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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Promenons-nous dans les bois...
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Ciarán A. Merrow
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Ciarán A. Merrow, le  Dim 4 Juin 2017 - 4:17

Les pulsions. Ou quand le corps prend les commandes. Quand le cerveau, lui, passe en arrière plan et regarde faire.

Chloé n'avait répondu qu'à son corps lorsqu'elle avait pointé Edward avec sa baguette magique. À cet instant, son cerveau ne contrôlait plus rien. Ses sentiments n'avaient plus leur mot à dire. C'était presque comme si quelqu'un d'autre avait pris possession de son propre corps. Comme si elle n'avait même plus le temps de réfléchir. Étrangement, cela lui rappelait une partie sombre de son passé. Elle se revoyait, le visage caché derrière un masque, faisant taire son humanité dans l'unique but de servir le Seigneur des Ténèbres. Elle se revoyait, le regard froid, le coeur glacé, menacer des inconnus avec le bout de sa baguette magique. Elle se revoyait leur ôter la vie. Sans remords aucun. Juste des actions superposées. Insensées.

La Greenwood n'avait pas pensé un seul instant à la réaction du garçon. Pendant un instant, elle avait presque pris du plaisir à invoquer la peur en lui. Presque. Mais son amusement inhumain prit fin lorsqu'elle le regarda dans les yeux. Son regard avait perdu toute trace d'assurance. Désormais, il ne pouvait plus être certain de rien, avec elle. Il venait tout juste de le comprendre. Peut-être regrettait-il d'avoir été naïf?

En tous les cas, il eut l'intelligence de vouloir en savoir plus sur elle. Sur son passé. Questions vagues mais intéressées.

— Poudlard est une très bonne école, tu sais. Tu vas y apprendre énormément. J'ai enseigné la Défense Contre les Forces du Mal, là-bas.


Avant qu'elle ne finisse elle-même par plonger du mauvais côté. Mais elle lui épargna cette information. Son cerveau, qui semblait avoir repris les commandes, lui intima de se taire. Elle décida également d'omettre certaines vérités à propos de son père. Hors de question qu'elle se confie à un enfant. Qui plus est, à un inconnu.

— Je ne l'ai pas depuis que j'ai franchi la porte du Hogwarts Express le jour de ma première rentrée à Poudlard.

Elle s'en souvenait comme si c'était hier. Ce jour-là, il avait fait étonnamment froid pour la saison. Peut-être que la température extérieure pouvait expliquer l'humeur glaciale de son père, en cette journée si importante pour Chloé. Ou peut-être savait-il déjà, à ce moment-là, qu'il allait partir pour ne plus jamais revenir. Peut-être avait-il déjà pris conscience qu'il ne reverrait plus jamais ses deux filles. Peut-être que cette idée ne le touchait pas plus que ça. Tout simplement. Il avait simplement porté les valises de la cadette sur le quai de la gare, puis rapidement embrassé ses cheveux pour ensuite la regarder s'éloigner, sans qu'un seul mot ne vienne frôler ses lèvres. Même pas un au revoir.

Chloé lança un regard noir à Edward. Son visage s'était refermé.

— Si tu ne veux pas que je parle de ton père, à l'avenir, évite de mentionner le mien. La seule différence entre toi et moi, c'est que, de ton côté, il est mort, et que moi je ne sais pas encore s'il l'est. C'est tout ce que tu as à savoir.

Puisqu'il était trop curieux, l'ancienne professeur allait continuer l'apprentissage. Mais, en silence. Elle informula un #Convulso Crispo en direction du jeune homme.

Aussitôt, son corps d'adolescent fut secoué de spasmes. Chloé avait choisi ce sort parce qu'elle savait qu'il ne ressentirait aucune douleur, mais aussi parce que les mouvements incontrôlés de son corps l'empêcheraient de parler pendant quelques minutes. Et, surtout, parce qu'il s'agissait d'un sortilège presque anodin.


La dernière chose qu'elle aurait voulu, c'était le guider vers le mal.
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Invité, le  Lun 5 Juin 2017 - 23:46

Edward commençait à se demander s’il devait fuir au plus vite. Il avait de moins en moins confiance en Chloé. Il se sentait de nouveau mal à l’aise en sa présence. Elle lui ressemblait mais en version féminin. Quelqu’un de gentille à première vue mais qui à l’intérieur de soi, possède une partie sombre. Un ouragan de colère qui peut s’échapper à tout moment. Il l’avait bien vu dans ses yeux quand il avait mentionné son père. A présent, il ne devait plus faire ni dire n’importe quoi. Chaque phrase qu’il prononcerait serait au préalable réfléchi pour éviter les ennuis. Pourquoi avait-il accepté qu’elle lui donne quelques conseils pour se défendre ? Ed rêvait d’être dans son lit à dévorer un bouquin sur la botanique. Au lieu de ça, il suivait un cours de défense dirigé par une inconnue rencontré dans les bois.


- « Poudlard est une très bonne école, tu sais. Tu vas y apprendre énormément. J'ai enseigné la Défense Contre les Forces du Mal, là-bas. »


Dans le journal intime de sa mère, elle avait mentionné toute sa scolarité à Poudlard. Elle y décrivait un endroit magnifique où l’on apprend au mieux à se servir de la magie. Edward avait tout lu avant de recevoir la lettre pour son inscription là-bas. Si Chloé avait été professeur de Défense Contre les Forces du Mal, elle devait s’y connaître énormément sur les moyens de se défendre. Et puis, elle l’avait enseigné donc il n’avait en fin de compte peut-être rien à craindre d’elle. Il était juste un de ses élèves pour un unique cours.


- « Je ne l'ai pas depuis que j'ai franchi la porte du Hogwarts Express le jour de ma première rentrée à Poudlard. »


Son comportement venait de changer. Le visage de Chloé s’était assombrit. Elle n’avait donc pas vu son père depuis de nombreuses années. Edward avait connu ce même sentiment puisque cela faisait 12 ans que sa tendre mère était partie rejoindre les étoiles. 12 ans à pleurer chaque soir pour qu’elle revienne. 12 ans à grandir sans amour maternel. 12 ans à souffrir en silence. 12 ans à haïr les Dieux de lui avoir enlevé sa maman. En fin de compte, ils n’étaient pas si différents que ça. Mais pour Chloé, c’est son père qui l’avait délibérément abandonnée à l’âge de 11 ans en plus. Quel parent pouvait-il faire cela à sa fille ? On conçoit des enfants pour les aimer, les chérir. Pour leur apprendre le fonctionnement de la vie, pour parfaire leur éducation et leur culture. Autant ne pas en faire si c’est pour les abandonner ou les frapper quelques années après leur naissance.


- « Si tu ne veux pas que je parle de ton père, à l'avenir, évite de mentionner le mien. La seule différence entre toi et moi, c'est que, de ton côté, il est mort, et que moi je ne sais pas encore s'il l'est. C'est tout ce que tu as à savoir. »


Edward déglutit. Une nouvelle fois, il avait peur pour sa vie. Baguette en main, il recommença à trembler. Au timbre de sa voix, il savait qu’il lui avait fait beaucoup de mal en posant cette question concernant son père. Sans qu’il ne comprenne pourquoi, il commença à être secoué de spasmes. Cela devenait de plus en plus intense. Il avait l’impression qu’il allait rendre son petit déjeuner à ses pieds. Ed commença à devenir rouge. Au bout de quelques minutes désagréables, cet étrange phénomène s’arrêta. Il mit quelques instants à reprendre ses esprits. Etes-ce Chloé qui était responsable de tout ça ? Pourtant, il ne l’avait pas entendu prononcer un sortilège.


- « Ecoute, je suis désolé, j’ai été bête de penser que je pouvais te poser des questions sur ton père. Je veux juste que tu m’apprennes à me défendre. D’ailleurs, c’est toi qui m’a lancé un sortilège ? »


Il y avait de la peur dans sa voix. Si c’était elle la responsable, il devait vite s’en aller. Que lui arriverait-il si elle lui lançait un autre sortilège plus violent ? Il ramassa ses affaires et commença à s’en aller. Des brindilles craquaient sous ses pas. Edward tremblait de tous ses membres. Il n’entendait plus que les oiseaux qui chantaient au-dessus de sa tête. Il se retourna timidement et lança :


- « Désolé mais je crois que ma tante m’attend pour déjeuner, au … au revoir. »


Il fît volte-face et ferma les yeux. Ed était désormais une cible facile de dos. Il supplia Chloé à tout bas de le laisser tranquille. En fin de compte, cette inconnue ne lui avait fait que du mal. Il voulait oublier cette rencontre au plus vite. D’effacer ce passage de sa mémoire et de reprendre une vie normale.
Ciarán A. Merrow
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Ciarán A. Merrow, le  Jeu 8 Juin 2017 - 16:00

Lorsque les effets du sortilège prirent fin, les yeux d'Edward ne criaient rien d'autre que de la peur. Un regard hurlant son envie de fuir. De partir. Loin, très loin. Partout, mais surtout ailleurs. Facile à comprendre, quand on savait que la jeune femme à l'origine des convulsions n'était pas dérangée le moins du monde par la souffrance silencieuse et indolore du jeune homme.

Il ne faisait pas de doute que sa jeunesse et son manque de maturité certain ne pouvaient pas l'aider à aborder cette situation courageusement. Quoique, dans un élan de naïveté et d'audace, il avait demandé à une ancienne Mangemort qui lui était totalement inconnue si elle pouvait lui donner des cours de défense. Quel doux paradoxe. Peut-être cette leçon aurait-elle le mérite de réveiller chez lui la méfiance qui s'était endormie tout près de son innocence.

Chloé savait déjà comment Edward allait réagir. Bien sûr qu'il allait partir. Bien sûr qu'il allait la fuir. C'était une réaction totalement normale, et s'il avait agi autrement, la vélane l'aurait très certainement pris pour un fou. Un fou totalement naïf. Pour la première fois depuis le début de leur rencontre, le jeune garçon avait une réaction saine et compréhensible. Comment pouvait-elle l'en blâmer? Comment pouvait-elle en vouloir à un adolescent de ne pas savoir se protéger? À cet âge-là, c'est encore le goût du risque qui fait vibrer. Mais, maintenant, il semblait en avoir assez de mettre sa vie en péril avec une femme qui n'avait que faire de lui.

La Greenwood se sentait presque attendrie devant son manque de connaissances. Il n'était qu'au début de sa formation à Poudlard, et n'avait pas l'air d'avoir entendu parler de sortilèges informulés. Mais il n'était pas bête ; même s'il avait pris le soin de lui poser la question, il savait parfaitement au fond de lui qu'elle était la seule personne à avoir pu l'attaquer de la sorte. Il avait demandé, comme si lui-même n'arrivait pas à y croire. Comme si seule la réponse positive de la vélane pourrait l'en persuader. Mais elle ne répondit pas.

Devant son silence, il commençait à plier bagages. L'ex Serdaigle ne bougea pas et se contenta de le laisser faire. Infecte comme elle l'avait été, il valait mieux le laisser partir et accepter de le regarder s'en aller. Au fond d'elle, Chloé savait que cette expérience le ferait réfléchir. Qu'elle avait agi pour le mieux, et qu'il n'avait juste pas encore assez de recul sur cet instant pour s'en rendre compte. Mais désormais, il se méfierait. Désormais, il arrêterait de faire confiance à des inconnus. Et maintenant qu'il avait profité d'un avant-goût, l'envie de bavarder en cours de Défense contre les Forces du Mal le quitterait. Tout ça, il ne le savait simplement pas encore.

Il lui présenta une excuse des plus ridicules, pour éviter de dire tout haut qu'il s'enfuyait parce qu'il avait peur. N'importe quel humain aurait réagit pareil. Pourtant, il n'avait pas de raison de la craindre. Enfin, plus aujourd'hui. Mais ça non plus il ne le savait pas. Il y avait tant de choses dont il n'avait pas connaissance à propos d'elle.

La vélane le regarda lui tourner le dos. Edward s'attendait à ce qu'elle l'attaque de nouveau. Elle le savait. Mais elle ne bougea pas, se contentant de ranger sa baguette là où elle avait initialement trouvée, à l'intérieur de sa veste.

