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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Salle des préfets
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Loredana Wildsmith
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Re: Salle des préfets
Loredana Wildsmith, le  Ven 6 Avr 2018 - 23:13


Elle ne parlait pas davantage, laissant l'homme qu'elle aimait réagir aux commentaires qu'elle avait pu faire sur ce chapitre qu'il venait tout juste de lire. Évidemment que tout cela le hantait, il ne pouvait pas oublier toute cette partie de sa vie en un claquement de doigt. Après tout, il avait vécu quasiment toute sa vie avec comme projet d'aider les bons sorciers à vaincre le Seigneur des Ténèbres. Il n'avait pas hésité une seule seconde avant de choisir son camp. Elle pouvait comprendre que la magie noire puisse attirer l'attention des sorciers, même des gentils. Toutefois, elle ne comprenait pas pourquoi certains sorciers issus d'une famille sans problème pouvaient se retrouver avec un masque de Mangemort. Comment en arriver à céder à tout cela ? Elle l'ignorait et au final, elle ne voulait pas savoir.

Toujours est-il qu'il restait encore des pages à l'histoire de Daemon. Sa vie avait tout de même continuer et Loredana avait hâte d'en connaître la suite. L'heure tournait. Il se faisait tard et il n'y avait plus aucun bruit dans le château. C'est comme s'ils étaient seuls, comme si la pièce était éloigné de tout, alors qu'ils pouvaient se faire prendre à tout moment. Malgré tout, rien de tout cela ne compter. Elle était plongée dans l'univers de cet homme et n'en sortirait qu'une fois que Dey aura fermé définitivement ce journal. Savoir tout cela la rapprochait davantage du Gryffondor et elle aimait qu'il lui raconte tout cela, qu'il accepte de la faire entrer dans son monde.
Après un petit geste affectueux qui la fit frissonner de tout son être, il reprit sa lecture. Ils retrouvaient, donc, un Daemon, trois ans après son retour en Angleterre, qui semblait, une nouvelle fois, avoir évolué, mûri, changé.

La commémoration de la guerre semblait s'être bien passée. Il avait parlé de ce qu'il avait fait après tout cela, notamment les raisons de son départ. Le « trio d'or » comme il l'avait appelé durant toute son histoire, avait trouvé sa place. Tous les trois s'étaient mariés et semblaient être épanouis. Ils étaient parvenus à se relever de cet enfer qu'ils avaient vécu avec un courage extraordinaire pour des adolescents en apprentissage de la magie. Daemon, quant à lui, s'était repris en main et malgré ses envies de tout abandonner et de partir, il était parvenu grâce à sa force et à son courage à rester et avait d'abord souhaité entrer dans la Brigade Magique avant de s'investir dans tout cela, toutes ces affaires familiales. Et il était retombé amoureux d'une certaine Either. Comme quoi, il y avait toujours de l'espoir même quand on pense que tout est fini, il y a toujours une lumière qui embelli un monde sombre. Et dans ses ténèbres, l'ancien Serdaigle était parvenu à trouver cette lueur qui l'avait fait remonter à la surface et Lore était très contente pour lui. Il fallait continuer de vivre, c'était aussi simple que cela. Malgré tout, cela n'avait pas dû être simple pour elle de faire sortir Daemon de ses cauchemars pour lui faire connaître le bonheur. Il fallait de la patience, du courage et surtout beaucoup d'amour. Loredana le savait tout ça, Dey n'était pas dans le meilleur de sa forme lorsqu'elle l'avait rencontré. Encore aujourd'hui, alors qu'elle lui avait prouvé maintes et maintes fois qu'elle l'aimait, il lui arrivait encore de douter, de penser qu'il ne la méritait pas, ce qui, évidemment, était complètement faux.

Daemon avait donc demandé Either en mariage au bout de six mois, ce qui semblait peu, mais si l'amour était présent, cela n'avait probablement aucune importance. Et puis, c'est différent lorsque l'on est adulte. L'engagement est peut-être plus simple que lorsque l'on a dix-sept, dix-huit ou même vingt ans. Il allait se marier avec cette femme, ce qui était bon signe pour sa vie future et cela faisait sourire la Gryffondor qui reprenait espoir en l'avenir de cet homme.

- C'est vraiment encourageant de lire ce genre de chose. Ça me permet de comprendre que finalement, on peut toujours se relever si on s'en donne la peine. Même s'il n'a probablement jamais cessé de penser à Alizia, même s'il l'a toujours aimé d'une certaine manière, ça ne l'a pas empêché de recommencer et de reprendre le risque de retomber amoureux. C'est comme faire un saut en parachute, tu prends le risque que celui-ci soit bloqué et ne s'ouvre pas, mais tu sautes tout de même, parce que finalement, c'est la seule manière de savoir s'il s'ouvrira ou pas. Et c'est bien qu'il ait décidé de rester, malgré tout, qu'il ait décidé de se battre, même si c'était loin d'être simple pour lui. Je sais que toi aussi tu es fort, tu as hérité d'une partie de son caractère, même si vous êtes différents sur certains points. Tu as préféré sauter avec moi plutôt que t'enfuir et, selon moi, ça a été la meilleure décision que tu aies prises, même si elle n'a pas été simple.

Elle savait que l'histoire ne s'arrêtait pas là, il restait quelques pages, mais elle remarqua vite qu'il n'en restait pas autant que cela.

- Nous arrivons à la fin, n'est-ce pas ?
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Re: Salle des préfets
Daemon Stebbins, le  Sam 7 Avr 2018 - 0:27





.Voyage dans le temps.

Loredana Sparks
  Daemon Stebbins

“L’histoire doit maintenir vivante la vie.” ♫♫♫
Comme les autres récits, ma brunette avait écouté sagement les choses. Je savais qu'elle vibrait à chaque mot que je prononçais parce qu'elle avait hâte de savoir si l'autre Daemon avait été heureux au final. Si il avait pu mettre un point d'orgue dans son existence qui avait connu des heures plus que sombres. j'avais écouté attentivement ses mots et je n'avais pu m'empêcher de la taquiner.

- Ca, cela dépend des jours où tu me laisse faire tout ce que je veux avec ton corps. Pour les autres, j’émets quand même un doute. Mais cela doit être dû au fait que je ne suis jamais apaisé de ma faim de toi.

J'arrivais ris sous ses assauts que j'avais rapidement contenu par jeu.

- Je ne sais pas si j'ai vraiment hérité de lui, Mais cela me fait plaisir de savoir que tu penses que c'est le cas. Finissons maintenant.

J'avais repris ma dernière lecture...

- Je reviens de l'enterrement d'Harry. C'est étrange d'être encore là alors que petit à petit, tous ceux de la bataille de Poudlard disparaissent du fait de leur âge. Quand j'ai appris son décès, j'ai eu l'impression qu'un énorme chapitre du monde sorcier se refermait et qu'il allait s'estomper eu fur et à mesure que le temps défilait. Combien d'entre nous restent-ils ? Pas énormément. Ginny était belle et digne. Elle était si courageuse. Heureusement ses enfants et petits enfants l'entouraient. Elle va partir vivre chez son fils aîné pendant un moment.

