être en cette nuit de printemps. D’un petit pas rapide, elle sillonnait le chemin tortueux en s’enfonçant à travers les arbres à la recherche d’un passe-temps pour combler ses insomnies aussi récurrentes qu’éreintantes. Curieusement, le fait d’être ignorée de Morphée apparaissait à Lily comme un pouvoir que la plupart des individus n’avaient pas. Elle pouvait admirer la lune sous ses plus beaux attraits, alors que les autres ne côtoyaient que son frère Soleil. Elle pouvait sentir l’odeur des sous-bois, remontant par une légère brise de la forêt, ranimée par cette humidité propre aux nuits fraîches ; odeur qu’aucun individu n’aurait pu percevoir aux heures de la journée. Et cette lumière ; ces ombres semblant vouloir s’arracher du monde réel ! C’était comme si elle habitait un monde nouveau, un monde familier mais différent à la fois. Une fois dans l’obscurité, tout était teinté d’un brin de mystère : un buisson qui prend la forme d’une barque, un arbre biscornu qui devient une créature étrange, la lumière de la lune qui transforme le sol sombre en un lac bleuté… Et lorsque le jour éclatait au petit matin, l’univers se parait de nouveau d’une patine artificielle à la fadeur déconcertante. Insipide…
Rouge, la cape qui flottait le long des jambes de la petite sorcière ! D’un vermillon aussi éclatant que le sang et la vie coulant dans ses veines, elle avait rabattu le capuchon sur sa tête, recouvrant sa chevelure brune qui tombait en cascade sur ses épaules. Un rouge aussi intense que celui de ses lèvres. Un rouge aussi explosif que ses colères. Un rouge qui venait comme hurler aux inconscients « Fuis, malheureux ! Eloigne-toi de cet aimant à problèmes ! ». La couleur de l’extrême, de la passion et de la vie sans concessions.
Brillante et limpide, la minuscule petite larme glissant sur la joue de l’Auror jusqu’à ses lèvres. Signe de faiblesse ? Non, preuve d’humanité surtout. La vie de Lily n’avait pas été simple et des événements douloureux étaient venus joncher le plancher enflammé de son existence éphémère. Une larme roulant sur le rose de ses joues, comme pour laisser sortir un concentré de douleur en une seule goutte salée. Un petit sillon sur sa peau qui avait un goût amère et qu’elle s’empressa de faire disparaître en desserrant les lèvres pour s’abreuver de cette petite goutte de peine, jusqu’à la lie.
Calmes et réguliers, les battements dans sa poitrine. Le pas était léger, la démarche sure et le regard déterminé. Pourtant, elle marchait sans but, simplement pour permettre à ses pieds de fouler autre chose que le petit ponton devant sa maison. Sa baguette magique était glissée dans une de ses mains, le long de son buste. L’autre tenait fermement le petit ruban qui maintenait sa cape attachée à son cou, une légère brise fraîche en agitant les pans.
Sourd, roque, animal, le souffle qui s’éleva des buissons derrière elle… Une bourrasque souffla à travers la sombre forêt, la cape rouge s’agita dans un bruit de satin froissé, glissant de la tête de la jeune femme, quelques boucles brunes dansèrent dans la brise…
La lune pour témoin et les ténèbres pour compagnie, un hurlement bestial déchira la nuit.
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Dan Revanor
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Dan Revanor, Dim 10 Avr - 21:57


Il y a parfois dans la vie certaines choses qu'un être humain n'avait pas prévu ni n'était prêt à affronter. Des choses qui font ce que nous sommes et que nous avons pour coutume d'appeler l'expérience personnelle. Peu importe nos origines, peu importe le chemin emprunté, c'est la somme de tous ces imprévus qui fait que nous sommes tous différents et que nous avons tous quelque chose à apporter à la vaste communauté que représente l'Humanité. Des pensées certes bien philosophiques en cette paisible soirée, mais comme chaque soir de pleine lune et ce depuis bien longtemps maintenant, je ne pouvais échapper à ce moment privilégié, en communion parfaite avec le peu d'esprit dont je disposais encore.

Assis dans ce fauteuil bien amoché, non pas par les assaut du temps, mais bien par quelques excès comportementaux de ma part, je ne pouvais que me résigner face à l'inéluctable. Privé de toute saveur, il ne me restait plus que la chaleur d'un feu crépitant par tout temps. Ce soir en l'occurrence, le climat se faisait doux, la douceur du vent venant accompagner avec grâce des températures idéales en ce début de printemps. Du moins était-ce que je pouvais deviner au vu des couleurs chaudes et rosées des couchers de soleil, se faisait au fil des jours un peu plus longs. Assis sur ce fauteuil tous les soirs à la même heure, j'attendais l'échine courbée face à mon destin que les enfers se déchainent et laisse s'exprimer les ténèbres d'une âme torturée.

S'il est une chose que je ne pouvais supporter et ce depuis ma tendre enfance, c'était d'être perdu. Ne pas savoir quoi faire et sans but précis suffisait pour que j'entre dans une dépression sans pareille. J'avais besoin de donner un sens à ma vie, et je pense que c'est sans doute pour cela que je me complaisais au sein de l'école de sorcellerie Poudlard. Un cadre de vie idéal, encadré par les plus prestigieux sorcier de notre temps, je travaillais dur, allant jusqu'à sacrifier un épanouissement quasi nécessaire à tout être de mon âge, mais je le faisais de bon cœur et ce, dans un objectif bien précis : faire face à l'ennui et toujours avoir quelque chose à viser. Une philosophie que je n'étais sans doute pas le seul à observer, mais qui me mena néanmoins là où précisément, j'avais toujours rêver d'aller.

Deuxième sous-sol, quartier des Aurors, Ministère de la magie. Un endroit qui dans le prolongement d'une vie de travail acharné avait réussit à m'apporter tout ce que je recherchais dans la vie. Un travail permanent, et qui parvenait à me surprendre chaque jour. Mes années de services n'ayant pas été les plus tranquilles d'une période semée de troubles, j'avais de quoi faire à mon plus grand bonheur, et je priais chaque jour, pour que les mangemorts puissent perdurer avec le temps. Bien sûr ces pensées n'ont jamais quitté mon esprit et personne ne se doutait que je puisse en avoir de pareilles, mais elles étaient bel et bien là, et j'appris à vivre avec, accomplissant mon travail du mieux que je le pouvais. Mais pourtant, quelque chose de bien mieux avait l'occasion de changer ma vie. Cette rencontre avec le clan Revanor avait littéralement donné un sens tout autre à une vie qui finalement n'était qu'illusions et futilités au vue de ce que je pouvais accomplir. Aussi avais-je disparu du monde entier, et reclus dans mon propre subconscient, je laissais parler la bête, massacrant et saccageant chaque jour un peu plus, dans l'anonymat le plus total.

Ce soir là, la lune revêtait une couleur particulièrement belle, d'un roux unique, ce phénomène était rare, et une telle nuit se devait d'être appréciée à sa juste valeur. Il était temps. Je n'eus besoin que de faire que deux pas à l'extérieur de la ruine qui me servait de maison et la mort s'emparait de moi.... lentement... comme à son habitude. Dan Revanor n'était plus.

Des craquements se firent d'abords entendre, rompant le silence sinistre des environs. La douleur n'était comparable avec une autre souffrance connue du lycan. Et pourtant ce n'était pas finis, après avoir laissé place à un cartilage plus résistant et une ossature plus imposante, ce fut au tour de ses dents et de ce qui allait devenir ses griffes de muter comme si on les lui arrachait, puis qu'on fixait à la place des lames de couteaux. Ce fut à peu près une façon assez proche de la réalité de décrire les choses. Mais malheureusement, la mutation n'en n'était qu'à sa moitié. Même si Dan avait perdu toute forme humaine, le plus douloureux de la transformation restait à venir. Car après la douleur physique de l'augmentation de volume de ses muscles et la pousse de son épaisse fourrure, ce fut l'acceptation de qu'il était devenir qui était finalement le plus douloureux, quand bien même ce rituel perpétuel... il le connaissait bien.

