AccueilPortailFAQPublications internesRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard
Page 24 sur 25
Lèche vitrine ... Ou pas !
Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 23, 24, 25  Suivant
Esteban R. Lefebvre
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard

Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Esteban R. Lefebvre, Dim 7 Mai 2017 - 17:14


Esteban se rend compte qu'il n'a plus aucun public lorsqu'il ne sent plus la présence de la jeune femme à ses côtés. - Je n'ai pas de petit ami. Je n'en ai jamais eu. A 18 ans, j'aurais peut-être dû... Pourquoi le dit-elle avec un air aussi fataliste ? Il penche la tête sur le côté. Au contraire, elle doit être heureuse de ne pas avoir encore cédé à la tentation. Il soupire. Il ne craint rien lui, avec son amour. Peut-être que c'est cette peur viscérale de souffrir qui l'a transcendée. Mais même transfiguré l'amour qu'il se porte le rend heureux à un point inimaginable.

Et si on allait prendre un thé ? Un thé ? Il fait une grimace de dégoût. Il n'aime pas spécialement ce breuvage. C'est comme la bière au beurre, ça a tendance à le soûler pour une raison obscure. Alors, il ne veut pas être ivre, dans cet état il est capable du pire dans tous les sens du terme. Il se racle la gorge puis annonce d'un ton solennel : - Je prends des bondons et toi du thé si tu veux. Il sautille, retrouvant sa bonne humeur.

Tint. Il aime ce son aigu quand il pénètre dans le salon de thé. Ce n'est pas aussi cosy ou raffiné que cela aurait dû être étant donné la localisation, mais la bonne odeur sucrée et fruitée le fait abondamment saliver. Il prend place à une table, un regard curieux posé sur Ariana. Rapidement, ils ont leur commande au grand soulagement du Français. Ses yeux vairons couvent l'assortiment de friandise, ses cheveux deviennent brusquement fuchsia puis il se met à rire. Il ne tarde pas à les engloutir . - Psst, il y a le type à huit heures qui te reluque. J'crois qu'il ne va pas tarder à passer à l'action. Les hommes j'te jure... Soupir-t-il en secouant la tête de dépit. Il semble oublier qu'il est aussi un homme. Enfin, il y a des circonstances atténuantes... Ensuite, il se concentre sur ses péchés mignons avec un air rêveur.
Revenir en haut Aller en bas
Ariana Hastings
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Ariana Hastings, Mar 9 Mai 2017 - 22:37


Esteban fit une grimace à la proposition d'Ariana, avant de se racler la gorge et d'annoncer sur un ton étrangement solennel – et tout à fait inapproprié à la situation :

« Je prends des bondons et toi du thé si tu veux. »

Et il recommença à sautiller partout, comme un enfant. Oui, c'était exactement ça : cet homme était un grand enfant. C'était rafraîchissant, mais aussi perturbant, presque inquiétant. Et voilà qu'Ariana le suivait tout de même jusque dans le salon de thé le plus proche et s'asseyait à une table face à lui. Une petite table ronde en métal blanc autour de laquelle ils étaient presque trop serrés, leurs genoux se cognant à chaque fois qu'ils faisaient un mouvement. Ariana demanda un simple thé vert avec un nuage de lait, et Esteban un assortiment de friandises. Et, encore une fois, lorsque leur commande arriva, l'homme agit comme un grand enfant, ébahi par les bonbons, ses cheveux prenant brusquement une couleur fuchsia et riant de bon cœur avant de tout avaler comme un glouton. Ariana avait presque l'impression de faire du baby-sitting. Elle sirota son thé lentement et sourit derrière sa tasse devant l'étrangeté de la situation. Elle qui fuyait ses problèmes en s'isolant en Afrique se sentait plus mature qu'un adulte professeur à Poudlard ! Quelle ironie ! Et soudain, Esteban secoua la tête et baissa la voix :

« Psst, il y a le type à huit heures qui te reluque. J'crois qu'il ne va pas tarder à passer à l'action. Les hommes j'te jure... »

Les joues d'Ariana devinrent rouge vif en une fraction de seconde. Elle baissa les yeux, évitant le regard de son nouveau compagnon. La façon dont il avait dit ça était tellement… embarrassante… Elle pria la peau de son visage de retrouver une couleur normale avant de jeter un coup d’œil furtif vers l'homme en question. Il était assis quelques tables plus loin avec un livre entre les mains. Il avait l'air plus âgé qu'Ariana de quelques années, devait déjà être dans la vingtaine. Et, en effet, il regardait vers Ariana de temps à autre, essayant probablement d'être discret. Il n'était pas moche – au contraire – et rien que de le voir avec un livre dans les mains plaisait à la jeune fille, mais elle se sentit soudain oppressée, observée, et sa gorge se serra. Elle se leva d'un seul coup, renversant sa tasse de thé sur la table, et quitta le salon de thé sans se retourner, sans un mot, sans même payer, et abandonnant Esteban derrière elle. Une fois dehors, elle marcha à grands pas à travers les rues de Pré-au-Lard. Elle avait besoin d'air...
Revenir en haut Aller en bas
Esteban R. Lefebvre
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Esteban R. Lefebvre, Mer 17 Mai 2017 - 21:51


Un régal ! Il tuerait pour ne pas être interrompu dans cette dégustation tant attendue. Il fronce légèrement les sourcils. C'est vrai qu'entre ses obligations à Poudlard et ses occupations personnelles il n'a plus beaucoup de temps à s'accorder. Franchement, son nouveau statut n'a pas que des points positifs. Quoi que... il s'en était déjà rendu compte ! Il mordille avec gourmandise dans un marshmallow et semble fondre dans son siège. Un bruit fracassant le sort de sa torpeur. C'est très surpris, qu'il voit Ariana quitter le salon de thé à la vitesse de la lumière. Son sourcil s'arque lentement ce qui est comique vu l'expression de profonde incompréhension qu'il affiche. Il reste figé plusieurs secondes puis secoue ses épaules, désinvolte. Il retourne à sa précédente activité de masticage. Il ne se sent pas plus concerné...

Vous restez sans rien faire ? Il considère l'homme qui s'adonnait plus tôt à une séance de matage indiscrète. Il sourit, mutin. Celui-ci poursuit : - Elle avait l'air paniqué et vous... vous êtes indifférent ? Esteban est vaguement étonné par la mine incrédule. Il soupir et lui dit simplement : - Je suis occupé. Pis, je fais pas baby-sitting. - Mais c'est votre amie ! Vous vous fichez complète- - Ce n'est pas mon amie ! Crois-tu qu'une personne que je viens de rencontrer peut faire partie du cercle privilégié de mes proches ? Je ne suis pas n'importe qu- - Oui bon je m'en fiche ! Vous- Un raclement de chaise interrompt le pauvre jeune homme qui recule quand le Français le fusille du regard. - Ne m'interromps pas ! Je suis le roi ! Tu me dois respect et obéissance ! Après quoi, il tente de le frapper, sauf qu'il trébuche à cause de la chaise d'Ariana et tombe après s'être ouvert l'arcade sourcilière.

Le silence. Puis un cri déchirant perce l'instant. Aaaaaaah.... JE SUIS DÉFIGURÉ ! S'ensuit une attitude démente. Il est à deux doigts de l'apoplexie. Tenant frénétiquement son visage, sa tête. Les larmes coulent abondamment sur ses joues. Ses propos sont incompréhensibles : - Non... non ! Je suis... Oh Merlin ! Je suis laid ! Je... je ne m'aime plus ? Non ! Ce n'est pas possible. Je ne peux ne pas m'aimer même si je suis moche. Le ciel tombe sur ma tête... Atone, il sort du commerce et c'est avec des mouvements trop lents qu'il s'allonge en étoile sur le pas de l'entrée. Il tourne ensuite la tête vers le jeune homme qui a un air inquiet à l'image de quelques personnes qui se sont approchées de lui, curieux, suspicieux et restant à une bonne distance comme s'il est atteint d'une maladie contagieuse. Il dit dans un souffle : - je me meurs, je suis mort, mais je ne suis pas encore enterré.


