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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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Les Chambres
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Merry K. Harper
Gryffondor
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Re: Les Chambres

Message par : Merry K. Harper, Mer 3 Mai 2017 - 16:47


Merry savait très bien en se levant ce matin là que la journée allait mal se passer et être très mauvaise. Elle avait souvent ce pressentiment, elle le sentait quand ce genre de journée pointait le bout de son nez et venait l'embêter dans son train-train quotidien. Mais elle s'y habituait à force, ça arrivait les mauvaises journées, tout le monde y passait. Il fallait laisser couler, passer outre, oublier en fin de journée pour recommencer sur le bon chemin le lendemain. Mais cette fois-ci, c'était bien trop différent. La rouquine aurait dû le savoir en se levant que ce n'était pas simplement ce type de journée qu'elle connaissait pourtant. C'était pire que cela.

Et elle s'en était bien rendue compte en arrivant sur son lieu de travail ce matin là. La Tête de Sanglier était un peu sans dessus dessous. Elle avait nettoyé le plus gros la veille, avant de quitter l'établissement pour aller enfin se coucher. Elle qui n'attendait que cela. Mais elle regretta vite de devoir repasser le balai, la serpillière, ne se sentant pas spécialement d'attaque pour ça. Pas ce matin là. Et puis s'il n'y avait que ça. Les chambres étaient aussi à passer à la lavette. Au karcher peut être, on ne savait pas depuis combien de temps elles n'avaient pas été nettoyées. On pouvait y trouver de belles surprises… et quelle surprise pour la Harper.

Pleine de motivation pour rendre les chambres de l'auberge propres comme des sous-neufs, jamais Merry n'aurait pu s'attendre à tomber sur ce qu'elle voyait en ce moment même. Peter, son petit-ami, presque nu, avec une jeune femme à côté de lui en sous-vêtements. Les yeux écarquillés, sentant l'alcool à plein nez, la rouquine mit quelques secondes à réagir, analysant la situation et la scène. Elle aurait pu se tromper, mais non. Comment aurait-il pu y avoir un doute là-dessus ?

La lionne avait vu assez vite rouge, se mettant à crier dans la chambre en réveillant les deux amants assez brusquement. Peter fut le premier à réagir. La panique se lisait clairement dans ses yeux et sur son visage. S'asseyant dans le lit où il était, le préfet des serpents prit le temps de recouvrir l'inconnue à ses côtés avant de se passer une main sur le visage, sous les yeux colériques et éberlués de Merry.

- Merry, ma belle, c'est… c'est pas du tout ce que tu crois !

Bah bien sûr. La phrase typique du mec qui venait de tromper sa copine. Exaspérée, la rouquine souffla, foudroyant celui qu'elle aimait du regard. L'amour se transformait petit à petit en colère et en tristesse dans son cœur. La trahison, ce qu'il lui avait fait… c'était si dur à avaler. Elle qui pourtant avait réussi à faire de nouveau confiance à quelqu'un comme lui. Mais elle ne voulait pas pleurer. Pas devant lui. Et pas devant l'autre nana qu'il y avait encore sous la couette. Heureusement pour elle, Peter reprit la parole. Même si elle ne savait pas réellement si c'était bien ou non. Son mot. Son foutu mot oui, qu'elle avait seulement aperçu maintenant. Il lui en avait voulu c'était ça ?

- Oui ton mot, je ne l'ai vu que ce matin en arrivant ! Tu t'es vengé parce que j'étais absente, tu es passé à autre chose, j'ai compris, très bien. Mais c'est juste dégueulasse de faire ça. Je te pensais pas comme ça. Grave erreur de ma part, mais tu as finalement dévoilé ta face cachée… dire que je t'imaginais mieux que ça, mieux que les autres...
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Kohane Werner
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Re: Les Chambres

Message par : Kohane Werner, Sam 13 Mai 2017 - 10:52





C'est comme un énorme marécage. Le truc qui t'avale au fur et à mesure sans que tu te rendes compte de rien. On s'empêtre peu à peu, le corps disparait, bouffé par la nature, le tout ponctué d'un silence de mort.
Et on plane,
et on flotte,
membres lourds, tête envoyée valser parmi les étoiles.
Le marécage continue son impitoyable travail et te fait vite comprendre que, quoi qu'il arrive, tu t'en sortiras pas. Parce que t'es pas assez fort pour te débattre.
De toutes façons, tu peux même pas te débattre. Tes bras sont tellement lourds que tu te sens même pas la force de les soulever. Du coton à la place des jambes -tu peux même plus les agiter en un vain espoir.
T'es juste là.
Dans ta condition de faible être humain face à la nature.
T'es juste là.
Et tu t'enfonces, doucement, lentement, sûrement, ineluctablement.
Un silence morbide pour accompagner ta lente disparition. Pas de témoin, pas de regard externe pour pouvoir raconter comment la Terre t'as rayé de sa carte.
Rien.
Silence.
Lourd.
De menaces.



Et soudain, le silence se brise. Mes tympans se mettent à vriller horriblement.
Un truc, un truc qui ressemble à des voix -et des voix qui crient, b*rdel !
Un truc qui me tire hors de mon marécage.
Le corps semble reprendre pied avec lui-même -la tête va exploser.
Une seconde
deux secondes
trois...
au loin, vraiment loin, le truc qui ressemble à une voix continue de déblatérer alors que, peu à peu, je commence à sentir de nouveau mes bras, mes jambes... Plus de marécage. Seulement la douceur d'un drap, matelas moelleux.
Où est-ce que je suis ?
Et qui c'est qui vient piailler comme ça au creux de mes oreilles de bon matin ?
Si j'avais ma baguette sous la main, je crois que j'aurais balancé un silencio bien senti. Ne serait-ce que pour épargner mes pauvres oreilles qui commencent vraiment à gémir à l'agonie.
Sauf que j'ai pas ma baguette. Et que, pour l'heure, j'suis encore incapable de bouger. A flotter, entre draps et marécages oniriques.

