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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Promenons-nous dans les bois...
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Max Valdrak
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Max Valdrak, le  2018-09-03, 13:10



Dans quoi je m'étais embarquée? Je n'étais pas très rassurée, je n'avais pas très envie de faire du mal à un animal par mégarde. En parlant d'animaux mes amis étaient restés dans la cabane. Dream n'était pas de la partie. Cela me faisait bizarre. Mais le moyen duc se faisait vieux et n'avait plus sa forme d’antan. C'était mieux pour lui de se reposer et de profiter des instants. J'espérais que les louveteaux ne feront pas trop de bazar le temps de mon absence.

Zip courrait à mes côtés. Il semblait connaitre un peu mieux que moi le chemin. Je le suivais donc. Une course d'écureuils à travers la verdure. Puis soudain une odeur reconnaissable. Je pris un virage sans prévenir mon camarade qui ne tarda pas à me rejoindre. Deux silhouettes face à nous. Je m'approchais un peu plus jusqu'à pouvoir les entendre mieux.

Cachée derrière Aidan. A l’abri de son regard. Je me retransformais en sautant de ma branche et Zip lui atterrit sur mon épaule. J'essayais de ne pas faire de bruit. Un petit effet de surprise pour le jeune homme bien accompagné.

-Bouh

Glissé à l'oreille. Un regard enfantin. Je ne dormais pas beaucoup. L'oiseau refaisait surface sans barrière. Il était doux et innocent l'oiseau. Mais si fragile comme une brindille. Attention petit oiseau...
Artemis Wildsmith
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Artemis Wildsmith, le  2018-10-29, 14:27

The werewolf mum
Avec Aya - LA échangés.



Enfin, il s’était décidé. Pourquoi cette fois-ci plutôt qu’une autre, il ne s’était pas tellement posé la question. Simplement lorsque les vertiges et la nausée avaient commencé à s’emparer de son corps d’aspect maladif, il s’était mis à farfouiller dans ses affaires, tremblant et titubant, à la recherche de la petite fiole qu’il avait acquise quelques mois plus tôt. Depuis sa morsure ça avait toujours été soit lui, soit la Bête, rarement les deux parcourant l’intérieur émotif main dans la main. La malédiction prenait le dessus, écrabouillait le Wildsmith dès qu’un sursaut d’humeur faisait osciller les sensibles neurones, le gamin comme effacé devant la monstruosité réveillée. Alors ce soir, la potion avalée, il était prêt, inquiet, angoissé et frémissant, mais prêt. Ça lui avait déposé au milieu du front une ride d’incertitude, on ne sait jamais trop comment agir lorsque l’on s’apprête à rencontrer son soi maudit, quelle bataille il allait devoir livrer, à quel point il en ressortirait abîmé, déchiré.
Les instants métamorphosants furent semblablement les mêmes, les violentes contractures lui brisèrent chacun des os, faisant convulser douloureusement le Blaireautin projeté sur le sol d’une forêt choisie tout simplement parce que. Les hurlements douloureusement insupportables contenus entre des dents serrées tourmentées, qui ne cessaient de s’agrandir. D’odieuses minutes pour un cœur malade qui cognait, s’écrasait misérablement contre une cage transformée.

Comme à son habitude, le Loup avait pris quelques secondes pour rester allongé, le museau enfoncé, comme dépité, n’osant pas tellement lever la gueule vers la Lune moqueuse. Mais quelque chose picotait les rétines et narines aiguisées, une étrangeté qui fit rapidement glapir la Bête, elle n’était pas seule. C’est ce qui fait agiter ses pattes comme une araignée sur des rollers, un sentiment qu’elle ne connaît pas véritablement : la satisfaction. Arty bienheureux d’avoir le cœur et les yeux grands ouverts, pour la première fois. Le Louveteau se met à gambader, rapidement, joyeusement, inspire mille odeurs qu’il ne saurait discerner autrement que sous cette forme. A l’intérieur, ça se bouscule, la Bête tente malgré tout de se faire une petite place, pousse le gamin pour qu’il s’en aille, se fasse tout petit, comme avant. Mais la potion a des effets surprenants, Arty lui dit chut, la contraint à rester tranquille pour qu’il puisse profiter du voyage.
De longues heures à s’habituer aux instincts faisant frissonner le pelage abondant du Loup. Des bruits lointains se faufilant dans les tympans attentifs, convoquant immédiatement des rétines subjuguées qui tentent de les discerner correctement dans l’obscurité. Au cours de la nuit, pas une fois il n’avait soufflé d’ennui ou d’impatience, trop enchanté par la créature qu’il était. Jusqu’à ce que doucement, alors que la Lune se faisait discrètement plus basse dans le ciel découvert, son flair ne le mène sur un quelque part déjà vu, curieux endroit le faisant tourner tourner sur ses pattes désemparées. Les arbres, les feuillages assurément déjà rencontrés lui font courber l’échine sans qu’il ne comprenne pourquoi, Loup méfiant qui renifle, tente de saisir ce qui l’inquiète tant.

Brusquement, le museau se détourne de sa quête pour se concentrer sur un mouvement résonnant dans la nuit qui s’enfuit. Quelqu’un, quelque chose lui fait montrer les crocs, immédiatement, Arty a juste le temps de se demander l’émotion que lui procurerait de se jeter contre cet.te indésirable qui osait se pointer, avant que la Louve ne se fraye un chemin sur le territoire qu’il avait désigné sien pour cette pleine Lune. Les crocs découverts laissent échapper instinctivement un grognement voulu menaçant à travers les babines retroussées, mais il devient rumeur ravalée lorsque les pupilles s’agrandissent d’ébahissement, le Louveteau se souvient. C’était elle, alors qu’elle apparaît toute entière en souvenirs stroboscopiques, interprétés par les sens lycanthropiques, dans le cerveau penaud du gamin, la Mordeuse-Créatrice. La colère instantanée contre celle qui l’avait transformé veut surgir du Arty conscient de la rencontre, à cause d’elle tout avait basculé. Mais le gamin soudainement culbuté par l’intuition lupine, un sentiment qui lui intime de se taire et lui met sur la gueule un air de chien soumis, là, dans le blanc des yeux en croissant de Lune, ou bien était-ce le gris de ceux de la Semblable approchée qui le faisait se coucher, comme vulnérable face à celle qui l’avait mordu.
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Sariel Fawkes, le  2018-11-01, 21:09

Louve n'avait plus les couleurs. Tout autour d'elle, le Monde avait changé depuis bien des heures ; Lune avait comme inversé les pôles, ne serait-ce que la propriété des choses. Maintenant, sons et odeurs se confondaient, l'Univers puait de partout, suintait de tout ce qu'il avait en trop. Et Louve récoltait tout sur le palais, dans ses narines qui inspiraient fort, fort, fort, l'air pur et pourtant dégueulasse de mares sanglantes abandonnées, de pourriture de charognes oubliées dans un coin, après qu'une autre Créature ait fait son office.

