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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Autres Lieux Magiques ~¤~ :: Grande-Bretagne
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Promenons-nous dans les bois...
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Roxanne Jones
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Roxanne Jones, Jeu 5 Juil 2012 - 0:56


Ce rp est la conséquence directe du rp ci-dessus et la suite chronologique de ce rp. Pour d'éventuelles questions/remarques, ne pas hésiter à me contacter.
Roxanne et son collège, Xavier, venaient de quitter le ministère et s’étaient rendus dans une allée mitoyenne à l’abri des regards indiscrets. Là, l’ainée sortit de son sac un brosse à cheveux cassée. D’un signe de tête, elle indiqua à son équipier qu’il devait se saisir de la brosse. Puis elle sortit une montre à gousset usée de sa poche et l’ouvrit afin de surveiller l’heure.

    « Tenez vous prêt. On part dans 5 secondes… 4… 3… 2… 1… maintenant ! »


La fin du mot fut happé en même que les deux aurors par le portauloin. Ils tournoyèrent ainsi pour quelques secondes puis ils lachèrent la brosse et se mirent à marcher dans le vide comme le voulait la technique pour ne pas s’écraser comme un imbécile en arrivant. Ainsi, en quelques secondes, les deux aurors étaient arrivés de l’autre côté de l’Angleterre, dans le village de Loutry Ste Chaspoule.

L’ambiance qui régnait sur le village différait en tous points avec celle de Londres. C’était un endroit calme et silencieux sans grand danger, c’est sans doute la raison pour laquelle tant de familles sorcières se sont installés dans le coin. Mais aucun des deux nouveaux arrivants n’étaient là pour faire le tour des maisons.

D’un geste sec, Roxanne sortit de son sac un parchemin plié qu’elle s’empressa d’ouvrir. Elle y retrouva les informations capitales à la mission. Elle dirigea le groupe vers la foret et après quelques minutes de marches, ils arrivèrent du côté d’une clairière mal éclairée. L’endroit correspondait à la descritpion faite par Lydia des lieux. L’archiviste sourit et se tourna vers Xavier.


    «  Elle en a laissé un peu partout autours de la zone. Cherchons-les et récupérons-les. Elles nous ferront leur rapport au QG. »


Puis elle se dirigea vers les buissons et se mit à chercher au sol en écartant la végétation. Très rapidement une voix criarde et dénonçant une origine africaine ou jamaïcaine se fit entendre.

    « iiiih ci pas trrop tôt, héhéhé. J’y cwoyais en qué vous m’aviez oublié. Héhéhé. Et mais attends. T’y pas Lydi twa. He.. heeey mais qu’est qué tout fé ? »


Roxanne, au moment où l’herbe s’était dégagée, dévoilant ainsi une tête réduite parlante, s’était empressée de l’attraper de la fourrer dans son sac d’où sortait maintenant des protestations étouffées. L’auror donna un coup sur sa sacoche en intimant le silence.

    «  Chut, toi ! »


Puis elle partit à la recherche d’autres têtes. Ils allaient avoir du boulot au QG….
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Xavier Grey
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Xavier Grey, Mar 17 Juil 2012 - 19:46


[RP en correction]


    Après le petit décompte de l'Aurore qui l'accompagnait, Xavier arriva à l'autre bout de l'Angleterre. Là-bas, l'attendait des têtes réduites posées par son ancien chef Lydia Czainska surnommée Kimoka. Elle, ainsi qu'une ancienne collègue : Anna Ride, avait bossé sur l'étrange disparition d'une famille moldue ainsi que leur manoir. Un proche de cette même famille avait donc fait appel aux policiers du monde magique. Après avoir interrogé cette personne, Lydia dissimula un peu partout aux alentours de l'ancien manoir des têtes réduites. Elle était très astucieuse, après un petit séjour dans les parages, ces têtes sauraient davantage ce qu'il en est de cette « disparition ». La mission était donc la suivante : récupérer les sources d'informations et les ramener au QG. Rare ont été les problèmes dans cette ville décrite comme étant calme. D'ailleurs, le jeune Grey n'avait jamais vu de villages aussi silencieux que celui-ci, il est difficile de croire qu'il y avait eu des problèmes dans un lieu aussi retiré du pays.

    L'homme suivit son aînée dans la forêt, tenant le parchemin contenant les informations de la mission dans les mains. Sans ouvrir une seule fois la bouche, il marchait sur ses pas, restant malgré tout méfiant, craignant qu'une attaque improbable fasse surface. Finalement, après avoir marché quelques temps, ils arrivèrent près d'une grande clairière peu éclairée. Roxanne se tourna vers lui, le sourire aux lèvres et l'expliqua :


      «  Elle en a laissé un peu partout autours de la zone. Cherchons-les et récupérons-les. Elles nous ferront leur rapport au QG. 

      - Très bien madame !


    Immédiatement le né-moldu commença à chercher les dîtes têtes. Fouillant les buissons par-ci et par-là, il scrutait la moindre tête miniature. Finalement, ce fut Roxanne qui trouva la première tête. Elle était plutôt bavarde pour une mini-face. De là où il était, il entre-entendait une voix afrojamaicaine s'adresser à la dame. Celui-ci ne put s'empêcher de rire en entendant sa collègue se débattre avec la créature qui ne semblait pas très heureux d'être enfermé dans son sac. Continuant ses recherches il trouva finalement une petite tête flétrie avec des gousses dans les cheveux, un mini rasta en chaire et en os. Celui-ci commença à parler à Xavier avec le même accent que celui qu'avait trouvé miss Jones.

      - iih man ! Couument ty vas mo fwèr' ?

      - Eh timan' ça va  ! J'ai pas le temps de faire la causette ! On parlera plus tard !
      Répondit-il prêt à rire aux éclats

      - D'accowr' mo fwèr' Jah bless you ! »


    Ainsi, ils prirent au moins une dizaine de minutes pour trouvé les différentes têtes placées dans la même clairière. Après avoir recompter le tout, ils s'enfoncèrent dans les bois, afin de s'éloigner du village. Après avoir marché pendant au moins cinq bonnes minutes, Roxanne posa sa main sur l'épaule de l'héritier de la famille Grey. Ensemble, ils transplannèrent.
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Cassie Lecomte
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Promenons-nous dans les bois !

Message par : Cassie Lecomte, Dim 12 Aoû 2012 - 19:15


[Rp unique si vous voulez poster après allez-y]

C'était le matin et Cassie n'avait pas dormi de la nuit. Elle avait passé une partie de la soirée d'hier avec Seth Cooper un gentil gryffondor qui l'avait réconforté à cause de la nouvelle qu'elle avait apprise de sa soeur dans la journée. Il était resté à ses côtés pendant plus d'une heure sans la quitter et ils s'étaient baignés tous les deux dans le Lac. Cassie avait éprouvé quelques sentiments envers le jeune homme, mais ils n'étaient pas encore basés complètement. Elle ne le connaissait pas beaucoup et elle ne savait pas non plus si elle pouvait lui faire confiance. Cassie avait décidé de partir sans lui dire ce qu'elle éprouvait mais comme elle le savait, elle n'avait pas réussi à fermer l'oeil de la nuit à cause du décès de sa mère.

Elle avait donc décidé d'aller faire un petit tour dans un endroit qu'elle ne connaissait pas et qui se prénommait Loutre Ste Chaspoule. Elle ne savait rien de cet endroit, mais ne préférait pas trop y rester. Les lieux qu'elle ne connaissait pas et qui était fréquenté par des sorciers et sorcières de tout genre ne lui inspiraient pas confiance, mais de toute façon, elle devait se changer les idées. Sa fatigue était voyante. Elle traînait les pieds et des cernes énormes étaient sous ses yeux. Certes elle n'était pas très belle comme ça mais elle gardait tout de même un peu de charme. Lorsqu'elle était en pleine forme, elle était bien plus joyeuse et gracieuse que ça. Elle était habillée dans une petite jupe noire qu'elle n'avait pas l'habitude de porter, mais comme c'était un jour de deuil, elle avait pensé que c'était le moment.

Elle se promenait tranquillement dans la ville sans rien apercevoir de très spectaculaire. Il y avait quelques boutiques mais rien d'intéressant à l'intérieur. Elle n'avait pas vraiment besoin de quelque chose. Elle avait tout ce qu'il fallait niveau vestimentaire, mais il lui fallait un animal de compagnie. Pour cela elle devait aller à la boutique d'animaux magiques, mais elle n'avait pas encore eu le temps et pour vrai dire, n'avait pas eu le goût. Ce ne fut que lorsque la visite commença à l'ennuyer qu'elle vit un petit chemin qui menait tout droit dans une forêt. Elle ne savait pas si cela était prudent pour une adolescente qui venait d'avoir dix-huit ans de se balader toute seule dans un tel endroit. Mais bon, que lui importait, si elle lui arrivait quelque chose, elle rejoindrait son père et sa mère ...