Dans un dernier sourire, elle attendit qu'il passe la porte de sa maison pour se retourner à son tour et quitter ces lieux où elle n'avait trouvé aucune réponse. C'était à Edward de mettre la main sur les siennes. Dans un souffle, elle chuchota :

— À bientôt, Edward.

— Fin du RP —
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déplacement
Invité, le  Mer 21 Juin 2017 - 9:02

Pv Elly


Quelques jours après s'être échappé de prison, Vladimir Estragon se trouvait sur les routes d'Angleterre. Après un rapide passage par Londres afin de s'acheter une baguette avec les derniers deniers qu'il possédait sur lui, il s'était échappé de la capitale sans être vu. Armé, à présent et tout à la fois désarmé, le jeune vagabond s'était demandé dans quelle direction il pourrait se mettre en route. Paradoxalement, Vladimir se sentait bien. Cela faisait un long moment qu'il ne s'était pas senti aussi libre. Peu importait la famine qui le toucherait bientôt et la soif qui la tiraillait déjà.

Peu importait la chaleur qui lui faisait penser que ce n'était pas la saison des évasions. Un jour à vivre en liberté, fut ce dans la pire souffrance physique en valait mille sous les verrous. Cependant qu'il marchait à travers champs en Angleterre, l'homme s'était plusieurs fois surpris à crier de joie. Lorsqu'il avait de la chance, un passant lui donnait de quoi boire ou manger. Plus il montait vers le nord et plus le temps se faisait clément. Parfois, un coup de baguette magique permettait de chasser un lapin au détour d'un chemin et de faire un feu pour le faire cuir, mais alors...

De deux choses l'une. D'une part, il craignait que le Ministère ne le retrouve par l'utilisation de sa magie, d'autre part, il constatait avec effroi que la magie était de moins en moins puissante en lui. Il manquait de pratique. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle il se rendait vers le nord. Dans sa liberté, le jeune homme désirait rejoindre l'écosse pour retrouver Pré-au-Lard. Là-bas, se trouvaient ses anciens enseignants dont l'un pourrait peut-être l'aider. Un sorcier n'est rien sans magie Au moins les moldus avaient ils l'habitude de se débrouiller par des procédés dont celui-ci n'avait pas même l'idée.

Un jour que la chaleur était néanmoins particulièrement intense, vers l'aube du mois de juillet Vladimir était épuisé. La chaleur accablante semblait tout écraser sous un ciel d'azurite. Ce clochard ne trouva rien de mieux que d'entrer dans une forêt pour se protéger du soleil. Là, une rivière coulait comme un trésor liquide. Se penchant pour boire, Estragon observa son reflet. Cela lui faisait bien de la peine de se voir ainsi. Il était mal rasé, peu musclé, ses cheveux avaient poussé plus que de raison et on pouvait observer des cernes sous ses yeux aussi profonde que la rivière en face de laquelle il se trouvait. Mais ce qui était surprenant, dans ce reflet que l'ombre des feuillages rendait un peu plus opaque, c'était qu'il ne se voyait pas seul. Au-dessus de son épaule gauche, un vieux fermier se regardait dans l'eau tout comme lui.

Le marcheur ambulant qui n'avait pas vu un visage depuis plusieurs jours cru d'abord à une hallucination. Mais se retournant pour mieux l'apprécier, il n'eut d'autre choix que de constater l'existence de ce qu'il voyait. C'était bien un vieil homme, court sur patte, avec une chemise à carreaux. Probablement un moldu. Sur les ailes de son nez, la trace de lunettes fraîchement retirées laissaient penser qu'il avait été interrompu dans une activité, sans doute par la présence d'un inconnu dans le bois qui longeait sa propriété.

«
Bonjour.
'jour
Vous devez avoir fait une longue route et être fatigué. Suivez moi, je vais vous aider à vous reposer. »

Le moldu était effectivement un fermier qui possédait une ferme non loin du bois dans lequel s'était engouffré Vladimir. Il l'invita donc à rentrer et lui proposa un lait de chèvre que l'ancien bagnard ne se voyait pas en mesure de refuser. Finalement, comme la fin de l'après-midi approchait à grandes enjambés, un lit fut couvert dans la grange pour permettre au sorcier de passer la nuit avant de reprendre la route avant qu'il ne fasse trop chaud le lendemain matin.

C'était une de ces granges habituelles dans lesquelles un silo permettait de stocker le grain. Au fond, une armoire trônait, poussiéreuse et semblant venir tout droit d'une autre époque tout comme la moissonneuse batteuse qui se trouvait juste à côté. Ce genre d'engins ne devait plus servir depuis bien longtemps. Sous la charpente de laquelle tombait quelques araignées, des poules avaient fait leurs nids avec de la paille sèche.

« Voilà, vous serez très bien, ici, dit le fermier en fermant la porte de la grange au grand damne de Vladimir. Bonne nuit. »


La porte se ferma et la pièce fut plongée dans le noir le lus complet jusqu'à ce que ses yeux se fussent adapté au manque de luminosité. Il était enfermé... A nouveau. Un bruit se fit entendre. Puis une nouvelle fois. Il apparaissait comme venant du fond de la pièce. A y regarder de plus près, comme le soleil traversait par endroit la charpente en créant des halos de poussière, il semblait que cela vînt de l'armoire. S'approchant, l'homme sortit sa baguette. Pas à pas, en suant à grosse goutte, il commençait à trembler. Lorsqu'il arriva devant la porte de cette armoire en bois brut, il l'ouvrit d'un coup. Mais il ne trouva rien à l'intérieur. Lumos Une faible lumière s'illumina au bout de sa baguette, laissant entrapercevoir le fond de la commode. Étrangement, celle ci lui semblait plus petite qu'auparavant.

La lumière s’éteignit. Le manque de pratique, sans doute. Un autre bruit se fit entendre, comme s'il venait de la grange entière. C'était ce genre de grincement que fait parfois le bois lorsque l'air devient froid. Soudain, quelque chose bougea, il en était sûr. Cela semblait venir de la porte barrée de l'édifice. En la fixant, il ne voyait rien. Puis le son se fit entendre à nouveau et cette fois, il en était certain, c'était la grange qui bougeait. Il était enfermé avec quelque chose, sans avoir la possibilité, ni de sortir, ni de voir ce que c'était.

Les murs. Le son venait des murs. La poussière que le soleil continuait d'éclairer faiblement par endroit bougeait sur les murs. Celui du fond et de devant étaient... Mais... Il semblait que la pièce fût déjà devenu deux fois plus petite. Et cela continuait. Les murs, définitivement, avançaient dans sa direction comme pour l'écraser. Il allait mourir, là, étouffé. Dévoré sans raison par cette prison d'un nouveau genre, par ce bâtiment qui continuait de se refermer sur lui comme un piège. Vladimir tenta de crier, d'appeler, mais aucun son ne sortait de sa gorge. L'armoire se retrouva bientôt broyée comme elle se trouvait entre la moissonneuse et le mur. Elle disparut sous ce dernier dans un craquement sinistre comme un hurlement que le bois aurait poussé.

Sortant sa baguette, l'homme se demandait ce qu'il allait faire. Il se demandait si tout allait se terminer comme ça. Mourir écrasé par une grange, il y avait de quoi rire. Rire, c'était ce à quoi il avait pensé au départ, sans doute cette armoire recelait elle un épouvantard. Mais ce qui se déroulait sous ses yeux n'avaient finalement rien d'un épouvantard. La terreur, au fond de lui, qui lui enserrait la gorge, était la même. Cet effroi qui ne lui permettait pas de faire un geste. Il tremblait... De tous ses membres. Les murs étaient de plus en plus près, bientôt il connaîtrait le même sort que l'armoire. Le soleil s'était définitivement couché, la nuit était tombée. Il ne voyait plus rien du tout.

Vladimir se coucha sur le sol. Allongé sur le côté, il attendait que les bords de cette charpente viennent l'écraser sous le poids de l'édifice. Il avait peur, mais il se refusait à la panique. Trop longtemps enfermé, sans doute l'homme ne voulait plus que cela arrive. La fin était proche. Il ne s'entendit même pas réciter la formule comme si cela pouvait changer quelque chose. Riddikulus. Non, il ne lui semblait pas l'avoir prononcé. De toute façon, cela n'avait eu aucun effet, la pièce continuait de se resserrer sur lui.

Mourir enfermé après avoir réussi à s'échapper d'Azkaban. Il n'avait pas de raison d'avoir peur. Deux ans dans la prison étaient bien trop astronomiques face à ce qu'il vivait en ce moment-même. Et quand bien-même il mourrait, cela était peut-être mieux que de toujours se cacher. Il riait. Mourir... Haha, mais quel joli destin pour celui qui craignait qu'on ne le renvoie à Azkaban par la force. Hahaha, il riait de plus en plus fort sans raison apparente, tel que pris par la folie qui vous touche lorsque vous avez suffisamment souffert pour le restant de vos jours. Il riait, il riait de plus en plus fort et les murs se feraient encore plus rapidement jusqu'à ce que l'épouvantard soit totalement neutralisé par le rire sans qu'il ait eu à prononcer la formule ou à imaginer quoi que ce soit de plus drôle que son propre destin. Après tout, c'était vrai, il n'avait plus peur du tout, au contraire, il riait de toutes ses forces. Il riait aux éclats, à gorge déployé et la pauvre créature n'avait alors plus aucune emprise sur lui.

Une ombre sembla disparaître dans la fente au milieu de la porte de la bâtisse et tout redevint normal d'un seul coup. Les murs semblaient ne jamais avoir changé de place et l'armoire était magiquement revenue à la sienne. Vladimir se coucha dans le lit qui avait été préparé pour lui mais, toujours tremblant, il ne parvenait plus à trouver le sommeil. Finalement, il se résolut à sortir pour passer la nuit à la belle étoile. Il ne pouvait plus s'endormir sans voir le ciel.

La porte s'ouvrit sans broncher.
Le lendemain, lorsque le fermier vint lui apporter un petit déjeuné, le vagabond était déjà parti.
Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Médicomagie

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Mar 27 Juin 2017 - 7:27

Retrouves moi...

PV avec Kohane
Autorisation de reprendre le sujet par Elly.

Je cours, sans m'arrêter, je fuis.
Je ne sais pas comment j'ai pu me retrouver ici.
N'en ai absolument rien à faire au fond, je ne cherche plus de raison, n'ai plus envie de me battre pour quoi que ce soit. Ce monde n'en vaut pas la peine, plus rien ne compte d'autre que cette douleur insupportable qui me broie l’estomac sans remord.
Et je crie... Nuée d'oiseau qui s’envole, extérioriser la douleur qui me ronge même si ça ne change rien.
Si tout ce conclut toujours d'un échec. Parce que j'ai mal, je n'arrive plus à résonner, seule reste la souffrance.
Elle et moi, nous. Même si désormais nous ne formons qu'un.
J'explose, de rage, de colère et de douleur aussi.
Le monde à jamais transformé pour mes yeux.
J'offre un autre visage, un facette bien différente.
Je ne suis plus fantôme, je ne suis plus rien...
Je ne suis plus que fureur.
La rage, la vraie, celle qui vous consume et vous alimente en même temps.
Celle qui est mon unique raison de vivre.

Mes yeux se posent sur un arbre, je m'arrête.
Crachant mes poumons à terre, vomissant le contenu de mon estomac vide,
goût acide sur mes lèvres, odeur du sans quand celui-ci rejoint le sol.
Monde noir, monde de songe. Plus de vie, peut-être une simple envie. Le fil est perdu, comment finir la trame ?
Des erreurs regrettée mais le monde continue de tourner, pensant me battre alors que j’abats.
N'étant plus rien d'autre qu'une poussière, besoin intense de vengeance,
détruire ce qui m'a conduit jusqu'ici. Impossible. Et pourtant je savais.
Aveugle, les pieds avancent toujours. Mais nul but, nulle direction.
Seul ce besoin de continuer, alors que tout est perdu, que plus jamais le cœur ne battra normalement.
Trop de coups, le sang coule abondement, en moi, empoisonnée de mes regrets.
La princesse n'est plus, rongée par la traîtresse.

