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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Promenons-nous dans les bois...
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Invité, Mar 13 Sep 2011 - 16:29


Alicia s'éveilla aux aurores ce matin là. Préoccupée par l'un de ses dossiers au Ministère, elle s'était levée en même temps que le soleil. Sans réveiller Septimus, elle sortit doucement du lit, puis de la chambre. Elle alla voir ces trois monstres, mais chacun était encore dans les bras de Morphée. Son coeur se remplit de tendresse en voyant ces trois enfants profondément endormis. Ils étaient sa fierté et sa joie, et elle ne regretterait jamais de les avoir eu... Ni d'avoir autant souffert pour les jumelles... Alicia referma la porte de chambre de ses filles puis partit prendre une douche. Elle avait une petite excursion à faire avant de revenir profiter de son week-end avec sa famille.

En effet, elle allait partir vérifier une chose dans la forêt de Loutry. Des rapports récents avaient montré que les animaux étaient de moins en moins présents dans cet endroit, sans que cela ne soit dût à la présence des sorciers. Curieuse et assez inquiète, Alicia avait donc prévu d'y aller, sous sa forme animagus, pour tenter de comprendre ce qu'il pouvait bien se passer là-bas. La tête remplit de suppositions sur ce qu'elle pourrait y trouver, elle s'habilla et descendit prendre un petit-déjeuner rapide. Puis elle sortit de son manoir et transplana, direction l'Angleterre et le bois de Loutry Sainte-Chaspoule plus précisément.

La jeune femme atterri en bordure du bois tout en étant à l'abri des regards. Elle vérifia qu'en même qu'il n'y avait personne dans les environs et une fois satisfaite, elle s'avança dans le bois. Lorsque la végétation se fit plus dense, elle décida de s'arrêter là et de continuer sous forme animale. Elle ferma donc les yeux et se laissa envahir par le renard en elle. Elle laissa les commandes de son corps à sa part animale, et la métamorphose survint. En quelques secondes, la jeune femme brune disparut pour laisser place à une magnifique renarde rousse, arborant un signe en forme de spirale sur sa patte avant droite. Le renard s'ébroua et jappa avant de s'élancer avec plaisir dans la forêt, le coeur en fête. Alicia ne l'avait que trop souvent retenu au cours du temps...

L'animal parcouru plusieurs centaines de mètres, tout en observant, permettant ainsi à son autre "elle-même" de se rendre compte qu'il n'y avait presque aucun autre animal dans les parages. Le renard comme l'humaine à l'intérieur en étaient étonnés, aussi, lorsque le renard bifurqua pour prendre la direction d'un chemin menant à ce qu'il semblait être une source d'eau, Alicia laissa faire, curieuse de voir où cela les mèneraient. Très vite, l'animagus arriva devant une mare d'eau. Seulement, alors qu'on aurait put croire qu'il y aurait plein d'animaux dans les parages, seul un petit opossum était présent. D'ailleurs, le petit animal l'intriguait énormément. Il restait là, planté au milieu du chemin, sans faire un geste pour partir, alors qu'il tremblait de peur. Alicia reprit un tout petit peu les commandes de son corps et contourna l'opossum. C'était la technique qu'elle utilisait pour s'approcher des animaux apeurés à la boutique... Ainsi, le petit animal intriguant verrait qu'elle ne lui voulait aucun mal... Par contre, s'il fuyait, elle n'était pas certaine de pouvoir se retenir de lui courir après... Un bruissement proche détourna l'attention du renard. Quelque chose approchait, et ça lui était encore inconnu...
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Rily Dacker
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Rily Dacker, Dim 18 Sep 2011 - 11:38


[Hj: Ouuulala, désolée, j'avais pas vu que c'était à moi de poster, excusez-moi pour le retard!]

Qu'est-ce-que Rily faisait dans les bois de Loutry Ste Chaspoule ? Elle-même n'en avait qu'une idée confuse. Pour le savoir, elle devait faire un léger retour en arrière. Le petit écureuil - car elle était sous sa forme animale - s'installa confortablement sur sa branche, il s'ébroua pour se débarrasser des gouttes de rosées qui perlaient son pelage et lui donnait froid, et elle s'efforça de se souvenir de ce qui l'avait poussé à venir ici. Elle ferma les yeux.

Une odeur familière. Le bois de Godric's Hollow, qu'elle parcourait de branche en branche, tranquillement, à la recherche d'un coin où elle pourrait admirer le soleil se coucher. Puis une autre odeur, inconnue cette fois, et un intense sentiment de panique qui s'empara d'elle. Un prédateur. Qui l'avait repérer et comptait bien la croquer pour son diner. L'écureuil s'était affolé, et après une heure de course éreintante, Rily avait réussit à reprendre les commandes. Mais elle crevait toujours de peur, et après s'être retransformée tant bien que mal en humaine, elle avait transplanée. Et elle s'était retrouvée dans les bois de Loutry. Puis elle s'était perchée sur une branche, après avoir retrouvée sa forme animale.

L'écureuil ouvrit deux yeux verts pétillant. L'animagi se souvenait de cette peur immense quand elle avait senti cette odeur... et elle avait beau chercher, elle n'arrivait pas à trouver à quoi elle correspondait. La jeune femme allait descendre de l'arbre et se retransformer en humaine, quand un petit animal passa sous près de l'arbre. Il lui paraissait curieusement familier. Rily resta quelques instants à guetter l'animal, pour voir s'il revenait. Mais ce ne fut pas l'opossum qui repassa, ce fut un magnifique renard roux, étrangement familier lui aussi. L'écureuil pencha sa tête sur le côté, signe d'une intense réflexion. Ses deux animaux avaient une odeur particulière, et cette impression de familiarité... Sans s'en rendre tout à fait compte, elle descendit de son perchoir et suivit l'odeur du renard.

Elle se retrouva près d'une source. Et devant cette source, l'opossum qu'elle avait plus tôt. Et le renard lui tournait autour. Une scène lui revint soudainement en mémoire. Elle était en train de bondir, pour éviter un animal qui se ruait sur elle.... Eleonore! C'était Eleonore transformée, et le renard voulait la dévorer! Elle avança avec prudence, presque sans bruit (le petit animal ne pouvait éviter toutes les feuilles, et les bruissements qu'elle provoquait n'était pas très très discret). La renarde - puisque c'était une femelle - avait une attitude étrange. Elle... tournait autour de son amie, et cette dernière tremblait comme une feuille. Sans plus réfléchir, Rily chargea, en poussant un couinement.

Elle se rua en avant, toute griffe dehors, prête à mordre si nécessaire. Sa cible était le renard, elle ne le laisserait pas toucher à Eleonore, et peu lui importait qu'il fasse 10 fois sa taille! Elle galopa aussi vite qu'elle put pour couvrir la distance qui la séparait des deux autres animaux. Alors qu'elle était sur le point de bondir sur la renarde, un détail attira son attention. Une forme de spirale sur une patte... voilà qui n'était pas commun. Son esprit d'humaine combiné à son corps d'animal réagit trop tard, et lorsqu'elle bondit, elle passa largement au-dessus du renard... pour aller plonger dans la mare, derrière. Heureusement qu'elle savait nager! Après ce qui lui parut une éternité, elle émergea et se dirigea vers la rive, le poil humide mais dressé, un regard féroce dans son regard vert, sa petite étoile d'or au dessus de son œil droit semblait crépiter. Elle en avait oublié ce qui l'avait déconcentrer, l'espace d'un instant, lui faisant manquer sa cible...

Un nouveau détail la déconcentra à nouveau. Un bruit. Elle ignorait d'où il venait, et elle était trop occupée à essayer d'avoir l'air menaçante pour s'en préoccuper. Si le renard appelait des "amis" à l'aide, elle serait bien mal placée, et n'aurait plus qu'à trouver un échappatoire, en essayant de ne pas laisser Eleonore toute seule... la situation dépassait complètement son esprit animal, qui cédait tant bien que mal la place à son esprit humain. Malgré cela, elle n'arrivait toujours pas à savoir en quoi ce renard lui paraissait familier, et elle ignorait royalement l'alarme intérieure qui résonnait en lui disant de ne pas l'attaquer. C'est alors qu'un autre animal entra dans la danse...
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Invité, Lun 19 Sep 2011 - 20:12


Aymeric venait de se rendre à une évidence ce matin-là... Se lever de son lit, permet de commencer une journée ! Oui, tout le monde le sait, mais après avoir passé une nuit à... Parler (bah oui quoi d'autre ?) avec Luna, le réveil était plutôt difficile. Il s'assit dans le lit, au prix d'un effort colossal pour s'étirer en bayant à s'en décrocher la mâchoire. En ouvrant les volets, il se souvint d'abord que son amie avait déjà quitté la chambre, quelques heures plus tôt. Ce qui le surprit le plus, c'est que le soleil était déjà assez haut dans le ciel, mais - et choses encore plus surprenante - il faisait beau !

Il se décida enfin à quitter son lit, qui était quand même bien confortable, pour aller prendre une douche bien chaude. Une fois prise, il se dirigea ensuite vers la cuisine pour prendre son petit dej'. Café au lait, pain et Nutella®, il en faut de l'énergie pour s'élancer dans la vie ! comme d'habitude. Il s'installa à la table, après avoir fait déborder une première fois le lait, qu'il avait trop fait chauffer et mangea tranquillement en regardant d'un air distrait le ciel. Un vrai temps pour sortir.

Après avoir fini ses tartines, Aymeric se leva pour faire rapidement - disons pour être plus précis, sommairement - la vaisselle. Puis il se décida à sortir, mais dans un endroit, où, si possible, il pourrait passer inaperçus. Cela faisait quelques temps, qu'il n'avait pas pratiqué, les différentes formations qu'il avait eu, avant sa sortie de Poudlard. Il pensa aux 3D "Dead Dead Dead" ou plutôt "Destination, Détermination, Décision" et transplana dans le Devon, en Angleterre. Plus précisément à Lountry Ste Chaspoule, près du parc. Il regarda rapidement, si personne ne l'avait vu et s'enfonça un peu dans le bois à proximité.

Une fois à une distance qui lui semblait raisonnable, Aymeric ferma les yeux pour visualiser son double animal. Quelques secondes plus tard un cobra, d'on la tête s’élevait à la même hauteur que le jeune homme qui se trouvait là un instant plus tôt. Le cobra se déplaça sur quelques mètres dans cette position "debout", en sifflant pour repérer les environs. Après, s'être fait une idée de ce qui l'entourait Aymeric laissa les commandes à son lui animal.

Le cobra se coucha, pour "serpenter" à travers les bois
. Dominé par son instinct animal, le serpent chercha une proie. Bien qu'Aymeric se dit, qu'il n'y aurait sans doute que des couleuvres au mieux. Certainement pas de serpents, qu'un cobra pouvait trouver dans forêt tropicale. Suivant les différentes pistes sensoriel que l'animagus percevait, il arriva à proximité d'une mare.

Aymeric reprit les commandes, quand il sentit que son double s’apprêtait à se jeter, sur ce qui semblait être un renard. Il était encore à une dizaine de mètres de celui-ci et il percevait aussi, grâce à sa langue, deux autres animaux d'une corpulence moins importante, dont un était d'ailleurs souillé d'une odeur d'eau. Aymeric, toujours sous sa forme d'animagus, se dirigea discrètement vers le groupe d'animaux. Seul un léger bruissement de feuilles trahissait sa présence.