J'entends même pas ce que disent les mots. Y'a juste des babillages qui s'alignent les uns après les autres. Et je suppose que ces babillages signifient quelque chose puisque d'autres viennent y répondre. Et ainsi de suite. Ballet nauséeux.
La tête enfouie dans l'oreiller, je plisse les yeux. J'crois que j'me sens mal. Mais genre... très mal, quoi. Si je vomissais là, maintenant, je n'en serais pas étonnée.
Ma tête est lourde et les trucs inconnus qui piaillent ne semblent pas décidés à arrêter.
Bon sang, ils me rendent malades ces abrutis !

Alors, effort ultime du matin, bouger son corps vraiment cotoneux.
Courage... tourner la tête, tourner le buste, se redresser un peu.
Le drap glisse contre ma peau et, sur le coup, je vois flou.
Juste une pièce, deux ombres -à qui doit appartenir les babillages de tout à l'heure.

-P*tain, pourriez pas arrêter juste deux s'condes d'parler et d'crier ? je lance, la voix enrouée, grimace au bout des lèvres.



Mes yeux clignent, le cerveau semble commcencer doucement à se remettre en marche.
Vroum, vroum, moteur en action ?
Allez, allez, faut connecter les neurones, quoi !
Encore une clignement d'oeil et peu à peu, les ombres se précisent.

La première personne que je reconnais, c'est la rouquine. Euh... oui, j'la connais parce que c'est une Lionne aussi. Mais j'arrive plus à me rappeler son prénom. Mary ? Harry ? Bah non pas Harry... 'fin un truc en ry en tout cas.
Voilà. Ry. C'est tout.
Première pensée : qu'est-ce qu'elle fout là ? Pourquoi elle est là, moi aussi, et pourquoi elle parle comme ça de si bon matin ? On n'habite pas ensemble, que j'sache. Quoique le dortoir c'est comme une habitation, na ?

Mais la deuxième silhouette se précise aussi et là, je comprends que y'a quand même un truc qui va pas.
Euh...
euh...
euh...
Mais il fout quoi, là, Peter (oui, lui, me rappelle rapidement son prénom), dans un lit, à côté de moi et en plus pas très habillé ?
Et pourquoi j'ai aussi mal à la tête, moi ?
Et c'est où ici, d'abord ?
Et pourquoi
et qui
et quand
et où
que
qu...
blllb...
je me noie dans trop d'incompréhension.



La surprise de découvrir l'étrangeté de la situation me pousse à me redresser totalement, faisant entièrement glisser le drap qui cachait une partie de mon corps. Mais m'en fiche. C'est pas à ça que je pense.
Juste
il se passe quoi, là ?!
En soi, ce n'est pas tant de me réveiller dans le même lit que Peter qui me choque.
C'est, premièrement, de ne pas me rappeler l'avoir vu la veille.
Deuxièmement, ne pas me rappeler où je suis, comment on est arrivés là, qu'est-ce qu'on fout là.
Troisièmement, que la rouquine, Ry comme je vais l'appeler puisque je sais même plus qui elle est, soit là, à nous regarder et visiblement... vexée ? En colère ? Triste ? J'sais pas trop.

Cognements sourds au plus profond de l'esprit.
Roh làlà, j'aimerais m'enterrer et plus rien voir, plus rien entendre, je serais bien mieux. Parce que pour l'heure, mon état physique est pas génial, génial.
Mais avant, il y a quand même quelques obscurs points à interroger, non ?

-J'ai mal au crâne, moi, je gémis doucement en posant ma paume sur mon front.
Je tourne mon regard vers Peter, la lèvre inférieure pincée de contrariété -ne pas pouvoir me rappeler me donne le sentiment de perdre le contrôle de tout et ce n'est pas pour me plaire.
-Tu peux dire c'qu'il s'passe, là ? Et elle, elle fait quoi, là ? (je désigne Ry d'un geste vague, mon bras n'ayant pas encore la force de trop se soulever).
Après, j'irai m'enterrer sous le matelas en attendant de crever ou guérir, à voir ce que les dieux auront décidé.

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Merry K. Harper
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Re: Les Chambres

Message par : Merry K. Harper, Dim 14 Mai 2017 - 12:01


Cette journée était un vrai calvaire. Merry aurait dû rester couchée dans son dortoir, envoyer une lettre à son patron pour lui expliquer pourquoi elle ne venait pas travailler ce jour-là. Son pressentiment avait été bon pourtant. Elle l'avait senti que cette journée serait merdique. Bah non, il avait fallut qu'elle bouge ses fesses. Parce qu'elle était forte, et qu'elle pensait pouvoir faire face à tout comme elle l'avait déjà fait il y a quelques mois de cela. Mais cette fois-ci, la souffrance qu'elle ressentait était tout autre. Elle qui avait réapprit à faire confiance à quelqu'un, qui se sentait bien en la compagnie d'une personne qu'elle aimait réellement pour ce qu'elle était, elle se sentait trahi de nouveau. La pire des trahisons, pour elle. Se rendre compte que la personne la plus chère à son cœur s'était servie d'elle, l'avait trompé. Merry avait accordé sa confiance une fois de plus bien trop vite. Quelle idiote cella-là aussi.