Dressé sur ses deux pattes antérieures, la fourrure au vent, ses poils se déhanchaient au gré de la légère brise nocturne. Sa puissante musculature triomphait des quelques prédateurs des environs qui auraient eu dans l'idée de s'en prendre à lui. Ses organes comme s'ils étaient entrés en putréfaction laissait s'échapper de sa gueule une odeur nauséabonde, proche de la puanteur cadavérique, comme si son estomac était déjà remplit de viande fraiche. La lune avait accomplit son travail, elle pouvait maintenant contempler son chef d'œuvre. C'est une odeur, une odeur particulière que la bête ne savait pas vraiment encore identifier, mais dieu qu'elle était agréable... Cette odeur lui titillait les narines et en même temps son cerveau se mit en ébullition a son contact. Oui... il la connaissait.

Les deux premiers bonds de géant qui lui firent office de pas, le propulsèrent à plusieurs mètres de là, lui permettant d'affiner la localisation du propriétaire de tant d'émotions. L'herbe haute des environs caressait délicatement sa fourrure, rendant la course effrénée qu'il avait entamé encore plus agréable. Chacun de ses bonds représentait un compte à rebours que rien ni personne n'était en mesure de stopper. Rien... sauf la proximité de cette silhouette si parfaite, ombre parmi les ombre se fondant avec brio dans les ténèbres d'une nuit paradoxalement claire. Elle aussi galopait à sa façon à travers les méandres de la forêt mais avait-elle seulement conscience que ce soir, son long périple s'arrêtait là ? Tant d'émotions... tant d'excitation dans cette odeur. Pourquoi lui faisait-elle donc cet effet ? Voilà une sensation bien étrange qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Assez longtemps pour qu'il en oublie d'ailleurs la durée exacte. Elle était là, à porté d'un seul et unique bond. Le dernier qu'il ferait avant de ne pouvoir se délecter d'un cadeau du ciel.

Un hurlement brisa le glas. Il n'en pouvait plus... tous ses sens en éveil, il était terriblement excité et l'assaut ne pouvait attendre un instant de plus. C'est alors que la bête surgit des ténèbres, un regard flamboyant et aliéné se dessinant sur son visage. Une détermination sans faille et une force sous le seul commandement d'un esprit abandonné de toute conscience, des armes parfaites face auxquelles rien ni personne ne pouvait rien faire. Personne sauf elle... une cape d'un rouge profond, sa baguette à la main, une silhouette à la fois fine et frêle, un regard pale rayonnant de toute sa splendeur sous les fins rayons d'une lune aussi passionnée qu'il ne l'avait été... autrefois. Un visage qu'il n'avait jamais pensé revoir un jour et pourtant qui parvint bel et bien à mettre fin à la folie dans son état le plus pur, retombant alors sur ses deux pattes inférieures, se dressant de tout son long, ne comprenant pas vraiment ce qu'il était en train de faire... perdu dans des souvenirs qui n'étaient pas les siens... Elle ne pouvait être traitée comme les autres.

L'incompréhension, le doute, et finalement, le reflet luisant de quelques larmes prisonnières d'yeux aussi perçants que les siens en cet instant unique depuis qu'il était né... lui... la bête sans foi ni loi.
Puis finalement l'ombre d'un nuage venant éclaircir la situation. Un trouble désagréable qui se dissipa et qui fit revenir à lui un partenaire qu'il avait apprit à apprivoiser. L'homme reprenait ses droits l'espace d'un instant, sur la sauvagerie qu'il avait fait le choix de libérer en cette nuit qui se voulait hors du commun.
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Lily Gordon
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Lily Gordon, Mer 13 Avr - 16:52


La vie ne tient parfois qu’à un fil… Une seconde d’inattention en traversant la rue, un Mangemort un rien plus rapide que soi lors d’un combat, une funeste rencontre au détour d’une allée sombre… Les fileuses de la vie ont l’embarras du choix pour venir couper d’un coup de ciseau le filament de notre existence. Le Destin ne fait pas souvent dans l’originalité mais il semblerait qu’il ait voulu faire une exception cette fois-ci pour la singulière petite Lily Gordon. Il ne lui envoya pas un Mage Noir en mal d’exercice, ni un Vampire en manque d’O négatif. Non, le Destin prit grand soin d’offrir à la jeune femme une fin des plus inattendues et mit en œuvre tout son talent pour lui permettre de faire preuve d’originalité jusqu’au bout !
Une créature des plus insolites qui s’était faite rare sur les terres britanniques, voilà ce qui attendait Lily, là juste derrière ce buisson. L’odeur de chien mouillé aurait dû lui mettre la puce à l’oreille, cela dit…Elle eut à peine le temps de se retourner que la bête avait déjà bondit sur elle avec une rapidité déconcertante. C’était donc ça, la dernière chose qu’elle verrait : ces deux pupilles ambre embuées d’une folie sanguinaire ? Elle ferma les paupières, happée par la surprise et l’effroi. Et pourtant… Pas de patte lui lacérant le cœur ! Pas de crocs lui emprisonnant la gorge ! Juste une puissante épaule qui vint la frapper lorsque le lycan retomba sur ses membres, juste devant elle. Elle étouffa un cri, basculant en arrière, avant de tomber lourdement sur le sol. Il aurait eut le temps de la croquer une bonne douzaine de fois ; pourtant, il semblait souffrir, rongé par une hésitation presque palpable. Elle n’était sans doute pas à son goût après tout… Les doigts crispés sur sa baguette, elle restait immobile, tiraillée entre l’envie de lui balancer un sort à la tête, et la prudence en restant de marbre et en n’esquissant aucun mouvement susceptible de le faire bondir. Seule sa poitrine bougeait, animée par un souffle court et bruyant. Elle le fixait, les yeux à demi cachés derrière quelques mèches brunes, passant des énormes griffes s’enfonçant dans la terre, à la gueule béante et impressionnante.
* Comme vous avez de grandes dents…*
Elle se concentra sur le regard du prédateur, tentant d’y déceler le moment où il plongerait sur elle comme un fauve sur sa proie. Un silence de mort régnait sur la forêt ; seul le vent se risqua à faire entendre sa voix, résonnant comme un Cor de guerre avant l’assaut final…
A vouloir trop jouer, le Destin en oublie parfois les protagonistes du hasard. Et c’était sans compter sur la Chance, si rare dans la vie de l’Auror, mais qui vint pourtant compromettre les plans de l’implacable Destin. L’amie de minuit, la compagne des nuits de Lily… La Lune ! C’est elle qui vint se parer d’un manteau nuageux, cachant au monde son éclat argenté. Les ombres rampèrent, la lumière se dissipa et les ténèbres envahirent la forêt. Privé de ses rayons, la bête sembla reprendre une part d’humanité. L’irrépressible folie quitta ses yeux quelques secondes, son apparence glissa de l’animal vers l’homme et le hurlement bestial laissa place à une plainte humaine.
La petite sorcière n’avait pas bougé, la main sur sa baguette. C’est en cet instant qu’elle choisit de sortir de sa torpeur pour pointer son arme sur le malheureux avant de lancer d’une voix haletante :
« Incarcerem ! »
Des liens magiques jaillirent de la baguette pour encercler les membres et le torse du jeune homme, l’obligeant à demeurer couché au sol fermement attaché. Le cœur de Lily battait à tout rompre mais tout danger semblait écarté. Elle se redressa, la respiration encore erratique, et chassa de sa vue les quelques boucles de cheveux échouées sur son visage. Prudemment, elle s’approcha de l’individu. Ces yeux sombres… Elle les connaissait. Et l’image de son joli sourire dans un ascenseur du Ministère lui martela le crâne. Effectivement, si cet homme était bien Dan Revanor, il avait été son collègue durant une très courte période. A dire vrai, les fois où elle avait dû le croiser devaient se compter sur les doigts d’une main. La mine inquiète, elle se demanda comment il était arrivé jusqu’ici, dans cette forêt, à vouloir la prendre pour un casse-croute…
Questionnements intérieurs… Réponse des astres ! Sans doute las d’être cachée de la vue des mortels, Dame Lune se débarrassa de ses apprêts nuageux pour noyer de nouveau la forêt de son éclat… Des pupilles ambre qui réapparaissent… Un visage qui se crispe de douleur… La bête était de retour ! Les membres se mirent à enfler, les liens s’enfoncèrent dans les chairs… avant de céder !
Lily tomba en arrière, laissant s’échapper une exclamation de peur d’entre ses lèvres. Sa baguette roula jusqu’aux membres du sorcier, membres qui avaient déjà laissé place à des pattes griffues. Sans attendre, la jeune femme se releva et fondit dans les ténèbres sans se retourner. Les branches lui lacérant les bras, elle ne ralentit néanmoins pas sa course, dernier sprint pour sa survie. Déjà, elle entendait les hurlements de la bête qui ne laissaient aucun doute sur le fait que l’Homme, son ex-collègue, avait disparu. Elle n’était plus l’Auror ou la femme qu’il avait tenté de séduire. Non, elle n’était plus qu’une proie, un leurre après lequel il allait courir à perdre haleine. Elle n’était plus qu’un moyen d’assouvir une pulsion et de calmer l’instinct grondant dans le cœur du fauve. Déjà, elle entendait les foulées de la créature frapper le sol et se rapprocher. Elle ne tiendrait pas la distance… Dans quelques minutes, il la devancerait de vitesse… Epuisée, elle s’arrêta derrière un arbre, assez large pour la camoufler. Elle rabattit son capuchon rouge dans une vaine tentative pour dissiper l’odeur de ses cheveux. Il arrivait… Son cœur frappait contre ses côtes. Il allait entendre son pouls tapant violemment dans ses tempes. Il allait repérer sa respiration, complètement désordonnée. Elle posa une main tremblante sur son cœur pour se calmer, l’autre venant se coller sur ses lèvres pour tenter d’étouffer son souffle. La Bête approchait et la seule question était de savoir combien de temps s’écoulerait avant qu’elle ne vienne déposer un baiser mortel de ses dents dans le cou de la Belle. Des bruissements de feuilles à quelques mètres… Son énorme museau humant l’air bruyamment… Il était là…


