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Promenons-nous dans les bois...
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Mary Drake
Serdaigle
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Mar 31 Oct 2017, 17:29


Une infinité de pardons
Des bribes de chansons
Et un LA


Les traits se dessinent, sur le sol, la forme d'un corps meurtri a tendance à se laisser marchander
Malheureusement loin d'être argile, elle s'effacera plus vite que si elle l'avait été
Un peu comme sa présence, une éphémère, tout le monde l'est, chaque chose, même le soleil
Si rapide, si lent, le fleuve s'écoule, la vie aussi, puis on tombe à côté de la plaque
Certains essayent de retourner sur le radeau, les morceaux de bois sont réparables, tout commence avec un tronc
Puis le monde ne s'est pas fait en un jour vous savez, alors les courageux ont tendance à être sauvés
Ils s'accrochent, telles des sangsues à la moindre brindille, puis les plus forts vont s'amuser à piquer celle des autres
Quant à certains, ils s'habitueront au milieu pour finir naïades
Puis d'autres couleront, un peu comme elle, sur ce sol automnale à attendre quelqu'un
Ou une apparition
Pour fuir ~ où ? ~ Nul part ~ dans un lieu curieux ~ qui ne l'est pas ~ conclusion ~ ça ne sert à rien ~ au final ça fait du bien
~ de se croire mourir, de s'imaginer déchéance
Parce que même quand c'est pas le cas, on se sent sans importance, puis la culpabilité c'est peut-être juste ne pas assumer
Ne plus être c'est être remarqué parce que peu peuvent le prétendre, c'est juste une autre version de la mort ?
Elle ne sait pas, elle veut être seule, dans ses/ces nuages de solitude, ouais ça existe, c'est comme ça
Une morsure de soi-même, un venin translucide qu'on ne voit pas se répandre dans les veines

Caresse sur le bout de ses lèvres, envie de mordre mais reste muette, Mary s'attache à ce doux contact, jamais elle n'aurait pensé
Ouvrir les yeux, puis voir, mais pourtant ne pas reculer, trop voilée, maintenant elle s'étonne de trouver dommage que la lame n'aie pas réussi à tourner la page de sa vie
Alors elle respire, lorsque les yeux se croisent, sans s'éloigner plus jamais plus envie, demande de rester avec cette petite fille
Au final toutes deux ne sont qu'ombres, trop restée dans le Neverland pour pouvoir avoir envie de revenir, la tête toujours là-bas, le corps complètement métamorphosé
Elle laisse donc faire, quand les doigts se touchent, quand elle se relève, n'écoutant plus la raison, il y en a plus de toute façon, alors voilà, avec la meurtrière vipère, qui n'est rien d'autre aujourd'hui qu'une chimère au visage d'ange
Et cette promesse tentante aux odeurs alléchantes dessiner demain ~ et pourquoi pas aujourd'hui ?
Entremêler les doigts, descendre la pente, suivie et menant, suivant et menée, on ne sait pas, au final c'est peut-être ce fil
Invisible
De la vie
Qui les (mal)mène
Sur la route, traçant encore et encore sur les feuilles mortes
Devenant vie en nourrissant
Puis les plaies s'infectent et cicatrisent
Et elle serre, sur cette pression, ses serres d'aigle enfoncées dans la peau sans pour autant laisser un sillon
Juste un soutient, une bouée de sauvetage
Suivi d'un arrêt, qui laisse percer l'espoir, avec un goût amer dans le fond de la gorge
Y'a un chat pas net qui y est resté enfoncé
Elles vont y remédier

~ Tu te souviens, du monde parfait d'eau et d'espérance ? ~
Penchant la tête à droite, elle voit comme image floue, de sa haine et des hésitations
Tanguant sur un bateau-chaise, la serpentard était mal, puis elle n'a fait qu'empirer avec joie et dédain
Alors que l'intention était noble
Mary ramasse une brindille, la tend à l'autre, avant de s'en trouver une, puis la jette dans le vide
L'inconnu
Là, entre toutes ces branches
Comme une promesse d’allégresse et de tendresse
Comme un recule vis à vis des faux-semblants et des truands
~ On voulait être dans ce lieu où nous étions copines toutes les deux ~
L'oiseau l'enfant et la chèvre qui s'amusent avec le crocodile, la vache et les abeilles
~ Finalement j'ai un peu tout gâché ~
Tout serait différent si elle n'avait pas été si faible et insignifiante lors de leur première rencontre
La marche aux flambeaux des remords se donne une allure de ribambelle
Les enfants tournoient, mains dans la mains, entre les chaises, les obstacles
Ne se défaisant pas de la joie qui allume leurs visages
Insignifiants, ils ne voient rien
~ Tu veux être aveugle avec moi ? ~
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Ellana Lyan
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Jeu 02 Nov 2017, 13:04


Tant pis
Puis j'ai son LA


Ses ongles plantés dans la chaire, le regard est interrogation quand il cherche ses yeux, incompréhension
elle se rend soudain compte que ses yeux ne sont pas vide même assez grand que pour contenir toute la détresse du monde, alors basculant elle avance vers le regard jusqu'à s'y plonger toute entière pour apercevoir à l'intérieur comme dans un film fou au ralenti, les images floues d'un paradis
ses lèvres s'écartent doucement pour marquer une surprise non feinte sans pour autant attendre un rond parfait, il ne sert plus à rien à présent de perdre pied dans la compréhension
alors doucement la bouche se clôt et d'un hochement de tête elle vient appuyer son accord devant ce qu'elle a vu, même si l'autre ne peut pas le savoir, le comprendre, peut-être au fond a t-elle déjà trop bien compris ?
Le cœur se balance de droite à gauche sans comprendre le sens qui est le sien, c'est une danse macabre qu'elle lui propose et elle a l'impression de tourner en rond
elle l'effraie cette fille perdue au visage pâle, au yeux cernés d'un bleu reflétant tant de nuit d'insomnie
la robe salie claque au vent alors qu'une nuée d'oiseaux s'envole au dessus de sa tête en un cri auquel elle ne porte pas un regard, trop prisonnière des yeux de l'enfant bleu

dans les miroirs ce reflet de folie qui se cache et transporte, elle ne compte pas les secondes perdues à regarder l'âme lacérée, se laissant simplement aller à offrir ses émeraudes grisées en retour sans savoir ce que l'usurpatrice est capable d'y voir
peut-être pas grand chose, après tout elle est encore un peu vide, un peu perdue dans ce grand monde qui craquèle de partout
ne sachant plus trop bien ou se trouve sa voie parmi les grands arbres qui guettent ses décision sans la juger comme des grands frères, des grands pères au branches protectrices qui la porte sans qu'elle ne s'en rende compte, cette chance mais elle reste pour quelques heures encore perdue dans la latence.