Elle s'y engouffra et pour vrai dire, c'était assez jolie. Des fleurs et des végétaux de toutes sortes traînaient à quelques endroits de la forêt. Mais après une dizaine minutes de marche, la forêt était tellement dense qu'elle ne voyait plus rien derrière elle, mais elle s'en fichait. Elle se promenait tranquillement et n'avait pas peur. La forêt lui semblait tranquille et assez paisible pour qu'on s'y promène seul sans danger quelconque. Ce qui l'étonna, c'est qu'il n'y avait pas grand monde. Peut-être était-elle hantée ou autre ? Y'avait-il eu des meurtres ou des disparitions ? Certes, cela n'était pas très cohérent et elle jugea qu'il n'y avait personne, car il était tôt, tout simplement.

Cela faisait une bonne heure qu'elle marchait et la fatigue commença à la dominer. Elle avait du mal à se tenir sur ses jambes et à garder ses yeux ouverts. Ne préférant continuer à marcher sous cette fatigue, elle préféra s'asseoir dos à un arbre et dormir quelques minutes pour reprendre des forces. Tout tournait autour d'elle à chaque fois qu'elle essayait d'ouvrir les yeux et cela lui donnait mal au coeur. Donc, instinctivement, elle garda les yeux fermés, mais sans qu'elle n'ait pu penser à autre chose, elle s'endormit comme un bébé. Même si cela n'était pas prudent de dormir dans une forêt où personne ne traînait elle s'en fichait. De toute façon, même si elle se ferait attaquer sous cette fatigue, elle ne pourrait pas se défendre. Depuis la mort de la mort de sa mère elle craignait qu'on l'attaque à tout moment.
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Hugh Dey
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Hugh Dey, Dim 2 Déc 2012 - 15:43


[PV : Maria Vladescu]

Il fait sombre. Dans l’air frais de la nuit tombante, j’ai froid. Comme d’habitude. Je n’ai pas de quoi avoir chaud. Je n’ai que très peu de vêtements. Comme d’habitude. Je n’ai pas d’argent. Comme d’habitude. Je suis pauvre, délaissé, vagabondant dans un coin sombre pour oublier ma solitude et pourtant la faire être plus présente. Je ne portai sur moi qu’un pantalon et un pull-over de laine troué et qui grattait. Je n’avais pas de T-shirt. J’avais jeté celui que j’avais à la Tête de Sanglier l’autre jour parce qu’il sentait trop la nourriture et qu’il me donnait faim. Depuis, je portais ce pull qui me grattait et me donnait des marques rouges. Je hais la laine.

Si je vois un mouton je l’égorge. Ou je le rase. Je n’aime pas la laine mais au moins elle tient chaud, ça aurait le mérite de m’apporter un peu de confort. C’était pour avoir chaud que j’étais allé dans la forêt. Bizarre non ? Les forêts sont toujours à l’ombre, elles sont toujours froides. Oui mais je ne le savais pas. Pas avant ce soir. J’ai dû me servir de ma baguette pour allumer un feu, et j’ai eu envie de me laver les mains pendant trois heures dans le ruisseau près duquel je m’étais installé pour ne manquer de rien. La magie est ignoble.

Pour calmer mon estomac j’ai chassé le lapin. J’ai mis longtemps à en trouver. Ca court vite ces bêtes là. Mais finalement j’ai trouvé une famille et je les ai tous mangés. Cuits par le feu évidemment. Rien que l’odeur me faisait saliver. Ca faisait longtemps que je n’avais pas mangé. Depuis la veille au soir. Comprenez que j’ai faim et j’ai mangé même les petits. C’est meilleur les petits. C’est insouciant et ça se laisse faire. Je m’apprêtai à dormir, la tête à vingt centimètres à peine du feu et mon corps enroulé autour de lui. Là il faisait bon. Je devais même avoir les joues rouges. Mais un craquement retentit et je me levai d’un seul coup. Les animaux s’étaient tus. Quelqu’un devait venir.

« Qui va là ? Sortez ou je vous botte le c*l ! »

C’est débile. Si la personne ne sort pas je ne peux pas la toucher. Mais dans une situation comme celle-ci on ne se rend pas toujours compte de ce qu’on dit et du sens que ça a. Je ne me rends jamais compte du sens des choses d’ailleurs. Je ne comprends pas les autres.

Je me résignai à prendre ma baguette, au moins c’était menaçant. Et de la main gauche, je sortais mon poignard de son fourreau artisanal. Sans savoir où j’allais, j’avançai, en direction du bruit. C’était mieux que de rester pétrifié. Si je la trouvai avant qu’elle se montre, j’aurai une excuse pour la planter sur arbre. Si j’ai trop faim j’irai peut-être même jusqu’à lui bouffer un ou deux bras, ça fera toujours de la viande.
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Sloan Wentz
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Sloan Wentz, Lun 3 Déc 2012 - 6:55


L'air était froid, le paysage était lugubre. D'ordinaire, Maria aimait ça. Mais il s'agissait d'une forêt ! D'une fichue forêt ! Il y avait de cela quelques jours, la jeune femme avait dû se rendre dans la forêt interdite pour y trouver quelques ingrédients plutôt farfelus, et les risques qu'elle et le jeune homme qu'elle avait accompagnée avaient encouru provoquait encore de nombreuses sueurs froides à la Serpentard qui peinait à s'en remettre. Certes, elle adorait la forêt interdite, et tout ce qui si apparentait. Mais n'empêche.

Alors, qu'est-ce qui a bien pu la pousser à se rendre dans cette forêt si banale, me direz-vous ? Eh bien Maria l'ignorait elle même. Lorsqu'elle n'était qu'une petite enfant, elle et ses parents se rendaient souvent par ici. Avec sa mère, pour accomplir de nombreux pré-méfaits et pour traquer des sorciers ou des choses innocentes. Avec son père, pour traquer les tierces personnes qui commettaient lesdits méfaits, sa mère donc. Un véritable cercle vicieux. Or, l'ex Serpentard était de nature nostalgique et s'il y avait bien une chose qui lui manquait, c'était une enfance plus paisible. Revenir en des lieux si signifiants pour elle la perturbaient, peut être devenait-elle masochiste avec le temps.

Maria secoua la tête, cherchant à s'extraire de cette tristesse qui la menaçait. Longtemps, elle avait ruminé sur son passé. Il fallait que cela cesse. Elle allait faire demi-tour, lorsqu'un animal nocturne lui fît face. Celui-ci semblait hostile, enfin c'était du moins l'impression qu'il faisait à la jeune femme. Celle-ci sortit donc sa baguette, lorsqu'une voix masculine retentit. Elle sursauta. Et zut. D'un côté, il y avait un animal in identifiable qui lui cherchait du mal, de l'autre, un homme tout aussi inconnu et qui cherchait tout autant à lui faire du mal. Et comment peut-on être tranquille lorsque l'on est constamment face à de nouveaux dangers tous aussi insolubles les uns que les autres ?

La prof de Défense Contre Les Forces Du Mal lâcha donc un soupir presque inaudible puis pétrifia la bête. Le sortilège ne durerait que peu de temps, aussi elle grimaça dans la direction d'où avait emmené la voix puis dit :

-Et pourquoi le ferais-je ? Si je comprends bien, je dois choisir entre me faire martyriser par un fou ou bien me faire tuer par un animal ? Se doutant du fait que son interlocuteur ne comprenait probablement rien, elle s'approcha silencieusement et croisa les bras sur sa poitrine.

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Hugh Dey
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Hugh Dey, Lun 3 Déc 2012 - 10:07


J’avançai toujours, à l’aveuglette, l’air menaçant, les deux bras brandis devant moi. Je finirai bien par le trouver s’il ne voulait pas se montrer. Mes jambes décrivaient un cercle, et je revenais bientôt à mon point de départ sans avoir rien trouvé. Etait-il parti ? Peut-être. J’eux l’impression de voir n peu de lumière mais je pensais qu’il s’agissait du feu, donc l’éclairage n’était pas régulier. Et bientôt, une voix. Je souris. Je savais où il était. Et ce n’était même pas un homme, ce serait encore plus facile !

- Et pourquoi le ferais-je ? Si je comprends bien, je dois choisir entre me faire martyriser par un fou ou bien me faire tuer par un animal ?