Plus qu'une demi vie, comme si les aiguille s'arrêtaient pour moi.
Coup fatale, cicatrice banale. Tombant de haut sans avoir appris à voler.
Monde de brume, monde de fou encore bien trop flou. Paupières closes. Aveuglette, les jambes en marche.
Cherchant un sens, une vois, comme si c'était possible. Comme s'il existait quelque chose.
Mais non, rien que le noir, la brume... Contours d'une nuit sans lune.
Hurlant entre les arbres. Mains caressant les troncs séchés de vie. Simple impression.
Désillusion, oubliant les paroles de la chanson. Croyant que tout pourrait être différent.
Le monde, lui... Moi ? Mensonge. Incapacité. N'étant apte à aimer.
Et elle ? Viendra-elle ?
Regard au sol. Résignation. La peur d'être à nouveau seule, oubliée.
Non... Pas cette fois, non. Promettant de se battre pour que cela n'arrive pas.
Même sans avoir le moindre mot à dire.
Puisque les démons tiennent les fils.
Simple pantin...

La tête prise entre les mains enfantines. En apparence du moins.
Combien de fois le sang a t-il déjà eu l'occasion de couleur entre les doigts blancs ? Trop, beaucoup trop.
Actes de folies, délibérés. L'adrénaline qui circule si vite. Doux plaisir, cruel sourire. Une danse au pouvoir maléfique.
Une danse macabre. Tant d'excuse perdue au loin, emportée des vents si lourds.
Ne cherchant plus le moindre pardon. Les mains se sont tendues, les chances ont été données, les bras on réconfortés.
Mais jamais mérité. Monde remplit de mensonge, de fausses victime. N'en étant pas une, me sentant si coupable.
Comme si profitant, je finissais par me laisser sombrer dans le mal.
Démone de mes pires cauchemar. Voulant mettre son cœur disparu à l'épreuve.
Je veux la voir. Elle. La retrouver et chercher un soupçon d'amour.
Prouver que mon cœur n'est pas partit avec lui.

Est-ce que je me sers également d'elle ?
N'étant plus sûre de rien. Doutant de moi. Je me retrouve à implorer un quelconque Dieu pour qu'elle ne vienne pas, ne me trouve pas. Et soudain les jambes s'affaissent, la douleur grandit.
Tombant le nez contre la terre, sentant les douces odeurs boisées qui s'enroulent autour de moi.
J'en viens à douter de mon propre nom, ne suis même pas sûre de savoir qui je suis.
Quel sang est en train de couler dans mes veines. Je m'assieds.
Les larmes ne coulent plus, plus depuis lui, depuis la diablesse qui a tant jouer avec moi.
Peut-être est-ce finalement l'inverse. Je n'en sais trop rien... Soupir.
Un souffle. Je crie son nom. Kohane...
Résonnant en écho contre les arbres et dans le ciel.
Ne m'oublie pas...

Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
MDJ-GestionnaireHarryPotter2005
MDJ-Gestionnaire
HarryPotter2005
Année à Poudlard : Diplômé(e)

Matière optionnelle : Étude des moldus

Spécialité(s) : Permis de Transplanage
Occlumens


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Re: Promenons-nous dans les bois...
Kohane W. Underlinden, le  Mar 27 Juin 2017 - 18:31


   
   

C'est comme l'annonce d'une mauvaise nouvelle. Ce vent. Ce ciel. Si lourd et si chargé.
C'est comme si la détresse contenue dans sa lettre venait à se refléter dans l'atmosphère.
Une lettre raturée, abîmée, recommencée. Des mots qui flottent et appellent à l'aide. Phrases de la petite fille qui ne sait plus où se poser dans ce vaste monde.
Ellana
Si longtemps que j'ai pas eu de ses nouvelles.
Il ne s'est pas passé grand-chose après notre rencontre dans les cachots.
Elle a gardé sa place dans mon coeur. Elle a créé son cocon dans mon âme. Mais elle a fait sa vie. J'ai fait la mienne. Une distance qui s'est imposée tout naturellement.
Et aujourd'hui, la voilà qui revient. Qui ressurgit.
Au bout d'une plume, ses traits tracés sur un parchemin à travers les lettres et les mots qu'elle a formés.

Sa tristesse et sa détresse.
Je n'en sais pas plus.
Je sais seulement
qu'elle a besoin de moi.

C'est pour ça que je suis là.
Pour elle.
Pour lui tenir la main. Parce que je lui ai promis que je pouvais l'aider à faire un nouveau pas dans le monde. Parce que je ne peux la porter indéfiniment. Mais je peux lui tenir la main et tenter de la guider.
Parce que je sais que j'ai autant besoin d'elle qu'elle a besoin de moi.

CRAC

Me voilà.
Arbres et feuillages. Sous un ciel gris. Qui pourrait bientôt se mettre à pleurer, qui sait.
Arbres et feuillages. Odeurs forestières.
Sans me poser plus de questions, je me mets en route. Un pas, deux, trois.
Ca craque sous la semelle. Le vent agite les branches, froisse le tissu des vêtements.
Je ne sais pas pourquoi, réellement, elle a écrit cette lettre. Pourquoi se sent-elle si mal. Pourquoi, pourquoi, pourquoi...
Et je m'en fiche.
De savoir
pourquoi
parce que je ne suis pas là pour ça.
Si elle veut en donner les raisons, je l'écouterai. Mais avant tout, je suis là pour elle.
Une silencieuse compagnie pour un peu de soutien.
Lui tenir la main pour un peu d'amour.

Elle m'est si précieuse.
J'ai envie de l'aider.
Parce que je l'aime, sans doute. La raison première de ma venue ici. Une amie. Un fantôme. Une soeur de douleur. Une bien-aimée. Elle est tout à la fois.
Je me sens si proche d'elle.
Je veux l'aider. Et l'aimer.



 

Etrange mot que celui-ci.
Aimer.
J'ai l'impression qu'il renvoie à ce passé lointain que je regrette, cet âge d'or qui m'apparaît presque comme un vieux rêve tellement il me semble iréel.
Aimer
ça renvoie à cette époque où le sourire était si simple. L'amour si léger. Les questions ne se posaient pas. Et j'aimais le monde.

Aujourd'hui, tout me paraît si compliqué.
Trop d'amour à donner et ne pas savoir comment le donner. Ne pas réussir à le donner. Ne pas trouver le courage d'en faire offrande.
Avoir l'impression de ne plus réussir à ouvrir son coeur.
Voguer, un visage, deux visages, trois... sans jamais parvenir réellement à aimer.

Bien évidemment, j'ai de l'amour pour ceux qui m'entourent et me sont proches. Pour ces amis sur qui je sais pouvoir compter. Pour ces amis présents, jamais absents, toujours réconfortants.
J'ai de l'amour pour eux car c'est bien cela qui consolide toute amitié.
Néanmoins, le terme d'amoureuse ne signifie plus grand-chose pour moi. Je sais juste m'abandonner à des bras, connus ou inconnus. Sans jamais rien ressentir de tel.

Ellana,
peut-être,
est différente.

Je ne sais pas. Pas vraiment.
Mais dans le fond, je le sens. Elle est différente. Des autres.
Et mon sentiment pour elle aussi, est tout aussi différent.
Ce ne sont pas à ses bras que je veux m'abandonner. Mais à son coeur. C'est lui, que j'aimerais toucher.
Son coeur, son âme. Jumelle fantômatique.
Je veux d'elle bien plus que je n'en ai voulu des autres. Excepté Leo.
C'est un regard, un sourire, une pulsation commune que je désire. C'est ce qu'elle est au plus profond d'elle-même que je veux. Je ne cherche pas que la surface des choses. Pas avec elle. Je veux le coeur de tout ça.
Parce qu'elle est
différente.



 

Je la cherche. Ne trouve pas.
Bruissement des feuilles sous le pied.
Je n'entends que ma propre respiration.
Et soudain, une voix déchire le voile du silence. Une voix forte, un cri sorti de l'âme. Qui ne porte qu'un mot. Qu'un nom.
Le mien.

Je sais alors
que je l'ai trouvée.
Et j'augmente l'allure, allonge le pas, suis les dernières notes retombées du cri.

J'arrive
attends-moi.


Les arbres défilent
je ne vois rien
entends encore résonner, au fond de mes tympans,
sa voix
et l'appel
lancé au ciel
lancé à la nature
qui frémit sous le vent
sa voix
qui me demandait
moi
c'est moi
qu'elle veut
pour la rattraper
au-dessus du vide
ne pas la lâcher
la ramener
près de moi

je ne te lâcherai pas
je te tiendrai
à bout de bras, à bout de force
je ne te lâcherai pas
je te ramènerai près de moi
pour t'étreindre et te rassurer
tu ne seras pas seule
je serai là
à te tenir la main
je te relèverai
et on avancera
encore
une fois
un pas
ensemble

alors

attends-moi.



 

Elle est là.
Je vois son dos.
Je ne vois pas son visage.
Ne peux l'évaluer.
Mais elle est là. C'est l'important.

Alors je m'approche.
Perdues à deux dans cette forêt. Pour crier le désespoir.
Je m'approche.
Tends la main, saisis son bras pour prévenir de ma présence.
Pas de mot.
Je ne sais que dire. Je sais seulement que faire.
Je ne l'oblige pas à se retourner pour voir son visage peut-être défait.
Mais je m'accroupis pour être à la hauteur de son corps assis et je l'étreins doucement pour la calmer.

Un silence d'éternité.

Mes bras se referment sur son corps. J'appuie mon menton sur son épaule.
Je ne la regarde pas.
Je regarde devant.
Le paysage qui se déroule sous ses yeux. Sous les miens aussi, désormais.
Ce paysage d'arbres et feuilles. De nuages lourds et de ciel menaçant.
Mes bras se referment.
Etreinte chaleureuse.

Je ne parle pas.

Ce n'est pas à moi de parler.
Je ne suis là que pour rassurer. Relever.
Je n'ai rien à dire. Pour l'instant.
Je peux l'écouter, si elle le désire.
Je peux la calmer. Par cette embrassade humaine empreinte d'amour et d'affection.

Tu n'es pas seule
Tu m'as attendue
Je suis là.

Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Jeu 29 Juin 2017 - 10:33

Je perds toute notion du temps.
Oubliée dans un monde de vide manquant cruellement de vie.
Je cherche quelque chose à quoi me raccrocher. Me prouver que je suis toujours humaine.
Depuis qu'il et parti depuis que le diablesse m'a gelé le cœur, j'ai peur ne n'être plus rien qu'un simple reflet de cette autre Ellana que je pensais alors connaître. Je ne reconnait plus mon visage, mains tremblantes lorsqu'elles sèment la douleur pour les autres. Comme une douce vengeance, parce que je ne suis pas capable, impuissante.
Comment se battent ces autres qui souffrent ?
Ceux qui se perdent dans l'ombre sans avoir besoin de faire du mal.
De voir le sang couler pour vivre.
Je vous admire, poussières de ce monde.
Qui d'un peu de plus, vous envolez,
un peu plus loin, toujours. Même quand les ailes manquent à l'appel.

Mais je ne suis pas comme vous,
je n'y arrive pas...


La colère me prend à la gorge. Comme un millier de petite déception.
Je veux me battre, j'ai besoin de leur faire mal.
Briser tous les sourires que je croise.
Faire regretter à ces imbéciles le fait même d'être heureux.
Jalousie, égoïsme ? Sans doute...
Coup de poignard, caresse des lames, je suis impuissante.
Comme une vague qui monte en moi, encore plus, toujours plus.
Et j'ai envie de les déchirer, ces enfants heureux comme ceux qui ne devrait pas l'être.
Est-ce donc cela que tu cherches Ellana ? Un monde où tous sont comme toi ?
Les questions se multiplient. Je ne répond pas.
Répondre me rend coupable...
À chaque foi.

Craquement des branches, des feuilles sous les pas.
Je ne suis plus seule au milieu de cet univers.
Paupières qui se ferment, un presque noir sans cauchemar.
Je reste réveillée. Pour quelques minutes de plus.
Jusqu'à ce qu'elle arrive à moi.
Alors là je pourrais sombrer, là je pourrais me perdre.
Mais il me faut encore lutter.
Juste un peu...