Les yeux du Roi se ferment
Le souffle s'évapore
Léger, une plume
Pantomime.
Revenir en haut Aller en bas
Ariana Hastings
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Ariana Hastings, Dim 21 Mai 2017 - 23:35


Le soleil, déjà faible avant, était maintenant caché derrière un énorme nuage gris. Non seulement il faisait frais et le vent mordait les joues d'Ariana, mais en plus il risquait de pleuvoir. La jeune fille observa le ciel pendant un moment. Elle ne savait pas pourquoi elle était sortie du salon de thé si précipitamment, pourquoi est-ce qu'elle avait paniqué. Son séjour en Afrique l'avait-il changée à ce point ? Tous ces mois d'ermitage en solitaire l'avaient-elle rendue incapable de relations humaines ? Elle soupira et secoua la tête, plongeant les mains dans ses poches pour les réchauffer. Non, elle ne devait pas s'en vouloir à ce point, elle était juste un peu rouillée, rien de dramatique…

Un vacarme la fit soudain sursauter. Des cris d'agonie et l'agitation des passants. Ariana se retourna vers le salon de thé pour voir un attroupement autour d'un corps allongé au sol. Elle s'approcha pour découvrir que la victime n'était qu'Esteban. Il était sur le pas de la porte, du sang et des larmes se mélangeant sur son visage dans une posture digne d'une tragédie grec. La première réaction d'Ariana fut la panique. Elle avait laissé cet homme-enfant sans surveillance cinq minutes et maintenant il était mourant ! Puis elle l'observa de plus près. À part une légère coupure à l'arcade sourcilière, il n'avait pas franchement l'air sur son lit de mort – contrairement à ses propos.


« Je me meurs, je suis mort, mais je ne suis pas encore enterré. »

Ariana leva les yeux au ciel. Quel comédien celui-là ! Elle s'approcha d'un pas, et se planta devant Esteban.

« Mais non vous n'êtes pas mort ! » s'exclama-t-elle, presque maternellement. « Vous êtes à peine blessé ! Arrêtez votre cinéma ! »

L'attroupement commença à se disperser aux mots de la jeune fille, et Ariana croisa le regard de l'homme du café. C'est vrai qu'il était charmant… Elle rougit à nouveau, et baissa les yeux sur le corps inerte d'Esteban. Elle lui donna un léger coup de pied dans le bras, rien de bien méchant, et posa ses mains sur ses hanches.

« Allez, debout ! » ordonna-t-elle. « Je ne vais pas jouer les babysitters toute la journée ! »
Revenir en haut Aller en bas
Esteban R. Lefebvre
avatar
Personnel de Poudlard
Personnel de Poudlard
Spécialité(s) : Métamorphomage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Esteban R. Lefebvre, Dim 4 Juin 2017 - 20:46


Mais non vous n'êtes pas mort ! Vous êtes à peine blessé ! Arrêtez votre cinéma ! - Ah ! Vous êtes de retour très chère ! Sous l'ordre explicite de la jeune demoiselle et après s'être indigné de "sa brutalité" sa majesté se relève avec toute la grâce due à son rang. Un sourire espiègle fleurit sur ses lèvres, alors que la figure pathétique s'évapore. Soudain, il se tord de rire à la grande surprise de son peuple qui doit douter de la santé mentale de son roi. - Vous êtes malade ! S'écrie le prétendant au titre de prince charmant. Cette exclamation a le don d’accroître le fou rire d'Esteban. C'est très remué qu'il dit avec une voix anormalement aiguë : - Allons ! Soyez redevables, car j'ai changé votre statut de populace à celui de peuple ! Son côté mégalomane est exacerbé par la situation.

Très chère, je me dois de prendre congé. Informe-t-il Ariana dans sa langue natale. - Quel comique... Fait remarquer le jeune homme en français, perplexe. - Vous êtes Français ? - Non anglais, mais je parle français. Ahuri, Esteban le dévisage comme si parler la langue de Molière sans être Français est surnaturel. Puis son attitude change du tout au tout. En effet, l'utopiste qui sommeille en lui s'éveille. Ce changement est suivie par une métamorphose inconsciente. Ses cheveux vénitiens deviennent blonds platine presque blancs. Il a un air rêveur ; il est tout guilleret. Il se détourne et après un signe de la main, il s'en va en dansant.

Fin de RP pour ma part.
Merci pour ce RP !
Revenir en haut Aller en bas
Ariana Hastings
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Ariana Hastings, Dim 4 Juin 2017 - 21:36


Après un moment, Esteban se releva, un sourire espiègle aux lèvres.

« Ah ! Vous êtes de retour très chère ! »

Ariana secoua la tête, mais sourit également. Elle commençait à l'apprécier cet être excentrique… Et puis il se mit à rire, à rire si fort qu'Ariana cru qu'il allait se décrocher la gorge. Oui, bon, il restait tout de même très étrange cet homme, et l'ancienne Serdaigle ne passerait pas sa vie avec. Il se calma à nouveau, et s'adressa à elle… dans une langue étrangère. Ariana aurait parié pour du français, mais elle n'en aurait pas mis sa main à couper. Elle allait lui faire la remarque, lui dire qu'elle ne le comprenait pas, quand les cheveux d'Esteban changèrent encore de couleur, devenant presque blancs, et la jeune femme se tut. Elle était toujours un peu perdue avec lui… Et puis il s'éloigna avec un signe de la main, en dansant.

Ariana le regarda partir et sourit. Elle ne se souvenait plus de ce qu'elle venait faire à Pré-au-Lard à la base, ni de ce qui lui était passé par la tête pour suivre cet inconnu loufoque tout l'après-midi, mais elle se sentait désormais toute joyeuse. Esteban était bizarre, et imprévisible, mais au moins il avait réussi à lui faire oublier tous les drames, souvenirs et remords qui la rongeaient en permanence depuis l'Afrique, et Ariana se sentait un petit peu plus légère...


Fin du RP
Revenir en haut Aller en bas
Alice Grant
avatar
Serdaigle
Serdaigle
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Aucune spécialité enregistrée actuellement.


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Alice Grant, Mer 28 Juin 2017 - 23:17


------- HRP: Post unique, bien avant l'aube
Précédemment... Suite
Suite à un sort conditionnel lancé par les phénixssur les tracts, ils ressemblent à des journaux banals jusqu'à ce qu’un sorcier ou un moldu en rapport avec la magie ou autre ne les touche.
Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts.
Achat de la cape
-----------------------------------

T'es sortie des lieux précédents telle une voleuse. T'as jamais compris pourquoi les phénixs sont considérés comme des hors-la-loi. Eux non plus si on en croit les affiches. En les lisant, tu as tout de suite su que tu t'en fichais de partager ce statut en étant leur allié. Tu sais juste qu'ils se battent pour les mêmes causes que la tienne, et que si ils ont besoin d'aide tu seras présente. Il y a trois ans, tu ne pensais pas choisir de camp. Le seul qui ne te semblait pas pourri était le tiens. Mais tu t'es vite rendue compte qu'une jeune sorcière au retour de la folie ne pouvait pas faire grand chose, aussi curieuse soit-elle.

Enfin, t'es presque sûre de pas avoir été suivie, et la seule personne qui pourrait te reconnaître sous ta perruque et tes lunettes c'est ta mère. Et même si elle ignore tout de tes relations avec l'ordre, tu es persuadée que tout ce qui la révolterait c'est le danger. Bien qu'elle en ait une notion très spéciale, ça serait suffisant pour l'inquiéter. C'est elle qui t'a transmis des valeur qui sont les tiennes. T'espères juste qu'elle ne le saura jamais. T'es tenue au secret de toute façon. Tu leur dois ton sentiment d'être utile. Il faut bien des gens pour poser l’Étincelle... pas grand monde devant les boutiques, normal le soleil est encore loin d'illuminer Pré-Au-Lard. Mais c'est pas une raison pour ne pas faire vite. Tu enlèves ta cape d'invisibilité, colles deux ou trois affiches entre les commerces, en fait léviter quelques unes dans la rue à l'aide de Vorpalin... sans qu'on ne les touche, elles ont l'air de simples tracts. Tu jettes un regard circulaire autour de toi, reprends ta cape et file de nouveau.



L'Étincelle




Messieurs, Mesdames, issus de la communauté magique ou ayant des liens de parentés ou familiales à cette communauté.

Nous affrontons encore aujourd'hui une période de terreur. La même qui s'est déroulée quelques années auparavant, et quelques siècles plus tôt. L'école de Poudlard a été attaqué. Certains enfants, étudiants, ont été pris en otage. Vos enfants. Votre famille. La menace est toujours plus grande en cette période de trouble. Un directeur disparu, des professeurs incapables de protéger leurs élèves : attention, ne remettons pas en cause la formation de ceux-ci mais plutôt l’incompétence des autorités du ministère à protéger et défendre ses citoyens contre la crainte et la peur. Le ministère se trompe d'ennemis. Les attaques, les arrestations sont en priorités contre ceux qui, comme vous, ne veulent plus vivre dans la peur, la terreur. L'Ordre du Phénix est là pour vous aider à vaincre, à vivre et non pas à survivre. Malheureusement, les autorités prennent nos actions de révolte contre l'obscurantisme et la peur comme un crime. Nous sommes des Hors la Loi aux yeux du ministère.

