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Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard :: La Tête de Sanglier
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Les Chambres
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Lorelaï Peony
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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Sam 10 Fév 2018 - 21:50


Ce manque d'air, la surface qui se rapproche, encore. Plus que quelques mouvements pour respirer à nouveau. Mais cette peur de découvrir ce qui se cache de l'autre côté, cette peur de quitter la chaleur connue de l'eau pour un air froid et potentiellement mordant.
La jeune femme détache ses yeux de ses doigts, elle  lève les yeux vers le lion qui semble éviter son regard. Il a changé. Toujours aussi beau, ses vêtements, sa carrure, ses cheveux. Elle le veut, toujours, encore. Il a changé, et pourtant, elle le reconnait, dans son essence.

Il s'avance, s’assoit près d'elle. Prononce quelques mots qui traversent la poitrine de la bleue. Et cette impression d'être si proches, sans pouvoir s'atteindre. Comme séparés par une glace. Un vitre, douce, lisse... solide.
- Oui, beaucoup de choses ont changés... en si peu de temps...

Il semble gêné, son lion, gêné. Elle sourit un peu, elle voudrait l'aider. Le prendre dans ses bras, le serrer tout contre elle. Briser enfin cette glace qui les sépare depuis trop longtemps. Elle a envie de lui dire qu'elle est prête, qu'elle a fait le vide, qu'elle a enfin compris. Mais elle ne sait plus. Ses yeux se posent sur les draps blancs, Lorelaï pose ses doigts sur le tissu, elle joue avec les plis, elle passe son doigt sur les motifs qui décorent le coton.
- Il est loin le temps où on se demandait quelle queue irait le mieux à ton centaure.

Un regard vers le blond, une envie de le voir sourire.
Lorelaï inspire grandement, mais ses poumons se remplissent à peine. Trop plein de tout ce qu'elle doit lui dire.
- Oui, je voulais... je sais pas... déjà savoir comment tu vas. Ulysse...

La jeune femme cherche son ami du regard, elle voudrait prendre son menton sous ses doigts, diriger son visage vers elle. Le regarder, le rassurer. Juste un peu.
- Tu m'as manqué.

Ces mots déversés qui libèrent enfin un peu d'espace. S'en rendait-elle compte elle-même du manque qu'il avait laissé dans son cœur, dans sa vie avant de les prononcés, ces mots ?
- Y a tant de choses que je voudrais te dire, je sais pas par où commencer... Et...

Et cette inquiétude. Depuis ce soir à l'hôpital, il semblait si différent, si distant aussi. Que s'était-il passé ? Une hésitation, elle ne voulait pas le blesser, elle ne voulait pas raviver des souvenirs auxquels il n'avait peut-être plus envie de penser. Et pourtant, comment parler de ce qui doit être dit sans aborder ces moments qui les ont tant marqués ? Elle aurait tant aimé juste mettre de la musique, danser, ouvrir une bouteille de champagne et regarder les étoiles dans le froid avec Ulysse, comme ils l'avaient fait auparavant. Mais ça aurait été mentir, tricher. Et elle ne trichait pas avec Ulysse.
- Je suis désolée Ulysse... Je suis désolée pour plein de choses, mh...

Elle jouait avec ses doigts, l'annulaire entre les dents, elle chipotait.
- Je suis désolée pour le Marché de Noël déjà, de t'avoir planté là, comme ça. Une pensée pour les bestioles qu'ils avaient gagné. Elle ne savait même pas s'il avait gardé la sienne. Mais y a pas que ça, je suis aussi désolée pour tout... toute cette période. J'allais vraiment pas bien, je vais mieux mais...

La jeune blonde ferma les yeux, espérant trouver le courage d'exprimer ses sentiments.
- Je voulais pas t'infliger mon mal-être, je voulais aller bien pour toi, je voulais que tu sois bien avec moi, je voulais aller mieux et t’offrir une Lully heureuse. Je voulais pas que t'infliger le poids que je portais, mais je le regrette.

Elle serrait à présent les draps entre ses doigts fins.
- J'aurais pas dû, j'aurais aimé faire autrement... J'ai l'impression que ça n'a fait que nous éloigner. Et... j'ai...

Encore juste quelques mots.
- C'est la dernière chose que j'aurais souhaité, être loin de toi.

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Ulysse Daiklan
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Re: Les Chambres

Message par : Ulysse Daiklan, Dim 11 Fév 2018 - 2:31


La nuit est belle
et cruelle à la fois

PV Lully
L.A Mutuel Lully.


Une distance, invisible mais là. Omniprésente, sans même qu’on ne s’en rende compte ce serais facile de la briser. Comme une allumette. Même moins, sans un crac. J’ai l’impression qu’on est comme deux aimants, avec deux cotés qui s’attirent. Sauf qu’on est actuellement les deux cotés qui s’opposent. Je triture le collier qu’elle m’a offert, porté pour l’occasion dans un geste de stresse. J’attends juste. Qu’elle parle, qu’elle s’exprime. Qu’elle me dise.

Oui si peu de temps comme elle dit, je sais pas pourquoi tout s’est précipité comme ça. C’est assez fou quand on y pense, mais j’ai l’impression que c’est loin d’être terminé. Pire j’ai l’impression que ça va recommencer encore et encore. Sa réflexion sur le centaure finis par me faire lâcher un petit rire. Oui c’était bien ce moment-là, juste nous penchés sur un dessin.