Quand il fut proche du groupe, il sentit une autre "odeur"... Celle-ci, en revanche, semblait venir du ciel...
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Calypso Otaway
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Message par : Calypso Otaway, Mar 4 Oct 2011 - 15:05



Aziliz vs Céleste Otaway

Les couchers de soleil étaient peut être ce qui avait de plus beau sur cette terre. Qu'ils soient sur une plage dans les Caraïbes où sa beauté était transcendante, ou au détour d'une montagne surprenante, un reflet sur un lac ou sur une neige immaculée, ou tout simplement visible depuis le balcon d'une maison, il était tout simplement magique. Mais il fallait avouer tout de même, que le regarder seul ou à deux ne donnait pas le même effet.

Céleste quand à elle était assise tranquillement sur les hauteurs de Loutry Ste Chaspoule, admirant la beauté du ciel qui s'assombrissait peu à peu. Du jaune éclatant il était passé à l'orangé, puis au rose et bientôt le soleil ne fut plus qu'un fin rideau de lumière au delà de l'horizon. Alors que certains allaient se coucher, d'autres quelque part dans le monde s'apprêtaient à se lever. La jeune femme elle, réfléchissait à bon nombre de choses qui lui trottaient dans la tête.

Elle était venue à Loutry afin de trouver un peu de réconfort, mais quand elle était arrivée, la maison était vide. Will devait certainement être à l'Auberge, ou n'importe ou ailleurs peut-être ...
Le regard triste, elle était donc allée se promener, en attendant. Il finirait certainement par rentrer à un moment donné. Sinon tant pis, elle rentrerai au QG et passerait sa soirée seule. Elle irait se coucher tôt pour une fois, cela ne lui ferait pas de mal. Cela faisait à peine quelques heures qu'elle était rentrée de Russie, et elle était tout simplement épuisée. Physiquement certes, mais surtout moralement.

Elle avait eu quelques informations, elle avait appris des choses importantes, elle avait fait une découverte incroyable. Elle avait été troublée, étonnée, triste et heureuse à la fois, se demandant bien ce que lui réservait l'avenir. Quand elle était rentrée, elle n'avait eu qu'une envie, c'était de se jeter dans les bras du blond chez qui elle passait beaucoup de temps en ces derniers temps, mais rien... la maison était vide et il n'était pas là. On aurait pu penser qu'il fasse un effort et s'inquiète de ce qu'avait donné son voyage. Était-ce trop demandé ?

Le soleil venait de se coucher, rendant alors invisible la petite perle cristalline qui coula sur la joue de la demoiselle. Elle devrait rentrer, prendre une douche et aller se coucher, ne plus repenser à tout ça jusqu'au lendemain matin. Mais elle n'y arrivait pas. Elle savait que toute la nuit elle serait torturée par des pensées et que finalement elle ne trouverait pas le sommeil. Se relevant et s'époussetant les fesses qui étaient pleines de feuilles, elle s'étira puis descendit pour une ultime balade avant de rentrée s'enquérir de la venue du propriétaire de la maison.

Ses pas la menèrent dans un petit parc non loin du lieu convoité, qui cette nuit était complètement désert. Il faisait doux et l'air frais semblait la revigorer peu à peu. Elle marcha ainsi sur l'herbe fraîche, admirant les fleurs, les bosquets et les arbres, jusqu'à arriver à un magnifique lac qui semblait se trouver exactement en plein milieu de l'endroit. Se rapprochant de l'eau sombre, elle s'y pencha et trempa ses doigts dans l'eau glaciale. Le ciel était dégagé et magnifique ce soir, et le tout se reflétait parfaitement dans l'eau pure.

S'accroupissant au dessus du liquide miroitant, elle aperçut son reflet. Elle ne sut pourquoi, mais en cet instant son coeur s'alourdit terriblement et un sentiment de solitude dévastateur s'empara de la jeune femme. Son coeur se serra et des larmes lui montèrent aux yeux, le froid qui précédemment ne la gênait pas s'insinua sournoisement dans son corps. Elle se sentait perdue au milieu d'un flot de sentiments, qui lui donnait presque envie de se noyer dans le lac. Trop de choses la perturbaient, trop de choses la rendait vulnérable.

La jeune femme se leva subitement, sortant sa baguette. Le visage de marbre elle la pointa menaçante sur le lac et bien qu'aucune parole ne sortit de ses lèvres, un spectacle incroyable se déroula sous ses yeux au rythme des mouvements de sa baguette. Des milliers de petites perles d'eau s’élevèrent alors au dessus du lac, montant de plus en plus haut. Elle brillait sous les rayons de la lune, étincelaient sous les étoiles malicieuses et dansaient dans un ballet gracieux et subtile en suivant les émotions de Céleste.

Bientôt, le lac tout entier, puis une partie du parc lui même fut recouvert de billes d'eau. Elles passèrent au dessus de la tête de la sorcière qui telle une enfant était émerveillée et fière de son jouet. L'eau reflétaient sur son visage, sur l'herbe, créant des boules de lumières intrigantes et merveilleuses qui venaient lui caresser la peau et redonner un peu d'espoir à son coeur meurtrie. Elle donnait parfois de grand coup de baguette, les faisant virevolter, tourbillonner. La jeune femme tourna un moment sur elle même faisant tourner par la même occasion les billes bleutées.

Mais alors qu'elle se mit à rire avec innocence, se trouvant à la fois ridicule de jouer ainsi comme une enfant et aussi heureuse de penser à autre chose, elle aperçut au détour d'une pirouette une silhouette et des yeux brillants qui la fixaient. La jeune femme poussa un hurlement de stupeur et chacune des billes d'eau en suspension dans l'air éclatèrent en des milliers de gouttelettes qui retombèrent avec fracas sur le sol, le lac, mais surtout les deux personnes qui se tenaient actuellement dans le parc, face à face, les trempant de la tête aux pieds par la même occasion.

* Splash! *

Après une telle douche froide, on ne pouvait qu'avoir de nouveau les idées claires et chaque image négative fut chasser de son esprit l'espace de quelques secondes. Elle posa les yeux sur la jeune femme devant elle. Elle semblait elle aussi perdue, surprise et ... trempée ! Elle faillit s'énerver tout d'abord, puis voyant le regard de la petite demoiselle, elle se ravisa. Après tout c'était elle qui jouait avec les éléments, et surtout elle qui venait d'offrir une douche non désirée à la petite brune.

“Euh ... désolée, tu m'as surprise ...” s'excusa t-elle avec sincérité.

“Est ce que ça va ?”

Céleste était un peu gênée, espérant qu'on ne lui en voulait pas. Elle commença a avoir extrêmement froid à présent qu'elle était mouillée. Son coprs était engourdit, mais sa tête semblait l'être encore plus. Elle regardait la demoiselle avec des petits yeux tristes, la regardant sans vraiment la voir, comme si elle était transparente. Et tout ses démons qui avaient été chassés avec l'eau fraîche réapparurent les uns après les autres, s'insinuant en elle et lui brûlant de nouveau le coeur, la chair et les os. Elle en eut presque le tournis alors qu'une profonde lassitude la fit pousser un soupire.
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Irina Levski
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Irina Levski, Sam 29 Oct 2011 - 12:41


Irina était épuisée, vidée de toute l’énergie qui, ordinairement, se trouvait dans son corps… Depuis quand marchait-elle ? D’où était-elle partie ? La belle blonde n’en avait plus aucuns souvenirs. Enfin, belle… Du moins elle l’était avant que toutes ces embrouilles ne viennent chambouler sa vie d’adolescente « normale », si le fait d’être une sorcière était normal en soit… Voilà maintenant un an qu’elle avait quitté Poudlard, ou plutôt qu’on l’avait forcée à la quitter. Et oui, même si Irina est belle, intelligente et pleine de joie de vivre, ce n’est pas pour ça que sa vie est forcément toute rose…

Poudlard, dans le parc, quelques mois auparavant…

Irina marchait tranquillement dans le parc de Poudlard, sans doute une des dernières fois de sa vie qu’elle frôlerait cette herbe et qu’elle humerait ces ordeurs de fleurs et d’été. Hé oui, l’année scolaire arrivait à son terme, et bientôt, elle pourrait enfin commencer sa vraie vie… La belle russe était assise au pied d’un vieux chêne, méditant sur ce que deviendrait sa vie une fois en dehors de ces murs… Tout de même, elle en avait vécues, des choses ici ; notamment son aventure avec Thomas, son ancien préfet à qui il lui arrivait souvent de penser, se rappelant toujours le bon moment qu’ils avaient passés entre asperge et passion… Thomas, c’en était quand même un fameux, de préfet ! Bien meilleur dans son job que ceux qu’elle avait connu à Durmstrang. Et pas seulement à ce niveau là, d’ailleurs…

La jeune femme fut tirée de ses pensées lorsqu’une ombre vint à la cacher du soleil. Elle était prête à répliquer, baguette en main, et à apprendre les bonnes manières à cette personne lorsqu’elle reconnut cette silhouette grande, distante et si proche à la fois… C’était son père ! Irina se releva d’un bond, prête à le serrer dans ses bras, alors qu’il l’interrompit net.


-Cesse, Irina. Nous avons à parler, lui disait son père, un ton de reproche dans la voix. Je sais tout ce qui s’est passé ici, tout !

-Mais, Père… Essaya Irina, en vain, de convaincre son père de son innocence, tout en jouant de ses manies qu’elle avait apprises étant enfant.

-Tais-toi maintenant ! On parlera de tout ça à la maison, nous rentrons en Russie… Ta mère nous y attend. J’ai fait envoyer tes affaires à la première heure ce matin, partons, maintenant.

Le coup de massue… La jeune femme s’attendait à devoir quitter Poudlard, mais elle pensait avoir encore le temps de dire au revoir à ses amis, si peu soient-ils, mais aussi de parler avec Thomas afin qu’elle comprenne comment cela évoluerait entre eux… Il n’en serrait rien, et c’est lorsque la jeune femme attrapa le bras de son père pour se rendre dans une zone ou ils pourraient transplaner qu’elle le comprit ; son destin était figé, à jamais…

**

Un coup de poignard dans le cœur, voilà à quoi l’on pouvait comparer la douleur que la jeune femme ressentait au souvenir de ce jour funeste ou toute sa vie bascula. Cependant, épuisée, seule et sans ressources, Irina n’avait plus que ses souvenirs pour se tenir en vie, même si certains étaient plus durs que d’autres…

Ce qui s’était passé lors de son retour en Russie, Irina n’en était plus vraiment sûre. Elle avait tellement été meurtrie par les coups et les sorts de son père, affamée et sans aucuns moyens de communication avec l’extérieur, que la belle n’avait quasiment plus aucuns souvenirs de cette période sombre de sa vie…

Russie, Bobrov, quelques heures auparavant…

-Maman ? s’enquit une petite voix, que l’on distinguait à peine tellement le débit dans lequel était prononcés ces mots était faible.