Tandis que j’avançai dans la direction de la voix, et que la jeune femme sortait vers la lumière, je commençai à prendre conscience de ses paroles. C’était qui le fou ? Et un animal ? Lequel des deux étais-je ? Quoi qu’il en soit c’était insultant. Elle avait sans doute dû me confondre avec l’animal. J’étais sale, la lumière du feu me donnait un teint étrange. Pourquoi se faire tuer alors ?

Je ne comprenais rien. Comme d’habitude. Alors je levai les yeux pour la regarder elle. Elle était blonde, avait des cheveux longs. Une fille quoi. Ca ne m’apprenais rien de plus que ce que je savais avec sa voix. C’était juste quelqu’un qui venait m’embêter au moment où je souhaitais trouver le sommeil. Je ne voyais pas au-delà. Je laissai retomber mon bras droit, qui brandissait ma baguette, parce qu’avoir les deux bras tendus était douloureux, et me préparai à me servir de mon couteau. Juste le lancer dans l’arbre derrière elle pour qu’elle ait peur. Rien de bien méchant.

Je ne savais pas ce qui m’avait poussé à faire cela, mais je tournai la tête avant d’agir, et je tombai sur un drôle d’animal aux yeux qui bougeaient encore et l’air mécontent. Rien d’autre ne bougeait. Encore une fois je ne comprenais pas. Incrédule, je regardai de nouveau la jeune femme.

« C’est quoi c’truc ? »

Je crains que la réponse me fût apportée bien trop vite. Ce n’était pas moi, l’animal. Pour une fois je m’étonnai de ma rapidité de compréhension. Alors j’étais fou c’est donc cela ? C’est ainsi que l’on me considère… Elle allait le payer, ce n’était pas dans l’arbre que j’allais planter mon couteau mais bien dans sa peau, pour mettre la chair à vif. Comme un lapin j’allai la dépecer. Je ne suis pas fou ! Je suis un marginal, c’est bien différent !

La sale bête en décida autrement pourtant. L’entrave la retenant n’avait pas duré bien longtemps et voici qu’elle prenait plaisir à croquer ma jambe. Ma cheville plus exactement. C’est que ça faisait mal ! Et ça avait de grandes dents ! Réflexe oblige, je sautillai sur le pied restant et donnai de grands coups avec mon pied droit histoire de lui faire lâcher ma jambe. Mes bras quant à eux, étaient embarqués dans un mouvement de défense, si bien que mon couteau décrivait une trajectoire aléatoire, et risquait d’entailler n’importe quoi, ou n’importe qui. Tout ça pour enlever une vilaine bestiole de ma jambe folle.

« Lâche moi sale cabot ! »

Ce n’en était pas un. Quoi que ce fut c’était agressif et féroce, et lorsqu’il lâcha enfin sa prise, il emporta un bon morceau de mon pantalon, et sans doute quelques lambeaux de peau. Je n’avais pas le temps de m’y attarder. Il fallait trouver un moyen de la faire s’écarter mais je ne savais pas quoi…
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Sloan Wentz
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Sloan Wentz, Mar 11 Déc 2012 - 10:07


Maria fixa son interlocuteur. Il devait avoir à peu près son age et semblait fichtrement mal intentionné. Il semblait avoir limite envie de la tuer, et la jeune femme ne doutait pas de la finalité de cette rencontre...Elle sursauta lorsqu'il planta son couteau dans l'arbre le plus proche d'elle. L'imbécile ! Il y avait un animal qui était prêt à les dévorer à tout instant et lui, que faisait-il ? Il l'attaquait dans une misérable tentative pour l'effrayer !

Elle sourit avec ironie lorsqu'il lui demanda quel était cet animal. Georges de la Jungle avait des doutes ? En quelques secondes à peine il fut sous l'emprise de l'animal. Il criait et vociférai, cherchant tant bien que mal à libérer sa jambe qui semblait fermement emprisonnée dans la mâchoire féroce du truc qui les avait attaqués. Remarque, elle l'avait fait avant, pour sa propre survie. Toute cette histoire était-elle en réalité basée sur un simple instinct de survie commun ?

Sa mémoire embrouillée reconnut enfin le récent concierge de Poudlard, Hugh Dey. Ah. Comment avaient-ils pu engager quelqu'un d'aussi bestial ? Effectivement, il n'y avait rien de tel pour effrayer les élèves, qu'ils soient de première année ou non. La blondinette ignorait si Hugh l'avait reconnue ou non, mais elle s'en fichait. Elle avait d'autres occupations pour le moment. Du moins le devrait-elle...Avec un soupir las, elle s’apprêta à se jeter dans la bagarre imminente face au mystérieux l'animal..


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Calinette soupira...Soupir qui se transforma immédiatement en un rire joyeux. La Lutine avait passé sa journée à préparer les nombreux cadeaux qui avaient étés demandés à Santa Claus, et pourtant, étant de nature plutôt joyeuse, elle ne pouvait s'empêcher d'adorer cela. A l'instar des elfes de maison qui étaient fidèles à leur maître et étaient somme toute heureux de l'être, les lutins étaient majoritairement ravis d'aider le Papa Noël. Rester en leur compagnie plus de deux minutes était d'ailleurs déconseillé, sous peine de finir dans un hôpital psychiatrique. Tel un feu d'artifice Calinette passait son temps à rire, jouer, blaguer, papouiller les autres, bref elle voyait le monde à la façon Barbapapa.

Cette fois, elle devait partir en Angleterre en mission de repérage. D'ordinaire, Santa Claus connaissait tout et tout le monde, et si les sorciers (ou les humains) oubliaient de spécifier leur adresse, il les retrouvait sans problème. Mais cette fois, il s'agissait d'un mystérieux sorcier nommé Hugh Dey. Il était agressif et personne ne savait réellement où il vivait. De plus, certains l'avaient aperçus dire que le père Noël n'existait pas, raison pour laquelle Calinette s'était rendue là-bas. Une fois qu'elle lui aurait rendu la raison, elle lui demanderai aussi sa lettre car il était l'un des seuls humains à ne pas l'avoir postée.

La lutine frissonna. L'air était glacial, et des bourrasques de vent peu propices agitaient les branches des arbres. Des arbres ?! Mais elle devait chercher en ville ! Paniquée, elle comprit qu'elle s'était perdue. Ne s'étant jamais rendue en Angleterre, elle ne connaissait les lieux que de nom. Elle avait commis une grave erreur en réalité : se perdre dans ses pensées alors que l'on est potentiellement en territoire inconnu est une chose peu recommandée, sous peine de se perdre réellement, au propre comme au figuré d'ailleurs... Un cri la fit réagir. Des gens ! Il y avait des gens qui pourraient l'aider à se sortir de cet endroit glauque et peu accueillant ! Et elle se jeta doucement mais fermement dans le danger. Il y a une autre chose que vous devez connaitre sur Calinette. Elle est inconsciente. Telle une petite enfant.

Elle trouva une jeune femme blonde et un homme. Elle le reconnut instantanément. C'était Hugh Dey, l'homme à cause de qui elle s'était perdue. Il étaient face à un animal. Son regard dériva vers le couteau à la lame aiguisée qui était planté dans un arbre feuillu. Ils ne rigolaient pas, ceux là. Mais peu importait. Calinette allait leur remonter le moral !

Bonjouuuuuuuuuur les amiiiiiiiiiiiis ! Ça a l'air méchant, ce truc. Mais ne faites pas de bêtises, sinon vous n'aurez pas de cadeaux et ce sera tant pis pour vous ! Au fait, Hugh, il paraît que tu ne crois pas au Papa Noël ? Au lieu de dire de sottises, va plutôt lui écrire ta lettre, vilain garçon !

Pour illustrer ses paroles, la lutine fonça droit sur eux et les pris tendrement dans ses bras, sa respiration hachurée par ses rires qui ne semblaient pas vouloir cesser. Mais les câlins à trois, elle maîtrisait moyennement et les deux sorciers se cognèrent le nez. Oooops ! Excusez- moi ! Oh, vous avez une de ces têtes, vous êtes aussi rouges que mon costume ! Vous n'êtes pas énervés, j'espère ?