Je tourne la tête vers elle a sa phrase, le cœur serré beaucoup trop violement. Impossible de répondre, ma gorge s’est nouée, alors je serre la mâchoire, je la regarde, attendant qu’elle ait finis de parler. Oui je t’en prie Lully dit moi. Non, ne t’explique pas juste dis-moi, dis-moi que je me trompe. Dis-moi que tout va bien aller, que tout était faux. Dis-moi que c’était mes idées sombres qui ont déteint sur l’image que j’ai de toi.

Mais non, évidemment. C’est trop demandé. J’ai juste tant de contradiction en moi. Goute à goute, mon cœur qui s’alourdis du plomb coulant peu à peu. Désolée, ploc. Allais pas bien, ploc. M’infliger, ploc. Aller mieux, m’offrir, m’infliger, m’éloigner. Ploc, ploc, ploc, ploc. Chaque parole, j’ai mon palpitant qui se remplis, et le cœur au bord des lèvres. Et d’un autre coté je la vois, triturer ses doigts entre ses lèvres, assombrissant mes yeux, puis fermer les sien.

Son combat intérieur m’attriste, et cette foutu distance, à briser. Il faut la briser, je peux pas rester comme ça. Sa main descend de sa bouche aux draps, je ravale ma salive. Juste prendre le temps quelques secondes, de retourner les aimants. Je me tourne légèrement vers elle, silencieux, l’écoutant simplement. Sa dernière phrase, qui finis de me plomber. Je ravale ma salive, je réfléchis, yeux baissés. D’un réflexe, je vais poser ma main sur l’une de siennes, qui me contrarient de forcer autant contre un drap.

- Je te voulais juste toi..

Je ravale ma salive. Toujours fixé sur ses doigts fins. Le contacte me déstresse, un peu. Juste un peu. J’ai du mal à parler la gorge nouée. Elle vient de me dire des choses que je ne voulais pas entendre. Auxquelles je ne m’attendais pas. Alors je ne m’attends pas à moi-même, je continue.

- Juste toi. Avec tes maladresses, tes peurs tes douleurs je voulais t’aider être là. Et je n’ai pas pu.

Je serre la mâchoire, je fronce les sourcils. Pas de colère, juste de la tristesse. C’est si peu, pour expliquer. Ce sentiment d’impuissance qui m’a pris face à la blessure de Calypso, j’ai pu le réparer. Un peu. Plouf hein. Mais aussi parce que je pouvais la voir ma p’tite sœur. J’ai pu être là quand elle a eu des cauchemars. J’ai pu la rassurer lui expliquer. J’ai fait ce que j’ai pu. Et là.. j’ai juste pas pu. Je n’étais pas là, j’ai vu, j’étais loin. Si proche, et tellement loin.

- Je ne voulais pas que tu m’offre quoi que ce soit. Je ne voulais pas te voir aller mal, de loin dans pouvoir rien faire. Mais tu as choisi avec qui supporter tout ça. Tu sais… j’aurais pu t’aider à porter ton mal-être.

Je ne voulais pas te voir avec Jace. J’en avait marre de te voir arriver en cours chaque fois un peu plus mal. D’entendre cette voix dans ma tête me dire que c’est pire que je ne le pense. J’essaie d’ignorer tout ça, mais c’est dur, tellement dur. J’aimerais savoir, mais pas ça. Je joue toujours, fixé sur ses doigts. C’est dur, tellement dur, j’arrive a exprimer que la moitié de ce que je ressent. C’est frustrant, mais commencer à l’accabler serait stupide. Une inspiration mâchoire serrée.

- Je sais pas quoi te dire. Tu n’as pas à t’excuser, c’est moi qui était pas là. Mais j’ai juste l’impression qu’on… qu’on s’est manqués.

C’est tout, juste ça. Un effroyable fatalisme sortit d’on ne sait où. Je relève prudemment les yeux vers elle, craignant ce que je vais voir. J’ai juste envie… de revoir la Lully du cours de potion. Mais comment je peux lui demander ça alors que je ne suis pas moi aussi le même ? On a tellement changé, je ne sais pas à quel point. Je ne suis pas capable d’avoir une relation, pas pour l’instant, pas avec elle. Plus j’y pense, plus je le cherche. Ses doigts entre les miens, j’y réfléchis, à ce jour. Ce moment. Cet instant précis. Celui où l’on s’est manqué.


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Lorelaï Peony
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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Dim 11 Fév 2018 - 21:15


LA mutuel
Ce battement dans son cœur qui s'alourdit, qui résonne, de plus en plus fort. Il joue avec le pendentif qu'elle lui a offert. Elle ne peut s'empêcher de sourire, et il rit, réveillant des papillons endormit dans le ventre de la jeune sorcière. Aurait-elle encore ce pouvoir, celui de le rendre un peu heureux, ne serait-ce que pour un moment ?

Il la laisse parler, terminer ses mots. Il pose sa main sur la sienne. La chaleur du lion se propage doucement dans son corps, calmant quelque peu ce cœur qui s'emballe.
Et ses mots, qui la serrent, qui serrent son ventre, sa poitrine. Ce manque d'air qui revient, bloquant sa gorge. Il ne la voulait qu'elle, juste elle, avec ses imperfections. Elle ne l'avait pas laissé l'aider. Elle pencha la tête, fixant leur main enlacée. Comment aurait-elle pu ? Il méritait bien mieux qu'une Lully brisée.

Elle avait choisie d'être aidée par d'autres. La blonde releva les yeux vers son ami, à qui songeait-il ? Elhiya ? Savait-il pour la Serpentard ? Ils semblaient proches mais... lui avait-elle dit ?
- Je sais que tu aurais pu m'aider Ulysse, dit-elle simplement. Je le sais parce que tu l'as fait, sans même t'en apercevoir peut-être. Mais... Y a que toi qui m'a vraiment aidé, je sais pas comment dire...