Dernière édition par Lily Gordon le Sam 23 Juil - 15:27, édité 1 fois
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Klarh Findirs
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Klarh Findirs, Dim 3 Juil - 22:36


[PV avec Elena B.Black...je me permets d'utiliser ce topic, car c'est le seul que je pense être adapté pour tout ce qu'on a prévu, et puis voilà quoi...le dernier message datait d'avril, alors on m'a dit de me lancer ^^]

Quelle idiotie, non mais vraiment, se faire surprendre comme ça, en plein entraînement...il fallait le faire, heureusement que cette personne ne l'avait pas bien vu. Iil s'agissait d'un moldu, alors autant prendre ses pattes à son cou, vu que ses sortilèges d'oubli faisaient griller le cerveau de ses cibles, il préféra prendre la fuite, plongeant dans la rivière, et glissant sous les eaux comme un serpent de mer...

Le crocodile émergea de l'eau, remontant sur la berge, observant au loin s'il n'avait pas été suivi...personne au loin, tant mieux, il redoutait plus que tout s'approcher d'un être humain sous cette forme, il savait que tout le monde prendrait peur, et risquerait d'agir dangereusement, que ce soit pour l'un ou pour l'autre.

Perdu dans ses pensées et son soulagement, il piétina sur place, c'est vrai quoi, il n'était qu'un énorme crocodile de huit mètres de long, alors non, ce n'était PAS rien...certains se transforment en chat, lui c'était ça...il ne s'en plaignait pas, au contraire, ce corps le fascinera toujours.

C'est à ce moment que ses sens animaux se réveillèrent et l'assaillirent d'insultes...il avait complètement oublié d'observer autour de lui, tellement occupé à vérifier qu'il n'était pas suivi...

Dans un mouvement brusque, accompagné d'une sorte de grognement menaçant, il se retourna pour faire face à toute l'étendue qu'il n'avait pas inspecté en sortant de l'eau...
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Désirée Black, Lun 4 Juil - 21:25


Une journée comme les autres, oui rien de plus qu'une douce petite promenade dans les bois de Loutry Ste Chaspoule. La jeune femme aimait, beaucoup entretenir son corps de déesse et cela passait par une séance de sport journalière. Quand elle en avait le temps et le courage bien évidemment. Mais rare était les jours ou elle loupait une séance de course à pied, même quand il pleuvait elle allait courir. Un moyen de ce libérer, de ne pas réfléchir de se vidé l'esprit... Cela faisait plus d'une bonne demi heure que la jeune femme courait quand un mouvement inattendu ce fit entendre dans les fourrés. Les herbes haute masquaient sa vision mais intrigués elle ralenti ça course jusqu’à la stopper totalement. A moins d'un mètre d'elle sortie, un immense crocodile. Certes se n'était pas les créatures qui lui faisait le plus peur.

Mais sa restait un animal sauvage inconnu de la jeune femme ou très peu. Elle s'avait seulement qu'il fallait se méfier de ses créatures avec les dents petites mais très pointu et leur mâchoire puissante. Ely est une sorcière, donc instinctivement elle avait sortie sa baguette et s'était mise en position d'attaque. Par principe la jeune femme laissait toujours le bénéfice du doute à tout le monde donc en gros la chance de fuir mais s'il attaquait. Elle se chargerait de la saucissonné confortablement dans une bonne corde magique... Plus pour ce rassurer, que avec espoir que l'animal ne lui réponde elle prit la parole de sa voix naturellement douce, tendre et dit sur un ton léger et bien plus calme qu'elle ne l'aurait crue...

Ely ~ Si tu ne bouge pas ! Si tu ne t'approche pas, je ne te ferais pas de mal !
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Klarh Findirs
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Klarh Findirs, Lun 4 Juil - 21:59


Evidemment, son instinct animal l'avait senti, mais en cet instant, il ne l'avait pas écouté, bien trop occupé à réfléchir à ses considérations à propos des moldus. Lorsqu'il fit face à la jeune femme, il s'attendit à un cri effroyablement aigu, et une fuite en catastrophe...mais là, elle n'avait presque pas sursauté, comme si un simple écureuil venait d'apparaître...

Puis il vit la baguette, et il fût soulagé, ça ne ferait pas une moldue traumatisée...mais ce qui lui fit le plus plaisir, ce fut le fait que la jeune femme n'attaqua pas tout de suite. La peau et les écailles d'un crocodile étaient capables de résister à bon nombre de sortilèges, évidemment, mais pas forcément tous...il n'était pas un dragon, après tout.


-Si tu ne bouge pas ! Si tu ne t'approche pas, je ne te ferais pas de mal !

Ça, c'était pas le langage des crocodiles...face à un animal ordinaire, la jeune fille n'aurait eu aucune chance, surtout à cette distance, les crocodiles sont bien connus pour leurs sprints incroyables.