On ne connaissait pas la pureté, sous cette forme. On ne reconnaissait pas l'innocence. Jamais la Bête n'arrivait à s'amuser, ou à ressentir l'adrénaline qui imprégnait ses tissus, la masse agile, gracieuse et pourtant féroce qu'elle trimballait de coins de terre en forêts, sous-bois perdus. Non, c'était simplement son cœur qui palpitait à l'idée de tuer, de toucher à point même, douloureusement, reconnaissant l'intense faiblesse de sa future proie.
Elle courait simplement pour ça, arpentait les nuits pour cette obscure raison. Parce que se contrôler n'était pas encore dans ses plans, n'avait même jamais été songé pour l'instant. La Malédiction était telle et c'était tout. Mais là, gueule entrouverte et haletante, parce que la nuit s'échappait entre les arbres, Louve n'y songeait pas. Son esprit n'obéissait qu'à une seule chose : ses Désirs simples, un Ça de toute manière sous-entraîné. Son mal-être n'existait pas. Il n'y avait rien. Juste rien.

Ses instincts ne lui indiquaient pas spécialement que la nuit s'échappait. Mais un autre élément attira son attention. Plus loin, un Semblable évoluait. Et l'odeur lui était familière. Peut-être pas distincte, mais moins imprécise que les autres. Moins axée sur les problématiques du genre chair, sang, bon à manger, en train de pourrir, humain, bois humide, bois en décomposition, excréments, herbe, etc. Elle ne savait vraiment pourquoi. Quelque chose attirait Louve vers l'Autre, lui intimait de s'approcher, tout simplement. Peut-être le besoin de le chasser de son coin, de lui rappeler ou de lui apprendre peut-être que la notion de territoire est défendable, surtout lorsqu'on empiétait sur celui d'un autre.

Lentement, Louve s'approcha, ses pattes foulant un sol qu'elle avait arpenté déjà mille fois peut-être, cette nuit ou les autres, elle ne savait pas. L'odeur était bien perceptible désormais, celle d'un pelage humide, causé sans doute par une longue nuit passée à explorer les environs, découvrir les tréfonds de la forêt, de ses enchevêtrements instables, de son feuillage perturbé.
Qui était-il ? Un il, déjà, sans aucun doute, moins féroce qu'elle. Quelque chose tout en hormones. Maintenant que la piste de Louve se raccordait à l'emplacement de son butin, elle pouvait deviner ses gestes, presque prédire les sensations qui le parcouraient et allaient le parcourir, lors de son avènement. Semblable et terriblement prévisible. Les sens lupins ne mentaient jamais. Trompaient parfois la visibilité, mais n'avaient pas de pitié.

Il semblait avoir compris, car à peine Louve émergea d'entre les fourrés que le petit, babines auparavant retroussées sur des gencives pleines de crocs, étirées en un sourire macabre, s'inclina sous son passage comme le ferait un être dominé. Il semblait la reconnaître et Louve ne se braqua pas tout de suite, ivre de puissance, mais au contraire s'avança comme pour examiner de plus près l'Autre Chose, si semblable à elle.
C'était la première fois qu'elle croisait un autre être qui lui ressemblait. Elle avait déjà croisé des loups et d'autres canidés nocturnes, mais jamais quelque chose de semblable à elle, marquée de cette même odeur rance et terriblement double. Louve se savait spéciale, dans son genre, mais s'était toujours considérée comme unique. Louve ignorait sa situation.

Son museau renifla la chair excitée du mâle, quoique plus faiblard qu'elle, sa position exprimant clairement une révérence qu'elle ne comprenait pas. Comme perturbée, elle recula lorsqu'un frisson s'empara de lui, alors que ses prunelles tenaces, cachées sous elle, l'observaient avec un vif intérêt. Comme si lui saisissait quelque chose qui lui avait échappé.
La créature interloquée laissa échapper un jappement mauvais, comme frustrée de ne pas comprendre, tiraillée entre l'envie d'attaquer et celle d'observer.

Les rayons d'un soleil naissant, que les Bêtes avaient toutes deux vraisemblablement oublié, s'insinuèrent entre les arbres. Pour les Lycans, les lendemains n'existaient pas. Il n'y avait que la Nuit, gouvernée par un astre pâle qu'ils appelaient tous Lune, ailleurs, mais qu'Eux ne nommaient pas. Elle était, et c'était tout ce qui comptait.
Les pupilles de Louve se stabilisèrent, écarquillées, alors que sa masse tremblait toute entière, imitée par celle du plus petit, toutefois imposant lui également. Dans des craquements sonores, autant que les plaintes qui s'échappaient des deux gorges endolories des Créatures, les formes changeaient, se mouvaient sans mécanique savamment orchestrée, comme des chiens fous cachés sous la peau poilue et qui s'étirait jusqu'à se réduire finalement. Telle transformation n'avait de logique, et était finalement toujours aussi douloureuse, autant pour la Bête que pour la Femme qui revenait à elle.
Déjà, Louve n'était plus.



*

La douleur faiblissait à peine, palpitant en un écho monstrueux, dans l'intégralité du corps nu qui s'était déposé dans les feuilles mortes, tapis d'herbe, de vert et de jaunâtre. Il lui fallait toujours du temps, pour reprendre conscience, pour saisir le moment, sentir, avec délectation depuis quelques temps, le tourment lui comprimant les os, les muscles, s'échapper en vagues régulières, tel un océan qui la recouvrait de caresses.

Dans un battement de cils pesant, le temps de s'habituer à la douce lumière du jour, Aya émergea de ce qui lui semblait être, comme à chaque fois, un sommeil profond. Un murmure s'échappa d'entre ses lèvres pâteuses, comme collées entre elle par une gélose puissante et parfaitement dégoûtante, celle pourtant de sa propre salive mais qu'elle savait souillée de ce qu'elle avait été cette nuit, encore.
- ...
Aucun mot précis ne lui échappa réellement, principalement parce que dans sa tête, sa cervelle semblait rebondir, affligée et épuisée d'être toujours là. Son corps frigorifié ne la gênait par contre pas outre-mesure. Qu'il soit nu ou non, la sorcière ne semblait pas franchement s'en préoccuper mais porta tout de même ses bras à sa poitrine, s'enlaçant dans un soupir avant de s'intéresser au paysage autour d'elle.
Elle se rendit cependant rapidement compte, non sans violence, qu'elle n'était pas seule mais que face à elle, un garçon tout aussi nu était en train d'émerger.
- Qu... Qui... Quoi... Wo wo wo !! T'es qui toi ?! s'exclama-t-elle, dans un grand mouvement à reculons, à l'aide de ses longues jambes.