Elle recule de deux pas quand l'autre commence à parler, telle un animal effrayer du bruit de l'inconnue
mais un vent délicat vient la raisonner en la poussant en avant, ne serait-ce donc pas une ennemie ? elle tend une petite branche et je laisse mon regard deux secondes sur ele avant de l'attraper entre mes doigts pour doucement la ranger dans l'unique poche de la robette un trésor
ses doigts encore dans les miens, je l'entraine un peu plus loin de ce gouffre imaginaire dans lequel elle pourrait plonger
aujourd'hui... la proposition est alléchante et l'enfant gourmande aurait envie de jouer
- hochement de tête - elle laisse un sourire malicieux courir sur ses lèvres toi tu t'en souviens simple vérité prenant des proportion effrayante une fois prononcée à haute voix, elle laisse une main trembler un instant et la crainte déchiré sa voix pourtant tu n'étais pas là les yeux un instant fermé quand elle secoue la tête pour être sûre de ses dires, mais elle ne sait plus rien, n'espère plus rien alors du bois des doigts elle vient soulever le haut de la jeune femme et effleurer la cicatrice que ses doigts ont causés, doucement une larme coule sur sa joue

je n'ai pas réussit à la sauver puis brusquement elle lâche tout et tourne le dos, la poitrine se soulevant avec effort au rythme d'une respiration saccadée, ce serait l'instant de s'enfuir mais elle n'ose pas, parce qu'elle a tant attendu, ce serait si délicat, alors elle prend la petite poupée frêle entre ses bras, comme une princesse va la poser au pied d'un grand tronc sans se poser trop de questions, elle l'assied avec des gestes doux pour ne pas la brusquer puis délicatement son doigt passe sur les paupières du fantôme qui a pris sa place pour lui fermer les yeux

je peux pas être ta copine dans un souffle mais aveugle ça c'est possible une baguette dans ma main, comme une brindille mais en plus grand Visione Sua puis dans ma direction Visione Sua et un léger rire enfantin qui se perd entre les branches.
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Mary Drake
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Sam 18 Nov 2017, 19:26


C'est icicicici

Elle est noyée, dans l'étonnante plaine verte qu'est le regard, comment s'appelle-t-elle déjà ? Ah oui, la grande dévoreuse
Situation dans les pupilles, les herbes se précipitent pour dévorer, tout en hypnotisant, des sirènes végétales, il ne leurs manque que le chant doucereux
Sentiment que c'est pareil, deux chemins qui se rassemblent pour former les reflets d'un miroir avec la normale et les angles identiques
Il suffirait d'un voile d'eau pour que les trajectoires soient changées
Une courbe, des lignes rectilignes, un mélange d'amour-haine-terreur qui forment de jolies demi-teintes dans un soupçon d'hésitation qu'elle saupoudre d'indignation
Il faut courir dans le sens opposé, s'en aller avec de grands pas de géants
Regarder l'horloge aux bonnes heures, pour faire de jolis vœux
Des principes depuis l'enfance, que d'une pensée dévastatrice elle balaie avec insolence

~ C'est fini la magie de Noël
Il faut se rendre à l'évidence, les jolies couleurs à l'aube du matin ne sont pas faite par St Nicolas quand il crée des bonbons
Le crépuscule ne représente pas les derniers baisers des fées pour proposer comme solution de dodo
Quant aux aurores, ce ne sont vraiment pas des lanternes venant du royaume du ciel ~

Je refuse !

De perdre les idées rayonnantes d'imagination. Ce n'est pas pour rien qu'elle a demandé à la petite démone pour être aveugle. Juste s'évader pour toujours et à jamais, histoire de ne plus souffrir. C'est toujours la même quête, depuis la nuit des temps, l'homme veut-il être heureux ? Ou juste fuir l'état malheureux ?

Attirée comme un aimant par les doigts de l'autre Mary continue dans sa poursuite discrète qu'elle hurle pourtant au monde entier ~ il n'a qu'à entendre les cris de désespoirs qui la parcourent chaque soir
Dans une danse des pieds meurtris qui se retrouvent sur la pointe pour ne pas trop blesser les talons à nouveaux
Coup d'oeil en un petit saut ~ le sang n'a pas arrêté de couler
Finalement elles s'arrêtent toutes deux, nouveau face à face : pour finir à la case de la casse qui entraperçoit quelques mots qui finissent par se répéter en bouclette des cheveux qui s'ondulent
Ce n'est sans doutes pas ça la bonne réponse, mais pas le moment de retourner sur les bancs de l'école
Il est question de souvenirs qu'elle ne comprend pas jusqu'à ce que son t-shirt un peu troué se retrouve relevé
La blessure, la peur, la mort encore à portée de mains
Diablesse qui se retourne
Injustice
N'est-ce pas elle qui devrait souffrir ? Personne ne l'a poignarde
Il n'y a pas de raisons de se mettre dans un état pareil
Pied qui tapote, un peu fâché un peu dégoûté un peu pourquoi je suis toujours là
Vite elle s'arrête, ça fait toujours souffrir, sans doutes des brises de larmes qui sont resté nicher pour couper à l'infini
Aussi se laisse-t-elle vite déposer sur le sol et fermer les yeux même si ce n'est pas l'aveugle de prévu ça lui va
Mais rien n'est fini ~ dommage
Avant même de ré-ouvrir le sort s'éparpille, une, deux fois et la voilà dans le noir même quand elle redécouvre et que la peur consume le coeur
Avec ce rythme elle aurait préféré être amie et oublier les problèmes et la douleur plutôt que ça

D'un coup elle s'énerve et devient clochette
Sans tenter de faire un effort, de profiter du sortilège et de ses possibilités
Abanon, faut pas rêver
Mary commence à frapper partout, dans le vide, jusqu'à trouver une surface un peu plus solide que les autres pour la marteler
Des coups qui partent ici et là une fois qu'elle trouve
~ RENDS MOI MES YEUX TOUT DE SUITE JE PARLAIS PAS DE AVEUGLE DES YEUX FIN PAS EUX PAS... oups des majs (angel)
Finalement elle arrête parce que la force lui manque mais pas la panique
Une crise, cocon qui se contorsionne mais jamais elle n'arrivera à sortir, condamnée à l'état de chenille puis néant sans arriver à celui de papillon si enviant
Littéralement en position latérale de sécurité, tournant dans tous les sens, emmêlant dans ses cheveux des tonnes de feuilles mortes
Comme elle
Ne plus voir
Une peur

Insoutenable
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Ellana Lyan
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Sam 25 Nov 2017, 16:00


Lalalaaaa

L'attente, elle est restée sur cette branche comme un corbeau ou une colombe entre blanc et noir au final les humains uniquement pigeons dans cet univers décadent - facile les jugement, facile d'exister aujourd'hui quand le souffle de vie emplit les poumons, demain elle essayerait d'être comme elle l'a promis, à elle puis à l'autre aussi c'est plus simple de remettre à un autre jour, pour autant que cette simplicité utopique puisse exister, elle, s'emmêlent avec des mots trop compliqué qui lui torture le cerveau mais la douleur agréable d'une certaine manière lui permet de revenir à la réalité, avoir mal mentalement pour détacher son regard du sang laissé sécher sur la couverture végétale au sol accrochée et elle a peur un peu, du laisser aller de l'abandon et de cette solitude qui ronge si fort qu'on pourrait croire qu'elle va finir par dévorer son être tout entier pourquoi la vie plutôt que la mort ? pause parce que l'espoir...

et dans l'étrange de se monde parallèle dans laquelle elle est plongée, la petite entends des cris, c'est l'autre qui a peur, qui ne comprends pas ou ne veut plus perdre la vue, incompréhension, n'était ce donc pas elle qui avait demandée ? elle veut la délivrer mais ne sait de quelque côté jeter le sortilège, perdue dans une noirceur qui n'effraie pas, ne la rendant que plus vivante, elle sent ses sens répondre à la moindre des sollicitations, les couleurs qui vibre en vague d'ultrason quand la jeune aigle crie - il est temps de stopper, de revenir au passé, les bases et surtout celle qui permet de se retrouver et de tenter pour une centième fois d'être ~

elle avance
un pas
mental
et tenter
de la trouver

elle a dans ses mains son espoir de trouver un autre matin
quand coincée dans une nuit perpétuelle elle se perds
cruauté de la vie qui lui tord violemment les poignets
sur les chaines, elle tire, elle crie mais il n'y a plus rien, alors __

en elle l'espoir, au dessus les étoiles, en dessous le vide
ascension obligatoire elle craint de ne pas avoir le choix
à l'intérieur comme une pièce manquante, craquelée,
tombée en poussières que le vent a emportées si loin...

