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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Académie de Poudlard ~¤~ :: Les couloirs
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Salle des préfets
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Azénor Philaester
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Re: Salle des préfets

Message par : Azénor Philaester, Lun 24 Avr 2017 - 18:00


navrée pour le retard ..

Peut être un peu gêné, que je sois entré dans sa tête dans aucune retenue, accédant à chaque petit souvenir que lui même aurait pu mettre de côté pour un moment. Il se masse la nuque, confus en ses mots, encore une fois. Alors comme ça ils sont ensemble, le McKinnon et la Harper. Jumelle de mon préfet. Intéressant. C'est sympa de découvrir les petites potins concernant mes élèves. Je souris légèrement, j'essaie de le mettre à l'aise, pour un début. Histoire qu'il arrive à me contrer.

Control your emotions, discipline your mind ~

Je le vois me regarder, presque regrettant. J'ai l'impression qu'il se demande presque ce qu'il fait ici, si tout ça n'était pas qu'une grande erreur et qu'il aurait simplement du se débrouiller avec quelqu'un de...moins proche professionnellement. Le voilà me demandant si l'on va recommencer. Plutôt deux fois qu'une. Je lui fais savoir ce qu'il sait déjà par un signe de tête, de haut en bas.

Peter est un serpentard. Ils ont leur réputation, ambitieux il ne s'est pas retrouvé chez les verts et argents par hasard, il n'y a qu'à voir son directeur de maison, vicieux et mystérieux. Alors sans doute a-t-il des secrets qu'il préférerait garder pour lui. Mais qui n'en a pas. Pire encore, qui suis-je pour juger un gamin alors que moi-même je me suis prise en train d'imaginer des inconscients scénarios.

Je le laisse reprendre ses aises un instant, puis après lui avoir demander son état, je plonge en des yeux ouverts, informule un legilimens en pleine poitrine.
Je le sens, je le sens qu'il essaye. Tu sais de contrer, Peter je te sens. Alors en un rictus, parce que tu y arriveras, je te contre, relativement facilement. Coup de chance ou réel début de résultat qui le saurait. L'expérience nous le dira. Alors je m'en vais par dessus ton mensonge pour le balader ailleurs et partout. Des bribes d'images encore, des flashs toujours, des souvenirs qui t'appartiennent. Je ne m'attarderais sur les mauvais souvenirs, pas encore. J'irais les chercher quand tu n'auras pas le choix de continuer, puisque partis trop loin nous serons. Alors je te vois devenir préfet un moment. Recevoir ton insigne que tu portes fièrement sur ta robe de sorciers agrémentée d'un serpent vif et intimidant. Un regard pour Merry, du jus de citrouille, et une image masquée qui m'interpelle. Mais je ne m'en approche pas encore, j'attendrais que tu sois près. J'attendrais Peter que tu me fasses confiance. Je te vois me regarder dans un couloir, te retourner sur mon passage avec un léger sourire. Sourire que je ne peux m'empêcher d'arborer à mon tour. Peut être trouves-tu cette situation gênante mais il n'en est point ne t'inquiète pas. J'en passe en un rictus et je m'en vais chercher une autre information. Je te vois dans différents endroits du château, un garçon à l'apparence ordinaire mais tu caches quelques bribes n'est-ce-pas. Je te relâche, te relâche. En un soupir aussi.

- Je pense que nous sommes bien partit pour aujourd'hui. J'ai constaté une légère amélioration quant à votre tentative de fermeture d'esprit. Bien sur ce n'est pas comme si vous auriez pu y arriver des le début. Vous êtes libre pour la journée, disons que j'attends votre hiboux pour une nouvelle leçon?

Un sourire à son attention, j'attends sa réponse puis en un léger signe de main des plus polis, je me retire des lieux. Direction mes appartements, sourire aux lèvres malgré moi. Merry et Peter, je n'aurais jamais pensé.


[hrp: on continue le rp hein, en disant " x jours plus tard " ?]
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Re: Salle des préfets

Message par : Peter McKinnon, Lun 1 Mai 2017 - 11:28


Lorsqu'il avait posé sa dernière question, avait-il sincèrement cru que la Directrice allait lui annoncer joyeusement qu'après un essai c'était "fini pour aujourd'hui" ? Il était des jours comme ceux-là où les réflexions de Peter aussi pitoyables qu'elles soient pouvaient tout de même prêter à sourire tant elles démontraient qu'il pouvait se trouver en dehors des réalités. Mais la rouge et or ne s'en formalisa pas. Elle hocha machinalement a tête de haut en bas, pendant que Peter la contempla saisi d'un effroi silencieux qu'il essayait tant bien que mal de masquer. Et si elle tombait sur des secrets qu'il avait réussi jusque là à masquer ?

Après le léger silence que la maitresse des lieux (car il ne fallait pas s'y méprendre, c'était bien elle qui dominait dans la Salle des Préfets), laissait planer, elle lui demanda subrepticement s'il allait bien avant de lui réentrer dans sa tête par un sort lancé en pleine poitrine. Le souffle coupé sur le coup, Peter fut renvoyé dans les limbes de son esprit.