Et pourtant, que serait un monde où l'union entre le ministère et les Phénix serait possible ? Main dans la main, nous pouvons vous aider à vaincre votre peur, à vaincre cette doctrine. Les Mangemorts veulent certes, briser le secret magique. Mais leur unique but est de mieux asservir, pour former une "race supérieure" envers d'autres humains, sorciers, non-sorciers, issus de la communauté magique ou non. Nous sommes là pour défendre vos droits, nous battre en votre nom, s'assurer d'un monde meilleur pour tous les êtres vivants. Chacun à sa place dans le monde. Nos actions se trouvent limitées par un gouvernement qui nous cible, nous, citoyens de lumière, de paix et d'harmonie et qui ne cherche pas à prendre pour ennemis les vrais criminels et terroristes de notre temps. Les vrais coupables. Nous sommes tous Phénix au fond de nous. En tant que sorciers, en tant que défenseur de liberté et de fraternité.

Aujourd'hui, nous déclarons le Ministère coupable de ses actes. Coupable de l'insécurité qui règne dans la Communauté magique. Coupable de ne pas diriger ses recherches et ses élites vers les véritables criminels. Nous déclarons coupables les mages noirs, auteurs sanglants de tortures, de meurtres, de manipulations mentales et physiques, d'obscurantisme. Tout ce que nous voulons, c'est aider la Justice, aider la Communauté à vivre paisiblement. VOUS AIDER à obtenir ce que vous avez le droit d'avoir. En travaillant mains dans la main avec vous, nous pourrons faire de ce monde, un monde meilleur. Un monde emprunt d’honnêteté, de gloire, de justice. Un monde sain. Aidez-nous à protégez vos enfants, vos familles. Nous ne sommes pas des criminels, nous ne sommes pas des héros. Nous sommes seulement des boucliers levés contre la tyrannie et la suprématie. Brandissez-nous, boucliers, défendez vos valeurs face au Ministère. Demandez notre aide. Aidez nous à agir, plus rapidement, plus efficacement. Nos flammes punissent, nos larmes guérissent.






L'Ordre du Phénix

Codage de Louna ©


-- HRP : Nous vous invitons à répondre à la suite des posts pour écrire la réaction de votre personnage s'il tombe sur l'un des tracts. --
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Kohane Werner, Ven 30 Juin 2017 - 17:30




Rp avec Shela Diggle
[Ne prend pas en compte les affiches ODP]

C'est assez désespérant. D'avoir l'impression de ne rien pouvoir fait de sa vie.
Traîner, face au soleil couchant.
Les pas sur le trottoir.
Au milieu d'une vie qui s'active et ne s'arrête pas.
Les pas errant. Le regard au loin. Qui ne voit rien, en vérité. Seulement des silhouettes, ombres chinoises découpées en contre-jour. Et parfois, en un flash rapide, un détail, une petite chose. A retenir.
Le tatouage qui dépasse du t-shirt du type devant moi. Il doit être grand. Couvrir tout le dos. Ou bien, au contraire, un tout petit truc entre nuque et omoplates.
Le chapeau rapiécé de la sorcière qui vient de croiser ma route. Une bonne femme rondelette et visiblement très pressée.
Le paquet de dragées surprises que tient le gosse gambadant derrière ses parents.
Le grain de beauté de la femme immobile dans un coin, paraissant attendre.

Ce sont toutes ces petites choses qui font le vie. Qui font qu'on se rappelle que le monde tourne toujours.
Même s'il tombe en ruine.
Il tourne. Il essaie de se battre pour survivre.
Lutte bien inutile à mon goût.
Cela fait trop longtemps qu'il se bat ainsi et rien ne change.
C'est que ce n'est pas de cette manière qu'il faut procéder, n'est-ce pas ? Il faut employer une technique beaucoup plus radicale que de simples petites actions désuettes pour sauver le bateau du naufrage.

Malgré tout, certains continuent de croire.
Croire que ça ira mieux demain.
Croire. Et attendre.
Moi aussi, je faisais ça. Avant. Puis j'ai réalisé que cela ne changeait rien. Et que tout empirait.
Désormais, je sais qu'attendre n'est pas la solution.
Alors, vaguement, je cherche mon chemin dans ce monde désolé.
J'ai l'impression de tourner à contre-sens. Crier une vie qui n'est pas la même que celle des autres. Je me sens si loin d'eux. Quand je les croise dans la rue, j'ai le sentiment de ne rien partager avec eux. Je ne partagerai jamais rien.
Car
nous voguons sur deux plans différents.

Et pourtant, je n'ai pas le choix.
Je me dois d'avancer dans ce monde étrange.
Le soleil déclinant derrière les toits.
L'ambiance est étrangement calme. Malgré le monde, malgré les pas qui se mêlent. Tout me paraît étouffé et je reste dans ma bulle. J'y suis bien, d'ailleurs. Personne pour venir m'embêter. Personne ne me regarde. Ne fait attention à moi.
J'ai pris cette habitude de me fondre dans le paysage.
Me fondre parmi les autres, ombre dans leur ombre. Silencieuse et discrète, muette et secrète.
Mes pas me portent sur une autre réalité. C'est pour ça que certains pourraient trouver que je suis toujours déconnectée. Je suis seulement en connexion intense avec un autre monde.
Le mien.



Mes yeux flottent sur le paysage, embrassent les derniers rayons de soleil.
Des nuages peu nombreux qui s'amusent à passer et repasser dans le ciel.
Il fera bientôt noir. Il fera bientôt nuit. Et Pré-au-lard se trasnformera. Le village nocturne n'a plus du tout le même aspect que le village diurne. Pour y avoir souvent traîné, je le sais. Pour l'avoir si souvent observé depuis la fenêtre des 3B, je connais.
Ce noir qui me faisait si peur. Autrefois. Pendant longtemps.
Maintenant, je ne tremble plus.
Je ne dirais pas que j'ai su apprivoiser mes démons. Ce n'est pas vrai.
Mais, peu à peu, je parviens à composer avec. J'ai ainsi moins l'impression qu'ils me dévorent. Parce que j'arrive plus ou moins à battre le même tempo qu'eux. Je les accepte et parviens désormais à vivre avec eux. Même si, parfois encore, mes genoux tremblent un peu, la plaie continue de piquer légèrement au creux de l'âme.

A présent
je vis avec
parce que je n'ai pas le choix.

Soudain, au milieu du trottoir, je m'arrête.
Tiens, intéressant, ça.
Je m'approche. D'un mur. Le mur d'une maison. Tranquille petite maison à étage donnant sur cette rue de Pré-au-lard.
Oh, c'est drôle, ça.
C'est un peu fissuré, ici.
Mes doigts, doucement, viennent effleurer l'endroit en question.
C'est petit, infime, insignifiant, peut-être.
Mais, je ne sais pas pourquoi, je reste bloquée devant.
Tant de petites choses pourraient s'y cacher. Peut-être ce mur recèle-t-il des milliers de rêves d'enfants envolés. Venus se planquer dans cette minuscule fissure. Les rêves après lesquels on court, court, court. Filet à papillon dans la main. Et on ne parvient jamais à les rattraper, les faire revenir à soi.
C'est alors ce qu'on appelle grandir.
Et je trouve ça moche.
Mais, si ça se trouve, c'est dans des failles presque imperceptibles que ces rêves viennent se cacher.
Il suffirait d'y passer les doigts et de s'en saisir, non ?

Oui...

Mais la faille est trop étoite pour qui des doigts puissent passer.
Il faudrait trouver une autre solution...

Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Shela Diggle, Lun 10 Juil 2017 - 16:43





Oh, non. Ce n'est pas réellement ça. Pas tout à fait la même fumée, pas vraiment le même combustible, ce n'est pas du charbon dans les poumons. Juste un peu de, pensées, noires, pensées. Juste un peu de la mélancolie du fait d'exister, tu sais, juste un peu de cela. Ce n'est pas l'émotion dévorante, c'est, une brume, qui s'apaise au rythme de l'inspiration, qui grimpe en volutes au-dessus de la tête, comme un corps brûlant au contact du froid. Incandescence de l'enveloppe je crois, que les passions, sont autant de feux,
j'ai je suis
envie en vie

Et cette fumée qui grimpe, tranquille, rien qu'elle, et les pieds emportés, avoir une vague idée de la réalité, et le désir de s'y accrocher, un peu, plus que d'autres fois, s'évader trop souvent peut être des salles de classe - ils l'ont remarqué, les lettres pleuvent chez maman, et avoir remarqué, aussi, sans chercher une raison de revenir. Concentration perdue être désarmée, face à, l'incapacité du cerveau à
avoir oublié à quoi l'on songeait. Un sorcier sur balais a attrapé les pensées, il s'enfuit avec. Et fumer fumer fumer de l'intérieur, à moins que ce ne soit le corps qui soit si froid ? et l'au-dehors, brûlant, brûlant, aussi fondre, tranquillement, à mesure que l'on avance, s'émacier. Se demander, souvent, est-ce que les autres lisent dans les yeux, la fonte ? partir en fumée, fumer fumer. Est-ce que le monde peut voir, l'amaigrissement ? Jade l'a vu, et Altaïr, sans un mot, je crois, aussi, Altaïr qui m'a autorisé à croire que non, déni. Mais ils ne sont pas le monde, ils sont un monde. Ici la nuit grignote la couleur, questionner les passants du regard, est-ce que vous voyez ? pouvez-vous seulement voir ?
peut être qu'un philosophe n'est qu'un bon sophiste résumant la pensée moyenne

Il y a ces choses, évidentes, que l'on arrive à nier, avec une telle énergie, une telle fureur de ne pas acquiescer ne pas céder, se surprendre à réussir à refuser la vérité, bien qu'alors on l'appelle encore vérité. Peut être que certains nient la nuit, l'histoire, le bout du monde, le sens la mort le cancer, je crois que je suis malade, j'ai ce crabe dans la tête, et il fait me fait fumer de l'intérieur. Frappant, d'admettre. Admettre finalement ce que l'on a refusé, avec cette énergie, cette fureur, toute la force que l'on a empruntée afin de s'arracher les yeux, les sens, et le sens commun, s'arracher de l'extérieur et de leurs inquiétudes, diffuse, à eux tous, s'arracher du regard d'Emily à l'hôpital, tu sais, ils avaient tous le même. C'est facile de craindre pour les autres. Peut être une raison pour laquelle l'on fuit une vérité, pour ne pas devoir craindre la crainte des autres. Avoir la tête ailleurs, en fumée, lumière sur une scène, un vieux théâtre, et l'acteur nostalgique, étranger à son passé et désireux de le retrouver. C'est facile. Là, une nouvelle pair d'yeux, et la même question, est-ce que tu vois ?
Ses doigts sur un mur, perdue peut être. Familière par tranche d'âge. Se dessiner un contour des lèvres neutre. Qu'est ce que toi, tu vois ? Il n'y a rien de particulier sous sa caresse, il me faudrait, son regard. Tu vois la fonte, la perte ? Tu vois un début ?

Tout le monde rappelle quelqu'un, et ne jamais savoir si c'est à raison
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Kohane Werner, Mer 26 Juil 2017 - 16:23




Je m'accroupis un peu.
Histoire de voir la fissure de face.
Elle lézarde le long du mur.
Tranquillement. Innocemment. Personne ne s'aperçoit ni ne se doute de rien.
Elle est là. Presqu'invisible aux yeux des autres.
Pas aux miens.
Car je l'observe avec attention.
Il y a les minutes qui passent, les gens qui défilent. Et moi dans ma bulle. A regarder. Je n'entends plus rien. N'entends plus les autres.
C'est tout un monde.
Dans lequel je suis seule.
Avec la faille.
Un instant, je me demande s'il serait possible de la recoudre. D'y emprisonner les rêves d'autrefois pour que, plus jamais, il ne s'échappent.
Puis je me dis que ce serait bien dommage, finalement.
Le propre du rêve, c'est qu'il flotte. C'est qu'il vogue.
S'il venait à être à jamais enfermé dans cette fissure, il crèverait. A coup sûr. Le rêve immobile, capturé, emprisonné ne peut survivre longtemps. J'en suis convaincue.
Soupir intériorisé.
A croire qu'on n'a aucun pouvoir sur eux. On ne peut que les regarder passer. Peut-être les attraper au vol. Mais jamais les garder très longtemps avec soi. S'ils ont envie de repartir, il faut les relâcher. A moins de vouloir causer leur mort définitive.
Mes lèvres se pincent en moue boudeuse alors que je continue de scruter la fissure sombre. C'est noir à l'intérieur. Je n'y distingue pas grand-chose. C'est vraiment une cachette très bien trouvée. Je suis admirative.

Mes pensées se perdent sur des vagues. Je n'essaie même pas d'établir des plans pour capturer ces rêves envolés. C'est beaucoup trop tôt. Il me faudra attendre encore un bout de temps avant de partir à leur poursuite. Leur courir après, telle Alice derrière son lapin blanc. Les courser armée d'un filet à papillons.
Aujourd'hui, je me contente de regarder.
Analyser.
Et me perdre. Dans des pensées non-pensées.
Je crois que, bientôt, je pourrai voler avec ces rêves.
Je pourrai...



La voix me ramène brutalement à ce qu'il y a autour de moi.
Les mots cinglent dans la bulle que je me suis construite.
Leurs bras invisibles m'arrachent à ma contemplation. Me tirent en arrière. Pour me rappeler que le reste existe encore. Et que...
Les mots fouettent l'air.
Mais plus que les mots -qui sont, somme tout, banals- c'est surtout
la voix
Qui résonne soudainement comme une vieille et affreuse promesse.
La voix qui vrille les tympans et agresse le cœur.
Je m'immobilise. N'ose pas me tourner vers la personne qui vient de parler.
Je reste statique, accroupie face au mur.
Il me faut un temps. Pour comprendre. La bouffée de chaleur qui me submerge. Pour comprendre. Les palpitations qui s'emparent de mon corps sans que je ne puisse rien y faire.
Je ne sais
Je ne sais plus
Ne comprends pas
Ma réaction.
C'est mécanique. Presque chimique.
Ca réagit tout seul. Comme un instinct de survie.

Encore une demie seconde pour comprendre. D'où vient cette tension.
Plonger dans les méandres des souvenirs et, enfin, saisir le point originel de tout ça.
Je sais
Que cette voix, je la connais.
Je la connais que trop bien.
Elle tape dans mon esprit comme les poings ont frappé ma chair. Ce soir sans nom. Dans une rue sans nom. Pour une silhouette sans nom. Sans visage non plus.
Seulement des mots décousus de sens.
Je n'ai jamais compris
Le pourquoi du comment du...
Elle est juste apparue à l'angle d'une rue.
Et
Paf.
C'est tout. Y'avait pas grand chose de plus.
Seulement sa rage qui incendiait le noir. Sa violence qui faisait voler en éclat ma bulle tendre de protection.
Elle était là sans être là.
J'ai jamais su son nom.
J'ai jamais su ses traits.
Je n'ai su que sa voix. Unique élément d'elle auquel je me suis raccrochée dans l'espoir de la retrouver. J'ai si longtemps écouter les gens autour de moi pour tenter de savoir enfin qui elle était. Je n'ai jamais pu la revoir. Mais sa voix... sa voix... j'ai jamais oublié. Jamais pu oublier.
Et encore maintenant, si longtemps après, alors qu'il s'est passé tant de choses depuis...
Et encore maintenant,
Sa voix reste présente dans ma mémoire.
Enfouie sous tous les événements qui ont bousculé ma vie.
Mon corps réagit seul, en premier, bien avant mon esprit.
Il sait. A l'instant même où elle a posé son premier mot, il savait. Et moi, je n'ai compris qu'avec quelques secondes de retard.
Mais à présent...
C'est comme voir des mois, des années, une éternité d'efforts récompensés. Je pourrais me retourner. Et, enfin, savoir. Qui. Ce soir-là. Quelle folle.
C'est étrange, hein,
Etrange
De se trouver face à une révélation qu'on n'attendait plus.
En vérité
Je crois que j'ai peur. Peur de la regarder en face. Je ne sais pas comment je l'imagine. Je ne l'imagine pas. Elle n'est qu'une voix, pour moi. Qu'un son lointain porteur de promesses violentes.