Et puis l'autre qui se réveillait. Tout compte fait, elle la reconnaissait cette fille là. Une autre lionne. Bah oui c'était encore mieux de faire ça avec une camarade Merry sinon c'était pas drôle. Encore plus de chance de se faire chopper, mais c'était d'autant plus drôle. Mais juste... elle se prenait pour qui à râler comme une bonne à rien qui avait passé la soirée à picoler et à se taper le mec d'une autre ? Ouais bah t'as mal au crâne cocotte, tant pis pour toi, fallait pas jouer à ça. Même si la rouquine aurait aimé que ce soit Peter qui souffre de la gueule de bois plus que l'autre truffe dans le lit. Et ce n'était pas le pire dans tout ça. Les yeux écarquillés, Merry écouta les mots de la fille dans le lit. Elle comprenait pas non plus ce qu'il se passait ? Ni pourquoi Merry était là ? Bah parfait, encore mieux Peter, t'avais bien joué ton coup là !

- Ah bah tiens, elle non plus n'a pas l'air de comprendre tout ce qui se passe. Donc en plus de ça tu te fou la gueule de deux filles à la fois ? T'es vraiment qu'un pauvre type. Aucun respect pour les autres et pour toi même.

Merry termina sa phrase en regardant Peter d'un regard qui en disait long sur sa pensée. Dégoûtée, en colère, brisée. Elle ne préféra pas rester plus longtemps là où elle se trouvait. Exaspérée, elle tourna les talons et se dirigea vers l'entrée de la chambre, prête à se tirer d'ici.
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Peter McKinnon
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Re: Les Chambres

Message par : Peter McKinnon, Jeu 18 Mai 2017 - 12:53


Une douleur lancinante s'était insinuée à hauteur des tempes du préfet. Lequel n'était pas épargné par certains remous à l'intérieur de son système digestif. Et, à en juger par le nombre de bouteilles vides qui trainaient un peu partout, c'était un moindre mal comparé ce qu'il aurait normalement du endurer. Peut-être était-ce parce qu'en réalité sa punition n'allait pas être physiologique mais affective. Compte tenu de l'air qu'affichait Merry et de sa tenue, ainsi que celle de Kohane, il était clair que sa pénitence allait passer par là ...

- Oui ton mot, je ne l'ai vu que ce matin en arrivant ! Tu t'es vengé parce que j'étais absente, tu es passé à autre chose, j'ai compris, très bien. Mais c'est juste dégueulasse de faire ça. Je te pensais pas comme ça. Grave erreur de ma part, mais tu as finalement dévoilé ta face cachée … dire que je t'imaginais mieux que ça, mieux que les autres ...

Peter, dont le visage semblait de plus en plus renfrogné et triste à mesure que s'écoulaient de longues et douloureuses minutes, leva sa main ouverte à hauteur de sa poitrine afin de tenter d'instaurer une atmosphère plus calme. Mais à coté de lui, ça bougeait. Aussi, il décrocha son regard de sa petite amie (si elle l'était encore) pour le fixer sur la rouge et or à demi nue qui gisait à coté de lui dans le lit qu'il avait loué pour la nuit.

- P*tain, pourriez pas arrêter juste deux s'condes d'parler et d'crier ?

*Oh non ... Par Merlin, qu'elle se taise !*

A ce moment, Peter tenta de maitriser comme il put la situation. Il était très clair que quoi qu'allait dire la rouge et or avec qui il avait partagé il ne savait trop quoi, cela n'allait pas plaire à la sa petite amie rousse. Celle-ci devait d'ailleurs être en train de monter un plan pour les assassiner tous les deux sec et net. Mais bien sur, Kohane reprit la parole et Peter ferma les yeux comme pour demander à il ne savait quelle force supérieure de l'achever sur le champ.

- Tu peux dire c'qu'il s'passe, là ? Et elle, elle fait quoi, là ?

- Ah bah tiens, elle non plus n'a pas l'air de comprendre tout ce qui se passe. Donc en plus de ça tu te fou la gueule de deux filles à la fois ? T'es vraiment qu'un pauvre type. Aucun respect pour les autres et pour toi même.

C'en était fini de petit préfet des verts, tué par là où il avait péché. Merry, elle, avait décidé de mettre fin à sa présence dans la pièce et était de retour à la porte. Dans un élan impulsé par un effort surhumain, Peter se dressa sur ses deux jambes et la rattrapa juste à temps dans un dérapage incontrôlé devant l'entrée de la pièce. Il attrapa la jeune fille par les épaule et plongea son regard vitreux dans le regard enflammé de la jeune fille.

- Non ! Merry ! Attends ! On ... on ne sait même pas ce qui est arrivé ! Je voulais te faire une surprise, j'ai fais tout ça pour toi mais quelqu'un ou quelque chose a du nous mettre dans cet état mais je peux te jurer qu'il ne s'est rien passé entre-nous ...

Et voilà, venait d'entrer en scène une promesse qu'il n'était pas sur de pouvoir tenir exactement. Cela allait-il lui réussir ? Pour l'instant, rien n'était moins sur, étant donné que s'afficher ainsi sortant du lit, en caleçon devant sa dame n'était pas du plus bel effet !
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Kohane Werner
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Re: Les Chambres

Message par : Kohane Werner, Lun 29 Mai 2017 - 11:57





La question était adressée à Peter.
Mais c'est l'autre qui prend la parole. Et même pas pour me répondre, d'ailleurs. Non, elle prend la parole pour continuer d'engueuler le vert-et-argent.
Comme quoi il se fout de la gueule de deux filles en même temps, aucun respect en plus et tout ça, tout ça.
Mais de quoi elle parle, d'abord, hein ?
Moi je ne suis plus rien à son discours. Et Peter, un pauv' type comme elle dit ? Bah... euh... p't'être... enfin... j'sais pas.
J'ai l'esprit embrouillé, les sens anesthésiés et le sentiment d'être complètement larguée.
Apparemment, je ne suis pas la seule à ne plus comprendre grand chose.
Peter semble incapable de me répondre et Ry n'en sait pas plus non plus. Ou alors elle ne veut pas le dire. Mais si elle a le sentiment que le préfet s'est foutu de sa gueule, c'est que, décidément, elle non plus n'a pas la clé de ce mystère.