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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Hugh Dey, Mar 11 Déc 2012 - 13:09


La bestiole m’avait enfin lâché mais elle était toujours là, et je ne savais pas comment faire pour la faire s’en aller. Si je lui lançais un bâton, elle risquerait de revenir me l’apporter. C’est alors qu’un lutin sortit des feuillages et des broussailles avec un air joyeux. Mais c’est pas vrai, encore un !? Pourquoi me suivaient-ils ces lutins ? Je ne savais pas, mais ça commençait à devenir désagréable…

Bonjouuuuuuuuuur les amiiiiiiiiiiiis ! Ça a l'air méchant, ce truc. Mais ne faites pas de bêtises, sinon vous n'aurez pas de cadeaux et ce sera tant pis pour vous ! Au fait, Hugh, il paraît que tu ne crois pas au Papa Noël ? Au lieu de dire de sottises, va plutôt lui écrire ta lettre, vilain garçon !

Comment elle connait mon prénom elle ? Et pourquoi irai-je écrire une lettre à un bonhomme rouge fait pour les enfants ? Pas le temps de réfléchir, elle se blottit contre nous et nous obligea à nous resserrer... A tel point même que nos nez se cognèrent violemment et que je dus me prendre le nez pour éviter que la douleur ne se propage trop dans mon crâne. Mais je n’y pouvais rien, les larmes me montaient aux yeux naturellement.

Oooops ! Excusez- moi ! Oh, vous avez une de ces têtes, vous êtes aussi rouges que mon costume ! Vous n'êtes pas énervés, j'espère ?

Non voyons, pas du tout, tu viens juste de me pourrir le nez ! Sale petite bête… Et en attendant, la grosse bestiole nous regardait toujours… Ca me donnait une idée. D’une main, j’agrippais le costume du petit lutin joyeux et le montais jusqu’à mon visage. C’était plus lourd que ce que je pensais, alors je dûs mettre mes deux mains sous ses fesses pour le porter. Avant de lui parler, je me forçais à prendre l’air gentil. Ce devait être une créature naïve et qui penserait que je suis plein de bonnes intentions.

« Dis donc petit lutin tout gentil qui fait des calins, avec ton costume rouge tu dois attirer l’attention de la grosse bête… J’aurais bien aimé te lancer pour qu’elle aille te chercher mais tu ne vas pas vouloir, alors tu n’aurais pas des paillettes comme ta copine de la dernière fois ? Je t’assure que si tu m’aides, j’écrirai ma lettre au Père Noël… »

J’affichai un faux sourire pas du tout convaincant, puis je retournai le lutin pour qu’il regarde la grosse bête. Je l’aurais bien donné à manger mais ça n’aurait fait de moi qu’un méchant garçon. Au lieu de ça, je chatouillais le lutin pour qu’il rigole un peu et attire l’attention de la bête, et je le bougeais dans tous les sens pour m’assurer qu’il le suive bien du regard. S’il n’avait rien pour l’immobiliser, je serai forcé de le lancer…

La bête le suivait bien des yeux le petit machin rouge. Alors, tout doucement, je marchais vers Maria et le déposais à ses côtés. J’avais un plan. Autre que celui de lancer le lutin. Je m’éloignais un peu d’elles, progressivement. La bête regardait toujours le petit lutin. Je me reculais, encore et encore. J’y allais doucement.

*CRAC*

Et Mer**. La bestiole tourna sa tête vers moi. Je n’avais plus qu’une seule solution. COURIR ! Et j’allais vite ! Parce que je ne ressentais pas trop la douleur de ma cheville. Je courais comme si ma vie en dépendait. Parce que ma vie en dépendait justement ! Je la sentais me rattraper. Je cherchais un arbre. Une branche basse. Hop ! Monter ! Grimper, plus haut, plus vite ! Je semais quelques gouttes de sang que la bête rattrapait au vol. Elle attendait en bas. Et moi, je ne bougeais plus en haut. Je m’assoupis. En me réveillant le matin, au lever du soleil, la bête était partie. Moi, je pouvais redescendre. Le sang avait séché. Ce n’était pas beau. C’était infecté. C’est dur de marcher. Il fallait que je trouve un bar. Un bar avec de l’alcool fort. Pour ma jambe. Mais pour moi aussi.

[RP terminé]
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Sloan Wentz, Mar 15 Jan 2013 - 15:02


RP PV avec Elenna Benson



Après que l'étrange bestiole, le lutin et le garçon furent partis, Maria était longtemps restée assise dans les feuilles mortes au pied d'un arbre robuste. La jeune femme était perdue dans ses pensées. Depuis qu'elle était toute petite, elle aimait cette sensation de fraîcheur et de sérénité que lui apportait la nature à la tombée de la nuit. C'était aussi à cet instant que la carapace se déchirait, révélant une Maria moins sûre d'elle et plus fragile. La nuit...Pour elle, ce mot était synonyme de diverses choses, plus ou moins agréables. Mais elle l'adorait pour ses effets réparateurs.

Elle se leva, époussetant ses vêtements devenus poussiéreux durant son labs de temps de rêverie. L'heure était toutefois venue de rentrer chez elle. Elle avait cours le lendemain, et son absence aurait été mal vue. Certes, il lui restait encore quelques heures de libre, mais elle était une très grosse dormeuse. Si on ne lui laissait pas un minimum de temps pour se reposer, elle empiétait sur le reste, tel un ours mourant d'envie d'hiberner.

A quelques pas de là se trouvait un lac. Une eau claire ruisselait dans sa petite surface où se reflétait la Lune. Un petit poisson doré s'amusait à faire des bonds excentriques un peu partout, et Maria sourit à sa vue. Il nageait à la vitesse de l'éclair. C'était d'ailleurs l'apparence qu'il possédait : celle d'un éclair fendant gracieusement la nuit noire. Il s'approcha de la professeure de DCFM, qui s'accroupit pour le voir de plus près. Ses écailles étaient à peine visibles. Tout comme les nageoires de l'animal, elles étaient parsemées de reflets rouges, d'un rouge profond. Rouge sang.

A mieux y regarder, il y avait une dizaine d'autre poisson de ce genre, tous dans des couleurs vives et chatoyantes. Souriante, elle s'absorba dans la contemplation de leur petite colonie, faisant abstraction du reste.
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Elenna Benson
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Elenna Benson, Mer 23 Jan 2013 - 15:14




Je ferai de toi ma proie...


La Grande-Bretagne avait toujours été un pays qu’Elenna affectionnait tout particulièrement. Berceau de ses origines, elle rêvait de visiter chaque coin et recoin que pouvaient lui offrir les paysages merveilleux de ses terres natales. Que ce soit l’Angleterre, l’Ecosse ou bien le Pays de Galles ne pouvaient être que destinations parfaites pour petites vacances bien méritées. En effet, depuis quelques temps, la boutique de baguettes magiques était continuellement remplie et grouillée de petits garnements à la recherche d’un nouveau bois de bois ou de leur premier tout simplement. Âgé de 11 ans, qui pourrait espérer autre chose d’un simple bâton capable de choses extraordinaires ? Elen adorait son travail mais la fatigue avait commencé à peser sur ses épaules. Tôt le matin et tard le soir, elle travaillait. Le sourire aux lèvres, certes, mais l’épuisement était pourtant bien présent.

Heureusement pour elle, ses jours sans cesser de se dépasser et de vendre des baguettes en grand nombre ne servirent pas seulement à payer son appartement mais aussi à lui offrir quelques moments de répit. Le patron d’Ollivander’s avait remarqué son acharnement et sa joie de vivre à son job et en récompense, lui donnait plusieurs jours de vacances. La demoiselle avait fermé la boutique, un sourire éblouissant sur ses lèvres, quittant le Chemin de Traverse pour une bonne semaine. Saluant des inconnus, souriant à de jeunes enfants, Elenna fila à Pré-au-Lard pour préparer ses bagages. La destination de ses vacances ? Déjà toute vue ! L’Écosse l’attendait, bras ouverts et accueillant. Il tardait à la belle de redécouvrir les parfums boisés que son odorat ne pourrait qu’apprécier.

Comme une moldue bien élevée, la vendeuse au repos prit le train, l’esprit déjà dans son lieu de vacances. Une fois sur place, la louve visita tout ce qui pouvait lui plaire, enfin quand elle passait devant. Les premiers jours de son voyage furent parfaits. Entre petits repas gastronomiques et nouvelles rencontres, la jeune femme ne pouvait que profiter pleinement de son séjour en Écosse. Malheureusement, Elen avait omis un léger détail quoiqu’important finalement. La pleine lune. Marchant à l’orée d’un bois aux fumets alléchants, elle avait oublié sa nouvelle nature. Chantonnant un air gai, elle releva la tête vers le ciel qui se dégageait peu à peu, remarquant enfin un morceau de cet astre qui lui faisait tant peur. Ses yeux devinrent ronds alors qu’Elenna comprenait ce que cela voulait dire. Ne réfléchissant pas plus longtemps, la femme aux cheveux de neige se mit à courir à toute allure, s’enfonçant dans la forêt sombre qui se trouvait près d’elle. Ses joues furent fouettées par des branches alors que des racines lui faisaient des croches pattes. Après plusieurs minutes de course, la belle s’arrêta à bout de souffle, persuadée de ne trouver personne si loin de la ville la plus proche. C’est alors que la transformation commença, éclairée par cette boule lumineuse et provocatrice.