*Elle pourrait prévenir quand même ...*

Comme la première fois, Peter fut assailli de flashs. Ses souvenirs et pensées en étaient encore à un état indescriptible, mais le jeune préfet savait que cela allait finir par s'éclaircir. Le vert et argent finit par distinguer très clairement un insigne, son insigne de préfet ! Il se revit l'épingler fièrement sur sa poitrine. Il y avait pire comme souvenir. Mais le décor changea aussitôt. Puis se fut le tour de la belle à la crinière de feu qui revint devant eux. Elle était à présent si nette que le serpent avait l'impression qu'il pouvait la toucher. Quelques images arrivèrent aussi, mais Peter, trop affaibli, n'arriva pas à distinguer quoique ce soit d'intéressant, avant de voir apparaitre un masque. L'enveloppe physique de Peter inclina alors la tête dans un geste de concentration pour l'éloigner. Mais apparemment, la Directrice ne s'y intéressait pas encore. Ce fut un couloir qui se matérialisa alors, ce couloir qui les avait menés jusqu'à cet exercice ...

- Je pense que nous sommes bien partit pour aujourd'hui. J'ai constaté une légère amélioration quant à votre tentative de fermeture d'esprit. Bien sur ce n'est pas comme si vous auriez pu y arriver des le début. Vous êtes libre pour la journée, disons que j'attends votre hiboux pour une nouvelle leçon ?

Peter était revenu à lui. La Directrice semblait satisfaite. C'était elle qui faisait la conversation. Peter cligna des yeux, il lui semblait à présent que la lumière était plus vive qu'auparavant. Il lui aurait fallu un vers d'eau. Ne souhaitant pas faire attendre la dame, Peter fit tout ce qu'il pouvait pour reprendre consistance et agita la tête pour lui signifier qu'il lui écrirait. A cela, la sorcière le salua et sortit. Une fois qu'elle eut disparu de son champ de vision, Peter poussa un long soupir. Dans quoi s'était-il embarqué ?


Trois jours plus tard


Un hibou et trois jours plus tard, Peter était de retour dans la Salle des Préfets. Cette fois, il avait tenu à être légèrement en avance, comme si il avait eut besoin de prendre conscience de ce qui se trouvait dans la pièce pour mieux résister aux attaques à son esprit. Contrairement à la dernière fois, il avait pris soin de prendre avec lui une gourde remplie de jus de citrouille. Ce n'était pas l'exercice le moins éprouvant auquel il s'était livré, il allait en avoir besoin.

La tête sur le poing, Peter réfléchissait. La Directrice allait forcément tomber sur des aspects moins reluisants de sa personnalité, il allait donc devoir préparer le terrain. Après tout, ce genre d'activité qu'ils pratiquaient tous les deux n'était pas la plus légale qui soit. Elle allait surement se montrer compréhensive ! Il prit une profonde inspiration, elle n'allait plus tarder ...
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Re: Salle des préfets

Message par : Azénor Philaester, Lun 1 Mai 2017 - 23:12



Je suis rentrée chez moi, et je ne me souviens pas avoir croisé quiconque, sans doute trop occupée à ressasser toute cette histoire. Je me suis demandée si Peter allait suivre la formation, m'envoyer un hibou et proposer un rendez-vous. Je pensais bien que oui, il est trop tard pour faire demi-tour désormais. Il sait une partie de ma vie tandis que j'en connais un bon bout de la sienne également. L'air de rien cela fatigue, de chercher des informations, des souvenirs et vérités chez les gens. Je suis rentrée chez moi, et je me suis endormie presque instantanément, sans prendre la peine de manger un tant soit peu.

Et nous voilà, trois jours et un hiboux plus tard. Je me dirige vers la salle des Préfets. Comme d'habitude je croise quelques tableaux qui me saluent et je juge qu'un sourire fait parfaitement l'affaire. Pas grand monde à cette heure-ci, vacant dans les couloirs.
J'arrive enfin dans la pièce où j'entre tranquillement, et je ne suis pas très surprise de voir que Peter est déjà là, à m'attendre sagement. Je le salue en entrant, d'un chaleureux Bonjour Peter, puis je lui demande si tout va bien, par pure politesse et soucis de conscience, sans doute.
J'espère qu'il est prêt, je ne veux pas m'éterniser, et puis plus tôt on commencera, plus tôt tout sera finit, comme tout, sans doute. Je laisse Peter s'installer comme il le désire, puis je me place devant lui après quelques formules de politesse dont je tairais l'inutilité. Nous sommes là, pour parler à travers des non dits, des mots de l'esprit et des sentiments intérieurs parfois cachés.
Alors je lâche un vague Prêt?, mais je n'attendais pas réellement la réponse avant de le pointer de ma baguette, et de lui lancer un #Legilimens en plein sur le cœur...
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Re: Salle des préfets

Message par : Peter McKinnon, Sam 6 Mai 2017 - 15:10


LA d'Azénor accordé pour les souvenirs


La Directrice semblait bien moins anxieuse à l'idée de cette nouvelle rencontre que le vert et argent. Et comment l'en blâmer ? Jusqu'ici ces séances d'exercice avait toujours été plus enrichissantes en terme de renseignement pour elle que pour lui ... Et encore, cela pouvait le devenir encore un peu plus, elle pouvait aller chercher dans les tréfonds de la mémoire de Peter des souvenirs encore plus compromettants, c'était dire si du coté de Peter le stress était palpable. Alors que de son coté, la rouge et or avait lancé un chaleureux « Bonjour Peter » à son arrivée.

Peter, s'était levé, par politesse d'une part, mais aussi car il comptait bien mettre deux trois choses au point avant de se repartir parmi les turpitudes de son esprits. Ne sachant pas trop comment aborder le sujet, le jeune préfet s'était levé et avait commencé à triturer nerveusement sa baguette magique en cyprès. Face à lui, la sorcière ne semblait pas réellement s'en soucier et lui demanda comment il allait. Ce à quoi il répondit bêtement par des ouvertures de la bouche, suivies presque systématiquement par des fermetures aussi rapides. Le jeune élève de Serpentard ressemblait à un poisson dans un aquarium.