J'inspire.
Expire.
Et, doucement, je finis par me relever.
Il faut du courage pour avancer dans la vie.
Je crois en avoir. Un peu. Assez pour être une Gryffone, du moins.
Alors, je décide de faire face au Destin.
Faire face.
Affronter.
Et je me retourne.
Sur le cauchemar d'un soir.
La folie d'une nuit.
Qui m'a saisie dans un angle.
Qui m'a mise à genoux, mise à terre. J'étais immobile. J'attendais ma sentence. J'espérais seulement survivre. Seulement ça. Je priais silencieusement pour survivre.
Aujourd'hui, je sais que j'ai dépassé ce stade.
Je ne prie plus pour survivre.
Mais pour vivre.
Preuve que je suis devenue plus forte.
Puisque survivre, ça, maintenant, je sais le faire.
Je veux me grandir et Exister.
Alors, pourquoi aurai-je peur d'affronter le passé ?

Je me retourne.
Et je suis surprise.
Par la banalité de ses traits.
Elle est jeune. Ca, je l'avais entendu à sa voix. Elle est blonde. Elle est jolie. Elle est petite. Elle est fine.
Elle est
Banale.
Elle est, seulement. C'est tout. Elle est.
C'est elle.
La silhouette monstrueuse qui a hanté mes souvenirs.
Pendant un instant, je me demande si je ne fais pas fausse route.
Est-ce bien elle, l'ombre aux poings violents ? Aux sorts si cruels ?
Est-ce vraiment elle, celle qui m'a attrapée à l'angle de ma vie. M'a mise à terre sans regrets.
Elle est si...
Quand on la voit, elle paraît si fragile.
Je n'arrive pas à me dire que c'est elle. Pourtant, sa voix ne ment pas. Je pourrais penser que je me trompe aussi sur cette dernière. Que la nouvelle venue a juste un timbre semblable à celui de la silhouette violente. Mais non. Je sais que ce n'est pas qu'une ressemblance hasardeuse. C'est pareil. Ce sont les mêmes. Mon instinct me le dicte. Je me fie à lui. Comme si souvent.

Je la regarde. Je la fixe.
Je refuse
Refuse de baisser les yeux, tomber à nouveau à genoux.
Refuse de courber l'échine. Parce qu'aujourd'hui, c'est différent d'hier, sera différent de demain. Elle est là, je suis là. Faut faire comme ça. Faut faire avec.
Et je sais même pas ce qu'elle m'a demandé.
J'ai pas écouté ses mots.
J'ai juste écouté sa voix. Il n'y a qu'elle qui m'obsède. Qui me tourmente. Qui me rattrape. Qu'importe ses mots.

-On se connaît, je réponds simplement, d'un ton neutre. Je connais ta voix. Pas ton visage. Je le découvre aujourd'hui. C'est étrange.

Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Shela Diggle, Ven 28 Juil 2017 - 17:44


Devant l'absence de réaction, l'irritation. Perdre peu de mots au silence, et souhaiter en retour une affectation. Elle m'offre son dos en visage, imaginer ses traits dans ses cheveux; elle aurait d'immenses yeux clairs, un nez cassé, c'est une téméraire, des oreilles un peu décollées mais on ne les verrait pas, elles sont sous une masse de poils crâniens. Elle donnerait l'air de sortir d'un conte, elle est une chevalière à la poursuite de vilains ogres, ils ont enfermé sa princesse. Elle aurait un air franche et un peu ailleurs, elle aurait pour rêve devenir capitaine dans une équipe renommée. Elle m'offre son dos et d'infinies possibilités d'être, elle est tout le monde et personne, ainsi dépourvue de visage. Elle s'appelle Lucrène Malden, à la fois aristocrate et roturière (l'on peut associer deux contraires, si l'on décide qu'ils ne le sont plus), elle est immense par sa carrure. Ses doigts sur le mur destinaient à la pierre une surface nouvelle, des arabesques colorées. Mes points d'interrogation s'échappent, filent au coin de la rue.
Disparaissent. L'importance est foncièrement subjective, d'une chose, et amoindrir la gravité de ce décès
les morts mangent les morts, un corps est alors une mosaïque de ses antérieures vies, coutures de chairs, sanglantes encore, presque guéries, on appelle ça les rides, quand les souvenirs resurgissent.

étymologie de mort la paralysie, parce que la non mobilité, mais physique
en étant vivant l'âme est souvent sans mouvements. Qu'appelle-t-on la mort alors ? Vous êtes étrange-rs à vous-mêmes

le monde m'est étranger
brûler sans savoir lequel est le froid, l'au-dehors, ou soi, tout fume comme après l'incendie, mais ce n'est pas le noir de la calcination, c'est, la fureur blanche, l'affrontement entre deux pôles, comme lorsque la lave atteint l'océan - la fureur blanche. L'océan est-il vivant par ceux qu'il abrite, ou est-il un entité propre ? Je crois qu'en permettant la vie en son sein il s'entretient
L'archée est un microorganisme mais également selon une reculée définition l'esprit vital, voire l'âme; la mer morte n'est habitée que d'archées dans ses fonds, aussi la mer morte ne l'est qu'en apparence. il devient de plus en plus simple de penser par association

On se connaît et attendre le point d'interrogation, de plus en plus nerveuse; ma réponse aurait été non, pourtant elle ne semble poser de question. Elle s'est relevée et fait face, elle n'a pas les immenses yeux clairs, elle n'a pas les oreilles décollées, elle a, les traits tirés, me dépasse à peine, s'attacher à tous ses détails pour fuir ses mots, balancement
elle a le regard puissant et cligner plusieurs fois des yeux, papillonner tout autour d'elle plutôt que de l'affronter

S'inquiéter de sa connaissance non pas parce que ne plus en avoir souvenir, mais à cause de son ton, il ne signale aucune affection, ni même aucun sentiment particulier, aucun indice sur une imaginaire ? rencontre - elle semble affirmée et d'une impeccable sobriété, hésiter à demander, à chercher les réponses qu'elle me tend évite refuse. je ne comprends pas presque hésiter à changer de timbre de voix, déguiser l'idée qu'elle a, empêcher le souvenir mais trop tard. Les yeux troubles, aborder des inconnus n'est finalement plus l'activité à laquelle on pense se livrer, si les inconnus même semblent se souvenir de vous, et craindre son ton son absence de données, elle se trompe, je ne suis pas.
- Je ne te connais pas je crois avoir l'attitude du nerveux qui, à ses yeux, s'efface, prend de la transparence, avoir peur surtout du "C'est étrange" dans sa bouche que t'évoque la voix ? je suis personne pour éviter une question plus directe, qui suis-je, la pour éviter ma.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Kohane Werner, Jeu 3 Aoû 2017 - 11:50




Une réaction qui n'est pas immédiate.
Peut-être qu'elle vacille, au fond d'elle. De savoir que je l'ai reconnue alors que je ne devrais pas.
Mais peut-être que pas.
Le manque de réaction. Pour manque de souvenir.
Peut-être qu'elle sait vraiment rien. Mais
Non, je ne me trompe pas. Je le sais. C'est elle. Vraiment. Elle.
Malgré son immobilise. Ses traits qui ne sont pas comme je l'imaginais. Non. En vrai, j'imaginais pas. Je laisse ça aux autres. Fabuler, spéculer, fantasmer. J'imaginais pas. A quoi elle devait ressembler. Car je ne voulais pas imaginer ; je voulais savoir.
Cependant, malgré cela, je reste surprise.
Comme quoi, les Ombres ne sont jamais des Ombres à la lumière.
Elles sont banales sous le soleil.
Elles sont belles, même. Parfois. Elles donnent envie. On aimerait se lier à elles. Alors qu'elles peuvent s'avérer dangereuses. Et je le sais. Mais je les aime, dans le fond.
Sauf que quand on s'est croisées, elle et moi, moi et elle, je ne les aimais pas encore.
Et elle m'a pas demandé mon avis. Et a laissé des marques impérissables dans ma mémoire.

Aujourd'hui, je ne lui fais pas face pour me venger. C'est trop tard. Y'a eu prescription. J'ai plus ni l'envie ni la force de pousser à la vengeance.
Je la regarde uniquement pour
Pour la voir.
Et comprendre. La comprendre. Pourquoi. Comment. Elle. C'est elle. Qui.
Mais en fait, elle, là, maintenant, elle ne comprend pas. Voile d'inquiétude. Tituber un peu. Face à l'inconnu, à ce qu'on ne maîtrise pas. Cette fois, c'est moi qui tient la situation au creux de ma main. Elle, qui se retrouve dans la position de celle qui ne comprend plus.
Les rôles s'inversent. Je ne sais même pas si j'y prends plaisir. Non. En vérité, je ne ressens rien. Pas même une petite jubilation comme un revanche après si longtemps. Je ne ressens rien. Juste. Une neutralité toute trouvée, un regard qui ne juge pas. Y'a pas de sentiments. Seulement les faits. Que voici : je te connais. Même si tu ne te souviens plus de moi.