Tu es là.
Je sens ta présence,
cette main sur mon bras.


D'un coup mon visage s’apaise,
les trais soulagés dénouent la gorge de sa haine.
Épaules qui doucement se relâche.
Je ne bouge pas, pas un geste, pas un mot.
Puisque tu es venues, puisque tu es là.
Tu me serres doucement dans tes bras.
Je ne peux voir ton visage mais sens ton cœur qui bat.
Comme le mien qui doucement se réanime.
Espoir. Je ne parviens plus à y croire.
N'aurais jamais pu comprendre à quel point tu m'avais en vérité manquer.
J'étais si loin, si loin de toi. Mais aujourd'hui rien n'a changer.
Comme si les sentiments avaient simplement attendus le bon moment.
Que tu reviennes les reprendre entre tes mains.
Kohane. Tes mains sont si douces.

Je pose mes paumes sir tes mains qui m'enserrent,
et délicatement j'ouvre les yeux.
Le moindre à étrangement retrouver des couleurs.
Comme si tout brillait un peu plus fort.
Parce que tu es à mes côtés, que t'as présence me rend un peu de vie.
Merci, Kohane, merci d'être là pour moi.
D'exister et d'avoir un cœur assez grand pour m'aimer.
Moi. Petite traîtresse oubliée.
J'ai repoussé bien des mains, mais pas les tiennes.
Non, il n'en est pas question. Jamais.
Mon cœur est brisé, laissant s’échapper la vie de partout.
Mais j'ai gardé une partie intacte. Pour toi...

On peut faire un pas, on pourrait...
Encore un de plus, même si j'ai mal, si toi aussi.
Parce que je n'ai pas mal de toi, comme j'ai mal de la vipère.
Que mes "je t'aime" ne sont pas des mensonges comme pour elle.
Je ne jouerais pas avec toi. Jamais.
J'en serais bien incapable, cela causerait ma perte.

À toi je pourrais les offrir, ses trois mots.
À toi je pourrais promettre, de t'aimer.


Parce que tu n'es pas comme elle...
Parce que je t'aime alors que je ne pensais plus ça possible.
J'ai voulu vérifier. J'ai osé lancé les dès.
Me voilà comme récompensée.
Je serre délicatement tes mains.
Prouver que je suis toujours en vie.
Que ce n'est pas juste un cadavre que tu serres.
J'ai encore de l'espoir. Parce que tu es là.
Parce que ce sont tes bras qui me serre.
Alors qu'il n'est plus là.

Et lui je lui avait promis, juré de ne jamais l’abandonner, de toujours l'aimer.
Mais j'ai faillit à ma mission, j'ai pris peur et me suis enfuie.
Alors que mon cœur me criait de lui demander pardon. Alors que c'est pour lui qu'il continue de battre...

Pour lui et pour toi. Kohane.
Mais on se perd à trop aimer, à toujours donner.
Que ce soit volontaire ou non.
Ça fait si mal, enlève l'envie de se battre.
Parce que je suis trop faible, pas assez stable.
Même si c'est sans doute ma faute.
Et que je ne le nie pas.

Je me retourne lentement.
Visage criant sous la douleur.
Mes doigts avancent vers ta joue,
j’effleure ta peau comme pour me rendre compte que tu es là.
Pas un mirage, ni une douce illusion.
Alors la sérénité reviens juste un peu sur les trais fatigué.
Tu es là...
Murmure envolé au quatre vents.
Mes mains passent derrière ton cou.
Je t'enlace en posant mon visage contre tes cheveux.
Merci, Kohane...
Chuchotement contre ton oreilles.
Comme un secret, comme un mystère.
Tu es belle Kohane, si belle.
Je ne savais plus ou j'étais.
Léger tremblement à peine contrôler.

Merci d'être venue me rejoindre,
me prouver que j'ai encore un peu d'amour à donner.
Et surtout que j'ai eu raison de te l'offrir.
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Kohane W. Underlinden, le  Mer 5 Juil 2017 - 15:47


   
Musique

   

Le corps, tendu de rage ou de tristesse. Peut-être les deux. Sans doute les deux.
Je reste silencieuse et immobile. Mes bras qui l'enserrent de la lâche pas. Je veux qu'elle sente. Qu'elle sache. Que je suis là. Oui, je suis venue. Pour toi. Je suis là. Pour te tenir la main. Contenir ta colère. Essuyer tes larmes. Etirer tes lèvres d'un sourire. Encore un, encore un, pour se dire qu'on en est capable.
Je suis venue, Ellana.
Je suis venue.
Je suis là.
Et je sens ses épaules qui, doucement, se relâchent. Une forme d'apaisement contagieux. Mes propres bras autour d'elle se détendent. Je n'ai plus peur qu'elle fuie. Qu'elle explose. Qu'elle s'évapore. Je sais qu'elle restera.
Mes paupières se ferment un court instant -soulagement après tension.
Malgré tout, je ne la libère pas. Et la garde contre moi.
Dans ce silence éternité. Parfois agité de quelques bruits de forêt.
Silencieuse, j'écoute et j'attends.
Attentive au moindre mouvement, au moindre bruissement.

C'est tellement étrange de la retrouver. La retrouver ainsi.
Avant d'y être, je ne savais pas bien comment cela allait pouvoir se passer.
Avant d'y être, je n'étais pas sûre de ce que j'allais ressentir.
Notre fantomatique rencontre au milieu de la nuit me paraît si loin ! Et si rapide. Un simple éclat dans une vie, lueur éphémère, disparue aussi vite qu'elle est apparue. Si bien qu'après cela, je ne savais plus vraiment. Plus vraiment où j'en étais. Ni même si mes sentiments pouvaient être durables. Sincères et spontannés, ils l'étaient, pour sûr. Mais sauraient-il résister à la cruelle morsure du Temps ?

Et, à présent que j'y suis, je sais.
Que rien n'a changé.
Le Temps n'a pas su effacer cela.
Et, à présent que j'y suis, je comprends.
Qu'elle m'a manqué.
Alors que je n'en avais pas conscience. Mais, dans le fond, sa non-présence faisait un vide. Un vide que je n'ai jamais su combler. Un vide qu'on ne m'a jamais laissé l'oportunité de combler.

Accrochée à son dos, je respire son odeur.
Je suis heureuse. De l'avoir retrouvée.
Son petit corps blotti contre le mien. La calmer pour mieux avancer.
Et je sens ses mains, doucement, se poser sur les miennes. Les enserrer, comme signe de vie, de force. Oui, elle est encore là. Encore là. Elle peut être debout. Elle peut être forte. Elle peut affronter la Vie, ses Monstres et ses Démons. Je le sais. Sa main qui serre la mienne avec tant de vigueur me le prouve.
Un mince sourire se dessine sur mes lèvres.
Je suis si heureuse que tu sois là, en chair et en os. Que tu m'aies attendue. Que tu aies voulu me voir.
Preuve que les sentiments d'avant, si rapidement exprimés, demeurent.
J'ai besoin de toi. Tu as besoin de moi.
Pour un nouveau pas.

Toujours, ce silence d'éternité. Pour sceller des retrouvailles.
Le temps des mots n'est pas encore venu.
Juste une affection muette, des gestes qui valent mille phrases.
J'aimerais rester ainsi, que la scène se fige, comme sur une photographie Moldue.
Que plus rien ne bouge. Pas même nous. Uniquement continuer d'entendre les battements de son coeur. Savoir qu'elle est vivante. Entre mes bras. Savoir que je peux encore la tenir contre moi.
Je peux encore être là pour toi,
Ellana.


Mais qui sait ce que nous réserve l'avenir ?
Je n'ai jamais rêvé un futur exclusif à tes côtés. Pour moi, tu étais juste un fantôme-reflet, celle en qui je me reconnaissais et que j'aimais tendrement pour la belle alchimie de nos douleurs. Tu étais ce fantôme passant, que je savais pouvoir retrouver et aimer de nouveau si je le souhaitais. Ce fantôme qui fait sa vie tandis que je fais la mienne.
Mais aujourd'hui, justement, ma vie, ce n'est plus moi qui la fais, qui la forge.
Cette vie n'est presque plus la mienne.
Et si je ne la possède pas moi-même, comment pourrai-je t'en offrir des parts ?
Avec larmes, haine et résignation, j'ai accepté d'abandonner mon Futur aux obligations familiales et au poids de l'argent. Il ne me reste plus grand chose. Plus grand chose que je possède encore de mon Avenir.
Plus grand-chose que je puisse encore t'offrir, Ellana.
Je t'aime et je ne veux pas t'abandonner.
Non.
En vérité. Je ne t'abandonnerai. Jamais.
Les choses risquent juste d'être différentes.
Quand bien même je voudrai tout t'offrir de moi, je ne le pourrai plus. Je n'ai plus de pouvoir sur rien.
Alors, aujourd'hui, c'est un peu de ce rien qui me reste que je te tends.
En étant venue. Pour toi.
En pouvant encore te serrer contre mon coeur.
Et en me disant que
je t'aime.



Un mouvement brise l'aspect figé de la scène.
Lentement, elle tourne la tête. Un visage défait, douloureux. Et en même temps, je sais qu'il est plein de force.
Ses doigts viennent effleurer ma joue.
Je ne bouge pas. Me contente de la regarder de mes pupilles sombres.
Je suis vivante,
moins fantomatique que la dernière fois, peut-être,
je suis vivante, de chair et d'os, en tout cas,
ne t'en fais pas pour ça.


Et ses mots coulent tout doucement, comme un minuscule ruisseau.
Je les laisse aller, venir.
Sens ses bras autour de mon cou, son visage contre moi, sa voix au creux de l'oreille.
Le dernier appel de la désespérée.
Et je serai là pour te repêcher.
J'ai parfois du mal à me soutenir moi-même. Mais étrangement, je veux tout faire pour relever les autres.

Mes propres bras gardent leur étreinte autour de son corps.
Ca fait tellement du bien de sentir que quelqu'un est là.
Qu'elle est là.
Ellana.
Belle Dame Fantôme.
Bel Oiseau Nocturne.
Que je vois aujourd'huis en plein jour.
Ellana.

-Qu'importe où tu es. Je serai là. Pour toi.

Un mumure, aussi.
Paroles rassurantes.
Et sincères.
Tu le sais, n'est-ce pas ?
Je serai toujours là pour toi.
Tant qu'il me restera encore un peu de ce rien qu'on me laisse, tant que je peux encore t'offrir de ce rien qui m'habite.

-J'ai reçu ton appel en détresse. Et je suis venue.

Je finis par desserrer mon étreinte et éloigner un peu mon visage pour pouvoir la regarder dans les yeux.
Ses pupilles brillent.
Comme des étoiles au milieu du jour.
Un voile de tristesse et perdition au-dessus. Pour tenir le tout.
Mais je sais que tu sauras t'en débarrasser, de ce voile gris.

Je la regarde, la contemple en silence.
Elle est belle aussi en plein jour. Elle est différente. Sa beauté n'est plus la même. Mais elle continue de briller encore un peu. De cette force qui attend seulement d'être découverte. Cette force qui la poussera à avancer. Une fois qu'elle aura pleuré, explosé, parlé.
Je pose une main sur sa joue.
Je ne parle pas.
J'attends seulement.
Et, dans mon oeil, seulement la question.

Que t'arrive-t-il ?