Ses grands yeux gris, vraisemblablement assaillis de surprise, jaugeaient le compagnon cadeau d'Aya. C'était qu'elle le connaissait en plus. Elle l'avait déjà vu, elle en était sûre. Sa migraine l'empêchait de remettre un nom, une situation sur cette tête, mais la sorcière ne se trompait que rarement sur les personnes qu'elle avait déjà croisé dans sa vie. Et lui, en faisait partie.
- Réponds, ajouta-t-elle avec empressement, sans vraiment avoir laissé le temps au môme d'émerger. Qu'est-ce que tu fous là ?!
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Artemis Wildsmith, le  2018-11-12, 17:45

Il se retrouvait désormais là, allongé, les brindilles collées à son corps nu, douloureux et meurtri. Un regard flou vers le ciel doucement lumineux qu’il découvre à travers les branches, durant un instant, il oublie, ne sait plus vraiment. Ses yeux fouillent l’aurore sans toutefois bouger, il essaie de se rappeler ce qu’il faisait là, pourquoi il n’y avait pas sous lui draps, couettes et coussins réconfortants. Ses doigts s’emparant de feuilles sèches lui rappellent le décor forestier quasi mensuel, le faisant grommeler que finalement, oui, ça lui revient. Mais pas tout à fait, ou pas vraiment dans son entièreté, ses oreilles se plissent et se meuvent, sollicitées par le remuement juste là à côté. C’est la surprise articulée par la silhouette juxtaposée qui le réveille tout à fait. Comme première vague de décharge de souvenirs tout récents, rapidement le gamin se met à quatre pattes, les mains enfoncées dans les feuilles automnales, il crache les sensations brinquebalantes de la nuit passée qui agitent son estomac, avant de renifler bruyamment – renaissance après un état grippal, alors que la jeune femme l’assaille déjà. La langue fait saliver, se débarrasser de la pâteusité de la bouche avant qu’il ne se relève tout fait, fait rouler les épaules et la nuque. Les bras s’allongent pour aller gratter les branches tout là-haut, ignorant pour l’instant l’ordre qu’il lui est donné de répondre. Vient alors le petit emmêlement des boucles rebelles qu’il emmêle pour se réveiller complètement, tandis que la dernière interrogation de la Compère le frappe.

Il la regarde, penche la tête – petit chiot qui comprend que l’on s’adresse à lui – jusqu’à ce que la seconde vague lui percute le front. TOI ! c’est rauque, mal articulé, cela faisait des heures qu’il n’avait pas parlé, et puis, il ne sait pas quoi ajouter. Simplement la pointer du doigt pour à la fois l’accuser et l’interroger. Ses traits lui reviennent, déposés derrière le comptoir de Barjow & Beurk il y a quelques mois, nul doute c’était elle. A cela il mélange le frisson qui lui parcourt le dos, vestige de la Bête qui avait reconnu la Louve. TOI ! qu’il répète, plus fort, mais le pronom personnel n’est toujours pas accompagné.
Il s’approche d’elle, plongeant totalement dans la curiosité de cette rencontre matinale, sans aucune pudeur, parce qu’il préférait débroussailler le pourquoi du comment que de revêtir ne serait-ce qu’un pantalon – qu’il n’avait pas de toute façon. T’es loup-garou ! il s’en frotte les yeux, une fois deux fois, assidument, avant de la fixer de nouveau, c’était là une constatation évidente, mais introduction à ce qu’il voulait réellement balancer. C’est toi qui m’a mordu ! La surprise lui fait battre le cœur douloureusement, tant qu’il essaie de calmer, mains sur la poitrine. Il ignorait comment exactement – magiquement, sûrement - mais il l’avait su, lors des longues minutes avant de reprendre forme humaine, il se souvient de sa colonne voutée face à l’avancée de la Louve, des souvenirs que la Bête avait sollicités pour reconnaître celle qui l’avait créé.

Sous l’émotion, il se vautre dans les feuilles, tu m’as mordu, les yeux s'agitent, fouillent le sol à la recherche d'un quelque chose à quoi se raccrocher, une pensée concrète, une avancée, une solution. Parce que maintenant quoi ? Que pouvait-il faire de cette révélation ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Sariel Fawkes, le  2018-11-15, 10:48

Il la regardait depuis quelques temps maintenant, et soudain la pointa du doigt. Là, jusqu'au fond de sa rétine, elle le sentit, ne le comprenant peut-être pas totalement, mais elle le sentit, plus que n'importe quoi, n'importe qui d'autre. Elle, et alors ? Elle responsable peut-être, au fond. Mais si, et puis non, peut-être pas, elle ne comprenait pas tout et fronça les sourcils en le dévisageant.
- Quoi moi ? répliqua-t-elle, en reculant un peu sous le geste et parce qu'il recommençait, s'approchait d'elle. MOI QUOI ? aboya-t-elle, plus sauvage, avant de se redresser sur les genoux, Venus pudica en plein jugement sans arbitre.

Encore, il s'était approché, comme chiot mais totalement à poil, et par Merlin, levant les yeux au ciel matinal pourtant recouvert d'une épaisse couche de branchages, elle évita le spectacle de son anatomie du mieux qu'elle put. Parce que lui, lui l'observait comme un objet de fascination pas si inconnu que ça, il l'observait et ça la mettait mal à l'aise. Puisqu'elle ne saisissait pas pourquoi.
Enfin, il l'aborda pas la nature, lui apprenant qu'elle était Loup-Garou. Tiens, donc, c'était donc vrai ? Elle n'avait pas remarqué pareil fait, soit dit en passant.
- Pas vraiment, j'adore juste me balader à poil dans la forêt, marmonna-t-elle avant de rouler des mirettes, encore, presque agacée d'avoir eu à croiser pareille personne ici. Elle se souvenait bien de lui, désormais. C'était celui qui lui avait acheté de la Potion Tue-Loup. Et aussi un grand ami d'Azaël. Maintenant, il aurait pu minimiser le fait et simplement transplaner pour aller s'habiller.