Ils s'étaient manqués.
Ces mots. Quatre mots, simples. Qui composent si exactement ce se sentiment qu'elle n'arrivait à décrire.
Lorelaï retira sa main de celle du lion et l'approcha doucement de son torse. Jouant d'abord avec le tissu chaud. Elle posa sa main sur son cœur. Elle avait besoin de le sentir, vivant, proche. Elle avait besoin de briser cette vitre qui les séparait. Elle avait simplement envie de poser son front sur le sien, de lui offrir la chaleur qu émanait d'elle, cette joie de vivre qu'il lui avait transmit sans le savoir. Elle voulait juste prendre sa tête entre ses mains, passer ses doigts dans ses boucles blondes, caresser sa joue du bout de son pouce. Mais elle n'en fit rien. La main simplement posé sur son torse, elle le regardait dans les yeux.
- On s'est manqué... De si peu... J'ai même parfois l'impression que... mh, que peut-être on ne s'est pas complètement manqué. Comme si... comme si on s'était frôlé.

La tension montait, elle crispa ses doigts sur le tissu noir, avant de l'interroger. Peut-être n'avait-il pas envie de répondre. Mais, c'était presque vital pour elle de savoir.
- Comment tu vas toi, Ulysse, demanda-t-elle en plongeant son regard dans le sien.
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Mary Drake
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Re: Les Chambres

Message par : Mary Drake, Lun 12 Fév 2018 - 19:58


Fatiguée.

Les bras tremblent, les idées s'embrouillent. Je suis fatiguée.
Plongée dans un cocon doux. Mou. Kekchose de sucré. Kekchose de compliqué.
Mais je suis toujours là, fière et forte. Apport de service. Etc.
Je suis crevée mais vivante.
Vivant mais je me meurs.
Je crois que bientôt sera l'heure - du dodo.

Mais en attendant - parce que l'attente fais l'homme, l'homme l'attente, je vois des clients. Et j'y vais.
Demandes demandes, oui d'accord.
Bonjour bonsoir, par ici ;
bien évidemment, aussi.

Chocolat chaud et  café, rien de plus chouette à préparer.
Et deux mystères qui tombent.
Signes cachés ? Autre ?
Je n'en sais carrément rien, peut-être est-ce un secret.
Soupire, tant pis, si il n'y a pas de signe caché ce sera leur problème à eux.
Faut pas laisser des signes dans le vide pour rien. Un peu de tenue s'il vous plaît bien.

Cuisine : ça bouillonne, ça chocolatte, ça crèmefraîchtette et je saupoudre. J'me laisse tenter à des folies. Puis je verse. Ce petit truc. Et celui là. Un et un = deux. J'espère que c'est pas du poison. Au pire moi j'dis : cépamafote.

Tout sur un petit plateau, direction les chambres. Hop hop, m'y voilà. J'y suis ou bien je n'y suis pas. Là j'y suis donc pas d'inquiétude, ni de bol d'incertitude. Je dépose, j'évite d'être impose - c. Voilà pour vous. Si vous avez d'autres demandes, le personnel n'est pas loin. Mais pas de bêtises hein.

Comme si c'était à moi de leur dire. Tu fais n'importe quoi Mary.
Petite pirouette pour saluer ;
Je griffonne sur un morceau de papier ce qu'il faudra par la suite payer. Un petit total, posé sur une table.

Et enfin : sortir. Rédemption. Crème de la crème. Bonne nuit !

Alors:
 
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Ulysse Daiklan
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Re: Les Chambres

Message par : Ulysse Daiklan, Mer 14 Fév 2018 - 21:40


La nuit est belle
et cruelle à la fois

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Rassurer les gens. Pourquoi on a toujours besoin de rassurer les gens. Non je ne l’ai pas aidée, elle le sait, je le sait, il n’y a rien à ajouter. A part peut-être certes sensation de froids qui envahis ma main, déplaçant la douce chaleur de ses doigts jusqu’à mon cœur. Je suis son geste, avant de relever les yeux vers elle, attendant qu’elle parle.

Mes dents se serrent d’elle-même, ma gorge se noue. Un frôlement. Prononcé comme si c’était rattrapable, alors que ça ne l’est pas. Trop de distance, trop de différences. C’est irrécupérable, malheureusement. Même si ses doigts sur mon torse me font toujours frissonner. Elle reste elle, belle douce, attirante. Je sens ses doigts jouer sur mon tissu, quand elle me pose la question comment je vais.

Comment je vais ? Je tue des gens. Je ne me reconnais plus, j’ai de la haine en moi, qui menace d’exploser à n’importe quel moment. J’ai grandi, je ne sais pas comment. J’en avait peur et maintenant c’est terminé. Le spectacle est fini, j’ai grandi. C’est pire que ce que je pensais. Entre ambition et impuissance, je vois le monde s’écrouler autour de moi en quelques lambeaux déchirés en forme de cœur. Parce qu’il faut toujours préserver les apparences, toujours. Mais non, pas d’explosion, même si j’en meurt d’envie. Pas là, pas devant elle. Seul. Je ravale ma salive

- Je vais bien.

Je ne maitrise plus rien. Ni moi, ni mon esprit. Mon envie de vengeance m’aveugle assez pour que je ne sache pas ce que je souhaite faire, que je ne distingue plus le bien du mal. Je cherche, cette petite flamme dans l’obscurité. Celle qui me fera redescendre sur terre. J’attends, peut-être qu’un jour je la trouverais. Mes yeux baissés sur sa main qui taquine un peu plus ma peau je sursaute au bruit de Mary qui rentre, profitant de sa présence pour me lever d’un bond.