Vanille Fleury
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Dim 9 Juil 2017 - 11:07

j'ai pas de musique mais la tienne est parfaite <3
Comme une impression d’irréalité, peut-être que c'est mieux ainsi
sans doute la douleur serait-elle moins grande, je ne suis plus sûre de rien,
à ses côtés le monde semble retrouver des couleur oubliées, un bonheur merveilleux qui m'enserre la gorge de sa beauté, comme si mes yeux n'avaient été capable de le déceler plus tôt, si simplement je n'étais pas apte, pas prête à le voir
mais maintenant tout est différent
elle est là
et ce n'est qu'au moment ou son visage réapparait devant mes yeux que je me rends compte à quel point j'ai pu souffrir loin d'elle, je l'observe les yeux brillants d'une sensation de plénitude intense, l'impression qu'un rideau se déchire
mettant les douleurs de côtés, au moins pour un instant
juste un petit temps plus qu'apaisant, elle est si proche tout en me semblant si loin,
je ne sais que penser alors je fais taire ma raison, qu'importe la taille de cette folie
elle ne m'a jamais été pleinement utile et j'ai l'impression que le destins se fiche de moi

j'ai été fantôme et âme brisée mais ma faiblesse ma reconduite dans d'autres bras,
je me suis perdue dans cette instabilité, prête à mentir et à tromper, pour survire,
pour avoir l'impression de tenir ma vie en main, de tout contrôler alors que ce n'est pas le cas
que cela ne l'a sans doute jamais été pour personne
pas de ce monde en tout cas
je sens la douce caresse d'un renouveau, elle ne m'a pas oubliée, encore moins abandonnée,
j'ai presque du mal à croire à ma chance, ne comprenant pas ce qui la pousse à me retrouver
ou peut-être comprenant trop bien et alors que tout aurait pu s'arrêter, que nos chemins auraient si facilement pu se séparer, la revoilà près de moi, serrant mon corps entre ses bras, comme pour prouver que tout n'est pas fini, qu'il reste encore un peu d'espoir, un peu de vie
une raison de se battre, du lutter, toujours plu longtemps, même alors que tout va mal
ou du moins que c'est ce que l'on pense
et moi je suis là Kohane, il y a un vide en moi qui ne demande qu'à être comblé
non un vide banal que n'importe qui pourrait prendre
ta place celle qui tu t'es faite dans mon cœur cette nuit là
que tu garde encore aujourd'hui.

Je suis plus forte qu'à notre dernière rencontre, plus forte et plus perdue,
les secondes ont filées, pas mal de choses ont changées et pourtant je suis toujours profondément la même,
j'imagine que pour toi c'est pareil, que le monde à mainte fois été cruel, mais la douleur n'a pas changé, pas tout
parce qu'au fond nous sommes toujours les même, parce qu'en nous
nous ne sommes que toujours deux enfants perdues au fonds des cachots,
deux âmes empreintes d'une douce insomnies, d'une alchimie de douleur qui peut rendre plus forte
et c'est ce que je veux être moi
plus forte
pour toi, peut-être aussi pour moi, qu'importe, les Démons plus jamais ne m'auront
s'il faut je deviendrais plus redoutable, froide, distante, s'il faut je me battrais, regarderais leur sang couler sans le moindre remord, les regrets n'ont plus le loisir d'exister dans l'obscure
mais malgré cela, je garderais mon cœur, je ne veux pas être une machine,
je veux garder une place pour toi, juste ici, en moi,
parce que je te sens présente, tu sais, depuis cette nuit tu m'alimentes,
la douleur de l'absence ne me fait que trouver nos retrouvailles encore plus merveilleuses
et pourtant rien n'a changé, nous sommes toujours là,
l'une pour l'autre même si ça aurait pu sembler impossible

puis tes paroles explosent, comme une saveur sous ma langue,
et je veux crier, que je t'aime, plus fort, plus loin que je ne l'aurais cru possible
comment peux-tu donc être comme ça Kohane, comment parviens-tu à me faire ça ?
en un claquement de doigts tu rends les couleurs à mon âme, tu parviens à me rendre ce que j'ai failli détruire,
tes mots volent jusqu'à moi et percutent mon cœur avec une douceur infinie
les larmes veulent couler mais je les retiens,
je ne permettrais pas cela, pas aujourd'hui, je veux juste être heureuse, de ta présence, fêter ton retour du mieux que je peux, ouvrant mon cœur à la joie de te sentir de nouveau près de moi
et je voudrais pouvoir te parler, formuler ce que je n'ai pas pu écrire
mais j'ai du mal, je n'y arrive pas, cruelle injustice de ce monde qui me bloque la gorge
je veux pester, râler mais tout déborde bien trop d'inutilité
alors je me perds dans ses yeux parce que tu m'as manqué
comme une simple justification, qui n'aurais pas vraiment sa place
mais la voix est enfantine, le cerveau ne résonne plus convenablement.

Le contact de sa main contre ma joue, je ferme un instant les yeux, parce que ça fait tant de bien
que j'avais presque oublié cette sensation, ses doigts comme les ailes d'un papillon, délicats et protecteurs
je ne veux plus réfléchir à quoi que ce soit, pas maintenant, pas aujourd'hui,
juste être, avec elle et pour elle
me perdre et m'oublier, mes ses yeux interrogateur me demande,
pas comme un ordre mais une invitation, un acte de présence, me dire qu'elle est là et que je peux parler,
mais dois-je donc vraiment évoquer Kalsi ? Ne serai-ce donc pas un peu déplacé ?
mais j'ai confiance en elle, plus qu'en n'importe qui, cette relation tissée entre nous est si unique
que je doute qu'elle puisse laisser de la place à une jalousie stupide
j'ai été amoureuse soupir, comme une simple résignation, oui je suis retombée,
dans les bras d'un homme qui plus est, je me suis blessée et brûlée vive, par ma faute et non la sienne
mais une diablesse à joué avec moi, elle m'a ensorcelée de son corps, me rendant dépendante à elle
j'ai tenté de lutter puis j'ai pris goût au jeu et quand il nous a surpris je...

une hésitation, j'ai mal d'évoquer ces jours de douleur, fuyant son regard pour déposer ma tête contre son épaule,
la sentir près de moi et puisse une force dans sa présence

je me suis rendue compte du mal que mon instabilité allait lui faire,
j'ai préféré mentir, lui dire que je ne l'avais jamais aimé, j'ai préféré le laisser partir...

je fini dans un souffle, serrant mes bras autour d'elle
comme pour me raccrocher à quelque chose, lui dire que je l'aime après ça
mais je l'aime...
un simple murmure, je retrouve les yeux de mon âme jumelle,
fermant soudain les paupières pour un geste inconsidéré, mes lèvres se posent délicatement sur les siennes
tendre baiser sans doute interdit, je ne veux plus la lâcher, ma main passe doucement dans ses mèches foncées,
comme si je pouvais rester ici à jamais.
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Kohane W. Underlinden, le  Dim 30 Juil 2017 - 22:50


   
Musique

   

Je ne sais comment j'avais rêvé ces retrouvailles.
En fait, je ne les avais peut-être pas rêvées.
Je ne les avais pas imaginées.
Non que je ne voulais plus te revoir.
Mais je ne me projetais pas. Pas avec toi.
Je vivais au jour le jour en sachant qu'un jour, tu me reviendrais, je te reviendrais, nous nous retrouverions.
Et ce jour,
C'est aujourd'hui.
Tu es là. Si près de moi.
Ni mieux ni moins bien. Juste. Equilibre parfait. Tu es parfaite. Dans ces teintes d'ombre-lumière sous les arbres. Même ton air attristé et sombre s'accorde avec l'aspect sans tâche de ces retrouvailles. Je te contemple. Et te trouve plus belle que jamais.
C'est toujours quand j'arrive pour te rattraper que je te trouve magnifique.
C'est toujours quand tu te tournes vers moi, quand tu as besoin de moi, quand tes bras se tendent vers moi que je te trouve éclatante. Alors même que tes yeux pourraient être sombres, voile de larmes sur le globe oculaire.
Mais tu es belle comme ça.



Mon regard
Son regard
L'un perdu dans l'autre
L'autre entremêlé dans l'un
Et on se retrouve.
Et je sais que, même si je ne me faisais aucun projet, aucun rêve sur cet instant-là, je l'attendais avec impatience depuis toujours. Depuis qu'on s'est quittées dans les cachots. Depuis que je l'ai découverte fantôme, que j'ai aimé sa douleur, que j'ai aimé sa personne. Depuis que j'ai fait un pas vers elle, elle vers moi.
Je n'en avais pas pris conscience.
Mais c'est vrai.
Je suis si heureuse qu'elle soit là.
Car

-Tu m'as manqué.

Elle prononce ces mots alors même qu'ils me traversent l'esprit.
Elle les sort alors même que mes lèvres voulaient les dire.
Elle a été la plus rapide.
Mais nos cœurs étaient accordés en silence.
Accordés au même rythme doux. Pour un sentiment commun.

-Toi aussi.

Murmure prononcé à la forêt, venu du fond de la gorge, simple filet.
Mais elle est si proche de moi.
Elle doit l'avoir entendu.
Elle doit l'avoir saisi.
Peut-être qu'elle lit en moi. Et que les mots sont inutiles.
Elle sait,
peut-être,
Que j'ai pensé à elle quand elle n'était pas là, que j'ai continué de l'aimer quand elle n'était pas là, qu'inconsciemment, j'ai espéré la revoir alors qu'elle n'était pas là.
Je la vois fermer doucement les paupières.
Les volets s'abattent sur les yeux.
Ma main figée sur sa joue.
Je sens sa peau chaude sous mes doigts. Y'a le sang qui circule dans son corps, pulse dans les veines, la font vivre alors qu'on pourrait la croire fantôme. Y'a le sang qui coule et alimente.
Je sais qu'elle est vivante.
Et bien présente.
Funambule sur les fil des révélations, j'attends. Je n'ose pas encore esquisser un pas, un peu malhabile ou maladroite dans ma discipline. J'attends seulement. Qu'elle parle.
C'est elle.
Qui doit donner le signal du départ.



Et, enfin, ses mots. Disent. Sortent de la gorge.
Je l'écoute sans bouger.
Sa tête vient trouver refuge sur mon épaule. Comme si elle ne parvenait plus à affronter mon regard. Ou le voile des souvenirs se dressant entre elle et moi.
Elle parle.
De son cœur. En peine. Piégé. Tourmenté. Esseulé.
Elle aime.
Elle a aimé.
Je ressens son amertume. La douleur provoquée par l'autre. Y'a pas de nom. Y'a seulement le qualificatif. La diablesse. Qui s'est ri de tout cela. A saisi au vol le cœur trop brûlant d'amour. Pour se jouer de lui. L'ensorceler et provoquer sa chute.
J'entends son histoire.
Sa tête posée contre mon épaule.
Geste effectif : ma main sur ses cheveux.
Elle continue.
Murmure et souffle toujours plus bas.
Pour finir sur la terrible vérité.

-Mais je l'aime...

Je sens mon cœur se serrer. A ces derniers mots. Non pas une pointe de jalousie. Mais des souvenirs propres.
Moi aussi, j'aurais pu dire ça.
Mais je l'aime
Et pourtant, je l'ai quitté.
Leo.
Alors que je l'aimais.
C'était y'a longtemps. Mais ça reste comme une plaie jamais cicatrisée. C'est si dur. D'abandonner volontairement ce que l'on chérit.
L'amertume au bout des lèvres, le couteau dans le cœur.
Je connais ça.
Partir tout en se disant qu'on aime.
C'est terrible.



Et soudain, me tirant de mes réflexions, je sens ses lèvres chaudes contre les miennes.
Instant de surprise.
Le baiser. Tendre et si longtemps refoulé. Le baiser au milieu de nulle part, une bulle rien qu'à nous avec, à l'occasion, quelques arbres autour. Mais c'est surtout nous, notre bulle qui m'importe.
Sa chaleur.
Sa tendresse.
Son affection.
Ce baiser.
Que j'accueille. Que je rends. Sa main qui vient se mêler à mes mèches.
J'ai l'impression qu'à nouveau, la terre tourne. Alors qu'elle est là. Si près de moi. Ses lèvres contre les miennes. On est deux. A valser dans l'univers. Instant-temps éternel. La scène pourrait se figer. Elle resterait éternellement contre moi. Sa main dans mes cheveux.

.
.
.
..
.
.
..

Tout s'est arrêté.

.
.
.
..
.
.
..
.

Et pourtant, nos cœurs continuent de battre dans nos poitrines.
Résonnant de l'un à l'autre.
Ca tambourine.
Ca tape et frappe.
Une amitié-amoureuse, deux oiseaux perdus qui s'aiment pour l'alchimie de leur douleur. Mais peut-être pour quelque chose de plus aussi...