D'ailleurs, la voilà qui tourne les talons, colère et tristesse dans le regard.
Je vois la scène sans trop la voir. Et l'idée de la retenir ou de lui parler ne m'effleure même pas l'esprit. Je suis bien trop occupée à essayer de retrouver bribes de souvenirs épars.

je revois les pas sur le trottoir en ce beau milieu de soirée
après un service terminé aux Trois Balais
air agacé et pincé sur un visage défait
manque de sommeil, problèmes tourbillonant sans arrêt
mes pas me portent sous un ciel presque étoilé
entre jour et nuit, nuit et jour, on ne sait pas tout à fait
juste calme soirée pour une humeur déprimée
une rage aux tripes, agacement contre tout ce que j'ai choyé
famille, parents, appuis que je croyais solides dans le passé
et qui, d'un coup, sans prévenir, se sont sous moi délité
pour enfin, dans un éclat d'horreur et de déception, éclater dans toute leur vérité
marcher, alors, marcher pour tous les oublier
effacer trahisons, coups bas et chantage répété
éloigner la pression, poids de culpabilité que je n'ai jamais demandé à porter
mes ont donc claqué sur le trottoir en ce beau milieu de soirée
claquer, claquer jusqu'à... la tête de sanglier ?



Un mouvement me sort de mes pensées ; Peter vient de se précipiter en direction de Ry.
Ses deux mains la saisissent par les épaules pour la retenir alors que, yeux dans les yeux, il part lui aussi dans un petit discours que je n'écoute pas.
Je me dis seulement qu'il doit tenir à elle. Pour vouloir la rattraper ainsi.
Ca pourrait en faire sourire certains. De ce sourire attendri, suivant des murmures c'est trop mignon !
Moi pas.
Air renfrogné au visage, je me perds dans mille et une pensées.
Déjà, j'essaie de revoir ce qui s'est passé après les pas sur le trottoir. Et l'enseigne de la tête de sanglier. Que je revois plus ou moins dans un flou artistique des plus denses.
Et en même temps, de voir Peter retenir Ry ainsi, de sentir son profond attachement à elle me pince légèrement le coeur.
Une forme de... jalousie ?
Peut-être.
Mais non pas parce qu'il s'agit de Peter. Ca aurait pu être n'importe qui d'autre, le résultat aurait été le même. Je n'ai jamais prétendu être tombée amoureuse de lui. Malgré cette nuit dans la salle sur demande, il n'y a jamais eu de tel amour entre nous. Seulement une belle amitié, solide, qui fait que je peux désormais le compter dans le cercle de mes proches.
Alors non, ce n'est pas une jalousie envers les personnes même de Peter et Ry que je ressens.
Juste une pointe de tristesse de me dire que je n'aime pas, que personne ne me retiendrait ainsi, qu'après Leo, beaucoup de choses s'en sont allées sans jamais revenir, et que je me retrouve fiancée à un type qui sait tout juste m'apprécier -et m'agacer aussi, la plupart du temps.
Des pensées qui prennent à la gorge et pincent le coeur, malgré l'esprit encore embrumé qui empêche de réfléchir correctement.

Alors, d'un geste de main dans le vide, je les chasse.
Passer à autre chose.
Et essayer de se souvenir, b*rdel de m*rde, ce qui s'est passé !
Qu'est-ce que je fous-là ? Et pourquoi Peter ? Et comment ça se fait qu'on se soit retrouvés en sous-vêtements dans le même lit ? Je n'ai absolument aucun souvenir de cet instant-là... je peux même pas me rappeler l'avoir croisé !
Je ferme les yeux quelques instants, mes doigts pinçant l'arête du nez pour tenter de retrouver ma concentration.
Déjà, il faudrait définir où on se trouve.
Au vu des derniers flashs qui déchirent mon esprit embrouillé, je ne vois qu'une seule option. Néanmoins, il est bon de s'en assurer auprès des autres.

-On est à la TS, ici ? je demande en fronçant les sourcils, sans me soucier de savoir si je suis en train d'interrompre une houleuse dispute entre les deux cocos.

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Merry K. Harper
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Re: Les Chambres

Message par : Merry K. Harper, Mar 6 Juin 2017 - 16:52


Dans sa poitrine, l'air compressait son coeur. Elle avait du mal à respirer. Une page se tournait. Se déchirait. Le sang bouillonnant, elle ne fit pas mine une seule fois de se retourner. Lorsque deux mains la saisirent par les épaules, elle eut un hoquet et se dégagea vivement, comme brûlée à l'acide. Comme si tout était fait pour l'éloigner d'elle. Pour ne pas souffrir de nouveau. Laisser loin derrière elle les mauvaises personnes qui partageaient sa vie.

- Non ! Merry ! Attends ! On... on ne sait même pas ce qui est arrivé ! Je voulais te faire une surprise, j'ai fais tout ça pour toi mais quelqu'un ou quelque chose a du nous mettre dans cet état mais je peux te jurer qu'il ne s'est rien passé entre-nous...