Mais désormais, il l'observait à nouveau, encore, toujours, et ses mimiques avaient changé. Il nourrissait quelque chose d'intérieur, et qui semblait avoir bien plus de mal à sortir de lui, qu'il ne voulait peut-être pas admettre. Ou un peu trop, justement, mais se gardant d'accusations. Il ne se tut pas longtemps. C'était Aya qui l'avait mordu.
La sorcière, mâchoire presque décrochée, fit les yeux ronds. De quel droit l'accusait-il de pareille chose ? Genre, lui, pouvait s'en souvenir. Au moins se souvenir à quoi la jeune femme ressemblait, sous l'éclat pâle du clair de Lune. N'importe quoi. Elle secoua la tête, à la fois outrée et bien trop étonnée pour prendre le temps de sortir quelque chose de convenable.
- Mais... Qu'est-ce que tu racontes ? D'où tu m'accuses d'un truc comme ça ?
Dépitée, elle secoua la tête, se leva. Comment s'était-il mis pareille idée en tête ? Sous prétexte que les deux se soient peut-être croisés lors d'une nuit sous le joug de Dame Lune, c'était elle sa Créatrice ? Il fallait peut-être avant tout se calmer, respirer un bon coup et lâcher du lest. Ce qu'on entendait pas, parfois...
- Tu connais les chances de croiser son créateur, là, genre en balade nocturne ? Quasi nulles. Encore moins de le reconnaître facilement.
Bon, pareil fait était tout à fait faux, étant donné que son propre Créateur, elle le croisait chaque jour, chaque nuit. Elle faisait même régulièrement l'amour avec, alors parler de proximité entre eux, c'était peu dire. Et elle n'était peut-être pas la seule à connaître la personne qui l'avait mordue.
- Pour ça, il aurait fallu que tu sois sous Vive-Loup et...
Elle s'arrêta. N'était-ce pas elle, justement, qui lui avait fourni une fiole de cette même potion ? La mine un peu plus inquiète désormais, notamment parce que lui seul savait, s'il avait pris de la potion, si c'était elle au moins, peut-être. Il savait. Et maintenant, il était allongé et probablement paumé.
- Tu as pris la potion ? Tu te souviens de cette nuit ? questionna-t-elle, empressée, avant de se rapprocher de lui, épargnant à nouveau à sa vue les détails de son anatomie. Eh oh, ça va ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Artemis Wildsmith, le  2018-12-08, 00:05

Là, il avait envie de tout hurler de tout crier de vomir le salmigondis bouillonnant effervescent de son cerveau. Parce que c’est vrai quoi, c’était écrit nulle part, le comment on faisait exactement quand on rencontrait sa maman loup-garou. La cynicité des piques de la louve ne l’atteignent pas, s’échouent dans les branches sèches de la saison, parce qu’il sait très bien quel air ridicule il devait avoir là, tout nu tout nu, à accuser cette femme d’être la Mordeuse. Et pourtant, ses rétines le brûlaient de vérité, il n’avait aucun doute, une certitude qui résidait dans la chair de poule de ses bras découverts. C’était elle. Elle qu’il avait vu toute gênée derrière le comptoir de Barjow & Beurk, elle aussi qu’il avait vu de ses yeux apeurés ce fameux soir, impossible d’oublier la gueule lui ayant lacéré la jambe. Alors forcément, cette nuit, alors que la Bête & lui avaient été complice, la Louve créatrice et la Vendeuse ne faisaient plus qu’une. Pourtant, il farfouille des prunelles les feuilles la terre les cailloux sur lesquels il s’écorche le grain de peau encore tout doux de l’adolescence. Il n’a pas besoin de lever le museau pour sentir l’effarement de la blonde. Son hurluberluisme s’imprimerait même dans les rétines d’un aveugle, ça se sentait. Il secoue les boucles, droite gauche droite gauche avant arrière arrière avant, il n’est pas bête, il sait très bien la rareté de l’occasion qui se présentait ici dans la brume matinale. Jamais il n’avait espéré rencontré les crocs qui l’avaient transformé, n’avait jamais voulu, ne s’était d’ailleurs jamais posé la question. Il était loup-garou parce que voilà, et puis c’est tout.

Pourtant il se trouvait juste ici, cravaché par les mots remplis de doute de la jeune femme, par ses questionnements. Il ouvre la bouche, la referme, il ignore par où commencer. Une simple idée se dessine sur les traits contrariés de son front d’enfant : transplaner. Fuir la gênance de cette situation qui n’aurait jamais dû se produire.
Mais c’est le cœur tout serré qu’il se rend compte du traumastisme qu’il venait d’infliger à celle-ci. Lui révéler ainsi qu’elle avait été mordeuse, créatrice, qu’elle était responsable de la malédiction d’un autre. Lui qui se débattait quotidiennement avec une Bête rageuse dans les entrailles ne souhaitait imposer cela à personne, seule once d’empathique conscience sous son crâne de Fripon, sa malédiction, il ne la propagerait pas.
Alors il lui devait au moins ça, lui assurer qu’il ne se trompait pas que, oui, un murmure grognant qui vient de la gorge toujours comprimée d’émotions embroussaillées, j’ai pris la potion, j’me souviens de tout de toi louve, à quoi tu ressembles, c’est comme ça que bref. Elle comprendrait, forcément qu’elle comprendrait.
Et non ça va pas ! Qu’il s’exclame. Évidemment, quelle autre émotion aurait pu le submerger que la colère à cet instant. Sa propre prévisibilité l’écœure, il en grimace de dégoût. De nouveau brutalement, il avait rebondi sur ses deux pattes, le Wildsmith frappe un pauvre amas de feuilles colorées, gesticule, fait les cent pas, se calmer et tenter de réfléchir, un peu. Ça va pas parce que je sais pas moi je sais pas je sais pas. A croire qu’il se trouvait dans un de ces moments paniquants décisifs de sa vie. Je sais pas comment on fait quand on rencontre. Il ignore même comment l'appeler, elle. Le voici donc énervé agacé horripilé de sa propre ignorance, jusqu'à ne pas savoir comment il devait se sentir là maintenant tout de suite. Enfin, voilà, j’dois t’détester ? La rage n’était pas dirigée vers la chevelure soyeuse juste en face, au contraire, il se rend compte que non, aucune parcelle d’aversion pour cette jeune femme, alors qu’il devrait, peut-être. J’dois t’poser des questions ? Il n’en avait pas, aucune, ou elles viendraient plus tard. C’est quoi ton nom ? Déjà, il commence.
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Sariel Fawkes, le  2018-12-10, 10:48

C'était là, à cet instant t bien défini et pourtant peu probable, jusqu'ici, à ses yeux, que la jeune femme se rendit compte que l'Homme, autant que la Bête, pouvait se montrer cruel.
Et que toujours, le quotidien du jeune lycan, même celui qu'elle était et qu'elle avait été cette nuit-là, serait ponctué de questions qui demeureraient un moment sans réponse. Pourquoi ? Qui, aussi (même si pour elle la question ne posait malheureusement pas) ? Qui avait fait ça, et comment, comment une telle chose pouvait passer dans l'esprit de quelqu'un ? Mordre un autre, et c'était la porte ouverte à toutes les vacheries, toute l'horreur du monde.

Et puis la réponse, c'était Créature. Ils n'étaient que ça, une fois la nuit tombée. Ils n'étaient que ça, et demeureraient ça, jusqu'à jamais, jusqu'à l'infini, peut-être même après encore, et ils n'auraient plus le choix, ils n'avaient plus le choix d'être ce qu'ils étaient. Avec toute l'horreur que la damnation imposait.
- Il vaut mieux que... S'arrêta pour soupirer, encore un peu sous le choc. Il vaut mieux que tu connaisses pas mon nom. Je sais pas si c'est une bonne chose. Je connais le nom de celui qui m'a fait ça, toutes les parcelles de son être, même, et je sais toujours pas si c'est une bonne chose, alors non. Non, tu sauras pas.
Elle ne savait honnêtement pas si c'était une bonne idée de se faire connaître ainsi, de mettre la lumière sur elle comme ça, gros spot braqué sur elle. C'est un Monstre, c'est elle qui lui a fait ça.
Et après, oui, c'était effectivement un Monstre. C'était ce qu'elle était, et jamais, jamais, elle ne pourrait changer ça. Même si tous les regards, prêts à déchiqueter, décomposer chaque parcelle de son être, se mettaient à la dévisager, elle resterait ce Monstre qui avait mordu, tué, et recommencerait certainement.