S’agenouillant sous le poids de la douleur, les membres d’Elen se mirent à changer de forme peu à peu. Son visage s’allongea et son corps se couvrit d’un poil blanc qui la caractérisait si bien. Serrant les dents pour ne pas crier de douleur, le loup-garou encore conscient retira ses vêtements rapidement. Tout se passa si vite, et bientôt la belle femme laissait sa place à un loup humanoïde au pelage gris clair, presque blanc. La bête n’hurla pas, elle releva seulement sa tête difforme pour humer les alentours. Ce fut rapide. Une humaine. Le monstre n’était pas seul dans ces bois qu’il avait cru abandonnés auparavant. Grognant doucement de satisfaction, il se mit en chasse, trottant à pas de velours. La nouvelle Elenna approcha d’un petit lac qui scintillait sous la lumière de la lune. Sa proie se tenait là, près de l’eau, le regard fixait sur les petits poissons qui venaient de ressentir l’arrivée du loup-garou. Celui-ci ne se retint pas plus longtemps et hurla à la lune sa soif de sang…



Dernière édition par Elenna Benson le Mer 6 Fév 2013 - 14:19, édité 1 fois
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Sloan Wentz, Mar 29 Jan 2013 - 15:59


Autorisation d'Elenna pour utiliser son libre arbitre


Ces quelques minutes de rêveries qui s'étaient emparées de Maria prirent brusquement fin lorsqu'un hurlement à glacer le sang brisa le silence ambiant. Lentement, comme dans un rêve, elle releva la tête pour croiser celui d'une créature gigantesque. A la fois magnifique et effrayante...Un frisson parcouru alors la jeune femme, qui ne pu esquisser le moindre geste, toute prise qu'elle était par la terreur. Elle se serait bien enfuie. Oh, oui, tout être sensé l'aurait fait sans plus attendre. Mais elle était loin d'être une personne sensée, et, en sa qualité de professeure de Défense Contre les Forces du Mal, elle savait bien que courir ne servirait à rien. Tout simplement parce qu'elle était face à un loup garou qui visiblement avait perdu le contrôle et que dans tous les cas, elle courrait à une mort (ou à une transformation) certaine.

Alors plutôt que de céder à la peur, Maria fît face au danger avec une sorte de béatitude empreinte sur son visage. Quand bien même avait-elle appris à ses élèves à se méfier de ses créatures spéciales, elle même restait pétrifiée face à la beauté mystérieuse et dangereuse de l'animal. Elle aurait dû partir de la forêt alors qu'il en était encore temps. Car désormais, elle s'était jetée dans la gueule du loup comme une débutante et les conséquences seraient grandes...Tout en se mordant les lèvres comme si elle tentait de trouver un moyen de rester attachée au monde qui l'entourait, elle détailla le loup garou du regard. Son poil blanc et la fragilité de l'humai(ne) qui se trouvait en dessous de la carapace lui faisait presque oublier la force dont il était doté. Presque. Mais pas totalement. Elle n'aurait pas pu passer outre alors que sa tête presque dépourvue de cou et sa mâchoire aux crocs acérés se trouvait à quelques centimètres de son visage, envoyant son haleine fétide à la blonde.

Ses pattes aux quatre doigts dotés de griffes tranchantes, courtes et recourbées étaient gracieuses lorsqu'elles bougeaient. Bougeaient...Son cerveau qui refusait de marcher rapidement ne comprit pas tout de suite que la créature la poursuivait. Heureusement toutefois, elle parvint juste à temps à s'enfuir alors qu'elle allait la plaquer contre un arbre. Voilà qu'elle allait revoir ses idées de base. Elle qui pensait que courir ne servait à rien, elle était servie ! Mais le loup semblait jeune, et serait sûrement incapable de se maîtriser. Or, elle ne voulait pas mourir si jeune...Pas comme ça...

Absorbée par sa course effrénée, elle ne remarqua pas le tronc d'arbre qui lui barrait la route. Elle trébucha et se cogna la tête contre le sol. Le choc avait été grand et Maria ne savait même pas s'il y avait du sang, ou si elle n'avait rien. Elle aurait voulu pouvoir s'arrêter plus longtemps pour inspecter sa blessure dont la douleur lancinante lui provoquait d'étranges picotements sur tout le haut du corps. Mais le bruit de pas rapides et les grognements derrière elle l'incitèrent à se relever pour mettre le plus de distance possible entre elle et la créature. Hélas, la professeure de DCFM commençait à ressentir les premiers élans de fatigue. Elle n'était qu'une humaine après tout, et sa résistance était bien moins élevée que celle de l'humain transformé. Elle ne pourrait plus tenir longtemps à se rythme là. Il fallait à tout prix qu'elle trouve un moyen de détourner la situation à son avantage...Mais que faire ? Grimper dans un arbre ? Elle n'avait pas l'agilité d'un singe et son poursuiveur la rattraperait en deux ou trois bonds. Sauter d'ans un lac pour tenter de gagner de l'avance à la nage ? Elle devait avouer qu'elle ne savait pas si les loups garous savaient nager, et elle ne pouvait pas prendre le risque de tenter.

Dans tous les cas, il n'y avait aucun échappatoire alentour, mis à part des arbres. Et que pourrait-elle faire avec ces maudits arbres ? Elle aurait bien explosé un tronc dans la face de ce 'malfaiteur' mais elle n'avait pas la force d'en déraciner un. Pour l'instant. Si elle se faisait mordre, elle aurait serait plus puissante que jamais, et ça, elle adorait. Mais il y aurait aussi des effets plus embêtants, et rien qu'à y penser, elle frissonnait déjà. Avec une grimace, elle jeta un coup d'oeil derrière elle. Il fallait croire que le froid anesthésiait les zones sensibles de son cerveau, car, définitivement, elle n'avait aucune idée pour se sortir de là, d'autant plus elle perdait de plus en plus d'avance...







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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Elenna Benson, Jeu 31 Jan 2013 - 19:35



La lune brillait haut, comme narguant Elenna qui n’avait plus forme humaine et ne se rendait plus compte de rien. A vrai dire, la demoiselle avait laissé place à ce côté bestial qui faisait partie d’elle. Le hurlement avait brisé le silence qui aurait pu passer pour un simple moment de paix, mais non. Cette absence de bruits avait juste été un mauvais présage. Qui était assez fou pour se promener en forêt un soir de pleine lune ? A priori, les gens étaient inconscients. La proie était une jeune femme blonde et ravissante, mais la seule chose que le loup-garou voyait c’était un morceau de viande qui finirait bientôt dans sa gueule. Celle-ci releva la tête lentement vers le monstre. Le doux parfum de la peur imprégna alors l’atmosphère. Pourtant, la demoiselle ne bougea pas, faisant preuve d’un calme impressionnant, trahi par son odeur.

Relevant le museau, le loup-garou put sentir le frisson qui parcourait le corps de sa future victime, qui semblait d’ailleurs, en pleine réflexion. La question était simple à deviner. Fuir ou faire face au danger ? Elle paraissait d’une sérénité impossible lorsqu’elle pivota pour se retrouver aux premières loges. Malheureusement pour elle, les loups avaient un sixième sens qui concernait les sensations ressentis par les hommes, par leurs proies. Elenna humait l’air, sans bouger puis lança son regard à droite puis à gauche. Elle aurait pu paraitre inoffensive, mais ce n’était qu’une illusion, c’était une malédiction. La frêle et petite chose fit glisser son regard sur le monstre qui s’était légèrement avancé pour sentir le fumet du sang qui allait bientôt envahir sa gueule. Le sang aurait-il le même goût délicieux que son odeur ? Si oui, le loup se ferait purement et simplement un grand plaisir d’avoir choisi cette proie-là.