-Chut, ma chérie, ton père pourrait nous entendre ! Lui répondit en chuchotant une ombre qui commençait à se distinguer dans la pénombre. Je ne reconnais plus ton père, c’est devenu un vrai tyran, et moi comme toi, je suis prisonnière de ces murs… Ho, Irina, si tu savais comme je suis désolée ! Désolée pour tout ce qu’il te fait endurer, cette méchanceté gratuite… S’il ne m’avait pas prit ma baguette, je t’aurais déjà libérée. Soudain, des bruits de pas se firent entendre. Irina, je te promets que cette nuit, tu seras libre ! Fait comme si je t’avais frappée, pour qu’il ne se doute de rien. Puis, elle reprit plus fort ; Tiens, sale petite trainée ! TU n’as que ce que tu méritais, si j’étais ton père, je t’aurais déjà tuée !

Irina feignit de geindre, alors que sa mère redescendait les escaliers. Depuis combien de temps était-elle enfermée dans cette pièce sans lumière aucune ? Depuis quand son père était-il devenu un tyran ? Elle ne savait plus, elle n’avait plus la force de se souvenir… Au début de son calvaire, la jeune femme gravait les jours au fur et à mesure que sa mère lui apportait les repas, bien qu’ils ne fussent pas servis à intervalles réguliers… Elle pensait que, comme ça, elle tiendrait le coup, que ça l’aiderait… Au final, cela n’avait fait que renforcer son mal être et sa douleur…

La jeune femme essayait de se souvenir, tant bien que mal du commencement de cet enfer, en vain… Elle n’avait jamais réussi, toutes les fois ou elle avait essayés, elle n’avait récolté que des douleurs encore plus féroce que d’habitude…

Soudain, elle fut tirée de ses rêveries par des bruits anormaux venus d’en bas… Lorsque la trappe s’ouvrit quelques secondes plus tard, et que la jeune femme vit apparaitre sa mère, plusieurs baguettes à la main, elle cru halluciner. La femme blonde accouru vers sa fille, la souleva tout en la rassurant que tout irait bien, à présent.

Lorsque, enfin, les deux blondes arrivèrent en bas, la vision qu’eu Irina la choqua. Son père était étalé par terre, tel un vieil animal mort. En effet, comme le disait sa mère, tout était fini…


**

Lorsqu’elle se réveilla, Irina était dans un endroit qu’elle connaissait bien. Pourtant, ce n’était pas la Russie, non… Ca ressemblait étrangement à la forêt de Loustry, mais elle n’en était plus très sure. Elle marcha, longtemps… Ou en tout cas, c’est ce qui lui sembla… D’un coup, c’est le trou noir, et Irina chuta… Elle eu l’impression de tournoyer, encore et encore, avant de heurter le sol avec violence… C’était la fin, ou en tout cas, c’est ce qu’elle pensait…
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Clélia Skywolf
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Clélia Skywolf, Sam 29 Oct 2011 - 13:23


Quel délice qu'était le weekend, pas de travail, du repos et des loisirs... Ainsi Clélia avait décrété qu'en ce dimanche matin elle ferait la grasse-matinée puis irait se balader en forêt tant que le temps le lui permettait... Pour une fois qu'il ne pleuvait pas en Angleterre en Octobre ! Actarius se prélassait également, lisant dans un fauteuil au coin du feu. La jeune femme se posa sur ses genoux et l'embrassa tendrement avant de se rendre à la salle de bain pour s'habiller comme un dimanche... Enfin, la directrice comme à son habitude, ne revêtit pas un jogging moche à mourir mais un beau jean, un tee-shirt à manche longue, un beau pull. Elle attacha ses cheveux en une queue de cheval bien serrée et mit ses bottes sans talons, plus pratique pour la forêt n'est ce pas ? Ainsi la belle blonde sortit après le repas de midi, embrassant au passage son fiancé qui ne souhaitait absolument pas mettre le bout du nez dehors. Sans manteau, la femme d'origine russe ne craignait pas le froid, pas plus que ça.

Après la soirée de Gloire il avait été dur pour Ethan d'accepter que sa cousine sorte avec le Ministre de la Magie, il avait eu du mal, beaucoup de mal à l'apprécier. Mais petit à petit le russe rebelle commençait à accorder une petite confiance au Bulgare aristocrate... Tant mieux. Ainsi, le cousin de Clélia était reparti en Russie, le coeur serré mais promettant de revenir dès qu'il en aurait l'occasion, étant donné qu'il était plus compliqué pour sa cousine de faire le chemin... Intérieurement, elle sourit. Son cousin l'avait comprise, Actarius ne tarderait pas à tout savoir... Elle détestait mentir à ses proches, mais elle devait aussi se protéger et pour le moment elle gardait tout secret pour elle. La directrice frola instinctivement son avant bras gauche, les yeux dans le vague.

Elle marchait depuis quinze bonnes minutes déjà, Surf à ses côtés portant un Saltus endormi. Plus flemmard que ce chat, ça n'existe même pas... La directrice était perdue dans ses pensées, le froid ne la touchait pas et le calme qui régnait dans cette forêt non loin de chez elle l'apaisait toujours. Elle aimait le silence qui permettait à ses pensées turbulentes de s'exprimer. La jeune femme posa sa main sur un hêtre qu'elle caressa, les arbres étaient aussi des êtres vivants... Mais de bons êtres vivants. Clélia continua son chemin, inspirant à plein poumon l'air pur qui se trouvait là, qui l'entourait. Son grognan profitait de quelques instants de répit pour arracher ça et là des pousses d'herbe, c'était un équidé comme un autre après tout.

Ce fut Laïta qui rompit le silence. La belle phénix aux plumes de feu apparut dans une gerbe de flammes juste devant sa maîtresse, criant à qui mieux mieux. Elle souhaitait visiblement que la Magenmage la suive au plus vite. Elle haussa les épaules, un weekend ne pouvait pas être tranquille sinon il serait trop ennuyant finalement. Clélia s'élança donc à la suite de la femelle qui l'entraîna au coeur de la forêt, quittant les chemins habituels empruntés par les promeneurs et s'enfonçant toujours plus loin. Elle devait courir pour éviter de se laisser distancer, sautant au dessus de quelques souches d'arbres, écrasant les fourrés sous ses pas. Surf la suivait tant bien que mal, zigzagant entre les troncs d'arbres trop rapprochés pour qu'il puisse déployer ses belles ailes grises.

Enfin, le majestueux oiseau s'arrêta au-dessus d'une forme couchée par terre. Au début, la directrice la prit pour un tronc d'arbre couché ou une biche tuée. Il n'en était rien, car en se rapprochant elle découvrit une belle jeune fille de peut-être dix-huit ans, vingt au maximum. Son instinct maternel prit immédiatement le dessus, elle chercha autour d'elle pour voir si elle ne distinguait pas quelqu'un d'autre, un parent ou un ami de cette fille blonde. Mais rien qui ne lui indiquait une autre présence n'était là. Son second instinct, la méfiance, entreprit de la fouiller doucement, cherchant à dénicher un indice qui lui indiquerait si oui ou non cette fille était proche des aurors. Rien du tout. Peut-être pouvait-elle lui accorder sa confiance. Clélia prit le pouls de la jeune femme, il était faible mais existait. Elle envoya donc Laïta chercher une couverture qu'elle déposa sur le dos de son cheval puis elle souleva la blondinette. Elle la trouva étrangement légère, comme si elle avait été mal nourrie pendant trop longtemps. La directrice la déposa sur le dos de Surf et prit Saltus dans ses bras. Le groupe retourna en marchant lentement jusqu'au manoir afin qu'elle puisse prendre soin de la jeune femme. Elle siffla Ignis et lui demanda d'aller chercher immédiatement Jensen, il lui fallait un médicomage sans plus tarder et son frère jumeau en était un excellent... La Magenmage caressa tendrement le visage paisible de l'adolescente.

"Ne t'inquiètes pas, je vais m'occuper de toi..."

Ah l'instinct maternel... Quand on l'a il nous dicte absolument tout ! Et Clélia n'était pas la moins dépourvue de ce don, heureusement pour une directrice d'école comme Poudlard, d'ailleurs...

Fin
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Aziliz Alhüin
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Aziliz Alhüin, Dim 13 Nov 2011 - 15:00


Le moment de la journée qu'elle préférait était bien celui-ci, le coucher du soleil. La transition entre le jour et la nuit, entre l'éclatant soleil et la pâle lune. Lorsque toutes ces couleurs apparaissent, changent et disparaissent en un instant sans jamais garder les mêmes couleurs ni les mêmes formes, bref, c'était un enchantement de la nature, un moment court mais, tellement magique. Aziliz sentait son énergie croître en elle, un sentiment de pur bien être se mettre en place dans son corps. C'était les couchers de soleil qui lui procurait cela ainsi que l'arrivée de la nuit. On aurait pu la comparer à un animal nocturne : elle vivait mieux le soir, la nuit, lorsque les étoiles brillaient de mille feux.

La serdaigle avait passé la journée à marcher après avoir atterrie dans la cheminée d'un magasin non loin de Loutry Ste Chaspoule. N'ayant pas encore son permis de transplanage, elle avait examiné toutes les solutions qui s'offraient à elle et la poudre de cheminette lui avait paru meilleure. Elle avait voulu se rendre ici pour la simple et bonne raison qu'elle n'y avait jamais mis les pieds et avait besoin de découvrir de nouveaux horizons. Et de s'entraîner. Cela faisait quelques semaines qu'elle ne l'avait pas patiqué en pleine nature... Et cela manquait à son équilibre. La petite brune était habituée à se retrouver elle-même c'est-à-dire seule, loin de tout, d'absolument tout. Besoin de retrouver ses sens, de tous les exploiter... Bref, de faire ce qu'elle fait depuis qu'elle est petite, en oubliant toute magie.

Aziliz trouva un endroit, entre par cette forêt adéquate à ce qu'elle désirait. C'était un endroit calme mais surtout enchanteresque. Alors qu'elle s'y enfonçait un peu plus, elle découvrait des fleurs, toutes aussi colorés et magnifiques les une que les autres, de petits buissons comme de grands verdoyants ainsi que des arbres majestueux. Elle s'habituait doucement au silence de la nature, entre crissement de ses pas dans l'herbe et quelques sons qui rappelaient la présence d'animaux. De loin, elle voyait le reflet des arbres dans l'eau. Un magnifique lac s'étendait. Elle se pressa, elle était tout à coup impatiente de l'atteindre, de se déshabiller et de plonger parmi toutes ses molécules d'eau. Elle imaginait déjà la vitalité qui allait s'immiscer en elle, le courant de cette matière coulant sur ses bras et ton son corps...

Ce qu'elle vit la stoppa net. Déjà, elle n'était pas seule. Une jeune femme, de taille normale et mince, portant ses cheveux bruns-roux en cascade sur ses épaules, s'amusait avec l'eau. C'était surtout cela qui avait arrêté Aziliz. La moitiéedu l'étendue d'eau était à présent dans l'air en milliers de billes d'eau. C'était un spectacle époustouflant. Cela allait tellement vite que la jeune femme ne pouvait même pas tout voir. Puis, elle entendit un petit rire d'enfant qui la fit sourire. La jeune femme avait l'air de s'amuser, c'est pour cela qu'Aziliz, qui s'était approchée, commença à reculer tout en la regardant. Celle qui dirigeait l'enchantement était magnifique et inconnue aux yeux de la serdaigle. Cependant, elle voulait la laisser seule, continuer à rire innocemment. Mais les billes se dirigeaient dangereusement vers la journaliste. Et... SURPRISE !