Nervosité.
Elle prononce. Ce que je sais. Qu'elle ne sait pas, justement, qui je suis. Et puis, c'est pas grave. Elle saura. Ou pas. J'm'en fous, en fait. Tout ce que je veux c'est ce que j'ai voulu tout ce temps : savoir qui elle était. Et ses traits. Ne me disent rien. Parce qu'elle se fond dans la masse. Avec les autres. Et qu'on ne la remarque pas. Pas plus qu'une autre. Si elle n'avait pas surgi dans la nuit, je n'aurais jamais fait sa connaissance. Parce que je n'aurais jamais attention à elle, pas plus qu'elle ne m'aurait regardée, sans doute.
Sans la douloureuse rencontre, nous ne serions que deux ombres dans un couloir l'une pour l'autre.
A se côtoyer sans se voir dans les salles de classe. D'ailleurs, c'est sans doute ce que nous avons fait. Etre assise dans le même espace, écouter les mêmes paroles de professeurs et jamais se remarquer.
Je ne suis personne
Et c'est vrai. Elle n'aurait été personne. Si...
Toujours des si. La vie n'est faite que de cela. Si, si, si. Et puis on avance pas, d'ailleurs, comme ça. En ressassant ce qui n'a pas été en si ça avait été. Faut pas se perdre ainsi. Les faits. Rien que les faits. Pour s'y confronter. Sans fabuler sur le reste.

Je la regarde comme elle me regarde.
Deux chiens qui se tournent autour, se cherchent. Entre affrontement et indifférence. Les bêtes qui sur leur territoire. Qui repèrent l'intrus. Et ne savent plus quoi en faire.
Généralement, les intrus, je les accepte, je les accueille.
Sauf quand je les connais déjà.
Et que je sais ce qu'il en est d'eux.
Mais
Le temps a passé, n'est-ce pas ? Le temps a filé. Entre nos doigts. Long et patient tissage des Parques qui, de leurs agiles doigts, font couler la vie.
Le temps a passé. Elle a peut-être changé. Moi, j'ai changé. J'en suis sûre. Depuis cette dernière fois. Cette première fois. Première, dernière, rencontre. C'est plus pareil. Peut-être faut-il apprendre de nouveau à se connaître ?
Elle ne comprend pas et je pourrais dire m'être trompée, reprendre tout à zéro, profiter de sa mémoire défaillante pour poser de nouvelles bases -l'ombre est si surprenante que j'ai envie de savoir qui elle est au fond d'elle.
Mais une partie de moi refuse de faire comme si.
On ne reprendra pas à zéro. Tant que tu ne sauras pas qui je suis. Peut-être comprendras-tu alors qui tu es. Ou ce que tu as été.
Quelle vision du monde as-tu donc ? Toi, la fille aux paroles décousues et à la violence explosive. Comment le monde t'a-t-il bercée ? Comment s'est-il occupé de toi ? Comment... ?

-Non, tu n'es personne. Tu n'étais qu'une ombre. Sans visage. Qu'une voix. Qui portait des mots creux. Tu n'étais qu'un cauchemar passager dans ma vie. Qu'une silhouette hantant mes pas et mon esprit.

Un pas sur le côté, le long du mur. Et ne pas la lâcher des yeux. Ne surtout pas baisser le regard. Comme si j'avais peur qu'elle ne s'envole au moment où je regarderais pas.
Rester ainsi.
Un pas sur le côté.
Et mon regard dans le sien. T'es perdue ? Moi aussi, je le suis. Désarçonnée face à toi, la fille banale. T'as même pas de nom. Je le connais pas. Et... j'suis pas sûre d'avoir envie de le connaître. Ou peut-être que si. Une ombre qui n'est plus anonyme. Est-ce que ça me rassurerait ? J'ai pas besoin d'être rassurée. Parce que je suis tranquille, là, face à toi, tu vois. Je suis calme. Je n'ai pas peur. Je veux juste te dévisager.

-Longtemps, tu n'as été, pour moi, qu'un poing violent au détour d'une rue, un soir, une nuit, à Pré-au-lard. Tu étais seulement ça. Et rien d'autre. Mais aujourd'hui, tu prends forme. C'est étrange, je répète dans un murmure.

Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Shela Diggle, Jeu 24 Aoû 2017 - 11:48


Sentiments ne sont pas justifications des actes, ils sont causes, pas excuses, tenter de cerner la jeune femme, ses souvenirs, qu'avait-elle entendu de ma part qui n'était pas mon moi - refuser d'y croire parce que n'avoir de raison d'y croire il n'y a, aucune preuve sinon auditive, elle pourrait se tromper. Certitude qu'elle n'a pour souvenir quelque chose de positif, autrement elle serait sourire, elle serait avenante et bavarde. En observatrice elle me dissèque le visage, pour y attraper, peut être, la crainte, et elle l'a; ou alors elle l'imprime, elle y colle la voix (pour ne pas la faire mienne), applique la loi celle du Talion et bientôt répliquera mais. s'ébrouer. N'avoir aucune connaissance d'une répréhensible action de ma part, n'avoir fait de mal à personne je suis, un morceau de sucre, incapable d'injustement frapper autrui, peser à moitié moins que le monde et ne chercher qu'à fuir la violentée conscience.
Avoir les yeux monde les yeux monde, globes oculaires planètes, ils mangent tout ce qu'ils voient et racontent, ce que l'on veut entendre, ne voir que ce à quoi l'on veut bien croire; avoir les yeux monde dévorants, la naïveté enfant, voir voir voir en oublier qu'il manque des sens qu'il manque un sens, tourner brièvement, foncer dans un mur.

Faire partie de ceux qui au moindre imprévu ne savent improviser et foncent dans un mur. C'est si facile. Face au volant soudain un clandestin passager s'accroche à la voiture et plutôt que de penser, tuer la voiture contre une falaise, fuir en quelque sorte.
Elle parle en effet sans euphémisme, je serais le monstre d'halloween, le cauchemar, avec des bois des bois immenses sur la tête, dérangeants, je serais le passager clandestin et elle n'aurait réussi à jeter la voiture. Elle paraît si sûre, si sûre qu'il s'agissait de moi, regretter de s'être adressée à une fille qui observe les murs par cet agissement elle m'avait attirée et ne plus pouvoir passer son chemin, souhaiter bonne soirée, s'éclipser et transplaner, à présent elle a mon visage. Qu'il soit la correspondante image de la voix ou non, elle en était déjà persuadée, aussi s'être figée devant elle, le volant est absent, et le mur défile sans que l'on puisse rentrer dedans.
Elle est le chasseur qui aurait capturé sa proie et tourne silencieusement autour, ne sachant encore qu'en faire, et moi l'animal immobilisé, feint la mort, abandonne moi, je suis insignifiante.
Physique violence dans sa bouche, perplexité, elle est grande et forte, déterminée, être la fille qui vit sous un carton. Il y a bien eu parfois des instants où il a fallu se défendre, des gens qui mettaient en danger, ce fut légitime, ne faire de mal à personne, pas vrai, se protéger n'est pas se battre, ne faire de mal à personne.

Ce devait être étrange en effet, de voir matérialisée une peur. Sans comprendre vraiment encore, sans discerner les contours exacts de sa pensée, car ne s'imaginer pouvoir lui être de taille, se mettre à la place de celui qui peut enfin observer le lâche individu qui se bat visage couvert - et le considérer comme bien plus vulnérable que soi. Elle pourrait aisément me servir les coups dont elle a été victime, par moi, un autre, personne, elle a mon visage pour bourreau et aucune autre vérité ne s'imposera à elle, penser. Ne pas même tenter de l'en dissuader, curieusement, comme si cet indicible sentiment était une forme de remord
comme si l'on avait saisit qu'elle ne pouvait mentir

Refuser ce sentiment à la surface, extérieurement il se manifeste, par l'immobilisme, rester à sa portée, par le silence. Brassée dans une insécurité mordante, hésiter à lui donner encore du temps, le temps laisse trop de place aux lignes internes, trop de dérives, et les sentiments s'y épaississent. Murmure. Je pense que les con*eries sont souvent dirigées par la colère ou la peur
je suis des gens qui ont peur
j'ignore qui je crains le plus, des autres ou de moi
           ce n'est pas s'excuser (peiner encore à croire qu'il s'agit de soi), juste lui donner des mots, lui enlever du temps de silence
exprimer quelque chose
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Kohane Werner, Ven 15 Sep 2017 - 22:50