Finalement, par la force des choses, je finis par rompre ce baiser magique.
Plein de larmes, d'amertume et de lueur.
J'éloigne un peu mon visage. La regarde.
Je pourrais te redonner espoir. Essayer. Essuyer tes larmes. Te tenir la main. Te soutenir. Je sais que tu as besoin de moi.
Alors,
Je vais faire de mon mieux.

-C'est toujours terrible de partir, laisser partir alors qu'on aime.

J'entoure ses épaules de mes bras.
La garde serrée contre moi.
Mes yeux se perdent sur le paysage.
Les arbres.
Le silence.
Pas de mouvement.
Nous sommes seules.

-Tu regrettes ? Si tel est le cas, tu as encore la possibilité de faire marche arrière. Ou plutôt de courir après ce que tu as abandonné. Il n'est peut-être pas trop tard. Il te suffit seulement de te lancer. Et  courir sans t'arrêter. Jusqu'à l'avoir rattrapé. Il n'y a que toi qui puisse décider de le faire ou pas. Si tu ne te lances pas dans cette course, il te faudra alors faire le deuil de cet amour. C'est possible. Mais c'est dur.

Ma voix se brise un peu sur les derniers mots.
Vagues contre les récifs. Qui se jettent et ne l'ébranlent pas.
Elles éclatent en mille et une gouttelettes, autant de larmes que j'aurais pu verser moi aussi par amour. Stupide sentiment. Pourquoi faut-il que cela fasse si mal ?
Je ferme les yeux quelques instants.
Respire sa douce odeur.
A l'affût des bruits environnants. Mais rien. Sinon sa respiration. La mienne. Mon cœur. Dans mes tempes.
Elle m'a parlé. M'a confié. Une part. Un bout. D'elle-même. Moi aussi. Je peux faire. Un pas. Vers elle. Et dire.

-Tu sais, y'a longtemps, j'ai fais la même chose que toi. J'ai abandonné ce que j'aimais. Mais je ne me suis pas retournée. Je n'ai pas couru après. Ca a été si dur. Un deuil, c'est jamais facile. Je ne regrette pas mon choix. Car je sais que je ne pouvais faire autrement. Je l'aimais. Mais je devais partir. Je ne regrette pas. Je sais juste que... c'est dur. Les larmes et l'amertume qui restent au creux de la gorge. Les questions, les pourquoi à la chaîne, les et si tout était différent...
Si c'est un deuil, que tu veux faire,
Va falloir te préparer à tout ça.


Un silence.
Une pause.
Mon étreinte se resserre.

-Mais je serai là.
Compte sur moi.

Vanille Fleury
Vanille Fleury
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Ven 11 Aoû 2017 - 20:38

Musique...

Nous étions bien peu de chose
ce matin dans la douceur d'une atmosphère boisée
deux enfants fuyant un monde d'illusion
je restais contre toi car pour la première fois j'avais cette impression de vivre
sentant ton cœur battre en accord avec le mien
alors que tes lèvres au goût sucré m'offraient une nouvelle saveur
un peu de moi, un peu de toi, d'un nous que j’espérais retrouver
et comme si rien n'avais changé, depuis cette nuit
ce noir dans les cachots quand je t'ai vue brillante d'une beauté oubliée
je t'ai aimée Kohane, tu sais ? un peu trop vite peut-être
mais le temps ne comptes plus
comme il n'a jamais compté jusqu'ici alors que des mois ont passés
nous sommes toujours là
un peu plus forte que cet autre soir

elle est intrigante comme si malgré l'impression de la connaître
je pouvais découvrir des milliers de chose de plus en elle
et c'est sans doute le cas bien que je ne sois sans doute pas capable
que je n'ai pas la subjectivité de ce temps si étrange
j'aimerais à tout jamais rester là
et pourtant mon baiser prend fin
alors je me rend compte que pas un instant, je n'avais douter de son commencement
elle aurait pu être pu, me repousser, me dire un simple "non"
est-ce que je ne viens pas de lui avouer où était une grosse partie de mon cœur ?
peut-être qu'elle s'en moque, je ne sais pas, ou alors trop bien
comme si au dessus de cela nous ne pouvions éprouver jalousie
un simple bonheur de voir l'autre heureuse comme de l'être ensemble
j'étais comblée de ce partage que l'on aurait pu penser impossible
mais qui pourtant vivrait en nous sans le moindre complexe
avec toi Kohane, toutes les convenances se voient chamboulées

elle me parle,
ses bras m'entourent je suis...
bien
juste comme ça
sans avoir besoin d'autre chose
elle et moi.

Puis doucement ses paroles s'offrant à moi
comme un torrent, une cascade vive
que doucement je remonte jusqu'à son âme
pour y découvrir une autre histoire
un passé semblable à mon présent
il ne me reste qu'un choix
me retourner ou fermer les yeux

et je doute pouvoir le faire, j'ai peur
de passer à côté du bonheur comme de forcer quelque chose de déjà mort
comment savoir sans essayer ?
me voilà perdue entre deux possibilités
incapable de décider quel chemin emprunter
si seulement je pouvais me perdre, Kohane
dans ton étreinte, tes bras rassurants qui me tiennent chauds
là si près de mon cœur allumé qui bat alors qu'il se devrait sans doute éteint
j'ai peur de me retrouver seule une fois que tu ne sera plus là
tu sais, les couleur sont tellement plus belle à côté de toi
une vie qui se veux paraitre moins difficile
pour me laisser un temps de répit, un temps avec toi

tu es si belle, je suis incapable de comprendre pourquoi tu restes encore près de moi
mais je te vois brillante à côté de mon âme salie, tu scintilles d'un aura presque magique
une merveilleuse symphonie que j'entends résonner à mes oreilles
je voudrait te demander, Kohane, comment on fait pour être toi ?

Alors que se tais la douceur de sa voix vibrante d'une émotion qui me traverse
parce que chacun de ses mots ont un sens, toutes ses phrases vibrent de vérité à mes yeux
je sais, je vois, sa douleur qui pourrais être la mienne
son passé dans mon futur et nos destins lié
pur hasard ? un soupçon de magie... dans ce monde qui perd un peu de gris
un peu de silence, avant qu'elle ne reprenne
allumant mes yeux, mon cœur, cette amour tendre que je lui porte
une promesse différente de celle qu'offre les amours innocents
puis ce que je sais qu'elle la tiendra, que c'est grâce à elle, qu'encore mon cœur bat
parce que j'ose compter sur toi, j'en ai besoin aussi

et un regard vers le ciel, l'attente que les mots viennent à moi
j'ai peur, maladroite, mais je sais qu'avec elle il n'y a pas de place à la gène
les craintes s'envolent une à une au rythme de ma respiration
accepter l'idée d'un nous, si belle promesse
je ne veux pas le laisser fuir, j'en suis incapable
le bonheur s'est arrêté trop tôt, je veux le retrouver
mais je me vois comme un monstre, j'ai peur de lui faire mal
comme à toi Kohane, mais pourtant tout est si différent
que se passe t-il donc entre nous ? pourquoi ne fuis-tu donc pas ?

le voix se brise, persuadée d'avoir raison
presque prête à la voir partir alors même que l'idée me semble si irréalisable
et attachée tu sais qu'elle non plus tu ne saurais la laisser fuir
comme Peter auquel tu es toujours attachée

alors qu'il vaudrait sans doute mieux laisser partir
il n'y a pas assez de place dans un cœur pour y placer
tant de personne
du moins je crois, mais ne suis plus sûre de rien à présent
seulement d'une chose
si mon cœur bat encore c'est sans doute grâce à toi.
Kohane W. Underlinden
Kohane W. Underlinden
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Kohane W. Underlinden, le  Lun 4 Sep 2017 - 23:25



Musique

La présence douce à côté de moi.
Elle est tout à la fois aujourd'hui. Calme et paniquée, douce et violente comme une mer déchaînée à l'intérieure de son cœur, ici et là-bas. Elle ne sait plus où elle est. Et moi, j'aimerais lui tenir la main lui dire tu es là, avec moi, tu es là, ne crains rien.
L'oiseau aux ailes coupés qui ne peut que sautiller, sautiller en piaillant de toutes ses forces au monde. Sautiller, n'aller jamais assez vite et trop petit pour que le monde le regarde avec attention. Trop fragile pour passer seul l'hiver. Il avait trouvé un sourire, il avait trouvé une paume de main réconfortante, il avait trouvé un foyer. Et, pour une raison bien personnelle, il s'est enfuit alors même que ses ailes coupées ne le portaient toujours pas. Il s'est enfuit ; peur de blesser l'autre. Et c'est vers moi qu'il se tourne. Je pourrais te recueillir au creux de ma main, charmant oiseau blessé de vie. Mais me fuiras-tu moi aussi ? Sautilleras-tu loin de moi, par peur de... peur d'un je-ne-sais-quoi ?
Je ne veux pas que tu partes.
Ou alors, si tu dois t'en aller, je veux pouvoir espérer que tu reviendras.
Je n'en ai jamais douter, je dois dire.
J'ai toujours fait confiance au Destin sur ce plan-là. Je savais que tu reviendrais -ou que je reviendrais.
Mais aujourd'hui, cette promesse tient-elle toujours ?
Lorsque nous nous séparerons tout à l'heure, ta présence sera-t-elle encore là, dans l'atmosphère, dans cette bulle qui m'entoure et m'enveloppe ? Ta présence invisible sera-t-elle promesse de futures retrouvailles ?
Je ne l'ai jamais réalisé. Mais je crois. Que tu m'as manqué.
Oiseau perdu, oiseau sans aile.
Je te porterai dans l'hiver, à travers le froid et la neige. Je te réchaufferai sous le givre. J'éclairerai la nuit lorsqu'elle sera trop noire. Je soignerai tes plaies, panserai tes blessures. Mais, s'il-te-plaît, moi, au moins, ne me fuis pas.

Tu sais, non, en fait, tu ne sais pas, mais tu es apparue dans ma vie à un moment trouble. Un moment où plus rien n'allait. Un moment où j'étais perdue. Comme nous étions égarées dans les cachots. Une ombre qui se cherche et qui en trouve une autre.
Tu es apparue dans ma vie à un moment où j'avais besoin de gens.
Un moment où je vacillais, mes appuis se délitaient sous moi.
Mes appuis étaient si peu solides. S'évaporant dans la nuit.
Je perdais Rachel, je me perdais moi, je perdais ma famille parfaite et rêvée. Confrontée subitement au dur monde adulte, un monde duquel j'étais épargnée jusque là.
Je tanguais et titubais dans le noir.
Puis il y a eu les mains qui m'ont un peu rattrapée. Les présences que je n'attendais pas et qui, pourtant, étaient là, solides, indéfectibles. Il y a eu Asclépius. Puis il y a eu toi, Ellana, sœur de douleur, belle âme, bien aimée. Tu es apparue à un moment où les sentiment se faisaient la malle. Un moment où plus rien ne m'appartenait.
Et, en te voyant, fantôme de la nuit, j'ai compris.
Que mon cœur m'appartenait toujours.
Et quoi qu'en dise les autres. Même si les autres tentent de le mêler à de foutus combines, d'histoires de titres et d'argent. Il ne l'auront pas. Jamais.
En te voyant, j'ai compris.
Que si ma vie ne m'appartenait plus, mon cœur, lui, resterait à jamais en ma possession.
Je t'ai vue.
Je t'ai aimée.
Je t'ai souri.
Tu m'as tant appris !