- Prêt ?

*Ah non, pas du tout !*

La sorcière n'attendit même pas de réponse de Peter, qui la regardait alors les yeux écarquillés. Elle n'allait quand même pas y aller aussi vite ? Il ne lui avait même pas encore demandé de bien vouloir garder ce qu'elle allait voir pour elle seule ... Et pourtant elle pointait inexorablement sa baguette vers lui, ce à quoi, sous la panique, Peter eut juste le temps de répliquer par un instinctif :

- Protego !

Peter ne sut pourquoi ni comment la suite des évènement se déroula mais toujours fut-il qu'il se retrouva dans le même état que lors de la précédente séance, trois jours auparavant. Sauf qu'il se rendit bien vite compte qu'il n'était pas dans sa tête ... Après plusieurs flashs, semblables à ceux qu'il avait déjà connu dans ses propres souvenirs, Peter put distinguer nettement une petite fille recroquevillée dans un coin en train de pleurer pendant que lui faisait face à un monsieur plus âgé et qui semblait très en colère.

*Qu'est-ce que tu as fait ?!*

L'image changea alors, Peter aperçut un lit sur lequel était allongé une sorcière, la Directrice légilimens ! A ses cotés, ne se trouvait qu'une personne, Lydie, sa collègue préfète. Le serpent regarda autour de lui, elles étaient à l'hôpital. Pourquoi une élève veillait-elle sur un membre de l'équipe de Poudlard ? Le vert et argent comprit alors qu'il était entré dans les souvenirs de celle qui devait le former à l'occlumencie ... Il essaya alors par tous les moyens de sortir de sa tête, de peur des représailles. Mais il arriva simplement à changer de souvenir. Désormais, il était face à son Directeur à lui, il était avec la Directrice des gryffondors, ce n'était pas étonnant ils étaient collègues et peut-être même amis puisqu'ils avaient déjà eu l'occasion de parler de lui ! Tout à coup, l'image devint floue et Peter entendit des coups de feu. On venait de tirer sur Ian Benbow ! Le jeune élève de Serpentard entendit alors le CRAC caractéristique d'un transplanage avant que tout devienne noir et silencieux.

Peter rouvrit les yeux, il était de retour dans la Salle des Préfets, et il tremblait, sa baguette toujours tendue devant lui. Comment avait-il pu faire ça ? Comment avait-il osé ? Tétanisé, il n'osa plus bougé, se contentant simplement de regarder sa victime en marmonnant de timides « Je suis désolé ... », qui arrivaient bien trop tard ...
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Re: Salle des préfets

Message par : Azénor Philaester, Dim 7 Mai 2017 - 6:21



Tout se déroule si vite. J'ai à peine le temps de voir, à peine le temps de comprendre. mais il m'en faut peu pour découvrir que ce n'est plus moi qui contrôle et qui dirige les pensées, tout comme je me rends vite compte que ce ne sont pas se souvenirs, mais les miens. Je revis des instants si bien cachés que je croyais les avoir oublié. Lydie est là côté de moi. Et je revois pour la première fois, quel souvenir. La voir, la sentir, sa présence. C'est différent de regarder la scène d'un autre œil, se voir soi-même sous un autre angle, comme si on était quelqu'un d'autre, un inconnu. Au lieu de me débattre comme je peux, je laisse passer l'instant, parcourant mes souvenirs avec lui finalement.
Il change de destination, et sans doute que Benbow a dû attirer son attention parce que je revis cet instant. La soirée où je l'ai découvert, mon Ian. Mais c'est le début, le commencement, le moins important, qui l’eut cru, que je revois. Il se prend un balle. Je suis à côté du moldu, Peter pas loin, et d'ici tout est clair, si clair. Je le vois me pointer de son pistolet et je sais, oui je sais qu'il va tirer. Puisqu'il s'enlève de l'emprise que Benbow a sur lui, bien-sûr j'aurais du comprendre. Mais encore une fois, ici aussi, tout est passé si vite. Si vite, que Ian n'a peut-être même pas réfléchis, il a sauté, c'est tout, pour sa conscience, par automatisme... Mais depuis quand se souci-t-il des autres. Peut-être était-ce juste pour moi. Mais il ne l'avouera pas ça Ian, jamais. Incapable de faire sortir ce qui le fait ressentir de toute façon. La dernière image est notre transplanage. C'est bête, l'air de rien j'aurais aimé voir, et puis revivre la suite. Peut-être sans Peter, je l'avoue. Mais on a eu cette complicité inédite ce jour-là. Et depuis tout a changé, à l’intérieur.

On redescend sur Terre, rouvre les yeux. Et puis j'ai déjà compris mais ais-je réalisé. Peter a utilisé un Protego contre moi, contre mon sortilège. Ah bon. Il formule de fines excuses, prétextant qu'il est désolé. Peut-être qu'il a peur, qu'il voulait un moyen qu'on soit à égalité. Que je n'aille pas raconter ce que j'ai pu voir, puisqu'il peut maintenant rendre la pareille. Je ne sais pas trop, mais en le regardant je crois juste qu'il a assimilé une des meilleures manières de se protéger voilà tout. Inconsciemment il a utilisé d'un sortilège, et il a dupé un adulte. Brillant. J'ai du mal à lui en vouloir. Et puis il n'a pas vu grand chose, il peut difficilement se baser sur ce genre d'informations ou sur des conclusions trop hâtives.
Je le regarde d'un regard plutôt froid. Qu'il ne recommence juste pas.
- Ça va pour cette fois. Mais ne vous avisez pas de recommencer, ou les leçons seront terminées. Je crois que vous n'avez pas tout saisis, McKinnon. Je suis là uniquement pour vous aider, nous sommes ici en entraînement, vous prendre par surprise n'est que le but de la formation. Pensez-vous que des forces supérieures attendront votre consentement pour s'introduire dans votre esprit? Vous devez me contrer. Me mentir, me montrer quelques chose de faux, de différent de la réalité. Le sortilège de Protection ne vous sera d'aucune utilité si vous n'êtes pas au courant que l'on vous attaque.
Alors soufflez un bon coup, et recommençons.