Tout c'était passé rapidement : L'inconnue l'avait aperçue et, surprise, avait rompu l'enchantement. Maintenant, elle et Aziliz étaient... trempées.

« Euh... Désolée, tu m'as surprise... Est-ce que ça va ? »

La serdaigle éclata de rire. Elle qui voulait se mouiller, elle l'était et de façon magistrale ! La femme en face d'elle avait l'air terriblement gênée et quelques secondes après, son visage s'était comme... éteint. La rousse avait un regard triste et son visage l'était également. Un soupire fit sortir Aziliz de son observation ce qu'elle pris comme une remontrance -elle aurait dû lui répondre directement au lieu de la regarder comme... comme... elle ne savait pas quoi, enfin bon-.

« Je suis vraiment désolée, s'excusa-t-elle à son tour, je me promenais et puis... Je t'ai vu faire... ce que tu faisais. C'est réellement... waouw, impressionnant. »

L'air triste de l'inconnue ne disparaissait pas et avait l'air de s'amplifier. De plus, elle était totalement plongée dans ses pensées. Cela attendrit Aziliz. Elle était de bonne humeur et c'était la première fois depuis longtemps et même si elle ne la connaissait pas, elle ne voulait pas voir cette femme triste et seule.

« Excuse moi mais... hésita la petite brune, sans paraître indiscrète, est-ce que tu vas bien ? Parce que sincèrement, ca n'a pas l'air du tout... »
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Calypso Otaway, Sam 19 Nov 2011 - 18:29


Il était extrêmement rare qu'au détour d'un chemin, qu'en plein milieu de la rue, qu'assit dans un café, on regarde autour de nous et qu'on puisse s'apercevoir que dans ces endroits, il y avait des gens. On ne prenait pas le temps de regarder autour de nous, trop occupé par ses propres problèmes, trop accaparé par ses pensées, on laissait peut-être passé des personnes qui pourraient être importante dans notre vie. De ce manque d'observation, nous traçons un autre chemin, un autre destin. Par ce manque d'intérêt, nous perdons parfois un être qui aurait pu nous être cher.

La petite brise glacée qui soufflait sur la forêt, le lac et sur les deux jeunes femmes par la même occasion fit frissonner Céleste. Ce n'était vraiment pas le moment de tomber malade ! Elle avait bien trop de choses en tête, bien trop de préoccupation pour ce soucier d'un rhume.
Elle n'avait pas prévue de se retrouver ainsi complètement trempée et d'avoir par dessus le marché sur les bras une demoiselle qui l'était tout pareil. Mais le visage déconfit de la rousse avait du alarmer son interlocutrice, car elle s'empressa de s'excuser et de faire savoir à la métamorphomage qu'elle avait trouvé son petit tour de passe passe vraiment impressionnant.

La jeune femme ne put s'empêcher d'éclater de rire. Il était vrai qu'arriver dans une prairie telle que celle-ci et s'apercevoir qu'il était recouverte de billes d'eaux devait être impressionnant en effet. Céleste posa alors des yeux pétillants et malicieux sur la petite brunette. Cette dernière semblait assez jeune bien qu'elle ne tarderait certainement pas à se retrouver dans le monde des adultes. Une question s'imposa alors à l'esprit de l'Auror qu'elle était. Qu'est ce que cette demoiselle faisait ici en pleine nuit (ou presque) et seule ? Fronçant un sourcil elle répondit.

“C'est juste un tour de passe passe ! Il suffit d'être assez rapide afin de lancer deux sortilèges simultanément, presque à la fois. C'est très facile finalement. Avec un peu d'entrainement ...”

La jeune femme lui fit un sourire engageant. La brunette lui posa alors une question tout à fait étonnante de son point de vue. Elle ne connaissait en rien Céleste, toutes les deux ne s'étaient jamais vues et d'ailleurs la Chef des Auros venait de l'arroser copieusement ! Pourtant cette inconnue semblait tout simplement s'inquiéter pour la rousse. Clignant des yeux, elle resta un moment debout à la regarder, comme si elle ne comprenait pas la question. Puis elle se dit qu'il était temps de réagir. Céleste se pencha et pointa sa baguette sur le sol avant d'informuler un #incendio#, sur une partie de l'herbe qui semblait sèche, afin de faire apparaître un feu canalisé.

Puis toujours silencieuse, elle alla chercher deux branches mortes un peu plus loin qu'elle disposa à proximité des flammes. Assez loin pour que le feu ne les atteigne pas et assez près toutefois pour que la chaleur des flammes fasse son effet. Elle sécurisa le tout pour s'assurer que les flammes ne s'échapperaient pas de ce périmètre pour aller dévorer la forêt environnante, puis sans crier gare, Céleste se déshabilla avant d'accrocher ses vêtements à la branche. Puis elle invita la demoiselle à en faire de même.

“Il y a du vent, on risque de tomber malade si on reste ainsi mouillées. Alors en attendant que les flammes fassent leur effet sur nos vêtements, on pourrait peut-être aller se baigner dans le lac non ?” lui proposa la jeune femme.

“En ce qui me concerne, tu as tout à fait raison ! Je ne suis pas vraiment dans mon assiette en ce moment. J'étais venu ici pour me ... divertir un peu dirons nous. Mais merci de demander, c'est très gentil de ta part. Et toi ? Que fais-tu ici toute seule ? Tu me parait bien jeune pour te promener seule dans ce genre d'endroits !”

A vrai dire, elle n'était pas vraiment prête pour le moment à raconter ses méandres. Se confier avait toujours été pour la jeune femme quelque chose de spécialement difficile. Elle avait besoin de faire confiance, elle avait besoin d'être assurée de la personne qu'elle avait en face d'elle avait de faire des révélations quelque peut personnelles. Pourtant étrangement, cette petite demoiselle venue de nulle part semblait inspirer l'Auror. La rousse lui sourit avant de reprendre.

“Au fait ! Je m'appelle Céleste. Et toi ? C'est quoi ton prénom ?”


Puis la jeune femme se dirigea d'un pas lent mais sûr vers le lac. Le vent continuait à souffler et ses sous vêtements ne suffisaient évidemment pas à garder un peu de chaleur humaine. Alors peut-être qu'une petite séance de natation pourrait faire l'affaire en revanche. Et puis la demoiselle avait raison. Elle devait certainement faire une drôle de tête alors qu'il n'y avait pas de quoi ! Après tout la jeune femme avait découvert des choses intéressantes en Russie ! Pourquoi se sentait-elle si mal alors ? Elle en avait bien une petite idée, mais elle préféra ne pas la développer.

Oui, il était temps qu'elle se vide complètement la tête et nager un peu, voir la présence de cette inconnue pourrait peut-être l'y aider un peu. Quand on était en plein milieu d'une rue bondée, il était parfois difficile de repérer la personne qui vous convenait, cette personne qui pourrait tout changer en entrant dans votre vie. Néanmoins, quand le hasard vous apportez quelqu'un au détour d'un chemin, c'était certainement qu'il y avait une raison. Alors il suffisait d'ouvrir les yeux, afin de se rendre compte qu'effectivement, cette personne n'était pas simplement monsieur ou madame tout le monde.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Aziliz Alhüin, Jeu 1 Déc 2011 - 13:58


D'après la femme en face d'elle c'était un tour de passe passe simple. Simple. Mais oui bien sûr, la reine moldue enroulée de papiers de chocolat Honeyducks ! Aziliz brîla d'envie de lui demander de lui apprendre mais se tut. L'endroit était peut-être propice à l'exercice mais ce n'était pas le moment. Et puis, elle ne la connaissait pas quoi que ce n'était pas le genre de choses qui derangaient la journaliste.

Lorsqu'Aziliz lui demanda si cela allait, elle ne répondit pas immédiatement. Elle créa un feu, agréable. La chaleur commençait à prendre place dans le corps de la jeune femme malgré ses vêtements trempe. Elle commença à se dire qu'il serait sans aucun doute mieux de les retirer lorsque la femme en face d'elle le fit, sans prévenir. La Serdaigle apprécia. Les personnes trop gênées et timide avait le don d'exaspérer Aziliz.


Il y a du vent, on risque de tomber malade si on reste ainsi mouillées. Alors en attendant que les flammes fassent leur effet sur nos vêtements, on pourrait peut-être aller se baigner dans le lac non ? En ce qui me concerne, tu as tout à fait raison ! Je ne suis pas vraiment dans mon assiette en ce moment. J'étais venu ici pour me ... divertir un peu dirons nous. Mais merci de demander, c'est très gentil de ta part. Et toi ? Que fais-tu ici toute seule ? Tu me parait bien jeune pour te promener seule dans ce genre d'endroits ! "

Elle lui avait parlé d'une traite et sans attendre une réponse se dirigea vers le lac pour s'y plonger petit à petit. Aziliz se déshabilla lentement, prenant bien le temps de mettre ses vêtements côte à côte sur la branche restante. Malgré l'envie qu'elle avait de s'entraîner, elle était encore plus attirée par le fait de connaître l'inconnue. Elle avait besoin de nouvelles rencontres -déjà qu'elle n'en avait pas énormément- et de personnes sur qui compter. Et que quelqu'un puisse compter sur elle...

" Au fait ! Je m'appelle Céleste. Et toi ? C'est quoi ton prénom ? "

Céleste... ce nom lui disait vaguement quelque chose mais Aziliz ne savait pas où elle l'avait entendu. La femme devait avoir une influence dans le monde de la magie ou autre, peut-être une connaissance de la jeune femme la connaissait. Enfin, ce n'était pas la question.

" Aziliz, commença à répondre la petite brune, et je t'en prie. J'étais ici en... exploration. Rien de très intéressant en réalité... Mmh, souria t-elle, j'ai vraiment un visage enfantin ? Tout le monde m'a toujours dit que je faisais plus que mon âge, tu me surprends ! "

La serdaigle ne voulait pas insister sur l'état moral de Céleste. Cela ne la regardait pas et elle ne voulait pas l'offenser en insistant et puis... pour elle, le fait d'avoir posé la question signifiait que si la rousse avait envie d'en parler, la journaliste sera prête à l'écouter.

Aziliz prit alors la direction du lac et toucha l'eau du bout des doigts. Elle n'était ni glaciale ni chaude, plutôt fraiche. Elle se mouilla la nuque et marcha très vite dans l'eau jusqu'à ce que l'eau atteigne ses épaules. C'était une merveilleuse sensation qu'elle n'avait pas ressenti depuis beaucoup de temps. La jeune femme regarda Céleste nager avec l'envie furieuse de deux choses : lui parler, la connaître et lui mettre la tête sous l'eau.

Ne sachant pas réellement quoi lui dire pour le moment même en étant irrésistiblement attirée par l'envie de la connaître et ne la connaissant pas assez pour savoir comment elle allait réagir si elle lui plongait la tête sous l'eau, elle s'approcha simplement d'elle, un sourire angélique aux lèvres et d'un seul coup, fit un grand geste des bras, pour commencer une bataille d'eau tout en pensant que c'était une réelle coïncidence qu'elles se rencontrent ici.