Elle attrape à l'aveuglette entre ses doigts, son bras, sa main à présent plaquée contre le sol, une brindille magique qui se lève et la formule du bout des lèvres quand elle la délivre (#) retrouver la lumière, mais être aveugle lui convient encore à elle du moins pour un temps, alors d'un mélodie au bout des lèvres elle fredonne un air pour tenter de clamer la petite folie prisonnière de ses peurs, jouant avec ses mèches emmêlées comme pour tenter de la rassurer. Aveugle, elle a l'impression de toujours l'aimer.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Dim 10 Déc 2017, 08:59




Souffle saccadé dans une peur incontrôlable qui fait fuir les sens le sang les sans abris dans les fils de mes cheveux qui s'emmêlent je ne vois plus je suis comme morte et cette impression de déjà vu, puis la certitude j'ai peur du noir j'ai peur du soir et des démons qui peuvent courir à en perdre la raison me faisant tourner la tête, mains plaquée contre les oreilles qui entendent et voient à la place des billes brunes, jolies couleur noisette j'aime pas ça alors je continue à bouger, à ne plus être, ne plus paraître il n'y a plus rien hormis la frayeur et la panique s'attise elle-même. Elle augmente, transformant tout en une guerre rageuse tourbillonnante, j'aime je déteste je deviens incompréhension lorsqu'il s'agit de tour, de ronde. C'est comme cette impression que tout sonde lorsqu'on devient toupie même si c'est une boule hérisson, les cheveux se dressent et la chair de poule peut s’apercevoir sur les bras. Sans oublier le parfum de la peur simplement horreur

Simple apaisement en sentant un contact à la fois froid comme la peau d'un serpent mais aussi doux comme le câlin d'une maman, mains rassurantes mais plus grand-mère dans mon cas. Soulagement éphémère de ne plus être seule dans un cercueil de verre quand les mots se murmurent et que les tremblement finissent éparse : sauvée. La vue m'est redonnée par un enchaînement magique insensé pourtant je reste muette et enfermée les yeux clos peur que ça soit redevenu gris.

Puis des mélodies qui calment
Un bout de souffle partagé
Down by the river by the boats
Where everybody goes to be alone
Where you wont see any rising sun
Down to the river we will run

On est un peu sur cette eau toutes les deux à l'infini et je me laisse bercée par les remous non la voix d'Ellana de cette maladresse de traîtresse qui accroche pourtant les coeurs malgré les cicatrices qu'elle inflige, gravées au fer chaud sur l'âme et le visage pour rappeler à jamais ces rencontres destructrice, et là voilà qu'elle me materne telle une nourrice et je fredonne à mon tour les quelques mots le baume appliqué sur un coeur tout chaud.

Les voix s'entremêlent
Des parts entières données
When by the water we drink to the dregs
Look at the stones on the river bed
I can tell from your eyes
You've never been by the riverside

Se perdre dans l'oubli, ne plus faire confiance aux souvenirs passés qui essaient de remonter pour crier danger à l'envie de faire confiance une nouvelle fois dans un perpétuel recommencement. Corbeau fourmi renard cigale et les déboires d'une fontaine un peu trop limpide qui a décidé de devenir opaque. Serpent moldue vipère victime assassin, au final juste une faiblesse de ne pas luter mais une façon différente en se laissant aller par l'abandon et en voulant se battre sans arriver à contrôler les pulsions passées présentes ou à venir qui sont là juste au bord prêtes à tomber dans le chaudron, à un pas du lit de la rivière de notre vie.

Nous on tombe juste sur les rochers

J'ose ouvrir, reprise d'un élan de courage, paupière relevée, le changement ne s’aperçoit pas facilement mais il y a un peu de terne et des reflets bordeaux, du vert foncé sur les feuilles et cette réalité qui frappe alors que jamais je n'aurais pensé que celle qui a enlevé pouvait rendre, au final faut que tout vienne d'elle, comme ce chemin croisé aux morceaux de verre cassé. La plante des pieds toujours douloureuse pourtant t'es la troisième qui me rend un peu de couleur.

J'en pleure
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Lun 18 Déc 2017, 10:58


Elle a entre les lèvres une saveur exquise qui explose contre son palais délicat alors que ses yeux clos ne trouvent plus la lumière
par facilité peut-être que parfois s'endormir sans regarder ce qu'il se passe autour est bénéfique peut-être est-ce pour ça que les petits sont heureux, que les nouveau né arrive à sourire sans avoir les lèvres gercées sans devoir se mentir à eu même pour tenter d'être heureux, ils nagent dans un monde différent, un monde de vie et d'insouciance - une marre tranquille et sereine - petites grenouilles elles ont peur de quitter leurs bassins, faible créature à la fois enviée, à la fois détestée au final cela ne menait à rien
malgré toute cette infinie volonté que de ne pas laisser une certaine âme enfantine trop vite s'envoler ou peut-être

la possibilité de s'élever avec elle
mille métaphores __il fait un peu froid
vers la mort ? elle n'y croit pas
un quelconque destin
l'enfant ne tremble pas

parce qu'au fond ce n'est que supercheries
elle sait qu'au yeux de la loi, au nom du miroir
elle a déjà perdu le statut si important à ses yeux
le douleur dans le cœur de recevoir un pieu

perdue, désagrégée comme les feuilles mortes d'un automne éteint la vie peu à peu rend l'âme dans un cris et la douceur du gout sucré se transforme progressivement en saveur amer qui la fait tousser se vider de ses maux, de ses péchés comme si une seule éjection pouvoir à jamais la libérer du poison utopie elle et elle étaient des aimants maudit, pas ce genre de sornettes que l'ont lis dans les romans sur les pages desquelles coule l'eau de rose mais deux corps scientifiquement appelé à se rejoindre pour se donner un peu de quelque chose et même l'éloignement ne se trouvait être que pour mieux rapprocher les deux êtres se haïssant dans des souvenirs lourds de souffrances il n'y avait plus de coupable à présent

y en avait-il déjà vraiment eu ? libérée de son aveuglement
elle pire des soleil pour l'autre, elle qui lui brûlait les pupilles de son embrasement
elle préférait ne rien voir mais encore et toujours entendre
cruelle peur dans le besoin, le monde avait cessé de tourner rond
__il y a de cela une éternité

décision de ne pas te lâcher, dans tous les sens du termes
parce que les yeux fermé elle lui ressemblait si fort que l'on aurait pu s'y tromper
et par cela même l'impression que c'était l'enfant qui avait eu tord de poignarder
la fierté peut-être faisait elle son office, ou la perdition de voir son mon tomber en lambeau
petit jamais on ne lui avait dit que c'est mal de tuer