Il se contenta néanmoins de faire quelques pas en arrière, et avant qu'il ne puisse s'en rendre compte, ses pattes cédèrent et son ventre toucha le sol...sa pointe de vitesse sous l'eau pour mettre le plus de distance possible entre les moldus et lui l'avait quelque peu fatigué...et il devait y avoir quelque chose qui clochait...

Etant prit d'un petit vertige et voulant savoir ce que ferait cette femme face à un crocodile qui tombe brusquement sur le ventre, Klarh ne se retransforma pas tout de suite, il secoua la tête de droite à gauche, pour montrer à la sorcière qu'il ne représentait aucun danger...en espérant qu'elle comprenne.

Il cracha un peu d'eau, essayant de se calmer. Essayer de reprendre forme humanoïde aussi brusquement serait assez dangereux, il n'avait pas envie de se retrouver en forme de sorcier, avec toujours une gueule de crocodile...ou alors des écailles sur la peau...
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Désirée Black
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Désirée Black, Jeu 28 Juil - 16:22


Ce message clôture donc le rp entre nous,
bonne continuation.


L'animal l'avait-elle comprise, elle ne le savait pas et pour toute réponse celui-ci fit un pat en arrière et s'effondra sur le côté, il semblait en proie a une grande fatigue que la jeune Poufsouffle, n'était pas amène a comprend ne parlant pas elle même le crocodile ou tout langage reptile qui aurait peut-être pu lui permettre de comprendre l'animal. Toujours dans la même position la jeune femme n'en démordait pas elle refusait de déposer les armes s'il on pouvait le dire ainsi face à cette imposant animal qui avait une bouche rempli de dent et donc elle ne faisait que un petit quart confiance... La jeune femme fit elle même un pas en arrière agrandissant un maximum l'écart qui se trouvait entre eux deux. Mais quand elle voulu en faire un autre l'animal eu un comportement des plus étrange il se mit a secoué la tête de gauche à droite comme s'il voulait lui dire un « Non » tout simplement signification comme les humains. « En était-il un !? Elle savait que les sorcier pouvais avoir cette faculté !? Mais en général il ne se faisait pas surprendre aussi bêtement face à un autre...

Ou peut-être que oui s'en était un mais qu'il avait été pour chassé comme la bête sauvage qu'il était !? » Elle était bloquer dans sa position ce demandant comment sortir de cette impasse... Impossible de comprendre t'en que l'animal reste sens la moindre parole compréhensive ou elle, et l'inconnu ne lui faisait pas peur mais elle avait encore énormément de chose a vivre elle ne voulait pas risquer de ce faire mordre par la mâchoire et la ranger de dans infernal de cette animal. Fuir ne faisait pas partie de ses habitudes mais tant pis pour sa réputation !! La jeune femme fit de nouveau quelques pas en arrière et reprise la parole cette fois, un pointe d'impatience pouvait se faire sentir.

« Lunaé vient vite j'ai besoin de tttoooiiii... »

Une liaison existait entre un elfe de maison et son maitre, il n'avait donc pas besoin de faire de grand cris qui de grand geste pour avertir celui-ci qu'il avait besoin de lui. Un petit crac soutenu ce fit apparaître et un petit efle seulement vêtu d'un petit tee-short au couleur de Poufsouffle, de sa voix aigu le jeune elfe qui ne devait pas avoir plus de six s'inclina devant sa maitresse qui n'avait toujours pas bouger toujours dans sa position de défense. Il n’eut pas le temps de lui demander ce que sa maitresse désirait que Elena lui demanda simplement :

« Ramène moi a la maison ... »
« Bien maitresse... »

Le crac sonore les fit disparaître toutes deux laissant ainsi un chemin vide, et crocodile seul et libre de vaqué a ses occupation comme bon lui semblait...
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Klarh Findirs
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Klarh Findirs, Ven 29 Juil - 1:24


Klarh se sentait de plus en plus mal, que se passait-il ? Il eut comme une révélation... Le moldu qui l'avait surpris.... Justement n'en était pas un, et cette impression bizarre en sautant dans l'eau, ce n'était pas la différence de température, car un crocodile ne le sent quasiment pas : il s'agissait d'un sortilège, sûrement un sale Sectusempra. Il lui était impossible de constater l'ampleur des dégâts, ne pouvant pas se regarder aussi facilement que sous sa forme humanoïde, mais il les sentait, ses entailles sur la peau, ayant brisé ses écailles à certains endroits, et son sang qui coulait de ces blessures... froid et liquide comme l'eau qui dégoulinait également de son corps.

La femme appela son elfe de maison, et ils disparurent avant qu'il ne puisse émettre le moindre son (de toute façon, il ne serait parvenu qu'à produire un grognement incompréhensible pour la sorcière). C'était décourageant, il n'y avait probablement personne d'autre dans cette foutue forêt...

Il laissa tomber sa lourde tête au sol, grognant, essayant de se retransformer en humain... ça l'aiderait sûrement... Et un coup de baguette pourrait sans doute le sauver de ce mauvais pas. Néanmoins, aucun changement ne s'opéra, il restait ce grand crocodile de huit mètres de long, le truc qui vous effraie tout passant.

Et s'il était capturé par les moldus ? Il se retrouverait dans un zoo, soigné et nourri, puis il lui suffirait de se transformer pendant la nuit, et transplaner. Mais si c'était des braconniers qui font des sacs en peau de crocodile ?


** Urgh, non... j'veux pas devenir un sac... **

Se relevant difficilement sur ses pattes, il était choqué de voir à quel point la force de ce corps s'était dissipée. Les crocodiles étaient bien connus pour leur manque d'endurance, d'où leur nature d'opportunistes. Provenant de Klarh, cette forme animale était bien plus puissante, plus endurante... Mais là, il avait atteint ses limites, son corps était froid, trop froid, il n'y avait pas de soleil pour reprendre de l'énergie, après cette mise à plat totale.

...Avec un peu de chance, il crèverait sans trop de souffrances.


** Lloyd... s'cuse moi...**

Il retomba lourdement, ses pattes n'ayant plus aucune force... Ses yeux se fermaient petit à petit, voyant venir vers lui une silhouette fragile, respirant le bonheur. Ce ne pouvait être qu'une illusion... "il" était mort... Ou alors sa vue était brouillée, et il s'agissait de quelqu'un d'autre.
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Kimberly L. O'Toole
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 29 Juil - 5:18


[Je me suis permis de poster, désolée.. Je m'ennuyais. xD]

C’était les vacances scolaires, et T. avait décidé de retourner à Londres afin d’y retrouver sa famille, qu’elle voyait maintenant relativement peu souvent. Le Poudlard Express l’avait déposée au quai 9¾ de la gare de King’s Cross, où elle avait été chaleureusement accueillie par ses parents. A son retour chez elle, un énorme buffet l’attendait. Toute la famille environnante s'était réunie en un même lieu, ce qui devait bien être une première.. Pourtant, la jeune femme ne se sentait pas à sa place. Il était interdit d’utiliser la magie en dehors de l’école, et elle se sentait un peu vide sans ses pouvoirs surnaturels.. Polie, elle décida tout de même de rester jusqu’à une heure avancée puis, lorsque tout le monde fut prêt à partir, elle décida de sortir faire un tour, histoire de se dégourdir les jambes, et de trouver une occupation qui sorte de l’ordinaire.