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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Calypso Otaway, Dim 1 Jan 2012 - 17:48


Nager était quelque chose de bien plus agréable qu'on ne pouvait le penser. Céleste elle, adorait plonger sous l'eau, et descendre encore et encore, jusqu'à ne plus avoir de souffle dans les poumons. Comme prise dans un étau, sa tête ne pouvait plus penser par des murmures incessants et bruyants. Non rien que le calme et une solitude agréable. Ainsi sous l'eau, un peu prisonnière et libre à la fois, elle se sentait bien. Ensuite, elle remontait, aussi lentement qu'elle le pouvait et lorsqu'elle sortait la tête de l'eau pour reprendre sa respiration, c'était comme si plus rien d'autre n'avait d'intérêt.

La petite brunette s'était enfin présenté et elle se prénommait donc Aziliz. C'était un bien drôle de prénom que le sien, mais il était agréable à prononcer. Cette sonorité, avec un “z” était tout à fait singulière et plaisait à Céleste. La jeune femme rousse qui venait de sortir la tête de l'eau, observa la demoiselle qui était encore sur la rive. Elle sourit quand elle lui expliqua que d'habitude, les autres pensaient qu'elle avait un âge plus avancé. L'auror nagea encore un peu, se mit sur le dos pendant quelques secondes avant se se relever, le corps recouvert de perles d'eau qui ruisselaient doucement pour rejoindre leurs sœurs dans le lac et de lui adressa la parole.

“Aziliz ... mmh, c'est jolie comme prénom, j'aime bien. Et tu sais, j'évite de trop me fier aux apparences. Disons que je sais que ce peut-être... trompeur.” Un petit sourire en coin vint illuminer son visage alors qu'elle pensait à son propre don. “Ton allure m'a fait penser à une jeune demoiselle à peine majeure. Je me trompe ? Quel âge as-tu si ce n'est pas trop indiscret ?”

Elle fut elle même surprise que cette petite brunette ne se pose pas plus de questions et se déshabille pour la rejoindre sans demander son reste. Un esprit téméraire que voici ! C'était fort intéressant ... Qui plus est une jeune femme aussi jeune. Elle devait avoir un caractère bien trempé si elle était capable de faire confiance ainsi à une complète inconnue. Après tout Céleste aurait très bien pu être une mangemorte en quête de chair fraiche. Fort heureusement pour elle, ce n'était pas le cas. Aziliz trempa tout d'abord ses doigts afin de vérifier que la température était bonne. Ce n'était certes pas la bonne méthode. En effet l'eau restait tout de même relativement froide, pas de quoi encourager à y entrer.

Mais à sa grande surprise elle n'hésita pas et pénétra dans l'eau claire, après s'être un peu rafraichit, s'y enfonçant toujours un peu plus et rejoignant très vite cette inconnue qui venait de les mettre dans une drôle de situation l'une et l'autre. Ce genre de soirée totalement inattendue était fort instructives La brune était gracieuse et se déplaçait semblait-il sans honte. La rousse se surprit à se demander dans quelle maison elle était à Poudlard. Quelque part elle lui faisait penser à cette jeune femme qu'elle avait elle même été lors de ses jeunes années à l'école de magie. Insouciante, prête à tout, courageuse et pas gêné pour un sous. Cela la fit sourire. Mais ...

... Plus qu'avoir un esprit téméraire, cette petite avait un esprit malicieux et vif. Elles étaient certainement faites pour s'entendre l'une et l'autre. En effet maintenant qu'elle était assez proche de Céleste, la petite Aziliz se mit à jouer avec l'eau, démarrant ainsi une petite bataille d'eau.
* Jeux de mains, jeux de vilains ! *
La rousse poussa un petit “heeey !” de reproche avant de se mettre elle même à lui lancer de l'eau au visage. Mais avec elle, les simples choses prenaient parfois des tournures démesurées. Elle poursuivit donc la demoiselle dans l'eau et tenta de la couler. Débuta ainsi un petit moment de jeux enfantins entre les demoiselles. Ben quoi ? Elle n'était pas si vieille que cela !

Les deux jeunes femmes continuèrent à s'amuser jusqu'à ce qu'elles en soient fatiguées. Puis Céleste disparut un moment au fond de l'eau, mettant un terme aux gamineries. Elle descendit le plus profondément possible, frôlant les algues qui poussaient ci et là. Elle cherchait la douce lumière de la lune qui laissait ses rayons traverser cette étendue d'eau qui pouvait sembler sombre aux premiers abords, mais qui était claire et limpide quand on prenait la peine de s'y plonger. Elle remonta finalement, se retrouvant dans le dos d'Aziliz. Etait elle resté longtemps la dessous ?

“Hey ! Tu cherches quelque chose mademoiselle ?”

Elle lui sourit, puis retourna à ses côtés. C'était fini de jouer à présent, il était temps de parler un peu. Après tout il n'était pas convenable de jouer avec des personnes qu'on ne connaissait pas, bien que les jeux pouvaient parfois rapprocher les gens. Dans les deux sens cela fonctionnait. Leurs vêtements n'allaient pas tarder à sécher, mais après tout, ce n'était pas cela qui allait mettre un terme à leur soirée. Elle serait heureuse d'apprendre à connaître à cette petite souris qui semblait se prendre pour un chat. Elle adorait les chats !

“Bon alors, dis moi ce que tu es venu faire ici exactement, toute seule comme ça ! Sinon je te ramène chez toi par la peau des fesses et je te dénonce à tes parents ! Est ce que je me suis bien fait comprendre jeune fille ?”

La Chef des Aurors avait prit un ton faussement sévère afin de convaincre la demoiselle de lui donner le plus d'informations possible sur elle. Après cela, peut-être qu'elles pourraient aller manger un petit morceau au bord du feu, ce serait fort agréable. En attendant, la rousse se mit sur le dos et commença à nager en rond autour d'Aziliz, tel un requin qui cernait sa proie, attendant ainsi avec impatiente que sa nouvelle cible se mette à parler. Elle commença à fredonner une chanson dans sa tête. Tient, elle était de nouveau de bonne humeur, mais pour combien de temps ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Aziliz Alhüin, Ven 13 Jan 2012 - 11:31


Etant petite, Aziliz trouvait que les grandes personnes aiment beaucoup les chiffres, elle avait l'impression que lorsqu'ils posaient des questions, c'était la seule chose qui leur importait. Quel âge ? Quelle taille ? Quelle poids ? Combien par mois ? Combien de parents vivants ? Combien de frère et soeur ? Des enfants ? Bref, des questions à chiffres. Lorsqu'elle était petite, elle se demandait pourquoi les personnes pensaient connaitre les autres avec ce genre de questions aux simples et inutiles. Peut-on juger sur une apparence ? Peut-on dire qu'une personne âgée est plus mature qu'une personne sortant de l'adolescence ? Peut-ton dire qu'une personne est plus importante qu'une autre car elle a un compte en banque plus rempli ?

A présent, même si elle gardait cet état d'esprit, elle comprenait mieux pourquoi tout le monde posait cette question plus spécialement. Oui, ils avaient mieux l'impression de connaitre la personne qui était en face. Non, cette connaissance n'était pas réelle. Le mensonge existe et l'apparence n'est pas vraiment le bon outil pour savoir à qui on a à faire. Mais cela fonctionnait comme ceci, le monde était comme cela. Ces questions qu'elle se posait était surement d'ordre philosophique pour le moment, ce mot la fit sourire car ce n'était absolument pas le cas, car elle n'avait aucune réponse à sa portée pour le moment.

" Tu penses très bien. J'ai dix-sept ans, " répondit elle. Après un souffle, elle reprit. " Après tout, je pourrais te mentir, ne te base pas trop sur ce fait quand même. " Elle y avait ajouté un petit sourire malicieux, pour montrer son amusement.

Elle se rendit compte qu'elle avait mis du temps à répondre à la question de Céleste. Celle-ci la lui avait posé avant que la jeune femme ne soit dans l'eau. La matière qu'elle avait commençé à lancer au visage de la femme en face d'elle lui dit poussait un petit cri de reproche dont Aziliz ne pu s'empêcher de se moquer. C'était mignon... Et elle se retrouva, sans savoir comment, la tête sous l'eau. Elles s'amusèrent alors, continuant de se débattre, sans s'arrêter pendant de longues minutes. Parfois, l'enfance n'était pas loin... C'était aussi le cas lorsque des adultes se retrouvaient avec de la neige sous la main. Les femmes-enfants commencèrent à se fatiguer, leurs gestes étaient plus lents, leur envie moins forte.

Comme pour mettre un terme à leur bataille, Céleste plongea sans remonter. Aziliz attendit quelques secondes qui s'étiraient... Sans pour autant s'inquiéter. Elle se doutait bien que la femme en face d'elle allait remonter, le lac n'était pas si profond après tout. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de la chercher. C'était le genre de situation où la petite brune n'aimait pas être surprise. Evidemment, lorsque Céleste remonta, même si elle entendit un petit clapotis, elle ne pu s'en empêcher et sursauta légèrement. Elle compris que maintenant, c'était l'heure de parler.

" Bon alors, dis-moi ce que tu es venu faire ici exactement, toute seule comme ça ! Sinon je te ramène chez toi par la peau des fesses et je te dénonce à tes parents ! Est -ce que je me suis bien fait comprendre jeune fille ?

Aziliz se bloqua, ne pensa plus à battre des pieds pendant quelques secondes. Ses parents... Elle ne voulait justement pas y penser, en parler aujourd'hui. Tout était bien trop compliqué pour elle et pourtant, elle avait l'impression de se comporter en enfant immature. Elle se disait parfois qu'elle n'avait pas de chance et se mettait à pleurer quand elle pensait à eux et parfois se motivait à les retrouver, à se dire qu'ils n'étaient pas morts alors que d'autres personnes avaient perdus leurs parents plus jeunes qu'elle.

La jeune femme se dit qu'elle n'allait pas raconter du tout à cette inconnue ce qu'elle était en train de penser, ce qu'elle avait l'intention de dire. Le problème était qu'Aziliz avait terriblement envie de se confier à elle. Une envie forte et pressante. De dire ce qu'elle avait sur le coeur, ce qu'elle n'avait fait avec personne depuis longtemps. De faire confiance à cette inconnue, à Céleste. D'avoir raison ou tort à son sujet. Puis elle ne réfléchit plus. Si elle se trompait tant pis, elle n'avait qu'une vie et envie d'oser.

" C'est assez compliqué on va dire... j'ai été élevée en pleine nature par ma mère avec l'habitude d'entretenir mon physique, sa souplesse, sa force, tout en réalité. J'avais besoin de me retrouver seule, face à moi-même et de faire le point sur tout ce qui c'est passé dans ma vie pour le moment. Donc me voilà ici, en terrain inconnu, face à toi... "

Elle laissa sa phrase en suspend, histoire de lui faire comprendre qu'elle voulait lui offrir une petite confiance. Voyant que Céleste tournait autour d'elle, elle plongea, jusqu'à toucher le fond du lac et, avec ses pieds, se propulsa à la surface en diagonale et rejoignit le bord, se leva et alla tâter ses vêtements, qui étaient secs. Tout en s'habillant, elle choisit d'essayer de changer de sujet, elle désirait connaitre plus la femme qui avait en face d'elle. La journaliste avait réellement l'impression d'en avoir trop dit.