tremblement imperceptible, elle enclenche une réaction chimique d'émotion, je pose sur ses joues une main que j'en retire mouillée de sel comme effleurer les dégâts d'une plaie immense et en ressortir ses paumes imbibées d'écarlate, aveugle cette fois de toute façon il n'y avait plus rien pour compter - un sourire - elle sort les mots bateaux ne pleures pas parce qu'elle a peur des mots prisons bien plus compliqué à contrôler - sourcils froncés - la troisième ? trois c'était un bon chiffre mais aussi un nombre atroce, elle n'aimait pas trois c'est qui la première ? bref intérêt, elle aurait pu aussi demander la seconde ou encore l'antépénultième mais pas sûre de savoir compter jusque là et toi ? parce qu'au fond il n'y avait plus que cela qui importe.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Mer 27 Déc 2017, 17:23


c'est deux fois toute la playlist en fait mais bon

Elle est glacée et à la fois rassurante. Une larme c'est quelque chose qui débarque un bon nombre de fois sur un visage. Je l'ai trouvé souvent négative comme un signe incessant de faiblesse mais si j'y réfléchis un peu plus je peux cesser de prendre la sensibilité pour un absurde, c'est un fait, c'est comme ça, un peu comme un trait du visage qu'on ne choisit pas. Je pourrais ne pas montrer cette petite goutte d'eau et l'essuyer mais je la laisse simplement faire son chemin. C'est un peu comme un signe de vie et de sentiment qui se prélasse sur ma joue. Peut-être que je dois cesser d'en avoir honte, peut-être que les regards désabusé fasse à la tristesse ne sont que des enfoirés. Peut-être que je ne dois pas la prendre pour un mal mais pour un bien. Une pépite qui montre que ce n'est pas trop grave et qu'on peut évacuer ce qui pèse sur le coeur de notre façon. Puis les gens ne se rendent pas compte à quel point ils peuvent peser et tuer à petit feu c'est pas ma faute, disent-ils mais c'est pas grave quand on final on a ces petites billes d'eau qui essaient de nous soutenir. Faut juste passer outre les incompréhensions extérieures et se dire que ce n'est pas si grave.

Sa main vient se poser, je ne sais pas ce qu'elle en fait des perles qui s'étalent sous ses doigts ni l'intérêt qu'elle emporte en les voyant tâcher sa peau mais je laisse faire. La chanson s'est tue après mon affirmation, elle s'écoule toujours sur le fleuve. Les notes se sont envolées vers d'autre cieux mais pas ceux vers lesquels se portent mes yeux. Le voile du bateau s'en est allé, nous ne pouvons plus avancer mais il reste cette eau si apaisante de laquelle je me satisfaits pour l'instant. Si je veux à nouveau retrouver la rive je m'en irai en nageant, battant des bras et des jambes. Dans une mare couleur rouge et orange, couleur sang et automnale. J'aime tellement sentir la caresse des feuilles contre moi, voir ces morceaux morts s'emmêler dans ces cheveux bruns. Ce qui est bien c'est cette sensation de ne pas être la seule âme morte qui s'efface pour essayer de trouver une fonction nouvelle

Au contraire
Il y a eux
Il y a elle
Il y a moi

On a beau dire
Le sentiment d'appartenance
De ne pas être isolé

C'est un cadeau qu'on doit garder
Dans un coin
de
la
tête
Faut pas le zapper

y'a rien de pire que ce sentiment d'être seul
alors qu'on est entouré
de milliers d'âmes errantes
mais pourtant personne essaie de vous comprendre

parce que c'est vous
le problème
la méchante
la déréglée
celle pour qui rien n'est fait comme il faut

Une voix raisonne je ne sais plus trop d'où elle vient, sans doute me suis-je perdue à nouveau dans la contemplation mais je refuse de l'écouter, à moins que je n'arrive plus à m'arrêter, ce ne sont pas des larmes de tristesses ou bien de joie, ce sont des gouttes de beauté alors je les laisse chacune lentement glisser sans tenter de les en empêcher. Puis elle demande et je me retourne, tête posée toujours contre ses genoux pour l'instant.Regards joints. Pas la, le premier et cette douleur lancinante attrape par les côtes, je tousse et je tremble. Artémis dans cet oubli les images reviennent et un sourire borde les lèvres maintenant c'est fini il a décidé de me tuer lui aussi simplement par des actes et non pas seulement les mots, les mots sont une force et je sais que si je l'avais écouté je serai restée apitoyée et pitoyable contre ses pieds. Il y a Kohane aussi et sa beauté de rêves qui ne font qu'agrandir le sourire béat présent sur mes lèvres puis maintenant toi simplement difficile à accepter ce qui crée un froncement de sourcils léger.

Il reste ce et toi si rarement demandé mais je ne sais étrangement pas quoi en faire, il est rare et on ne me demande pas souvent un avis alors je ne sais pas. Du coup je me relève en tentant de savoir mais je ne comprends pas ce qu'elle veut par cette interrogation, à nouveau perdue il n'y a pas d'autres réponses et sans précisions je ne saurais jamais alors peut être que demander à mon tour et toi alors ? pour rendre la pareil, pour pouvoir répondre après, pour savoir simplement aussi, parce que parfois j'ai envie de comprendre les mécanismes qui régissent les vies.
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Kohane W. Underlinden
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Kohane W. Underlinden, Dim 31 Déc 2017, 15:20


Avec l'autorisation de Mary et Ellana pour poster. Merci amour
Post unique

La forêt bruisse de tous ses petits bruits de fond. La terre humide étouffe les pas. J'ai l'impression d'être aussi discrète que le vent léger qui fait s'agiter les branches par moments.
Tout est calme.
Le sentiment d'être seule dans un vaste monde dont on ne voit pas le bout. Il n'y a que des arbres à perte de vue. De ces arbres rouges et oranges d'automne. Qui annoncent déjà l'hiver à venir. Lequel n'est cependant pas encore là. Pas tout à fait. Un entre-deux qui ne durera pas longtemps, je le sais bien. Un entre-deux dont je veux profiter pleinement.
Le soleil luit à travers les feuilles de feu. Parfois, les hautes branches lui gâchent la vue. Mais il y a toujours les minces interstices où il parvient à se glisser, subtilement, pour quelques reflets offerts sur les troncs.
Moi, je déambule dans ce décor de calme absolu. Une sérénité si peu trouvée au milieu de la ville et des trottoirs. Ici, j'oublie le monde et la foule, j'oublie les reproches et les trahisons. Un peu comme lorsque je me pelotonne au fond d'une couette au fond d'un chalet au fond des Alpes. C'est si loin de tout qu'on oublie, quelques secondes ou quelques heures, qu'il existe autre chose au-delà de cette bulle régénératrice.
J'entends le cric-crac des feuilles mortes sous les pieds. Alors que mes poumons respirent profondément cet air forestier. Je devrais y venir plus souvent. Histoire de retrouver un peu de paix.
Cette forêt, elle pourrait tout aussi bien m'être familière que pas du tout.
Je ne sais pas bien. Je ne sais pas trop où je suis. De toutes les façons, pour moi toutes les forêts sont un condensé de quelques événements marquants. Y'a eu la chasse aux Leprechauns (mais pour sûr, c'était pas ici, c'était en Irlande). Mais c'est aussi dans ce décor que j'ai retrouvé Ellana, mon petit oiseau aux ailes coupées, au cœur trop lourd de trop de larmes versées. Mais c'est aussi dans une forêt que j'ai rencontré Leo, la toute première fois. Une autre vie, une jeunesse oubliée, laissée derrière soi.
Pourtant, par bribes, le bruit étouffé de mes pas dans les feuilles et la terre me rappelle notre excursion, notre longue balade au milieu des mystères.
Soudain, je m'arrête. Mon œil vient de voir une jolie fleur aux teintes orangées. Seule. Qui semble appeler. Muette. Je m'approche. Elle est belle. Chaude. Porteuse d'un espoir silencieux. Le genre de chose que je recherche. Ce pour quoi je suis venue.
Alors je me penche et, d'un geste précis, sans aucune hésitation, la cueille. Ca fait clac. La belle fleur est à moi. Au passage, je ramasse une feuille aux couleur d'automne. Qui s'accorde parfaitement avec la chaleur d'espoir de la première. Parfait. Il ne me reste plus qu'à faire sécher le tout. Sourire. Au vent.
Puis.
CRAC.
Partir.
Les trésors serrés contre moi.