- Parfait merci ! Oui on sera sage.

Un grand sourire, bien trop heureux d’échapper à cette tension. J’attends qu’elle sorte et accompagne son Bonne Nuit d’un signe de la tête. Avant de m’approcher des tasses et prendre le chocolat chaud avant de le lui rendre. Ma propre tasse de café dans l’autre main je commence à siroter tranquillement. Tiens, il est bizarre son café bref. Je retourne me rassoir.

- Et toi ? Comment tu vas ?

Question bizarre. Surtout pour la sensation qu’elle provoque. De l’appréhension ? Oui c’est ça, de l’appréhension. J’ai peur de ce qu’elle va me dire. De voir qu’encore une fois, je n’ai pas été à la hauteur.



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Lorelaï Peony
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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Jeu 15 Fév 2018 - 23:21


[LA Mutuel]

Pourquoi me mens-tu Ulysse ? Pourquoi me caches-tu ce qui se joue en toi ? Tu me reproches de ne pas t'avoir laissé m'aider, mais tu ne me donnes pas accès à tes peines. Je me sens tellement impuissante, mes yeux plongés dans les tiens, quand tu prononces ces quelques mots. Je vais bien. Tu ne vas pas bien. Je le sais, je le sens, je te connais. Ce n'est pas juste aujourd'hui, ce changement, tu le portes depuis des jours, des semaines.

Comment t'en vouloir de garder ta peine quand je n'ai pu te livrer la mienne ? Comment te reprocher cette distance qui nous sépare, quand j'en ai été la première instigatrice ? Je ne le peux pas. Et pourtant, je souhaiterais tellement pouvoir juste te prendre, entourer ton visage de mes bras, te serrer, t'exprimer l'amour que je te porte. Que tu ressentes qu'il est infini, inconditionnel.
Quelque soit les mots qui sortiront de ta bouche que j'aime tant, je te promets de pouvoir les entendre, sans jugement. Aucun. Je connais ton cœur, je connais ton âme. Je sais pas comment ni pourquoi, mais j'ai cette sensation qu'entre nous, malgré les masques que l'on tente parfois de porter, depuis cette nuit au sommet de la colline, et peut-être même déjà avant, il n'y a pas de mensonge. Comme si nos âmes étaient connectées sans même que l'on puisse en décider autrement.

Ou peut-être me fais-je des illusions ?

Mary entre dans la pièce, elle dépose les boissons et s'en va dans un sourire. Je lui rends sa gentillesse. Tu me tends mon chocolat chaud, je le regarde un peu, quand tu te rassieds, je le bois. Un goût âpres envahit mes papilles, mais je n'y prête pas attention. C'est toi qui me préoccupe ce soir.

Et ce sourire que tu m'offres, je l'aime. Il me rend folle, il me fait craquer, tu le sais. Est-ce pour cette raison que tu me le présentes ? Espères-tu sincèrement que je tombe dans ton piège ? Tu n'es tombé dans aucun des miens. J'hésite, dois-je t'accompagner dans ce jeu ? Dans ces non-dits ? Dois-je respecter ton désir de ne rien me dire ? Ou peut-être, comme mon cœur me le dicte, je dois être sincère, t'exprimer ces mots qui pèsent sur mon cœur, cette inquiétude qui me ronge depuis des mois à ton sujet ?

Je dépose ma tasse sur la table de nuit, je m'approche de toi, encore. Je ne suis plus si loin, si tu déposais ta tasse, je pourrais me glisser entre tes bras. Ce serait si facile, juste m'y glisser. Comme ce soir au-dessous de l'Horloge. Ta tasse, je la prends, je la dépose près de la mienne, tu permets ? Un sourire, je vais pas te manger Ulysse, pas comme ça en tout cas.

Et je le fais, j'entoure ton visage de mes mains toujours trop froides. Je te regarde droit dans tes yeux si profonds, je mords un peu ma lèvre aussi, hésitante. Que suis-je entrain de faire exactement ?
- Je vais bien Ulysse, bien mieux qu'avant. Mais pas quand j'ai l'impression que tu ne me dis pas tout. Je ne vais pas te reprocher de me cacher des choses, tu as droit à ton jardin intime, murmurais-je. Je ne t'ai pas permis de m'aider, je le regrette aujourd'hui... Ulysse, si je peux t'aider, laisse m'en l'opportunité, je t'en prie.

Je dépose, avant de me reculer, un baiser sur ta joue piquante.
- Mais si tu ne veux pas m'en dire plus, alors je ferais comme si je te croyais. Promis... Jusqu'à ce que tu aies peut-être un jour envie de me parler.

Je me retourne, reprends ma tasse, te tends la tienne. Je termine mon chocolat plus tellement chaud d'une traite et m'allonge, la tête directement sur l'oreiller.
- La vie est si compliquée parfois... Et pourtant, dis-je en fermant les yeux. Je la trouve si belle.
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Ulysse Daiklan
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Re: Les Chambres

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 20 Fév 2018 - 14:01


La nuit est belle
et cruelle à la fois

PV Lully
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Un contact, léger mais si présent. Des doigts glacés contre la peau de mon visage. Ses yeux si proches des miens et.. Oh mon dieu. Je suis incapable de bouger, mon estomac va dans tout les sens. A la foi mon ventre décide de faire des acrobaties aériennes, et à la fois mon cœur se resserre un peu plus devant l’inaccessible juste devant moi. J’écoute vaguement ce qu’elle dit, alors que ses lèvres rencontrent ma joue. Je baisse la tête alors qu’elle se retourne.