Il avait le regard vide, et elle le fusillait du sien. Au fond elle voulait le croire. Mais cette situation était tellement... insensée !

- Pour moi...

Souffle d'ironie, elle pouffa malgré elle. Il se fichait d'elle. Vraiment.

- T'as fais tout ça, elle fit un geste vers lui, puis vers l'autre Gryffy là derrière, pour moi ?

Et il voulait qu'elle le croit ? Est-ce qu'elle avait l'air si naïve ? Evidemment oui, la gentille petite Merry qui ne voulait plus souffrir, qui accordait sa confiance à la mauvaise personne, une nouvelle fois, pensant qu'il s'agissait de la meilleure des personnes au monde pour elle. C'était tout à fait normal qu'il tente de lui faire croire n'importe quoi. Logique !

- On est à la TS, ici ?

Insensée. Cette situation était insensée. Cette fille savait même pas ce qu'elle faisait là. Ils s'étaient fait droguer ou quoi ? Merry avait envie de leur laisser le bénéfice du doute. Mais son coeur s'émiettait dans sa poitrine, et il devenait difficile de rester là à les regarder. Elle poussa un soupir.

- Faut m'expliquer là. Tout. Tout de suite.

Le glas d'une dernière chance. D'une ultime bafouille. Il avait intérêt à s'expliquer. Et à trouver une bonne raison pour qu'elle puisse lui laisser le bénéfice du doute. Mais elle était bien loin de le faire.
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Re: Les Chambres

Message par : Peter McKinnon, Sam 10 Juin 2017 - 19:03


Peter était devenu physique le dernier rempart au départ sans autres formalités de Merry. Mais sa présence à la porte, sans autre vêtement qu'un caleçon, avec un mal de crâne de plus en plus insistant et sans autres arguments qu'une mémoire aux abonnés absents. Alors ça ne s'annonçait pas super pour essayer de conserver sa petite amie après la soirée qu'il avait passée à l'attendre (bien que cela n'avait plus l'air si évident). Et elle, ne parlait presque plus, elle semblait si excédée par la situation que le vert et argent se demanda si ce n'était pas pour garder sa tête qu'il était en train de lutter ...

- On est à la TS, ici ?

Peter ferma alors les yeux d'un air fatigué, comme si chaque parole prononcée par son amie mettait un coup à son entreprise d'explications. Et, dans un sens, Kohane était sincère et elle pouvait clairement l'aider en faisant comprendre à la rousse que Peter ne mentait pas quand il disait qu'il ne comprenait rien non plus à cette situation ... Mais tout cela semblait si ... si fou !

- Faut m'expliquer là. Tout. Tout de suite.

Peter essaya alors d'encadrer sa petite amie (si elle l'était encore du moins) de ses bras, dans un geste affectif, même s'il doutait clairement de l'effet que pouvait avoir sur une fille en colère cette tentative de contact physique. Il essaya dans le même temps de rassembler ses idées mais il n'y avait rien à faire, des pans entiers de la soirée lui échappaient encore ...

- Alors voilà, j'ai loué cette chambre pour te faire plaisir, hier en fin d'après-midi. Et puis j'ai voulu aller cueillir des fleurs dehors je crois, pour être romantique ... Je sais que tu aimes ce genre d'attention ! Et puis ... et puis j'ai du tomber sur Kohane et on aura essayé de tuer le temps en t'attendant et manifestement ça a dégénéré ...
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Kohane Werner
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Re: Les Chambres

Message par : Kohane Werner, Ven 23 Juin 2017 - 18:09




Bon, on ne va pas aller très loin, là.
Parce que le sentiment d'incompréhension qui flotte est général.
A priori, personne ne peut se rappeler quoi que ce soit. Enfin... Ry n'est au courant de rien et la mémoire de Peter lui fait autant défaut que la mienne. Si on n'est pas dans de beaux draps comme ça !
Rah, c'est la première fois que ça m'arrive.
Je n'ai jamais eu de tel trou noir.
Bien sûr, y'a toujours eu les moments de flou. Les trucs dont on se rappelle vaguement et dont on a oublié les détails. Par exemple la virée nocturne à Pré-au-lard avec Asclépius. J'suis pas sûre de me rappeler de tout seconde après seconde. Mais je sais quand même grosso modo ce qu'il s'y est passé -et je me revois encore en train de détaler dans les rues, un chien trop bruyant aboyant alors que son proprio commençait à me menacer de toutes sortes de choses.
Et mon frère...
mon frère...
y'avait l'alcool, la bouteille et les étoiles quand nous nous sommes rencontrés. Cependant, je n'ai pas oublié son visage. Ni notre course sur le macadam pour nous envoler.

Alors pourquoi

maintenant ?

Pourquoi dans cette situation ?
Et pourquoi a-t-il fallu que ce soit Ry qui soit entrée ici, hein ?
Si elle n'était pas là, tout aurait pu s'arranger à l'amiable. Quoi qu'il se soit passé la veille.

Sauf que, évidemment, Ry ne laissera pas passer. Maintenant qu'elle est là.
La voilà d'ailleurs qui demande explications. De suite.
Mais comment faut-il le lui dire ?
On sait pas !
On ne se rappelle de rien !


Néanmoins, Peter fait un effort. Essaie de rassembler ses bribes de souvenir. Et tente de monter un récit plus ou moins cohérent.
Je ne l'écoute que d'une seule oreille.
Trop concentrée à retrouver mes propres pensées, mes propres images.
Si ça se trouve, elles se recouperont parfaitement avec ce que raconte le vert-et-argent. Enfin, nous seront fixés sur ce qui s'est passé et voilà.
Même si ce n'est pas pour plaire à tout le monde, au moins nous saurons. C'est l'important.