/Post unique ; Mary et Ellana reprennent le sujet ensuite. Merci à vous !\
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Mar 02 Jan 2018, 16:53


Gna gna gna

J'ai vu, la vie, cette nuit, sortir de ses draps émeraudes pour venir caresser le bout de mes doigts et dans un soupir je me demande pourquoi, nous sommes ici encore et toujours là. Toi et moi, comme si c'était évident que plus rien d'autre ne comptait et je sais à quel point j'ai ce besoin de te sentir toi aussi exister. Comme si mon propre bonheur ne me suffisait qu'à demi, parfois, souvent, j'ai peur, tu sais ? pour toi, pour moi et lui. Encore un million de gens, je peux, j'ai le cœur assez grand pour une part d'amour, un simple bonjour, je peux essayer mais je mentirais. Il n'y a pas grand monde que j'arrive à véritablement aimer ou peut-être est-ce du au fait que je donne déjà beaucoup de sentiments sans qu'on ne m'en ai demandé. Un sensibilité écrasante. je souffle un peu. brisée contre la terre, je peine à respirer alors que mes yeux déjà se sont éteints. mais pas mon regard, est-ce que tu sais ? est-ce que tu vois ? Comme mes mains se posent sur toi, tu es là, je suis à tes côtés et étrangement ta présence me rassure lorsque j'ai l'impression de me perdre. peut-être parce que je me dis que je suis comme toi, que nous sommes dans la même galère, la même embarcation à ramer encore et encore dans une mer de sang sans comprendre pourquoi nous ne nous sommes pas encore jettée à l'eau.

Tu crois que ce serait la solution ? ou peut-être juste celle des lâches je ne comprends plus trop ce qui m’anime les désir que j'ai encore à lutter alors que tout semble perdu. mais c'est peut-être que dans ce tête à tête, il n'y a pas qu'un visage. Dans tes yeux j'ai lu une force étrange et rassurante, une folie forte et une raison vacillante. J'ai aimé tes yeux que tu as tant jugé insignifiants, j'ai aimé jusqu'à vouloir te détruire d'un coup de poignard. Mais tu n'es pas morte.

Il ont utilisé de belles métaphores pour parler d'amour
chez eux le sang ce n'est qu'un mot parmi d'autre
passer à l'acte est très différent,
cela nous change, nous brise, nous déchire

je suis une immondice et je le sais, c'est sans doute ce qui rend mes agissements encore plus cruels, parce que je ne suis pas idiote, que je me rends bien compte que cela va blesser et pourtant je continue, comme sous l'emprise d'une maladie dont je n'espère plus guérir, je n'ai jamais espéré. parce que égoïstement ça me fait un bien fou. le sentiment insensé d'être libre avant que l'on ne m'enchaine. Car je finirais enchaînée, je le sais. Pourtant je n'ai plus peur.

Contre moi il y a encore l'Autre et je la berce doucement en jouant avec ses cheveux comme des feuilles mortes qui pourraient bien d'effriter sous mes doigts. Les explications ne tardent pas lorsqu'elle fait sonner entre ses lèvres un nom maudit Arty, je serre les dents, à moi aussi il m'a pris beaucoup tout comme je lui ai fait du mal. Je n'ose imaginer être la responsable d'une possible rupture entre mon oisillon et le sale gamin. L'envie de lui refaire le portait me tiraille soudain avant que je ne me rende compte que je suis tout aussi coupable. Sais-tu donc près de qui tu te trouve ? Puis la seconde, Kohane lorsqu'à mes oreilles résonne ce nom c'est tout une cascade d'émotion qui se déverse sur mon cœur. Oui ma bien aimée est magnifique, tellement qu'elle parvient à aider la petite bleue avant moi. Je souris doucement. Quelle chance de l'avoir parfois rien que pour moi.
Son visage doucement dans mon esprit se dessine et les battement de mon cœur s’accélère légèrement.

et toi alors ? du tac au tac je suis amoureuse avant que les esprits ne reviennent pour réveiller. je l'ai sentie se lever mais j'ai peur mon tour de tomber. je tend une main dans ce que j'espère être sa direction avant d'avouer tu sais compter jusque combien ? véritable sens de ma question précédente.

Un peu perdue dans le temps et l'aveuglement
une main tendue dans le néant
j'espère encore qu'elle puisse la prendre pour m'aider
pensant réellement n'être qu'une enfant

puis une interrogation vient effleurer
est-ce que tu me détestes ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Dim 07 Jan 2018, 13:20


Quatre heures mais j'y suis arrivée xD

J'ai mal à la tête. Elle tourne un peu trop plus que d'habitude et d'habitude c'est vachement souvent. Le tronc droit, autre que couché, ça tangue et j'ai encore plus l'impression d'être sur un bateau en phase de couler. Je pense toujours à l'eau et au radeau avec les sempiternelles sirènes qui chantent à tue-tête un peu partout dessus dessous elles m'entourent pour lacérer ma tête j'aimerais tant leur crier d'arrêter de me laisser tranquille une bonne fois ; mes yeux sont écarquillés ~ du moins c'est l'impression que j'en aie, comme si on venait de me poignarder et ça je sais ce que c'est. La douleur reprend ses droits je ne parviens plus à l'oublier ~ c'est de là que vient le problème j'imagine. Et les trahisons s'enchaînent sur ce cerveau si débile qui n'a rien trouvé de mieux que pointer du doigt les endroits sensibles en criant danger danger danger tes coups sur la tête Mary tes entailles aux pieds Mary tes crevasses au coeur Mary et ta peau blancheur Mary.

Ça fait si mal d'être vie

Et dans toute cette molasse c'est comme si j'étais assise au centre d'une pièce complètement plongée dans l'obscurité - je m'autorise à fermer les yeux pour m'y voir plongée. Il y a cette chaise et l'écrasante pesanteur qui me colle au sol. Je le sens inexistant, pourtant je suis quand même arrêtée, j'arrive pas à m'enfoncer plus loin. J'suis une âme qui fait du surplace sans pouvoir bouger. Collée contre collée les yeux se refusent à revoir l'ouverture. J'observe la douleur je ressens la douleur je suis douleur et pourtant reste extérieur. C'est terriblifiant d'être deux à la place d'un, parfois c'est mieux d'être un seul extrême ; bien que l'exercice soit compliqué au moins on sait à quoi s'attendre selon les degrés, jamais on ne s'imagine qu'il peut il y avoir d'autres possibilités qu'on a en aucun cas envie de retrouver.