Either se demande comment on peut continuer sans son compagnon. Je n'ai pas trop osé lui répondre. Malgré les années et l'amour que je lui porte, il y a toujours dans un coin de mon cœur une blonde de dix-sept ans aux yeux verts qui danse dessus. Alizia a toujours été dans un point de ma mémoire. J'espère que je ne lui ai pas fait ressentir. Nous avons quand même partagé cinquante cinq de vie commune. Avec d'intenses bonheur comme la naissance de nos enfants. William, Judith et Elisabeth. Et des moments plus difficile comme quand notre fils a failli perdre de la vie à cause d'une blessure magique dû à un cinglé qui voulait faire payer ce qui avait contribué à la chute de Voldemort et que j'ai été à nouveau envahis par les fantômes de ce jour là. J'ai même un peu flirté à nouveau avec la bouteille. Toujours fidèle.toujours rempli d'amour alors qu des moments, je me disais que je ne la méritais pas.

Mes parents ? c'est ma mère qui est partie la première. Trop jeune à mon goût. C'était deux ans après mon mariage. Elle n'a pas vu voir mes enfants. Mon père a tenu vingt ans sans elle. Il ne s'est jamais plaint. D'ailleurs quand il est décédé, il avait un étrange sourire sur les lèvres. Comme-ci, il avait vu la plus belle chose avant de s'éteindre.

Will, a repris le flambeau de l'entreprise et a eu deux fils Jack et Samuel. Judith n'a pas voulu se marier au grand désespoir de sa mère. Personnellement, cela ne me dérange pas. Ce qui m'importe c'est que Steve la rende heureuse depuis tant d'années. Enfin la petite dernière s'est engagé sur mes traces dans la brigade. Son mari est décédé, peut de temps après la naissance de Tom, leur fils unique. Elle n'a pas voulu refaire sa vie même si elle en a eu l'occasion. Ainsi va la vie.

Si tu savais comme je me sens fatigué à quatre-vingt-huit ans. J'ai cette impression que le prochain qui partira ce sera moi. Ma femme ne m'en voudra pas de m'envoler un peu plutôt qu'elle. Je pourrai ainsi retrouver Justyn qui doit m'attendre avec mon ange. Les connaissant, ils n'ont pas du se rendre compte de cette longue absent de ma part. Et si c'est le cas, je lui expliquerait que c'est la faute de Merlin qui n'a pas voulu me prendre quand je le désirais tant.

Est-ce que j'ai des regrets ? Certainement comme tout le monde. Des remords, pas plus que cela parce que j'ai fini par honneur la vie que mon frère aimait tant. A présent, le seul souhait qui me reste, c'est que chacun des miens puissent vivre dans un monde en paix et empli d'amour et de joie. Mais c'est une vision utopiste qui aurait certainement fait sourire ma rouge et or dans d'autres temps parce qu'elle m'aurait dit d'un ton offusqué.

- Mon prince, il n'est pas gentil de se moquer de moi. Tu sais que j'aime quand les histoires finissent bien.

Puis au bout de quelques secondes, j'aurai entendu son rire cristallin résonnait contre les murs...

A ce moment, je chasse l'image de mon esprit. Heureusement Alizia et Either ont toujours des êtres complètements différentes. M'évitant ainsi qu'on me dise un jour qu'elle n'était qu'une remplaçante d'Ali. Je les aimais toute les deux. L'une a eu droit à certaines premières. L'autre à d'autres également. Mais au file des ans, j'ai oublié les douleurs passés pour ne conserver que le meilleur.

Je ne sais pas encore combien temps, mon vieux compagnon, je pourrais encore te raconter des choses. Mais sache que j'ai apprécié aussi cette route avec toi même si elle a été compliqué à cette période...


- C'est les dernières pages qui ont écrites. Daemon est mort trois jours plus tard dans son sommeil. Sa femme n'a jamais voulu lire ces cahiers parce qu'elle estimait que c'était le jardin de son mari. Elle s'est éteinte trois mois plus tard. Une crise cardiaque. William a trouvé le journal de son père à ce moment. Mais il ne l'a lu que quelques années plus tard. Il ne voulait pas trahir le souvenir de sa mère.

Je fermais le livre et le posait à côté de moi.

- Alors ? Pas trop triste ?

A ce moment, je déposais mes lèvres dans le cou de Lo tandis qu'elle était toujours contre moi. Je n'écoutais pas tellement sa réponse parce que avoir lu tout cela à nouveau m'avait troublé. Imagine perdre Loredana comme mon ancêtre avait perdu son Alizia. Me donnait envie de la sentir contre moi. Alors je lui ai soufflé :

- Dors avec moi cette nuit. Je ne veux pas te laisser...

J'étais accroché à ses lèvres, espérant qu'elle me dirait oui...


( Fin du rp pour moi ---> Merci déesse)

Code Daemon

Loredana Wildsmith
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Re: Salle des préfets
Loredana Wildsmith, le  Sam 7 Avr 2018 - 1:22


Dey avait réagi avec humour aux propos de la Gryffondor, ce qui la détendit un peu. Apprendre tout cela l'avait plus chamboulé qu'elle ne l'aurait pensé. D'autant plus qu'elle savait qu'il s'agissait d'une histoire réelle et non pas d'une fiction écrite par un auteur quelconque. Mais rigoler lui faisait du bien après tout cela. Elle avait la chance d'avoir Daemon prêt d'elle, bien en vie et elle espérait que cela dure encore. Le temps augmentait les sentiments qu'elle ressentait pour lui. Elle savait que plus elle s'investissait dans cette relation, plus la séparation en serait douloureuse – si séparation il y avait un jour. Il y avait tout de même l'année prochaine où elle ne serait plus là, où elle commencerait à vivre sa vie, tandis qu'il finirait ses études. Elle ne voulait pas penser à tout cela ce soir cependant. Elle laissait Dey continuer la suite... et la fin de cette passionnante histoire.

Cela commençait bien... L'enterrement de Harry Potter, celui qui avait vaincu le Seigneur des Ténèbres n'était désormais plus de ce monde. Loredana ignorait pour le moment combien de temps s'était écoulé depuis le dernier passage lu par son compagnon. Malgré tout, elle se doutait que des années séparaient ces deux récits. C'était un héros qui venait de s'éteindre, celui qui avait rendu la paix au monde des sorciers, même s'il n'était pas seul. Malgré tout, il avait été le seul espoir des sorciers et il avait gagné. Il avait vécu sa vie aussi normalement que possible.
Quant à Daemon, il était toujours marié à Either et ce depuis cinquante-cinq ans, ce qui était assez impressionnant, à vrai dire. Malgré tout, il n'était jamais parvenu à effacer sa Gryffondor de sa mémoire. Elle était là, toujours auprès de lui, dans son cœur et il n'avait jamais cessé de l'aimer, même s'il a été heureux avec Either. Certaines choses ne s'estompaient jamais et c'était ce qui s'était passé pour son amour pour cette jeune femme dont la vie lui avait été retirée bien trop tôt. Ils avaient eu trois enfants ensemble, dont un qui avait failli perdre la vie, mais qui s'en était sorti.
Puis vint le tour de ses parents qui s'en étaient allés à vingt ans d'intervalle. Loredana ne pouvait s'empêcher de se questionner sur la mort de sa mère. Pourquoi était-elle parti si jeune ? Alors que son père avait vécu vingt ans de plus. Avait-elle était malade ? Elle l'ignorait.
Et puis la vie a continué son cours. Les enfants de Daemon ont grandi et son fils, William, a repris l'entreprise familiale. Elisabeth avait suivit les trace de son père et avait perdu son mari bien trop tôt après la naissance de son fils et on avait uniquement appris sur Judith qu'elle n'avait pas voulu se marier, probablement un mauvais choix d'après ce qu'elle comprenait. Lore était d'accord avec Daemon : Se marier n'était pas la chose la plus importante.