Je n'ai aucune envie, aujourd'hui, de donner des coups. Ne serait-ce que pour rendre ce qui ont pu pleuvoir autrefois. Ni la force, ni la volonté. Alors pourquoi je reste ? Il serait si simple de la planter là, le doute plein le cœur, les interrogations plein l'esprit. La laisser avec une phrase en suspend, une affirmation qu'elle ne paraît pas comprendre. La laisser dans une brume de souvenirs, ô, elle, la fille sans mémoire. Peut-être qu'elle y réfléchirait encore longtemps. Peut-être qu'elle se demanderait pourquoi, qui, et quand, en plus. Peut-être que cela la tourmenterait de ne pas avoir l'assurance que ce n'était pas elle -mais ne pas être non plus entièrement sûre que c'était elle. Peut-être que cela la hanterait, de se voir cauchemar d'une d'autre sans parvenir à s'en rappeler. Je pourrais la laisser plantée là, dans le doute et les interrogations, belles rongeuses d'âme, encore plus efficaces que l'acide. Ce pourrait être ma vengeance. Douce et terrible vengeance.
Moi, je partirais tout en sachant. Tout en sachant que je ne me trompe pas et je n'en démords pas. Je ne fais pas erreur.
Mais elle, elle sait pas. Ne veux pas savoir. Ne semble pas savoir.
Si je la plantais là... elle vivrait éternellement avec ce doute des choses qu'on n'a jamais tiré au clair. Comme moi j'ai vécu pendant tout ce temps avec le souvenir flou de cette nuit, silhouette indistincte au milieu du noir, sa voix résonnant au milieu des battements fous de mon cœur.
Elle vivrait un peu de ce que j'ai vécu.
Ces moments où on se demande si, un jour, on pourra trouver réponse à ses questions. Réponse à ses cauchemars. Le monstre est tellement moins effrayant lorsqu'on parvient à poser des mots sur lui. Et un visage. Non familier, pas vraiment en tout cas. Mais simple. Sans crocs ni griffes.

Je pourrais la laisser là, seule, à cogiter. Mais je ne le fais pas. Sans doute moi-même poussée par cette curiosité de savoir jusqu'où. On peut aller. On va aller. Courir jusqu'à l'extrême fin de la piste. Pas question de s'arrêter à juste un mètre du bout, un mètre avant le réel dénouement. Il faut continuer. Il faut foncer. A perdre haleine. Ne pas trébucher sur les derniers pas. Faire l'effort jusqu'au bout. Malgré la fatigue, les muscles qui tirent, le souffle plus que court, le cœur battant à l'extrême, malgré tout, faut continuer, aller, de l'avant, pour enfin, se libérer, totalement.
Je veux savoir.
Toi.
La fille.
Qui n'a pas de nom.
Qui a une voix.
Qui a un visage -aujourd'hui.
T'es qui ?
Pourquoi. J'ai eu peur de toi ? Alors qu'aujourd'hui, je n'en ai plus peur.
Savoir qui tu es. M'interroge. Sur qui je suis, aussi. Ou qui j'étais. Suis-je vraiment la même que celle de la dernière fois ? J'en doute. La dernière fois, je prenais tes coups, je ravalais mes larmes et je posais des questions idiotes qui tenaient en pourquoi incessants. Aujourd'hui, en fait, je ne pose plus la question de savoir pourquoi t'as fait ça. Mais pourquoi moi je suis restée si statue face à toi. Aujourd'hui, les coups, je les rends autant que je les encaisse. Il y a une sorte de jeu en donnant-donnant qui n'en finit jamais si on commence à y rentrer. Un jeu qui parvient à me faire sourire face à la folie des autres, face à ma propre folie. Un jeu que j'aime, parce qu'on le mène toujours à deux, chacun.e son tour en tête.
C'est amusant. L'explosion de violence qui peut subvenir en un être humain.



-Je pense que les con*eries sont souvent dirigées par la colère ou la peur

Par quoi d'autre ?
Ces deux sentiments font faire des choses bien terribles et regrettables. Nul n'aime avoir peur. Alors on est prêt à n'importe quoi pour retirer cette sensation de notre être. Même aux pires choses. On se protège de la peur derrière les actes violents de domination, pour ne pas montrer qu'on a peur de l'autre, que l'autre est un monstre à nos yeux -alors que nous même devenons être de cauchemar pour lui.
Quant à la colère, elle a cette fascinante capacité à diriger les actes sans qu'on le veuille vraiment ou qu'on y fasse attention. Elle a presque sa vie propre hors de nous et décide alors pour nous de ce qui est le mieux pour elle.
Nous sommes les instruments de la colère.
Que celle-ci soit justifiée ou non.
Nous ne sommes que des outils pour elle.
Elle nous use à ses propres fins. Et pour sa propre faim. Mère dévorante que la colère.

Ma fille continue. Se plaçant du côté de la peur.
Elle est soudain comme un simple petit animal qui ne donne des coups que pour sauver sa vie.
Mais
De quoi se sauvait-elle, face à moi ?
Espérait-elle exorciser ses démons en me les enfonçant dans la chair à l'aide de ses poings violents ? Elle a peur. Elle a peur. Elle a peur.
La phrase tourne.
En boucle.
Elle a peur.
Moi aussi. J'ai eu peur. Elle peut pas imaginer. Comment ce sentiment m'a poursuivi. Comment la sensation du dallage froid sous la joue a perduré. Si longtemps...!
Mais aujourd'hui
Ai-je peur, moi aussi ?

des autres ou de moi

qu'elle disait.
Et moi.
De quoi ai-je peur ?

-Qu'est-ce qui fait le plus peur ? Franchement. J'sais pas.

Un silence.
Et je continue de la dévisager. L'inconnue pas si inconnue.
La fille à la mémoire de brume.

-Moi... je crois... que ce sont mes démons que j'ai le plus craint. Encore plus craint que toi, la tornade passagère. Parce que eux, ils vivent en moi, avec moi, contamment. Toi. Tu n'es qu'un éclair dans une vie. Qu'un souffle brutal éphémère. Tu n'es qu'un cauchemar. Eux, sont le quotidien.

Léger hochement de tête.
L'air entendu.

-Oui. Ce sont eux. Que j'ai le plus craint.
Tu sais. Moi aussi. J'ai peur. Mais je crois que j'ai réussi à faire quelque chose de ma peur.
Et toi. Ta peur. Tu l'exprimes dans tes poings ? Pour essayer de t'en débarrasser. Et de la faire partager aux autres ?

Revenir en haut Aller en bas
Shela Diggle
avatar
Serpentard
Serpentard
Année à Poudlard : Septième année

Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Shela Diggle, Dim 1 Oct 2017 - 12:10


Si les mots n'apaisent pas ils sont pause. Elle tait son silence, je le sais, elle a la tête occupée, je pense, elle n'a plus le dur regard il est, un peu, dans le vague. Les mains se serrent et se desserrent, desservent la peur - car ces gestes répétés répétés répétés calment autant qu'attisent l'angoisse, par secousses cycliques, c'est entretenir le sentiment après y avoir répondu par et contre lui. Craindre de vivre, presque, secousses cycliques et tout en cliquetis sautiller, marelle et roulette russe, chansonnette, il y a des cases cachées des cases mortelles, riez, c'est un jeu, et l'on vous laisse croire au hasard alors qu'il s'agit de vous lorsque vous avancez votre pied vers le gouffre. Lave. Elle suinte et arrache déchire dévore, c'est plus encore qu'une brûlure; là où le feu dévisage, la lave retire. Il n'y a plus rien après. La chose est consommée plutôt que consumée, et c'est un cimetière vide, du caillou noir, c'est une tombe déserte, c'est un monument figé.
La roulette russe n'est dangereuse qu'à celui qui décide d'y jouer, pas vrai. Stupides parieurs, votre pas vers le gouffre, faites-vous avaler et se faire avaler aussi, bouffer, il y a ceux qui crèvent d'insouciance et ceux qui vivent d'angoisse, être enfermée par la vie, il n'existe ni eden ni enfer, mais le choix, toujours. Avoir été la geôlière de cette fille, le cauchemar aux longs bois, décalée, et s'interdire une image, sidération, elle est plus grande, plus carrée, bien mieux taillée pour le sport, et être minuscule minuscule, faible, incapable à mains nues de soulever un quart de son poids. Et elle inscrit, elle certifie, mon identité elle associe, mon visage à son monstre; comme il est terrifiant d'être à autrui aussi signifiant, aussi immense et douloureux. Elle me mange les traits.