Même si la sorcière ne disait rien, la peur et le doute purent se lire dans son regard qui aurait énormément plus à Elen en temps normal. Là, la seule chose qui lui plairait serait de manger ses pupilles. Grognant doucement puis de plus en plus fort, la faim insatiable commune à la race lupine se mit à se faire sentir dans l’estomac d’Elenna. La loup-garou jeta un regard noir à sa victime et bondit sur celle-ci qui s’écarta au dernier moment. La bête se prit donc l’arbre, sur lequel elle voulait plaquer sa proie, de plein fouet. Déboussolée le temps de quelques secondes, elle finit par secouer la tête. C’est là que la blonde se décida enfin à réagir et à prendre la fuite…

La course folle commença alors. Le loup-garou était encore jeune et ne parvenait pas tout à fait à gérer complètement son corps. Se prenant une branche, puis une autre, les grondements ne cessaient de monter dans sa gorge. Perdant un ou deux mètres sur la compétition, Elen accéléra encore. Heureusement pour le loup, malheureusement pour l’humaine, celle-ci trébucha sur un tronc d’arbre couché qui lui avait barré la route. Elle s’étala de tout son long sur le sol terreux et se cogna la tête sur le sol. L’odeur du sang vint titiller rapidement l’odorat très développé de la bête qui n’en fut que plus folle, hurlant encore à la lune sa faim. La naïve n’était pas loin devant mais elle se releva et reprit sa course effrénée. Sa tête tournait de chaque côté d’elle, comme si elle cherchait une échappatoire mais le loup au pelage de neige se rapprochait dangereusement.

Quelques mètres, quelques centimètres, plus aucune distance. Le monstre, courant sur ses quatre pattes, saisit le mollet de sa proie dans sa gueule. Celle-ci, lançait dans son élan décolla du sol pour finir par s’y écraser, la bête sur le dos. La bête crut entendre un gémissement de douleur mais elle était aveuglée par l’odeur du sang et son ouïe était brouillée par son excitation et sa soif de ce liquide rouge qui coulait sur le crâne du futur cadavre. Pourtant, la chose qu’était devenue Elenna n’était pas décidée et voulait jouer. Elle lâcha la jambe de la jeune femme, le goût du sang dans sa gueule, tachant son beau pelage blanc puis se mit à tourner autour du corps allongé sur le sol. De petits grognements sortaient de sa gueule, elle mit un coup de patte dans l’épaule de la blonde qui visiblement eut mal. Le sang coulait abondamment de la plaie qu’elle avait au mollet et le loup s’approcha pour mordiller encore, le parfum du sang le rendant complètement sauvage. La sorcière devait souffrir le martyr, mais Elen, la vraie, ne pouvait rien faire. Elle avait été naïve comme elle à l’époque de sa morsure. Il n’y avait plus qu’à espérer que le monstre lâche prise avant la fin. Quoique… Il valait- il mieux mourir ou devenir ce que les gens appellent le mauvais sort, une malédiction ?
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Sloan Wentz, Dim 3 Fév 2013 - 13:16


Plus la distance entre elle et le loup s'amenuisait et plus celui-ci semblait prendre de plaisir à voir son anxiété croître. Ces instants qui semblaient ne pas vouloir cesser n'avaient en réalité duré que quelques secondes, le temps d'un soupir de détresse. La détresse et la peur la plus profonde. La fin était proche. SA fin, puisque la créature devenue folle l'avait rattrapée et ne laissait plus aucune chance d'espérer à la pauvre jeune femme. Elle aurait voulu frapper la bête, lui cracher au visage pour lui montrer à quel point elle la détestait.

Mais elle ne l'entendit pas venir. Aussi surprenant que cela puisse paraître, plus rien ne parvenait jusqu'à la blonde. Le bruit de son pouls qui battait de manière tonitruante couvrait tout, même les grognements féroces que son poursuivant produisait. Puis un craquement la perturba dans sa course. Alors qu'elle s'élevait du sol pour finir brutalement écrasée par terre dans un gémissement de douleur, elle se demanda un bref instant ce qu'il se passait avant de fermer les yeux. Elle n'avait plus envie de comprendre. Et bientôt, elle n'en aurait même plus la force. Les remords l'assaillirent. Elle n'aurait jamais dû venir dans cette forêt sombre, jamais...

Du sang coulait désormais à flot. La professeure de Défense Contre les Forces du Mal pencha la tête sur le côté, observant successivement son corps frêle et tremblant puis le loup garou, le sang de sa gueule goûtant lentement sur son pelage blanc comme la neige. C'était sa cheville. Elle ne pouvait plus la bouger. Peut-être l'animal avait-il gardé un peu de son intelligence en l'immobilisant pour l’empêcher de courir pour rien ? Ou un élan de compassion, à défaut de pouvoir contrôler sa soif de violence ?

Un ricanement lui échappa. Ou alors, chose beaucoup plus probable, il avait mordu là où il le pouvait. La suite confirma cette dernière hypothèse lorsqu'il lui mît un grand coup de griffe à l'épaule. Des larmes coulèrent lentement sur ses joues. Elle n'en pouvait plus. Mais elle se vengerait. Si, par chance, elle se sortait vivante de cette mésaventure, quel que soit son état, elle ferait regretter à l'homme ou à la femme ce qu'il lui avait fait endurer. Elle le retrouverait, lui arracherait les yeux et le forcerait à les avaler. Cette joyeuse perspective la fît sourire, alors même qu'elle avait envie d'hurler.Elle avait toujours eu un penchant sanguinaire, et cette fois elle se ferait une joie de le laisser faire.

Maria tenta de se redresser. Méticuleusement, elle posa une main par terre, puis l'autre et souleva son corps meurtri et tremblant de quelques centimètres...Avant de retomber lourdement sur le côté droit, là ou l'épaule avait été griffée. Elle n'était parvenue à rien de plus que de se tordre le poignet. Bien que quelque peu recroquevillée, elle se coucha confortablement et ferma les yeux, visiblement apaisée. Ce serait bientôt fini. Et, en bonne orgueilleuse jusqu'à la fin, elle voulait partir (ou se faire transformer, ce qui revenait presque à mourir) dignement, puisque c'était la seule chose qui lui était encore permise...

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Elenna Benson
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Elenna Benson, Mer 6 Fév 2013 - 14:19



Elenna, en temps normal, aurait pu comprendre. Elle aurait pu comprendre ce que pouvait ressentir cette sorcière. Elle n’était certainement pas venue ici pour tenter le diable ou à la recherche de sensations fortes. D’ailleurs, la blonde avait été remarquée, regardant le petit lac, émerveillé par la beauté des petits poissons qui y nageaient. Peut-être était-elle venue ici pour un peu de sérénité, de calme ? Elen avait fait la même chose le jour de sa transformation. Mais n’était-ce pas de la malchance de vouloir profiter de la solitude et de finir comme une personne à double personnalité. Car, en effet, pour la belle, elle avait deux personnes en elle. La vendeuse d’Ollivanders’s, gentille et souriante, bien qu’un peu distante envers les inconnus mais aussi le loup-garou, avide de sang et de chair fraîche. Ces deux parties d’elle-même semblaient se disputer constamment, surtout que la jeune femme avait encore beaucoup de mal à se maîtriser, la preuve chaque émotion forte pouvait la transformer en quelques secondes sans qu’elle puisse y faire quelque chose.

Sous forme lupine, la demoiselle n’existait plus et laissait place à cette bête féroce qui ne voulait que mort et dévastation sur son passage. En son for intérieur, cette créature prenait plaisir à voir ce petit corps frêle au sol, ensanglanté par ses morsures. D’ailleurs, la question se posait déjà. Le loup-garou déciderait-il de partir de suite ? Si oui, la sorcière avait été forcément infectée par ce qui ferait d’elle bientôt une louve à part entière. Cependant, l’animal pouvait aussi choisir de rester et de finir son repas et ce n’était à priori pas l’envie qui lui manquait. De plus, la sorcière ricana, provocant encore plus la bête qui se mit à grogner de façon frénétique, faisant les cent pas autour de sa proie. L’odeur des larmes salées se fit pourtant dans les airs, redonnant fierté à ce monstre sans cœur.

La blonde essaya de se redresser mais sans grand succès. Son corps trembla pour s’élever d’un ou deux centimètre avant de retomber sur le sol boueux. Le loup-garou passa sa langue sur ses babines où le sang semblait ne pas vouloir se décrocher. La victime ne dit rien et se recroquevilla sur le sol, offrant son corps tel un cadeau au monstre. Celui-ci leva la tête et hurla à la lune sa victoire. Un hurlement mélodieux et puissant, résonnant dans toute la forêt avoisinante. Le bruit fut porté par le vent, prolongé alors que la bête avait cessé de faire tout son. Reposant son regard bleu sur la frêle humaine, il ne restait plus qu’à porter le coup fatal. S’avançant à pas de velours, le pelage neige parsemait s’éclaboussures de la liqueur de vie, le loup-garou se pencha sur sa proie. Sans plus attendre, les crocs se plantèrent dans la chair de la cuisse de la sorcière. Tout était fini pour elle…

Mais quelque chose fit que tout bascula. Le destin de la blondinette venait peut-être d’être altérer. Un hurlement semblable à celui du loup retentit en réponse à celui d’Elenna. Se redressant rapidement, le museau en l’air pour humer l’air et les oreilles attentives à un quelconque bruit, l’animal ne tarda pas à se retourner. Quelques secondes passèrent, il hurla encore et s’élança dans une course folle, cherchant son compatriote…

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Quelques heures plus tard...