- Tu ne peux pas m’aider… Désolé.

Tu en fais déjà plus que tu ne penses, mais ça je le garde pour moi. Je ravale ma salive et capture la tasse qu’elle me tend. Décidément, je n’ai jamais été doué pour prétendre. Je bois encore mon café, la suivant dans son silence. Qu’est-ce que je peux faire de toute façon. Elle s’allonge et je m’étouffe en buvant de travers. Débout pour tenter de respirer je repose ma tasse vide avant d’écouter ce qu’elle dit. Oui elle a raison, la vie est belle, mais si noire. Sans que tu ne puisses le contrôler elle s’entoure d’un nuage de ténèbres. Sans que tu ne saches qu’en faire, sans que tu l’ai prévu. Oui, j’ai l’impression que ma vie se fait sans moi.

- Compliqué… C’est le mot.

Je pousse un soupire puis me dirige de nouveau vers le lit, décallant légèrement son bras pour pouvoir m’installer à côté. Tête tournée sur le coté je l’observe. Je sais pas comment je dois me sentir en fait moin corps me lance tellement de signes contradictoires. J’ai clairement aucune idée de comment faire, je suis complètement perdu. J’ai même pas envie de remettre son attitude du marché sur la tapis. J’ai même pas envie de parler de Jace, parce qu’après tout oui c’est une mauvaise fréquentation mais qui dit que je serais mieux ? Si quelqu’un dit ça, c’est qu’il ne me connaît pas. Ou il ne sait pas. Peut-être que le mieux pour elle serait de se tenir éloigner de nous deux. Pas de juste l’un de nous.

Tourné vers elle je réfléchis, j’ai un léger coup de barre. Je repense à notre soirée, à ces confessions, à ces choses donc je n’ai aucune nouvelle. Je sens le métal du collier qu’elle m’a offert brûler contre mon haut. Je cligne légèrement des yeux.

- Tu en a appris plus sur ta mère ?

Vu qu’elle ne me dit rien spontanément autant demander. Sa mère avait l’air d’être un sujet important pour elle. Presque autant que son père je voudrais bien savoir comment s’est conclu l’histoire. Je l’écoute, toujours fixé sur son visage. Je sais pas trop pourquoi je prends doucement son poignet, le ralliant à sa taille opposée pour la faire pivoter avant de la ramener vers moi. Ma tête se retrouve plongée dans ses cheveux alors que je libère ma prise, posant simplement mon bras contre elle.

- Désolé j’avais envie.

Oui désolé, je ne compte pas bouger pour autant. Enfin je lui laisse le choix, mais moi j’suis bien là. Mes yeux fermés je profite de son parfum, l’envie de dormir se faisant un peu plus présente. Elle a les cheveux doux. Puis le calme de la pièce est si prennant. Le lit est confortable. Comment je pourrais avoir envie de bouger ? Je ne sais pas. Ce sera pas moi qui vais le faire de toute façon, alors... autant me laisser aller.

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Lorelaï Peony
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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Mer 21 Fév 2018 - 21:46


LA mutuel.

Je sais que je peux pas t'aider. En tout cas pas comme je le voudrais, pas autant que je le voudrais. Pas si tu ne m'en laisses pas la chance. Mais je ne dirais rien. J'espère simplement que tu n'es pas dupe de cette fragilité qui émane parfois de moi. Je te le promets Ulysse, je suis plus forte que j'en ai l'air, même si parfois j'en suis la première surprise.
Tu te lèves, tu t'éloignes. Que tu peux être adorable quand tu es mal à l'aise. C'est pas souvent, mais c'est agréable à voir aussi. Cette sensibilité, c'est ce que j'aime chez toi. Sensible et protecteur à la fois. Ne meurs pas Ulysse, respire. C'est parce que je m'allonge que tu t'étrangles ? Tu me fais sourire, vraiment. Je me lasserais jamais de te voir, je sais pas comment je peux en être si sûre, mais je le suis.

La vie est compliquée, n'as-tu entendu que ça ? Elle est belle aussi Ulysse. Elle l'est. Je te le promets. Et peut-être que je pourrais te le montrer aussi. Ce plafond par exemple, que je fixe de mes yeux, il est beau. Il nous couvre. Il nous protège, pour que l'on puisse passer une nuit juste à deux sans souffrir de la pluie et du vent de l'Ecosse. Je vais peut-être un peu loin, je te l'accorde, mais je le crois.

Enfin, tu reviens près de moi. Tu m'auras presque manqué, tu prends mon bras, je frissonne. Tu m'observes, je le vois du coin de l’œil. Est-ce que tu t'interroges sur ce que tu peux me dire ? Ce que je peux entendre ? Ah non, c'est plutôt que tu t'interroges sur ce que tu peux me demander. Ne t'en fais pas, je répondrais à tout. Je me mords la lèvre, la question de ma mère. J'ai un peu la nausée tout d'un coup. Est-ce la question ou le chocolat chaud ?
- Il s'avère que je suis la cousine éloignée de Jace.

Je passe ma main dans mes cheveux, en approche une mèche devant mon visage.
- Je l'ai appris au nouvel an quand j'ai été dans sa famille... Je sais pas quoi faire de cette information. Ils avaient l'air éberlués et en même temps, on aurait dit qu'on nageait en plein tabou. C'était pas très confortable.