L'ex-Serdaigle sentait qu'il serait le prochain à s'endormir éternellement. Bien sûr, il ne pouvait pas décrire sa mort dans un journal, mais il sentait au fond de lui que ce serait les dernières lignes qu'il écrirait ou du moins, l'une des dernières. Il savait qu'il n'en avait plus pour longtemps. Mais il avait été heureux finalement et c'était tout ce dont il méritait.
Et ses ressentis s'étaient avérés être vrai. Dey lui informa à la fin de sa lecture, que Daemon était mort quelques jours après avoir écrit ses lignes. Une mort naturelle et probablement la moins violente. Sa femme l'avait rejoint quelques mois plus tard.

Le rouge et or avait fermé le livre et l'avait posé. Loredana était bouleversée, presque triste alors qu'elle savait qu'il avait vécu entre le XXème et le XXIème siècle. Il était évident qu'il soit mort. Malgré tout, ce soir, elle avait fait sa connaissance. L'avait connu de ses onze ans jusqu'à ses quatre-vingt-huit ans. Elle avait donc l'impression qu'il n'était pas aussi inconnu désormais et elle était attristée que cette histoire prenne fin.

- Peut-être un peu triste oui. Mais je suis surtout contente qu'il soit parvenu à vivre une belle vie, malgré la mort de Justyn et d'Alizia. Il a remonté la pente, s'est remarié, a eu des enfants... Tout ce qu'il y a de plus normal en fin de compte...Mais finalement, je trouve que ce journal se termine bien. Garde-le précieusement, tes enfants seront ravis de le lire plus tard, j'en suis persuadée.

Daemon avait resserré son étreinte, l'embrassant dans le cou, la serrant contre lui. Elle le connaissait assez pour savoir ce à quoi il pensait actuellement. Parce qu'elle ressentait la même chose. L'idée de le perdre était impensable, elle ignorait si elle aurait le même courage que l'ancêtre de son petit-ami pour surmonter cela. C'est alors qu'il lui avait proposé de dormir avec elle. Elle le regardait, perplexe.

- Mais comment veux-tu, tu sais bien qu'on ne peut pas rester ici et que je ne peux pas aller dans ton dortoir ! Déjà parce qu'il y a tes camarades et aussi parce que c'est interdit, Monsieur le Préfet qui est censé connaître le règlement par cœur !

Il lui avait répondu que ses camarades de chambres avaient fait le mur pour partir à une fête et semblait ne pas vouloir accorder d'importance au règlement pour ce soir. Décidément, les Gryffondor devraient apprendre à respecter les règles, c'était une catastrophe dans cette maison ! Malgré tout, Lore finit par accepter, ne pouvant pas résister aux regards qu'il lui lançait et surtout parce qu'elle ne voulait pas se libérer de son étreinte.

Ils se levèrent, ramassèrent toutes leurs affaires et repartirent dans leur Salle Commune le plus discrètement possible. Celle-ci était vide, endormie. Loredana en avait profité pour embrasser doucement, mais intensément son compagnon. Puis, toujours aussi silencieusement, elle était montée dans le dortoir des garçons et tout deux s'étaient simplement couchés l'un contre l'autre, sans se déshabiller, sans même défaire le lit, couverts grâce à la couverture qu'il avait apporté dans la Salle des Préfets. Dey avait entouré la rouge et or de ses bras, elle pouvait sentir son cœur battre. C'est ce rythme régulier qui la berça et qui la plongea dans les bras de Morphées...

FIN DU RP - Merci à toi :kiss:
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Mar 1 Mai 2018 - 11:47

Une ombre toujours présente
avec Aysha Brayd


La fin de semaine c'est toujours assez difficile. La fatigue accumulée au fil des jours et l'attente de plus en plus vivace du weekend fait que l'on est à la fois las et excité. Ce mélange incongru a pour conséquence une certaine augmentation des bêtises perpétrées dans les couloirs et les salles de classe. Entre ceux qui s'endorment ou s'énervent pour une rien, ceux qui font comme si samedi était déjà là et ceux qui ne souhaitent qu'aller se rouler en boule dans un coin et ne plus être dérangés,... Oui, la fin de semaine c'est toujours assez folklorique.

Rien que ce matin j'ai dû reprendre plusieurs chahuteurs dans les couloirs. Et je déteste faire ça donc c'est qu'ils faisaient vraiment trop de bruit, même pour moi ! Puis les jouets et autres attrapes qui fusent dans tous les coins. Heureusement que mon sac a été magiquement augmenté parce qu'au sinon la demi-douzaine de leurres explosifs, bombes en tous genres, feux d'artifice miniatures, frisbees à dents et autres balles qui volent et rebondissent dans tous les sens, n'aurait jamais tenus dans mon maigre sac à dos.

Depuis que je suis devenu préfet j'ai l'impression que je passe mon temps à dire « non » et c'est extrêmement triste. Si j'ai accepté le badge c'était pour aider les gens, pas les sermonner à longueur de journée. Encore que je ne sois pas bien sûr que mes maigres interventions puissent être nommées « sermons » mais ce n'est pas vraiment la question. Heureusement de temps en temps ils sont sages. Puis même drôles ou adorables. Surtout les nouveaux ! Les Nouvaiglons -  comme on les appelle chez nous - sont de plus en plus choux année après année, je l'avais déjà remarqué bien avant de prendre mes fonctions mais maintenant que ça fait partie de mon travail de m'occuper d'eux ça m'apparaît comme étant encore plus flagrant.
C'est sur cette pensée joyeuse, dessinant un sourire rêveur sur mes lèvres, que je pousse la porte de la salle des préfets.

Avantage certain de ce poste de préfet : des salles spéciales. À l'image des professeurs, on a nous aussi notre propre pièce où se retrouver, discuter et décompresser. Bien que ma préférence personnelle reste en faveur de la salle de bain monumentale dans laquelle je pourrais rester barboter des heures sans problème, la salle des préfets reste un point de chute apaisant. Je ne prends même pas la peine de toquer avant d'entrer, c'est très malpoli mais heureusement il n'y a personne pour me le reprocher. Le calme. Aaah ça fait du bien ! Ma tête parfois s'alourdit de trop de bruits et de mots inutiles, ce retour au doux silence me fait soupirer d'aise.

Je dépose sur la table au centre de la pièce mon sac et entreprends de vider son contenu minutieusement. Toutes les confiscations - quel mot atroce - de la journée s'alignant les unes à côtés des autres jusqu'à recouvrir une bonne partie de la surface en bois. Si j'étais un pirate contemplant son butin je serais l'homme le plus heureux du monde. Dommage que ce ne soit que des sources de rire que j'ai dû retirer à des enfants qui ne voulaient que s'amuser... c'est dans ces moments-là que je déteste vraiment le règlement. Mais j'ai promis qu'en échange du badge scintillant en ce moment sur ma poitrine, au niveau du cœur, j'allais le faire respecter (pour le bien des élèves) donc je n'ai pas vraiment le choix sur ce point.

Les rayons d'un soleil d'après-midi filtrent à travers les fenêtres de la pièce et moi je m'enfonce dans un des fauteuils d'où on a la meilleure vue sur un coin de la cour. Si ça avait été le parc ça aurait été tout simplement parfait, mais bon c'est déjà pas mal. Je me masse le front et les tempes. Le manque de sommeil se fait sentir. Et pas seulement à cause de la fin de semaine. Le repos tel que je le connaissais avant me semble désormais inaccessible depuis cette nuit-là. Non pas que je sois en proie à des cauchemars, pas du tout, plutôt à des doutes et des questionnements constants. Même quand je pense les mettre de côté et passer au-dessus pour vivre ma vie normalement, en réalité ils sont toujours là, dans un coin de ma tête, prêts à surgir à tout moment dans mes pensées.