Cependant, les mots que prononcent Peter n'évoquent rien en moi.
Tout se fige au moment où j'ai vu l'enseigne de la TS.
Le reste...
le reste...

clignote et appelle, la Tête de Sanglier
sans trop réfléchir, je me vois m'y engouffrer
du monde, paroles à la pelle et salle bondée
quant au staff présent, impossible de me rappeler
seulement un visage anonyme pour commander
un verre, deux, trois, se sont alignés
j'sais plus trop combien ont ainsi défilés
p't'être que j'ai causé autour de moi, p't'être que j'ai discuté
mais avoir croisé le visage de Peter, je ne peux m'en rappeler

pourquoi j'suis venue là ? pour oublier
seulement ça, un peu pour me réconforter
ça, je m'en souviens, mes motivations sont restées
j'suis pas v'nue pour coucher
j'voulais juste un peu déblatérer
-enfin, je suppose, je tente d'imaginer

je ne me revois même pas monter
je ne me revois même pas m'écrouler
sur ce lit inconnu avec le jeune préfet
je me revois tout juste confortablement installée
au comptoir de la Tête de Sanglier
oui, j'suis v'nue ici pur consommer
et ensuite, et après, que s'est-il passé ?


-Ecoute, je commence quand Peter semble avoir terminé son petit récit, j'me rappelle même pas t'avoir croisé. En fait, je sais plus qui j'ai croisé hier. J'suis juste venue, le soir. Boire pour faire passer, boire pour oublier. Un peu à la dérive, un peu à l'ouest. Après, j'sais plus. J'ai p't'être parlé à des gens. Me rappelle même plus qui m'a servi. Et je ne sais absolument pas comment j'ai atterri ici. J'voulais pas rester dormir là. Encore moins avec toi.

Un pause.
Un instant de réflexion.
Une moue.

-J'sais vraiment pas à quel moment j'suis tombée sur toi, je reprends dans un souffle. Et quand ça a pu basculer.

Mes yeux se plantent sur le visage de Ry, plongé dans le silence de l'attente.
Je reste quelques secondes à l'observer.
J'peux comprendre ce qu'elle doit ressentir. Même si je ne l'ai jamais vécu moi-même.
Le seul truc, c'est que rien, dans tout ça, n'était volontaire.

-Quoi qu'il se soit passé, j'achève en la fixant, j'pense pas que c'était ce que Peter voulait. Et moi non plus, d'ailleurs.

Ouais... non...
Clairement, y'avait mieux à faire que ça vu ma situation.
Fallait juste prier pour que cette histoire ne s'ébruite pas. Qu'elle ne remonte pas le long fil familial. Et qu'elle parvienne, in fine, aux oreilles de mes grands-parents. Ils ne le vivraient pas très bien. C'est que les rumeurs, ça va vite, vous savez.

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Merry K. Harper
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Re: Les Chambres

Message par : Merry K. Harper, Dim 2 Juil 2017 - 14:49


Merry était épuisée. Épuisée par cette situation qui la perdait tant, lui demandant un intense moment de réflexion. Elle ne savait pas quoi faire. Elle ne savait plus quoi dire, quoi penser. Est-ce qu'elle était censée le croire ? Il avait l'air si sincère. Mais les preuves qu'elle avait sous ses yeux démontraient tout ce qu'il pouvait dire. Ce qu'il était en train de lui dire même... Il ne se souvenait pas d'avoir pu faire une chose pareille, c'était aberrant...

Secouant la tête, la rouquine se dégagea des bras de Peter qui tentait de l'enlacer. Elle ne voulait pas. Du moins c'était ce qu'elle se disait. Pourtant elle en avait tellement envie. Fermant les yeux, la jolie rousse respira lentement, tentant de trouver une explication à tout cela, coordonner chacune des paroles qu'elle avait entendu avec les autres. Puis elle entendit l'autre Gryffondor se mettre à parler depuis l'endroit où elle se trouvait. Elle non plus ne se souvenait pas, ne semblait pas comprendre ce qu'il se passait. Tout le monde semblait perdu.

-Quoi qu'il se soit passé, j'pense pas que c'était ce que Peter voulait. Et moi non plus, d'ailleurs.

Merry s'entendit rire. Un rire jaune. Un léger ricanement. Il le voulait pas ? Elle ne voulait pas non plus ? Combien de verres ou de bouteilles avaient-ils pu boire pour en arriver à un stade où ils font des choses qu'ils ne veulent pas. C'était du grand n'importe quoi. L'alcool était une pourriture, une boisson empoisonnée que lorsqu'on la consommait en grande quantité. Ironisant, la jeune lionne reprit la parole sur un ton qui se voulait tout sauf sincère.

- Bah parfait, tout est réglé alors si vous ne vouliez pas ce qu'il s'est passé ! Tout va bien !

Merry était énervée, triste, paumée. Elle ne supportait pas cette situation. Et à la manière d'une enfant qui faisait une crise à ses parents, elle tapa dans la porte. Une seule fois. Fortement. Avec son pied. Tentant de défouler sa rage quelque part, sur quelque chose.
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Peter McKinnon
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Re: Les Chambres

Message par : Peter McKinnon, Mar 25 Juil 2017 - 20:08


L'étreinte du jeune vert ne rencontra pas d'écho chez sa petite-amie. Mais qu'allait-il bien pouvoir faire pour se sortir de cette situation inextricable ? Merry était totalement butée décidément et pourtant ce n'était pas comme s'ils n'avaient pas l'air sincères tous les deux. D'ailleurs, la Gryffondor aux cheveux bruns reprenait déjà la parole, mais elle fixait Peter cette fois-ci. Elle essayait de reprendre le fil de la soirée. Mais, à la vue des nombreuses vidanges, cet exercice semblait aussi difficile pour elle que pour lui. Et, compte tenu du peu d'informations avancées, cela allait être tout sauf pertinent pour la rousse. Au moins, Kohane avait un peu moins l'air à l'Ouest qu'un peu plus tôt ... Même si elle soulignait cet état de fait elle-même !