" Dis-moi, à Poudlard, dans quelle maison étais-tu ? " demanda-t-elle.

Question banale, certes. Si Céleste avait envie de continuer la conversation avec ses parents, d'accord. Mais Aziliz trouvait toute sorte de questions aussi inattendues les une que les autres et préférait se taire pour le moment. Une fois habillée, elle entreprit de se construire une canne à pêche avec une branche d'arbre et sa baguette, qu'elle utilisait pour tailler cette branche. La Serdaigle ne désirait pas utiliser la magie pour manger et voulait retrouver certains fonctionnements moldus. Cela faisait un bien fou parfois et puis... C'était amusant ! Avec un sourire, elle se tourna vers la femme qui l'accompagnait, attendant impatiemment la suite de la soirée.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Calypso Otaway, Lun 30 Jan 2012 - 18:55


L'air frais qui soufflait délicatement sur le parc vint mordre le visage mouillé de Céleste qui venait à peine de sortir de l'eau. Les amusements étaient terminés, la jeune Aziliz avait répondu à ses questions mais elle s'était extirpé de l'eau aussi vite qu'une sirène pouvait y plonger au grand étonnement de la rousse. Mais c'était probablement mieux, il commençait à faire véritablement froid dans le lac et leurs vêtements avaient déjà du sécher depuis le temps. Le feu avait fait correctement son travail et continuait à flamber de plus belle.

La Chef des Aurors avança alors vers la source de chaleur et passa ses mains au dessus des flammes rougeoyantes qui donnait un éclat incroyable à ses cheveux roux et à ses yeux ambrés. La différence de température entre l'eau glacé et la chaleur du feu la firent frissonner. Elle resta un moment ainsi, laissant l'eau s'évaporer de sa peau satinée. Une fois un peu plus sèche, elle récupéra ses vêtements qui étaient à la température parfait et les enfila. Elle fit ensuite apparaitre une couverture et s'assit dessus faisant face à Aziliz.

Elle lui avait parlé franchement et même si elle avait prévenu Céleste qu'il ne fallait pas se fier aux paroles, l'âge qu'elle lui avait donné semblait parfaitement correspondre à sa morphologie. Et puis au fond ce n'était pas bien important. L'Auror voulait juste s'assurer qu'il ne lui était rien arrivé ou qu'elle n'avait pas fait une fugue. Cette pensée la fit sourire. Elle pouvait bien parler elle qui s'était enfuit de chez elle et s'était retrouvé chez la Chef des Aurors ! Si cela avait été le cas pour Aziliz, cela aurait été une drôle de coïncidence.

Mais il semblait qu'elle ait simplement besoin de se changer les idées. Soit alors, il n'y avait rien de mal à cela. Après tout à 17 ans on commence à prendre ses marques et ses libertés. La rousse se dit qu'elle aurait du récupérer des choses à manger, elle mourrait de faim. Mais ce serait pour dans quelques instants. Effectivement, il commençait à se faire tard et elle devrait penser à rentrer. Mais surtout, il fallait que cette jeune femme elle aussi pense à rentrer chez elle. Elle jeta un oeil sur les magnifiques étoiles qui brillaient ce soir là dans le ciel.

“J'étais à Serdaigle. La plus belle des maisons selon moi” rajouta t-elle à l'attention de la demoiselle avec un petit sourire au coin des lèvres. Après tout elle ne savait pas dans quelle maison Aziliz était.

“Et toi ?”

La demoiselle devant elle était en train de s'agiter. Qu'était-elle en train de faire ? Céleste n'avait pas la moindre notion de méthode moldu. A vrai dire la seule chose qu'elle savait d'eux, c'était le peu qu'Alicia avait bien voulu lui apprendre. Et ce dont elle se rappelait volontiers le mieux, était les délicieuses crêpes que son amie lui faisaient. Alors pour elle, la brune était tout simplement en train de tailler un petit morceau de bois. Certainement pour passer le temps. Après tout, que dire lorsqu'on avait en face de soit une personne inconnue ?

Elle même agita sa baguette un moment devant le feu, faisant tantôt monter de la fumée qui prenait la forme de petits animaux, tantôt faisant surgir des flammes qui se métamorphosaient en dragon et crachaient du feu. Elle adorait s'amuser ainsi, elle avait l'impression de retomber en enfance. Quand elle s'asseyait au bord de la cheminée les soirs d'hiver et qu'elle faisait griller des marrons avec Daisy. Quand elle s'amuser à brûler tout et n'importe quoi. A cette époque elle n'avait pas encore de baguette magique, mais elle était déjà très futé et malicieuse.

“Je te comprends tu sais, le fait de vouloir te retrouver un peu seule. Moi aussi parfois je trouve ça agréable. Et pour que l'on soit à égalité, moi j'ai 21 ans. Je ne suis pas bien plus vieille que toi tu vois. J'ai l'impression que c'était hier que j'ai quitté Poudlard”.

La jeune femme sourit en repensant à tout ces beaux souvenirs, à ce moment où elle s'était enfin fait de vrais amis, mais aussi quelques ennemis. Mais tout cela faisait partie de la vie après tout et montrait bien qu'on vivait. Pourvu qu'il se passe quelque chose, il n'y avait rien à y perdre. C'est si rien ne se passe qu'il faut s'inquiéter. Le ventre de la rousse se mit à gargouiller. Il allait falloir qu'elle pense à rentrer pour grignoter quelque chose. Et l'heure qui défilait à toute vitesse ... c'était totalement incroyable comme le temps passait.

“Qu'as-tu l'intention de faire après avoir quitter Poudlard ? Tu sais en te regardant j'ai un peu l'impression de revoir la jeune fille que j'étais. Déterminée et à la fois hésitante. Tu sais, il faut parfois croire au destin et au moment venu tu sauras. Regarde moi, je ne me destinais en rien à devenir Auror et pourtant aujourd'hui ...” dit-elle avant de faire un petit clin d'oeil à la demoiselle.

Avant que la brune de la surprenne tout à l'heure, elle avait l'impression que cette dernière était fascinée par le petit tour de magie de Céleste. Des billes d'eau qui volaient par milliers dans le ciel c'était effectivement incroyable. Ce genre de tour demandait une grande concentration, mais ce n'était pas si difficile que cela au final. Récupérant sa baguette, elle la pointa de nouveau sur le lac et en fit sortir uniquement trois billes perlées. Elle les fit virevolter jusqu'à elles et fixa son regard ambré sur sa nouvelle connaissance. Elle les fit tournoyer un moment puis les laissa tomber avec fracas sur le feu, l'éteignant par la même occasion.

“Tu veux essayer avant qu'on s'en aille ? Je t'assure que ce n'est pas très difficile !”

Elle se leva alors de sa couverture et pointa de nouveau sa baguette sur le lac, tout en donnant des explications à Aziliz pour la démarche à suivre. Après tout cela ne coutait rien et elle aurait passé une drôle de soirée en compagnie d'une drôle de demoiselle qu'elle appréciait néanmoins étrangement. Elles ne se connaissaient pas, mais ce n'était pas important. Qui sait peut-être qu'un jour elles se croiseraient de nouveau et qu'elle se souviendrait de cette drôle de soirée passée ensemble. Après tout ne dit-on pas que le hasard faisait bien les choses.

Après avoir discuté et rit un moment, Céleste regarda la lune qui continuait à monter dans le ciel alors que les étoiles alentours brillaient de milles feux. Elle posa son regard sur Aziliz et hésita quelques secondes. Était-il déjà temps de se quitter à présent ?
C'était dommages certes, mais elles auraient bien du temps plus tard non ? Pourtant quelque chose la poussa à faire une proposition à la petite brune. Après tout, il n'était pas si tard que ça et il devait certainement y avoir quelques commerces d'ouverts en ville.

“ça te dit qu'on aille manger un morceau ? Ou tu préfères rester là et jouer avec ton morceau de bois ?” questionna t-elle moqueuse.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Aziliz Alhüin, Ven 2 Mar 2012 - 21:16


Alors qu'Aziliz commençait à se lasser de son jeu -elle n'était pas patiente et n'arrivait pas à rester en place plus de quelques minutes- Céleste sorti de l'eau et resta quelques minutes au-dessus du feu de bois. Les flammes ne faisaient qu'un avec ses longs cheveux roux, c'était incroyable. C'était une femme magnifique, le genre de beauté qui donnait la chair de poule. Elle enfila ses vêtements et vint s'asseoir en face de la journaliste, dessus une petite couverture. Enfin, la rousse répondit à la question de la brunette.

Coïncidence ? Destin ? Evidence ? C'était... inhabituel de se poser autant de questions pour une simple maison partagée. Pourtant, Aziliz qui se sentait irrésistiblement attirée par Céleste, se sentait encore plus proche d'elle. Le sourire de la rousse signifiait qu'elle était très fière de sa propre maison. La brunette sourit à son tour avant de répondre.

" Le Choipeaux a fait le même choix pour mon cas. Magnifique maison, c'est certain... " dit-elle, son sourire toujours scotché à ses lèvres.

Aziliz avait machinalement continué de tailler la branche et cela l'énervait. C'était raté et trop court, jamais elle n'aurait pu pêcher bien qu'elle en avait pas eu l'intention. Elle leva la tête et observa le ciel. Les étoiles étaient présentes, lumineuses. Pourtant, elles inquiétaient la jeune femme. Cela signifiait qu'elle allait se retrouver seule ici et pourtant, elle avait terriblement envie de rester avec Céleste. Le pourquoi lui était parfaitement inconnu mais c'était ce qu'elle désirait...

D'ailleurs, la rousse se mit à s'amuser avec le feu, lui faisant prendre diverses formes. Aziliz, elle, était bouche bée. Elle avait appris quelques tours comme celui-ci mais n'avait jamais réussi aussi bien. C'est pourquoi, elle tenta d'assimiler les mouvements que produisait la baguette. Sa maitresse brisa le silence en lui expliquant qu'elle comprenait son désir de solitude ainsi qu'en lui apprenant son âge. En effet, Céleste n'était pas beaucoup plus veille qu'elle...

Avant de prendre la parole, l'estomac de la rousse gargouilla et malgré les crépitements du feu, Aziliz avait parfaitement entendu. Elle sourit légèrement pendant que sa camarade de baignade sortait les mots qu'elle avait à dire. D'abord, une question. Une question à laquelle l'ancienne serdaigle avait à moitié répondu dans ses faits et gestes. Elle était une journaliste. Certes, la Gazette était un grand journal, cependant, ses... relations avec ses collègues n'étaient pas particulièrement bonnes. Mais c'était comme cela et si la jeune femme aurait une autre possibilité, elle partirait pour un autre journal. Mais a dix-sept ans, on ne faisait pas de caprices.

Une Auror, elle était auror ! Enfin, Aziliz essayait de ne pas trop faire confiance aux inconnus ainsi qu'à ce qu'ils racontaient. Mais Auror ! La jeune femme avait envie d'y croire. Pourtant, a dix-sept ans, elle se posait beaucoup de questions. Sur son avenir, sur le bien ou le mal, sur ses parents... Elle lui avait parlé comme si elle savait le genre de questions, l'état d'esprit de la jeune femme. C'était... bizarre, encore une fois. Incompréhensible pour Aziliz.