Je laisse s'enfoncer mon regard dans l'horizon tout en essayant de me concentrer sur ma respiration.
Il ne faut pas que j'y pense.
Aysha Brayd
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Mar 1 Mai 2018 - 12:29

Aysha étouffa un grognement lorsque que ses feuilles s'envolèrent, pour la énième fois, au passage d'un gamin en pleine course. Elle était venue s'asseoir dans le parc, à l'ombre d'un arbre, dans l'espoir de trouver un peu de tranquillité pour dessiner, et ça avait été un échec. Avec le retour des beaux jours et l'approche du week-end, les plus jeunes passaient leur temps à se courir après en poussant des hurlements. Résultat : la bleue n'était parvenue qu'à esquisser un visage flou et avait finalement abandonné lorsque son crayon avait été brisé sous la chaussure d'un première année. Elle décida d'aller trouver refuge ailleurs, rangea son crayon cassé avec un regard désolé, rassembla ses esquisses et fourra le tout dans son sac. Non sans un regard sévère à deux garçons de Pouffsoufle qui se roulaient dans l'herbe non loin de là, elle se leva et quitta l'endroit, l'as. Poudlard était un lieu plutôt convivial en dehors de la présence de certains professeurs et du règlement strict, mais il n'était pas facile de trouver un endroit tranquille. Il ne fallait pas nourrir l'espoir d'une sieste au soleil ou d'un instant de méditation silencieuse, c'était une vaine espérance.

La préfète traversa le parc en évitant tant bien que mal d'écraser un enfant au passage ( il fallait dire que certains venaient littéralement se jeter sous ses chaussures ) et pénétra dans le château. Comme on aurait pu s'y attendre, celui-ci était plus calme. Me règlement ne tolérait pas que les élèves ne chahutent dans les couloirs. Il y avait néanmoins beaucoup de passage, entre professeurs et élèves qui se rendaient dans les divers lieux de l'école. Aysha songea un moment, à la recherche d'un lieu plus tranquille. Elle pensa d'abord se rendre dans la Salle Commune puis abandonna l'idée : leur caractère studieux n'empêchait pas les Serdaigle de chahuter comme tout bon élève entre 11 et 17 ans. Elle prit donc le chemin de la salle des préfets, qui était calme à coup sûr. Après tout, ils devaient montrer l'exemple et étaient tous plus âgés.

Après plusieurs dizaines de marches ( la bleue n'avait aucun souci à se faire quand à sa musculature des cuisses vu la configuration du château ) et de longs couloirs, elle pénétra dans la salle. Elle s'attendait à la trouver vide mais elle y reconnut rapidement Osvald Osborne, son collègue et autre préfet des Serdaigle. Elle le salua d'un sourire et déposa son sac sur un fauteuil avant de se servir une tasse de café. La cafetière magique s'exécuta. Aysha porta la tasse à ses lèvres et grimaça au contact du café à peine tiède. Haussant les épaules, elle s'approcha d'Osvald et contempla ce que lui même regardait, à savoir une table remplie d'objets en tout genre. Devinant que c'était des objets confisqués comme elle même en récupérait tous les jours, elle lança :

- La pêche à été bonne ! Des petites merveilles dans le lot ?

Elle avait déjà eu la chance de confisquer quelques objets qui, il fallait bien l'admettre, s'étaient révélés très distrayants. Elle n'était pas forcément fière de prendre part à ces gamineries qu'elle condamnait, mais elle n'avait jamais trouvé le règlement très tendre non plus. Et puis il fallait bien que la fonction de préfet ait quelques privilèges, sinon il n'y aurait absolument aucun volontaire.
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Jeu 10 Mai 2018 - 11:46

Je m'enfonce dans un état de flottement. Un vague bruit de conversation me berce, les élèves discutent et rient dehors, puis dedans aussi, dans les couloirs. Les bruits de pas battent une mesure asymétrique et j'ai l'impression de m'enfoncer dans un début de sommeil. Est-ce que cette fois je vais rêver de choses douces ? Ou même de rien ? Je serais presque tenté de préférer le rien au reste, qu'au moins quand je rouvre les yeux je me sente réellement reposé...

La porte s'ouvre et un parfum familier me ramène dans le monde réel, les portes du royaume des rêves se refermant une fois de plus sous mon nez. Je sors de mon assoupissement et réponds à Aysha avec un sourire timide avant qu'elle ne se dirige vers la cafetière magique. Ah, le café. La boisson d'adulte par excellence. Amer à souhait mais que tu bois plus pour ses effets que son goût. Se forcer à boire quelque chose qu'on n'aime pas pour les bénéfices qu'on peut en retirer, c'est vraiment un comportement d'adulte. Moi j'en suis encore au lait chocolaté et je ne pense pas qu'un jour je parviendrais à m'en passer. Peut-être un signe de plus d'une certaine immaturité ? Immaturité qui m'empêche de saisir toutes les ficelles du monde et me fait me poser des questions qui font hausser le sourcil aux adultes.
J'aurais dû lui poser de meilleures questions. Maintenant que j'y repense, elle a m'a plusieurs fois dit que je mélangeais tout sans en comprendre les tenants et aboutissants...

- La pêche à été bonne ! Des petites merveilles dans le lot ?

Retour sur terre. Encore. J'étais de nouveau ailleurs sans m'en rendre compte.
Je secoue légèrement la tête pour me remettre les idées en place. Ce n'est ni le lieu ni le moment pour ça !
« Je ne sais pas trop, c'est principalement des trucs qui explosent j'ai pas trop fait attention » Puis d'un geste de la main je lui fais comprendre qu'elle peut se servir dans le tas si elle voit quelque chose qui lui plaît.

Aysha a toujours été gentille avec moi. Pendant mes années de simple élève elle ne m'en a jamais voulu de mes retards ou maladresses. Je ne pense pas non plus qu'elle m'ai jamais attrapé sur le fait d'une de mes séances d'école buissonnière, en tout cas pas que je me rappelle. Et quand j'ai pris mes fonctions de préfet elle ne m'a jamais mis la pression ou poussé pour que j'aille plus vite ou fasse des choses pour lesquelles je ne me sentais pas à l'aise au début. La première fois que j'ai dû rappeler à l'ordre des chahuteurs dans la salle commune : toute une aventure !
À ce souvenir je me surprends à sourire, les yeux dans le vague.

« Ça va, toi ? » question douce posée calmement. Parfois il suffit de se rappeler de bons moments pour chasser de sa tête les mauvais, qui sait.
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Jeu 10 Mai 2018 - 12:25

Aysha observa Osvald qui mit quelques secondes à lui répondre. Il semblait s'être égaré dans ses pensées. La préfète avait déjà remarqué que cela lui arrivait souvent. Elle ne voyait pas cette tendance comme un défaut, elle aimait bien les rêveurs. Elle même n'avait pas toujours les pieds sur terre. Serdaigle regorgeait d'artistes à l'imagination débordante et c'était la raison pour laquelle elle se sentait si bien dans sa maison. Elle esquissa un sourire amusé à la réponse du bleu, puis s'approcha de la table, contemplant la récolte du jour. Elle prit une petite toupie colorée entre ses doigts. Ces gamins avaient une imagination débordante en ce qui concernait les bêtises, et l'on ne savait jamais vraiment ce qu'on pouvait trouver dans leurs affaires. La spontanéité et l'innocence de l'enfance... Elle reposa la toupie sur la table en se tournant vers Osvald.