Et là, aujourd'hui, tu me dis que tu as peur. De faire mal.
Et tu me demandes pourquoi
Pourquoi toi, moi,
Nous.
Quoi.
Comment.
Y'a quoi.
Il se passe quoi.
Cette alchimie des douleurs qui va bien au-delà de la simple compassion ou de la simple familiarité. Alchimie des douleurs qui en vient à créer quelque chose de nouveau. Quelque chose de plus beau. Bien au-delà de la douleur. Qui contrebalance même cette déchirure de l'âme au couteau planté.
Cette tendresse que je trouve chez toi. Dans ton regard.
Qui me rappelle que le cœur bat toujours un peu pour les autres.
Cette affection que nous partageons sans mot.
Je t'aime
Et je sais désormais que je peux t'aimer comme en aimer d'autre sans culpabilité. Car mon cœur m'appartient. Il n'appartient à personne d'autre. Pas même à toi, en fait. Pas entièrement, du moins. Tu en détiens une partie. Comme moi je dois posséder une part du tien. Mais jamais dans sa totalité.
Tu vogues vers d'autres horizons, d'autres visages. Sans moi.
Je fais de même.
Et c'est comme ça qu'on s'aime.
Réapprenant chacune à voler dans l'hiver et se retrouver au printemps.



Je sens sa voix se briser sur les derniers mots.
La vague heurte le rocher.
S'éclate en mille et une gouttes qui s'envolent.
Je sens ta tristesse.
Ta peur, peut-être aussi.
Tes regrets mordants.
J'aimerais te dire de courir, alors.
Courir jusqu'à t'épuiser, courir après les regrets pour les rattraper, les empêcher de cavaler davantage. Choppe-les au vol ! Tords leur le cou.
C'est trop dur de vivre avec des regrets.
C'est trop dur. De tourner la page ensuite.
La vie est rendue lourde. Elle avance si lentement !
Tu ne peux pas dire que tu aimerais cela et faire l'inverse.
C'est tellement terrible de vivre en sachant qu'on aurait dû faire cela mais qu'en pleine connaissance de cause, on a choisi le chemin opposé. Sans jamais rien y gagner.

Je lève les yeux vers la cime des arbres.
Respire longuement.
Une bouffée d'air forestier rentre dans mes poumons.
Je me sens si bien. Ici. Avec toi.
Pourquoi aurais-je peur ?
J'ai surtout peur que cette belle promesse d'une relation en fil de funambule ne tienne pas. Peur qu'elle casse sous notre poids. Que toi, moi ou nous la brisions d'un coup de ciseau involontaire. Peur qu'à nouveau, tout se fasse la malle.
Tu sais, aujourd'hui, tu es, dans mon monde, une des seules choses stables qui me reste.
Je m'accroche à toi comme à un dernier point de repère. Phare sur cette mer trop agitée qu'est ma vie.

-Je ne fuis pas parce que je n'ai aucune raison de fuir, je réponds en baissant de nouveau les yeux sur elle. Je ne fuis pas parce que je sais que tu n'es pas un monstre. Tu as seulement du mal à t'accepter. Avec tes parts d'ombre et de lumière. Pourtant, on est tous comme ça. A la fois noir et blanc. Un coup noir un coup blanc. Et il faut l'assumer, parvenir, d'abord, à l'accepter soi-même pour ensuite parvenir à contrôler tout ça, apprivoiser ses démons et se faire accepter des autres.



Je tends le bras, prends sa main dans la mienne, la tiens et la garde serrée.
Chaleur de sa peau contre la mienne.
Chaleur humaine.
Réconfortante.
D'autant que c'est elle.

-Moi, je t'aime comme ça, à la fois ombre et lumière, fantôme et humaine. A présent, il faut que tu parviennes toi aussi à t'aimer ainsi.
Et si tu refuses de le laisser partir, lui, alors tu n'as pas le choix. Cours. A moins que tu ne sois prête à vivre avec un éternel poids de regret sur les épaules.

Mes yeux se perdent dans ses pupilles.
Je la contemple.
En silence.
Quelques secondes. Durant.

-Tu dois réapprendre à voler, oiseau blessé. Ne laisse pas les lames plus profondément plantées en toi. Retire-les comme on retire une grosse écharde. Et peut-être que la première étape pour pouvoir les retirer, c'est te mettre à courir.

Subitement, je lâche sa main.
Me lève.
Mon corps se déplie.
Je me mets à la vertical.
Parallèle aux arbres.
Dans cette position si fière et droite.
Cette position que j'aime parce que je refuse désormais de mordre de nouveau la poussière. Blessée sans rien pouvoir faire.
Je lui tends la main. Pour qu'elle s'en saisisse de nouveau. Et la relever.
La première étape pour voler, c'est d'arrêter d'être au sol.

Vanille Fleury
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Sam 30 Sep 2017 - 10:26

Musique
Désolée pour le retard ♥

Mes yeux ont tant croisé, des millions d'étoiles, de regard offerts, jeté à la nuit.
Et sur chaque être j'ai posé, un nom, un souffle, comme mes yeux pouvaient les voir, les aimer, fée, ange ou papillon. Et pourtant.
Elle je n'ai pas réussit, à la décrire en un mot, lui faire trouver sa place dans une unique appellation, parce qu'elle est trop, juste parfaitement tout - soupir - l'odeur douce des bois qui flotte en une ronde autour de moi, et cette fois je suis bien.
Les battements d'un cœur perdu qui se demande encore pourquoi il ne parviens pas à rester de marbre, fissuré à tant d'endroit, de coups des autre, de coups de moi. S'oublier à trop se voiler la face, je ne sais lus qui je suis réellement, les masques tombent et avec elle je redeviens une enfant. Cette amitié amoureuse qui consume ma peur, entre tes bras je n'ai jamais douté.

Il y a une étincelle dans ton regard.
Une douce passerelle qui me fait passer de l'autre côté du rêve.
Là dans cette forêt, hors du temps, loin des gens.
Dans le silence d'un paradis.
Pour toi, pour nous, je vis...

Je vois, au fur et à mesure que te paroles viennent résonner contre mes tympans, la beauté du trésor que tu caches comme une perle à l'intérieur de toi. Alors que dans tes cernes je peux voir, la douleur de ton existence qui pèse de plus en plus sur tes épaules, pourtant tu t'envoles encore plus légère qu'avant. Je ne sais comment tu fais Kohane, explique-moi s'il te plait... La vie, la peur, l’oubli. Je voudrait être aussi forte, relever la tête et me battre, tu penses que c'est possible ? Alors que mes doigts frêles trembles autant que mon sourire ? J'ai envie de voler, avec toi, contre toi, m'oublier un peu plus dans cette douceur que tu poses tout contre ma douleur, changeant le sud et le nord de leurs places respectives, me perdant pour mieux me retrouver.

Elle brille. Mes yeux contemplent sans se lasser cette flamme qui émane de son être comme capable d'éclairé le monde tout entier. Je suis sûre que même au plus profond de l'enfer sa douce lumière resplendirait toujours, à mes yeux en tous cas, j'ai perdu depuis longtemps de vue un quelqu'un but, aujourd'hui mon cœur entier ne souhaite plus que de rester à ses côtés pour encore profiter de sa chaleur, sa tendresse, son amour qu'elle parvient à me donner sans long discord. Parfois les paroles sont inutiles, futiles et pourtant... Avec toi il n'y a pas besoin de parler, je peux comprendre, d'un seul regard, ce qui nous lie, la raison de ta présence ici mais j'aime entendre ta voix qui chante une mélodie à mon cœur meurtri, croire la vérité de tes tirades qui m'emporte dans un autre monde plus doux, plus à nous.

Je suis petite fille malade, d'une robe blanche d’hôpital, un masque sur le visage. J'ai peur de lui faire du mal, peur de la contaminer mais c'est elle, qui d'un geste délicat viens délier mes lèvres, m'enlevant cette protection inutile à ses yeux. Je ne suis pas malade. Et si je doit mourir, si je dois m'éteindre, alors je veux le faire à tes côtés, sentir ton regard chargé d'étincelles et m'en aller d'un dernier "je t'aime". Je veux poser une main sur ton cœur pour le sentir battre à mille à l'heure, me dire que nos âmes croisée on si bien fait de se trouver. Au cœur d'un forêt où, tu sais, le loup à tant hurler son amour à la lune. Comme j'ai fait signer de l'encre après toi pour à nouveau pouvoir me perdre à ta voix, te mains, ton tout. Je ne suis plus rien sans toi...

C'est un rêve comme posé sur la réalité, l'impression de renaître alors que les aiguilles se sont arrêtées.
Je ne sais plus rien, perdue déboussolée, les sentiments se battent en moi sans que je ne puisse résister.
j'ai envie, besoin aussi peut-être, de trouver la clef, de choisir la bonne porte et d'y entrer, ta main dans la mienne.
Kohane je t'aime, comme une évidence, sans méfiance, juste une dernière danse.

Je suis folle, peut-être dérangée, je ne sais trop bien. Le cœur partagé entre tant de personne et ses paroles qui doucement se collent à mon âme pour m'assurer qu'à courir je pourrais tenter de la rattrapé, se retourner, regarder en arrière comme de tout façon bien incapable de faire quoi que ce soit d'autre, j'ai laissé au passé une partie de moi que je ne peux pas me résoudre à abandonner. Une volonté qui ne me permet simplement pas de baisser les bras, à moins que ce soit simplement par stupidité.
Noire et blanche... Déséquilibre pourtant alors que je me sens vaciller.

Puis une main qui me lâche, je perds pied, la peur de l'effondrement me prend à la gorge. Non... Tomber pour mieux se relever et ses doigts vers moi se tendent alors que le soulagement se fait si puissant en moi. Sans hésitation j'attrape sa main et me remet sur mes jambes, là à ses côtés je souris. Pleinement, véritablement, les yeux brillants posé dans les siens. La chaleur de sa main me maintenant en vie, fait battre mon cœur et me soulage, je suis ! Alors un pas, un second. Les pieds posé sur le sol qui cherche à réapprendre à marcher. Le sourire presque enfantin collé au lèvre alors que sa main m'empêche de chuter.

Je vais y arriver, courir. Plus loin, plus vite, heureuse. Et le regard qui se fait nouveau sur les bois qui me semblent tellement plus lumineux qu'il y a quelques instants. Ensemble... Alors le souffle court, battement de cœur irrégulier. Les jambes se mettent à marcher, de plus en plus vite, jusqu’à la sensation de l'envol, se perdre et se retrouver. Ce n'est plus une fuite, une traque, juste un élan de vie vers l'infini. Et sa main toujours dans la mienne alors que comme une comète je file d'étoile en étoile. Puis doucement un arrêt, les cheveux emmêler vienne se mêler aux siens, je me perds dans son regard, les joues un peu rosie par la brise et un doux rire qui résonne dans ma tête. Mes mains viennent caresser sa joue et d'une envie incontrôlée, incontrôlable, mes lèvres rejoignent les sienne pour me perdre complétement. Cet infini...