Puis, la rousse lui proposa de lui expliquer son tour de passe passe. Ce qu'elle fit d'ailleurs sans attendre la réponse d'Aziliz, surement en sachant que celle-ci serait des plus positives. Pendant tout un moment, elles discutèrent de choses et d'autres, déviant très souvent de l'enchantement. Elles riaient beaucoup lorsque la brunette perdait sa patience. Pourtant, après de nombreux essais, elle réussit, avec un cri de joie, puis recommença, tellement fière de qu'elle venait de faire.

Alors qu'Aziliz se demandait ce que Céleste pourrais bien vouloir lui apprendre, celle-ci lui demanda si elle voulait bien partir, histoire de manger. Donc de passer la soirée avec elle. Ce qui l'enchanta. Elle répondit positivement avec une certitude sur le coeur : cette soirée semblait être le début d'une belle amitié, de quelque chose de rare et la journaliste ne tenait pas à rater cela, absolument pas.

" Avec plaisir, si tu te sens capable de me supporter ! " répondit-elle avec un clin d'oeil.




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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Lydia Czainska, Dim 22 Avr 2012 - 0:49


Cloitrée dans son bureau depuis l’aube, la serpentard, nouvellement promue au rang de chef du bureau des aurors, repoussait un ennuie pourtant inéluctable en traitant heure par heures des dossiers à l’intérêt discutable. Lorsqu’elle n’était qu’une simple auror, les choses étaient bien plus simple et si une affaire lui semblait futile ou indigne d’être traité par ses collègues, la demoiselle ne se privait pas de glisser la paperasse sur le bord de son bureau pour qu’elle échoue négligemment au fond de la corbeille à papier. Maintenant qu’elle avait le poids des responsabilités et du rendement de ses troupes sur les épaules, ce genre de petit défi à l’autorité lui avait été retiré.

C’est donc comme ca que la jeune femme même pas encore trentenaire, se retrouvait coincé dans sa cage dorée à éplucher des lettres et des plaintes sans réelle valeur lorsque quelque trois coups frappèrent contre la porte de son bureau. La blondinette autorisa la personne à entrer avant de lever la tête pour voir de qui il s’agissait.

« Ride ! feignit-elle de s’exclamer les lèvres se pinçant en un sourire contenu. »

En effet, qui d’autre que la charmante poufsouffle pour égayer son insipide journée. La lycan guettait avec attention la première gaffe de son amie, en vain. Anna s’approcha avant de déposer une chemise sur le bureau de jeune femme, de l’ouvrir et de lui tendre la lettre qu’elle contenait et dont l’écriture trahissait l’angoisse –ou l’arthrite- de son auteur.

« Je sais lire mais si tu me disais de quoi il était question ça serait plus rapide, lui lança-t-elle froidement.
- Disparition à Loutry, on remet ça ?
-…A Loutry ? Sérieusement ? …trouve quelqu’un d’autre Ride. J’aime encore mieux m’occuper d’un vol de crapaud à Londres que d’une affaire à Loutry. La cambrousse c’n’est pas pour moi.
- Si je viens te voir c’est justement pour une bonne raison, sale cleb’s, renchérit la jeune femme avant de s’asseoir face face à son bureau. Une vieille femme nous a signalé la disparition d’une famille entière. Elle s’est d’abord inquiétée de ne pas avoir de nouvelles de son amie, la grand-mère, et s’est finalement décidée à se rendre au Manoir où ils habitaient. Et, tiens-toi bien : plus de maison, plus rien, disparu la baraque, pouf ! poursuivit Anna en faisant mimant une explosion sans se préoccuper outre mesure du regard dubitatif de la serpy. Non mais écoute, je sais que tu kiffes avoir ton cul dans ton fauteuil de souveraine là, mais Czainska, on a peut-être un truc là ! Allez quoi, on s’emmerde en c’moment. T’en n’as pas marre de la paperasse ? Allez, Loutry quoi… Loutry !
- Mmh aussi tentant qu’une chocogrenouille déjà mâchée Ride, répondit-elle en s’effleurant la tempe avec sa plume. T'aurais dû te lancer dans la télé à chat.»

Malheureusement à la seconde où les yeux de la chef des aurors se posèrent sur sa pile de dossiers, son ton devint moins ferme, laissant présager un changement d’avis imminent. Elle fixa longuement l’auror, et son masque de lassitude ne put plus tromper les étincelles qui naissaient dans son regard.

« Ok on y va, mes fesses ont besoin de sortir de ce fauteuil, sinon elle vont être aussi plates qu’un parchemin. »

Sans discutailler davantage, les jeunes femmes se levèrent en direction de la sortie. Laissant son amie ouvrir la marche, Lydia prit quelques secondes pour dénicher au fond de son tiroir une bourse bien remplie mais aussi bien trop légère pour contenir de l’or. L’air de rien elle la plaça dans une poche de sa cape et les deux aurors quittèrent le ministère pour se rendre dans le petit village paumé de Loutry st Chaspoule.

Sur place, elles attendirent vingt bonnes minutes que Latté –envoyé à l’adresse d’où provenait la lettre- ne revienne avec la vielle femme qui les avait sommé de venir. Cette histoire de disparition pouvait paraître absurde, surtout venant d’une mamie de village, sans doute entièrement dévouée aux commérages et aux histoires d’extra-terrestres depuis que son mari n’était plus. Toutefois connaissant ce charmant hameau, la blondinette, forte de sa précédente escapade en compagnie de Ride au bunker FBLM, savait qu’il était bien moins tranquille qu’il ne pouvait paraître.

Nonchalamment adossée à un lampadaire, la serpentard sursauta lorsqu’un craquement résonna dans son dos, annonçant le retour de l’elfe et de Mme Bailey. Prenant un air plus formel, la lycan tendit une main à la vieillarde et se présenta. Elle ne souhaitait pas particulièrement se lancer dans une conversation trop poussée avec la vielle femme empestant l’anti-mite et se contenta d’aller à l’essentiel.

« Madame Bailey je suppose. Pouvez vous nous conduire au domicile de votre amie tout en nous expliquant les circonstances de sa présumée disparition et surtout ce qui vous a poussé à nous contacter ?

- Comme je l’ai dit dans ma lettre, …mon hibou vous la bien transmise hein ? Il est un peu vieux alors j’ai toujours peur qu’il ne trouve plus son chemin. Et puis avec la ville… Ce serait bien vous savez si on pouvait avoir un bureau des aurors à proximité vous savez, au cas où il…

- Les circonstances madame Bailey, l’interrompit la jeune femme. »

Et la vielle reprit de sa voix chevrotante, ne donnant guère plus d’informations que celles qui figuraient dans sa fameuse lettre, tout en pénétrant dans l’épaisse forêt qui s’étendait au delà des limites du village. Lydia trouva le chemin interminable, soit à cause de la vielle bavarde qui racontait avec entrain ses journées à encaisser son bataillon de matous, soit parce qu’elle s’était déjà lassée de cette mission qui visiblement, avait été lancée à la hâte sur le témoignage d’une femme sénile.

Enfin la petite troupe s’arrêta sous les consignes de Mme Bailey. Interloquée par cet arrêt brusque et définitif de leur mandataire, la bondinette scruta les arbres un à un comme si des lutins allaient en sortir. Il n’y avait pourtant rien ici qui justifie leur présence, et c’est justement ça qui devait alerter les aurors. Pourtant, perdant patience, la lycan se retourna vers la vielle dame, et avec un regard carnassier s’approcha pour mieux la dominer de sa hauteur.

« C’est bien ICI vous en êtes sûre ? Certaine ? »

Elle acquiesça, ne laissant d’autre choix aux blondinettes de faire quelques pas aux alentours, dans l’espoir parfaitement illusoire de trouver des indices. Au bout de quelques minutes il leur fallu se rendre à l’évidence. Soit la Bailey était totalement timbrée, soit elle n’avait pas le sens de l’orientation, soit il y avait de la magie dans l’air, et de la magie puissante. Aussi bredouille que la serpy, Anna tenta une dernière approche :

« Navrée de paraitre offensante, Mrs Bailey, mais vous êtes vraiment certaine de l’endroit ? Cette forêt est plutôt grande et nous sommes hors des sentiers, enfin, ça peut vraiment être n’imp…
- Ma p’tite, coupa la vieille femme en se tournant vers la Poufsouffle. Je vous signale tout de même que je connais cette famille depuis mes dix ans et ils ont toujours habités dans ce manoir. Alors vous pouvez me prendre pour une vieille femme sénile et démente, libre à vous, mais ne remettez pas en cause des décennies d’amitié ! »

Ce fut la goutte de trop et la chef des aurors laissa son dos glisser le long d’un tronc, se retrouvant dans une posture au moins aussi grotesque que la situation. Elle laissa son regard se perdre dans le vide qui serpentait entre les arbres, cherchant un signe, une trace d’activité humaine. Mais rien. Rien que des arbres, des fougères, de la mousse. Bref la forêt aussi paisible que la distance avec la première grande ville des environs pouvait le laisser présager. Les mains dans les poches, elle toucha sa bourse et se dit qu’il n’y avait plus qu’une chose à faire avant de remercier et de raccompagner madame Bailey chez elle.

« Pause pipi ! ‘Me regardez pas, claironna-t-elle avec un regard entendu aux deux perverses sorcières.»

A l’abri des arbres, la jeune femme sortit de leur champ de vision pendant de longues minutes. Tout d’abord elle fit mine de chercher l’endroit propice, puis, sans aucune raison apparente, se mit à crapahuter à droite à gauche, remuant ses mains dans l’herbe, comme si elle cherchait des indices. Sa curiosité satisfaite et sa bourse vide, elle revint vers sa collègue qui s’était débarrassé de mamie zinzin.

« Bon, campe ou on s’casse ? Bailey a dû snifer de la mandragore ‘y a rien par ici et ca m’étonnerai qu’on trouve un manoir dans les environs. Si disparition il y bien eu on ne trouvera rien ici. J’te propose de jeter un œil au ministère il y aura peut être des infos sur cette famille, conclu-t-elle en faisant des guillemets avec ses doigts, signe d’un scepticisme des plus prononcé. »

Sur ces mots elle proposa son bras à sa collègue afin qu’elles transplanent, affichant un air de défi. Si cette visite ne leur avait rien apporté concernant l’enquête, elle avait au moins permit à la blondinette de prendre sa revanche sur Ride et ses chaussettes mouillées…
[HRP : Notre RP se situe précisément ici mais on voulait pas déranger celui qui était en cours.]


Dernière édition par Lydia Czainska le Dim 22 Avr 2012 - 0:55, édité 2 fois
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Anna Ride, Dim 22 Avr 2012 - 0:51


Une chemise contenant une lettre fraichement ouverte à la main et marchant d’un pas rapide dans les couloirs du quartier des Aurors, la jeune Anna était complètement survoltée. Non pas que ce qu’elle allait annoncer à sa supérieure était enchanteur ni plaisant à entendre, mais c’était quelque chose qui allait mouvementer sa journée. Quelque chose qui, enfin, allait la tirer de la tonne de paperasse qu’elle avait encore sur son bureau et qui, enfin, lui rappellerait ce pourquoi elle était entrée chez les Aurors il y avait de ça quelques années.