Le jour venait de se lever et le soleil perçait déjà à travers les feuillages épais des bois. La nuit avait été mouvementé et Elenna le savait bien qu’elle ne se souvenait plus exactement ce qu’il venait de se passer. Allongée sur un tas de feuilles, elle se redressa, nue. Un mal de crâne impressionnant vint la percuter de plein fouet. Heureusement pour elle, la demoiselle semblait être revenue au point de départ et voyait ses vêtements non loin d’elle. Dans un râle digne d’un fauve, elle se releva et se dirigea vers ses habits pour se rhabiller. Sa petite veste fétiche sur ses épaules et son short en jean malgré la saison fraîche, la vendeuse remarqua enfin ses mains tâchées de sang et passa son bras sur son visage pour y découvrir la même couleur effrayante. La peur l’envahit rapidement. Avait-elle attaqué un animal ou un humain ?

Ramassant sa baguette au sol, la belle regarda rapidement autour d’elle, cherchant une piste valable et ce ne fut pas bien compliqué. Le sang avait semblé suivre à la trace l’animal qu’elle devenait les soirs de pleine lune. Se précipitant sur les traces du monstre qu’elle était, Elenna couru plusieurs minutes avant de tomber sur le pire tableau qu’elle aurait pu s’imaginer. Une jeune femme, blonde, gisait sur le sol, inconsciente. La panique prit la femme aux cheveux de neige à la gorge, l’empêchant de respirer l’espace d’un instant. Puis elle se jeta près du corps inerte, à genoux. Quelques blessures disparaissaient déjà mais la plus vilaine était celle qui trônait sur la cuisse droite de la victime. Les larmes montèrent aux yeux d’Elen qui prit le pouls de la sorcière. Elle était vivante, mais voudrait-elle d’une vie maudite ? La question se poserait plus tard. Il fallait qu’elles rentrent en Angleterre, la blondinette serait certainement beaucoup mieux à l’appartement de sa meurtrière. Elenna fit apparaître son balai et grimpa dessus, saisissant la blessée contre elle, la serrant fort pour le trajet. Il fallait faire vite, personne ne devait les voir. Avec un peu de chance, la sorcière haïrait Elen et la tuerait sans scrupule. Tapant du pied pour s’envoler, le manche obéit sans rechigner et les deux jeunes femmes s’envolèrent…

" Pardonnez-moi... Je ne savais pas ce que je faisais, je serai là pour vous à présent... "


RP TERMINÉ
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Promenons-nous dans les bois...

Message par : Yuze Perceval Jedusor, Lun 20 Mai 2013 - 16:36


[Rp Unique Avec PNJ (Pnj=Sœur adoptive)
Aujourd'hui était un grand jour, j'allais enfin revoir ma sœur adoptive qui avait osé dénier à répondre à l'un de mes messages. Ce n'était pas trop tôt ... Elle avait accepté de me voir, mais que pendant une petite heure, car elle était trop occupée ces temps-ci. Certes, ce n'était pas très grave, au moins je la reverrais et j'étais content. Depuis que j'étais rentré à Poudlard, je ne l'avais pas revu et son absence me manquait cruellement, mais cette journée, j'étais heureux, aucune personne ne pourrait me pousser à bout. Même s'il le ferait exprès, je ne dirais rien et le laisserait faire sans même riposter une petite phrase.

Elle m'avait donné rendez-vous dans un certain endroit. J'y avais déjà été une seule fois, mais n'y avait jamais remis les pieds. Vêtu convenablement d'une chemise noire moulante, d'un jean bleu et des chaussures de sport, je partais, main dans les poches en direction des arbres qui entouraient le point de rendez-vous. Aucune lumière n'y pénétrait, mais cela ne me dérangeait pas plus que ça. De toute façon, il y aurait déjà une lumière qui m'éclairerai quand je la reverrais donc, le soleil n'était qu'un petit point dans le ciel en ce tel jour, je ne m'en souciais pas.

J'étais arrivé trente minutes en avance pour être sûr de ne pas la louper. Au moins, si elle essayerai de se défiler, je pourrais la rattraper sans aucun problème, à moins qu'elle aussi, ait effectué du sport pendant toutes ces années, mais cela m'étonnerait fortement, car elle n'était pas de ce genre là. Elle préférait rester entre amie, ou regarder la télé en mangeant un truc bien gras ou sucré. Je n'avais jamais réussi à adopter ses méthodes. Je trouvais cela complètement inutile et je lui avais déjà dit à mainte reprise qu'à force, elle deviendrait grosse et qu'elle n'arriverait plus à bouger, mais bon, elle n'en faisait qu'à sa tête et ne m'avait pas écouté.

Assis sur un bac solitaire, qui s'y trouvait là je ne sais trop comment, je regardais les environs. Aucune lumière ne traversait les gigantesques arbres. A mon avis, aucune femme ou enfant ne devrait se balader seul ici de risque de se faire agresser, car on ne voyait pas très loin devant soi. Il fallait sûrement faire attention où il fallait mettre les pieds. Pour le début du chemin ce n'était pas très compliqué vu que l'entrée était un peu éclairée et j'étais à une dizaine de mètres de cette dernière. De toute façon, cela m'étonnerait fortement que quelqu'un vient m'attaquer ... Voir, peut-être les Mangemorts, mais il n'avait pas que ça à faire de s'occuper d'un adolescent comme moi. Ils devaient sûrement avoir d'autres cibles en vue.

Ce ne fut qu'au bout de trente minutes, qu'une silhouette fit son apparition à l'entrée. Chevelure blonde, silhouette fine ... Aucun doute ça devait sûrement elle. Je me levais en lui tendant mes bras, mais elle eût un mouvement de recul en voyant les bandes ornant mon visage et j'eus le même réflexe en voyant le sien vieillit. On dirait qu'il était abîmé par l'alcool et la drogue, je ne savais trop comment définir cela. Je ne comprenais pas, elle était plus la même, jamais elle n'aurait touché à ça. Si c'était bien ça, on l'avait sûrement obligé. Ce n'était pas dans sa nature, mais c'était la première personne que j'avais vraiment aimé et je n'allais pas l'abandonner.

Je la pris dans mes bras, pour lui faire comprendre qu'elle n'avait rien à craindre en ma présence. Lorsqu'elle décida enfin de me serrer dans ses bras, je mis mon menton sur son épaule et sentait une odeur différente. Elle n'avait pas mis de parfum. Depuis tout le temps que je la connaissais, aucun jour elle n'avait pas omit de se mettre du parfum. Je ne comprenais plus rien chez elle. J'avais même l'impression qu'elle avait maigrit. Ses cheveux n'étaient plus aussi lisses comme avant. Ils étaient secs. Quel calvaire pouvait-elle subir chaque jour ? Pourtant, son père était maintenant incapable de la toucher ... Était-ce son compagnon ? Je n'en savais trop rien.

Je l'installais sur le banc précautionneusement, car elle avait l'air fragile et je n'avais pas envie de la blesser. Je lui tendis un sourire qu'elle me rendit de suite. Ses dents étaient devenues presque jaunes. J'en étais sûr, elle n'était plus la même ... J'avais tant de questions en tête à lui poser, mais je ne savais pas par laquelle commençait. Avant que je n'ai pu ouvrir la parole, ce fut elle qui la prie. Elle avait une voix faiblarde. Elle avait du peiner pour venir ici et si j'aurais su, je lui aurais dit de venir à un autre endroit plus proche de chez elle ...

- Alors, comment vas-tu depuis toutes ces années que nous ne nous sommes pas vus ? A ce que je vois, tu as fait de l'exercice, dit-elle en désignant mon ventre. Je vois aussi que tu as bien grandis, dit-elle en me souriant.

C'est vrai qu'il y a sept ans, je n'étais qu'un petit garçon maigrichon qui ne pratiquait aucun exercice physique pour entretenir ma forme. Je préférais rester avec elle à regarder la télé, sauf que moi, je ne mangeais pas du gras et du sucré à tout bout de champ.