Allumé éteint allumé éteint
Voix silence voix silence
mots réveils
sortir du bateau pour revenir à la nage

~ faire les choses par soi-même

Et ils raisonnent encore un peu avant que j'arrive à attraper leur consistance et la texture, qui s'éclipse contre mes doigts avant de revenir à la charge. Amoureuse mot poisseux, vaste connerie et pourtant si grand délice. L'amour se déploie et ses branches se ressemblent toutes avec quelques nuances j'en connaissais beaucoup et elles se brisent et se cassent de plus en plus. Le poids sur le coeur qui démange et la sensation de vide quand l'amour devient désillusion. danger danger danger c'est à nouveau crié, les lettres sont plus grosses quand les souvenirs de la douleur reviennent. Peut-être que tu réussiras à ne pas te sentir volée lorsque les trahisons seront de mises en esperluette avec l'abandon, croisées pour former un presque signe de l'infinité. Puis il y a cette main que tu tends Ellana et je sais pas si j'ai envie de l'attraper. Yeux fous, yeux flous je regarde sans attraper ce n'est pas vraiment le moment car elle continue, très bonne question mais je ne sais si je connais la réponse.

undeuxtroisquatrecinqsixsepthuitneufdixonzedouzetreize
.............
les nombres et les chiffres se perdent
infinité de possibilités

Je sais compter jusqu'à l'infini tant que le papier est assez grand pour tout noter j'aime bien poser le stylo sur la feuille, contact avec un arbre mort qui amène à la tristesse mais sentiment grisant de mêler deux corps pour former des courbes et des droites - sourire de satisfaction il faut dire que j'aime ça. Amour fait mal et je ne parle pas que de l'émotion mais aussi de cette étrange créature qui parcourait les sbires ~ encore un autre univers qui manque tant. La fin est un peu plus délicate j'ai peur de blesser mais dans la quête de désaveu je ne sais plus trop quoi penser. Je regarde une nouvelle fois quand les idées tiraillent des deux côtés et c'est bien compliqué car je ne sais pas alors dans une ultime déchéance je capture ses doigts dans les miens puis les entremêlent, liées comme pas deux devant un monde trop complexe, loin de la perfection que nous avions une fois cherchée. Je crois que ça dépend il y a tant de choses qui sont passées difficile d'apprécier celle qui a voulu te détruire et te tuer et ça claque dans l'air comme un fouet dans le vent mais pourtant je n'arrive cependant pas à te haïr, difficile à avouer, maman non plus est impossible à détester et Arty je l'aime toujours même si il a contribué à la remontée et à la descente, de drôles de montagnes russes. Et malgré tout j'ai envie de t'aimer ça rappe la gorge cette vérité que j'aimerai inexistante mais qui ne veut pas partir, sans doute l'envie de facilité qui domine la peur de tous les soirs, si je l'ai avec moi ça fera moins de soucis à traiter.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Dim 07 Jan 2018, 19:32


Ça fait longtemps, Mary, que je connais ton visage, de jour, de nuit, sobre et puis folie et pourtant je ne m'en suis pas lassée, ça vient de tes yeux, Mary, ils changent, de teinte, de vie, de peine, de cris. Ils changent comme tu changent, comme je change comme parfois nous arrivons à nous aimez, je crois juste, tu sais que nous sommes sur différentes fréquences, toi tu vas plus lentement tes courbes sont longues et harmonieuse, pas forcément régulière mais moins rapide, alors que moi c'est sans cesse des hauts et des bas en permanence jusqu'à ce que je ne sache plus ou donner de la tête que j'explose parce que je ne suis plus capable de te dire si je t'aime ou si je te déteste. Je crois qu'il Faudra simplement attendre un jour où nous seront accordée, un moment où les astres se seront alignés, un instant où tout seront beau, où tout sera magique parce que là, Mary, nous sommes simplement coincées.

Je tente de te dire, je tente de t'aider, simplement de t'aimer ou plutôt de m'en donner l'illusion, avoir le beau rôle ça plait toujours n'est-ce pas ? Mais qui est la victime ? s'il y en a vraiment une... Je la regarde avec cette vision un peu étrange, une main tendue en espérant être prise, j'ai pas envie d'essuyer un refus puis des larmes alors s'il te plait essaie de m'aider, juste une poignée de main pour me guider, je te promets qu'après je te lâche les doigts, juré qu'ils ne finiront pas en morceau même si ma promesse ne vaut surement plus grand chose à tes yeux

c'est étrange d'être comme ça si volatile
ce dire qu'au fond pour elle mes paroles son une brise
sucrée, amer et parfois bienfaisante
parfois cette relation m'arrache les sourires

elle sait compter jusqu'à l'infini, je n'en doutais pas trop, elle sait faire beaucoup de chose auxquelles les autres sont incapables de penser comme respirer une minute et zéro virgule six secondes dans la flotte, faut se rendre compte que parfois certains talents nous dépassent simplement, alors je suis heureuse Amour fait mal j'ai envie de lui crier que là c'est mon bras qui a super mal à rester en l'air comme ça sans qu'elle ne veuille bien m'aider à me relever mais ça me semble être une mauvaise idée alors je n'ose rien dire et je ne bouge pas, dans le fond elle n'a pas tord, l'amour ça déchire, ça détruit, ça tord le ventre et puis ça fait vomir du rose, ensuite on a des paillettes dans les yeux au début c'est joli, après ça pique et les larmes commence à couler parce qu'absolument rien n'est parfait.

Mais on y croit quand même à l'amour parce qu'au fond il n'y a pratiquement que ça pour donner un sens profond à une vie et je sais que chacun de mes geste je le fais par amour parce que je serais incapable de vivre froide et détachée de tout comme il me plaira pourtant bien de le prétendre. Je soupire. Il faut arrêter les romans. Ça fait mal. Et le monde s'en fou.

Elle fini par prendre mes doigts et mon bras s'en retrouve soulagé, immédiatement je me remets debout mais ne lâche pas sa main : elle a trop bien emmêler nos doigts. Si nous n'y mettons pas du nôtre en même temps ça risque de faire un peu mal ou pire un gros nœud et ça, sincèrement ça ne m'arrangerait vraiment pas malgré toute l'affection que je veux bien avoir pour elle.
je fuis un peu de mes oreilles ses derniers phrases pour ne capter que l'ultime qui m'arrache un peu de satisfaction. Ainsi ça va, je n'ai pas trop raté, tu es toi aussi comme le monde qui ne peux s'empêcher de m'aimer sans que je n'en comprenne bien la raison. je souris. tu te coinces toutes seule dans ta propre prison. le vent siffle. mais je suis contente que tu ne me détestes pas... quoi de plus subjectivement normal après tout ? le contraire ne nous aurait pas aidée je soupire de toute façon ont est maudite c'est inévitable petit rire amusé, moi ça m'allait encore bien cette idée.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Mary Drake, Mer 17 Jan 2018, 21:57


Il y a des pays où quand quelqu'un dit quelque chose de déplacé on lui rappe la langue afin qu'il ne le répète plus jamais et là tout de suite j'aimerai laver ce muscle jusqu'au sang, jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un morceau de charpie. C'est sorti tout seul et je m'en veux un peu. J'ai peur. Et si elle arrêtait d'être gentille ? Il y a des gens comme ça, qui passent de détestable à sympathique pour l'attention et rien d'autre, vérifier des hypothèses et torturer après. L’appréhension me bouffe il vaudrait mieux que nous nous détestions mais t'es incapable de prendre une décision alors tant pis, la bouteille est jetée à la mer, il ne lui reste plus qu'à trouver une autre rive. En espérant que ce ne sera pas un message égaré qui se retrouvera au fond de l'eau après avoir été brisée.