Toquant à la porte avant d’y pénétrer tranquillement, Anna déposa ensuite ladite chemise sur le bureau de Kimoka, enfin, Lydia, enfin non, pour elle ça resterait toujours Kimoka, enfin, non… Bref. Elle déposa donc le sujet de son enthousiasme sous le nez de Czainska et lui expliqua d’abord succinctement les faits. Devant le manque cruel d’intérêt que portait son amie à cette affaire, la Poufsouffle entama donc un rapide plaidoyer sur le dossier, afin de motiver son interlocutrice.

La jeune slave avait certainement dû remarquer la flamme qui brillait dans les yeux d’Anna et son trépignement incessant à l’idée de pouvoir mener une enquête, qui plus est au même endroit où elle avait été en mission ensemble, pour la première fois. Et, la Poufsouffle en était sûre, Kimoka avait indéniablement besoin de se dégourdir les jambes. Et quoi de mieux que la cambrousse et les champs de Loutry Ste Chaspoule, pour ça ?

Après un détour rapide dans son box afin qu’elle récupère sa cape en mousseline noire et son sac à rallonge qui contenait à peu près tout ce dont elle avait régulièrement besoin lorsqu’elle était de sortie, Anna rejoignit sa supérieure-collègue devant le Ministère de la Magie où elles s’étaient données rendez-vous afin de transplaner en direction de Loutry. La Poufsouffle tendit la main vers la slave avec un sourire moqueur.

« T’es sûre que tu veux pas que je t’accompagne Czainska ? Non parce que bon, t’es une jeune diplômée tu vois, je veux pas que tu te tapes la honte en te désartibulant … »

Ne répondant rien à cette attaque verbale, Kimoka se saisit cependant brusquement du bras droit de sa collègue et l’entraina instantanément dans un transplanage forcé. Atterissant ensuite lourdement sur son arrière-train non préparé à ce genre de choc frontal, la jeune Poufsouffle étouffa un petit cri de douleur et jeta un coup d’œil outré à la jeune slave. Celle-ci tenait parfaitement sur ses deux pieds et réajustait gracieusement sa cape, avant de lancer un « Tu disais ? » en direction de Ride.

Laissant de côté cette petite mésaventure, les deux jeunes femmes attendirent que l’elfe de Kimoka ne revienne avec la vieille femme qui avait tiré la sonnette d’alarme. Après de brèves présentations, cette dernière se mit en marche, suivie de près par les deux Aurors qui commencèrent à lui poser quelques questions. D’abord hagarde et peu bavarde, la vieille femme fini par débiter un flot incessant de paroles pas toujours franchement cohérentes mais dont il fallait retenir l’essentiel.

« Avez-vous remarqué quelques choses d’inhabituelles dans le comportement de cette famille, avant que vous pensiez qu’ils aient disparu, Mrs Bailey ? continuait de questionner Anna, le bloc note et la plume à papote volant à ses côtés.
- Hé bien vous savez, c’est une riche famille, des bourgeois comme on pourrait dire. Vous voyez bien le genre de famille où toutes les générations vivent sous le même toit, vous voyez n’est-ce pas ?
- Mrs Bailey… Quelque chose d’inhabituel ou non ?
- Inhabituel comme sortant des habitudes vous voulez dire ? Ou plutôt comme quelque chose d’étrange ?
- Juste… inhabituel… Avaient-ils un comportement différent ? s’impatienta Anna avant de se masser l’arête du nez et de souffler discrètement, continuant de suivre la vieille femme.
- Non, vraiment non. Enfin, vous savez, ce genre de famille sort de l’ordinaire parce qu’ils sont riches et qu’ils ont une éducation particulière vous voyez ? continua la vieille femme sans vraiment prêter attention aux deux Aurors qui, elles, s’échangèrent des regards affligés et dépités. Là, c’est là ! Hurla soudain Mrs Bailey en poitant du doigt quelques arbres au milieu de la forêt. La maison était là ! Ma main au feu ! »

Un peu abasourdies par ce brusque revirement de situation, les deux comparses se jetèrent un coup d’œil perplexe avant d’avancer de quelques pas en direction des lieux que pointait la vieille femme. Elles firent le tour de ce qui n’était qu’un amas d’arbre, de feuille morte, de terre… Bref, de la forêt et rien d’autre que de la forêt.

« C’est bien ICI ? Vous en être sûre ? » demanda Kimoka à l’attention de Mrs Bailey en revenant sur ses pas.

La vieille femme acquiesça sans dire un mot de plus et les Aurors reprirent leur fouille, si on pouvait appeler ça comme ça, étant donné qu’il n’y avait pas grand-chose à examiner. Mise à part une étendu de verdure, il n’y avait strictement rien. N’ayant pas vraiment envie de perdre leur temps à explorer des lieux qui, vraisemblablement, n’avait pas lieu de l'être, Anna jugea bon d’insister une dernière fois auprès de la vieille femme.

« Navrée de paraitre offensante, Mrs Bailey, mais vous êtes vraiment certaine de l’endroit ? Cette forêt est plutôt grande et nous sommes hors des sentiers, enfin, ça peut vraiment être n’imp…
- Ma p’tite, coupa la vieille femme en se tournant vers la Poufsouffle. Je vous signale tout de même que je connais cette famille depuis mes 10ans et ils ont toujours habités dans ce manoir. Alors vous pouvez me prendre pour une vieille femme sénile et démente, libre à vous, mais ne remettez pas en cause des décennies d’amitié ! »

Anna ne pipa mot et regarda sa collègue se laisser lamentablement glisser le long d’un tronc d’arbre, s’imaginant peut-être que tout ce que Mrs Bailey avançait était pure imagination ou stade de démence sénile avancée, qui savait. Préférant faire le tour des lieux une dernière fois, la jeune femme fini par se rendre compte que c’était peine perdue. Bien qu’ayant de sérieux doutes sur le sujet, elle fini par se résigner et à retourner auprès de la vieille femme et de sa collègue afin d’en finir avec cet entrevu.

« Pause pipi ! ‘Me regardez pas ! s’exclama Kimoka, tirant la blondinette de ses rêveries et en lui décochant un regard plein de sous-entendu.
*Cette fille est complètement tarée.* pensa Anna en regardant sa toute fraiche cheftaine s’éloigner dans les bosquets. Latté, et si tu raccompagnais Mrs Bailey chez elle, d’accord ? demanda ensuite la jeune femme à l’attention de l’elfe de la pissouse. Madame, nous avons pris en compte votre demande et je vois bien votre inquiétude. Nous ferons des recherches approfondies et nous vous tiendrons au courant de la moindre avancée sur le sujet, vous avez ma parole. » Assura ensuite Anna avant de laisser l’elfe emmener la vieille femme, laissant la jeune femme (presque) seule au milieu des bois.

Jetant ensuite un coup d’œil dans la direction qu’avait pris Kimoka pour aller faire ses besoins, la Poufsouffle ne put se retenir de rire légèrement en la voyant en train de fouiner dans les fougères, comme si elle cherchait un petit coin pénard pour uriner. Soit ses instincts de louve prenaient parfois le dessus, soit elle pétait totalement un câble.

Appuyée sur un tronc d’arbre, les bras croisés lâchement sur sa poitrine, Anna observait sans relâche le vide qui se trouvait devant elle, là où la vieille femme jurait qu’il devait se trouver une habitation gigantesque. Puis, elle fut ensuite rejointe par sa collègue qui avait visiblement terminé son affaire.

« C’était bien ? demanda ironiquement la jeune femme, recevant un regard tout aussi cynique en guise de réponse.
- Bon, on campe ou on s’casse ? Bailey a dû snifer de la mandragore y'a rien par ici et ça m’étonnerai qu’on trouve un manoir dans les environs. Si disparition il y a bien eu, on ne trouvera rien ici. J’te propose de jeter un œil au ministère, il y aura peut être des infos sur cette famille. » Conclu la jeune slave en faisant des guillemets avec ses doigts, signe d’un scepticisme des plus prononcé.

Effectivement, il n’y avait plus grand-chose à faire ici bas et il ne restait plus aux deux Aurors qu’à retourner d’où elles venaient afin de, peut-être, y trouver de plus amples informations. Regardant d’abord avec dédain le bras tendu de Kimoka, lui incitant à le saisir afin de transplaner à son bord, Anna fini par soupirer en souriant et accrocha finalement son bras à celui de la jeune slave. Après tout, il fallait bien qu’elle s’entraine à faire atterrir tout le monde les deux pieds au sol.

[ Fin du RP ]

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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Roxanne Jones, Jeu 5 Juil 2012 - 0:56


Ce rp est la conséquence directe du rp ci-dessus et la suite chronologique de ce rp. Pour d'éventuelles questions/remarques, ne pas hésiter à me contacter.
Roxanne et son collège, Xavier, venaient de quitter le ministère et s’étaient rendus dans une allée mitoyenne à l’abri des regards indiscrets. Là, l’ainée sortit de son sac un brosse à cheveux cassée. D’un signe de tête, elle indiqua à son équipier qu’il devait se saisir de la brosse. Puis elle sortit une montre à gousset usée de sa poche et l’ouvrit afin de surveiller l’heure.

    « Tenez vous prêt. On part dans 5 secondes… 4… 3… 2… 1… maintenant ! »


La fin du mot fut happé en même que les deux aurors par le portauloin. Ils tournoyèrent ainsi pour quelques secondes puis ils lachèrent la brosse et se mirent à marcher dans le vide comme le voulait la technique pour ne pas s’écraser comme un imbécile en arrivant. Ainsi, en quelques secondes, les deux aurors étaient arrivés de l’autre côté de l’Angleterre, dans le village de Loutry Ste Chaspoule.

L’ambiance qui régnait sur le village différait en tous points avec celle de Londres. C’était un endroit calme et silencieux sans grand danger, c’est sans doute la raison pour laquelle tant de familles sorcières se sont installés dans le coin. Mais aucun des deux nouveaux arrivants n’étaient là pour faire le tour des maisons.

D’un geste sec, Roxanne sortit de son sac un parchemin plié qu’elle s’empressa d’ouvrir. Elle y retrouva les informations capitales à la mission. Elle dirigea le groupe vers la foret et après quelques minutes de marches, ils arrivèrent du côté d’une clairière mal éclairée. L’endroit correspondait à la descritpion faite par Lydia des lieux. L’archiviste sourit et se tourna vers Xavier.


    «  Elle en a laissé un peu partout autours de la zone. Cherchons-les et récupérons-les. Elles nous ferront leur rapport au QG. »


Puis elle se dirigea vers les buissons et se mit à chercher au sol en écartant la végétation. Très rapidement une voix criarde et dénonçant une origine africaine ou jamaïcaine se fit entendre.

    « iiiih ci pas trrop tôt, héhéhé. J’y cwoyais en qué vous m’aviez oublié. Héhéhé. Et mais attends. T’y pas Lydi twa. He.. heeey mais qu’est qué tout fé ? »


Roxanne, au moment où l’herbe s’était dégagée, dévoilant ainsi une tête réduite parlante, s’était empressée de l’attraper de la fourrer dans son sac d’où sortait maintenant des protestations étouffées. L’auror donna un coup sur sa sacoche en intimant le silence.

    «  Chut, toi ! »


Puis elle partit à la recherche d’autres têtes. Ils allaient avoir du boulot au QG….
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