- Oui, ça va. J'essayais de dessiner mais avec le soleil ils sont tous intenables. Ils ont piétiné ma feuille trois fois avant que je me décide à renter...

La préfète lâcha un petit rire. Ce n'était pas si grave, après tout. Rien n'était vraiment grave, à Poudlard. Elle aimait tant ce lieu. En pensant qu'elle allait devoir le quitter à la fin de l'année, il lui arrivait de se perdre dans une mélancolie lente et pesante. Elle n'en avait pas envie, elle voulait rester dans ce château une huitième année, et d'autres encore. Elle l'aimait trop. Et elle s'y sentait en sécurité. Aysha passa ses mains dans ses cheveux longs et bruns, et en fit glisser une partie derrière son épaule. Elle devrait songer à les couper, elle les trouvait trop longs. Ils ne cessaient de retomber sur les côtés de son visage malgré sa mimique, devenue presque obsessionnelle, de les remettre toujours à leur place. Touchant machinalement à une mèche qui avait repris sa place rebelle, elle releva les yeux vers Osvald.

- Et toi ? Comment ça va avec tout... ce qui se passe ?

Aysha posa son regard sur son bras dénudé strié de blanc. Les cicatrices pâles étaient toujours là et y resteraient sans doute pour un moment. Souvenir amer marqué dans la peau de sa rencontre avec celui qui se faisait appeler 91... Elle ferma les yeux un instant, chassant ces pensées obscures de son esprit. Elles avaient tendance à s'y présenter un peu trop souvent, ces temps-ci. Elle revoyait le sol maculé de petites tâches de sang, et la douleur de ses membres entaillés par le filet métallique, et le masque sombre, debout dans la ruelle déserte. Elle n'avait jamais parlé sérieusement avec Osvald. Ils avaient déjà papoté, bien sûr, et elle l'appréciait. Mais ils n'avaient jamais discuté convictions. Elle doutait fort que le jeune garçon soit du côté des Mangemorts. Il avait l'air trop gentil pour ça, c'était d'ailleurs le cas de la plupart des élèves de Serdaigle. La maison n'était pas réputée pour être un nid de futurs Mages Noirs. Elle était néanmoins curieuse de connaître son avis sur la question. Lâchant sa mèche de cheveux et la lançant en arrière, elle posa ses deux mains sur le rebord de la table. Ainsi adossée, elle laissa courir son regard un instant sur le mur en face d'elle en attendant la réponse du bleu.
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Ven 11 Mai 2018 - 16:40

Dessiner. C'est vrai qu'Aysha est une artiste, j'adore les artistes. Les voir concentrés, la nuque pliée et les doigts dansant sur le papier. Les idées focalisées sur cette image, ce sentiment, ce concept, qu'ils veulent tant réussir à faire prendre forme sur cette surface rigide. De leurs gestes les artistes parviennent à faire passer des choses d'un monde à l'autre. L'autre étant notre monde. Mais ils se rendent rarement compte de ce pouvoir qu'ils ont. Peut-être est-ce pour le mieux ? Avoir tant de pouvoir tout en le sous-estimant est sans doute préférable à une trop grande compréhension de celui-ci et donc de sentir en soi monter des désirs de contrôle. Et quand on essaie de contrôler ce qui nous dépasse, ça dérape vite...

« Oui c'est le printemps » je dis avec un sourire. C'était une constatation banale en apparence mais qui voulait tant dire en réalité ! Les énergies nouvelles de ce début de saison ramènent à la vie tous les êtres et sous tous les aspects. La montée des sèves, la douce chaleur qui empreint l'air, les fleurs au sommet de leur beauté, les animaux qui se remettent à jouer, sauter, courir partout et les humains ne font pas exception à toutes ces forces printanières.

« Qu'est-ce qui tu dessinais ? »
C'est la question que je m'apprêtais à poser. Mais quelque chose, une sorte de torsion dans mon ventre, m'en empêcha. Aysha joue avec ses cheveux, les rejetant en arrière puis en tripotant une de ses mèches. Et moi je suis tétanisé. De peur ? Non, ce n'est pas ça. C'est comme si mon corps avait repéré quelque chose, un détail, et que ça l'avait fait instantanément réagir. La brune me parle. Je vois ses lèvres bouger mais sa voix ne me parvient qu'après un grand décalage, comme si elle était à l'autre bout d'un gigantesque tunnel et que je ne recevais ses mots que via ricochet sur les parois froides qui nous entouraient. Je secoue la tête, me sortant de cet état de panique que je ne comprenais pas « Hein ? Euh ...»

Elle-même n'a pas l'air d'être des plus sereine. Est-ce que c'est récent ? Ou je viens seulement de m'en rendre compte ? Ces temps-ci ont tellement été pour moi marqués par la tourmente et bien avant ça par l'égoïsme que ça ne m'étonnerait même pas... Combien de malheurs et de mal-être avais-je eus sous les yeux sans me rendre compte de leur ampleur ?

Encore une mèche. Puis la voilà qui me fixe. Et c'est le retour de cette sensation. Je commence à en avoir marre que mon subconscient comprenne toujours tout plus rapidement que moi ! J'en ai marre ! Marre de jamais rien comprendre à rien ! Marre que le monde ne veuille rien comprendre à rien non plus, lui qui est toujours aussi obstiné à faire n'importe quoi en se trouvant de jolies excuses après coup ! Marre qu'on me regarde comme un enfant perdu à qui on est fatigué d'avance de tout expliquer ! Marre qu'elle me fixe en attendant mes réponses pour ensuite décortiquer et détourner le sujet sur autre chose !

Sans savoir trop pourquoi je suis tout à coup en colère. Et j'en ai marre aussi, d'être en colère.
Les larmes me montent aux yeux et je me répèterais bien mais je pense que l'idée commence à rentrer et puis je préfère les faire disparaître sous un coup de manche plutôt que de m'attarder dessus. Pas devant elle, en plus !
« Ça va » deux mots difficile à croire quand ils sont prononcés avec la voix brisée « disons que j'ai connu mieux mais ça va »

Intérieurement je prie pour qu'Aysha change d'elle-même de sujet. Qu'on parle des dernières bêtises des enfants, des feux d'artifices qui reposent sur la table, du temps qu'il fait,... de n'importe quoi d'autre que de l'actualité morbide ou des larmes qu'elles provoquent chez moi...
Aysha Brayd
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Ven 11 Mai 2018 - 17:06

Osvald esquissa un sourire enjoué. La belle saison le réjouissait lui aussi. Aysha aimait le printemps autant que l'hiver, l'été ou l'automne. Chaque saison avait pour elle tout son intérêt et sa beauté. Elle pouvait crayonner n'importe quel paysage, appréciant les couleurs chatoyantes des arbres en novembre, la légèreté des flocons de neige délicats en janvier, l'odeur de l'air frais au mois de mai et au mois de juillet évidemment, le soleil, les fleurs et la citronnade. Chaque période de l'année avait son potentiel artistique et ses détails inspirants. Il y avait toutes ces petites choses, ces détails qui accrochaient l'oeil et la feuille aussi. Ces insectes posés sur le papier, ce vent retranscrit à coup de grandes esfillades grises de charbon. La nature était le plus beau de modèle, lorsque ses courbes rappelaient celle du corps féminin ou que son cours était plus mouvementé que la vie de quiconque. C'était tout un mystère impénétrable et magnifique, pour un peu qu'on ne cherche pas à s'en emparer. Se contenter de l'observer, de la rêver.