Tu sais Ellana quand je te vois j'ai envie de fuir et de sauter dans tes bras, de t'enlacer et de te cracher au visage. T'agis comme un baume qu'on vient frotter au-dessus du coeur pour soigner les maux mais pas n'importe lequel. Qui pique ; un mal pour un bien, soigner la douleur par cette dernière elle-même ; le physique pour arrêter les soucis psychologique, comme la peau tu vois qui se couvre de plaques quand intérieurement c'est la tempête. Les larmes de tristesse elles ne suffisent pas parfois, des fois elles se mêlent avec celles de frustrations, et les théoriciens s'accordent tous pour dire que ça ne fait pas bon ménage. Trop de controverse dans un coeur qui lui n'était pas bien protégé, une pauvre chose ridiculement molle qui n'avait pas un verre assez solide pour le protéger. Puis après les fenêtres se brisent et les morceaux cassés viennent se ficher là où ils ne devraient pas, y'a la création de plaies toussa. Une machination infernale qui se veut infinie.

Élancée pour
toujours dans une danse terne
et désolée, on s'accroche comme des
rapaces, vautours sur des proies qui
nient qu'ils s'attachent avec cette
intensité noueuse à leur proies
en se disant que si elles ne

tombent pas, ce sera une de leurs réussite
éperdument cherchée

J'entends ton souffle lointain, t'es proche pourtant, je bouge d'un millimètre et nos peaux se rejoignent. Mais t'es très éloignée aussi. Dans un univers différent t'sais qu'on vit pas au même endroit, on a pas les mêmes visions. Parfois on se rejoint dans un creux, comme si de temps à autres ils s'entrechoquaient pour permettre de se rencontrer, de parler, de voir un peu ce qu'il se cache de l'autre côté de la glace. Ptet que c'est pour ça, les problèmes de communication parfois. On essaie sans relâche et tout se casse à cause de cette bribe de séparation. Ou alors nos couleurs de bulles sont vraiment incompatibles, comme on en a jamais vu. C'est possible aussi....

C'est pour une toute autre raison pourtant que ses paroles me font grincer des dents. C'est dingue. La vérité elle se tasse. Elle m'englobe dans un cocon chaud. Trop chaud. Prison c'est l'histoire de chaque vie tu sais Ellana t'en fais pas,la vipère est tout autant en prison que toi tu veux frôler la liberté de tes doigts mais y'aura toujours cette enveloppe savonneuse autour qui ne te lâcheras pas. C'est à penser que la seule véritable sensation de libre, c'est cette mort qui frôle quand elle se brise, le moment où tu t'en sépares et que tu t'élèves plus haut que tout alors non non non non ce n'est pas moi qui me met des barrières, elles étaient déjà là avant je veux croire que tu mens. Sauf si c'est une malédiction, que cette fois tu as raison, sur toute la ligne et là je peux bien faire un baluchon et partir loin si haut sur la lune je veux pas je veux pas je veux pas je veux pas.

Il en est hors de question
puis il n'y que les menteurs
qui rigolent comme ça

Tout retombe, le monde devient à l'envers, à moins que ce soit moi qui suis retournée je ne sais pas. La douleur est toujours présente mais en m'appuyant sur un arbre, j'arrive à un peu me relever. Fermant les yeux pour ne pas sombrer au vus des tâches sombres qui voilent ma vue je crie désespérément que Non, je refuse d'y croire alors que j'y crois toujours, mais ce sont les sirènes les fautives, ou bien les couettes fantômes je ne sais pas aucun connecteur ne se lie avec un autre y'a plus rien de cohérent j'aime pas ça je crois que je vais vomir et chose dite chose faite, des arc-en-ciel sortent de ma bouche. Oups. Je crois que la vie c'est nul. Puis même que on est pas dans le même monde et qu'on se comprend pas et que c'la faute des bulles ! toutes les pensées sortent à moins que je ne veuille pas les dire je ne sais pas j'ai mal à la tête je crois stupide sensation de douleur tu savais pas te taire ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Ellana Lyan, Dim 21 Jan 2018, 13:47


J'ai voulu, je le promets, t'aider. Mais tu as repoussé ma main parce que dans l'histoire je suis la méchante aimée et toi la gentille détestée. Alors on se perds dans nos propre rôle, je me façonne selon le regard des autres et toi tu vis, tu respires, tu es. Alors je t'envie, Mary. De ne pas réussir à rester simplement là comme toi, d'avoir ce besoin si fort sans cesse de me retrouver au centre de l'attention, sous la lumière qui me brule et fait trembler mes doigts. Est-ce que je suis vraiment sure d'aimer ça. Je ne connais pas cette notion de simplicité alors je viens, te pousser, t'abaisser, te déchirer. parce que j'en ai un peu trop besoin. Parce que sans cela je me sens inexistante et faible. mais quelle est donc la véritable faiblesse ?

On court tous après le temps, la vie, l'ennui, je ne peux te voir, mes yeux sont malade. d'un sortilège il n'y a plus que les nuages de ce monde qui vibre autour de moi. Et pourtant je sais que tu es là et ça me fait du bien, je crois. j'en suis presque sûre sans pouvoir le crier. parce qu'il y a encore tant de chose que j'ai l'impression d'ignorer. Et je ne suis pas assez grande, toi non plus. Ont à sept ans toute les deux maintenant et ça ne change pas grand chose. L'âge de raison, on y croit qu'à moitié. Je poignarde des gens, tu le sais un peu trop bien, c'est avec toi que j'ai commencé. A quoi rime nos actes ? On est tous un peu trop perdu. C'est pour se rassurer qu'on entre dans des catégorie insensée. triées par couleurs, immonde supplice. Toi t'es bleue et moi verte. Je me demande parfois si le système n'est pas simplement crée pour provoquer des tension et des impression de supériorité. Au final, qui sommes nous donc vraiment ?

Au cœur de cette forêt où tout pousse encore peut-être que nous sommes simplement proie apeurée qui tente de se faire du mal ou de s'aimer alors qu'il n'y a que le loup qui a le droit de tirer les ficelles. J'en ai marre de jouer à être une poupée. Je veux crier moi aussi, demande si le monde est sérieux. S'il compte vraiment nous réduire en esclavage. Mais c'est déjà fait, au fond, nous sommes toutes les deux un peu enchaînée et nous nous sommes condamnées ensembles alors parfois je me demande quand viendra le moment de sauter. le dernier instant avant l’Élysée pour toi, les champs du châtiment pour moi. Je crois que j'ai peur de finir, simplement.