Elle dissocie ses démons des actes qu'elle m'attribue (refuser), mais l'un nourris l'autre, elle se trompe, l'un nourris l'autre et avoir causé du tord, les mains dansent dansent elles glissent et se tordent, papillonner des yeux, et la question sous-jacente, que vas-tu me faire en échange ? car tout est commerce. Rien n'existe sans apporter en retour, quelque chose, et un acte, même sans le but de recevoir autre chose, attire. Aucun geste n'est dépourvu d'une neutralité absolue, et miroir. Que vas-tu me faire ?
et d'une certaine manière elle me diminue
elle me fait minuscule
elle me permet de me fondre dans le sol, les murs, elle me permet de n'avoir cette importance dans sa tête dans ses nuits
Lui être presque reconnaissante. Souhaiter n'être rien, un passager, une silhouette fuyante, une anecdote. Une voyageuse sur les bancs d'une gare, qui observe. Dans les gares, personne ne fait attention à tout autour. Dans les gares les gens se pressent pour sortir du train, pour y rentrer, les gens sont pressés de se déplacer, toujours. Alors il y a tous les détails d'une gare qui leur échappe. Les attraper, au creux des yeux monde, laisser les histoires se dénouer se dérouler, et être l'insaisissable observatrice qui est là sans y être. Un jour, Evans m'y a trouvée. Elle doit avoir les yeux, les yeux qui cherchent sans demander de réponse.

Elle interpelle. Cela ressemble à un pourquoi. Il y a, peut être, le désir de diminuer encore le cauchemar, le désir d'y trouver, en plus de la peur, une faille. Une raison de ne plus craindre.
Et, presque, comme une main tendue. Pas un secours, une façon de résoudre, mais une main tout de même. Non l'emporte sur la méfiance, je ne suis pas violente, je ne fais pas de mal. Je suis proie plutôt que chasseur. Ça ne se partage pas. Ça ne fuit pas, autrement l'on jouerait perpétuellement à chat : toucher du bout du doigt, léguer ses monstres au suivant. Et se méfier de cette fille si forte et si capable de rendre les coups, elle a toujours le regard dur et certain, elle a mon visage à portée de main. Je ne sais pas m'en débarrasser, on peut pas s'en débarrasser. J'essaie de disparaître, alors. Je ne suis ni la voix ni le visage, oublie-moi. Que fais-tu de ta peur ? moins par curiosité que par diversion.
Revenir en haut Aller en bas
Kohane Werner
avatar
Modération GGryffondor
Modération G
Gryffondor
Spécialité(s) : Permis de Transplanage


Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Kohane Werner, Ven 3 Nov 2017 - 22:27




Lassitude. Fatigue. Marre. Envie. De la saisir au col. La secouer. Lui crier dessus. Souviens-toi. B*rdel. Cette nuit. Moi, je t'ai pas oubliée. Pourquoi toi oui ? C'est toi qui est venue à moi mais toi qui m'efface. J'veux pas t'en vouloir pour ça, pour le passé, j'ai plus la force de t'en vouloir pour les coups d'avant mais je t'en veux pour maintenant, pour l'instant présent, l'air absent, le visage perdu et les souvenirs inexistants.
Je t'en veux pour tout ce que tu ne dis pas, ce que tu ne diras pas. Mes questions, en suspend, à jamais parce que tu n'y répondras pas -sans doute- que tu ne te souviens même plus, t'as plus les éléments pour y répondre et si toi tu en es incapable, personne ne le pourra.
Mes interrogations entre deux sanglots de terreur, cette nuit-là
Les interrogations que je croyais pouvoir élucider un jour en te retrouver.
Amertume de la déception.
Alors que je réalise que ce n'est pas le cas. Je t'ai retrouvée. Te voilà désormais face à moi, droite, vivante, en chair et en os.
Mais
Tu es si différente de celle que je croyais.
Et surtout, tu n'as plus la mémoire.
Amertume déception.
Rage acide.
Boule en gorge pour refouler la colère grandissante.
Je croyais que te retrouver, te revoir apaisera ces peurs premières de l'autrefois. Tu étais une des premières ombres que j'ai croisées, tu étais le premier poing connu, une des premières peurs connues dans cette bulle d'ailleurs, cette bulle de savon si confortable. Y'avait eu le masque, pour commencement du processus de destruction. Puis toi, toi et ta silhouette anonyme, et tes poings incompréhensibles. Pour ça, je ne t'ai jamais oubliée.
Moi toi
Tu sais plus
Et tu fuis
Je te sens qui aimerait couler entre les mailles de l'attention.

Pourtant, tu donnes des mots, quelques mots, offerts en pâture. Pour diversion, peut-être. A moins que tu ne t'intéresses réellement à mes réponses ?
Des mots que je comprends, cette fois.
Contrairement à la première fois.
Des phrases que j'entends
et mon murmure

-On s'en débarrasse jamais

On ne peut jamais totalement arracher les démons. On ne parvient qu'à les endormir. Ou les apprivoiser. Mais ils restent dangereux. Jamais totalement domptables. Il suffit d'une chose
-d'un coup de vent ou battement d'ailes un peu plus fort-
Pour que la hargne les reprenne et qu'ils ne se ruent de nouveau dans la brèche fragilisée de l'âme. Pourtant, si on veut survivre, il faut savoir jouer avec ce fil. Espérer, surtout. Espérer qu'on saura les apprivoiser pour rester en paix.
Moi, je continue inlassablement mon numéro de funambule sur le fil tendu de la vie. Parfois, je dérape. Mais je ne me suis jamais totalement écrasée.
Mes démons, je les ai muselés.
Je sais que ça ne durera pas.
Mais avec un peu de chance, lorsqu'ils se réveilleront, lorsqu'ils crieront de nouveau, lorsqu'ils mordront grifferont déchiquetteront ce ne sera pas contre moi. Mais avec moi, pour moi. Je crois pouvoir m'allier à eux, les hébergeant en mon âme contre leurs services destructeurs. Ils m'aideraient à déconstruire le monde et incendier les rivières au lieu de continuer à me tuer à petit feu.
Nous ne ferions qu'un, eux et moi. Cesserons de nous combattre en vain.
Parce que je ne ploierai pas. Et eux ne partiront pas.
Alors autant trouver un accord, eux et moi.

-Et on ne peut jamais totalement disparaître. La vie. Finit par nous rattraper. Comme tu m'as rattrapée. Même si ta mémoire n'est plus là.



Soupir.
Au vent.
Le pas. De côté. Mine de s'éloigner. Un peu. Mais s'arrêter tout de même. Et regarder. L'autre. En face. Regarde tu, sans nom. Je n'ai jamais su son nom. Je n'ai su que sa violence déchirante au milieu de la nuit.

-Ma peur, j'en fais ma force, je reprends doucement. Ma peur, je la tiens à deux mains et m'oblige à la contrôler pour garder le cap. Et je l'aide. A se transformer en rage. Pour alimenter le feu. Me relever, chaque fois un peu plus forte. Et tout embraser.

Un sourire étrange vient se dessiner sur mes lèvres. L'évocation de la flamme me fait toujours doucement sourire. Les lèvres étirées, empruntes peut-être d'une forme de folie, de détermination, ça, c'est sûr.
Un pas vers l'autre.
Le murmure qu'elle peut entendre.

-Aujourd'hui, ce n'est pas comme hier. Aujourd'hui, je sais que je peux enflammer -je pourrais t'enflammer, toi, l'inconnue aux poings cruels. Aujourd'hui, je suis plus forte que cette nuit d'hier.

Les rôles pourraient s'inverser
-tu veux tester?


J'interromps mon avance.
Et refait un pas de côté, le long du mur, puis en arrière, un, deux, deux et demi, deux pas et demi pour s'éloigner.
Nouveau soupir.

-Mais je suis lasse.

Fatiguée de fuir ou d'être plus forte.
Fatiguée de
La vie,
Probablement.
Aujourd'hui, je n'ai pas envie de lutter. Lutter contre l'oubli de l'autre ou contre son envie de fuite. Qu'elle s'évapore si elle le souhaite. Je ne rendrai pas les coups.
J'aimerais juste, un peu, fermer les yeux,
Oublier, moi aussi.

-Comment tu fais, pour ne plus te rappeler ?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Re: Lèche vitrine ... Ou pas !

Message par : Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas
Page 24 sur 25

 Lèche vitrine ... Ou pas !

Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 23, 24, 25  Suivant

Permission de ce forum:Vous pouvez 
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Pré-au-Lard ~¤~ :: Rues de Pré-au-Lard-

L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.