Aysha releva les yeux vers Osvald et observa son visage, perplexe. Il avait l'air en proie à des sentiments contraires. Ne sachant que dire, elle laissa le silence s'installer un moment, décidée à le laisser parler, et ne pas le couper dans son élan de colère. Il avait peut-être besoin de dire quelque chose, après tout. Les mots semblaient se bousculer au portillon sans parvenir à sortir, et la préfète les imaginait, telles des petites billes frappant sa lèvre supérieure, se cognant dans sa mâchoire sans pouvoir s'en échapper. Elle attendit quelques instants dans le silence devenu soudain pesant. Osvald semblait tourmenté par une tempête intérieure puis il se décida finalement à ouvrir la bouche pour laisser les petites bulles s'échapper. Et ses mots eurent le goût de l'inachevé, du tût, du non-dit. Il y avait ce sous entendu auquel on avait irrémédiablement envie de s'accrocher. Comme un ruban qu'on aurait envie de tirer pour en voir les couleurs cachées. Il tendait une perche, involontairement ou non. Mais elle était bien là et Aysha, gracile et danseuse, bondit pour s'en emparer et avec légèreté, dit :

- Quelque chose te tracasse ? C'est vrai que les choses en ce moment ne sont pas jolies à voir, moi aussi parfois je me dis qu'il faudrait agir pour changer tout ça. Les gens n'ont pas l'air de comprendre ce qu'il est nécessaire de faire...

Aysha passa la main dans ses cheveux pour la énième fois. Agir pour changer tout cela. Non pas comme prétendaient le faire les Mangemorts ou même les Phénix. L'ordre était le plus important. Était-ce cela qui perturbait tant Osvald ?
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Mer 23 Mai 2018 - 16:09

Les dieux sont de moins en moins enclins à répondre à mes prières ces derniers temps. Mon cœur et mes pensées ne doivent plus être aussi claires et pures qu'elles ne l'étaient avant et la communication entre nous est brouillée. Depuis combien de temps n'ai-je plus pris le temps d'en consacrer un peu à mes runes ? Elles ont beau ne jamais me quitter, depuis quelques temps on ferait difficilement la différence entre ces oracles et de simples parements de tous les jours. Elles aussi elles doivent me bouder pour mon attitude... Toujours est-il qu'Aysha pousse la conversation pile dans la direction que je craignais.

Ses mots font écho en moi et je ne peux m'empêcher de la fixer tandis qu'une vague de sueur froide me saisit. Comme un mot qu'on aurait cherché trop longtemps, qui se serait accroché de toutes ses forces au bout de notre langue et qui aurait enfin finit par lâcher prise, je me retrouve comme foudroyé par une évidence. Quelque chose d'aussi énorme que j'avais eu sous les yeux tout ce temps et qui avait pris des siècles à parvenir jusqu'à moi. Tous ces malaises, ces silences, ces indécisions. Toutes ces impressions et sentiments indéfinissables qui me mettaient hors de moi car j'étais incapable de les interpréter de quelle que façon que ce soit. Pourtant ça aurait dû m'apparaître aussi clairement que le nez au milieu du visage !

Ces doigts délicats à la peau hâlée, jouant avec ces mèches brunes qui ne cessent de revenir sur le devant de son visage. Les manières, la voix et... les mots...

Mes deux iris pâles se plongent dans celles sombres d'Aysha.
Aysha qui semblait désormais aussi familière qu'étrangère.
Aysha qui est pourtant si gentille et qui maintenant ne provoque en moi plus qu'inquiétude et doutes profonds.

Non, c'est impossible. Impossible. Je me répète en boucle ce mot, comme si au bout de la centième répétition il deviendrait réel et que rien ni personne ne pourrait dire le contraire.
Impossible !

Je me tortille sur mon siège dans la manœuvre maladroite de me redresser. Je ne suis plus vraiment ici. Une partie de moi est retournée au temps de cette nuit-là et mon cerveau s'efforce de s'en remémorer les moindres détails. L'image du Masque passe en filigrane sur le visage de ma collègue et les quatre petites syllabes qui dansaient en boucle dans mon crâne n'eurent plus aucun sens.

« ... agir, oui... »
Des nuages devaient passer devant le soleil à cet instant car tout m'apparaît comme plus sombre et plus froid. Qu'est-ce que c'est que ce jeu ? Non contente de s'être payé ma tête cette nuit-là elle veut en remettre une couche maintenant ? La colère repointe le bout de son nez et je suis si peu habitué à ce genre d'accès de violence que les mots s'échappent de mes lèvres sans que je puisse les retenir ou au moins adoucir leur ton « oui enfin je suppose que c'est moi qui mélange tout et ne comprends rien à rien, pas vrai ? »

En m'entendant parler je m'en veux immédiatement. Je déteste ça. Je déteste ce que je viens de faire. Et si je me trompais ? Si ça se trouve je suis juste fatigué et je m'emporte et je mélange tout dans ma tête ? Puis, elle, je l'ai rencontrée de nuit, dans un coin sombre et sous état de stress, si ça se trouve elle ne ressemble pas du tout à Aysha et c'est moi qui me fais des idées ?

« Désolé.. euh... pardon... » je baisse les yeux sous la gêne. Même si je n'arrive pas à me convaincre moi-même de quoi que ce soit je ne peux pas nier que mon ton était déplacé...
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Mer 23 Mai 2018 - 21:27

Osvald se perdait dans un autre monde, c'était ce qu'Aysha voyait. Il était assis là mais n'était pas vraiment avec elle. Et elle était incapable de sonder les subtilités de son esprit ce jour là si vagabond. Il s'enfonçait dans un univers qui lui échappait alors qu'elle, elle était bien là, dans cette salle, à tenter de comprendre l'avis de son camarade sur les tourments que connaissait leur monde. Osvald lâcha quelques mots avec un ton étrange, dans lequel pointait une légere amertume. Ou peut-être qu'Aysha essayait de se convaincre que cette amertume n'était que légère, alors qu'elle était en réalité étrangement palpable. La préfète ne releva pas. Il y avait dans l'air cet instant de suspension qui laissait penser qu'Osvald allait dire quelque chose de plus, ajouter une brique à sa pensée. Alors Aysha attendit, observant le préfet qui semblait mal à l'aise sur son siège, presque paniqué, puis il finit par lâcher de nouveaux mots d'un ton amer. Voire coléreux.

Aysha haussa un sourcil, étonnée. Se pouvait-il qu'Osvald... Elle ne pouvait décemment imaginer ce dernier du côté des Mangemorts. Il était trop gentil, c'était impossible. Alors pourquoi réagissait-il comme ça ? Il s'excusa presque aussitôt. Il devait être perdu, comme elle elle l'était, perdu sans savoir quoi penser, comment agir. Son ton amer c'était cela sans doute. La bleue esquissa un sourire.

- Je pense qu'on a tous du mal à comprendre mais... Enfin moi aussi peut-être, je mélange tout. Mais il faut essayer d'ouvrir les yeux et de ne pas se laisser aveugler par... Enfin par des gens qui veulent se servir de nous.

C'était ce dont elle essayait de se convaincre depuis cette nuit là, cette nuit où deux masqués l'avaient prise au piège dans une ruelle pour tenter de lui parler, l'influencer peut-être. Cette conversation avait mis en branle tous ses idéaux mais elle tentait de s'y raccrocher comme à la vie. Et Osvald dans tout cela... Devait s'accrocher à ses convictions lui aussi. Ne pas se laisser entraîner par ce groupe obscure.
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Sam 26 Mai 2018 - 17:47

Être aveuglé. Être utilisé par les autres.
Je relève les yeux et plus je la regarde moins je me sens en sécurité.
C'est elle. Cette peau, c'est elle. Cette voix, c'est elle. Ces cheveux, c'est elle. Ces mots... sont plus nuancés que les siens mais... mais en même temps pouvait-elle se le permettre, de parler de l'exacte même façon ? Elle dit qu'elle aussi est peut-être perdue. Oui, ça semble logique. À quel point faut-il être perdu pour vivre une telle double vie. De mentir au quotidien. De mentir à tout le monde mais aussi à soi-même. De se trouver des excuses, tout le temps, pour tout. Puis de garder la face ! À quel point faut-il être perdu pour tromper un ami pour ensuite le retrouver quelques heures plus tard, tout sourire, comme si de rien n'était ! Aysha...