Ses cousins, qui vivaient à Loutry Ste Chaspoule, proposèrent de l’y emmener. Si elle le souhaitait, elle pourrait par la suite passer la nuit chez eux. Tara accepta la proposition. Ses retrouvailles avaient été amplement fêtées, elle pouvait bien attendre le lendemain pour se faire asséner de questions par ses parents. Arrivée chez son hôte, elle pria poliment son cousin de la laisser errer quelques temps dehors. Celui-ci, connaissant l’adolescente et sachant que, quelque soit sa réponse, T. n’en ferait de toute façon qu’à sa guise, la laissa faire. Il lui remit les clefs, et l’implora seulement d’essayer de ne pas trop faire de bruit en rentrant. La vert et argent promit de se faire plus discrète qu’une fourmi, puis s’enfonça dans les bois. Elle sortit sa baguette, retrouvant son entrain habituel.


Tara – Lumos !

Sa baguette s’illumina, lui éclairant quelque peu ce qui se trouvait devant elle. Malgré cela, on n’y voyait pas grand-chose, mais c’était toujours mieux que rien. Plus elle avançait et s’engouffrait profondément dans les bois, plus son champ de vision se restreignait. Après plusieurs longues minutes de solitude à errer au gré du vent, quelque chose finit tout de même par attirer son attention : un long coulis rouge qui semblait se prolonger sur plusieurs mètres.. Du sang ? Oui, ce devait être ça.. La vert et argent ne se laissa pas impressionner, et continua sa route. Elle n’entendait aucun cri, le massacre devait donc être terminé. Lorsqu’elle déboucha près d’une source d’eau dont elle ignorait jusqu’à l’existence -faut dire qu’elle ne mettait pas souvent les pieds ici-, la jeune femme sursauta, puis fit quelques pas en arrière.
Ce n’était pas du sang humain ! Là, juste devant ses yeux, se trouvait un crocodile bien mal en point.. Elle hésita de longues secondes. Devait-elle s’approcher, au risque de se faire attaquer par la bête ? Ou valait-il mieux qu’elle prenne ses jambes à son coup et aille passer une bonne nuit au calme chez ses cousins ? T. avait pitié pour le pauvre animal. Dans cet état-là, il devait être bien inoffensif, de toute façon.. Elle opta donc pour la première solution et, encore légèrement réticente, s’approcha doucement, très doucement du crocodile. Elle préféra tout de même garder une certaine distance de sécurité, loin d’être assez inconsciente pour littéralement se jeter dans la gueule du loup.
Elle observa un peu plus minutieusement le vertébré qui se tenait difficilement devant elle. Son corps était entaillé à de nombreux endroits, et les plaies ne cessaient pas de saigner. L’animal se vidait de son sang à vue d’œil, il fallait faire quelque chose ! T. tentait de réfléchir à un sort qui pourrait au moins stopper l’hémorragie, mais rien ne lui revenait. Elle était bien trop paniquée pour pouvoir faire appel à ses souvenirs. Elle comprit bien assez vite qu’elle ne pourrait de toute façon rien faire seule, et se remémora un sort qui l’avait souvent aidée à se tirer de situations assez complexes..


Tara – Lancétincelle !

Elle pointa sa baguette en direction du ciel, espérant de tout cœur que quelqu’un apercevrait son SOS, et comprendrait que c’était un appel à l’aide, et non un ahuri qui s’amuserait à faire sauter des feux d’artifices dans un bois, où tout est inflammable.. Plusieurs étincelles rouges se succédèrent. Tara donna un bon accoup à sa baguette, envoyant les flammèches le plus haut possible. Il fallait qu'elles soient visibles malgré les arbres..
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Nymphadora Lupin, Ven 29 Juil - 16:27


Depuis son retour dans le monde des sorciers, Nymphadora tournait en rond comme un lion en cage, elle s'ennuyait à mourir et les vingt-quatre heures d'une journée semblait s'allonger à vue d'oeil. Il faut dire que le fait de ne pas avoir de travaille n'arrangeait pas les choses, mais ce que les patrons, des diverses sociétés où elle s'était présenté, lui offrait était insultante vis à vis de son Curriculum vitae plus qu'impressionnant, ça sans dire. Sa dernière victime en date était l'entreprise de confiseries magiques et le seul job que le PDG voulut bien lui offrir consistait à ramasser les excréments des autres, la jeune femme, dotée d'un caractère de feu, ne s'était pas laissée insulter de la sorte et au vu de la tête du gérant de l'entreprise, quand elle prit la tangente, les furoncles qu'elle s'était amusée à faire pousser devaient être sacrément douloureux. Quoi qu'il en soit, Nymphadora n'avait toujours pas de travail et s'ennuyait comme un rat mort, elle avait donc décidé, par cette belle journée d'été, d'aller visiter la luxueuse ville de Loutry ste Chaspoule, elle n'avait pas pris la décision seule en fait... Pour tout vous expliquer, un groupe de vieux pensionnés, trop sots pour se rappeler comment ils devaient se servir de leur baguette, partait un excursion dans la ville citée plus haut et les organisateurs avaient besoin de volontaires pour encadrer ces séniles personnages, Nymphadora ne s'était pas présentée de bon coeur, au contraire, elle soupçonnait un des ses amis d'avoir répondu en son nom à la demande des organisateurs. Tout qui connaissait un tant soit peu Nymphadora savait que ce n'était pas dans sa nature d'aider son prochain, c'était même plutôt l'inverse.

Malheureusement, une fois que votre nom apparaissait sur le papier de l'excursion, il n'y disparaissait pas ! Elle n'avait donc pas d'autre choix que d'y aller, mais elle trouverait qui est le crétin qui lui avait fait cette farce et il lui payerait bien chère, la vengeance est un plat qui se manche froid. Pour ne pas changer ses habitudes, la jeune femme avait dormi toute la matinée et il était déjà seize heure quand elle se décida enfin de transplanner en direction de Loutry, tout les vieillards était déjà réunis en un joli petit groupe, bien rangé deux par deux et ils se donnaient même la main, comme de grands enfants. De grands enfants qui regardaient Nymphadora d'un air qui rendrait muet le plus loquace des ventriloques.

- Pourquoi vous me regarder tous aves des heures de merlans frits ? Je suis juste un peu en retard, pas de quoi fouette un chat quand même !
- Parce que pour vous trois heures de retard, ce n'est pas grave ? S'offusqua un des organisateurs
- Trois heure, déjà Faut dire, le temps passe tellement vite que je ne me suis pas rendue compte de l'heure, faudrait pas qu'on traîne alors, mettons- nous en route de ce pas, il y a tellement de belles choses à voir par ici lui répondit-elle d'un air narquois.

Vous aurez tous compris qu'elle l'avait fait exprès, bien entendu, mais bon, il faut savoir qu'elle n'était pas vraiment fan des promenades, des visites de vieux monuments et elle appréciait encore moins passer des heures à baver devant quelques arbustes en fleur. Elle ne comptait pas rester dans le groupe de toute façon, dès qu'elle en aura l'occasion "pop", elle disparaîtra comme par enchantement dans la nature, elle espérait de tout coeur que cette occasion ne se ferait pas trop attendre, car elle n'allait pas savoir supporter les bruits de dentiers mâchouillés pendant des heures. Ne dit-on pas "tout vient à point à qui sait attendre" ? Heureusement que la jeune femme était d'une patience hors du commun alors !

C'était, à peine, la troisième maison qu'ils visitaient et Nymphadora en avait déjà marre, elle s'était négligemment assise sur un vieux rocher et attendait, tout en contemplait un oiseau qui petit à petit faisait son nid ! Quand soudain, une étincelle rouge vient éclairer le ciel de toute sa magnificence, c'était le signal : son signal ! Profitant que l'assemblée soit absorbée dans la contemplation de châssis qui datait de l'époque de Louis 14 ou bien 16, c'était pareil de tout façon, l'ex-Gryffondor prit ses cliques et ses claques et s'en alla rejoindre sa lueur d'espoir, sans que personne n'eut à l'en prier.