[Fin du RP ♥]
Gaëlle Panyella
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Gaëlle Panyella, le  Mer 25 Oct 2017 - 19:36

PV Enfant
Ouais comme ça, pasque j'crois que y'a un besoin
Tu m'en veux pas hein ?
Par contre c'paouf
Musique pas obligée


Parce que les roulottes tournent, roulant sur la terre battue, avec leurs marchandises
Parce que ça tangue, les aiguilles s'affolent, à moins qu'il n'y en ai qu'une : danse de la boussole
Le nord est parti au sud, empêchant les neurones de s'y retrouver
Au fond ça pue, nous sommes perdu dans la nature de la vie
Pire que l'Amazonie, c'est une véritable course folle qui est partout
Et elle s'enfonce dans les bois, dans la vie, dans le puits
Il n'y a plus de solutions
Tout s'écroule de partout, comme si on la dévorait
Et elle est rapide pourtant, elle va de plus en plus vite au fil du temps qui s'écoule
Les arbres eux-mêmes flanchent faces aux masses
Aux tronçonneuses qui s'emparent de leurs vies
Et malgré les appels à l'aide, il y a cette solitude
Elle cherche du réconforts
Eux-aussi
Mais ils n'en trouvent pas
Et alors que les couteaux s'emparent de la chair
Qu'ils tentent tous de protéger
Elle se voit tête dans le sol
Battue à coups de pieds
En fixant le ciel, dernière complainte sur le bout des lèvres
J'ai envie de m'évader

Les épaules les plus solides du monde finissent un moment par craquer
D'abord il y a un éclat dans ce verre si lisse et parfait
Ensuite cela continue
Un peu comme une coquille d’œuf
Au départ il faut taper
Mais plus la carapace s’effrite, plus le reste est d'une simplicité enfantine à enlever
Au final il reste une trace
Et on peut, oui, tout recoller, faire un puzzle, mais qu'est-ce qu'on est c~n si on croit que les traces vont partir
Tout reste, quelque part, même avec l'amnésie précoce parfois ou lointaine, l'alcool aussi
Rien n'y fait, ce n'est que tout reculer, t'as beau essayer, mais ça fonctionne pas
Mary en fait les frais, là, titubante, enfolante, en se cognant contre les arbres
Ping, pong, pouf
C'est compliqué de garder la tête haute
Une bouteille, oui, deux, elle en avait beaucoup
Y'a deux minutes
C'était la dernière
D'un élan de colère, elle l'envoie valser sur un tronc voisin
En s'affalant contre celui en face
Puis se couche, ferme les yeux, les idées peu claires, les cheveux dans la bouche
Les sanglots, la colère, en venir à maudire, à aimer, à espérer
C'est fou, tout passe, les images filent, elle veut les attraper
En fait non, elle se trompe, il n'y a pas de Folie ici, entre ses doigts coulent la déraison
Devenue ce qu'elle ne voulait pas
Refoulant des pulsions qu'elle n'aurait jamais souhaité faire devenir réalité

En se traînant, elle ramasse, un de ces morceaux d'alcool brisé
C'est que ça fait mal
Et elle hésite, le tenant entre ses doigts
Jouant avec
Finalement c'est devenue une glace
Pour observer un reflet cassé
Dans un morceau décapité
Murmure désolé
~ Même toi, j'ai réussi à te tuer
D'un coup elle se prend pour la mort
Hésite à crever ses yeux
Hésite à tomber des cieux
À jurer contre les dieux
À manipuler les feux ardant
Couper les sentiments brûlants
Torturer les mots chantants

C'est brun, ce qui est entre ses doigts, poudreux, du sable ?
Mais ça, elle le voit pas, c'est gris
Bordel, ça veut pas se colorer un peu
Elle connait, une technique, se fracasser le front
Hésite, mais elle a trop mal, mal, mal
Aïe
Puis elle se relève, un peu, pour continuer
Tant qu'à faire, elle ne voit plus, d'autres solutions, toujours continuer
Mais oublie, et les morceaux s'enfoncent dans la plante de ses pieds
Alors elle trace un chemin de sang
Illusionné ? Malheureusement non
Et alors que le rouge tâche le sol, se mélangeant au couleurs d'automne
Elle rage grogne crie

Pour le coup il ne fait pas nuit

Il reste quelque pas, elle sent la descente aux enfers
Comme si, dans cette vaste nature il y avait des escaliers
Mais Hadès ne se trouve pas au fin fond du chemin,
Juste, rien, un vide infini
Un jour quelqu'un a décidé qu'au bout du monde on tombait
Puis un autre, un imbécile, à prouver qu'il n'y avait pas de fin
Un cercle, une sphère : telle est la Terre
Elle aimerait le trouver, lui
Ce fâcheux personnage qui s'est cru mieux que tout le monde
Et mêmes ceux d'avant, qui sont morts
Pour les empêcher de faire des découvertes
Sans se rendre compte qu'ils les avaient tous mener à leur perte
D'humanité ? Non, cela s'est passé quelques milliers d'années avant
Mais de fin, de se dire que ouais, y'a plus rien
Plus possible, plus maintenant

Finalement
Un, deux, trois pas
Et elle se replonge entre les morts
Se prenant pour un ange, battant des bras
Créant peu à peu son cercueil, ici et là
Vanille Fleury
Vanille Fleury
Serpentard
Serpentard
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Vanille Fleury, le  Mer 25 Oct 2017 - 20:23

J'faisais un certain MP et puis...
C'est une pause, alors je fais ce que je veux
t'façon je fais toujours ce que je veux ♥


Tu es là

Au sommet__ de la folie ? Pas cette fois ci, elle plane doucement le regard vers le ciel sur une branche de vie et de perdition
elle sourit, étrange sensation les yeux se plissent, le cœur vibre d'un éclat nouveau et soudain elle oublie tout
jusqu'à son propre nom, elle a envie de tout recommencer, une page blanche un passé inexistant
il faut poser un dernier soupire avant de sauter dans le vide, les bras écartés, l'âme battant aux oreilles d'un rythme doux
depuis sa branche elle guette le monde, une main sur l'écorce pour faire écho au sommeil de l'arbre qui de sa sève figée lui chatouille encore délicatement les doigts, elle a les jambes repliées, sous elle dans une position évoquant vaguement celle d'un oiseau, les cheveux lâchés dans un vent qui les ramène entre ses lèvres sans qu'elle n'y prête la moindre attention
trop occupée à être simplement heureuse, c'est une voix qui lui a soufflée alors qu'en bas elle était perdue ce matin, c'est une mélodie qui l'a prise par la main pour la guider jusqu'à l'ancêtre végétal

puis elle est montée, contre le tronc nouée, elle s'est accrochée, comme un câlin dans un refrain, elle n'a fait qu'un
ses pensées ont virevolté, dansé et se sont perdue dans les feuillages déplumés, elle s'est fait une couronne de feuille posée sur ses mèches décolorées et a attendu longtemps encore elle guette, sans savoir quoi, sans même comprendre un quelconque pourquoi, elle est là parce qu'on lui a demandé et que son cœur a besoin de trouver une raison de battre
il faut se concentrer, sur le balancement des branches que le vent fait siffler, sur les animaux qui avancent furtivement entre les bois sans penser être observé, elle est restée une journée et une nuit puis encore quelques heures
elle est devenue la forêt, un de ses trésors, un de ses secrets et maintenant elle cherche le bonheur

les doigts pianotent doucement sur le vieil être pour chasser les fourmis qui s'y sont installée, les forcer peut-être à aller rejoindre une autre colonie qu'elle devine en bas mais celle ci sont invisible alors à quoi bon
elle a les pieds nus, se sont ses yeux qui le remarquent en premier en regardant au lieu d'observer parce que le détail futile n'a pas d'importance elle n'a pas froid c'est lui qui tiens chaud encore pour un petit moment puis en bas ce sont des plaintes qui parviennent aux oreilles devenues ultra sensible à force de silence, une voix qu'elle connait plus que bien, un timbre qui réveille en elle l'affection affolée qu'elle ne peut plus déverser, alors elle oublie et elle descend
sous ses pieds les feuilles ne font plus de bruits, quand elle la voit de dos, elle la trouve jolie

puis elle s'avance et pose ses doigts chauds et froids sur les lèvres de la mourante approchant son murmure de ses tympans enfin là ses doigts dans les siens quand elle la tourne vers elle comme une danse à deux, une danse d'amoureux, puis elle lâche et recule__ observe avant de se rendre compte de son état et ses cheveux se cachent derrière ses oreilles la laissant respirer dans sa petite robe autrefois blanche aujourd'hui verte, sa peau et ses ongles sales comme ses cheveux emmêlés de feuille, imprégnée de l’essence forestière comme dans un rêve
peut-être que bientôt il sera temps de se fondre dans un arbre et de fermer les yeux pour avouer tu prends le mauvais chemin et reculer d'un pas avant de tendre les doigts aux veines emplies de sève viens avec moi ce sera bien, on peut dessiner demain et une mélodie qui s'échappe des lèvres, une musique sans paroles fredonnée sans trop savoir si la raison comprend, si la raison existe, si elle s'ignore qu'importe...
Gaëlle Panyella
Gaëlle Panyella
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Cinquième année

Matière optionnelle : Pas encore disponible

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


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Re: Promenons-nous dans les bois...
Gaëlle Panyella, le  Mar 31 Oct 2017 - 17:29

Une infinité de pardons
Des bribes de chansons
Et un LA


Les traits se dessinent, sur le sol, la forme d'un corps meurtri a tendance à se laisser marchander
Malheureusement loin d'être argile, elle s'effacera plus vite que si elle l'avait été
Un peu comme sa présence, une éphémère, tout le monde l'est, chaque chose, même le soleil
Si rapide, si lent, le fleuve s'écoule, la vie aussi, puis on tombe à côté de la plaque
Certains essayent de retourner sur le radeau, les morceaux de bois sont réparables, tout commence avec un tronc
Puis le monde ne s'est pas fait en un jour vous savez, alors les courageux ont tendance à être sauvés
Ils s'accrochent, telles des sangsues à la moindre brindille, puis les plus forts vont s'amuser à piquer celle des autres
Quant à certains, ils s'habitueront au milieu pour finir naïades
Puis d'autres couleront, un peu comme elle, sur ce sol automnale à attendre quelqu'un
Ou une apparition
Pour fuir ~ où ? ~ Nul part ~ dans un lieu curieux ~ qui ne l'est pas ~ conclusion ~ ça ne sert à rien ~ au final ça fait du bien
~ de se croire mourir, de s'imaginer déchéance
Parce que même quand c'est pas le cas, on se sent sans importance, puis la culpabilité c'est peut-être juste ne pas assumer
Ne plus être c'est être remarqué parce que peu peuvent le prétendre, c'est juste une autre version de la mort ?
Elle ne sait pas, elle veut être seule, dans ses/ces nuages de solitude, ouais ça existe, c'est comme ça
Une morsure de soi-même, un venin translucide qu'on ne voit pas se répandre dans les veines

Caresse sur le bout de ses lèvres, envie de mordre mais reste muette, Mary s'attache à ce doux contact, jamais elle n'aurait pensé
Ouvrir les yeux, puis voir, mais pourtant ne pas reculer, trop voilée, maintenant elle s'étonne de trouver dommage que la lame n'aie pas réussi à tourner la page de sa vie
Alors elle respire, lorsque les yeux se croisent, sans s'éloigner plus jamais plus envie, demande de rester avec cette petite fille
Au final toutes deux ne sont qu'ombres, trop restée dans le Neverland pour pouvoir avoir envie de revenir, la tête toujours là-bas, le corps complètement métamorphosé
Elle laisse donc faire, quand les doigts se touchent, quand elle se relève, n'écoutant plus la raison, il y en a plus de toute façon, alors voilà, avec la meurtrière vipère, qui n'est rien d'autre aujourd'hui qu'une chimère au visage d'ange
Et cette promesse tentante aux odeurs alléchantes dessiner demain ~ et pourquoi pas aujourd'hui ?
Entremêler les doigts, descendre la pente, suivie et menant, suivant et menée, on ne sait pas, au final c'est peut-être ce fil
Invisible
De la vie
Qui les (mal)mène
Sur la route, traçant encore et encore sur les feuilles mortes
Devenant vie en nourrissant
Puis les plaies s'infectent et cicatrisent
Et elle serre, sur cette pression, ses serres d'aigle enfoncées dans la peau sans pour autant laisser un sillon
Juste un soutient, une bouée de sauvetage
Suivi d'un arrêt, qui laisse percer l'espoir, avec un goût amer dans le fond de la gorge
Y'a un chat pas net qui y est resté enfoncé
Elles vont y remédier

~ Tu te souviens, du monde parfait d'eau et d'espérance ? ~
Penchant la tête à droite, elle voit comme image floue, de sa haine et des hésitations
Tanguant sur un bateau-chaise, la serpentard était mal, puis elle n'a fait qu'empirer avec joie et dédain
Alors que l'intention était noble
Mary ramasse une brindille, la tend à l'autre, avant de s'en trouver une, puis la jette dans le vide
L'inconnu
Là, entre toutes ces branches
Comme une promesse d’allégresse et de tendresse
Comme un recule vis à vis des faux-semblants et des truands
~ On voulait être dans ce lieu où nous étions copines toutes les deux ~
L'oiseau l'enfant et la chèvre qui s'amusent avec le crocodile, la vache et les abeilles
~ Finalement j'ai un peu tout gâché ~
Tout serait différent si elle n'avait pas été si faible et insignifiante lors de leur première rencontre
La marche aux flambeaux des remords se donne une allure de ribambelle
Les enfants tournoient, mains dans la mains, entre les chaises, les obstacles
Ne se défaisant pas de la joie qui allume leurs visages
Insignifiants, ils ne voient rien
~ Tu veux être aveugle avec moi ? ~
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