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Re: Salle des préfets

Message par : Peter McKinnon, Sam 13 Mai 2017 - 21:28


LA d'Azénor pour qu'elle utilise un légilimens


Peter n'avait pas pu apercevoir grand chose, après son court passage dans les pensées et les souvenirs de la Directrice et pourtant ... Pourtant il tremblait légèrement, conscient d'avoir totalement dépassé les bornes, lui qui avait simplement essayé d'engager la discussion avec elle afin qu'elle ne le juge pas trop sévèrement sur les éventuelles choses qu'elle aurait été amenée à voir. Mais c'était trop tard, le mal était fait et elle reprenait déjà la parole, sous le regard tendu d'un Peter qui se demandait bien ce qui allait pouvoir lui arriver.

- Ça va pour cette fois. Mais ne vous avisez pas de recommencer, ou les leçons seront terminées. Je crois que vous n'avez pas tout saisis, McKinnon. Je suis là uniquement pour vous aider, nous sommes ici en entraînement, vous prendre par surprise n'est que le but de la formation. Pensez-vous que des forces supérieures attendront votre consentement pour s'introduire dans votre esprit ? Vous devez me contrer. Me mentir, me montrer quelques chose de faux, de différent de la réalité. Le sortilège de Protection ne vous sera d'aucune utilité si vous n'êtes pas au courant que l'on vous attaque. Alors soufflez un bon coup, et recommençons.

Peter prit une profonde inspiration et hocha la tête. A présent, il ne comptait plus tenter de négocier le silence de son professeur particulier par rapport à ce qu'elle pourrait bien découvrir. D'une part, il ne se sentait pas de lui demander quoi que ce soit, à présent. D'autre part, parce qu'il avait découvert certaines choses sur la belle, pas bien méchantes certes mais tout de même. Ils étaient liés par le sceau du secret. Dans un sens, Peter avait eu ce qu'il avait souhaité. La sorcière pointa alors sa baguette vers lui et informula un légilimens ! Pendant ce temps, Peter avait fermé les yeux pour se concentrer du mieux qu'il pouvait pour parer toute attaque.

Comme à l'accoutumée, le début du voyage au sein de son esprit était terriblement flou. Mais cela n'allait pas durer. Et, de fait, si Peter avait été plus avancé sur la voie de l'occlumancie, il aurait pu tenter de faire durer au moins ce moment durant lequel rien n'était distinguable, mais il en était incapable. Cherchait-elle délibérément un souvenir particulièrement peu avantageux pour lui ou bien tentait-il tellement de l'enfuir en lui qu'elle y eut accès si facilement ? Peter ne le sut pas mais toujours était-il qu'il se vit très distinctement en train de cueillir des plantes dans le potager de l'Ecole et de les placer dans un grand sac en toile. Ensuite, il revit ce même sac tomber sur un sol recouvert d'un fine pellicule de neige pendant qu'une grande silhouette masquée s'approchait de lui. Ce fut sur sa première rencontre avec un mangemort que l'image s'arrêta et qu'il revint à lui dans la Salle des Préfets. Il jeta alors à la Directrice un regard horrifié, tout cela n'était pas sensé jouer à sa faveur ...
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Re: Salle des préfets

Message par : Azénor Philaester, Mer 14 Juin 2017 - 21:13


chu pas en retard non // dis moi si ça te va comme ça ~ // j'ai son LA (pas vrai?)




Ce sont les plus intéressantes, les histoires qu'on ne raconte jamais à personne. Le racontes-tu jeune Peter, à tes amis, à ta famille, à ton Directeur de Maison, à tes professeurs, quand tu rencontre quelqu'un de particulier? Un nouveau visage découvert ou caché peut changer une vie, la faire basculer, la pousser dans ses retranchements. Aujourd'hui on vit dans un monde où les enfants sont de plus influençables. Mais je ne te range pas encore dans cette catégorie. Je crois que tu es assez grand, et puis que tu as compris surtout, que dehors il ne fait pas tout beau. Et je crois que tu arrives même à te faire ta propre opinion. Et je te respecte, je t'admire même presque pour ça, Peter. Tu as rencontré un Mangemort, et tout s'est arrêté ici. J'aurais voulu continuer moi, mais je crois que tu as été assez fort pour m'en empêcher. te rends-tu compte. Es-tu comme eux. Es-tu plus fort? Es-tu de mon côté plutôt que du leur.