Ça ne l'est toujours pas. La mort de ma mère est... Mh, je pense que je préfère ne pas y penser. Je ne sais pas, toutes ces informations. J'ai toujours l'impression que j'en ai trop et pas assez à la fois. J'ai comme la tête dans un saut quand j'y pense. J'aime pas ça. Et je suis tendue. Et j'ai encore envie de vomir. Et tu me sauves. Tu me prends le poignet, m'attire à toi. Je me laisse faire, évidemment que je me laisse faire. C'est tout ce que je veux, être contre toi, serrée dans tes bras. Non, ne t'excuse pas. Je ne désire rien d'autre que sentir ton odeur, ta chaleur, et ce pendentif que je t'ai offert contre ma tête au travers du tissu.

Je colle mon visage contre ton torse et m’enivre de cette sensation. Comme elle m'avait manquée, tu n'imagines même pas. J'ai comme l'impression de respirer à nouveau. Non pas que j'étouffe au quotidien, mais ici... C'est comme de l'oxygène pure qui me prend le cerveau et me laisse dans un nuage chaud. Notre oasis existe-t-il encore ?

Je passe ma main dans ton dos, doucement je caresse ta chemise, de haut en bas. Je serre mes jambes contre les tiennes. Ne t'éloigne surtout pas. Je n'ai plus rien à dire, je me sens juste bien. J'e n'ai besoin de rien d'autre. Juste là, fermer les yeux, longuement. Sentir ton souffle dans mes cheveux, ton cœur qui bat sous ma joue. Longuement. Ne t"arrête pas. Surtout n'arrête pas de battre.

Et je relève la tête, approche mon visage du tien, passe mon doigt sur tes lèvres, les yeux toujours fermés. Cette sensation m'emplie, me fait frisonner, là, en bas, dans mon ventre. Et j'ai envie de m'approcher, encore plus. Alors j'avance mes lèvres aussi, et les dépose sur les tiennes. Je t'embrasse, enfin. D'un baiser que j'ai si longuement attendu. Mon cœur s'accélèrent comme tu réponds à mon geste, et je ressers mon étreinte dans ton dos, j'avance encore mes jambes entre les tiennes. Et ma main se promène, à la recherche de ta chaleur, sous le tissus qui cache bien trop ton corps. Tu brûles sous mes mains froides. Je m'attarde sur ton ventre, je suis surprise, il me surprend. Je m’aperçois que je l'aime, d'un coup de foudre entre lui et moi.*

*:
 
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Ulysse Daiklan
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Re: Les Chambres

Message par : Ulysse Daiklan, Mar 6 Mar 2018 - 13:08


La nuit est belle
et cruelle à la fois

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Figé. Sa cousine. Oh.

Je ne sais pas quoi répondre, après tout au final, ça ne me regarde pas. Je veux dire, les liens du sang ne font pas tout ! Donc c’est pas parce que Jace est un profond… Bref, qu’il est lui, que forcément sa famille est pareil. Puis entre elle et Lhiya  j’aurais plutôt tendance à penser que c’est lui qui a été adopté. A la limite ce qui m’agace c’est qu’elle ait passé le nouvel an avec lui. Je pousse un soupir, mieux vaut ne pas y penser.

Je préfère profiter de cette chaleur confortable, de son corps contre le miens. Sa tête collée contre ma poitrine, le parfum de ses cheveux. Je sens ma respiration devenir légèrement plus lourde et profonde, mon esprit concentré sur les doigts fins qui parcourent mon dos, provoquant quelques agréables frisson le long de mon échine. Une envie cachée que ces doigts passent la barrière du tissu, mais je me tais. Je suis plus concentré sur les battements de mon cœur quand je la sens se rapprocher encore de moi. Mon bras, toujours autour de son corps pour l’aider, éviter qu’elle ne fasse marche arrière.

Les yeux fermés, je sens simplement les mouvements de sa main libre avant que ses doigts ne se posent sur mes lèvres, asséchant immédiatement ma gorge. J’attends, je ne bouge pas, comme bloqué dans une retenue de respiration, jusqu’à ce que ses lèvres se déposent sur les miennes, m’offrant un nouveau souffle. Le bras passé dans son dos la serre encore, dans un mouvement naturel où elle entremêle nos jambes un peu plus. Je sens ses mains qui me parcourent, qui frôlent ma peau me tenant en haleine. Ses doigts contre me ventre me forcent d’instinct à contracter mes muscles. Je n’ai plus envie de me retenir, comme si une barrière s’était brisée. J’ai envie d’elle. Depuis le moment où on est rentrés dans cette chambre, j’ai envie d’elle. Quand sa lèvre avait glissé sous ses dents, me donnant envie d’aller libérer la pauvre otage. Quand elle s’était laissé tomber en arrière, comme si de rien n’était. Ma main descend du creux de ses reins jusque derrière sa cuisse, l’attirant contre moi et me permettant de glisser ma jambe entre les siennes, au plus proche d’elle.

J’éloigne doucement mon visage, l’observant quelques secondes. Je sens que mon cœur bat la chamade, comme dans un rythme impossible à soutenir. Ma main qui passe de sa cuisse à sa hanche, viens directement contre sa peau, a l’instar de mes lèvres qui rejoignent son cou. Son odeur m’enivre. Le touché de sa peau m’électrise. Comme un besoin, une nécessité d’être plus proche, de sentir sa chaleur contre la mienne. Mes doigts remonte encore, emportant le tissus avec eux, dévoilant une partie des courbes que je n’avais pu que deviner jusqu’à présent, me faisant languir d’en découvrir plus.