« Je ne veux pas jouer à ça » c'est un aveu. J'ai pas envie de jouer. J'ai pas le courage de jouer. Je ne peux pas faire comme si tout allait bien en sa présence pour ensuite aller courir chercher à l'aide ailleurs. Et puis où est-ce que j'irais ? Qui me croira ? « Ma collègue est une Mangemorte ! » ce serait ridicule.. Personne ne me croira et elle le sait très bien. Sinon elle n'aurait pas pris le risque de me laisser une chance de la reconnaître. Et elle n'aurait pas non plus pris le risque de venir me parler de ça ici, comme si elle voulait voir jusqu'à quel point elle m'avait touché. Le dialogue, c'était ça qu'elle voulait que j'ouvre désespérément ce soir-là. « Parles-en autour de toi Osvald, aide-moi à ce que tout le monde soit libre de se parler ». Ici on est à l'école, plus dans un coin abandonné d'un village endormi. Ici si elle fait quoi que ce soit, ça se saura.
« Quoi ? Je parle pas assez à ton goût, c'est ça ? T'avais pas prévu que je ne répande pas la bonne parole suffisamment vite ? »

Une voix brisée ce n'est jamais un bon moyen de communiquer. Mais je fais avec ce que j'ai. Et en l'occurrence ce que j'ai c'est de la frustration, de la peur, de la colère, un profond sentiment de trahison et de fatigue. J'en ai vraiment marre ! « C'est bon, pas besoin de se la jouer à demi-mot, on n'est plus à ce stade-là depuis longtemps ! » puis on est que tous les deux, que tu aies ton masque ou pas ça change pas grand-chose à la situation, mais ça je le garde pour moi. Que je la reconnaisse, passe encore, mais que je me mette à crier dans les couloirs que je l'ai vue masquée, elle risque de moins appréciée. L'image d'Arnaud me colle à la tête, je suis bien conscient d'avoir eu de la chance cette nuit-là et que je devrais pas trop en abuser.

« De toute façon tout le monde ment tout le temps dans cette histoire, alors à quoi bon parler »


La sécurité légendaire du château n'est plus si rassurante que ça, des Mangemort dorment en ses murs.
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Sam 23 Juin 2018 - 10:44

L'atmosphère était étrange. Une colère sourde semblait animer Osvald, soudain. Une tension inconnu tiraillait l'air et Aysha avait du mal à comprendre ce qu'il se passait. Le comportement du préfet était insondable. Il lui semblait que chaque nouveau mot qu'elle prononçait faisait naître en lui un sentiment de rage. Et elle ne comprenait pas pourquoi.

Il ne voulait pas jouer à ça. Ça quoi ? Alors pour lui, choisir son camp, défendre ses convictions c'était un jeu ? Aysha resta muette, observant son collègue sous un nouvel angle. Que cachait sa colère soudaine ? Elle avait simplement essayé de lui faire comprendre qu'il ne fallait pas se laisser influencer. Elle avait essayé de l'en convaincre comme en tentait de le faire pour elle-même. Mais il n'appréciait visiblement pas qu'on l'encourage à soutenir l'ordre et la justice. Alors quoi ? De qui prenait-il le parti, au juste ? Les esprits s'échauffaient et Aysha se sentait tendue elle aussi. Elle n'était pas du genre colérique. Mais elle refusait que l'on mette ses convictions en doute parce qu'elles étaient sans doute trop fragiles. Et elle refusait de croire que dans ce château, dans sa maison, dans son entourage proche se trouvaient des gens qui ne doutaient pas, et pire encore qu'il s'étaient épris de l'Ordre Noir. Elle détestait voir sa propre tentation dans les yeux des autres.

Et puis elle ne comprenait pas. Il parlait de bonne parole. Il parlait comme si ils avaient déjà abordé le sujet auparavant, et ce n'était pas le cas. Il semblait sous-entendre que la préfète faisait tout pour que les autres suivent son engagement et le répandent. Il croyait qu'elle ne manipulait ? C'était ce que ses mots semblaient vouloir dire. Et pourtant elle ne semblait pas excessive dans ses propos et ses convictions, si ? Certes, elle ne cachait pas son soutien au Ministère. Mais elle ne comprenait pas comment Osvald pouvait le lui reprocher. Ses paroles sonnaient comme une contestation. Il lui reprochait de se la jouer à demi-mot comme si il avait saisi quelque chose et... il n'y avait rien à saisir. Aysha serra les poings. De quel droit ? De quel droit se permettait-il de la remettre ainsi en cause ? Et de l'accuser de mensonge ? Ses mots étaient tranchants et elle n'avait pas mérité ça. Elle était désormais en colère elle aussi. Elle avait espéré trouver en Osvald un soutien. Elle le pensait du côté du Ministère, et voilà qu'il lui reprochait d'en faire trop, et de mentir, en plus ?

- Ah, parce que pour toi, c'est un jeu ? Tu ne vois donc pas tout ce qui se trame ? Je n'ai jamais forcé personne à penser comme moi. Mais ceux qui ne le font pas, pardonne moi, sont des irresponsables. De quel côté es-tu, au juste ? Et tu m'accuses de mentir ? Tu trouves que je te mens, en ce moment ? Que je te cache mes idéaux, mes convictions ?

D'ailleurs, il ne pouvait pas savoir. Il ne pouvait pas savoir les doutes, et tout ce qui se tramait dans son esprit. Sous le coup de l'indignation, Aysha s'était levée de la table et redressée, face à Osvald. Elle avait les mains tremblantes et faisait de son possible pour ne pas détacher son regard du sien. Pourquoi agissait-il comme ça ?
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Ven 20 Juil 2018 - 13:22

À trop jouer avec le feu, on se brûle. Principe simple que tout enfant apprend à ses dépens. Quand on énerve trop maman, quand on parle mal au professeur, quand on est agressif avec les autres,... à chaque fois on en paie les conséquences. L'enfant perdu et apeuré que je suis devenu cette nuit-là venait de titiller un brasier dont pourtant il connaissait le potentiel maléfique, les flammes sont montées à cause de lui, il ne peut que s'en mordre les doigts. Aysha ne la joue pas comme dans la vieille bâtisse, de nuit elle était calme face aux reproches, de jour elle se permet de sortir les griffes. Des griffes qui me glacent le sang et me font m'enfoncer dans le fauteuil malgré moi, remontant mes genoux sur mon torse. Réflexe enfantin lui aussi, mais je ne pense pas avoir le luxe de faire bonne figure dans ces conditions.

Qu'est-ce qui arrivera le jour où elle considérera que je vais trop loin ? Que je suis trop lent ? Que je suis inutile à ce qu'elle pensait avoir prévu pour moi ? J'ai l'impression que ma vie dépend du bon vouloir de cette femme, alors qu'elle n'est pas de mes Dieux. Pourquoi m'infligent-ils ça ? Je donnerai volontiers l'un de mes yeux pour boire à la source de Mimir en cet instant, son aide me manque cruellement en cet instant.