- En effet oui, je me suis un petit peu entraîné, mais en te regardant, je vois que ça ne vas pas très fort. Je me trompe ?

A ma question, elle baissa la tête. Mes doutes étaient bien réels. Soit elle avait été maltraité il n'y a pas longtemps, soit son compagnon la battait et la droguait. C'était soin l'autre soit l'autre. Ca ne pouvait pas être autre chose, ou alors elle me mentait.

- Si je suis venu ici, ce n'était pas en priorité pour te voir, même si cela me fait plaisir bien évidemment, c'était pour te dire qu'il fallait que tu m'oublies et que tu arrêtes de m'envoyer des lettres ...

Mes yeux s'écarquillèrent en grand à l'annonce de cette phrase ? Qu'est-ce que je lui avais fait ? Rien du tout, elle m'en voulait toujours de ce que j'avais fait à son père ? Si telle était le cas, je lui dirais qu'il le méritait et que je n'avais aucun regret à l'avoir fait, mais avant que je n'ai pu dire un autre mot, elle reprit :

- A chaque fois que je reçois une lettre de ta part, je suis très contente, mais mon nouveau compagnon me bat. Il croit que tu es l'un de mes amants et donc à chaque fois que le facteur arrive avec une de tes nouvelles. Il la brûle et me bat jusqu'au sang. Je ne peux pas le quitter. Il m'en empêche, il faut que tu arrêtes. Il m'oblige à me droguer, car il en ait lui-même un. S'il te plaît, arrête et oublie moi pour toujours...

En disant ces mots, je remarquais qu'elle cachait ses bras en tenant sa manche par la paume de ses mains. Je voulais voir ce qu'il lui faisait subir. J'allais le tuer ... J'allais avoir un autre meurtre sur la conscience, mais je m'en fichais complètement. J'allais la venger et faire regretter à ce pauvre moldu ce qu'est la mort.

- Montre mois tes bras.

Ce n'était pas une question, mais un ordre. Au début elle commença à refuser, mais je ne lui laissais pas le choix, vu que je les lui arrachais moi-même et le spectacle me mit dans tous mes états. Des cicatrices ornées chaque bras et des sortes de brûlures de cigarettes traînaient par-ci, par là. Mais le plus dramatique que je constatais, c'est que je n'apercevais plus aucune veine. Cet effet était dû à la drogue insérée par seringue. Lorsqu'on en était accro, les veines disparaissaient petit à petit et c'est ce qu'il lui arrivait.

- Dis-moi où tu habites, je vais le tuer. Il ne mérite que la mort, regarde ce que tu es devenue à cause de lui. Regarde-toi ! REGARDE CE QU'IL TE FAIT ! COMMENT PEUX-TU VIVRE AVEC UN TEL HOMME ? dis-je en hurlant.

Avant que je n’ai pu continuer, elle me gifla d'une telle force que je fus sous le choc. Pourquoi ? Pourquoi m'avait-elle giflé. Surement pour me remettre les esprits en place, mais cela n'allait rien changer, si je savais où elle habitait, je n'aurais aucune pitié pour son compagnon et je lui ferais regretter.

- Je suis désolé, dit-elle en sanglotant, arrête ... Tu ne me fais que du mal. Il faut que tu arrêtes. Il y a une autre personne que j'aimais avant, mais qui ne l'avait jamais remarqué et qui m'a quitté il y a précisément sept ans. Je me fichais de sa différence et aujourd'hui, je l'aime toujours, mais malheureusement, j'ai trouvé quelqu'un d'autre que je ne pourrais jamais quitter. Maintenant je dois partir. J'espère que tu as compris mon message. Adieu Yuze Perceval Jedusor, le seul vrai ami que je n'ai jamais eu et que je n'aurais plus jamais ... Oublie-moi ...

Avant qu'elle ne quitte cet endroit et que je ne la revoie jamais, elle m'embrassa. Comment avais-je pu être ignorant à ce point ? Tous ces mots délicats. Toute cette gentillesse. C'est parce qu'elle m'aimait ? Je ne voulais jamais relâcher son étreinte sur la mienne, mais malheureusement, elle le fit. Ses délicates lèvres quittèrent les miennes et elle s'en alla. Je voulais la retenir, mais je n'en avais pas la force et la regardait s'en aller à tout jamais. Pourquoi ? Si les choses auraient été autrement. Si je ne serais jamais rentré à Poudlard ...

Ce ne fut que lorsque je ne distinguais plus sa silhouette que la colère m'emplit et je me jetais sur le premier arbre à côté de moi. Je frappais l'arbre de toutes mes forces avec mes poings. Je ne ressentais plus la douleur pendant ce court instant, mais je sentais le sang chaud coulait et des écorces rentrait à l'intérieur de ma chair. Je m'en foutais. Je pleurais toutes les larmes de mon corps en même temps. C'était à cause du monde la magie que j'avais été rejetais par elle. Je m'étais trompé, jamais elle ne m'avait oublié et jamais elle ne m'oublierait. Elle garderait toujours une pensée de moi au fond de son coeur et je le savais.

A bout de force, je me mis à genoux et commençait à taper avec mon front, mais je n'avais plus de force. La douleur commençait à apparaître, mais je pleurais toujours. Il m'était impossible de bouger mes mains. Des dizaines de bout d'écorces avaient pénétrés ma chair, et ma peau était arrachée. Le sang coulait sur le sol, mais je continuais à pleurer de mon seul oeil disponible. Ma vie n'avait plus aucun sens maintenant et je m'allongeais sur le sol en fermant les yeux. Je rêvais de tout ce qui pouvait se passer maintenant, mais la douleur eût raison de moi et je perdis connaissance là, au milieu de cette forêt que personne ne visitait.
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Re: Promenons-nous dans les bois...

Message par : Kyara Blanchet, Lun 3 Juin 2013 - 23:32


Pv : Phoebe Monroe


La journée avait bien commencé. Kyara se trouvait non loin de Godric's Hollow, elle avait passé une petite matinée tranquille à flâner. Elle aimait bien être dans cet endroit, car c'était zen et reposant, même si elle ne savait pas trop pourquoi. La dernière fois qu'elle était venue, elle était allée dans un petit parc. De base c'était pour une mission, mais au final, elle avait rencontré Mia, la fille de Claire. Cela signifiait peut être que l'ancienne Phénix vivait dans les parages ? En fait c'était surement pour cela que Kyara venait des qu'elle le pouvait, nourrissant l'espoir de la voir comme de par hasard. Bien sur elle avait fait chou blanc. Autant elle se trompait, mais elle ne pouvait s'empêcher de revenir quand même. L'espoir faisait vivre, oui. La serpentard n'avait qu'un mince espoir, mais c'était toujours mieux que rien.

C'était la fin de journée, la brune était dans une rue passante et elle allait rentrer quand la situation vira du tout au tout. Un type l'avait bousculé et lui avait piqué son sac. Genre le vol de sac existait encore de nos jours et bien OUI ! Kyara n'avait pas réagi sur le coup, car elle avait été trop surprise. Genre elle venait de se faire piquer son sac, le type était en train de partir et personne ne réagissait. Genre tout était normal, la vie était belle ? Surtout que certains se faisaient bousculer ... En tous les cas, Kyara ne pouvait laisser passer ça, car c'était quand même son sac et que ce qu'il y avait dedans n'était pas à mettre à la portée de tous.

C'était donc ainsi que la Française s'était lancé à la poursuite du voleur, bousculant aussi les passants, mais sans remords, parce que personne n'avait réagi par les caleçons sales de Merlin ! Kyara courrait donc sans savoir où aller. Par contre le fuyard lui semblait connaitre son chemin, parce qu'il l'amena dans la foret. C'était dangereux de suivre quelqu'un en chemin inconnu. Mais la brune voulait son sac et puis elle avait sa baguette sur elle, donc elle pouvait se battre ce n'était pas un souci. D'ailleurs en parlant de cela, un éclair rouge passa à un millimètre de la serpentard l'obligeant à se jeter sur le côté. Aussitôt d'autres jets fusèrent de l'endroit où elle se tenait un peu plus tôt. Et slurk, une embuscade !

N'était pas du genre à reculer, Kyara ferma les yeux inspirant profondément, se concentrant afin de distinguer le nombre de voix résonnant dans la foret. encore que d'autres personnes pouvaient se terrer silencieusement. Tant pis, à la guerre comme à la guerre. Ouvrant les yeux, la serpentard se décolla de son tronc et passa à l'attaque, lançant des stupéfix à son tour.
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