D'autant plus que Nymphadora savait très bien ce que cette étincelle voulait signifier : C'était un signe de détresse, un signe que quelqu'un était en danger et avait besoin d'aide, la jeune femme courait donc à toute allure, dans ce genre de situation le temps vous était souvent compté. Après dix minutes de course effrénée, la jeune femme, essoufflé, arriva sur les lieux du crime... Enfin pas vraiment du crime, elle n'avait jamais considéré que tuer un animal revenait à commettre un crime, surtout une bête aussi massive que celle-là, mais tout de même quelle déception ! Elle qui avait pensé pouvoir assister à un bain de sang, ça lui manquait de se rouler dans ce liquide rouge si précieux, elle mit un frein à ses pensés sanguinaire, surtout qu'elle n'était pas seule.

- Bonjour, j'ai été Médicomage dans mon jeune temps, je sais comment m'y prendre, avec les humains du moins. C'est endroit fort calme ici, quelque sorciers, deux ou trois familles de moldus pas plus, donc ça m'étonnerait fortement que ce soit normal qu'une bête telle que celle-ci se trouve ici. Deux éventualités se proposent à nous : soit c'est un animagus et tant qu'il sera blessé, il ne saura pas reprendre sa forme humaine, mais c'est positif pour nous, du moins pour lui! Si c'est réellement un animagus, ce Crocodile est factice, c'est un homme qui se cache sous ses écailles et donc des soins médicaux lui conviendront amplement, pas besoin d'appeler un vétérinaire ou un expert en animaux sauvage. Deuxième possibilité, c'est juste un simple croco, alors là, je ne sais vraiment pas ce qu'on pourrait faire, à part le laisser mourir tranquillement. Je ne connais de toute façon pas de vétérinaire sorcier dans le coin et vu qu'on est samedi, on risque de payer le prix plein pour un véto de garde pour une bête qu'on ne connait même pas, alors non merci, je ne ferai même pas ça pour mon propre Hiboux.

Pour une première présentation, c'était assez paradoxale, mais leur n'était pas aux confidence, on avait un crocodile sur le feu ! Elle attendait que la jeune femme donne son avis, mais Nymphadora avait un sérieux doute : cette jeune fille ne devait pas avoir plus de dix-sept ans et elle était probablement encore élève à Poudlard. En conclusion, Nymphadora n'était pas sortie de l'auberge !


Dernière édition par Nymphadora Lupin le Ven 29 Juil - 22:46, édité 1 fois
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Ven 29 Juil - 20:05


T. ne savait pas quoi faire. Elle aurait bien aimé lancé quelques sorts et voir ce qui se passait, mais elle avait peur d'aggraver son cas, et de ne réussir qu'à tuer celui qu'elle essayé de sauver. Une bonne dizaine de minutes après son appel au secours, quelqu’un rejoignit la vert et argent. Ouf, son signal avait été bien interprété, et l’animal avait peut-être une chance de s’en sortir. La nouvelle arrivante devait avoir plusieurs années de plus qu’elle, mais T. ne se laissa pas impressionner par ses grands airs. L’inconnue afficha une moue affligée, désabusée, comme si le spectacle qui s’offrait à elle n’était pas à la hauteur de ses espérances. Finalement, ce n’était peut-être pas la bonne personne.. Pourtant, il faudrait bien faire avec, le crocodile continuait de perdre des quantités astronomiques de sang, et son temps était bien plus que compté, si les saignements continuaient à cette allure là. Lorsque l’inconnue se présenta comme ayant été Médicomage, une lueur d’espoir perça dans le regard de l’adolescente. Bon, les soins prodigués par ce genre de guérisseurs se portaient surtout sur les humains, mais il allait bien falloir trouver quelque chose pour aider l’animal..

La vert et argent écouta attentivement son interlocutrice. Son enthousiasme diminua bien vite, et laissa place à une inquiétude grandissante. La pauvre bête était loin d’être tirée d’affaire. Plus le médecin la prenait pour une idiote, plus T. s’impatientait. Pour une ex-Médicomage, elle avait l’air plutôt désinvolte, et pas vraiment préoccupée par le sort d’autrui. En tout cas, à l’entendre parler de la sorte, une chose était claire : si il s’avérait que l’animal n’était qu’un simple crocodile, c’en était fini pour lui. De plus en plus blasée, la jeune femme attendit que l’inconnue ait terminé sa longue tirade avant de répondre.


Tara – Bonjour. Merci d’avoir fait si vite..

Autant commencer par là. C’est vrai que sans la nouvelle arrivante, T. n’aurait rien su faire, et s’en serait probablement voulu longtemps. A vrai dire, elle ne savait pas vraiment pourquoi elle avait autant d’empathie pour l’animal, mais elle voulait à tout prix tenter quelque chose, l’aider à se retaper ou, au moins, à mourir dignement.

Tara – Que ce soit un simple crocodile ou un animagus, on ne peut pas le laisser comme ça. Ses blessures n’ont rien de naturel, un sort lui a certainement été lancé.. Ce qui signifie qu’il y a de très fortes chances qu’un humain se cache derrière. Je ne vois pas pourquoi un sorcier, aussi malsain soit-il, s’en prendrait à une pauvre bête sans défense.

Bon, il y avait toujours l’option que l’animal l’ait attaqué, et que le sorcier n’ait fait que se défendre, mais cette solution restait très peu probable. On ne lance pas un sort aussi violent si ce n’est que dans l’unique optique de se protéger. T. savait qu’au lieu de parler, elles feraient mieux de tenter quelque chose.. Perspicace et, surtout, voyant aisément l’ampleur des dégâts, la vert et argent était de plus en plus persuadée que c’était bel et bien un animagus qui avait été attaqué. Elle avait fait le plus clair de son raisonnement à haute-voix, histoire d’en faire profiter son interlocutrice, qui lui avait elle aussi fait part du sien quelques secondes auparavant.

Tara – Bon, plutôt que de le laisser perdre tout son sang, si on tentait quelque chose, même si ça doit se révéler inefficace ? Au moins, on aura essayé..

Elle marqua une courte pause, avalant difficilement sa salive avant de terminer son discours.

Tara – Si rien ne fonctionne.. Autant abréger ses souffrances et l’achever. Ca ne sert strictement à rien de le laisser comme ça, hormis à le faire souffrir inutilement.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Klarh Findirs, Sam 30 Juil - 16:18


Klarh entendait des bruits autour de lui, ce qui signifiait qu'il était encore vivant... Bon d'accord, il était très faible, mais vivant quand même ! Il y eut du mouvement, des bruits de pas, l'humus de la forêt piétiné par ce qui semblait être plusieurs personnes. Côté odorat, ça sentait l'humain, la terre et le sang. Quelqu'un l'avait donc trouvé... Si on essayait d'en faire un sac en peau, il se défendrait du restant de ses forces, ce qui ne serait peut être pas suffisant, mais au moins il aurait essayé.

Ouvrant les yeux (c'est toujours mieux de voir ce qu'il se passe) et attendant un petit instant pour que sa vision se stabilise, il distingua deux silhouettes... Féminines selon son odorat (la présence de poitrine et de longs cheveux aidait aussi, mais là il était davantage porté sur son comportement animal...). Était-ce une bonne nouvelle ? En général, ce sont les femmes qui portent des sacs en peau de crocodile... Mais ce ne sont pas forcément elles qui vont prendre les risques. Bon, ça ne voulait rien dire, de plus, il divaguait... Que ce soit sorciers ou moldus, trouver un crocodile de cette trempe dans ce lieu était insolite, donc il avait peut-être une chance de s'en sortir.