Et le plus grand drame, à ses yeux, était qu'elle ne pouvait se rappeler la sensation de ce qu'était le Monstre. Histoire de souffrir un peu moins.
De cette absence de réponse, de ce vide tout court qui la parcourait lorsqu'elle se transformait, pour que finalement les Choses de la vie l'envahissent à nouveau, aussi brutalement qu'elles étaient parties ; son cœur battant à tout rompre, ses veines, artères en constriction sous la peur de ne savoir où elle était, à nouveau, et ce qu'elle avait pu faire. Ce souffle éperdu qui semblait avoir comprimé sa cage thoracique depuis presque trop longtemps.

Les yeux posés sur le sol de feuilles mortes ravivées par une pluie qui n'existait déjà plus, Aya se demanda si le jeune homme ressentait la même chose. Si lui aussi, semblait mourir à chaque transformation. Si lui aussi espérait que cela pouvait être le cas, au fond de lui. Pour arrêter la course, la Machine Infernale, pied-de-biche dans le rouage insupportable.
Alors, comme pour foutre encore plus la m*rde dans son esprit, Aya se leva et tendit la main à celui qu'elle avait mordu. Son Enfant, en quelque sorte. Un mot presque trop chaleureux pour pareil fait.
- Viens. Je t'emmène au sec.

Il parut hésiter, un moment. Principalement, selon elle, parce qu'il savait désormais que c'était elle qui avait conçu le Monstre qu'il était devenu. Parce qu'elle était le patient zéro dans leur propre histoire, bien solitaire finalement. Et puis finalement, après avoir eu droit à un regard insistant de la blonde, accepta l'invitation. Les deux silhouettes frêles disparurent dans un CRAC sonore.

*

Ils se retrouvèrent à l'orée du bois, près d'une petite, très petite cabane aux volets fermés et à l'allure austère, presque abandonnée. Sans jeter un regard vers son acolyte, et parce qu'ils étaient encore nus, la jeune femme se précipita vers le refuge, avant de s'arrêter juste devant et de faire un signe de tête vers l'autre.
Une fois à l'intérieur, et après avoir récupéré une clé sous un gros caillou, Aya s'occupa de déchausser une planche afin de récupérer sa baguette magique et un petit sac qui avait eu droit à un Sortilège d'Extension. En fouinant dedans, elle récupéra ses affaires de rechange et un autre pull et pantalon.
- Enfile ça, si tu veux. Tu seras mieux, je crois, murmura-t-elle à son invité avant de s'occuper de s'habiller elle-même. Je prévois toujours un endroit où ranger mes affaires et ma baguette, avant de partir me transformer. On ne sait jamais, ajouta-t-elle d'une voix étouffée en enfilant son pull.

Sa gêne ne s'était pas tout à fait éclipsée, elle demeurait toujours, comme un poids sur le cœur et une impression d'être beaucoup trop observée par sa nouvelle rencontre dont elle se serait bien passée. Quoique, quelque part, son esprit se réjouissait de ne plus culpabiliser dans le rien, et d'avoir un fait sous les yeux.
- Je m'appelle Aya, lança-t-elle alors qu'elle se tournait vers le poêle à bois en mauvais état. J'ai 24 ans et... Ça va faire quelques temps maintenant que je suis comme ça. Après avoir ajouté une ou deux buches ainsi que du petit bois dans la source éteinte de chaleur, la sorcière y lança un Incendio apparemment informulé. Tu te souviens ? De quand ça s'est passé ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Artemis Wildsmith, le  2018-12-21, 17:47

Il avait craché, frustré, capricieux qui refuse amèrement qu’on ne lui réponde pas, surtout lorsque la question était claire limpide, et surtout essentielle. Il aurait eu le temps aussi de lui dire qu’elle était bête, qu’il l’avait vue chez Barjow & Beurk et qu’il aurait suffi d’une simple visite pour qu’il apprenne l’identité de la blonde. Parce qu’il devait savoir, il devait savoir le nom des crocs qui s’étaient plantés autrefois dans sa chair pour faire de lui le monstrueux qu’il était. Et tandis que bourriquement il tournait tournait tournait, il n’était pas sans ignorer qu’il avait besoin de son nom pour la remercier, l’éternelle reconnaissance qu’il devait lui vouer pour la renaissance. Le Loup-Garou comme trampoline tremplin et vecteur de ce qu’il avait toujours en réalité été, bombe prête à exploser. La Bête incarnait dorénavant à merveille le mal qui l’avait toujours rongé, cette rage dont il était troublé depuis qu’il était petit. Si la malédiction l’avait d’abord terrifié comme jamais, des nuits à cauchemarder trembler devant une mort qui semblait si certaine – il n’avait pas la force d’assumer un tel fléau, une histoire d’enfant gringalet ; si les transformations se faisaient toujours crucifixion de chaque os muscle composant son corps, à en hurler des Maman ! d’un souffle qui se perdait, il avait appris à aimer sa lycanthropie, à en jouer, surtout. Ils en étaient devenus amis intimes, la Bête et lui, et Arty lui avait donné son entière confiance – progrès dans la colocation intérieure - davantage maintenant que la Bête avait découvert sa mère.
Mais il était resté là, les boucles ronchonnant devant les frisottis qui se dessinaient à l’horizon à cause de la fine bruine, figurante indésirable. Il ne voulait pas la contrarier, et même si son cœur tambourinait, il se rend compte brutalement, il ne voulait pas criser devant elle.

Une main passée sur le visage humide avant qu’il n’accepte sa proposition, qu’il se saisisse de cette main tendue – forcément bienveillante. C’est un curieux contact que de toucher celle qui l’avait engendré, à faire pétiller l’épiderme d’une drôle de manière, à la serrer davantage entre ses doigts, sans qu’il ne comprenne vraiment pourquoi. Le cœur se dit alors qu’il la suivrait partout. Il en évite même de croiser de nouveau son regard, les rétines cachées derrières les boucles penchées vers l’avant quand ils transplanent devant une cabane. Le Wildsmith comme gêné lorsqu’il la suit docilement vers la petite maison. Le décor – d’une praticité qu’il n’avait jamais envisagée, il devrait – ne faisait que lui frôler les pupilles embêtées. Ne pas fixer la nudité de la Mordeuse, ne pas questionner sans arrêt du regard.
Il la sent remuer marcher sur le vieux parquet de la cabane, les oreilles dressées. Il s’approche pour s’emparer des vêtements gentiment tendus, pour ponctuer l’échange d’un discret merci. Il hoche la tête, il comprend la difficulté logistique des transformations, mais lui ce soir, il avait tout laissé à la Cabane avant d’apparaître dans cette forêt, pieds nus.
Il tire sur les manches du pull, en recouvrir ses paumes gênées alors que la jeune femme s’habillait de même, enfoncer les ongles dans l’épais tissu. Les bras battent alors l’air une fois deux fois trois fois geste non pas d’ennui mais d’embarras quand elle le libère enfin en reprenant la parole.