Faut juste remplir son rôle au final. J'ai pas le droit de me creuser la tête, pas le choix non plus. Je dois montrer des dents mais j'ai envie de pleurer parce que c'est pas facile ce rôle à jouer. Et elle est un peu trop égoïste à toujours venir pleurnicher. Comme si elle était la seule victime de ce monde, si au final personne d'autre qu'elle ne pouvait souffrir. Et je bloque mes pensées parce que je sais que je pense beaucoup trop pareil. Ou juste donne l'impression... Je veux respirer. Mais ça ne sert plus à rien de s'acharner. Elle dit qu'elle va vomir, j'y crois pas une demi seconde avant de brusquement m'écarter. une odeur nauséabonde monte jusque mon nez alors que je recule de cinq pas et demi. C'est malin... le bruit me soulève le cœur alors que l'envie de l'imite me monte à la gorge. Je refuse. Mes dents se serrent.

Non, on est pas dans le même monde. Mais parfois si et parfois non et parfois je ne sais pas. C'est pour ça qu'on se comprends une fois sur trois, mais dans quel univers est-ce qu'on peut s'aimer ? Elle dit avoir mal à la tête, je comprends parfaitement. Moi aussi et la dernière fois que t'as cru ça s'est plutôt bien réalisé. Je grimace. Mon cœur bat doucement. Je pars. J'annonce. Devenir un poisson dans un aquarium rond ça ne me tentait pas trop je devais l'avouer. Crac. Autre lieu, autre temps. Mon corps s'enroule dans les draps blanc et je pleure.

[Fin du RP, merci beaucoup ! ♥♥♥♥]
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Zélie Hepburn, Mer 07 Fév 2018, 23:29



Dream on
- pv Madilyn -
Libre-arbitre accordé

__________________________



La lumière est éclatante, aveuglante. Tes paupières se referment brusquement, automatisme. Tes mirettes ne peuvent pas supporter une telle intensité, ça brille, ça éblouit, ça brûle même. Tu portes tes mains à tes paupières toujours closes. Tu les frottes vigoureusement parce que tu veux voir, parce qu'il faut que tu saches où tu as atterri. Alors le voile obscur et éclatant se lève lentement, laisse place à ce qui t'entoure. Au dessus, en dessous, de chaque côté. Enfermée dans une boîte. Gigantesque. Merveilleuse.

Chemin sinueux, un brouillard dense t'empêche d'avancer. Ou peut-être es-tu simplement enracinée ? Tes yeux se baladent d'eux même à travers le tableau coloré. Bleu, rose, rouge, jaune, nuance de multicolore, polychrome à souhait. Pas besoin de jambes pour voyager. Il y a tant de choses à voir. De nouveaux détails semblent se greffer ci et là, toujours plus. Fixation d'un point. Tu ne peux détourner la tête de tous ces nouveaux pigments toujours plus intenses. Et si tu manquais quelque chose ? Les arbres discutent dans leur coin, se murmurent des choses à l'oreille, font frémir leurs feuilles. Tu les entends. Les fleurs chantent. De joie. De fierté peut-être aussi. Elles dansent. Vert, mauve, orange. Le ciel semble profondément endormi comme si le soleil s'était paralysé, ses doux rayons pétrifiés, ses nuages immobilisés. Peinture. Des nuages que tu peux toucher si tu t'en donnes la peine, il te suffit de lever un bras. Mais ce n'est qu'une illusion, ils sont aussi inaccessibles que le sens à tout cela. Tu ne te poses pas de questions. Il fait chaud, tu es bercée par l'atmosphère onirique du paradis merveilleux.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Madilyn Nebulo, Mer 14 Fév 2018, 19:15


Les couleurs se réveillent et prennent tes pupilles en chasse, agressives de vivacité. Un micro-univers, estompé par la brume et les nuages un peu flous. Des chants lyriques et décousus, floraux et exaltés. Chuchotis en tous genres, murmures du ciel, l'horizon ressemble à un perroquet et le ciel est bleu comme une orange, la nature ondoie et danse en un rythme pêchu et muet. Le silence est constellé des cris des brins d'herbe que tu écrases imprudemment. Tu enchaînes les pardon, excusez-moi, je n'ai pas fait exprès, je suis désolée. Et puis tu te rends compte qu'il y a une silhouette là-bas, à contre-jour, tu n'es pas vraiment sûre : est-ce un être humanoïde ou un dé à coudre ? Tu t'avances, intriguée, en empruntant le sentier qui serpente entre les irrégularités de l'étrange paysage, tu marches longtemps et puis tu te rends compte que tu n'as pas progressé sur l'allée depuis que tu as commencé à marcher.
Mince alors, te dis-tu, quand tu te rends compte que le chemin, ce vil coquin, avance seul sur ses petites pattes. C'est idiot. Cela revient à marcher sur place.
Tu parcours du regard ce panorama si singulier. Je vais devoir marcher sur le gazon. Il rouspètera un peu mais je n'aurai qu'à m'excuser encore.
Tout en faisant route, tu te dis distraitement, sans trop te poser de questions : tiens, il y a un sourire qui flotte là-bas dans le ciel, et puis tu penses à autre chose.
Une légère senteur de thé te parvient aux narines. Entre les arbres, un arc-en-ciel commence à pousser, avant de grandir encore jusqu'à former une voûte dans le ciel. Une autre pensée sans queue ni tête atterrit dans ta cervelle : la vie est comme un jeu de cartes, n'est-ce pas ? Dans ce cas, aujourd'hui est un as de trèfle.
Et puis tu arrives devant cette silhouette qui de loin te paraissait avoir une certaine ressemblance avec un dé à coudre, et tu te rends compte que c'est en fait une jeune fille. Les mots sortent seuls, autonomes et indépendants, en avalanche, en dérive :

Le roi sur l'enclume a déposé une feuillue girafe. Le monde est comme une chaussette à gruyère, ne pensez-vous pas ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Zélie Hepburn, Mer 21 Fév 2018, 15:49



Bruyant silence. Tu n'arrives pas à déterminer l'origine de cet espèce de soupir. Murmures des collines à l'horizon, murmures des champignons à pois qui attendent aux abords du chemin qu'on les cueille. azeferthzjnjhbsqdf. L'incompréhension d'une langue imaginaire. As-tu réellement besoin de la comprendre ? Tes sens se mélangent. Tu vois les gazouillis des oiseaux -à moins que ce soit des papillons?-, tu respires la douceur de l'herbe qui te chatouille la plante de pied et tu entends une ombre qui se rapproche pas à pas. Tu ne la remarques pas tout de suite. Elle rampe vers toi sans bruit. Son mélodieux qui s'élève, qui transperce le silence. Voix douce, mielleuse, succulente. — Le roi sur l'enclume a déposé une feuillue girafe. Le monde est comme une chaussette à gruyère, ne pensez-vous pas ? wxcvbhkfdgsgds pourtant ces mots qui se fraient un chemin vers tes oreilles te sont curieusement familiers. Était-ce les tiens dans une autre vie ? Tu te retournes afin de flairer la créature non en proie à la peur. Humanoïde, étrange. Une cascade de feu qui entoure un visage moucheté. Pleins d'étoiles partout. Belle créature. Future compagnon de route. — Tu veux bien rester avec moi dis ? Elle est cruelle. Je ne veux pas la croiser... seule. Sang, lame qui s'abat, dernier souffle, monstruosité. Prends garde au tournant. azeferthzjnjhbsqdf, tu le comprends maintenant. — Un monde merveilleux pleins de couleurs. Mais entre le blanc et le rouge, il y a le noir.
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