Je te regarde avec un mince sourire. Je te fais comprendre, je balaye la salle du regard sans un mot pour vérifier et ne rien oublier. C'est finit pour aujourd'hui.

quelques temps (mois?) plus tard - la formation a bien évoluée

Je me dépêche un peu, une marche rapide et disciplinée, mon sac sur l'épaule, ma robe de sorcière au vestiaire, une veste en cuir à la place. Habillée d'une manière certes moldue mais complètement stricte et classe, je me hâte à la fois pour ne pas arriver en retard pour Peter, et pour ne pas être trop remarquée. J'en doute finalement, que l'on me reconnaisse accoutrée de la sorte. M'enfin ça c'était avant que je me souvienne de mon mètre cinquante-deux. J'étais out toute la journée. Pas une seconde de traînée au château. Si bien que j'ai faillis oublié mon rendez-vous hebdomadaire avec le préfet des Serpentard. Voilà le pourquoi du comment, je n'ai pas vraiment eu le temps de me changer. Bref.
Peter a évolué vite et bien. Je suis fière de lui, et désormais je peine vraiment à m’immiscer dans son esprit. Et ses souvenirs et envies ne sont plus vraiment un secret pour moi mais je crois que la confiance est maintenant pleine et sure. On est du même côté, lui et moi.
Et l'air de rien, sa formation ne va je pense pas tarder à prendre fin. Il est en dernier année ici à Poudlard et bientôt je n'aurais plus l'opportunité ne serait-ce que de le croiser dans les couloirs.

J'arrive enfin devant la Salle des Préfets et y entre à l'arrache. Peter est déjà là, il m'attend. Je m'excuse en un regard et un sourire illuminé. Je lui lance un chaleureux Bonsoir. Je dépose mon sac sur le dossier d'une chaise au hasard. Une mèche de cheveu rangée derrière l'oreille. Je sors ma baguette l'empoigne.
Sans plus attendre.
- Prêt?
-Trois....Deux... #Legilimens!


Tu commences à être habitué, pas vrai?

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Re: Salle des préfets

Message par : Peter McKinnon, Jeu 15 Juin 2017 - 19:45


Les semaines d'entrainement étaient passées à une vitesse folle. Avec le temps, à force de se faire violer l'esprit à chaque rencontre, Peter avait commencé à travailler seul, il avait cherché des livres sur le sujet, essayé d'élaborer des techniques dans son lit le soir. Mais, comte tenu de l'aspect particulièrement confidentiel de cette activité, cela ne s'était pas avéré très efficace. Son seul moyen de progressé aurait été de trouver un autre légilimens pour lui demander des cours mais c'était déjà ce qu'il faisait avec la Directrice de Gryffondor alors ... Mais ce qui avait massivement changé au fil des rencontres, c'était la confiance mutuelle qui s'était installée. Après que la sorcière ait pu constater par elle-même que Peter avait déjà rencontré un Mangemort, une sorte de barrière était tombée, Peter avait comprit qu'elle ne lui tiendrait pas rigueur de ce qu'elle allait voir. Bizarrement, alors qu'il était donc plus préparé à laisser la dame vagabonder à son aise dans ses souvenirs, il arrivait plus qu'avant à la contrer.

Ce jour-là, lors de leur rencontre de la semaine, toujours à la Salle des Préfets, Peter ne traina pas les pieds. En réalité, il était assez impatient d'aller constater d'éventuel progrès dans cet art magique peu fréquent, dont il restait bien loin de maitriser les bases tout de même. Et puis, il fallait bien l'avouer, il n'était pas mécontent de s'être rapproché à l'occasion de leurs rendez-vous de la Directrice. Mine de rien, elle lui paraissait être une femme douce et une redoutable magicienne. Et puis, le Collège comptait tellement d'élèves qu'avoir un membre du personnel rien que pour soi de temps à autre était plaisant. Sans compter, et ça c'était Peter tout craché, que la beauté de la sorcière était loin de laisser le jeune préfet totalement indifférent ...

L'arrivée de la rouge et or se fit dans une forme de précipitation, alors que Peter était déjà là depuis plusieurs minutes, elle débarqua en tenue moldue, un air assez pressé se lisait sur son visage. Peter fronça les sourcils sous l'effet de la surprise de la voir ainsi débouler dans la pièce. Comme à son habitude, elle aimait décidément ne pas laisser une seconde à Peter pour se préparer, elle sortit dès les premières secondes sa baguette magique et lui balança à la tronche le sortilège fatidique qui devait les envoyer tous deux dans les méandres de ses pensées.

Au début, vous ressentez toujours la même sensation sous l'effet de ce sortilège : vous vous sentez comme lorsque vous basculez dans le vide dans un rêve. Vous atterrissez alors dans un grand espace flou, vaporeux. Assez vite, les contours de cet espace finissent par s'éclaircir pour laisser place à la première pensée. Là où Peter voyait qu'il avait tout de même progressé, c'était qu'il arrivait à maintenir cette phase plus longtemps, à retarder le moment de l'ouverture de la brèche dans son esprit. Lorsque celle-ci était ouverte, la Directrice pouvait alors vagabonder dans la tête du jeune vert pratiquement comme bon lui semblait. Tout au plus, Peter essayait de l'emmener sur des pensées et des souvenirs agréables qu'il sélectionnait à l'avance, mais cela ne fonctionnait pas toujours sur la durée. Cette fois-ci, après son premier baiser avec Merry, il se revit en première année mordant dans son premier chocogrenouille. Et puis, tout parti en suçacide ! Le souvenir suivant se passait dans la Salle sur Demande, il était en train de se déshabiller, avec Kohane. Il paniqua et essaya d'emmener la dame sur un autre souvenir, mais ils switchèrent sur Peter se réveillant à ta Tête de Sanglier avec la gueule de bois et la même élève de Gryffondor à moitié nue dans le même lit que lui. Ce fut alors que les visions s'arrêtèrent et qu'ils revinrent dans la pièce ...