Il la suit auprès du poêle, l’écoute avec une attention telle que les muscles se font crispés, le cerveau vide de calme. Aya. Quelques années de plus que lui fleurissaient sur le visage agréable de la blonde donc. Ce n’était rien, pas grand chose, et pourtant il avait l’impression qu’elle était d’une sagesse robustesse délicatesse vieille d’une centaine d’années. A le faire sentir lui, tout petit tout petit tout petit, délicate situation pour un Arty ordinairement extraverti. D’ailleurs, il en profite, le regard lové sur les bûches crépitantes, Arty, il se présente doucement. Vingt ans, ça fait quelques mois moins d’un an qu’tu m’as mordu. D’une traite rapide marmonnée car embarrassé de ne pouvoir cacher la vérité. Il n’avait pas le choix et n’aimait pas déguiser les faits par de jolis mots hypocrites. C’était elle qui l’avait mordu, tout simplement, pas de jugement pas de honte, c’était ainsi. Tu m’as mordu à la jambe. Comme si ce n’était pas assez, il en rajoute un peu, maladroit. Le menton désigne le mollet désormais dissimulé.
Droit à en faire craquer les vertèbres il n’approche pas ses mains de la chaleur, il reste là, accroche les étincelles des yeux. J’t’en veux pas tu sais. C’était sa conclusion. Sa langue le piquait soudainement de vouloir absolument parler, tout dévoiler à la Mordeuse, le comment pourquoi il se sentait maintenant qu’il était maudit. C’est p’tet bizarre, mais j’aime bien être loup-garou. Étrange gamin. Parce qu’à cet instant il ne pense pas du tout aux terribles inconvénients qui le gratouillaient quotidiennement, les menaces de transformations inattendues, le renforcement de la colère incontrôlée, l’indescriptible douleur, l’état maladif les jours avant et après la transformation. Ça, il le tait.
Il tourne la tête, le regard coulant sur le doré des cheveux, l'interrogeant par la même occasion, pas toi ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Sariel Fawkes, le  2019-01-02, 10:01

Il avait quelque chose, ce gamin, mais Aya ne le savait pas encore. Un truc qui la bouleversait, lui chatouillait le passage sinueux des veines ; un frisson. Peut-être avait-elle peur de courir sur des conclusions hâtives, à propos de lui. Peut-être avait-elle peur de mettre des mots, sur ce gamin. De la précision, du terme générique, définitif. Même si, pour l'instant, il était ce môme qu'elle avait mordu, elle avait peur de ne voir en lui qu'un échec de plus de sa part. Il représentait, à lui tout seul, sous ses bouclettes et sur le fil de sa jeunesse, les erreurs dont était capable une Bête qu'on ne pouvait pas contrôler.
Rappel : mettre une croix dans son calendrier intérieur, horloge biologique aux cadrans complexes : aujourd'hui, j'ai changé la vie de quelqu'un.
P.S. : Investir dans une cage. Ou quelque chose de trop solide, pour les passions déchaînées. Ne veux plus avoir à vivre ça.

Mais il parlait trop vite pour elle — qu'attendait-elle déjà ?, et ça accrochait, ça accrochait les oreilles, ça ripait la peau. Il disait qu'il s'appelait Arty, Arty, et il était si jeune, bien plus jeune qu'elle et quelque part, comme déjà fendillé dans sa carapace, elle sentait son cœur se briser un peu plus. Passage d'un séisme interne qui faisait paniquer le sismographe ; température tiède sur les commissures, il avait vingt ans, vingt ans, et elle l'avait mordu il y avait peut-être moins d'un an. Moins d'un an. Moins d'un an. Peut-être à sa première lune, peut-être au lendemain d'un autre échec cuisant ; celui de retarder la transformation, de l'annihiler tout court, mais chose était faite, malheur était déjà arrivé. Déjà croqué.
Comment la voyait-elle ? Peut-être pas comme un monstre, parce que son ton était doux, non pas dégoûté par ce qu'elle était, par ce qu'elle avait fait. Et son regard aussi, l'était. Là, dans les mirettes révulsées d'une Aya épouvantée, hors d'elle-même, il la regardait et il ne semblait pas voir le monstre, la Créature. Il ne s'était pas accroché à l'idée fixe de la Louve, qu'il avait rencontré cette nuit, et qu'il avait vu ; lui, lui seul, avec Azphel, l'avait vu et la connaissait. Mieux que quiconque, peut-être. Il l'avait affronté une nuit et y avait laissé son humanité. Au profit de quoi ?

Elle voulait s'excuser, et ses lèvres se fendillèrent sous la pression de ses dents. C’est p’tet bizarre... Mais non, non, comment s'excuser pour ça ? Il n'y avait de mots, de phrases prêtes à l'emploi, hélas. Et elle n'arrivait de toute manière pas à assembler de syllabes suffisamment cohérentes pour tenter de se faire pardonner, ...mais j’aime bien être loup-garou.
C'était trop. Il n'avait pas vraiment dit ça. Véhémence à peine contenue ; et elle s'éloigna du poêle à bois qui lui brûlait les pattes, la rétine, les tripes peut-être. A moins que ce ne fut l'aveu du jeune homme, ce qu'il avait osé dire. Osé dire que ça lui plaisait, qu'il aimait cet état de manque de contrôle, de. Il ne pouvait pas vraiment penser ça. On ne pouvait pas aimer une malédiction que l'on portait. On pouvait apprendre à vivre avec mais on ne pouvait pas l'aimer. C'était inimaginable.
- Non je, je n'aime pas ça, articula-t-elle dans son coin, comme gamine impossible à rassurer, tout d'un coup, avant de poser des yeux malades sur lui. Comment, comment, à cet instant même, face à toi, je pourrais aimer ça ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Artemis Wildsmith, le  2019-01-24, 10:31