Un baiser, encore un. Une seconde de plus et son pull disparaissait, pendant que je m’amusais un peu plus de ses lèvres. De nouveau je ne peux m’empêcher de faire grimper mes mains, frôlant le tissu de dentelle qui cache encore son corps à mes yeux.

Nous faisant basculer pour pouvoir me mettre au-dessus d’elle, j’effleurais sa peau le long de sa mâchoire, de son cou. Je dépose quelques baisers, derrière son oreille, à la limite de sa nuque, jusqu’à son épaule. Mordillant gentiment sa clavicule je découvrais son corps d’un appétit non feint. Aucune conscience de ce qui se déroule autour de nous. Mon esprit est bloqué, encombré. Je ne suis éveillé que pour une sensation, celle de nos corps qui s’entremêlent.
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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Mar 6 Mar 2018 - 16:27


Suis-je vraiment entrain de faire ce que je fais ? Cette impression de réalité improbable. J'y ai tellement pensé, je l'ai tellement imaginé, ce moment où nos corps se rejoindraient enfin, ce moment où je pourrais enfin te montrer que je t'aime par mes gestes. Parce que les mots, c'est trop compliqué, pas assez juste. Toujours à côté.

Et tu me réponds, tu m'enlaces, m'attires contre toi. Je ne m'en irai pas Ulysse, j'ai trop soif de tes lèvres. De ton corps, de ton ventre sur lequel glisse ma main. De tes mains, qui parcourent doucement ma peau et la réchauffe. Je n'ai aucune honte, aucune gêne, je suis à toi, prends-moi. Je n'ai rien à prouver, plus rien à montrer. Cette glace qui se tenait entre nous n'était après tout composée que de ma peur de ne pas être suffisante. Mais dans cet instant, tes gestes me rassurent et m'entourent. Tu t'arrêtes, me regardes. Mon souffle se coupe. Je me plonge dans tes yeux, soudain moins mystérieux. Tu me veux.

Tes caresses se poursuivent, cheminant de mon dos à ma cuisse, à ma hanche. Et je m'arrête, la main posée sur ton ventre, pour mieux ressentir encore cette douceur tant attendue. Je ne sais pas, je ne sais plus. Et j'ai pas envie de savoir. Tes mains connaissent les mouvements, tes lèvres sur mon cou m'enivrent. Mes frissons, seules réactions que je peux te rendre à cet instant où tu retires mon pull. Je me sens à découvert, et pourtant complètement enveloppée. Je mords ma lèvre, recherche ton regard.

Tes doigts dessinent des formes sur mon débardeur qui me font sourire. je le regarde, inquisitrice. Je n'avais pas prévu de le dévoiler. J'aurais dû mettre quelque chose de plus beau, de plus sexy peut-être. Mais tu ne sembles pas t'en préoccuper. Tu t'éloignes un instant, et ma main, comme un aimant, rattrape ton torse. Ne t'en vas pas. Puis ces baisers. Un son que je ne peux plus retenir s'échappe de ma gorge, et je rougie. Le vois-tu ? Toi qui a la tête enfouie dans mon cou ? Tu dois ressentir ma peau chauffer sous tes baisers. Je meurs de chaud. Je suis pas habituée à avoir chaud. Mon cœur s'emballe, et mon souffle se fait plus rare. J'ai besoin de te voir.

Je passe ma main dans tes cheveux, caressant ta tête du bout de mes doigts. J'attire ton visage près du mien. Laisse-moi voir tes yeux Ulysse. Rassure-moi encore un peu d'un sourire. Juste un instant, une pause dans ce tourbillon dans lequel tu m’entraines. Je te regarde, m’emplis de chaque détail de ton visage. Et ce souvenir, ce mot en cadeau que je t'ai offerts, qui pend entre nous. Ma main glisse de ton visage à ta chemise, et j'ouvre un premier bouton, timide. Jusqu'où puis-je aller ? Je passe ma langue sur ma lèvre, j'ouvre un deuxième bouton. Ta peau se dévoile doucement, jusqu'à laisser voir ton torse, pleinement au-dessus de moi. Je passe mes mains sur ta peau, dessinant un chemin de ton plexus à ton nombril. Savourant chaque instant que tu m'offres. Puis, je me décide enfin à remonter vers tes épaules pour te retirer ce tissu qui doit te tenir si chaud. Oui, c'est le tissu qui te donne chaud. Et ces sons qui s'échappent encore, je n'arrive pas à me retenir. Alors pour me faire taire un peu, j'attire à nouveau ton visage vers mes lèvres.
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Re: Les Chambres

Message par : Ulysse Daiklan, Lun 2 Avr 2018 - 15:50


La nuit est belle
et cruelle à la fois

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Le roulement de tambour qui prenait place dans ma poitrine semble ralentir de rythme et s’approfondir. Mon corps entier bat à son rythme, celui de la grosse caisse qui raisonne, lent, captivant.

Pourtant mon souffle est toujours court, et se bloque avant d’accélérer encore. Un simple son, qui s’échappe de la gorge où se trouvaient mes lèvres me fait relever légèrement. Au final, je n’ai même pas une seconde pour réagir que sa main dans mes cheveux m’entraine au-dessus d’elle. Ses joues rougies, son regard perdu me font sourire tandis que je profite de cette seconde d’accalmie pour l’embrasser de nouveau comme j’aurais souhaité pouvoir le faire pendant des mois.