Je hoche simplement la tête, en signe d'écoute plus qu'autre chose. Encore une fois elle semble dire la vérité. Non. Encore une fois elle dit la vérité. Et c'est sans doute le pire dans l'histoire, une Mangemorte qui ne ment pas. Elle ne m'a jamais dissimulé ses intentions, elle a toujours répondu à mes questions, elle m'a exposé sa façon de voir les choses et ce qu'elle voulait changer en portant ce masque... « Non c'est vrai... pas toi en tout cas... » Comment une personne comme elle a pu atterrir chez le groupe de mages noirs sanguinaires tel qu'on le connait aujourd'hui restera à jamais un mystère pour moi... « Mais... je ne pourrais jamais parler comme tu le fait et je ne pourrais jamais être comme toi... avec eux... » Il faut qu'elle comprenne, qu'elle abandonne. Me choisir moi était une erreur dés le début, me côtoyant tous les jours de la sorte elle aurait dû le savoir !

Et si je dois être considéré comme un irresponsable car je ne veux pas prendre parti pour un camp en particulier, alors je serais irresponsable et cela me va très bien.
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Re: Salle des préfets
Aysha Brayd, le  Mer 25 Juil 2018 - 19:17

Aysha avait les pupilles plantées dans celles d'Osvald, qui s'était doucement recroquevillé dans son fauteuil, sans un mot. Elle desserra les points, consciente que son esprit s'était échauffé trop rapidement, qu'elle n'était pas dans une position de force et qu'elle devait se calmer. Des sentiments divers affluaient en elle comme un fleuve après une journée d'averse et elle avait du mal à faire la part des choses. Tenter de convaincre son camarade de quelque chose dont elle n'était plus si convaincue elle-même la mettait dans une état de fébrilité qu'elle n'aimait pas. Elle se reposa sur le bord de la table en observant Osvald qui hochait la tête, puis en écoutant ses mots. Elle ne parvenait pas à le cerner et avait la désagréable impression de ne pas être sur sa longueur d'onde. Il lui semblait découvrir des choses en lui qu'elle n'aurait pas voulu y voir. Mais la réalité était toujours plus complexe que ce qu'on voulait bien en imaginer, n'est-ce pas ? Finalement, il n'y avait aucun raison qu'il en soit différent pour Osvald. Et si elle-même doutait, comment aurait-elle pu exiger de lui que ses convictions soient les siennes, sans faille, fassent figure du modèle qu'elle s'évertuait à diffuser sans y croire réellement.

Il avait l'air de les craindre. De craindre les Aurors. C'était le monde à l'envers. Il s'excusait presque de ne pouvoir agir comme elle. Mais elle n'était pas réellement celle qu'elle laissait paraître, bien qu'elle le veuille plus que tout. Et lui, il voyait les choses avec un masque inversé, il ne comprenait rien, rien. Elle le fixa un instant, tout calme retrouvé parce qu'elle sentait malgré tout qu'elle pouvait encore avancer sur un meilleur chemin avec lui. Le convaincre de ne pas se laisser entraîner par les Mangemorts, de ne pas glisser sur cette même pente qui l'attendait à chaque pas de travers.

- Moi je pense que tu le pourras.

Était-ce la vérité, ou une subtile façon de l'en convaincre ? Aysha ne savait pas vraiment ce qu'elle faisait. Elle lui parlait à lui comme elle se parlait à elle. A travers le regard d'Osvald elle distinguait ses propres yeux bruns. Elle devinait sa fébrilité, son innocence peu à peu entachée. C'était un double discours qu'elle tenait.

- Je ne suis pas à toute épreuve moi non plus, mais je pense que si tu continues à suivre un bon chemin... Enfin ce n'est pas si compliqué, finalement, de croire en ses propres convictions. Il suffit d'en être persuadé. Parce qu'au fond de toi, toi aussi, tu le sais... que c'est ça, le bien.

Oui Aysha, tu le sais. C'est ça le bien. Et le bien est imparfait et le mal en profite, mais tu ne dois pas te laisser happer.
Et Osvald non plus, ne le devait pas. Aysha se releva, légèrement retournée, mais sentant grandir en elle l'une de ces onces de détermination qui se laissait parfois apercevoir au milieu du doute. Elle jeta un coup d'oeil à s la porte, puis à sa montre, et reporta son regard sur Osvald. Il était temps pour elle d'y aller, avant que son soudain regain de force ne s'effondre à nouveau.
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Re: Salle des préfets
Invité, le  Sam 28 Juil 2018 - 11:47

Une fois de plus je m'en sors indemne. Il faut croire que les Dieux s'amusent de me voir dans cette situation et font en sorte qu'elle se prolonge le plus possible. Cette fille au double visage se reprend pour s'en tenir au plus calme des deux et reprend une voix posée. Moi je ne peux m'empêcher de rester sur mes gardes, tout peut si vite basculer ! Une saute d'humeur et cette nuit pourrait être la dernière de ma courte vie... Mais non, elle croit encore en moi, elle l'affirme comme ça et la nausée me prend. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour qu'elle comprenne que je suis une perte de temps pour elle ? Qu'est-ce que tu vois en moi Aysha qui te fait t'accrocher à une cause perdue ? Qu'est-ce que j'ai de si spécial pour que tout ton ordre tienne tant à ce que je fasse partie de leur plan ? On s'est côtoyés pendant si longtemps et tu ne vois toujours pas ça ? Quelque part je me dis que c'est terriblement inquiétant qu'une organisation aussi dangereuse ait aussi peu de jugeote quant à leurs tentatives de recrutement !

Elle parle du bien et de l'évidence, comme quoi les Mangemorts sont la seule et unique solution possible et cohérente pour advenir à un monde meilleur. N'importe qui aurait répondu d'une voix sarcastique « Question de point de vue... » mais moi j'avais déjà suffisamment chatouillé un dragon même pas encore endormi, juste très conciliant. Alors j'opte pour un nouveau hochement de tête et un timide « C'est difficile d'être persuadé de quoi que ce soit en ce moment... » sans desserrer de ma position d'enfant apeuré. Je n'ose pas la regarder dans les yeux mais tandis que son attention est occupée par autre chose j'en profite pour la regarder. Ses cheveux tombant sur ses épaules, sa peau mat symbole de pays chaud plus au sud d'ici, sa posture,... je n'arrive plus à les détacher de l'image du masque plongé dans l'ombre et la fraîcheur de la nuit. C'est avec ces mains-là qu'elle agit la nuit, les mêmes qui enserrent, caressent, saluent, quand le soleil est haut dans le ciel. Comment est-ce possible ???

Des bruits de pas et de conversations se font entendre au loin. En quelques secondes ça se transforme en brouhaha et les couloirs sont envahis d'élèves à la langue bien pendue. Quelque part c'est un soulagement car ça met de la vie dans le décor, d'autre part c'est malaisant car ce bruit de fond est cruellement en décalage avec le froid de la pièce. Des cris, des rires, des bousculades, je suis tellement tendu je ne sais pas quoi faire, comment réagir. Puis des éclats de voix plus violentes que les autres, une dispute, une porte de sortie que mon instinct de survie et ma lâcheté s'empressent d'enfoncer à grand coup d'épaule. Je me lève et d'un « Ah.. euhm.. » parfaitement clair et éloquent je détourne les yeux pour me diriger vers la sortie. Je n'ai pas la force de lancer un « À plus » qui sonnerait faux et forcé, alors je pars sans un mot.


Fin du RP, merci Aysha/Pas22MaisYaDesDoutesQuandMême :kiss:
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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs-

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