- Euh ... Dites moi une choses, quand vous m'avez proposé de faire ça, c'était vraiment pour m'aider à devenir un occlumens ? Ou bien parce que vous adorez les histoires d'adolescents ?
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Re: Salle des préfets

Message par : Azénor Philaester, Mar 20 Juin 2017 - 11:32



Il est jeune encore. Mais il est prometteur. Dès le début ça c'est vu de toute façon. Des erreurs, de l'inattention ça arrive, et mieux vaut les faire avec moi, plutôt qu'avec le monde extérieur pas vrai. J'ai vu autre chose aujourd'hui. Un petit sourire et puis nous revoilà à la réalité. Mais Peter je pensais que tu avais compris. C'est quoi ce cliché. Sous prétexte que l'on est adulte, qu'on a un job et une vie soit disant plus tracée on s’ennuie? On a besoin de ragots, de potins infantiles? Hell no.
Les histoires d’adolescents tu dis. Je me fiche un peu des vies d'enfants. J'ai vécu les mêmes étant plus jeune, c'est tout. Et puis parfois chez les adultes, c'est encore plus croustillant. S'il savait, s'il connaissait son Directeur de Maison un peu mieux... Hum.
Alors un peu étonnée de ta question, je prends une voix des plus calmes pour te répondre tout à fait naturellement.
- Oh Peter après tout ce temps je pensais que vous aviez finalement compris. Bien-sûr que non, je ne suis pas là pour en apprendre plus sur ce qu'il se passe dans les dortoirs ou ailleurs du château. Vous savez, il y a quelques années, j'étais à votre place. Et c'était plaisant, et c'était même similaire...Léger rictus, on va pas dire à Peter que la Directrice des Gryffondor est une traînée, non c'est pas ça, du tout. En plus. Pfu.
- Je pensais vraiment qu'avec le temps vous vous étiez rendu compte que vous et moi, on est du même côté, je crois que nous avons, comment dire... Le même objectif.


Et puis on a continué.
continué
continué
continué
Et puis il a réussit
réussit
encore
réussit

Et un jour ça s'est terminé, un peu comme ça a commencé. Disons d'une façon légèrement brutale. Mais Peter, nos chemins se recroiseront, dans quelques jours dans les couloirs, sans doute. Mais dans quelques années, en dehors, face aux autres, pour-sûr.


fin du rp ♥
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Shela Diggle
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Re: Salle des préfets

Message par : Shela Diggle, Sam 26 Aoû 2017 - 17:48


with Zélie & Galway

Je mangerais bien vos dents
si vous en aviez
elles tomberaient dans l'estomac qui ne pourrait les digérer
mais le reste, le reste, serait alors bien découpé
Par le ventre passent les peurs, c'est un autre cerveau humain, celui de l'instinct, des émotions, celui qui ne réfléchit pas grâce à la raison - c'est un peu le ça. Juré, t'auras ta part. Tu veux des gallions, des outils pour tes potions ? Au bout du bras des doigts, une gamine aux cheveux longs, future pièce à conviction, possiblement. En échange de sécurité, lui avoir promis une réciproque, mots hasardeux, tu fais le guet et je cherche ce qu'il me faut. Prendre ce que tu veux dans la salle. Après y avoir trouvé mon compte. Bien connaître l'endroit pour y avoir abandonné suffisamment de motivation, c'est Justin qui s'y traînait, la nuit, les poches pleines, s'en vider l'esprit.
Horaire de dernier cours, peu de monde dans les couloirs mais il y a toujours trop d'yeux à Poudlard, aussi avoir ramassé dans un coin cette enfant, et d'un air innocent lui conter "donnant donnant". La salle elle-même a peu d'intérêt, aussi, peu de surveillance; point une raison pour se faire prendre. Prétexter alors avoir oublié que l'on n'y est plus permise, oups, j'étais préfète y'a quelques mois à peine, défaillante mémoire, s'cusez la. Et chercher quoi ?

Il y a ces choses que l'on oublie sans qu'elles soient inutiles, elles crèvent dans les tiroirs il me manque, un ingrédient, et voici un endroit à peine exclusif. Un sortilège suffit à crocheter la serrure, vu le nombre d'élèves parvenant à s'y faufiler (le mot de passe de la salle de bain doit y être affiché, pour qu'une telle population se retrouve toujours à barboter clandestinement).
Grandir grandir grandir détruire son nid un peu comme Alice, bien que cette dernière fut sotte au point de boire tout liquide - la couleur pastel n'était pas gage de sécurité -, ne savoir le pourquoi exact, besoin d'agir, secouer le corps pour oublier l'esprit, mouvements les doigts dansent dans le vide, loupent un silence, personne ne le remarque. Mouvement.
Peut être que la jeune fille avait une raison aussi de visiter la chambre préfectorale. Que l'on y gagne toutes deux, tant que je dénichais quelque chose (il n'y a plus même d'exactitude dans le choix). La porte arrive bientôt.