Les yeux suspendus au bois qui se consumait dans le silence momentané qui s’était installé entre eux. Une gêne terrible de l’indicible. Il ne pouvait pas se mettre à la place d’Aya, ne pouvait qu’imaginer de loin de très loin ce qu’elle pouvait ressentir à cet instant. D’avoir jeté enclume maudite sur les boucles d’un gamin bien trop innocent inconscient. Mais il l’avait mérité. C’était ainsi qu’il le voyait, tout ça n’était que douloureux retour de karma pour son comportement révoltant. Avait-il changé pour autant ? Jamais. Alors il la laisse un peu s’éloigner respirer loin de la chaleur prodiguée par le poêle, ne veut pas l’assaillir d’un regard accentué et lourd, qu’elle réfléchisse. S’il avait prononcé ces mots envers sa malédiction c’était pour la soulager, tenter, lui faire comprendre vraiment qu’il n’avait aucune rancœur amertume pour cette déterminante soirée de pleine Lune. Il s’était accommodé avait fait avec et surtout, s’était laissé porté par la force incroyable qu’avait déposée sur ses muscles d’enfant la malédiction. Donnant au Wildsmith davantage de raisons d’être intimidant insolent sale gosse. J’comprends. Qu’il finit par chuchoter presque entre la poussière de la cabane. A y réfléchir il en vomirait de transformer quelqu’un, mais il n’en dit pas plus. Pas tellement le moment de préciser comment lui réagirait si la situation était inversée, à quel point oui, il n’en finirait jamais de s’en vouloir, à vouloir s’écarquiller les entrailles pour se punir à répétition, ne pas laisser de repos à la souffrance et à la culpabilité. Non, simplement il répète, je comprends.

Un tour sur lui-même, il va s’installer dans un coin contre un mur abandonné, s’y appuie avant de glisser sur le sol, assis, les genoux pliés contre une poitrine comme mal à l’aise, ou sage. Posture de celui qui se fait tout petit tout discret avant de passer ses doigts moites tremblants dans les boucles toutes aplaties par la précédente nuit, essayer de leur redonner vie. Il sent déjà les mots qui affluent dans la poitrine et dans la gorge, comme si cette minuscule cabane boisée tenait lieu de confessionnal pour apprenti loup-garou. Une ouverture sans limites du cœur maudit qui ne demandait que ça, de se vider de la noirceur qui s’agglutinait de jour en jour. Alors il n’hésite pas, les rétines lovées entre les rainures du parquet. J’fais des crises de colère depuis que j’suis tout p’tit, vraiment à un moment donné que quelqu’un lui révèle enfin ce dont il souffrait depuis des années, mais pas des p’tites hein, c’est assez… bref. Du coup, ses sourcils montent dans le front, c’était la première fois qu’il tentait de mettre des mots sur les difficultés qu’il avait à gérer sa lycanthropie au quotidien, faire semblant que ce n’était pas totale improvisation. C’est plus compliqué maintenant, quand je sens la colère qui monte qui monte qui monte, la malédiction aussi tu vois, s’en mêle et j’suis au bord de la transformation. Au bord au bord au bord, il édulcore, cet instinct sauvage brutal qui prend le dessus et lui donne subitement envie en trois secondes et demi d’arracher la tête à celui ou celle qui avait osé le provoquer le chercher le titiller l’agacer. Mais au moins tu vois, j’suis obligé d’apprendre, d’apprendre à contrôler ça, sinon… il s’imagine oui très bien dans les rues de Pré-Au-Lard, j’serais constamment loup. Dérangeant, surtout pour les sorciers aux alentours.

Son museau se lève, interrogatif vers la direction de la blonde. Souvent confidences appelaient confidences, c’est ainsi qu’il procédait. Nul besoin de répéter la fameuse question, et toi, comment tu vis ta lycanthropie, dans le cliché du groupe de soutien. Toujours est-il que ça lui fait du bien au gamin, là, d’un coup, d’être en présence de sa maman Loup et de pouvoir tout tout tout lui raconter. Il voudrait la prévenir, qu’il espérait qu’elle soit dotée de patience, parce qu’extrêmement bavard il était. Mais non, là, il continue de l’observer, tranquillement, accueillir ses prochaines paroles un sourire préparé qui se voulait tout doux. C’est-à-dire que de la voir là, si mal par rapport à la Mordeuse qu’elle avait inconsciemment été, ça lui donne envie de lui faire un câlin.
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Lizzie Cojocaru, le  2019-03-06, 18:41

PV Max / LA partagés

Bientôt, tu fais ton apparition. Je sursaute d’abord, sous l’effet de ton huob à l’envers. Puis faisant demi-tour, te reconnaissant, je souris. Tes cheveux sont ébouriffés ; une folle liberté y circule. Plus timide, ton ami à poils repose sur ton épaule.
— Je n’étais pas sûre que tu viennes…
Avant que tu repenses ta décision, je me décide à lancer l’investigation.

Je t’emboîte le pas, le rêve aux lèvres. C’est un hasard du Heurtoir qui nous a conduites ici, mais je sens qu’on va beaucoup apprendre aujourd’hui. Sur les créatures et plantes que j’affectionne d’abord, mais aussi ensemble, l’une sur l’autre. Avoir du temps avec toi, sans les enfants, cela ne me déplaît pas. C’est bon d’avoir ce calme en ta compagnie, loin de tout, loin du bruit de la ville, loin des attentes de chacun. La faune et la flore nous accueillent avec bienveillance, et nous dissimulent au reste du monde.

Tu sembles ralentir. Je pivote, faisant craquer maladroitement un amas de feuilles mortes sous mon pas. Tu contemples une branche. Quel mystère peut bien s’y cacher ? Curieuse, j’approche. Tu as un bouton qui a sauté. Cela me perturbe fortement. Ta chemise, ainsi entrouverte, laisse danser un fil tout effiloché. Il faudrait le cacher, l’enrouler sur lui-même, le couper.

Je papillonne des cils. Tu vas te poser des questions si je phase en fixant ton torse, mais pour le coup, ce n’est pas toi que je regarde. C’est ce fil sans bouton pareil à une tige sans fleur.
— Tu as repéré quelque chose ?

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Re: Promenons-nous dans les bois...
Max Valdrak, le  2019-03-16, 23:04

Je me permets de remanier un peu la fin de mon dernier RP pour plus de cohérence
Max n'est plus à Poudlard depuis quelques jours
Veille de ses 23balais
LA Partagés

Bouh

Sourire aux lèvres. Tête légèrement au-dessus de son épaule. Comme pour lui murmurer ces mots à l'oreille. Comme pour ne pas perturber le calme ambiant. Deux inconnues de la forêt en son cœur. Qui étions nous? Deux connaissances? Deux collègues? Deux amies? Plus? Je ne savais pas tellement où me placer. Je ne savais pas comment orienté ce petit cœur qui bat vers une direction qui ne lui ferait pas du mal. Mais avec le temps j'avais trouvé. Je l'aimais. La manière importait peu.