Il leur aurait bien crié de se bouger les fesses et de venir l'aider... Mais un crocodile ne parle pas, il parvint uniquement à émettre un vagissement de détresse, grave et assez menaçant malgré tout.


** J'vais pas vous manger... Bordel... C'limite si vous pouvez me manger vous... Urgh, non, ne leur donnons pas d'idées dans ce genre... **

Il pesta intérieurement contre lui même... Qu'est-ce qu'il pouvait s'agacer tout seul, il était quasiment mort et trouvait un moyen de dire (enfin, de penser, en l'occurrence) des bêtises.

Au prix d'un autre effort, il racla sa tête contre le sol pour que son regard ne soit pas directement orienté vers ces femelles (oui femelles, vision animale, sur le coup !), peut-être qu'elles se sentiraient moins en danger, et viendraient faire davantage que le regarder agoniser. Il poussa un souffle court qui s'apparentait à un soupir... Il était fier de sa forme animale, ne l'ayant jamais reniée, mais quand même, un crocodile géant, c'est tout sauf pratique en communauté !

N'entendant pas ce qu'elles se disaient, il trouvait le temps long, de plus en plus mal en point en fonction des secondes qui s'écoulaient, chacune passant pour une éternité de malaise... Mais il fallait lutter pour ne pas retomber dans l'inconscience, ne sachant pas trop pourquoi, mais il le faisait.

Il parait que lorsqu'on frôle la mort, nôtre vie défile devant nos yeux...


** Conneries ! Tout c'que je vois c'est cette terre boueuse et les feuilles mortes... **

S'énerver n'améliorerait pas son état, mais c'était plus fort que lui... Petit à petit, cependant, ses yeux reptiliens s'écarquillèrent : il revoyait certaines scènes de sa vie, c'en était choquant... Deux personnes dans l'herbe... Un toit qui s’effondre... Un éclair de lumière ... Son bras gauche touché... Non, non ! Stop ! Il n'était pas fini, inutile de revoir tout ceci.

Le mal était fait, maintenant, son reste de force s'employa à songer aux moments passés avec une certaine personne... Le lien était brisé, pourquoi continuer à s'accrocher ?


** Encore en train de divaguer... Irrécupérable... **
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Nymphadora Lupin, Lun 1 Aoû - 14:54


Merci d'avoir fait si vite... Si seulement elle savait combien Nymphadora lui vouait un culte pour avoir lancé cette étincelle lumineuse et pour l'avoir sauvée de son triste sort. Si elle n'avait pas été si peu démonstrative, elle se serait déjà jetée dessus pour l'embrasser follement, mais la retenue est une qualité dont peu de gens faisaient preuve et Nymphadora faisait partie de ce groupe de personne. Quoi qu'il en soit revenons en à nos moutons ou plutôt à nos crocodiles. La jeune femme mit un doigt sur sa bouche, signe évident qu'elle était en réflexion profonde, tout en écoutant la tirade de la jeune fille. Visiblement, elle était tombée sur une jeune fille assez compétent, avec le sens de l'observation et de la déduction, il en restait peu des comme elle à Poudlard.

- Très juste Sherlock ! Si on n'essaie pas quelque chose dans les secondes qui viennent, cette pauvre bête va vite passer l'arme à gauche. Je n'aimerai vraiment pas avoir la mort d'un crocodile sur la conscience, il y a pas pire !


L'ironie qui sortait de la voix de la jeune femme était palpable à des kilomètres à la ronde. Effectivement, pour quelqu'un qui avait tué sa soeur de sang froid, laisser mourir une bestiole était comparable à tuer une mouche, c'était aussi inintéressant. L'empathie que Nymphadora lisait dans les yeux de Tara lui fit cependant chaud au coeur, il y avait encore des gens qui éprouvaient encore un peu d'amour pour les animaux dans ce bas monde, si c'est pas mignon. L'ex-Gryffondor regardait tour à tour la fille et le croco : est-ce que ça valait vraiment la peine de salir une nouvelle robe de chez Lacoste pour sauver une bête ? La réponse était oui, parce que si un humain se cachait derrière ses écailles, il serait obligé de la remercier pour ce service rendu et donc elle pourrait en tirer profit et Nymphadora n'était attirée que par l'appat du gain.

- Et si tu l'embrassais ? Tu sais comme dans l'histoire de la princesse et la grenouille ? Un petit baiser et puis "pouf", il redevient un homme, à condition que tu sois une princesse, bien entendu.

Elle ne doutait en rien du rang d'appartenance de la famille de Tara, mais c'est le genre de pique que la jeune Nymphadora aimait encore bien de lancer, histoire de détente l'atmosphère, de faire preuve de gentillesse, mais vous aurez compris que l'ex-Gryffondor avait une définition du mot "gentillesse" qui lui était propre et bien différente de celle que nous trouvions dans les dictionne "Lablonde". Elle avait oublié, durant son long monologue, de préciser à sa comparse de ce soit que son sens du sérieux s'était fait la belle depuis très longtemps déjà et qu'il ne fallait pas s'attendre à ce que Nymphadora sorte deux phrases sans au moins avoir lâcher une bêtise entre, c'est une déformation professionnelle que voulez-vous.

Alors qu'elle rigolait toute seule de sa blague, qui n'était pas drôle je l'avoue, le crocodile fit quelque chose d'étrange. Comme s'il comprenait leur conversation, il posa sa tête au sol et poussa un soupir. Était-ce pour montrer qu'il était inoffensif ? Ou à l'agonie ? Ou bien tout simplement car il les trouvait pitoyable ? Quoi que ce fût, il était temps de passer aux choses sérieuses ! Nymphadora noua ses cheveux en queue de cheval, enleva sa robe de sorcières et remonta les manches de son gilet, elle savait déjà ce qu'elle comptait faire, elle espérait juste que ce soit efficace.

- Regarde ce que je fais et regarde moi attentivement, car si ça ne fonctionne pas lorsque je le fais seule, on devra combiner nos forces afin de le sauver et j'ai pas envie que tu viennes tout faire foiré parce que tu n'auras pas été assez attentive. Comprendo ?

Toute trace d'ironie avait disparut de son visage, le sérieux régnait en maître sur les traits de son visage et elle espérait que tara avait bien compris le message. Elle avança vers le croco, s'agenouilla et posa sa main sur son coeur, celle-ci battait lentement, bien trop lentement, c'était le signe qu'il avait déjà perdu une quantité astronomique de sang. Le temps leur était compté, Nymphadora pria même pour qu'il ne soit pas trop tard.

- Vulnera Samento, Curo as velnus, Epiksey

Le premier servait à stopper l’hémorragie, le second à soulager les douleurs et le dernier refermait les blessures peu profondes, malheureusement la plupart des perforations qui lacéraient le corps de l'animal pénétraient assez profondément dans ses écailles, elle croisa donc les doigts pour que ce qu'elle venait de faire soit suffisant, pour le moment. S'il avait plus de temps, elle aura pu le soigner grâce à l'une ou l'autre potion, mais c'était une chose peu aisée que de transplanner avec une bestiole d'un poids si conséquent.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Kimberly L. O'Toole, Lun 1 Aoû - 16:59


Tandis que T. essayait de prouver qu’elle n’était pas l’espèce d’ahurie pour laquelle son interlocutrice semblait la prendre -bien qu’elle n’estime pas lui devoir quoi que ce soit, étant donné le peu de temps qu’elles avaient passé ensemble, et l’antipathie qui se dégageait de l’ex-médicomage-, celle-ci paraissait en profonde réflexion. Elle avait mis son doigt sur sa bouche, comme si elle ne pouvait réfléchir que dans le silence le plus complet. Ce qui prouvait bien une nouvelle fois qu’elle était assez mal placée pour juger la vert et or d’après ses apparences de jeune femme.. La pointe d’ironie dans la réponse de son aînée lui décrocha un regard noir. Non mais sérieux ? Elle-même soupçonnait la présence d’un homme sous cette carapace, mais l’inconnue continuait à se jouer de sa mort.. Décidément, T. était plutôt mal tombée : elle ne l’appréciait pas beaucoup, pour ne pas dire pas du tout.