Soudain désir de café, pas trop noir, pas de sucre ni de nuage de lait, d'ailleurs le lait s'évapore lui aussi, est-ce qu'il accompagne l'eau de pluie ? La pluie se meut alors en une palette de saveurs, il faudrait, un guide culinaire particulier, recenser, chaque détail gustatif,
on a ici, du sirop de menthe et une flaque bétonnée. Tu ouvres la porte ? je couvre le bruit. Ralentir le pas, un petit traverse le couloir, bifurque, disparaît. Murmurer un Assurdiato de façon à englober le terrain.
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Zélie Hepburn
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Re: Salle des préfets

Message par : Zélie Hepburn, Sam 2 Sep 2017 - 1:07



What do you want from me ?
- pv Shela -

__________________________



Oui. Ce mot est sortie de ta bouche sans que tu ne le veuilles vraiment. Déconnexion. Elle était belle avec ses cheveux blonds, elle te faisait penser à boucle d'or, p'is elle avait pas l'air méchante. C'était une enfant, grande. Boucle d'or. Elle était fixée devant toi, apparue sans prévenir. Elle te souriait comme une gamine, ses yeux pétillaient. Elle s'était enfin mise à parler, tu avais du mal à la suivre. Il était question de vol, de risque, de courage, de tuleregretteraspas. Tu pigeais pas ce qu'elle te voulait mais elle te donnait l'impression d'être essentielle, elle savait comment te chatouiller l'ego, te faire saliver. Donnant donnant, une promesse. Tu avais tout ce qu'il te fallait mais oui s'est faufilé entre tes lèvres. Tu as dis oui parce que tu ne voulais pas lui dire non, tu ne voulais pas de son ton accusateur, de ses yeux ténébreux. Elle ne te faisait pas peur, elle t'intimidait.

Couloir désert, ou presque. Cours terminés. Quelqu'un t'attend sûrement en bas du grand escalier mais pas une fois tu ne penses à lui. Tu te laisses guider par le fantôme qui t'a déniché au coin de la rue. Destination inconnue pourtant tu te doutes que tu risques gros, un pressentiment. Qu'est-ce qu'elle recherche d'ailleurs ? Tu veux lui demander, ce n'est pas difficile. Seulement, tu le veux alors il n'y a pas de déconnexion et rien ne sort. Tu verras bien... tuleregretteraspas comme seul indice. La porte se finit par se dresser devant toi. Boucle d'or n'a pas perdu son sourire, les yeux de Boucle d'or n'ont pas perdu leur malice.

    « Tu ouvres la porte ? je couvre le bruit. »


Ordre bien camouflé. Oui. Tu t'approches de la fameuse porte sans trop te poser de questions. À quoi bon ? Tu n'arrives plus à dire non. La chef d'expédition s'est tournée vers sa baguette, tu l'entends déjà murmurer un #Assurdiato que tu recouvres d'un #Alohomora bien prononcé. Etonnement, un grincement parvient à tes oreilles lorsque tu pousses la porte, délicatement de peur qu'elle ne tombe en poussière. Personne. Pièce vide. Pourquoi tu es surprise ? Boucle d'or a l'air d'avoir bien préparé son coup. Tu tournes la tête vers elle. Moitié du chemin, il reste encore quelques kilomètres... Et maintenant ? Le guet qu'elle t'avait dit.
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Re: Salle des préfets

Message par : Shela Diggle, Mar 5 Sep 2017 - 22:24


Complice elle glisse et s'avance dans l'immobilité du lieu, l'y rejoindre en neuf pas et demi, environ, fermer la porte derrière soi, derrière nous. Le nez frôle son épaule et il y a son odeur, elle qui mange le reste, parfum des cheveux, on ne peut y poser de mots c'est, l'intimité humaine c'est, du subjectif. Là où l'on saisirait la rouille d'autres y verraient la soie, et aucun n'a tord, aucun n'a tord, tout existe la perception est si synonyme de vérité de réalité vous êtes fous, autant que le monde, autant que tous et que soi-même
au trente deux de l'année, si cela a un sens pour soi
Quitter sa proximité, rejoindre les souvenirs, les passages sur le fauteuil, vieux comme le monde, peser l'air, la faible luminosité - il y a ces lieux qui ressemblent, dans le présent, à des souvenirs - peut être que le présent est un souvenir que l'on revit depuis plus loin. Comme une pensine (être possiblement observée par un fantôme de soi-même, plus tard, n'être possiblement qu'une réminiscence f-utile) et se savoir observée modifiera le comportement, je suis en train de changer le futur.

Chercher à se rappeler, croire, s'armer soudain d'une folle énergie et se lancer dans le furetage des tiroirs, chaque tiroir, chaque abysse vers de possibles savoirs savoir la frustration permanente. Un bouton d'uniforme, poussière poussière des dés, des confiseries brûlées collées au bois, tiroir suivant, rien, un autre, des pièces détachées, n'en comprendre l'utilité, elles sont bleues, vertes, grises, l'on croirait à un métal faiblard, les faire rouler au sol. Inspirer bouche ouverte, l'odeur en est rendue plus agressive, inspirer pour rappeler à soi l'avant, aspirer le monde, l'avaler et le digérer à nouveau j'ai besoin, d'avoir accès au passé, toujours j'ai besoin, de pouvoir considérer les acquis conservés à jamais. Vérifier ses mains, fébrilement, elles comptent chacune cinq doigt, chacune cinq, un deux trois quatre cinq et un deux trois quatre cinq il s'agit d'une chose perpétuelle ? rien ne semble l'être. Les gens ne le sont pas. Et les gens s'en vont. Ce pourrait un jour être le cas des doigts. Et tenir à la liberté comme à celle du monde, si le monde souhaite s'envoler alors le laisser partir, quel droit l'on a, pas vrai, sur le libre arbitre, n'avoir ainsi jamais de conditions de lois de désirs, presque, s'oublier soi au profit des gens, des doigts
mais devoir vérifier, alors, devoir vérifier que pour l'heure, tout est stable tout est présent encore, à moins que l'on ne soit que la bribe d'un souvenir, dans une pensine
La réalité ressemble à une impression, pas vrai ? comme un souvenir sur une toile. à complice. Forcer la serrure d'une petite commode, bouteilles vides, et quelque chose d'argenté, comme la pie à soi l'attirer; l'argent dure dans le temps, il est passé et a un présent, il va continuer. Une espèce de petit trophée. Besoin de saisir saisir tout l'avant, consolider une muraille, j'avais devient j'ai, le non perpétuel, sécurisant. Inspirer l'air et l'odeur qui redevient familière. Si le révolu forge le maintenant, hésiter, ne pas souhaiter déconcentrer, le guet, alors l'on est tout ce que l'on a été. Je suis préfète ? Compter ses doigts. Complice devient confidente -
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Re: Salle des préfets

Message par : Zélie Hepburn, Dim 24 Sep 2017 - 12:24




Qu'on me tue sur-le-champ pour ce retard et pour ce poste plus que moyen...