Encore de l’espace. Un peu, beaucoup trop. Simplement parcouru par ses mains sur les boutons de ma chemise. A la même vitesse que les battements de mon cœur je la regarde, pendant qu’elle défait les boutons les uns après les autres. Chacun de mes pores semble essayer vainement d’évacuer la chaleur qu’elle répand en moi. Le tissu inanimé glisse sur ma peau, laisses-en sa place un froid presque invisible alors que ses mains éveillent chacun de mes sens. Ses doux gémissements me font mordre l’intérieur de ma joue, juste avant qu’elle ne m’attire de nouveau à elle.

Un baiser comme pour étouffer ce qui devrait exploser. Pourquoi se retenir ? Je ne comprends pas. Un froncement de sourcil alors que je lui rends son baiser, mordant sa lèvre au passage pour souligner ma frustration. Je viens vers son oreille, lentement. « On a le temps.. » Quelques mots, à peine chuchotés, plutôt lâchés dans un souffle court. Mes lèvres qui capturent son lobe dans un sourire narquois. Je remonte, venant taquiner son nez du bout du miens avant de l’embrasser de nouveau, mes mains posées sur sa hanche, remontant doucement à sa taille. Son débardeur qui remonte le long de mes doigts, jusqu’à ses côtes avant d’aller dans son dos. S’amuser à la frôler plus que réellement la toucher quand bien même j’en meurs d’envie. Ma langue glissant sur sa lèvre inférieure avant d’approfondir notre baiser.

Ma peau nue collée à moitié entre la sienne et son haut, ne demandant qu’à être collé un peu plus. J’ai l’impression que mes sensations sont exacerbées, entre son odeur et son toucher j’en perdrais la tête. Je ne me souviens ni de l’avant, ni de l’après. Je ne cherche même pas à m’en souvenir. Je ne veux qu’être là, la sentir de milles façon, à son rythme. Lentement je glisse sur le coté et inverse nos positions.

Elle au-dessus de moi, ma main plus facilement perdue dans la longueur de ses cheveux blonds, à sentir son corps contre le miens. La laisser faire comme elle veut, je ne sais même pas si elle a déjà fait quelque chose, je n’arrive pas à y réfléchir. Mes doigts qui glissent jusqu’à sa mâchoire et dans son cou. J’essaye de la rassurer d’un sourire sous mes mèches emmêlés, venant embrasser de nouveau la peau nacrée sous sa mâchoire, la mordillant légèrement. Mes mains posées sur sa taille dans l’attente de ce qu’elle voudrait faire.

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Re: Les Chambres

Message par : Lorelaï Peony, Mer 4 Avr 2018 - 21:52


Contenu sensible (mais intéressant, bande de pervers)

Ulysse. Qu'est-ce que tu me fais ? Je suis perdue, complètement enchantée par ton odeur, ta chaleur et tes mains qui parcourent mon corps comme si elles connaissaient déjà chaque parcelle de ma peau, comme si elles ne pouvaient être mieux nul part ailleurs. Je les suis, je leur réponds, je me donne sans retenue, me reconnaissant à peine moi-même. Aucune pensée, aucune angoisse, aucune question. Juste toi. Toi, toi et encore toi. Tu joues avec mes lèvres, réveille des frissons dans mon corps entier, qui me traversent de part en part, qui m'allègent et me perdent. Tu joues sur ma peau, trace un chemin nouveau du bout de ton nez dont je tombe éperdument amoureuse. Je ne savais pas que j'aimais tant ce nez. Et quand tu déposes quelques mots au creux de mon oreille, je réalise une fraction de seconde les gestes que nous partageons. Mon cœur bat plus vite, mon souffle s'accélère et je ne peux retenir ce gémissement qui s'échappe encore une fois. Le rouge me monte aux joues, comme si je n'étais pas déjà complètement rouge. Je joue du bout des doigts, la main dans tes cheveux blonds, tandis que tu remontes le tissu qui me recouvrait encore dévoilant mon ventre au tien. Tant pis pour le rouge, tu devrais aimer ça, t'es un lion après tout. Je souris, j'aime ce moment. J'aime tes gestes, ton odeur. Ta force qui me surplombe. Je t'aime toi. Puis tu t'éloignes, tu me surprends, pourquoi partir ? Et tu reviens, m'attirant au-dessus de toi. Je te souris, me mordant la lèvre. On a tout notre temps. Il faut en profiter. J'en profiterai. Tes doigts sur mon cou, ta bouche contre la mienne. Viendrais-tu de me mordre ? Je te rends ton baiser, tendrement, caressant ensuite ton nez du bout du mien, descendant mon visage sur ton cou, ton torse et je me relève. Je prends de la distance. Une jambe de chaque côté de ton corps qui m'enchante et m'ensorcelle. De son perchoir, l'aiglonne te regarde et t'observe.

Ulysse. Encore un gémissement.

Je plonge mes yeux dans les tiens. Dessinant du bout de l'index une ligne qui rejoint ton torse et descend sur ton nombril. Je te souris. Serais-tu chatouilleux ? Et je poursuis ma route, glissant doucement jusqu'au bas de ton ventre, au bord de ce bouton. Je sens ton corps sous le mien. Chaud, qui me veut. L'ouvrirais-je ? Il me tente. Mais mes mains tremblent... Ce n'est pas comme si je savais. Comment saurais-je ? Une nouvelle chaleur monte en moi, se mêlant à celle que tu as réveillée. J'ai peur. Alors j'agrippe de mes doigts le bord du tissu. J'en ai envie, mais je n'sais pas comment. Je te regarde, plonge vers toi, lâchant ma prise.

J'approche mes lèvres de ton oreille, caresse de ma langue ton lobe et ton cou, puis vient déposer à mon tour deux mots juste entre nous. La voix un peu tremblante. « Guide-moi. » Guide-moi Ulysse.
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