Tara – Bah occupe-toi d’ton cas d’conscience avant qu’il ne soit trop tard, alors, se contenta-t-elle de répliquer, d’un ton légèrement agressif et agacé.

La jeune femme ne connaissait rien du passé de son interlocutrice, mais tout lui laissait croire à de belles catastrophes. Dubitative, T. avait même de plus en plus de mal à croire qu’elle avait pu faire quoi que ce soit pour les autres, et doutait donc de son ex-statut de médecin.
Toujours ce ton sarcastique.. Pourtant cette fois-ci, au lieu d’énerver la jeune femme, celle-ci retint quelques secondes un petit rire.. Puis ricana bêtement. Ce n’était pas particulièrement drôle, mais ce que son interlocutrice ignorait, c’est que si la situation n’avait pas été aussi urgente, elle l’aurait probablement fait. C’était tout à fait son style, ce genre de réactions disproportionnées et tout à fait hors de propos. Elle ne craignait absolument pas les maladies et autres, surtout depuis qu’elle savait qu’un sort pouvait à peu près toutes les guérir. Et puis.. Elle adorait voir les têtes consternées, dégoutées et étonnées de tous ceux qui l’entouraient. Rien de plus comique.


Tara – Douterais-tu de mon grade ? lança-t-elle rapidement avant de porter à nouveau son regard sur l’animal.

T. avait aussi beaucoup de mal à garder son sérieux plus longtemps que.. Très peu de temps. Toutefois, elle savait qu’il lui faudrait le rester suffisamment si elle voulait espérer pouvoir faire quelque chose pour le crocodile. Comme s’il voulait faire passer un message aux deux jeunes femmes, celui-ci soupira, et posa lourdement sa tête au sol. Ce simple mouvement avait dû lui faire un mal fou. Une simple bête n’aurait jamais eu ce réflexe, ce qui acheva de faire revenir T. à la réalité. Visiblement, ça avait eu le même effet sur la presqu’inconnue, qui noua aussitôt ses cheveux et se prépara à tenter quelque chose. Enfin, ce n’était pas trop tôt. A la fois rassurée et exacerbée par l’attitude encore hautaine de son interlocutrice, T. préféra se contenter d’éluder la remarque. Elle aurait bien ajouté un « Oui chef ! », mais ç’aurait été trop d’honneur. Constatant que les sortilèges du médecin avaient, certes, refermés quelques blessures, mais que cela ne suffirait certainement pas à rétablir complètement le pauvre animal, la vert et argent entreprit d’aider son aînée.
Elle s’agenouilla donc à son tour, de l’autre côté. Suite à quoi elle plaça elle aussi sa main sur son cœur. Tout ce sang la mettait un peu mal à l’aise. Elle avait envie de vomir. Mais elle devait rester, et faire de son mieux.. Surpassant son dégoût, elle répéta les sorts précédemment énoncés, en espérant que, combinées, leurs deux forces pourraient venir à bout de toutes ces blessures. T. ne connaissait pas le premier sort énoncé, mais elle le reproduisit du mieux qu'elle put.


Tara - Vulnera Samento, Curo as velnus, Epiksey..

Elle répéta les sortilèges plusieurs fois, quitte à ce que les fois suivantes n’aient aucun effet. Elle se devait d’essayer. Peu à peu, les lésions, même les plus profondes, se refermèrent, laissant parfois place à de larges cicatrices..
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Klarh Findirs, Lun 1 Aoû - 20:53


Tandis qu'il était dans un état second, Klarh se ressassait quelques moments de son passé, lorsqu'il était heureux... Ce temps était révolu, il savait qu'il aurait toujours cette cicatrice au cœur, mais il ne fallait pas se laisser dépérir pour ça, il pouvait encore être utile, et découvrir si d'autres personnes valaient encore la peine d'avoir de sentiments.

Sauf que là, il était mal parti, un accident, ça arrive, mais celui-ci... Il se sentait pathétique, pitoyable...

Un bruit de pas se fit entendre, le tirant de ses pensées... Allait-on le laisser crever en paix ? Euh, non, il ne voulait pas mourir, il avait encore des choses à faire... Le contact d'une main avec sa peau écailleuse le fit rouvrir les yeux : une des deux femmes s'était penché sur lui, et elle lui tâtait la chair à la recherche de battements de son cœur... Et n'eut pas trop de mal à le sentir, la bête s'étant affalé sur un côté, le ventre était légèrement à découvert.

C'était bien beau tout cela, mais il n'avait pas besoin de massage cardiaque, ni de caresses pour le rassurer... Il y eut du mouvement, mais ne pouvant pas tourner la tête sur 360°, il attendit...


- Vulnera Samento, Curo as velnus, Epiksey

Il resta un instant perplexe, son cerveau ayant du mal à assimiler ces formules avec leur effet... Puis à en déduire que les femmes devaient être sorcières. Brusquement, il sentit une vague de bien-être, comme si la douleur disparaissait, laissant derrière elle un effet engourdissant. Ses plaies furent partiellement guéries, mais risquaient de se rouvrir d'un instant à l'autre si rien de plus "médical" était utilisé. L'autre femme s'approcha, elle semblait plus jeune, et lui accorda également une main baladeuse au niveau du cœur... imitant la première... Non mais vraiment, ce n'était pas un prérequis à ces sortilèges, quand même ! Une seconde voix répéta les trois formules...

- Vulnera Samento, Curo as velnus, Epiksey

Cette fois-ci, Klarh fut parcouru d'une impulsion d'énergie qui se propagea dans tout son corps. En plus de se refermer, ses blessures ne lui faisaient plus du tout mal, comme s'il était anesthésié, et l'action des sortilèges des deux femmes donna un résultat assez satisfaisant : il était hors de danger... plus ou moins.

Se sentant bien mieux d'une manière aussi brusque, il se laissa retomber sur le ventre, et pria pour que ses pattes arrivent à supporter son poids. A son plus grand soulagement, ses membres étaient à nouveau dotés de leur force incroyable, certes un peu diminuée en cet instant. Craignant une réaction négative des deux femmes, il fit rapidement quelques pas en arrière, les regardant à tour de rôle...

Il y avait une jeunette, tout juste adulte, sûrement... Et une plus âgée, qui devait avoir la vingtaine, largement dépassée. Cette dernière avait la peau blanche et de longs cheveux noirs ondulés, ses yeux étaient d'un joli vert... Il se ressaisit, remuant la tête, un début de migraine pointant dans son esprit.

Impossible de se retransformer maintenant, il ne restait plus qu'à espérer qu'elles ne se mettent pas à l'attaquer, ce qui serait un peu bizarre, vu qu'elles venaient de le sauver. La respiration rauque, le corps immobile, les yeux rivés sur les deux femmes, il se calmait, l'épreuve était passée, il pouvait se détendre...

Bientôt il pourrait reprendre sa forme humaine... S'il essayait maintenant, il allait rester avec un bras écailleux, une longue queue hérissée de pics, ou un long museau... Il pensa qu'il fallait éviter les catastrophes.
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 Promenons-nous dans les bois...

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