Piquet. Jumelles. Tu regardes, tu obéis, à cette silhouette qui t'a rejoint, qui a fermé la porte derrière toi. Silence. Un silence plus silencieux qu'avant. Ce n'est pas juste silencieux, c'est encore un niveau en dessous. Un instant suspendu, vous vous touchez presque. Tu n'as pas envie de la décevoir, Boucle d'Or. Enracinée devant la porte, tu observes. Tu clignes, un, deux, stop. Tu n'as jamais été aussi attentive, attentive à tout. À la lourde poignée, aux ombres qui tentent de se faufiler sous la porte, aux odeurs, aux bruits. Aux bruits métalliques des bidules qui tombent sur le sol. Qu'est-ce qui se passe ? Tu aimerais l'observer, voir le truc qu'elle veut plus que tout, le truc pour lequel elle risque gros mais se retourner signifie déserter son poste... Bruit de tiroir, de pièces qui se bousculent, de feuilles froissées, de mou, de dur. Tu imagines la tonne de trésors qui se cachent dans ces tiroirs.

    « La réalité ressemble à une impression, pas vrai ? comme un souvenir sur une toile. »


Bruit aigu, bruit aigu de sa voix qui transperce le silence silencieux. Tu tentes de comprendre ce qu'elle te raconte, elle qui parle une autre langue d'un autre monde. Elle est ailleurs, dérangée, folle, génie ? Elle est hypnotisante.

    « Si le révolu forge le maintenant, alors l'on est tout ce que l'on a été. Je suis préfète ? »


Bruit des fioles qui s'activent. Déconcentrée. Elle est préfète ? Elle a été préfète ? Qu'est-ce que tu fais là ? Une information qu'elle essaye de te faire comprendre mais que tu ne comprends pas. Dérangée, folle, génie. Tout à la fois. Tu te retournes, tu abandonnes la lourde poignée, les ombres qui tentent de se faufiler sous la porte, les odeurs, les bruits des pas qui se rapprochent.
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Re: Salle des préfets

Message par : Shela Diggle, Dim 29 Oct 2017 - 12:05


C'est à moi de m'excuser, encore, pour ce retard...

Roulement à bille est-ce la tête ? La bille est lâchée elle coure elle suit la pente cavale cavale et frappe le cerveau, boum, une fois à l'intérieur il n'y a plus de gravité, louvoyer entre les tranchées indélicates de cette masse organique étrange
et déjà le sujet ne répond plus, il est allongé, regard ouvert
déjà, alors que la bille continue sa course, il a abandonné
la bille est en étains et le jeu a une consonance définitive, donnerai-je ma vie au goût du hasard ?
Hausser les épaules. S'il s'agit d'une règle

Chercher à présent de quoi chercher il me faut, un morceau de souvenir, une matérielle preuve de l'existence il me faut, avoir
un pompon !
Grisé par la poussière, doux entre les doigts, deux fils rappelant qu'il avait appartenu à quelqu'ancien vêtement. Le pompon n'est pas mon souvenir et n'y ressemble même pas. L'envoyer à la jeune fille. J'ai besoin de quelque chose qui prouverait l'existence d'un avant. Qui assurerait la souvenance d'acquis, possède-t-on jamais ce que l'on tient entre ses doigts ?
Un cafard se promène dans l'humeur
Une autre petite coupe en bronze disparaît dans une manche, habile prestidigitateur, faire apparaître et disparaître, ma mémoire se charge de remplacer le nom de propriétaire et se faire possesseur. Quelques pas le regard prudent, se poser sur un fauteuil, cligner des yeux vers la confidente - comme il est terrifiant d'admettre la simplicité de trop en dire, à demis-mots, à une inconnue

avoir comme contre-exemple Té, Té poésie à l'oreille silencieuse, Té qui empêche les murs de me manger
Té n'est pas terrifiante
Grignoter des ongles le cuir usé du fauteuil. Connaître et connaître et connaître et pourtant douter de ce savoir, il pourrait y avoir une erreur, un faux un leurre et perdre pied sans comprendre, le pas distrait, descente amnésique, j'ai peur de fonder l'aujourd'hui sur un falsifié avant, j'ai peur de me tromper et de ne croire plutôt que de savoir, et cette fille cette fille suit sans questions une personne croque-bonheur, avoir un point d'interrogation peint sur la face, et pourtant elle accepte ce manque, à moins qu'elle n'en soit consciente. Penser impossible que l'on voit en moi autre chose qu'une fragilité folle. Qu'a-t-elle cherché à trouver dans cette image de personne qui ordonne et reçoit ? Juste, juste, quelle image voit-elle ? Pourquoi accepter ?
Temps

Bien l'aimer
C'est une façon d'assurer le maintenant
je crois
ne pas saisir pourquoi elle s'est laissé entraîner
et ne pas saisir pourquoi s'y ouvrir, mais sans chercher d'exactitude, lui ouvrir des mots
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