- Quoi qu'il se soit passé, j'pense pas que c'était ce que Peter voulait. Et moi non plus, d'ailleurs.

Elle avait terminé sa prise de parole par une remarque à la belle à la crinière de feu. Ce n'était pas hyper rassurant comme propos mais en tous cas cela avait le mérite d'être la vérité. Malheureusement, cette dernière ne semblait pas le prendre aussi bien et elle se mit à rire. Peter ferma les yeux, il était épuisé et il avait le sentiment que cela n'allait pas s'arrêter là.

- Bah parfait, tout est réglé alors si vous ne vouliez pas ce qu'il s'est passé ! Tout va bien !

Et là-dessus, la jeune sorcière envoya son pied dans la porte. Tout ça allait finir par dégénérer et Peter n'en avait pas envie, mais alors là pas du tout ! Sa petite amie semblait tellement à bout de nerf, tellement à bout de tout que Peter allait devoir faire quelque chose, agir physiquement et laisser derrière lui les blablas. Alors, il fit la seule chose qu'il pouvait encore faire. Il l'attrapa fermement par le poignet et la tira vers lui avec force. Il essaya alors de l'encercler de ses bras et de déposer sa tête sur son épaule. Il voulait qu'elle sente qu'il était là, qu'avant tout cela ce n'était pas lui, que c'était fini. Il voulait même bien qu'elle pleure. Mais il fallait que tout s'arrête !

- Chuuuuuuuuuuuuuut ...
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Merry K. Harper
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Re: Les Chambres

Message par : Merry K. Harper, Mar 8 Aoû 2017 - 16:42


La vie avait l'air de vouloir faire souffrir les personnes qui suivaient son cours. Pourtant, certains n'avaient pas besoin de ça. Merry n'en avait pas besoin. Elle avait déjà assez subi auparavant à cause des rencontres qu'elle avait faites, ne se méfiant de personne, et tombant sur des gens qui lui avaient fait du mal. Elle avait accordé sa confiance à Peter. Mais peut être n'aurait-elle pas dû le faire en fin de compte. En colère contre lui et contre elle-même, la rouquine voulait décharger sa haine quelque part. Elle voulait juste l'évacuer, mais elle ne pouvait pas. Et ça lui tordait l'estomac, lui bouffait les entrailles, lui arrachait le cœur. Pourquoi tout ceci était arrivé ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe de nouveau sur une personne qui ne savait pas se poser et qui était incapable de ne pas faire souffrir la personne avec qui il était ?

Peter prit la rouquine dans ses bras suite à la petite crise qu'elle venait de faire en se déchaînant sur la porte. Posant la tête de la rousse sur son épaule, le vert et argent tentait de calmer. Merry se laissa faire. Les bras du préfet la réconfortaient, elle se sentait bien ainsi et laissa ses larmes couler sur la peau du Serpentard. Elle était triste et souffrait mais Peter avait l'air de l'aimer comme avant. Elle ne voulait pas ne pas lui pardonner... même si lui pardonner complètement serait compliqué. La Harper n'en pouvait plus. Elle aurait aimé que tout cela n'arrive pas. Mais c'était chose faite et elle allait devoir vivre avec ça sur le cœur.

- C'est bon ça suffit... Ne pense pas pour autant que je te pardonne. Je te laisse le bénéfice du doute pour cette fois. Une deuxième chance en soit. Ne déconne pas avec ça. Ne déconne pas avec moi.

Merry avait d'abord marmonné ses paroles contre la peau du vert et argent avant de relever la tête et de se reculer de Peter, les yeux embués par les pleurs. Reprenant un peu de contenance, la rouge et or se recoiffa et lissa ses vêtements avant d'essuyer les traces de ses larmes sur son visage. Elle devait aller servir ses clients, il était temps.

- A plus tard.

Tournant les talons aux deux personnes présentes dans la pièce, ainsi qu'à la chambre, la jolie rousse quitta le lieu qu'elle ne supporterait sans doute pas de voir les prochaines fois et descendit les marches, retournant dans la salle principale de la Tête de Sanglier pour reprendre son travail.

Fin du RP pour moi
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Kohane Werner
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Re: Les Chambres

Message par : Kohane Werner, Mer 9 Aoû 2017 - 23:36




En vérité, je ne suis plus grand-chose.
Et puis en fait, j'm'en fous de ne plus suivre.
J'm'en fous de savoir comment j'ai atterri là. Savoir le pourquoi du comment du...
J'veux juste partir.
Même plus envie de les entendre, tous les deux.
D'ailleurs, y'a Ry qui parle et je ne l'écoute plus.
J'ai plus envie de l'écouter. J'crois que Peter essaie de la calmer mais j'm'en fous. J'veux juste... partir. Puis voler. Quelque part d'autre. Loin des regards et des cris et des voix et des...
Pff
Foutu monde.
J'ai mal à la tête, déjà, hein.
Puis c'est comme si j'étais en train de danser sur une planche flottant en pleine mer.
Bonjour l'équilibre, voyez l'genre !
C'est comme si à chaque nouvelle mesure j'allais tomber dans la flotte et m'noyer. C'est pas la joie. Bon, malgré tout, j'suis pas encore noyée. Enfin je crois pas. Je suis toujours vivante, hein ?
Ouais, on dirait.
Bref.
Vivante mais paumée.
Et le fil est tellement loin que j'ai pas envie de le rattraper.
Je sais même pas comment je me sens.