Aimer. Drôle de concept. Chacun en a sa propre définition. Avant de quitter Poudlard, je me suis beaucoup demandée ce que cela signifiait pour moi. Est ce que j'aimais ce que je faisais? Est ce que j'aimais le contexte? Est ce que j'aimais tout dans son intégralité? J'avais trouvé une place qui n'était pas vraiment la mienne. Un écureuil gardien de la forêt. Mais un écureuil prisonnier de sa forêt. Je me construisais mes propres contraintes. Je me bâtissais mes propres frontières. Je n'étais pas heureuse. Je me renfermais. Je n'aimais plus vraiment. Qu'est ce qu'aimer dans le fond? Ma définition? Je n'en ai pas trouvé de précise. Je me laisse guider par mes sentiments. J'aime chaque personne de manière unique avec une intensité différente. La langue française est tellement riche d'expression en tout genre mais pour parler d'amour petit coucou à nos amis d'outre manche pour découvrir de nouvelles nuances. Pour compléter votre éventail, aventurez vous sur d'autres continents et en cherchant un peu vous découvrirez qu'en japonais les possibilités sont encore plus grandes.

Aimer. Un simple mot. Mais un mot qui peut dire beaucoup. Est ce que je like ou est ce que je love? Je tombe en amour devant un animal. J’éprouve une grande affection pour les rares personnes qui me sont proches. Je ressens de l'empathie envers les êtres vivants. Je suis dans une bulle émotionnelle. Je partage mon aura au risque de la blesser. Trop naïve et innocence. Cœur trop grand. Juste l'envie de partager sans attendre en retour. Trop de pensées d'un coup. Cette réponse qui n'en est pas vraiment qui est arrivée. Aimer c'est vibrer d'une certaine manière. Je ne vibrais pas dans mon travail. Alors j'étais parti. Mais actuellement je vibrais.

Je vibrais d'être là. Je vibrais de passer mes journées sans contrainte. Je vibrais de la retrouver. Je vibrais au point que le petit sourire ne voulait plus s'effacer. J'oubliais l'espace d'un instant, la douleur de mon dos due aux cicatrices qui tiraient encore lorsque je me transformais. Je vibrais au point que cela esclipsait les petits maux. Je vibrais tel que je me perdais dans mes réflexions en la suivant. A moins que ce fut l'inverse.

Je suivais ses mots. Comment aurais-je pu louper une occasion de la revoir? Je retiens les mots puis comme pour répondre je marchais tranquillement. Sans un mot. Je ne savais pas trop quoi dire. Nous n'avions pas vraiment eu l'occasion de discuter ces derniers temps. Mais parfois les mots sont de trop. L'instant valait plus que les mots. Il m'arrivait de parler beaucoup quand j'étais en confiance, mais aussi de ne rien dire pour juste apprécier le moment. Juste vibrer.

Soudain, un cri attira mon attention. Je me figeai. Un frisson me parcouru. Yeux grands ouverts. Je fixais au loin. Je me concentrais. Avais-je bien entendu? Je ne bougeais plus. Je ne réagissais plus. Tous mes sens en éveil. Je devais me transformer. Je devais vérifier. Une branche. But. Monter. Observer. Brancher. Monter. Observer. Branche. M...

Une voix me tira de cette réflexion cyclique. Un regard qui se détache des pensées vers la réalité directe. Je ne remarquais pas tout de suite que le tien était plus bas que prévu. Je bredouillai alors trois mots. Avant de courir sur l'arbre. Transformation à la derrière minute. Escalade rapide. Observation. On ne voyait pas grand chose. Mais un gémissement. Un cri déchirant. Je savais juste où aller. Je descendis rapidement et redeviens bipède. Un rapide coup sur ma chemise froissée dont les derniers boutons venaient de m'abandonner la laissant ouverte sur une brassière. Laissant les cicatrices visibles à un œil attentif. Je n'y prêtais pas vraiment attention. Il fallait bien qu'elle cède un jour. Et la douleur.... Stop. Il y avait plus important.

Je remontais mes manches et regardais mon amie avec des yeux légèrement paniqués.

- Il y a un animal qui a besoin de nous un peu plus loin. Je n'ai pas réussi à voir vraiment mais c'est proche d'une étendue d'eau. Les branches cachaient le reste.

J'attends son accord avant de commencer à avancer à ses côtés en silence. Soudain une vague de pensées me traversa.

- J'ai un mauvais pressentiment...

Murmure dans la nature. Murmure perdu dans les airs. Je ne savais pas si elle l'avait entendu. J'esquivais son regard. Peu à l'aise avec le fait de penser à voix haute. Et en même temps, elle avait l'air concentré. C'était...intéressant. Je ne trouvais pas d'autre mot. Cette situation me faisait...vibrer.
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Re: Promenons-nous dans les bois...
Lizzie Cojocaru, le  2019-03-24, 23:27

Notre brune protagoniste a changé ces dernières années. Pour se protéger, se réhabiliter socialement, elle s’est collé un masque sur le visage. Quoique la générosité s’y soit inscrite, se mêle aussi une retenue inconvenante. La Seafordienne a tronqué une part de sa liberté en faveur des conventions sociales. Elle soupèse chacun de ses mots et se montre plus crispée que par le passé. Parfois, sur la question du rôle de Cara à Poudlard par exemple, ses traits sont si tirés que pourrait en sortir une éruption de pustules. Le venin murit mal dans le silence des hésitations. Les questions, il faut les poser Lizzie. Il est temps que tu ailles retrouver Jade.

A l’inverse, Max semble plus libre que jamais. En accord avec elle même quand elle se transforme dans un sens et dans l’autre. Elle épouse sa forme animale avec une aisance déboussolante, poursuit sa propre révolution. Malgré les efforts de la Poufsouffle, elle n’a jamais réussi à maitriser l’animagie, de sorte que le spectacle des métamorphoses de Max ne peuvent que l’impressionner et lui inspirer le plus grand respect. Après sa transformation rapide, réalisée de toute évidence pour partir en exploration, l’écureuil marque donc un retour plus humain pour informer son amie qu’un animal nécessite leur assistance.

L’impuissance se lit sur les traits de Max. Elle est fébrile et inquiète. Lizzie y est sensible et répond d’emblée :
— Allons-y !

Alors que la sorcière se rhabille, la manumage hésite. Elle note la présence de cicatrices dans le dos de l’animagus et s’interroge. De quand datent-elles ? Est-ce déplacé de commenter ? Comment l’aider si elle ne sait que se taire ? Qui est-elle pour faire la moindre réflexion, elle-même n’a-t-elle pas son lot de marques disgracieuses ?

Finalement, Lizzie choisit de ne pas faire de remarque sur le dos de la sorcière androgyne, au lieu de quoi elle se concentre sur le présent. Il lui semble que si elle ferme momentanément les yeux sur le passé, elle pourra se faire des souvenirs au présent, inscrire de nouvelles histoires à raconter quand elle sera vieille. Prenant la main de Max dans la sienne, elle détale dans la direction indiquée. Son amie est sans doute surprise, mais la course anime un sourire qui vire vite au rire sur les lèvres de la jaune et noire.
Max veut délivrer un animal ? L’idée est louable, et Lizzie l’accueille d’un regard qui dit : “Sauvons-le, mais sauvons-nous aussi. Vibrons une fois de plus.”
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