Vide.
Sans doute.

Un truc comme ça.
Comme un je-me-foutisme du monde et d'la vie.
J'étais touchée, tout à l'heure, par la scène se déroulant sous mes yeux.
Puis en fait maintenant, j'm'en fous.
Je crois que je vais partir. J'aimerais bien retrouver Londres. Je marcherais le long de la Tamise. Pendant des heures. Et les gens ne me feraient pas ch** parce que les gens, ils s'en foutent eux aussi des autres. Ils les regardent pas. Du coup, ils les embêtent pas. Pis voilà. Je marcherais sans fin et je ne penserais à rien. Le temps que passe mon mal de crâne terrible.
Surtout, surtout, pas de cri ou de voix tour à tour accusatrice, triste, déçue, réconfortante.
Juste rien.
Et marcher.

Le problème, c'est que Londres, ça fait loin, hein.
Oui, je peux transplaner.
Mais j'suis pas sûre que ça arrangera mon mal de crâne. C'est qu'il est sévère, ce tapage de neurone inter-crânien.
L'alcool, ça n'a pas toujours du bon.
Y'a souvent les conséquences le lendemain.
Du coup...
Pas sûre d'avoir envie de risquer de transplaner. Si c'est pour vomir en arrivant...
Je suppose alors que je marcherai dans l'air frais de Pré-au-lard ; je me contenterai de ça, puisque c'est ce qu'il y a.
Soupir.

Et le mouvement.
J'ai rien entendu à ce qu'elle a dit, Ry.
Mais elle semble en avoir fini avec nous, avec Peter, avec tout ça.
Puis en fait, je réalise pas bien tout ce que cette histoire implique.
Alors je la regarde partir sans rien dire, sans rien faire.
J'm'en fiche.
Je veux déguerpir moi aussi.
Rêver de la Tamise. Loin de Londres.

Sans prononcer un mot, je finis par attraper mes vêtements au bout du lit et me rhabiller.
Pfiou
Y'a encore eu un coup de marteau sur mon front, là.
Ca fait genre
hyper mal, quoi.
Eh, oh, les ouvriers d'chantier là d'dans ! Arrêtez un peu ! Pause, quoi, là. Vous voulez pas faire grève, un truc dans l'genre ? Hein, quoi ? Ah, oui, vous êtes pas Français -bah oui, c'est bien connu, les Français ont le culte de la grève.
Du coup mes petits ouvriers là-dedans continuent de tambouriner affreusement.
Pff...

Et les vêtements renfilés.
Et le pied posé au sol.
Et la danse déséquilibrée sur la planche de bois.
Bref, tout va mal. Puis tant pis.
D'un pas peu assurée, je vais aussi vers la porte, prête à suivre le chemin de Ry.
Je passe près de Peter en caleçon.

-J'ai rien suivi sur la fin. Mais en fait, c'pas grave puis m'en fiche.

Plus aucune envie d'avoir de la considération pour le genre humain, là.
Alors je continue ma route.
Un pas, deux, trois, c'est bof bof, hein.

-On s'reverra. En attendant, je tire ma révérence et bye-bye.

Puis on s'en va.
On va aller. Errer dans Pré-au-lard. Pas risquer de transplaner. Et imaginer la Tamise le long des trottoirs.
J'crois que j'vais aller me réfugier derrière le comptoir des 3B.
C'est toujours mon lieu de refuge.
Dans lequel je me suis reconstruite pendant si longtemps.



Fin du rp pour moi
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Peter McKinnon
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Re: Les Chambres

Message par : Peter McKinnon, Lun 14 Aoû 2017 - 21:07


La tête prise dans les deux mains, Peter venait de se rasseoir sur le lit qu'il avait si chèrement loué. Et, si vous avez suivi cette histoire peu glorieuse de la vie du Serpentard depuis le début, vous vous demandez ce qui a bien pu se passer entre le départ de Merry puis celui de Kohane et ce moment où Peter s'assit sur le matelas moelleux. En réalité, le rapport au temps après la blessure que lui infligea sa petite amie en reprenant l'escalier fut telle que le rapport au temps du jeune homme fut bouleversé. Aussi, il n'est pas possible de relater les dix minutes qui séparent le départ de la belle à la chevelure de feu du moment où les soucis du préfet s'écroulèrent sur lui alors qu'il s'affaissait sur le plumard.

La nausée, la recherche de la vérité, et ces mots durs, tout cela revenait encore et encore dans la tête du vert et argent qui se laissa tomber en arrière sur les couvertures. Fermant les yeux, il ne chercha pas à trouver du réconfort dans des heures de sommeil qui lui faisaient cruellement défaut mais il essaya de se concentrer sur ce qui avait bien pu clocher ce soir là ... En réalité, qu'est-ce qui clochait chez lui ?

Sa petite amie rouge et or et lui étaient heureux et pourtant, là, allongé sur ce lit, les yeux clos, entre la souffrance de la dispute et le tournis de la gueule de bois, la seule évidence qui s'offrait à l'élève de septième année était qu'elle ne lui suffisait pas. Oh, il ne s'était probablement rien passé avec Kohane ce soir là mais cela n'y changeait rien. Il faisait les comptes, sa belle ne lui suffisait pas (ou plus). Et tout cela allait mal finir ...


Fin du RP
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